Les tables de multiplication
Un nouvel espoir
Didier Lesesvre
Aperçu
Plan du cours
• algorithme de multiplication : justifications et didactique
• tables de multiplication : programmes, histoire et astuces
• critères de divisibilité : programmes et règles
• typologie des problèmes multiplicatifs de Vergnaud
Plan du cours
• algorithme de multiplication : justifications et didactique
• tables de multiplication : programmes, histoire et astuces
• critères de divisibilité : programmes et règles
• typologie des problèmes multiplicatifs de Vergnaud
Ce qu’il faut en retenir
• des possibilités alternatives pour les élèves en difficulté
• des idées pour faire des activités et exercices
• la compréhension mathématique sous-jacente
Un peu d’histoire
Histoire des tables de multiplication
-4000 : tables babyloniennes, en base 60
-300 : tables chinoises en bambou
1er siècle avant JC : table de multiplication grecque
Histoire des tables de multiplication
-4000 : tables babyloniennes, en base 60
-300 : tables chinoises en bambou
1er siècle avant JC : table de multiplication grecque
Ailleurs dans le monde....
• Aux États-Unis, elles vont jusqu’à 12
• En Chine, elles ont une importance fondamentale
La plus ancienne table de multiplication
Tsinghua Bamboo Slips, 305 BC Nine-nine song, XVIe siècle
Les tables de multiplication
Des représentations contemporaines
Programmes
Attendus et programmes
Deux objectifs
• donner un sens à l’opération
• être capable de calculer
Attendus et programmes
Deux objectifs
• donner un sens à l’opération
• être capable de calculer
Multiplications dans les programmes
• CE1 : sens des multiplications
• CE2 : algorithme de calcul posé
• CM2 : multiplications avec des décimaux
Attendus et programmes
Tables de multiplication
• CP : moitiés et doubles
• CE1 : tables de 2, 3, 4, 5, 10
• CE2 : tables de 6, 7, 8, 9, 100
Attendus et programmes
Tables de multiplication
• CP : moitiés et doubles
• CE1 : tables de 2, 3, 4, 5, 10
• CE2 : tables de 6, 7, 8, 9, 100
Critères de divisibilité
• CM1 : par 2, 5, 10
• CM2 : par 3, 9
Quelques remarques
Idée : avoir des automatismes
• accélérer le calcul
• libérer la réflexion
• travailler la mémoire
• comprendre la structure des nombres
Algorithmes de multiplication
Comment calculer sans (trop) réfléchir ?
Rappels sur la numération décimale
Un nombre écrit sous forme décimale an an−1 · · · a1 a0 signifie
an × 10n + an−1 × 10n−1 + · · · + a1 × 10 + a0 × 1
Rappels sur la numération décimale
Un nombre écrit sous forme décimale an an−1 · · · a1 a0 signifie
an × 10n + an−1 × 10n−1 + · · · + a1 × 10 + a0 × 1
Exemples
• 13 = 1 × 101 + 3 × 100 = 13 × 10 + 3
• 1789 = 1 × 103 + 7 × 102 + 8 × 101 + 9 × 100
Difficulté cachée
Les algorithmes de multiplication posée reposent sur... la
distributivité (qui est au programme de 5e !)
(a + b)(c + d) = ac + ad + bc + bd
Difficulté cachée
Les algorithmes de multiplication posée reposent sur... la
distributivité (qui est au programme de 5e !)
(a + b)(c + d) = ac + ad + bc + bd
En effet,
72 × 38 = (70 + 2)(30 + 8) = 70 × 30 + 70 × 8 + 2 × 30 + 2 × 8
Notre algorithme habituel
Notre algorithme habituel
Notre algorithme habituel
Comment amener, justifier, construire cet algorithme ?
Notre algorithme habituel
Comment amener, justifier, construire cet algorithme ?
Des salades et du sens
Construction du sens : artifice de l’addition ?
Des cordelettes pour modéliser
Vers une abstraction, mais encore manipulable
Des cordelettes distributives
Retour à 72 × 38
Deux méthodes à amener et à conceptualiser :
• compter les intersections
• garder en tête la signification des cordes de 10
Une multiplication posée en détails
Les résultats intermédiaires rappellent le sens
Retour aux sources
D’autres méthodes ?
Un voyage à travers le temps et l’espace
Par jalousie (per gelosia)
Préparez vos tables de multiplication !
Les bâtons de Napier
Les bâtons de Na-
pier sont un outil de
calcul basé sur les
tables de multiplica-
tion et la numéra-
tion de position
Les bâtons de Napier – un exemple
Le résultat de la multiplication se lit presque directement !
Méthode japonaise
42 × 23
C’est la méthode des cordelettes !
Méthode japonaise
132 × 213
Avec seulement des divisions par 2
Avec seulement des divisions par 2
Multiplications avec les seules tables de 2
On divise un côté par 2, on multiplie l’autre par 2
Si on a un nombre impair à diviser, on lui retranche 1
On somme les lignes correspondant aux impairs
18 × 37 = 666
Avec seulement des divisions par 2
Multiplications avec les seules tables de 2
On divise un côté par 2, on multiplie l’autre par 2
Si on a un nombre impair à diviser, on lui retranche 1
Preuve : Utilisez la décompositions en base 2 :
n = an · · · a1 a0 (2) = an 2n + · · · a1 21 + a0 20
Défi : à vous de jouer !
Tables de multiplications
Trucs, astuces... et la magie noire qui s’y cache
Esprit du cours
Attention : je ne connais pas mes tables de multiplication
Il existe des astuces, moyens mnémotechniques, ...
Esprit du cours
Attention : je ne connais pas mes tables de multiplication
Il existe des astuces, moyens mnémotechniques, ...
Objectif : comprendre ce qui est caché derrière, les propriétés des
nombres et du calcul qui rendent valide ces recettes-miracles
Par 10, 100, etc.
Par 10, 100, etc.
Multiplication par 10, 100...
On ajoute le même nombre de zéros à la fin du nombre entier
Exemple : 4 × 10 = 40 ou 123 × 100 = 12300
Par 10, 100, etc.
Multiplication par 10, 100...
On ajoute le même nombre de zéros à la fin du nombre entier
Exemple : 4 × 10 = 40 ou 123 × 100 = 12300
Preuve : écriture décimale (en base 10) du nombre
n = an 10n + · · · + a1 101 + a0 100 = an · · · a1 a0
Par 10, 100, etc.
Multiplication par 10, 100...
On ajoute le même nombre de zéros à la fin du nombre entier
Exemple : 4 × 10 = 40 ou 123 × 100 = 12300
Preuve : écriture décimale (en base 10) du nombre
n = an 10n + · · · + a1 101 + a0 100 = an · · · a1 a0
10n = an 10n+1 + · · · + a1 101+1 + a0 100+1 +0 × 100 = an · · · a1 a0 0
Par 10, 100, etc.
Multiplication par 10, 100...
On ajoute le même nombre de zéros à la fin du nombre entier
Exemple : 4 × 10 = 40 ou 123 × 100 = 12300
Preuve : écriture décimale (en base 10) du nombre
n = an 10n + · · · + a1 101 + a0 100 = an · · · a1 a0
10n = an 10n+1 + · · · + a1 101+1 + a0 100+1 +0 × 100 = an · · · a1 a0 0
10k n = an 10n+k + · · · + a1 101+k + a0 100+k +0 × 10k−1 + · · · + 0 × 100
Par 10, 100, etc.
Multiplication par 10, 100...
On ajoute le même nombre de zéros à la fin du nombre entier
Exemple : 4 × 10 = 40 ou 123 × 100 = 12300
Preuve : écriture décimale (en base 10) du nombre
n = an 10n + · · · + a1 101 + a0 100 = an · · · a1 a0
10n = an 10n+1 + · · · + a1 101+1 + a0 100+1 +0 × 100 = an · · · a1 a0 0
10k n = an 10n+k + · · · + a1 101+k + a0 100+k +0 × 10k−1 + · · · + 0 × 100
= an · · · a1 a0 0| ·{z
· · 0}
k zéros
Par 10, 100, etc.
Multiplication par 10, 100...
On ajoute le même nombre de zéros à la fin du nombre entier
Exemple : 4 × 10 = 40 ou 123 × 100 = 12300
Preuve : écriture décimale (en base 10) du nombre
n = an 10n + · · · + a1 101 + a0 100 = an · · · a1 a0
10n = an 10n+1 + · · · + a1 101+1 + a0 100+1 +0 × 100 = an · · · a1 a0 0
10k n = an 10n+k + · · · + a1 101+k + a0 100+k +0 × 10k−1 + · · · + 0 × 100
= an · · · a1 a0 0| ·{z
· · 0}
k zéros
• intérêt de la notation positionnelle
• transposition aux autres bases
• attention aux décimaux !
Calcul réfléchi
Le calcul réfléchi est un calcul utilisant consciemment des
propriétés des nombres et des opérations (6= algorithmes)
Calcul réfléchi
Le calcul réfléchi est un calcul utilisant consciemment des
propriétés des nombres et des opérations (6= algorithmes)
Propriétés souvent utilisées
• numération positionnelle
• commutativité a × b = b × a
• distributivité a × (b + c) = a × b + a × c
• décomposition additive par 5 ou 10
• identités remarquables
• etc.
Par 9, pour les nombres à un chiffre
Par 9, pour les nombres à un chiffre
Multiplication par 9 : valeur de 9 × k
Dizaines : données par k − 1
Unités : données par le complément à 9 de k
Avec les mains : plier le doigt numéro k.
Les doigts avant sont les dizaines, les doigts après sont les unités :
on « lit » le résultat sur les mains
Exemple : 9 × 7 = 63
Par 9, pour les nombres à un chiffre
Multiplication par 9 : valeur de 9 × k
Dizaines : données par k − 1
Unités : données par le complément à 9 de k
Avec les mains : plier le doigt numéro k.
Les doigts avant sont les dizaines, les doigts après sont les unités :
on « lit » le résultat sur les mains
Exemple : 9 × 7 = 63
Preuve : on utilise 9 = 10 − 1 et on développe
9 × k = (10 − 1) × k = 10k − k = 10(k − 1) + (10 − k)
= (k − 1)(10 − k)
Par 9, pour les nombres à un chiffre
Multiplication par 9 : valeur de 9 × k
Dizaines : données par k − 1
Unités : données par le complément à 9 de k
Avec les mains : plier le doigt numéro k.
Les doigts avant sont les dizaines, les doigts après sont les unités :
on « lit » le résultat sur les mains
Exemple : 9 × 7 = 63
Preuve : on utilise 9 = 10 − 1 et on développe
9 × k = (10 − 1) × k = 10k − k = 10(k − 1) + (10 − k)
= (k − 1)(10 − k)
• utilisation des compléments à 10
• transpose aux autres bases, i.e. mains à b doigts
Avec les doigts
Avec les doigts
Multiplication par 6, 7, 8, 9 i.e. 5 + k
Replier k doigts
Dizaines : additionner les doigts repliés
Unités : multiplier les doigts levés
Exemple : 7 × 8 = 56
Avec les doigts
Multiplication par 6, 7, 8, 9 i.e. 5 + k
Replier k doigts
Dizaines : additionner les doigts repliés
Unités : multiplier les doigts levés
Exemple : 7 × 8 = 56
Preuve : on développe (5 + x) × (5 + y )
(5 + x)(5 + y ) = 10(x + y ) + (5 − x)(5 − y )
Attention : Il faut s’assurer que 0 6 (5 − x)(5 − y ) 6 9 ! (et
sinon ?)
Par 11, nombres à deux chiffre
Par 11, nombres à deux chiffre
Multiplication par 11
Écarter les deux chiffres, et mettre la somme au milieu
Exemple : 11 × 16 = 176
Par 11, nombres à deux chiffre
Multiplication par 11
Écarter les deux chiffres, et mettre la somme au milieu
Exemple : 11 × 16 = 176
Peut aussi marcher avec d’autres nombres : 11 × 721 = 7931
Preuve : on développe avec 11 = 10 + 1
11 × ab = (10 + 1) × (10a + b)
= 100 × a + (10 × a + 10 × b) + 1 × b
= 100a + 10(a + b) + b = a(a + b)b
Par 11, nombres à deux chiffre
Multiplication par 11
Écarter les deux chiffres, et mettre la somme au milieu
Exemple : 11 × 16 = 176
Peut aussi marcher avec d’autres nombres : 11 × 721 = 7931
Preuve : on développe avec 11 = 10 + 1
11 × ab = (10 + 1) × (10a + b)
= 100 × a + (10 × a + 10 × b) + 1 × b
= 100a + 10(a + b) + b = a(a + b)b
Attention : Il faut s’assurer que 0 6 a + b 6 9 ! (et sinon ?)
Les carrés de nombres terminant par 5
Les carrés de nombres terminant par 5
2
Calcul de n5
Le résultat se termine par 25
Les centaines sont données par n(n + 1)
Exemple : 1352 = (13 × 14)25 = 18225
Les carrés de nombres terminant par 5
2
Calcul de n5
Le résultat se termine par 25
Les centaines sont données par n(n + 1)
Exemple : 1352 = (13 × 14)25 = 18225
Preuve : on utilise l’écriture décimale
2
n5 = (10n + 5)2 = 100n2 + 100n + 25 = 100n(n + 1) + 25
Les carrés de nombres terminant par 5
2
Calcul de n5
Le résultat se termine par 25
Les centaines sont données par n(n + 1)
Exemple : 1352 = (13 × 14)25 = 18225
Preuve : on utilise l’écriture décimale
2
n5 = (10n + 5)2 = 100n2 + 100n + 25 = 100n(n + 1) + 25
Exercice : Que dire des nombres se terminant par 125 ?
Méthodes de Tachtenberg
D’autres « recettes » existent !
• multiplication par 3
Soustraire le dernier chiffre à 10, le multiplier par deux et
ajouter 5 s’il est impair
• multiplication par 5
La moitié du voisin de droite, + 5 si le chiffre est impair. Si le
multiplicande est impair, recopier 5, s’il est pair recopier 0.
• multiplication par 7
Doubler chaque chiffre et ajouter la moitié du voisin de droite,
+ 5 si le chiffre est impair.
• etc.
Méthodes de Tachtenberg
D’autres « recettes » existent !
• multiplication par 3
Soustraire le dernier chiffre à 10, le multiplier par deux et
ajouter 5 s’il est impair
• multiplication par 5
La moitié du voisin de droite, + 5 si le chiffre est impair. Si le
multiplicande est impair, recopier 5, s’il est pair recopier 0.
• multiplication par 7
Doubler chaque chiffre et ajouter la moitié du voisin de droite,
+ 5 si le chiffre est impair.
• etc.
Défi : sauriez-vous justifier ces règles ?
Calcul modulaire
Ou comment rendre rigoureux "3=0" ?
Rappels sur le calcul modulaire
Calcul modulaire
Raisonner modulo truc, c’est raisonner « à truc près » i.e. on
considère truc comme valant zéro en plus des règles usuelles :
a≡b mod k si k | a − b
i.e. si a et b diffèrent d’un multiple de k, ou encore que a et b
sont égaux « à k près »
Exemples naturels
• les heures sur un cadran : modulo 12
• les minutes sur un cadran : modulo 60
• la parité : modulo 2
• numéro INSEE : modulo 97
Le jeu de Nim
Le jeu de Nim
• chacun retire 1, 2 ou 3 bâtons
• celui retirant le dernier a perdu
Le jeu de Nim
• chacun retire 1, 2 ou 3 bâtons
• celui retirant le dernier a perdu
On peut toujours faire en sorte que 4 bâtons exactement soient
retirés après deux coups.
Le jeu de Nim
• chacun retire 1, 2 ou 3 bâtons
• celui retirant le dernier a perdu
On peut toujours faire en sorte que 4 bâtons exactement soient
retirés après deux coups.
Stratégie gagnante : On peut gagner dès que n ≡ 1 mod 4
Population des caméléons
Population des caméléons
Sur une île, les caméléons peuvent prendre trois couleurs : rouge,
vert ou jaune. Lorsque deux d’entre eux, de couleurs différentes, se
rencontrent, ils prennent immédiatement la troisième couleur.
Se peut-il qu’à un moment donné ils aient tous la même couleur ?
La solution modulaire
Prenons le cas de
• J = 17 caméléons jaunes
• R = 24 caméléons rouges
• B = 28 caméléons bleus
La solution modulaire
Prenons le cas de
• J = 17 caméléons jaunes
• R = 24 caméléons rouges
• B = 28 caméléons bleus
Les modifications possibles sont du type
(J, R, B) 7! (J + 2, R − 1, B − 1)
La solution modulaire
Prenons le cas de
• J = 17 caméléons jaunes
• R = 24 caméléons rouges
• B = 28 caméléons bleus
Les modifications possibles sont du type
(J, R, B) 7! (J + 2, R − 1, B − 1)
L’ensemble {J, R, B} demeure invariant modulo 3
La solution modulaire
Prenons le cas de
• J = 17 caméléons jaunes
• R = 24 caméléons rouges
• B = 28 caméléons bleus
Les modifications possibles sont du type
(J, R, B) 7! (J + 2, R − 1, B − 1)
L’ensemble {J, R, B} demeure invariant modulo 3
Conclusion : Puisque J ≡ 2, R ≡ 0 et B ≡ 1 modulo 3, une seule
des populations peut arriver à zéro !
Propriétés du calcul modulaire
Esprit : les congruences se comportent presque « comme l’égalité »
Propriétés du calcul modulaire
Esprit : les congruences se comportent presque « comme l’égalité »
• on a toujours a ≡ a
• si a ≡ b alors b ≡ a
• si a ≡ b et b ≡ c alors a ≡ c
• si a ≡ b et c ≡ d, alors a + c ≡ b + d
• si a ≡ b et c ≡ d, alors a × c ≡ b × d
• si a ≡ b alors k × a ≡ k × b...
Critères de divisibilité
Les critères... et enfin des explications
Critère de divisibilité par 2
Critère de divisibilité par 2
Critère de divisibilité par 2
Le chiffre des unités est divisible par 2 (i.e. pair)
Exemple : 1764 est pair, 2021 est impair
Critère de divisibilité par 2
Critère de divisibilité par 2
Le chiffre des unités est divisible par 2 (i.e. pair)
Exemple : 1764 est pair, 2021 est impair
Preuve : on raisonne modulo 2, toutes les puissances de 10 sont
paires, donc seule la première compte :
an · · · a1 a0 = an × 10n + · · · a1 × 10 + a0
≡ an × 0 + · · · + a1 × 0 + a0 mod 2
≡ a0 mod 2
Critère de divisibilité par 3
Critère de divisibilité par 3
Critère de divisibilité par 3
La somme des chiffres est divisible par 3
Exemple : 2022 est divisible par 3, mais pas 2021
Critère de divisibilité par 3
Critère de divisibilité par 3
La somme des chiffres est divisible par 3
Exemple : 2022 est divisible par 3, mais pas 2021
Preuve : Modulo 3, les puissances de 10 valent 1, donc
an · · · a1 a0 = an × 10n + · · · a1 × 10 + a0
≡ an × 1 + · · · + a1 × 1 + a0 × 1 mod 3
≡ an + · · · + a1 + a0 mod 3
Critère de divisibilité par 4
Critère de divisibilité par 4
Critère de divisibilité par 4
Les deux derniers chiffres forment un nombre divisible par 4
Exemple : 1868 est divisible par 4, mais pas 2022
Critère de divisibilité par 4
Critère de divisibilité par 4
Les deux derniers chiffres forment un nombre divisible par 4
Exemple : 1868 est divisible par 4, mais pas 2022
Preuve : Modulo 4, 100 est nul ainsi que les suivants, donc seuls
les chiffres devant les facteurs 1 et 10 comptent :
an · · · a1 a0 = an × 10n + · · · a1 × 10 + a0
≡ an × 0 + · · · + a2 × 0 + a1 a0 mod 4
≡ a1 a0 mod 4
Un exemple de situation de recherche
Un exemple de situation...
Un exemple de situation...
Critère de divisibilité par 5
Critère de divisibilité par 5
Critère de divisibilité par 5
Le dernier chiffre est divisible par 5 (i.e. 5 ou 0)
Exemple : 2025 est divisible par 5, mais pas 5553
Critère de divisibilité par 5
Critère de divisibilité par 5
Le dernier chiffre est divisible par 5 (i.e. 5 ou 0)
Exemple : 2025 est divisible par 5, mais pas 5553
Preuve : modulo 5, 10 est nul donc seul le dernier chiffre compte
an · · · a1 a0 = an × 10n + · · · a1 × 10 + a0
≡ an × 0 + · · · + a1 × 0 + a0 mod 5
≡ a0 mod 5
Critère de divisibilité par 6
Critère de divisibilité par 6
Critère de divisibilité par 6
Il doit être divisible par 2 et par 3
Par le théorème chinois, puisque 2 et 3 sont premiers entre eux et
6 = 2 × 3, il suffit de vérifier la divisibilité par 2 et par 3.
Critère de divisibilité par 10
Critère de divisibilité par 10
Critère de divisibilité par 10
Le dernier chiffre doit être 0
Exemple : 2010 est divisible par 10, mais pas 10003
Critère de divisibilité par 10
Critère de divisibilité par 10
Le dernier chiffre doit être 0
Exemple : 2010 est divisible par 10, mais pas 10003
Preuve : les puissances de 10 sont nulles modulo 10, hormis 100
an · · · a1 a0 = an × 10n + · · · a1 × 10 + a0
≡ an × 0 + · · · + a1 × 0 + a0 mod 10
≡ a0 mod 10
Critère de divisibilité par 10
Critère de divisibilité par 10
Le dernier chiffre doit être 0
Exemple : 2010 est divisible par 10, mais pas 10003
Preuve : les puissances de 10 sont nulles modulo 10, hormis 100
an · · · a1 a0 = an × 10n + · · · a1 × 10 + a0
≡ an × 0 + · · · + a1 × 0 + a0 mod 10
≡ a0 mod 10
Extension : divisible par 10k si les k derniers chiffres sont 0
Un peu de démystification
Tous ces critères reposent sur le système décimal de position
On a 10 = 2 × 5, donc 2 et 5 ont des statuts particuliers
Un peu de démystification
Tous ces critères reposent sur le système décimal de position
On a 10 = 2 × 5, donc 2 et 5 ont des statuts particuliers
Combien de chiffres ?
Le critère de divisibilité de 2a × 5b nécessite de regarder les
max(a, b) derniers chiffres.
Exercice : Sauriez-vous le justifier ?
Preuve par 9
Preuve par 9
Preuve par 9
La somme des chiffres est inchangée par addition
Exemple : 35426+1242=36668, somme des chiffres : 29
C’est une condition nécessaire, mais non suffisante (permutation
des chiffres, différence par un multiple de 9, etc.)
Preuve par 9
Preuve par 9
La somme des chiffres est inchangée par addition
Exemple : 35426+1242=36668, somme des chiffres : 29
C’est une condition nécessaire, mais non suffisante (permutation
des chiffres, différence par un multiple de 9, etc.)
Preuve : les puissances de 10 sont 1 modulo 9
an · · · a1 a0 = an × 10n + · · · + a1 × 10 + a0
≡ an × 1 + · · · + a1 × 1 + a0 mod 9
≡ an + · · · + a1 + a0 mod 9
Preuve par 9
Preuve par 9
La somme des chiffres est inchangée par addition
Exemple : 35426+1242=36668, somme des chiffres : 29
C’est une condition nécessaire, mais non suffisante (permutation
des chiffres, différence par un multiple de 9, etc.)
Preuve : les puissances de 10 sont 1 modulo 9
an · · · a1 a0 = an × 10n + · · · + a1 × 10 + a0
≡ an × 1 + · · · + a1 × 1 + a0 mod 9
≡ an + · · · + a1 + a0 mod 9
Similairement, preuve par 11 : car 10 ≡ −1 mod 11, donc la
somme est alternée
Problèmes multiplicatifs
La typologie de Vergnaud
Typologie de Vergnaud
Catégorisation des problèmes additifs et soustractifs
Typologie de Vergnaud
Objectif : fournir aux enseignants des données suffisantes pour
appréhender de manière exhaustive l’ensemble des catégories des
problèmes additifs et multiplicatifs à proposer aux élèves
Deux types de problèmes
• problèmes ternaires
• problèmes quaternaires
Problèmes ternaires
• n fois plus/moins
• Pierre a 15 billes, Paul en a trois fois plus
Problèmes ternaires
• n fois plus/moins
• Pierre a 15 billes, Paul en a trois fois plus
• produit cartésien A × B
• On a trois entrées et 4 plats, combien de repas/combinaisons ?
Problèmes ternaires
• n fois plus/moins
• Pierre a 15 billes, Paul en a trois fois plus
• produit cartésien A × B
• On a trois entrées et 4 plats, combien de repas/combinaisons ?
• configuration rectangulaire
• la largeur du terrain fait x m, la longueur fait y m, quelle est la
surface ?
Problèmes quaternaires
Correspondent essentiellement aux problèmes de quatrième
proportionnelle, dans un sens ou dans l’autre, dans une situation
de proportionnalité
Ils sont de quatre types
Multiplication
Si 1 boîte vaut a, combien
valent b boîtes ?
Multiplication
Si 1 boîte vaut a, combien
valent b boîtes ?
Division-quotition
"Quel est le nombre de parts ?"
Si 1 boîte vaut a, combien de
boîtes valent c ?
Division-quotition
"Quel est le nombre de parts ?"
Si 1 boîte vaut a, combien de
boîtes valent c ?
Division-partition
"Quelle est la valeur d’une part ?"
Si b boîtes valent c, combien
vaut 1 boîte ?
Division-partition
"Quelle est la valeur d’une part ?"
Si b boîtes valent c, combien
vaut 1 boîte ?
Quatrième proportionnelle
Si a boîtes valentb, combien
valent c boîtes ?
Quatrième proportionnelle
Si a boîtes valentb, combien
valent c boîtes ?
Merci !
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