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« Ny fianarana no lova tsara indrindra »
Mr SAHAZANIRINA
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Novembre 2020
Table des matières :
THEORIE DE LA LUMIERE……………………............................................................................………………………………..3
Effet photoélectrique...................................................................………………………………………………..……..4
Interférence lumineuse………………….………………………………………………………………………………………………….6
Interférence lumineuse avec les miroirs de Fresnel…………………………………………………………………………..8
Interférence lumineuse avec le Biprisme de Fresnel………………………………………………………………………….9
Propagation d’un mouvement vibratoire sinusoïdale……………………………………………………………………….10
Interférence mécanique……………………………………………………………………………………………………………………12
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THEORIE DE LA LUMIERE.
1. Les deux aspects de la lumière :
La lumière est une onde électromagnétique qui se propage dans le vide avec une vitesse fantastique
C = 3.10 m.s-1 dans le vide ou dans l’air. Elle a la dualité onde-corpuscule.
8
Nature ondulatoire : Une radiation de fréquence , de période T , a une longueur d’onde .
C C
C T
La nature ondulatoire est montrée par les phénomènes d’interférences lumineuses.
Nature corpusculaire : La lumière est constituée par des particules de masse nulle et de charge nulle
appelées photons. L’effet photoélectrique met en évidence la nature corpusculaire de la lumière.
2. Radiation et longueur d’onde :
La longueur d’onde de la lumière visible est comprise entre 0, 4 m et 0,8 m
micromètre 1 m 106 m
nanomètre 1nm 109 m
picomètre 1 pm 1012 m
0, 4 m 0,8 m
R R. X U .V Lumière visible I .R .ondes
Violet Bleu Jaune Rouge
0,40 0,48 0,58 0,75
Indigo Vert Orangé
0,80
Les sept couleurs principales de l’arc en ciel
Une radiation monochromatique est caractérisée par une seule longueur d’onde (d’onde une
couleur bien déterminée)
La lumière blanche (lumière du jour, du soleil) est constituée d’une infinité de lumière
monochromatique de toutes longueurs d’onde et de toutes couleurs.
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Chapitre 1: EFFET PHOTOELECTRIQUE
L’effet photoélectrique montre la nature corpusculaire de la lumière.
1. Energie d’un photon :
C 3 108 m.s 1 célérité de la lumière
C h = 6,62 10-34 J .s constante de Planck
E W h h
: fréquence (Hz)
: longueur d'onde (m)
Autres unités d’énergie :
Electron volt 1 e.V = 1,6.10-19 J (joule)
Méga électron volt 1 MeV = 1,6.10-13 J
2. Mise en évidence expérimentale de l’effet photoélectrique :
2.1. Dispositif expérimental :
Cellule photoélectrique C : la cathode recouverte par le métal à étudier
A : anode de tungstène
photons C- V : voltmètre qui mesure la tension U reglable
-
incidents + e - aux bornes du générateur.
A V + G : galvanomètre ou microampèremètre très
qui mesure l’intensité I du courant.
2.2. Observation et interprétation :
Le galvanomètre montre le passage d’un courant électrique dans le circuit. La cathode C
illuminée par la radiation incidente émet donc des électrons qui se dirigent vers l’anode A : cette
extraction d’électrons est appelé effet photoélectrique.
On peut conclure que la lumière est constituée par des particules « photons » dont le choc
avec les électrons du métal provoque l’expulsion de ces derniers. (Les électrons sont détachés du
métal).
masse 0
photon
charge 0
3. Définition :
On appelle effet photoélectrique l’extraction d’électrons par un métal convenablement éclairé.
4. Energie d’extraction – Fréquence seuil – Longueur d’onde seuil :
Pour un métal donné, l’effet photoélectrique n’est pas possible (ne se produit pas) que si l’énergie
du photon incident est suffisante c’est-à-dire supérieure à une valeur E0 ou W0 appelé énergie
d’extraction.
On appelle énergie d’extraction E0 On appelle fréquence seuil 0 , la On appelle longueur d’onde seuil
ou W0, l’énergie minimale nécessaire fréquence minimale de la photo 0 , la longueur d’onde maximale
pour extraire un électron du métal. incidente qui peut provoquer de la radiation incidente qui
l’effet photoélectrique. permet de produire l’effet
photoélectrique.
4
C 0 (m) ; 0 ( Hz )
E0 W0 h h0
0 E0 ( J )
E E0
Il y a effet photoélectrique si 0
0
5. Energie cinétique et vitesse d’un électron à la sortie du métal :
Si E < E0 : il n’y a pas extraction d’électrons, donc pas d’effet photoélectrique.
Si E = E0 : il y a effet photoélectrique, mais les électrons sont émis de la cathode avec une vitesse
nulle.
Si E > E0 : il y a effet photoélectrique. L’excès d’énergie E - E0 est emporté par l’électron sous
forme d’énergie cinétique. Donc l’énergie maximale d’un électron à la sortie de la cathode est :
EC E E0 ou WC W W0 EC : énergie cinétique
La vitesse d’un électron à la sortie du métal est telle que :
2 EC 2 ( E E0 ) 31
m 9,31.10 kg (masse d'un électron)
V 1
m m
V : vitesse d'électron (m.s )
6. Potentiel d’arrêt :
On appelle potentiel d’arrêt, le potentiel négatif U0 appliqué entre l’anode et la cathode et qui annule le
courant.
1 EC
U 0 : potentiel d'arret (V)
EC mV
. 2 e U0 U0 19
2 e e 1,6.10 C (charge élementaire)
5
Chapitre 2 : INTERFERENCE LUMINEUSE
On appelle interférence lumineuse, le phénomène de superposition de deux ondes lumineuses qui se
propagent à partir de deux sources lumineuses (synchrones et cohérentes).
L’interférence lumineuse met en évidence la nature ondulatoire (vibratoire) de la lumière.
1. Dispositif expérimentale : LES FENTES D’YOUNG
Champ S : source primaire de la lumière monochromatique
d’interférence de .
S1 F1 F1 et F2 : deux fentes fines.
M S1 et S2 : les deux sources secondaires synchrones
S a O Y a = S1 S2 : distance entre les deux sources
Secondaires. (m)
S2 F1 D : distance des sources secondaires à l’ecran. (m)
OM = x : position du point M de l’écran par
D Ecran E rapport à son centre O. (m)
Les deux fentes fines F1 et F2 sont éclairées par la fente source S et qui constituent les deux sources
secondaires S1 et S2 (phénomène de diffraction).
On appelle le champ d’interférence, la région de l’espace dans laquelle se superposent les 2 ondes
lumineuses de S1 et S2.
2. Conditions pour avoir un phénomène d’interférence lumineuse :
Il faut deux sources secondaires S1 et S2 synchrones et cohérentes.
L’écran d’observation se trouve dans le champ d’interférence.
a << D (a très inférieure à D).
3. Phénomène observé :
Sur l’écran E, on observe des franges ou raies d’interférence qui sont alternativement brillantes et
sombres (obscures).
I frange brillante
I frange centrale brillante (FCB)
frange sombre
4. Interfrange i :
L’interfrange i est la distance entre les milieux de deux franges de même nature consécutives.
D i : interfrange (m)
i
a : longueur d'onde (m)
5. Positions des franges sur l’écran :
x : distances de la frange à la frange centrale (m).
Frange brillante :
F .B : x k i avec k
Frange obscure :
F .O : x (k 0,5) i avec k
6
6. Nombre de franges brillantes et franges obscures :
Franges brillantes :
Y Y
k
2i 2i
Franges obscures :
Y Y
0,5 k 0,5
2i 2i
7. Phénomène de coïncidence :
7.1. Condition :
Le phénomène de coïncidence se produit lorsque la source primaire S émet deux radiations
monochromatiques de longueurs d’onde 1 et 2 .
7.2. Définition :
On appelle coïncidence, la superposition d’une frange brillante de la radiation 1 et avec une frange
brillante de la radiation 2 .
7.3. Détermination de l, n1 et n2 :
La première coïncidence se fait par le n1ème frange brillante de 1 et la n2ème frange brillante de 2 .
n1 2
l n1 1 n2 2
n2 1
7
Chapitre 3 : INTERFERENCE LUMINEUSE AVEC LES MIROIRS DE FRESNEL
1. Définition :
Ce dispositif est constitué de deux miroirs M1 et M2 qui font entre eux un angle très petit
( tan sin ).
A partir d’une source primaire S de la lumière monochromatique, on obtient deux images virtuelles S1
et S2 qui constituent les deux sources secondaires.
2. La marche des rayons lumineux :
: Angle entre les deux miroirs en (rad).
Champ S : source A : arrête E : écran
S d’interférence d1 = l = SA : distance de la source primaire S à l’arrête A.
d2 = L = AE : distance de l’arrête A à l’écran E.
M1 d1 Y
S1 d2
A d1 A
M2 Ecran E
S2 D = d1 + d2
3. Distance a = S1S2 :
a : m
a 2 d1 2 SA
: rad
4. Largeur du champ d’interférence :
Y : m
Y 2 d2 2 AE
: rad
8
Chapitre 4 : INTERFERENCE LUMINEUSE AVEC LE BIPRISME DE FRESNEL
1. Définition :
Ce dispositif est constitué de deux demi-prismes qui sont accolés suivant leurs bases.
Soit A l’angle du prisme et n l’indice de réfraction.
L’angle de déviation que subit la lumière en traversant un prisme est :
D (n 1) A
2. Marche des rayons lumineux :
champ d’interférence
S1
A
a S d1 D P d2 O Y
S2 Ecran
D = d1 + d2
P : prisme S : source E : écran d1 = SP d2 = PE a = S1S2
3. Calcul de a :
a : ( m)
a 2 D d1 2 D SP
D : (rad )
4. Largeur du champ d’interférence :
L 2 D d 2 2 D PE
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Chapitre 5 : PROPAGATION D’UN MOUVEMENT VIBRATOIRE SINUSOIDALE
I. LE MOUVEMENT VIBRATOIRE :
1. Définition :
Un point mobile (S) est animé d’un mouvement vibratoire sinusoïdale quand il se trouve
alternativement de la part et d’autre de sa position d’équilibre O. Il effectue donc un mouvement de va et
vient autour de cette position d’équilibre.
L’équation horaire du mouvement est :
y a sin (t )
La trajectoire est un segment de droite de longueur 2a.
Un mouvement d’aller et retour est appelé vibration ou une oscillation.
2. Vitesse du point M animé d’un mouvement vibratoire sinusoïdale :
Vitesse maximale pour y=0 passage à la position d’équilibre
Vmax a
Vitesse nulle V = 0 pour y = +a et y = -a.
3. Période et fréquence :
La période T est la durée d’une oscillation La fréquence N et le nombre d’oscillation par
complète. seconde.
2 : pulsation (rad ) 1 N : fréquence ( Hz )
T N
T : période (s) T T : période (s)
II. PROPAGATION :
1. Définition :
Un mouvement vibratoire s’éloigne de la source S et se progresse sous forme d’onde : on dit qu’il se
propage. La propagation d’une onde sinusoïdale est la transmission de proche en proche du mouvement
vibratoire créé par la source dans un milieu élastique (corde tendue, surface libre d’un liquide, ressort,…)
2. Onde transversale – Onde longitudinale :
Une onde est transversale si la direction de la Une onde est longitudinale si la vibration et la
propagation est perpendiculaire à la direction de la propagation sont parallèles.
vibration. Ex : ressort, propagation d’un gaz, …
Ex : propagation d’une corde tendue, …
3. Célérité de propagation :
La célérité d’une onde est sa vitesse de propagation dans un milieu élastique.
F : tension de la corde (N) ; V : vitesse de propagation (m.s -1 )
F F l
V avec : masse linéaire de la corde (kg.m)
m l : longueur de la corde (kg) ; m : masse de la corde
4. Longueur d’onde :
La longueur d’onde est la distance parcourue par le front d’onde pendant une période.
V
V T
N
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5. Equation horaire ou élongation :
A partir de la source S :
ys (t ) a sin ( t )
A partir du mouvement d’un point M du milieu élastique :
2 x
yM (t , x) a sin ( t )
Equation cartésienne ou aspect de la corde, de la surface libre du liquide :
On calcule d’abord la distance parcourue par l’onde pendant la durée t0.
On écrit l’équation cartésienne :
2 x
yM (t , x) a sin ( t0 ) en remplaçant t par t0.
On trace la courbe.
6. Problème de déphasage :
Considérons deux points M1 et M2. Le déphasage entre M1 et M2 est : 2 1 .
M1 et M2 vibrent en phase si 2k d’où la différence en marche est x2 x1 k donc M
vibrent en phase avec la source si x k .
M1 et M2 vibrent en opposition phase si (2k 1) d’où la différence en marche est
1
x2 x1 (2k 1) donc M vibrent en phase avec la source si x (2k 1) ( k ) .
2 2 2
M1 et M2 vibrent en quadrature de phase si (2k 1) d’où la différence en marche est
2
1
x2 x1 (2k 1) donc M vibrent en phase avec la source si x (2k 1) (k ) .
4 4 2 2
Nombre des points M vibrant en phase avec la l
source 0k
Nombre des points M vibrant en opposition 1 l 1
phase avec la source k
2 2
Nombre des points M vibrant en quadrature 1 2l 1
phase avec la source k
2 2
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Chapitre 6 : INTERFERENCE MECANIQUE
1. Définition :
L’interférence mécanique est le phénomène de superposition de deux mouvements vibratoires qui
se propagent à partir de deux sources synchrones et cohérentes.
Synchrones : même période
Cohérentes : en phase
2. Phénomène observé :
A la surface libre du liquide, on observe des franges d’interférence qui ont la forme d’arc
d’hyperbole.
3. Conditions d’interférences :
Pour avoir un phénomène d’interférence mécanique, il faut utiliser deux sources S1 et S2 :
De même nature (transversale)
Synchrones (même période, même pulsation, même fréquence)
En phase
4. Equations horaires du mouvement :
d 2 d1 : Différence de marche.
a. Elongation des deux sources :
yS1 (t ) yS2 (t ) a sin ( t )
b. Principe de superposition :
yM y1M y2 M OM OM1 OM 2
yM A sin t
c. Détermination de A et :
A 2 a cos d2 d1 (d 2 d1 )
yM (t ) 2 a cos d2 d1 sin t (d 2 d1 )
5. Points d’Amplitude maximale :
d 2 d1
Amax k
Nombre du points d'A max : Positions : Par rapport au milieu de
d [S1S2] :
d
k
d Par rapport à S1 : d1 k k
2 2 x
d 2
Par rapport à S2 : d 2 k
2 2
6. Points immobiles A = 0 :
d 2 d1
A0 k 0,5
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7. Récapitulation :
Sur le segment [S1S2] : Points d’Amax : Points immobiles :
AM 2a AM 0
d 2 d1 k 1
d 2 d1 k
2
Nombre : d d d 1 d 1
k k
2 2
P Par rapport à S 2 : d d 1
O d2 k d2 k
2 2 2 2 2
S
Par rapport à S1 : d d 1
I d1 k d1 k
T 2 2 2 2 2
I k 1
O Par rapport à I :
x x k
N
2 2 2
13