0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
67 vues11 pages

Correspond en Fait A L'approche Que Doivent Avoir Les Équipes D'intervenants

La marche générale des opérations (MGO) pour la lutte contre les incendies implique une approche intégrée des actions des équipes, sans ordre chronologique strict. Les phases clés incluent la reconnaissance, la ventilation opérationnelle, les sauvetages, l'attaque, la protection, le déblai, la surveillance, le relogement, le reconditionnement du matériel, et la préservation des traces. Chaque phase nécessite des tactiques adaptées pour assurer la sécurité des intervenants et l'efficacité des opérations.

Transféré par

haddousabrina15
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
67 vues11 pages

Correspond en Fait A L'approche Que Doivent Avoir Les Équipes D'intervenants

La marche générale des opérations (MGO) pour la lutte contre les incendies implique une approche intégrée des actions des équipes, sans ordre chronologique strict. Les phases clés incluent la reconnaissance, la ventilation opérationnelle, les sauvetages, l'attaque, la protection, le déblai, la surveillance, le relogement, le reconditionnement du matériel, et la préservation des traces. Chaque phase nécessite des tactiques adaptées pour assurer la sécurité des intervenants et l'efficacité des opérations.

Transféré par

haddousabrina15
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

La marche générale des opérations

Extrait : GDO Feux de structures

Trop souvent considérée comme l’enchainement chronologique de différentes actions, la MGO de lutte contre l’incendie
correspond en fait a l’approche que doivent avoir les équipes d’intervenants et en particulier le COS.
Il n’y a donc plus d’ordre chronologique pour effectuer les actions. Elles sont complémentaires les unes des autres.
La marche générale des opérations
Extrait : GDO Feux de structures

LA RECONNAISSANCE
Objectif : Collecter les informations relatives a l’analyse de la zone d’intervention, au sinistre et aux personnes et biens menaces en tenant compte de l’ensemble des
axes de propagation potentiels dans le temps.
Ces informations permettront au COS de déterminer les objectifs et les idées de manœuvre appropriées qui permettront de les atteindre.
Le Chef d’agrès peut la faire seul ou accompagné d’un binôme.
 Quelle-est la situation ? - Quels sont les risques ? - Y a-t-il des victimes ? - Le cheminement? - Comment le sinistre va-t-il évoluer?
S’il estime qu’il sera très vite rejoint par un autre SP destiné a prendre le commandement, le premier chef d’agres effectuera une reconnaissance très sommaire qui
lui permet de donner les missions de réaction immédiate a son équipage. Les risques d’effectuer une reconnaissance insuffisante pour cibler les meilleurs choix
opérationnels sont limités si d’autres agrès vont rapidement être à disposition du futur COS.
A l’inverse le premier chef d’agrès qui sait que les moyens se limiteront pendant quelques temps à ceux dont il dispose (son agrès) va devoir effectuer des choix plus
sûrs ce qui pourra nécessiter une reconnaissance plus approfondie, d’autant que le renseignement et la demande de renfort éventuelle lui incombent.

S’orienter par rapport à un bâtiment :


La marche générale des opérations
Extrait : GDO Feux de structures

LA VENTILATION OPERATIONNELLE

Un feu ventile, très bien, bien, peu ou très peu mais il ventile, faute de quoi il s’eteint.
La ventilation opérationnelle sur un incendie ne se résume pas a l’usage de moyens de ventilation mécanique par les sapeurs-pompiers.
Il s’agit d’un concept qui permet trois actions principales (sans ordre chronologique) :
 Protéger (empêcher les fumées de venir dans un volume) ;

 Désenfumer (évacuer les fumées d’un local sans lien direct avec le local en feu) Axe de travail du SDIS 07
 Attaquer (agir sur les fumées et le foyer ; canaliser leur propagation) non enseigné au SDIS 07
La marche générale des opérations
Extrait : GDO Feux de structures

LES SAUVETAGES

Mission visant à soustraire d’un péril direct ou imminent, une personne ou un animal se trouvant dans l’impossibilité ou l’incapacité de le faire par
ses propres moyens. SAUVER reste la priorité de l’engagement des sapeurs-pompiers.

Sans que l’on puisse tracer de frontières nettes entre ces deux notions, on distingue le sauvetage de la mise en sécurité qui consiste a éloigner des
personnes d’une menace plus ou moins différée. Il conviendra de choisir les tactiques les plus adaptées pour cela, comme par exemple une
évacuation légèrement différée après assainissement des circulations, ou encore le confinement.

Ces sauvetages doivent être effectués par les communications existantes. Si celles-ci ne sont pas praticables, ils sont effectués par l’extérieur.

Les victimes sont alors rassemblées au PRV (point de rassemblement des victimes) pour être prises en charge par les équipes VSAV.
La marche générale des opérations
Extrait : GDO Feux de structures

LES SAUVETAGES (suite)


Les sauvetages à vue :
Ils sont appelés ainsi quand les victimes sont visibles depuis l’extérieur. Ils nécessitent la plupart du temps l’emploi d’échelles à main ou de MEA, et parfois l’usage de lots de
sauvetage. Le risque prépondérant dans ce type d’action est le risque de chute pour les victimes comme pour les sauveteurs.

Les sauvetages en exploration :


Il est parfois nécessaire d’accéder aux victimes par l’intérieur des structures en empruntant un itinéraire hostile (fumees, chaleurs…). Dans ces sauvetages le risque prépondérant
auxquels sont exposes les sauveteurs est celui lié aux fumées et à la chaleur mais aussi aux risques d’effondrement. L’accès par le milieu hostile exige en premier lieu, que les
sauveteurs disposent d’un moyen hydraulique adapte à leur mission, en particulier dans les locaux siège du foyer et ceux impacts par la convection des fumées et gaz chauds, mais
aussi qu’ils possèdent une ligne de vie (ex : les tuyaux du moyen hydraulique).

AIDES : Accéder, Isoler, Désenfumer, Explorer, Sauver (ou Sortir)


Cette technique de recherche et de sauvetage consiste en l’exploration pièces par pièces depuis l’extérieur des locaux dans lesquels on peut suspecter la présence de victime.
Cette technique expose le sauveteur à un risque raisonnable qui peut devenir majeur si l’étape de l’isolement du feu par fermeture de la porte du volume donnant dans la circulation
intérieure n’est pas réalisée rapidement après pénétration dans le volume. Elle est réservée à l’exploration de pièces de surfaces modérées comme des chambres à coucher par
exemple comportant normalement qu’une porte intérieure.

Les matériels à disposition pour réaliser un sauvetage sont :


 Les échelles à coulisse - Les échelles à crochets - Les moyens élévateurs aériens (MEA).
 Les lots de sauvetage et de protection contre les chutes (LSPCC).
 Les cagoules de fuite raccordées aux ARI des porteurs.
La marche générale des opérations
Extrait : GDO Feux de structures

LES ÉTABLISSEMENTS

Consistent à la mise en place de tuyaux en vue d’alimenter des lances.

Ceux-ci sont réalisés selon une méthode ou un ordre bien défini, mais toujours du point d’attaque à la prise d’eau.
L’établissement idéal est celui qui répond au besoin, se fait rapidement et en sécurité, avec une économie de personnels et d’efforts.
Il existe une grande variété de méthodes et techniques d’établissements qu’il convient de choisir en fonction de la nature des risques à couvrir,
mais aussi des contraintes de mise en œuvre.
Ils peuvent être:
 Horizontaux.
 Verticaux.
 Obliques ou rampants.
La marche générale des opérations
Extrait : GDO Feux de structures

L’ATTAQUE
Phase active destinée à lutter contre un incendie pour aboutir à son extinction. Elle se fait à partir de points choisis par le chef d’agrès appelés « points d’attaque » .
Trois termes sont utilisés par le commandant des opérations de secours (COS) :
 Feu circonscrit : C’est entourer l’incendie pour qu'il ne puisse pas se propager.
 Maître du feu : C’est lorsque celui-ci ne peut plus progresser et qu’il diminue d’intensité.
 Feu éteint : Les foyers principaux sont éteints, seuls les foyers résiduels persistent.

La lutte contre les propagations externes :


Cette action défensive peut être réalisée selon trois sous objectifs différents :
 Lutter contre la propagation au niveau de la source. Il en est ainsi quand une pulvérisation est réalisée sur un sortant (ouverture par ou s’échappent des fumées ou des flammes)
ainsi des leur émission hors du volume en feu, les produits de combustion sont refroidis ;
 Lutter contre les propagations en réduisant le flux de chaleur rayonnée. Il en est ainsi par exemple en faisant usage d’une lance “queue de paon” qui projette l’eau sous forme
pulvérisée en un plan vertical que l’on interpose entre les flammes et les biens susceptibles de pyroliser puis de s’enflammer ;
 Lutter contre la montée en température des biens soumis au rayonnement en arrosant ceux-ci.

La lutte contre les propagations internes :


Sur le principe, elle peut revêtir les memes aspects, meme si l’action sur le rayonnement n’est pas la plus utilisee. Elle impose de pénétrer dans le bâtiment (mais à l’extérieur du
volume siège du feu).
La marche générale des opérations
Extrait : GDO Feux de structures

L’ATTAQUE (Suite)
Attaque massive depuis l’extérieur :
Décrite comme une tactique agressive menée depuis une position défensive, cette attaque à vocation à être utilisée :
 Quand les enjeux matériels ne justifient pas l’exposition des personnels ;
 Quand la ventilation du feu n’est pas contrôlable (nombreuses ouvertures, toitures effondrées…) ;
 Dans des feux de volumes et surfaces importantes.
Elle nécessite des moyens hydrauliques importants, une grande partie de l’eau projetée n’étant pas efficace. C’est notamment le cas lors de feux de grands volumes tels que les
entrepôts pour lesquels, compte tenu du rayonnement important, empêche une projection d’eau suffisamment près du cœur du foyer.

Attaque des feux naissants :


Cette tactique offensive atténue très rapidement les effets du feu et les moyens hydrauliques à utiliser, sont ceux qui permettent une attaque directe de quelques secondes à débit
relativement faible (compte tenu de la faible puissance du feu)..

Attaque de transition :
Appelée également atténuation, cette technique désigne une attaque limitée en temps (de l’ordre de 10 a 15 secondes pour des volumes courants) menée de l’extérieur, destinée a
réduire grandement la puissance du feu pour mener immédiatement derrière une attaque depuis l’intérieur (il s’agit donc d’un passage du mode défensif au mode offensif).
Le jet utilisé est un jet concentré dirigé depuis l’extérieur sur le plafond du volume en feu avec un débit important (permettant d’atteindre l’eétage concerné). L’effet recherché est
d’une part une vaporisation en partie haute et d’autre part une retombée en pluie sur des zones incandescentes, ce qui provoquera la encore une vaporisation et créera de l’inertage sur
les parties du foyer non atteintes par l’eau. Des débits d’eau élevés sont requis car une partie faible de l’eau sera efficace, pour garantir une portée efficace et une diffusion après
impact suffisante (de l’ordre de 250 a 500 L/Min avec un LDV 500, en fonction de la pérennité de l’alimentation en l’eau).
La marche générale des opérations
Extrait : GDO Feux de structures

LA PROTECTION
Fait partie des missions des sapeurs-pompiers, elle doit être opérée le plus rapidement possible.
La protection est destinée à limiter le plus possible les dégâts occasionnés par l’eau, le feu, la chaleur et la fumée.
Les actions possibles :
 Ventilation des locaux - Bâchage, épuisement, assèchement - Déplacement des objets de valeurs (véhicules, HI-FI, argent, bijoux, objets d’art, souvenirs, photographies,
archives, ordinateurs, serveurs, disques durs, stockages, etc.).
 Mise en place d’une lance écran
 Prise en compte du ruissellement des eaux d’extinction (obturer, canaliser, confiner) dans des cas particuliers liés à des risques de pollution de l’environnement.

LES DEBLAIS
Le déblai est une phase importante de l’intervention, Il doit être réalisé avec rigueur et sécurité. Utilisation de l’ARI + Explosimètre.

Les déblais sont propices aux expositions des personnels aux toxiques gazeux, aux accidents dus à la fragilisation des structures. D’autant plus que parfois ils sont effectués par
des SP ayant participé aux phases initiales de l’intervention (fatigue, baisse de vigilance, difficulté à porter et faire porter l’ARI par exemple).
Permettent de :
 Découvrir d’éventuel points chauds - De déplacer les décombres qui pourraient encore cacher des foyers secondaires.
 De parfaire l’extinction - D’écarter tous risques de reprise.
 D’écarter le risque de victimes enfouies.
Attention, des déblais trop poussés ont souvent comme conséquence de rendre très difficile l’expertise judiciaire mais aussi celle des causes et circonstances de l’incendie.
La marche générale des opérations
Extrait : GDO Feux de structures

LA SURVEILLANCE
Il s’agit de maintenir sur les lieux du sinistre, du personnel et du matériel sur une période définie. L’engagement de ce dispositif est adapté au sinistre et son contexte.
Elle a pour objet d’empêcher une reprise de feu après le départ des secours. Un “Service“ de surveillance est alors mis en place :
•L’effectif restant est suivant l’importance du feu et des lances en action.
•Il comporte un minimum de deux hommes.
•Des relèves seront faites régulièrement.
•Elle s’arrête quand tout risque est écarté.

LE RELOGEMENT
Souvent occulte dans les premiers temps de l’op2ration de secours, la problématique de relogement, bien qu’étant de la responsabilité du DOS, peut devenir un point sensible de l’opération,
au détriment des autres actions.
Des lors que le ou les logements impacté sont identifiés comme inutilisables le COS devra en informer au plus tôt le DOS.
La marche générale des opérations
Extrait : GDO Feux de structures

RECONDITIONNEMENT DU MATERIEL
Les actions liées à cet aspect de l’opération sont initiées sur les lieux et se poursuit au centre d’incendie et de secours.

LA PRESERVATION DES TRACES ET INDICES


La préservation des traces et indices (PTI) à pour objectif de limiter l’altération d’une scène d’incendie ainsi que sa contamination.
Elle repose en particulier sur l’observation et la mémorisation, le déblai temporisé et/ou le déblai adapté.
La préservation des traces et indices contribue à répondre a trois principaux objectifs :
•Faciliter l’identification de la manière dont le feu a débuté et s’est propagé. Il s’agit la d’un aspect rentrant dans un processus qui contribuera à déclencher de manière précoce le système
assurantiel, voire juridique, permettant au sinistre et aux potentielles victimes de revenir plus rapidement à une situation acceptable ;
•Identifier les comportements ou les équipements à risques et participer a l’évolution des technologies ;
•Alimenter le retour d’expérience et l’amélioration continue des pratiques de la communauté des pompiers (français et internationaux).La complexité de l’analyse d’une scène d’incendie est
donc d’autant plus importante que son niveau de destruction est avancé, que cela résulte du fait de l’incendie lui-même, ou bien des personnels intervenants (sapeurs-pompiers, forces de
l’ordre, …), de tierces personnes (témoins, sinistrés…) ou encore des investigateurs post-incendie eux-mêmes.
Toutefois, si les circonstances ne permettent pas de préserver ces éléments, notamment parce que le déblai, nécessaire à la parfaite extinction du feu, aboutira à leur disparition ou leur
dégradation, les équipes doivent veiller, dans le mesure du possible, à les recueillir en amont.

Vous aimerez peut-être aussi