PARTIE C : QUESTIONS A RÉPONSES OUVERTES ET COURTES
1) Définitions:
Perfusion : En médecine, la perfusion est une technique qui consiste à administrer des
liquides (médicaments, nutriments, sang) directement dans la circulation sanguine
d'un patient, généralement par voie intraveineuse, de manière lente et continue. Elle
permet d'introduire des substances dans l'organisme lorsque la voie orale est
impossible ou inefficace, ou lorsque l'on souhaite une action rapide et prolongée.
Injection : Une injection est un acte médical ou paramédical qui consiste à introduire
une substance (médicament, vaccin, produit de contraste) dans l'organisme à l'aide
d'une seringue munie d'une aiguille. L'introduction peut se faire par différentes voies :
sous-cutanée, intramusculaire, intraveineuse, intradermique, etc.
Pouls : Le pouls est la perception, par la palpation d'une artère, de l'onde de pression
générée par chaque contraction cardiaque. Il reflète la fréquence et le rythme des
battements du cœur, ainsi que la force de l'éjection sanguine. Il est un indicateur
essentiel de l'état cardiovasculaire d'un individu.
Cristalloïde : Un cristalloïde est une solution aqueuse contenant des électrolytes (sels
minéraux) et/ou des sucres (glucose) de petite taille moléculaire. Ces solutions
diffusent facilement à travers les membranes capillaires et se répartissent rapidement
dans les compartiments intra et extracellulaires. Ils sont utilisés en médecine pour le
remplissage vasculaire, la réhydratation ou l'apport de nutriments.
2) Citer 4 complications d’une perfusion:
1. Infection locale ou systémique : Risque d'introduction de micro-organismes au
point d'insertion du cathéter, pouvant entraîner une phlébite (inflammation de la
veine), une cellulite (infection des tissus mous) ou, plus grave, une septicémie
(infection généralisée du sang).
2. Hématome : Accumulation de sang sous la peau au point d'insertion, due à une
ponction veineuse difficile ou à une extravasation de sang.
3. Extravasation / Infiltration : Fuite du liquide de perfusion hors de la veine et
dans les tissus environnants, pouvant causer douleur, œdème, nécrose tissulaire
(pour certains médicaments).
4. Thrombophlébite : Formation d'un caillot sanguin (thrombus) dans la veine,
associée à une inflammation de la paroi veineuse, souvent due à une irritation
chimique du produit perfusé ou à un traumatisme mécanique du cathéter.
5. Embolie gazeuse : Introduction accidentelle d'air dans la circulation sanguine,
pouvant entraîner des complications graves (respiratoires, cardiaques,
neurologiques) si l'air atteint le cœur ou les poumons.
6. Réaction allergique : Réponse immunitaire indésirable au produit perfusé,
allant de réactions cutanées mineures (urticaire) à des réactions systémiques
graves (choc anaphylactique).
7. Surcharge volémique : Administration trop rapide ou en trop grande quantité de
liquide, pouvant entraîner une hypervolémie, une insuffisance cardiaque ou un
œdème pulmonaire, surtout chez les patients fragiles (insuffisance rénale ou
cardiaque).
8. Douleur au site d'insertion : Irritation ou inflammation due au cathéter ou au
produit perfusé.
(J'ai listé plus de 4 complications pour être exhaustif, l'utilisateur pourra choisir les 4
qu'il souhaite retranscrira.)
3) Quelles sont les différentes parties d’une seringue ?
Une seringue est généralement composée de plusieurs parties principales :
1. Le corps (ou cylindre) : C'est la partie principale, transparente et graduée, qui
contient le liquide à injecter ou à prélever. Les graduations permettent de
mesurer précisément le volume.
2. Le piston : C'est une tige qui s'insère dans le corps de la seringue. Il est actionné
manuellement pour aspirer ou expulser le liquide.
3. Le joint d'étanchéité (ou joint de piston) : Situé à l'extrémité du piston, il assure
l'étanchéité entre le piston et le corps de la seringue, permettant une aspiration
et une expulsion efficaces sans fuite.
4. La butée (ou collerette) : Située à l'extrémité du corps de la seringue, elle
empêche le piston de sortir complètement du corps et sert de point d'appui pour
les doigts lors de l'injection.
5. L'embout (ou cône Luer) : C'est l'extrémité du corps de la seringue sur laquelle
vient se fixer l'aiguille. Il peut être de type Luer-Lock (avec pas de vis pour une
fixation sécurisée) ou Luer-Slip (simple emboîtement).
6. Les ailettes (ou appuis digitaux) : Ce sont des extensions situées à la base du
corps de la seringue, offrant une prise stable pour les doigts lors de la
manipulation.
(Pour les seringues à deux pièces, le joint d'étanchéité est intégré au piston. Pour les
seringues à trois pièces, le joint est une pièce séparée.)
4) Citer les différentes parties d’une aiguille ?
Une aiguille médicale, généralement une aiguille hypodermique, est composée de
plusieurs parties :
1. Le biseau : C'est l'extrémité coupante de l'aiguille, taillée en biais pour faciliter la
pénétration dans les tissus et minimiser la douleur. L'angle du biseau peut varier
en fonction de l'utilisation (par exemple, biseau court pour les injections
intraveineuses, biseau long pour les injections sous-cutanées).
2. La canule (ou tige) : C'est la partie métallique, creuse et fine de l'aiguille, qui
permet le passage du liquide. Son diamètre est mesuré en gauge (G), un chiffre
plus élevé indiquant un diamètre plus fin.
3. L'embase (ou moyeu) : C'est la partie en plastique colorée qui relie la canule à la
seringue. Sa couleur indique généralement le diamètre (gauge) de l'aiguille,
selon un code couleur international. Elle permet de fixer solidement l'aiguille à
l'embout de la seringue.
4. Le protecteur (ou capuchon de protection) : C'est un capuchon en plastique qui
recouvre la canule et le biseau avant utilisation, assurant la stérilité et la sécurité
de l'aiguille.
PARTIE D : ETUDE DE CAS
CAS CLINIQUE 1
1. Définir IMC :
L'Indice de Masse Corporelle (IMC) est une mesure standardisée utilisée pour évaluer la
corpulence d'une personne et estimer si son poids est sain par rapport à sa taille. Il est
calculé en divisant le poids (en kilogrammes) par le carré de la taille (en mètres). L'IMC
est un indicateur de dépistage qui permet de classer les individus en différentes
catégories de poids : insuffisance pondérale, poids normal, surpoids, obésité. Il est
important de noter que l'IMC ne prend pas en compte la composition corporelle
(masse musculaire vs masse grasse) et doit être interprété avec d'autres facteurs
cliniques.
1. Calculer l’IMC du patient PIERRE :
Poids de M. PIERRE = 150 kg Taille de M. PIERRE = 1 mètre 90 = 1.90 m
Formule de l'IMC : IMC = Poids (kg) / (Taille (m))^2
IMC = 150 / (1.90 * 1.90) IMC = 150 / 3.61 IMC ≈ 41.55
L'IMC de M. PIERRE est d'environ 41.55.
1. Que pouvez-vous conclure ?
Avec un IMC de 41.55, M. PIERRE se situe dans la catégorie de l'obésité morbide ou
massive (IMC ≥ 40 kg/m²). Cette classification indique un risque très élevé de
complications de santé liées au poids, telles que des maladies cardiovasculaires, le
diabète de type 2, l'hypertension, certains cancers, des problèmes articulaires, et des
troubles respiratoires. Sa fièvre et ses frissons peuvent être liés à son état général de
santé et à son obésité, qui peut affaiblir le système immunitaire ou compliquer la
gestion des infections.
CAS CLINIQUE 2
Quel est le débit de la perfusion en gouttes par minute ?
Volume à perfuser = 500 ml Durée de la perfusion = 4 heures Calibrage de la tubulure =
20 gouttes/ml
1. Convertir la durée en minutes : 4 heures * 60 minutes/heure = 240 minutes
2. Calculer le débit en gouttes par minute : Débit (gouttes/min) = (Volume (ml) *
Nombre de gouttes/ml) / Temps (minutes) Débit (gouttes/min) = (500 ml * 20
gouttes/ml) / 240 minutes Débit (gouttes/min) = 10000 / 240 Débit (gouttes/min)
≈ 41.67 gouttes/min
Le débit de la perfusion est d'environ 42 gouttes par minute.
PARTIE A : QUESTIONS A CHOIX MULTIPLES
1. Effectuer une diurèse c'est: Réponse: a) Effectuer le recueil des urines (stériles)
sur un temps donné.
2. La Pression Artérielle Diastolique (PAD) est : Réponse: c) Pression dans les artères
pendant le relâchement ventriculaire.
3. La fièvre est une hyperthermie pathologique due à : Réponse: b) L'action de
substances pyrogènes.
4. La fréquence respiratoire est : Réponse: b) C'est le nombre de mouvements de la
cage thoracique pendant une minute.
5. L'indice de masse corporelle liée à l'Obésité modérée Réponse: a) 25 à 30
6. Échelle de Glasgow ou le score de Glasgow est un indicateur qui aide à évaluer :
Réponse: b) L'état de conscience d'un patient.
7. Les sites de localisation du pouls sont saufs Réponse: a) Radial, b) Huméral, c)
Cervicale, d) Temporal (Tous sont des sites de localisation du pouls, la question
est mal formulée si elle implique un seul choix correct).
8. Le rythme respiratoire chez l'adulte varie entre Réponse: c) 16 à 18 mouvements
(La plage normale est généralement de 12 à 20, donc 16 à 18 est la plus
appropriée parmi les choix).
9. Le pansement humide alcoolises est indiqué dans les cas suivant sauf Réponse:
c) La gangrène (L'alcool est contre-indiqué sur les tissus nécrosés ou infectés
comme la gangrène).
10. Les différentes couches de la peau sont sauves Réponse: a) L'épiderme, b) Le
derme (L'endoderme n'est pas une couche de la peau, et l'hypoderme est sous le
derme mais souvent considéré comme une couche distincte ou tissu sous-
cutané. Les couches principales sont l'épiderme et le derme).
PARTIE B : RÉPONDRE PAR VRAI OU FAUX
1. La variation pathologique du pouls est la bradypnée et la tachycardie Réponse:
FAUX. La bradypnée et la tachycardie sont des variations pathologiques du
rythme respiratoire, non du pouls. Les variations pathologiques du pouls sont la
bradycardie (pouls lent) et la tachycardie (pouls rapide).
2. La norme de la température se situe entre 35,6°C à 37,2°C Réponse: VRAI. La
température corporelle normale se situe généralement entre 36,5°C et 37,5°C,
donc 35,6°C à 37,2°C est une plage acceptable.
3. La tachyarythmie est le ralentissement de la fréquence du pouls Réponse: FAUX.
La tachyarythmie est une arythmie caractérisée par une fréquence cardiaque
rapide et irrégulière, et non un ralentissement.
4. L'oligurie est la diminution du volume d'urine quotidien Réponse: VRAI. L'oligurie
est définie par une production d'urine inférieure à la normale, généralement
moins de 400-500 ml par 24 heures chez l'adulte.
5. La thermolyse est la production de la chaleur dans l'organisme Réponse: FAUX.
La thermolyse est le processus de dissipation de la chaleur par l'organisme pour
maintenir sa température corporelle, tandis que la thermogenèse est la
production de chaleur.
6. L'unité de mesure du pouls est le degré Celsius Réponse: FAUX. L'unité de mesure
du pouls est le nombre de battements par minute (bpm). Le degré Celsius est une
unité de mesure de la température.
7. Hématurie est la présence Sang dans les urines. Réponse: VRAI. L'hématurie est la
présence de sang dans les urines.
8. Les Colloïdes sont des grosses molécules en suspension dans le solvant aqueux
incapable de franchir la paroi vasculaire Réponse: VRAI. Les colloïdes sont des
solutions contenant de grosses molécules qui ne traversent pas facilement la
paroi vasculaire, ce qui leur permet de rester plus longtemps dans le
compartiment intravasculaire et d'augmenter la pression oncotique.
9. la détersion c se fait avec l'utilisation d'un savon doux ou antiseptique Réponse:
VRAI. La détersion est le nettoyage d'une plaie pour éliminer les tissus morts, les
débris et les micro-organismes, souvent réalisé avec un savon doux ou un
antiseptique.
10. Le Séchage à l'air libre c'est une étape importante pour ne pas éliminer
l'antiseptique à appliquer et favoriser la persistance. Réponse: VRAI. Le séchage à
l'air libre après l'application d'un antiseptique permet à ce dernier d'agir et de
persister sur la peau, évitant ainsi sa dilution ou son essuyage immédiat.
CAS CLINIQUE 3
1) Rôle du Volontaire/Secouriste pour les victimes:
(a) Une fracture de la jambe gauche: - Immobiliser la jambe fracturée (attelle, écharpe)
pour éviter d'aggraver la blessure et réduire la douleur. - Surveiller les signes vitaux et
l'état de conscience de la victime. - Appliquer de la glace si possible pour réduire
l'enflure. - Ne pas tenter de remettre l'os en place.
(b) Une victime inconsciente qui respire: - Vérifier la liberté des voies aériennes (pas
d'obstruction). - Placer la victime en Position Latérale de Sécurité (PLS) pour éviter
l'étouffement par la langue ou les vomissements. - Surveiller attentivement la
respiration et les signes vitaux. - Couvrir la victime pour prévenir l'hypothermie.
(c) Une victime inconsciente qui ne respire pas: - Appeler immédiatement les secours
d'urgence (si ce n'est pas déjà fait). - Commencer la Réanimation Cardio-Pulmonaire
(RCP) sans délai (compressions thoraciques et insufflations) jusqu'à l'arrivée des
secours ou la reprise d'une respiration normale. - Utiliser un Défibrillateur Automatisé
Externe (DAE) si disponible et indiqué.
(d) Un blessé du thorax: - Rechercher une plaie soufflante (pneumothorax ouvert) et la
recouvrir d'un pansement occlusif sur 3 côtés. - Installer la victime en position semi-
assise si elle est consciente et que cela ne lui cause pas de douleur supplémentaire,
pour faciliter la respiration. - Surveiller attentivement la respiration et les signes de
détresse respiratoire. - Ne pas retirer un objet empalé.
(e) Un brûlé simple de la main droite: - Refroidir immédiatement la brûlure sous l'eau
froide (15-20°C) pendant au moins 10 à 20 minutes (ne pas utiliser de glace). - Retirer
les bijoux ou vêtements serrés avant l'apparition de l'œdème, sauf s'ils sont collés à la
peau. - Protéger la brûlure avec un pansement stérile non adhérent (type tulle gras ou
film alimentaire propre). - Ne pas percer les cloques.
2) Après le secours d’urgence, vous êtes obligé d’évacuer une à une toutes ces
victimes à l’hôpital. Donnez cet ordre d’évacuation.
L’ordre d’évacuation des victimes doit être basé sur la gravité des blessures et la
priorité des soins vitaux, selon le principe du triage :
En 1er : (c) Une victime inconsciente qui ne respire pas. (Priorité absolue :
nécessite une réanimation immédiate et un transport urgent pour maximiser les
chances de survie).
En 2ème : (b) Une victime inconsciente qui respire. (Priorité élevée : bien que
respirant, l’inconscience représente un risque vital pour les voies aériennes et
nécessite une surveillance et un transport rapides).
En 3ème : (d) Un blessé du thorax. (Priorité moyenne : risque de complications
respiratoires graves nécessitant une évaluation et des soins médicaux).
En 4ème : (a) Une fracture de la jambe gauche. (Priorité basse : blessure grave
mais non vitale à court terme, nécessite une immobilisation et un transport après
les cas plus urgents).
En 5ème : (e) Un brûlé simple de la main droite. (Priorité la plus basse : blessure
non vitale, peut être traitée après les autres cas plus urgents).