0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
32 vues13 pages

Chapitre 2.docx 4

Transféré par

Celia Hennous
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
32 vues13 pages

Chapitre 2.docx 4

Transféré par

Celia Hennous
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Chapitre 2 : Monnaie et marché des changes

On va commencer par un exemple, soit un résident européen qui veut acheter un


Boeing aux USA qu’il doit payer en $. Il va donc acheter des dollars => achat de titre étranger
en vendant des euros (ventes dans le tableau 2). Il va utiliser ces dollars qui sont dans une
banque aux USA pour payer son avion.

Soit un investisseur japonais qui va acheter une obligation du trésor français. Cela
correspond donc à une vente d’actif à l’étranger pour la balance française. Pour cela, le
japonais va acheter des euros contre des Yens => point de vue français, on vend des euros et
on achète des Yens. Au final, on va payer l’obligation avec cette vente d’euros.

Le marché des changes c’est le marché qui permet d’échanger les monnaies les unes
contre les autres. Leurs prix c’est le taux de change qui va varier selon l’O et la D de cette
monnaie. Il sert à acheter des biens et services, à acheter des actifs et à se couvrir contre le
risque de change. Les volumes d’échange des marchés des changes vont bien au-delà de ce
qu’on a besoin pour couvrir les transactions à cause de la spéculation. Toute les monnaies
quasiment sont convertibles => liberté d’échanger de manière illimité d’une monnaie contre
une autre.

I.​ Le marché des changes


A.​ Les acteurs du marché des changes.
Les principaux acteurs de ce marché sont :
●​ Les banques qui vont servir d’intermédiaires pour réaliser les transactions. Elles vont
centraliser les besoins de plusieurs agents en plusieurs monnaies et vont ainsi
bénéficier de taux de change de gros plus faible que ce qu’un individu seul peut
avoir.
●​ Les FTN : elles vont être présentes sur plusieurs marchés à l’international ce qui va
nécessiter pas mal de changement monétaire. Elles vont donc être présentes sur le
marché des changes pour acheter des BetS internationaux, payer les salariés, …
●​ Les institutions financières non bancaires : fond de pension, compagnie
d’assurance, BC qui vont faire des opérations de changes (par ex : ses réserves).
B.​ Un marché en expansion et très concentré
Chaque jour en avril 2019 : 6590 milliards de dollars échangés sur ce marché. C’est 20
fois le PIB journalier mondial et 98 jours de commerce international. On voit bien le poids
des opérations autre que le change : prévention des risques, … Une grosse partie de ces
échanges se fait avec le dollar => $ monnaie véhiculaire. Ce sera plus avantageux de faire
euros/$ puis $/yen que euros/yen car le $ est très liquide. En 2013, 87% des transactions
faisaient intervenir le dollar.
Comme le marché des changes est très liquide, quel que soit l’endroit et le moment, la
valeur d’une monnaie est la même => convergence de la valeur de la monnaie sur tous les
marchés grâce à l’arbitrage. Imaginons qu’à NY on échange 1,2$ pour 1€ et qu’à Londres on
échange 1,3$ par €. Les traders vont avoir intérêt à acheter des euros à NY à 1,2$ et à les
revendre à 1,3$ à Londres => pour 1 million $ ils gagnent 100 000 $ sans rien faire. Si tout le
monde se dit la même chose => demande pour les euros à NY va augmenter donc le prix des
euros va augmenter et à Londres l’offre va augmenter donc la valeur des euros va baisser
jusqu’à ce que les valeurs reviennent à l’équilibre sur les marchés. C’est pourquoi le produit
est homogène et a un prix unique. Il y a deux grosses places financières : Londres (40%) et
NY (20%) => marché très concentré. Le marché a fortement évolué depuis 10 ans avec une
émergence de coûts fixes très fort lié à l’informatisation. Ceci induit que 5 à 10 banques
concentre le gros des transactions. Marché très concentré en lieu, acteurs et monnaies.
De nouveaux acteurs prennent de plus en plus de place dans les échanges. Les acteurs
non bancaires (assurance, fond de pensions) représentent près de 50% des échange.

C.​ Marché au comptant et marchés dérivés


Dans le marché au comptant (spot market), entre la signature du contrat d’échange et
le moment où l’échange se fait il s’écoule 24h grand max. le taux de change utilisé c’est le
taux de change au comptant.

Le marché à terme permet d’échanger de l’argent demain à un prix fixé aujourd’hui.


L’objectif est de se couvrir contre le risque de change => bien si le taux de change s’apprécie,
mauvais s’il se déprécie.

Le marché à terme permet donc de spéculer : si on anticipe une hausse du dollar => on
achète au comptant du dollars contre de l’euro aujourd’hui et dans trois mois on revend
notre dollar contre des euros et on dégage un bénéfice. Pour cela, il faut avoir la mise de
départ. Avec le marché à terme (forward) on peut spéculer sans mise de départ => on achète
du dollar à terme en vendant des euros à termes. Il faut par contre anticiper une hausse du
dollar car sinon on achètera du dollar à un taux plus faible que le taux actuel. On dégage un
profit directement en revendant nos dollars.

2 types de marché à terme : organisé (future) et de gré à gré (over the counter). Ce
dernier est moins liquide. Le marché à terme permet donc de se protéger mais aussi de
spéculer sans mise de départ.

Les options vont permettre de se protéger contre le risque de change mais vont aussi
permettre de ne pas perdre l’avantage d’une dépréciation d’une monnaie. L’option de change
fonctionne comme le marché à terme mais permet d’exercer ou non l’option quand le
contrat vient à terme. Il y a deux types d'options : achat (call) et vente (put). Avec une option
d’achat, si on décide d’acheter dans 3 mois du dollar, on ne sera pas obligé d’acheter ce
dollar au Strike (prix d’achat de l’option) si le prix est plus faible sur le marché au comptant.
SI le dollar s’est apprécié, on fait jouer notre option pour acheter le dollar au prix strike < prix
comptant. La banque va donc devoir acheter du dollar au prix comptant et le revendre au
prix strike (donc perte), elle peut revendre des dollars qu’elle a déjà mais a un manque à
gagner. Généralement, elle se couvre elle-même en émettant des options ou d’autre
instruments pour minimiser ses pertes.
Les swaps permettent de se couvrir contre le risque de change sur une période donnée.
Si on a une banque qui a une position longue en dollars (plus d’actifs que de passif en dollars)
et une position courte en euros (moins d’actif que de passif en euros), elle va vendre en T des
dollars et va acheter des euros au comptant => rééquilibrage de l’actif et du passif en euros
et en dollars. En même temps elle va acheter à terme des dollars et vendre des euros pour
revenir à la situation initiale à des prix qui étaient ceux en T. La banque s’est protégée entre T
et T+1 contre les risques de change. Le gros de l’évolution du volume du marché des changes
mondiale provient du swap.
II.​ Le système monétaire international
A.​ Une brève histoire du système monétaire international
Au départ, la valeur des monnaies était fixée par leur poids en or. Les taux de change
étaient fixes par rapport à l’or et in fine les unes par rapport aux autres. Les taux étaient alors
très stables ce qui a permis une explosion des échanges. Système qui s’auto régulait car si un
pays avait un excédent commercial il avait une entrée d’or qui se traduisait par une pression
inflationniste (plus de masse monétaire) qui se répercutent sur des prix à l’exportation plus
forts ce qui faisait réduire l'excédent commercial.
À la sortie de la 1GM, les pays ont essayé de revenir à l’étalon or mais ont fixé des taux
trop élevés par rapport à la quantité d’or disponible. Ceci a provoqué des crises et des
dévaluations => incertitude. Les pays sont donc sortis de ce système. A la sortie de la 2GM
les pays ont tenté de refaire ce système mais avec le dollar comme étalon => Accord de
Bretton Woods 1944. Système d’étalon Dollar/Or => chaque monnaie est convertible en
dollar et seul le dollar lui est convertible en or. Il y a un taux fixe entre le dollar et l’or et un
taux fixe avec une marge de flottement entre les monnaies étrangères et le dollar. Ce
système avait plusieurs avantages :
●​ Système de change fixe pour éviter les dévaluations compétitives assurant la
stabilité des prix et donc les échanges commerciaux
●​ Pas de surchauffe de l’économie
●​ Les USA ont intérêt à ce que bretton Woods continue pour conserver la place
forte du dollar donc ont intérêt à stabiliser.
L’objectif de ce système à taux de change fixe est de favoriser le commerce. Si le
commerce explose on a alors besoin de plus de dollar mais on a une limité de quantité d’or
pour maintenir la valeur du dollar. Paradoxe de ce système => le dollar perd de sa valeur car
pas suffisamment d’or. Les USA s’endettent vis-à-vis du reste du monde et n'arrivent plus à
assurer le dollar. Ils décident donc de sortir de Bretton Woods en 1971 ce qui laisse flotter le
dollar. On rentre alors dans un système de change flexible.

En Europe, à partir de la sortie des USA, les européens s'organisent pour maintenir une
fixité entre eux pour s’assurer d’une stabilité favorable aux échanges commerciaux. Le
premier système va être le système monétaire européen (1972-1979) => le serpent. Les
monnaies européennes fluctuent entre elles dans des marges très faibles. A partir de 79 =>
système monétaire européen organisé autour d’une monnaie panier appelé l’ECU. Les
monnaies sont autorisées à varier de ± 2% autour de la valeur de l’ECU. Les marges se sont
étendues jusqu’à 15% => système voué à mourir. On va alors entrer dans l’union monétaire
européenne de 1999 à aujourd’hui avec une monnaie commune. L’euro varie de manière
flexible par rapport aux dollars => système où la valeur de la monnaie est fixée selon la
demande et l’offre sur le marché.

B.​ Monnaies-clés
Le dollar est une monnaie internationale véhiculaire => la monnaie véhicule les
échanges, plus simple et moins cher de passer par le dollar. Les coûts de transactions sont
moins élevés sur le dollar car la banque en échangeant, elle centralise les demandes et
bénéficie de coûts réduits. Plus on échange dans une monnaie, plus cette baisse de coûts de
transactions est importante. Cercle s’auto alimentant => dollar moins cher car plus utilisé =>
moins de coûts => dollar plus utilisé.
Une monnaie internationale est une monnaie remplissant trois fonctions pour le secteur
privé et public :
●​ Moyen de paiement (représenté par 4/5 sur le graph) :
o​ Public => monnaie d’intervention pour les BC pour vendre et acheter des
titres. Quand un pays veut éviter l’appréciation de sa monnaie il va émettre sa
propre monnaie nationale en achetant des réserves officielles en $ ce qui fait
augmenter l’offre d’euros et donc l’euro ne s’apprécie pas.
o​ Privé => moyen de paiement de BetS
●​ Unité de compte (2/3 sur le graph):
o​ Privé : certains produits emblématiques sont libellés en $ (par ex : mat
première, baril de pétrole)
o​ Public => les monnaies du monde entier vont avoir tendance à se fixer sur une
monnaie. Souvent c’est le $
●​ Réserve de valeur (1) :
o​ Privé => Monnaie d’investissement : très peu de risque et grande liquidité
o​ Public => on accumule des réserves dans cette monnaie
Ce sont ces trois caractéristiques qui font du dollar aujourd’hui une monnaie
internationale => situation hégémonique. On peut voir cela sur le graphique suivant mais
aussi sur le graph représentant le volume d’actif et de passif libellés en monnaie.

C.​ Vers une diversification des monnaies internationales


D’autres monnaies se dessinent pour concurrencer le dollar : l’euro et le renminbi (Yuan
chinois). Pour regarder le potentiel de ces monnaies, il faut regarder la situation économique
mais pas que des pays en question.
Si on fait une synthèse des forces et faiblesses de l’euro et du Yuan => la taille est une
force dans les deux cas (démographie et PIB). La profondeur du marché financier est
importante, la zone euro est plus profonde qu’en Chine mais moins profonde qu’aux USA
(car dominée par des banques et pas des places financières comme aux USA). La stabilité
nominale => est ce que ces monnaies peuvent devenir des monnaies sûres ? Dans les deux
cas il s’agit d’une force, les deux monnaies sont stables et sont de bonne réserve de valeur. La
stabilité financière est un atout pour l’Euro contrairement au Yuan car capitaux pas libres en
Chine. Du point de vue extra économique et militaire, l’euro présente une faiblesse car n’a
pas de pouvoir militaire comme la Chine. De plus, la Zone euro a des risques d’éclatement
(ex : Brexit).
Une alternative pensée dans les années 1970 sont les DTS : droits de tirages spéciaux
du Fond monétaire. C’est une valeur fondée sur un panier de monnaie, les 5 monnaies
principales : dollar, euro, Renminbi, le Yen et la livre Sterling pondérées en fonction de leurs
PIB, de leurs poids commerciaux, du montant des réserves, … Créés par le FMI comme
monnaie internationale pour permettre à des pays de faire face aux crises, faire des
échanges, … Période de Bretton Woods où les manques de réserve d’or posaient problèmes.
Pour permettre l’augmentation des stocks de réserve des pays, création des DTS. Ils ne
dépendent pas du stock d’or.
Chaque pays du monde est crédité d’un montant de DTS à la fois à l’actif mais aussi au
passif de leurs BC. Donc s’ils ne touchent pas à ces DTS => aucun impact. Chaque pays reçoit
une quantité qui dépend de son quote-part et de son économie. Si ce pays fait face à une
crise, il va pouvoir pomper dans ses réserves de DTS pour les échanger contre du dollar par
exemple auprès du FMI. Il va s’endetter auprès du FMI et va lui payer un taux d’intérêt. Pour
pouvoir vendre des dollars, ce pays va vendre au FMI des dollars en échange de DTS et d’un
taux d’intérêt.

III.​ Taux de change et régime de change


A.​ Taux de change nominaux
Le taux de change c’est le prix d’une monnaie exprimé dans une autre monnaie. Il est
fixé par la loi de l’offre et de la demande en régime de change flexible. En régime de change
fixe, il est fixe et soutenu par la BC pour le défendre.
En régime de change flexible on raisonne de deux façons :
●​ Certain => unités de monnaie étrangère par unité de monnaie nationale. Par exemple
le taux de change au certain pour l’euro c’est 1€ = x$. C’est le prix de la monnaie
domestique en monnaie étrangère. Si le taux de change augmente alors l’euro
s’apprécie => pour un euro on aura plus de dollar. Inversement, diminution du taux
de change c’est dépréciation de la monnaie. Noté E€$
●​ Incertain => On exprime le prix de la monnaie étrangère en monnaie domestique. Par
exemple, le taux de change à l’incertain pour l’euro c’est 1$ = x€. Si le taux de change
augmente l’euro va se déprécier et donc le dollar s’apprécie. Inversement, si le taux
de change diminue alors le dollar se déprécie et donc l’euro s’apprécie. Noté E$€

Le problème c’est que quand on raisonne en évolution, en regardant les taux de


croissance, on n’aura pas le même taux de croissance en regardant le taux de change au
certain et l’incertain à cause de l’effet de base.
Le taux de croissance de E c’est :
𝐸𝑡−𝐸𝑡−1
𝐸𝑡−1

L’inverse de ce taux de croissance 1/E c’est :

Ainsi, le taux de croissance du certain et de l’incertain n’ont pas le même calcul.

A un temps donné, l’incertain est bien l’inverse du certain mais en évolution, ce n’est
pas le cas. On peut donc faire une approximation linéaire pour des petites variations de E car
comme c’est le dénominateur qui change (Et et Et-1) ils seront ainsi proche. On va pouvoir
retomber sur nos pattes => le taux d’appréciation au certain sera l’inverse du taux de
dépréciation de
l’incertain.

Variation de E =>

𝐸𝑡−1
On peut réarranger le log en transformant le 1 par 𝐸𝑡−1

Variation
de 1/E =>
On peut passer d’un taux de change à un autre en les multipliant ou en les divisant ssi
c’est des taux de change flexible et grâce à l’arbitrage.

Le tableau se lit en colonne => on peut échanger 1 euro contre 1,2315 USD, 0,8915 livres
sterling, … par exemple, le taux de change €/Yen = E€/$ * E$/Yen. Ou alors, E€/$ =
(E€/livres)/(E$/livres). t

​ Le taux de change effectif nominal


Si on veut calculer un taux de change effectif de l’euro par rapport à un ensemble de
monnaie il faut tenir compte de la part des échanges de l’euro dans ces échanges. Par
exemple si l’euro se déprécie de 10% par rapport au dollar mais s’apprécie de 10% par
rapport au Yen, alors l’effet sur l’euro dépend de la part des échanges en $ et en Yen. On va
pondérer chacune de ces variations par la part de ces échanges. Le taux de change effectif se
fait par rapport à un panier de monnaie, il se note donc juste avec la monnaie étudiée : Ei.
Par exemple, si l’Europe fait 50% de ses échanges avec les USA et 50% avec le Yen, alors
le taux de change effectif nominal de l’euro se calcule ainsi :

La valeur 10,95 ne veut rien dire en soit, elle est intéressante pour étudier des variations
ou comparer à d’autres pays.
Admettons un cas où le taux de change euros/dollar s’apprécie de 10% et le taux de
change euros/livres se déprécie de 10%. Leurs parts dans les échanges est identique. Le taux
de change effectif nominaux ne va ainsi pas évoluer => preuve en passant en log.
Le taux de change effectif nominal i Ei est la moyenne géométrique des J taux de change
bilatéraux nominaux 𝐸𝑖𝑗 de la monnaie i par rapport à chacun de ses j partenaires chaque
taux bilatéra l𝐸𝑖𝑗 étant pondéré par la part α𝑖𝑗 du pays j dans les échanges extérieurs du pays
i:

𝑗 𝑗
α𝑖𝑗
Ê𝑖 = ∏ 𝐸𝑖𝑗
𝑗=1
( ) 𝑎𝑣𝑒𝑐 ∑ α𝑖𝑗 = 1
𝑗=1

B.​ Taux de change réels


On va parler en terme réel, prise en compte de l’inflation. Quand on en tient compte,
on va pouvoir regarder si des BetS s’échangent à des prix plus ou moins élevés dans des pays
différents => comparaison de prix possible entre plusieurs pays. Par exemple pour comparer
le prix d’un Big mac entre zone euro et USA, on compare le prix du Big mac aux USA en $ et
le prix du Big mac en euros multiplié par le taux de change €/$ pour avoir le prix en dollar du
Big mac en zone euro. On va calculer le taux de change réel Q en divisant le prix en zone euro
/ prix aux USA.

Le taux de change réel se calcule alors de la façon suivante :

𝐸𝑖𝑗𝑃𝑖
𝑄𝑖𝑗 = 𝑃𝑗

On peut utiliser le taux de change réel bilatéral à parti des indices de prix pour observer
l’évolution d’un panier de biens par exemple. Indice de prix de P° donne une idée de la
compétitivité d’une monnaie, indice de prix de salaire => compétitivité coût, indice de prix à
la consommation => analyse du pouvoir d’achat et du niveau de vie.
Taux
de

change fondé sur des indices de prix différent mais analyse similaire => augmentation /
diminution du pouvoir d’achat et diminution / augmentation exportations. Lorsque le taux
de change réel s’apprécie, le pouvoir d’achat international des résidents augmente tandis
que la compétitivité-prix des entreprises sur les marchés mondiaux diminue. Même si le
taux de change est fixe, le taux de change réel peut évoluer avec l’évolution des prix.
Le taux de change réel bilatéral entre I et J c’est :

Au final, c’est la moyenne géométrique pondérée des prix exprimés en monnaie j dans
le pays i divisé par les prix j. Prix relatif du produit k en i par rapport à j.

Par exemple :

En
zone
euro,

l’indice des prix est passé de 100 à 118 et de 100 à 128 en UK. Le taux de change réel en
2005 : (indice de prix en ZE * TCN) / indice des prix en UK = 0,7*100/100. Le taux de change
réel en 2014 est donc de 0,74. En termes réels, l’appréciation est moins importante qu’en
termes nominaux car on a tenu compte des effets de prix.

Taux de croissance du taux de change réel bilatéral =

𝑄𝑖𝑗𝑡−𝑄𝑖𝑗𝑡−1
𝑄𝑖𝑗𝑡−1 ( ) ( )
= 𝑙𝑛 𝑄𝑖𝑗𝑡 − 𝑙𝑛 𝑄𝑖𝑗𝑡−1

( ) ( ) (
= 𝑙𝑛 𝐸𝑖𝑗𝑡 − 𝑙𝑛 𝐸𝑖𝑗𝑡−1 + 𝑙𝑛 𝑃𝑖𝑡 − 𝑙𝑛 𝑃𝑖𝑡−1 − 𝑙𝑛 𝑃𝑗𝑡 − 𝑙𝑛 𝑃𝑗𝑡−1 )
= 𝑑(𝑙𝑛 𝐸𝑖𝑗) + 𝑑(𝑙𝑛 𝑃𝑖) − 𝑑(𝐿𝑛 𝑃𝑗)

𝑃𝑖𝑡
Sachant que : 𝑄𝑖𝑗𝑡 = 𝐸𝑖𝑗𝑡 * 𝑃𝑗𝑡

Si on veut avoir une idée de la valeur d’une monnaie par rapport à une autre, il faut
comparer la valeur d’un panier de biens dans deux monnaies différentes. La banque
mondiale a fait cet exercice => elle a calculé la valeur de panier de biens similaires dans plein
de pays dans le monde et a pu comparer le prix de ces paniers de biens. Elle a comparé par
rapport au dollar qui est base 1 => tout ce qui est supérieur à 1, les pays ont un pouvoir
d’achat supplémentaire, le même panier de biens s’achète plus cher. Et inversement.

​ Taux de change effectif réel


On peut aussi calculer un taux de change effectif réelle => moyenne géométrique des taux de
change bilatéraux pondérés par le poids de chaque partenaire
commercial.

Le taux de variation du TCER est la somme pondérée des taux de variation des taux de
change bilatéraux.

Une appréciation du TCER indique alors simultanément :


●​ Une hausse du pouvoir d’achat international de la monnaie nationale ;
●​ Une baisse de la compétitivité-prix de la production nationale ;
●​ Une baisse de la compétitivité-coût de la production nationale.
Ainsi, le TCER mesure à la fois la compétitivité-prix et le pouvoir d’achat d’un pays par
rapport à l’ensemble de ses partenaires économiques.

On peut voir que quand le RU va entrer dans l’UE, en 1973, on va assister à une
convergence des prix entre le RU et ses partenaires européens ce qui fait que 𝑄𝑖 et 𝐸𝑖 vont se
rapprocher (car Pi = Pj).

C.​ Taux de change et régimes de change

​ Régime de change
Dans un régime de change flexible, c’est la loi de l’O et de la D qui va déterminer la
valeur de la monnaie. Si plus d’offre que de demande, la monnaie se déprécie et
inversement. Dans ce régime de change, les gouvernements n’interviennent pas dans la
fixation de la valeur de la monnaie.
Dans un régime de change fixe, la valeur de la monnaie est déterminée de manière fixe
en fonction d’un étalon. C’est le cas par exemple de l’union monétaire européenne : le taux
de change est irrémédiablement fixe. Pour garder un taux de change fixe deux façons :
●​ Intervention de change => Intervention sur le marché des changes pour vendre ou
acheter des réserves contre sa monnaie de façon à augmenter ou diminuer la sa
circulation et ainsi contrôler sa valeur. La masse monétaire va alors varier ce qui va
également faire varier les taux d’intérêts (possible de ne pas le faire avec une
stérilisation). Le principe général d’une intervention de change :
o​
●​ Jouer sur les taux d’intérêts => augmenter/diminuer son taux d'intérêt.

A l’actif d’une BC => toutes les créances du RDM envers la BC, ce qu’elle a prêté aux
banques commerciales et actifs financiers (achat de bons de trésors). A gauche son passif,
tout ce que la banque a vendu, toutes ses dettes vis ) vis des autres agents. Ses émisision de
sa propre monnaie (vente d’euros) constituent une dette de la BC envers le RDM (vente de
titre). Le bilan est toujours équilibré => si les réserves de change augmentent alors il va falloir
qu’il émette de la monnaie. Ce sont des interventions de change non stérilisée. Or la hausse
de M va provoquer (si la demande de monnaie ne change pas) va provoquer une baisse du
taux d'intérêt ce qui peut provoquer une surchauffe, de l’inflation, …
Dans certains cas, le gouvernement ne va pas vouloir faire varier ses taux d'intérêts, il va
alors faire varier ses réserves pour maintenir sa monnaie mais va éviter la variation de sa
masse monétaire en compensant cette variation non pas par une augmentation du passif
mais une diminution de l’actif. Autre façon de stériliser : on va émettre des bons de
stérilisation de passif au lieu d’émettre de la monnaie. Ces opérations sont coûteuse car dans
le premier cas, l’état est obligé de se séparer de ses actifs domestiques donc a un manque à
gagner (le taux d’intérêt qu’il percevait sur ces actifs), dans le deuxième cas, il s’endette par
des bons de stérilisations.
Les caisses d’émission sont des BC qui ne peuvent pas échanger, créer de la monnaie au
passif en utilisant leurs actifs domestiques => pour toute création de monnaie il y a réserves
de change en face.
VOIR VIDEO EPI.

Il existe différents types de change :

Ancrage fixe dur car contrainte institutionnelle : Union monétaire, …


Ancrage glissant => en cas d’hyper inflation, le gouvernement peut dévaluer sa monnaie.
Flottement libre => USA, UE, …
Flottement administré => régime de change flexible mais autorisation d’intervenir en cas de
mouvement fort (ex : Suisse).

Il y a souvent une différence entre la loi et la réalité : de jure il y a beaucoup de change


flexible, peu de change fixe mais de facto, il y a plus de taux de change fixe que prévu.
Beaucoup de pays utilisent le dollar comme point d’ancrage.

Vous aimerez peut-être aussi