Math Fin
Math Fin
I – Pourcentage
1 – Part en pourcentage
Définition :
Soit E un ensemble fini (que l'on appellera ensemble de référence) et F une partie de
l'ensemble E. La part en pourcentage de F par rapport à E est le nombre :
𝑡 𝑐𝑎𝑟𝑑(𝐹)
t% = 100 = 𝑐𝑎𝑟𝑑(𝐸)
Remarque :
5
• 5%, 100 et 0,05 sont trois écritures différentes du même nombre (pourcentage, fraction,
écriture décimale).
• On est en présence d'une situation de proportionnalité que l'on peut représenter par le
tableau suivant :
t nombre d'éléments de F
100 nombre d'éléments de E
𝑡
• Ceci peut également s'écrire : nombre d’éléments de F = 100× nombre d'éléments de E.
Exemple :
15
• Dans une classe de 25 élèves qui compte 15 garçons le pourcentage de garçons est : 25
=0,6 = 60%
16
• 16% de 5000 FCFA font : 100 ×5000 = 800 FCFA.
Exemple :
Dans un lycée de 800 élèves, 25 % des élèves sont en Seconde et 45 % des élèves de Seconde
sont des filles.
𝑡 25 45
La part des filles de Seconde dans le lycée est 100 = 100 𝑥 100 =11,25% .
11,25
Le nombre de filles en Seconde est 𝑥 800 = 90
100
2 – Pourcentage d’évolution
Définition :
On considère une quantité passant d'une valeur V0 à une valeur V1. Le pourcentage d'évolution
𝑡 𝑉1 − 𝑉0
de cette quantité est le nombre 100 = 100
Remarque :
Le pourcentage d'évolution est positif dans le cas d'une augmentation et négatif dans le cas
d'une diminution.
Exemple :
𝑡 76− 80
Le prix d'un article passe de 80F à 76 F. Le pourcentage d'évolution est : 100 = 100
= -0,05 = 5%
Le prix de l'article a diminué de 5%.
Définition :
On considère une quantité passant d'une valeur V0 à une valeur V1. Le coefficient
multiplicateur est le nombre c par lequel il faut multiplier V0 pour obtenir V1 : V1 = c×V0.
Remarque :
𝑣
• On a donc c = 𝑣1
0
3
Propriété :
𝑡
Le coefficient multiplicateur s'exprime en fonction du pourcentage d'évolution par: c = 1+100
𝑡
• On a donc : V1 = (1+ 100)V0.
• Dans le cas d'une diminution de 5%, par exemple, on pourra au choix considérer que : c
𝑡 𝑡
= 1+ 100 avec t = -5 ou c =1- 100 avec t=5.
Dans les deux raisonnements, on obtient évidemment le même coefficient multiplicateur 0,95.
•
Prendre t% de x Augmenter x de t% Diminuer x de t%
𝑡 𝑡 𝑡
Calculs à effectuer Multiplier x par 100 Multiplier x par 1+ 100 Multiplier x par 1- 100
𝑡 𝑡 𝑡
Fonction linéaire x↦100×x x↦(1+ 100)×x x↦(1− 100)×x
Exemple :
Lors d'évolutions successives, le coefficient multiplicateur global est égal au produit des
coefficients multiplicateurs de chaque évolution.
Exemple :
Le prix d'un objet augmente de 10% puis diminue de 10%. Le coefficient multiplicateur global
10 10
est : c = (1+ 100)*(1+ 100) =0,99
𝑡
Si t désigne le pourcentage d'évolution global en %, on a donc : 1+ 100 = 0,99.
𝑡 1
= 0,99 − 1 = −0,01 = − 100
100
Remarque :
Une hausse de t% ne "compense" pas une baisse de t%. C'est dû au fait que les deux
pourcentages ne portent pas sur le même montant. En effet, si un objet coûtant 100 F subit une
augmentation de 1% son prix passera à 110 F (les 10% ont été calculé par rapport à 100 F). Si
son prix subit ensuite une diminution de 10%, le montant de la baisse sera calculé par rapport au
prix de 110 F et non plus de 100F. La baisse sera donc de 11 F et non 10 F.
Si le taux d'évolution t1% fait passer de V0 à V1, on appelle taux d'évolution réciproque t2%, le
taux d'évolution qui fait passer de V1 à V 0.
1𝑡 𝑡
2
On a alors la relation suivante : (1+ 100)*(1+ 100) =1
5
Exemple :
Le prix d'un article augmente de 60%. Pour qu'il revienne à son prix de départ, il faut qu'ensuite
60 𝑡
2 2 𝑡
il varie de t2% tel que (1+ 100)*(1+ 100) = 1,6*(1+ 100) =1
2 𝑡 1 2 𝑡
Ce qui donne: (1+ 100) = 1,6 = 0,625 puis 100 = 0,625 – 1 = -0,375 et t2 = -37,5%
Il faut donc que le prix diminue de 37,5% pour compenser la hausse de 60%.
II – Calcul de prime :
L’observation à travers les instituts nationaux de statistiques permet d’avoir des taux de
survenance des évènements de la vie à assurer. L’assureur s’inspire du passé fourni par les
statisticiens pour prévoir le futur même si les choses ne vont pas se répéter à l’identique.
C’est ainsi que la table de mortalité est utilisée dans le cadre des contrats vie.
1 – La fréquence :
Elle nous donne par exemple pour l’incendie de bâtiment ; le nombre de maison qui a brûlé au
cours de la période observée généralement fixée à l’année.
Sur 10.000 maisons par exemple de 25 millions de FCFA, 12 font le siège d’un incendie par an.
Nous avons donc une fréquence de 12/10000.
2- L’intensité :
Sur les 12 maisons brûlées, 2 ont brûlé totalement, 3 à moitié et 7 faiblement endommagées. Ce
qui donne un montant total des dommages de 60%*300.000.000 soit 180.000.000 de FCFA et
15.000.000 de FCFA par maison.
Ce montant de 15 millions qui est la valeur moyenne des dommages subis par chacune des
maisons atteintes est l’intensité.
Le coût moyen de destruction de 60%. Ce qui donne une intensité moyenne des dommages de.
Ce qui donne une intensité moyenne des dommages de 60%*300.000.000 soit 180.000.000 de
FCFA.
6
3- La prime pure :
Si toute la population de 10.000 maisons doit supporter ces incendies, alors chacun doit payer
1/10000*60%*300.000.000 = 18.000 FCFA.
Ce travail des instituts de statistique permet d’avoir ce que l’assureur appelle la prime pure. Elle
dépend de la fréquence et de l’intensité.
Car si les 10.000 personnes paient chacun 18.000 FCFA, l’assureur peut payer tous les sinistres
sans faire de bénéfice ni même prendre en compte ses charges de gestion ou de fonctionnement
telles que les loyers, les salaires, les commissions, le téléphone et autres charges où même les
taxes de l’Etat.
Techniquement, l’assureur considère que cette somme représente 65% de la prime nette avant les
accessoires et taxes de l’Etat.
4- La prime nette :
Il faudra ajouter à cette prime pure les chargements en divisant la prime pure par 65%.
Cette valeur de 65% peut varier d’une compagnie à une autre car les charges sus citées, peuvent
varier d’une compagnie à une autre.
La prime commerciale ou la prime TTC est obtenue en ajoutant à la prime nette majorée des
accessoires, les taxes de l’Etat.
7
Les entreprises produisent des biens et des services pour faire le maximum de bénéfices
possible.
1. Du chiffre d'affaires (CA) au bénéfice
a. Définitions
Le chiffre d’affaires représente le montant des ventes d’une entreprise (aussi appelé
« recette » dans le langage courant). Pour l’obtenir, il faut donc multiplier le nombre de biens
vendus par le prix de vente unitaire ou additionner les prix de tous les articles vendus.
Ce montant ne revient évidemment pas intégralement à l’entreprise, il faut qu’elle paye ses
fournisseurs de matières premières, les salaires, les impôts... l’ensemble de ses coûts de
production.
Quand on retranche au chiffre d’affaires le coût total de production, on obtient le bénéfice,
c'est-à-dire le montant qui va rester à l’entreprise pour financer des investissements, faire des
placements financiers et rémunérer les propriétaires (verser des dividendes aux actionnaires par
exemple).
b. Un exemple
Supposons une entreprise qui produit et vend 10 000 jouets à 1000 FCFA pièce.
Ses coûts sont les matières premières (4 000 000 FCFA), les impôts (500 000 FCFA) et
les salaires ainsi que les cotisations sociales (1 000 000 FCFA).
2. La valeur ajoutée
a. Qu'est-ce que la valeur ajoutée (VA) ?
étape de la transformation des produits. Pour la calculer, il suffit alors de soustraire les
consommations intermédiaires au montant du chiffre d’affaires.
b. Un exemple
Un exploitant forestier vend ses arbres 10 000 FCFA à une scierie. La valeur qu’il a créée
est donc de 10 000 FCFA. La scierie transforme cet arbre en planches qu’elle vend 20
000 FCFA. Sa valeur ajoutée sera donc de 20 000 – 10 000 = 10 000 FCFA et non pas 20 000
qui est son chiffre d’affaires sinon on comptabiliserait deux fois la valeur de l’arbre.
Les planches vont servir à une menuiserie pour fabriquer un meuble, ce meuble sera vendu 50
000 FCFA. La valeur ajoutée sera donc de 50 000 – 20 000 = 30 000 FCFA.
Cette VA a été créée grâce au travail et au capital fixe (machines, outils…) utilisés par la
menuiserie.
c. Exercice
L’entreprise doit faire un choix de production pour maximiser son profit. Ce calcul dépend de
ses coûts.
1. Les différents coûts des entreprises
L’entreprise a différents types de coûts :
• coûts fixes : ils ne dépendent pas des quantités produites (loyer des bâtiments, achat d’une
nouvelle machine…) ;
• coûts variables : ils dépendent des quantités produites (salaires, impôts sur les bénéfices,
consommations intermédiaires…) ;
• coût total : somme des coûts ;
• coût moyen : il représente le coût unitaire ; il se calcule en faisant le coût total divisé par la
quantité de biens produits ;
• coût marginal : coût de la dernière unité produite ; c’est le supplément de coût engendré par
une production supplémentaire. Si la production passe de q0 à q1 et si l’on nomme CT le coût
𝐶𝑇1 − 𝐶𝑇0
total alors le coût marginal se calculera en faisant : Cm = 𝑞1 − 𝑞0
2. Exercice d'illustration
Une entreprise produit des voiliers. Le coût total est de 640 000 000FCFA lorsqu’elle
produit 10 voiliers. Le prix de vente d’un voilier se fixe à 100 000 000 FCFA sur le marché.
Le patron vous appelle et vous demande de lui faire des prévisions pour savoir s’il a intérêt à
produire plus de voiliers.
Vous disposez des informations suivantes (exprimées en millions de FCFA) :
Nombre d'unités
10 11 12 13 14 15 16 17 18
produites
Coûts fixes 500 500 500 500 500 500 500 500 500
Coûts variables 140 195 235 285 345 440 520 650 800
Coût total (CT) 640 695 735 785 845 940 1020 1150 1300
Coût moyen (CM) 64,0 63,2 61,2 60,4 60,3 62,7 63,8 67,6 72,2
Coût marginal
NNN 55 40 50 60 95 100 130 150
(cm)
10
Chiffre d'affaires 1000 1100 1200 1300 1400 1500 1600 1700 1800
Profit de
360 405 465 515 555 560 580 550 500
l'entreprise
On le voit : pour faire le maximum de profit, l’entreprise doit donc produire 16 voiliers ; elle
fera un bénéfice de 580 000 000 FCFA.
On peut remarquer qu’à ce niveau, le coût marginal est de 100 000 000FCFA ; c’est le coût de
la 16e unité produite. Au-delà, la 17e coûtera 130 000 000 FCFA, c'est-à-dire plus que le prix
de vente. Ainsi, la règle de l’optimum du producteur (la quantité produite pour laquelle
l’entreprise fera le maximum de profit) veut qu’il soit atteint lorsque le prix de vente est égal
au coût marginal (ici 100 000 000 FCFA).
On remarque aussi que le coût moyen a tendance à baisser ; au début, plus l’entreprise produit,
moins cela lui coûte cher. Pour 10 unités produites, chacune lui coûte en moyenne 64 000 000
FCFA ; pour 14 unités, cela coûte en moyenne 60 300 000 FCFA. Ce phénomène est
appelé faire des économies d’échelle. Cela s’explique par la présence de coûts fixes ; que
l’entreprise produise 10 voiliers ou 14, elle doit s’acquitter de 500 000 000 FCFA. Son intérêt
est donc de produire le plus possible pour répartir ses coûts sur chaque unité produite. Ensuite,
à partir de 15 unités, le coût moyen remonte car les coûts variables s’élèvent rapidement.
forte recherche et développement, transports…) pour bénéficier des effets positifs de ces
économies d’échelle. Il faut atteindre une taille suffisante appelée taille critique.
L'essentiel
Les entreprises cherchent à faire le maximum de profit, elles produisent donc jusqu’à ce que
le prix de vente soit égal au coût marginal (c'est-à-dire le coût de la dernière unité produite).
Quand il y a la présence de coûts fixes importants, l’entreprise doit produire en grande quantité
pour diminuer le coût par unité produite et donc faire des économies d’échelle. C’est ce qui
explique les mouvements de concentration à l’échelle mondiale parfois.
On dit communément que l’argent travaille. Par ailleurs, le travailleur doit être rémunéré. Donc
une personne morale ou physique qui met à la disposition d’une autre de l’argent attend que cet
argent soit rémunéré.
I- Définition
On appelle intérêt la rémunération de l’argent qu’une personne A met à la disposition d’une
autre B.
II- Propriétés :
Cet intérêt est généralement égal un pourcentage du capital. L’intérêt est calculé au terme d’une
période fixée qui est peut être différente de la période de prêt.
𝑡 𝑛
I = C× 100 × 𝑁
𝑡 𝑛 𝑐×𝑡×𝑛
I = C× 100 × 12 = 1200
𝑡 𝑛 𝑐×𝑡×𝑛
I = C× 100 × 365 = 36500
Mais l’année commerciale est de 360 jours et non 365. Ainsi, notre formule devient I =
𝑡 𝑛 𝑐×𝑡×𝑛
C× 100 × 360 = 36000
Lorsqu’aucune précision ne sera donnée sur la durée, c’est l’année commerciale qui sera
retenue.
Si la durée est exprimée en année na, mois nm et jours nj alors l’intérêt devient :
𝑐×𝑡 𝑛 𝑗 𝑛
I = 100 (na+ 12𝑚 + 360 )
Entre deux dates, le décompte des jours doit prendre un des jours.
Exemple :
Exercice :
Un client emprunte à sa banque 900.000 F à rembourser dans 6 mois au taux annuel de 6%.
Solution :
6 6
I = 900.000× 100 × 12 = 27.000 F,
Exercice :
On revient sur l’exercice précédent et supposons que le remboursement se fait dans 6 mois 25
jours.
13
Solution :
6 205
I = 900.000× 100 × 360 = 30.750 F,
𝑡 𝑛
V= C+I = C + C× 100 × 𝑁.
Considérons trois capitaux C1, C2, et C3 placés à des taux t1, t2 et t3 pendant des durées
respectives n1, n2 et n3 exprimée en jours : le taux produit par ces trois capitaux est I tel que
On désire trouver le taux unique de placement qui conduirait au même montant d’intérêt. Soit
tm ce taux, on a :
Puisque l’intérêt global est le même, on peut déduire des égalités (1) et (2) une nouvelle égalité ;
Définition et formule
∑𝑛
𝑘=1 𝑐𝑘 ×𝑡𝑘 ×𝑛𝑘
Il ressort de ce qui précède tm= ∑𝑛𝑘=1 𝑐𝑘 ×𝑛𝑘
Exemple :
3 1 250 000 7 7
4 800 000 6 4
Solution :
300.000×4,5×9+550.000×5,5×9+1.250.000×7×7+800.000×6×4
tm = = 6,11352
300.000×9+550.000×9+1.250.000×7+800.000×4
Cette notion ressort chaque fois que le montant total des rémunérations est différent de celui
correspondant aux intérêts des capitaux.
1- Définition :
Le taux effectif de placement est le taux qu’il faut appliquer aux différents capitaux placés,
compte tenu des durées effectives de placement pour avoir le montant de la rémunération.
En effet, dans le cas de précompte, l’intérêt I que doit verser l’emprunteur à l’échéance du prêt
est plutôt versé à la remise du prêt.
Par rapport au cas classique, on peut considérer que le capital réellement prêté est C-I et
l’emprunteur remboursera à l’échéance C.
(𝐶−𝐼)×𝑇×𝑛 𝐶×𝑡×𝑛
I= et I = .
3600 3600
15
C×t
Soit T = C−I
360000×𝑡
I = 36000−𝑡×𝑛
Exemple :
900.000 FCFA sont prêtés au taux de 6,5% pendant 6 mois, l’intérêt étant versé d’avance.
Solution :
900.000×6,5×6
I= 1200
= 29.250 F
Le taux effectif est celui auquel il faut placer 870 750 pour avoir 29 250 F d’intérêt en 6 mois.
1.200×29.250
Soit T ce taux, nous avons : T= = 6,718%.
870.750×6
I- Notion d’escompte
A la suite d’une vente à crédit, un document commercial est créé qui fait foi de l’existence
d’une créance du fournisseur sur son client.
Le créancier pourra négocier (vendre) l’effet de commerce ainsi créé généralement auprès d’un
établissement financier qui va l’escompter (acheter).
Ce service que le banquier rend à son client est payé moyennant un intérêt appelé escompte dite
commerciale. L’escompte accordée à un client qui paie sa dette avant la date convenue est dite
financière.
𝑉×𝑡×𝑛
On a ec = 36.000
Exemple :
Soit 540 000F escompté 24 jours avant son échéance au taux de 12%.
Solution :
540.000×1224
ec= = 4 320F.
36.000
Exemple :
Le montant de l’escompte qui permet de réaliser cet équilibre est qualifié de valeur actuelle
rationnelle.
𝐴𝑟 ×𝑡×𝑛
Ar+er = V avec er = 36.000
𝑉×36.000
Ce qui donne Ar= 36.000+𝑡×𝑛
Exemple :
540.000×36.000
Ar = = 535 714,29F et er = 4 285,71F.
36.000+12×24
V- L’Agio
En plus de l’escompte, le banquier prélève des commissions pour couvrir les charges générées
par la transaction et des taxes pour le compte de l’Etat.
Ces commissions sont fixes ou variables. Lorsqu’elles sont variables, elles le sont en fonction
de la valeur nominale et peuvent en plus l’être en fonction de la durée.
Lorsque le banquier effectue tous les prélèvements de la valeur nominale, il met à la disposition
du client la valeur nette ou le net de la négociation.
Soit tp ce taux, on a
𝑉×𝑡′×𝑛𝑟 36.000×𝑎𝑔𝑖𝑜
= agio, donc t’ =
36.000 𝑉×𝑛𝑟
Exemple :
18
Le 7 avril mme Aho achète pour 3 000 000 F de marchandise à son fournisseur Koffi. Elle paie
immédiatement les 2/5 de la somme et s’engage par écrit à payer le solde 90 jours plus tard soit
le 6 juillet. Le 6 juin mr Koffi négocie l’effet de commerce ainsi créé aux conditions suivantes :
taux d’escompte 12%, taux de commission d’endos 1,2%, commission fixe 1 000 F,
commission de service 1% de la valeur nominale, TVA 10% de la commission de service et 2
jours de Travail à faire :
1.800.000×12×(30+2)
Escompte commerciale : ec = = 19.200,
36.000
1.800.000×1,2×(30+2)
Commission d’endos : ce = = 1.920,
36.000
1.800×10
TVA sur commission de service : = 180
100
36.000×19.200
Le taux de placement : tp = , soit un taux de 12,974%
1.775.900×30
36.000×24.100
Le taux de revient : t’ = , soit un taux de 16,285%.
1.775.900×30
19
I – Propriétés :
1 – Des rapports :
Dans le second cas, le rapport est le quotient d'une division et on l'appelle rapport par
quotient ou rapport géométrique.
𝑎
Ainsi, a — b exprime le rapport arithmétique des quantités a et b; tandis que ou a :
𝑏
Dans les deux cas, les quantités a et b que l'on compare se nomment les termes du rapport.
Les deux termes d'un rapport doivent représenter des quantités de la même espèce sans quoi
le rapport n'aurait pas de signification.
2 – des proportions :
La proportion est arithmétique ou géométrique selon que les rapports que l'on compare sont
par différence ou par quotient.
Une proportion dans laquelle les deux termes moyens sont égaux, se nomme proportion
continue. Ainsi, ( a - m ) : ( m - d ) e t ( p : n ) : ( n : q ) sont des proportions continues.
Dans ce cas, la quantité m est une moyenne proportionnelle
arithmétique entre a et d, tandis que n est moyenne proportionnelle géométrique entre les
extrêmes p et q .
Principe fondamental :
Dans toute proportion arithmétique, la somme des extrêmes est égale à la somme des moyens.
qui prouve que la moyenne arithmétique entre deux quantités égale la moitié de leur
somme.
Propriété fondamentale :
Dans toute proportion géométrique, le produit des extrêmes est égal au produit des
moyens.
𝑎 𝑐
Soient les quatre quantités proportionnelles a, b, c, d qui donnent les rapports égaux = ; si
𝑏 𝑑
Réciproquement, Quand le produit de deux facteurs est égal au produit de deux autres, ces
quatre facteurs forment une proportion.
En effet, soit l'égalité m x n= p x q (que l’on peut écrire : m n = p q). Si l'on divise les deux
𝑚 𝑞
membres par n et p, on aura =
𝑝 𝑛
On voit donc que quatre quantités forment une proportion dans deux circonstances distinctes
selon que, prises deux à deux, elles donnent des quotients ou des produits égaux. Pour fixer les
idées, on dit que deux quantités a et b sont directement proportionnelles à deux
𝑎 𝑐
autres c et d, quand on a = et que deux
𝑏 𝑑
Dans ce cas, x s'appelle une quatrième proportionnelle entre les trois quantités a, b, c.
𝑎 𝑥
Si la proportion donnée était continue et qu'on eût = , elle donnerait x² = ac et x =
𝑥 𝑐
√𝑎𝑐 avec x qui se nomme une moyenne proportionnelle géométrique entre les deux
quantités a et c.
Une moyenne géométrique entre deux quantités est donc la racine carrée du produit de ces
deux quantités.
La propriété fondamentale et sa réciproque servent à démontrer toutes les propriétés des
proportions.
𝑎 𝑐 𝑚𝑎 𝑚𝑐 𝑚𝑎 𝑚𝑐 𝑎+𝑏 𝑐+𝑑
En effet, la proportion = donne les suivantes : 𝑚𝑏 = , = , = .
𝑏 𝑑 𝑚𝑑 𝑏 𝑑 𝑏 𝑑
Ce que nous disons pour la multiplication et l'addition est vrai aussi pour la division et la
soustraction.
Il en serait de même si l'on divisait, terme à terme, les deux proportions données.
Dans toute proportion, on peut élever les quatre termes à une même puissance, ou bien
en extraire une racine du même degré, sans détruire la proportion.
𝑚 𝑚
𝑎 𝑐 𝑎𝑚 𝑐𝑚 √𝑎 √𝑐
Ainsi = donne = et 𝑚 = 𝑚
𝑏 𝑑 𝑏𝑚 𝑑𝑚 √𝑏 √𝑑
II - Des progressions
On donne le nom de progression à une suite indéfinie de termes tels que le rapport qui existe
entre deux termes consécutifs est constamment le même dans toute la série.
Ce rapport constant s'appelle la raison de la progression, et celle-ci est arithmétique ou
géométrique, selon que le rapport est une différence ou un quotient.
Ainsi, si l'on écrit S 1 : 4, 7, 10, 13, 16, 19,..., on forme une progression arithmétique dont
la raison est 3; tandis que si l'on écrivait S 2 : 2, 4, 8, 16, 32, 64, et c, on aurait une
progression géométrique dont 2 est la raison.
Les progressions sont dites croissantes ou décroissantes, selon que les termes vont en
augmentant ou en diminuant.
PRINCIPE FONDAMENTAL.
Dans toute progression arithmétique croissante, un terme d'un rang quelconque est égal
au premier terme, augmenté d'autant de fois la raison (r) qu'il y a de termes avant celui
que l'on cherche.
23
PROBLEME Ier. Insérer entre deux termes donnés un nombre quelconque de moyens
arithmétiques ou différentiels, c'est-à-dire former une progression par différence dont le
premier terme et le dernier sont connus.
Proposons-nous, par exemple, d'insérer sept moyens différentiels entre les nombres 6 et 30. La
30−6 24
formule [ b ] donnera la raison r = soit r = = 3 et la progression demandée
7+1 8
Remarque.
Si l'on insérait un même nombre de moyens différentiels entre tous les termes consécutifs d'une
progression donnée, on formerait ainsi une seule et même progression, parce que la formule [
b ] donnerait la même raison pour toutes les insertions.
THEOREME.
Dans toute progression arithmétique, les termes à égale distance des extrêmes font une
somme constante.
24
Si l'on renverse les termes pour former la progression décroissante la raison n'aura pas changé, et
l'on aura k = l—r, h= l—2r,…
En conséquence, ces deux progressions, ajoutées terme à terme, donneront a + l = b + k
= c + h = etc.
Par conséquent : La somme des termes d'une progression par différence quelconque est
égale à la demi-somme des deux termes extrêmes, multipliée par le nombre des termes de
cette progression.
PROBLEME 3 : Trouver la somme des cent premiers nombres entiers depuis 1 jusqu'à 100.
Nous avons ici une progression arithmétique dont la raison est 1; ainsi la formule [c] deviendra
(1+100)100
s = = 5500
2
Les nombres impairs font une progression par différence dont la raison est 2; on aura donc a =
(1+2𝑛−1)𝑛
1, r = 2, l=1+2(n – 1) = 2n—1, et la formule [c] donnera s = = n 2 ; ainsi la
2
PRINCIPE FONDAMENTALE :
Dans toute progression géométrique croissante, un terme d'un rang quelconque est
égal au premier multiplié par la raison élevée à la puissance marquée par le nombre
des termes qu'il y a avant celui que l'on cherche.
PROBLEME 1er. Insérer entre deux termes donnés un nombre quelconque de moyens
géométriques ou proportionnels
Supposons qu'on veuille insérer m moyens géométriques entre a et k. Alors le dernier terme
k en aura m+1 avant lui et la formule [d] deviendra : k = a r m+1
𝑘 𝑚+1 𝑘
Et comme l’inconnue, ici, est la raison r, on aura r m+1 = et r = √ ;
𝑎 𝑎
𝑚+1 𝑘
formule [e] r = √ ;
𝑎
c'est-à-dire qu'on obtiendra la raison cherchée en divisant le dernier terme par le premier, et
en extrayant du quotient la racine dont le degré est marqué par le nombre plus un des moyens à
insérer. Cette raison sera rarement entière; mais dans le cas où elle est moindre que l'unité, la
progression est décroissante.
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Remarque.
Si l'on insérait entre les termes consécutifs d'une progression donnée un même nombre de moyens
géométriques, on formerait une seule et même progression, parce que la raison serait la même
partout.
Soit la progression par quotient {a, b, c, d, …} qu'on écrit aussi de cette manière : {a, ar, ar2,
ar3, …arn-1} en nommant S la somme cherchée, on aura {a, ar, ar 2 , ar 3 , …ar n - 2 , ar n -
1 }. Si l’on multiplie tous les termes de cette égalité par la raison « r » , on
obtient : Sr = {ar, ar 2 , ar 3 , …ar n - 1 , ar n }
Et en retranchant la première somme “S” de celle-ci, on aura :
Sr – S = a r n – a ; o u S( r – 1 ) = a ( r n – 1 ) ;
𝑎(𝑟 𝑛 −1)
D’ où enfin la formule [f] : s = 𝑟−1
Application :
Soit à calculer la somme des 10 premiers termes de la progression S = 3 ;6 ;12 ;
24 ;……………..
3(210 −1)
Nous aurons s = = 3069
1
Les formules [ d ] ;[ e ] et [ f ] résolvent toutes les questions relatives aux progressions par
quotient.
La formule [f]peut aussi s’écrire:
𝑎(1−𝑟 𝑛 ) 𝑎 𝑎𝑟 𝑛
formule [g] : 𝑆 = 𝑜𝑢 𝑏𝑖𝑒𝑛 𝑆 = −
1−𝑟 1−𝑟 1−𝑟
𝑎 𝑎𝑟 𝑛
La première 1−𝑟 , constante, la seconde , susceptible de devenir d’autant plus petite que n
1−𝑟
sera grand car si r < 1 , ses puissances successives diminueront. On peut donc prendre un assez
𝑎𝑟 𝑛
grand nombre de termes pour que deviennent moindre que toute quantité assignable, et
1−𝑟
𝑎
Enfin, à l’infini on a rigoureusement S =1−𝑟
Exemple :
1 1 1 1 1
1, 3, 9, , , ,…
27 81 243
𝑎 1 3
Ainsi, dans la progression indéfinie : s = = 1 = 2.
1−𝑟 1−
3
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Nous avons jusqu’ici traité d’opérations qui se déroulent dans une durée de temps inférieur à
l’année. Les opérations dont la durée excède cette période sont qualifiées d’opérations à long
terme. Cette période est généralement décomposée en intervalles de temps réguliers appelés
périodes. La période peut être le mois, le trimestre, le semestre, l’année…etc.
I- Définition :
1- Intérêt composé :
Un placement ou un prêt est effectué à intérêt composé si, à la fin de chaque période, la valeur
acquise à intérêt simple sert de base de calcul de l’intérêt pour la période suivante et ce
processus continue jusqu’à la fin de la durée de l’opération.
2- Capitalisation :
La capitalisation est la transformation successive des intérêts en capital.
Exemple 1:
Assi a fait un dépôt à terme d’un montant de 2.000.000 F au taux d’intérêt composé annuel de
6% pour une durée de 3 ans.
Solution :
C3 = 2.000.000(1+0,06)3 = 2.382.032 F
Exemple 2:
Solution :
Remarque :
Il existe d’autres procédés théoriques de calcul de la valeur acquise pour un nombre non entier
de période ; par exemple le calcul de la valeur acquise rationnelle.
Dans ce cas, on calcule la valeur acquise à intérêt composé au bout de 3 ans puis le résultat est
placé à intérêt simple pour les 8 mois.
Cn = C + I d’où I = Cn - C.
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Exemple 2:
Exemple 3:
Quelle somme faut-il placer au taux annuel de 6% pour obtenir une somme de 3.000.000 F au
bout de 5 ans.
Solution :
On a A = V(1+i)-n
Et on en déduit Ec = V - A = V(1-(1+i)-n)
Exemple 4:
Un effet de valeur nominale 12.000.000 F échéant dans 5 ans est escompté à intérêts composés
au taux annuel de 8,5%.
Solution :
1- Taux équivalents
Définition :
Deux taux portant sur des périodes de capitalisation différentes sont dits équivalentes si, pour
un même capital donné et pour une même durée de placement, ils conduisent à la même valeur
à intérêts composés.
Soit C le capital placé pendant un an, ia, is, it et im respectivement les taux annuel, semestriel,
trimestriel et mensuel pour 1 F.
Dire que ces taux sont équivalents revient à écrire les égalités suivantes :
Exemple 5:
Calculons les taux semestriel, trimestriel et mensuel équivalents à un taux annuel de 17,5%.
Solution :
2- Taux proportionnels
Définition :
Deux taux portant sur des périodes de capitalisation différentes sont dits proportionnels si leur
rapport est égal au rapport des périodes de capitalisation correspondantes.
Ainsi on a ia/is = 12/6, ia/it = 12/3, ia/im = 12/1 d’où ia = 2is, ia = 4it, ia = 12im
Exemple 6:
Solution :
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Remarque :
A la suite d’un calcul de taux, il est recommandé de retenir cinq chiffres après la virgule, ce qui
correspond à trois chiffres après la virgule lorsque le taux est exprimé en pourcentage.
Définition :
Exemple 7 :
Solution :
A1 = [Link](1+0,06)-3 = [Link]
A2 = [Link](1+0,06)-5 = [Link]
Les deux capitaux ont la même valeur actuelle à l’époque 0. Ils sont dit équivalents au taux de
6%.
Remarque :
A intérêts composés, si l’équivalence est acquise à une date donnée alors elle est acquise à
n’importe quelle autre date. Tout comme à intérêts simples, on peut définir à intérêts composés
l’équivalence d’un effet à un groupe d’effets et l’équivalence de deux groupes d’effets.