MANUEL DE FORMATION ECOLE DE DIMANCHE
GENERALITES
Il est des choses dont les preuves sont on ne peut plus évidentes. Tout comme les autres êtres,
l’homme a une affection particulière pour ses progénitures. Il lui revient donc, comme devoir,
d’éduquer ces derniers.
DEFINITION
L’école est un lieu où on apprend à l’élève à s’intégrer dans la société. Toute école a un objectif
précis. L’école du dimanche est une école d’un jour dans la semaine et ce jour est le jour du
Seigneur. On apprend aux enfants les récits bibliques, les louanges, à prier, à connaître le
Seigneur Jésus comme leur Seigneur et Sauveur Personnel. Elle fait partie intégrante de la vie
de l’Eglise et en est le moyen de transmission de la foi d’une génération à une autre.
ORIGINE
Il est nécessaire de souligner que l’Ecole du Dimanche a toujours existé d’une manière ou d’une
autre ; qu’elle n’est pas seulement une réalité d’aujourd’hui. Des exemples bibliques nous font
connaissance de cela.
Moise recommande aux peuples juifs de transmettre et d’enseigner les lois de Dieu à leurs
enfants (Deutéronome 6 : 6-7)
Les enfants ne sont pas exclus quand on parle de l’enseignement des lois de Dieu
(Deutéronome 31 : 12-13)
A un certain âge l’enfant sera confié plus au père, mais aussi à d’autres éducateurs et ceux qui
sont chargés d’enseignement sont appelés « père » Juges 17 : 10.
- L’éducation dans l’Eglise est un commandement de Dieu.
- L’éducation chrétienne est au-dessus de toute autre éducation.
IMPORTANCE
C’est d’enseigner les vérités de la Bible afin que l’enfant :
Reconnaisse Jésus comme son Sauveur
L’accepte comme son maître (Seigneur)
Et grandisse en Christ
Les Eglises qui ont mis un accent sur l’école du Dimanche sont aujourd’hui bien spirituellement
; par contre celles qui ont négligé ce côté souffre aujourd’hui.
C’est le grand milieu d’évangélisation parce qu’on amène l’enfant à recevoir Jésus
Christ comme son Seigneur et son Sauveur personnel. Deutéronome 6 : 1-2 (comme les juifs,
nous devons enseigner les enfants comme Dieu l’a recommandé). Beaucoup de problèmes
sociaux dérivent de la maladresse des rédacteurs des enfants. Le moniteur pour récupérer
l’enfant dont l’éducation familiale est ratée, ne doit pas rester figer sur les anciens principes et
être lui-même renouvelé continuellement par l’Esprit de Dieu.
QUELQUES STATISTIQUES
75% des missionnaires ont reçu le Seigneur dès le bas âge
19% ont reçu l’Evangile dans l’adolescence - 6% dans l’âge adulte.
Si l’enfant accepte très tôt le Seigneur, il a le temps de faire vraiment la gloire de Dieu dans
l’Eglise, dans le pays et même dans le monde entier. Les enfants des chrétiens doivent être
irréprochables (Tite 1 : 5-6).
L’Eglise tout entière doit encourager les enfants, les moniteurs : Psaumes 78. Nous devons
transmettre à nos enfants ce que nous avons reçu du Seigneur.
LA FORMATION DU MONITEUR
I. DEFINITION DES CONCEPTS
A. Moniteur (Responsable)
Le responsable est une personne qui répond d’un acte, qui a la charge d’un groupe, à qui est
confiée une charge précise qu’il doit exécuter sous des contraintes définies
(Temporelle, financière, matérielle) et dont il doit rendre compte. Ainsi le moniteur est une
personne à qui est confié une tâche précise ; celle d’amener les enfants au Seigneur et dont il
doit rendre compte à l’Être Suprême. On ne peut donner que ce qu’on a. C’est notre vie qui doit
d’abord parler. On est ainsi mauvais éducateur si on ne pratique pas son propre enseignement.
Tout ce que nous faisons, rassurons-nous, les prépare à faire face aux défis du monde, et à vivre
une vie riche dans le Seigneur.
B. Formation
C’est l’action de façonner par l’instruction ou l’éducation, l’esprit ou le caractère de quelqu’un.
C’est aussi l’action de développer une aptitude ou alors une qualité. (C’est aussi un
processus…)
Compétence : Capacité d’effectuer un travail avec endurance et efficacité.
Développer les connaissances, les aptitudes, les attitudes pour qu’il accomplisse une mission.
II. LES RAISONS POUR LA FORMATION
a) La mission confiée par Christ nous l’impose. Matthieu 28 : 18-19. Christ envoie des
disciples pour former et attend tous les jours qu’ils rendent compte.
b) Parce que la parole nous exhorte à le faire ; Colossiens 1 : 9-10 ; Tite 1 : 9 ; 1Timothee
4 : 6. La Bible nous démontre l’importance de la formation par des exemples clairs : Ecole de
prophète dirigée par Samuel à Rama. 1 Samuel 19 : 18 ; 20 : 1 ; Elie aurait aussi fondé une
école : confrérie des prophètes ; 2 Rois 2 : 7 ; 4 : 42-43. L’exemple de Jésus est le modèle idéal
pour toute formation Pour mieux conduire la mission qu’on nous a donnée, pour un ministère :
-Efficace atteindre du but ou des résultats.
-Et efficient moyen utilisé (moyen optimal)
III. LES MOYENS DE FORMATION
a). Préalables à la formation :
- Volonté et désirs de nous former
- Effort considérable
- Un temps et des moyens considérables
- L’humilité
- Persévérance pour faire face aux difficultés qui pourraient se présenter.
b) L’auto formation
Elle se fait à travers la prière et le jeune, la lecture et la méditation quotidienne de la Bible ;
lecture des œuvres chrétiennes, l’assistance aux activités de formation ; audition des cassettes,
visions des films chrétiens, sur le tas (entretien avec un
Pasteur par exemple), etc.
c) Les formations spécialisées
(Ecole, instituts, A.E.E (association pour l’Evangélisation des Enfants etc…).
PLACE DE LA PSYCHOPEDAGOGIE DANS LA FORMATION DU
MONITEUR DE L’ECOLE DU DIMANCHE.
On ne saurait utiliser le terme psychopédagogie sans faire référence à ITARD qui fut le 1er
expérimentateur dans les recherches en médecine psychologiques dans les années 1900 sur un
enfant muet qui vivait dans un bois. Certes l’enfant qu’il avait nommé Victor n’a pu parler mais
sa démarche pédagogique qu’il avait tentée avec des multiples expériences était un model
exemplaire. C’est ainsi que les recherches éducationnelles vont continuer à se développer.
A) DEFINITION
La psychopédagogie est constituée de deux termes : la psychologie et la pédagogie. La
psychologie est l’étude du comportement de l’enfant. Elle a donc pour objet la personnalité
humaine.
La pédagogie est la science de l’éducation des enfants et par extension de l’éducation et la
formation intellectuelle des adultes.
Ainsi donc la psychopédagogie est l’application de la psychologie à la pédagogie.
Tout l’art pédagogique se partage en trois problèmes :
1- Adapter l’enseignant à l’enseignement
2- Adapter l’enseignant à l’enfant
3- Adapter l’enfant à l’enseignement
Il est tout à fait normal pour nous de poser la question : avons-nous besoin de cette science dans
le ministère de Dieu (E.D) ? Nous répondons tout simplement par Proverbe 11 :11 « mais les
justes sont délivrés par la science » ; Proverbe 9 : 10 « le commencement de la sagesse c’est la
crainte de l’Eternel, et la science des saints, c’est l’intelligence ».
B) APPLICATION DE LA PSYCHOPEDAGOGIE DANS LE METIER DU MONITEUR.
Son objectif est de :
1- Adapter le moniteur à l’enseignement de la parole de Dieu
IL s’agit ici d’amener le moniteur à aimer la Parole de Dieu et à se connaître à travers la
lecture de la Bible.
2- Adapter l’enseignement à l’enfant
IL s’agit pour le moniteur ici de pouvoir transmettre ce qu’il a reçu lors de sa méditation, de sa
lecture de la Bible aux enfants. Il est donc appelé à connaître l’enfant (caractère, comportement,
personnalité…)
3- Adapter l’enfant à l’enseignement
IL s’agit pour le moniteur d’amener l’enfant à méditer et à comprendre la parole de Dieu seul
pendant la lecture personnelle (Avec l’aide de l’Esprit de Dieu).
CONCLUSION
La formation est d’autant importante aujourd’hui que le monde a besoin de perfection, même
dans le monde chrétien. Toutefois retenons que notre véritable formateur est la parole de Dieu.
RESPONSABILITE DU MONITEUR FACE A SON METIER
I- DEFINITION
La responsabilité est une obligation à remplir une charge, un engagement.
II- METIER DU MONITEUR
Il vise l’enseignement de la parole de Dieu aux enfants. Il a deux buts :
Amener les enfants à connaître véritablement Dieu à travers Sa parole et à mettre cette
Parole en pratique dans leur vie quotidienne.
A se connaître en tant qu’un homme Après ce double but, ils seront sauvés (2 Timothée
3 : 14-17). C’est un privilège pour nous d’être les enseignants des enfants.
III- QUALITE D’UN MONITEUR
Le moniteur doit avoir une conviction de l’appel de Dieu (Romains 12 : 3-8). Son service de
moniteur de l’Ecole du Dimanche est un don ; ce n’est pas un souci personnel de notre orgueil
(Ephésiens 4 : 11-12), ce n’est pas un acte de loisir ou de plaisir, il faut s’effacer et descendre à
l’âge des enfants. L’enfant est un être complet comme tout adulte mais agissant différemment
des autres. Le maître est ainsi le guide des enfants. Il doit ainsi avoir dans sa vie des preuves
évidentes de sa croissance. La vie n’est que croissance. Les choses qui ne croissent pas ne vivent
pas. Dans le leadership, il y a toujours une distance entre le leader et ses éléments sinon ça sera
le comment des naissances des problèmes.
Exemple : Josué 3 : 4. La distance entre les sacrificateurs et le peuple est de (2000 coudées ≈
1km) ; de même Jésus était toujours devant ses disciples dans leur marche. Ce n’est donc pas
bon de chercher le chemin avec les enfants. On ne peut pas aller loin si on garde les mêmes
informations. Il faut rechercher l’excellence (1 Timothée 4 : 16), faire son travail avec beaucoup
de passion. S’il est bon guide le salut de ses enfants sera assuré. Malheur au moniteur qui ne
remplit pas convenablement sa tâche (Matthieu 18 : 4-6). L’ambition du moniteur doit être la
recherche de la transformation d’une vie.
a) - La relation du moniteur avec Dieu
La relation du moniteur avec Dieu dépend du sérieux qu’il a avec la parole de Dieu ; l’honneur
avec lequel il embrasse la chose de Dieu. Rien ne peut transformer la vie de l’homme si ce n’est
la puissance de la parole de Dieu au moyen du Saint-Esprit. Toute l’argumentation doit se
référer à la Bible ; qu’est-ce que la Bible dit à tel ou tel sujet ? L’outil de travail du moniteur
est donc la parole de Dieu. Ainsi nous avons l’obligation de connaître cette parole, de maîtriser
le sujet de notre enseignement. Peut-on manger la nourriture d’une fourmi pour effectuer le
travail d’un éléphant ? Les moniteurs ont véritablement besoin de lire et méditer la parole pour
« enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice ; afin d’être accompli
et être à mesure de faire des bonnes choses » 2 Timothée 3 : 15-17.
Tout responsable a besoin des conseils pour la bonne marche du ministère dans lequel il
travaille. Et le meilleur conseiller pour nous est la parole de Dieu qui ne se trompe jamais.
(Proverbe 11 : 14).
Le moniteur doit demeurer en Jésus Christ et vivre l’évangile pour :
Avoir une ambition saine pour les enfants et s’investir pleinement dans leur vie comme
Jésus l’a fait pour ses disciples (Jean 15 : 1-6)
Enlever l’égoïsme dans notre vie et seul Dieu peut le faire. Vaincre l’égoïsme c’est
vaincre tout péché même dans le malheur, l’eau vive doit couler dans notre être.
Quand elle ne coule pas c’est qu’il y a problème (nous ne sommes pas justes) - Travailler
avec acharnement.
Le moniteur doit donc :
1- Avoir une connaissance globale de la parole de Dieu
Nous devons donc lire et relire la Bible de la Genèse à l’apocalypse. C’est à dire du
commencement à la fin. Ceci donne plus d’assurance au moniteur sur ce qu’il dit, cela le
convainc. Nous pouvons lire la Bible en un an si nous lisons 3 à 4 chapitres par jours. Cette
lecture donne plus d’assurance, d’inspiration, de l’exhaustivité et de la cohérence de la parole
de Dieu au moniteur ; elle augmente notre joie et notre confiance en Dieu. Elle rend enfin le
mystère profond dans notre être.
2- Méditer quotidiennement et régulièrement la parole de Dieu
C’est un temps mis à part où nous rencontrons Dieu dans son intimité, dans la parole, la
réflexion, la prière. Nous recevons de lui la révélation ; Josué 1 : 8.
3- Faire une étude approfondie de cette parole
- Suivre, préparer des exposés, des enseignements, des jeux à partir d’un thème.
- Recevoir des témoignages.
B- Relation du moniteur avec les enfants
Selon Ephésiens 6 : 4, la responsabilité des enfants revient aux parents mais l’Eglise a une part
de responsabilité dans l’éducation des enfants.
Le moniteur en travaillant doit penser à quand l’enfant sera grand. (Proverbe 22 : 6 ; 1
Corinthiens 13 : 11-12).
On ne jugera les moniteurs que quand les enfants seront grands. Nous avons un défi à relever,
nous les moniteurs car les gens croient que l’éducation chrétienne constitue un blocage pour
l’évolution sociale de l’enfant. Nous devons donner une bonne éducation aux enfants pour avoir
une Eglise fidèle. Les enfants cherchent une référence, ils veulent ressembler à leur moniteur.
(Pour l’enfant si son maître est mauvais alors son père ne devrait pas le lui confier. Le moniteur
doit être un contrepoids pour contrecarrer les mauvaises actions du maître.
Exemple :
Le maître à l’école dit à l’enfant : c’est bien d’avoir un copain ou tel type de chant ou de
danse est bon. Or le moniteur lui dit : ce n’est pas bien. Alors l’enfant va vers ses parents. Et
comme le moniteur et les parents (plusieurs) ont la même référence, l’enfant a plus de
penchant vers ces derniers.
Le moniteur doit donc :
Amener l’enfant à être discipliné dans son parlé, son mangé, ses pensées (Phillippiens 4
:8)
Amener les enfants à naître de nouveau en étant nous-mêmes nés de nouveau 2 Pierre 2 :
14 ; Romains 8 : 5.
Donner aux enfants un enseignement réellement pratique et non théorique. Pour cela le
moniteur doit être intègre dans le corps du Christ (Jean 15 : 5)
Exemple : A un enfant qui a les parents ont conseillé le préservatif ; il suffit de lui montrer que
c’est parce que ses parents n’ont pas confiance en lui et qu’une bonne relation est basée sur la
confiance mutuelle.
Amener l’enfant à avoir la conviction de son besoin
Amener l’enfant à savoir comment s’approprier la puissance, vivre et servir dans l’Eglise.
- Amener l’enfant à savoir que la valeur d’une âme reste éternelle. Jean 3 :
16 ; Jean 3 :36.
- Etre animé d’un amour ou d’une compassion profonde pour les enfants à l’exemple de Jésus
Christ (Matthieu 9 : 36). Ce sentiment de compassion est très différent d’un sentiment de pitié
mais il s’agit d’un amour fort Galates 4 : 19-20.
- Comme Jésus Christ, nous devons être des bergers pour les enfants à cause de l’amour que
nous devons pour eux (Jean 10 : 11-15). Nous devons nous efforcer à connaître le nom de
chaque enfant.
- S’intéresser à l’enfant, à son milieu de vie et à sa famille, le présenter à Dieu le père dans notre
prière ; être sensible à leur angoisse, à leurs difficultés même cachées.
- Pouvoir communiquer avec les enfants, il nous faut cultiver ce don c’est-à-dire aimer leur
compagnie cela n’est possible que si nous faisons notre travail avec plaisir et intéressement.
- Ne pas être un obstacle pour les enfants Matthieu 19 : 14.
- Amener les enfants à un acte de foi c’est à dire à rencontrer personnellement J.C.
(1 Samuel 3 : 1-19)
- Rendre visite aux enfants et à leur famille pourquoi ? Quand ? Comment ?
Pourquoi Quand Comment ? (en imitant J.C)
-Pour faire connaissance -Après la rentrée Luc 19 : 1-10 (Zachée)
avec l’enfant - Jean 3 : 1-13
-Après plusieurs absences (Nicodème)
-Pour Connaître son milieu -Jean 4 : 1-37 (Femme
de vie - Quand la famille traverse Samaritaines)
-Pour comprendre l’enfant des moments durs - Jean 8 : 3-11 (Femme
Adultère)
- Pour mettre les parents -Pendant leur anniversaire - Marc 10 : 17-27
devant leur responsabilité. (Jeune
-Pendant les vacances Homme
Riche)
-Temps libres - Jean 1 : 45-51
(Nathanaël)
IV- REUSSIR : QUE FAUT-IL ?
- Bonne relation entre les moniteurs et Dieu
- Bonne relation entre maître et élèves. Il doit être un ami intime de tous les élèves. C’est un
domaine de dépouillement et de sacrifice. Cette relation doit être franche, sans hypocrisie
Proverbes 4 : 20-23 ;
- Relation avec les parents. Le maître doit aider les parents à faire leur devoir dans l’éducation
des enfants. Concertation avec les parents d’enfants pour discuter aux sujets des enfants.
- Connaissance nette sur la psychologie de l’enfant. Connaître évoluer avec les enfants sur le
plan spirituel.
CONNAISSANSSANCE DE L’ENFANT
I- PLACE DE L’ENFANT SELON OU DANS LE PLAN DE DIEU
a) Qui est l’enfant ?
- L’enfant, c’est l’Eglise de demain (Psaume 127 : 3), c’est la continuité du monde dans le plan
de Dieu (Genèse 18 : 19). Il est l’une des pièces maîtresses de la croissance numérique ou
quantitative de l’Eglise. Quand il est dans un foyer chrétien ; en ce moment il est comme dans
un enclos et bien protégé.
- L’enfant transmet la parole de Dieu de génération en génération. Jérémie 1 : 5.
- L’enfant est pour nous, une image pour entrer dans le royaume de Dieu. Matthieu 18 :3.
- L’enfant est un être complet qui a besoin du salut. Marc 16 : 15. Il est créé à l’image de Dieu.
La différence avec l’adulte c’est qu’il n’a pas encore développé certaines capacités. Quand Dieu
nous donne les enfants, ce qu’Il vise c’est la multiplication de sa volonté sur la terre.
Si cette vision rate, l’humanité n’a plus la raison d’être. Quand nous lisons Genèse 6 : 1-7 nous
voyons que le grand DIEU est obligé de regretter d’avoir créé l’homme car dans l’absence de
sa volonté c’est une chaîne de violence, de crimes, des atrocités, pour lui l’humanité devait
s’arrêter là. C’est pourquoi un fils indocile devrait être tué (Deutéronome 21 : 18-21).
b) Dieu se soucie de l’enfant
Sachons que l’enfant n’est pas un produit du hasard, tout enfant vient avec un don, une mission.
La réussite de cette mission dépend de la forme de l’encadrement. Le Seigneur aime les enfants
car il dit laissez venir à moi les petits enfants (Luc 18 : 16).
La supériorité de notre sagesse, de notre intelligence, de notre noblesse, de notre foi par rapport
aux autres ou aux enfants restent devant Dieu négligeables ; car le Seigneur choisit ce que le
monde estime faible pour couvrir de honte les forts (1 Corinthiens 1 : 27). La louange des
enfants est d’une grande valeur pour le Seigneur, elle permet de fonder sa Gloire, pour
confondre ses adversaires, pour imposer le silence à l’ennemi et au vindicatif (Psaumes 8 : 3 ;
Matthieu 21 : 16).
A travers des exemples de la Bible tirés dans : Jérémie 1 : 4-5 (Jérémie appelé par Dieu comme
prophète étant tout petit), Luc 1 : 13-17 (Zacharie et Elisabeth qui vont avoir Jean par la volonté
de Dieu pour ramener plusieurs fils d’Israël au Seigneur), Luc 1 : 5-25 (Jean Baptiste et ses
parents), Matthieu 18 : 24 (Jésus Christ et ses parents), nous voyons que le Seigneur prépare
toujours ses enfants bien avant même leur naissance pour sa gloire.
L’enfant est le symbole de l’innocence et de pureté car c’est pour eux que convient le royaume
des cieux selon le Seigneur Jésus. Dieu a sauvé Noé et ses enfants : Genèse. 9 : 18 ; A Sodome
Dieu sauve Lot et ses enfants : Genèse. 19 : 15-16. Lors de la sortie d’Egypte, la condition était
de partir avec tous les enfants ou rien. Exode 10 : 9. L’enfant est un être précieux, le royaume
de Dieu leur ressemble, ils sont vraiment protégés par Dieu Matthieu 18 : 6. L’enfant est pris
en compte dans les lois de Dieu.
La prescription en ce qui concerne les enfants ; c’est qu’il faut leur raconter ce que Dieu a fait
dans ta vie. Le Seigneur accueille aussi les enfants : Apocalypse 20 : 11-12 ; Moise dans Exode
2 : 1-10 n’est pas sorti de n’importe quelle famille ; de même que Samson dans Juges 13 : 2-5.
II- L’ENFANT DU POINT DE VUE SOCIALE : PSYCHOLOGIE DE
L’ENFANT
a) Définition
Psychologie : Etude du comportement
Psychologie de l’enfant : Etude du comportement de l’enfant
b) Les différents stades du développement de l’enfant1
L’individu avant de devenir adulte passe par une série de périodes ou stades qui caractérisent le
développement de sa personnalité, ces moments se divisent en 5 stades :
- Stade oral (de la naissance à 1 an)
Pendant cette période, des sensations au niveau de la bouche se développent. C’est la période
du corps à corps avec la mère.
L’enfant confond sa mère à la nourriture. On distingue ici chez l’enfant un caractère optimiste
et un caractère avide. Le caractère optimiste est marqué par le sentiment de confiance dans
l’avenir.
Il se sent toujours assurer de l’aide présente ou fictive d’un être bienveillant et protecteur ; lui-
même se sentiment d’insatisfaction avec toutes les marques de jalousie, d’envie, des tendances
possessives, l’impatience et l’exigence. Il est souvent très agressif.
- Stade anal (de 1 à 3 ans)
Ici l’orifice anal devient une zone de plaisir. L’enfant donne les selles selon le type de relation
qu’il entretient avec sa mère. Le caractère de l’enfant se manifeste ici par :
Le goût de rangement, le souci de la propreté, la recherche de la précision et là au
collectionnisme.
Le plaisir de posséder, de garder pour soi ; d’où une compatibilité minutieuse de ce que
l’on doit et de ce qui est dû.
L’entêtement qui se voit dans l’attachement à ses origines. Une attitude continuellement
critique à l’égard de celle d’autrui. Il a souci de conserver intact son opinion et ses
projets.
- Stade phallique (pouvoir) (de 3 à 5 ans)
Période génitale précoce
Ici, l’enfant découvre son sexe pendant cette période. C’est aussi la période d’apparition du
complexe de castration chez le garçon (peur chez le garçon quand on lui parle d’enlever le
pénis).
Période du choix d’objet
Autour de 4,5 et 6 ans, le choix de l’amour que l’enfant fait est porté vers le parent de sexe
opposé et en même temps, il développe pour le parent de même sexe une certaine rivalité. (Il
apparaît en ce moment un sentiment de culpabilité que Freud va appeler Complexe d’Œdipe.)
Ici, la conduite est dirigée par l’ambition et le besoin de se montrer concurrent. Ceci bien chez
l’homme que chez la femme. L’enfant parle seul d’où remue-ménage à l’école du Dimanche.
- Stade de la latence (5 à la puberté)
La sensibilité de l’enfant qui semblait très active depuis le stade oral décroît. C’est à dire le
choix de l’objet, reste en veilleuse. Ce stade peut être considéré comme celui des acquisitions
scolaires.
- Stade génital (Adolescence – vieillesse)
Au cours de ce stade, l’enfant reste très mouvementé en même temps que sa sensualité refait
surface, elle intervient avec modification physique qui crée quelques complexes à l’adolescent.
Il y a désir d’être adulte en même temps peur de le devenir : c’est la période de la révolte car
l’enfant ne comprend pas très bien ce qui lui arrive. Il atteint un degré de maturité qui le conduit
à l’adulte. L’enfant peut avancer les hypothèses, sous l’angle chrétien. On peut déjà l’enseigner
l’au-delà.
L’enfant en général est caractérisé par :
a) L’imitation (les adultes). Emile DURKEIM : « l’action de la veille génération sur la jeune
génération »
b) Les jeux : les enfants où qu’ils soient aiment jouer. Raison pour laquelle même dans les
établissements publics on exige les cours de jeux.
c) L’enfant prend l’image pour la réalité et comprend mieux les illustrations.
d) Il n’est pas logique dans son raisonnement
e) Les enfants sont très curieux
f) L’enfant n’aime pas les défis
g) L’enfant préfère les gestes au lieu des paroles
h) Il aime les psittacismes ou le mimétisme
i) Sa conception du bien et du mal est influençable
j) Il n’est pas très ponctuel (soit en retard soit très tôt).
Le développement ainsi esquissé constitue la base de relation que l’individu va entretenir avec
son environnement selon qu’il aura reçu ou non au cours de son évolution des facilitations avec
des personnes avec qui il a eu des bonnes relations affectives.
QUELQUES ANOMALIES
La dyslexie : c’est la difficulté de lecture pour l’enfant. Elle serait
d’origine génétique
La dysorthographie : c’est la difficulté d’écrire QI= Age mental /
Age réel (mois) x 100.
III- L’ENFANT DU POINT DE VUE BIBLIQUE ET SES CONSEQUENCES
VIS A VIS DU MONITEUR
a) Les étapes de la croissance
1- L’enfant naît
« …Le Saint-Esprit viendra sur toi, et la puissance du très-haut te couvrira de son ombre. C’est
pourquoi le Saint enfant qui naîtra de toi sera appelé fils de Dieu » Luc 1 : 35. Saint ici signifie
être mis à part pour Dieu et le moniteur doit le savoir.
Les enfants passent entre nos mains pour que nous puissions les mettre à part, c’est à dire pour
les services de Dieu. Nous devons donc apprendre à séparer l’enfant dès le départ. L’enfant doit
être fils de Dieu. L’objectif du moniteur c’est ça. L’enfant doit être né de nouveau.
2- Le petit enfant
Matthieu 2 : 10-12 ; 13-14 ; 19-20.
Le petit enfant a des ennemis. Le moniteur doit les identifier sur le plan spirituel, mental, social,
physique. Dans Essaie 7 : 14-16. On voit que l’encadreur connaît les ennemis de son enfant.
Luc 2 : 41-43. On cherche l’enfant parmi : ses compagnons, ses parents et ses
connaissances. Mais ne l’ayant pas trouvé, il est au temple pour le travail de son père
: Luc 2 : 48.
3- L’enfant
(Dans la société juive, l’enfant à 12 ans et intégré).
1Samuel 2 : 11 : L’enfant à 12 ans est déjà responsable de sa vie spirituelle, initier au
service de l’Eternel et dans la justice (1Samuel 2 : 18 car justice)
4- Le jeune
1Samuel 2 : 21-26 ; 3 : 1
Période de l’évidence de la croissance, l’amélioration de la croissance. Le moniteur doit
apprendre à l’enfant à écouter Dieu à travers la méditation.
5- La maturité
1Samuel 3 : 19
b) Les quatre dimensions de la croissance
« Jésus croissait en sagesse, en stature, en grâce devant Dieu et en grâce devant les hommes »
Luc 2 : 52
A l’Eglise, tous les aspects doivent être considérés.
1- Croissance en grâce devant Dieu.
C’est être agréable aux yeux de Dieu ; c’est croître par la foi (Hébreux 11 : 6). C’est la vérité
pour nous et pour nos enfants (Exode 33 : 12-13 ; 2 Pierre 1 : 1-2).
Au départ Dieu nous donne sa grâce, sa faveur (Essaie 43 : 25-26) et c’est une vie qui se
développe (Jérémie 17 : 5-8).
Plus on se confie en Dieu plus sa grâce augmente. Quand vous avez la foi comme le grain de
sénevé, quand elle est plantée, elle dépasse les légumes et devient un grand arbre. C’est pour
dire que (pour des domaines d’application spéciale) nous devons exercer la foi. Le don de foi
est un don spirituel spontané. La foi est l’application de la parole de Dieu dans notre vie.
Le moniteur doit montrer aux enfants qu’il y a dans la vie quelque chose qui existe qui est la
faveur de Dieu et on entre dans cette grâce par la foi et on grandit par la connaissance de Dieu
à travers la parole et la prière.
2- Croissance intellectuelle et en sagesse.
Jésus croissait en sagesse, nous et nos enfants devons croître en sagesse. « Le commencement
de la sagesse est la crainte de l’Eternel » Proverbe 1 :7. La sagesse est l’application de la
connaissance et l’intelligence est la capacité de comprendre quelque chose : comment donc
l’appliquer ? Romains 12 : 1-2 ; Ephésiens 4 : 20-24.
Le renouvellement de l’intelligence accompagne toujours la nouvelle naissance. Il y a un travail
de lavage dans nos pensées.
C’est le renouvellement qui conditionne nos vies. Jésus dit : « Enseigner les à observer », il ne
suffit pas de dire ne vole pas, n’insulte pas … Car chacun sait que ce qu’il fait n’est pas bon
mais il y a une raison fondamentale derrière chaque acte. Ceci dit face à l’enfant il faut
s’attaquer à son raisonnement sinon il va se sentir avoir subi une injustice.
Exemple : Un enfant en voulant arranger le lit de sa maman casse le pot de fleur. Maman rentrant
se met directement à taper sur l’enfant au lieu de chercher à connaître le fond.
3- Croissance en stature (physique)
Romains 12 : 1-2. Le corps qu’on offre à Dieu doit être vivant et saint et agréable. Faire un
effort de veiller sur son corps. Paul dit que l’exercice corporel est utile même comme c’est à
peu de chose. Il faut donc initier les enfants aux activités sportives. La Bible appelle notre corps
la tente.
4- Croissance en grâce devant les hommes
Jésus croissait aux yeux des hommes
Bonne relation avec les hommes deux choses sont à éviter :
La dissolution : parler comme eux, faire comme eux.
C’est-à-dire soucie de montrer chaque fois dans un groupe qu’on est différent des autres.
Il faut donner une éducation aux enfants, leur permettre de vivre en société - Dans la
relation chacun est susceptible d’être influencé donc faire attention.
A l’Eglise, tous les aspects doivent être considérés.
Ages 0-6 ans 6-12 ans 12-20 ans
Sur le plan Respect Maîtrise de soi L’amour
spirituel Obéissance aux- La joie (leur apprendre à La volonté de
parents être content de ce qu’ils Dieu (confiance)
Discipline ont) Capacité de
Pardon Honnêteté partager
Compréhension de l’évangile
Foi
l’évangile La doctrine
Vérité
Recueillement (leur Pureté morale
apprendre à méditer) Victoire selon
Dieu
Sur le plan Honnêteté Détermination Sagesse
intellectuel Parole et Esprit vif Discernement
autres Goût pour la lecture Faculté de gérer ses
expressions finances, prévoir ses
Mémorisation des
Base de la dépenses, épargner,
écritures
lecture donner de l’argent.
Bonnes habitudes d’étude
Mémorisation
des écritures
Sur le plan Coordination
physique des
mouvements
Pourcentage 10% seulement retenu pendant l’écoute
de rétention 60% voit et écoute
chez 70% voit, écoute et s’exprime
l’enfant 90% voit, écoute, s’exprime et pratique
LE DEVELOPPEMENT COGNITIF DE L’ENFANT :
ASPECTS NORMAUX ET PATHOLOGIQUES.
Introduction
L’étude du développement de l’enfant permet de situer les grandes étapes de son évolution et
de distinguer par comparaison les problèmes éventuels d’enfants qui auraient des troubles de
l’apprentissage. Cependant, si ces théories sont très utiles, elles ne constituent qu’un cadre
global d’étude et sont insuffisantes pour expliquer les différences particulières entre les
individus.
1. Le développement cognitif normal
Par développement cognitif on entend l’évolution de grandes fonctions comme l’intelligence,
la mémoire, le langage, la numération, etc.
1.1 Le développement de l’intelligence
La définition de l’intelligence varie selon les auteurs (Piaget, Garner). Ces différentes
conceptions sont plus ou moins ouvertes (les capacités sociales, artistiques, le sens pratique,
peuvent ou non faire partie de l’intelligence selon les auteurs). Les stades de Piaget
L’intelligence sensori-motrice (0 à 2 ans) : C’est un stade axé sur la perception et l’action.
L’enfant fait des expériences de manipulation et perçoit progressivement les limites de son
corps. Il acquiert la permanence de l’objet et commence à faire des liens de causalité entre ses
actions et leurs résultats.
L’intelligence préopératoire (2 à 6-7 ans) : L’enfant commence à faire le lien entre l’objet
et le symbole (l’objet fourchette, le mot fourchette prononcé, le mot fourchette écrit, le dessin
d’une fourchette, etc..). C’est le stade du développement du langage, de l’imitation, du dessin.
L’intelligence des opérations concrètes (7 à 11-12 ans) : À ce stade la pensée devient
logique, les notions de temps, d’espace et de vitesse se précisent, les classifications se font sur
des critères s’affinent.
L’intelligence des opérations formelles (à partir de 11-12 ans) : L’ado peut réfléchir à des
choses abstraites (l’art, l’amour, la mort, la religion) et peut adopter temporairement l’avis d’un
autre, c’est le début de l’autocritique.
1.2 Le développement du langage
C’est vers 18 mois/2 ans, que le langage expressif se développe particulièrement. À partir de ce
moment, l’enfant va apprendre à utiliser de plus en plus de mots, va les organiser de manière
de plus en plus complexe (mot/phrase + pointage au début, puis des phrases de plus en plus
longues). Il va progressivement apprendre à utiliser des conventions langagières (se saluer, dire
merci, etc.)
2. Les pathologies du développement cognitif
2.1 Les troubles sensoriels et perceptifs
Si les troubles cognitifs sont le plus souvent des atteintes du cerveau à proprement parler, il est
toujours possible que les modalités sensorielles (audition, vision par exemple) soient touchées.
Il est important de ne pas négliger ces aspects.
2.2 La déficience intellectuelle
La déficience correspond à un décalage persistant dans la capacité de l’enfant à s’adapter à son
environnement, cela par rapport à un enfant du même âge. Le trouble concerne 1 à 2 % de la
population et débute avant 18 ans. D’autres troubles peuvent être associés à la déficience
intellectuelle (autisme, épilepsie, etc.). L’origine est variable (génétique ou environnementale)
et inconnue dans de nombreux cas. Il existe différents degrés de sévérité (léger, moyen, grave,
profond), le degré de déficience est mesuré par l’intermédiaire d’un test psychométrique qui
donne un score sous la forme d’un QI (quotient intellectuel) ou d’un âge développemental
(anciennement âge mental).
2.3 Les troubles « Dys »
Les troubles « dys » sont nombreux (dysphasie, dyslexie, dysorthographie, dyscalculie,
dyspraxie, etc..). Ils ont pour caractéristique d’être spécifiques d’un domaine de compétence
particulier et d’être liés au dysfonctionnement d’une partie particulière du cerveau. Ces troubles
persistent pendant toute la vie de la personne atteinte. Des actions de rééducation sont malgré
tout possibles. Le diagnostic de « dys » se fait par l’intermédiaire de tests neurologiques
spécialisés. Différents dys peuvent se combiner (par exemple, dyslexie et dysorthographie sont
souvent associées).
2.4 Les troubles attentionnels
Les troubles attentionnels concernent 3 à 5 % des enfants. Ils correspondent à un ensemble de
comportements perturbateurs dans lesquels l’inattention et/ou l’hyperactivité et l’impulsivité
prédominent. Cela, significativement plus souvent et plus intensément que chez un enfant du
même âge. Les symptômes doivent persister plus de 6 mois et survenir avant 7 ans. Le trouble
doit se manifester dans plusieurs contextes différents. Il persiste pendant des années, parfois
après l’adolescence et perturbe parfois gravement la vie de famille.
3. Quelques conseils pratiques
3.1 Généralités
Soyez positifs, valorisez toujours les progrès même minimes de l’enfant avec lequel vous
travaillez. Essayez de prendre en compte sa plus grande fatigabilité. Cherchez à contourner les
difficultés de l’enfant plutôt que de les combattre frontalement. Faites des exemples, des
démonstrations, des schémas pour faciliter l’accès aux apprentissages. Plus que tout, il est
important que l’enfant conserve l’envie d’apprendre malgré ses difficultés, il faut donc le
solliciter, mais sans qu’il ne s’épuise.
3.2 Structurer l’espace
Organisez le plan de travail pour qu’il n’y ait que le nécessaire. Soulignez l’essentiel, écrivez
en gros ou avec des couleurs. Vous pouvez également utiliser un cadre de lecture pour éviter
que l’enfant ne se perde dans ce qu’il doit faire.
3.3 Structurer le temps
Vous pouvez utiliser des outils comme le schéma journalier pour communiquer à l’enfant à quel
moment il va réaliser telle ou telle action dans la journée. À l’échelle d’une tâche en particulier,
utilisez un time-time pour obtenir plus d’attention de l’enfant sur un temps donné.
3.4 Structurer la communication
Dans la communication verbale, évitez les phrases implicites et les tournures de phrases
compliquées. Faites des phrases simples, parlez clairement et lentement en préférant les phrases
courtes et les mots déjà connus par l’enfant. Vous pouvez également accompagner la parole de
gestes ou utiliser des outils comme un classeur de communication ou une bande-phrase. 4.
Références bibliographiques
o Psychologie du développement, Stassen Berger K. (2012)
o Psychologie du développement cognitif de l’enfant, Blaye A. et Lemaire P. (2007)
o Psychopathologie de l’enfant et de l’adolescent. Dumas J. (2007) o Celui que vous devez
absolument acheter :
« Prendre en charge les troubles des apprentissages » guide de poche de l’enseignant. Claire
Grand, édition Delagrave, 2012. 9 euros
TABLEAU RECAPITULATIF DES AGES ET DU DEVELOPPEMENT PHYSIOLOGIQUE
– PSYCHOMOTEUR – PSYCHOLOGIQUE – SOCIAL.
Age ASPECT PHYSIOLOGIQUE DEVELOPPEMENT ASPECT PSYCHOLOGIQUE
ET FONCTIONNEL PSYCHOMOTEUR ET SOCIAL
De Le squelette est malléable. Le Maitrise encore mal ses Prédominance des manifestations
2à thorax est plat (les cotes sont mouvements. Commence à émotionnelles. Désir de situer
3 horizontales) d’où un enchainer et associer des dans
ans essoufflement rapide. Il a un gestes différents. Manipule L’environnement : besoin de
gros ventre. La voute plantaire beaucoup de repères, d’affection, de sécurité,
est affaissée. Il y a apparition Petits objets, il est capable d’espaces réduits. Le groupe n’est
de certains points d’ossification d’utiliser un crayon. Donne souvent qu’une juxtaposition
qui permettent d’améliorer les une impulsion au moment du d’enfants (quelques rencontres
appuis au sol. Il mesure environ lancer mais ne maitrise pas la mais furtives et ponctuelles).
93 cm a 3 ans. direction choisie. Monte Prend conscience de lui : ≪ moi
normalement les escaliers ≫ ≪ je ≫. Devient très opposant.
mais descend encore marche Commence à comprendre
par marche. Difficulté à Qu’il y a un autre monde en
ralentir sa course, à changer dehors du noyau familial.
de direction, à accélérer, à N’a pas la notion du temps.
associer différentes vitesses
(passe souvent par l’arrêt).
De 6 Idem physiologique Toujours Fait des gestes de plus en plus Commence à perdre son naturel.
à8 apparition des points précis. Age de l’apprentissage de la
ans d’ossification des membres lecture et de l’écriture. A moins
inférieurs. besoin de prouver qu’il sait
manger, se laver et s’habiller.
Age des collections en ≪ quantité
≫. Fragile et instable
Il se réfère à l’adulte. Ne
comprend pas vraiment la
plaisanterie. Pose souvent des
Perd ses dents. questions ≪ bêtes ≫ et
plusieurs fois. Pose des
questions sur des notions
abstraites (existence de Dieu)
De 8 La croissance se ralentit. La coordination des Essais de formulation critique et
à 12 Apparition des points mouvements est en fin d’analyse.
ans. d’ossifications : Des membres d’acquisition. L’équilibre Ont besoin de justice,
supérieurs permettant la s’assure. C’est la meilleure D’initiative et d’indépendance
rotation des poignets. Des période pour une acquisition relative. Ont une notion du droit
membres inférieurs permettant rapide de nombreux et devoir. Il y a équilibre entre
une locomotion plus vive et automatisme les intérêts à l’intérieur et
active. Les cotes deviennent (Danse, ski…) l’extérieur de la famille. Stade
plus obliques permettant une Ils accèdent à une image de l’association et de
plus grande amplitude corporelle précise. L’attention l’organisation du groupe, âge
respiratoire. Augmentation du peut être soutenue. des copains.
volume du cœur et de l’appareil L’immobilité voulue devient Désir de compétition.
pulmonaire dans une cage possible pendant un assez Revendiquent une certaine
thoracique qui demeure exigüe long moment. autonomie mais ont besoin que
d’où une gêne et une élévation l’adulte fixe des objectifs à leur
du rythme cardiaque. activité. Début de la ségrégation :
La force musculaire est peu Garçons – filles. Ne sont pas
développée. Fait preuve d’une ensemble, mais s’observent. Les
certaine endurance mais activités créatrices sont en baisse.
dépense son énergie de façon L’image mentale est acquise. Ont
peu économique. besoin d’aventure et découvrir le
monde.
De Augmentation rapide de la Age de la disgrâce A des comportements qui
12 à Taille qui porte principalement physique, stade de oscillent entre : agitation
14 sur les membres et les l’échassier. L’instabilité dispersée, turbulence et
ans. extrémités. En revanche le du impulsivité. Et Apathie,
poids n’augmente pas en Fonctionnement organique se ralentissement de l’activité,
proportion. Croissance parfois traduit par des troubles de asthénie. Exhibitionnisme et
dissymétrique (inégalité des l’appétit, des insomnies La pudeur. Agressivité et inhibition.
membres inférieurs, d’où une crise de croissance modifie le Enthousiasme et dépression. Il y
bascule du bassin). schéma corporel, d’où un a développement de l’esprit
Développement sexuel : phase comportement moteur Critique. Il est hostile aux
pré pubère. Apparition des maladroit, une allure gauche conformismes et aux valeurs
poils pubiens. La voix mue et empruntée, une traditionnelles. Il s’éloigne des
chez les garçons. Les seins réapparition fréquente de valeurs familiales. Il passe par
augmentent en volume et il y mouvements parasites, une période de négativisme et
De petits signes d’obstruction. Il fuie dans la
d’incoordination. rêverie et
A apparition des règles en L’imaginaire. Il recherche des
cycles encore irréguliers chez la possibilités d’affirmation
fille. (sport…) Il recherche l’ami, le
confident, le petit groupe Filles et
garçons commence
maladroitement à se reconquérir.
Ont envie de conquêtes
techniques.
RELATION PARENTS-ENFANTS
Dieu attend que sa volonté soit remplie dans chaque famille chrétienne. C’est aux parents de
montrer aux enfants qu’ils ont part de responsabilité dans le milieu où ils vivent. Genèse. 18 :
18.
I- IMPORTANCE DE LA FAMILLE
L’enfant est d’une famille et son éducation dépend de la famille. Alors quelle éducation pour
nos enfants. La famille est le centre des caractères de nos enfants pour avoir des enfants
équilibrés. Elle est d’une très grande importance car 1Tim 5 : 8 nous dit : « si quelqu’un n’a
pas soins de siens, et principalement de ceux de sa famille, il a renié la loi, et il est pire qu’un
infidèle ».
II- ROLE DES PARENTS DANS L’EDUCATION SPIRITUELLE DES ENFANTS
Il s’agit pour les parents :
D’enseigner leurs enfants Deutéronome 6 : 7.
De former, d’instruire les enfants selon la voie qu’ils doivent suivre Proverbe 22 : 6.
D’éduquer leurs enfants Ephésiens 6 :4.
D’aimer leurs enfants à l’exemple de la mère de Jésus (Jean19 : 25)
D’éviter des considérations partielles des enfants. Isaac aimait Esaü et Rébecca aimait
Jacob. Genèse 25 : 28 ; Israël aimait Joseph plus que les autres. Genèse 37 : 3
D’être indulgent vis à vis de leurs enfants. Eli dans 1 Sam.3 : 13 ; David dans 1Roi 1 : 6
; Proverbe. 29 : 19 ; fils prodigue dans Luc 15 :12.
D’éviter de faire des enfants des gardiens de maison car Dieu nous a recommandé de se
présenter devant lui avec nos enfants. Matthieu 21 : 15-16. Nous faisons tous les efforts
pour remplir le cerveau de nos enfants avec le calcul, l’anglais, la géographie, etc. Mais
rien pour être chrétien.
Si notre enfant se perverti faisons recours au Seigneur. Agar dans Genèse 21 : 14-20 ; Job
1 : 5 ; Marc 7 : 26.
Le parent dans son ignorance contribue à la perdition de son enfant. (Lamentations 2 : 11-
14)
Tout comme les parents se sacrifient pour l’achat des documents pour l’évolution scolaire
de leurs enfants, ils devraient faire pour l’évolution spirituelle de ces derniers.
Les enfants doivent trouver l’amour à la maison ; éviter la violence et les fouets.
Leur enseigner le salut à l’exemple de Samuel - Suivre la relation de l’enfant avec la
société.
Tite 2 : 3-5 ; l’amour doit être clairement exprimé à la maison afin de lutter contre la
chasteté. Une discipline parfumée d’amour dans le fond et dans la forme.
III- CONSEQUENCES D’UNE PARFAITE RELATION ENTRE PARENTS ET
ENFANTS
a) Les parents
1Timothee 3 : 5 ; Matthieu 25 : 21. Les parents doivent avoir la fierté d’avoir des enfants qui
honorent le Seigneur
Et jouent un rôle très important dans la société. Exode 32 : 2529. Bénédiction de Dieu faite
suite à l’obéissance de leurs enfants dans l’instruction dans le Seigneur. Jean 5 : 19-20 ; Dieu
bénit son fils lorsque le fils obéit à son père.
b) Les enfants
- Obéissants. Ils ne doivent pas obliger les parents à être des gendarmes (Exode 20 :
12 ; Ephésiens 6 : 1)
- Bons élèves des parents. Ce qui fait que si les parents sont de bon modèle, les enfants le seront
également. (Jean 5 : 19-23)
- Eveilleurs des cœurs des parents. Ils donnent la joie aux parents par différentes façons.
- Rendent des services volontaires
L’APPROCHE DE L’ENFANT
INTRODUCTION
- A quel enfant allons-nous parler ?
- L’enfant de quel âge ?
- L’enfant de quel milieu ?
Approche = façon (technique, méthode) d’aborder Enfant =
enseigné
Comment le moniteur abordera l’enseigné ?
I- CARACTERISTIQUES DE L’ENFANT :
- L’époque joue beaucoup dans la conception que les parents ont de l’enfant, nous et la parole
de Dieu
- L’enfant est le résultat de son milieu
- Le niveau de vie
- Les doctrines : certains disent que l’enfant a une tête vide et qu’il faut donc tout y écrire
pourtant d’autres s’opposent à cela - Amour de la fête.
a) Aux temps anciens
L’enfant a été pris comme symbole de la soumission ce qui le rend toujours complexé et
étouffé. Il n’a que des devoirs pas de droits, qu’il n’a jamais raison. Il était privée d’une
bonne alimentation dont jouissent les parents ou les adultes. Cette conception se trouve
également dans la Bible jusqu’à l’époque de J.C (Luc 18 : 15-17) En bref l’enfant devient
comme un symbole (Luc 10 :21) ; (Luc 22 : 26). Jésus prend l’enfant comme symbole de
l’innocence, Jésus loue les enfants Matthieu 21 :16. b) Aux temps contemporains :
Le temps contemporain, l’enfant a cessé d’être comme indigène. Il existe des organisations de
droit de l’enfant : UNICEF.
Le milieu et l’éducation :
Si nous admettons que l’homme est produit de son milieu, l’enfant est plus le produit
d’imitations. Pour un moniteur s’il a 100 enfants, il faut qu’il sache qu’il a en face de lui 100
familles différentes, 100 cultures différentes. Le milieu apprend aux enfants tels ou tel autre
caractère.
Le niveau d’instruction :
Plus on est instruit plus le regard qu’on porte sur l’enfant change l’occident est plus proche de
l’enfant que nous les africains. Plus l’enfant est loin ou étranger à son père plus son père le
connaît moins. L’enfant aime ce qui frappe à l’œil nu.
II- LES FORMES D’APPROCHE
Il y a essentiellement deux types d’approches de formes quantitatives : approche
collective et individuelle. Approche collective
Elle est la plus essentielle, elle se passe pendant la leçon. Elle est plus complexe. L’effet de
masse agit sur l’enfant. Le moniteur a à gagner la confiance des élèves. Le moniteur doit avoir
toujours une bonne mine. Il doit être une lettre pour les enfants comme PAUL l’a dit. Aborder
l’enfant avec le plus de respect. Encourager les enfants, leurs réponses. Eviter les humiliations
gratuites (par exemple rater une réponse). Le moniteur doit essayer d’identifier les plus
distraits et bavards ; créer l’amitié avec cet enfant : c’est-à-dire les appeler et essayer de les
reprocher un à un (individuellement). Ne pas bloquer la communication par nos manières de
faire. L’enfant à un manque de logique : identifier les enfants qui sont inquiets. L’enfant a
besoin des éloges tout comme la femme, des félicitations quand il fait quelque chose de bon.
Approche individuelle : moniteur-enseigné.
Il faut s’assurer de son état de famille. Plus vous donnez à l’enfant plus il se rapproche de
vous. Demandez les sujets de prière à l’enfant et prier ensemble avec lui. Connaître par son
nom (on n’est pas seulement enseignant dans le cadre du cours mais aussi hors du cours,
partout).
III- A QUOI S’EN TENIR
Nous devons imiter Jésus Christ : avoir une bonne relation avec Dieu, se soumettre à sa
volonté. Avant de nous présenter devant les enfants nous devons prier afin qu’on soit bien
préparé. Malheur à nous si nous semons un élément négatif dans la tête de l’enfant. Eviter de
sous-estimer l’enfant il faut plutôt le surestimer, lui montrer qu’il peut mieux faire.
LA LEÇON BIBLIQUE
GENERALITES ET DEFINITION
Le moniteur de l’école du Dimanche ne doit pas être quelqu’un qui apprend aux enfants à
s’amuser, chanter et faire de devinettes mais plutôt il doit enseigner les vérités de la Bible afin
que les enfants reconnaissent Jésus Christ comme leur sauveur, comme leur maître et qu’ils
grandissent en Christ.
La leçon biblique est donc l’histoire biblique dans laquelle on a mis les éléments de message
du salut pour un enfant non sauvé et les éléments de croissance pour un enfant sauvé. La
préparation de la leçon ne se fait pas en quelques minutes ni en quelques heures, encore moins
le Samedi, ni le dimanche mais pendant toute la semaine.
I- LES PARTIES DANS LE PLAN D’UNE LEÇON
1- Le passage biblique
Il est adapté à l’âge des enfants et au niveau de leur connaissance biblique.
2- Le but de la leçon. C’est l’adaptation du passage biblique. C’est le centre de tout, c’est
l’idée maîtresse. Il dépend de la compréhension de l’enfant.
3- Le verset à apprendre.
Il doit illustrer le but. Il peut être dans le texte ou bien même hors du texte. Il peut également
être une partie d’un verset.
Exemple :
Passage biblique : 1 Samuel 3 : 1-21
But : Dieu aime les enfants
Verset : Marc 10 : 14
Les méthodes de mémorisation sont :
La répétition ; le chant ; les cartes avec des mots ; les images représentant des mots
; Les mimes ; diviser la classe ; etc…
4- Introduction ou prise de contact.
C’est le point d’accrochage ; c’est ce que je vais dire aux enfants pour introduire l’histoire
même du texte. Elle est nécessaire pour captiver l’attention de l’enfant. On a les méthodes
suivantes :
* Par Attaque directe sans toutes fois dévoiler le secret de l’histoire
*Par Point d’accrochage. Dans Christ on peut prendre ou ressortir un élément de l’histoire.
* Par dialogue ou le Sketch.
Ne jamais commencer par dire aux enfants aujourd’hui nous allons parler de ; la leçon
biblique doit se centrer autour du suspens. Le point culminant c’est-à-dire le haut degré de
l’histoire : c’est là où il faut dévoiler le suspens.
5- Le récit biblique (la leçon elle-même)
En se basant sur la connaissance de l’enfant par rapport à la capacité de rétention, le moniteur
peut utiliser les méthodes suivantes :
* Raconter simplement l’histoire que la Bible nous relate.
* Questions-réponses
* Utilisation des images : soit en dessinant au tableau soit en utilisant le Flanellographe (tissu +
figurines).
* Audio-visuel suivie des questions-réponses ou des commentaires.
Il est aussi nécessaire de souligner que le moniteur doit travailler sa voix car elle joue un rôle
très important dans la transmission de sa leçon, de même que l’apprentissage des chants.
6- Conclusion ou application.
C’est l’application du récit biblique. Il faut cibler la conclusion sur l’enfant ; le
personnaliser ; viser l’objectif sur l’enfant. Objectifs pour un enfant non sauvé
Prendre le message du salut et introduire dans la leçon biblique et à la fin, lancer l’appel : en
prêchant l’évangile aux enfants ; présentant l’amour de Dieu ; parler de Jésus à l’enfant (parler
du péché en première position ; ne jamais présenter l’œuvre de Christ avant le péché).
Objectifs pour un enfant sauvé
Identifier tout d’abord l’enfant. Lors du message, il faut dire toi qui est sauvé, il faut faire tel ou
tel. Il faut lui donner la Vérité à Souligner.
Exemple : Actes 12. Les vérités à souligner (V.A.S) ici peuvent être :
- VB 5 … Et l’Eglise ne cessait d’adresser pour lui des prières à Dieu
- V.7 … Un ange du Seigneur survint et une …
- V.12 … beaucoup de personnes étaient réunies et priaient.
La V.A.S se dit 3 fois dans l’histoire biblique et elle doit être précédée par une phrase qui
identifie l’enfant. N.B : il faut choisir une et une seule V.A.S.
7- Révision les méthodes de révision
peuvent être :
- Question ; Dessins ; Faire raconter l’histoire par un enfant, Concours.
8- Devoir
Après chaque leçon biblique, il faut donner un devoir à faire à la maison sur la V.A.S.
Exemple : La repentance : Pourquoi se repentir ? Ou comment se repentir ?
II- PREPARATION DE LA LEÇON BIBLIQUE
a) Préparation avec manuel Le manuel est notre guide
Préparation communautaire
Elle n’est pas obligatoire car le manuel nous indique déjà ce qu’on devait faire. Mais cela reste
néanmoins nécessaire nonobstant la facilité qu’offre le manuel.
Préparation personnel
Voici un canevas de préparation de la leçon.
- Faire d’abord votre prière, prière spécifique pour soi, pour la salle, pour les enfants et pour le
message, pour les instruments, les photos.
- Choisir le passage et le lire plusieurs fois ; si possible en diverses versions ou en d’autres
langues
Se poser certaines questions : De quoi parle le texte ? Quel sont les personnages et les
auteurs ? Où se déroule l’acte ? Quand est-ce que cela a –t-il eu lieu ? Etc… - Méditer le
texte : que veut dire ce texte pour moi avant de voir ce que le texte pourra dire pour les
enfants.
- Analyse technique du texte.
Il faut dans la mesure du possible diviser le texte biblique afin de mieux le comprendre. Il faut
également se documenter afin de nous situer dans le temps et dans l’espace.
- Apprêter ou classer les matériels didactiques (matériels à utiliser pendant la leçon). Après
l’assemblage de tous les éléments nécessaires à la consultation du cours l’on doit prendre son
cahier de préparation afin d’y souscrire tout ce qui se doit.
Lire et réviser son cours chaque jour.
b) Préparation sans manuel
Préparation communautaire
Elle apparaît indispensable, les moniteurs sont obligés de se retrouver tous afin de mettre au
point le texte dont-ils ont besoin.
Préparation personnelle
Elle se passe comme si le moniteur avait un manuel car ce dernier aura déjà tout appris pendant
la préparation communautaire.
III- PRESENTATION DU CAHIER DE PREPARATION
- La date
- Révision de la dernière leçon (le temps à mettre)
- Leçon Numéro ; titre
- Le texte biblique
- Verset à apprendre (méthode + référence)
- But de la leçon
- L’introduction
- Le récit biblique (temps)
- L’évolution de l’histoire avec référence. Il faut marquer ou mentionner tout ce que tu feras.
- Conclusion (temps)
- Révision (méthode)
IV- CONCLUSION
Il faudra qu’on s’applique dans notre travail. Romains 12 : 7b.
L’ART D’INTERROGER
INTRODUCTION
Pourquoi interroger ?
- Une question peut être posée dans le but d’avoir une réponse. Matthieu 12 : 10-11.
- Elle peut être posée dans le but d’attirer l’attention de l’auditoire. Matthieu. 24 : 2.
- Elle peut être posée dans le but de livrer un profond enseignement. Marc 4 : 21 ; 4 : 30.
CARACTERISTIQUE D’UNE METHODE INTERROGATIVE
Elle implique avant tout la participation active des élèves. L’enseignant est appelé ici à connaître
nommément tous les enfants.
LA TECHNIQUE DES QUESTIONS
Il faut poser des questions qui maintiennent en éveil les enfants. Poser la question dans l’intérêt
de l’enfant. Eviter des questions à répondre par oui ou non. Ce qu’il faut cultiver, c’est le genre
de question qui nécessite des phrases comme réponse.
LES DIFFERENTS TYPES DE QUESTIONS
* Les questions de contrôle
Elles portent sur des connaissances déjà enseignées par le moniteur ; elles permettent de vérifier
si les élèves ont compris, retenu. Elles ne doivent pas seulement faire appel à la mémoire mais
amener les enfants à la pratique de la connaissance biblique.
* Les questions de découvertes
Elles donnent aux élèves l’occasion de fournir au moniteur des éléments sur lesquels, il va
s’appuyer pour la suite de l’explication. Elles doivent être directes et à courte portée et ne pas
sortir du cadre de la leçon. Elles doivent donner aux élèvent l’impression de découvrir.
LES QUALITES D’UNE BONNE QUESTION
Elles doivent être claires : Sujet + verbe + complément. Elles
doivent être précises et concises.
COMMENT INTERROGER
Il faut réserver quelques minutes à la fin du cours. Prévoir aussi des questions collectives, par
groupe de 4 ou de 5.
COMMENT REPONDRE
Ne jamais décourager les hésitants ; donner la réponse par un élève dans le cas où la question
tombe dans un domaine déjà traité par le moniteur.
EVANGELISATION DES ENFANTS
I- LA BASE BIBLIQUE DE L’EVANGELISATION DES ENFANTS :
Dans quelle condition se trouve l’enfant ?
1- Pourquoi évangéliser l’enfant ?
Parce qu’il a été recommandé par notre Seigneur d’évangéliser toute la création Marc 16 : 15,
de prêcher l’évangile à tout le monde entier
Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu Romains 3 : 23.
Je suis né dans l’iniquité Psaumes 51 : 7
Et je vis les morts, les grands et les petits enfants sont jugés Apocalypse 20 :12.
Laisser venir à moi les enfants Marc 10 : 14.
II- QUI DOIT EVANGELISER LES ENFANTS :
Deutéronome 4 : 9. Le père est le responsable (Parent, disciple, pasteur) Deutéronome 31 : 12-
13 Instruire les enfants Ephésiens 6 : 4 instruire les enfants selon le Seigneur. Les enfants sont
les grands initiateurs Jean 21 : 15 les agneaux Marc 16 : 15 Toute personne en tant que disciple
de Christ est appelé à prêcher l’évangile à toutes les nations, la création.
III- A QUEL AGE FAUT-IL COMMENCER A EVANGELISER LES
ENFANTS ?
La langue est un feu qui peut brûler toute la forêt
Marc 18 : 6-14 ; Marc 9 : 36-37 ; Marc 10 : 13-15 ; 9 :21. Les enfants sont possédés
- Ils sont possédés dès l’enfance
- Les enfants ont besoin de la délivrance
- Les démons peuvent habiter l’enfant dès l’enfance - Ils peuvent aussi posséder la puissance
du Saint-Esprit.
- Exploiter les mémoires des enfants (car très fraîche)
- Utiliser les chants chrétiens Psaumes 78 : 6-8 inscrire cela dans son cœur,
- Mettre la loi de Dieu dans le cœur des enfants
- A l’air libre, on peut enseigner les enfants
- Utiliser les images (aides visuelles) (matériels didactiques Matthieu 22 : 19-22 ; 21 :15.)
- S’imposer surtout du livre sans parole constitué de 5 couleurs (voir VII à la suite)
Livre sans parole constitue de 5 couleurs : Les 5 couleurs sont les suivantes :
1- Couleur dorée (jaune)
2- Couleur noire (sombre)
3- Couleur rouge (sang du Christ)
4- Couleur blanche
5- Couleur verte
Ne jamais oublier de parler de la résurrection de J.C
1- Page dorée
L’or dans la parole de Dieu représente le ciel (cité céleste). Dieu habite dans le ciel
- Dieu est le créateur (1er élément à présenter)
- Dieu est Saint, propre, non sale - Dieu est amour et il t’aime
L’objectif ici c’est de créer en lui le désir d’aller au ciel Transit
: Le péché peut nous empêcher d’aller au ciel.
2- Page noire
Définition du péché : c’est tout ce que l’on pense, dit, fait qui ne plaît pas à Dieu.
Exemple de péché : Tricherie, vol, mensonge, désobéissance. Il faut personnaliser les enfants
en employant le pronom « tu ». Conséquence du péché :
* Romains 3 : 23 Car tous ont péchés et sont privés de la gloire de Dieu
* La mort ; il faut culpabiliser l’enfant (qu’il se sente coupable).
Transit : Mais Dieu a un plan merveilleux pour que toi et moi, nous ne soyons pas punis
3- Page rouge
- La croix de J.C
- Fils de Dieu parfait (Jésus)
- Mais les hommes méchants l’ont tué sur la croix et non cloué sur le bois comme certaines
sectes.
- Les souffrances de J.C
- La résurrection de J.C
- Lui dire ce que J.C a fait pour lui.
- Lui dire que Jésus est vivant actuellement mais tous les autres prophètes sont morts.
Transit : Grâce à ce qu’il a fait pour toi tu peux recevoir le pardon de tes péchés. Par son
sang il lave tes péchés, ton cœur noir par son sang rouge.
4- Page blanche
La page blanche est propre sans saleté. Lancer l’appel, l’invitation. Il faut être clair et précis et
chercher un verset qui montre que lorsque quelqu’un vient à J.C, il peut recevoir un cadeau, un
don de Dieu. Il faut que l’enfant soit volontaire et non émotionnel. Il faut surtout être personnel
à ce niveau. Tu lui accordes la décision de suivre ; un verset pour soutenir l’invitation : condition
et promesse si tu acceptes, tu seras sauvé.
Exemple : Jean 1 : 12 (pouvoir de devenir un enfant de Dieu) ; Apocalypse 3 : 20 (voici je me
tiens à la porte et je …) ; Actes 16 : 31 (Crois au Seigneur Jésus et tu seras sauvé, toi et ta
famille…) Dans cette page blanche, il faut être précis, concis, c’est le pont qu’il faut lancer
entre les royaumes de ténèbres et le royaume de Dieu.
5- Page verte (page de conseils)
Lui dire ou lui présenté toutes les vertus dans la maison de Dieu
- Aider l’enfant à faire une prière de repentance ; lui démontrer qu’il est sauvé
- Prier chaque jour, chanter à l’école du Dimanche, louange. C’est aussi dans l’église qu’on
apprend à évangéliser
- Leur accorder de témoigner. On peut organiser un club de bonne nouvelle ou un groupe des
petits enfants dans les quartiers sous les arbres pour chanter et les autres enfants vont accourir
et ça sera une occasion d’évangélisation
- Apprendre à l’enfant la nécessité de lire chaque jour la Bible.
V- RESULTAT DE L’EVANGELISATION DES ENFANTS
- Deutéronome 31 : 13 ils apprendront à craindre Dieu ; ils peuvent croire
en J.C - Matthieu 18 : 4-6 ; le résultat peut être catastrophique.
VI- CONSEQUENCE DE LA NON EVANGELISATION DES ENFANTS :
Juges 2 : 10-11 point de la crainte de l’éternel ceux-là rendent la vie très dure aux autres à cause
de la crainte de l’éternel.
Luc 16 : 24-26 sans évangile, ils ne sont pas sauvés.