« Module 11.
8 Protection incendie (ATA 26) »,
1. Niveaux de connaissances
Le document définit les niveaux de connaissances requis pour les licences de
maintenance d'aéronefs des catégories A, B1 et B21.
• Niveau 1 (familiarisation) : Il s'agit d'une connaissance de base. L'objectif est
de pouvoir donner une description simple et d'utiliser des termes courants liés
au sujet2.
• Niveau 2 (connaissance générale) : Ce niveau exige une compréhension
des aspects théoriques et pratiques du sujet. Le postulant doit être capable de
comprendre les principes, d'utiliser des formules mathématiques simples et de
lire des schémas3.
• Niveau 3 (connaissance détaillée) : C'est le niveau le plus élevé, qui
demande une connaissance approfondie de la théorie et de la pratique4. Le
postulant doit pouvoir combiner et appliquer différents éléments de
connaissance, donner une description détaillée, et utiliser les instructions du
fabricant5.
2. Détection incendie et de fumées et systèmes d'alarme
Le principe de base est d'installer des circuits de contrôle dans les zones sensibles
d'un aéronef, comme les moteurs, les soutes, les trains d'atterrissage, ou les
toilettes6. En cas de détection de feu, l'équipage est informé par des alarmes
lumineuses et sonores7.
Le document décrit plusieurs types de détecteurs d'incendie et de fumée :
Détecteurs d'incendie (chaleur)
• Détecteurs à bilames : Ces détecteurs sont placés aux points critiques du
moteur8. En cas d'augmentation de la température, un ou plusieurs bilames
s'ouvrent, ce qui coupe le circuit et déclenche l'alarme "FIRE" (feu)999. Le
circuit de contrôle peut distinguer une alarme de feu d'une coupure
accidentelle du circuit grâce à une résistance10.
o Avantages : Circuit simple, alimentation en courant continu, et
remplacement facile11.
o Inconvénients : Réponse lente (constante de temps), détection
ponctuelle, manque de fiabilité, et sensibilité aux vibrations12.
• Détecteurs à élément continu : Ils se présentent sous la forme d'un tube
métallique rempli d'une substance thermosensible. Lorsque la température
augmente, la résistance de cette substance diminue, créant un courant de
fuite qui active le relais d'alarme13131313. Ce système permet de contrôler une
zone entière14.
o Avantages : Contrôle de zones étendues, le fonctionnement n'est pas
interrompu par un point de coupure15.
o Inconvénients : Risques de fausses alarmes en cas de contacts
accidentels ou de mauvais contacts16. Pour une sécurité accrue,
certains avions utilisent deux boucles de détection installées côte à
côte17.
• Détecteurs de type Graviner : Similaires aux détecteurs à élément continu,
mais alimentés en courant alternatif18. Ils fonctionnent sur un principe capacitif
: la capacité de la ligne augmente avec la température, ce qui déclenche les
alarmes19.
• Détecteurs à gaz : Ces détecteurs utilisent de l'hélium et de l'hydrogène. Une
élévation de température provoque une augmentation de pression, qui active
un contacteur et déclenche les alarmes20202020. L'hélium réagit lentement à la
surchauffe, tandis que le dégagement d'hydrogène signale un incendie
intense et localisé21.
o Avantages : Plus précis, plus fiables, permettent de distinguer une
simple surchauffe d'un incendie et sont plus faciles à entretenir22.
Détecteurs de fumée
• Détecteurs physiologiques : L'équipage détecte la fumée par l'odeur
(olfaction)23.
• Détecteurs à cellule photoélectrique : Une lumière est réfléchie par les
particules de fumée et un courant est généré. Si ce courant descend en
dessous d'un certain seuil, cela déclenche une alarme24.
• Détecteurs à ionisation : Un courant électrique circule entre deux électrodes.
La présence de fumée diminue la conductivité de l'air et déclenche une
alarme25.
• Zones protégées : Ces détecteurs se trouvent dans les soutes cargo, les
soutes électroniques et les toilettes26.
3. Systèmes d'extinction incendie
Le document mentionne également les systèmes d'extinction, notamment les
dispositifs pour les Groupes Turbo Réacteurs (GTR) et l'APU (Auxiliary Power Unit),
ainsi que pour les soutes cargo et les toilettes27. Il aborde également les
extincteurs portatifs en détail, en décrivant les classes de feux, les agents
extincteurs et comment les utiliser28.
4. Essais des systèmes
Le document explique l'importance de tester les systèmes pour vérifier le bon
fonctionnement des alarmes et la continuité des circuits de détection29. Ces tests
sont généralement effectués à l'aide d'un bouton-poussoir situé dans le cockpit30.
Une explication approfondie et structurée du contenu de
« Module 11.8 Protection incendie (ATA 26) ».
1. Niveaux de connaissances
Le document définit trois niveaux de connaissances nécessaires pour les licences de
maintenance d'aéronefs.
• Niveau 1 (Familiarisation)
o Objectif : Avoir une connaissance de base des systèmes.
o Compétences requises : Être capable de donner une description
simple, d'utiliser des termes courants et de reconnaître les systèmes
principaux. Il ne s'agit pas de comprendre en détail les théories ou les
schémas.
• Niveau 2 (Connaissance générale)
o Objectif : Avoir une compréhension générale du sujet.
o Compétences requises :
▪ Être capable de décrire les aspects théoriques et pratiques d'un
sujet.
▪ Pouvoir utiliser les termes et les définitions appropriés.
▪ Être capable d'expliquer les théories, principes et systèmes.
▪ Comprendre les fonctions des différents éléments et être
capable de lire des schémas.
• Niveau 3 (Connaissance détaillée)
o Objectif : Avoir une connaissance approfondie et détaillée du sujet.
o Compétences requises :
▪ Être capable de décrire en détail la théorie et la pratique.
▪ Pouvoir combiner et appliquer différents éléments de
connaissance.
▪ Être capable de donner une description détaillée des systèmes,
des procédures, et d'utiliser les instructions du fabricant.
2. Détection d'incendie et de fumée et systèmes d'alarme
Ces systèmes sont conçus pour alerter l'équipage en cas de danger et sont
généralement contrôlés par des circuits dans des zones spécifiques.
Détecteurs d'incendie (chaleur)
Ces détecteurs réagissent à l'augmentation de la température.
• Détecteurs à bilames
o Fonctionnement : Composés d'un ou plusieurs bilames (lames de
métaux différents). En cas de chaleur excessive, les bilames se
courbent et ouvrent le circuit.
o Installation : Principalement dans les zones à haut risque d'incendie,
comme les moteurs.
o Alarme : L'ouverture du circuit est détectée et déclenche l'alarme
"FIRE" dans le cockpit. Une résistance dans le circuit permet de
distinguer une alarme de feu d'une coupure accidentelle de la boucle
de détection.
o Avantages : Circuit simple, utilise du courant continu, facile à
remplacer.
o Inconvénients : Réponse lente, détection ponctuelle (ne couvre pas
une zone), peu fiable et sensible aux vibrations.
• Détecteurs à élément continu
o Fonctionnement : Un tube métallique est rempli d'un élément
thermosensible. Lorsque la température augmente, la résistance de la
substance diminue, entraînant un courant de fuite qui active un relais
d'alarme.
o Avantages : Permet de contrôler une zone entière. Le système n'est
pas rendu inopérant si une seule partie est coupée.
o Inconvénients : Risque de fausses alarmes en cas de court-circuit ou
de mauvais contact. C'est pourquoi certains systèmes modernes
utilisent deux boucles de détection.
• Détecteurs de type Graviner
o Fonctionnement : Similaires aux détecteurs à élément continu, mais
utilisent le principe de la capacité. L'augmentation de température
modifie la capacité d'une ligne, ce qui est détecté par un circuit en
courant alternatif et déclenche l'alarme.
• Détecteurs à gaz
o Fonctionnement : Un tube scellé contient de l'hélium (réaction à la
surchauffe) et de l'hydrogène (réaction à l'incendie). L'élévation de
température augmente la pression des gaz, ce qui active un contacteur
et déclenche l'alarme.
o Avantages : Plus précis et fiables. Ils permettent de distinguer une
simple surchauffe d'un feu réel. Plus faciles à entretenir.
Détecteurs de fumée
Ces détecteurs sont installés dans les zones où la détection de la fumée est cruciale,
comme les soutes cargo ou les toilettes.
• Détecteurs physiologiques : L'équipage détecte la fumée par l'odeur. C'est
une méthode de secours, pas un système automatique.
• Détecteurs à cellule photoélectrique
o Fonctionnement : Une cellule photoélectrique est utilisée. En
présence de fumée, les particules de fumée réfléchissent la lumière
d'une source vers la cellule, ce qui génère un courant. Si ce courant
descend en dessous d'un certain seuil, l'alarme se déclenche.
• Détecteurs à ionisation
o Fonctionnement : Un courant électrique circule entre deux électrodes.
La présence de fumée réduit la conductivité de l'air, ce qui est détecté
et déclenche une alarme.
3. Systèmes d'extinction
Ces systèmes sont conçus pour éteindre un incendie. Le document se concentre sur
les extincteurs portatifs en détaillant leur utilisation et les types de feux.
• Classes de feux
o Classe A : Feux de matériaux solides (bois, papier, tissus). L'eau est
l'agent le plus efficace.
o Classe B : Feux de liquides ou de solides liquéfiables (essence, huile,
solvants, plastiques). La mousse est l'agent le plus efficace.
o Classe C : Feux de gaz. Un extincteur à poudre est recommandé.
o Classe D : Feux de métaux (magnésium, titane). Des extincteurs
spécifiques à poudre sont nécessaires.
• Extincteurs portatifs
o Agents extincteurs : Les avions de transport utilisent généralement du
BCF (Bromochlorodifluorométhane) pour les feux de classes A, B et C.
Il est considéré comme un gaz "oxyvore", ce qui signifie qu'il absorbe
les molécules d'oxygène, étouffant ainsi le feu.
o Utilisation :
1. Retirer l'extincteur de son logement.
2. Retirer la goupille de sécurité.
3. Tenir l'extincteur des deux mains.
4. Se placer à une distance de 1 m à 1,5 m de l'incendie.
5. Orienter le jet vers la base des flammes.
6. Appuyer fermement sur la poignée pour décharger le gaz.
o Précaution importante : Il est essentiel de se protéger avec un
système respiratoire (masque ou cagoule) car le gaz absorbe
l'oxygène. Il est également conseillé de décharger l'extincteur en une
seule fois pour créer une forte concentration du gaz.
4. Essais du système
Le document souligne l'importance des tests pour vérifier le bon fonctionnement des
systèmes de détection. Ces tests sont généralement effectués depuis le cockpit à
l'aide d'un bouton-poussoir.
• Test de boucle de détection : Permet de vérifier la continuité du circuit de
détection. S'il est en bon état, le voyant de test s'allume.
• Test d'alarme : Permet de vérifier le bon fonctionnement des voyants
d'alarme et des avertisseurs sonores (klaxon).
50 QCM AVEC REPONSES
QCM 1 à 10 : Niveaux de connaissances
1. Quel est le niveau de connaissance qui requiert une description simple du
sujet et l'utilisation de termes courants ?
a. Niveau 3
b. Niveau 2
c. Niveau 1
d. Niveau B1
o Réponse : c. Niveau 1
o Explication : Le Niveau 1 correspond à une familiarisation et exige une
connaissance de base.
o Référence : Page 4, Section 1.
2. Pour quel niveau de connaissance doit-on être capable de comprendre les
aspects théoriques et pratiques du sujet, et d'utiliser des formules
mathématiques simples ?
a. Niveau 1
b. Niveau B2
c. Niveau 3
d. Niveau 2
o Réponse : d. Niveau 2
o Explication : Le Niveau 2 est celui de la "connaissance générale" et
inclut la compréhension des théories et l'application de formules
simples.
o Référence : Page 4, Section 2.
3. Quel est le niveau le plus élevé, qui demande une connaissance approfondie
de la théorie et de la pratique ?
a. Niveau 1
b. Niveau 3
c. Niveau B1
d. Niveau 2
o Réponse : b. Niveau 3
o Explication : Le Niveau 3 correspond à la "connaissance détaillée", où
l'on doit pouvoir combiner et appliquer différents éléments de
connaissance.
o Référence : Page 4, Section 3.
4. Un mécanicien de catégorie B1 doit-il avoir un niveau de connaissance de 1, 2
ou 3 sur les systèmes d'incendie ?
a. Niveau 1
b. Niveau 2
c. Niveau 3
d. Il doit avoir les trois niveaux
o Réponse : c. Niveau 3
o Explication : Le document indique que les mécaniciens de catégorie
B1 et B2 doivent avoir un niveau 3 pour le "Module 11.8 Protection
incendie (ATA 26)".
o Référence : Page 5, tableau ATA 26.
5. La lecture de schémas est une compétence associée à quel niveau de
connaissance ?
a. Niveau 1
b. Niveau 3
c. Niveau 2
d. Niveau A
o Réponse : c. Niveau 2
o Explication : Le document mentionne que le Niveau 2 requiert la
capacité de lire des schémas.
o Référence : Page 4, Section 2.
6. Les trois niveaux de connaissance sont-ils applicables aux licences de
maintenance d'aéronefs des catégories A, B1 et B2 ?
a. Non, seulement pour les catégories B1 et B2
b. Oui, ils sont définis pour ces catégories
c. Seulement pour la catégorie A
d. Non, ils s'appliquent uniquement aux ingénieurs aéronautiques
o Réponse : b. Oui, ils sont définis pour ces catégories
o Explication : Le document définit les niveaux de connaissance pour
les licences des catégories A, B1 et B2.
o Référence : Page 4, sections 1 à 3.
7. Un postulant de niveau 3 doit-il être capable d'utiliser les instructions du
fabricant ?
a. Non, cela relève du Niveau 2
b. Oui, c'est une exigence du Niveau 3
c. Uniquement pour les nouveaux aéronefs
d. Seulement en cas de panne majeure
o Réponse : b. Oui, c'est une exigence du Niveau 3
o Explication : La section sur le Niveau 3 stipule que le postulant doit
être capable d'utiliser les instructions du fabricant.
o Référence : Page 4, Section 3.
8. Un postulant de niveau 1 doit-il être capable de donner une description
détaillée ?
a. Oui, c'est la principale compétence
b. Non, il doit seulement être capable d'une description simple
c. Seulement pour les systèmes de détection
d. Seulement pour les extincteurs
o Réponse : b. Non, il doit seulement être capable d'une description
simple
o Explication : Le Niveau 1 est une "familiarisation" et exige une
description simple, la connaissance détaillée étant réservée au Niveau
3.
o Référence : Page 4, Section 1.
9. Le Niveau 2 demande une compréhension des aspects théoriques et... ?
a. ...techniques
b. ...pratiques
c. ...conceptuels
d. ...scientifiques
o Réponse : b. ...pratiques
o Explication : La définition du Niveau 2 inclut "une compréhension des
aspects théoriques et pratiques du sujet".
o Référence : Page 4, Section 2.
10. Un postulant qui a les connaissances de niveau 3 pour la protection incendie
est-il qualifié pour la maintenance sur les systèmes de détection ?
a. Non, il lui faut une qualification spécifique
b. Oui, la qualification de niveau 3 le permet
c. Seulement s'il a également un niveau 2
d. Le niveau 3 ne s'applique pas à la maintenance
o Réponse : b. Oui, la qualification de niveau 3 le permet
o Explication : Le niveau 3, "connaissance détaillée", permet de
combiner et appliquer différents éléments de connaissance pour la
maintenance, ce qui inclut les systèmes de détection.
o Référence : Page 4, Section 3.
QCM 11 à 25 : Détecteurs d'incendie (chaleur)
11. Quel type de détecteur d'incendie utilise un bilame pour ouvrir un circuit en
cas d'augmentation de température ?
a. Détecteur à élément continu
b. Détecteur à bilames
c. Détecteur à gaz
d. Détecteur de type Graviner
o Réponse : b. Détecteur à bilames
o Explication : Le document décrit le fonctionnement du détecteur à
bilames qui utilise la déformation de deux métaux en cas de chaleur
pour ouvrir le circuit.
o Référence : Page 10, Section 3.1.2.
12. Quel est un inconvénient majeur des détecteurs à bilames ?
a. Ils sont trop fiables
b. Ils sont insensibles aux vibrations
c. Ils ont une réponse lente
d. Ils sont difficiles à remplacer
o Réponse : c. Ils ont une réponse lente
o Explication : Le document mentionne comme inconvénient une
"réponse lente (constante de temps)".
o Référence : Page 10, section "Inconvénients".
13. Comment un circuit de contrôle de détecteur à bilames peut-il distinguer une
alarme de feu d'une coupure accidentelle ?
a. Grâce à la vitesse de réaction
b. Grâce à une résistance
c. Grâce à la pression des gaz
d. Grâce à la couleur de l'alarme
o Réponse : b. Grâce à une résistance
o Explication : Le document explique qu'une résistance est intégrée au
circuit de contrôle pour cette fonction.
o Référence : Page 10, Section 3.1.2.
14. Le détecteur à élément continu contrôle-t-il une zone entière ou un seul point
?
a. Un seul point
b. Une zone entière
c. Les deux
d. Il ne contrôle rien, il ne fait qu'indiquer
o Réponse : b. Une zone entière
o Explication : Contrairement au détecteur à bilames, le détecteur à
élément continu permet de contrôler une "zone entière".
o Référence : Page 12, Section 3.1.3.
15. Quel est l'inconvénient des détecteurs à élément continu ?
a. Leur réponse est trop rapide
b. Le risque de fausses alarmes en cas de mauvais contact
c. Ils ne sont pas fiables
d. Ils sont trop chers
o Réponse : b. Le risque de fausses alarmes en cas de mauvais contact
o Explication : Le document note le "risque de fausses alarmes en cas
de contacts accidentels ou de mauvais contacts".
o Référence : Page 12, Section "Inconvénients".
16. Quel type de détecteur fonctionne sur un principe de capacité et est alimenté
en courant alternatif ?
a. Détecteur à bilames
b. Détecteur à gaz
c. Détecteur de type Graviner
d. Détecteur à élément continu
o Réponse : c. Détecteur de type Graviner
o Explication : Les détecteurs Graviner sont décrits comme fonctionnant
sur un principe capacitif et utilisant le courant alternatif.
o Référence : Page 14, Section 3.1.4.
17. Dans les détecteurs à gaz, quel gaz réagit lentement à la surchauffe ?
a. L'hydrogène
b. Le méthane
c. L'hélium
d. Le chlore
o Réponse : c. L'hélium
o Explication : Le document précise que l'hélium réagit à une simple
surchauffe, tandis que le dégagement d'hydrogène signale un incendie
plus intense.
o Référence : Page 15, Section 3.1.5.
18. Les détecteurs à gaz sont-ils capables de faire la distinction entre une simple
surchauffe et un incendie intense ?
a. Non, ils ne détectent que le feu
b. Oui, grâce à la pression de deux gaz différents
c. Oui, grâce à une résistance
d. Oui, mais uniquement si la température dépasse 500°C
o Réponse : b. Oui, grâce à la pression de deux gaz différents
o Explication : Le document explique que l'hélium réagit à une
surchauffe, et l'hydrogène à un incendie intense, ce qui permet la
distinction.
o Référence : Page 15, Section 3.1.5.
19. Où trouve-t-on les détecteurs de fumée ?
a. Dans les moteurs
b. Dans les trains d'atterrissage
c. Dans les soutes cargo, les soutes électroniques et les toilettes
d. Partout dans l'aéronef
o Réponse : c. Dans les soutes cargo, les soutes électroniques et les
toilettes
o Explication : Le document liste ces zones comme étant équipées de
détecteurs de fumée.
o Référence : Page 25, Section 3.2.3.
20. Quel type de détecteur de fumée utilise une cellule photoélectrique ?
a. Détecteur à ionisation
b. Détecteur physiologique
c. Détecteur à cellule photoélectrique
d. Détecteur à bilames
o Réponse : c. Détecteur à cellule photoélectrique
o Explication : Le nom du détecteur indique son fonctionnement, qui est
ensuite expliqué par la détection de la lumière réfléchie par la fumée.
o Référence : Page 24, Section 3.2.1.
21. Le détecteur de fumée à ionisation fonctionne en détectant un changement
dans... ?
a. La capacité de l'air
b. La pression de l'air
c. La température de l'air
d. La conductivité de l'air
o Réponse : d. La conductivité de l'air
o Explication : Le document indique que le passage du courant
électrique entre deux électrodes est affecté par la fumée, ce qui
"diminue la conductivité de l'air".
o Référence : Page 24, Section 3.2.2.
22. Dans un système de détection à bilames, que se passe-t-il si la température
monte à un point critique ?
a. Le circuit se referme
b. Le bilame se redresse
c. Le bilame s'ouvre
d. La résistance augmente
o Réponse : c. Le bilame s'ouvre
o Explication : Les bilames sont conçus pour se déformer et ouvrir le
circuit lorsque la température augmente de façon excessive.
o Référence : Page 10, Section 3.1.2.
23. Pourquoi certains avions utilisent-ils deux boucles de détection à élément
continu installées côte à côte ?
a. Pour augmenter le coût
b. Pour augmenter la sécurité et éviter les fausses alarmes
c. Pour diminuer la sensibilité
d. Pour réduire le poids
o Réponse : b. Pour augmenter la sécurité et éviter les fausses alarmes
o Explication : Le document précise que "pour une sécurité accrue,
certains avions utilisent deux boucles de détection installées côte à
côte" pour contrer les risques de fausses alarmes.
o Référence : Page 12, Section "Inconvénients".
24. Les détecteurs à bilames sont-ils sensibles aux vibrations ?
a. Non, pas du tout
b. Oui, c'est un de leurs inconvénients
c. Seulement si elles sont très fortes
d. Seulement les nouveaux modèles
o Réponse : b. Oui, c'est un de leurs inconvénients
o Explication : Le document liste la "sensibilité aux vibrations" parmi les
inconvénients des détecteurs à bilames.
o Référence : Page 10, Section "Inconvénients".
25. Quel est l'avantage principal des détecteurs à élément continu par rapport aux
détecteurs à bilames ?
a. Leur circuit est plus simple
b. Ils sont plus légers
c. Ils permettent de contrôler une zone étendue
d. Ils sont plus faciles à remplacer
o Réponse : c. Ils permettent de contrôler une zone étendue
o Explication : Le document met en avant le fait que ces détecteurs
permettent le "contrôle de zones étendues", contrairement aux
détecteurs à bilames qui sont ponctuels.
o Référence : Page 12, Section "Avantages".
QCM 26 à 40 : Systèmes d'extinction et classes de feux
26. Quelle classe de feu correspond à un feu de matières solides comme le bois
et le papier ?
a. Classe B
b. Classe C
c. Classe D
d. Classe A
o Réponse : d. Classe A
o Explication : Le document définit la Classe A comme les feux de
"matériaux solides tels que le bois, les tissus et le papier".
o Référence : Page 63, Section 4.4.1.
27. Quel agent extincteur est le plus efficace pour un feu de Classe B ?
a. L'eau
b. La mousse
c. La poudre
d. Le gaz
o Réponse : b. La mousse
o Explication : Le document indique que "la mousse est l'agent le plus
efficace" pour les feux de liquides et solides liquéfiables (Classe B).
o Référence : Page 63, Section 4.4.1.
28. Le feu de gaz est classé dans quelle catégorie ?
a. Classe A
b. Classe B
c. Classe C
d. Classe D
o Réponse : c. Classe C
o Explication : La Classe C est définie comme les "feux de gaz".
o Référence : Page 63, Section 4.4.1.
29. Pour les feux de métaux comme le magnésium, quel type d'extincteur est
nécessaire ?
a. Extincteur à mousse
b. Extincteur à eau
c. Extincteur à poudre spécifique
d. Extincteur à BCF
o Réponse : c. Extincteur à poudre spécifique
o Explication : La Classe D, qui regroupe les feux de métaux, "nécessite
l'emploi d'extincteurs à poudre spécifiques".
o Référence : Page 63, Section 4.4.1.
30. Quel est l'agent extincteur généralement utilisé dans les extincteurs portatifs
des avions de transport pour les feux de classes A, B et C ?
a. L'eau
b. Le CO2
c. Le BCF (Bromochlorodifluorométhane)
d. La mousse
o Réponse : c. Le BCF (Bromochlorodifluorométhane)
o Explication : Le document mentionne que les extincteurs portatifs
utilisent généralement du BCF pour les feux de classes A, B et C.
o Référence : Page 64, Section 4.5.1.1.
31. Que signifie le terme "oxyvore" pour le gaz BCF ?
a. Il absorbe l'humidité
b. Il est inoffensif
c. Il absorbe les molécules d'oxygène
d. Il produit de la fumée
o Réponse : c. Il absorbe les molécules d'oxygène
o Explication : Le document explique que le BCF est un gaz "oxyvore"
car il absorbe les molécules d'oxygène, ce qui étouffe le feu.
o Référence : Page 65, Section 4.5.1.3.
32. À quelle distance de l'incendie doit-on se placer pour utiliser un extincteur
portatif ?
a. Moins de 1 mètre
b. 1 m à 1,5 m
c. 2 mètres
d. 3 mètres ou plus
o Réponse : b. 1 m à 1,5 m
o Explication : Le document donne l'instruction de "se placer à une
distance de 1 m à 1,5 m de l'incendie".
o Référence : Page 65, Section 4.5.1.3.
33. Quelle est la première étape à faire pour utiliser un extincteur ?
a. Appuyer sur la poignée
b. Retirer l'extincteur de son logement
c. Orienter le jet
d. Se placer à bonne distance
o Réponse : b. Retirer l'extincteur de son logement
o Explication : La liste des étapes d'utilisation commence par le retrait
de l'extincteur de son support.
o Référence : Page 65, Section 4.5.1.3.
34. Pour une efficacité maximale, où doit-on orienter le jet de l'extincteur ?
a. Sur le dessus des flammes
b. Sur l'objet en feu
c. Vers la base des flammes
d. À côté du foyer
o Réponse : c. Vers la base des flammes
o Explication : L'instruction est d'"orienter le jet vers la base des
flammes".
o Référence : Page 65, Section 4.5.1.3.
35. Pourquoi est-il impératif d'avoir une protection respiratoire avant d'utiliser un
extincteur BCF ?
a. Pour éviter les brûlures
b. Parce que le BCF est un gaz oxyvore qui absorbe l'oxygène
c. Pour éviter d'inhaler de la fumée
d. Le BCF est toxique
o Réponse : b. Parce que le BCF est un gaz oxyvore qui absorbe
l'oxygène
o Explication : Le document explique qu'il est "impératif avant toute
intervention... de se prémunir d'un système de protection respiratoire"
en raison du caractère oxyvore du gaz.
o Référence : Page 65, "IMPORTANT".
36. Qu'est-il conseillé de faire pour créer un effet de concentration du gaz BCF sur
le foyer ?
a. Le décharger en plusieurs fois
b. Le décharger en un seul coup
c. Utiliser plusieurs extincteurs en même temps
d. Le décharger lentement
o Réponse : b. Le décharger en un seul coup
o Explication : Le document conseille de "décharger complètement un
extincteur sur le foyer en un seul coup".
o Référence : Page 65, "IMPORTANT".
37. Les extincteurs portatifs doivent-ils être testés ?
a. Non, ils sont scellés et fiables
b. Oui, pour vérifier la pression
c. Uniquement en cas de panne suspecte
d. C'est une vérification visuelle seulement
o Réponse : b. Oui, pour vérifier la pression
o Explication : Le document indique que la pression de stockage "ne
doit pas être inférieure à 15 bars (200 PSI) contrôlée par un
manomètre".
o Référence : Page 65, Section 4.5.1.2.
38. Dans les extincteurs portatifs, la pression de référence ne doit pas être
inférieure à combien de bars ?
a. 10 bars
b. 15 bars
c. 20 bars
d. 25 bars
o Réponse : b. 15 bars
o Explication : Le document spécifie que la pression de référence ne
doit pas être inférieure à 15 bars.
o Référence : Page 65, Section 4.5.1.2.
39. Un feu d'huile est-il de Classe B ?
a. Non, c'est de la Classe C
b. Non, c'est de la Classe A
c. Oui, il s'agit d'un feu de liquide
d. C'est un cas spécial qui n'entre dans aucune classe
o Réponse : c. Oui, il s'agit d'un feu de liquide
o Explication : La Classe B inclut les "liquides ou de solides liquéfiables
(essence, huile, solvants, plastiques)".
o Référence : Page 63, Section 4.4.1.
40. Le CO2 est-il mentionné comme un agent extincteur principal dans le
document ?
a. Oui, pour les feux de métaux
b. Non, il est mentionné que le BCF est l'agent principal
c. Oui, pour les feux de gaz
d. Oui, pour les feux de classe A
o Réponse : b. Non, il est mentionné que le BCF est l'agent principal
o Explication : Le document met en avant l'utilisation du BCF comme
agent extincteur dans les extincteurs portatifs pour les classes A, B et
C, et ne mentionne pas le CO2.
o Référence : Page 64, Section 4.5.1.1.
QCM 41 à 50 : Essais et généralités
41. Les systèmes de protection incendie à bord d'un aéronef sont-ils sujets à des
essais ?
a. Non, les essais ne sont effectués qu'en usine
b. Oui, des essais réguliers sont effectués
c. Uniquement en cas d'incident
d. Uniquement après un remplacement de pièce
o Réponse : b. Oui, des essais réguliers sont effectués
o Explication : Le document consacre une section aux essais, qui
"permettent de vérifier l'état de bon fonctionnement des alarmes et la
continuité du circuit de détection".
o Référence : Page 66, Section 5.
42. Où sont généralement effectués les tests des systèmes de protection incendie
?
a. Dans l'atelier de maintenance
b. Dans le cockpit
c. Dans la soute cargo
d. Dans les moteurs
o Réponse : b. Dans le cockpit
o Explication : Le document précise que les essais sont "généralement
effectués à l'aide d'un bouton-poussoir situé dans le cockpit".
o Référence : Page 66, Section 5.
43. Le test de continuité du circuit de détection s'effectue-t-il via un bouton-
poussoir ?
a. Non, c'est un test automatique
b. Oui, un bouton-poussoir est utilisé pour le test
c. Il faut utiliser un multimètre
d. C'est un test visuel
o Réponse : b. Oui, un bouton-poussoir est utilisé pour le test
o Explication : Le document indique que les tests sont "effectués à l'aide
d'un bouton-poussoir situé dans le cockpit".
o Référence : Page 66, Section 5.
44. Dans les détecteurs à gaz, la surchauffe lente est détectée par quel gaz ?
a. L'hydrogène
b. L'hélium
c. Le méthane
d. L'oxygène
o Réponse : b. L'hélium
o Explication : Le document précise que l'hélium "a pour fonction de
réagir lentement à la surchauffe".
o Référence : Page 15, Section 3.1.5.
45. Quel est le rôle principal des circuits de détection ?
a. Éteindre le feu
b. Informer l'équipage en cas de danger
c. Démarrer le moteur
d. Réguler la température
o Réponse : b. Informer l'équipage en cas de danger
o Explication : L'introduction du document sur les systèmes de détection
mentionne que l'équipage est "informé par des alarmes lumineuses et
sonores" en cas de détection.
o Référence : Page 7, Section 3.1.
46. Quel est le numéro ATA qui correspond à la protection incendie ?
a. ATA 24
b. ATA 26
c. ATA 28
d. ATA 32
o Réponse : b. ATA 26
o Explication : Le titre du document lui-même, "Module 11.8 Protection
incendie (ATA 26)", le confirme.
o Référence : Page 1, titre.
47. Le BCF est-il un gaz de type "halon" ?
a. Oui, il fait partie de la famille des halons
b. Non, c'est un gaz inerte
c. Non, c'est un gaz inflammable
d. Le document ne le précise pas
o Réponse : a. Oui, il fait partie de la famille des halons
o Explication : Bien que le terme "halon" ne soit pas explicitement dans
la section sur le BCF, le nom chimique "Bromochlorodifluorométhane"
indique qu'il s'agit d'un halon, ce qui est une connaissance de base
dans le domaine.
o Référence : Page 64, Section 4.5.1.1.
48. Les systèmes de détection de fumée à ionisation fonctionnent grâce à... ?
a. Un courant électrique
b. Une lumière réfléchie
c. Un bilame
d. La pression d'un gaz
o Réponse : a. Un courant électrique
o Explication : Le document explique que "un courant électrique circule
entre deux électrodes" et que la fumée perturbe ce courant.
o Référence : Page 24, Section 3.2.2.
49. La projection d'un extincteur portable doit pouvoir éteindre un foyer situé à une
distance de... ?
a. 1 mètre
b. 1,5 mètre
c. 2 mètres
d. 3 mètres
o Réponse : c. 2 mètres
o Explication : Le document spécifie que "l'agent doit pouvoir éteindre
un foyer situé à une distance de 2 mètres".
o Référence : Page 65, Section 4.5.1.2.
50. Le BCF est un agent extincteur dit "oxyvore" parce qu'il absorbe l'oxygène.
Quel est son effet sur le feu ?
a. Il le refroidit
b. Il le déplace
c. Il l'étouffe
d. Il le propage
o Réponse : c. Il l'étouffe
o Explication : En absorbant l'oxygène, le BCF prive le feu de son
comburant, ce qui l'étouffe. C'est l'objectif d'un agent extincteur
"oxyvore".
o Référence : Page 65, Section 4.5.1.3.