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Histoire 2nd

Le document présente une étude de l'histoire africaine, en commençant par une introduction sur la problématique de son historiographie, notamment la question de savoir si l'Afrique a une histoire, et en réfutant les thèses européennes qui la considèrent comme ahistorique. Il aborde ensuite les sources et techniques d'étude de l'histoire africaine, en soulignant l'importance des documents écrits, des sources orales et archéologiques. Enfin, il traite de la préhistoire africaine, en affirmant que l'Afrique est le berceau de l'humanité, avec des découvertes archéologiques soutenant cette affirmation.

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Histoire 2nd

Le document présente une étude de l'histoire africaine, en commençant par une introduction sur la problématique de son historiographie, notamment la question de savoir si l'Afrique a une histoire, et en réfutant les thèses européennes qui la considèrent comme ahistorique. Il aborde ensuite les sources et techniques d'étude de l'histoire africaine, en soulignant l'importance des documents écrits, des sources orales et archéologiques. Enfin, il traite de la préhistoire africaine, en affirmant que l'Afrique est le berceau de l'humanité, avec des découvertes archéologiques soutenant cette affirmation.

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CHAPITRE I : INTRODUCTION A L’ETUDE DE L’HISTORIE AFRICAINE

CHAPITRE II : LA PREHISTOIRE AFRICAINE (6 heures)

CHAPITRE III : L’ANTIQUITE AFRICAINE (de -3000 au VIIEME siècle après Jésus
Christ)

CHAPITRE IV : L’AFRIQUE DU VIIEME AU XVIEME SIECLE


CHAPITRE V : L’AFRIQUE DU XVIème AU MILIEU DU XIXème SIECLE
2

CHAPITRE I : INTRODUCTION A L’ETUDE DE L’HISTORIE AFRICAINE

Introduction
L’histoire est l’étude du passé. L’histoire est l’étude des évènements passés. Autant
de définitions qui ont animé les historiens qui ont toujours cherché à donner une identité à
leur discipline. Selon le Professeur Joseph KI-ZERBO, l’histoire est le temps retrouvé. Elle
nous permet de connaître notre passé, de comprendre notre présent et de mieux envisager
le futur. Mais la problématique de l’histoire africaine s’est posée depuis le XIXème siècle
par les penseurs européens.

I- la problématique de l’étude de l’histoire africaine : L’Afrique a-t-


elle une histoire?
Le XIXème siècle européen a été un siècle de débat sur l’historiographie de
l’Afrique. En un mot il s’agissait de prouver que l’Afrique a connu une histoire ou du
moins l’Afrique est-elle une partie historique du monde ?
1°) Les thèses européennes
La plupart des penseurs européens soutenaient la thèse selon laquelle l’Afrique
n’ayant pas connu l’écriture ne peut prétendre avoir connu une histoire. Pour eux, l’histoire
s’écrit avec des documents écrits. Donc sans écriture, pas d’histoire. Le philosophe
HEGEL soutient que l’Afrique est un continent ahistorique. Pour lui, « l’histoire est le
jugement dernier qui fait vivre éternellement les héros et qui enterre dans l’oubli ceux qui
n’ont rien fait de leur vie». Seule l’Europe, l’Amérique et l’Asie ont montré les preuves
d’une appartenance à l’histoire mondiale.

2°) La réplique des intellectuelles africains du XIXème siècle


Les thèses européennes ont été réfutées par des intellectuels africains avec des
arguments très pertinents. Joseph KI-ZERBO, Cheik Anta DIOP, Ibrahima BABA KAKE,
Elikia M’BOKOLO, Théophile OBENGA… ont prouvé à la face du monde que l’Afrique
avait bel et bien eu une histoire et a même été le berceau de l’humanité. Pour les Africain
l’histoire ne se fait pas uniquement avec des documents écrits mais aussi par les sources
archéologiques et la tradition orale. L’Afrique ayant une culture d’oralité ne peut être
3

soumise au même jugement que l’Europe. Aussi si la plus vielle civilisation moderne du
monde (l’Egypte antique) à émerveiller le monde et continue de rester au temps, c’est
grâce à la complémentarité entre l’archéologie et les hiéroglyphes qui sont des sources
écrites.
3- La reconnaissance d’une histoire pour l’Afrique
Il a fallu plusieurs écrits et colloques pour parvenir à l’acceptation par la
communauté scientifique de l’historialité de l’Afrique. Le plus célèbre fut le colloque de
1975 au Caire où des historiens africains tels Joseph KI-ZERBO, Cheik Anta DIOP,
Amadou Matar M’BOW et Européens tels Jean DEVISSE finissent par s’accorder et
prouver au monde la place de l’histoire africaine dans l’histoire mondiale. KI-ZERBO dans
sont ouvrage «Histoire générale de l’Afrique noire», Cheik Anta DIOP dans «Nation nègre
et culture» ont émerveillé plus d’un observateur et ont convaincu définitivement de la
place primordiale qui devrait revenir à la mère de l’humanité dans l’histoire des
civilisations du monde.

II- Les sources et les techniques d'études de l'histoire africaine.


1- Les sources
- Les documents écrits

Un document écrit est tout ce que l’homme a laissé comme écriture et qui nous
renseigne sur son passé. Ces document écrits sont variés : les textes religieux, les lois, les
inscriptions sur les pierres, etc. En absence de documents écrits, certains historiens disent
que l’Afrique n’a pas d’histoire. Exemple : Hegel déclarait en 1830 : « l’Afrique n’est pas
une partie historique du monde. Elle n’a pas de mouvement, de développement a
montré…. » Coupland ajoute en 1928 que : « jusqu’à David Livingstone, on peut dire que
l’Afrique proprement dite n’a pas d’histoire.

En réalité, les documents ne sont pas absents en Afrique. Ils sont peut être moins
nombreux qu’ailleurs et ils sont mal repartie dans le temps et dans l’espace. Nous pouvons
par exemple citer :

 Les sources antiques (égyptienne, nubienne, gréco-latine, romaine) ;


 Les sources arabes qui sont très nombreuses. Les principaux auteurs sont : Al Bakri,
Ibn Hawkal, Ibn Batuta ;
 Les sources européennes (explorateurs et missionnaires)
4

- Les sources orales

La tradition orale est l’ensemble des informations transmises verbalement ou


oralement par un peuple sur son passé de génération à génération. Ces informations
sont contenues dans les légendes, les chants épiques, les récits initiatiques, etc. que
véhicules les griots et les personnes âgées. La manipulation de la tradition orale
nécessite une certaine précaution. Il faut la soumettre à la critique pour jaillir la
vérité historique.

- Les archéologiques

Cette catégorie de décruments est constituée par des restes humains et animaux et
des objets de toutes sortes. L’archéologie est la science qui s’occupe de ses vestiges.
Par les fouilles archéologiques, on découvre des civilisations du passé.

2- Les techniques d’étude de l’historien


L’histoire se fait avec de documents. L’historien est donc inséparable de ces
documents, mais leur utilisation pose des problèmes. Il y a cependant des étapes à
suivre :
- La recherche des documents et des témoignages (source orale, écrite et
archéologiques) ;
- L’analyse et l’interprétation critique des témoignages. L’historien doit comparer
les informations recueillies, les vérifier et compléter ;
- La mise en ordre chronologique des faits. La chronologie qui est la science des
date en histoire est l’épine dorsale de l’histoire ;
- La mise en ordre logique c'est-à-dire la recherche de la causalité ;
- La synthèse ou la reconstitution synthétique.

Conclusion
La conception européenne a fait de l’Afrique a fait de l’Afrique un continent sans histoire.
Pourtant toute communauté humaine a une histoire car l’histoire ne s’établi pas seulement
avec des documents écrits. C’est pourquoi l’histoire de l’Afrique éprouve des difficultés
liées aux sources. Aux problèmes des sources, il faut ajouter le combat idéologique que
l’historien doit mener.
5

Chapitre II : La Préhistoire Africaine

La préhistoire est la période indéfinie qui précède chez tous les peuples, l’apparition de
l’écriture. C’est une période pour laquelle on ne possède aucun document écrit mais
seulement des outils archaïques, des instruments divers, des dessins faits sur des grottes
ou des tombes

Leçon 1 : Les origines africaines de l’humanité (1heure

Introduction
L’Afrique a été longtemps méconnue du reste du monde. Elle était considérée comme
un continent sans histoire car elle n’a pas connu l’écriture. Mais avec les travaux
scientifiques des illustres historiens comme CHEICK ANTA DIOP, KI ZERBO nul ne
doute que l’homme est né en Afrique. Quand l’Homme est-il apparu ? Quelles sont les
conditions climatique qui prévalait a cette période ? Quelles sont les preuves matérielles
des origines africaines de l’humanité ?

I) les conditions géo-climatiques du quaternaire

Les temps géologiques correspondent au temps qui s’est écoulé depuis la formation de
la Terre, il y a 4,6 milliards d’années, à aujourd’hui.

1) les variations climatiques du quaternaire en Europe

Le quaternaire est la période la plus récente dans l’histoire de la Terre. Elle est
caractérisée par des fluctuations climatiques aussi bien dans les zones nordiques que dans
les zones du Sud. Aux latitudes nordiques du globe terrestre surtout en Europe, le
quaternaire a été scandé par des glaciations et des périodes interglaciaires selon que le
climat se refroidissait et se réchauffait tour à tour. Cela est à l’origine de quatre grandes
glaciations baptisées par des noms d’affluent du Danube (Günz, Mindel, Riss, et Würm) en
Allemagne. Deux avancées glaciaires se sont produite dix millénaires avant Jésus Christ.
6

Pour l’essentiel, retenons que se fut une offensive de froid qui rendait les zones nordiques
défavorables au développement humain, de même que la pratique de ces activités. Par
conséquent, aucune trace paléolithique n’a été retrouvée

2) les variations climatiques du quaternaire en Afrique


Une des raisons de l’émergence de l’Hommes est l’existence de deux événements
climatiques à l’est de l’Afrique, l’un il y a 8 millions d’années et l’autre il y a 2,6 millions
d’années. Ce sont ces deux crises d’aridité qui vont chaque fois, accentuer la différence de
part et d’autre du rift valley, longue déchirure géologique orienté nord-sud et bordé de
hautes montagnes et de volcans sur sa bordure occidentale. Du coté de l’atlantique, l’ouest
du rift valley, les pluies de la mousson atlantique restait fortes. Mais les nuages venus de
l’ouest butant contre la barrière montagneuse, l’est de l’Afrique orientale s’assèche
progressivement et plus nettement lors des deux crises climatiques.

De ce fait, les ancêtres de l’Homme vont s’adapter à un milieu sec moins boisé : la
savane, milieu plus difficile à maitrisé mais qui a favorisé l’acquisition des caractères
humains.

Contrairement à l’Europe, on observait en Afrique des conditions climatiques


caractérisées par des phases pluviales et des phases inter-pluviales: les différentes phases
pluviales sont :

• Le Kaguerien correspondant à la glaciation de Günz ;


• Le Kamasien correspondant à la glaciation de Mindel ;
• Le Kanjerien correspondant à la glaciation de Riss et
• Le Gamblien correspondant à la glaciation de Würm.
Ces conditions climatiques étaient favorables à la vie.
III- les origines africaines de l’humanité

Les plus vieux ossements humains ont été découverts en Afrique de l’est par les
archéologues. Cela montre que nos ancêtres ont été les premiers à émerger dans un
écosystème favorable du statut de l’animalité pour donner un coup d’envoi à l’immense
aventure humaine du progrès, et cela depuis l’australopithèque jusqu'à l’homo sapiens en
passant entre autres par l’homo habilis et l’homo erectus.

1- Les australopithèques
7

Au commencement était l’Afrique. La découverte en 2003 au Tchad du vieil


australopithèque (Toumaï) qui a 7 millions d’années confirme l’Afrique comme la patrie
de l’humanité.

- L’australopithèque aferensis : c’est à ce groupe qu’appartient le fameux fossile Lucy


qui a été découvert à Hadar en 1974 (Ethiopie), ayant vécu il y a environ 3,2 millions
d’années, nom donné par les chercheurs occidentaux. Les éthiopiens ont eux aussi
baptisé cette fossile « Birkinesh » qui signifie Homme de valeurs.
- Australopithèque africanus : il a vécu entre 2,5 à 2 millions d’années au Transvaal
(nord-est de l’Afrique du sud) et au Botswana.
- L’australopithèque robustus : il a vécu entre 1,8 et 1,5 million d’années en Afrique de
l’est.
2- Le genre homo
Ces caractères anatomiques sont différents à ceux des australopithèques.
- Homo habilis : ils vivaient en société. Il a vécu entre 2,3 à 1,3 millions d’années. Ex :
l’homme d’Oldoway découvert en Tanzanie.
- Homo erectus : l’homo erectus africanus a été découvert dans les sites en Algérie et en
Afrique du sud. C’est lui qui a découvert le feu. il a aussi mis au point, un outil et une
arme très performante qui est le biface, ce qui lui a permis de migrer vers l’Europe.
- Enfin les traces du Néandertalien, de l’homo sapiens ont été attesté aussi bien en
Afrique que dans le reste du monde. En 1978, une étude pluridisciplinaire (sciences
humaines et sciences de la vie) a permis de reconstitué un sorte d’arbre généalogique
dont le tronc se trouve en Afrique.

Conclusion

L’Afrique est le berceau de l’humanité. Tous les savants du monde admettent


aujourd’hui que l’être humain a émergé en Afrique. Pendant cette période dans le nord de
la planète, recouvert de calotte glaciaires, la vie était impossible. Il n’y a pas de traces
humaines en Europe durant les hautes périodes. L’Egypte est la fille naturelle des premiers
temps de l’Afrique en tant que berceau de l’humanité, bien qu’on ait essayé de décrocher le
pays des pharaons de l’Afrique en prétendant qu’il fait parti du proche orient.
8

Leçon 2 : Les grandes périodes de la préhistoire africaine

Introduction
D’une manière générale, la préhistoire se définie comme la longue période écoulée
depuis l’apparition de l’homme jusqu’à l’invention de l’écriture. Elle se subdivise en 2
grande époques : Le paléolithique ou l’âge de la pierre taillée sans production de
nourriture (- 3700000 à-8000) et le Néolithique ou âge de la pierre polie ou production
de nourriture (-8000 à -3000). Selon la définition ci-dessus, la Préhistoire s'achève dès
lors que des sources écrites apparaissent. De ce point de vue, La Préhistoire ne finit donc
pas au même moment pour tous puisque l'écriture n'apparaît pas à la même date dans
toutes les régions du monde. L’important c’est qu’au cours de cette période, la terre a
connu plusieurs évolutions qui ont eu des conséquences importantes sur les civilisations
humaines.

I- La problématique du découpage de la préhistoire africaine

En fonction de l’apparition de l’écriture et des conditions climatiques, Le découpage


de la préhistoire n’est pas homogène partout en Afrique. Si l’on admet l'apparition de
l'écriture comme critère de la fin de la Préhistoire, alors l'ensemble des civilisations de
l’oralité, comme celles par exemple de l'Afrique seraient restées plus longtemps des
civilisations préhistoriques dès lors qu'elles n'utilisent pas l'écriture. C’est pourquoi des
archéologues pensent que la préhistoire africaine s’arrête au moment où les métaux ont
remplacé la pierre dans l’outillage et dans l’armement.
1- Le découpage de la préhistoire au Nord du Sahara

En Afrique au nord du Sahara, comme en Egypte par exemple, la préhistoire se


termine en -3000ans. Elle est subdivisée de la manière suivante : le paléolithique,
l’épipaléolithique ; le néolithique.

2- Le découpage de la préhistoire au Sud du Sahara


9

En Afrique sub-saharienne, on parle même de la protohistoire qui comprendrait le


Néolithique, le chalcolithique et l’âge des métaux. La protohistoire est la transition entre
la Préhistoire et l'Histoire. C'est une période durant laquelle une civilisation ne possède
pas l'écriture mais où ce peuple apparaît dans des écrits d'autres civilisations qui lui sont
contemporaines. C’est le cas de la métallurgie ancienne du fer dans la vallée du Nil.
Cependant, les archéologues africains ont décidé d’utiliser une terminologie propre à
leur continent. Cette terminologie divise la préhistoire africaine en 4 grandes périodes :
« Early Stone Age », « Middle Stone Age » et « Late Stone Age ».
Les limites chronologiques de ces divisions de l’Age de pierre varient quelque peu
d’une région à l’autre. Très approximativement, on retient la période de – 2 500 000 à –
50 000 pour le Early Stone Age ; de – 50 000 à – 15 000 pour le Middle Stone Age ; et
de – 15 000 à – 500 pour le Late Stone Age

II- la vie au paléolithique en Afrique

Le Paléolithique est la première période de la Préhistoire qui a commencé en


Afrique avec l'apparition de l'Homme il y a un peu plus de 2 millions d'années et qui
s’est terminée à la fin de la dernière glaciation, il y a 10 000 ans.
Elle se caractérise par la technique de fabrication des outils en pierre taillée et une
économie de prédation. Le paléolithique africain est divisé en 2 périodes : « Early Stone
Age », « Middle Stone Age »
II-1- les productions matérielles au paléolithique
- Le Early stone Age ou le 1er âge de pierre
Dès le début de cet âge, les hommes ont d’abord fabriqué les galets aménagés
avant d’inventer les bifaces il ya 2 millions d’années. En Afrique ces outils ont été
retrouvés en Ethiopie, au Mali, au Tchad, en Mauritanie, au Tchad, au Maroc, en Tunisie,
en Afrique du sud, Au Sahara.
A la fin du 1er âge, les bifaces sont remplacés par des lances avec des pointes en pierre
taillée, des lances, haches et racloirs. Ils ont étés découverts en Tanzanie, en Ethiopie, au
Maroc, au Kenya, au Tchad, etc.
- Le Middle Stone Age ou le 2ièm âge.
10

Il est marqué par des outils perfectionnés comme les lamelles, les scies, les perçoirs,
burins, grattoirs en silex, les aiguilles et arpons en os. Ils ont été retrouvés surtout en
Tanzanie, en Ethiopie, en Zambie
Tous ces outils ont permis à l’homme d’améliorer ces conditions de vie.
II-2- les modes de vie au paléolithique

Les fouilles archéologiques ont montré plusieurs étapes de l’évolution de l’homme.


Chaque homme ayant développé ses modes et genres de vie.
Le début du Early stone age fut la période de la civilisation de l’Australopithèques
principalement l’Homo habilis ou l’homme habile. Il vivait de la chasse et de la cueillette
sous un habitat constitué de huttes et de cavernes recouverts de peaux d’animaux.
La fin du Early stone age a connu l’apparition de l’Homo Erectus (homme debout)
ou l’homo ergaster ou le paléanthropien ou encor l’homme de Neandertal. Il découvre le
feu et l’utilise pour s’éclairer, se chauffer, cuire ses aliments et pour durcir ses outils. La
vie en communauté commence avec l’homo erectus. En plus de la chasse et de la cueillette,
il pratiquait également la pêche.
Quant au Middle Stone Age, il sera dominé par la civilisation du paléanthropien ou
néandertalien et de l’homo sapiens, l’homme savant ou l’homme doué de raison. Ce
dernier développe l’art et enterrait ses morts ; signe de sa croyance à une vie après la mort,
donc à un dieu.

III-Le Néolithique africain

Le Néolithique africain correspond au Late stone age (dernier âge de la pierre). Il est
caractérisé par une révolution technique très importante suivie d’une apparition simultanée
de l’agriculture, de l’élevage et de la sédentarisation.
III-1-Les activités de l’homme au Néolithique
 La naissance de l’agriculture
Les origines et le développement des techniques agricoles sont liés à la dégradation des
conditions climatiques. Entre le X° et VIII av JC, le climat se réchauffe et les conditions de
vie deviennent de plus en plus rudes, les hommes pour résoudre les difficultés alimentaires,
commencent à domestiquer les plantes. Ils sélectionnent les meilleures variétés de céréales
pour les cultiver.
11

La découverte de l’agriculture constitue le fruit d’un processus graduel faisant passer des
hommes du stade de l’appropriation au stade de la production.
En Afrique, plusieurs centres de production agricole firent leur naissance : le mil, le
sorgo, le riz, le karité sont produits dans le Haut-Niger (Niger, Mali, BF, Sénégal)
Le blé, l’orge, les légumineuses, le caféier, la banane, sont cultivés dans le berceau nilo-
abyssin (Soudan, Tchad, Egypte, Mauritanie)
Ces centres autonomes de production agricole témoignent que le continent africain a
connu la révolution du néolithique.
 L’apparition de l’élevage
La rareté du gibier suite au réchauffement climatique oblige les hommes à capturer
les animaux sauvages pour les domestiquer. C’est le début de la civilisation pastorale. Les
animaux en Afrique furent essentiellement le chien, le mouton, la chèvre, le cheval et le
bœuf.
L’élevage a permis aux hommes de faire des réserves importantes de nourriture. Les
animaux seront aussi utilisés dans certaines tâches comme porter les fardeaux, labourer la
terre.
L’élevage et l’agriculture ont eu des conséquences importantes dans l’évolution des
civilisations humaines en Afrique.

III-2-Les conséquences du néolithique en Afrique.


 Les conséquences techniques
La pratique de l’agriculture et de l’élevage amène les hommes à rechercher de
nouveaux outils adaptés à leurs nouvelles activités. C’est ainsi que la hache polie, la
houe et la faucille seront inventés et utilisés dans l’agriculture, les meules pour écraser
les grains. Ils inventent aussi la céramique et la vannerie pour l’art culinaire, la
conservation des céréales et du repas et pour le transport de l’eau. La poterie d’Elminta
découverte au nord du lac Edouard, il ya plus de 5 millénaire montre la connaissance de
la céramique en Afrique. Ces hommes ont également fabriqué des flèches, des couteaux
et des armes pour se défendre ; c’est le début de la métallurgie.
Cette évolution technique témoigne d’un progrès de civilisations humaines et d’un
développement des capacités intellectuelles de l’homme au néolithique. Elle a favorisé
l’humanisation de la nature par l’homme. C’est donc, un fondement important de la
révolution du néolithique.
 Les conséquences sociales.
12

La révolution du néolithique se traduit également par des changements sociaux comme


la sédentarisation et la division du travail.
 La sédentarisation
La pratique de l’agriculture et de l’élevage oblige les hommes à rester à proximité de
leurs champs et de leurs bétails. Ils construisirent des habitations plus solides et se
regroupent pour constituer des villages. C’est le début de la sédentarisation.
En Afrique les premiers villages ont été formés en Ethiopie, au Tchad et dans la vallée
du Nil.
 La division du travail
Au cours du néolithique, les hommes commencent à se spécialiser dans diverses
activités selon l’âge et le sexe. Ainsi, certains seront chargés de travailler la terre et
d’élever les animaux : ce sont les agriculteurs, d’autres de fabriquer les vêtements : les
tisserands, d’autres encore seront chargés de fabriquer les armes et les outils : ce sont les
forgerons. Cette division du travail a engendré la naissance des castes et du troc en
Afrique.

Conclusion
L’Afrique a joué un rôle important dans l’évolution du monde pendant la préhistoire.
Cependant le découpage de la préhistoire africaine laisse voir des divergences selon les
auteurs. Le plus important, est que le continent africain entant que berceau de l’humanité
a connu plusieurs évolutions dès le 1er âge de la pierre jusqu'à la découverte des métaux.
L’Afrique est l’un des premiers continents à connaître la révolution du néolithique
caractérisée par l’apparition simultanée de l’agriculture, de l’élevage et de la
sédentarisation.
13

Leçon 3 : La préhistoire en Afrique de l'Ouest et au Burkina-Faso

Introduction
A l’instar de l’Afrique orientale fortement marquée par les civilisations
Préhistoriques, l’Afrique de l’ouest et le Sahara ont aussi été des zones attractives au
cours du paléolithique et surtout du néolithique.

I- la préhistoire au Sahara

Le Sahara est aujourd’hui un immense désert qui occupe la majeure partie de l’Afrique
du Nord. Il est limité à l’ouest par l’océan Atlantique, au nord par les monts de l’Atlas et la
Méditerranée, à l’est par la mer Rouge et l’Égypte, et au sud par le Sahel et la vallée du
Niger. Couvrant près de 9 millions de km2 (soit plus de quinze fois la superficie de la
France), dont 200 000 km2 sont occupés par des oasis plus ou moins fertiles, le Sahara
s’étend en grande partie au Maroc, en Algérie, en Tunisie, en Libye, en Égypte, en
Mauritanie, au Mali, au Niger, au Tchad et au Soudan.
Le Sahara était autrefois une zone très humide habitée par les hommes.
I-1- Le paléolithique au Sahara
Les archéologues ont découverts plusieurs vestiges qui témoignent que le Sahara
était habité au cours du paléolithique. Ce sont entre autre :
- Les galets aménagés retrouvés dans le Sahara Nigérien, Algérien, Marocain et
Tchadien. Or nous savons que la civilisation des galets aménagés est celle
développée par l’homo habilis au cours du paléolithique ancien.
- Tout le Sahara est presque couvert de bifaces et d’autres objets en os et en bois
fabriqués sans doute par l’Homo Erectus au paléolithique moyen et inferieur.
Les lames, grattoirs, racloirs, pointes pédoncules ont été retrouvés
abondamment dans le Sahara algérien et marocain. Ces outils relèvent de
l’Atérien, une industrie d’origine Nord-africaine marquée par un outillage
lithique. Daté entre -9000 à -8000, il est attribué au paléolithique terminal ou
supérieur qui est une époque de la civilisation de L’homo sapiens.
- Cependant, aucun squelette humain datant du paléolithique n’a été jusqu’à
présent retrouvé au Sahara. Mais cela n’exclue pas l’idée de l’existence de
l’homme dans cette partie eu égard des outils paléolithiques qui s’y trouvent.
14

- D’autres indices ont permis de connaître les modes de vie de ces hommes. En
effet ils vivaient de la chasse, la cueillette et la pêche sous dans une zone qui
connaissait une hydrographie importante, des précipitations suffisantes pour
assurer une végétation qui révèle un climat humide.

I-2- Le Néolithique au Sahara


 Les civilisations Sahariennes au néolithique
Pendant la Période du Néolithique, avant le V° millénaire, le Sahara était une zone
très humide. La végétation était luxuriante traversée par d’importants cours d’eaux :
lacs, mares, en témoignent les vallées sèches.
La faune et la flore étaient celles de la savane, comme en témoignent les peintures et
les gravures du tassili des Ajjer (Sahara algérien).

La population du Sahara était importante. Elle pratiquait en plus de la chasse et de


pêche, l’élevage et l’agriculture. Le Sahara est considéré comme le Berceau de
l’agriculture en Afrique. Dès le VI° siècle, des plantes comme le sorgho, le mil, le riz, le
sésame, le coton, le palmier à huile, les tubercules étaient cultivées. Les Preuves de la
connaissance d’une agriculture au cours du néolithique résultent :
De l’existence de traces de terrains cultivés
De la présence des graines de mil trouvées à Tichitt en Mauritanie
De la présence de végétaux fossiles identifiés
De la présence d’un outillage agricole : la faucille, la hache, la houe, la meule.
Le Sahara néolithique a aussi connu les nouvelles techniques telles que le polissage de
la pierre, la céramique, le tissage des vêtements, l’art et fabrication des métaux.
Précisons que les foyers les plus anciens de la poterie en Afrique apparaissent dans le
Hoggar (Sahara algérien) 8000 ans av. J-C et dans l'Aïr nigérien, ceux-ci remontant à
9300 ans.
 L’assèchement du Sahara.
Le processus de désertification du Sahara a commencé a la fin du V° millénaire jusqu’au
début du Ier millénaire av notre ère. Pendant cette période, le niveau des cours d’eaux
n’ont pas cessé de décroître due à la rareté des pluies. Les températures deviennent de plus
en plus insupportables pour les hommes et pour certains animaux surtout aquatiques. La
végétation dense disparaît laissant place aux palmiers, pins et oliviers. Dès le III°
15

millénaire av JC, le sable s’étendit et les populations se retirent dans les oasis et vers le
sud. Ainsi, à -1000, la désertification du Sahara est pratiquement acquise.

II- la préhistoire en Afrique de l'Ouest

L’Afrique occidentale a aussi connu de brillantes civilisations préhistoriques. Mais


le Néolithique Ouest-africain a été fortement influencé par les civilisations sahariennes au
cours du III° millénaire avant l’ère chrétienne.
II-1- Le paléolithique en Afrique de l’ouest.

Les chercheurs ont retrouvé au Mali et dans l’Adrar de Mauritanie un outillage de


type paléolithique ancien : galets aménagés. Tout cela atteste des modes et genres de vie
des hommes dans cette partie du continent.
Pendant le Early stone age(-2500000O à -5000), on a signalé la présence de bifaces
et hachereaux au Sénégal, au Ghana, au Mali, en Guinée et en Mauritanie.
Au cours de Middle stone age -50000 à -15000), on a retrouvé des outils
perfectionnés comme les lamelles, les scies, les perçoirs, burins, grattoirs en silex, les
aiguilles et arpons en os.
A la fin du Paléolithique ou du Middle stone Age, les outils deviennent de plus en
plus fins. On parle de culture microlithique.

II-2- Le Néolithique en Afrique de l’ouest

Vers le III millénaire av JC, l’Afrique de l’ouest connaitra d’importantes


civilisations néolithiques en provenance, généralement du Sahara central. En Afrique de
l’ouest, on a aussi parlé de révolution du néolithique. L’élevage fut la première et la
principale activité apportée par les populations du Sahara comme le montrent les gravures
rupestres. L'outillage fut perfectionné au cours de cette période. Il s’agit des couteaux,
grattoirs, pointes de flèche, haches, les meules, les broyeurs, les harpons, les barbelures et
les hameçons qui, comme dans le site de Hassi el-Abiod au Mali, dans l’Azawagh
nigérien et mauritanien, témoignent de l'existence de villages de pêcheurs-agriculteurs bien
organisés.
La céramique également, a fait son apparition très tôt au Mali, environ 7000 avant
l’ère chrétienne, à Teghaza et à Hassi el-Abiod.
16

L’agriculture est attestée dans toute la région (Mauritanie, dans l’Aïr au Niger) mais
on ignore la date précise.
Néanmoins, les anciennes activités comme la chasse n’ont jamais cessé d’être pratiquées,
comme le montrent l’abondance de flèches, les restes de cuisine et l’art rupestre.
Enfin, le sentiment artistique exprime en plus de ces modes vie ci-dessus, des pratiques
funéraires et religieuses (tombes construites, modes d’enterrement).
En outre, la fin du néolithique en Afrique de l’ouest sera marqué par deux métallurgies
différentes : le cuivre et le fer. Le cuivre est produit dans la région d’Agadès au Niger et
en Mauritanie(Akoujt), il ya environ 3000ans. Quant à la métallurgie du fer, elle est connue
au Niger, il ya plus de 3000ans et plus tard dans l’ensemble de la région environ 2000ans.

III-La préhistoire au Burkina Faso.

III-1-le paléolithique au Burkina Faso.

Le paléolithique, période la plus ancienne de l’histoire de l’humanité, est mal connue


au BF. Jusqu’à présent, aucun fossile humain daté du paléolithique n’a été retrouvé sur ce
territoire. Cependant, ce pays dispose de nombreux vestiges témoins de la présence de
l’homme paléolithique dans plusieurs régions. Ainsi on a découvert à Sindou et en Arbinda
des choppers, des choppingtools, des hachereaux qui sont des outils taillés dans des
roches. D’autres outils comme les bifaces ont été découverts sur les sites de Yatenga, de
Dori et dans le Sud-est. Ces outils relèvent de la civilisation de l’Homo erectus au cours
du Early Stone Age ou paléolithique inferieur. Enfin, le site de Maadaga dans le
Gobnangou a livré un outillage lithique (racloires) appartenant au Middle Stone Age ou
Paléolithique moyen ; époque de l’Homo Sapiens.
La fin du paléolithique est marquée par les cultures microlitiques dont plusieurs sites
sont connus au BF. Les sites du Yatenga, de Dori, sont couverts de lames, lamelles, micro
pointes, burins, datés entre 6000 et 2000 av JC.
Tous ces vestiges ont permis de connaitre les genres de vie de ces hommes. Il s’est agit
essentiellement de la chasse-cueillette-pèche.
III-2- Le néolithique au Burkina Faso
Le néolithique ou l’âge de la pierre polie est une période importante dans l’histoire
de l’humanité. Cette période est également mal connue au BF. Les auteurs ne s’entendent
pas sur la caractérisation de cette période au BF. Ceux qui soutiennent que l’économie de
17

production est le principal critère pour parler de néolithique, pensent que le pays n’a pas
connu cette période, a cause de l’absence de preuves archéologiques de domestication des
plantes, d’animaux et d’une vie sédentaire.
D’autres archéologues au contraire estime que le néolithique a bel et bien existé au
BF en témoigne la présence d’un outillage de type néolithique. Ainsi en 1972-73, les
fouilles effectuées par le Nigérian AndahBassey sur le site de Rim au Yatenga ont permis
de savoir que les populations pratiquaient l’agriculture et l’élevage. Les hommes de ce site
cultivaient le mil, le sorgho et des légumineuses comme le poids de vouandzou. Sur les
sites de Douroula dans la boucle du Mouhoun, de Sindou ; des restes de fonio, de riz, de
mil carbonisés, des ossements de volaille et d’animaux domestiques ont étés retrouvés. Ces
hommes ont pu mener cette vie grâce à un outillage constitué de haches et herminettes
polies, de meules, de flèches, etc. la céramique a également été inventée au cours de cette
période comme le montre les objets de poteries du néolithique de Gandafabo.

Conclusion
18

CHAP III : L’ANTIQUITE AFRICAINE (de -3000 au VII EME siècle après Jésus
Christ)

L’Antiquité, que l’on appelle aussi l’histoire ancienne, est la première des périodes
de l’histoire. Elle s’étale de 3300 avant J.-C. à 476 après J.-C. On décrit l’histoire de
l’humanité comme « antique » à partir du moment où l’homme découvre un
nouveau système de communication : l’écriture. À partir de la découverte de
l’écriture, de grandes civilisations se développent. Les mieux connues ont vécu
autour de la mer Méditerranée : les Mésopotamiens, les Égyptiens, les Grecs, les
Perses et les Romains

Leçon 1 : L’Egypte pharaonique

Introduction

C’est à la suite de l’assèchement du Sahara que l’on assiste à un phénomène de


migration au cours du 1er millénaire vers les points d’eaux, notamment vers la grande
oasis qu’est le Nil. C’est dans cette partie du continent africain que s’est développée
depuis l’antiquité une civilisation ancienne : la civilisation égyptienne. Se fut une
brillante civilisation qui a influencer l’évolution du monde et qui a fait du continent
africain la première puissance mondiale de l’antiquité. Cette civilisation doit son salut
au Nil, à la position géographique du pays et à la stratégie d’organisation mise en place
par les Egyptiens. Elle présente plusieurs caractéristiques tant sur le plan politique, que
socioéconomique et religieux.

I- les origines de l’Egypte pharaonique

1- la nature

La civilisation égyptienne a commencé à se développer autour du Nil, il y a plus de


5 000 ans. C’est en traversant le désert arabique, du sud au nord, que le plus long fleuve du
monde crée, sur les terres d’Égypte, une oasis (une région fertile) large de quelques
kilomètres. Tous les ans, le Nil déborde et dépose sur ses berges des limons fertiles (des
débris permettant à la végétation de pousser), où se développe une végétation dense de
19

papyrus et de lotus, abritant hippopotames, ibis et crocodiles. Ces crues ont cessé il y a peu,
en 1964, avec la construction du barrage d’Assouan. Sans le Nil, l’Égypte ne serait donc
qu’un désert, et la civilisation égyptienne n’aurait probablement pas pu naître. Comme le
souligne l’écrivain grec Hérodote dès le Ve siècle avant J.-C., « l’Égypte est un don du Nil ».

2- les hommes

Avant même que ne commence l’histoire de l’Égypte, les habitants de la vallée du Nil
distinguent deux régions : la Haute-Égypte, au sud, le long du fleuve, et la Basse-Égypte, au
nord, autour de son delta. Les deux régions ont leur dieu protecteur (la déesse vautour
Nekhbet au sud et la déesse cobra Ouadjet au nord) et leurs symboles (le lotus et la couronne
blanche au sud, le papyrus et la couronne rouge au nord). Un peu avant 3000 avant J.-C., le
roi Narmer (un souverain du Sud que la tradition appelle aussi Ménès) réunit la Haute et la
Basse-Égypte en un seul pays. Il est le premier pharaon, premier d’une lignée de souverains
qui va régner pendant plus de 2 500 ans sur le pays.

3- le peuplement

On distingue deux types de peuple constituant le fond de la population autochtone de


l’Egypte. En haute Egypte ou Nubie c’était des populations noires venu du haut Nil. Le
second groupe est constitué de population blanche dite « Lybiens » qui occupaient la Basse
Egypte au Nord. Le peuplement de l’Egypte est lié à l’assèchement du Sahara. Des métissages
plus ou moins prononcés se sont produits entre ces différents peuples, ce qui va donner un
peuple très composite. Ce pendant ce peuple reste tout de même africain. Mais les
représentations figurées par les peintures ou les sculptures nous montrent des types très
différents du noir.

II- l’évolution politique de l’Egypte pharaonique


1- le caractère de l’Histoire de l’Egypte

C’est la plus vieille histoire du monde. Elle commence aux environs de 3000
ans av.J.C. les Egyptiens ont mis au point leur système d’écriture avant cette date.
L’écriture égyptienne était composée de signes appelé HIEROGLYPHES. Ces signes
représentent des hommes, des animaux, des objets, des plantes, etc. chaque image
correspond à un symbole. Les anciens égyptiens écrivaient sur du Papyrus.
20

2- Les sources de l’histoire égyptienne

Pendant très longtemps on ne connaissait l’histoire de l’Egypte que par les


écrits de quelques écrivains grecs et la Bible. Aujourd’hui, nous connaissons mieux cette
histoire grâce aux archéologiques et surtout les découvertes de Champollion. En effet le 14
Septembre 1822 le français Jean Champollion arrive à déchiffrer les HIEROGLIPHES
permettant ainsi la lecture de très nombreux textes égyptiens de l’antiquité. Tous les
moyens qui ont été mis en œuvre pour la connaissance de l’histoire de l’Egypte antique
constituent une science appelés Egyptologie.

3- Les grandes périodes de l’Histoire Egyptienne

Au début de son Histoire, l’Egypte n’avait pas d’unité politique. Elle comprenait
plusieurs régions indépendantes (Haute, Basse Egypte). C’est vers 3200 av.J.C qu’un
souverain de la Haute Egypte Ménès réussit l’unification de l’Egypte. C’est en ce moment
que commence une ère de prospérité et de grandeur qui va durer près de 20 siècles. Cette
ère se divise en 3 périodes.

L’Ancien Empire

L’Ancien Empire s’étend de 2649 à 2152 avant J.-C. Rapidement après l’unification du pays
par Narmer, le pouvoir des pharaons se renforce ; le souverain est l’incarnation des dieux
Horus et Osiris sur Terre. Les pharaons installent leur capitale à Memphis, ville nouvelle
située à la jonction entre la Haute et la Basse-Égypte, et font bâtir des pyramides. L’ancien
empire correspond au règne de grands pharaons comme Khéops, Khéphren, et Mykérinos.

Le pays prospère, notamment grâce au commerce ; les navigateurs égyptiens explorent le


continent africain jusqu’à l’actuelle Somalie. Les sciences (astronomie et médecine) se
développent ; par exemple, ce sont les astronomes de Memphis qui créent le calendrier
solaire fondé sur une année de 365 jours. À la fin de l’Ancien Empire, le pouvoir des
pharaons s’effondre. Commence alors une période intermédiaire longue d’une centaine
d’années pendant laquelle le pays se divise, soumis aux invasions. Plusieurs souverains
tentent de reprendre le contrôle du pays.

Le Moyen Empire
21

C’est à Thèbes, en Haute-Égypte, que naît le Moyen Empire. Pendant cette période,
qui dure de 2065 à 1781 avant J.-C., le pouvoir du pharaon se renforce : le souverain recrée
une administration puissante au sein de laquelle les scribes (des fonctionnaires sachant écrire
les hiéroglyphes) prennent de l’importance. La littérature, l’architecture, l’art se développent
et se raffinent. L’Égypte vit dans l’unité et la prospérité pendant environ trois siècles, lorsque
de nouveaux troubles apparaissent : des envahisseurs venus d’Asie, les Hyksos, bien armés et
équipés de chars et de chevaux, envahissent toute l’Égypte du Nord. Le Sud, autour de
Thèbes, résiste et le pays est finalement réunifié par les pharaons Kamosis et Amosis Ier.

Le Nouvel Empire

Pendant le Nouvel Empire (de 1550 à 1075 avant J.-C.), Thèbes est toujours la
capitale de l’Égypte. L’Égypte entre dans une époque de puissance, d’expansion et de
prospérité, en particulier sous les règnes de la reine Hatchepsout et des pharaons
Thoutmosis III, Aménophis III, Ramsès II .Le pays s’étend jusqu’à la Syrie au Nord-Est, et
à l’Éthiopie au Sud.

4- Le déclin

Le nouvel empire va disparaitre à cause des rivalités entre le pouvoir royal et le


clergé (ensemble du corps religieux.). Ces rivalités affaiblissent le pouvoir central. Dans cette
rivalité, l’Egypte ne peut résister aux invasions des peuples barbares.

Dès -1085, l’Egypte connaitra une longue période de déclin. Elle sera successivement
dominée par le Nubiens, puis les Assyriens (-663), les Perses (-525), les Grecs conduit par
Alexandre le Grand (-333), les romains (31) suivi par les Byzantins et les Arabes. Ainsi
prenait fin 3000 ans d’une prestigieuse Histoire.

III- la civilisation égyptienne.


1- l’organisation sociopolitique

La société Egyptienne à l’époque des pharaons est très hiérarchisée. Chaque catégorie de
personne a un rôle très précis à accomplir : le peuple travail, les prêtres prient, etc. placer au
sommet de cette société, le pharaon est un souverain absolu qui est assimilé a un Dieu

a- Le pharaon
22

Le pharaon est considéré comme l’incarnation des dieux égyptiens sur la Terre. On lui
reconnaît des pouvoirs magiques, par exemple gérer les crues du Nil. Le pharaon dirige
toutes les affaires du royaume (administration, économie, etc.) ; son pouvoir est donc
absolu et centralisé. Après sa mort, ses actions sont jugées par les dieux ; si le jugement lui
est favorable, le pharaon reçoit un culte.
b- Les prêtres

Les prêtres servent d’intermédiaires entre les hommes et les multiples dieux égyptiens. Ils
disposent donc d’un pouvoir spirituel. Ils jouissent aussi d’un pouvoir économique grâce
aux donations et aux offrandes faites aux dieux.

c- Les scribes

Parce qu’ils connaissent les hiéroglyphes, les scribes disposent d’un prestige particulier. Ils
sont fonctionnaires du pharaon ou attachés au culte d’un dieu. Ils gèrent le trésor royal,
perçoivent les impôts et gouvernent les villes. Le plus important des scribes s’appelle le vizir ;
c’est en quelque sorte le bras droit du pharaon.

d- Les artisans et les paysans

Les artisans et les paysans correspondent à 90 % de la population égyptienne. Ils sont


lourdement imposés et doivent reverser au pharaon environ la moitié de leurs récoltes. En
hiver, ils travaillent sur les chantiers des palais, des temples et des tombeaux.

e- Les peuples soumis

Les peuples soumis, les prisonniers et les esclaves travaillent dans les carrières et dans les
mines de pierres précieuses. Grâce à leur travail, les palais, les temples et les tombeaux sont
richement décorés.

2- l’organisation économique.

L’économie de l’Egypte antique s’organise essentiellement autour du commerce, de


l’agriculture et de l’artisanat.
Au niveau commercial, les égyptiens avaient établi des relations commerciales avec
leurs voisins pour obtenir des produits exotiques et rares qu’on ne peut trouver en Egypte.
Ainsi, ils mettent en place une route commerciale avec la Nubie et Canaan pour obtenir
23

de l'or et de l'encens. Ils établissent également des liens commerciaux avec la Palestine.
L'Égypte se repose aussi sur le commerce avec l'Anatolie pour acheter de l'étain ainsi que
des réserves supplémentaires de cuivre, nécessaires à la fabrication du bronze. Pour
équilibrer sa balance commerciale, l'Égypte exporte surtout des céréales, du lin, du
papyrus, ainsi que d'autres produits finis parmi lesquels du verre et des objets en pierre.
L’agriculture égyptienne connaît un grand succès pendant l'Antiquité en raison d'une
combinaison de facteurs géographiques favorables, au premier rang desquels on peut citer
la fertilité du sol résultant des inondations annuelles du Nil. L'agriculture de l'Égypte est
largement tributaire du cycle du Nil.

3- le rôle de la religion

Les hommes de l’Égypte ancienne croient en de nombreux dieux. On appelle cela le


polythéisme. Les dieux sont chargés de maintenir l’équilibre de l’univers. Ils veillent
aussi à la crue du Nil qui permet chaque année d’obtenir de bonnes récoltes.

La religion occupe une place très importante dans la vie des Égyptiens. Chaque
grande ville possède ses propres dieux, mais le dieu du Soleil, Rê, est vénéré partout.

LES DIEUX ÉGYPTIENS

Le plus important des dieux égyptiens est Rê, le Soleil. Parmi les autres grands dieux se
trouvent Horus, le dieu du Ciel, Osiris, le dieu des Morts, et Thot, le dieu de la Lune et de
la Magie. Les plus grandes déesses sont Isis, la déesse de la Fertilité, Maât, la déesse de la
Justice, et Hathor, la déesse de l’Amour et de la Joie. Chaque ville vénère un ou plusieurs
dieux en particulier, et chaque activité a son propre dieu. Par exemple, Ptah est le dieu des
artisans et Thot, celui de l’écriture.

2- l’art égyptien.

L’art égyptien est essentiellement consacré à la religion et au pharaon (considéré comme


un dieu vivant). Les édifices les plus connus de l’Égypte ancienne sont les pyramides, qui
ont servi de tombeaux aux premiers pharaons. L’une des caractéristiques de l’art égyptien
est la représentation des personnages peints sur les parois des tombeaux

a- L’architecture
24

L’architecture est l’art de construire des bâtiments, des édifices. Elle exprime un
sentiment de grandeur dû au goût instinctif des artisans et au paysage égyptien. Cette
architecture se traduit par des formes géométriques et des effets de masse. Les matériaux
utilisés étaient le calcaire, le granite, l’albâtre. Ex : les tombeaux, les temples

1- La peinture et la sculpture

Les dieux et les déesses de l’Ancienne Égypte sont souvent représentés, dans les peintures et
les sculptures, avec un corps humain et une tête d’animal, ou parfois entièrement sous la
forme d’un animal.

→ le dieu Thot a une tête d’ibis (un oiseau au bec fin et recourbé) ;

→ la déesse Hathor prend l’apparence d’une femme à la tête de vache, d’une femme portant
des cornes de vache ou d’une vache ;

→ la déesse Bastet (qui était à l’origine représentée sous la forme d’une femme à tête de
félin) prend le plus souvent la forme d’un chat.

Certains dieux sont aussi coiffés d’une couronne, de plumes ou du disque solaire (un cercle
symbolisant le soleil). Ils sont souvent accompagnés d’objets qui permettent de les
reconnaître. Certains, par exemple, portent la croix ankh, symbole d’éternité. Osiris porte
dans ses mains le sceptre et le fouet qui représentent le pouvoir royal.

Conclusion
La vallée du Nil a été peuplée suite à l’assèchement du Sahara à partir de 3500 avant
J.C. ce peuplement entraina une concentration de populations partagées entre deux
royaumes : la Haute Egypte au sud et la Basse Egypte au nord. Il fallut attendre vers 3200
avant J.C. pour que Narmer puisse unifier les deux royaumes. Ainsi débute une longue et
brillante civilisation qui, qui dans son évolution passe par quatre époques principales avant
tomber en décadence.
25

Leçon 2 : Les rapports entre l’Egypte et le reste du monde

Introduction
L’Egypte entant que puissance mondiale de l’antiquité a entretenu des rapports
d’abord avec ses voisins puis ensuite avec le reste du monde. Berceau de toute science et
de toute sagesse, l’Egypte pharaonique a également légué à l’humanité un précieux
héritage dans plusieurs domaines tels l’économie, la politique, la culture, la science, etc.

I- les rapports politique, économique et social entre l’Egypte, la


Nubie et Aksoum.
1- les rapports économique, politique et social entre l’Egypte et la
Nubie.

La Nubie correspondant aujourd’hui au Soudan et au sud de l’Égypte.


L’Egypte a eu des relations avec la Nubie depuis la période de l’ancien empire. En effet,
sur le plan politique le Pharaon Djoser fut le 1er roi égyptien à pénétrer en Nubie à cause de
l’or. Durant toutes les périodes stables politiquement, la Nubie a toujours été occupée et
dominée par l’Egypte.

Au plan économique, la Nubie a été le 1er partenaire commercial de l’Egypte. Les


échanges ont porté sur l’or, l’ivoire, le bois d’ébène, les peaux de léopard. Les égyptiens
offraient aux nubiens des étoffes de lin, de la faïence, des perles et du papyrus.

Sur le plan social, il ya eu des échanges culturels et religieux entre ses deux pays.
Des temples, des pyramides et d’autres monuments ont été construits en Nubie égyptienne.

2- les rapports politique, économique et social entre l’Egypte et


Aksoum.

Le royaume d’Axoum est l’ancêtre de l’Ethiopie ancienne. Ses origines remontent dans
l’antiquité. Il est aussi appelé pays de Pount. Les égyptiens ont pu l’atteindre par voie de
terre en suivant la vallée de l’Atbara ou par cabotage le long de la côte de la mer rouge.
Les rapports, entre l’Egypte et ce pays appelé « terre des dieux », furent essentiellement
26

commerciaux. Le commerce avec le pays de Pount fournit des résines aromatiques, de l'or,
de l'ébène, de l'ivoire, des esclaves et des animaux sauvages tels que des singes et des
babouins.

II- l’héritage de l’Egypte pharaonique.

II-1- la religion et l’art.


Sur le plan religieux, les cultes aux dieux égyptiens notamment le culte à Osiris et à
Isis font leur pénétration en Grèce. En effet, le culte à Osiris, ce dieu mort et ressuscité qui
promet l’immortalité, répondait aux attentes des grecs.
De même, les dieux comme Osiris et Isis, Amon, étaient vénérés les pays de Koush
et Axoum qui ont bâti des civilisations semblables à celle de l’Egypte.
La trinité (le Père-le fils et le Saint Esprit) du catholicisme a été inspirée de celle
égyptienne: Osiris-Isis-Orus.
Sur le plan artistique, les temples et les pyramides de Méroé témoigne de l’héritage
égyptien. Selon Champollion, les Grecs sont beaucoup redevables à l’Egypte dans le
domaine de l’architecture car leurs œuvres sont d’une inspiration égyptienne.

II-2- L’écriture et la philosophie


Selon Champollion, l’Europe doit son système d’écriture à l’Egypte. A ce effet il disait:
« L’Europe qui reçu de la vieille Egypte les éléments des sciences et des arts, lui devrait
encore l’inappréciable bienfait de l’écriture alphabétique »
En ce qui concerne la philosophie, l’histoire retient que les illustres philosophes Grecs
comme Platon, Aristote, ont fait leurs premiers pas auprès des sages égyptiens dans le but
de comprendre et d’interpréter les monuments égyptiens. C’est ce qui marqué le début des
doctrines philosophiques de la Grèce. C’est pourquoi Champollion affirmait que l’école
platonicienne n’est que l’égyptianisme sorti des sanctuaires de Saïs.
II-3- la médecine.
La connaissance en médecine est l’une des plus importantes contributions que les
égyptiens ont faite aux Grecs et par extension au reste du monde. C’est auprès des maîtres
égyptiens que les Grecs ont appris la thérapeutie de certaines maladies, l’usage des
suppositoires, la pratique des massages, la purge, l’inhalation. En pharmacologie, les
égyptiens avaient été les maîtres des Grecs. En Chirurgie, les égyptiens ont joué le rôle de
27

pionniers et cela à partir de la momification. Grâce à cette momification, ils ont pu


comprendre très tôt le fonctionnement du l’organisme humain.
II-4- Les mathématiques.
Pour ce qui concerne les Maths, Hérodote disait que : « C’est de l’Egypte que les Grecs
ont reçu la géométrie. » Thalès avait appris la géométrie et l’astronomie auprès des
égyptiens. Et c’est sur le conseil de Thalès que Pythagore a effectué son voyage en Egypte
où il a appris la géométrie; ces biographes mentionnent que c’est auprès des prêtres de
Memphis et Thèbes qu’il a appris la géométrie. De ce fait, l’Egypte a joué le rôle
d’éducateur pou les Grecs et pour le reste du monde.
Conclusion
L’Egypte pharaonique a bâti la plus brillante civilisation du monde
antique. Il a établit des rapports politiques, économiques et sociaux avec ses voisins
comme la Nubie, Koush, Axoum, Pount et le reste du monde. Ces pays ont bâti leurs
propres civilisations en s’appuyant sur le modèle égyptien. Le fait important, c’est que
l’Egypte a légué à l’humanité un précieux héritage dans les domaines de la médecine, les
mathématiques, la philosophie, l’architecture, etc.
28

FICHE PEDAGOGIQUE
I. IDENTIFICATION
1- Date :
2- Etablissement :
3- Classe : 2nd Effectif total :………Garçons :…………………Filles :…
4- Matière : Histoire
5- Chapitre N°III Intitulé : L’AFRIQUE DE -3000 AVANT JESUS CHRIST AU
VIIe SIECLE APRES JESUS CHRST
6- Leçon N° 3 : Intitulé : la métallurgie en Afrique et ses conséquences
7- Durée de la leçon : 2x55mn
8- Notions et concepts essentiels :………………………………………………………

II. DEROULEMENT DE LA SEANCE

1) Contrôle des présences : par rangée avec l’aide des élèves

2) Rappel de la leçon précédente

Q1- déterminer les rapports économique, politique et social entre l’Egypte et la Nubie.

Q2- Identifier l’héritage (politique, culturel et économique) de l’Egypte pharaonique

pour l’Afrique et le reste du monde

3) Motivation

Prof : y a –il des forgerons dans la classe ?


Elèves : oui
Prof : en quoi consiste le travail des forgerons ?
Elèves : à fabriquer des dabas, des pioches, des couteaux
Prof : quelle est l’utilité des ces outils ?
Elèves : ces outils permettent aux hommes de travailler
Prof : quelle matière utilisent-ils pour la fabrication des ces outils ?
Elèves : le fer
Prof : bien, notre leçon du jour portera sur le travail du fer et ses conséquences
sur les activités des hommes
Déroulement détaillée de la leçon
29

La métallurgie en Afrique et ses conséquences

Introduction

La découverte de la métallurgie a été très importante pour les civilisations antiques et


de celle d’aujourd’hui. Son origine reste mystérieuse et est à l’origine de plusieurs thèses.
La maîtrise de la métallurgie du fer a eu plusieurs conséquences sur l’évolution des
activités des hommes. Au cours de cette leçon, nous verrons l’origine et la diffusion de la
métallurgie en Afrique, puis les conséquences socioéconomiques, culturelles et politiques
du travail du fer en Afrique.

I- la problématique de l’origine et de la diffusion de la métallurgie


ancienne en Afrique.
OG I : Comprendre la problématique de l’origine et de la diffusion de la métallurgie
ancienne en Afrique.
A la fin de la leçon, l’élève de la classe de 2de sera capable de :
OS 1 : expliquer les hypothèses diffusionnistes du fer en Afrique.
OS 2 : expliquer la thèse de l’auto découverte du fer en Afrique.

- moyens :………………………………………………….
-méthode 1 : interrogative
Techniques : questionnements
-Méthode 2 : magistrale
Technique : exposé du prof
1- hypothèse diffusionniste du fer en Afrique
-Activités de l’enseignant et des élèves
Prof : distribution du document n°1
Elèves : lecture silencieuse puis à haute voix par un élève
Prof : quelle est la nature du document ?
Elèves : un texte
Prof : de quoi est-il question dans ce texte ?
Elèves : origine de la métallurgie du fer
Prof : quelle est donc son origine selon le texte ?
30

Elèves : la théorie diffusionniste dit que les Hittites sont les inventeurs de la
métallurgie du fer et que Anatolie est son lieu d’apparition. Mais, aujourd'hui
cette théorie est abandonnée en raison des nombreuses découvertes et datations
qui laissent à penser que la métallurgie du fer a été mise au point de façon
autonome dans différentes parties du monde (Afrique, Inde, Asie, Proche-Orient,
Europe)
Prof : qu’entendez-vous par théorie diffusionniste ?
Elèves : cela veut dire que la métallurgie de fer a été inventé par les Hittites en
Anatolie avant de se rependre (diffuser) partout dans le monde d’où son arrivée
en Afrique
-Trace écrite indicative
Selon l’hypothèse diffusionniste, la métallurgie de fer a été inventé par les
Hittites en Anatolie avant de se rependre (diffuser) partout dans le monde d’où
son arrivée en Afrique

2- I la thèse de l’auto-découverte du fer en Afrique.


-Activités de l’enseignant et des élèves

Exploitation du document n°1


Prof : vous aviez dit que selon le texte, la théorie diffusionniste a été abandonnée en
raison des nombreuses découvertes et datations qui laissent penser que la métallurgie du
fer a été mise au point de façon autonome dans différentes parties du monde (Afrique,
Inde, Asie, Proche-Orient, Europe). Qu’entendez-vous par façon autonome ?
Elèves : cela veut dire que chaque société a découvert le travail du fer d’elle-même. Par
exemple les européens, les indiens, les africains.
SC : bien, effectivement d’aucun pense que la découverte de la métallurgie du fer n’a pas
d’origine fixe. Chaque société a fait une auto-decouverte. Lorsque vous lisez l’histoire
générale de l’Afrique de l’UNESCO, volume I il se dégage trois théories de la diffusion du
fer en Afrique.
La première théorie souligne l’importance de la métallurgie du fer à Méroé. La diffusion du
fer se serait faite à partir de cette région dès le 6ème siècle av.J.C en direction du sud et du lac
Tchad. La 2ème théorie pense que la diffusion du fer se serait faite à partir de l’Afrique
orientale et du nord de l’Afrique avec surtout les Bantous. La 3ème théorie affirme que la
découverte de la technique du fer se serait faite spontanément et simultanément en divers coin
en Afrique et à partir de ces centres la technique aurait été transmise à d’autres peuples,
31

surtout avec les découvertes des poteries et des céramiques en Afrique orientale (Kenya,
Ouganda, Rwanda, Burundi, Tanzanie) et centrale (Zaîre, Kivu). C’est la théorie de l’auto
découverte.

-Trace écrite indicative


La théorie de l’auto-découverte stipule qu’en raison des nombreuses découvertes et
datations récentes, laissent penser que la métallurgie du fer a été mise au point de façon
autonome dans différentes parties du monde (Afrique, Inde, Asie, Proche-Orient, Europe).
Cependant dans l’histoire générale de l’Afrique (deuxième volume), on révèle trois
théories :

- La première théorie souligne l’importance de la métallurgie du fer à Méroé. La


diffusion du fer se serait faite à partir de cette région dès le 6ème siècle av.J.C en
direction du sud et du lac Tchad.
- La 2ème théorie pense que la diffusion du fer se serait faite à partir de l’Afrique
orientale et du nord de l’Afrique avec surtout les Bantous.
- La 3ème théorie affirme que la découverte de la technique du fer se serait faite
spontanément et simultanément en divers coin en Afrique et à partir de ces centres la
technique aurait été transmise à d’autres peuples, surtout avec les découvertes des
poteries et des céramiques en Afrique orientale (Kenya, Ouganda, Rwanda, Burundi,
Tanzanie) et centrale (Zaîre, Kivu).

Evaluation partielle de la première partie

QP : expliquez la thèse diffusionniste de la métallurgie du fer

RA : Selon l’hypothèse diffusionniste, la métallurgie de fer a été inventé par les


Hittites en Anatolie avant de se rependre (diffuser) partout dans le monde.

QP : expliquer la thèse de l’auto-découverte de la métallurgie du fer en Afrique.

RA : La théorie de l’auto-découverte stipule qu’en raison des nombreuses


découvertes et datations récentes, laissent penser que la métallurgie du fer a été
mise au point de façon autonome dans différentes parties du monde (Afrique,
Inde, Asie, Proche-Orient, Europe).

II- les conséquences socioéconomiques, culturelles et politiques


du travail du fer en Afrique
32

OG II : Analyser les conséquences socioéconomiques, culturelles et politiques du


travail du fer en Afrique.
A la fin de la leçon, l’élève de la classe de 2de sera capable de :
OS 1 : décrire les conséquences socioéconomiques.
OS 2 : décrire les conséquences culturelles.
OS 3 : décrire les conséquences politiques.
- moyens :……………………………………………..

méthode 1 : interrogative

Techniques : questionnements

-Méthode 2 :magistrale

Techniques : exposé du prof

1-les conséquences socio-économiques

-Activités de l’enseignant et des élèves

Prof : distribution du document n°2

Elèves : lecture silencieuse suivie d’une lecture à haute voix par un élèves

Prof : quelle est la nature du document ?

Elèves : un texte

Prof : quelle est la source du document ?

Elèves : Histoire des premiers hommes à l’islam, p.68

Prof : de quoi parle le texte ?

Elèves : Les conséquences de la diffusion du fer

Prof : d’après le texte, relevez les conséquences socio-économiques de la


diffusion de la métallurgie

Elèves : naissance des forgerons qui fabriquent des outils pour l’agriculture. Ces objets
permettent la production agricole d’où l’amélioration des conditions de vie. Ces outils ont
permis à ceux qui maitrisaient la technique du travail du fer de devenir riche.
33

-Trace écrite indicative

L’usage des métaux va au fur et à mesure modifier le genre de vie des hommes. Ainsi le
métier de forgeron naît et les forgerons fabriquent des objets, outils et armes. Ces
nouveaux objets ont facilité les activités de pêche, de chasse et d’agriculture. Ainsi,
l’augmentation de la production agricole a permis l’amélioration de la vie quotidienne et a
permis à ceux qui maitrisaient la technique de devenir riche.

2-les conséquences culturelles

-Activités de l’enseignant et des élèves

Prof : d’après le document n°2, relevez les éléments qui montrent que la
diffusion du fer a eu des conséquences culturelles sur la vie des hommes

Elèves : la métallurgie a crée une caste dans la société qui est celle des
forgerons et le travail de fer était gardé en secret par les familles royales.

Prof : en dehors de leur rôle de forge, est-ce que les forgerons ont aussi d’autre
rôles dans la société ?

Elèves : oui, les forgerons jouent aussi le rôle de conciliateur. Par exemple,
on fait appel a un forgeron lorsque la foudre s’abat sur un objet ou autre chose.

-Trace écrite indicative

Le secret de la métallurgie était gardé jalousement par les familles royales.


Avec le temps, apparait la caste (classe sociale possédant des privilèges exclusifs) des
forgerons. Les forgerons jouent aussi le rôle de conciliateur dont on ne peut se dérober. Par
exemple, on fait appel à un forgeron lorsque la foudre s’abat sur un objet ou une personne
autre chose.

3- les conséquences politiques

Activités du prof et des élèves

Prof : d’après le document n°2, relevez les éléments qui montrent que la diffusion du fer
a eu des conséquences politiques sur la vie des hommes.
34

Elèves : fabrication d’armes, formation des Etats, des royaumes

Trace écrite indicative

En permettant la constitution d’armées puissantes, l’introduction du fer favorisait la


constitution des tribus en états. Le peuple qui avait la maîtrise du travail des métaux ont
dominé les peuples qui n’avaient pas d’armes en fer. Ainsi, les Bantous qui vivaient entre
le lac Tchad et le Niger ont migré vers le sud et l’est du continent. Maitrisant la technique
de la métallurgie du fer, ils ont dominé et assimilé les peuples qu’ils rencontraient. Leur
migration a aussi joué un rôle important dans la diffusion du fer en Afrique. L’emploi
d’armement en fer a permis la constitution de grands royaumes au détriment des peuples
faibles et moins évolués.

Evaluation partielle

QP : quelles ont été les conséquences de la diffusion du fer en Afrique sur le plan
socioéconomique, politique et culturelle

RA : confère trace écrite indicative

Conclusion de la leçon

La maîtrise de la métallurgie du fer a permis une évolution rapide des peuples de l’antiquité. De
nos jours, elle a encore une importance incontestée.

5- CONSIGNE POUR TRAVAIL DE CONSOLIDATION DES ACQUIS


6- Remplissage des cahiers de textes et des absences par la signature du cahier prévu à cet effet

7- Bibliographie indicative (lister les ouvrages exploités pour préparer la leçon)

- Histoire des premiers hommes à l’islam (1965), Nathan, 223p.


- Encarta 2008
- Histoire Générale de l’Afrique : Méthodologie et préhistoire africaine, UNESCO, 847P.
35

Document n°1

La théorie diffusionniste largement répandue qui faisait des Hittites les inventeurs de
la métallurgie du fer et du centre de l’Anatolie son lieu d’apparition, est aujourd'hui
pratiquement abandonné en raison des nombreuses découvertes et datations qui laissent à
penser que celle-ci a été mise au point de façon autonome dans différentes parties du monde
(Afrique, Inde, Asie, Proche-Orient, Europe).
Le monde grec utilise le fer à partir de 1000 av. J.-C. En Europe occidentale, l’âge du
fer débute vers 750 av. J.-C. En Europe septentrionale, il commence vers 500 av. J.-C. La fin
de l’âge du fer est fixée à des dates variables selon les pays, qui correspondent à la formation
et à l’expansion des civilisations grecque ou romaine (voir Antiquité). Le fer est présent à
partir du IIe millénaire av. J.-C. au Proche-Orient et en Égypte, vers 1100 av. J.-C. en Inde,
peu avant 500 av. J.-C en Chine. En Afrique intertropicale, la métallurgie du fer était
pratiquée au moins dès le Xe siècle av. J.-C.

Microsoft Encarta 2008

Vocabulaire : Anatolie : région de l'ouest de l'Asie, qui désignait dans l'Antiquité l'Asie
Mineure, et qui recouvre aujourd'hui l'ensemble de la Turquie d'Asie. Hittites :
(peuple), (hébreux, Hittim), peuple antique de l'Anatolie centrale, habitant le pays de Hatti.
36

Document n°2

Les conséquences de la diffusion du fer

L’usage des métaux marque un pas décisif dans l’histoire des techniques. Par les
métaux, le fer était, par ses qualités particulières, il est résistant, léger par rapport au bronze,
relativement malléables, et de fabrication peu couteuse, tout à fait privilégié. Grace au fer,
l’agriculture fit tout de suite des progrès décisifs. Mais les pays producteurs devaient avoir à
la fois du minerais et du bois. C’était le cas de Méroé. On fabriquait alors le fer dans de hauts
fourneaux sommaires, petits fours à bois de forme circulaire, en pierre ou en argile. Les pays
de métallurgie étaient donc en même temps des pays de forêt.
Les charrues à soc métallique permirent à certaines populations de devenir grandes
productrice de céréales. Méroé devint ainsi un centre de production de blé très actif dans les
plaines de Dongola. On y construisit de vastes greniers, et le commerce du blé se fit à
l’échelle internationale.
Une autre conséquence de l’introduction de la métallurgie fut l’apparition d’une
nouvelle classe qui devint très vite, dans les sociétés noires, une caste, celle des forgerons.
Celui qui savait travailler le fer avait une puissance, un pouvoir social évident. il obtenait ainsi
dans la tribu ou dans la cité un rang privilégié.
Enfin la fabrication du métal avait autant d’importance, pour les sociétés primitives,
que peut en avoir aujourd’hui la fabrication des bombes atomiques. Celui qui avait la
possibilité d’équiper son armée avec des armes en fer l’emportait forcement au combat. Les
secrets étaient donc farouchement protégés, et les familles royales veillaient personnellement
à cette protection.
En permettant la constitution d’armées puissantes, au tir efficace, l’introduction du fer
favorisait la constitution des tribus en états. La fabrication du minerai impliquait une
spécialisation des artisans, la création des classes sociales plus différenciées. L’utilisation des
outils en fer permettait d’accroitre la puissance économique du pays. Il avait plus de richesse,
et plus d’organisation. Les tribus ne gagnaient rien à vivre isolées, elles avaient intérêt à se
rassembler pour bénéficier de la richesse d’un Etat, de la protection d’une armée commune.
La diffusion du fer aida à la constitution d’un grand nombre de royaumes en Afrique,[…]
Histoire des premiers hommes à l’islam, P67-68
37

FICHE PEDAGOGIQUE
III. IDENTIFICATION

9- Date : ………………

10- Etablissement : …………………………………

11- Classe : 2nd Effectif total :…………Garçons :…………Filles :………

12- Matière : Histoire

13- Chapitre N° III : Intitulé :

14- Leçon N°4 : Intitulé : l’Afrique a la veille de la pénétration musulmane

15- Durée de la leçon : 2x55mn………………………………

16- Notions et concepts essentiels :…………………………

IV. DEROULEMENT DE LA SEANCE

1) Contrôle des présences : par rangée et avec l’aide des élèves

2) Rappel de la leçon précédente

QP : expliquer la thèse de l’auto-découverte de la métallurgie du fer en


Afrique.

RA : La théorie de l’auto-découverte stipule qu’en raison des nombreuses


découvertes et datations récentes, laissent penser que la métallurgie du fer a été
mise au point de façon autonome dans différentes parties du monde (Afrique,
Inde, Asie, Proche-Orient, Europe).

QP : quelles ont été les conséquences de la diffusion du fer en Afrique sur


le plan socioéconomique, politique et culturelle

Conséquences socioéconomiques : l’usage des métaux va au fur et à mesure modifier le


genre de vie des hommes. Ainsi le métier de forgeron naît et les forgerons fabriquent des
objets, outils et armes. Ces nouveaux objets ont facilité les activités de pêche, de chasse et
38

d’agriculture. Ainsi, l’augmentation de la production agricole a permis l’amélioration de la


vie quotidienne et a permis à ceux qui maitrisaient la technique de devenir riche.

4) Motivation :
Prof : citez les différentes religions que l’on rencontre en Afrique
Elèves : Islam, christianisme, animisme
Prof : pouvez-vous citez par ordre chronologique l’arrivée des religions en
Afrique ?
Elèves : animisme, christianisme, islam
Prof : bien, pour la leçon du jour, nous allons étudier l’Afrique à la veille de la
pénétration de l’islam

5) Déroulement détaillée de la leçon

L’Afrique a la veille de la pénétration musulmane

Introduction

I- les échanges et les migrations en Afrique


OG I : Analyser les échanges et les migrations en Afrique.
A la fin de la leçon, l’élève de la classe de 2de sera capable de :
OS 1 : d’écrire les échanges commerciaux en Afrique
OS 2 : d’écrire les migrations en Afrique.

- moyens :………………………………………………………………

-méthode 1 : interrogative

Technique : questionnements

-Méthode 2 : magistrale

Technique : exposé du prof

1-les échanges commerciaux


39

-Activités de l’enseignant et des élèves

Prof : distribution du document n°1

Elèves : lecture silencieuse puis à haute voix par un élève

Prof : quelle est la nature du document ?

Elèves : un texte

Prof : de quoi parle le texte ?

Elèves : des échanges commerciaux

Prof : comment se faisaient ces échanges ?

Elèves : Le commerce est structuré par les fleuves Sénégal et Niger sur lesquels
des pirogues assurent le trafic vers le nord. Ces échanges se faisaient à l’aide des
chameaux et des baudets pour la traversée du Sahara.

Prof : quelles monnaies étaient utilisées pour les échanges ?


Elèves : le cauris, le sel, des barres de cuivre, la poudre d’or, le dinar d’or ou le
troc.
Prof : quelle était la base de ce commerce ?
Elèves : Or, sel, esclaves, sont les marchandises qui forment la base du
commerce transsaharien

-Trace écrite indicative


L’or, le sel, les esclaves, sont les marchandises qui forment la base du
commerce en Afrique à la veille de la pénétration musulmane. Le commerce est
structuré par les fleuves Sénégal et Niger sur lesquels des pirogues assurent le
trafic vers le nord. Ces échanges se faisaient à l’aide des chameaux et des
baudets pour la traversée du Sahara. Les cauris, le sel, des barres de cuivre, la
poudre d’or, le dinar d’or ou le troc sont les monnaies d’échange de ce
commerce.

2-la migration

-Activités de l’enseignant et des élèves


40

Prof : distribution du document n°2

Elèves : lecture silencieuse suivie d’une lecture à haute voie par un élève

Prof : quelle est la nature et la source du document ?

Elèves : nature : texte ; source : Histoire des premiers hommes à l’islam, classe de
sixième, P6
Prof : de quoi parle le texte ?
Elèves : L’Afrique au début de 7e siècle
Prof : comment le texte décrit l’Afrique au 7e siècle ?
Elèves : les africains à l’époque migraient beaucoup surtout des côtes vers l’intérieur,
et à l’intérieur d’un lieu à un autre
Prof : quel est les grands axes de cette migration ?
Elèves : les grands axes de pénétration et d’échanges étaient, à l’est, la vallée du Nil,
à l’ouest le désert du Sahara. Vers les sud, les Bantou continuaient leur descente, apportant
avec eux les techniques du fer, refoulant dans la forêt les Boshimans et les Hottentots.
Prof : quel était le sens des migrations à l’intérieur de l’Afrique ?
Elèves : Les itinéraires vont du golf des Syrtes à la vallée du Niger. Mais il y a aussi
des caravanes qui partent d’Afrique du Nord vers la vallée du Niger par l’ouest. Enfin les
contacts caravaniers étaient constants entre la vallée du Nil, à la hauteur de Dongola, et la
boucle du Niger.

-Trace écrite indicative

Les africains à l’époque migraient beaucoup surtout des côtes vers l’intérieur, et de
l’intérieur d’un lieu à un autre. Les grands axes de pénétration et d’échanges sont, à l’est,
la vallée du Nil, à l’ouest le désert du Sahara. Vers le sud, les Bantou continuaient leur
descente, apportant avec eux les techniques du fer, refoulant dans la forêt les Boshimans et
les Hottentots. A l’intérieur, les itinéraires vont du golf des Syrtes à la vallée du Niger.
Mais il y a aussi des caravanes qui partent d’Afrique du Nord vers la vallée du Niger par
l’ouest. Enfin les contacts caravaniers étaient constants entre la vallée du Nil, à la hauteur
de Dongola, et la boucle du Niger.

Evaluation partielle de la première partie

QP :
41

OG 2 : Analyser la carte des religions en Afrique.

A la fin de la leçon, l’élève de la classe de seconde sera capable de :

OS 1 : identifier les zones du Christianisme.

OS 2 : identifier les zones animistes.

c- Intitulé de la deuxième partie


(souligné)…………………………………………………………… ;
Durée :…………………..
-
OG :…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………

-
Os1 :………………………………………………………………………………………………
……………………………………………

-
Os2 :………………………………………………………………………………………………
…………………………………………….

- moyens (matériel et supports à amener en classe)

- méthode
1 :……………………………………………………………………………………………………
……………………………..

Techniques choisies pour mettre en œuvre la méthode adoptée

-Méthode
2 :……………………………………………………………………………………………………
…………………………….

Techniques choisies pour mettre en œuvre la méthode


adoptée :………………………………………………………………..

Intitulé de la sous partie


1 :……………………………………………………………………………………………………
…………
42

-Activités de l’enseignant et des élèves (Que fait l’enseignant et que font les apprenants ?)

-Trace écrite indicative (post primaire). La trace écrite réelle est faite par les élèves en
collaboration avec le professeur

Intitulé de la sous partie


2 :……………………………………………………………………………………………………
…………….

-Activités de l’enseignant et des élèves (Que fait l’enseignant et que font les apprenants ?)

-Trace écrite indicative (post primaire) . La trace écrite réelle est faite par les élèves en
collaboration avec le professeur

Evaluation partielle de la deuxième partie (si elle correspond à un OG) : Porter les items
d’évaluation sur la fiche

e-Conclusion de la leçon (la conclusion met fin à la leçon ; elle est mentionnée sur la fiche)

8- CONSIGNE POUR TRAVAIL DE CONSOLIDATION DES ACQUIS SI LA LECON LE


PERMET (travaux personnels individuels ou collectifs à faire hors de la classe : exercices, lectures
complémentaires, recherche documentaire)

9- Remplissage des cahiers de textes et des absences par la signature du cahier prévu à cet effet

10- Bibliographie indicative (lister les ouvrages exploités pour préparer la leçon)
43

Document n°1

Le commerce intra africain


Le commerce est structuré par les fleuves Sénégal et Niger sur lesquels des pirogues
assurent le trafic. Pour la traversée du Sahara (entre 25 et 50 jours) les chameaux (de 1000 à
12000 par caravane) et les baudets prennent le relais. Plusieurs monnaies sont utilisées: le
cauris (coquillage venant de l’océan Indien), le sel, des barres de cuivre, la poudre d’or, le
dinar d’or ou le troc. Le commerce silencieux ou « à la muette » est fréquent au début du
Moyen Age. Les royaumes sahéliens disposent rarement de ressources sur leur sol. Ils
s’enrichissent en jouant le rôle d’intermédiaires : par exemple l’or du Bambouk et du Tekrour,
dont la provenance précise est soigneusement cachées par les peuples qui exploitent les mines
sont échangés contre le sel du Sahara. Or, sel, esclaves, ces trois marchandises forment la base
du commerce transsaharien.
El Fasi,M (dir) Histoire générale de l’Afrique, tome III, l’Afrique du VIIe au XIe siècle,
Unesco, 1997

L’Afrique au début de 7e siècle.

En dehors des communautés stables d’agriculteurs qui s’étaient déjà fixées en


Afrique au début du 7e siècle, notamment dans la région du lac Tchad et du Niger, les
grands axes de pénétration et d’échanges étaient, à l’est, la vallée du Nil, à l’ouest le désert
du Sahara. Vers les sud, les Bantou continuaient leur descente, apportant avec eux les
techniques du fer, refoulant dans la forêt les Boshimans et les Hottentots.
L’Afrique saharienne était une voie de pénétration et de contacts privilégiés. Les
itinéraires étaient ceux des antiques Garamantes, qui allaient du golf des Syrtes à la vallée
du Niger. Mais il y a aussi des caravanes parties d’Afrique du Nord, qui atteignaient la
vallée du Niger par l’ouest. Enfin les contacts caravaniers étaient constants entre la vallée
du Nil, à la hauteur de Dongola, et la boucle du Niger. Le chameau était désormais
constamment utilisé. Les échanges facilitaient l’apparition, dans la zone des contacts, au
nord du Niger, des villes marchandes, base des futures empires, comme Aoudaghost,
Ghana, les cités nigériennes, les villes haoussa. […]
Histoire des premiers hommes à l’islam, classe de sixième, P6

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