CAS CLINIQUE :
Un jeune de 35 ans, sans antécédents particuliers consulte pour palpitations avec notion de
diarrhée et d'amaigrissement de 7 kg en 3 mois. L'examen clinique retrouve un tremblement des
extrémités avec des réflexes vifs ainsi qu'une tachycardie à 115/mn, pas de fièvre.
1/ Quel est le diagnostic le plus probable ?
2/ Quels sont les éléments rapportés dans le texte qui sont en faveur de ce diagnostic ?
3/ Complétez les données de l'examen clinique.
4/ Le praticien rapporte une exophtalmie non réductible bilatérale avec conservation de l'acuité
visuelle ainsi qu'une rétraction de la paupière supérieure droite. Quelle est le diagnostic final à
retenir ?
5/ Quels sont les examens complémentaires utiles pour la confirmation du diagnostic ?
6/ Quel est succinctement le traitement à proposer ?
Corrigé type détaillé
1) Quel est le diagnostic le plus probable ?
Le diagnostic le plus probable est une hyperthyroïdie.
2) Quels sont les éléments rapportés dans le texte qui sont en faveur de ce diagnostic ?
Les éléments en faveur de l’hyperthyroïdie sont :
• Palpitations : manifestation fréquente de la stimulation cardiaque par les hormones
thyroïdiennes.
• Diarrhée : hyperstimulation du système digestif.
• Amaigrissement de 7 kg en 3 mois, malgré une alimentation normale ou accrue.
• Tremblements des extrémités : signe typique de l’hyperactivité neuromusculaire.
• Réflexes vifs : augmentation de l’excitabilité neuromusculaire.
• Tachycardie à 115 battements/minute : effet des hormones thyroïdiennes en excès
sur le cœur.
Ces signes sont compatibles avec un syndrome thyrotoxique.
3) Complétez les données de l'examen clinique.
Lors de l’examen clinique, il faut rechercher :
• Système cardiovasculaire :
o Palpitations, pouls rapide et régulier (tachycardie sinusale).
o Hypertension artérielle systolique avec hypotension diastolique.
o Souffle cardiaque éventuel (hyperdébit).
• Signes neurologiques :
o Hyperréflexie aux membres.
o Agitation ou irritabilité.
o Faiblesse musculaire proximale.
• Signes oculaires :
o Exophtalmie (si hyperthyroïdie due à une maladie de Basedow).
o Larmoiement ou inconfort oculaire.
o Rétraction palpébrale (sclère visible au-dessus de l’iris).
• Peau et thermorégulation :
o Peau chaude et moite.
o Transpiration excessive (hyperhidrose).
o Intolérance à la chaleur.
• Poids : perte de poids significative avec augmentation de l’appétit.
4) Le praticien rapporte une exophtalmie non réductible bilatérale avec rétraction de la
paupière supérieure droite. Quel est le diagnostic final à retenir ?
Le diagnostic final à retenir est maladie de Basedow (ou maladie de Graves).
• L’exophtalmie bilatérale avec rétraction palpébrale est typique de cette pathologie.
• La maladie de Basedow est une forme particulière d’hyperthyroïdie auto-immune avec
atteinte orbitale (ophtalmopathie dysthyroïdienne).
5) Quels sont les examens complémentaires utiles pour la confirmation du diagnostic ?
1. Dosages hormonaux :
o TSH (hormone thyréostimulante) : très diminuée.
o T4 libre et/ou T3 libre : augmentées.
2. Anticorps spécifiques :
o Anticorps anti-récepteur de la TSH (TRAb) : positif en cas de maladie de
Basedow.
o Anti-thyropéroxydase (anti-TPO) : recherche d’une origine auto-immune.
3. Échographie thyroïdienne :
o Hypervascularisation diffuse en Doppler (aspect de thyroïdite diffuse).
4. Scintigraphie thyroïdienne (en cas de doute) :
o Fixation diffuse accrue de l’iode radioactif, typique de la maladie de
Basedow.
5. IRM orbitaire (si nécessaire) :
o Pour évaluer l’atteinte oculaire et confirmer l’ophtalmopathie dysthyroïdienne.
6) Quel est succinctement le traitement à proposer ?
1. Traitement médical :
o Antithyroïdiens de synthèse :
▪ Thiamazole (Neomercazole) : 20 à 40 mg/jour en une prise.
▪ Propylthiouracile (en cas de grossesse) : 50 à 100 mg 3 fois par jour.
▪ Durée : 12 à 18 mois, avec une surveillance de la TSH et de la T4 libre.
2. Traitement symptomatique :
o Bêta-bloquants (ex. : Propranolol 20-40 mg toutes les 6 heures) : pour
contrôler les palpitations et la tachycardie.
3. Traitement de l’exophtalmie :
o Corticothérapie (Prednisone) en cas d’ophtalmopathie sévère.
o Lubrifiants oculaires pour éviter la sécheresse oculaire.
o En cas de forme sévère, recours à la chirurgie orbitaire ou à la radiothérapie
orbitaire.
4. Traitement définitif (en cas de récidive ou d’échec du traitement médical) :
o Iode radioactif : destruction contrôlée du tissu thyroïdien.
o Chirurgie thyroïdienne (thyroïdectomie) : en cas de contre-indication à l’iode
ou si goitre compressif.
o
5. Surveillance :
o Dosages réguliers de TSH, T4 libre et T3 libre.
o Évaluation de l’évolution de l’exophtalmie.
Conclusion
Le patient présente un tableau d’hyperthyroïdie probablement secondaire à une maladie de
Basedow. Le diagnostic repose sur des dosages hormonaux et la recherche d’anticorps
spécifiques. Le traitement comprend une prise en charge médicale par antithyroïdiens, un
traitement symptomatique des palpitations et une surveillance étroite de la réponse clinique.
République du Niger
MEISTERE DE LA SANTE PUBLIQUE, DE LA POPULATION ET DES AFFAIRES SOCIALES
Commission Nationale indépendante d'Organisation de Examen Unique de Certification en Sante
Epreuve théorique de synthèse
LSIO (option : infirmier)
Session de septembre 2023
Durée : Quatre (04) Heures
Etude de cas : N°1 (12 points)
Vous êtes infirmier aux urgences de Hôpital National de Zinder où est admis Garba âgé de 4 ans pour
fièvre, vomissements et diarrhée remontant à 2 jours
A l'examen clinique Garba est asthénique, mais conscient il a un poids (P) de 10 kg, une taille (1) de
91cm une température de 37,6°C, une fréquence cardiaque de 118 battements/mn, une fréquence
respiratoire de 24 cycles/mn et un rapport P/T de-3. A L’examen de la bouche, le médecin constate
une gorge érythémateuse
Question n1
Donnez trois (3) hypothèses diagnostiques (1,6 points)
Devant ce tableau, le médecin a demandé les examens de laboratoire suivants une NFS. une GE/DP,
un Groupage/Rhésus, une glycémie, une azotémie, une créatinémie, un CRP et un ionogramme
sanguin.
Question n°2
Pour quelles raisons le médecin a demandé ces examens ? (2 points)
Le médecin décide d'hospitaliser Garba et lui a prescrit le traitement suivant : 50 ml d'une solution
hypertonique de glucose à 10% en bolus. Ceftriaxone 750 mg/jour, artésunate 30 mg/ jour, Ringer
lactate 500 ml en 4 heures, Paracétamol injectable dosé à 1g à raison de 15ml chaque 8 heures Les
examens de laboratoire ont donné les résultats suivants
GB 26x10/L
GR 4x10/L
Azotémie : 3,87 mmol/L
HGB: 9.7g/dL
Creatinine: 40 µmol/L
CRP:6 mg/L
PLT 504x10/L
Sodium : 132 mmol/L
Potassium 4,23 mmol/L
GE : Positive/DP 80 p/µl
Groupage/Rhésus : O
Glycémie 5,54 mmol/L
Question n'3 : Donnez les diagnostics de certitude chez Garba (1,5 points)
Question n°4 : Donnez les diagnostics infirmiers prioritaires chez Garba (2 points)
Question n°5 : Elaborez votre projet de soins (5 points).
Etude de cas N°2 : (8 points)
M. Niaouri 50 ans, ancien tabagique avec des antécédents d'épigastralgies à répétition est admis au
Centre Hospitalier Régional (CHR) d'Agadez pour douleur abdominale généralisée avec un
ballonnement plus fièvre intermittente. Devant de tableau un bilan sanguin et radiologique a été
demandé
Question N°1(2 points) Selon vous quels sont les examens para cliniques à réaliser en urgence chez
Niaoun
Question N2
Quel est le traitement approprié pour Niaouri ? (1 point).
Le même jour M. Niaouri a bénéficié d'une laparotomie et est hospitalisé en service de post opéré
où est porteur d'un pansement médian sur l'abdomen, d'une Sonde vésicale a demeure ; d'une
Sonde nasogastrique et de deux (2) drains latéraux. Les constantes du jour sont 135,5C : FC 100
battements/min, FR 18 cycles/mn
Question N°3
Quels sont les diagnostics infirmiers possibles chez M. Niaouri ? (2 points)
IL lui a été institué le traitement suivant :
-Métronidazole injectable 500 mg toutes les & heures
-Perfalgan 1 gr Trabar 100mg toutes les 6 heures
-Sérum salé 500 ml x 3/jour
-Gentamycine 180 mg/jour
-Gánum glucose 500 ml x 3Jour
-KCI 2grX 3/ jour
-NaCI 2grX3/jour
Cimétidines 400mg toutes les heures
Question N°4
Etablissez le plan de surveillance et des soins de 24 heures (3 points)
Bon courage
Étude de Cas N°1 : Garba (4 ans)
Question N°1 : Trois hypothèses diagnostiques (1,6 points)
1. Paludisme : Fièvre et GE (goutte épaisse) positive.
2. Déshydratation modérée : Vomissements, diarrhée et perte de poids (rapport P/T de -
3).
3. Infection respiratoire/pharyngite : Gorge érythémateuse avec asthénie et fièvre.
Question N°2 : Raisons des examens demandés (2 points)
1. NFS (numération formule sanguine) : Évaluer une infection et l’anémie
(paludisme).
2. GE/DP (goutte épaisse/diagnostic rapide) : Dépistage du paludisme.
3. Groupage/Rhésus : En cas de besoin transfusionnel.
4. Glycémie : Détecter une hypoglycémie potentielle.
5. Azotémie / créatinémie : Évaluer la fonction rénale (déshydratation).
6. CRP (Protéine C réactive) : Mesure de l’inflammation (infection bactérienne
éventuelle).
7. Ionogramme sanguin : Détecter des déséquilibres électrolytiques causés par les
diarrhées.
Question N°3 : Diagnostics de certitude (1,5 points)
1. Paludisme confirmé : Goutte épaisse positive, thrombocytose, et hyperleucocytose.
2. Déshydratation modérée : Diarrhée, vomissements, rapport P/T de -3, sodium
abaissé (132 mmol/L).
3. Anémie modérée : Hémoglobine (HGB) à 9,7 g/dL.
Question N°4 : Diagnostics infirmiers prioritaires (2 points)
1. Risque de déséquilibre hydroélectrolytique lié aux vomissements et diarrhée.
2. Risque de confusion ou convulsions lié à l’hypoglycémie ou fièvre.
3. Fatigue et faiblesse généralisée dues à l’anémie.
4. Risque d’infection respiratoire avec la gorge érythémateuse.
Question N°5 : Projet de soins (5 points)
1. Objectif principal : Stabiliser l’état de Garba et traiter les causes sous-jacentes
(paludisme, déshydratation).
2. Soins/Actions Réalisation Surveillance
Ringer Lactate 500 ml en 4 Surveiller la diurèse et les signes
Réhydratation
heures de surcharge.
Traitement du Suivre la température et
Artésunate 30 mg/jour IV
paludisme l’évolution clinique.
Surveiller les effets secondaires et
Antibiothérapie Ceftriaxone 750 mg/jour
signes allergiques.
Correction de Glucose hypertonique 10%, Contrôler la glycémie
l’hypoglycémie 50 ml en bolus IV régulièrement.
Paracétamol 1 g/15 ml chaque Surveiller la température et adapter
Antipyrétique
8 heures selon besoin.
Constantes vitales (TA, FC, Vérifier l’état de conscience et
Surveillance clinique
FR) chaque 4 heures prévenir les complications.
Étude de Cas N°2 : M. Niaouri (50 ans)
Question N°1 : Examens para-cliniques à réaliser (2 points)
1. Numération Formule Sanguine (NFS) : Recherche d’infection.
2. CRP / VS : Confirmer une inflammation.
3. Ionogramme sanguin : Évaluer les déséquilibres électrolytiques.
4. Scanner abdominal : Détecter une éventuelle péritonite ou obstruction.
5. Hémocultures : Rechercher une septicémie en cas de fièvre persistante.
6. Bilan hépatique : Rechercher une atteinte organique liée au foie.
Question N°2 : Traitement approprié pour Niaouri (1 point)
1. Antibiothérapie IV : Métronidazole et Gentamycine pour couvrir une infection
abdominale.
2. Réhydratation IV : Sérum salé et glucose pour maintenir l’hydratation.
3. Traitement symptomatique : Antalgique (Paracétamol) pour soulager la douleur.
4. Protection gastrique : Cimétidine pour prévenir les ulcères de stress.
Question N°3 : Diagnostics infirmiers possibles chez M. Niaouri (2 points)
1. Risque d’infection postopératoire : Présence de drains et sonde.
2. Douleur abdominale aiguë : Due à l’intervention chirurgicale.
3. Risque de rétention urinaire : Port d’une sonde vésicale.
4. Déficit de mobilité : Lié à l’hospitalisation postopératoire.
Question N°4 : Plan de surveillance et soins sur 24 heures (3 points)
Soins/Actions Réalisation Surveillance
Surveillance des Vérifier l’écoulement et noter les Prévenir l’infection et surveiller
drains quantités l’hémorragie.
Surveillance de la sonde S’assurer de la Surveiller la diurèse et prévenir
vésicale perméabilité l’infection urinaire.
Traitement Administrer Métronidazole et Évaluer la réponse au traitement et
antibiotique Gentamycine IV surveiller les allergies.
Administrer les solutions salées et Surveiller la diurèse et signes de
Réhydratation
glucosées IV surcharge hydrique.
Traitement Administrer Paracétamol et Évaluer le niveau de douleur toutes les
antalgique Tramadol 4 heures.
Prévention des Administrer Cimétidine toutes Surveiller les signes de gastralgie ou
ulcères les 6 heures hémorragie digestive.
Mobilisation Encourager des mouvements Prévenir les escarres et complications
précoce légers au lit respiratoires
Conclusion
Ces deux cas cliniques soulignent l’importance d’une évaluation rapide et précise en milieu
hospitalier. Dans le premier cas, la gestion du paludisme et de la déshydratation est essentielle
pour stabiliser l’enfant. Dans le second cas, la surveillance postopératoire minutieuse et la
gestion des complications sont cruciales pour le rétablissement de M. Niaouri.
REPUBLIQUE DU BENIN
HOPITAL DE ZONE DE COME
ZONE SANITAIRE DE COME-BOPA-GRAND-POPO ET HOUEYOGBE
DIRECTION DEPARTEMENTALE DE LA SANTE DU MONO MINISTERE DE LA SANTE
TEST DE RECRUTEMENT 2023 DE L'HÔPITAL DE ZONE DE COME
EPREUVE DES CANDIDATS AU POSTE DES INSPECTEURS D'ACTION SANITAIRE/IDE
Durée: 1 heure
1. Etude de cas
Le jeune Vignon âgé de 17 ans a été admis dans le service des urgences de l'hôpital de zone pour une
douleur abdominale, ballonnement et sueur intense.
Après accueil et examen du patient, le médecin de garde pose le diagnostic d'une "intoxication
alimentaire".
La prescription médicale demande le lavage gastrique du patient.
Vous êtes invité à administrer les soins au patient selon les normes.
1- De quelles ressources matérielles nécessaires aurez-vous besoin pour l'acte ?
2- Décrivez la technique de l'acte que vous voulez poser ?
II. Questions
1- Qu'entendez-vous par nutrition parentérale ?
2- Quelles sont les indications d'une nutrition parentérale ?
3- Quelles sont les causes d'un pied diabétique ?
Corrigé Type – Étude de Cas
I. Lavage gastrique : Soins au patient selon les normes
1. Ressources matérielles nécessaires pour l’acte (2 points)
Pour réaliser un lavage gastrique, voici le matériel indispensable :
• Sonde nasogastrique ou sonde orogastrique (adaptée à l’âge et au poids du patient).
• Lubrifiant hydrosoluble pour faciliter l’introduction de la sonde.
• Seringues de 50 à 60 ml (ou un entonnoir) pour introduire et aspirer les liquides.
• Solution de lavage (eau tiède, sérum physiologique ou solution saline).
• Bassine ou sac de drainage pour recueillir le liquide gastrique.
• Gants non stériles pour protéger le soignant.
• Stéthoscope pour vérifier la position de la sonde.
• Masque et surblouse si nécessaire.
• Pince de clampage pour la sonde.
2. Technique du lavage gastrique (5 points)
Voici les étapes pour effectuer un lavage gastrique selon les normes :
1. Préparation du matériel et du patient
• Se laver les mains et enfiler des gants.
• Installer le patient en position semi-assise ou couchée sur le côté gauche pour
réduire le risque d'aspiration pulmonaire.
2. Vérification des contre-indications
• Le lavage gastrique est contre-indiqué en cas de risque de perforation gastro-
intestinale, ingestion de caustiques ou trouble de la conscience sans protection des
voies aériennes (si le patient est inconscient, une intubation est requise).
3. Introduction de la sonde
• Lubrifier l’extrémité de la sonde.
• Introduire doucement la sonde par le nez ou la bouche jusqu’à l’estomac.
• Vérifier la position de la sonde (en injectant de l’air et en écoutant avec le stéthoscope
sur l’épigastre ou en aspirant un peu de contenu gastrique).
4. Lavage gastrique proprement dit
• Introduire par petites quantités (200 à 300 ml chez l’adulte) de solution de lavage.
• Aspirer immédiatement après chaque injection pour récupérer le liquide.
• Répéter l’opération jusqu’à ce que le liquide aspiré devienne clair.
5. Clôture de l’acte
• Retirer doucement la sonde une fois le lavage terminé.
• Installer le patient confortablement et surveiller les signes vitaux.
II. Questions Théoriques
1. Qu’entendez-vous par nutrition parentérale ? (2 points)
La nutrition parentérale consiste à administrer directement des nutriments dans la
circulation sanguine par voie intraveineuse. Elle est utilisée lorsque l’apport nutritionnel par le
tube digestif est impossible ou insuffisant.
Elle permet d'apporter :
• Glucides (comme source d’énergie).
• Lipides (acides gras essentiels).
• Acides aminés (pour la synthèse des protéines).
• Vitamines, minéraux et oligo-éléments.
2. Quelles sont les indications de la nutrition parentérale ? (3 points)
La nutrition parentérale est indiquée dans plusieurs situations :
• Incapacité du système digestif à absorber les nutriments (ex : syndrome de l’intestin
court, occlusion intestinale).
• Chirurgie abdominale majeure nécessitant une période prolongée de jeûne.
• Pancréatite aiguë sévère empêchant l’alimentation par voie orale.
• Maladies inflammatoires intestinales graves (ex : maladie de Crohn).
• Cancer avancé, lorsque l’alimentation entérale est insuffisante ou impossible.
• Prématurité extrême, lorsque le nourrisson ne peut être alimenté par voie orale.
3. Quelles sont les causes d’un pied diabétique ? (3 points)
Le pied diabétique est une complication fréquente chez les patients diabétiques. Voici les
principales causes :
1. Neuropathie diabétique :
o L’atteinte des nerfs sensitifs et moteurs entraîne une perte de sensibilité. Le
patient ne ressent pas les blessures ou les frottements, ce qui favorise les
infections.
2. Artériopathie diabétique :
o La circulation sanguine est réduite à cause des lésions vasculaires
(athérosclérose), ce qui ralentit la cicatrisation.
3. Hyperglycémie chronique :
o L’excès de sucre dans le sang favorise les infections et entrave la cicatrisation.
4. Traumatismes répétés :
o Les chaussures mal adaptées ou les blessures négligées peuvent provoquer des
ulcères.
5. Infections :
o Le pied diabétique est souvent compliqué par des infections bactériennes ou
fongiques.
Étude de cas
Mme falmata âgée de 26 ans, hypertendue connu depuis 3 ans en soins régulier se présente en
consultation dans un tableau de dyspnée évolué en orthopnée ; toux ramenant une expectation
abondante et souvent quelques crachats hémoptoïde,
L'examen physique retrouve des bruits audibles avec une fréquence cardiaque à 120btts/min.
Ailleurs on retrouve l'hépatomégalie avec reflux hépatojugulaire, une turgescence jugulaire, OMI
(œdème de membre inférieur)
1-De quelle pathologie s'agit-il ?
2-Donner le diagnostic différentiel
3-Quelle serait la prise en charge ?
Corrigé type – Étude de cas de Mme Falmata
1. De quelle pathologie s'agit-il ?
Le tableau clinique correspond à une insuffisance cardiaque globale décompensée.
Justifications :
• Dyspnée évoluant en orthopnée : Symptôme typique de l'insuffisance cardiaque
gauche, indiquant une congestion pulmonaire.
• Expectorations abondantes et hémoptoïques : Ces symptômes peuvent évoquer un
œdème aigu du poumon ou une stase sanguine pulmonaire liée à l’insuffisance du
cœur gauche.
• Hépatomégalie avec reflux hépatojugulaire, turgescence jugulaire et œdème des
membres inférieurs (OMI) : Signes classiques d’insuffisance cardiaque droite.
• Fréquence cardiaque élevée (120 bpm) : Tachycardie compensatoire pour maintenir
le débit cardiaque.
Ces signes indiquent une décompensation globale (atteinte des fonctions du cœur droit et
gauche) chez une patiente hypertendue, prédisposée à l’insuffisance cardiaque chronique.
2. Diagnostic différentiel
1. Embolie pulmonaire : Peut aussi donner une dyspnée aiguë et une hémoptysie, mais
sans signes typiques d'insuffisance cardiaque droite comme le reflux hépatojugulaire
ou les œdèmes.
2. Péricardite constrictive : Peut donner une turgescence jugulaire et des œdèmes, mais
généralement sans orthopnée ni expectoration hémoptoïque.
3. Syndrome néphrotique : Provoque des œdèmes, mais sans dyspnée ni expectoration.
4. Pneumopathie infectieuse : Peut provoquer une toux et une hémoptysie, mais sans
signes d'insuffisance cardiaque (orthopnée, turgescence jugulaire, hépatomégalie).
3. Prise en charge
A. Prise en charge en urgence (si suspicion de décompensation aiguë)
1. Oxygénothérapie :
o Lunettes à oxygène ou masque à haut débit selon le niveau de saturation en
oxygène (SpO₂).
o En cas d’œdème aigu du poumon, envisager une ventilation non invasive
(VNI).
2. Diurétiques de l’anse (Furosémide) :
o 40 à 80 mg IV pour soulager la surcharge volémique et réduire l'œdème
pulmonaire et les OMI.
3. Vasodilatateurs (Nitroglycérine) :
o Utilisé pour réduire la postcharge et améliorer la fonction cardiaque.
4. Surveillance continue des signes vitaux :
o Tension artérielle, pouls, fréquence respiratoire, saturation en oxygène.
B. Prise en charge de fond
1. Traitement de l’hypertension artérielle :
o IEC (ex. Ramipril) ou ARA II (ex. Losartan) pour réduire la charge du cœur.
o Bêtabloquants (ex. Bisoprolol) pour contrôler la fréquence cardiaque et
stabiliser l'insuffisance cardiaque chronique.
2. Restriction hydrique et régime hyposodé :
o Limiter les apports en sel pour éviter la rétention hydrique.
3. Anticoagulation prophylactique :
o Prévention du risque de thromboembolie si le patient est alité ou présente une
fibrillation auriculaire
C. Éducation thérapeutique
1. Encourager la régularité du suivi médical : Renforcement des consultations
régulières pour contrôle de l'hypertension et surveillance de l’insuffisance cardiaque.
2. Régime alimentaire : Réduction de l’apport en sel et contrôle des liquides.
3. Adhésion au traitement : Importance de suivre scrupuleusement les prescriptions
médicales.
Conclusion
Mme Falmata présente une insuffisance cardiaque globale décompensée, avec des symptômes
affectant à la fois le cœur gauche (dyspnée, orthopnée) et le cœur droit (œdème,
hépatomégalie). La prise en charge immédiate repose sur une oxygénothérapie, des
diurétiques et une surveillance étroite des constantes. Le traitement de fond vise à stabiliser
l'insuffisance cardiaque et gérer l'hypertension, avec une éducation thérapeutique pour éviter
de futures décompensations.
Cas clinique 1
Mr A.T est technicien d'une société de brasserie, 46 ans consulte pour asthénie, anorexie, douleur
thoracique et augmentation de l'appétit. A noter qu'il suivait un traitement de méthylprednisolone
40mg par jour depuis 6 mois pour polyarthrite rhumatoïde. L'examen clinique retrouve un Glasgow à
15/15, température à 38,8° C, TA =100/60 cm Hg, une fréquence respiratoire à 28 cycles/mn, FC=98,
Poids 85 Kgs et une taille 162 cm.
1- Quelle est votre hypothèse de diagnostic pour Mr A.T
2- Donner 3 arguments pour soutenir cette hypothèse
3- Citer 3 examens complémentaires nécessaires
4- Donner 2 diagnostics différentiels de votre hypothèse
5- Donner une conduite à tenir Mr A.T
Corrigé Type – Cas Clinique 1
1. Hypothèse diagnostique
• Insuffisance surrénalienne secondaire (ou iatrogène) induite par l’usage prolongé
de corticostéroïdes (méthylprednisolone).
o En effet, le traitement prolongé par des corticoïdes peut inhiber l'axe
hypothalamo-hypophyso-surrénalien, entraînant une défaillance surrénalienne
à l’arrêt ou sous-dosage des corticostéroïdes.
2. Arguments soutenant l’hypothèse diagnostique
1. Traitement prolongé aux corticoïdes (6 mois de méthylprednisolone à 40 mg/jour).
2. Asthénie et anorexie : Signes classiques d’une insuffisance surrénalienne.
3. Hypotension artérielle (100/60 mmHg) et fièvre (38,8°C) : Indices fréquents dans
une crise surrénalienne.
4. Fréquence respiratoire augmentée (28 cycles/min) : Possiblement en réponse à une
hypovolémie ou un déséquilibre métabolique.
3. Examens complémentaires nécessaires
1. Dosage du cortisol plasmatique : Bas dans une insuffisance surrénalienne.
2. ACTH plasmatique : Permet de différencier une insuffisance surrénalienne primaire
(ACTH élevée) d’une secondaire (ACTH basse).
3. Ionogramme sanguin : Pour évaluer un déséquilibre électrolytique (hyponatrémie,
hyperkaliémie).
4. Glycémie : Hypoglycémie fréquente en cas d’insuffisance surrénalienne.
5. Test au Synacthène : Pour confirmer l’insuffisance surrénalienne.
4. Diagnostics différentiels
1. Syndrome infectieux (ex. pneumonie, tuberculose) : Étant donné la fièvre et les
douleurs thoraciques.
2. Diabète stéroïdien : Les corticoïdes peuvent induire une hyperglycémie et des
symptômes similaires.
5. Conduite à tenir pour Mr A.T
1. Arrêt progressif des corticoïdes : Pour éviter une crise d’insuffisance surrénalienne
brutale.
2. Administration d’hydrocortisone en urgence : 100 mg IV toutes les 6 à 8 heures en
cas de crise surrénalienne aiguë.
3. Réhydratation IV : Sérum salé isotonique pour corriger la déshydratation et
l’hypotension.
4. Surveillance clinique et biologique : TA, FC, ionogramme et glycémie.
5. Envisager un sevrage de la méthylprednisolone et un relais par un traitement adapté à
sa polyarthrite (ex. méthotrexate ou biothérapie).
Cette prise en charge permet de rétablir les fonctions vitales, corriger le déséquilibre
électrolytique, et adapter le traitement anti-inflammatoire de fond pour éviter une rechute.