🦈 Roussette de corail (Atelomycterus marmoratus)
La roussette de corail (Atelomycterus marmoratus), aussi appelée "chien de mer de corail", est un
petit requin de la famille des Scyliorhinidae. Elle vit dans les eaux tropicales de l'Indo-ouest Pacifique,
notamment dans l’océan Indien et le Pacifique ouest, autour des récifs coralliens.
Cette espèce mesure jusqu’à 70 cm et pèse environ 1 kg. Elle fréquente les fonds rocheux, les grottes
et les lagons coralliens, où elle est principalement nocturne et discrète, s’abritant durant la journée.
Son alimentation se compose de petits invertébrés, crustacés et mollusques, jouant un rôle important
dans la régulation de ces populations. La roussette de corail est ovipare, pondant ses œufs dans des
capsules appelées "bourses de sirène".
Sa coloration marbrée lui sert de camouflage naturel. Robuste et rustique, elle est la plus commune
des requins en aquariophilie domestique.
L’UICN la classe en "préoccupation mineure", mais elle est menacée par la destruction des récifs et la
pollution. Peu farouche en captivité, elle reste souvent confondue avec d’autres roussettes dans la
nature.
🦈 Requin gris de récif (Carcharhinus amblyrhynchos)
Le Requin gris de récif (Carcharhinus amblyrhynchos), aussi appelé Requin dagsit ou Requin à queue
noire, est un requin commun de la famille des Carcharhinidae. Il est largement répandu dans l’Indo-
Pacifique, de l’île de Pâques à l’Est jusqu’en Afrique du Sud à l’Ouest, souvent observé en eaux peu
profondes près des tombants des récifs coralliens.
Ce requin mesure généralement jusqu’à 2,5 mètres et pèse entre 30 et 40 kg. Il se reconnaît à sa
première nageoire dorsale blanche, aux nageoires aux extrémités noires et à la large bordure noire
de sa nageoire caudale. Son museau est large et arrondi, avec de grands yeux.
Le Requin gris de récif est un prédateur agile, se nourrissant principalement de poissons osseux,
calmars et autres céphalopodes. Il vit en petits groupes de 5 à 20 individus, actifs surtout la nuit, mais
aussi durant la journée. Il montre un comportement d’intimidation unique avant une attaque.
Vivipare, la femelle met bas un à six petits chaque année. Classé quasi menacé par l’UICN, il souffre
de la pêche industrielle et de la perte d’habitat.
🦈 Le Requin à pointes noires (Carcharhinus melanopterus)
Le Requin à pointes noires (Carcharhinus melanopterus) est une espèce côtière de la famille des
Carcharhinidae, aisément reconnaissable à ses nageoires marquées de pointes noires, notamment la
dorsale. Il mesure généralement entre 1,5 et 2 m pour un poids d’environ 20 kg. Il vit dans les eaux
peu profondes des récifs, lagons et estuaires de l’océan Indien et du Pacifique.
Ce requin est sédentaire et peut rester plusieurs années dans une même zone. Timide et diurne, il est
inoffensif pour l’homme sauf excitation liée à la nourriture. Il se nourrit de petits poissons,
céphalopodes, crustacés, voire serpents et oiseaux marins. Vivipare, la femelle met bas 2 à 5 petits,
avec une gestation variant selon la région (7 à 16 mois). Les juvéniles vivent en groupes dans des
zones côtières très peu profondes.
Bien qu’abondant sur les récifs tropicaux, il est quasi menacé (UICN), victime de la surpêche, de la
destruction des mangroves et d’un rythme de reproduction lent. Fréquemment observé en
snorkeling, il joue un rôle essentiel dans l’équilibre des écosystèmes récifaux.
🦈 Requin blanc (Carcharodon carcharias)
Le Requin blanc (Carcharodon carcharias) est un grand prédateur marin de la famille des Lamnidae,
présent dans les eaux tempérées du monde entier, notamment près des côtes et sur les plateformes
continentales. Il peut atteindre 6 m de long pour un poids allant jusqu’à 1 100 kg, voire plus dans de
rares cas comme la femelle surnommée « Deep Blue ».
Solitaire et très mobile, ce requin est vivipare (ovovivipare) mais son cycle de reproduction reste mal
connu. Il atteint la maturité sexuelle entre 26 et 33 ans, les femelles étant plus tardives. Il se nourrit
principalement de phoques, poissons, tortues, et parfois de cétacés ou d'oiseaux marins.
Doté d’une excellente sensibilité électromagnétique et capable de réguler sa température corporelle
(gigantothermie), il évolue dans des eaux de 30 mètres ou plus, mais reste proche des côtes. Il joue
un rôle crucial de prédateur de sommet.
Victime d'une réputation exagérée, il est pourtant peu dangereux pour l’homme. Classé vulnérable
(UICN), il est menacé par la pêche et les filets anti-requin. Il ne survit pas en captivité, ce qui
complique son étude.
🐋 Requin-baleine (Rhincodon typus)
Le Requin-baleine (Rhincodon typus) est le plus grand poisson vivant au monde, pouvant atteindre 12
à 18 m de long et peser jusqu’à 30 tonnes. Solitaire et paisible, il fréquente les eaux tropicales et
subtropicales, en haute mer ou près des récifs et embouchures.
Filtreur, il se nourrit de plancton, petits poissons, algues et krill. Sa large bouche (jusqu’à 2 m) peut
filtrer 2 000 tonnes d’eau par heure. Il est ovovivipare, mais son mode de reproduction reste mal
documenté. On estime son espérance de vie à plus de 100 ans. L’espèce passe 95 % de son temps à
des profondeurs inférieures à 200 m, mais peut plonger jusqu’à 1 928 m.
Inoffensif pour l’Homme, ce géant est reconnaissable à sa robe en damier et à son corps massif et
fuselé. Malgré sa taille, il est considéré comme en danger par l’UICN et est inscrit sur la liste du CITES.
Il subit les effets de la pollution plastique, des collisions avec les navires et de la pêche illégale,
notamment pour sa chair et ses ailerons.
Il joue un rôle écologique important comme régulateur de plancton et bioindicateur de la santé
marine.
🦈 Grand requin-marteau (Sphyrna mokarran)
Le Grand requin-marteau (Sphyrna mokarran) est le plus grand des requins-marteaux, atteignant
jusqu’à 6 mètres de long pour un poids de 450 à 600 kg. Il se reconnaît facilement à sa tête en forme
de "marteau" très large et à sa grande nageoire dorsale. Solitaire et migrateur, il fréquente les récifs
tropicaux et les plateformes continentales, entre la surface et 100 m de profondeur.
Prédateur spécialisé, il se nourrit principalement de raies, poissons, requins plus petits, crustacés et
céphalopodes. Vivipare, la femelle donne naissance à 10 à 40 petits après une gestation de 9 à 12
mois. Les nouveau-nés mesurent environ 60 cm. Il peut vivre jusqu’à 37 ans.
Le Grand requin-marteau est en danger critique d’extinction d’après l’UICN, avec une baisse estimée
de 80 % de ses populations en 75 ans, due à la surpêche, aux prises accidentelles et au commerce
d’ailerons.
Bien qu’il soit principalement nocturne et territorial, il peut parfois être observé en groupe lors de
migrations. Sa silhouette unique en fait un emblème des récifs tropicaux, mais aussi une espèce
emblématique menacée.
🦈 Grande roussette (Scyliorhinus stellaris)
La Grande roussette (Scyliorhinus stellaris) est le plus grand représentant des roussettes, pouvant
mesurer jusqu’à 1,6 m (parfois 2 m) pour environ 10 kg. On la reconnaît à ses nombreuses taches
sombres évoquant un motif de guépard, son museau arrondi, ses narines bien visibles et ses
nageoires dorsales très reculées.
Elle fréquente les fonds rocheux ou sableux de l’Atlantique Est, de la Manche et de la Méditerranée,
entre la surface et 100 m de profondeur. Nocturne et peu mobile, elle reste discrète en journée.
Son régime alimentaire se compose de crustacés, céphalopodes et petits poissons, qu’elle chasse la
nuit. Ovipare, la femelle pond des œufs enfermés dans des capsules cornées parfois observables par
les plongeurs, accrochées aux algues.
Classée quasi menacée par l’UICN, la grande roussette est vulnérable à la pêche artisanale et à la
dégradation des habitats côtiers. Elle joue un rôle écologique important dans le contrôle des
invertébrés benthiques.
🦈 Ange de mer (Squatina squatina)
L’ange de mer (Squatina squatina) est un requin au corps très aplati, souvent confondu avec une raie.
Il peut atteindre 2,4 mètres de long pour un poids allant jusqu’à 80 kg. Sa silhouette particulière, avec
de larges nageoires pectorales en forme d’ailes et une peau brunâtre tachetée, lui permet de se
camoufler parfaitement sur les fonds sableux côtiers.
Autrefois répandu sur toutes les côtes d’Europe, il est aujourd’hui quasi disparu, sauf dans certaines
zones comme les îles Canaries. Il vit dans l’Atlantique Nord-Est et la Méditerranée, jusqu’à environ
150 mètres de profondeur.
Espèce sédentaire et discrète, l’ange de mer chasse à l’affût, enfoui dans le sable. Il se nourrit de
poissons, crustacés, mollusques et raies. Sa reproduction est ovovivipare, avec des petits déjà formés
à la naissance.
Classé en danger critique d’extinction par l’UICN, il est victime de la surpêche et de la destruction de
son habitat, ce qui en fait l’un des poissons les plus menacés du monde.