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Math Fin

mathématique financière

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1

Chapitre : Rapport, proportion et calcul de prime

I – Pourcentage
1 – Part en pourcentage
Définition :
Soit E un ensemble fini (que l'on appellera ensemble de référence) et F une partie de
l'ensemble E. La part en pourcentage de F par rapport à E est le nombre :
𝑡 𝑐𝑎𝑟𝑑(𝐹)
t% = 100 = 𝑐𝑎𝑟𝑑(𝐸)

où card(E) ou (cardinal de E) désigne le nombre d'éléments de E et card(F) le nombre d'éléments


de F. On dit également que F représente t% de E.

Remarque :

5
• 5%, 100 et 0,05 sont trois écritures différentes du même nombre (pourcentage, fraction,

écriture décimale).
• On est en présence d'une situation de proportionnalité que l'on peut représenter par le
tableau suivant :

t nombre d'éléments de F
100 nombre d'éléments de E

𝑡
• Ceci peut également s'écrire : nombre d’éléments de F = 100× nombre d'éléments de E.

Cette dernière égalité permet de calculer le nombre d'éléments de F connaissant sa part en


pourcentage par rapport à E.

Exemple :

15
• Dans une classe de 25 élèves qui compte 15 garçons le pourcentage de garçons est : 25

=0,6 = 60%
16
• 16% de 5000 FCFA font : 100 ×5000 = 800 FCFA.

Propriété : Pourcentages de pourcentages


2

Soit 3 ensembles E, F, G tels que G⊂F⊂E. Si G représente t1% de F et si F représente t2% de E,


𝑡 1 2𝑡 𝑡
la part en pourcentage de G par rapport à E est : 100 = 100 𝑥 100

Exemple :

Dans un lycée de 800 élèves, 25 % des élèves sont en Seconde et 45 % des élèves de Seconde
sont des filles.

𝑡 25 45
La part des filles de Seconde dans le lycée est 100 = 100 𝑥 100 =11,25% .

11,25
Le nombre de filles en Seconde est 𝑥 800 = 90
100

2 – Pourcentage d’évolution

Définition :
On considère une quantité passant d'une valeur V0 à une valeur V1. Le pourcentage d'évolution
𝑡 𝑉1 − 𝑉0
de cette quantité est le nombre 100 = 100

Remarque :
Le pourcentage d'évolution est positif dans le cas d'une augmentation et négatif dans le cas
d'une diminution.

Exemple :

𝑡 76− 80
Le prix d'un article passe de 80F à 76 F. Le pourcentage d'évolution est : 100 = 100

= -0,05 = 5%
Le prix de l'article a diminué de 5%.

Définition :
On considère une quantité passant d'une valeur V0 à une valeur V1. Le coefficient
multiplicateur est le nombre c par lequel il faut multiplier V0 pour obtenir V1 : V1 = c×V0.

Remarque :

𝑣
• On a donc c = 𝑣1
0
3

• Le coefficient multiplicateur est supérieur à 1 dans le cas


d'une augmentation et inférieur à 1 dans le cas d'une diminution.
• La fonction qui à l'ancienne valeur associe la nouvelle valeur est : x↦c×x est
une fonction linéaire de coefficient directeur c.

Propriété :

𝑡
Le coefficient multiplicateur s'exprime en fonction du pourcentage d'évolution par: c = 1+100

(où t est positif en cas d'augmentation, négatif en cas de diminution).


Remarque :

𝑡
• On a donc : V1 = (1+ 100)V0.

• Dans le cas d'une diminution de 5%, par exemple, on pourra au choix considérer que : c
𝑡 𝑡
= 1+ 100 avec t = -5 ou c =1- 100 avec t=5.

Dans les deux raisonnements, on obtient évidemment le même coefficient multiplicateur 0,95.

• Connaissant le coefficient multiplicateur, on a facilement le pourcentage d'évolution grâce


𝑡
à la relation : 100 = c-1.

Le tableau ci-dessous résume les différents cas :


Prendre t% de x Augmenter x de t% Diminuer x de t%

𝑡 𝑡 𝑡
Calculs à effectuer Multiplier x par 100 Multiplier x par 1+ 100 Multiplier x par 1- 100
𝑡 𝑡 𝑡
Fonction linéaire x↦100×x x↦(1+ 100)×x x↦(1− 100)×x

Exemple :

Prendre 25% de x Augmenter x de 25% Diminuer x de 25%


25
Calculs à effectuer Multiplier x par 100 Multiplier x par 1,25 Multiplier x par 0,75

Fonction linéaire x↦0,25×x x↦1,25×x x↦0,75×x


4

Exemples Prendre 25% de 200 Augmenter 50 de 25% Diminuer 50 de 25%


Résultat 25×200=50 1,25×50=62,5 0,75×50=37,5

3 - Propriété (évolutions successives) :

Lors d'évolutions successives, le coefficient multiplicateur global est égal au produit des
coefficients multiplicateurs de chaque évolution.

Exemple :
Le prix d'un objet augmente de 10% puis diminue de 10%. Le coefficient multiplicateur global
10 10
est : c = (1+ 100)*(1+ 100) =0,99
𝑡
Si t désigne le pourcentage d'évolution global en %, on a donc : 1+ 100 = 0,99.
𝑡 1
= 0,99 − 1 = −0,01 = − 100
100

Le prix de l'objet a globalement diminué de 1%.

Remarque :

Une hausse de t% ne "compense" pas une baisse de t%. C'est dû au fait que les deux
pourcentages ne portent pas sur le même montant. En effet, si un objet coûtant 100 F subit une
augmentation de 1% son prix passera à 110 F (les 10% ont été calculé par rapport à 100 F). Si
son prix subit ensuite une diminution de 10%, le montant de la baisse sera calculé par rapport au
prix de 110 F et non plus de 100F. La baisse sera donc de 11 F et non 10 F.

En cas d'évolution successives, les pourcentages d'évolutions ne s'ajoutent (ni ne soustraient)


jamais.

4 - Définition et propriété (taux d’évolution réciproque)

Si le taux d'évolution t1% fait passer de V0 à V1, on appelle taux d'évolution réciproque t2%, le
taux d'évolution qui fait passer de V1 à V 0.
1𝑡 𝑡
2
On a alors la relation suivante : (1+ 100)*(1+ 100) =1
5

Exemple :
Le prix d'un article augmente de 60%. Pour qu'il revienne à son prix de départ, il faut qu'ensuite
60 𝑡
2 2 𝑡
il varie de t2% tel que (1+ 100)*(1+ 100) = 1,6*(1+ 100) =1
2 𝑡 1 2 𝑡
Ce qui donne: (1+ 100) = 1,6 = 0,625 puis 100 = 0,625 – 1 = -0,375 et t2 = -37,5%

Il faut donc que le prix diminue de 37,5% pour compenser la hausse de 60%.

II – Calcul de prime :

L’observation à travers les instituts nationaux de statistiques permet d’avoir des taux de
survenance des évènements de la vie à assurer. L’assureur s’inspire du passé fourni par les
statisticiens pour prévoir le futur même si les choses ne vont pas se répéter à l’identique.
C’est ainsi que la table de mortalité est utilisée dans le cadre des contrats vie.

Les statisticiens donnent la fréquence des évènements et leur intensité.

1 – La fréquence :
Elle nous donne par exemple pour l’incendie de bâtiment ; le nombre de maison qui a brûlé au
cours de la période observée généralement fixée à l’année.
Sur 10.000 maisons par exemple de 25 millions de FCFA, 12 font le siège d’un incendie par an.
Nous avons donc une fréquence de 12/10000.

2- L’intensité :
Sur les 12 maisons brûlées, 2 ont brûlé totalement, 3 à moitié et 7 faiblement endommagées. Ce
qui donne un montant total des dommages de 60%*300.000.000 soit 180.000.000 de FCFA et
15.000.000 de FCFA par maison.
Ce montant de 15 millions qui est la valeur moyenne des dommages subis par chacune des
maisons atteintes est l’intensité.

Le coût moyen de destruction de 60%. Ce qui donne une intensité moyenne des dommages de.
Ce qui donne une intensité moyenne des dommages de 60%*300.000.000 soit 180.000.000 de
FCFA.
6

La valeur totale des dommages est de 60%*300.000.000 soit 180.000.000 de FCFA.

3- La prime pure :

Si toute la population de 10.000 maisons doit supporter ces incendies, alors chacun doit payer
1/10000*60%*300.000.000 = 18.000 FCFA.

Ce travail des instituts de statistique permet d’avoir ce que l’assureur appelle la prime pure. Elle
dépend de la fréquence et de l’intensité.
Car si les 10.000 personnes paient chacun 18.000 FCFA, l’assureur peut payer tous les sinistres
sans faire de bénéfice ni même prendre en compte ses charges de gestion ou de fonctionnement
telles que les loyers, les salaires, les commissions, le téléphone et autres charges où même les
taxes de l’Etat.
Techniquement, l’assureur considère que cette somme représente 65% de la prime nette avant les
accessoires et taxes de l’Etat.

4- La prime nette :
Il faudra ajouter à cette prime pure les chargements en divisant la prime pure par 65%.
Cette valeur de 65% peut varier d’une compagnie à une autre car les charges sus citées, peuvent
varier d’une compagnie à une autre.

5- La prime TTC ou la taxe de l’Etat :


A la prime nette, les assureurs ajoutent un coût de police qu’il considère comme le coût des
différents papiers et impressions.
Enfin, l’Etat, dans tous les pays et pour tous les biens et services, collecte une taxe appelée la taxe
sur la valeur ajoutée.
Elle est généralement de 14,5% en Côte d’Ivoire pour les assurances. Mais elle est portée à 25%
sur la prime incendie, 8 en assurance maladie individuelle et 3 en assurance maladie groupe
pendant qu’elle est nulle en faculté maritime ou aérienne.

La prime commerciale ou la prime TTC est obtenue en ajoutant à la prime nette majorée des
accessoires, les taxes de l’Etat.
7

CHAPITRE : LE CALCUL ECONOMIQUE DE L’ENTREPRISE : CA, VA, BENEFICE.

Les entreprises produisent des biens et des services pour faire le maximum de bénéfices
possible.
1. Du chiffre d'affaires (CA) au bénéfice
a. Définitions

Le chiffre d’affaires représente le montant des ventes d’une entreprise (aussi appelé
« recette » dans le langage courant). Pour l’obtenir, il faut donc multiplier le nombre de biens
vendus par le prix de vente unitaire ou additionner les prix de tous les articles vendus.
Ce montant ne revient évidemment pas intégralement à l’entreprise, il faut qu’elle paye ses
fournisseurs de matières premières, les salaires, les impôts... l’ensemble de ses coûts de
production.
Quand on retranche au chiffre d’affaires le coût total de production, on obtient le bénéfice,
c'est-à-dire le montant qui va rester à l’entreprise pour financer des investissements, faire des
placements financiers et rémunérer les propriétaires (verser des dividendes aux actionnaires par
exemple).
b. Un exemple

Supposons une entreprise qui produit et vend 10 000 jouets à 1000 FCFA pièce.
Ses coûts sont les matières premières (4 000 000 FCFA), les impôts (500 000 FCFA) et
les salaires ainsi que les cotisations sociales (1 000 000 FCFA).

Le chiffre d’affaires sera donc de 10 000 x 1000 = 10 000 000 FCFA.


Le bénéfice sera de 10 000 000 – (4 000 000 + 500 000 + 1 000 000) = 4 500 000 FCFA.

2. La valeur ajoutée
a. Qu'est-ce que la valeur ajoutée (VA) ?

Pour produire, l’entreprise a besoin de facteurs de production, du travail mais aussi


du capital. L’achat de capital circulant (c'est-à-dire les biens ou services qui vont être détruits
ou transformés pendant le processus de production), appelé « consommation intermédiaire »,
représente des valeurs qui n’ont pas été produites par l’entreprise mais par ses fournisseurs.
Quand on évalue la valeur ajoutée (VA), on cherche à savoir quelle est la valeur
supplémentaire que l’entreprise a créée en transformant les consommations intermédiaires
qu’elle a acheté à d’autres. La VA est donc la valeur créée par chaque entreprise à chaque
8

étape de la transformation des produits. Pour la calculer, il suffit alors de soustraire les
consommations intermédiaires au montant du chiffre d’affaires.
b. Un exemple

Un exploitant forestier vend ses arbres 10 000 FCFA à une scierie. La valeur qu’il a créée
est donc de 10 000 FCFA. La scierie transforme cet arbre en planches qu’elle vend 20
000 FCFA. Sa valeur ajoutée sera donc de 20 000 – 10 000 = 10 000 FCFA et non pas 20 000
qui est son chiffre d’affaires sinon on comptabiliserait deux fois la valeur de l’arbre.

Les planches vont servir à une menuiserie pour fabriquer un meuble, ce meuble sera vendu 50
000 FCFA. La valeur ajoutée sera donc de 50 000 – 20 000 = 30 000 FCFA.

Cette VA a été créée grâce au travail et au capital fixe (machines, outils…) utilisés par la
menuiserie.
c. Exercice

Supposons une menuiserie qui vend un meuble 150 000 FCFA.


Ses coûts pour le produire sont le bois bois (50 000), salaires (25 000 FCFA), clous, colle (5
000 FCFA), emballages (5000 FCFA) et impôts, taxes (15 000 FCFA).
La valeur ajoutée sera de 150 000 – (50 000 + 5 000 + 5 000) = 90 000 FCFA
Le bénéfice sera de 150 000 – (50 000 + 5 000 + 5 000 + 25 000 + 15 000) = 50 000 FCFA
Il ne faut pas confondre donc le bénéfice et la valeur ajoutée, le bénéfice va permettre de
rémunérer les facteurs de production et payer les impôts, taxes…
L'essentiel
Le chiffre d’affaires représente la valeur de la vente des biens ou services produits par
l’entreprise. Ce chiffre d’affaires va permettre de payer l’ensemble des coûts de production et
ce qui restera à l’entreprise sera son bénéfice qui servira notamment à rémunérer les dirigeants.
Mais le chiffre d’affaires ne représente pas la valeur créée par l’entreprise car des valeurs ont
été créées par d’autres entreprises auxquelles elle a acheté du capital circulant. Il faut donc
retrancher ces achats de capital circulant (appelé consommations intermédiaires) pour
trouver la valeur ajoutée de l’entreprise.
9

CHAPITRE : LE CALCUL ECONOMIQUE DES ENTREPRISES : COUT TOTAL ET


COUT MARGINAL.

L’entreprise doit faire un choix de production pour maximiser son profit. Ce calcul dépend de
ses coûts.
1. Les différents coûts des entreprises
L’entreprise a différents types de coûts :
• coûts fixes : ils ne dépendent pas des quantités produites (loyer des bâtiments, achat d’une
nouvelle machine…) ;
• coûts variables : ils dépendent des quantités produites (salaires, impôts sur les bénéfices,
consommations intermédiaires…) ;
• coût total : somme des coûts ;
• coût moyen : il représente le coût unitaire ; il se calcule en faisant le coût total divisé par la
quantité de biens produits ;
• coût marginal : coût de la dernière unité produite ; c’est le supplément de coût engendré par
une production supplémentaire. Si la production passe de q0 à q1 et si l’on nomme CT le coût
𝐶𝑇1 − 𝐶𝑇0
total alors le coût marginal se calculera en faisant : Cm = 𝑞1 − 𝑞0

2. Exercice d'illustration
Une entreprise produit des voiliers. Le coût total est de 640 000 000FCFA lorsqu’elle
produit 10 voiliers. Le prix de vente d’un voilier se fixe à 100 000 000 FCFA sur le marché.
Le patron vous appelle et vous demande de lui faire des prévisions pour savoir s’il a intérêt à
produire plus de voiliers.
Vous disposez des informations suivantes (exprimées en millions de FCFA) :

Nombre d'unités
10 11 12 13 14 15 16 17 18
produites
Coûts fixes 500 500 500 500 500 500 500 500 500
Coûts variables 140 195 235 285 345 440 520 650 800
Coût total (CT) 640 695 735 785 845 940 1020 1150 1300
Coût moyen (CM) 64,0 63,2 61,2 60,4 60,3 62,7 63,8 67,6 72,2
Coût marginal
NNN 55 40 50 60 95 100 130 150
(cm)
10

Chiffre d'affaires 1000 1100 1200 1300 1400 1500 1600 1700 1800
Profit de
360 405 465 515 555 560 580 550 500
l'entreprise

Coûts fixes + coûts variables.

Coût moyen pour 10 unités : = 64.

Coût marginal pour 11 unités, c'est-à-dire 1 de plus : .


Chiffre d’affaires : prix x quantités vendues donc pour 10 unités = 10 x 100 = 1 000.
Profit pour 10 unités vendues : chiffre d’affaires – coût total = 1 000 – 640 = 360.

3. Interprétation des résultats


L’entreprise va chercher à maximiser ; comme on le voit ici, les profits augmentent
constamment mais, à partir de 16 unités vendues, ils baissent. En effet, les coûts s’élèvent
fortement, du fait de l’explosion des coûts variables (par exemple les charges de personnel).

On le voit : pour faire le maximum de profit, l’entreprise doit donc produire 16 voiliers ; elle
fera un bénéfice de 580 000 000 FCFA.
On peut remarquer qu’à ce niveau, le coût marginal est de 100 000 000FCFA ; c’est le coût de
la 16e unité produite. Au-delà, la 17e coûtera 130 000 000 FCFA, c'est-à-dire plus que le prix
de vente. Ainsi, la règle de l’optimum du producteur (la quantité produite pour laquelle
l’entreprise fera le maximum de profit) veut qu’il soit atteint lorsque le prix de vente est égal
au coût marginal (ici 100 000 000 FCFA).

On remarque aussi que le coût moyen a tendance à baisser ; au début, plus l’entreprise produit,
moins cela lui coûte cher. Pour 10 unités produites, chacune lui coûte en moyenne 64 000 000
FCFA ; pour 14 unités, cela coûte en moyenne 60 300 000 FCFA. Ce phénomène est
appelé faire des économies d’échelle. Cela s’explique par la présence de coûts fixes ; que
l’entreprise produise 10 voiliers ou 14, elle doit s’acquitter de 500 000 000 FCFA. Son intérêt
est donc de produire le plus possible pour répartir ses coûts sur chaque unité produite. Ensuite,
à partir de 15 unités, le coût moyen remonte car les coûts variables s’élèvent rapidement.

Beaucoup d’entreprises cherchent aujourd’hui à augmenter leur taille (concentration par


fusions, acquisitions…) dans les domaines où les coûts fixes sont importants (nécessité d’une
11

forte recherche et développement, transports…) pour bénéficier des effets positifs de ces
économies d’échelle. Il faut atteindre une taille suffisante appelée taille critique.
L'essentiel
Les entreprises cherchent à faire le maximum de profit, elles produisent donc jusqu’à ce que
le prix de vente soit égal au coût marginal (c'est-à-dire le coût de la dernière unité produite).

Quand il y a la présence de coûts fixes importants, l’entreprise doit produire en grande quantité
pour diminuer le coût par unité produite et donc faire des économies d’échelle. C’est ce qui
explique les mouvements de concentration à l’échelle mondiale parfois.

Chapitre I : Intérêts simples

On dit communément que l’argent travaille. Par ailleurs, le travailleur doit être rémunéré. Donc
une personne morale ou physique qui met à la disposition d’une autre de l’argent attend que cet
argent soit rémunéré.

I- Définition
On appelle intérêt la rémunération de l’argent qu’une personne A met à la disposition d’une
autre B.

L’argent mis à disposition est appelé capital.

II- Propriétés :
Cet intérêt est généralement égal un pourcentage du capital. L’intérêt est calculé au terme d’une
période fixée qui est peut être différente de la période de prêt.

Trois grands modes de paiement de l’intérêt existent. Il s’agit de :

- Intérêts précomptés : Ils sont versés dès la remise du capital,


- Intérêts post comptés : Ils sont versés à la fin de la durée du prêt,
- Intérêts périodiques : Ils sont versés à intervalles réguliers convenus.
Le calcul des intérêts peut être une suite arithmétique (géométrique). On parle d’intérêt simple
(composé).

III- Intérêts simples :


Soit c le capital placé ou prêté, t le taux d’intérêt pour 100F pour la période N, n la durée de
placement et I l’intérêt produit.
12

𝑡 𝑛
I = C× 100 × 𝑁

Si la durée est exprimée en mois alors cette formule devient :

𝑡 𝑛 𝑐×𝑡×𝑛
I = C× 100 × 12 = 1200

Si la durée est exprimée en jours alors cette formule devient :

𝑡 𝑛 𝑐×𝑡×𝑛
I = C× 100 × 365 = 36500

Mais l’année commerciale est de 360 jours et non 365. Ainsi, notre formule devient I =
𝑡 𝑛 𝑐×𝑡×𝑛
C× 100 × 360 = 36000

Lorsqu’aucune précision ne sera donnée sur la durée, c’est l’année commerciale qui sera
retenue.

Si la durée est exprimée en année na, mois nm et jours nj alors l’intérêt devient :

𝑐×𝑡 𝑛 𝑗 𝑛
I = 100 (na+ 12𝑚 + 360 )

Entre deux dates, le décompte des jours doit prendre un des jours.

Exemple :

Entre le 15 mars et le 10 avril, il y a 26 jours soit 16+10 ou 17+9.

Exercice :

Un client emprunte à sa banque 900.000 F à rembourser dans 6 mois au taux annuel de 6%.

Déterminez à l’échéance l’intérêt et le montant total à verser.

Solution :

6 6
I = 900.000× 100 × 12 = 27.000 F,

Il versera au total 900.000 + 27.000 = 927.000 F.

Exercice :

On revient sur l’exercice précédent et supposons que le remboursement se fait dans 6 mois 25
jours.
13

Solution :

La durée en jours est 30x6+25 = 205.

6 205
I = 900.000× 100 × 360 = 30.750 F,

Le client doit verser 900.000 + 30.750 = 930.750 F

IV - Valeur acquise d’un capital:

La valeur acquise d’un capital est ce capital majoré de l’intérêt.

𝑡 𝑛
V= C+I = C + C× 100 × 𝑁.

V - Taux moyen de placement :

Considérons trois capitaux C1, C2, et C3 placés à des taux t1, t2 et t3 pendant des durées
respectives n1, n2 et n3 exprimée en jours : le taux produit par ces trois capitaux est I tel que

𝑐1 ×𝑡1× 𝑛1 𝑐2 ×𝑡2× 𝑛2 𝑐3 ×𝑡3× 𝑛3


I= + + (1)
36000 36000 36000

On désire trouver le taux unique de placement qui conduirait au même montant d’intérêt. Soit
tm ce taux, on a :

𝑐1 ×𝑡𝑚× 𝑛1 𝑐2 ×𝑡𝑚× 𝑛21 𝑐3 ×𝑡𝑚× 𝑛3


I= + + (2)
36000 36000 36000

Puisque l’intérêt global est le même, on peut déduire des égalités (1) et (2) une nouvelle égalité ;

𝑐1 ×𝑡1× 𝑛1 𝑐2 ×𝑡2× 𝑛2 𝑐3 ×𝑡3× 𝑛3 𝑐1 ×𝑡𝑚× 𝑛1 𝑐2 ×𝑡𝑚× 𝑛21 𝑐3 ×𝑡𝑚× 𝑛3


+ + = + +
36000 36000 36000 36000 36000 36000

Exprimé en mois ou en année, tm ne changerait pas de valeur.

Définition et formule

On appelle taux moyen de placement de plusieurs capitaux ck (k=1, 2, …n) placés


respectivement aux taux tk pendant des durées nk, le taux unique tm qu’on pourrait appliquer à
chacun des capitaux pour avoir le même intérêt global.

Formule du taux moyen


14

∑𝑛
𝑘=1 𝑐𝑘 ×𝑡𝑘 ×𝑛𝑘
Il ressort de ce qui précède tm= ∑𝑛𝑘=1 𝑐𝑘 ×𝑛𝑘

Exemple :

Déterminez le taux moyen des placements ci-dessous.

Capital taux Durée en mois

1 300 000 4,5 9

2 550 000 5,5 9

3 1 250 000 7 7

4 800 000 6 4

Solution :

300.000×4,5×9+550.000×5,5×9+1.250.000×7×7+800.000×6×4
tm = = 6,11352
300.000×9+550.000×9+1.250.000×7+800.000×4

VI -Taux effectif de placement :

Cette notion ressort chaque fois que le montant total des rémunérations est différent de celui
correspondant aux intérêts des capitaux.

1- Définition :
Le taux effectif de placement est le taux qu’il faut appliquer aux différents capitaux placés,
compte tenu des durées effectives de placement pour avoir le montant de la rémunération.

Cette notion de taux effectif s’observe lors de précompte d’intérêt.

En effet, dans le cas de précompte, l’intérêt I que doit verser l’emprunteur à l’échéance du prêt
est plutôt versé à la remise du prêt.

Par rapport au cas classique, on peut considérer que le capital réellement prêté est C-I et
l’emprunteur remboursera à l’échéance C.

2- Formule du taux effectif de placement dans l’hypothèse des intérêts composés


Si la durée est exprimée en jours, on a :

(𝐶−𝐼)×𝑇×𝑛 𝐶×𝑡×𝑛
I= et I = .
3600 3600
15

On en déduit que (C-I)×T× 𝑛 = C×t× 𝑛.

C×t
Soit T = C−I

Compte tenu de la formule de l’intérêt I, on obtient la formule du taux effectif, soit

360000×𝑡
I = 36000−𝑡×𝑛

Exemple :

900.000 FCFA sont prêtés au taux de 6,5% pendant 6 mois, l’intérêt étant versé d’avance.

Solution :

Les intérêts versés d’avance sont de :

900.000×6,5×6
I= 1200
= 29.250 F

La somme effectivement prêtée est :

C-I = 900.000 – 29.250 = 870750 F.

Le taux effectif est celui auquel il faut placer 870 750 pour avoir 29 250 F d’intérêt en 6 mois.

1.200×29.250
Soit T ce taux, nous avons : T= = 6,718%.
870.750×6

Chapitre II : L’Escompte commerciale

I- Notion d’escompte
A la suite d’une vente à crédit, un document commercial est créé qui fait foi de l’existence
d’une créance du fournisseur sur son client.

Le client qui doit est appelé le débiteur et le fournisseur le créancier.

Le créancier pourra négocier (vendre) l’effet de commerce ainsi créé généralement auprès d’un
établissement financier qui va l’escompter (acheter).

Ce service que le banquier rend à son client est payé moyennant un intérêt appelé escompte dite
commerciale. L’escompte accordée à un client qui paie sa dette avant la date convenue est dite
financière.

II- Formule de l’escompte


16

Soient V la valeur nominale de l’effet de commerce c’est-à-dire le montant la dette, t le taux


d’escompte, n la durée de l’escompte et ec le montant de l’escompte.

𝑉×𝑡×𝑛
On a ec = 36.000

Exemple :

Soit 540 000F escompté 24 jours avant son échéance au taux de 12%.

Solution :

540.000×1224
ec= = 4 320F.
36.000

C’est le montant que la banque percevra au titre des intérêts.

III- Valeur actuelle commerciale d’un effet :


C’est la valeur d’un effet le jour de sa négociation qui correspond à la différence entre la valeur
nominale et le montant de l’escompte.

Soit A cette valeur. Alors on a A = V-ec.

Exemple :

En reprenant l’exemple précédent, on a A = 540 000 – 4 320 = 535 680 F.

IV- Valeur actuelle rationnelle :


Normalement, en ajoutant à l’escompte les intérêts que pourraient produire cet escompte entre
la date de l’escompte et la date d’échéance, nous devrions avoir la valeur nominale de l’effet.
Ce qui n’est pas le cas.

Le montant de l’escompte qui permet de réaliser cet équilibre est qualifié de valeur actuelle
rationnelle.

Soir Ar la valeur actuelle rationnelle et er l’escompte rationnelle, nous avons :

𝐴𝑟 ×𝑡×𝑛
Ar+er = V avec er = 36.000

𝑉×36.000
Ce qui donne Ar= 36.000+𝑡×𝑛

Exemple :

En reprenant l’exemple de l’illustration commerciale ci-dessus, nous avons :


17

540.000×36.000
Ar = = 535 714,29F et er = 4 285,71F.
36.000+12×24

V- L’Agio
En plus de l’escompte, le banquier prélève des commissions pour couvrir les charges générées
par la transaction et des taxes pour le compte de l’Etat.

Ces commissions sont fixes ou variables. Lorsqu’elles sont variables, elles le sont en fonction
de la valeur nominale et peuvent en plus l’être en fonction de la durée.

Lorsque le banquier effectue tous les prélèvements de la valeur nominale, il met à la disposition
du client la valeur nette ou le net de la négociation.

Valeur nette = valeur nominale- agio (taxes comprise)

ou encore Valeur nette = valeur nominale-escompte-commissions – taxes.

Notion de taux effectif :

1- Le taux réel d’escompte :


C’est le taux qu’il faut appliquer à la valeur nominale V pour avoir directement le montant de
𝑉×𝑡𝑟 ×𝑛𝑟
l’agio, compte tenu du nombre nr de jours effectifs restant à courir. Soit tr ce taux, on a 36.000
36.000×𝑎𝑔𝑖𝑜
= agio, donc tr = 𝑉×𝑛𝑟

2- Le taux de placement pour le banquier :


C’est le taux qu’il faut appliquer à la valeur nette Vn pour avoir le montant de l’escompte,
compte tenu du nombre de jours effectifs restant à courir.

Soit tp ce taux, on a

𝑉𝑛 ×𝑡𝑝 ×𝑛𝑟 36.000×𝑒𝑐


ec= et tp = .
36.000 𝑉𝑛 ×𝑛𝑟

3- Le taux de revient pour le client :


C’est le taux t’ qu’il faut appliquer à la valeur nette pour avoir le montant de l’agio, compte
tenu du nombre de jours effectifs restant à courir.

𝑉×𝑡′×𝑛𝑟 36.000×𝑎𝑔𝑖𝑜
= agio, donc t’ =
36.000 𝑉×𝑛𝑟

Exemple :
18

Le 7 avril mme Aho achète pour 3 000 000 F de marchandise à son fournisseur Koffi. Elle paie
immédiatement les 2/5 de la somme et s’engage par écrit à payer le solde 90 jours plus tard soit
le 6 juillet. Le 6 juin mr Koffi négocie l’effet de commerce ainsi créé aux conditions suivantes :
taux d’escompte 12%, taux de commission d’endos 1,2%, commission fixe 1 000 F,
commission de service 1% de la valeur nominale, TVA 10% de la commission de service et 2
jours de Travail à faire :

- Déterminer la somme à remettre à mr Koffi,


- Déterminer le taux réel d’escompte tr, de placement tp et de revient t’.
Solution :

1- Somme à remettre à mr Koffi :


3
Valeur nominale de l’effet : 3 000 000 × 5 = 1 800 000

1.800.000×12×(30+2)
Escompte commerciale : ec = = 19.200,
36.000

1.800.000×1,2×(30+2)
Commission d’endos : ce = = 1.920,
36.000

Commission fixe : 1 000,

Commission de service : 1 800,

Agio (hors taxes) : (19.200 + 1.920 + 1.800) = 23.920

1.800×10
TVA sur commission de service : = 180
100

Agio (toutes taxes comprises) : 24 100 F = 23.920 + 180

Valeur nette : 1.800.000 – 24.100 = 1 775 900 F.

2- Les différents taux :


36.000×24.100
Le taux réel d’escompte : tr = , soit un taux de 16,067%
1.800.000×30

36.000×19.200
Le taux de placement : tp = , soit un taux de 12,974%
1.775.900×30

36.000×24.100
Le taux de revient : t’ = , soit un taux de 16,285%.
1.775.900×30
19

Chapitre : Notion de progression.

I – Propriétés :

1 – Des rapports :

En général, on appelle rapport le résultat de la comparaison de deux quantités. Mais deux


quantités mathématiques, a et b, ne peuvent être comparées que de deux manières :

1° pour savoir de combien l'une surpasse l'autre ;

2° combien de fois l'une contient l'autre.


Dans le premier cas, on obtient le rapport au moyen d'une soustraction et on le nomme pour
cela rapport par différence ou rapport arithmétique.

Dans le second cas, le rapport est le quotient d'une division et on l'appelle rapport par
quotient ou rapport géométrique.
𝑎
Ainsi, a — b exprime le rapport arithmétique des quantités a et b; tandis que ou a :
𝑏

b désigne leur rapport géométrique.

Dans les deux cas, les quantités a et b que l'on compare se nomment les termes du rapport.
Les deux termes d'un rapport doivent représenter des quantités de la même espèce sans quoi
le rapport n'aurait pas de signification.

2 – des proportions :

On donne le nom de proportion à l'expression de deux rapports égaux.

La proportion est arithmétique ou géométrique selon que les rapports que l'on compare sont
par différence ou par quotient.

La proportion arithmétique s'appelle aussi équi différence, tandis que le mot


« proportion » tout seul s'entend de la proportion géométrique.
On indique la proportion arithmétique comme il suit : a . b : c . d , ou bien a — b = c —
d.

La proportion géométrique s'écrit ainsi : a : b : : c : d , ou (a : b ): (c :


𝑎 𝑐
d ) o u mieux encore =
𝑏 𝑑
20

Dans le premier cas, on prononce « a est à b » comme « c est à d », et dans le second,


« a divisé par b » égale « c divisé par d », ou plus brièvement, « a sur b égale c sur d »
Dans toute proportion, le premier terme a et le dernier d se nomment les extrêmes, tandis
que les intermédiaires b et c s'appellent les moyens.

Une proportion dans laquelle les deux termes moyens sont égaux, se nomme proportion
continue. Ainsi, ( a - m ) : ( m - d ) e t ( p : n ) : ( n : q ) sont des proportions continues.
Dans ce cas, la quantité m est une moyenne proportionnelle
arithmétique entre a et d, tandis que n est moyenne proportionnelle géométrique entre les
extrêmes p et q .

B -1 - Propriétés des équi- différences.

Principe fondamental :

Dans toute proportion arithmétique, la somme des extrêmes est égale à la somme des moyens.

Ce principe découle de la définition. En effet, poser a . b : c . d c'est exprimer que a — b = c —


d qui équivaut à a + d = b + c.
Ce théorème donne le moyen de retrouver un des quatre termes d'une équi-différence dont les trois
autres sont donnés : soit, par exemple, a . b : c . x ; puisqu'on doit avoir a + x = b + c et on
aura x = b + c — a.
𝑎+𝑏
Si la proposition était continue et qu'on eût a. x : x. b, on aurait 2x = a + b, ou bien x = ce
2

qui prouve que la moyenne arithmétique entre deux quantités égale la moitié de leur
somme.

B -2- Propriétés des proportions.

Propriété fondamentale :

Dans toute proportion géométrique, le produit des extrêmes est égal au produit des
moyens.
𝑎 𝑐
Soient les quatre quantités proportionnelles a, b, c, d qui donnent les rapports égaux = ; si
𝑏 𝑑

l'on effectue un produit croisé, on a ad = bc, ce qui démontre le principe énoncé.


21

Réciproquement, Quand le produit de deux facteurs est égal au produit de deux autres, ces
quatre facteurs forment une proportion.
En effet, soit l'égalité m x n= p x q (que l’on peut écrire : m n = p q). Si l'on divise les deux
𝑚 𝑞
membres par n et p, on aura =
𝑝 𝑛

On voit donc que quatre quantités forment une proportion dans deux circonstances distinctes
selon que, prises deux à deux, elles donnent des quotients ou des produits égaux. Pour fixer les
idées, on dit que deux quantités a et b sont directement proportionnelles à deux
𝑎 𝑐
autres c et d, quand on a = et que deux
𝑏 𝑑

quantités m et n sont inversement ou réciproquement proportionnelles à deux


autres p et q, quand on a mn = p q.

La propriété fondamentale d'une proportion géométrique fournit le moyen de retrouver un


quatrième terme dans une proportion dont les trois autres sont connus. En effet, les deux
𝑎 𝑐 𝑏𝑐
rapports égaux = donnent x = .
𝑏 𝑥 𝑎

Dans ce cas, x s'appelle une quatrième proportionnelle entre les trois quantités a, b, c.
𝑎 𝑥
Si la proportion donnée était continue et qu'on eût = , elle donnerait x² = ac et x =
𝑥 𝑐

√𝑎𝑐 avec x qui se nomme une moyenne proportionnelle géométrique entre les deux
quantités a et c.

Une moyenne géométrique entre deux quantités est donc la racine carrée du produit de ces
deux quantités.
La propriété fondamentale et sa réciproque servent à démontrer toutes les propriétés des
proportions.

𝑎 𝑐 𝑚𝑎 𝑚𝑐 𝑚𝑎 𝑚𝑐 𝑎+𝑏 𝑐+𝑑
En effet, la proportion = donne les suivantes : 𝑚𝑏 = , = , = .
𝑏 𝑑 𝑚𝑑 𝑏 𝑑 𝑏 𝑑

Ce qui prouve que dans toute proportion on peut, sans la détruire,


1° Multiplier les quatre termes par un même nombre
2° Multiplier les deux numérateurs par un même nombre ;
3° Augmenter chaque numérateur de son dénominateur.
22

Ce que nous disons pour la multiplication et l'addition est vrai aussi pour la division et la
soustraction.

Quand on multiplie deux proportions, terme à terme, les produits sont en


proportion,
𝑎 𝑐 𝑚 𝑝 𝑎𝑚 𝑐𝑝
En effet, les deux égalités 𝑏 = 𝑒𝑡 = donne évidemment cette nouvelle égalité = .
𝑑 𝑛 𝑞 𝑏𝑛 𝑑𝑞

Il en serait de même si l'on divisait, terme à terme, les deux proportions données.

Il en découle deux autres principes :

Dans toute proportion, on peut élever les quatre termes à une même puissance, ou bien
en extraire une racine du même degré, sans détruire la proportion.
𝑚 𝑚
𝑎 𝑐 𝑎𝑚 𝑐𝑚 √𝑎 √𝑐
Ainsi = donne = et 𝑚 = 𝑚
𝑏 𝑑 𝑏𝑚 𝑑𝑚 √𝑏 √𝑑

II - Des progressions

On donne le nom de progression à une suite indéfinie de termes tels que le rapport qui existe
entre deux termes consécutifs est constamment le même dans toute la série.
Ce rapport constant s'appelle la raison de la progression, et celle-ci est arithmétique ou
géométrique, selon que le rapport est une différence ou un quotient.
Ainsi, si l'on écrit S 1 : 4, 7, 10, 13, 16, 19,..., on forme une progression arithmétique dont
la raison est 3; tandis que si l'on écrivait S 2 : 2, 4, 8, 16, 32, 64, et c, on aurait une
progression géométrique dont 2 est la raison.

Les progressions sont dites croissantes ou décroissantes, selon que les termes vont en
augmentant ou en diminuant.

A ) Propriétés des progressions arithmétiques ou par différence.

PRINCIPE FONDAMENTAL.

Dans toute progression arithmétique croissante, un terme d'un rang quelconque est égal
au premier terme, augmenté d'autant de fois la raison (r) qu'il y a de termes avant celui
que l'on cherche.
23

Soit en général la progression croissante : a, b , c, e, f, g … dont nous représenterons la


raison par r.
D'après la définition même, il est évident qu'on aura b = a+r, c = b+ r = a+2r, e = c+r
= a+3r, etc c'est-à-dire que la progression pourra être écrite ainsi : a , a + r , a + 2 r , a + 3 r , a + 4 r
. . . ; ce qui démontre le principe énoncé.
En conséquence, si l'on désigne par t un terme quelconque et par n le rang qu'il occupe.
On aura alors n — 1 avant lui, et sa valeur sera exprimée par la formule
formule [a] : t = a+(n—1)r
Comme application, si l'on demandait le 15 e terme de la progression par différence écrite ci-
dessus, dont le premier terme est 4 et la raison 3, on aurait T = 4 + 1 4 x 3 = 4 6 .

D'après ce principe, on peut résoudre le problème suivant :

PROBLEME Ier. Insérer entre deux termes donnés un nombre quelconque de moyens
arithmétiques ou différentiels, c'est-à-dire former une progression par différence dont le
premier terme et le dernier sont connus.

Supposons qu'on veuille insérer m moyens différentiels entre a et t. Alors le dernier


terme t en aura m +1 avant lui, et la formule [a] donnera t = a + (m+1 )r. Et comme la
seule inconnue ici est la raison r, on tirera sa valeur qui est :
𝑡−𝑎
formule [ b ] r = ;
𝑚+1

Proposons-nous, par exemple, d'insérer sept moyens différentiels entre les nombres 6 et 30. La
30−6 24
formule [ b ] donnera la raison r = soit r = = 3 et la progression demandée
7+1 8

sera : 6, 9, 12, 15, 18, 21, 24, 27, 30.

Remarque.

Si l'on insérait un même nombre de moyens différentiels entre tous les termes consécutifs d'une
progression donnée, on formerait ainsi une seule et même progression, parce que la formule [
b ] donnerait la même raison pour toutes les insertions.

THEOREME.

Dans toute progression arithmétique, les termes à égale distance des extrêmes font une
somme constante.
24

Soit la progression arithmétique croissante {a, b, c, e, … h , k , l }


On sait que la raison étant représentée par r, on a b = a+r, c = a+2r, d = a + 2 r, etc.

Si l'on renverse les termes pour former la progression décroissante la raison n'aura pas changé, et
l'on aura k = l—r, h= l—2r,…
En conséquence, ces deux progressions, ajoutées terme à terme, donneront a + l = b + k
= c + h = etc.

PBOBLEME 2 : Trouver la somme des termes d'une progression par différence.

Appelons « S » la somme des termes de la progression {a, b , c, e, … h , k , l }, nous


aurons évidemment :
S = a + b + c + .............+ h + k + l,
S = l + k + h + .........+ c + b + a,
en ajoutant « terme à terme » et en désignant par « n » le nombre des termes,

Aussi : ( a + l ) = ( b + k) = ( c + h) = ……= (h + c) = (k + b) =( l + a ) tel que


En additionnant S + S = ( a + l ) + ( b + k) + ( c + h) + ……+ (h + c) + (k + b) +( l + a ),
nous obtenons 2 S = (a + l)n,
(𝑎+𝑙)𝑛
d'où formule [c] s = 2

Par conséquent : La somme des termes d'une progression par différence quelconque est
égale à la demi-somme des deux termes extrêmes, multipliée par le nombre des termes de
cette progression.

PROBLEME 3 : Trouver la somme des cent premiers nombres entiers depuis 1 jusqu'à 100.
Nous avons ici une progression arithmétique dont la raison est 1; ainsi la formule [c] deviendra
(1+100)100
s = = 5500
2

PROBLEME 4 : Exprimer la somme S des n premiers nombres impairs.

Les nombres impairs font une progression par différence dont la raison est 2; on aura donc a =
(1+2𝑛−1)𝑛
1, r = 2, l=1+2(n – 1) = 2n—1, et la formule [c] donnera s = = n 2 ; ainsi la
2

somme des n premiers nombres impairs est le carré de n.


25

B ) Propriétés des progressions géométriques ou « par quotient » ,

PRINCIPE FONDAMENTALE :

Dans toute progression géométrique croissante, un terme d'un rang quelconque est
égal au premier multiplié par la raison élevée à la puissance marquée par le nombre
des termes qu'il y a avant celui que l'on cherche.

Soit la progression par quotient : {a, b , c, e, … h , k , l },


D’après la définition, si l'on représente la raison par « r » pourra écrire ainsi cette
progression {a, ar, ar 2 , ar 3 , … }, et si l’on désigne par n le rang du terme l qui a n-
1 termes avant lui, on aura :
n-1
formule [d] : l = a q ;
Cette formule démontre le principe énoncé.
Proposons-nous, pour exemple, de calculer le 7 ième terme de la progression {4, 8, 16,
32,…}
La form ul e [d] donnera l = 4 x 2 6 = 286.

Ce principe nous servira à résoudre le problème suivant.

PROBLEME 1er. Insérer entre deux termes donnés un nombre quelconque de moyens
géométriques ou proportionnels

Supposons qu'on veuille insérer m moyens géométriques entre a et k. Alors le dernier terme
k en aura m+1 avant lui et la formule [d] deviendra : k = a r m+1
𝑘 𝑚+1 𝑘
Et comme l’inconnue, ici, est la raison r, on aura r m+1 = et r = √ ;
𝑎 𝑎

𝑚+1 𝑘
formule [e] r = √ ;
𝑎

c'est-à-dire qu'on obtiendra la raison cherchée en divisant le dernier terme par le premier, et
en extrayant du quotient la racine dont le degré est marqué par le nombre plus un des moyens à
insérer. Cette raison sera rarement entière; mais dans le cas où elle est moindre que l'unité, la
progression est décroissante.
26

Prenons un exemple dans la progression numérique précédente, et proposons-nous d'insérer


5 moyens géométriques entre les deux nombres 4 et 256; la règle et la formule [e] donneront
5+1 256 6
pour la raison cherchée : r = √ devient r = √64 = 2 et nous aurons la progression : {4,
4

8, 16, 32, 64, 128, 256}

Remarque.

Si l'on insérait entre les termes consécutifs d'une progression donnée un même nombre de moyens
géométriques, on formerait une seule et même progression, parce que la raison serait la même
partout.

PROBLEME II. Trouver la somme des termes d'une progression géométrique.

Soit la progression par quotient {a, b, c, d, …} qu'on écrit aussi de cette manière : {a, ar, ar2,
ar3, …arn-1} en nommant S la somme cherchée, on aura {a, ar, ar 2 , ar 3 , …ar n - 2 , ar n -
1 }. Si l’on multiplie tous les termes de cette égalité par la raison « r » , on
obtient : Sr = {ar, ar 2 , ar 3 , …ar n - 1 , ar n }
Et en retranchant la première somme “S” de celle-ci, on aura :
Sr – S = a r n – a ; o u S( r – 1 ) = a ( r n – 1 ) ;
𝑎(𝑟 𝑛 −1)
D’ où enfin la formule [f] : s = 𝑟−1

Application :
Soit à calculer la somme des 10 premiers termes de la progression S = 3 ;6 ;12 ;
24 ;……………..
3(210 −1)
Nous aurons s = = 3069
1

Les formules [ d ] ;[ e ] et [ f ] résolvent toutes les questions relatives aux progressions par
quotient.
La formule [f]peut aussi s’écrire:
𝑎(1−𝑟 𝑛 ) 𝑎 𝑎𝑟 𝑛
formule [g] : 𝑆 = 𝑜𝑢 𝑏𝑖𝑒𝑛 𝑆 = −
1−𝑟 1−𝑟 1−𝑟

Sous cette forme on voit que la somme S se compose de deux parties :


27

𝑎 𝑎𝑟 𝑛
La première 1−𝑟 , constante, la seconde , susceptible de devenir d’autant plus petite que n
1−𝑟

sera grand car si r < 1 , ses puissances successives diminueront. On peut donc prendre un assez
𝑎𝑟 𝑛
grand nombre de termes pour que deviennent moindre que toute quantité assignable, et
1−𝑟

que la valeur de S se rapproche autant que l’on voudra de la constante. En conséquence, la


limite vers laquelle tend la somme des termes d’une progression géométrique décroissante,
prolongée indéfiniment, est égale au premier terme (premier nombre : a de la progression)
divisé par l’unité diminuée de la raison r.

𝑎
Enfin, à l’infini on a rigoureusement S =1−𝑟

Exemple :
1 1 1 1 1
1, 3, 9, , , ,…
27 81 243
𝑎 1 3
Ainsi, dans la progression indéfinie : s = = 1 = 2.
1−𝑟 1−
3
28

Chapitre IV : Les intérêts composés.

Nous avons jusqu’ici traité d’opérations qui se déroulent dans une durée de temps inférieur à
l’année. Les opérations dont la durée excède cette période sont qualifiées d’opérations à long
terme. Cette période est généralement décomposée en intervalles de temps réguliers appelés
périodes. La période peut être le mois, le trimestre, le semestre, l’année…etc.

I- Définition :
1- Intérêt composé :
Un placement ou un prêt est effectué à intérêt composé si, à la fin de chaque période, la valeur
acquise à intérêt simple sert de base de calcul de l’intérêt pour la période suivante et ce
processus continue jusqu’à la fin de la durée de l’opération.

2- Capitalisation :
La capitalisation est la transformation successive des intérêts en capital.

C’est le processus par lequel on intègre régulièrement l’intérêt au capital initial.

II- Formules essentielles :


1- Valeur acquise à intérêt composé : Formule de capitalisation
Désignons par :

C le montant du capital placé ou prêté,

n le nombre (entier ou non) de période,

i le taux d’intérêt de 1 F et pour une période,

Cn le montant de la valeur acquise au bout de n période.

Capital en début de Valeur acquise en fin de


Période période Intérêt en fin de période période

1 C Cxi C1 = C + Cxi = C(1+i)

2 C1 C1xi C2 = C1(1 + i) = C(1+i)2

3 C2 C2xi C3 = C2(1 + i) = C(1+i)3


29

Par itération, on aboutit à la formule générale Cn = C(1+i)n

Exemple 1:

Assi a fait un dépôt à terme d’un montant de 2.000.000 F au taux d’intérêt composé annuel de
6% pour une durée de 3 ans.

Déterminer la valeur acquise par ce dépôt.

Solution :

Selon nos notations plus haut, nous avons C = 2.000.000 F, n = 3 et i = 0,06.

La valeur acquise par ce dépôt au terme de 3 années de placement est donc :

C3 = 2.000.000(1+0,06)3 = 2.382.032 F

Exemple 2:

Reprenons l’exemple 1 et supposons maintenant que la durée soit de 3 ans 8 mois.

Déterminer la valeur acquise par ce dépôt.

Solution :

La durée est annuelle et 8 mois correspondent à 8/12 mois. Ainsi n = 3+8/12.

La valeur acquise du placement est donc :

C3+8/12 = 2.000.000(1+0,06)3+8/12 = 2.476.385 F

Remarque :

Il existe d’autres procédés théoriques de calcul de la valeur acquise pour un nombre non entier
de période ; par exemple le calcul de la valeur acquise rationnelle.

Dans ce cas, on calcule la valeur acquise à intérêt composé au bout de 3 ans puis le résultat est
placé à intérêt simple pour les 8 mois.

2- Calcul du montant de l’intérêt :


Soit I le montant de l’intérêt généré par le capital C au bout de n années de placement ; Cn étant
la valeur acquise par ce placement, on a :

Cn = C + I d’où I = Cn - C.
30

Exemple 2:

Dans le cas de l’exemple 1 ci-dessus, I = 2.382.032 – 2.000.000 = 382.032 F.

3- Valeur actuelle à intérêts composés : actualisation


L’actualisation est l’opération inverse de la capitalisation. Elle conduit à déterminer la valeur
de départ C.

Cn = C(1+i)n donc C = Cn(1+i)-n

Exemple 3:

Quelle somme faut-il placer au taux annuel de 6% pour obtenir une somme de 3.000.000 F au
bout de 5 ans.

Solution :

On a Cn = 3.000.000 F, n = 5 et i = 0,06 et C = 3.000.000 (1+0,06)-5 = 2.241.775 F.

4- Escompte à intérêts composés ;


Lorsque l’échéance d’un effet est supérieure à l’année, il est conseillé d’effectuer l’escompte à
intérêts composés.

Soit V la valeur nominale de l’effet de commerce, A la valeur actuelle et Ec le montant de


l’escompte commercial.

On a A = V(1+i)-n

Et on en déduit Ec = V - A = V(1-(1+i)-n)

Exemple 4:

Un effet de valeur nominale 12.000.000 F échéant dans 5 ans est escompté à intérêts composés
au taux annuel de 8,5%.

Quelle est le montant de l’escompte ?

Solution :

On a V = 12.000.000 F, n = 5 et i = 0,085 et l’escompte commercial vaut alors Ec = 12.000.000


[1-(1+0,085)-5] = 4.019.455 F.

III- Taux équivalents – Taux proportionnels


31

1- Taux équivalents
Définition :

Deux taux portant sur des périodes de capitalisation différentes sont dits équivalentes si, pour
un même capital donné et pour une même durée de placement, ils conduisent à la même valeur
à intérêts composés.

Soit C le capital placé pendant un an, ia, is, it et im respectivement les taux annuel, semestriel,
trimestriel et mensuel pour 1 F.

Dire que ces taux sont équivalents revient à écrire les égalités suivantes :

C(1+ia) = C(1+is)2 = C(1+it)4 = C(1+im)12.

Relation dont on déduit : (1+ia) = (1+is)2 = (1+it)4 = (1+im)12.

Exemple 5:

Calculons les taux semestriel, trimestriel et mensuel équivalents à un taux annuel de 17,5%.

Solution :

On a 1,175 = (1+ia) = (1+is)2 = (1+it)4 = (1+im)12

Dont on déduit que is = 1,1751/2 - 1 = 0,084, it = 1,1751/4 - 1 = 0,0411 et im = 1,1751/12 - 1 =


0,0135

2- Taux proportionnels
Définition :

Deux taux portant sur des périodes de capitalisation différentes sont dits proportionnels si leur
rapport est égal au rapport des périodes de capitalisation correspondantes.

Ainsi on a ia/is = 12/6, ia/it = 12/3, ia/im = 12/1 d’où ia = 2is, ia = 4it, ia = 12im

Exemple 6:

Calculons les taux semestriel, trimestriel et mensuel à un taux annuel de 18%.

Solution :
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On a ia = 0,18; is = 0,18/2 = 0,09 ; it = 0,18/4 = 0,045 et im = 0,18/12 = 0,015

Remarque :

A la suite d’un calcul de taux, il est recommandé de retenir cinq chiffres après la virgule, ce qui
correspond à trois chiffres après la virgule lorsque le taux est exprimé en pourcentage.

I- Equivalence à intérêts composés :


Nous avons défini et étudié l’équivalence de capitaux à intérêts simples. Cette notion
équivalente peut être aussi appliquée à intérêts composés pour des opérations financières à long
terme.

Définition :

Deux capitaux de valeurs nominales C1 et C2 échéant respectivement dans n1 et n2 périodes sont


dites équivalentes à la date 0 et à un taux périodique i si leurs valeurs actuelles à cette date sont
égales.

L’égalité suivante traduit l’équivalence des capitaux C1 et C2 à la date 0 ; soit C1(1+i)-n1 =


C2(1+i)-n2

Exemple 7 :

Etudions l’équivalence au taux de 6% de C1 = [Link] F et C2 = [Link] F payables


respectivement dans 3 et 5 ans.

Solution :

Les valeurs actuelles de ces 2 capitaux sont :

A1 = [Link](1+0,06)-3 = [Link]

A2 = [Link](1+0,06)-5 = [Link]

Les deux capitaux ont la même valeur actuelle à l’époque 0. Ils sont dit équivalents au taux de
6%.

Remarque :

A intérêts composés, si l’équivalence est acquise à une date donnée alors elle est acquise à
n’importe quelle autre date. Tout comme à intérêts simples, on peut définir à intérêts composés
l’équivalence d’un effet à un groupe d’effets et l’équivalence de deux groupes d’effets.

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