Histoire 2nd
Histoire 2nd
CHAPITRE III : L’ANTIQUITE AFRICAINE (de -3000 au VIIEME siècle après Jésus
Christ)
Introduction
L’histoire est l’étude du passé. L’histoire est l’étude des évènements passés. Autant
de définitions qui ont animé les historiens qui ont toujours cherché à donner une identité à
leur discipline. Selon le Professeur Joseph KI-ZERBO, l’histoire est le temps retrouvé. Elle
nous permet de connaître notre passé, de comprendre notre présent et de mieux envisager
le futur. Mais la problématique de l’histoire africaine s’est posée depuis le XIXème siècle
par les penseurs européens.
soumise au même jugement que l’Europe. Aussi si la plus vielle civilisation moderne du
monde (l’Egypte antique) à émerveiller le monde et continue de rester au temps, c’est
grâce à la complémentarité entre l’archéologie et les hiéroglyphes qui sont des sources
écrites.
3- La reconnaissance d’une histoire pour l’Afrique
Il a fallu plusieurs écrits et colloques pour parvenir à l’acceptation par la
communauté scientifique de l’historialité de l’Afrique. Le plus célèbre fut le colloque de
1975 au Caire où des historiens africains tels Joseph KI-ZERBO, Cheik Anta DIOP,
Amadou Matar M’BOW et Européens tels Jean DEVISSE finissent par s’accorder et
prouver au monde la place de l’histoire africaine dans l’histoire mondiale. KI-ZERBO dans
sont ouvrage «Histoire générale de l’Afrique noire», Cheik Anta DIOP dans «Nation nègre
et culture» ont émerveillé plus d’un observateur et ont convaincu définitivement de la
place primordiale qui devrait revenir à la mère de l’humanité dans l’histoire des
civilisations du monde.
Un document écrit est tout ce que l’homme a laissé comme écriture et qui nous
renseigne sur son passé. Ces document écrits sont variés : les textes religieux, les lois, les
inscriptions sur les pierres, etc. En absence de documents écrits, certains historiens disent
que l’Afrique n’a pas d’histoire. Exemple : Hegel déclarait en 1830 : « l’Afrique n’est pas
une partie historique du monde. Elle n’a pas de mouvement, de développement a
montré…. » Coupland ajoute en 1928 que : « jusqu’à David Livingstone, on peut dire que
l’Afrique proprement dite n’a pas d’histoire.
En réalité, les documents ne sont pas absents en Afrique. Ils sont peut être moins
nombreux qu’ailleurs et ils sont mal repartie dans le temps et dans l’espace. Nous pouvons
par exemple citer :
- Les archéologiques
Cette catégorie de décruments est constituée par des restes humains et animaux et
des objets de toutes sortes. L’archéologie est la science qui s’occupe de ses vestiges.
Par les fouilles archéologiques, on découvre des civilisations du passé.
Conclusion
La conception européenne a fait de l’Afrique a fait de l’Afrique un continent sans histoire.
Pourtant toute communauté humaine a une histoire car l’histoire ne s’établi pas seulement
avec des documents écrits. C’est pourquoi l’histoire de l’Afrique éprouve des difficultés
liées aux sources. Aux problèmes des sources, il faut ajouter le combat idéologique que
l’historien doit mener.
5
La préhistoire est la période indéfinie qui précède chez tous les peuples, l’apparition de
l’écriture. C’est une période pour laquelle on ne possède aucun document écrit mais
seulement des outils archaïques, des instruments divers, des dessins faits sur des grottes
ou des tombes
Introduction
L’Afrique a été longtemps méconnue du reste du monde. Elle était considérée comme
un continent sans histoire car elle n’a pas connu l’écriture. Mais avec les travaux
scientifiques des illustres historiens comme CHEICK ANTA DIOP, KI ZERBO nul ne
doute que l’homme est né en Afrique. Quand l’Homme est-il apparu ? Quelles sont les
conditions climatique qui prévalait a cette période ? Quelles sont les preuves matérielles
des origines africaines de l’humanité ?
Les temps géologiques correspondent au temps qui s’est écoulé depuis la formation de
la Terre, il y a 4,6 milliards d’années, à aujourd’hui.
Le quaternaire est la période la plus récente dans l’histoire de la Terre. Elle est
caractérisée par des fluctuations climatiques aussi bien dans les zones nordiques que dans
les zones du Sud. Aux latitudes nordiques du globe terrestre surtout en Europe, le
quaternaire a été scandé par des glaciations et des périodes interglaciaires selon que le
climat se refroidissait et se réchauffait tour à tour. Cela est à l’origine de quatre grandes
glaciations baptisées par des noms d’affluent du Danube (Günz, Mindel, Riss, et Würm) en
Allemagne. Deux avancées glaciaires se sont produite dix millénaires avant Jésus Christ.
6
Pour l’essentiel, retenons que se fut une offensive de froid qui rendait les zones nordiques
défavorables au développement humain, de même que la pratique de ces activités. Par
conséquent, aucune trace paléolithique n’a été retrouvée
De ce fait, les ancêtres de l’Homme vont s’adapter à un milieu sec moins boisé : la
savane, milieu plus difficile à maitrisé mais qui a favorisé l’acquisition des caractères
humains.
Les plus vieux ossements humains ont été découverts en Afrique de l’est par les
archéologues. Cela montre que nos ancêtres ont été les premiers à émerger dans un
écosystème favorable du statut de l’animalité pour donner un coup d’envoi à l’immense
aventure humaine du progrès, et cela depuis l’australopithèque jusqu'à l’homo sapiens en
passant entre autres par l’homo habilis et l’homo erectus.
1- Les australopithèques
7
Conclusion
Introduction
D’une manière générale, la préhistoire se définie comme la longue période écoulée
depuis l’apparition de l’homme jusqu’à l’invention de l’écriture. Elle se subdivise en 2
grande époques : Le paléolithique ou l’âge de la pierre taillée sans production de
nourriture (- 3700000 à-8000) et le Néolithique ou âge de la pierre polie ou production
de nourriture (-8000 à -3000). Selon la définition ci-dessus, la Préhistoire s'achève dès
lors que des sources écrites apparaissent. De ce point de vue, La Préhistoire ne finit donc
pas au même moment pour tous puisque l'écriture n'apparaît pas à la même date dans
toutes les régions du monde. L’important c’est qu’au cours de cette période, la terre a
connu plusieurs évolutions qui ont eu des conséquences importantes sur les civilisations
humaines.
Il est marqué par des outils perfectionnés comme les lamelles, les scies, les perçoirs,
burins, grattoirs en silex, les aiguilles et arpons en os. Ils ont été retrouvés surtout en
Tanzanie, en Ethiopie, en Zambie
Tous ces outils ont permis à l’homme d’améliorer ces conditions de vie.
II-2- les modes de vie au paléolithique
Le Néolithique africain correspond au Late stone age (dernier âge de la pierre). Il est
caractérisé par une révolution technique très importante suivie d’une apparition simultanée
de l’agriculture, de l’élevage et de la sédentarisation.
III-1-Les activités de l’homme au Néolithique
La naissance de l’agriculture
Les origines et le développement des techniques agricoles sont liés à la dégradation des
conditions climatiques. Entre le X° et VIII av JC, le climat se réchauffe et les conditions de
vie deviennent de plus en plus rudes, les hommes pour résoudre les difficultés alimentaires,
commencent à domestiquer les plantes. Ils sélectionnent les meilleures variétés de céréales
pour les cultiver.
11
La découverte de l’agriculture constitue le fruit d’un processus graduel faisant passer des
hommes du stade de l’appropriation au stade de la production.
En Afrique, plusieurs centres de production agricole firent leur naissance : le mil, le
sorgo, le riz, le karité sont produits dans le Haut-Niger (Niger, Mali, BF, Sénégal)
Le blé, l’orge, les légumineuses, le caféier, la banane, sont cultivés dans le berceau nilo-
abyssin (Soudan, Tchad, Egypte, Mauritanie)
Ces centres autonomes de production agricole témoignent que le continent africain a
connu la révolution du néolithique.
L’apparition de l’élevage
La rareté du gibier suite au réchauffement climatique oblige les hommes à capturer
les animaux sauvages pour les domestiquer. C’est le début de la civilisation pastorale. Les
animaux en Afrique furent essentiellement le chien, le mouton, la chèvre, le cheval et le
bœuf.
L’élevage a permis aux hommes de faire des réserves importantes de nourriture. Les
animaux seront aussi utilisés dans certaines tâches comme porter les fardeaux, labourer la
terre.
L’élevage et l’agriculture ont eu des conséquences importantes dans l’évolution des
civilisations humaines en Afrique.
Conclusion
L’Afrique a joué un rôle important dans l’évolution du monde pendant la préhistoire.
Cependant le découpage de la préhistoire africaine laisse voir des divergences selon les
auteurs. Le plus important, est que le continent africain entant que berceau de l’humanité
a connu plusieurs évolutions dès le 1er âge de la pierre jusqu'à la découverte des métaux.
L’Afrique est l’un des premiers continents à connaître la révolution du néolithique
caractérisée par l’apparition simultanée de l’agriculture, de l’élevage et de la
sédentarisation.
13
Introduction
A l’instar de l’Afrique orientale fortement marquée par les civilisations
Préhistoriques, l’Afrique de l’ouest et le Sahara ont aussi été des zones attractives au
cours du paléolithique et surtout du néolithique.
I- la préhistoire au Sahara
Le Sahara est aujourd’hui un immense désert qui occupe la majeure partie de l’Afrique
du Nord. Il est limité à l’ouest par l’océan Atlantique, au nord par les monts de l’Atlas et la
Méditerranée, à l’est par la mer Rouge et l’Égypte, et au sud par le Sahel et la vallée du
Niger. Couvrant près de 9 millions de km2 (soit plus de quinze fois la superficie de la
France), dont 200 000 km2 sont occupés par des oasis plus ou moins fertiles, le Sahara
s’étend en grande partie au Maroc, en Algérie, en Tunisie, en Libye, en Égypte, en
Mauritanie, au Mali, au Niger, au Tchad et au Soudan.
Le Sahara était autrefois une zone très humide habitée par les hommes.
I-1- Le paléolithique au Sahara
Les archéologues ont découverts plusieurs vestiges qui témoignent que le Sahara
était habité au cours du paléolithique. Ce sont entre autre :
- Les galets aménagés retrouvés dans le Sahara Nigérien, Algérien, Marocain et
Tchadien. Or nous savons que la civilisation des galets aménagés est celle
développée par l’homo habilis au cours du paléolithique ancien.
- Tout le Sahara est presque couvert de bifaces et d’autres objets en os et en bois
fabriqués sans doute par l’Homo Erectus au paléolithique moyen et inferieur.
Les lames, grattoirs, racloirs, pointes pédoncules ont été retrouvés
abondamment dans le Sahara algérien et marocain. Ces outils relèvent de
l’Atérien, une industrie d’origine Nord-africaine marquée par un outillage
lithique. Daté entre -9000 à -8000, il est attribué au paléolithique terminal ou
supérieur qui est une époque de la civilisation de L’homo sapiens.
- Cependant, aucun squelette humain datant du paléolithique n’a été jusqu’à
présent retrouvé au Sahara. Mais cela n’exclue pas l’idée de l’existence de
l’homme dans cette partie eu égard des outils paléolithiques qui s’y trouvent.
14
- D’autres indices ont permis de connaître les modes de vie de ces hommes. En
effet ils vivaient de la chasse, la cueillette et la pêche sous dans une zone qui
connaissait une hydrographie importante, des précipitations suffisantes pour
assurer une végétation qui révèle un climat humide.
millénaire av JC, le sable s’étendit et les populations se retirent dans les oasis et vers le
sud. Ainsi, à -1000, la désertification du Sahara est pratiquement acquise.
L’agriculture est attestée dans toute la région (Mauritanie, dans l’Aïr au Niger) mais
on ignore la date précise.
Néanmoins, les anciennes activités comme la chasse n’ont jamais cessé d’être pratiquées,
comme le montrent l’abondance de flèches, les restes de cuisine et l’art rupestre.
Enfin, le sentiment artistique exprime en plus de ces modes vie ci-dessus, des pratiques
funéraires et religieuses (tombes construites, modes d’enterrement).
En outre, la fin du néolithique en Afrique de l’ouest sera marqué par deux métallurgies
différentes : le cuivre et le fer. Le cuivre est produit dans la région d’Agadès au Niger et
en Mauritanie(Akoujt), il ya environ 3000ans. Quant à la métallurgie du fer, elle est connue
au Niger, il ya plus de 3000ans et plus tard dans l’ensemble de la région environ 2000ans.
production est le principal critère pour parler de néolithique, pensent que le pays n’a pas
connu cette période, a cause de l’absence de preuves archéologiques de domestication des
plantes, d’animaux et d’une vie sédentaire.
D’autres archéologues au contraire estime que le néolithique a bel et bien existé au
BF en témoigne la présence d’un outillage de type néolithique. Ainsi en 1972-73, les
fouilles effectuées par le Nigérian AndahBassey sur le site de Rim au Yatenga ont permis
de savoir que les populations pratiquaient l’agriculture et l’élevage. Les hommes de ce site
cultivaient le mil, le sorgho et des légumineuses comme le poids de vouandzou. Sur les
sites de Douroula dans la boucle du Mouhoun, de Sindou ; des restes de fonio, de riz, de
mil carbonisés, des ossements de volaille et d’animaux domestiques ont étés retrouvés. Ces
hommes ont pu mener cette vie grâce à un outillage constitué de haches et herminettes
polies, de meules, de flèches, etc. la céramique a également été inventée au cours de cette
période comme le montre les objets de poteries du néolithique de Gandafabo.
Conclusion
18
CHAP III : L’ANTIQUITE AFRICAINE (de -3000 au VII EME siècle après Jésus
Christ)
L’Antiquité, que l’on appelle aussi l’histoire ancienne, est la première des périodes
de l’histoire. Elle s’étale de 3300 avant J.-C. à 476 après J.-C. On décrit l’histoire de
l’humanité comme « antique » à partir du moment où l’homme découvre un
nouveau système de communication : l’écriture. À partir de la découverte de
l’écriture, de grandes civilisations se développent. Les mieux connues ont vécu
autour de la mer Méditerranée : les Mésopotamiens, les Égyptiens, les Grecs, les
Perses et les Romains
Introduction
1- la nature
papyrus et de lotus, abritant hippopotames, ibis et crocodiles. Ces crues ont cessé il y a peu,
en 1964, avec la construction du barrage d’Assouan. Sans le Nil, l’Égypte ne serait donc
qu’un désert, et la civilisation égyptienne n’aurait probablement pas pu naître. Comme le
souligne l’écrivain grec Hérodote dès le Ve siècle avant J.-C., « l’Égypte est un don du Nil ».
2- les hommes
Avant même que ne commence l’histoire de l’Égypte, les habitants de la vallée du Nil
distinguent deux régions : la Haute-Égypte, au sud, le long du fleuve, et la Basse-Égypte, au
nord, autour de son delta. Les deux régions ont leur dieu protecteur (la déesse vautour
Nekhbet au sud et la déesse cobra Ouadjet au nord) et leurs symboles (le lotus et la couronne
blanche au sud, le papyrus et la couronne rouge au nord). Un peu avant 3000 avant J.-C., le
roi Narmer (un souverain du Sud que la tradition appelle aussi Ménès) réunit la Haute et la
Basse-Égypte en un seul pays. Il est le premier pharaon, premier d’une lignée de souverains
qui va régner pendant plus de 2 500 ans sur le pays.
3- le peuplement
C’est la plus vieille histoire du monde. Elle commence aux environs de 3000
ans av.J.C. les Egyptiens ont mis au point leur système d’écriture avant cette date.
L’écriture égyptienne était composée de signes appelé HIEROGLYPHES. Ces signes
représentent des hommes, des animaux, des objets, des plantes, etc. chaque image
correspond à un symbole. Les anciens égyptiens écrivaient sur du Papyrus.
20
Au début de son Histoire, l’Egypte n’avait pas d’unité politique. Elle comprenait
plusieurs régions indépendantes (Haute, Basse Egypte). C’est vers 3200 av.J.C qu’un
souverain de la Haute Egypte Ménès réussit l’unification de l’Egypte. C’est en ce moment
que commence une ère de prospérité et de grandeur qui va durer près de 20 siècles. Cette
ère se divise en 3 périodes.
L’Ancien Empire
L’Ancien Empire s’étend de 2649 à 2152 avant J.-C. Rapidement après l’unification du pays
par Narmer, le pouvoir des pharaons se renforce ; le souverain est l’incarnation des dieux
Horus et Osiris sur Terre. Les pharaons installent leur capitale à Memphis, ville nouvelle
située à la jonction entre la Haute et la Basse-Égypte, et font bâtir des pyramides. L’ancien
empire correspond au règne de grands pharaons comme Khéops, Khéphren, et Mykérinos.
Le Moyen Empire
21
C’est à Thèbes, en Haute-Égypte, que naît le Moyen Empire. Pendant cette période,
qui dure de 2065 à 1781 avant J.-C., le pouvoir du pharaon se renforce : le souverain recrée
une administration puissante au sein de laquelle les scribes (des fonctionnaires sachant écrire
les hiéroglyphes) prennent de l’importance. La littérature, l’architecture, l’art se développent
et se raffinent. L’Égypte vit dans l’unité et la prospérité pendant environ trois siècles, lorsque
de nouveaux troubles apparaissent : des envahisseurs venus d’Asie, les Hyksos, bien armés et
équipés de chars et de chevaux, envahissent toute l’Égypte du Nord. Le Sud, autour de
Thèbes, résiste et le pays est finalement réunifié par les pharaons Kamosis et Amosis Ier.
Le Nouvel Empire
Pendant le Nouvel Empire (de 1550 à 1075 avant J.-C.), Thèbes est toujours la
capitale de l’Égypte. L’Égypte entre dans une époque de puissance, d’expansion et de
prospérité, en particulier sous les règnes de la reine Hatchepsout et des pharaons
Thoutmosis III, Aménophis III, Ramsès II .Le pays s’étend jusqu’à la Syrie au Nord-Est, et
à l’Éthiopie au Sud.
4- Le déclin
Dès -1085, l’Egypte connaitra une longue période de déclin. Elle sera successivement
dominée par le Nubiens, puis les Assyriens (-663), les Perses (-525), les Grecs conduit par
Alexandre le Grand (-333), les romains (31) suivi par les Byzantins et les Arabes. Ainsi
prenait fin 3000 ans d’une prestigieuse Histoire.
La société Egyptienne à l’époque des pharaons est très hiérarchisée. Chaque catégorie de
personne a un rôle très précis à accomplir : le peuple travail, les prêtres prient, etc. placer au
sommet de cette société, le pharaon est un souverain absolu qui est assimilé a un Dieu
a- Le pharaon
22
Le pharaon est considéré comme l’incarnation des dieux égyptiens sur la Terre. On lui
reconnaît des pouvoirs magiques, par exemple gérer les crues du Nil. Le pharaon dirige
toutes les affaires du royaume (administration, économie, etc.) ; son pouvoir est donc
absolu et centralisé. Après sa mort, ses actions sont jugées par les dieux ; si le jugement lui
est favorable, le pharaon reçoit un culte.
b- Les prêtres
Les prêtres servent d’intermédiaires entre les hommes et les multiples dieux égyptiens. Ils
disposent donc d’un pouvoir spirituel. Ils jouissent aussi d’un pouvoir économique grâce
aux donations et aux offrandes faites aux dieux.
c- Les scribes
Parce qu’ils connaissent les hiéroglyphes, les scribes disposent d’un prestige particulier. Ils
sont fonctionnaires du pharaon ou attachés au culte d’un dieu. Ils gèrent le trésor royal,
perçoivent les impôts et gouvernent les villes. Le plus important des scribes s’appelle le vizir ;
c’est en quelque sorte le bras droit du pharaon.
Les peuples soumis, les prisonniers et les esclaves travaillent dans les carrières et dans les
mines de pierres précieuses. Grâce à leur travail, les palais, les temples et les tombeaux sont
richement décorés.
2- l’organisation économique.
de l'or et de l'encens. Ils établissent également des liens commerciaux avec la Palestine.
L'Égypte se repose aussi sur le commerce avec l'Anatolie pour acheter de l'étain ainsi que
des réserves supplémentaires de cuivre, nécessaires à la fabrication du bronze. Pour
équilibrer sa balance commerciale, l'Égypte exporte surtout des céréales, du lin, du
papyrus, ainsi que d'autres produits finis parmi lesquels du verre et des objets en pierre.
L’agriculture égyptienne connaît un grand succès pendant l'Antiquité en raison d'une
combinaison de facteurs géographiques favorables, au premier rang desquels on peut citer
la fertilité du sol résultant des inondations annuelles du Nil. L'agriculture de l'Égypte est
largement tributaire du cycle du Nil.
3- le rôle de la religion
La religion occupe une place très importante dans la vie des Égyptiens. Chaque
grande ville possède ses propres dieux, mais le dieu du Soleil, Rê, est vénéré partout.
Le plus important des dieux égyptiens est Rê, le Soleil. Parmi les autres grands dieux se
trouvent Horus, le dieu du Ciel, Osiris, le dieu des Morts, et Thot, le dieu de la Lune et de
la Magie. Les plus grandes déesses sont Isis, la déesse de la Fertilité, Maât, la déesse de la
Justice, et Hathor, la déesse de l’Amour et de la Joie. Chaque ville vénère un ou plusieurs
dieux en particulier, et chaque activité a son propre dieu. Par exemple, Ptah est le dieu des
artisans et Thot, celui de l’écriture.
2- l’art égyptien.
a- L’architecture
24
L’architecture est l’art de construire des bâtiments, des édifices. Elle exprime un
sentiment de grandeur dû au goût instinctif des artisans et au paysage égyptien. Cette
architecture se traduit par des formes géométriques et des effets de masse. Les matériaux
utilisés étaient le calcaire, le granite, l’albâtre. Ex : les tombeaux, les temples
1- La peinture et la sculpture
Les dieux et les déesses de l’Ancienne Égypte sont souvent représentés, dans les peintures et
les sculptures, avec un corps humain et une tête d’animal, ou parfois entièrement sous la
forme d’un animal.
→ le dieu Thot a une tête d’ibis (un oiseau au bec fin et recourbé) ;
→ la déesse Hathor prend l’apparence d’une femme à la tête de vache, d’une femme portant
des cornes de vache ou d’une vache ;
→ la déesse Bastet (qui était à l’origine représentée sous la forme d’une femme à tête de
félin) prend le plus souvent la forme d’un chat.
Certains dieux sont aussi coiffés d’une couronne, de plumes ou du disque solaire (un cercle
symbolisant le soleil). Ils sont souvent accompagnés d’objets qui permettent de les
reconnaître. Certains, par exemple, portent la croix ankh, symbole d’éternité. Osiris porte
dans ses mains le sceptre et le fouet qui représentent le pouvoir royal.
Conclusion
La vallée du Nil a été peuplée suite à l’assèchement du Sahara à partir de 3500 avant
J.C. ce peuplement entraina une concentration de populations partagées entre deux
royaumes : la Haute Egypte au sud et la Basse Egypte au nord. Il fallut attendre vers 3200
avant J.C. pour que Narmer puisse unifier les deux royaumes. Ainsi débute une longue et
brillante civilisation qui, qui dans son évolution passe par quatre époques principales avant
tomber en décadence.
25
Introduction
L’Egypte entant que puissance mondiale de l’antiquité a entretenu des rapports
d’abord avec ses voisins puis ensuite avec le reste du monde. Berceau de toute science et
de toute sagesse, l’Egypte pharaonique a également légué à l’humanité un précieux
héritage dans plusieurs domaines tels l’économie, la politique, la culture, la science, etc.
Sur le plan social, il ya eu des échanges culturels et religieux entre ses deux pays.
Des temples, des pyramides et d’autres monuments ont été construits en Nubie égyptienne.
Le royaume d’Axoum est l’ancêtre de l’Ethiopie ancienne. Ses origines remontent dans
l’antiquité. Il est aussi appelé pays de Pount. Les égyptiens ont pu l’atteindre par voie de
terre en suivant la vallée de l’Atbara ou par cabotage le long de la côte de la mer rouge.
Les rapports, entre l’Egypte et ce pays appelé « terre des dieux », furent essentiellement
26
commerciaux. Le commerce avec le pays de Pount fournit des résines aromatiques, de l'or,
de l'ébène, de l'ivoire, des esclaves et des animaux sauvages tels que des singes et des
babouins.
FICHE PEDAGOGIQUE
I. IDENTIFICATION
1- Date :
2- Etablissement :
3- Classe : 2nd Effectif total :………Garçons :…………………Filles :…
4- Matière : Histoire
5- Chapitre N°III Intitulé : L’AFRIQUE DE -3000 AVANT JESUS CHRIST AU
VIIe SIECLE APRES JESUS CHRST
6- Leçon N° 3 : Intitulé : la métallurgie en Afrique et ses conséquences
7- Durée de la leçon : 2x55mn
8- Notions et concepts essentiels :………………………………………………………
Q1- déterminer les rapports économique, politique et social entre l’Egypte et la Nubie.
3) Motivation
Introduction
- moyens :………………………………………………….
-méthode 1 : interrogative
Techniques : questionnements
-Méthode 2 : magistrale
Technique : exposé du prof
1- hypothèse diffusionniste du fer en Afrique
-Activités de l’enseignant et des élèves
Prof : distribution du document n°1
Elèves : lecture silencieuse puis à haute voix par un élève
Prof : quelle est la nature du document ?
Elèves : un texte
Prof : de quoi est-il question dans ce texte ?
Elèves : origine de la métallurgie du fer
Prof : quelle est donc son origine selon le texte ?
30
Elèves : la théorie diffusionniste dit que les Hittites sont les inventeurs de la
métallurgie du fer et que Anatolie est son lieu d’apparition. Mais, aujourd'hui
cette théorie est abandonnée en raison des nombreuses découvertes et datations
qui laissent à penser que la métallurgie du fer a été mise au point de façon
autonome dans différentes parties du monde (Afrique, Inde, Asie, Proche-Orient,
Europe)
Prof : qu’entendez-vous par théorie diffusionniste ?
Elèves : cela veut dire que la métallurgie de fer a été inventé par les Hittites en
Anatolie avant de se rependre (diffuser) partout dans le monde d’où son arrivée
en Afrique
-Trace écrite indicative
Selon l’hypothèse diffusionniste, la métallurgie de fer a été inventé par les
Hittites en Anatolie avant de se rependre (diffuser) partout dans le monde d’où
son arrivée en Afrique
surtout avec les découvertes des poteries et des céramiques en Afrique orientale (Kenya,
Ouganda, Rwanda, Burundi, Tanzanie) et centrale (Zaîre, Kivu). C’est la théorie de l’auto
découverte.
méthode 1 : interrogative
Techniques : questionnements
-Méthode 2 :magistrale
Elèves : lecture silencieuse suivie d’une lecture à haute voix par un élèves
Elèves : un texte
Elèves : naissance des forgerons qui fabriquent des outils pour l’agriculture. Ces objets
permettent la production agricole d’où l’amélioration des conditions de vie. Ces outils ont
permis à ceux qui maitrisaient la technique du travail du fer de devenir riche.
33
L’usage des métaux va au fur et à mesure modifier le genre de vie des hommes. Ainsi le
métier de forgeron naît et les forgerons fabriquent des objets, outils et armes. Ces
nouveaux objets ont facilité les activités de pêche, de chasse et d’agriculture. Ainsi,
l’augmentation de la production agricole a permis l’amélioration de la vie quotidienne et a
permis à ceux qui maitrisaient la technique de devenir riche.
Prof : d’après le document n°2, relevez les éléments qui montrent que la
diffusion du fer a eu des conséquences culturelles sur la vie des hommes
Elèves : la métallurgie a crée une caste dans la société qui est celle des
forgerons et le travail de fer était gardé en secret par les familles royales.
Prof : en dehors de leur rôle de forge, est-ce que les forgerons ont aussi d’autre
rôles dans la société ?
Elèves : oui, les forgerons jouent aussi le rôle de conciliateur. Par exemple,
on fait appel a un forgeron lorsque la foudre s’abat sur un objet ou autre chose.
Prof : d’après le document n°2, relevez les éléments qui montrent que la diffusion du fer
a eu des conséquences politiques sur la vie des hommes.
34
Evaluation partielle
QP : quelles ont été les conséquences de la diffusion du fer en Afrique sur le plan
socioéconomique, politique et culturelle
Conclusion de la leçon
La maîtrise de la métallurgie du fer a permis une évolution rapide des peuples de l’antiquité. De
nos jours, elle a encore une importance incontestée.
Document n°1
La théorie diffusionniste largement répandue qui faisait des Hittites les inventeurs de
la métallurgie du fer et du centre de l’Anatolie son lieu d’apparition, est aujourd'hui
pratiquement abandonné en raison des nombreuses découvertes et datations qui laissent à
penser que celle-ci a été mise au point de façon autonome dans différentes parties du monde
(Afrique, Inde, Asie, Proche-Orient, Europe).
Le monde grec utilise le fer à partir de 1000 av. J.-C. En Europe occidentale, l’âge du
fer débute vers 750 av. J.-C. En Europe septentrionale, il commence vers 500 av. J.-C. La fin
de l’âge du fer est fixée à des dates variables selon les pays, qui correspondent à la formation
et à l’expansion des civilisations grecque ou romaine (voir Antiquité). Le fer est présent à
partir du IIe millénaire av. J.-C. au Proche-Orient et en Égypte, vers 1100 av. J.-C. en Inde,
peu avant 500 av. J.-C en Chine. En Afrique intertropicale, la métallurgie du fer était
pratiquée au moins dès le Xe siècle av. J.-C.
Vocabulaire : Anatolie : région de l'ouest de l'Asie, qui désignait dans l'Antiquité l'Asie
Mineure, et qui recouvre aujourd'hui l'ensemble de la Turquie d'Asie. Hittites :
(peuple), (hébreux, Hittim), peuple antique de l'Anatolie centrale, habitant le pays de Hatti.
36
Document n°2
L’usage des métaux marque un pas décisif dans l’histoire des techniques. Par les
métaux, le fer était, par ses qualités particulières, il est résistant, léger par rapport au bronze,
relativement malléables, et de fabrication peu couteuse, tout à fait privilégié. Grace au fer,
l’agriculture fit tout de suite des progrès décisifs. Mais les pays producteurs devaient avoir à
la fois du minerais et du bois. C’était le cas de Méroé. On fabriquait alors le fer dans de hauts
fourneaux sommaires, petits fours à bois de forme circulaire, en pierre ou en argile. Les pays
de métallurgie étaient donc en même temps des pays de forêt.
Les charrues à soc métallique permirent à certaines populations de devenir grandes
productrice de céréales. Méroé devint ainsi un centre de production de blé très actif dans les
plaines de Dongola. On y construisit de vastes greniers, et le commerce du blé se fit à
l’échelle internationale.
Une autre conséquence de l’introduction de la métallurgie fut l’apparition d’une
nouvelle classe qui devint très vite, dans les sociétés noires, une caste, celle des forgerons.
Celui qui savait travailler le fer avait une puissance, un pouvoir social évident. il obtenait ainsi
dans la tribu ou dans la cité un rang privilégié.
Enfin la fabrication du métal avait autant d’importance, pour les sociétés primitives,
que peut en avoir aujourd’hui la fabrication des bombes atomiques. Celui qui avait la
possibilité d’équiper son armée avec des armes en fer l’emportait forcement au combat. Les
secrets étaient donc farouchement protégés, et les familles royales veillaient personnellement
à cette protection.
En permettant la constitution d’armées puissantes, au tir efficace, l’introduction du fer
favorisait la constitution des tribus en états. La fabrication du minerai impliquait une
spécialisation des artisans, la création des classes sociales plus différenciées. L’utilisation des
outils en fer permettait d’accroitre la puissance économique du pays. Il avait plus de richesse,
et plus d’organisation. Les tribus ne gagnaient rien à vivre isolées, elles avaient intérêt à se
rassembler pour bénéficier de la richesse d’un Etat, de la protection d’une armée commune.
La diffusion du fer aida à la constitution d’un grand nombre de royaumes en Afrique,[…]
Histoire des premiers hommes à l’islam, P67-68
37
FICHE PEDAGOGIQUE
III. IDENTIFICATION
9- Date : ………………
4) Motivation :
Prof : citez les différentes religions que l’on rencontre en Afrique
Elèves : Islam, christianisme, animisme
Prof : pouvez-vous citez par ordre chronologique l’arrivée des religions en
Afrique ?
Elèves : animisme, christianisme, islam
Prof : bien, pour la leçon du jour, nous allons étudier l’Afrique à la veille de la
pénétration de l’islam
Introduction
- moyens :………………………………………………………………
-méthode 1 : interrogative
Technique : questionnements
-Méthode 2 : magistrale
Elèves : un texte
Elèves : Le commerce est structuré par les fleuves Sénégal et Niger sur lesquels
des pirogues assurent le trafic vers le nord. Ces échanges se faisaient à l’aide des
chameaux et des baudets pour la traversée du Sahara.
2-la migration
Elèves : lecture silencieuse suivie d’une lecture à haute voie par un élève
Elèves : nature : texte ; source : Histoire des premiers hommes à l’islam, classe de
sixième, P6
Prof : de quoi parle le texte ?
Elèves : L’Afrique au début de 7e siècle
Prof : comment le texte décrit l’Afrique au 7e siècle ?
Elèves : les africains à l’époque migraient beaucoup surtout des côtes vers l’intérieur,
et à l’intérieur d’un lieu à un autre
Prof : quel est les grands axes de cette migration ?
Elèves : les grands axes de pénétration et d’échanges étaient, à l’est, la vallée du Nil,
à l’ouest le désert du Sahara. Vers les sud, les Bantou continuaient leur descente, apportant
avec eux les techniques du fer, refoulant dans la forêt les Boshimans et les Hottentots.
Prof : quel était le sens des migrations à l’intérieur de l’Afrique ?
Elèves : Les itinéraires vont du golf des Syrtes à la vallée du Niger. Mais il y a aussi
des caravanes qui partent d’Afrique du Nord vers la vallée du Niger par l’ouest. Enfin les
contacts caravaniers étaient constants entre la vallée du Nil, à la hauteur de Dongola, et la
boucle du Niger.
Les africains à l’époque migraient beaucoup surtout des côtes vers l’intérieur, et de
l’intérieur d’un lieu à un autre. Les grands axes de pénétration et d’échanges sont, à l’est,
la vallée du Nil, à l’ouest le désert du Sahara. Vers le sud, les Bantou continuaient leur
descente, apportant avec eux les techniques du fer, refoulant dans la forêt les Boshimans et
les Hottentots. A l’intérieur, les itinéraires vont du golf des Syrtes à la vallée du Niger.
Mais il y a aussi des caravanes qui partent d’Afrique du Nord vers la vallée du Niger par
l’ouest. Enfin les contacts caravaniers étaient constants entre la vallée du Nil, à la hauteur
de Dongola, et la boucle du Niger.
QP :
41
-
Os1 :………………………………………………………………………………………………
……………………………………………
-
Os2 :………………………………………………………………………………………………
…………………………………………….
- méthode
1 :……………………………………………………………………………………………………
……………………………..
-Méthode
2 :……………………………………………………………………………………………………
…………………………….
-Activités de l’enseignant et des élèves (Que fait l’enseignant et que font les apprenants ?)
-Trace écrite indicative (post primaire). La trace écrite réelle est faite par les élèves en
collaboration avec le professeur
-Activités de l’enseignant et des élèves (Que fait l’enseignant et que font les apprenants ?)
-Trace écrite indicative (post primaire) . La trace écrite réelle est faite par les élèves en
collaboration avec le professeur
Evaluation partielle de la deuxième partie (si elle correspond à un OG) : Porter les items
d’évaluation sur la fiche
e-Conclusion de la leçon (la conclusion met fin à la leçon ; elle est mentionnée sur la fiche)
9- Remplissage des cahiers de textes et des absences par la signature du cahier prévu à cet effet
10- Bibliographie indicative (lister les ouvrages exploités pour préparer la leçon)
43
Document n°1