Edgewise Copie
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ORTHODONTIE
CLINIQUE
JP ORTIAL
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1)- HISTORIQUE.
Le Dr. Edward H. ANGLE est né le 1er Juin 1855, à Herrick dans l’état de Pensylvanie.
Il fût diplômé du Collège Dentaire de Pensylvanie en 1878.
Il enseigna et pratiqua l’Orthodontie à Minneapolis et prit une part toujours plus
grande aux activités scientifiques et professionnelles de son pays.
Il publia son premier article en 1886. En 1897, il était Professeur en Sciences Dentai-
res à la Northwestern University et il enseignait également au Collège Dentaire «Marion
Sims» à l’université de Washington. Mais en 1900, le Dr. Angle créa sa propre école afin
d’y enseigner l’Orthodontie en tant que spécialité.
Sa vie durant il cherche à atteindre la perfection dans son travail. Il fût un innovateur,
mû par un désir constant d’amélioration et de progrès resté en vigueur dans le monde
entier. Sa méthode Edgewise ainsi que sa Classification demeurent à l’avant-garde de
l’Orthodontie.
En 1911 naît le «Pin and Tube»; ANGLE, désireux de supprimer les ligatures trac-
tant directement les dents, bague les six dents antérieures et l’arc formé en fonction de
la déformation, est modifié progressivement vers une forme idéale. Cet appareillage est
l’ancêtre du BEGG.
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En 1913, ANGLE combine les avantages des bagues antérieures du Pin and Tube et
la préformation de l’arc, il invente, (nous dirions aujourd’hui, design) «le Ribbon Arch»,
l’arc ruban. C’est un arc souple courbé sur sa plus grande largeur, vendu préformé en
plusieurs dimensions et inséré dans les bagues et dont l’élasticité très grande permet peu
à peu la correction des malpositions.
Ces trois appareils nous éclairent sur les soucis d’Edward ANGLE; il croyait à l’ex-
pansion, à l’allongement des arcades. Il était persuadé, malgré les sarcasmes de CASE, que
la nature ne pouvait se tromper et, qu’une fois les dents replacées en parfaite occlusion,
la croissance adaptative des bases osseuses entérinerait la correction mécanique; c’est ici
que la notion d’occlusion apparaît. L’Ecole Occlusionniste naît engendrée par les principes
fondamentaux d’ANGLE, auxquels souscrivent les parodontologistes, les gnathologistes
et les orthodontistes modernes:
- la nécessité des contacts proximaux des dents sur une arcade normale en forme et
en dimension.
- la nécessité de rapports cuspidiens normaux, et comme il fallait définir ces rap-
ports cuspidiens idéaux, ANGLE décrivit ses trois Classes tant critiquées, mais tellement
représentatives des malocclusions et, comme il considérait que la position des dents de
six ans était immuable, il en fit le critère et sa classification.
CLASSE I : Les dents de six ans sont en occlusion mésio-distale normale, les molaires
maxillaires distales d’une 1/2 cuspide par rapport à leurs antagonistes mandibulaires.
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CLASSE II : Les dents de six ans mandibulaires sont en relation distale par rapport
aux supérieures d’au moins une demi cuspide.
a) La Classe II est dite Division 1 lorsque les incisives supérieures sont en vestibulo-po-
sition.
b) La Classe II est dite Division 2 quand les deux incisives centrales supérieures sont en
linguo-version.
De plus nous parlons de subdivision lorsque l’occlusion molaire n’est inversée que d’un
seul côté, certains auteurs disent également "simultané".
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CLASSE III : Les dents de six ans mandibulaires sont en relation mésiale par rapport
aux supérieures d’au moins une demi cuspide et si l’occlusion molaire n’est mésiale que
d’un seul côté, nous parlons de subdivision.
Enfin, 3ème conception d’ANGLE, qu’il disait capitale, et sur laquelle il insistait sans
cesse et dont il pensait que tout dépendait, c’est l’inclinaison axiale verticale normale des
dents. STRANG qui fut son élève dit, que cette notion (qui l’a obsédé toute sa vie) était
issue de la nécessité, qu’ANGLE avait pressentie de reculer, de distaler les dents de l’ar-
cade maxillaire pour obtenir une occlusion idéale et que distaler implique vraiment un
mouvement rectiligne de toute la dent, couronne racine (les racines des dents distalées
devant être parallèles l’une à l’autre).
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I - Dans le 1er ORDRE les mouvements vestibulo-linguaux, les rotations, les ingres-
sions et les égressions sont compris.
II - Dans le 2ème ORDRE se placent les versions mésiales et distales des dents.
III -Dans le 3ème ORDRE sont groupés les mouvements coronaires et radiculaires
déterminés par le torque.
ANGLE disait à ses élèves «Tout ce que vous pouvez faire pour corriger les dents,
c’est de les pousser, de les tirer, de les retourner. Je vous ai donné l’appareil , pour l’amour
de Dieu, servez-vous en !».
Mais lorsque ce génial orthodontiste meurt 2 ans plus tard en 1930, croyait-il encore
à la perfection de la Nature ? Ses plus proches disciples ne le croient pas, et les plus pres-
tigieux d’entre eux se penchent sur d’autres problèmes qu’a sûrement évoqués le Maître
devant eux, mais qu’il n’a pas élucidés, certains comme STRANG et BRODIE appliquèrent
toujours la technique originale d’ANGLE sans la modifier.
«Si l’opérateur, écrit-il, est assez adroit pour s’en servir, c’est un appareil qui est sûr
et actif si vous connaissez votre mécanique et si vous êtes assez habile pour la mettre en
pratique, votre travail doit être facilité. Toutefois, il ne faut pas vous attendre à devenir
expert dans le maniement des appareils fixes avant une période de trois à cinq ans».
D’autres, ensuite, tels RICKETTS, BURSTONE ou JARABAK ont apporté, basées sur
des considérations scientifiques et personnelles, des modifications à la technique originale.
Mais toutes ces techniques modifiées ne sont quand même que les enfants de l’Edgewise
qu’inventa Edward H. ANGLE.
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S
Na
Pr
S-O
ENP
ENA
A
Ar B
Me
POINT S : centre de la selle turcique (l’image arrondie de cette cavité peut être visualisée
en masquant la projection des apophyses clinoïdes antérieures et postérieures).
POINT NASION ( N ou NA) : point situé le plus haut et en avant de la suture fronto-
nasale.
POINT A : point situé au plus profond de la concavité antérieure de la partie antérieure
du maxillaire, la tête étant orientée suivant le plan horizontal de Francfort.
POINT B : point situé au plus profond de la concavité antérieure de la symphyse men-
tonnière, la tête étant orientée suivant le plan horizontal de Francfort.
POINT PORION (Pr) : point supérieur de l’image du conduit auditif.
POINT EPINE NASALE ANTERIEURE (ENA) : point le plus antérieur de la jonction
entre le plancher des fosses nasales et la partie supérieure de la concavité antérieure du
maxillaire.
POINT SOUS-ORBITAIRE (S-O) : point le plus inférieur du rebord orbitaire (dans le
cas où 2 images sont repérables sur le cliché radiographique, une position moyenne sera
choisie).
POINT EPINE NASALE POSTERIEURE (ENP) : point le plus postérieur de la jonction
entre le plancher des fosses nasales et le plafond de la cavité buccale.
POINT MENTON (Me) : point situé le plus bas de la symphyse mentonnière, la tête étant
orientée suivant le plan de Francfort horizontal.
POINT ARTICULARE (Ar) : intersection du bord postérieur de la branche montante de
la mandibule avec la partie inférieure du rebord occipital.
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Ligne SN
Plan de Francfort
Ligne NA
Ligne
Esthétique
Ligne NB
Plan mandibulaire
Axe de l'incisive
mandibulaire
Plan d'occlusion
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LigneLigne
NB NB
Ligne NB
Plan Plan
Plan
d'occlusion
d'occlusion PointPoint
A A
Total Total d'occlusion Point A
Total
chin chin
chin PointPoint
Ao Ao
Point Ao
UpperUpper
Upper
lip lip
lip PointPoint
Bo Bo Ao-BoAo-Bo
Point Bo Ao-Bo
PointPoint
B B
Point B
PointPoint
Point
articulare
articulare LigneLigne ENA-ENP
ENA-ENP
articulare Ligne ENA-ENP
Hauteur
Hauteur
Hauteur
faciale
faciale
postérieurefaciale
postérieure Hauteur
Hauteur
postérieure Hauteur
faciale
faciale
faciale
antérieure
antérieure
antérieure
Plan Plan
Plan
mandibulaire
mandibulaire
mandibulaire
LES MENSURATIONS CEPHALOMETRIQUES.
ANGLE SNA : angle formé par l’intersection des lignes SN et NA. Il permet d’apprécier
la position du maxillaire dans le sens antéropostérieur, par rapport à la base du crâne. Il
es souhaitable qu’il se situe aux environs de 82°.
ANGLE SNB : angle formé par l’intersection des lignes SN et NB. Il permet d’apprécier
la position de la mandibule dans le sens antéropostérieur, par rapport à la base du crâne.
Il est souhaitable qu’il se situe aux environs de 80°.
ANGLE ANB : angle formé par l’intersection des lignes NA et NB. Il permet d’apprécier
la relation qui existe, dans le sens antéropostérieur, entre le maxillaire et la mandibule.
Il est souhaitable qu’il se situe aux environs de 2°.
ANGLE FMA (Francfort Mandibular Angle) : angle formé par l’intersection du plan
mandibulaire et du plan horizontal de Francfort. Il permet d’apprécier la typologie sque-
lettique dans le sens vertical. Sa fourchette de “normalité” s’étend de 21° à 29°.
ANGLE FMIA (Francfort Mandibular Incisor Angle) : angle formé par l’intersection de
l’axe de l’incisive mandibulaire avec le plan horizontal de Francfort. Il permet d’apprécier
la situation de l’incisive mandibulaire dans le schéma facial. Sa valeur optimale se définit
en fonction du sens vertical squelettique et sera donnée par la règle de Tweed.
ANGLE IMPA (Incisor Mandibular Plane Angle) : angle formé par l'intersection de l'axe
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FINITION DU CEPHALOGRAMME.
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N.O.-12a6m-M
I-96
SNA 82
SNB 80
ANB 2
FMA 25
FMIA 67
IMPA 88
OP 10
Z 78
céphalometrie objectifs
FMIA 67°±3
FMA 25°±3°
IMPA 88°±3
SNA 82°
SNB 80°
ANB 2°±2
Ao-Bo 2mm±2
Plan d'occ. 10°
Angle Z 75°±5
Upper Lip /
Total Chin /
Ht Faciale Post 45mm
Ht Faciale Ant. 65mm
Index Post/Ant 0,69
Rapport d'évolution 2/1
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LES SUPERPOSITIONS
Superposition générale.
Elle sert à apprécier les modifications de l’architecture faciale survenue en cours de
traitement, en fin de traitement et en fin de contention. Ces variations sont estimées par
rapport à la base du crâne.
Les tracés céphalométriques comparés sont superposés sur les lignes SN en faisant
coïncider les points S.
Si les tracés sont effectués au crayon noir, le 1er est en trait plein et les suivants en
pointillé.
Si les tracés sont effectués aux crayons de couleur, le 1er est en noir, ceux en cours de
traitement sont en bleu, celui en fin de traitement est en rouge, celui de fin de contention
est en vert et les suivants sont en marron.
Ce type de superposition met l’accent sur la réduction du décalage des bases, le type
de croissance mandibulaire dans le sens horizontal et vertical, et, enfin, les éventuels mou-
vements parasites du sens vertical (ouverture de l’angle du Plan d’Occlusion et de l’angle
du Plan Mandibulaire) dus à un mauvais contrôle de la mécanique orthodontique.
Toutes les superpositions seront identifiées par les initiales du cas, la date des exa-
mens téléradiographiques avec, en regard, le type de trait correspondant.
R.M.
XI-82
IX-83
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Superpositions locales.
R.M.
XI-82
IX-83
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R.M.
XI-82
IX-83
PHF
Z=73° Z=78°
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Cette analyse débouche sur une Charte de traitement des Classes II qui objective la
stratégie et les mouvements à réaliser pour réduire les relations horizontales de Classe II,
et les Ligne-guides qui constituent un panorama des possibilités d’extractions en fonction
des quantités de déficit et de leur environnement dentaire et squelettique.
L’ensemble analytique de la Fondation TWEED (Analyse de l’Espace total, Charte
de traitement des Cl.II et Ligne-guides) constitue une proposition d’appréciation d’une
malocclusion, suggère des réponses aux questions du praticien mais n’impose jamais de
solution.
C’est l’orthodontiste, en tant que thérapeute, qui doit prendre ses décisions en fai-
sant jouer pleinement son sens clinique.
Toute attitude qui tend à nous décharger de notre responsabilité de clinicien, limite
notre capacité à évoluer vers une amélioration du service à rendre à nos patients.
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Zone postèrieure
Dans chacune de ces zones, différents éléments seront repérés et quantifiés en va-
leur algébrique : certains vont consommer de l’espace (déficits), d’autres vont libérer de
l’espace (surplus). La balance entre ces éléments donnera, pour chaque zone, une quantité
de millimètres en déficit ou en surplus.
La somme des 3 zones donnera, à son tour, une quantité millimétrée qui permettra
de connaître le déficit ou le surplus total que nous aurons à gérer pour équilibrer l’arcade
mandibulaire sur sa base osseuse et dans son environnement squelettique.
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Le relevé quantitatif de ces facteurs est rassemblé, zone par zone, sur la Feuille
d’analyse prévue à cet effet :
a) Diamètre mésio-distal
b) Espace disponible
c) Encombrement dentaire
d) Correction céphalométrique
e) Modification des tissus mous
Def./Surf. :
a) Diamètre mésio-distal
b) Espace disponible
c) Encombrement dentaire
d) Courbe de Spee
Def./Sur. :
a) Diamètre mésio-distal
b) Espace disponible
c) Encombrement dentaire
d) Croissance estimée
Def./ Sur. :
Correction céphalométrique :
si FMA est compris entre 21° et 29°, FMIA devrait être de 67°±2
si FMA est de 30° ou plus, FMIA devrait être de 65°±2
si FMA est de 20° ou moins, IMPA ne devrait pas dépasser 92°±2
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L’examen de l’arcade
mandibulaire ci-contre va
nous permettre d’envisager le
fonctionnement de l’analyse
de l’Espace total.
Les problèmes liés aux
rapports inter-arcades (Cl.
II) seront envisagés dans un
chapitre ultérieur.
Le 1er objectif à poursuivre dans la zone antérieure est constitué par la réduction
de l’encombrement dentaire qui permettra l’alignement.
La ligne des crêtes alvéolaires a été repérée et, en présence de rotations, de che-
vauchements et de dénivellation des points de contact des 6 dents antérieures, la place
nécessaire pour résoudre ces problèmes ne sera pas trouvée dans un mouvement d’avancée
des couronnes dentaires (franchissement de la limite antérieure de la denture), mais dans
un recul des faces distales des canines.
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La mesure de l’espace disponible peut être faite en utilisant un fil de laiton placé sur
la ligne des points de contact et en se rapprochant le plus possible de la ligne des crêtes
alvéolaires dont il suit la forme. Les points de contact distaux des canines sont marqués
sur le fil qui est ensuite rectifié.
Un pied à coulisse permet alors de connaître la longueur d’os alvéolaire disponible
pour placer correctement les dents antérieures.
Cette méthode peut être remplacée par une autre, plus rapide et d’une précision
suffisante, qui consiste à apprécier le secteur disponible en groupant les dents 2 par 2.
le
ib
on
sp
tal
di
dis
ce
io-
pa
és
Es
em
ètr
am
Di
Le 2ème élément qui doit être pris en charge est constitué par la correction céphalomé-
trique qui concerne l’appréciation de la position de l’arcade dentaire inférieure sur sa
base osseuse. Cette situation est estimée au niveau de la limite antérieure, c’est-à-dire, de
l’incisive et pourrait être quantifiée par la valeur de l’IMPA.
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Mais, plutôt que d’apprécier cette relation arcade-base dans l’absolu, il est plus in-
téressant (et plus clinique) de la situer dans le contexte d’un éventuel décalage des bases
maxillaire et mandibulaire.
En effet, dans un cas de Classe II squelettique, la denture tente de compenser ce
déséquilibre horizontal par une version vestibulaire des incisives inférieures à la recherche
de leurs antagonistes. Le projet thérapeutique de repositionnement de l’arcade mandibu-
laire doit donc tenir compte du devenir de la Classe II squelettique sous les effets de la
thérapeutique et de la génétique. L’angle de référence pour l’incisive mandibulaire doit
relier sa position au reste de la face, ce sera le FMIA. L’objectif recherché pour cet angle
se situe aux environs de 67° ± 2° qui correspond à la position équilibrée d’une incisive
mandibulaire dans un contexte squelettique horizontal «normal» (ANB = 2° ± 2°).
L’important, en fin de traitement, n’est pas d’avoir une incisive dont l’angle avec
le Plan de Francfort est rigoureusement de 67°, mais ayant effectué un mouvement qui l’a
approchée de cette valeur.
Cet objectif de positionnement de l’incisive inférieure est défini par la relation
squelettique des bases osseuses dans la sens horizontal, mais tient compte, aussi, de leurs
relations dans le sens vertical ; un FMIA de 67° ± 2° ne s’entend que dans la mesure où
nous nous plaçons dans un FMA "moyen" situé entre 21° et 29°.
Lorsque le FMA est compris entre 21° et 29°, l’angle de référence est le FMIA dont
l’objectif est de 67° ± 2°. Le repositionnement céphalométrique envisagé est la différence
qui existe entre le FMIA avant traitement et cet objectif (dans l’exemple ci-dessus, elle
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mais, pour des raisons d’esthétique faciale de fin de traitement (le point B sera «structura-
lement» postérieur), un FMIA de 67° ± 2° ne doit plus être recherché ; une valeur moindre
de 65° ± 2° est suffisante comme objectif.
FMIA = 65°± 2°
d’apprécier la relation que l’on souhaite obtenir entre la limite antérieure de la denture
mandibulaire et sa base osseuse.
L’angle de référence n’est plus, alors, le FMIA, mais l’IMPA dont le valeur ne devrait
pas dépasser 92° ± 2°.
Cette règle définit des objectifs que le praticien peut moduler et non des valeurs
impérativement imposées.
d) Correction céphalométrique
Le 3ème élément pris en compte dans la zone antérieure est constitué par la modi-
fication des tissus mous.
Traiter une malocclusion doit établir une occlusion dentaire fonctionnelle mais le
placement des arcades dentaires dans la face et sa répercussion sur l’esthétique du patient
doit toujours être une préoccupation essentielle du praticien.
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L’analyse de l’Espace total s’efforce d’intégrer ce paramètre esthétique dans son
évaluation des déficits en mesurant l’épaisseur de la lèvre supérieure avec UL et celle du
menton cutané et osseux (partiellement) avec TC. L’équilibre entre ces 2 valeurs est un
facteur qui participe à un certain équilibre des tissus mous ; nous devons le rechercher et
prévoir l’influence que notre thérapeutique aura sur lui.
UL = 12mm
UL = 18mm
TC = 16mm TC = 17mm
Lorsque la lèvre supérieure (sous-tendue par les incisives supérieures) est moins
épaisse que le menton cutané, surtout en présence d’un overjet (Cl.II), le recul de l’incisive
maxillaire venant s’adapter sur son antagoniste mandibulaire, augmentera l’épaisseur de
la lèvre supérieure. Le traitement de la malocclusion entraînera spontanément une amélio-
ration de l’équilibre entre UL et TC, aucune valeur n’aura à être intégrée dans l’analyse.
Par contre, en présence d’un menton cutané de faible épaisseur (TC est plus petit
que UL), l’accent doit être mis sur le repositionnement de l’incisive inférieure dont le re-
cul coronaire est susceptible de donner une relaxation des muscles du menton qui pourra
produire une certaine augmentation de TC.
La différence (UL-TC) est alors relevée et correspond à la quantité de repositionne-
ment de l’incisive mandibulaire nécessaire pour améliorer l’équilibre des tissus mous.
La longueur d’arcade consommée est alors la valeur de cette différence multipliée
par 2, soit : (UL-TC) x 2 mm.
UL = 8mm UL = 10mm
TC = 4mm
TC = 8mm
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Cette valeur millimétrée n’est pas entièrement reportée dans la rubrique correspon-
dante de l’analyse de l’Espace total, mais seulement, la quantité supérieure à la valeur de
la Correction céphalométrique déjà envisagée.
En effet, dans la rubrique précédente, un certain repositionnement de l’incisive a
été comptabilisé, il n’y a pas lieu de le recomptabiliser ; seul doit être pris en charge un
repositionnement incisif supplémentaire pour améliorer la situation des tissus mous.
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A. Zone antérieure de la denture (1, 2, 3) :
d) Correction céphalométrique : 5,8
e) Modification des tissus mous : 2,2
Le 1er élément à prendre en charge, dans cette zone, comme dans la précédente,
est constitué par la relation entre l’espace nécessaire pour aligner les 1ères prémolaires,
les 2èmes prémolaires et les 1ères molaires.
La somme des espaces compris entre la face distale des canines et la face mésiale
des 2èmes molaires droit et gauche détermine l’espace disponible.
La somme des diamètres mésio-distaux de ces 6 dents donne la valeur de l’es-
pace nécessaire.
La comparaison, en valeur algébrique, de ces 2 mensurations, donnera la quantité
d’encombrement dentaire de la zone moyenne.
B. Zone moyenne de la denture (4, 5, 6) :
a) Diamètre mésio-distal
b) Espace disponible
c) Encombrement dentaire
Espace disponible
Diamètre mésio-distal
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Dans la mesure où nous décidons de réorganiser l’ensemble du positionnement des
dents par rapport à leurs bases osseuses mais aussi d’une arcade par rapport à l’autre, il
est impératif de prendre en charge la zone de contact inter-arcade, c’est-à-dire, la Courbe
de SPEE.
d) Courbe de Spee
Dans cette dernière zone, la prise en compte de l’alignement des 2èmes et 3èmes molaires
s’impose tout autant que dans les précédentes.
A l’âge où les traitements sont entrepris en Technique de TWEED, les 2 deuxièmes molai-
res sont évoluées, et leur mesure au pied à coulisse ne pose pas de problèmes ; il n’en va
évidemment pas de même pour celle des dents de sagesse.
La mesure des 2 dents de sagesse mandibulaires peut être faite sur la radiographie
panoramique ou, mieux car avec moins de risques de déformation, sur la téléradiographie
sagittale.
Plutôt que de faire une "règle de 3" qui affinerait cette mensuration, une estimation
suffisante est obtenue en retranchant 1 mm à l’information millimétrée du pied à cou-
lisse.
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La valeur de l’espace disponible est donnée par la distance mesurée sur le plan
d’occlusion entre la projection orthogonale de la face distale de la 1ère molaire et l’inter-
section de ce plan avec le bord antérieur de la branche montante. Pour être reportée dans
l’analyse, cette mensuration doit être multipliée par 2.
La comparaison de l’espace nécessaire et de l’espace disponible donnera la valeur
de l’encombrement dentaire :
Espac
e disp
onible
Diamètre mésio-distal /8
Espac
e disp
onible
Espac
e disp
onible
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On estime que l’espace disponible dans la zone postérieure augmente de 2 mm par
an jusqu’à 14 ans pour les filles et jusqu’à 16 ans pour les garçons.
L’examen de la zone postérieure repose sur des données dont la précision n’est pas
comparable avec celle des éléments des autres zones.
Les conclusions qui peuvent être faites à son niveau ne peuvent donc pas être aussi
affirmatives. Le sens clinique du praticien doit compenser l’insuffisance d’appréciation
due à un certain "flou" analytique ; l’observation de cet équilibre postérieur est important
pour la définition du diagnostic comme pour celle de la stratégie de traitement et de la
mise en oeuvre de la mécanique.
d) Croissance estimée
- CONCLUSIONS -
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Après avoir effectué le relevé de ces différentes données, un sous-total est fait dans
chaque zone et sera inscrit en déficit (-) ou en surplus (+). La somme algébrique de ces 3
valeurs donnera, alors, une objectivation de la situation d’ensemble de l’arcade mandibu-
laire.
Cette analyse de l’Espace total ne doit pas être considérée dans l’absolu, mais en
tant qu’un des maillons de la chaîne thérapeutique qui doit être poursuivie par la Charte
de traitement des Cl.II et la proposition de décision que sont les Ligne-guide pour aboutir
à la réduction aussi juste que possible de la malocclusion.
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aucune pré-information (absence de torque et d'angulation). Seuls les tubes molaires ont,
parfois, une information de 2ème ordre sous la forme d'une angulation de 3° qui favorise
une rotation disto-linguale.
Les lumières des attachements, ont une section rectangulaire de .022x.028 inches, soit
0,56x0,71mm (1inch = 2,54cm).
Les dents qui portent des bagues, recoivent des attachements linguaux sous forme de
"cleat-lugs", sorte de petits papillons qui permettront d'accrocher des élastiques. Ces cleat-
lugs peuvent êytre placés sur les 2èmes molaires, mais, compte-tenu des relations entre
la gencive palatine de ces dents et la position de ces attachements, ces derniers peuvent
facilement occasionner des inflamations.
Bracket biplot
large (2,5mm)
à base incurvée.
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Un fil de faible section permet d'obtenir une grande mobilisation des dents, mais peu
de contrôle du placement des dents.
A l'inverse, un fil de
grande section permet d'ob-
tenir un grand contrôle du
placement des dents, mais
une faible mobilisation des
dents.
Un fil de section faible
délivre des forces d'intensité
faible.
Un fil de section im-
portante délivre des forces
d'intensité forte.
Un fil reliant des attachements pro-
ches, délivrera des forces importantes car
la portée de fil est courte.
Un fil reliant des attachements éloi-
gnés, délivrera des forces légères car la
portée de fil est longue.
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IN-SET
LATERAL
BOSSE
CANINE
OFF-SET
MOLAIRE
TOE-IN
TOE-IN
OFF-SET
MOLAIRE
OFF-SET
PREMOLAIRE
OFF-SET
CANIN
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REALISATION DE
L'ARC MAXILLAI- PINCE
FIXE
RE. INDEX
Dans son principe, la ma- IN
nipulation est similaire à celle
de l'arc mandibulaire. POUCE
Les différences se trou- OUT
vent au niveau de l'in-set laté-
ral et de la bosse canine. CHARTE
INDIVIDUALISEE
L'in-set latérale : cette
déformation est une baîonette
qui rentre la partie distale du
blank (l'incisive latérale est
moins épaisse que la centrale POUCE
et leurs faces palatines doivent OUT PINCE
être sur le même arc de cercle) FIXE
. C'est donc le pouce (out) qui
sortira la partie distale, alors
que l'index (in) rentrera la
portion mésiale. INDEX CHARTE
La bosse canine : la forme IN INDIVIDUALISEE
volumineuse de la face vesti-
bulaire de cette dent requiert
une déformation plus large POUCE
que les autres plicatures du OUT
1er ordre. La bosse canine sera
PINCE
donc faite en plusieurs fois. FIXE
Dans un 1er temps, la
pince 442 étant sur la marque,
le pouce travaille en mésial INDEX
vers l'extèrieur. L'index en IN CHARTE
distal, ne cherche pas à rame- INDIVIDUALISEE
ner le fil vers l'intèrieur sur la
ligne-guide, mais seuleument
à s'en approcher.
Dans un 2ème temps, la
pince 442 est déplacée en distal PINCE
de 1mm et le pouce carresse FIXE
l'arc pour continuer à la rame-
ner vers la ligne-guide.
Cette opération peut être INDEX
répétée une 3ème fois pous IN
CHARTE
ramener l'arc sur sa forme INDIVIDUALISEE
initiale, si la canine est parti-
culièrement volumineuse.
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EPGET
Ces déformations du 2ème ordre du fil, sont réalisées dans un plan perpendiculaire
à celui de l'arc. Elles doivent être distinguées des mouvements du 2ème ordre.
Ces déformations du 2ème ordre sont faites pour obtenir des mouvements dentaires
aussi bien dans le sens-antéropostérieur (recul des incisives sous l'action des boucles de
fermeture d'espace,...), que dans le sens mésiodistal (version coronodistale des molaires
terminales sous l'action d'une plicature active,...), que dans le sens vertical (nivellement
d'une canine sous l'action d'une boucle en "U",...).
- 44 -
EPGET
La boucle "chaussette" (ou boucle EPGET) est utilisée pour des mouvements essen-
tiellement verticaux de nivellement. Elle est, généralement, faite sur des fils ronds et peut
recevoir une spire.
8mm
6mm
4mm
8mm
La boucle quadrangle est, générale-
ment, utilisée pour contrôler l'axe mésiodis-
tal d'une dent. Elle peut être aussi effectuée
6mm
La boucle de fermeture d'espace est la boucle de recul incisif par excellence. Elle
est faite avec du fil rectangulaire (.019x.025 ou .020x.025) et les torsions (effet de torque)
que l'on peut réaliser, par mégarde, en mésial et en
distal de ses jambes, doivent être rigoureusement 2mm
contrôlées et éliminées. Les jambe de cette boucle
sont en contact forcé ; pour contrôler cette situation,
il est bon de tester cette mise en tension en pinçant
les brins de fil, et en écartant doucement les jambes
6mm
- 45 -
EPGET
Cette boucle de fermeture d'espace peut aussi, devenir une boucle d'ouverture d'es-
pace. Elle est construite de la même façon, mais sa hauteur doit être moins importante
pour ne pas agresser la muqueuse du vestibule.
Elle est située au contact mésial de l'attachement 2mm
de la dent à distaler (le tube de la molaire terminale),
ses jambes construites en contact sont écartées de 1 à
2mm pour être activées, augmentant, ainsi, la longueur
4mm
de l'arcade. Au moment de la ligature de l'arc, les jambes
de la boucle sont comprimées, et l'élasticité du métal
repoussera la dent en distal. Pour améliorer la souplesse
de cette boucle, il est possible de lui incorporer une spire
dans sa partie haute.
Boucle d'ouverture
10mm 15mm 15mm 15mm 15mm 10mm
d'espace
20mm
maximum.
2mm
Shoe-horn
(ou"chausse pied")
20mm
0,5mm 13mm 13mm 13mm 13mm 0,5mm
- 46 -
EPGET
4-2-2)- LE READ-OUT
Imaginons un système constitué par un arc et une molaire terminale. Selon la défor-
mation que nous donnons à l'arc et le 2ème ordre de la molaire, nous pourrons avoir
- un maintien de la position de la molaire, l'arc est passif ;
- une version coronaire de la molaire, l'arc
est actif ; cette action peut être corono-mésiale
2ème ordre actif
(tip-forward) ou corono-distale (tip-back). (tip-back)
2ème ordre passif
Selon la section du fil et/ou l'amplitude (déformation=read-out)
de l'activité de la déformation, l'action de l'arc
sera en conformité avec les réations histolo- 2ème ordre actif
giques recherchées ou s'en éloignera et sera (tip-forward)
génératrice d'effets iatrogènes (mouvement
parasites, rhyzalyses).
L'ajustement correct de la force délivrée par l'arc ne peut être fait que dans la mesure
où nous connaissons le 2ème ordre exact de la dent à mobiliser. Ce relevé se fait par la
mesure du "read-out" de 2ème ordre.
- 47 -
EPGET
40°
30° 7
20°
6
5
10°
Plan d'arcade
0°
10°
20°
15mm
30°
25mm
35mm
������ ������
� � � � � �
����
Début
����
����
Nivellement
����
Préparation ����
d'ancrage ����
����
Fin
����
- 48 -
EPGET
- 49 -
EPGET
La charte des relevés peut donner une suite de variations comparables à l'exemple
ci-dessous :
u 12 -5 -2 0 3 10
Début
n -8 0 -5 -3 2 10
u 17 2 0 0 5 16
Nivellement
n 5 0 0 0 0 4
Préparation u 19 2 0 0 5 18
d'ancrage n 10 7 2 3 6 11
u 22 5 2 1 6 23
Fin
n 9 5 0 0 4 10
- 50 -
EPGET
- 51 -
EPGET
Une portion de fil .020x.025 est insérée dans le tube molaire pour faire une boucle
oméga dont la jambe distale sera au contact de l'entrée du tube. Une marque au crayon
gras ou à la lime feuille de sauge est faite sur l'arc, à 1mm en avant du tube.
Mésial Ditsal
L'opérateur regardant les extrémités des mors de la pince de Merrifield tournée vers
lui, le rebord mésial du mors en "gouttière" est placé en distal de la marque. La pince
maintient le fil, en le serrant délicatement.
- 52 -
EPGET
- 53 -
EPGET
- 54 -
EPGET
Une portion de fil .020x.025 est inserée dans les lumières des brackets des 4 incisives,
pour faire une boucle de
fermeture d'espace qui sera
située en regard du point de
contact entre les incisives
latérales et les canines. Une
marque au crayon gras ou
à la lime feuille de sauge,
est faite sur l'arc, en face
de l'espace inter-proximal
de ces 2 dents.
La pince de MERRIFIELD
est placée sur l'arc, avec son mors
en gouttière au-dessus du fil et
juste distal à la marque.
- 55 -
EPGET
La pince de MERRIFIELD
est déplacée le long de la
portion de fil "verticale", en
s'éloignant de la portion hori-
zontale de 5mm pour réaliser
une boucle de 6mm de haut.
Pour une boucle mandibulaire
de 5mm de haut, la pince est
déplacée de 4mm.
Les branche de la
pince de MERRIFIELD
sont alors serrés pour
contraindre le fil à s'en-
rouler autour du mors
conique.
- 56 -
EPGET
La pince de MERRIFIELD
est alors placée de telle sorte
que son mors conique est au
fond de l'angle formé par les
portions horizontale et "verti-
cale", et son mors en gouttière
est à l'extérieur.
Le pouce de la main
gauche est placé dans l'angle
de la portion horizontale et
de l'ébauche de la boucle,
l'ongle étant au contact de
la jambe mésiale.
La pince tient ferme-
ment le fil et appuie la boucle
sur l'ongle du pouce qui va
servir d'établi.
- 57 -
EPGET
Le pouce restant
fixe, la main droite qui
tient la pince effectue
une rotation qui amène
la portion de fil "verti-
cale", à l'horizontale et
dans le prolongement
de la partie mésiale.
La boucle de fermeture d'espace est replacée dans les attachements incisifs, en regard
de l'espace inter-proximal incisives latérales-canines. Une marque est tracée sur l'arc pour
la boucle de fermeture d'espace à réaliser du coté opposé.
- 58 -
EPGET
4-3-1)- DÉFINITIONS.
Les déformations du 3èmes ordre sont constituées par des plicatures imprimées à
un arc et qui détermineront la position de la dent dans le sens vestibulo-lingual (ou ves-
tibulo-palatin).
Cette inclinaison de
l'axe de la dent, doit être
différenciée de l'l'inclinaison
de la surface vestibulaire
de la dent. En effet, l'axe du
bracket qui recevra l'arc,
est perpendiculaire, à la surface de la face vestibulaire, et non, à l'axe de la dent (une
torsion de 10° qui produirait un torque passif de 10°, n'entrainerait pas une inclinaison
de 10° l'axe de la dent).
3
cm
- 59 -
EPGET
Lorsqu'un arc a reçu une torsion telle que son insertion dans la lumière du bracket
d'une dent, se fait sans friction, cet arc ne produira pas d'effet de torque pour cette dent ;
il présente un torque (3ème ordre) passif.
Lorsqu'un arc a reçu une torsion telle que son insertion dans la lumière du bracket,
produit une version palatine (ou linguale) de la racine, on dira que cet arc produit un
torque actif radiculo-palatin (ou lingual) ou corono-vestibulaire.
Lorsqu'un arc a reçu une torsion telle que son insertion dans la lumière du bracket,
produit une version vestibulaire de la racine, on dira que cet arc produit un torque actif
radiculo-vestibulaire ou corono-palatin (ou lingual).
Les déformations
du 3ème ordre sont réali-
sées sur des arcs formés
sur la charte individuali-
sée et après avoir fait les
déformations du 1er or-
dre. Ce 3ème ordre dvra
être d'autant plus précis
que la section de l'arc
se rapproche de la taille
maximum (.022x.028).
En positionnant
ces blanks sur le typodont, on marque
- la position des boucles oméga dont la jambe distale sera à 1mm en avant des tubes
molaires ;
- la limite séparant les zones de torque qui sont, à la mandibule comme au maxil-
laire:
* les 4 incisives ;
* les canines et 1ères prémolaires ;
* les 2èmes prémolaires, les 1ères et 2èmes molaires.
- 60 -
EPGET
A- ZONE ANTÉRIEURE.
La dénivellation entre la
partie distale de l'arc et le tube
molaire peut être mesurée en mm
pour connaître l'action du 3ème ordre du blank au niveau de la région antérieure.
Si ce blank était inséré dans les brackets et tubes molaires, la remontée de sa partie
postérieure entraînerait un
mouvement du 3ème ordre
sur les incisives et qui serait
une version corono-vestibu-
laire ou radiculo-lingual.
Pour annuler cet effet parasite, une déformation du 3ème ordre doit être imprimée
à la partie antérieure de l'arc.
- 61 -
EPGET
Puisque la partie postérieure de cet arc passe en gingival, le but du travail à effec-
tuer sur l'arc, consistera à remonter ses extrémités pour les amener au niveau de la ligne
des lumières des brackets.
Dans cette position, l'arc n'aura plus d'effet de 3ème ordre dans la zone antérieure
; il sera passif pour cette zone.
La même opération que précédemment est faite sur l'autre partie de la zone anté-
rieure de l'arc en recommençant le même geste à partir de la marque médiane, le pouce
mobile travaillant toujours en distal.
- 62 -
EPGET
B- ZONE LATÉRALE.
L'arc dont la passivité a été obtenue pour le 3ème ordre antérieur, est placé dans
les brackets des canines et 1ères prémolaires.
L'extrémité de la partie libre de l'arc (coté opposé à celui inséré dans les brackets)
passe en gingival par rapport à la li-
gne des lumières des brackets. Cette
situation signifie que, si l'arc est forcé
dans les brackets et dans les tubes, il
entraînera, au niveau des canines et 4
1ères prémolaires, une version corono- 3
vestibulaire ou radiculo-linguale. Le
3ème ordre est donc actif au niveau
des dents de la zone latérale.
Pour connaître le degré d'ac-
tion de l'arc dans la zone latérale, il est
possible de mesurer au pied à coulisse,
la distance qui sépare la partie distale
à l'oméga à la ligne des lumières des
brackets (5° correspondent à 7mm
environ).
- 63 -
EPGET
La réalisa-
tion de ce secteur
de torque latéral
est fait en utilisant
2 pinces 442.
4
3
La pince PINCE FIXE
fixe, tenue par la
main droite, sai-
sit, par l'intèrieur,
l'arc en distal de la
marque séparant
la zone antérieure
et la zone latérale.
L'axe de cette pince
fixe est perpendi-
culaire à la portion PINCE MOBILE
d'arc qu'elle en-
serre.
L'axe de la pince mobile est parallèle à celui de la pince fixe, décalé de 1mm en
mésial et saisissant l'arc par l'extérieur.
Le plan de l'arc est maintenu à l'horizontal et l'opérateur regarde sa manipulation
par dessus.
La main qui tient la pince fixe restant immobile, la main gauche de la pince mobile
effectue un mouvement de rotation dans un plan qui reste parallèle à celui de la pince
fixe.
Dans la mesure où l'extrémité de l'arc passait en gingival de la ligne des lumières
des brackets, la rotation de la pince mobile doit être faite pour remonter cette extrémité
en occlusal et de la quantité qui avait été estimée sur le typodont.
Après avoir obtenu la passivité du 3ème ordre d'un coté, la même opération est
exécutée de l'autre coté.
- 64 -
EPGET
C- ZONE POSTÉRIEURE.
L'arc dont la passivité a été obtenue pour le 3ème ordre antérieur et latéral, est placé
dans le tube molaire et les brackets des 1ères molaires et 2èmes prémolaires. Tout le reste
de l'arc ne présente aucune interférence avec les autres attachements.
Dans sa partie libre, l'arc passe en gingival par rapport à la ligne des lumières des
brackets.
Si cette partie gauche de l'arc était remontée en force pour être insérée dans les
brackets, l'arc produirait sur la zone postérieure droite un torque corono-vestibulaire (ou
radiculo-lingual).
7 La distance verticale entre
6 l'extrémité libre de l'arc et la ligne
5 des lumières des brackets peut
être mesurée au pied à coulisse et
permet de chiffrer l'action qu'un
tel arc aurait au niveau des dents
postérieures du secteur opposé.
La réalisation de 3ème
ordre postérieur est identique à
celle du secteur latéral.
- 65 -
EPGET
Le plan de
l'arc est maintenu 7
à l'horizontal et
l'opérateur regar- 6
de sa manipula- 5
tion par dessus.
La main qui
tient la pince fixe
restant immobile,
la main gauche de
la pince mobile
effectue un mou-
vement de rotation
PINCE FIXE
dans un plan qui
reste parallèle à PINCE MOBILE
celui de la pince
fixe.
Dans la me-
sure où l'extrémité de l'arc passait en gingival de la ligne des lumières des brackets, la
rotation de la pince mobile doit être faite pour remonter cette extrémité en occlusal et de
la quantité qui avait été estimée sur le typodont.
Après avoir obtenu la passivité du 3ème ordre d'un coté, la même opération est
exécutée de l'autre coté.
L'arc mandibulaire ainsi réalisé présente un 3ème ordre passif pour ce typodont.
Les torsions, contrôlées à la pince 442, sont corono-linguales dans tous les secteurs,
continues dans chaque secteur et plus importantes de la zone antérieure vers la zone
postérieure.
- 66 -
EPGET
Le dernier contrôle de la passivité du 3ème ordre peut entraîner que l'on soit obligé
de retoucher un secteur de torque pour parfaire sa passivité. Il faut alors prendre garde
au fait que :
- la modification du 3ème ordre antérieur changera le 3ème des secteurs latéraux et
postérieurs ;
- la modification du 3ème ordre latéral changera le 3ème des secteurs postérieurs.
En conséquence, après avoir modifié un secteur, les secteurs qui lui sont distaux
devront être contrôlés et retravaillés.
A- ZONE ANTÉRIEURE.
- 67 -
EPGET
Si un tel arc était remonté pour être engagé dans les tubes molaires, il produirait,
en réaction, une bascule radiculo-vestibulaire (ou corono-linguale) au niveau des incisives
maxillaires.
Après cette
manipulation, l'arc
est réinséré dans les
brackets incisifs, et
ses extrémités doi- POUCE MOBILE
vent passer sur la
ligne des lumières des brackets, traduisant ainsi un 3ème ordre passif pour le secteur
antérieur.
Si tel n'est pas le cas, la torsion antérieure doit être retouchée.
- 68 -
EPGET
B- ZONE LATÉRALE. 3
4
Pour effectuer le 3ème
ordre latéral, l'arc est placé dans
les brackets de la canine et de la
1ère prémolaire et son activité
est estimée de l'autre coté où il
passe en gingival.
Quantification à l'aide
du pied à coulisse.
Al'aide
des 2 pinces 442
(pince fixe distale
4 interne et pince
3 mobile mésiale
PINCE FIXE externe) l'opéra-
teur effectue une
rotation de la main
gauche qui abais-
se la partie mobile
de l'arc pour la
ramener sur la
ligne des lumiè-
PINCE MOBILE res des brackets.
Le torque réalisé
correspond à une
position légèrement corono-palatine (ou radiculo-vestibulaire).
La passivité de l'arc pour le 3ème ordre antérieur, est contrôlée sur le typodont et
réalisée pour le secteur homologue, toujours dans une recherche de symétrie.
C- ZONE POSTÉRIEURE.
La manipulation est similaire à celle réalisée pour les secteurs latéraux ; le torque
passif va dans le même sens (corono-palatin ou radiculo-vestibulaire) ; il est d'une ampli-
tude légèrement plus grande.
- 69 -
EPGET
5
6
7
A l'aide des 2 pinces 442 (pince fixe distale interne et pince mobile mésiale externe)
l'opérateur effectue une rotation de la main gauche qui abaisse la partie mobile de l'arc
pour la ramener sur la ligne des lumières des brackets. Le torque réalisé correspond à une
position légèrement corono-palatine (ou radiculo-vestibulaire).
7
6
5
PINCE FIXE
PINCE MOBILE
La passivité de l'arc pour le 3ème ordre antérieur, est contrôlée sur le typodont et
réalisée pour le secteur homologue, toujours dans une recherche de symétrie.
L'arc mandibulaire est, à son tour, contrôlé dans sa platitude et dans sa forme gé-
nérale qui doit correspondre à l'arcade maxillaire du typodont.
Pour cet exercice de passivation du 3ème ordre, une coordination rigoureuse entre
l'arc mandibulaire et l'arc maxillaire n'est pas forcément recherchée.
En clinique comme sur le typodont, c'est à partir d'un 3ème ordre passif que l'on
pourra construire un arc avec un torque actif de la quantité et dans le sens désirés sur un
quelconque secteur.
- 70 -
EPGET
Ce 3ème ordre ne doit pas être recherché sur des arcs sous-dimensionnés par rapport
à la dimension des lumières des brackets utilisés. En effet, il serait inutile de travailler le
3ème ordre d'un arc de section .017x.022 placé dans des lumières en .022 dans la mesure
où le jeu d'un tel arc ne produirait aucun effet de torque.
Au fur et à mesure que la section du fil augmente, il convient d'être de plus en plus
précis dans le contrôle du 3ème ordre : pour un arc de section .017x.022, il est possible,
dans la majorité des cas, de laisser le blank sans torsion ; pour un arc en .018x.025, il faudra
donner des courbures du 3ème ordre qui iront dans le sens des torques "physiologiques"
et, pour un arc en .020x.025 et au-delà, le 3ème ordre devra être correctement contrôlé.
En règle générale, le 3ème ordre passif d'un arc mandibulaire, pour une arcade de
fin de traitement correspond aux torsions suivantes :
- zone antérieure : torsion corono-linguale ;
- zone moyenne : torsion corono-linguale ;
- zone postérieure : torsion corono-linguale.
Pour une arcade maxillaire de fin de traitement, le 3ème ordre passif de l'arc corres-
pond aux torsions suivantes :
- zone antérieure : torsion corono-vestibulaire ;
- zone moyenne : torsion nulle ou corono-linguale ;
- zone postérieure : torsion corono-linguale.
Arc Mandibulaire
Zone moyenne :
Zone antérieure : corono-lingual
corono-lingual
Arc Maxillaire
Zone moyenne :
voisin de 0°
Zone antérieure :
corono-vestibulaire
- 71 -
EPGET
Le 3ème ordre, lorsqu'il intervient sur un arc rectangulaire comportant des plicatures
du 1er et/ou du 2ème ordre devient un élément qui va modifier les autres informations.
- 72 -
EPGET
5)- LES AUXILIAIRES.
5-1)- LES FORCES EXTRA-ORALES
Chaque fois que nous souhaiterons mobiliser une dent (ou un groupe de dents), sans
solliciter les dents d'ancrage, nous serons amenés à chercher un ancrage à l'extérieur de
la bouche. Pour ce faire, nous utiliserons des appareillages capables de délivrer des forces
extra-orales et constitués par
un ancrage crânien (ou cervical)
considéré comme stable,
un appui dentaire considéré
comme mobile,
une force élastique tendu entre
ces 2 résistances.
Ce type d'appareillage est très
ancien et diverses variétés ont été dé-
crites, parmi lesquelles il est possible
de remarquer :
- l'appareillage de Macary
(bras extenseurs - activateur à glis-
sières transversales) ;
- la fronde mentonnière
(voûte occipitale - coquille menton-
nière) ;
- le masque de Delaire
(front/menton - arcade maxillaire) ;
- l'arc facial de Kloehn (voûte
crânienne et/ou zone occipitale - 1ères
molaires maxillaires) ;
- 73 -
EPGET
- 74 -
EPGET
5-2)- LES SOUDURES PAR APPORT DE METAL
Le point délicat pour réaliser une soudure correcte, consiste à effectuer le transfert de
la soudure d'argent sous l'action de la flamme, sans brûler l'arc edgewise.
En effet, au delà d'une certaine température, l'acier de l'arc edgewise perd ses qualités
élastiques, et l'arc façonné ne peut plus être utilisé.
Pour éviter cet écueil et pour placer précisément le fil adjoint sur l'arc edgewise, il
est impératif, pour l'opérateur, de contrôler rigoureusement ses mains en ayant de solides
appuis des coudes (ou des avant-bras) et des mains.
- 75 -
EPGET
Mini-chalumeau.
La flamme du chalumeau doit être réglée de telle sorte qu'elle soit chauffante sans
être oxydante. Cette qualité de la flamme est obtenue en jouant sur le dosage des arrivées
d'air et de gaz. Un chalumeau bien réglé ne doit pas faire de bruit excessif.
La flamme obtenue peut être décomposée en 2 zones :
- une zone supérieure de couleur bleu très clair qui oxyde les fils et ne permet pas
une soudure correcte ;
- une zone chauffante de couleur bleu dont l'extrémité est le point idéal où doivent
être placés les éléments à souder.
Pointe oxydante
(bleu très clair).
Pointe chauffante
(bleu).
Chalumeau
Air + gaz
- 76 -
EPGET
L'extrémité du fil de laiton à souder est trempée dans le Flux qui doit avoir la consis-
tance d'une pâte adhérante au métal.
Cet ensemble fil-flux est porté délicatement
sur la flamme, pour liquéfier le flux qui prend
l'aspect d'une boulette translucide.
A aucun moment, le fil de laiton ne doit rougir, sous peine de fusion, ce qui le rendrait
inutilisable.
Pour éviter cette trop haute tem-
pérature, l'ensemble laiton-soudure
d'argent doit être approché et éloigné
de la flamme dès que sa couleur se
rapproche du rouge.
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EPGET
Le laiton et la goutte de soudure d'argent sont ré-enrobés dans du flux dont une petite
parcelle est déposé sur la marque de l'arc edgewise.
L'opérateur ayant correctement positionné ses avant-bras et les paumes de ses mains,
l'arc edgewise et le laiton (garni de soudure d'argent et de flux), sont mis en contact et
présentés au dessus de la flamme du mini-chalumeau, en prenant soin de ne jamais
chauffé l'arc edgewise.
Seul le laiton sera chauffé à 2-3mm de la soudure d'argent. La chaleur de la flamme
sera transmise à la soudure d'argent et à l'arc edgewise, par le laiton et le flux.
Lorsque la soudure d'argent est liquide, elle fuit la flamme pour se diriger vers l'arc
edgewise moins chaud.
Pour réaliser le manchon qui assurera la solidité de la soudure, il faut alors, rapide-
ment, glisser l'extrémité du laiton avec la soudure d'argent liquide, de part et d'autre de
l'arc edgewise et revenir à la position initiale, sur la marque dessinée.
L'ensemble arc edgewise-soudure d'argent-laiton est ensuite éloigné de la flamme,
sans modifier leurs positions relatives.
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EPGET
Ce même type de soudure peut être fait en couchant le laiton de 45° par rapport à
l'axe de l'arc edgewise. Cette orientation offre une rétention de très bonne qualité qui peut
servir pour une ligature métallique, un élastique intra-arcade ou autre.
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EPGET
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EPGET
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