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PRENOMS: Elisabeth Tening

NOM: SENE

DEPARTEMENT : Lettres Modernes

PARCOURS : Littérature francophone

SPECIALITE : Littérature comparée

Directeur de recherche : Moussa Sagna

Sujet : Esthétique de la solidarité et de l’émancipation


féminine dans la tresse de Laeticia Colombani et de celles qui
attendent de Fatou Diom.
INTRODUCTION
Celles qui attendent de Fatou Diom est un roman attachant qui met en évidence la vie
familiale difficile de deux mères voisines et amies. Elles encouragent leurs fils à quitter leur
ile natale pour aller réussir leurs vies en Europe et assurer à leurs familles une vie plus
confortable .Les femmes, restées seules, doivent faire face à tous les aléas de la vie, souvent
sans autre ressources que celles qu’elles s’assurent elles-mêmes et attendent le retour
incertain de leurs fils ou de leurs époux. Fatou Diom auteur de ce roman est née en 1968 à
Niodior au Sénégal, elle est une femme de lettres franco-sénégalaise. A treize ans, elle se
passionne pour la littérature francophone et commence à écrire .Elle quitte son village natal
pour aller poursuivre ses études dans d’autres villes du Sénégal, tout en finançant sa vie
nomade par ses petits boulots a l’âge de quatorze ans , puis elle va au lycée de Mbour et
travaille en tant que servante en Gambie et finit par entamer ses études universitaires à
Dakar . A ce moment, elle songe de devenir professeur de français, loin de l’idée de quitter
son pays natale. Mais, à vingt-deux ans, un français venu travailler au Sénégal tombe
amoureux d’elle, ils se marient et décident de s’installer en France, à Strasbourg en 1994.
Rejetée par la famille de son époux, elle divorce deux ans plus tard et se retrouve en grande
difficultés et abandonnée en condition d’immigrée sur le territoire français .Apres la parution
de son premier recueil de Nouvelles La Préférence Nationale en 2001, elle publie le roman
Le Ventre de l’Atlantique en 2003, elle raconte l’histoire du cout de quitter l’Afrique pour la
France qui lui vaut une notoriété internationale. Apres ses publications de plusieurs romans,
elle publie le roman celles qui attendent en 2010 aux éditions Flammarion. Dans ce roman,
le lecteur est vite entrainé dans la vie difficile des deux familles ,la maladie, la mort, le
manque de travail, les mauvaises décisions, dictées par la fierté et les revanches qu’on croit
pouvoir prendre sont toujours à la source de la misère .Mais l’auteur pointe aussi des fléaux
et des freins propre à l’Afrique: l’analphabétisme, le poids de la tradition (polygamie,
mariages arrangés ) et ce piège de l’émigration qui se referme sur les émigrés eux-mêmes
comme sur ceux qui restent à espérer leur retour. L’histoire se passe quelque part au centre
Ouest du Sénégal, dans un petit village de pécheurs sérères, dans le Sine Saloum. Celles qui
attendent est le titre du roman, qui, comme l’intitulé le laisse deviner, décrit le quotidien des
femmes et épouses de deux jeunes partis clandestinement à bord d’une pirogue en Espagne.
Ainsi avec ce premier roman de Laeticia Colombani: la tresse, nous allons de suite entrer
dans l’univers du lecteur et nous laisser embarquer dans une histoire aujourd’hui pleine de
sensibilité, de pudeur, d’amour, de violences, le tout porté par une belle écriture et une
construction originale. Laeticia Colombani est née en 1976, sa mère est bibliothécaire et son
père ingénieur. Apres deux années d’études préparatoires de CINESUP à Nantes, elle entre à
l’Ecole Nationale Supérieure à Louis-Lumière. Elle obtient son diplôme en 1998. Elle écrit
et réalise des courts métrages, puis deux longs métrages. Elle travaille aussi pour la scène et
coécrit la comédie musicale Resiste en 2015 ; elle est comédienne, scénariste et réalisatrice.
Son premier roman la tresse parait chez GRASSET en mai 2017. Il relate l’histoire de trois
femmes aux destinées très différentes et en des zones géographiques contraires que son
l’Inde, le Canada et la Sicile. Le roman est « arraché à l’étranger avant même sa sortie », il
connait rapidement « le succès », en France également. Il compte deux millions
d’exemplaires vendus en France, en grands format et poche confondus et est traduit en
quarante langues différentes. Il remporte plus d’une vingtaine de prix littéraire en France et à
l’étranger. Avec ce premier roman, la femme de cinéma s’ellipse pour mettre toute la lumière
sur ces trois héroïnes ordinaires. Il y’a Smita, l’indienne qui fait partie de la caste des
intouchable ; Elle se bat pour que sa fille ait une vie meilleure que la sienne et coiffant ses
longs cheveux bruns, elle l’imagine déjà sur les bancs de l’école. A l’autre bout du monde, en
Sicile, il y’a Giulia dont la famille depuis des décennies possède un atelier de perruques et
postiches réputé. Quant à Sarah, la canadienne, elle s’est faite toute seule. C’est une wonder
women promise à un bel avenir dans le cabinet d’avocat ou elle travaille sur les dossiers les
plus importantes aux risques de sacrifier sa vie de femme et de mère célibataire. Il y’a bien
sur un lien entre ces trois femmes ne se connaissent pas, dont les vies sont diamétralement
opposées. Mais chacune a sa façon va devoir lutter, se battre, acquérir sa liberté, faire
respecter sa féminité. La Tresse et Celles qui attendent sont des récits de grande force, servi
par des constructions narratives maitrisée. De très beau romans, de très belle histoires
racontées surtout les femmes. C’est fort de ce constat , que nous avons choisi de travailler
sur: L’ESTHETIQUE DE LA SOLIDARITE FEMININE ET DE L’EMANCIPATION
DANS LA TRESSE écrite par Laeticia Colombani et publiée par Juliette Joste aux éditions
Grasset en 2017 puis réédité en 2018 aux éditions LIVRE DE POCHE et traduit en 40
langues , il s’agit du premier roman de l’autrice. Et de CELLES QUI ATTENDENT de Fatou
Diom publié en 2010 aux éditions Flammarion. Dans leurs romans, Fatou Diom et Laeticia
Colombani, résolument engagées pour la réhabilitation de femme, décrivent des personnages
féminins qui partent à la conquête de la liberté d’action et d’opinions au risque de bouleverser
l’ordre socialement établie. Ainsi, Celles qui attendent est un roman de l’écrivaine
sénégalaise Fatou Diom publié en 2010 ; en lisant ce roman, on ressent tout le drame de ces
gens, jeunes et vieux qui quittent ou plutôt fuient leurs pays pour un ailleurs qu’ils pensent
meilleur. Restent au pays les femmes, les épouses, mères et enfants. Ces derniers pensent que
lorsque leurs maris ou fils retourneront au pays, ils vont débarquer avec une fortune et les
bien qui leurs manquent .Les femmes qui restent font face à d’énormes responsabilités .Elles
doivent s’occuper des enfants et des vieux .Souvent l’épouse n’est pas la seule et elle doit
cohabiter avec la deuxième car la polygamie est permise. Ces familles vivent dans la
précarité et sont démunies financièrement. Ce roman nous laisse deviner ce que sont les
problèmes non seulement du Sénégal mais de toute l’Afrique. Elle est aussi doté d’une belle
écriture, avec une profondeur lais aussi des rebondissements qui stimulent la vie des
personnages dans un univers pourtant réalistes. De même, Laeticia Colombani choisit le titre
de son œuvre La tresse, car elle représente le lien entre les trois femmes principale du
roman : Smita, Giulia et Sarah. Ce lien se manifeste aussi bien symboliquement, comme la
solidarité féminine universelle qu’en réalité avec les cheveux qui relient les trois femmes à la
fin du récit. La tresse est un symbole de la coiffure qui unit trois mèches d cheveux et elles
représente ainsi entrelacement des destins des trois femmes et leurs solidarité .Dans ce roman
les cheveux deviennent le fils rouge reliant les trois personnages ;Smita dans la tradition
indienne ,qui offre ses cheveux dans une temple ,puis Giulia fais une perruque que Sarah
atteinte du cancer porte .L’histoire est construite comme une tresse , les chapitres s’alternant
entre les trois femmes et tissant ainsi leurs histoires. En exposant la condition féminine, Diom
et Colombani centrent leurs œuvres sur l’alternative que représente l’affirmation d’une
pensée et de valeurs plus en harmonie avec la modernité. Nous considérons cependant
qu’elles participent à la redéfinition des normes autorisant la femme à défendre sa liberté.
L’objectif de leur création est ainsi de susciter chez la femme une conscience nouvelle afin de
l’inciter à s’engager dans un projet de conquête de son indépendance. Et c’est peut-être dans
cette perspective dénonciatrice et émancipatrice que s’inscrivent la tresse et celles qui
attendent. Des thèmes tels que l’émancipation, la solidarité le pouvoir du lien et les réalités
sociales et géographiques, sont au cœur des deux œuvres avec un style d’écriture particulier.
L‘émancipation peut-être définie comme une action de s’affranchir d’un lien, d’une entrave,
d’un état de dépendance, d’une domination, d’un préjugé. Mais Emile Zola de son côté
affirme que « émanciper la femme, c’est excellent; mais il faudrait avant tout lui enseigner
l’usage de la liberté. La solidarité est le sentiment de responsabilité et de dépendance
réciproque au sein d’un groupe de personnes qui sont moralement obliges les unes par rapport
aux autres. Ainsi les problèmes rencontrées par l’un ou plusieurs de ces membres concernent
l’ensemble du groupe. La solidarité conduit l’homme à se comporter comme s’il était
directement confronte au problème des autres, sans quoi, c’est l’avenir du groupe (donc le
sien) qui pourrait être compromis. La solidarité humaine est un lien fraternel et une valeur
sociale importante qui unit le destin de tous les hommes les uns aux autres. C’est une
démarche humaniste qui fait prendre conscience que tous les hommes appartiennent à la
même communauté d’intérêt. Emile Durkheim (1858-1917), sociologue français a montré
que la solidarité pouvait prendre des formes différentes. Ainsi l’on peut dire que la tresse est
un récit aux puissantes résonnances ou le destin de trois femmes, de continent de mode de vie
et de culture différentes, va s’entremêler par leurs histoires personnelles et intimes .La
rencontre de ces destins, bouleversantes, n’est pas celles que l’on croit. Laeticia nous offre un
récit d’une grande force ; servi par une concentration narrative maitrisée ; un très beau
roman ; une très belle histoire de femme .Un roman ou l’image de la tresse prend tout son
sens. Toujours dans cette même lancée, dans celles qui attendent, l’immigration d’un point de
vue originale voilà ce que nous offre ce roman. Il évoque, les femmes dont-t-on ne parle
jamais, celles qui restent au pays et attendent un fils, un compagnon parti chercher fortune
ailleurs. Arame et Bougna, toutes deux voisines et amies, vivent sur une ile sénégalaise et ont
toutes deux un fis qui a plier ses bagages pour l’Europe. Malgré l’inquiétude tenace, malgré
la misère et les difficultés du quotidien et grâce à l’espoir toujours permis, elles survivent
avec fatalité et optimisme « par ce qu’elles savent tout de l’attente ». Fatou Diom, traite un
sujet dur avec chaleur et féminité. Ce texte est un petit bijou tant pour l’histoire menée avec
beaucoup de sensibilité que pour l’écriture, lumineuse et limpide. Cependant, nous pouvons
dire que dans les deux à étudier, les romancières mettent particulièrement l’accent sur
l’émancipation féminine, l’influence de la femme dans la société et le pouvoir du lien. Ainsi,
l’émancipation est définie dans le dictionnaire Larousse comme une action de s’affranchir
d’un lien, d’une entrave, d’un état de dépendance, d’une domination, d’un préjugé. Selon
Emile Zola (PARIS 1840-PARIS 1902), «Emanciper la femme, c’est excellent ; mais il
faudrait avant tout lui enseigner l’usage de la liberté »dans Chroniques, la Tribune ,1868.
Cependant il ne suffit pas seulement de vouloir s’émanciper pour une quête de liberté
seulement mais plutôt de pouvoir être en mesure d’utiliser cette liberté pour une bonne cause.
Ainsi, la problématique serait pour nous le lieu de s’interroger sur : qu’elles fondement les
deux auteures on réussit à écrire leurs ouvres et comment y sont-elles parvenues ? A partir de
leurs styles d’écriture, est-ce qu’on peut établir un lien entre les deux écrivaines (Fatou Diom
et Laeticia Colombani) ? Qu’est-ce que la tresse et celles qui attendent essaient de mettre en
évidence ? Pour une bonne prise en charge de nos problématiques, nous articulerons notre
recherche aux tours de trois grandes parties essentielles : d’abord, nous essayerons d’analyser
l’émancipation et la solidarité féminine dans les deux œuvres à comparer leurs points de
convergences et de divergences ainsi que leurs complémentarités et les différentes critiques
qui ont été faites sur eux et les auteures; ensuite nous tenterons de mettre en évidence le style
d’écriture de chacune des deux écrivaines et voir s’ils ont des ressemblances et des
dissemblances ainsi que des critiques sur ces auteures et enfin nous étudierons les réalités
sociales et géographiques du Sénégal pour Fatou Diom et de l’Europe pour Laeticia
Colombani

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