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Dissertation Litteraire

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DISSERTATION LITTERAIRE – METHODE

Faire une "coupe transversale" de l'œuvre : étude de toute l'œuvre par un thème précis.

Il y a plusieurs sortes de sujets :


-sujets notionnels : - soit une seule notion (ex. : "la duplicité dans Richard II"). Il s'agit d'étudier sa pertinence et sa portée
dans toute l'œuvre. A problématiser. (Problématique = questionnement permanent du texte).
- soit deux notions (ex. : "Poésie et histoire dans Richard II"). Mettre les deux termes en tension
permanente. Ne pas faire une partie pour chaque terme. Etudier chaque terme à plusieurs niveaux
du texte. Problématiser.
-sujets citationnels : - soit une citation de l'œuvre elle-même. Il s'agit d'examiner sa pertinence.
- soit une citation extérieure (critique). Il s'agit de questionner et discuter le jugement porté.

Dissertation = discussion argumentée et problématisée. Mettre le texte à l'épreuve du sujet. Ne pas prendre le sujet pour argent
comptant, mais questionner sa pertinence, ses limites, ses différents niveaux de sens.
Si on a un sujet notionnel, définir les notions dans l'intro pour trouver les questions auxquelles on va essayer de répondre dans
la dissert (=tous les sens du / des mot(s), etc...).
Il y a obligatoirement problème, sinon il n'y a pas de discussion possible. Faire appel à toutes nos connaissances extérieures.

INTRODUCTION (= "amener, poser, analyser, diviser")


Amener => introduire le sujet en une ou deux phrases.
Poser => citer ou résumer le sujet proposé.
Analyser => définir les termes du sujet.
Diviser => annoncer son plan.

PLAN
Il peut être de deux sortes :
-discursif : thèse, anti-thèse, synthèse.
-analytique : analyse du sujet du plus concret au plus abstrait, du plus évident au plus complexe. C'est un plan progressif.
Une dissertation se fait obligatoirement en trois parties (exigence française héritée des Lumières
). Cela permet de dépasser les oppositions binaires (deux parties) et les catalogues (quatre, cinq,... parties).
C'est le sujet qui impose le type de plan :
-ex. : "Richard II, héros ou anti-héros ?" => ne peut être que discursif.
-ex. : "La duplicité dans Richard II" => le plan discursif ne peut pas marcher ici.
-ex. : "Continuité et discontinuité dans Richard II" => ne peut être qu'analytique : les deux notions ne s'opposent pas mais
se complètent.
Les sujets citationnels se prêtent souvent au discursif.

Dans le développement, ne pas mettre des citations pour le principe !!


Lorsqu'on fait des citations, les décortiquer.
Etre pédagogue : dire, régulièrement, où on en est dans notre réflexion et où on va. Soigner les transitions.

CONCLUSION
Se fait en deux parties :
-synthèse des conclusions tirées / des réponses trouvées. Doit être brève.
-ouvrir vers un autre aspect de l'œuvre, ou bien prolonger le sujet s'il amène d'autres questions, ou bien élargir le sujet à
d'autres œuvres, etc...

COMMENTAIRE LITTERAIRE – METHODE

PREPARATION
Commencer par identifier dans l'œuvre le passage à commenter.
Lire le texte plusieurs fois :
-1ère lecture : faire une synthèse provisoire => déterminer la nature du texte, repérer la voix narrative, la focalisation, les
champs lexicaux. Essayer de repérer le propos du passage, et éventuellement lui donner un titre (anticipation de
l'introduction). Synthétiser le contenu explicite du texte. Prendre des notes. A ce stade, n'avoir qu'un regard global. Ne
pas se perdre dans les détails.
-2ème lecture (et suivantes) : analyse, mouvement vers l'implicite. A nous de proposer notre propre lecture / interprétation
du passage. Savoir communiquer et argumenter (rhétorique). Il y a souvent plusieurs lectures / interprétations
possibles d'un passage, toutes sont recevables tant que les arguments sont convaincants. L'analyse du passage se fait
en liaison avec les connaissances extérieures et les critiques lues. Repérer les éléments importants du passage, les
hiérarchiser, les regrouper. Le but est d'identifier les contenus thématiques et de révéler le discours implicite.
En cas de difficulté à repérer l'implicite : étudier la focalisation, la narration, les intertextes, des questions générales, le
positionnement de l'auteur par rapport au lecteur. Ces repérages amèneront des pistes conduisant à l'implicite.

Ne jamais perdre de vue qu'un texte essaie toujours de convaincre à l'aide d'artifices (i.e à l'aide du langage, de la rhétorique)
=> se concentrer sur les stratégies rhétoriques du texte. Ne pas "tout croire" de l'auteur, mais trouver ses objectifs et
révéler les mécanismes du texte / son fonctionnement (style, figures,...).
Prendre en compte le contexte social, éthique, linguistique, historique,... dans lequel l'œuvre a été écrite. C'est le texte qui doit
éclairer le contexte, et non le contraire ; on en perdrait le texte. Le contexte ne doit pas prendre le dessus.

Trier les éléments repérer, faire émerger des réseaux de sens. C'est à partir de là qu'on peut élaborer un plan.
Il faut avoir une ligne directrice dès le début. On peut, dans cette optique, rédiger au préalable deux ou trois phrases de
conclusion pour savoir clairement où on veut aller. Ne pas perdre de vue que le commentaire de texte consiste en une
démonstration !
Ne pas tomber dans la paraphrase du texte, qui n'est pas une analyse. Pas de catalogue. Essayer d'établir une progression dans
son commentaire (pas toujours possible). Donner une impression de cohérence. Distinguer ce qui est important de ce qui
est anecdotique.

Introduction : situer le passage dans le contexte global de l'œuvre. Essayer de trouver des "titres" aux parties du commentaire et
annoncer un plan (problématique, progression de la pensée). Suggérer déjà très légèrement la direction de notre
argumentation.
Il faut aboutir à une lecture dynamique du texte.

CE EN QUOI CONSISTE UN COMMENTAIRE LITTERAIRE


Discours ordonné et raisonné, analyse méthodique, interprétation argumentée du texte. Le commentaire est explicatif et
démonstratif. Formulation et vérification d'hypothèses. Ne pas faire d'explication linéaire.
L'étude du texte lui-même est le point de départ, et surtout pas nos connaissances globales sur l'œuvre. Il faut faire une critique,
i.e donner un jugement informé, motivé et personnel => construction rhétorique soignée et rigoureuse.
La culture générale est importante. Etudier le style, la narration, les thèmes, le genre, l'idéologie sous-jacente, le contexte
social, la réception du texte en son temps,...
Ne pas commenter à la lumière du sens commun ! Ne pas grossir les détails. Si on fait une citation, l'exploiter.
Etudier la spécificité, le rôle et la place de l'extrait dans l'œuvre. Le replacer dans le contexte de l'œuvre, mais aussi le voir
comme un texte unique et spécifique soumis à commentaire. Le texte est un fragment unique, et aussi solidaire de tous les
autres.
Etudier l'intégration de l'extrait dans les événements de l'œuvre, la syntaxe (logique des actions), le temps, la narration, la
focalisation, la sémantique,... Pouvoir mentionner les événements antérieurs et postérieurs dans l'œuvre.
La place de l'extrait dans l'œuvre ne doit pas faire l'objet d'une partie.
Ne pas s'efforcer de trouver / confirmer ce que l'on sait déjà.

Problème du hors sujet : ne pas privilégier l'œuvre sur l'extrait. Ne pas surinterpréter ce que l'on sait sur l'ensemble de l'œuvre.
Ne pas sortir les mots de leur contexte.
Problème de la paraphrase : c'est un centrage exclusif sur l'explicite du texte. Ce n'est qu'une redite appauvrissante.

Faire une analyse à la fois globale et détaillée : cohérence et continuité du texte, éléments de l'œuvre qui transparaissent dans le
texte (mis en valeur, reformulés ou tus). Etudier la réalité représentée (noms, faits, pronoms, temps, adverbes,...),
l'énonciation (relation auteur / narrateur, présence de l'énonciateur, modaux, déictiques,...), les personnages (évolution,
relations, nature, actions), le genre, les images (figures, mythes, symboles, construction du sens), le style. Etudier la
morpho-syntaxe : lexique (connotations, polysémie,...), temps (mode, aspect => stratégies énonciatives), sons (rythme,...
=> effets de sens), articulations logiques, inversions, reprises, ironie, organisation du passage (connecteurs, arguments,
points de vue, thèmes,...).

Le plan marque les étapes de l'interprétation, reflète une problématique (= mise à jour ordonnée du sens du passage). Il doit
avoir un rapport organique avec le texte => pas de thèmes généraux sur l'œuvre. Ne pas le bâtir sur l'étude des personnages
ou sur leur psychologie. Le personnage n'est qu'un effet du texte, il n'en est pas la clef.
Faire un développement de 2, 3 ou 4 parties, équilibrées en longueur et en contenu.
Introduction : place du texte dans l'œuvre (perspective thématique, esthétique, dramatique, plutôt qu'événementielle). Pas de
généralités sur l'œuvre ou l'auteur. Esquisser le plan.

INTRODUCTION : briefly situate the passage, announce your plan, the leading thread of your commentary.

PLAN : not a catalogue of elements. Their study should allow an understanding of the text. Organise your analysis from the
most literal to the most complex and implicit.

CONCLUSION : synthesis, opening.

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