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EPGET

ORTHODONTIE
CLINIQUE

JP ORTIAL

-1-
EPGET

-2-
EPGET

1)- HISTORIQUE.
Le Dr. Edward H. ANGLE est né le 1er Juin 1855, à Herrick dans l’état de Pensylvanie.
Il fût diplômé du Collège Dentaire de Pensylvanie en 1878.
Il enseigna et pratiqua l’Orthodontie à Minneapolis et prit une part toujours plus
grande aux activités scientifiques et professionnelles de son pays.

Il publia son premier article en 1886. En 1897, il était Professeur en Sciences Dentai-
res à la Northwestern University et il enseignait également au Collège Dentaire «Marion
Sims» à l’université de Washington. Mais en 1900, le Dr. Angle créa sa propre école afin
d’y enseigner l’Orthodontie en tant que spécialité.

De 1900 à 1928, il vécut et travailla d’abord à Saint-Louis dans le Misssouri, puis à


New-London, Connecticut et à Passadena, en Californie.

Sa vie durant il cherche à atteindre la perfection dans son travail. Il fût un innovateur,
mû par un désir constant d’amélioration et de progrès resté en vigueur dans le monde
entier. Sa méthode Edgewise ainsi que sa Classification demeurent à l’avant-garde de
l’Orthodontie.

Il porte à juste titre la qualification de «Père de l’Orthodontie Moderne».

Tout appareillage orthodontique est le reflet des hypothèses, de la conception profes-


sionnelle, en un mot de la philosophie de celui qui l’a inventé; c’est pourquoi l’approche de
la technique Edgewise que nous allons tenter ensemble doit être précédée d’une exégèse
rapide de la pensée de son auteur.

Par l’analyse des appareillages orthodontiques qu’Edward H. ANGLE imagina, il


nous est possible d’analyser ses hypothèses, ses conceptions, ses préoccupations : sa phi-
losophie.

En 1891, à l’époque où la plupart des mouvements dentaires étaient accomplis à l’aide


d’appareils amovibles Edward H. ANGLE propose «l’Expansion Arch» (E Arch) que cer-
tains d’entre nous connaissent. C’est un arc rectangulaire en maillechort courbé sur sa plus
grande largeur, porté par deux bagues molaires à serrage par vis. Il est vendu préformé
en 3 dimensions, les dents sont progressivement alignées sur cet arc de forme idéale au
moyen de ligatures métalliques. Il est connu en France sous le nom d’arc Tacail.

En 1911 naît le «Pin and Tube»; ANGLE, désireux de supprimer les ligatures trac-
tant directement les dents, bague les six dents antérieures et l’arc formé en fonction de
la déformation, est modifié progressivement vers une forme idéale. Cet appareillage est
l’ancêtre du BEGG.

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En 1913, ANGLE combine les avantages des bagues antérieures du Pin and Tube et
la préformation de l’arc, il invente, (nous dirions aujourd’hui, design) «le Ribbon Arch»,
l’arc ruban. C’est un arc souple courbé sur sa plus grande largeur, vendu préformé en
plusieurs dimensions et inséré dans les bagues et dont l’élasticité très grande permet peu
à peu la correction des malpositions.

Ces trois appareils nous éclairent sur les soucis d’Edward ANGLE; il croyait à l’ex-
pansion, à l’allongement des arcades. Il était persuadé, malgré les sarcasmes de CASE, que
la nature ne pouvait se tromper et, qu’une fois les dents replacées en parfaite occlusion,
la croissance adaptative des bases osseuses entérinerait la correction mécanique; c’est ici
que la notion d’occlusion apparaît. L’Ecole Occlusionniste naît engendrée par les principes
fondamentaux d’ANGLE, auxquels souscrivent les parodontologistes, les gnathologistes
et les orthodontistes modernes:
- la nécessité des contacts proximaux des dents sur une arcade normale en forme et
en dimension.
- la nécessité de rapports cuspidiens normaux, et comme il fallait définir ces rap-
ports cuspidiens idéaux, ANGLE décrivit ses trois Classes tant critiquées, mais tellement
représentatives des malocclusions et, comme il considérait que la position des dents de
six ans était immuable, il en fit le critère et sa classification.

CLASSE I : Les dents de six ans sont en occlusion mésio-distale normale, les molaires
maxillaires distales d’une 1/2 cuspide par rapport à leurs antagonistes mandibulaires.

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CLASSE II : Les dents de six ans mandibulaires sont en relation distale par rapport
aux supérieures d’au moins une demi cuspide.
a) La Classe II est dite Division 1 lorsque les incisives supérieures sont en vestibulo-po-
sition.

b) La Classe II est dite Division 2 quand les deux incisives centrales supérieures sont en
linguo-version.
De plus nous parlons de subdivision lorsque l’occlusion molaire n’est inversée que d’un
seul côté, certains auteurs disent également "simultané".

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CLASSE III : Les dents de six ans mandibulaires sont en relation mésiale par rapport
aux supérieures d’au moins une demi cuspide et si l’occlusion molaire n’est mésiale que
d’un seul côté, nous parlons de subdivision.

Enfin, 3ème conception d’ANGLE, qu’il disait capitale, et sur laquelle il insistait sans
cesse et dont il pensait que tout dépendait, c’est l’inclinaison axiale verticale normale des
dents. STRANG qui fut son élève dit, que cette notion (qui l’a obsédé toute sa vie) était
issue de la nécessité, qu’ANGLE avait pressentie de reculer, de distaler les dents de l’ar-
cade maxillaire pour obtenir une occlusion idéale et que distaler implique vraiment un
mouvement rectiligne de toute la dent, couronne racine (les racines des dents distalées
devant être parallèles l’une à l’autre).

Constatons au passage qu’ANGLE ne pense pas orthopédie dento-faciale, il pense


orthodontie pure et imaginons le un instant, assailli par ses préoccupations, à la recherche
de l’appareillage susceptible d’assurer à ses traitements l’occlusion idéale recherchée. En
bon artisan, il réfléchit, essaie, expérimente. En 1925, il écrit des articles sur un nouvel
appareil, et en 1928 propose à la profession dentaire un nouvel appareillage qui doit être
le dernier et le meilleur. L’Edgewise est né. Edgewise parce que l’arc de travail est courbé
sur le chant à l’inverse des précédents qui étaient «flat wise», c’est à dire courbé sur la
plus grande largeur : toutes les dents sont baguées et portent un bracket; l’arc se trouve
ainsi divisé ainsi en autant de petits leviers élastiques entre les dents, c’est vraiment une
merveille de mécanique dont nous ne connaissons sûrement pas encore toutes les possi-
bilités susceptibles de réaliser rapidement tous les mouvements en «masse» qu’ANGLE
définissait en 3 ordres :

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I - Dans le 1er ORDRE les mouvements vestibulo-linguaux, les rotations, les ingres-
sions et les égressions sont compris.

II - Dans le 2ème ORDRE se placent les versions mésiales et distales des dents.

III -Dans le 3ème ORDRE sont groupés les mouvements coronaires et radiculaires
déterminés par le torque.

ANGLE disait à ses élèves «Tout ce que vous pouvez faire pour corriger les dents,
c’est de les pousser, de les tirer, de les retourner. Je vous ai donné l’appareil , pour l’amour
de Dieu, servez-vous en !».

Mais lorsque ce génial orthodontiste meurt 2 ans plus tard en 1930, croyait-il encore
à la perfection de la Nature ? Ses plus proches disciples ne le croient pas, et les plus pres-
tigieux d’entre eux se penchent sur d’autres problèmes qu’a sûrement évoqués le Maître
devant eux, mais qu’il n’a pas élucidés, certains comme STRANG et BRODIE appliquèrent
toujours la technique originale d’ANGLE sans la modifier.

D’autres se mettent à l’étude des sciences de base biomécaniques : embryologie,


croissance, anatomie, physiologie, histologie, céphalométrie, technologie des matériaux,
mais ils se trouvent seuls, sans le Maître disparu, devant leurs échecs et les récidives; ils
savent eux, maintenant que la Nature ne se trompe pas et que nous ne pouvons impu-
nément élargir et allonger les arcades et c’est l’un d’eux qui, pendant que THOMSON,
CAREY, BULL tentent d’apporter des transformations à la mécanique originale, va vers
1940, révolutionner la profession orthodontique. Lassé de l’incompréhension de ses pairs,
il quitte la Côte Est des Etats-Unis et, comme les pionniers du siècle passé, se dirige vers
l’ouest et va créer un office dans une ville de l’Arizona perdue dans un désert de rocaille
et de cactées. C’est Charles TWEED qui a toujours soutenu que l’appareil Edgewise était
le meilleur et le plus efficace pour traiter les malocclusions quelles qu’elles soient :

«Si l’opérateur, écrit-il, est assez adroit pour s’en servir, c’est un appareil qui est sûr
et actif si vous connaissez votre mécanique et si vous êtes assez habile pour la mettre en
pratique, votre travail doit être facilité. Toutefois, il ne faut pas vous attendre à devenir
expert dans le maniement des appareils fixes avant une période de trois à cinq ans».

D’autres, ensuite, tels RICKETTS, BURSTONE ou JARABAK ont apporté, basées sur
des considérations scientifiques et personnelles, des modifications à la technique originale.
Mais toutes ces techniques modifiées ne sont quand même que les enfants de l’Edgewise
qu’inventa Edward H. ANGLE.

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2)- ANALYSE DE TWEED-MERRIFIELD.


2-1). ANALYSE CÉPHALOMÉTRIQUE
Structures à relever sur la téléradiographie de profil pour réaliser l’analyse céphalomé-
trique de Tweed :
- selle turcique
- os propres du nez, partie antérieure du frontal et suture naso-frontale
- rebord postérieur et inférieur de l’orbite
- conduit auditif interne
- fente pterygo-maxillaire
- section médiane du maxillaire supérieur
- rebord postérieur de la branche montante de la mandibule, angle goniaque, bord
inférieur du corpus, contour extérieur de l’ensemble de la symphyse mentonnière,
- partie inférieure de la pyramide occipitale,
- contour des 1ères molaires supérieures et inférieures, en respectant leurs axes au
niveau des racines mésiales, leurs points les plus mésiaux et la situation verticale de leurs
faces occlusales
- contour des incisives centrales maxillaires et mandibulaires, en respectant leurs axes
et la position de leurs bords incisifs
- profil cutané allant de la partie inférieure du menton jusqu’au début du front.

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S
Na
Pr
S-O
ENP
ENA
A

Ar B

Me

LES POINTS CEPHALOMETRIQUES.

POINT S : centre de la selle turcique (l’image arrondie de cette cavité peut être visualisée
en masquant la projection des apophyses clinoïdes antérieures et postérieures).
POINT NASION ( N ou NA) : point situé le plus haut et en avant de la suture fronto-
nasale.
POINT A : point situé au plus profond de la concavité antérieure de la partie antérieure
du maxillaire, la tête étant orientée suivant le plan horizontal de Francfort.
POINT B : point situé au plus profond de la concavité antérieure de la symphyse men-
tonnière, la tête étant orientée suivant le plan horizontal de Francfort.
POINT PORION (Pr) : point supérieur de l’image du conduit auditif.
POINT EPINE NASALE ANTERIEURE (ENA) : point le plus antérieur de la jonction
entre le plancher des fosses nasales et la partie supérieure de la concavité antérieure du
maxillaire.
POINT SOUS-ORBITAIRE (S-O) : point le plus inférieur du rebord orbitaire (dans le
cas où 2 images sont repérables sur le cliché radiographique, une position moyenne sera
choisie).
POINT EPINE NASALE POSTERIEURE (ENP) : point le plus postérieur de la jonction
entre le plancher des fosses nasales et le plafond de la cavité buccale.
POINT MENTON (Me) : point situé le plus bas de la symphyse mentonnière, la tête étant
orientée suivant le plan de Francfort horizontal.
POINT ARTICULARE (Ar) : intersection du bord postérieur de la branche montante de
la mandibule avec la partie inférieure du rebord occipital.

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Ligne SN

Plan de Francfort

Ligne NA
Ligne
Esthétique
Ligne NB
Plan mandibulaire
Axe de l'incisive
mandibulaire
Plan d'occlusion

LES LIGNES ET LES PLANS CEPHALOMETRIQUES.

LIGNE SN : ligne de la base du crâne reliant les points S et Nasion.


LIGNE NA : ligne reliant le point le plus antérieur de la base du crâne (N ou Na) au point
le plus postérieur de la déclivité antérieure du maxillaire (A).
LIGNE NB : ligne reliant le point le plus antérieur de la base du crâne (N ou Na) au point
le plus postérieur de la déclivité antérieure de la symphyse mentonnière (B).
PLAN DE FRANCFORT : plan passant par le point Porion (Pr) et le point Sous-orbitaire
(S-O). Ce plan est parallèle à l'horizon quand le sujet porte son regad au loin ; c'est le plan
de référence de l'équilibre de la tête et du corps.
PLAN MANDIBULAIRE : plan passant, en avant, par le point Menton (Me) et tangent,
en arrière, à la partie inférieure de l’angle goniaque (dans les cas où les images radio-
graphiques droite et gauche de cette zone ne sont pas superposées, on choisira un point
moyen). Ce plan mandibulaire est différent de celui utilisé dans l’analyse de Steiner qui
lui, passe par les points Gonion (Go) et Gnathion (Gn).
AXE DE L’INCISIVE INFERIEURE : droite reliant le bord de l’incisive mandibulaire la
plus vestibulaire à son extrémité apicale.
LIGNE ESTHETIQUE : ligne passant par le pogonion cutané et la partie antérieure de la
lèvre la plus proéminente.
PLAN D’OCCLUSION : plan passant, en arrière, par le sommet de la cuspide mésiale de
la 1ère molaire mandibulaire, et, en avant, par le milieu du segment de droite reliant les
bords incisifs des incisives centrales maxillaires et mandibulaires.

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LigneLigne
NB NB
Ligne NB
Plan Plan
Plan
d'occlusion
d'occlusion PointPoint
A A
Total Total d'occlusion Point A
Total
chin chin
chin PointPoint
Ao Ao
Point Ao
UpperUpper
Upper
lip lip
lip PointPoint
Bo Bo Ao-BoAo-Bo
Point Bo Ao-Bo
PointPoint
B B
Point B

PointPoint
Point
articulare
articulare LigneLigne ENA-ENP
ENA-ENP
articulare Ligne ENA-ENP
Hauteur
Hauteur
Hauteur
faciale
faciale
postérieurefaciale
postérieure Hauteur
Hauteur
postérieure Hauteur
faciale
faciale
faciale
antérieure
antérieure
antérieure
Plan Plan
Plan
mandibulaire
mandibulaire
mandibulaire
LES MENSURATIONS CEPHALOMETRIQUES.

ANGLE SNA : angle formé par l’intersection des lignes SN et NA. Il permet d’apprécier
la position du maxillaire dans le sens antéropostérieur, par rapport à la base du crâne. Il
es souhaitable qu’il se situe aux environs de 82°.
ANGLE SNB : angle formé par l’intersection des lignes SN et NB. Il permet d’apprécier
la position de la mandibule dans le sens antéropostérieur, par rapport à la base du crâne.
Il est souhaitable qu’il se situe aux environs de 80°.
ANGLE ANB : angle formé par l’intersection des lignes NA et NB. Il permet d’apprécier
la relation qui existe, dans le sens antéropostérieur, entre le maxillaire et la mandibule.
Il est souhaitable qu’il se situe aux environs de 2°.
ANGLE FMA (Francfort Mandibular Angle) : angle formé par l’intersection du plan
mandibulaire et du plan horizontal de Francfort. Il permet d’apprécier la typologie sque-
lettique dans le sens vertical. Sa fourchette de “normalité” s’étend de 21° à 29°.
ANGLE FMIA (Francfort Mandibular Incisor Angle) : angle formé par l’intersection de
l’axe de l’incisive mandibulaire avec le plan horizontal de Francfort. Il permet d’apprécier
la situation de l’incisive mandibulaire dans le schéma facial. Sa valeur optimale se définit
en fonction du sens vertical squelettique et sera donnée par la règle de Tweed.
ANGLE IMPA (Incisor Mandibular Plane Angle) : angle formé par l'intersection de l'axe

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EPGET

de l'incisive inférieure avec le plan mandibulaire. Il permet d'apprecier la position de la


limite antérieure de la denture mandibulaire par rapport à sa base osseuse. La limite de
cette situation varie en fonction de la typologie verticale squelettique et la valeur recher-
chée pour cet angle est, elle aussi donnée par la règle de TWEED.
UPPER LIP (UL) : valeur millimétrique de la distance séparant le point le plus antérieur
du bombé vestibulaire de l’incisive supérieure au point le plus proéminent de la lèvre
supérieure.
TOTAL CHIN (TC) : valeur millimétrique du segment de droite, perpendiculaire à la
ligne NB, passant par le Pogonion osseux, limité en arrière par son intersection avec la
ligne NB, et, en avant, par son intersection avec le tracé du menton cutané.
ANGLE Z : angle formé par l’intersection de la ligne esthétique et du plan horizontal de
Francfort. Il permet d’apprécier l’équilibre labio-mentonnier qui traduit la relation anté-
ropostérieure entre le maxillaire et la mandibule. Il est souhaitable que sa valeur se situe
aux environs de 78°.
Ao-Bo : valeur millimétrique de la distance séparant les projections orthogonales des
points A (Ao) et B (Bo) sur le plan d’occlusion. Dans les cas où Ao est plus antérieur que
Bo, la valeur relevée sera affectée du signe + ; dans le cas contraire, elle sera affectée du
signe -. Cette valeur permet d’apprécier la relation antéropostérieure du maxillaire et de la
mandibule, l’un par rapport à l’autre, et non plus par rapport à la base du crâne, comme
l’indique l’angle ANB.
HAUTEUR FACIALE ANTERIEURE (HFA) : valeur millimétrique du segment de droite
perpendiculaire à la ligne ENP-ENA et passant par le point Menton (Me), limité en haut
par son intersection avec la ligne ENP-ENA, et, en bas par le point Menton.
HAUTEUR FACIALE POSTERIEURE (HFP) : valeur millimétrique de l'intersection du
segment de droite, tangent au bord postérieur de la branche montante de la mandibule,
et reliant le point Articulare (Ar) et le plan mandibulaire.
INDEX POSTERO-ANTERIEUR (HFP/ HFA) : résultat de la division de la valeur de la
Hauteur Faciale Postérieure par celle de la Hauteur Faciale Antérieure. Cet Index permet
d'apprécier la situation verticale squelettique du sujet. Elle doit être rapprochée de l'indi-
cation de l'angle FMA. Lorsque la valeur de l'Index se situe autour de 0,69, il est possible
de parler d'une "normalité" squelettique verticale. Une valeur de cet Index proche de 0
signe une hyperdivergence des bases osseuses alors qu'une valeur proche de 1 signe une
hypodivergence de ces mêmes bases.
RAPORT D'EVOLUTION : rapport entre l'augmentation de la Hauteur Faciale Posté-
rieure et celle de la Hauteur Faciale Antérieure dans un intervalle de temps donné. Lors-
que deux clichés téléradiographiques d'un même sujet sont réalisés, si la Hauteur Faciale
Postérieure augmente plus que la Hauteur Faciale Antérieure, il est possible de penser
que la croissance faciale se fait suivant un schéma de rotation antérieure de la mandibule
(ce qui est favorable à la correction d'une Cl.II). A l'inverse, si la Hauteur Faciale Posté-
rieure augmente moins que la Hauteur Faciale Antérieure, il est possible de penser que
la croissance faciale se fait suivant un schéma de rotation postérieure de la mandibule (ce
qui n'est pas favorable à la correction d'une Cl.II).

FINITION DU CEPHALOGRAMME.

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EPGET

Identification du tracé : initiales du patient, âge au moment du cliché, sexe du patient et


date du cliché. Relevé des principales valeurs : SNA, SNB, ANB, FMA, IMPA, FMIA, OP,
Z.

N.O.-12a6m-M
I-96

SNA 82
SNB 80
ANB 2
FMA 25
FMIA 67
IMPA 88
OP 10
Z 78

RELEVE DES VALEURS CEPHALOMETRIQUES DE L'ANALYSE DE TWEED-


MERRIFIELD.

Différents clichés téléradiographiques et tracés céphalométriques de couleurs diffé-


rentes seront réalisés, avant le traitement (noir), au début du traitement (noir), pendant les
phases importantes du traitement (bleu), à la fin du traitement (rouge), en fin de contention
(vert), après la fin de contention (marron).

céphalometrie objectifs
FMIA 67°±3
FMA 25°±3°
IMPA 88°±3
SNA 82°
SNB 80°
ANB 2°±2
Ao-Bo 2mm±2
Plan d'occ. 10°
Angle Z 75°±5
Upper Lip /
Total Chin /
Ht Faciale Post 45mm
Ht Faciale Ant. 65mm
Index Post/Ant 0,69
Rapport d'évolution 2/1

- 13 -
EPGET

LES SUPERPOSITIONS
Superposition générale.
Elle sert à apprécier les modifications de l’architecture faciale survenue en cours de
traitement, en fin de traitement et en fin de contention. Ces variations sont estimées par
rapport à la base du crâne.
Les tracés céphalométriques comparés sont superposés sur les lignes SN en faisant
coïncider les points S.
Si les tracés sont effectués au crayon noir, le 1er est en trait plein et les suivants en
pointillé.
Si les tracés sont effectués aux crayons de couleur, le 1er est en noir, ceux en cours de
traitement sont en bleu, celui en fin de traitement est en rouge, celui de fin de contention
est en vert et les suivants sont en marron.
Ce type de superposition met l’accent sur la réduction du décalage des bases, le type
de croissance mandibulaire dans le sens horizontal et vertical, et, enfin, les éventuels mou-
vements parasites du sens vertical (ouverture de l’angle du Plan d’Occlusion et de l’angle
du Plan Mandibulaire) dus à un mauvais contrôle de la mécanique orthodontique.
Toutes les superpositions seront identifiées par les initiales du cas, la date des exa-
mens téléradiographiques avec, en regard, le type de trait correspondant.

R.M.
XI-82
IX-83

- 14 -
EPGET

Superpositions locales.

Au niveau du maxillaire et de la mandibule, elles servent à apprécier le déplacement


des arcades dentaires par rapport à leurs supports osseux, sous l’influence de la mécanique
utilisée.
Au maxillaire, la superposition est faite sur les Plans ENP-ENA, en faisant coïncider
les points ENA.
A la mandibule, la superposition est faite sur les Plans Mandibulaires, en faisant
coïncider les rebords postérieurs des contours symphisaires.

R.M.
XI-82
IX-83

- 15 -
EPGET

Au niveau du profil cutané, 2 types de superpositions sont possibles:


- soit en faisant coïncider les zones Front-Menton sur le Menton;
- soit en faisant coïncider les Plans de Francfort et en décalant les tracés des pro-
fils.

R.M.
XI-82
IX-83

PHF

Z=73° Z=78°

- 16 -
EPGET

2-2)- ANALYSE DE L'ESPACE TOTAL.


L’analyse de l’Espace total est une évolution de l’analyse du Dr. TWEED. Pour re-
pérer l’essentiel de la malocclusion structurale, celui-ci se fondait sur le Triangle qui porte
son nom constitué par les angles :
Francfort - Mandibular Angle (FMA)
Francfort - Mandibular Incisor Angle (FMIA)
Incisor - Mandibular Plane Angle (IMPA)

Ces relevés céphalométriques étaient complétés par la mesure classique de :


SNA
SNB
ANB
OP (angle du plan d’occlusion avec le plan de Francfort).

Le Dr. MERRIFIELD travailla longtemps avec le Dr. TWEED et poursuivit son


oeuvre après sa disparition en l970. C’est lui qui développa l’outil analytique et mit au
point l’analyse de l’Espace total.
Ce concept est fondé sur la notion des limites de la denture qui consiste à repérer
l’enveloppe d’une boite à l’intérieur de laquelle se trouve la malocclusion et à l’intérieur
de laquelle nous devons trouver les solutions.
Ces limites sont verticales, horizontales et transversales, squelettiques et dentaires ;
dans la mesure où elles sont établies par les données génétiques propres à chaque individu,
leur respect garantit la stabilité des résultats de notre action thérapeutique.

L’analyse de l’Espace total s’efforce de situer et quantifier les éléments constitutifs


de la malocclusion, de dégager des objectifs de traitement en indiquant la stratégie la
mieux adaptée à leur obtention, en plaçant l’individu dans son devenir tant au niveau de
la croissance que de l’esthétique faciale.

Cette analyse débouche sur une Charte de traitement des Classes II qui objective la
stratégie et les mouvements à réaliser pour réduire les relations horizontales de Classe II,
et les Ligne-guides qui constituent un panorama des possibilités d’extractions en fonction
des quantités de déficit et de leur environnement dentaire et squelettique.
L’ensemble analytique de la Fondation TWEED (Analyse de l’Espace total, Charte
de traitement des Cl.II et Ligne-guides) constitue une proposition d’appréciation d’une
malocclusion, suggère des réponses aux questions du praticien mais n’impose jamais de
solution.
C’est l’orthodontiste, en tant que thérapeute, qui doit prendre ses décisions en fai-
sant jouer pleinement son sens clinique.

Toute attitude qui tend à nous décharger de notre responsabilité de clinicien, limite
notre capacité à évoluer vers une amélioration du service à rendre à nos patients.

- 17 -
EPGET

L’orthodontie communément appelée "Technique de TWEED" est avant tout une


orthodontie clinique. Elle s’est développée sur une expérience clinique de 80 années en-
viron et s’est efforcée de valoriser le côté pragmatique de notre geste d’intervenant.

L’analyse de l’Espace total repose sur les différents éléments d’appréciation de la


malocclusion que sont :
l’examen clinique statique et dynamique
les photographies du visage
la téléradiographie sagittale et son tracé céphalométrique
la radiographie panoramique (ou un status rétro-alvéolaire)
les moulages en occlusion.

Trois zones sont déterminées à l’arcade mandibulaire :


la zone antérieure (1,2, 3)
la zone moyenne (4, 5, 6)
la zone postérieure (7, 8)
Zone antèrieure
2 1 1 2
3
3
4 4
Zone Zone
5 5
moyenne moyenne
6 6
7 7
8 8

Zone postèrieure
Dans chacune de ces zones, différents éléments seront repérés et quantifiés en va-
leur algébrique : certains vont consommer de l’espace (déficits), d’autres vont libérer de
l’espace (surplus). La balance entre ces éléments donnera, pour chaque zone, une quantité
de millimètres en déficit ou en surplus.

La somme des 3 zones donnera, à son tour, une quantité millimétrée qui permettra
de connaître le déficit ou le surplus total que nous aurons à gérer pour équilibrer l’arcade
mandibulaire sur sa base osseuse et dans son environnement squelettique.

Le positionnement correct d’une arcade mandibulaire doit tenir compte de plusieurs


facteurs qui sont :
- l’alignement dentaire,
- la relation des dents avec leur base osseuse et en fonction du rapport
maxillo-mandibulaire,
- la situation des tissus mous environnant notre champ d’action,
- le nivellement de la Courbe de SPEE,
- la croissance osseuse résiduelle.

- 18 -
EPGET

Le relevé quantitatif de ces facteurs est rassemblé, zone par zone, sur la Feuille
d’analyse prévue à cet effet :

A. Zone antérieure de la denture (1, 2, 3) :

a) Diamètre mésio-distal
b) Espace disponible
c) Encombrement dentaire
d) Correction céphalométrique
e) Modification des tissus mous
Def./Surf. :

B. Zone moyenne de la denture (4, 5, 6) :

a) Diamètre mésio-distal
b) Espace disponible
c) Encombrement dentaire
d) Courbe de Spee
Def./Sur. :

C. Zone postérieure de la denture (7, 8) :

a) Diamètre mésio-distal
b) Espace disponible
c) Encombrement dentaire
d) Croissance estimée
Def./ Sur. :

TOTAL DENTAIRE : Def./Sur. :

Correction céphalométrique :
si FMA est compris entre 21° et 29°, FMIA devrait être de 67°±2
si FMA est de 30° ou plus, FMIA devrait être de 65°±2
si FMA est de 20° ou moins, IMPA ne devrait pas dépasser 92°±2

la Correction céphalométrique = (0,8 x FMIA différence)

Augmentation de la zone postérieure de la denture :


2 mm/an pour les filles jusqu’à 14 ans
2 mm/an pour les garçons jusqu’à 16 ans

- 19 -
EPGET

L’examen de l’arcade
mandibulaire ci-contre va
nous permettre d’envisager le
fonctionnement de l’analyse
de l’Espace total.
Les problèmes liés aux
rapports inter-arcades (Cl.
II) seront envisagés dans un
chapitre ultérieur.

A. Zone antérieure de la denture (1, 2, 3) :

Le 1er objectif à poursuivre dans la zone antérieure est constitué par la réduction
de l’encombrement dentaire qui permettra l’alignement.

La ligne des crêtes alvéolaires a été repérée et, en présence de rotations, de che-
vauchements et de dénivellation des points de contact des 6 dents antérieures, la place
nécessaire pour résoudre ces problèmes ne sera pas trouvée dans un mouvement d’avancée
des couronnes dentaires (franchissement de la limite antérieure de la denture), mais dans
un recul des faces distales des canines.

Cette quantité de recul est


déterminée par la somme des dia-
mètres mésio-distaux des dents
concernées.

- 20 -
EPGET

La mesure de l’espace disponible peut être faite en utilisant un fil de laiton placé sur
la ligne des points de contact et en se rapprochant le plus possible de la ligne des crêtes
alvéolaires dont il suit la forme. Les points de contact distaux des canines sont marqués
sur le fil qui est ensuite rectifié.
Un pied à coulisse permet alors de connaître la longueur d’os alvéolaire disponible
pour placer correctement les dents antérieures.

Cette méthode peut être remplacée par une autre, plus rapide et d’une précision
suffisante, qui consiste à apprécier le secteur disponible en groupant les dents 2 par 2.

le
ib
on
sp

tal
di

dis
ce

io-
pa

és
Es

em
ètr
am
Di

Après la quantification de l’espace disponible, chaque dent est mesurée au niveau


de son diamètre mésio-distal au moyen d’un pied à coulisse pour déterminer l’espace
nécessaire.

La somme algébrique entre ces diamètres et l’espace disponible définit l’Encom-


brement dentaire.
Ces valeurs sont reportées dans la Feuille d’analyse :

A. Zone antérieure de la denture (1, 2, 3) :


a) Diamètre mésio-distal
b) Espace disponible
c) Encombrement dentaire

Le 2ème élément qui doit être pris en charge est constitué par la correction céphalomé-
trique qui concerne l’appréciation de la position de l’arcade dentaire inférieure sur sa
base osseuse. Cette situation est estimée au niveau de la limite antérieure, c’est-à-dire, de
l’incisive et pourrait être quantifiée par la valeur de l’IMPA.

- 21 -
EPGET

Mais, plutôt que d’apprécier cette relation arcade-base dans l’absolu, il est plus in-
téressant (et plus clinique) de la situer dans le contexte d’un éventuel décalage des bases
maxillaire et mandibulaire.
En effet, dans un cas de Classe II squelettique, la denture tente de compenser ce
déséquilibre horizontal par une version vestibulaire des incisives inférieures à la recherche
de leurs antagonistes. Le projet thérapeutique de repositionnement de l’arcade mandibu-
laire doit donc tenir compte du devenir de la Classe II squelettique sous les effets de la
thérapeutique et de la génétique. L’angle de référence pour l’incisive mandibulaire doit
relier sa position au reste de la face, ce sera le FMIA. L’objectif recherché pour cet angle
se situe aux environs de 67° ± 2° qui correspond à la position équilibrée d’une incisive
mandibulaire dans un contexte squelettique horizontal «normal» (ANB = 2° ± 2°).
L’important, en fin de traitement, n’est pas d’avoir une incisive dont l’angle avec
le Plan de Francfort est rigoureusement de 67°, mais ayant effectué un mouvement qui l’a
approchée de cette valeur.
Cet objectif de positionnement de l’incisive inférieure est défini par la relation
squelettique des bases osseuses dans la sens horizontal, mais tient compte, aussi, de leurs
relations dans le sens vertical ; un FMIA de 67° ± 2° ne s’entend que dans la mesure où
nous nous plaçons dans un FMA "moyen" situé entre 21° et 29°.

Lorsque le FMA est compris entre 21° et 29°, l’angle de référence est le FMIA dont
l’objectif est de 67° ± 2°. Le repositionnement céphalométrique envisagé est la différence
qui existe entre le FMIA avant traitement et cet objectif (dans l’exemple ci-dessus, elle

67°± 2° serait de 67°-56° = 11°).


56°
L’analyse de l’Espace total
21° < FMA < 29° 11° a pour but de quantifier des mil-
limètres et non des degrés. Aussi,
pour transformer les degrés de la
Correction céphalométrique en mil-
limètres, il faut multiplier ces degrés
par un coefficient de 0,8. La valeur
obtenue (ici 8,8 mm) correspond à
l’espace consommé sur la longueur de
l’arcade pour réaliser ce repositionne-
ment incisif.

Cette démarche essentielle de


placement de l’incisive mandibulaire
dans la face en Technique de TWEED
doit être modulée en fonction du sens
vertical. 11° x 0,8 = 8,8mm
Pour un hyperdivergent squelettique
dont le FMA est supérieur à 29°, l’an-
gle de référence est toujours le FMIA,

- 22 -
EPGET

mais, pour des raisons d’esthétique faciale de fin de traitement (le point B sera «structura-
lement» postérieur), un FMIA de 67° ± 2° ne doit plus être recherché ; une valeur moindre
de 65° ± 2° est suffisante comme objectif.

Pour un hypodivergent squelettique dont le FMA est inférieur à 21°, le placement


de l’incisive dans la face perd sa signification (l’angle ANB est faible, les décalages sque-
lettiques horizontaux sont exceptionnels) et seule doit être retenue une valeur permettant

FMIA = 65°± 2°

FMA > 29°

FMA < 21°

IMPA < 92° ± 2°

d’apprécier la relation que l’on souhaite obtenir entre la limite antérieure de la denture
mandibulaire et sa base osseuse.
L’angle de référence n’est plus, alors, le FMIA, mais l’IMPA dont le valeur ne devrait
pas dépasser 92° ± 2°.

De ces considérations se dégage la "Règle de TWEED" :

FMA 21°-29°, FMIA devrait être 67° ± 2°


FMA 30° ou plus, FMIA devrait être 65° ± 2°
FMA 20° ou moins, IMPA ne devrait pas dépasser 92° ± 2°

Cette règle définit des objectifs que le praticien peut moduler et non des valeurs
impérativement imposées.

A. Zone antérieure de la denture (1, 2, 3) :

d) Correction céphalométrique

Le 3ème élément pris en compte dans la zone antérieure est constitué par la modi-
fication des tissus mous.
Traiter une malocclusion doit établir une occlusion dentaire fonctionnelle mais le
placement des arcades dentaires dans la face et sa répercussion sur l’esthétique du patient
doit toujours être une préoccupation essentielle du praticien.

- 23 -
EPGET
L’analyse de l’Espace total s’efforce d’intégrer ce paramètre esthétique dans son
évaluation des déficits en mesurant l’épaisseur de la lèvre supérieure avec UL et celle du
menton cutané et osseux (partiellement) avec TC. L’équilibre entre ces 2 valeurs est un
facteur qui participe à un certain équilibre des tissus mous ; nous devons le rechercher et
prévoir l’influence que notre thérapeutique aura sur lui.

UL = 12mm
UL = 18mm

TC = 16mm TC = 17mm

Lorsque la lèvre supérieure (sous-tendue par les incisives supérieures) est moins
épaisse que le menton cutané, surtout en présence d’un overjet (Cl.II), le recul de l’incisive
maxillaire venant s’adapter sur son antagoniste mandibulaire, augmentera l’épaisseur de
la lèvre supérieure. Le traitement de la malocclusion entraînera spontanément une amélio-
ration de l’équilibre entre UL et TC, aucune valeur n’aura à être intégrée dans l’analyse.
Par contre, en présence d’un menton cutané de faible épaisseur (TC est plus petit
que UL), l’accent doit être mis sur le repositionnement de l’incisive inférieure dont le re-
cul coronaire est susceptible de donner une relaxation des muscles du menton qui pourra
produire une certaine augmentation de TC.
La différence (UL-TC) est alors relevée et correspond à la quantité de repositionne-
ment de l’incisive mandibulaire nécessaire pour améliorer l’équilibre des tissus mous.
La longueur d’arcade consommée est alors la valeur de cette différence multipliée
par 2, soit : (UL-TC) x 2 mm.

UL = 8mm UL = 10mm

TC = 4mm
TC = 8mm

- 24 -
EPGET

D’où la "règle" pour les tissus mous :

UL ≤ TC => Modification des Tissus mous = 0


UL > TC => Modification des Tissus mous = (UL - TC) x 2

Cette valeur millimétrée n’est pas entièrement reportée dans la rubrique correspon-
dante de l’analyse de l’Espace total, mais seulement, la quantité supérieure à la valeur de
la Correction céphalométrique déjà envisagée.
En effet, dans la rubrique précédente, un certain repositionnement de l’incisive a
été comptabilisé, il n’y a pas lieu de le recomptabiliser ; seul doit être pris en charge un
repositionnement incisif supplémentaire pour améliorer la situation des tissus mous.

Exemple 1 : Correction céphalométrique = 8, mm


UL = 12mm et TC = 16mm ⇒ TC > UL Tissus mous = 0

A. Zone antérieure de la denture (1, 2, 3) :


d) Correction céphalométrique : 8,8
e) Modification des tissus mous : 0

Exemple 2 : Correction céphalométrique = 8, mm


UL = 8mm et TC = 4mm ⇒UL > TC ⇒ Tissus mous = (8-4) x 2 = 8mm

Tissus mous (8mm) < Correction céphalométrique (8,8mm)



Pas de Modification à intégrer

A. Zone antérieure de la denture (1, 2, 3) :


d) Correction céphalométrique : 8,8
e) Modification des tissus mous : 0

Exemple 3 : Correction céphalométrique = 5,8 mm


UL = 8mm et TC = 4mm ⇒ UL > TC ⇒ Tissus mous = (8-4) x 2 = 8mm

Tissus mous (8mm) > Correction céphalométrique (5,2mm)



Modification à intégrer = Tissus mous - Correction céphalométrique

8 - 5,8 = 2,2 mm

- 25 -
EPGET
A. Zone antérieure de la denture (1, 2, 3) :
d) Correction céphalométrique : 5,8
e) Modification des tissus mous : 2,2

B. Zone moyenne de la denture (4, 5, 6) :

Le 1er élément à prendre en charge, dans cette zone, comme dans la précédente,
est constitué par la relation entre l’espace nécessaire pour aligner les 1ères prémolaires,
les 2èmes prémolaires et les 1ères molaires.
La somme des espaces compris entre la face distale des canines et la face mésiale
des 2èmes molaires droit et gauche détermine l’espace disponible.
La somme des diamètres mésio-distaux de ces 6 dents donne la valeur de l’es-
pace nécessaire.
La comparaison, en valeur algébrique, de ces 2 mensurations, donnera la quantité
d’encombrement dentaire de la zone moyenne.
B. Zone moyenne de la denture (4, 5, 6) :

a) Diamètre mésio-distal
b) Espace disponible
c) Encombrement dentaire

Le 2ème élément à comptabiliser dans la zone moyenne est le nivellement de la


Courbe de SPEE.
Cette courbe de compensation de l’arcade mandibulaire trouve sa raison d’être dans
la cinématique mandibulaire et, essentiellement, dans les mouvements de propulsion. Ses
caractéristiques sont directement liées à l’existence de la malocclusion puisqu’elle s’est
établie avec et en fonction de l’agencement des dents.

Espace disponible

Diamètre mésio-distal

- 26 -
EPGET
Dans la mesure où nous décidons de réorganiser l’ensemble du positionnement des
dents par rapport à leurs bases osseuses mais aussi d’une arcade par rapport à l’autre, il
est impératif de prendre en charge la zone de contact inter-arcade, c’est-à-dire, la Courbe
de SPEE.

Cette courbe doit être nivelée, c’est une des décompensa-


tions de la malocclusion. Elle sera reconstruite, pendant
la période de contention, par la fonction manducatrice
du patient sur une nouvelle proposition de relation
occlusale.

Ce nivellement du plan d’arcade mandibulaire va


transformer une courbe en un plan, ou un arc en sa corde.
Ce changement de forme entraîne, mathématiquement,
un allongement des extrémités et, pour nous, essentiel-
lement une vestibulo-version des incisives directement
proportionnelle à la valeur de la flèche séparant l’arc de
sa corde.

En utilisant l’indice de BALDRIDGE, le chiffrage se


fait en repérant, à droite et à gauche, au pied à coulisse, la
distance orthogonale qui relie le point de contact le plus bas
au plan tangent aux cuspides des dents les plus hautes. La
moyenne de ces 2 valeurs à laquelle sont ajoutés 0,5 mm
donne la quantité de déficit à incorporer dans l’analyse
de l’Espace total.

B. Zone moyenne de la denture (4, 5, 6) :

d) Courbe de Spee

C. Zone postérieure de la denture (7, 8) :

Dans cette dernière zone, la prise en compte de l’alignement des 2èmes et 3èmes molaires
s’impose tout autant que dans les précédentes.
A l’âge où les traitements sont entrepris en Technique de TWEED, les 2 deuxièmes molai-
res sont évoluées, et leur mesure au pied à coulisse ne pose pas de problèmes ; il n’en va
évidemment pas de même pour celle des dents de sagesse.

La mesure des 2 dents de sagesse mandibulaires peut être faite sur la radiographie
panoramique ou, mieux car avec moins de risques de déformation, sur la téléradiographie
sagittale.
Plutôt que de faire une "règle de 3" qui affinerait cette mensuration, une estimation
suffisante est obtenue en retranchant 1 mm à l’information millimétrée du pied à cou-
lisse.

- 27 -
EPGET

La valeur de l’espace disponible est donnée par la distance mesurée sur le plan
d’occlusion entre la projection orthogonale de la face distale de la 1ère molaire et l’inter-
section de ce plan avec le bord antérieur de la branche montante. Pour être reportée dans
l’analyse, cette mensuration doit être multipliée par 2.
La comparaison de l’espace nécessaire et de l’espace disponible donnera la valeur
de l’encombrement dentaire :

C. Zone postérieure de la denture (7, 8) :


a) Diamètre mésio-distal
Diamètre mésio-distal /7
b) Espace disponible
c) Encombrement dentaire

Enfin, dans cette


zone postérieure est in- Diamètre mésio-distal /7
corporée la croissance
résiduelle mandibulaire
qui s’exprime par un re-
modelage de la branche
montante. Cet accroisse-
ment osseux augmente
l’espace disponible pour Diamètre mésio-distal /7
placer les molaires ter-
minales et s’inscrit en
positif dans l’évaluation
Diamètre mésio-distal /8
de l’espace total.
Dans la mesure
où il est impossible de connaître exactement la quantité de cet allongement postérieur
de l’arcade, une estimation statistique est utilisée qui tient compte du sexe et de l’âge de
l’enfant. Diamètre mésio-distal /8

Espac
e disp
onible

Diamètre mésio-distal /8
Espac
e disp
onible

Espac
e disp
onible

- 28 -
EPGET
On estime que l’espace disponible dans la zone postérieure augmente de 2 mm par
an jusqu’à 14 ans pour les filles et jusqu’à 16 ans pour les garçons.

L’examen de la zone postérieure repose sur des données dont la précision n’est pas
comparable avec celle des éléments des autres zones.
Les conclusions qui peuvent être faites à son niveau ne peuvent donc pas être aussi
affirmatives. Le sens clinique du praticien doit compenser l’insuffisance d’appréciation
due à un certain "flou" analytique ; l’observation de cet équilibre postérieur est important
pour la définition du diagnostic comme pour celle de la stratégie de traitement et de la
mise en oeuvre de la mécanique.

La valeur de la croissance estimée est enfin reportée dans la dernière rubrique de


la zone postérieure :

C. Zone postérieure de la denture (7, 8) :

d) Croissance estimée

- CONCLUSIONS -

A. Zone antérieure de la denture (1, 2, 3) :


Def. Sur.

B. Zone moyenne de la denture (4, 5, 6) :


Def. Sur.

C. Zone postérieure de la denture ( 7, 8 ) :


Def. Sur.

TOTAL DENTAIRE : Def. Sur.

- 29 -
EPGET

Après avoir effectué le relevé de ces différentes données, un sous-total est fait dans
chaque zone et sera inscrit en déficit (-) ou en surplus (+). La somme algébrique de ces 3
valeurs donnera, alors, une objectivation de la situation d’ensemble de l’arcade mandibu-
laire.

L’observation de ces résultats permet d’apporter un début de réponse aux questions


que pose aussi bien la définition de la malocclusion que son traitement :
- traitement conservateur,
- récupération dans la zone postérieure d’un espace suffisant pour résoudre un
déficit antérieur ou moyen,
- extractions de prémolaires,
- site des extractions,
- extractions de dents de sagesse,
- moment des extractions,
- gestion des espaces d’extraction,
- localisation et quantification d’éventuels compromis,
- type et importance des mouvements dentaires à réaliser,
- mécanique à mettre en jeu,
- devenir de l’esthétique faciale,
- pronostic occlusal,
- contention,
- ...

Cette analyse de l’Espace total ne doit pas être considérée dans l’absolu, mais en
tant qu’un des maillons de la chaîne thérapeutique qui doit être poursuivie par la Charte
de traitement des Cl.II et la proposition de décision que sont les Ligne-guide pour aboutir
à la réduction aussi juste que possible de la malocclusion.

- 30 -
EPGET

3)- LE MATERIEL DE BASE EN EDGEWISE.


3-1)- LES ÉLÉMENTS PASSIFS.
Les éléments passifs sont constitués par les attachements (brackets ou boitiers) qui
sont solidarisés sur les dents.
Ces boitiers métalliques peuvent être soudés sur les faces vestibulaires de bagues, el-
les-même métalliques, ou collés directement sur les dents. Lorsque ces boitiers sont collés,
ils peuvent être en métal, mais aussi, être réalisés dans des matériaux dont l'esthétique est
plus discrète (résine, céramique,...) ; ils ont, alors, une résistance mécanique plus faible.
Ces brackets peuvent être accompagnés d'attachements linguaux (boutons linguaux
ou cleat-lug), eux-même soudés ou collés.
Ces boitiers sont composés d'une
base, d'un corps, d'une gorge et d'ailet-
tes occlusales et gingivales.
La base est plate ou incurvée sui-
vant la forme de la face vestibulaire de
la dent pour laquelle elle est conçue. Le
dos de cette base est lisse pour un boitier
à souder ou munie de micro-alvéoles
rétentives pour un boitier métallique
à coller.
Le corps a une largeur variable (1,5 à 2,5mm) suivant
le diamètre mésio-distal de la dent qui doit le recevoir.
Généralement, il est mono-plot (il peut être bi-plot dans le cas de boitiers très larges).
La gorge du boitier a une profondeur de .028 inches et une hauteur de .022 inches. Son
axe vestibulo-lingual est perpendiculaire à sa base (absence de torque) et son axe mésio-
distal est parallèle au bord de sa base (absence d'angulation).
Les dents terminales (mo-
laires) recoivent des tubes dont
la lumière a également une
section de .028 par .022 inches,
soudés sur des bases métal-
liques. Ils sont accompagnés
de crochets gingivaux, dont
l'ouverture est distale, et qui
peuvent servir à attacher une
boucle oméga, un élastique

inter-maxillaire ou d'autres
auxiliaires. Ces tubes peuvent
avoir une angulation du 1er
ordre (3°) qui tend à corriger
d'éventuelles rorations disto-
vestibulaires.
Les attachements utilisés
en Edgewise ne comportent

- 31 -
EPGET

aucune pré-information (absence de torque et d'angulation). Seuls les tubes molaires ont,
parfois, une information de 2ème ordre sous la forme d'une angulation de 3° qui favorise
une rotation disto-linguale.
Les lumières des attachements, ont une section rectangulaire de .022x.028 inches, soit
0,56x0,71mm (1inch = 2,54cm).
Les dents qui portent des bagues, recoivent des attachements linguaux sous forme de
"cleat-lugs", sorte de petits papillons qui permettront d'accrocher des élastiques. Ces cleat-
lugs peuvent êytre placés sur les 2èmes molaires, mais, compte-tenu des relations entre
la gencive palatine de ces dents et la position de ces attachements, ces derniers peuvent
facilement occasionner des inflamations.

Bracket biplot
large (2,5mm)
à base incurvée.

Tube molaire (inférieure gau-


che) avec son crochet gingival
et son encoche distale.

3° Le même tube avec une angulation


disto-linguale de 3°.

- 32 -
EPGET

Chaque dent recevra un attachement (boitier ou tube) en fonction de son anatomie


(diamètres mésio-distaaux et particularités radiculaires) et de sa position sur l'arcade.
Ces considérations ont permis de définir la charte de pose des attachements suivante
:

3-2)- LES ÉLÉMENTS ACTIFS.


Ce sont essentiellement, des fils en acier de section ronde ou rectangulaire. Le fait
d'utiliser des boitiers de section .022x.028 permet l'insertion d'une grande variété de fils
selon l'intensité des forces recherchée.

Tube Double Simple Simple Simple Simple


crochet large moyen large moyen large
3mm 3,5mm 4mm 4,5mm 3,5mm 4mm

Attachements linguaux (Cleat-lug)

Tube Double Simple Simple Simple


crochet large moyen large moyen
3,5mm 3,5mm 4mm 4,5mm 4mm

- 33 -
EPGET

Fils ronds .014, .016, .018 et .020


Fils rectangulaires : .017x.022, .018x.025, .019x.025,
.020x.025, .0215x.0275 (ou .022x.028).

Un fil de faible section permet d'obtenir une grande mobilisation des dents, mais peu
de contrôle du placement des dents.
A l'inverse, un fil de
grande section permet d'ob-
tenir un grand contrôle du
placement des dents, mais
une faible mobilisation des
dents.

Un fil de section faible
délivre des forces d'intensité
faible.
Un fil de section im-
portante délivre des forces
d'intensité forte.
Un fil reliant des attachements pro-
ches, délivrera des forces importantes car
la portée de fil est courte.
Un fil reliant des attachements éloi-
gnés, délivrera des forces légères car la
portée de fil est longue.

L'application de ces principes mécaniques a permis le développement du baguage sé-


quentiel caractérisé par l'éloignement des boitiers (une dent sur deux porte un attachement),
et par la pose des arcs rectangulaires de sections sous-dimensionnées (forces de faibles
intensités et facilité de mobilisation des dents), dès les premières phases de traitement.
Tout au long du traitement, en fonction de ses objectifs de phase, le praticien adap-
tera le rapport mobilisation des dents et contrôle du placement des dents, en jouant sur le
nombre de dents portant un attachement et sur la section des fils.

- 34 -
EPGET

3-3)- LES ÉLÉMENTS DE LIAISONS.


La liaison entre les éléments actifs et les éléments passifs, s'effectue par l'intermédiaire
d'une ligature. Cette ligature peut-être faite par un fil métallique ou par un anneau de
latex. La ligature métallique constitue le lien qui assure la meilleure contrainte de l'arc
dans la lumière du boitier ; la ligature faite à l'aide d'un anneau de latex est plus souple
et donc, moins précise.

Ligature avec la pince de COON :


- le fil d'acier en .010 ou .011, préformé, est engagé dans les ailettes du boitier et ses
deux chefs libres sont croisés ;
- les mors échancrés de la pince sont placé au contact de l'arc, et recoivent le fil à liga-
ture dont les extrémités
sont tendus dans les
fentes des articulations
centrales ;
- lorsque l'opérateur
serre les braches de la
pince, les fentes se dé-
callent et bloquent le fil
de ligature ;
- la poursuite du
rapprochement des
branches, entraine alors
, le reserrement de la li-
gature autour du bracket
et de l'arc ; l'opérateur
peut ainsi doser, avec
précision, la tension
qu'il souhaite donner à
sa ligature.

- 35 -
EPGET

4)- LA BIOMÉCANIQUE EDGEWISE.


Les déformations qui peuvent être imprimées à un arc sont définies comme étant
du
- 1er ordre : toutes les déformations réalisées dans le plan horizontal
(plan de l'arc), essentiellement in-set, off-set, toe-in, bosse canines ; le blank obtenu à partir
d'un fil rectiligne est en lui-même une déformation du 1er ordre ;
- 2ème ordre : toutes les déformations réalisées dans un plan verti-
cal (plan perpendiculaire à celui de l'arc), essentiellement les boucles oméga, les boucles
d'ouverture et de fermeture d'espace, les steps de compensation verticale, les tip-back et
les tip-forward, les accentuation de courbe de Spee ;
- 3ème ordre : toutes les déformations réalisées par la torsion du fil
(torque).

4-1)- Déformations du 1er ordre.


La charte.
Le but de cette manipulation est de reporter sur la ligne de la Charte individuali-
sée aux dimensions du cas ( ou du Typodont ), les points où des plicatures du 1er Ordre
doivent être réalisées.
Cette opération sera faite sur des arcades ne comportant ni espace, ni rotation, ni
courbe de Spee.
Introduire dans les tubes et brackets des 2 arcades, un fil de laiton ou un blank de
fil orthodontique en .018. Marquer sur ce fil, au crayon gras, la projection du point inter-
incisif central, à la mandibule et au maxillaire. A l’aide d’un compas, relever la distance
séparant ce point médian des différents points de l’arc où des plicatures du 1er Ordre
doivent être réalisées.

IN-SET
LATERAL
BOSSE
CANINE

OFF-SET
MOLAIRE
TOE-IN
TOE-IN
OFF-SET
MOLAIRE

OFF-SET
PREMOLAIRE
OFF-SET
CANIN

- 36 -
EPGET

REALISATION DE L'ARC MANDIBULAIRE.


En partant d'une demi-longueur de fil rectangulaire et en s'aidant d'un formeur d'arc
(turett), une ébauche de forme d'arcade (blank) est réalisée. Ce blank se superpose exacte-
ment à la ligne-guide. Il est rigoureusement plan et ne comporte aucune torsion.
Le blank est placé sur
l'arcade et les points où des
déformations du 1er ordre doi-
vent être faites, sont marquées POUCE
OUT PINCE
au crayon gras.
FIXE
Off-set canins : une pince
442 sérrée dans la main droite, INDEX
tient le fil par son petit coté, IN
sur la marque correspondant
au point de contact incisive
latérale-canine. Cette pince est CHARTE
fixe et immobilise le blank. INDIVIDUALISEE
Le pouce (out) de la main
gauche pousse vers l'extè-
rieur la partie mésiale de l'arc. POUCE
OUT PINCE
L'index (in) de la même main FIXE
ramène la partie distale de larc
vers l'intèrieur.
Le même geste est répété INDEX
sur l'autre coté du blank, avec IN
la même intensité de défor- CHARTE
mation. INDIVIDUALISEE
Les 2 off-set canin étant
faits, le blank est reporté sur POUCE
OUT
la ligne-guide pour retrouver
sa forme initiale et contrôler sa PINCE
platitude. FIXE
Ce sont ensuite, les réali-
sations des off-set prémolaires.
La pince est déplacée au niveau INDEX CHARTE
de la marque de cette plicature, IN INDIVIDUALISEE
et les mêmes gestes et les mê-
mes contrôles sont effectués.
La construction se pour-
suit de manière identique pour PINCE
les off-set molaires et le toe-in. FIXE
Pour cette dernière plicature,
seul l'index rentrera la partie
distale du blank. INDEX
IN CHARTE
INDIVIDUALISEE

- 40 -
EPGET

REALISATION DE
L'ARC MAXILLAI- PINCE
FIXE
RE. INDEX
Dans son principe, la ma- IN
nipulation est similaire à celle
de l'arc mandibulaire. POUCE
Les différences se trou- OUT
vent au niveau de l'in-set laté-
ral et de la bosse canine. CHARTE
INDIVIDUALISEE
L'in-set latérale : cette
déformation est une baîonette
qui rentre la partie distale du
blank (l'incisive latérale est
moins épaisse que la centrale POUCE
et leurs faces palatines doivent OUT PINCE
être sur le même arc de cercle) FIXE
. C'est donc le pouce (out) qui
sortira la partie distale, alors
que l'index (in) rentrera la
portion mésiale. INDEX CHARTE
La bosse canine : la forme IN INDIVIDUALISEE
volumineuse de la face vesti-
bulaire de cette dent requiert
une déformation plus large POUCE
que les autres plicatures du OUT
1er ordre. La bosse canine sera
PINCE
donc faite en plusieurs fois. FIXE
Dans un 1er temps, la
pince 442 étant sur la marque,
le pouce travaille en mésial INDEX
vers l'extèrieur. L'index en IN CHARTE
distal, ne cherche pas à rame- INDIVIDUALISEE
ner le fil vers l'intèrieur sur la
ligne-guide, mais seuleument
à s'en approcher.
Dans un 2ème temps, la
pince 442 est déplacée en distal PINCE
de 1mm et le pouce carresse FIXE
l'arc pour continuer à la rame-
ner vers la ligne-guide.
Cette opération peut être INDEX
répétée une 3ème fois pous IN
CHARTE
ramener l'arc sur sa forme INDIVIDUALISEE
initiale, si la canine est parti-
culièrement volumineuse.

- 41 -
EPGET

COORDINATION DES ARCS.


Relations de l’arc mandibulaire avec la ligne d’arcade individualisée :
- secteur incisif à 1mm à l’intérieur de la ligne
- secteur canin tangent intérieur à la ligne
- secteur 1ère molaire tangent extérieur à la ligne
- secteur 2ème molaire parallèle à la verticale
Relations de l’arc maxillaire avec la ligne d’arcade individualisée :
- secteur incisif central à 1mm à l’extérieur de la ligne
- secteur incisif latéral tangent extérieur à la ligne
- secteur canin à 1mm à l’extérieur de la ligne
- secteur prémolaire tangent extérieur à la ligne
- secteur 1ère molaire 2mm extérieur à la ligne
- secteur 2ème molaire parallèle à la verticale
Relations des arcs mandibulaire et maxillaire :
L’arc mandibulaire étant correctement réalisé, l’arc maxillaire lui sera par-
faitement adapté en fonction des critères suivants:
- les milieux coïncident,
- les secteurs incisif central maxillaire et incisif mandibulaire sont sur des cercles
concentriques et éloignés l’un de l’autre de 2mm,
- le secteur incisif latéral maxillaire est au contact du secteur canin mandibulaire,
- le secteur canin maxillaire est éloigné de 1mm de la partie distale du secteur canin
mandibulaire,
- les secteurs prémolaires et molaires maxillaires et mandibulaires s’épousent parfai-
tement.

- 42 -
EPGET

COORDINATION ET OFF-SET MOLAIRE.


Dans les cas où les off-set molaires maxillaires et mandibulaires sont réalisés en regard
des points de contact 2ème prémolaire-1ère molaire, il est normal que les arcs se croisent
au niveau de ces off-set.
Ceci est du au décalage antéropostérieure qui existe entre les faces mésiales des 1ères
molaires maxillaires et mandibulaires en relation de Cl.I.
Cette situation est la règle, en bouche comme sur le Typodont.

- 43 -
EPGET

4-2)- DÉFORMATIONS DU 2ÈME ORDRE

Ces déformations du 2ème ordre du fil, sont réalisées dans un plan perpendiculaire
à celui de l'arc. Elles doivent être distinguées des mouvements du 2ème ordre.
Ces déformations du 2ème ordre sont faites pour obtenir des mouvements dentaires
aussi bien dans le sens-antéropostérieur (recul des incisives sous l'action des boucles de
fermeture d'espace,...), que dans le sens mésiodistal (version coronodistale des molaires
terminales sous l'action d'une plicature active,...), que dans le sens vertical (nivellement
d'une canine sous l'action d'une boucle en "U",...).

4-2-1)- LES BOUCLES


Les déformations du 2ème ordre peuvent être réparties entre deux catégories :
- les plicatures : ce sont toutes les déformations faites dans le 2ème ordre du fil et
qui modifient la platitude de l'arc (steps de compensation verticale, tip-back, tip-forward,
augmentation de la Courbe de Spee,...) ;
- les boucles : ce sont toutes les déformations faites dans le 2ème ordre du fil, qui
modifient la platitude de l'arc, et augmentent, notablement, la longueur du fil (boucle
oméga, boucles de fermeture d'espace, boucles d'ouverture d'espace, boucle en "U",
boucle en "chaussette", boucle en quadrangle,...). Toutes ces boucles réalisées sur les arcs
ont, comme première fonction, d'augmenter la souplesse du fil par augmentation de la
longueur du fil.

La boucle oméga est la déformation du 2ème ordre la plus


fréquemment réalisée.
Elle se situe en mésial de la molaire terminale. Elle peut servir
à contrôler la longueur d'arcade (rôle de butée contre le tube mo-
Boucle oméga
laire), à activer une boucle de fermeture d'espace (située à distance
du tube molaire), à assouplir une action de tip-back sur une molaire
terminale.
Elle peut être effectuée sur des fils ronds comme rectangulai-
res.
Sa réalisation est décrite dans un
chapitre ultérieur.
2mm

La boucle en "U" peut être utilisée


6mm

pour une action vestibulolinguale (1er


ordre) ou mésiodistale (2ème ordre). Pour
augmenter encore sa souplesse, il est pos-
sible de la compléter par une spirale. Elle
est, généralement, réalisée en fil rond.
Boucle en "U", avec ou sans spirale

- 44 -
EPGET

La boucle "chaussette" (ou boucle EPGET) est utilisée pour des mouvements essen-
tiellement verticaux de nivellement. Elle est, généralement, faite sur des fils ronds et peut
recevoir une spire.

8mm
6mm

4mm

Boucle "chaussette" ou boucle EPGET

8mm
La boucle quadrangle est, générale-
ment, utilisée pour contrôler l'axe mésiodis-
tal d'une dent. Elle peut être aussi effectuée
6mm

pour une dérotation axiale. En fait, la grande


longueur de fil qui la constitue, lui confère
une grande souplesse et lui permet une uti-
lisation multiple. Elle peut être faite sur du
fil rond comme sur du fil rectangulaire. Boucle quadrangle

La boucle de fermeture d'espace est la boucle de recul incisif par excellence. Elle
est faite avec du fil rectangulaire (.019x.025 ou .020x.025) et les torsions (effet de torque)
que l'on peut réaliser, par mégarde, en mésial et en
distal de ses jambes, doivent être rigoureusement 2mm
contrôlées et éliminées. Les jambe de cette boucle
sont en contact forcé ; pour contrôler cette situation,
il est bon de tester cette mise en tension en pinçant
les brins de fil, et en écartant doucement les jambes
6mm

de la boucle. En règle générale, les 2 jambes de la


boucle sont de hauteurs égales. Cependant, dans
certains cas (supraclusion importante par égression
des incisives maxillaires), il peut être souhaitable de
diminuer la jambe mésiale de la boucle pour favoriser Boucle de fermeture d'espace
l'ingression des incisives maxillaires.
L'activation de cette boucle de fermeture
10mmd'espace
15mm se fait
15mmen ligaturant la boucle
15mm oméga
15mm 10mm
au tube molaire et en provoquant, ainsi, un écart de 1mm entre ses20mm jambes.

- 45 -
EPGET

Cette boucle de fermeture d'espace peut aussi, devenir une boucle d'ouverture d'es-
pace. Elle est construite de la même façon, mais sa hauteur doit être moins importante
pour ne pas agresser la muqueuse du vestibule.
Elle est située au contact mésial de l'attachement 2mm
de la dent à distaler (le tube de la molaire terminale),
ses jambes construites en contact sont écartées de 1 à
2mm pour être activées, augmentant, ainsi, la longueur

4mm
de l'arcade. Au moment de la ligature de l'arc, les jambes
de la boucle sont comprimées, et l'élasticité du métal
repoussera la dent en distal. Pour améliorer la souplesse
de cette boucle, il est possible de lui incorporer une spire
dans sa partie haute.

Boucle d'ouverture
10mm 15mm 15mm 15mm 15mm 10mm
d'espace
20mm

Le Shoe-horn est une boucle de fermeture d'espace utilisée pour la mésialisation


des premières molaires mandibulaires. Elle est construite comme la boucle de fermeture
d'espace précédente. La seule différence tient au fait
que, la boucle oméga qui servira à l'activation du
shoe-horn, est dans le même espace inter-dentaire.
De ce fait, elle doit prendre le moins de place pos-
sible sur l'arc pour en permettre une exploitation
5mm

maximum.

2mm

Shoe-horn
(ou"chausse pied")

20mm
0,5mm 13mm 13mm 13mm 13mm 0,5mm

- 46 -
EPGET
4-2-2)- LE READ-OUT

Le "read-out" ou "lecture externe", est une manipulation qui permet de quantifier la


position d'une dent dans un des 3 plans de l'espace et dans un des 3 ordres. Le read-out
le plus utilisé concerne le 2ème ordre.

Imaginons un système constitué par un arc et une molaire terminale. Selon la défor-
mation que nous donnons à l'arc et le 2ème ordre de la molaire, nous pourrons avoir
- un maintien de la position de la molaire, l'arc est passif ;
- une version coronaire de la molaire, l'arc
est actif ; cette action peut être corono-mésiale
2ème ordre actif
(tip-forward) ou corono-distale (tip-back). (tip-back)
2ème ordre passif
Selon la section du fil et/ou l'amplitude (déformation=read-out)
de l'activité de la déformation, l'action de l'arc
sera en conformité avec les réations histolo- 2ème ordre actif
giques recherchées ou s'en éloignera et sera (tip-forward)
génératrice d'effets iatrogènes (mouvement
parasites, rhyzalyses).
L'ajustement correct de la force délivrée par l'arc ne peut être fait que dans la mesure
où nous connaissons le 2ème ordre exact de la dent à mobiliser. Ce relevé se fait par la
mesure du "read-out" de 2ème ordre.

Le matériel nécessaire est composé


- des arcades baguées,
- d'un sectionnel de fil rectangulaire d'une section maximum (.022x.028), rigoureu-
sement plan et sans torque,
- d'un pied à coulisse,
- d'une zone de rapporteur identiques à celles représentées dans ce chapitre,
- d'une charte pour reporter les valeurs relevées.

Le sctionnel étant inséré dans l'attachement de la dent, la manipulation qui transfor-


mera des millimétres en degrés, consiste
à noter la dénivellation millimétrique (pied à coulisse) qui sépare la partie antérieure
du sectionnel de la lumière du bracket de l'incisive centrale,
à la reporter sur l'arc de cercle correspondant à la dent concernée,
à lire le nombre de degrés d'inclinaison mésio-distale de l'axe de cette dent par rap-
port au plan de l'arcade,
à reporter cette Plan d'arcade
valeur (positive si le sec-
tionnel passe en occlusal, mm
négative s'il passe en degrés
occlusal) sur la charte de
read-out.

- 47 -
EPGET

40°

30° 7
20°
6
5
10°
Plan d'arcade

10°

20°
15mm
30°
25mm
35mm

Sectionnel occlusal Sectionnel gingival


Read-out > 0° Read-out = 0° Read-out < 0°
Position de tip-back Position de tip-forward

������ ������
� � � � � �
����
Début
����

����
Nivellement
����

Préparation ����
d'ancrage ����

����
Fin
����

- 48 -
EPGET

Exemple d'utilisation du read-out et de sa charte pour contrôler l'évolution des 2èmes


ordres pendant le traitement d'une Cl.II.

Au début du traitement, les 2èmes molaires man-


dibulaires participent à la Courbe de Spee et présentent
des read-out négatifs qui traduisent leurs positions de
mésioversions coronaires, alors que les 2èmes molaires
maxillaires ont, généralement, des read-out positifs ex-
primant leur position naturelle de distoversion coronaire.
Les 1ères molaires et les 2èmes prémolaires maxillaires
et mandibulaires ont des inclinaisons voisines de 0°,
mais leurs read-out ne seront pas nuls. Le fait que cette
mensuration ne soit pas nulle, traduit la réalité de la
Courbe de Spee.

En fin de nivellement, le read-out des 2èmes


molaires mandibulaires doit être à 0° ou légère-
ment positif (tip-back), celui des 2èmes molaires
maxillaires est toujours positif et augmenté. La
Courbe de Spee mandibulaire et les parties an-
térieure et moyenne de l'arcade maxillaire étant
nivelées, les secteurs latéraux doivent avoir des
read-out nuls.

A la fin de la préparation d'ancrage, les dents


des secteurs latéraux et postérieurs mandibulaires
sont en version coronodistale et les read-out de ces
dents indiquent des valeurs positives et symétriques
traduisant les postions de tip-back recherchées. Les
read-out maxillaires n'ont pratiquement pas changé
pendant cette phase.

- 49 -
EPGET

En fin de traitement, après correction des re-


lations de Cl.II, la préparation de l'ancrage mandi-
bulaire devrait avoir été maintenue et les read-out
ne devraient avoir subi que de petites variations.
Les read-out maxillaires devraient être légèrement
augmentés et exprimer les versions coronodistales
des secteurs latéraux et postérieurs accompagnant
le recul maxillaire.

La charte des relevés peut donner une suite de variations comparables à l'exemple
ci-dessous :

u 12 -5 -2 0 3 10
Début
n -8 0 -5 -3 2 10

u 17 2 0 0 5 16
Nivellement
n 5 0 0 0 0 4

Préparation u 19 2 0 0 5 18
d'ancrage n 10 7 2 3 6 11

u 22 5 2 1 6 23
Fin
n 9 5 0 0 4 10

- 50 -
EPGET

4-2-3)- REALISATION DES COURBURES


Les pinces essentiellement utilisées pour manipuler les fils orthodontiques sont de 3
types : la pince 139, la pince de Merrifield et la pince 442.

La pince 139 est formée


d'un mors conique et d'un mors
pyramidal. Elle sert à réaliser des
plicatures nettes en tournant le
fil sur le mors pyramidal ou des
plicatures plus douces en tournant
le fil sur le mors conique. En gé-
néral, le fil est pincé à l'extrémité
des mors.

La pince de Merrifield est


formée d'un mors conique qui
vient se loger dans un mors en
"gouttière". Elle sert à réaliser
des plicatures arrondies en
tournant le fil sur le mors coni-
que. En général, le fil est pincé
à l'extrémité des mors.

La pince 442 est formée de


deux mors rectangulaires qui se
rencontrent par leurs petits cotés.
Elle sert à travailler les fils rectan-
gulaires. Elle est construite de telle
sorte que lorsqu'elle serre un fil
.022x.028, ses mors sont parallèles.
En général, le fil est pincé à l'ex-
trémité des mors. Cette pince est
essentiellement utilisée pour faire
des plicatures du 3ème ordre. Deux
pinces 442 sont nécessaires.

- 51 -
EPGET

Réalisation d'une boucle "oméga"

Une portion de fil .020x.025 est insérée dans le tube molaire pour faire une boucle
oméga dont la jambe distale sera au contact de l'entrée du tube. Une marque au crayon
gras ou à la lime feuille de sauge est faite sur l'arc, à 1mm en avant du tube.

Mésial Ditsal

L'opérateur regardant les extrémités des mors de la pince de Merrifield tournée vers
lui, le rebord mésial du mors en "gouttière" est placé en distal de la marque. La pince
maintient le fil, en le serrant délicatement.

Les branches de la pince sont


serrés fortement pour contraindre
le fil à s'enrouler autour du mors
conique sous la pression du mors "en
gouttière". Ce mouvement amorce la
forme de la boucle oméga en relevant
les extrémités du fil.

- 52 -
EPGET

L'extrémité mésiale est replacée horizontalement par une rotation de la pince et du


fil. La partie de fil distale à la pince forme un angle de 90° avec le plan horizontal.

L'index de la main gauche servant d'appui à la portion de fil horizontale, la main


droite, tenant la pince et serrant le fil, tourne et roule le fil, de distal en mésial.

Cet enroulement, qui ne consomme pas de fil en mésial de la marque, est poursuivi


jusqu'à ce que l'axe de la future boucle oméga, soit perpendiculaire au plan horizontal.

- 53 -
EPGET

La partie distale du fil est


enroulée sur le mors conique
de la pince maintenue fixe dans
la main droite. Ce mouvement
est poursuivi jusqu'à ce que le
fil verticalisé soit au contact du
fil horizontal.

La pince est tournée de 180°,


pour amener la partie supérieure
du mors en gouttière, juste au-
dessous du niveau de la portion
horizontale. Les branches de
la pince sont serrés pour con-
traindre le fil à s'arrondir plus
précisément.

Sans bouger la pince, la


portion verticalisée est repliée
distalement jusqu'à la rendre
horizontale et dans le prolonge-
ment de la portion mésiale.

Après avoir été vérifié sur la


plaque de verre, l'arc est replacé
dans les brackets et la position
de la boucle oméga par rapport
à l'entrée du tube est contrôlée.
L'extrémité distale au tube est
sectionnée.

- 54 -
EPGET

Réalisation d'une boucle de fermeture d'espace

Une portion de fil .020x.025 est inserée dans les lumières des brackets des 4 incisives,
pour faire une boucle de
fermeture d'espace qui sera
située en regard du point de
contact entre les incisives
latérales et les canines. Une
marque au crayon gras ou
à la lime feuille de sauge,
est faite sur l'arc, en face
de l'espace inter-proximal
de ces 2 dents.

La pince de MERRIFIELD
est placée sur l'arc, avec son mors
en gouttière au-dessus du fil et
juste distal à la marque.

La pince de MERRIFIELD étant serrée pour maintenir le fil mais sans le déformer, la


portion horizontale du fil (mésiale à la pince) est appuyée sur la pulpe du pouce gauche qui
sert d'établi.
La main droi-
te qui tient la
pince effectue
une rotation
qui amène le fil
dans une posi-
tion au-delà de
la verticale.

- 55 -
EPGET

La pince de MERRIFIELD
est déplacée le long de la
portion de fil "verticale", en
s'éloignant de la portion hori-
zontale de 5mm pour réaliser
une boucle de 6mm de haut.
Pour une boucle mandibulaire
de 5mm de haut, la pince est
déplacée de 4mm.

Les branche de la
pince de MERRIFIELD
sont alors serrés pour
contraindre le fil à s'en-
rouler autour du mors
conique.

Cet enroulement est poursuivi, sans bouger


la pince, en forçant la partie distale du fil avec
le pouce et l'index de la main gauche.
Pour ne pas déformer ce qui sera la jambe
distale de la boucle de fermeture d'espace, ces
doigts doivent travailler le plus près possible
du mors conique.
Pour assurer un contact étroit entre les
2 jambes de la boucle, le mouvement d'enrou-
lement doit être poursuivi de part et d'autre
de la jambe mésiale, et le fil replacé dans le
prolongement de la portion horizontale.

- 56 -
EPGET

Le fil étant libéré de l'étreinte de la pince,


il est retourné de 180° autour de la portion
horizontale.

La pince de MERRIFIELD
est alors placée de telle sorte
que son mors conique est au
fond de l'angle formé par les
portions horizontale et "verti-
cale", et son mors en gouttière
est à l'extérieur.

Le pouce de la main
gauche est placé dans l'angle
de la portion horizontale et
de l'ébauche de la boucle,
l'ongle étant au contact de
la jambe mésiale.
La pince tient ferme-
ment le fil et appuie la boucle
sur l'ongle du pouce qui va
servir d'établi.

- 57 -
EPGET

Le pouce restant
fixe, la main droite qui
tient la pince effectue
une rotation qui amène
la portion de fil "verti-
cale", à l'horizontale et
dans le prolongement
de la partie mésiale.

La boucle de fermeture d'espace terminée est contrôlée :


- les 2 portions de fil sont dans le prolongement l'une de l'autre (plaque de verre) et
présentent la même torsion (pince 442) ;
- la hauteur de la boucle est de 6mm pour le maxillaire, et de 5mm pour la mandi-
bule;
- les jambes de la boucle sont en contact "forcé" (tester, avec les doigts, la force néces-
saire à l'écartement des jambes) ;
- l'axe vertical de la boucle est perpendiculaire au fil horizontal.

La boucle de fermeture d'espace est replacée dans les attachements incisifs, en regard
de l'espace inter-proximal incisives latérales-canines. Une marque est tracée sur l'arc pour
la boucle de fermeture d'espace à réaliser du coté opposé.

- 58 -
EPGET

4-3)- DEFORMATIONS DU 3ÈME ORDRE

4-3-1)- DÉFINITIONS.
Les déformations du 3èmes ordre sont constituées par des plicatures imprimées à
un arc et qui détermineront la position de la dent dans le sens vestibulo-lingual (ou ves-
tibulo-palatin).

Cette inclinaison de
l'axe de la dent, doit être
différenciée de l'l'inclinaison
de la surface vestibulaire
de la dent. En effet, l'axe du
bracket qui recevra l'arc,
est perpendiculaire, à la surface de la face vestibulaire, et non, à l'axe de la dent (une
torsion de 10° qui produirait un torque passif de 10°, n'entrainerait pas une inclinaison
de 10° l'axe de la dent).

La meilleure façon de visualiser la réalité du


torque est de penser que les extrémités des mors de
la pince 442, représentent les bords de la lumière du
bracket qui recevra la section de l'arc rectangulaire.

Il est possible de connaitre la quantité de torsion


imprimée à un arc.
Lorsqu'un arc n'a reçu aucune torsion, ses bran-
ches passent à égale distance des manches de la pince
442 ; cette torsion nulle n'entraine pas forcément que
cette absence de déformation du 3ème ordre soit active
ou passive pour une situation dentaire donnée. Si cet arc reçoit une torsion dans la zone
antérieure, son extrémité distale s'éloignera de l'axe mé-
dian des branches
de la pince 442. 3
On peut estimer
qu'une déviation 2
de 5mm par rap- 1
port à l'axe mé- 5 = 7mm
dian, correspond 0
à une torsion de
5° dans la zone 1
antèrieure.
2

3
cm

- 59 -
EPGET

Lorsqu'un arc a reçu une torsion telle que son insertion dans la lumière du bracket
d'une dent, se fait sans friction, cet arc ne produira pas d'effet de torque pour cette dent ;
il présente un torque (3ème ordre) passif.

Lorsqu'un arc a reçu une torsion telle que son insertion dans la lumière du bracket,
produit une version palatine (ou linguale) de la racine, on dira que cet arc produit un
torque actif radiculo-palatin (ou lingual) ou corono-vestibulaire.
Lorsqu'un arc a reçu une torsion telle que son insertion dans la lumière du bracket,
produit une version vestibulaire de la racine, on dira que cet arc produit un torque actif
radiculo-vestibulaire ou corono-palatin (ou lingual).

Les déformations
du 3ème ordre sont réali-
sées sur des arcs formés
sur la charte individuali-
sée et après avoir fait les
déformations du 1er or-
dre. Ce 3ème ordre dvra
être d'autant plus précis
que la section de l'arc
se rapproche de la taille
maximum (.022x.028).

En positionnant
ces blanks sur le typodont, on marque
- la position des boucles oméga dont la jambe distale sera à 1mm en avant des tubes
molaires ;
- la limite séparant les zones de torque qui sont, à la mandibule comme au maxil-
laire:
* les 4 incisives ;
* les canines et 1ères prémolaires ;
* les 2èmes prémolaires, les 1ères et 2èmes molaires.

- 60 -
EPGET

4-3-2)- REALISATION DE L'ARC MANDIBULAIRE.


Le but de cette manipulation est de construire des arcs dont le 3ème ordre sera
passif pour le typodont.

A- ZONE ANTÉRIEURE.

Le blank est inséré dans


la lumière des brackets des 4 in-
cisives mandibulaires et passe à
distance des brackets des zones
latérales et postérieures. 2 11 2

Le blank, qui n'a subit jus-


que là, aucune torsion, passe, au
niveau de la zone postérieure, en
gingival par rapport à la ligne des
lumières des brackets.

La dénivellation entre la
partie distale de l'arc et le tube
molaire peut être mesurée en mm
pour connaître l'action du 3ème ordre du blank au niveau de la région antérieure.

Si ce blank était inséré dans les brackets et tubes molaires, la remontée de sa partie
postérieure entraînerait un
mouvement du 3ème ordre
sur les incisives et qui serait
une version corono-vestibu-
laire ou radiculo-lingual.

Pour annuler cet effet parasite, une déformation du 3ème ordre doit être imprimée
à la partie antérieure de l'arc.

- 61 -
EPGET
Puisque la partie postérieure de cet arc passe en gingival, le but du travail à effec-
tuer sur l'arc, consistera à remonter ses extrémités pour les amener au niveau de la ligne
des lumières des brackets.
Dans cette position, l'arc n'aura plus d'effet de 3ème ordre dans la zone antérieure
; il sera passif pour cette zone.

Le travail du 3ème ordre antérieur se fait :


- en tenant le blank avec une pince (139 ou 442) qui aborde l'arc par l'intèrieur ;
- cette pince, tenue par la main droite, est placée sur la marque médiane de l'arc et ses
mors sont tournés vers le visage de l'opérateur ; cette pince est fixe
- le pouce de la main gauche est placé sous l'arc, au contact et en distal des mors de
la pince ; ce pouce est mobile ;
- le pouce exerce une légère pression vers le haut qui imprimera une élévation de
l'extrémité postérieure de l'arc ;
- la pince est déplacée de 2mm en distal du coté qui vient d'être remonté, le pouce
gauche exerce encore une légère pression qui élève l'extrémité postérieure de l'arc.

La comparaison en vue de profil des 2 branches de l'arc permet d'apprécier la


quantité de torsion (3ème ordre) donnée à la moitié de la zone antérieure.

La même opération que précédemment est faite sur l'autre partie de la zone anté-
rieure de l'arc en recommençant le même geste à partir de la marque médiane, le pouce
mobile travaillant toujours en distal.

Après avoir contrôlé la symétrie du travail effectué et la platitude de l'arc, celui-ci


est replacé dans les brackets incisifs, ses extrémités restant libres de tout contact avec les
zones latérales et postérieures.

- 62 -
EPGET

Si la quantité d'élévation donnée à l'arc est correctes, ses extrémités se superposent,


dans le plan vertical, avec la ligne des lumières des brackets, l'arc est passif au niveau du
3ème ordre antérieur, son insertion dans tous les brackets et tubes n'aura pas d'effet de
torque sur les incisives.
Si tel n'est pas le cas, la même manipulation est répétée si les branches sont encore
en gingival, la manipulation inverse (descente des extrémités distales à la pince) est effec-
tuée si les branches sont occlusales.

B- ZONE LATÉRALE.
L'arc dont la passivité a été obtenue pour le 3ème ordre antérieur, est placé dans
les brackets des canines et 1ères prémolaires.
L'extrémité de la partie libre de l'arc (coté opposé à celui inséré dans les brackets)
passe en gingival par rapport à la li-
gne des lumières des brackets. Cette
situation signifie que, si l'arc est forcé
dans les brackets et dans les tubes, il
entraînera, au niveau des canines et 4
1ères prémolaires, une version corono- 3
vestibulaire ou radiculo-linguale. Le
3ème ordre est donc actif au niveau
des dents de la zone latérale.
Pour connaître le degré d'ac-
tion de l'arc dans la zone latérale, il est
possible de mesurer au pied à coulisse,
la distance qui sépare la partie distale
à l'oméga à la ligne des lumières des
brackets (5° correspondent à 7mm
environ).

- 63 -
EPGET

La réalisa-
tion de ce secteur
de torque latéral
est fait en utilisant
2 pinces 442.
4
3
La pince PINCE FIXE
fixe, tenue par la
main droite, sai-
sit, par l'intèrieur,
l'arc en distal de la
marque séparant
la zone antérieure
et la zone latérale.
L'axe de cette pince
fixe est perpendi-
culaire à la portion PINCE MOBILE
d'arc qu'elle en-
serre.
L'axe de la pince mobile est parallèle à celui de la pince fixe, décalé de 1mm en
mésial et saisissant l'arc par l'extérieur.
Le plan de l'arc est maintenu à l'horizontal et l'opérateur regarde sa manipulation
par dessus.
La main qui tient la pince fixe restant immobile, la main gauche de la pince mobile
effectue un mouvement de rotation dans un plan qui reste parallèle à celui de la pince
fixe.
Dans la mesure où l'extrémité de l'arc passait en gingival de la ligne des lumières
des brackets, la rotation de la pince mobile doit être faite pour remonter cette extrémité
en occlusal et de la quantité qui avait été estimée sur le typodont.

En libérant l'étreinte de la pince mobile et en observant la position de l'extrémités


mobilisée par rapport à l'axe médian de la pince fixe, il est possible de contrôler que la
quantité de torsion imprimée est correcte pour obtenir la passivité du 3ème ordre dans le
secteur latéral travaillé.
Un contrôle plus précis doit être obtenu en reportant l'arc sur le typodont au niveau
de la canine et de la 1ère prémolaire concernées et en s'assurant que l'autre coté de l'arc
passe effectivement au niveau de la ligne des lumières des brackets.
Si tel n'est pas le cas et si l'arc passe encore en gingival, la même opération est
recommencée et le 3ème ordre accentué ; si l'arc passe en occlusal, le mouvement de rota-
tion a été trop important, la même manipulation, mais avec une rotation inverse, doit être
faite.

Après avoir obtenu la passivité du 3ème ordre d'un coté, la même opération est
exécutée de l'autre coté.

- 64 -
EPGET

C- ZONE POSTÉRIEURE.
L'arc dont la passivité a été obtenue pour le 3ème ordre antérieur et latéral, est placé
dans le tube molaire et les brackets des 1ères molaires et 2èmes prémolaires. Tout le reste
de l'arc ne présente aucune interférence avec les autres attachements.

Dans sa partie libre, l'arc passe en gingival par rapport à la ligne des lumières des
brackets.
Si cette partie gauche de l'arc était remontée en force pour être insérée dans les
brackets, l'arc produirait sur la zone postérieure droite un torque corono-vestibulaire (ou
radiculo-lingual).
7 La distance verticale entre
6 l'extrémité libre de l'arc et la ligne
5 des lumières des brackets peut
être mesurée au pied à coulisse et
permet de chiffrer l'action qu'un
tel arc aurait au niveau des dents
postérieures du secteur opposé.

Cette mensuration peut


permettre, en outre, de contrôler
que la quantité de 3ème ordre
imprimée à l'arc, au moyen des
pinces 442, correspond à un

torque passif. Cette situation


est obtenue dans la mesure où
l'élévation de l'extrémité libre de
l'arc par rapport à l'axe médian
des branches de la pince fixe,
est de la même valeur que celle
mesurée sur le typodont.

La réalisation de 3ème
ordre postérieur est identique à
celle du secteur latéral.

Deux pinces 442 sont


utilisées.
La pince fixe, tenue par la main droite, saisit, par l'intèrieur, l'arc en distal de la
marque séparant la zone latérale et la zone postérieure. L'axe de cette pince fixe est per-
pendiculaire à la portion d'arc qu'elle enserre.
L'axe de la pince mobile est parallèle à celui de la pince fixe, décalé de 1mm en
mésial et saisissant l'arc par l'extérieur.

- 65 -
EPGET

Le plan de
l'arc est maintenu 7
à l'horizontal et
l'opérateur regar- 6
de sa manipula- 5
tion par dessus.
La main qui
tient la pince fixe
restant immobile,
la main gauche de
la pince mobile
effectue un mou-
vement de rotation
PINCE FIXE
dans un plan qui
reste parallèle à PINCE MOBILE
celui de la pince
fixe.
Dans la me-
sure où l'extrémité de l'arc passait en gingival de la ligne des lumières des brackets, la
rotation de la pince mobile doit être faite pour remonter cette extrémité en occlusal et de
la quantité qui avait été estimée sur le typodont.

En libérant l'étreinte de la pince mobile et en observant la position de l'extrémités


mobilisée par rapport à l'axe médian de la pince fixe, il est possible de contrôler que la
quantité de torsion imprimée est correcte pour obtenir la passivité du 3ème ordre dans le
secteur postérieur travaillé.
Un contrôle plus précis doit être obtenu en reportant l'arc sur le typodont au niveau
de la 2ème prémolaire prémolaire, de la 1ère et 2ème molaires concernées et en s'assurant
que l'autre coté de l'arc passe effectivement au niveau de la ligne des lumières des brac-
kets.
Si tel n'est pas le cas et si l'arc passe encore en gingival, la même opération est
recommencée et le 3ème ordre accentué ; si l'arc passe en occlusal, le mouvement de rota-
tion a été trop important, la même manipulation, mais avec une rotation inverse, doit être
faite.

Après avoir obtenu la passivité du 3ème ordre d'un coté, la même opération est
exécutée de l'autre coté.

L'arc mandibulaire ainsi réalisé présente un 3ème ordre passif pour ce typodont.
Les torsions, contrôlées à la pince 442, sont corono-linguales dans tous les secteurs,
continues dans chaque secteur et plus importantes de la zone antérieure vers la zone
postérieure.

En règle générale, puisque l'arcade mandibulaire a été montée sur le typodont,


d'une façon symétrique, le 3ème ordre de l'arc doit être symétrique.

- 66 -
EPGET

S'il existait une asymétrie d'inclinaison vestibulo-linguale entre 2 secteurs homo-


logues, la manipulation doit être légèrement modifiée.
Après avoir observé les 2 cotés de l'arcade et l'occlusion, l'opérateur détermine
- les secteurs dont les inclinaisons vestibulo-linguales sont corrects ;
- les secteurs où elles doivent être modifiées.
L'arc est alors construit en recherchant la passivité du 3ème ordre dans les secteurs
satisfaisants sur le typodont, et symétrisera l'arc en se référant à la relation entre ses ex-
trémités et les branches de la pince 442.

Le dernier contrôle de la passivité du 3ème ordre peut entraîner que l'on soit obligé
de retoucher un secteur de torque pour parfaire sa passivité. Il faut alors prendre garde
au fait que :
- la modification du 3ème ordre antérieur changera le 3ème des secteurs latéraux et
postérieurs ;
- la modification du 3ème ordre latéral changera le 3ème des secteurs postérieurs.
En conséquence, après avoir modifié un secteur, les secteurs qui lui sont distaux
devront être contrôlés et retravaillés.

L'arc mandibulaire est contrôlé au niveau de sa platitude et de sa forme générale


qui doit s'ajuster sur le typodont.

4-3-3)- REALISATION DE L'ARC MAXILLAIRE.


La réalisation d'un arc maxillaire passif au niveau du 3ème ordre est assez similaire
à celle de l'arc mandibulaire. La différence essentielle réside dans l'inclinaison vestibulo-
palatine des incisives.

A- ZONE ANTÉRIEURE.

Lorsque le blank, qui ne


2 11 2 comporte aucune information
du 3ème ordre, est inséré dans
les brackets incisives, et que
ses parties distales sont libres
de tout contact avec les autres
attachements, les extrémités
de l'arc passent en occlusal par
rapport à la ligne des lumières
des brackets.

- 67 -
EPGET
Si un tel arc était remonté pour être engagé dans les tubes molaires, il produirait,
en réaction, une bascule radiculo-vestibulaire (ou corono-linguale) au niveau des incisives
maxillaires.

Il est toujours possible de


mesurer, au pied à coulisse, la dis-
tance séparant les extrémités de
l'arc et la ligne des lumières des
brackets pour quantifier son action
ou pour contrôler avec la pince
442 la réalisation du 3ème ordre
obtenue.

En utilisant 1 pince 442 fixe,


interne et sur la ligne médiane, et
la pulpe du pouce sous l'arc et au

contact des mors de


la pince, l'opérateur
relévera, 2mm après
2mm, les extrémités
de l'arc, d'un coté, 2 112
puis de l'autre, sur
toute la partie arron- PINCE FIXE
die du blank.

Après cette
manipulation, l'arc
est réinséré dans les
brackets incisifs, et
ses extrémités doi- POUCE MOBILE
vent passer sur la
ligne des lumières des brackets, traduisant ainsi un 3ème ordre passif pour le secteur
antérieur.
Si tel n'est pas le cas, la torsion antérieure doit être retouchée.

- 68 -
EPGET

B- ZONE LATÉRALE. 3
4
Pour effectuer le 3ème
ordre latéral, l'arc est placé dans
les brackets de la canine et de la
1ère prémolaire et son activité
est estimée de l'autre coté où il
passe en gingival.

Quantification à l'aide
du pied à coulisse.

Al'aide
des 2 pinces 442
(pince fixe distale
4 interne et pince
3 mobile mésiale
PINCE FIXE externe) l'opéra-
teur effectue une
rotation de la main
gauche qui abais-
se la partie mobile
de l'arc pour la
ramener sur la
ligne des lumiè-
PINCE MOBILE res des brackets.
Le torque réalisé
correspond à une
position légèrement corono-palatine (ou radiculo-vestibulaire).

La passivité de l'arc pour le 3ème ordre antérieur, est contrôlée sur le typodont et
réalisée pour le secteur homologue, toujours dans une recherche de symétrie.

C- ZONE POSTÉRIEURE.

La manipulation est similaire à celle réalisée pour les secteurs latéraux ; le torque
passif va dans le même sens (corono-palatin ou radiculo-vestibulaire) ; il est d'une ampli-
tude légèrement plus grande.

Quantification à l'aide du pied à coulisse.

- 69 -
EPGET

5
6
7

A l'aide des 2 pinces 442 (pince fixe distale interne et pince mobile mésiale externe)
l'opérateur effectue une rotation de la main gauche qui abaisse la partie mobile de l'arc
pour la ramener sur la ligne des lumières des brackets. Le torque réalisé correspond à une
position légèrement corono-palatine (ou radiculo-vestibulaire).

7
6
5

PINCE FIXE

PINCE MOBILE
La passivité de l'arc pour le 3ème ordre antérieur, est contrôlée sur le typodont et
réalisée pour le secteur homologue, toujours dans une recherche de symétrie.

L'arc mandibulaire est, à son tour, contrôlé dans sa platitude et dans sa forme gé-
nérale qui doit correspondre à l'arcade maxillaire du typodont.

Pour cet exercice de passivation du 3ème ordre, une coordination rigoureuse entre
l'arc mandibulaire et l'arc maxillaire n'est pas forcément recherchée.

En clinique comme sur le typodont, c'est à partir d'un 3ème ordre passif que l'on
pourra construire un arc avec un torque actif de la quantité et dans le sens désirés sur un
quelconque secteur.

- 70 -
EPGET

Ce 3ème ordre ne doit pas être recherché sur des arcs sous-dimensionnés par rapport
à la dimension des lumières des brackets utilisés. En effet, il serait inutile de travailler le
3ème ordre d'un arc de section .017x.022 placé dans des lumières en .022 dans la mesure
où le jeu d'un tel arc ne produirait aucun effet de torque.
Au fur et à mesure que la section du fil augmente, il convient d'être de plus en plus
précis dans le contrôle du 3ème ordre : pour un arc de section .017x.022, il est possible,
dans la majorité des cas, de laisser le blank sans torsion ; pour un arc en .018x.025, il faudra
donner des courbures du 3ème ordre qui iront dans le sens des torques "physiologiques"
et, pour un arc en .020x.025 et au-delà, le 3ème ordre devra être correctement contrôlé.

En règle générale, le 3ème ordre passif d'un arc mandibulaire, pour une arcade de
fin de traitement correspond aux torsions suivantes :
- zone antérieure : torsion corono-linguale ;
- zone moyenne : torsion corono-linguale ;
- zone postérieure : torsion corono-linguale.
Pour une arcade maxillaire de fin de traitement, le 3ème ordre passif de l'arc corres-
pond aux torsions suivantes :
- zone antérieure : torsion corono-vestibulaire ;
- zone moyenne : torsion nulle ou corono-linguale ;
- zone postérieure : torsion corono-linguale.

Arc Mandibulaire

Zone moyenne : Zones postérieures :


corono-lingual corono-lingual

Zone moyenne :
Zone antérieure : corono-lingual
corono-lingual

Arc Maxillaire

Zone moyenne : Zones postérieures :


voisin de 0° corono-lingual

Zone moyenne :
voisin de 0°
Zone antérieure :
corono-vestibulaire

- 71 -
EPGET

Le 3ème ordre, lorsqu'il intervient sur un arc rectangulaire comportant des plicatures
du 1er et/ou du 2ème ordre devient un élément qui va modifier les autres informations.

En effet, un off-set molaire (1er ordre) va développer une composante verticale


(2ème ordre), sous l'effet d'une torsion (3ème ordre) qui sera imprimée à l'arc.
De la même façon, un step de compensation verticale entre 2 plicatures de tip-back
(2ème ordre), va développer une composante horizontale (1er ordre), sous l'effet d'une
torsion (3ème ordre) qui sera imprimée à l'arc.

En fait, ces considérations d'interactions peuvent être résumées de la façon ainsi :


1er ordre + 3ème ordre produisent un 2ème ordre
2ème ordre + 3ème ordre produisent un 1er ordre
Ces déformations parasites devront être éliminées avant qu'un arc soit ligaturé pour
éviter diverses égressions ou modifications de formes d'arcades.

- 72 -
EPGET
5)- LES AUXILIAIRES.
5-1)- LES FORCES EXTRA-ORALES
Chaque fois que nous souhaiterons mobiliser une dent (ou un groupe de dents), sans
solliciter les dents d'ancrage, nous serons amenés à chercher un ancrage à l'extérieur de
la bouche. Pour ce faire, nous utiliserons des appareillages capables de délivrer des forces
extra-orales et constitués par
un ancrage crânien (ou cervical)
considéré comme stable,
un appui dentaire considéré
comme mobile,
une force élastique tendu entre
ces 2 résistances.
Ce type d'appareillage est très
ancien et diverses variétés ont été dé-
crites, parmi lesquelles il est possible
de remarquer :
- l'appareillage de Macary
(bras extenseurs - activateur à glis-
sières transversales) ;
- la fronde mentonnière
(voûte occipitale - coquille menton-
nière) ;
- le masque de Delaire
(front/menton - arcade maxillaire) ;
- l'arc facial de Kloehn (voûte
crânienne et/ou zone occipitale - 1ères
molaires maxillaires) ;

- les forces extra-orales à di-


rections contrôlées (voûte crânienne
et/ou zone occipitale - zones anté-
rieures des arcades maxillaires et/ou
mandibulaires) ;
-...

Les forces extra-orales à direc-


tions contrôlées sont, actuellement,
les plus utilisées en technique ed-
gewise.
Nous en distinguons 3 sortes sui-
vant la direction de la traction élasti-
que : les forces extra-orales à direction
haute (High Pull Head Gear), les forces
extra-orales à direction horizontale
(Straight Pull Head Gear) et les forces
extra-orales à direction basse (Low
Pull Head Gear).

- 73 -
EPGET

Ces 3 types d'appareillages peu-


vent s'ancrer, au niveau des arcades,
soit directement sur l'arc (effet de
glissement de la dent sur laquelle la
force s'appui : recul des canines), soit
sur des crochets en métal soudés sur
l'arc (mouvement d'ensemble d'un
groupe de dents ou d'une arcade
complète).
Les forces extra-orales à direc-
tion haute sont les fréquemment
employées dans toutes les phases de
traitement : recul canin, recul incisif,
contrôle du plan d'occlusion, pré-
paration de l'ancrage mandibulaire,
mécanique de Cl.II et finitions. Il
peut arriver que 2 forces extra-orales
doivent être portées simultanément.
Des aménagements techniques per-
mettent de minimiser l'inconfort de
cette contrainte.
Les forces extra-orales à direction horizontale sont parfois utilisées pour distaler des
canines mandibulaires.
Les forces extra-orales à direction basse sont pratiquement abandonnées, sauf dans
quelques rares cas de béance incisive par manque d'évolution verticale des procès alvéo-
laires du prémaxillaire.

- 74 -
EPGET
5-2)- LES SOUDURES PAR APPORT DE METAL

L'adjonction de fils métalliques soudés à l'arc d'edgewise, permet d'ajouter diffé-


rents auxiliaires (élastiques, forces extra-orales,...) qui participent à l'équilibre des forces
délivrées par les arcs.
Ces fils métalliques peuvent être des fils de laiton ou d'acier, de sections variables
(le plus souvent de diamètre 0,6mm ou 0,8mm).
L'union entre l'arc edgewise et le fil adjoint, est une liaison mécanique réalisée par
un manchon de soudure qui doit enrober les 2 parties métalliques.
La "soudure" comportera donc 3 éléments :
- l'arc edgewise (acier) ;
- le manchon en soudure d'argent (alliage métallique comportant un certain
pourcentage d'argent et fondant aux environs de 600°) ;
- le fil adjoint (laiton, métal mou et très bon conducteur thermique, ou
acier).

Certains accessoires sont indispensables pour la réalisation correcte de cette mani-


pulation :
- source de chaleur donnée par un mélange d'air et de gaz (mini-chalumeau
fonctionnant avec une girolle qui permet de régler l'appel d'air, ou chalumeau de labora-
toire recevant de l'air comprimé) ;
- flux (pâte à base de borax) qui décape les métaux en présence et favorise
l'homogénéité de la chaleur de la flamme.

Certains accessoires sont recommandés pour la réalisation correcte de cette manipu-


lation :
- porte-foret (pin-wise ou roule-goupille) qui permet de tenir les fils de ronds
(laiton) sans risquer de se brûler les doigts ; la pince de Mathieu peut, tout aussi bien,
remplir ce rôle ;
- lime à or (lime fine) pour ébarber les extrémités des fils coupés ;
- meulettes en caoutchouc pour polir la soudure et meulettes en laine avec
Dialux pour faire briller la soudure.

Le point délicat pour réaliser une soudure correcte, consiste à effectuer le transfert de
la soudure d'argent sous l'action de la flamme, sans brûler l'arc edgewise.
En effet, au delà d'une certaine température, l'acier de l'arc edgewise perd ses qualités
élastiques, et l'arc façonné ne peut plus être utilisé.
Pour éviter cet écueil et pour placer précisément le fil adjoint sur l'arc edgewise, il
est impératif, pour l'opérateur, de contrôler rigoureusement ses mains en ayant de solides
appuis des coudes (ou des avant-bras) et des mains.

- 75 -
EPGET

Position des mains de l'opérateur.


Fil de laiton

Arc edgewise. Les doigts sont libres et peuvent


se positionner précisément et rapide-
ment par rapport à la flamme.

Les paumes des mains


sont et restent en contact.

Mini-chalumeau.

Les coudes (ou les


avant-bras) sont appuyés
sur le plan de travail.

La flamme du chalumeau doit être réglée de telle sorte qu'elle soit chauffante sans
être oxydante. Cette qualité de la flamme est obtenue en jouant sur le dosage des arrivées
d'air et de gaz. Un chalumeau bien réglé ne doit pas faire de bruit excessif.
La flamme obtenue peut être décomposée en 2 zones :
- une zone supérieure de couleur bleu très clair qui oxyde les fils et ne permet pas
une soudure correcte ;
- une zone chauffante de couleur bleu dont l'extrémité est le point idéal où doivent
être placés les éléments à souder.

Pointe oxydante
(bleu très clair).
Pointe chauffante
(bleu).

Chalumeau

Air + gaz

- 76 -
EPGET
L'extrémité du fil de laiton à souder est trempée dans le Flux qui doit avoir la consis-
tance d'une pâte adhérante au métal.
Cet ensemble fil-flux est porté délicatement
sur la flamme, pour liquéfier le flux qui prend
l'aspect d'une boulette translucide.

Sans la mettre dans la flamme, une petite


quantité de soudure d'argent est alors, incorporée
dans la boulette de flux.
Cet-
te sou-
d u r e
d'argent
se liqué-
fie et for-
me une
goutte-
lette qui
enrobe le laiton.
Elle est elle-même recouverte par la boulette
de flux qui forme une coque cristalline en refroi-
dissant.
Cette coque peut être brisée avec une pince 139
pour ne laisser apparaître que la soudure d'argent
sur le laiton.

A aucun moment, le fil de laiton ne doit rougir, sous peine de fusion, ce qui le rendrait
inutilisable.
Pour éviter cette trop haute tem-
pérature, l'ensemble laiton-soudure
d'argent doit être approché et éloigné
de la flamme dès que sa couleur se
rapproche du rouge.

Soudure d'un fil de laiton sur un arc


edgewise en acier.

Une marque est faite sur l'arc ed-


gewise pour visualiser l'endroit où sera
souder le laiton.
Le lime feuille de sauge ou avec
des ciseaux. Le fil de laiton est, en gé-
néral, soudé sur le grand coté de l'arc
edgewise.

- 77 -
EPGET
Le laiton et la goutte de soudure d'argent sont ré-enrobés dans du flux dont une petite
parcelle est déposé sur la marque de l'arc edgewise.
L'opérateur ayant correctement positionné ses avant-bras et les paumes de ses mains,
l'arc edgewise et le laiton (garni de soudure d'argent et de flux), sont mis en contact et
présentés au dessus de la flamme du mini-chalumeau, en prenant soin de ne jamais
chauffé l'arc edgewise.
Seul le laiton sera chauffé à 2-3mm de la soudure d'argent. La chaleur de la flamme
sera transmise à la soudure d'argent et à l'arc edgewise, par le laiton et le flux.

Lorsque la soudure d'argent est liquide, elle fuit la flamme pour se diriger vers l'arc
edgewise moins chaud.
Pour réaliser le manchon qui assurera la solidité de la soudure, il faut alors, rapide-
ment, glisser l'extrémité du laiton avec la soudure d'argent liquide, de part et d'autre de
l'arc edgewise et revenir à la position initiale, sur la marque dessinée.
L'ensemble arc edgewise-soudure d'argent-laiton est ensuite éloigné de la flamme,
sans modifier leurs positions relatives.

Lorsque l'ensemble est refroidi, il convient


- d'enlever la coque de flux ;
- de contrôler que l'opération réalisée est bien une soudure et non un collage ;
- de s'assurer que l'arc edgewise n'a pas été brûlé et qu'il a gardé son élasticité.
Alors la soudure pourra être passée au Dialux avec une meulette en laine pour lui
donner le meilleur brillant.

- 78 -
EPGET

Différents types de soudure par apport de métal sont réalisées :

- Soudure d'un fil de laiton sur un arc edgewise en acier :

L'extrémité du fil de laiton est soudée perpendiculairement et sur le grand coté de


l'arc edgewise.
C'est la soudure la plus généralement utilisée, avec du laiton .025 pour des élastiques
verticaux ou avec du laiton .032 pour des crochets de force extra-orale (High Pull Head
Gear).

Ce même type de soudure peut être fait en couchant le laiton de 45° par rapport à
l'axe de l'arc edgewise. Cette orientation offre une rétention de très bonne qualité qui peut
servir pour une ligature métallique, un élastique intra-arcade ou autre.

- 79 -
EPGET

5-3)- LES ELASTIQUES INTER-MAXILLAIRES.


Les élastiques intermaxillaires sont des anneaux de caoutchouc tendus entre les dents
des 2 arcades ; ils prendront des appellations différentes suivant leurs trajets. Il existe une
grande diversité d'élastiques qui délivrent des forces d'intensité variable selon leur dia-
mètre et l'épaisseur du latex.
L'intensité de la force indiquée par le fabriquant est celle que délivre l'élastique lors-
qu'il est étiré de 3 fois son diamétre. Ainsi, en fonction des points à relier, et de l'intensité
de la force souhaitée, le praticien choisira un type d'élastique ou un autre.

Les élastiques inter-maxillaires de Les élastiques inter-maxillaires de


Classe II relient la zone antérieure maxil- Classe III relient la zone postérieure maxil-
laire à la zone postérieure mandibulaire. laire à la zone antérieure mandibulaire.

Les élastiques croisés (criss-cross)


Les élastiques verticaux relient, en relient la zone vestibulaire (ou linguale)
général, la zone antérieure maxillaire à la d'une arcade à la zone linguale (ou ves-
zone antérieure mandibulaire. tibulaire) de l'autre arcade.

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EPGET

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