0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
14 vues8 pages

Corro Session 23 24

Transféré par

bouitimarco
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
14 vues8 pages

Corro Session 23 24

Transféré par

bouitimarco
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Correction d’Analyse : SESSION 2023-2024

Exercice 1
 
π 3x2
Étude de la fonction f (x) = x 2
− arctan(x) + 1+3x2
en +∞

1. Recherche de l’asymptote en +∞
π
1. Comportement de 2
− arctan(x) :
— limx→+∞ arctan(x) = π2 , donc π
− arctan(x) → 0.
2
— Pour x grand, arctan(x) = π2 − arctan x1 ∼ π2 − x1 (car arctan(u) ∼


u quand u → 0).
π
— Ainsi, 2
− arctan(x) ∼ x1 .
3x2
2. Comportement de 1+3x2
:
3x2 3x2
— Pour x → +∞, 1+3x2
∼ 3x2
= 1.
3. Donc à l’intérieur des parenthèses :

π 3x2 1
− arctan(x) + 2
∼ +1
2 1 + 3x x

4. En multipliant par x :
 
1
f (x) ∼ x 1 + =x+1
x

Ainsi, f (x) ∼ x + 1 lorsque x → +∞.


Conclusion : La droite y = x + 1 est une asymptote oblique en +∞.

y =x+1

1
2. Position relative de la courbe par rapport à l’asymptote
On étudie f (x) − (x + 1) pour x → +∞.

3x2
 
π
f (x) − (x + 1) = x − arctan(x) + −x−1
2 1 + 3x2
3x2
 
π
=x − arctan(x) + −1 −1
2 1 + 3x2
3x2 1
Or, 1+3x2
− 1 = − 1+3x 2 , donc :

 
π 1
f (x) − (x + 1) = x − arctan(x) − −1
2 1 + 3x2
Avec :
π
— 2
− arctan(x) ∼ x1 ,
1 1
— 1+3x2
∼ 3x2
,
on obtient :
 
1 1 1 1
x − 2 −1=1− −1=−
x 3x 3x 3x
Ainsi :
1
f (x) − (x + 1) ∼ −
<0
3x
Conclusion : Pour x suffisamment grand, f (x) − (x + 1) < 0, donc la courbe
de f est en dessous de l’asymptote y = x + 1 en +∞.

Exercice 2
1) Calcul des sommes
P∞
a) n=0 2−n
1
Il s’agit d’une série géométrique de raison r = 2
avec |r| < 1.
∞ ∞  n
X
−n
X 1 1 1
2 = = 1 = 1 = 2.
n=0 n=0
2 1− 2 2


X
2−n = 2
n=0

2
P∞ 1
b) n=1 n(n+1)

On décompose la fraction en éléments simples :


1 A B
= + .
n(n + 1) n n+1

En multipliant les deux côtés par n(n + 1), on obtient :

1 = A(n + 1) + Bn.

Pour n = 0 : 1 = A(1) + B(0) ⇒ A = 1.


Pour n = −1 : 1 = A(0) + B(−1) ⇒ B = −1.
Ainsi,
1 1 1
= − .
n(n + 1) n n+1
La somme partielle est donc :
N        
X 1 1 1 1 1 1 1 1
SN = − = 1− + − +· · ·+ − = 1− .
n=1
n n+1 2 2 3 N N +1 N +1

Quand N → ∞, SN → 1.

X 1
=1
n=1
n(n + 1)

2) Équation différentielle
On considère l’équation différentielle (E) :

2y(x)
y ′ (x) = et y(0) = 1.
1−x
Soit f une fonction développable en série entière sur [−1, 1] :

X
f (x) = an x n .
n=0

3
a) Relation de récurrence et expression de an
Rappel : Produit de Cauchy pour deux séries entières
Soient deux séries entières :

X ∞
X
n
A(x) = an x et B(x) = bn x n
n=0 n=0

de rayons de convergence respectifs RA et RB .


Le produit de Cauchy de ces deux séries est la série entière :

X
C(x) = A(x) · B(x) = cn x n
n=0

où le coefficient cn est donné par :


n
X
cn = ak bn−k = a0 bn + a1 bn−1 + · · · + an b0 .
k=0

Propriétés importantes :
— Le rayon de convergence RC de la série produit C(x) vérifie :

RC ≥ min(RA , RB ).

— Si A(x) et B(x) convergent absolument pour |x| < R avec R =


min(RA , RB ), alors C(x) converge absolument pour |x| < R et on
a:
∞ n
!
X X
A(x) · B(x) = ak bn−k xn .
n=0 k=0

On a : ∞ ∞
X X
′ n−1
f (x) = nan x = (n + 1)an+1 xn .
n=1 n=0

De plus, en utilisant le produit de Cauchy, on obtient :



! ∞ ! ∞ n
!
2f (x) 1 X X X X
= 2f (x) · =2 an x n xn = 2 ak x n .
1−x 1−x n=0 n=0 n=0 k=0

4
L’équation différentielle devient :
∞ ∞ n
!
X X X
(n + 1)an+1 xn = 2 ak xn .
n=0 n=0 k=0

Par identification des coefficients, pour tout n ≥ 0 :


n
X
(n + 1)an+1 = 2 ak . (1)
k=0

Pour n = 0 :
1 · a1 = 2a0 ⇒ a1 = 2a0 .
Pour n ≥ 1, on écrit aussi :
n−1
X
nan = 2 ak . (2)
k=0

Soustrayons (2) de (1) :

(n + 1)an+1 − nan = 2an ⇒ (n + 1)an+1 = (n + 2)an .

Ainsi,
n+2
an+1 = an .
n+1
C’est une relation de récurrence. On a :
n−1
Y k+2 2 3 4 n+1
an = a0 = a0 · · · · · · = a0 (n + 1).
k=0
k + 1 1 2 3 n

Comme y(0) = f (0) = a0 = 1, on obtient :

an = n + 1.

an = n + 1

b) Expression de f (x)
On a : ∞
X
f (x) = (n + 1)xn .
n=0

Or, on sait que :



1 X
= xn , pour |x| < 1.
1 − x n=0

5
En dérivant terme à terme :
  ∞ ∞
d 1 1 X
n−1
X
= 2
= nx = (n + 1)xn .
dx 1 − x (1 − x) n=1 n=0

Ainsi,

X 1
f (x) = (n + 1)xn = .
n=0
(1 − x)2
Cette expression est valable pour x ∈] − 1, 1[
1
f (x) =
(1 − x)2

Exercice 3 (8 points)
Soit f la fonction 2π-périodique définie sur [−π, π] par :
f (x) = |x|.

1) Série de Fourier associée à f


La fonction f est paire, donc tous les coefficients bn sont nuls.
Calculons les coefficients de Fourier en utilisant les formules pour une fonc-
tion paire avec T = 2π :

Coefficient constant a0 :

T /2 π  π
1 x2 1 π2
Z Z
2 2 π
a0 = f (x)dx = xdx = = · = .
T 0 2π 0 π 2 0 π 2 2

Coefficients an pour n ≥ 1 :

Z T /2 Z π Z π
4 4 2
an = f (x) cos(nx)dx = x cos(nx)dx = x cos(nx)dx.
T 0 2π 0 π 0

Intégrons par parties :


Z Z
x sin(nx) sin(nx)
x cos(nx)dx = − dx
n n
x sin(nx) cos(nx)
= + + C.
n n2
6
Ainsi,  π
2 x sin(nx) cos(nx)
an = +
π n n2 0
 
2 π sin(nπ) cos(nπ) 1
= + − 2 .
π n n2 n
Comme sin(nπ) = 0 et cos(nπ) = (−1)n , on obtient :
2 (−1)n
 
1 2
an = 2
− 2 = ((−1)n − 1) .
π n n πn2
Si n est pair, (−1)n − 1 = 0.
Si n est impair, n = 2k + 1, alors (−1)n − 1 = −2, donc :
2 4
a2k+1 = 2
· (−2) = − .
π(2k + 1) π(2k + 1)2
La série de Fourier de f est :
∞ ∞
X π 4 X cos((2k + 1)x)
f (x) ∼ a0 + an cos(nx) = − .
n=1
2 π k=0 (2k + 1)2

Comme f est continue et de classe C 1 par morceaux, la série converge normale-


ment vers f sur R. En particulier, pour x = 0 :

π 4X 1
f (0) = 0 = − ,
2 π k=0 (2k + 1)2

d’où ∞
X 1 π2
= .
k=0
(2k + 1)2 8

2) Calcul des sommes


P∞ 1
a) Calcul de n=0 (2n+1)4

Utilisons l’identité de Parseval pour une fonction définie sur [−π, π] :



1 T /2
Z
2 2 1X 2
|f (x)| dx = a0 + (a + b2n ).
T −T /2 2 n=1 n
4
Ici, T = 2π, bn = 0, et an = 0 pour n pair, a2k+1 = − π(2k+1)2.

Calculons le membre de gauche :


Z π Z π  3 π
2 2 x 2π 3
|f (x)| dx = 2 x dx = 2 = .
−π 0 3 0 3

7
Ainsi,
∞  2
1 2π 3  π 2 1 X 4
· = + − ,
2π 3 2 2 k=0 π(2k + 1)2

π2 π2 1 X 16
= + .
3 4 2 k=0 π (2k + 1)4
2

Donc,

1X 16 π2 π2 4π 2 − 3π 2 π2
= − = = ,
2 k=0 π 2 (2k + 1)4 3 4 12 12

X 16 π2
= ,
k=0
π 2 (2k + 1)4 6

X 1 π2 π2 π4
= · = .
k=0
(2k + 1)4 6 16 96

X 1 π4
=
n=0
(2n + 1)4 96

P∞ 1
b) Calcul de n=1 n4

On a :
∞ ∞ ∞ ∞
X 1 X 1 X 1 π4 1 X 1
4
= 4
+ 4
= + 4
.
n=1
n k=0
(2k + 1) k=1
(2k) 96 16 k=1
k
P∞ 1
Notons S = n=1 n4 . Alors :

π4 1
S= + S,
96 16
1 π4
S− S= ,
16 96
4
15 π
S= ,
16 96
4
π 16 π4
S= · = .
96 15 90

X 1 π4
=
n=1
n4 90

Vous aimerez peut-être aussi