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SIGLES ET ABREVIATIONS
APJ : Agent de la police judiciaire
AT : Amende transactionnelle
CHAP : Chapitre
DA : Dossier Administratif
IPJ : Inspecteur de la police judiciaire
OC : Ordonnance de Confirmation
OCPT : Office congolaise des postes et télécommunications
ODT : Ordonnance de détention préventive
OMP : Officier du Ministère Public
OPJ : Officier de la police judiciaire
PGI : Parquet de grande instance
PROREP : Procureur de la république
PG : Procureur général
PV : Procès-verbal
RAP : Registre autre parquet
RD : Registre détention
RECDL : Registre des enfants en conflits avec la loi
RI : Registre des informations
ROS : Registre des objets saisis
RMP : Registre du ministère public
RP : Rôle pénal
RPA : Rôle pénal en appel
RT : Registre de tutelle
SUPROREP : Substitut du procureur de la république
SUBST : Substitut
TGI : Tribunal de grande instance
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REMERCIEMENT
L’élaboration de ce travail démontre avant tout le rendement sur cette expérience unique, d’où nous
présentons nos remerciements à l’égard des personnes qui nous entoures, par ces écris nous
exprimons notre gratitude.
Nous tenons premièrement à remercier le DIEU tout puissant de nous avoir protéger et épargner de
toutes sortes de danger et d’obstacles durant notre stage ; ainsi nous remercions également d’une
manière spécial notre encadreur le 1er substitut du procureur monsieur KATSHINGU KALOKO MARC
( KKM) qui par sa générosité, son amour nous a encadré et formé durant notre parcours de stage au
sein du PGI/KALAMU malgré ses multiples taches ainsi qu’occupations, il a disposé son temps et son
énergie d’une détermination inébranlable en raison de nous former et nous initier à la science
pratique du Droit notre champ de bataille et notre passion afin de devenir un bon juriste dans la vie
professionnelle.
Nous adressons également nos remerciements au procureur de la république du PGI/KALAMU
monsieur DEDE LENGA KALONJI de nous avoir accueillis avec hospitalité au sein de votre institution
pour effectuer notre stage ainsi que l’ensemble des tous les magistrats et les personnels du parquet
pour leur accueil chaleureux, trouvez ici l’expression de notre sincère gratitude.
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INTRODUCTION
Les notions théoriques apprises à l’université cadrent ou se complètent par la pratique ainsi que
l’observation du vécu ou de la réalité du monde judiciaire ; d’où nous avons optés pour effectuer
notre stage académique dans le cadre de la fin du premier cycle universitaire au sein du PGI/KALAMU
afin de bien constater les faits réels de la pratique dans le domaine judiciaire, les différentes activités
qui s’y déroulent tant dans la saisine du parquet , l’instruction d’un dossier que pour déclencher
l’action publique. Ces activités reflètent parfaitement le rôle majeur que joue le parquet au sein de la
société.
Le ministère public joue ici un rôle essentiel dans ce sens qu’il est chargé de la poursuite. C’est à lui
que s’exerce la charge de l’action publique et veille à l’exécution des jugements. Sans oublier il
constitue la partie principale lors du procès pénal, il pose des actes dans le but de faire respecter les
règles juridiques et veille à ce que l’ordre public ne soit pas troubler.
Le MP couvre l’ensemble du champ juridique et occupe une place essentielle dans le fonctionnement
de l’institution juridique. Il est composé des magistrats des carrières affectés au parquet et qui sont
chargés d’exercer l’action publique. Ils requièrent l’application de la loi et veille aux intérêts de la
société.
Le stage constitue donc une étape clef dans la formation ou la croissance de l’étudiant en droit.
L’étudiant durant cette période de stage se retrouve devant une occasion d’appréhender les notions
théoriques apprises à l’université en le confrontant à la réalité sur le terrain ainsi que d’acquérir la
connaissance aux cotés des experts en la matière. Ainsi l’étudiant en droit, le futur praticien du droit
saura répondre aux ententes de la société qui a soif que la justice congolaise réponde à ces
occupations.
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PLAN DU STAGE
Hormis la pratique effectuée pendant notre stage, la théorie pendant le stage a concouru au tour de
trois chapitres ci-après :
Chapitre premier : PRESENTATION, FONCTIONNEMENT ET ORGANISATION DU PGI/KALAMU
Chapitre deuxième : LES ACTIVITES DU MINISTERE PUBLIC DANS SON CABINET
Chapitre troisième : LES ACTIVITES DU MINISTERE PUBLIC EN DEHORS DE SON CABINET
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CHAPITRE PREMIER : PRESENTATION, FONCTIONNEMENT ET ORGANISATION
DU PARQUET DE GRANDE INSTANCE/ KALAMU
Section 1 : Présentation et historique du parquet
Le parquet de grande instance/kalamu existe depuis 1976, il possède comme numéro d’identité pro
022. Il est situé au croisement des avenues Bagata et du stade, derrière la maison communale de
kalamu au quartier Matonge dans la commune de kalamu à côté de l’église « sang précieux » et du
bâtiment de l’OCPT.
IDENTIFICATION
PGI Gombe pro 021
PGI Kalamu pro 022
PGI Matete pro 023
PGI N’djili pro 024
PGI Kinkole pro 025
Le tribunal de paix est dans chaque territoire, le tribunal de grande instance est dans chaque chef-
lieu de district. Dans la ville aussi il y a le TGI, il y a une seule cour d’appel dans chaque province.
Section 2 : De la compétence du PGI/Kalamu
Le PGI/ kalamu dans son ressort comprend sept communes de la ville de Kinshasa à savoir :
1. KALAMU
2. BANDALUNGWA
3. BUMBU
4. KASA VUBU
5. MAKALA
6. SELEMBAO
Le parquet de grande instance de Kinshasa kalamu dépend de la cour d’appel de Kinshasa Gombe et
est attaché au tribunal de grande instance de Kinshasa/kalamu qui comprend deux TRIPAIX dont :
1. Tribunal de paix Kinshasa Assossa
2. Tribunal de paix pont kasa-vubu
Le tribunal de paix pont kasa vubu comprend dans son sein les communes ci – après :
Bandalungwa
Kalamu
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Kasa-vubu
Le tribunal de paix Assossa regorge dans son sein les communes suivantes :
Bumbu
Ngiri-ngiri
Selembao
Makala
Section 3 : De l’organisation et du fonctionnement du PGI/KALAMU
Apres chaque tribunal de grande instance est institué d’un parquet de la république qui forme le
corps du ministère public. Ce parquet s’organise autour de trois catégories des magistrats.
o Le procureur de la république
o Les 1 substituts du procureur de la république
o Les substituts du procureur de la république
Le procureur de la république est le premier de tous les magistrats attachés à chaque tribunal de
grande instance. Il est le chef d’Office du PGI, il contrôle et il exerce sous la surveillance et la
direction du procureur général près la cour d’appel les fonctions du ministère public près le tribunal
de grande instance ensuite il met le dernier visa dans tout le rapport fait par les magistrats. En cas
d’absence ou d’empêchement, le procureur de la république est remplacé par le plus ancien des
premiers substituts résidants au siège du tribunal de grande instance ou à défaut par le plus ancien
des substituts résidants au siège du tribunal de grande instance.
Le procureur de la république ne peut instruire ou siéger que lorsqu’il s’agit de l’affaire jugée de
délicat ou complexe soit par lui-même soit par un supérieur hiérarchique. Il assure la direction, la
surveillance et la coordination d’activités des magistrats et son ressort. Par ailleurs, selon
l’importance et le caractère de chaque affaire, les procureurs de la république insistent auprès des
magistrats- instructeurs de précéder d’urgence à tel devoir d’instruction et sur l’utilité d’accomplir tel
acte qu’elle nécessite. Il peut en outre se faire communiquer de tout le dossier traité à son office et
le droit de prescrire tel devoir d’enquête, tel travail ou telle inspection qu’il juge utile. Le procureur
de la république a le devoir de faire si son intervention devient nécessaire et cas de désobéissance à
ses injonctions, il peut ouvrir une action disciplinaire à l’encontre du magistrat récalcitrant.
Le procureur de la république du PGI Kalamu se nomme DEDE LENGA KALONJI son
collaborateur se nomme MUTEBA le secrétaire divisionnaire s’appelle YVES MAKULU lui
également il a ses collaborateurs au niveau du secrétariat.
Section 4 : Le secrétariat
Le secrétariat comprend 2 registres d’entrée à savoir :
Registre de procès-verbaux et registre d’entrée avec lettre ; acquisition ; désistement ;
opposition etc…
Le parquet de grande instance kalamu comme tout autre parquet dispose d’une organisation
administrative et d’une organisation judiciaire. Organisation administrative du parquet se repose au
secrétariat qui comprend 4 sections à savoir :
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Les services généraux
De l’action publique
La section judiciaire
La section de l’exécution des jugements
1) LA SECTION DE SERVICES GENERAUX
Cette section s’occupe de la réception des courriers qui entrent ou sortent au parquet. A sa tête se
trouve le secrétaire de 1ère classe. La section des services généraux détient tous les registres d’entrée
et de sortie dans laquelle sont registrés tous les plaintes et courriers qui entrent et sortent du
parquet. Ces registres contiennent 7 colonnes suivantes :
I. Numéro d’ordre ou l’indicateur (caché) ;
II. La date ;
III. Numéro de la lettre et la date d’entrer ;
IV. Les annexes (tous ceux qui viennent après signature dans la lettre) ;
V. Le nom de l’expéditeur ;
VI. L’objet ou résumé ;
VII. Observation, cette colonne est réservée au prorep, elle reste vide.
2) LA SECTION DE L’ACTION PUBLIQUE
Cette section a pour mission de réceptionner les différents PV provenant des divers commissariats et
sous commissariats de ressort du parquet de grande instance de kalamu, ce registre comprend 6
colonnes :
i. Date de l’instruction
ii. Numéro indicateur
iii. Provenance
iv. Identité de la personne
v. Prévention
vi. Suite donnée
3) LA SECTION JUDICIAIRE
C’est une section clef du parquet. Cette section a pour rôle principal d’ouvrir tous les dossiers du
parquet et en attribuer un numéro officiel. L’ouverture et le numérotage de tous dossiers judiciaires
sont effectués dans les registres de la section judiciaire, car elle est la force motrice du PGI, elle
s’occupe de registres dont :
I. RMP : Registre du Ministère Public
II. RI : Registre des Informations
III. RFNI : Registre des Faits Non Infractionnels
IV. RAT : Registre des Amandes Transactionnels
V. RAP : Registre Autre Parquet
VI. ROS : Registre des Objets Saisis
VII. RC : Registre Civil
VIII. RCA : Registre Civil en Appel
IX. RM : Registre en Médecine
4) LA SECTION D’EXECUTION DES JUGEMENTS
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Lorsque l’OMP a terminé l’instruction du dossier et estime qu’il faut l’envoyer au tribunal compétant,
ce dernier procèdera par la requête afin de fixation de date d’audience pour l’envoyer devant le
tribunal compétant. Le dossier judiciaire est transmis au greffe pénal et le dossier administratif qui
est le double du dossier. Une fois que le tribunal se déclare saisie, fixe la date d’audience va
transmettre à l’extrait de Rôle Pénal (RP) pour que la section puisse programmer le magistrat
d’audience.
Après l’audience le magistrat audience va retourner le dossier administratif et l’audience à la section
d’exécution pour connaitre la décision du tribunal quant à ce.
Lorsque le tribunal a rendu jugement et que le prévenu est en détention, on établira une réquisition
afin d’emprisonnement pour notifier au prévenu de sa condamnation. Si le prévenu est en liberté, on
établira un mandat de prise de corps pour l’emprisonnement, mais au cas où le condamné interjeté
appel contre la décision du tribunal, il sera mis en liberté provisoire jusqu’à ce que le juge d’appel
statue sur l’objet de son appel, dans le cas où le condamné est arrêté dans l’immédiat, il sera mis en
détention jusqu’à ce que le juge d’appel rende son verdict.
Cette section comporte en elle six registres qui sont appelés audienciers :
Deux registres pour des audiences foraines et quatre pour des audiences ordinaires.
Ces différents registres ont pour rubrique suivantes :
RP : Rôle Pénal
RMP : Registre du Ministère Public
RPA : Registre Pénal en Appel
Le nom du prévenu
La prévention
La réquisition du ministère public
Décision du tribunal
Observation
RMP/A : Registre du Ministère Public en Appel
La charge de l’exécution du jugement en matière pénale incombe au ministère public.
Section 5 : modes de saisine du parquet
Le parquet est saisi suivant quatre(4) modes suivants :
La plainte
La dénonciation
Le PV de l’OPJ
La saisine d’office
a) La lettre de plaintes
C’est une simple correspondance de la partie lésée adressée au Prorep et qui consiste pour elle à
relater les faits dont elle est victime.
Elle comprend :
L’identité de la partie lésée ;
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Son adresse ;
La date ;
L’objet ;
Le nom de l’accusé et son adresse
Et se termine par la signature du plaignant
b) La dénonciation
Elle consiste pour une tierce personne de porter à la connaissance du parquet d’une infraction
commise dont elle n’est pas victime.
c) Le procès-verbal de l’OPJ
C’est un dossier instruit par l’officier de la police judiciaire et qui le transmet au parquet afin d’ouvrir
un dossier judiciaire.
d) La saisine d’office
Au terme de l’article 67 de la loi organique portant organisation, fonctionnement et compétence de
juridiction de l’ordre judiciaire, le Ministère public recherche des infractions aux actes législatifs et
règlementaires qui sont commises dans l’entendu du territoire de la république.
De ce fait, l’OMP a la possibilité de se saisir de l’infraction dont il a connaissance sans que le dossier
soit préalablement passé par le secrétariat du parquet.
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CHAPITRE DEUXIEME : LES ACTIVITES DE L’OFFICIER DU MINISTERE PUBLIC
DANS SON CABINET
Section 1 : La réception et enregistrement des dossiers
a) Réception
Après avoir répertorié le dossier, le secrétariat devra les envoyer chez le procureur de la république
pour l’examen et ensuite il procèdera à la désignation du magistrat pour chaque dossier en y mettant
l’initiale du magistrat instructeur. Le dossier retournera de nouveau au secrétariat pour être
enregistrer.
b) Enregistrement
L’OMP après réception d’un dossier, il inscrit dans le registre concerné. Les dossiers lui parviennent
de la section judiciaire. L’OMP tient plusieurs registres dans son cabinet dont voici quelques-uns :
1. Le registre du ministère public (RMP)
C’est le registre dans lequel il inscrit des affaires répressives dans lesquelles les poursuites sont
intentées contre les personnes ayant atteint l’âge de la majorité pénal. Il contient les mentions ci-
après :
Le numéro d’ordre
La date de la réception
Le numéro RMP
L’identité de l’inculpé (le nom, la nationalité, la profession, etc…)
Suite donnée
Observation (réservée au Prorep)
2. Le registre d’information (RI)
Dans ce registre, l’on inscrit le dossier ouvert à sa charge des certaines personnes d’un rang social
élevé (député, ministre, etc…). Si le dossier RI est ouvert à la charge d’un privilège de juridiction ou
de poursuite, seul le PG peut autoriser son arrestation ou des poursuites à sa charge.
Ce registre comprend :
Le numéro d’ordre
La date de la réception
Le numéro RI
L’identité des parties
L’objet
Observation (réservé au PG)
3. Le registre des enfants en conflit avec la loi (RECL)
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Le dossier est ouvert et inscrit à la charge des enfants mineurs en conflit avec la loi. Seul l’âge de
l’enfant (la minorité) suffit pour qu’en dépit pour que le caractère infractionnel des fait commis par
celui-ci, l’on ouvre un dossier RECL, conformément à la loi n° 09/001 du 10 janvier 2009 portant
protection de l’enfant. La loi protège cette catégorie des personnes qui commet des manquements à
la loi pénale et non pas des infractions. Elles ont pour juge naturel le tribunal pour enfant.
4. registre d’autre parquet (RAP)
Ce registre comme son nom l’indique, les dossiers provenant des autres parquets et concerne plus Le
particulièrement la commission rogatoire qui est un acte par lequel un magistrat demande à un autre
magistrat d’exécuter à sa place un devoir d’instruction. L’OMP procède lorsqu’il ne peut instruire lui-
même compte tenu de la distance entre lui et le lieu où se trouve actuellement l’inculpé.
Section 2 : L’instruction du dossier
Le ministère public est chargé de la poursuite. A ce titre, il déclenche et exerce l’action publique et
veille à l’exécution des jugements, il soutient l’accusation et accomplit tous les actes pour saisir la
juridiction répressif compétente et d’aboutir à la condamnation de la personne responsable. A cet
effet, le ministère public se présente devant le juge en demander. Il est la partie principale lors d’un
procès pénal, à l’ occasion duquel il est opposé à l’auteur (co-auteur ou complices) de l’infraction.
Aussi, lorsque le ministère public décide d’exercer l’action publique, il communique toutes pièces au
juge compétant pour en prendre connaissance.
L’instruction constitue une étape dans laquelle le magistrat prend connaissance des faits telle que
relater dans le procès-verbal ou la lettre de plainte. Le PV d’audition, autrement appelé Pro justicia
permet à l’OMP de mettre à l’écrit toutes les déclarations des personnes reçues telle que : la partie
lésée, le prévenu, les témoins ainsi que toute personne dont il jugera l’audition important. L’OMP
pose des questions à nature à faire ressortir les éléments constitutifs de l’infraction.
1. Le procès-verbal
Dès le début de son enquête, et pour faciliter la conduite de l’officier du ministère public procède au
repérage des toutes les situations qu’il rencontre. Il les consignes pour raison de preuve, dans un
procès-verbal. Le procès-verbal est défini comme étant un acte dans lequel l’OMP relate les faits
dont il a vérifié l’existence et dont la recherche de la preuve entre dans ses attributions.
Paradoxalement le PV suggère l’écriture. L’autorité judiciaire peut à cet effet recevoir des plaintes ou
des dénonciations verbales, constate directement une infraction et consigne les résultats des
opérations effectuées dans le cadre de l’enquête. Toute opération exécutée par toute autorité
judiciaire est signalé dans un écrit en outre l’existence d’une certaine solennité. Dans certain cas,
l’autorité qui dresse l’acte d’un procès-verbal jure que ce dernier est sincère.
Quant à la question de savoir si le procès-verbal lie le juge de fond, réponse est non sauf les procès-
verbaux auxquelles la loi attache une force probante particulière, le juge apprécie celle qu’il convient
attribuer. Le principe est donc imposé par la loi : PV quelle que soient les circonstances de son
établissement, il ne lie pas le juge. Il appartient à ce dernier de lui reconnaitre une valeur probante.
Catégorie de procès-verbal :
a) Le PV de constat
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Dans le cadre de ses activités s’enquête, l’officier du ministère public est habilité à recueillir des
éléments de la preuve et amener des investigations sur le lieu où l’infraction a été commise. Il
procède ainsi à la constatation matérielle en jetant directement au contrat de l’infraction, à ses
conséquences et ainsi qu’au lieu de sa commission. Il établit un PV qui dresse l’état de lieu ou des
actes matériels ou des conséquences matérielles de l’infraction alléguée. Le but de la constatation
matérielle est d’appréhender les faits et relever des indices ou des pièces à conviction.
b) PV d’interrogatoire
L’interrogatoire est un acte qui s’adapte mieux à la personne mis en cause devant l’OMP. La loi en
fait une obligation préalable avant toute détention préventive. L’enquêteur convoqué soit par
mandat de comparution soit au cas où il ne se présente pas par un mandat d’amener la personne
accusée de recueillir des explications sur les faits qui lui sont reprochés.
c) PV d’audition
Aux fins ses enquêtes, l’OMP peut se faire citer devant lui toute personne dont il estime l’audition
nécessaire. Il peut s’agir généralement des victimes et des témoins. Contrairement à l’interrogatoire,
l’audition se rapporte techniquement aux personnes qui ont assistées à la commission d’une
infraction ou entendu quelque chose s’y rapportant.
d) PV de saisie
C’est une opération du ministère public pratiqué sur un bien, un avoir ou un objet quelconque qui
atteste la matérialité d’une infraction ou qui est susceptible de servir à la manifestation de la vérité. Il
s’agit dans ce cas de la mise sous-main de la justice des pièces à conviction, le plus souvent obtenu
dans le cadre de la perquisition ou de visites domiciliaires. Ces pièces à conviction constituent des
éléments des preuves matériels relatifs aux chefs des accusations ou de l’enquête. Elles sont
constituées des objets servis ou destinés à la commission de l’infraction retenue ou ayant constitué
les fruits ou les produits et dont la saisie peut servir de la manifestation de la vérité. Dans ce cas, la
saisie permet d’assurer la conversation et protection des objets saisies dans le but de fournir de
preuve de l’infraction. En de déclaration de la culpabilité le juge prononce sa confiscation.
L’OMP peut en outre procède à d’autres actes tel que :
a. La réquisition des informations
b. C’est un acte par lequel un magistrat délègue son pouvoir à un officier de la police judiciaire,
pour qu’il exécute à sa place les actes d’enquête. En tout état de la procédure et qu’elle soit
l’infraction commise, l’OMP peut requérir tous les officiers de la police judiciaire de son
territoire compétant pour accomplir tel devoir d’enquête qu’il précise. L’officier de la police
judiciaire ainsi requise est tenu de déféré à cette perquisition. Il doit faire rapport de
l’exécution de ces devoirs au magistrat qui l’aura requis dans les délais impartis par ce
magistrat.
Les différents de l’OMP susceptible d’être délégué à OPJ
Visites domiciliaires ;
Désignation d’un expert ;
La saisie de la correspondance ;
La fouille corporelle ;
L’autopsie et l’exhumation de cadavre.
Section 3 : La détention préventive
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A la suite de l’instruction, l’OMP peut décider de place l’inculpé sous mandat d’arrêt provisoire tout
en se conformant aux conditions exigées dans les articles 26 et 27 du code de procédure pénale. Un
mandat d’arrêt provisoire (MAP) est délivré pour une durée de cinq jours. A l’expiration de son délai,
le ministère public à la charge de conduire l’inculpé par devant son juge naturel pour que ce dernier
puisse statuer sur la détection préventive.
Seule la chambre du conseil du tribunal de paix est l’instance compétant de la mise en détention
préventive et statue par voie d’ordonnance. L’ordonnance de la mise en détention préventive a un
délai de 15 jours. A l’expiration de ses délais la détention préventive peut être prorogée des mois en
mois aussi longtemps que l’intérêt général l’exige ou celui de l’enquête l’exige.
Section 4 : La cotation du dossier ou toilettage
Tout dossier dans le cabinet de l’OMP doit être cote c’est-à-dire porter un numéro d’ordre du
classement pour permettre au magistrat de le retrouver plus facilement. Cette cotation se fait par
sous-fardage. En voici la liste :
Sous-fardage 1 : lettre de plainte
Sous-fardage 2 : PV de l’OPJ
Sous-fardage 3 : PV de l’OMP
Sous-fardage 4 : pièce à conviction
Sous-fardage 5 : pièce de détention
Sous-fardage 6 : pièce de procédure
Sous-fardage 7 : pièce administratif
Section 5 : La clôture de l’instruction d’un dossier
Instruction d’un dossier c’est poser tous les actes nécessaires, ressembler tous les éléments ayant un
rapport avec le dossier et destiné à éclairer la religion de l’OMP afin de décider de la suite à donner
au dossier. Lorsqu’un OMP après instruction se rend compte que les faits n’ont pas été commis par
la personne mise en cause ou ne constituent pas une infraction, il rédige un rapport de relaxation.
Quand le magistrat instructeur estime qu’un dossier ne nécessairement plus aucun acte
d’instruction, il propose au Prorep soit :
D’envoyer le dossier en fixation auprès du tribunal compétant ;
De classer le dossier sans suite pour différent motif ;
Ou encore de faire payer l’amande transactionnelle.
a) Envoi en fixation devant le tribunal compétant
Convaincu de l’existence de l’infraction à la charge de culpabilité et après en avoir apprécié librement
l’opportunité de poursuivre conformément à la loi, le magistrat du parquet a le devoir de fixer
l’affaire devant le tribunal compétant. D’après l’article 53 du code de procédure pénale que lorsque
le ministère public décide d’exercer l’action publique, il communique les pièces ou disons les biens, le
dossier répressif au juge compétant pour en connaitre. Celui-ci fixe la date et le jour ou l’affaire sera
appelée. La communication du dossier au tribunal se fait par une requête afin de fixation de date
d’audience signée par le procureur de la république. L’envoi en fixation de dossier par magistrat
instructeur, se fait par la rédaction d’une requête afin de fixation de date d’audience (RFFDA) elle se
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rédige si et seulement si la culpabilité de l’infraction est établie et que l’OMP décide d’envoyer le
dossier en fixation au tribunal compétant.
Cette requête comporte deux libellés :
1. Le libellé en droit : qui consiste à ressortir la qualification que la doctrine ou la loi apporte à
une infraction ;
2. Le libellé de fait : dans lequel, relate le déroulement des faits, le lieu ainsi que la date de sa
commission.
b) Le classement du dossier sans suite
Le classement sans suite est une décision prise par le ministère public en vertu du principe de
l’opportunité de poursuite, écartant momentanément la mise en mouvement de l’action publique. Il
tire son fondement de l’article 44 du code de procédure pénale « lorsque le ministère décide que
lorsqu’il n’y a pas lieu de poursuivre, il doit donner en même temps la main levée de la détention
préventive et éventuellement, ordonner la restitution cautionnement »
A la fin de l’instruction, l’OMP peut classer les dossiers sans suite pour motifs ci-après :
1. Inopportunité de poursuivre
2. Les faits bénins
3. Les faits civils
4. Double emploi
5. Fait non infractionnel
6. Infraction non établie
7. Prescription de l’action publique
8. Vétuste des faits
9. Insuffisance des preuves
10. Difficulté matérielle d’identifier, d’atteindre ou de retrouver le prévenu
11. Extinction de l’action publique ou cause du décès du prévenu.
c) Classement du dossier par amende transactionnel
C’est une modalité de l’extinction de l’action publique propre aux infractions punies d’une simple
peine d’amende, par laquelle l’inculpé évite toute poursuite en s’acquittant d’une amende soit
immédiatement entre les mains des agents verbaliser, soit de manière différée au moyen d’une note
de perception à acquitter auprès de la DGRAD.
Sa base légale est de l’article 9 du code de procédure pénale. Cette disposition est plus diserte. Elle
dit précisément que toute infraction de sa compétence, l’OPJ peut, s’il estime qu’il a raison des
circonstances la juridiction de jugement se bornait à prononcer une peine d’amende et
éventuellement la confiscation, invite l’auteur de l’infraction à verser au trésor une somme dont on
détermine le montant sans qu’elle puisse dépasser le maximum de l’amande encourue augmentée
l’éventuellement des décimes légaux. L’article 9 du code de procédure pénale poursuit en disant que
lorsqu’il a été satisfait aux invitations faites par l’OPJ, l’action publique s’éteint au moins le ministère
public décide d’en poursuivre. L’OMP peut clôturer une affaire en faisant payer une amande
transactionnelle (AT) lorsque l’infraction est punie d’une peine d’amande ou susceptible d’une peine
d’amande.
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CHAPITRE TROISIEME : LES ACTIVITES DU MINISTERE PUBLIC EN DEHORS DE
SON CABINET
En dehors de son cabinet, le ministère public assiste à certaines activités notamment :
Section 1 : les audiences
Les audiences en chambre du conseil
En chambre du conseil, l’OMP intervient pour régulariser la détention, prouver la régularité de
l’arrestation et la demande au juge d’ordonner ou de confirmer la détention préventive dans l’intérêt
de l’instruction à travers l’ordonnance de confirmation.
Les audiences foraines
Sont celles qui se tiennent en dehors du ressort de tribunal
Les audiences ordinaires
Il prend part aux audiences tant en matière civile que pénale, en matière pénale, il intervient par voie
d’avis et en matière pénale par son réquisitoire.
Section 2 : Visite du lieu et perquisitions
Une visite domiciliaire désigne l’entrée dans un lieu privé aux fins de constant ou de vérification. Et la
perquisition consiste en une recherche judiciaire des éléments de la preuve d’une infraction. L’OMP
eu égard à l’article 22 alinéa 3 du code de procédure pénale, et a moins que le président du TGI l’y
autorise, les visites domiciliaires et perquisitions ne peuvent commencer avant 5 heures du matin ni
après 21 heures. Il sied de noter que, la perquisition n’est possible que dans le cadre d’une visite
domiciliaire.
Section 3 : Inspection des amigos/cachots
Pour éviter le pouvoir, l’OMP procède au contrôle des amigos se trouvant dans son ressort.
Dans le cadre d ces fonctions, il contrôle les éléments ci-après :
La régularité de la détention de chaque suspect (autre présumé de l’infraction) et procède
aux relaxations de celui-ci en cas d’irrégularité en adjoignant l’OPJ de transmettre le dossier
au parquet, si la détention si irrégulière, l’OMP laisse l’OPJ poursuivre son action et l’invite à
transmettre le dossier avec la personne arrêté, dans le délai légal qui est de 48 heures ;
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Les registres de l’OMP dans le point de savoir s’ils soient bien tenus ou non et faire des
observations, étant donné que l’OPJ travaille sous la direction et surveillance de l’OMP ;
La salubrité des amigos dans le but d’éviter de porter atteinte à la santé des personnes
incarcérées ;
La qualité d’OPJ à présenter par chacun de sa carte d’habilitation.
A son retour à l’office, il fait rapport du contrôle de l’amigo au procureur de la république. Si des
abus constatés, l’OMP propose la sanction à infliger à ce dernier.
Section 4 : Le contrôle de la prison
L’OMP procède au contrôle de la prison afin de vérifier la régularité des personnes qui s’y trouvent
ainsi que les conditions carcérales dans lesquelles elles sont détenues.
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CONCLUSION
La fin justifie le moyen dit-on, notre période de stage a été semer d’embuches mais grâce au créateur
nous y sommes parvenus à la fin de notre stage ainsi que de la rédaction de ce rapport de stage qui
retrace notre parcours et ainsi que la matière apprise durant le 1 mois au PGI/KALAMU ; en
l’occurrence les différentes activités du ministère public au sein de son cabinet tout comme en
dehors de son cabinet ainsi que de comprendre mieux d’appréhender le fonctionnement du parquet
de grande instance de kalamu et son personnel.
En premier lieu, nous avons appris l’historique, le fonctionnement ainsi que la compétence du
parquet, son administration exercée par le secrétariat qui subdivisé en quatre sections dont : les
services généraux, la section l’exécution de jugement, la section judiciaire et la section de l’action
publique.
En sus, s’en suit la question de différents modes de saisine du parquet entre autre : la lettre plainte,
la saisine d’office, la dénonciation, ainsi que le PV des OPJ. Aussi le sujet des activités du ministère
public au sein de son cabinet mis en lumière abordé par instruction du dossier, la cotation de ce
dernier et la suite à donner.
En dernier lieu, il a été question des activités de l’OMP en dehors de son cabinet couronné par les
visites domiciliaires, les perquisitions ainsi que sa participation au procès pénal.
En grosso modo, ce stage nous a permis non seulement de maitriser le fonctionnement du parquet
mais également de se procurer une connaissance subtile à la vie du droit et à son déroulement, dont
nous serons confronter à la fin de nos études universitaires et dont on est appelé à exercer.
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TABLE DE MATIERE
SIGLES ET ABREVIATIONS :…………………………………………………………………………………………………1
REMERCIEMENT…………………………………………………………………………………………………………………2
INTRODUCTION …………………………………………………………………………………………………………………3
PLAN DU STAGE………………………………………………………………………………………………………………….4
CHAPITRE PREMIER : PRESENTATION, FONCTIONNEMENT ET ORGANISATION DU PARQUET
DE GRANDE INSTANCE DE KALAMU…………………………………………………………………………………….5
Section 1 : Présentation et historique du parquet……………………………………………………………….5
Section 2 : De la compétence du PGI……………………………………………………………………………………5
Section 3 : De l’organisation et du fonctionnement PGI/KALAMU………………………………………..6
Section 4 : Secrétariat…………………………………………………………………………………………………………..6
1. SECTION DE SERVICES GENERAUX…………………………………………………………………………….7
2. SECTION DE L’ACTION PUBLIQUE……………………………………………………………………………..7
3. SECTION JUDICIAIRE…………………………………………………………………………………………………7
4. SECTION DE L’EXECUTION DES JUGEMENTS…………………………………………………………….8
Section5 : modes de saisine du parquet……………………………………………………………………………….8
a. Lettre plainte……………………………………………………………………………………………………………8
b. La dénonciation………………………………………………………………………………………………………..9
c. Le PV de l’OPJ……………………………………………………………………………………………………………9
d. La saisine d’office……………………………………………………………………………………………………..9
CHAPITRE DEUXIEME : LES ACTIVITES DE L’OMP DANS SON CABINET………………………………….10
Section 1 : la réception et enregistrement des dossiers………………………………………………………10
Section 2 : instruction du dossier…………………………………………………………………………………………11
Section 3 : la détention préventive……………………………………………………………………………………..13
Section 4 : la cotation du dossier ou toilage………………………………………………………………………..13
Section 5 : la clôture du dossier de l’instruction…………………………………………………………………13
CHAPITRE TROISIEME : LES ACTIVITES DE L’OMP EN DEHORS DE SON CABINET…………………15
Section 1 : les audiences…………………………………………………………………………………………………….15
Section 2 : les visites de lieu et perquisitions………………………………………………………………………15
Section 3 : inspections des amigos…………………………………………………………………………………….15
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Section 4 : contrôle de la prison…………………………………………………………………………………………16
CONCLUSION……………………………………………………………………………………………………………………..17
TABLE DE MATIERE……………………………………………………………………………………………………………..18