0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
32 vues58 pages

Licence 2 Cours 2 EE

Le document traite du fonctionnement des écosystèmes, en se concentrant sur la biosphère, les chaînes trophiques, le flux d'énergie et le cycle de la matière. Il décrit la structure des chaînes alimentaires, les niveaux trophiques et la transformation de l'énergie et de la matière au sein des écosystèmes. Enfin, il aborde la productivité primaire et les pertes d'énergie dans les différents niveaux trophiques.

Transféré par

nwa5949
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
32 vues58 pages

Licence 2 Cours 2 EE

Le document traite du fonctionnement des écosystèmes, en se concentrant sur la biosphère, les chaînes trophiques, le flux d'énergie et le cycle de la matière. Il décrit la structure des chaînes alimentaires, les niveaux trophiques et la transformation de l'énergie et de la matière au sein des écosystèmes. Enfin, il aborde la productivité primaire et les pertes d'énergie dans les différents niveaux trophiques.

Transféré par

nwa5949
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Partie 2 : Fonctionnement des écosystèmes

2.1 La biosphère
2.2 Les chaînes trophiques
2.3 Flux de l’énergie
2.4 Cycle de la matière

1
Notion de biosphère

Terme crée en 1875 par le géologue Edward Suess.

Définie l’espace de la planète occupée par les êtres


vivants.

Trois compartiments : lithosphère, hydrosphère et


atmosphère.

2
La biosphère ne présente pas une structure
uniforme

3
Organisation de la biosphère

Les végétaux captent l’énergie solaire et fabriquent des glucides qui seront
transformés en d’autres catégories de produits, ils seront broutés par les
herbivores qui seront dévorés par des carnivores. Les décomposeurs
consomment les déchets et les cadavres de tous et permettent ainsi le retour au
milieu de diverses substances. Par son unité, son organisation et son
fonctionnement, l’écosystème apparaît comme le maillon de base de la biosphère.
2. Les écosystèmes et leur fonctionnement
2.1 La biosphère
2.2 La chaîne alimentaire
2.3 Flux de l’énergie
2.4 Cycle de la matière

5
Chaîne alimentaire
Suite d’êtres vivants reliés par une relation alimentaire et
énergétique

Se résume à trois Les producteurs


groupes
d'organismes Les cyanobactéries, les
algues et les plantes

Les consommateurs
Les animaux

Les décomposeurs
Les bactéries et les
mycètes
Chaîne alimentaire

Différents types de chaînes trophiques :

→ Chaîne de prédateurs : le nombre d’individus


diminue d’un niveau trophique à l’autre, mais
leurs tailles augmentent

→ Chaîne de parasites : va au contraire


d’organismes de grandes tailles vers des
organismes plus petits, mais de plus en plus
nombreux

→ Chaîne de détritivores : na de la matière


organique morte vers des organismes de plus en
plus petits (microscopiques) et nombreux
Une chaîne de prédateurs de la forêt boréale
Le loup mange
le lièvre.

Le lièvre mange
le feuillage du
sapin baumier.

Le sapin Beaumier
puise les éléments
minéraux restitués
par les détritivores
afin de mener sa Déchets
photosynthèse. organiques :
excréments,
urines,
Transformation des cadavres,
débris en éléments détritus
Décomposeurs végétaux…
minéraux
Niveaux trophiques
Rang occupé dans une chaîne alimentaire
Un niveau trophique = un étage alimentaire

Quatrième niveau
CARNIVORE DE 2e ORDRE trophique
(Consommateurs tertiaires )
Transfert
Troisième niveau
1e
CARNIVORE DE ORDRE trophique
(Consommateurs secondaires )
Transfert Deuxième niveau
HERBIVORE trophique
(Consommateurs primaires )
Transfert
PRODUCTEURS
Premier niveau
Énergie et nutriments trophique
de l’environnement
4 niveaux trophiques, en général, dans un écosystème
Parfois, un cinquième niveau trophique
s’ajoute : les consommateurs quaternaires

Les OMNIVORES, les


«mangeurs» de viande et de
plantes, font partie de divers
niveaux trophiques car ils se
nourrissent de divers étages
alimentaires.

Les DÉCOMPOSEURS, les mangeurs des détritus végétaux et


animaux, font partie de tous les niveaux trophiques.

Scarabé Lombric Bactéries Mycètes


Structure trophique de 4, 5, 6 et
Une
l’écosystème 7 communauté
Humain de
s l'Antarctique
Un réseau trophique 3
4, 5 et 6
est constitué de Cétacés
Petits
cétacés à
4, 5 et 6
Cachalot
multiples chaînes à fanons dents
alimentaires reliées les 4 et 5
4 et 5
Éléphant
unes aux autres de 3 Léopard de mer de mer
Phoques
diverses façons. crabiers
(phoque)

3 et 4 3 Poisson 3 et 4
Oiseau Calmar

3 Zooplancton
carnivore

Les éléphants de mer font partie 2 et 3


2 Zooplancton
herbivore
du niveau 4 car ils mangent du (krill) (copépode)
poisson (niveau 3) et du niveau 5
car ils mangent des calmars
1 Phytoplancton
(niveau 4).
Les producteurs des chaînes alimentaires
Milieu Source d’énergie Type de chaîne Producteurs
alimentaire
Terrestre Énergie Chaîne Végétaux
lumineuse photosynthétique

Aquatique Énergie Chaîne Cyanobactéries, algues


lumineuse photosynthétique microscopiques du
plancton, grandes algues
et végétaux aquatiques
Abyssal Énergie tirée de Chaîne Bactéries hébergées par
l’oxydation du chimiosynthétique les vers tubicoles des
H2S (sulfure cheminées chaudes et
d’hydrogène) et par les moules des
du CH4 suintements froids
(méthane)
Les producteurs qui font de la chimiosynthèse sont ceux qui
utilisent l’énergie tirée de l’oxydation de certaines molécules
minérales comme le sulfure d’hydrogène «H2S» ou le méthane
«CH4 » pour produire leurs molécules carbonées : dans les lieux
où il n’y a pas de lumière, comme dans les grands fonds marins.

Producteurs des chimio-


écosystèmes : des bactéries
chimioautotrophes
Deux chimio-écosystèmes
sont connus depuis :

Les sources hydrothermales


Le long des dorsales océaniques Les suintements froids
actives. Le long des marges continentales
Découvertes pour la première fois sur la actives et passives.
dorsale des Galápagos dans le Découvertes dans le Golf du
Pacifique oriental en 1977. Mexique en 1983.
Source d’énergie des bactéries : Source d’énergie des bactéries :
l’oxydation du sulfure d’hydrogène : H2S l’oxydation du méthane : CH4
Sources hydrothermales, cheminées chaudes ou fumeurs noirs
Évents d'eau chaude qui émergent à la surface des volcans sous-
marins
L'activité sismique de ces régions crée des anfractuosités dans
lesquelles l’eau s’infiltre et descend dans un réseau de conduits
bordés de roches volcaniques. Lors de son parcours, l’eau se
réchauffe (400 °C ), se charge d’éléments chimiques hautement
toxiques puis remonte au contact de l'eau de mer glaciale où ses
minéraux précipitent et forment des nuages de fumée noirâtre. La
précipitation entraîne progressivement la formation de véritables
tours sous-marines sur lesquelles se développe une faune unique.

Les vedettes de ces écosystèmes : des vers tubicoles qui


vivent en symbiose avec des bactéries chimioautotrophes
Ce ver possède, à son extrémité antérieure, un organe
branchial rouge vif (ou panache) où l'oxygène, le gaz
carbonique et le sulfure d'hydrogène s’échangent avec l'eau
environnante. Le reste de l'animal est essentiellement
composé d'un sac où pullulent des bactéries. Le ver absorbe
le H2S par ses branchies et le transfère aux bactéries via son
système sanguin en même temps que de l’oxygène. Puis, les
bactéries transforment ces composés en sucres assimilables Photographie sous-marine
par le ver. Ifremer, IMG006
Suintements froids ou sources froides
Émanations de méthane et de sulfure d’hydrogène qui s’échappent
du fond de l’océan
Les vedettes de ces écosystèmes Ces moules Modiole Bathymodiolus absorbent le
: des moules qui vivent en méthane CH4 et ou le sulfure d’hydrogène par
symbiose avec des bactéries leurs branchies et les transfère aux bactéries via
chimioautotrophes le sang en même temps que de l’oxygène. Les
bactéries transforment les gaz en sucres
assimilables par les moules.

Une crevette sur le tube d'un ver Moules, vers dans leur tube, crevettes,
tubicole colonisé par des petites holothuries violettes… © Ifremer /
anémones de mer. Campagne Biozaire 2 - 2001
Représentation des chaînes trophiques

La schématisation de la structure des chaînes alimentaires est


généralement conçue à l’aide de pyramides écologiques, qui
correspondent à la superposition de rectangles horizontaux
de même hauteur, mais de longueurs proportionnelles au
nombre d’individus, à la biomasse ou à la quantité d’énergie
présentes dans chaque niveau trophique. On parle alors
de pyramide des nombres, des biomasses ou des énergies

16
2. Les écosystèmes et leur fonctionnement
2.1 La biosphère
2.2 La chaîne trophique
2.3 Flux de l’énergie
2.4 Cycle de la matière

17
Organisation fonctionnelle de la biosphère
Introduction de l’énergie
Introduction de la solaire dans le réservoir
matière minérale dans biotique de l’écosystème.
le réservoir biotique. Matière
Énergie

Les producteurs transforment la


matière minérale en matière organique;
Les éléments cette transformation requiert l’énergie

Énergie perdue vers


minéraux passent lumineuse.
dans les réservoirs Transfert de la matière Transfert de l’énergie
abiotiques : terre, d’un niveau à l’autre. d’un niveau à l’autre.
air et eau. Les consommateurs consomment la
matière organique produite par les

l’espace
producteurs.

Les décomposeurs recyclent la matière


Recyclage organique (détritus végétaux et
cadavres des animaux) en matière
minérale.
▪ L'énergie circule des producteurs aux décomposeurs. Le flux
de l’énergie est unidirectionnel.

▪ Environ 1 % de l'énergie lumineuse pénètre dans les


écosystèmes et y maintient les niveaux trophiques.

Consommateurs
tertiaires
Consommateurs
secondaires
Consommateurs
primaires

Producteurs 10 000 J

1 000 000 J d’énergie solaire x 1 % =


▪ Environ 10% de l'énergie contenue dans un niveau
trophique s'incorpore à la biomasse (masse biologique des
organismes) du niveau suivant. La différence de 90% est
perdue de multiples façons.
10 J d’énergie accumulée
dans les carnivores
secondaires
100 J d’énergie accumulée
dans les carnivores primaires

1 000 J d’énergie accumulée


dans les herbivores

10 000 J d’énergie accumulée dans


les producteurs x 10 % = 1 000 J

1 000 000 J d’énergie solaire x 1 % =


▪ Toute l'énergie qui entre dans l’écosystème finit par se
perdre en chaleur. Cette énergie perdue «dans l’espace»
n’est pas recyclable.

▪ L'énergie perdue est continuellement renouvelée car le


soleil continue d'éclairer la Terre. L’énergie est renouvelable.

▪ La quantité d’énergie qui entre dans un écosystème


détermine le nombre maximal de niveaux trophiques qu’il
contient. Quand il n'y a plus assez d'énergie pour maintenir
un niveau trophique supérieur, la chaîne alimentaire s'arrête.
Pour cette raison, il y a rarement plus de 4 niveaux
trophiques.
▪ Chaque chaîne alimentaire correspond à un seul circuit au
sein du flux énergétique.
Les causes des pertes d’énergie de l’écosystème
➢ Ce qui est mangé
Seule, une fraction de la
proie végétale ou animale
est effectivement prélevée
et dévorée par le niveau
supérieur.
➢ Ce qui est assimilé
Seule une partie des aliments
ingérés est digérée puis
absorbée vers le sang
(assimilée).

Ce qui n'est pas digéré sort du


tube digestif à l'état de
déchets.
➢ L'efficacité relative de la respiration cellulaire
La respiration cellulaire ne récupère qu’environ 40% de
l’énergie emmagasinée dans les liens chimiques du
glucose.

Glucose + 6O2 → 6 CO2 + 6 H2O + Énergie


➢ L’efficacité relative du transfert de l’énergie de l’ATP.
Une part de l'énergie de l'ATP n'est pas récupérée lors d'une réaction
chimique et se perd en chaleur.

14,2 kJ/ mol


30,5 kJ/ mol

+ + → + + -16,3 kJ/ mol

Énergie
perdue en
Acide Ammoniac ATP Glutamine ADP chaleur lors
glutamique de la
réaction

➢ L’énergie dépensée pour maintenir la vie


Une part de l'énergie des molécules d'ATP maintient le métabolisme
de base de l'animal et ses diverses activités (reproduction, recherche
de nourriture, toilettage…).
• Le rayonnement solaire est en grande partie réfléchi par
l'atmosphère selon les variations du couvert nuageux et la
quantité de poussière contenue dans l’air au-dessus des
différentes régions ( = albédo de la terre).

• La majeure partie du rayonnement solaire qui atteint la


Terre tombe sur des terrains dénudés et des étendues
d’eau qui absorbent ou réfléchissent l’énergie.
• Une petite quantité atteint les plantes, les Algues et les
Procaryotes photosynthétiques.

• Seule une fraction de cette petite partie a une longueur


d’onde appropriée à la photosynthèse (le rouge et le bleu).

Les producteurs convertissent environ 1% de l’énergie


solaire qui leur parvient en énergie chimique, par
photosynthèse, pour un total de 170 milliards de
tonnes de matière organique par an.

26
La productivité primaire

➢ La productivité primaire brute (PPB) correspond à la quantité


de carbone fixée dans la végétation par photosynthèse. Toute
cette matière ne s’accumule pas en biomasse végétale. La
moitié environ est métabolisée au cours de la respiration
cellulaire de la plante elle même.

➢ La productivité primaire nette (PPN) correspond à la


croissance végétale annuelle exprimée en quantité d'énergie
(J /m2/an) ou en quantité de matière sèche (g/m2/an). Elle se
manifeste dans le temps comme un accroissement de taille de
la plante et représente la nourriture disponible pour les
hétérotrophes. La productivité primaire nette par an pour
l’ensemble de la biosphère est d’environ 170 milliards de
tonnes (en poids sec) de matière organique.
➢ Ne pas confondre productivité primaire nette et biomasse
mesurable

• PPN = ajout de nouvelle biomasse chaque année.


• Biomasse mesurable = accumulation de la productivité
primaire nette au fil des ans.

PPN BIOMASSE
Forêt Faible productivité car elle Grande biomasse végétale
consomme une grande accumulée dans ses grands
portion des produits de sa arbres formés de substances
photosynthèse (par difficiles à digérer.
respiration).
Prairie Grande productivité car Faible biomasse végétale car
ses petites plantes les petites plantes annuelles
respirent de façon sont rapidement dévorées par
modérée. les herbivores.
➢ La productivité primaire dépend, de façon générale, de la
qualité des facteurs abiotiques.

L’eau et la température influencent fortement la productivité


primaire des écosystèmes terrestres

Dans les écosystèmes aquatiques l’eau, abondante, et la


température, peu variable, ont peu d’influence sur la productivité
primaire.

En revanche dans les écosystèmes terrestres la rareté de l’eau et


les températures extrêmes ont une grande influence sur la
productivité primaire.
Les nutriments limitants (N, Fe, P) influencent fortement la
productivité primaire des écosystèmes terrestres et aquatiques

Nutriment limitant : nutriment dont les producteurs ont besoin mais


souvent présent en faible quantité

Les nutriments limitants restreignent la productivité primaire des


écosystèmes terrestres et aquatiques. De façon plus particulière, les
écosystèmes aquatiques ont peu de nutriments parce que :

1. la décomposition (qui restitue les minéraux à l’écosystème) se


fait au fond des plans d’eau alors que la photosynthèse se fait en
surface,

1. les zones aquatiques éloignées des littoraux reçoivent peu de


poussières riches en fer et autres nutriments apportées par les
vents venant des terres.
Influence des saisons sur la productivité primaire des écosystèmes

BELLE SAISON
Facteurs abiotiques favorables = grande productivité primaire
En pays nordique : productivité primaire plus grande en printemps et été
En pays chaud : productivité primaire plus grande en saison des pluies
SAISON DIFFICILE
Facteurs abiotiques défavorables = productivité primaire faible voire nulle En
pays nordique : productivité primaire faible en hiver
En pays chaud : productivité primaire faible en saison sèche

Dans les
plaines du
Serengeti
Productivité de quelques écosystèmes à l’échelle planétaire
65% 125 24,4% OCÉANS
Grande surface x Très faible
productivité = Très grande
contribution à la productivité
totale de la Terre

3,3% 2 200 22%

FORÊT TROPICALE
HUMIDE

MARAIS ET MARÉCAGE
Très petite surface x Très grande
0,4% 2 000 2,3% productivité = Très petite
contribution à la productivité
Productivité % de la totale de la Terre
% de la primaire nette
surface productivité
moyenne primaire nette
planétaire (g/m2/an) planétaire

Milieux marins Milieux terrestres Milieux dulcicoles


La productivité secondaire nette
➢ La productivité secondaire nette correspond à l’accumulation, par les
hétérotrophes, de nouvelle matière organique servant à la croissance et
à la reproduction. Elle correspond à l’alimentation moins les pertes en
énergie (ce qui n’est pas mangé, ce qui n’est pas assimilé, les coûts de la
respiration cellulaire …)

➢ On peut établir le bilan énergétique d’un écosystème en quantifiant


l’énergie qui y entre, celle qui en sort et celle qu’ils contiennent

➢ A chaque étape du flux, de l’organisme mangé à l’organisme


mangeur et à l’intérieur de chacun d’entre eux, de l’énergie est
perdu.
La productivité secondaire nette

➢ On mesure l’efficacité d’un écosystème par l’efficacité


écologique des animaux :

EE = Productivité secondaire nette X 100


Assimilation de la productivité primaire

➢ Tous les organismes n’ont pas le même


200 J
rendement écologique

EE de la chenille =
100 J
33J X 100 = 0,33 X 100 = 33% 33 J 67 J
100 J Fèces, Respiration
urine et Croissance cellulaire
mue
➢ On peut définir un certain nombre de rendements :
- rendement écologique : Rec =(PS1/PN) X 100
- rendement d’exploitation : Rex = (I1/PN) X 100
- rendement d’assimilation : Ra = (A1/I1) X 100
- rendement de production : Rp = (PS1/A1) X 100

35
➢ L’efficacité trophique correspond au pourcentage de la production qui
est transférée d’un niveau trophique donné au niveau supérieur.

Productivité nette d’un niveau trophique


Productivité nette d’un niveau trophique inférieur

Niveau trophique

Carnivores
10 J secondaires (4)
EE du troisième
niveau 100 J Carnivores
primaires (3)
100 J = 0,10 = 10%
1 000 J 1 000 J Herbivores (2)

10 000 J Producteurs (1)

1 000 000 J d’énergie solaire x 1 % =


➢ Les pertes d’énergie successives peuvent être représentées par un
diagramme appelée pyramide de productivité nette où les niveaux
trophiques sont présentés en étages.

Pyramides de masse (en g de masse sèche/m2)

1,5 Consommateurs tertiaires (CT) Canal de la Manche


11 Consommateurs secondaires (CS)
37 Consommateurs primaires (CP) 21 → Zooplancton (CP)
809 Producteurs (P) 4 → Phytoplancton (P)

Tourbière de la Floride

Les producteurs, dans l’écosystème aquatique du Canal de la Manche, ont une


biomasse plus faible que celle des consommateurs parce qu’ils sont
rapidement dévorés. Cependant, ils se reproduisent si rapidement qu’ils
comblent les besoins énergétiques du niveau des consommateurs.
Pyramide de nombre (en nombre d ’organismes)
En général, le nombre
Champ du d’organismes décroît avec les
Michigan 3 → Carnivores secondaires niveaux trophiques mais il
354 904 → Carnivores primaires peut croître si la masse des
producteurs est très grande
708 624 → Herbivores par rapport à celle des
5 842 424 → Producteurs consommateurs : par
exemple, un gros arbre
dévoré par de nombreux
petits insectes.

Pyramide d’énergie (en joules)

10 J → Carnivores secondaires
100 J → Carnivores primaires
1 000 J → Herbivores
10 000 J → Producteurs On remarque que
l’alimentation végétale
permet de nourrir le plus
d’humain !
Stabilité des écosystèmes

Les relations qui existent entre les niveaux trophiques


peut influencer la stabilité des écosystèmes.
Considérons les trois relations possibles entre les
végétaux (V) et les herbivores (H) :

V → H signifie qu’une augmentation de la végétation


entraînera un accroissement du nombre d’herbivores ou
de leur biomasse
V ← H signifie qu’une augmentation de la biomasse des
herbivores réduira la végétation
V H influence réciproque
39
Stabilité des écosystèmes

Les ressources disponibles, régulées par les facteurs


physico-chimiques du milieu, contrôlent les chaines
trophiques depuis les producteurs jusqu’aux prédateurs.
C’est la théorie du contrôle des communautés par les
ressources (éléments nutritifs), ou contrôle bottom-up
(du bas vers le haut).

Exemple : La relation existante entre la teneur en


phosphates des océans + la quantité des planctons +
taille des poissons qui s’en nourrissent.

40
A l’inverse, le fonctionnement d’un écosystème dépend
de la prédation exercée par les niveaux trophiques
supérieurs sur les niveaux trophiques inférieurs. C’est
le contrôle top-down.

Exemple : Effet régulateur d’une population de


carnivores (loups) sur une population de proies
(lièvres).

41
Les deux contrôles interviennent simultanément dans
les écosystèmes et peuvent être complémentaires.
Les modifications par l’homme d’un niveau trophique
peuvent amplifier l’un ou l’autre des deux contrôles et
entrainer une instabilité de l’écosystème.

Exemples :
Augmentation des ressources en éléments nutritifs
(amplification du contrôle bottom-up). Cas de la
pollution organique des eaux ou eutrophisation.

Diminution d’abondance d’un prédateur de haut


niveau (amplification du contrôle top-down). Cas de
la chasse ou de la pêche.
42
2. Les écosystèmes et leur fonctionnement
2.1 La biosphère
2.2 La chaîne trophique
2.3 Flux de l’énergie
2.4 Cycle de la matière

43
Le cycle de la matière dans l’écosystème

▪ Le flux de matière est le mouvement des éléments au travers du


réservoir biotique des organismes, sous forme de matière organique et
des réservoirs abiotiques de l’environnement sous forme de matière
minérale.

▪ La matière est le matériau de base avec lequel les formes vivantes et


non vivantes se construisent.

▪ La matière circule alternativement entre les mondes biotique et


abiotique d’où l’expression cycle biogéochimique.

▪ Celui-ci correspond à un cycle biologique (cycle interne à l’écosystème


qui correspond aux échanges entre les organismes) auquel se greffe un
cycle géochimique (cycle de grandes dimensions, pouvant intéresser la
biosphère entière et qui concernent les transports dans le milieu non
vivant).
▪ On peut distinguer trois principaux types de cycles
biogéochimiques :
- Le cycle de l'eau,
- Le cycle des éléments à phase gazeuse prédominante
(carbone, oxygène, azote),
- Le cycle des éléments à phase sédimentaire prédominante
(phosphore, potassium etc.).

45
▪ La terre contient un stock de matière en quantité «finie».
Les éléments chimiques ont été créés au début des temps et il n'y
a plus d'apparition de matière actuellement sur la Terre. La
matière est donc « non renouvelable » contrairement à l'énergie.

▪ Les éléments de la matière se combinent sous différents aspects :

• Molécules organiques dans la biomasse : glucose, Atmosphère


protéines, lipides…
• Molécules gazeuses dans l'atmosphère (N2, O2, CO2,
anhydride sulfureux, oxydes d'azote...).
Hydrosphère
• Ions solubles dans l'hydrosphère : nitrites NO2-,
nitrates NO3-, ammonium NH4+, bicarbonates HCO3-,
sulfates SO42-, phosphates PO4- …
• Cristallisés dans les sédiments : calcaire CaCO3, Lithosphère
dolomite CaMg(CO3)2

BIOMASSE
▪ Une quantité considérable de matière minérale pénètre dans les
écosystèmes par le biais des producteurs qui la transforme en matière
organique.

• La matière est injectée dans la chaîne alimentaire au niveau


des racines des plantes mais aussi au niveau des feuilles.
• Sous forme de CO2, d’H2O, et d’éléments minéraux.

▪ La matière organique circule des producteurs aux détritivores puis


retourne dans les réservoirs abiotiques, sous forme minérale

• Les molécules organiques quittent la phase organique sous


forme : d'excréments, d'urine, de détritus végétaux et
animaux et de cadavres.
• Utilisées par les détritivores (bactéries et mycètes), elles sont
retransformées en matière minérale (décomposition).
▪ L'étape-clé de la circulation de la matière est son recyclage après son
passage dans la phase organique.

Réservoir biotique
Réservoirs
Matière organique
abiotiques
Recyclage PRODUCTEURS
Décomposition TERRE Algues, plantes,
des molécules AIR cyanobactéries et
EAU certaines bactéries
organiques en
molécules CONSOMMATEURS
minérales. Éléments Animaux, champignons,
minéraux protistes à caractère
animal et beaucoup de
bactéries Urine,
excréments,
cadavres…
DÉTRIVORES
Bactéries et mycètes
Modèle générale du recyclage des nutriments

49
Les cycles biogéochimiques de l’eau, du carbone, de l’azote et
du phosphore

Cycle de l’eau
Le cycle de l'eau consiste en un échange d'eau entre les différents
compartiments de la Terre : l'hydrosphère, l'atmosphère et la
lithosphère.
Sous l'effet de la chaleur du soleil, les particules d’eau des mers, des
fleuves et des lacs s'élèvent vers dans l’air.
C’est le processus d’évaporation.

La transpiration des plantes appelé évapotranspiration joue


également un rôle important dans le cycle de l'eau.

En s’élevant, les particules d’eau se refroidissent et forment des nuages.


Les nuages sont poussés par le vent. Lorsqu'ils traversent des régions
froides, la vapeur d'eau se condense. C’est la condensation.

Elle retombe sur le sol, sous forme de pluie, de neige ou de grêle. Ce


sont les précipitations.

Les 7/9 du volume total de ces précipitations retombent à la surface des


océans et les 2/9 seulement sur les continents.
51
La circulation de l'eau dans la lithosphère emprunte trois voies :

Le ruissellement : phénomène d'écoulement des eaux à la surface des


sols.

L'infiltration : phénomène de pénétration des eaux dans le sol, à travers


les fissures naturelles des sols et des roches, assurant ainsi
l’alimentation des nappes phréatiques.

La percolation : phénomène de migration de l’eau à travers les sols


(jusqu’à la nappe phréatique).

Ruissellement, infiltration et percolation assurent l'alimentation des


cours d'eau qui restituent en dernier lieu l'eau à l'hydrosphère.

52
Cycle du carbone
Importance biologique
Les atomes de carbone sont nécessaires à l'élaboration des
molécules organiques qui structurent le vivant.
Forme utilisable par les organismes
Les producteurs terrestres absorbent le carbone sous forme de CO2
atmosphérique et les producteurs aquatiques l'absorbent sous forme
d'ions bicarbonates HCO3- (aussi du CO2 dissous et des ions
carbonates CO32-).
Principaux réservoirs
Les roches calcaires et les combustibles fossiles sont les principaux
réservoirs du carbone.
Entrée dans la partie biotique du cycle et sortie
Introduction. Par photosynthèse
Perte. Par respiration cellulaire, par dépôt dans les roches calcaires
et dans les matières partiellement décomposées.
53
CO2 atmosphérique (réservoir mineur de carbone)
L’eau de pluie réagit avec le CO2 de l’atmosphère en formant
de l’acide carbonique (H2CO3), un acide faible. Ces pluies, Photosynthèse Respiration
légèrement acides, dissolvent les roches calcaires du (Végétaux
Animaux)
continent en formant des ions calcium et bicarbonates
transportés vers le compartiment aquatique par l’eau de
ruissellement. Roches
calcaires
Ions Ions Calcaire Acide carbonique
calcium bicarbonates (Carbonate (acide faible)
CaCO3
de calcium)

Ca 2+ + 2HCO3-  CaCO3 + H2CO3


Décomposition totale
CO2 1 % Acide Calcaire Ions Ions 84 % Carbonates 10 % Combustion
dissous carbonique calcium bicarbonates (Trioxocarbonates) pétrole/forêts
Remontée des Volcanisme
CO2 + H2O  H2CO3 + CaCO3Ca 2+ + 2HCO 3- 2H+ + 2CO3 2- roches par
Le principal
mouvements
tectoniques réservoir de
Respiration Photosynthèse carbone est le
Producteurs CO2 de la
lithosphère
Le réservoir (roches
aquatique du Consommateurs Décomposition calcaires et
carbone contient partielle combustibles
50 fois plus de fossiles).
carbone que Détritivores
l’atmosphère.
CaCO3
La plus grande part des ions calcium et
bicarbonates est utilisée par les organismes
Une petite part d’ions calcium et bicarbonates précipite marins pour sécréter leur squelette et ou leur
en roche calcaire au fond de l’océan. (Le calcaire est coquille. À leur mort, ils sédimentent en
roches calcaires.
Cycle de l’azote
Importance biologique
Les atomes d'azote sont nécessaires à l'élaboration des protéines et des
acides nucléiques.
Forme utilisable par les organismes
Les producteurs absorbent l'azote sous forme d'ions ammonium NH4+
(milieu acide) et de nitrates NO3- (milieu basique).
Principal réservoir de l’azote
Le principal réservoir de l’azote est l’atmosphère.
Entrée dans la partie biotique du cycle et sortie
Introduction. Par les bactéries fixatrices d’azote des nodules des
légumineuses et du sol, les cyanobactéries des lacs, les dépôts
atmosphériques, la fixation par les orages électriques et les engrais.
Recyclage local. La majeure partie de l’azote de l’écosystème provient de
la circulation locale (décomposition des déchets organiques puis
réintroduction au niveau des racines des producteurs).
Perte. L’azote quitte l’écosystème via la vaporisation, la dénitrification et le
lessivage des sols vers les cours d’eau (contribue à leur eutrophisation ou
enrichissement en éléments minéraux).
L’azote, un élément nutritif limitant, fait partie des engrais.
NH4+ N2O NO2- N2 NH3 NO3- NO N2
FIXATION DE L’AZOTE DÉPÔTS
Conversion de N2 atmosphérique ATMOSPHÉRIQUES VAPORISATION Volcanisme
en formes assimilables par Fixation de l’azote L’ammoniac est un gaz et
l’écosystème. atmosphérique en qui peut retourner combustion
nitrates (NO3-) et en dans l’atmosphère
En nitrates (NO3-) par les depuis les sols dont le DÉNITRIFICATION
industries (engrais). ammonium (NH4+) Réduction des
(orages électriques, pH est proche de 7 . Ce
nitrates en azote par
rayons UV du soleil et NH3 perdu par les sols
En ammoniac (NH3) : peut alors devenir du les bactéries
Par les bactéries fixatrices infrarouges du sol), puis, anaérobies dans les
déposition dans les NH4+ dans boues sans oxygène.
d’azote dans les nodosités des l’atmosphère et
racines des légumineuses et du écosystèmes par
dissolution dans les eaux retourner aux sols dans
sol et par les cyanobactéries les précipitations.
des écosystèmes aquatiques de pluie et sédimentation
de poussières.
(5 à 10 % )

AMMONIAC
NH3
Non assimilable par les végétaux.
Capte un proton et devient de
l’ammonium. N2
NH4 AMMONIUM
+
Absorbable directement par les AMMONIFICATION (95%)
plantes mais la majeure partie sert Recyclage local des déchets
de source d’énergie aux bactéries organiques contenant de
aérobies. l’azote en ammoniac et en N2 O
NITRIFICATION NO2- ammonium.
NITRITES
ASSIMILATION Les ions ammonium sont oxydés
par les en nitrites. (Bactéries nitrifiantes) DÉNITRIFICATION
végétaux NO3- NITRATES NO2- NO
Les nitrites sont oxydés en nitrates (Bactéries dénitrifiantes)
NH4+ et NO3- (Bactéries nitrifiantes)
Cycle du phosphore
Importance biologique
Les organismes ont besoin de phosphore pour fabriquer leur matériel
génétique, leur membranes cellulaires, leurs os et leurs dents.
Forme utilisable par les organismes
Les producteurs absorbent le phosphore sous forme d’ions phosphates
(PO43-).
Principal réservoir
Les roches sédimentaires sont le principal réservoir de phosphates.
Entrée dans la partie biotique du cycle et, sortie
Introduction. Par érosion des roches contenant du phosphate.
Recyclage local. La majeure partie du phosphore de l’écosystème provient
de la circulation locale (décomposition des déchets organiques puis
réintroduction au niveau des racines des producteurs).
Perte. Le phosphore quitte l’écosystème via le lessivage des sols vers les
cours d’eau (contribue à leur eutrophisation ou enrichissement en
éléments minéraux) et via la sédimentation des phosphates dissous dans
les cours d’eaux.
Le phosphore, un élément nutritif limitant, fait partie des engrais.
ASSIMILATION
des ions
phosphates par les Soulèvement
végétaux. géologique

Érosion des roches

PO4 3-
Ruissellement

Lesssivage Phosphate dissous PO4 3-


du sol
Recyclage local Précipitation
Décomposition des déchets du phosphate
organiques contenant du phosphore
par les détritivores en ions Sédimentation =
phosphates. Nouvelle roche

Vous aimerez peut-être aussi