Cours Doc Comm Collègue
Cours Doc Comm Collègue
Encaissement
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Règlements de
auprès des
nos Fournis- Trésorerie Clients
seurs
Dans sa relation avec son environnement, l’entreprise effectue des opérations diverses
avec ses partenaires économiques dans le but de réaliser son activité.
Pour se faire, elle a besoin de documents qui matérialisent ces opérations et qui servent
de moyens de preuve en cas de problème.
Certains documents sont standardisés comme le chèque ou le virement par contre, de
nombreux documents émis par l'entreprise, peuvent être très différents d'une entreprise à
l'autre.
Pour réduire les risques de litige et d'impayé l'entreprise doit prêter une attention
particulière aux documents qu’elle émet.
I. Utilité des documents commerciaux :
Les documents commerciaux sont utiles pour l’enregistrement comptable (par exemple
une opération de vente ne peut être enregistrée sans pièce justificative) et constituent un
moyen de preuve en cas de litige en les présentant à l’appréciation du juge. Enfin la loi
impose la rédaction d’un écrit pour pouvoir effectuer des contrôles fiscaux.
II. L’établissement des doubles :
Il est recommander de préciser clairement et par écrit les accords passés entre les
partenaires (clients – fournisseurs – banque - Personnel…..) Cet écrit doit être établit au
moins en deux exemplaires : l’un remis au tiers et l’autre et gardé par l’entreprise qui doit
le classer et le garder au moins pendant 10 ans
III. La circulation des documents dans l’entreprise :
Toute entreprise est en liaison avec des partenaires externes qui lui procurent des
marchandises, des matières, des fournitures et des services nécessaires à l’exercice de son
activité. Tous ces éléments sont donc achetés auprès des fournisseurs avec qui,
l’entreprise réalisent des opérations diverses, matérialisées par des documents variés :
L’appel d’offre ou demande de prix est un document par lequel l’acheteur s’informe sur les
prix d’un bien ou service qu’il désire éventuellement acquérir et sur les conditions de vente
(réductions, transport, délai de livraison, délai et mode de paiement, garantie).
Ce document n’engage pas l’acheteur et ne fait pas l’objet d’une écriture comptable.
L'appel d'offres (appelé aussi demande de prix) est un document (généralement une
lettre), par lequel une firme prend contact avec un (ou des) fournisseur(s) et communique
ses conditions particulières d'achat.
La demande de prix, parfois accompagnée d’une demande de documentation, consiste en
un simple courrier (lettre, fax, e-mail) adressé à un ou plusieurs fournisseurs, au texte en
principe assez succinct et précis.
Cette demande s’effectue sans aucun engagement d’achat ultérieur.
Après réception de la réponse et de la documentation, une seconde demande plus précise
peut être adressée, concernant notamment les conditions particulières de livraison et de
paiement.
Ä………………………le …………………
Identification de l’Expéditeur
APPEL D’OFFRES N° ………
Identification du Destinataire
Madame, Monsieur,
Nous lançons un appel d'offres pour ………………..
Veuillez nous faire connaître vos propositions précises: prix, délai de paiement, délai de
livraison, …
Votre réponse devra nous parvenir avant ……………………………..
Nous vous prions d'agréer, ………………………. , nos salutations distinguées.
Signature
2. L’offre de prix
Définition :
L’offre de prix est la réponse du vendeur qui s’engage à appliquer les prix et les conditions
de vente fournis pendant un délai «raisonnable» où explicitement formulé.
Ce document ne fait pas l’objet d’une écriture comptable.
Les fournisseurs sollicités répondent par une offre de documentation et de prix, laquelle
comportera en général :
Une formule de remerciement pour la demande ;
La documentation demandée (catalogue, …), éventuellement sous pli séparé, ou encore
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par référence à un site internet ;
Une liste de prix ;
Éventuellement, une proposition de démonstration, ou encore de visite d’un délégué
commercial.
L’offre doit répondre le plus rapidement et le plus exactement possible à la demande,
insister sur les points qui présentent un intérêt particulier pour le client ou qui mettent en
exergue la compétitivité du fournisseur. Selon le type de demande, elle précisera les
conditions de livraison et de paiement. Il est important d’indiquer dans l’offre une date
limite de validité, de façon à ne pas se faire « piéger » par des hausses de prix et/ou de
salaires.
Type :
Il existe deux types d'offres de prix:
L'offre de prix spontanée: offre que le vendeur envoie sans qu'il n'y ait eu de demande de
prix de la part du client. Exemples: publicité, catalogue, …
L'offre provoquée: offre qui a été envoyée par un fournisseur à un client parce qu'il lui a
demandé.
Les conditions
Les conditions générales
Les conditions générales de ventes sont l’un des fondements de la relation commerciale.
La loi impose la communication de ces conditions à tout acheteur potentiel si elles existent.
Les conditions générales sont applicables à la condition expresse qu'elles aient été
acceptées par le client avant la livraison. L'idéal est qu’elles apparaissent sur le bon de
commande ou sur le devis pour éviter que le client ne puisse soutenir qu’il n’en a pas eu
connaissance lors de la signature du contrat
Les conditions générales: conditions qui s'appliquent à tous les contrats conclus par la
société.
Elles portent sur:
La qualité Il est nécessaire de donner un maximum de précisions afin d'éviter les confusions.
La quantité Elle s'exprime par le nombre, le poids, la longueur, la capacité, le volume ou la superficie.
Le prix Le prix est la valeur de la marchandise exprimée en monnaie. Il existe différentes réductions sur le prix (la
remise, la ristourne, le rabais et l'escompte)
Le paiement Le mode de paiement (en espèces, par virement, …) et le délai de paiement c'est-à-dire l'échéance.
Le délai de livraison et les frais de port:
La livraison - Franco: le vendeur paie les frais de transport.
- Non franco: l'acheteur paie les frais de transport.
Les conditions particulières
Les conditions particulières: conditions qui ne sont conclues qu'avec certain clients.
3. Tableau de comparaison d’offres
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Tableau de comparaison d’offres
Délai Montant
Unité Prix Montant Frais de Montant Montant net
Désignation Montant Taux de Total Montant Délai de de Taux de
Fournisseurs de unitair Qté de la transpor de TVA après
et référence HT remise HT TTC livraison paieme d’escompte l’escompt
vente e HT remise t (20 %) escompte
nt e
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4. Bon de commande :
La commande est un ordre par lequel le client demande à un fournisseur la livraison d’un
bien ou la prestation d’un service. Dès que le client et le vendeur se sont mis d’accord sur la
chose et le prix, donc dès l’échange des consentements, la vente est valable même s’il n’y a
pas eu livraison du bien ou paiement de la chose.
La commande est formalisée en général par un document écrit (voire télématique ou
électronique) :
bon de commande (imprimé au nom de l’acheteur) ou bulletin de commande (imprimé au
nom du vendeur)
Le bon de commande est l’imprimé envoyé par l’acheteur à son fournisseur, il est donc :
- à en-tête de l’acheteur
- signé par l’acheteur
Le bon de commande dont le contenu a été examiné, est établi en plusieurs exemplaires :
- Les deux premiers sont destinés au fournisseur, un exemplaire servant d’accusé de ré-
ception.
- Le troisième est adressé au service de comptabilité pour vérification de la facture.
- Le quatrième est adressé au magasin pour la vérification de la réception.
Le bon de commande est un document par lequel le client donne l’ordre au fournisseur de lui
livrer une quantité fixée de biens ou la prestation d’un service.
C’est un document émanant toujours du client établi en son titre et adresser au fournisseur
dans lequel il passe sa demande d’achat des articles spécifiés avec les conditions
convenues.
Une commande engage les deux parties : celui qui commande (donneur d’ordre) et celui qui
accepte la commande
Il a pour rôle de préciser les éléments désirés en achat, les conditions d’achat et les
modalités de paiement.
Le bon de commande est une preuve du consentement de l’acheteur (Il sert d’éléments de
preuve en cas de litige). Et non une pièce probante de comptabilité.
Ä………………………le …………………
Identification du Client
BON DE COMMANDE N° ………
Identification du Fournisseur
Comme suite à notre demande de prix n°………du ………………….., nous vous passons
commande des
Articles indiqués au tableau ci-dessous aux conditions suivantes :
Délai de livraison :
Mode d’expédition :
Mode de paiement :
Signature
5. le bon de livraison :
Le fournisseur expédie les marchandises à son client est les fait accompagner en général
par un bon de livraison, lorsque le client reçoit sa commande ou prend possession des
éléments achetés, il signe le bon de livraison ou établit un bon de réception destiné au
fournisseur ,l’achat étant donc réalisé puisqu’il y a transfert de propriété, mais s’il n’y a
pas de facture, l’enregistrement comptable ne peut avoir lieu.
tion)
Identification du Client
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A ..................................... le ...................................
Signature
6. le bon de réception :
Ce document, qui est en général un duplicata du bon de livraison, est signé par
l'acheteur à la réception de la marchandise, après vérification de la conformité de
ces dernières avec celles qui sont décrites sur le bon de livraison et réserves
éventuelles, puis retourné au vendeur qui le conserve comme preuve de la bonne
exécution de la commande.
7. La facture :
Document remis par le vendeur à l’acheteur précisant le détail de la marchandise
livrée, le prix et les conditions de paiement, de livraisons, le lieu….etc. C’est un
document juridique indispensable pour effectuer l’enregistrement comptable et
servir de preuve en cas de litige au tribunal.
L’entreprise est amenée à produire toute sorte de documents lors de son activité
(devis, bons de commande, bons de livraison, factures…). Parmi tous ces
documents, seule la facture est un document obligatoire. Elle est soumise à un
formalisme rigoureux et important à connaître :
- Une facture est établie au moins en deux exemplaires, l’original étant pour
le client et le double conservé par le fournisseur pour l’enregistrement de
sa vente. Le délai de conservation des factures est de 10 ans.
- La facture constitue la pièce justificative de l’opération d’achat/vente. Elle
sert de preuve juridique, elle permet le transfert du droit à déduction de la
TVA et elle donne le doit de déduction de la charge en matière de l’impôt
sur le résultat (Impôt sur les sociétés ou Impôt sur les revenus profession-
nels).
- L’acheteur doit donc exiger une facture pour tous ses achats pour éviter
tout rejet du droit à déduction.
- La facture doit comporter un certains nombres de mentions obligatoires
pour qu’elles puissent être acceptées comme pièce probante pour l’enregis-
trement comptable et pour la déduction fiscale.
La facture peut être établie avant la livraison, mais elle ne devient réellement
exigible qu’après le transfert de propriété de l’élément vendu ou du service rendu.
Client Fournisseur
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Original de la facture
Les factures doivent être classées et archivées pour une durée de 10 ans pour servir
de preuve en cas de contrôle fiscale et pour une obligation de communication.
Il existe d’autres formes de factures autres que la facture d’achat appelée
couramment : facture de doit.
La facture d’avoir : Ce sont des factures qui ont pour objectif de réduire la créance
due soit à l’occasion d’une attribution de réduction au client soit lors d’un retour de
marchandises par ce dernier au fournisseur.
Le devis ou la facture pro-forma : c’est une facture établie par un fournisseur pour
son client afin de lui faire connaître à l’avance le montant de sa commande. Un tel
document ne remplace pas la facture et n’a aucun effet sur le plan juridique.
Le relevé de factures est un document établi périodiquement par le vendeur à la fin
d'une période déterminée. Il regroupe toutes les factures et avoirs de la période
concerné et indique au client le total à payer en lui précisant le mode et le délai de
règlement. Ce document ne s'enregistre pas dans la comptabilité puisque les
factures et avoirs y sont déjà comptabilisés. Néanmoins, il permet au client de
contrôler son compte Fournisseurs pour vérifier s’il a bien enregistré toutes les
factures d’achats
Identification du
Fournisseur
Identification du Client
Règlement:
Les frais de transport ne sont pas facturés au client : port franco. La facture peut
apporter la mention « franco de port » ou « port franco ».
Elle ne constitue donc pas un produit pour le vendeur. Celui-ci la reversera à l’Etat.
Taux de TVA applicables :
①TAUX NORMAL:
Le taux normal de la taxe sur la valeur ajoutée est fixé à 20%.
②TAUX REDUITS
Sont soumis à la taxe aux taux réduits de :
7%, les ventes et les livraisons portant sur :
l’eau livrée aux réseaux de distribution publique ainsi que les prestations d’assainis-
sement fournies aux abonnés par les organismes chargés de l’assainissement ;
la location de compteurs d’eau et d’électricité ;
les produits pharmaceutiques, les matières premières et les produits entrant intégrale -
ment ou pour une partie de leurs éléments dans la composition des produits pharmaceu-
tiques ;
les emballages non récupérables des produits pharmaceutiques ainsi que les produits et
matières entrant dans leur fabrication.
les fournitures scolaires, les produits et matières entrant dans leur composition.
le sucre raffiné ou aggloméré, y compris les vergeoises, les candis et les sirops de sucre
pur non aromatisés ni colorés à l’exclusion de tous autres produits sucrés ne répondant
pas à cette définition ;
les conserves de sardines ;
le lait en poudre ;
le savon de ménage (en morceaux ou en pain) ;
la voiture automobile de tourisme dite «voiture économique» et tous les produits et ma -
tières entrant dans sa fabrication ainsi que les prestations de montage de ladite voiture
économique.
10% :
les opérations de vente de denrées ou de boissons à consommer sur place et les opéra-
tions de fourniture de logements réalisées par les hôtels à voyageurs, les restaurants ex-
ploités dans les hôtels à voyageurs et les ensembles immobiliers à destination touris-
tique ;
les opérations de vente de denrées ou de boissons à consommer sur place, réalisées dans
les restaurants ;
les opérations de restauration fournies par les prestataires de services au personnel
salarié des entreprises ;
les prestations de restauration fournies directement par l’entreprise à son personnel sala-
rié ;
les opérations de location d’immeubles à usage d’hôtels, de motels, de villages de va-
cances ou d’ensembles immobiliers à destination touristique, équipés totalement ou
partiellement, y compris le restaurant, le bar, le dancing, la piscine, dans la mesure où
ils font partie intégrante de l’ensemble touristique ;
les opérations de vente et de livraison portant sur les œuvres et les objets d’art ;
les huiles fluides alimentaires ;
le sel de cuisine (gemme ou marin) ;
le riz usiné ;
les pâtes alimentaires ;
les chauffe-eaux solaires ;
les aliments destinés à l’alimentation du bétail et des animaux de basse cour ainsi
que les tourteaux servant à leur fabrication à l’exclusion des autres aliments simples tels
que céréales, issues, pulpes, drêches et pailles ;
le gaz de pétrole et autres hydrocarbures gazeux ;
les huiles de pétrole ou de schistes, brutes ou raffinées ;
les opérations de banque et de crédit et les commissions de change ;
les transactions relatives aux valeurs mobilières effectuées par les sociétés de bourse vi-
sées au titre III du dahir portant loi n° 1.93.211 ;
les transactions portant sur les actions et parts sociales émises par les organismes de pla-
cement collectif en valeurs mobilières visés par le dahir portant loi nº 1.93.213 ;
les opérations effectuées dans le cadre de leur profession, par les avocats, interprètes,
notaires, adoul, huissiers de justice et vétérinaires ;
Certains engins et matériels agricoles ;
les bois en grumes, écorcés ou simplement équarris, le liège à l’état naturel, les bois de
feu en fagots ou sciés à petite longueur et le charbon de bois.
les engins et filets de pêche destinés aux professionnels de la pêche maritime.
14% avec droit à déduction :
le beurre à l’exclusion du beurre de fabrication artisanale ;
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2. Le coefficient multiplicateur :
Les unités commerciales ont souvent recours à un coefficient multiplicateur qui permet de
passer directement du coût d’achat au prix de vente public TTC. Cette pratique facilite
l’étiquetage sur le lieu de vente.
Suivant le taux de TVA et le taux de marque, les coefficients multiplicateurs permettent de
calculer directement le prix de vente TTC du produit à partir du prix d’achat HT.
Coefficient multiplicateur donnant le prix de HT : coefficient HT
Prix de vente TTC = Prix d’achat hors taxes x coefficient multiplicateur TTC
Avec un objectif de marge fixé à l’avance, le distributeur peut aisément calculer ses prix de
vente à partir des factures de leurs fournisseurs sur lesquelles figurent les prix d’achat.
Prix de vente TTC = Prix d’achat hors taxes x coefficient multiplicateur TTC
Prix de vente TTC = 18 000 x 1,8 = 32 400
Exemple :
Un commerçant en détail achète 80 kg de tomates à son grossiste au prix d'achat brut hors taxes de 3,50 DH le
KG. Le grossiste accorde au détaillant une remise de 5%. Les frais d'achat se montent à 4 % du prix d'achat net
hors taxe. Le taux de TVA est 20 %. Compléter le tableau de formation du prix de vente taxes comprises des
80 kg de tomates.
Prix d’achat brut hors taxe …….…….…….………….…….……. …….…….…….……
……
Remise (5 %) : …….…….…….………….…….……. …….…….…….……
……
Prix d’achat net hors taxe : …….…….…….………….…….……. …….…….…….……
……
Frais d’achat : …….…….…….………….…….……. …….…….…….……
……
Coût d’achat : …….…….…….………….…….……. …….…….…….……
……
Marge brute : …….…….…….………….…….……. …….…….…….……
……
Prix de vente hors taxe : …….…….…….………….…….……. …….…….…….……
……
TVA (20 %) : …….…….…….………….…….……. …….…….…….……
……
Prix de vente taxes comprises : …….…….…….………….…….……. …….…….…….……
……
III. Le chèque :
Le chèque est un document par lequel une personne (physique ou morale) titulaire d’un compte bancaire donne
D’année en année, l’utilisation des chèques diminue au profit des virements et des
cartes de débit.
Une décision a été prise au niveau international : le système de garantie des chèques
eurochèques est supprimé à partir du 1/1/2002.
l’ordre à sa banque de payer soit à lui-même soit à une tierce personne, une somme bien déterminée.
12 sa présentation à la banque. Par ailleurs, le chèque a un délai de validité limité. Dépasser ce
délai, la banque peut refuser le paiement du chèque ou prélever des intérêts de retard.
Dans la pratique des affaires, la grande majorité des transactions s’effectue par chèque
pour des raisons principales suivantes:
➀ C’est une reconnaissance de dette
➁ C’est un moyen de preuve
➂ C’est un moyen facile à manipuler et à contrôler
C’est un instrument de paiement à vue, à l’instar des billets de banque.
Par conséquent, le chèque n’est pas un instrument de crédit ; son émission suppose qu’une
provision suffisante existe au préalable et implique que le bénéficiaire peut disposer de
celle-ci immédiatement en présentant le chèque au paiement.
Pour être valable, le chèque doit contenir les énonciations obligatoires suivantes
(conformément aux dispositions de l’article 239 du code de commerce):
➀La dénomination de « chèque » insérée dans le texte même du titre et exprimée dans la
langue employée pour la rédaction de ce titre.
➁Le mandat pur et simple de payer une somme déterminée.
➂Le nom de celui qui doit payer (tiré).
➃L’indication du lieu où le paiement doit s’effectuer (à défaut de cette mention, ce lieu
est présumé être celui désigné à côté du nom du tiré).
➄L’indication de la date et du lieu où le chèque est créé (en l’absence de cette indication,
le chèque est considéré comme souscrit dans le lieu désigné à côté du nom du tireur).
➅Le nom et la signature de celui qui émet le chèque (le tireur).
Tout chèque non conforme aux formules délivrées par l’établissement bancaire ou dans
lequel l’une des énonciations obligatoires fait défaut, est réputé non valable, mais peut être
considéré comme un titre ordinaire établissant la preuve de l’existence d’une créance à
l’égard du débiteur.
Le chèque est payable à vue. Toute mention contraire est réputée non écrite.
Le chèque présenté au paiement avant le jour indiqué comme date d'émission est payable le
jour de la présentation.
Le chèque émis et payable au Maroc, doit être présenté au paiement dans le délai de vingt
jours.
Le chèque émis hors du Maroc et payable au Maroc doit être présenté dans un délai de
soixante jours.
Le point de départ des délais sus indiqués est le jour porté sur le chèque comme date
d'émission.
Le délai de validité du chèque est d’un an à partir de l’expiration du délai de présentation
(article 295 du code de commerce).
Au delà de ce délai, la banque peut refuser le paiement du chèque. Mais, dans ce cas, la
créance n’est pas éteinte et le porteur conserve un recours contre le signataire.
Le chèque sera alors considéré comme une reconnaissance de dette pouvant être utilisé
comme moyen de preuve pour engager une action en paiement.
Le tireur ou le porteur d'un chèque peut le barrer avec les effets indiqués dans l'article
suivant.
Le barrement s'effectue au moyen de deux barres parallèles apposées au recto. Il peut être
général ou spécial.
Le barrement est général s'il ne porte entre les barres aucune désignation ou la mention «
établissement bancaire » ou un terme équivalent. Il est spécial si le nom d'un établissement
bancaire est inscrit entre les deux barres.
Le barrement général peut être transformé en barrement spécial, mais le barrement spécial
ne peut être transformé en barrement général.
Le biffage du barrement ou du nom de l'établissement bancaire désigné est réputé non
avenu
Le tireur ne peut faire opposition au paiement du chèque, et donc empêcher le paiement du
chèque remis à son vendeur, que dans les cas suivants (article 271 du code de commerce) :
*Perte du chèque ;
* Vol du chèque ;
* Utilisation frauduleuse du chèque ;
* Falsification du chèque ;
* Déclaration du porteur en état de redressement ou de liquidation judiciaire.
Caractéristiques :
Le document acquitté est conservé par le débiteur et constitue pour lui une
preuve de son paiement en liquide.
L’acquit peut être apposé sur d’autres documents qu’une facture, par
exemple: Un chèque,
L’acquit comporte:
➀ la mention Pour acquit;
➁ la date du paiement;
➂ la signature du créancier
➃ Nom du créancier;
le paiement de la dette doit être sous forme liquide ;
Si paiement par chèque, la formule est « reçu chèque n°…»
2. Quittance :
La quittance est un document par lequel le créancier reconnaît avoir reçu du débiteur le paiement de sa dette.
Elle porte des timbres quittances dont le montant varie selon la somme portée sur le document.
Remarques
Il existe des carnets de quittance pré imprimés avec souche restant attachée
au carnet (le talon).
Il est toutefois permis de rédiger une quittance sur n’importe quel support
papier.
Le motif de la dette est généralement une somme d’argent. Mais le motif peut
aussi être autre chose qu’une somme d’argent
Le …………………………. Quittance
…………………………………………………
Reçu de M …………………
DH _ _ _ _ _
……………………………...
…………., le …………………………………….
……………………………..
Reçu de ………………………………………….
DH ………………………..
……………………………………………………
Pour ………………………..
la somme de ……………………………………..
……………………………..
pour ……………………………………………..
……………………………..
…………………………………………………..
N° …….
N° ……….
3. Le reçu :
Le reçu est un document par lequel celui qui le rédige c’est-à-dire le débiteur reconnaît avoir reçu d’une personne
appelée le créancier une somme ou un objet qu’il s’engage à rembourser ou à restituer.
Remarques
Il existe des carnets de reçus pré imprimés avec souche restant attachée au
carnet (le talon).
Le reçu peut également être rédigé sur papier libre.
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pour………………………………………..…..(5)……………………………...……
………………………………………………………………………………………...
B.P. DH…....…(2).…......
……………………………..(6)…………….…le………….………..…...………...
Signature
(8)
(7)
N°
12
…………………………………..
De M…….………(3)…………..
(1)
Le………(6)………...…….….
N°
Reçu
La lettre de change est un écrit par lequel le fournisseur appelé le tireur donne l’ordre à son client appelé le tiré de
payer, à une date fixée (date d’échéance), la somme due à un bénéficiaire.
Trois personnes sont concernées par la lettre de change. Cependant, celle-ci ne concerne que le client et le
fournisseur lorsque ce dernier se désigne soi-même comme bénéficiaire.
L’optique physique qui consiste à effectuer le comptage des fonds (en billet et en
monnaie métallique).
Il est d’habitude que le solde de la veille correspond au solde d’ouverture de la
journée suivante.
I. LA CAISSE ET LES PROCEDURES DE DECAISSEMENTS/ENCAISSEMENTS
La caisse est l’endroit où est entreposé l’argent en espèces d’une structure, elle
doit être sous scellés. L’argent disponible ne sert théoriquement qu’à financer les
dépenses de faible montant.
Disposer d’une caisse sous scellés permet de subvenir aux menues dépenses
quotidiennes correspondant aux besoins à court terme de l’établissement
Bons de sorties de caisse (ou autorisations de décaissement) :
Le bon ou reçu de sortie de caisse est le document pré-numéroté et établi par le
caissier qui atteste de l’accord donné par les personnes habilitées pour la réalisation
de l’achat. Ces autorisations de décaissement sont indispensables car tout paiement
(ou remboursement) par la caisse doit au préalable avoir été autorisé.
L’autorisation de dépense est un document établi par le demandeur et qui doit
être visé par au moins son supérieur hiérarchique et le comptable.
Sur la base de l’autorisation de dépense le caissier établit un ordre de
décaissement et le fait viser au bénéficiaire
NB : Des fiches d’autorisation de dépense doivent aussi être utilisées pour les
dépenses en chèque ou carte bancaire.
L’autorisation de dépense doit être accompagnée des pièces justificatives et
comprendre les éléments suivants :
L’identité du demandeur, le montant total de la dépense prévue, l`objet de la
dépense,
Les signatures (celle du demandeur et celle de la personne habilitée à autoriser
la dépense).
Les pièces justificatives doivent être numérotées et classées méthodiquement
dès leur enregistrement dans le suivi de caisse. Le journal de caisse et les pièces
justificatives sont conservés par le comptable.
Les avances de fonctionnement doivent être gérées de façon rigoureuse
L’éligibilité des dépenses (ces règles s’appliquent à toute dépense quel que soit
le mode de paiement) Une dépense est qualifiée d’éligible, c’est-à-dire valable,
lorsque :
• Elle est prévue au budget,
• Elle est conforme au budget, c’est-à-dire dans les normes budgétaires,
• Elle est faite en conformité avec les règles édictées dans le manuel des
procédures (ex : les procédures d’achat et de mise en concurrence des
fournisseurs potentiels),
• Elle est appuyée par une pièce justificative probante (ex : la facture établie en
bonne et due forme),
• Elle est faite dans le cadre et l’intérêt de la structure.
Toute dépense qui ne respecte pas ces critères n’est pas éligible, donc à rejeter.
Toute dépense sans contrepartie réelle de biens et services est considérée
comme un cas de malversation financière.
Le bon de sortie accompagné de l’autorisation de dépense permet de retracer
son circuit de validation et d’éligibilité.
Bons d’entrées de caisse :
Le bon ou reçu d’entrée de caisse est le document pré-numéroté établi lors de
chaque encaissement.
Toute mise à disposition des ressources par le responsable financier ou le
comptable auprès du caissier est constatée par les bons d’entrée de caisse signés par
le caissier et le responsable financier ou le comptable.
Lors d’encaissements, le caissier établit un bon de caisse pré-numéroté auquel
est joint :
• Soit le bordereau de retrait bancaire ou la photocopie du chèque dans le cas de
retrait de fonds provenant de la banque,
• Soit le reçu d’entrée de caisse
Tout fonds retiré à la banque doit d’abord être versé dans la caisse pour
Les procédures liées à la gestion de la caisse et aux autorisations
d’encaissements et de décaissements doivent être prédéfinies et validées en
interne. A ce titre, il est souhaitable :
De déterminer un seuil plafonnant les dépenses par caisse et de favoriser les
paiements par chèques ou virements. Il est préférable également de ne pas
laisser des sommes trop importantes en caisse.
D’effectuer un contrôle réciproque croisé et permanent de la trésorerie afin de
minimiser autant que possible les risques d’erreur, d’omission et de
malversation financière.
De disposer d’une caisse unique (par site ou établissement) afin de faciliter les
règles de son fonctionnement et ainsi mieux garantir les opérations de
contrôle. En l’occurrence, la multiplication des caisses par bailleur est à éviter.
Dans la mesure du possible, en fonction de la taille de l’unité commerciale et du
volume des opérations traitées, l’utilisation de la caisse doit être limitée car
elle comporte davantage de risques et d’incertitudes que l’utilisation d’un
compte.
effectuer des versements à la banque lorsque la caisse atteint un montant
maximum fixé à l`avance.
Faire des contrôles inopinés et des inventaires périodiques de caisse.
l’établissement du bon d’entrée de caisse avant d’être utilisé.
Les entrées en caisse doivent être notifiées dans le journal de caisse.