Publié le 20 août 2023.
Dernière modification : 12 octobre 2023.
www.entreprises-coloniales.fr
MOTTE-CORDONNIER-AFRIQUE (MOCAF) (1953)
et
SOCIÉTÉ CENTRAFRICAINE DE BOISSONS (SCB)(1982),
Bangui
« MOCAF »
Société à responsabilité limitée
au capital de 20.000.000 de francs C. F. A.
Siège social : BANGUI (A. E. F.)
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CONSTITUTION
(Journal officiel de l'Afrique équatoriale française, 1er mars 1951)
Suivant acte sous-seings privés, en date du 26 janvier 1951, enregistré à Bangui, le
12 février 1951, volume 149, no 2212, il a été formé entre les associés ci-après
désignés, une société à responsabilité limitée ayant pour objet : fabrication et
commerce de tous produits alimentaires solides et liquides, et notamment la bière, les
eaux gazeuses, les limonades et les sirops, la fabrication de la glace, l’établissement et
l’exploitation de tous entrepôts frigorifiques, et généralement toutes opérations
commerciales, industrielles, immobilières et financières se rattachant directement ou
indirectement en totalité ou en partie à l’un quelconque des objets ci-dessus spécifiés
ou à tous objets similaires ou connexes.
La raison sociale est : « MOCAF »
La signature sociale est valablement donnée par la signature personnelle d’un gérant
précédée de la mention : « un gérant ».
La durée de la société est illimitée…
Le siège social est à Bangui (A. E. F.).
Les associés ont fait à la société les apports suivants :
1° La société Brasseries et Malteries Motte-Cordonnier, société anonyme au capital
de 112.500.000 francs, dont le siège est à Lille, 49, boulevard de la Liberté
10.000.000 00 fr. C.F.A.
2° M. Motte (Edmond), industriel, demeurant à Armentières, 5, rue Bayart
500.000 00 fr. C.F.A.
3° M. Salmon (Auguste), industriel, demeurant à Armentières, 82, rue Sadi-Carnot
500.000 00 fr. C.F.A.
4° M. Breuvart (Alfred), industriel, demeurant à Lille, 130, rue Royale
500.000 00 fr. C.F.A.
5° M. Salmon (René), industriel, demeurant à Armentières, 5, rue Nationale
500.000 00 fr. C.F.A.
6° M. Coisne (Henri), industriel, demeurant à Armentières, 68, rue Sadi-Carnot
1.350.000 00 fr. C.F.A.
7° M. Coisne (Charles), industriel, demeurant à Armentières, 92, rue Sadi-Carnot
1.350.000 00 fr. C.F.A.
8° M. Lambert (Paul), industriel, demeurant à Armentières, 16 bis, rue Lamartine
1.350.000 00 fr. C.F.A.
9° La société Union industrielle et agricole, « UNIA », société à responsabilité limitée
au capital de 500 millions de francs, dont le siège est à Mazagan (Maroc)
3.950.000 00 fr. C.F.A
Total 20.000.000 00 fr. C.F.A
Le capital social a été fixé à vingt millions de francs C. F. A., divisé en deux mille parts
de dix mille francs chacune, entièrement libérées, qui ont été attribuées aux associés
dans la proportion de leurs apports ci-dessus indiqués.
M. Motte (Edmond-Léon-Marie-Joseph), industriel sus-nommé, demeurant à
Armentières, 5, rue Bayart, et M. Motte (René-Edmond-Marie-Joseph), industriel,
demeurant à Armentières, 5, rue Bayart, ont été nommés gérants.
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Pour extrait et mention :
Un gérant,
René Motte.
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Afrique noire francophone
Les brasseries et les fabriques de boissons gazeuses
• Une usine au moins dans chaque pays, sauf en Mauritanie
(Europe France Outre-Mer, février 1972)
Une seule brasserie en République Centrafricaine, celle de la Sarl MOCAF (Motte-
Cordonnier Afrique) à Bangui, qui fonctionne depuis 1953 (capital : 500 millions F CFA
— investissements : 940 millions), création de la Société des Brasseries et Malteries
Motte-Cordonnier d'Armentières. La Société fabrique de la bière (marques « Mocaf » et
« Super Mocaf ») et des sodas, eaux gazeuses, sirops et glace. D'une capacité de
production de 150.000 hl de bière et 50.000 hl de boissons gazeuses, MOCAF a
produit en 1970, 101.720 hl de bière et 31.400 hl de boissons gazeuses et, en 1971,
106.000 hl de bière et 30.000 de boissons gazeuses, pour un chiffre d'affaires de,
respectivement, 657,6 et 680 millions F CFA.
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1970 : OPA amicale de Stella-Artois (Belgique) sur Motte-Cordonnier.
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[586] La République Centrafricaine a une brasserie à Bangui, installée en 1953 par la
MOCAF (Motte Cordonnier Afrique), filiale des Brasseries Motte Cordonnier de Lille et
du groupe Uninord d'Armentières. Motte Cordonnier s'est associée à Interbrew,
regroupement des brasseurs belges Artois et Piedboeuf. La MOCAF produit 160.000 hl
de bière et 34.000 de boissons gazeuses.
Une seconde brasserie a été implantée en 1982 par le groupe Castel ; plus moderne
que la MOCAF, elle produit 100.000 hl de bière avec seulement 200 employés, alors
que la MOCAF en a plus de 300.
Alain Huetz de Lemps, Boissons et civilisations en Afrique, 2001, Pessac, Presses
Universitaires de Bordeaux (Coll. « Grappes & Millésimes »), 658 p.
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1982 : Pierre Castel crée la Société centrafricaine de boissons (SCB).
1987 : fusion Artois-Piedbœuf dans Interbrew.
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1990 (janvier) : Castel rachète les Brasseries et glacières internationales
et y rattache ses anciennes brasseries africaines.
1993 : arrêt de la production de Motte-Cordonnier à Armentières.
Cession de MOCAF aux BGI (Castel). Fusion avec la SCB.
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Xavier de Boisset 1, directeur commercial MOCAF (Avr. 2006-sept. 2007)
Société de distribution des produits MOCAF (Boissons) et SUCAF (Sucre.) – Filiale du
Groupe Castel
Gestion des centres de profits (6 magasins, CA 10 millions d’euros, 50 personnes)
Gestion de la logistique et gestion des stocks
Mise en place et management de la force de vente (6 personnes).
Calculs des prix de revient, et définition de la structure du prix de vente
Développement du réseau de distribution
Conception et mise en application du plan marketing.
Définition de la stratégie marketing
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La crise du courant entraîne une hausse des prix des produits Mocaf
http://centrafrique-presse.over-blog.com/ 9 juillet 2008
Bangui, 5 juillet (ACAP). — Le directeur général de la brasserie Mocaf, M. Brémaud,
a annoncé vendredi 4 juillet 2008 à Bangui, la décision de sa société de « reconsidérer »
les prix de ses produits pour faire face à la « déficience » de l'Energie Centrafricaine
(Enerca), en difficulté d'alimentation depuis deux semaines.
Selon M. Brémaud, ces mesures permettent de « dégager des prix qui répondent
partiellement à nos besoins d'augmentation en fonction de l'évolution du coût des
matières premières, mais également en fonction des charges exceptionnelles que nous
avons à supporter aujourd'hui pour compenser les déficits d'alimentation en énergie de
la brasserie ».
« Je ne vous cache pas qu'aujourd'hui, les besoins en énergie représentent un
financement journalier de plus d'un million et demi en gaz oil pour suppléer aux
déficiences de l'Enerca. Ce coût devient insupportable et nous avons été obligés de
reconsidérer nos prix de vente », a-t-il déclaré.
« Nous avons fait pour notre part un certain nombre d'efforts de manière à ce que
ce prix de vente n'ait pas un impact trop important au niveau du consommateur et
cette concertation, cette séance de travail qui nous ont permis d'aboutir sur un accord
général », a-t-il ajouté.
1 Xavier de Boisset : futur directeur général de la Sobragui à Conakry. Voir encadré.
Il a expliqué que cette décision intervient à l'issue des « séances de travail
approfondies » entre l'association des grossistes avec l'assistance du ministère du
commerce et des personnels de la brasserie.
Notons que depuis deux semaines, l'Enerca ne produit plus que 8 mégawatts de
courant contre 18 auparavant, en raison d'une panne sur ses équipements, avec pour
conséquences de graves perturbations dans le fonctionnement des administrations, des
entreprises et des infrastructures sociales.
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Paul-Henri SELOSSE
• Brasseries MOCAF 2010-2012
Directeur technique groupe BGI-CASTEL en République Centrafricaine.
Gestion de la filiale sur tous les aspects techniques. Planification et suivi production,
budget, stocks. Production de bières et de boissons gazeuses (embouteilleur Coca-Cola,
plus marques du Groupe CASTEL). 2 lignes embouteillage verre retournables.
(optimisation de rendement de 50 % à 83 % en 2 ans, réduction des pertes en
production de 12 % à 7 %)
Mise en place d'une gestion de maintenance assistée par ordinateur (GMAO).
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UNE BONNE SOLUTION : CASSER LE THERMOMÈTRE
Centrafrique : grogne à Bangui contre l’augmentation du prix des boissons
par Fred Krock
www.afrik.com, 12 février 2013
Les consommateurs de la bière locale trouvent inconcevable la récente augmentation
des prix des boissons locales, notamment la Castel Beer, la 33 et la Mocaf. Les
grossistes menacent de suspendre le vente de ces produits. Ces boissons sont brassées
sur place à Bangui par l’unique raffinerie MOCAF.
En novembre dernier, alors que la crise centrafricaine commençait à plomber
l’économie nationale, la brasserie MOCAF a augmenté, une fois de plus, les prix des
boissons alcoolisées locales. Cette augmentation est très contestée par les
Centrafricains. Or les Centrafricains sont des bons consommateurs de bières.
Selon le directeur commercial de la Mocaf, l’augmentation des prix des ingrédients,
notamment les matières premières, ont eu un impact considérable sur les rendements
de la société. En plus, le coût du carburant au niveau du pays n’a cessé d’augmenter,
allusion faite à la récente augmentation des prix des produits pétroliers à la pompe.
Qu’à cela ne tienne, les heures de délestage sont de plus en plus important dans le
secteur de la raffinerie.
Pour ce dernier facteur, le directeur commercial a indiqué qu’en 2010, ils disposaient
de 15 heures d’électricité par jour ; or aujourd’hui, ils se retrouvent qu’à 7 heures par
jour. Autant de raisons qui ont poussé la société à ajuster les prix des boissons locales,
exclusivement la Castel beer, la 33 et la Mocaf. Ces produits ont vu leur prix ajusté de
50 F CFA. Donc, la Castel beer et la 33 sont passées à 650 F CFA le grand modèle et
400 F CFA la petite bouteille ; tandis que la Mocaf est passée à 600 F CFA contre 550
F CFA auparavant.
« C’est inacceptable ! »
Une augmentation qui n’a pas arrangé les affaires des Centrafricains. « Si MOCAF
veut augmenter les prix des bières, le moment actuel avec la crise, n’est pas indiqué ».
« Nous en avons mare puis que cela fait trois fois en trois ans que MOCAF augmente
ces prix ». « C’est inacceptable ! Nos autorités doivent se prononcer sur ce problème ».
« Si MOCAF ne baisse pas ces prix, nous allons seulement consommer les boisons
traditionnelles telles que l’alcool de traite et le vin de palme », disent-ils.
M. Mathurin Massikini, président de l’Association des distributeurs des boissons
(grossistes), a estimé que ce n’est que des astuces que la société avance pour
augmenter ces prix. Toutefois, il a insisté sur cette période de crise que la RCA traverse,
puisque « la situation économique est délétère en ce moment. Ce n’est pas le moment
pour que la MOCAF augmente les prix de ses produits ». Il a ensuite demandé à ses
pairs distributeurs de ne plus vendre ces produits jusqu’à ce que la MOCAF revienne sur
sa décision.
Jusque-là, le gouvernement n’a pas dit son dernier mot. Ce serait certainement le
premier chantier du nouveau ministre du commerce, car la tension monte réellement à
ce sujet.
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Mars 2013 : prise de Bangui par les rebelles Séléka : invasion de l'usine par des
hommes armés et par la foule. Vol de près de 150.000 bouteilles, 40.000 litres de
gasoil, six voitures. Pillage et destruction partielle des quatre maisons de la direction sur
le site.
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Frédéric FERAILLE,
directeur général (septembre 2013-août 2015)
ingénieur belge.
futur directeur général des Brasseries et limonaderies du Congo à Pointe-Noire
Après les violences, la brasserie Mocaf de Bangui tourne au ralenti
www.huffpost.com, 17 décembre 2013
C'est une institution à Bangui, un des premiers employeurs privés et quasiment la
seule usine. Après avoir été pillée en mars, après avoir fermé début décembre, la
brasserie des bières Mocaf tourne au ralenti. Ses employés sont traumatisés et la
consommation est en chute libre.
En ce lundi, derrière la grande barrière en fer rouge de la Mocaf (Motte-Cordonnier
Afrique), de la bière fermente dans les cuves argentées. Mais à l'embouteillage, la
chaîne de production est à l'arrêt. Les rares ouvriers en bleu de travail nettoient,
réparent, font de la maintenance. Aucune bière ne sortira aujourd'hui.
Depuis le regain de violences entre chrétiens et musulmans qui a fait près de 450
morts depuis dix jours rien que dans la capitale, la ligne de production débite des bières
blondes par à-coups.
Le matin de l'offensive des milices « anti-balaka » (anti-machettes) contre les
musulmans, le 5 décembre, « on entendait l'arme lourde au loin », se désole le
directeur technique de l'usine, Jean-Claude Baechler, un Suisse. Une trentaine
d'employés sont restés dormir dans l'usine, terrorisés à l'idée de rejoindre leurs
quartiers. La production a été stoppée, avant d'être relancée la semaine dernière « mais
au ralenti ».
La consommation de bière n'est pas la priorité actuelle pour les Banguissois, et les
employés sont stressés : « ils ont tous perdu des proches, ils ont été menacés, harcelés,
ils ont du fuir leur quartier, dit M. Baechler. Ça pèse sur le moral. » Et sur les ventes.
Michel, 25 ans, est électricien dans l'usine. Il est resté terré chez lui pendant cinq
jours, au PK 5, un quartier musulman. Une amie musulmane a réussi à faire sortir ses
enfants. Lui a dû attendre les militaires français pour quitter le quartier et s'installer
dans l'immense camp de déplacés de l'aéroport.
Il est revenu travailler lundi, pour la première fois. Mais, sur la route, en venant à
l'usine, des miliciens chrétiens anti-balaka l'ont attrapé. « Ils m'ont pris mon téléphone
pour vérifier s'il y avait des prénoms musulmans dans le répertoire, puis ils m'ont laissé
filer », dit-il, encore chamboulé.
Un de ses collègues dort dans une église depuis une dizaine de jours, par crainte de
la vengeance des musulmans. Le responsable expatrié de la maintenance du site, lui, a
dû mettre ses cinq enfants et sa femme dans un blindé français. Direction l'aéroport
pour rejoindre Paris au plus vite. « On a pleuré mais j'étais soulagé de les voir partir »,
dit Miguel Morea.
Avec ces derniers évènements, les employés Mocaf ont eu peur de revivre les scènes
de pillage de mars 2013, quand les rebelles Séléka ont pris Bangui.
Des hommes armés et la foule avaient investi l'usine, volant près de 150.000
bouteilles. 40.000 litres de gasoil, six voitures avaient disparu, les quatre maisons de la
direction sur le site avaient été pillées et en partie détruite.
Le directeur technique d'alors, qui n'était là que depuis six mois, avait été exfiltré
avec sa famille par l'armée jusqu'à l'aéroport. Il n'est jamais revenu.
« On a défendu le poste de travail. Les employés vidaient les extincteurs pour
éloigner les gens », se souvient M. Morea.
Résultat : le chiffre d'affaires a dégringolé de 25 % en un an. « On retrouve cette
année le niveau des ventes qu'on avait en 2004. On retourne en arrière, se désole dans
son bureau climatisé le directeur général de nationalité belge. Nous perdons de l'argent.
On tient par la volonté du groupe Castel (propriétaire de la Mocaf) de tenir en
Centrafrique », dit-il en parlant de la maison mère basée à Paris.
Depuis juillet, 38 personnes sont au chômage technique. Il n'y a plus que 116
employés qui travaillent encore.
Le nœud du problème c'est la demande : « Les fonctionnaires ne sont pas payés. On
le voit dans nos chiffres : normalement il y a un pic dans les ventes quand ils touchent
leurs salaires, raconte le directeur technique. Les consommateurs ont des besoins vitaux
à satisfaire avant de se mettre à consommer une bière », note M. Feraille.
Le couvre-feu qui interdit aux gens de sortir entre 18 h et 6 h, le carburant dont le
prix augmente et le fait que le prix de la bière soit fixé par le gouvernement jouent
également en défaveur de la Mocaf.
« Dans ce contexte (...), aucun groupe local ne pourrait tenir. On a besoin de sécurité
physique d'abord, politique ensuite. On navigue à vue », dit le directeur.
L'homme s'attend à « 6 à 12 mois très difficiles ». Et il rappelle que les impôts que
paye la Mocaf représentent 4 % des recettes fiscales de la Centrafrique.
« Il n'y a pas de menace de fermer à court terme. Mais il faut qu'on redevienne
rentable, dit le directeur. La Mocaf, c'est quasiment la seule industrie en Centrafrique. »
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Thierry LANCIEN, directeur général (2015-2017)
ancien directeur des Brasseries du Cameroun (2010-2015)
futur directeur général de la SOEGUIBE (Guinée équatoriale)(2018-2020)
La brasserie centrafricaine MOCAF
se lance dans la distribution d'eau minérale mise en bouteille
par Basile Rébené
www.acap.cf, samedi 23 septembre 2017
Bangui, 23 sept. (ACAP). — Le directeur général de la brasserie « Motte-Cordonnier
Afrique » MOCAF, Thierry Lancien, a lancé, samedi 23 septembre 2017 à Bangui, la
distribution d’eau de source mise en bouteille sous l'appellation « Eau Vitale ».
L’objectif du lancement de ce nouveau produit tiré directement d’une nappe
phréatique est non seulement de permettre aux Centrafricains d’accéder à une eau
potable à un prix abordable mais également de minimiser l’importation d’eau en
provenance de la République du Cameroun, a indiqué le directeur général de la
brasserie MOCAF, Thierry Lancien.
L’eau « Vitale » est une eau de source dont le processus d’embouteillage respecte
toutes les règles d’hygiène requises par les normes internationales liées à la sécurité
alimentaire, a-t-il expliqué.
« Vitale » est tirée d’un forage protégé et idéalement situé à plus de 100 mètres de
profondeur qui met à l’abri de toute pollution accidentelle et garantit la pureté de son
eau, a-t-il ajouté.
Pour lui, la production de « Vitale » est la contribution de la brasserie MOCAF à
l’amélioration de la santé publique en luttant contre les maladies liées à la
consommation d’eau souillée ou d’origine douteuse.
Créée en 1953, la brasserie MOCAF produit une gamme variée de sodas, bières et
autres boissons.
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Centrafrique : Tension autour du prix de la bière
https://africtelegraph.com/ 5 janvier 2018
Commerçants grossistes, détaillants et consommateurs manifestent depuis quelques
jours contre l’augmentation du prix de la bière qui est entrée en vigueur le 1er janvier à
la suite d’une décision de la Brasserie Mocaf, filiale de Castel Bière.
Depuis le premier janvier, le prix de la bière a augmenté en Centrafrique. Le directeur
général de la Mocaf (Brasserie Castel), Pascal Berenger a décidé que les prix des
bouteilles de 65 cl augmentent à 80 F CFA. Et celles de 33cl à 40 F CFA. Seulement, les
commerçants et consommateurs ne l’entendent pas de cette oreille.
Les commerçants, grossistes en particulier, organisent depuis quelques jours des
manifestations devant l’usine de brasserie pour faire plier les responsables afin
d’annuler cette décision. Une situation qui risque de provoquer une pénurie de bière au
regard de la détermination des commerçants et grands distributeurs.
Même le ministère du commerce s’est fermement opposé à une augmentation des
prix de la bière. D’ailleurs, le gouvernement centrafricain estime que la Mocaf n’a pas
respecté la procédure d’augmentation du prix de la bière. Cette procédure veut avant
tout une concertation entre le ministère du commerce, les syndicats des
consommateurs, les organisations des commerçants, les vendeurs et la brasserie elle
même.
Pour le ministre du commerce et de l’industrie, Côme Hassane, la décision de la
Brasserie n’engage ni le gouvernement centrafricain, ni le chef de l’État Faustin
Archange Touadéra.
De son côté, le directeur général, Pascal Berenger, a rappelé qu’il a déjà investi plus
de 10 milliards de F CFA pour la modernisation de la brasserie. Et que la Mocaf, à elle
seule, supporte une hausse de taxe de 10 % appliquée aux boissons sucrées. Si le
gouvernement a promis de nouvelles négociations entre commerçants, consommateurs
et le patron des brasseries, la dernière réunion s’est soldée par un échec.
Les commerçants, quant à eux, ont déjà annoncé qu’ils allaient également
augmenter le prix d’une bouteille de bière. Ainsi, celle-ci passe de 650 à 900 F CFA.
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Hervé MILHADE 2, directeur général
Centrafrique : Quand l'Observateur des consommateurs centrafricains
(OCC) table sur le boycott des produits de téléphonie mobile Telecel
par Jacques KOSSINGOU
https://lepotentielcentrafricain.com/, 8 septembre 2018
Bangui. — Le Président de l'Observatoire des consommateurs de Centrafrique a
donné une conférence de presse, le 1er septembre 2018, au restaurant Relais des
Chasses, sur la problématique de la qualité des produits consommés par les
Centrafricains.
Au cours de cette conférence de presse, il est longuement revenu sur les principaux
produits de consommation, à savoir l'aliment et les crédits de communication.
En ce qui concerne les produits d'alimentation, le premier consommateur
centrafricain a dénoncé les conditions de conditionnement des aliments qui sont vendus
au Centrafricains sur les marchés publics : viandes boucanées, pains, légumes, viandes
fraîches et autres. Il conclut en disant que cela doit cesser carn selon les estimations,
plus de 70% de la population meurent aujourd'hui à cause des produits consommés.
Pour le produit de consommation téléphonie, il a indexé la société de téléphonie
Telecel Centrafrique qui organise une arnaque sur ses clients à travers les crédits. Il
informe avoir déjà saisi le tribunal sur cette escroquerie organisée pour extorquer des
fonds aux clients demandant ainsi le boycott des produits Telecel pour un mois pour
contraindre cet opérateur à satisfaire les centrafricains.
Par ailleurs, il a exhorté les Centrafricains à consommer les produits locaux pour
booster l'économie du pays en citant l'exemple de la bière Mocaf.
Signalons que cet événement s'est déroulé en présence de M. Hervé MILHADE
nouveau directeur général de la Brasserie MOCAF, qui a fait part de ses appréhensions
sur la situation de l'heure dont le domaine de la consommation.
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Bangui : Le personnel de la brasserie Mocaf hausse le ton
www.radiondekeluka.org, mardi 6 novembre 2018
Les employés de la brasserie Mocaf ont pris d’assaut tôt ce matin du 6 novembre
l’entrée de l’entreprise.
Ils ont brandi des feuilles de palmier et refusé de travailler pour exiger le départ de
leur chef de maintenance et du directeur administratif et financier. Cette grogne fait
suite à un préavis de grève adressé à l’administration et qui serait resté sans suite.
Le travail a tourné au ralenti ce mardi à la brasserie Mocaf, les mécontents
reprochent au staff « l’absence de promotion interne, les agressions verbales, les
sanctions injustifiées et le manque de formation du personnel. « Nous demandons le
départ de directeur de maintenance et du directeur administratif et financier » a
indiqué Alban Moyola Kombélé, un des délégués du personnel.
La reprise du travail suite à ce mouvement déclenché aujourd’hui n’est pas exclue.
« Nous restons ouverts à des discussions. Nous n’avons pas encore discuté avec la
2 Ancien de Solibra en Côte d'Ivoire et des Brasseries du Cameroun. Futur directeur général de Castel
Malawi Ltd (mai 1919) et de BGI Ethiopia (nov. 2022).
direction générale, mais nous exigeons l’arbitrage externe, facilité par l’Inspection de
Travail », a lancé Alban Moyola Kombélé.
Contacté, le staff managérial de la Mocaf n’a pas souhaité réagir au mouvement de
son personnel.
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Centrafrique : Colère du personnel de la brasserie MOCAF
qui exige le départ du DAF et le chef de la maintenance
par Hervé BINAH
lepotentielcentrafricain.com, 7 novembre 2018
Bangui. — Hier, mardi 6 novembre 2018, la tension a monté d'un cran parmi le
personnel de la brasserie MOCAF. Ces derniers ont fait un sit-in devant le siège de
ladite société pour exiger ipso facto le départ sans condition de l'actuel directeur
administratif et financier de ladite entreprise.
Les portes de l'usine de cette unique brasserie au service du pays étaient
hermétiquement fermées à cause de cette grogne des travailleurs. Pis encore, les
activités étaient totalement paralysées au sein de ce consortium privé qui, pourtant,
dessert le pays dans le cadre de la production et la commercialisation des boissons
locales, entre autres l'eau minérale, la bière, le jus et tant d'autres.
Il faut noter que c'est depuis un certain temps que le torchon brûle entre le collectif
des travailleurs de cette structure et le directeur général de la brasserie MOCAF à
propos des mauvais traitements nuitamment infligés au personnel par les nouveaux
responsables de cette entreprise.
En effet, selon les informations recueillies auprès des délégués du personnel, « c'est
suite à la dernière rencontre du vendredi 19 octobre 2018 et après compte rendu à la
base le lundi 22 octobre 2018 qu'un préavis de grève a été formulé », ont-ils-souligné.
Et d'y ajouter : « Les délégués, conformément à la demande du personnel MOCAF/
SODISCA/CLE DES CHATEAUX, ont unanimement déposé un préavis de grève selon
l'article 377, section 3 du Code de travail centrafricain ». … Ils veulent énergiquement
dénoncer le mauvais climat de travail issu d'une frustration permanente que subit au
quotidien le personnel de cette entreprise privée.
… On note toujours avec grincement de dents qu'il y a une absence totale de
promotion du personnel local et de formation des travailleurs nationaux.
Par conséquent, « nous exigeons de facto le départ sans condition du directeur
administratif et financier, y compris celui qui a la charge de la maintenance de l'usine ».
Pour l'heure, l'étau se resserre davantage sur la situation du personnel de la brasserie
MOCAF.
L'on se souviendra de la grogne des employés des sociétés de téléphonie mobile
Télecel, MOOV, AZUR et tant d'autres qui ont, dans un passé récent, décrié vertement
les mauvaises conditions de travail et les discriminations dont ils font souvent l'objet
dans l'exercice de leurs tâches. La balle est dans le camp des autorités du pays qui
doivent tout faire pour décanter cette affaire.
A suivre...
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RÉUNION DU PREMIER MINISTRE AVEC LE DIRECTEUR GÉNÉRAL DE LA BRASSERIE
MOCAF ET LES ASSOCIATIONS DES VENDEURS GROSSISTES DES PRODUITS MOCAF.
Le Premier ministre Firmin à présidé, ce mercredi 4 mars 2020, à la Primature, une
réunion regroupant les responsables de la Brasserie MOCAF et les associations des
vendeurs grossistes des produits MOCAF.
Cette rencontre intervient après que les associations des vendeurs grossistes
observent depuis plusieurs jours une cessation d'activités commerciales entraînant des
répercussions sur la distribution des boissons produites par cette brasserie, tant à
Bangui que dans l'arrière-pays.
L'objectif de cette réunion est de mieux connaître les raisons qui sont à la base de ce
mouvement afin d'y apporter des solutions convenables pour toutes les parties.
Au terme de la réunion, le Premier ministre a décidé de mettre en place un comité
chargé d'étudier les problèmes posés par les associations des grossistes et de faire des
propositions pouvant mettre un terme à cette cessation d'activités commerciales.
@PRESSEPRIMATURE.
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DÉSINFORMATION RUSSE
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PLUS CON, TU MEURS
La MOCAF, une brasserie impérialiste et coloniale
qui joue un jeu dangereux par la rupture de bière à Bangui
tongolotibeafrica.com, 1er février 2022
Cela ne devrait étonner personne sur le caractère nocif et attentatoire d’une
brasserie coloniale, pilotée de loin pour organiser la rupture de la bière en Centrafrique.
On ne parlerait pas de la rupture due à la carence des matières premières, entre
autres, malt, sucre, riz, maïs et autres. C’est une rupture inféodée à la politique de
l’ancienne colonie qui a tout suspendu dans le seul intérêt d’affaiblir économiquement
la République Centrafricaine.
Les grossistes, détaillants et consommateurs n’ont que leurs yeux voyant pour
pleurer face à l’imposition de cette brasserie coloniale qui fait la pluie et le beau temps
en Centrafrique.
Est-ce qu’il manque réellement les matières premières pour la production régulière
de la bière ? Hier, c’est DOPEL qui est produit, aujourd’hui, c’est la 33 en petite quantité
et demain, c’est la Castel. À quel jeu, joue cette brasserie coloniale ?
Toutes ses manigances visent à faire affaisser le régime Touadéra et asphyxier
économiquement notre pays. Le mot d’ordre est donné et la brasserie ne fait
qu’appliquer.
À défaut de la concurrence, la brasserie MOCAF fait sa volonté et le directeur
général déclare publiquement qu’il a les autorités du ministère du Commerce dans ses
poches. Qu’à cela ne tienne !
Jusque-là, aucune raison n’a été fournie pour justifier cette rupture de production de
boisson sur le marché. Une brasserie coloniale qui, d’ ailleurs incapable de produire la
bière en quantité suffisante, ne veut pas sentir l’importation de la bière étrangère, voir
même le vin de palme (bossongo) dont le directeur général considéré de bière sauvage.
Devons-nous continuer à observer les bavures d’une brasserie impérialiste et
coloniale qui fait sa loi et sa volonté sur le marché ? Il est temps que la clarté soit
donnée sur les raisons de cette rupture ou de production en quantité réduite. C’est une
façon de pousser les consommateurs aux grognes sociales.
A suivre !
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Centrafrique : Un réseau de mafieux s’installe au sein de la brasserie Castel
https://tongolotibeafrica.com/ 15 juin 2022
L’un a été démasqué dans ses sales besognes, remplacé pour effacer les traces de ses
bévues, l’autre revient sur ce même chemin.
Ce que font les directeurs généraux de la brasserie CASTEL dont l’un est sortant et
l’autre entrant, visent à enfoncer le clou aux centrafricains. Tous les deux s’appellent
Heraibi avec un lien de consanguinité. Ils ont les mêmes tares !
Le directeur général sortant de la brasserie CASTEL en la personne de M. Ludovic
Heraibi a été l’un des gros financiers de l’UPC du nigérien Ali Darassa qui continue
d’écumer les populations sur appui multiforme de ce dernier.
Révélé au grand jour par l’ONG The Sentry : « L’ancien directeur général de la
brasserie CASTEL-SUCAF, le nommé Ludovic Heraibi, était le premier bailleur qui allouait
des subsides et finances au groupe armé de l’UPC qui a endeuillé plusieurs familles en
Centrafrique. »
Tandis que son oncle, Alain Heraibi, rend pérenne cette relation criminelle avec les
hommes de l’UPC à qui, il a juré de les appuyer financièrement.
Il n’y a pas d’autres personnes compétentes pour assurer la direction générale de la
brasserie CASTEL que la famille Heraibi ?
Que va-t-il faire au Km 5 la nuit ? Est-ce qu’il est du ressort d’un directeur général de
suivre les véhicules de la brasserie la nuit ? Où est donc parti le directeur de
maintenance ?
Qu’on ne nous trompe pas ! Les Centrafricains ne sont pas dupes ! La vérité finira
par jaillir.
Affaire à suivre !
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RCA : le géant français des boissons Castel accusé de complicité de crimes de guerre
(RFI, 1er juillet 2022)
L’étau se resserre autour du géant français de la boisson Castel. Une enquête
préliminaire a été ouverte mercredi 29 juin à Paris contre le groupe accusé depuis l’an
dernier de complicité de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité en RCA. Des
accusations nées d’un rapport de l’ONG The Sentry qui accuse Castel d’avoir passé des
accords avec un groupe rebelle centrafricain afin de protéger ses infrastructures en
échange d’une aide logistique.
Malgré les dénégations du groupe Castel, le rapport de The Sentry n’a pas été
enterré, loin de là. Cette fois, le parquet a ouvert une enquête et va pouvoir se pencher
officiellement sur la sulfureuse affaire mettant en cause le géant français.
Les avocates de l’ONG qui a révélé le scandale se sont « réjouit » de cette avancée,
estimant que ces investigations « devraient permettre de faire la lumière sur les
éventuelles responsabilités de sociétés et d’individus, notamment français, dans la
commission de crimes d’une extrême gravité ».
Du côté de l’entreprise, on reste sobre. Castel dit simplement « prendre acte » tout
en assurant « une coopération pleine et entière avec la justice ».
« Tentative de déstabilisation »
Le rapport de The Sentry, sorti en août 2021, avait révélé que la sucrerie SUCAF
RCA, appartenant au groupe Castel, avait voulu protéger son monopole en
Centrafrique, en négociant avec le groupe armé UPC, pourtant accusé de multiples
exactions. Un « arrangement » dans lequel les rebelles sécurisaient son usine et son
champ de canne à sucre, en échange de quoi SUCAF RCA finançait la milice par des
paiements directs ou en nature.
Après les révélations, un comité d’éthique interne avait été saisi. Aujourd’hui,
Me Pierre-Olivier Sur, l'un des avocats du groupe, déclare que ses conclusions « ont
totalement infirmé les allégations du rapport ». Ce dernier dénonce « des témoins
anonymes se cachant dans l’enquête de l’ONG », une « tentative de déstabilisation » et
promet un « procès en dénonciation calomnieuse ».
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MOCAF à l’œuvre pour augmenter sa capacité de production
mocafrca.com, 31 août 2022
Les réglages se précisent pour l’augmentation de la capacité de production de notre
usine MOCAF de Bangui avec la visite du 5 au 24 août dernier du directeur de
l’optimisation des lignes d’embouteillages, Philippe Lombard 3, venu analyser les
rendements actuels et proposer des réglages qui permettraient d’améliorer les
performances de l’usine. Grâce à ces bonnes pratiques et à l’investissement réalisé sur
l’outil de production, le site sera en mesure dès janvier prochain de filtrer 40 000 hl de
bière par mois contre 30 000 hl aujourd’hui, et jusqu’à 66 000 hl au deuxième semestre
2023.
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DÉSINFORMATION RUSSE
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PLUS CON, TU MEURS (suite)
Le monopole de la bière en Afrique :
MOCAF intoxique ses propres consommateurs ?
par Amadou Yossi
togomedia24.com, 19 janvier 2023
Quand certains tuent par les armes, d’autres, en revanche, choisissent l’intoxication
comme solution la plus simple pour exterminer une population entière. C’est la
méthode peu conventionnelle qu’aurait choisie le MOCAF, contre laquelle le peuple se
révolte. À l’approche des fêtes, MOCAF produit, comme d’habitude, des produits de
faible qualité pour le peuple de la République centrafricaine.
La brasserie MOCAF, l’une des filiales du géant français Castel, basée en
Centrafrique et fournissant des boissons à la population de la République centrafricaine,
tourmente la population depuis des années. D’abord, en soutenant des groupes
rebelles, notamment des mercenaires étrangers, pour mieux protéger ses affaires, mais
aussi en continuant à intoxiquer les gens avec des boissons de mauvaise qualité.
Aujourd’hui, la population centrafricaine se plaindrait de la mauvaise qualité des
boissons produites par MOCAF. Beaucoup affirment avoir été victimes de cette pratique
peu scrupuleuse, qui aurait eu des conséquences sur la santé des civils. Pour les
consommateurs, cette brasserie aurait provoqué certaines maladies comme le cancer, la
fièvre et les ulcères d’estomac.
Lors des célébrations du nouvel An 2023, plusieurs compatriotes de différents
quartiers de la capitale se sont rendus dans différents bars pour s’amuser entre amis,
3 Philippe Lombard : ancien de Coca-Cola, directeur des usines STAR de Madagascar depuis 2015.
mais auraient fini par être intoxiqués par les boissons de la brasserie MOCAF et certains
auraient même perdu la vie.
Melvin NZOGALO, qui a vécu au quartier Combattant, plus précisément derrière
l’école Combattant, est décédé le 1er janvier 2023, après avoir bu de la bière fabriquée
par MOCAF le 31 décembre de l’année dernière dans un bar dancing de ladite zone.
Le jeune homme était en bonne santé et ne présentait aucun symptôme de maladie
jusqu’à ce qu’il se rende au bar pour s’amuser. Lorsque Melvin est arrivé au bar
dansing, il a commandé deux bières (MOCAF). Il a commencé à boire sa première
bouteille de bière et après quelques minutes, Melvin s’est senti mal et a eu de violents
maux d’estomac. Cependant, Melvin NZOGALO a continué à boire la bière et après un
certain temps, lorsqu’il est devenu trop malade, jusqu’à ce qu’il ne puisse plus le
supporter et tombe par terre. Le lendemain, le matin du 1er janvier 2023, Melvin
NZOGALO est décédé.
Il convient de mentionner que dans d’autres districts de la capitale de la République
centrafricaine, on peut voir les mêmes histoires tragiques. Les autorités doivent prendre
leurs responsabilités pour mettre fin à cet empoisonnement du peuple centrafricain.
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RUSSIE : ÉTAT MAFIEUX ET TERRORISTE
APRÈS LA DIFFAMATION, LE COCKTAIL MOLOTOV
Centrafrique: une filiale du fabricant français de bière Castel sous pression
(RFI, 13 février 2023)
La guerre de la bière est-elle déclarée en Centrafrique ? Depuis plusieurs semaines, la
brasserie Mocaf, qui fête ses 60 ans cette année, est visée par des manifestations et des
attaques en ligne, accusant la filiale du groupe français Castel de financement du
terrorisme.
La campagne a débuté juste après la mise sur le marché d'une bière brassée à
Bangui par la galaxie Wagner. Et elle a contraint plusieurs officiels à prendre position.
« Entre le Centrafricain et cette bière, il y a plus qu'une histoire d'amour. » Cette
déclaration est par exemple signée du maire de Bangui, Émile Gros Raymond Nakombo,
qui s'est rendu en fin de semaine chez Mocaf, pour assurer selon lui « du soutien du
chef de l'État et des institutions de la République ».
Autre visite : celle de la ministre du Commerce, Léa Koyasso Doumta, venue plaider
pour une « concurrence loyale », sans « sabotage ni diffamation ».
Castel est sous le coup d'une enquête de la justice française
Depuis plusieurs semaines, des visuels circulent : sur l'un d'entre eux, le chargeur
d'une kalachnikov de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC) est rempli de
bouteilles de Mocaf. « À chaque achat de Castel, tu finances la guerre et tu te tues »,
dit un autre flyer.
Castel est sous le coup d'une enquête de la justice française pour complicité de
crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, suite à une enquête publiée en 2021
par l'ONG The Sentry, accusant une autre de ses filiales, la sucrerie Sucaf, d'avoir payé
l'Unité pour la paix en Centrafrique (UPC) pour pouvoir continuer à opérer dans la
province de la Ouaka, lorsque celle-ci était sous le contrôle des rebelles.
Ancien numéro 2 de l'UPC, Hassan Bouba était nommé par l'ONG parmi les
principaux bénéficiaires de cet accord. Celui qui est désormais ministre de l'Élevage et
affiche sa proximité avec les Russes, s'est rendu dans la Ouaka pour accuser Sucaf et
Mocaf de « ravitailler » les rebelles « en minutions, en carburant et en nourriture ».
De sources locales, on note que cette campagne survient juste après le lancement
par la galaxie Wagner, groupe paramilitaire russe, d'une bière brassée à Bangui, Africa
Ti L’Or. Et on estime « probable » que des « actes de dénigrement » se multiplient pour
inciter les entreprises françaises à quitter le pays, et à libérer des marchés pour ceux
qu'on appelle les « nouveaux partenaires ».
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Centrafrique : Communiqué de la direction générale de la Brasserie Mocaf
suite à l’incendie du 6 mars 2023
By Yamale edouard
https://letsunami.net/ 7 mars 2023
La direction générale de la brasserie MOCAF veut informer l'opinion publique
nationale et internationale que, dans la nuit du dimanche 5 au lundi 6 mars 2023, aux
environs d'une heure du matin, l'entreprise a été victime d'un incendie ayant causé
d'importants dégâts. Après plusieurs actions menées sur le site par la protection civile,
les sapeurs-pompiers et le service de protection de la MINUSCA, l'incendie a été fixé aux
alentours de 7 heures du matin.
Il s'agit la d'un acte criminel et prémédité, ayant visé le dépôt d'emballages des
produits MOCAF à la suite des nombreux jets de bouteilles incendiaires envoyées par un
groupuscule d'assaillants, jusque-là non-identifiés.
La brasserie MOCAF regrette ces actes crapuleux qui ont pour cible ses installations,
dont le but, in fine, est de stopper ses activités économiques en Centrafrique.
Par ailleurs, la brasserie veut témoigner toute sa reconnaissance :
— au Premier ministre, chef du gouvernement, qui, très tôt le matin, s'est rendu sur
les lieux de l'incendie afin de constater les dégâts et témoigner son soutien au
personnel de la MOCAF;
— au ministre de l'Intérieur et de la sécurité publique, qui a été à ses côtés dans une
grande partie de la nuit, et qui a très vite déployé les forces de maintien de l'ordre afin
d'éviter tout débordement;
— au service de la protection civile (le directeur général et toute son équipe), aux
sapeurs-pompiers, aux agents de la sécurité de la société Powers ainsi qu'aux agents de
la MINSUCA dont la promptitude de la réaction et surtout le professionnalisme ont
permis de limiter les dégâts et sauver ses installations.
Nous ne saurons manquer de témoigner aussi notre plus grande gratitude à l'endroit
du personnel de la MOCAF, dont l'alerte rapide et la présence constante ont permis de
déployer des actions pour maîtriser l'incendie.
Nos remerciements vont enfin à l'endroit de nos clients, grossistes, internautes d'ici
et d'ailleurs, ainsi que toutes les personnes anonymes qui n'ont manqué de nous
témoigner leurs sincères compassions.
Après l'état de sidération et de choc subi par le personnel à la suite de ces énormes
pertes, les activités régaliennes de la brasserie, qui ont repris ce jour 7 mars, sont au
ralenti.
Toutefois, nous fondons l'espoir que les choses pourraient retrouver prochainement
leur cours normal afin que la brasserie soit en mesure de satisfaire toute sa clientèle.
Fait à Bangui, le 7 mars 2023
Le directeur général
Alain Heraibi
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Centrafrique: Wagner derrière l’incendie chez le brasseur français Castel?
(RFI, 7 mars 2023)
Des hommes du groupe Wagner sont-ils à l’origine de l’incendie qui a détruit une
partie du stock de la brasserie MOCAF, filiale du groupe français Castel à Bangui, dans
la nuit du dimanche 5 au lundi 6 mars 2023 ? C’est en tout cas ce que laissent penser
les extraits de la vidéosurveillance du site, dont RFI a obtenu copie.
Sur ces images, on voit deux groupes de deux hommes lancer, sur le coup de 1 h du
matin, des cocktails Molotov par-dessus le mur d’enceinte du site. Ces quatre hommes
sont grands, athlétiques, en habits militaires, et portent leur mitraillette dans le dos.
Si leurs visages et leurs têtes sont couverts, leur affiliation au groupe paramilitaire
russe ne fait guère, voir aucun doute, selon nos sources sur place. Ils ne ressemblent
pas, en tout cas, aux sept personnes arrêtées lundi soir dans un motel de Bimbo proche
de la brasserie et présentées par la police centrafricaine comme les auteurs présumés de
cet incendie criminel.
La MOCAF dénonce un « acte criminel et prémédité »
De source locale, ce ne seraient pas moins de trente-cinq objets incendiaires qui
auraient été lancés dans la zone de stockage, faisant fondre un grand nombre de
casiers et contraignant la direction de la MOCAF à jeter une importante quantité de
bière.
Un responsable de la protection civile avait indiqué lundi à la Radio Ndeke Luka que
des traces d’hydrocarbures avaient été découvertes, laissant peu de doutes sur l’origine
criminelle du sinistre. Plusieurs personnalités, dont le Premier ministre Felix Moloua, se
sont rendues sur place lundi pour apporter leur soutien à l’entreprise.
…………………………
Survols de drones et tentative d’intrusion
Dans la nuit du 30 au 31 janvier, des survols de drones avaient été observés, et une
tentative d’intrusion de personnes cagoulées de « type caucasien », selon une source
proche des autorités locales, avait été interrompue par l’arrivée des gendarmes. Le
lendemain, alors que des renforts de gendarmerie et le conseiller sécurité du groupe
Castel se trouvaient sur place, le chef de Wagner en RCA, Vitaly Perfilev, se serait
présenté aux abords de la MOCAF, avant de rebrousser chemin.
Plusieurs groupes proches des autorités ont accusé Castel de financer les groupes
armés qui continuent de déstabiliser le pays. À la base de ces accusations, un rapport de
2021 de l’ONG The Sentry, affirmant que la sucrerie SUCAF, autre filiale de Castel, avait
rémunéré l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC) en échange de la poursuite de ses
activités dans la région de la Ouaka, dans le centre du pays. Depuis, Castel est visé en
France par une enquête préliminaire pour complicité de crimes de guerre et de crimes
contre l’humanité, et la SUCAF a été placée en liquidation.
C’est d’ailleurs sur le site de la SUCAF à Ngakobo, que fin janvier, le ministre de
l’Élevage Hassan Bouba a, dans une vidéo, assuré que les filiales de Castel continuaient
à « ravitailler » les rebelles « en minutions, en carburant et en nourriture ». Ancien
numéro 2 de l’UPC, rallié aux autorités via l’accord de Khartoum et devenu ministre en
décembre 2020, Hassan Bouba était nommé dans le rapport de The Sentry comme l’un
des principaux bénéficiaires de l’accord entre l’UPC et la SUCAF. Sa proximité avec les
représentants russes à Bangui s’affiche sur les réseaux sociaux, et lui a d’ailleurs permis
de sortir rapidement des geôles de la Cour pénale spéciale en novembre 2021, alors
qu’il avait été arrêté pour son rôle présumé dans le massacre d’Alindao, en 2018.
Le groupe Wagner multiplie les activités en Centrafrique
Les hommes d’Evgueni Prigojine ont multiplié leurs activités depuis leur arrivée en
Centrafrique : or, diamant, bois, spiritueux ; ils visent désormais l’agriculture et
l’élevage, et sont également suspectés de participer au trafic de carburants.
Plusieurs observateurs locaux remarquent que la campagne contre Castel coïncide
avec le lancement de « Afrika Ti l’or », une bière brassée à la Maison russe de Bangui
par le groupe Wagner. Il souhaiterait l’imposer sur le marché local, mais manque des
capacités de production nécessaires. Quitte à vouloir récupérer la brasserie MOCAF, un
site industriel unique dans le pays ?
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Le Président Touadéra en visite chez MOCAF
(10 juillet 2023)
MOCAF a reçu ce 10 juillet la visite du Président de la République, Faustin-Archange
Touadéra, venu encourager la brasserie centrafricaine à poursuivre son développement
et son engagement sociétal.
Une visite qui a permis de faire le point sur le chemin parcouru depuis 70 ans, mais
aussi d’annoncer les ambitions de la MOCAF en matière de préservation
environnementale notamment.
La première brasserie du pays, MOCAF, a reçu un invité de marque en la personne
du chef de l’État, le président Faustin-Archange Touadéra. À la tête d’une forte
délégation, qui comptait notamment le ministre du Commerce ou encore
l’Ambassadeur de France en République centrafricaine, le président Touadéra a été reçu
par le directeur général de la brasserie, Alain Heraibi.
Il s’agissait pour la MOCAF de resserrer les liens avec ses fidèles consommateurs et
valoriser ces marques qui jouissent désormais du label qualité ISO 9001 que la brasserie
a décroché au mois d’avril dernier.
« Votre présence parmi nous honore l’ensemble des salariés, qui œuvre au quotidien
à produire et fournir des bières de qualité », a déclaré le directeur de la brasserie.
« La MOCAF est une entreprise citoyenne. Je n'étais pas encore né lorsqu'elle a été
créée », a révélé pour sa part le président Faustin Archange Touadéra en langue
sangho. « MOCAF est notre patrimoine », a-t-il ajouté, incitant chacun des employés à
travailler davantage et redoubler d’efforts pour maintenir les emplois et poursuivre le
développement de la brasserie
Une capacité de production renforcée
La visite de l’usine a permis au chef de l’État de découvrir la nouvelle salle à brasser
de la MOCAF, ainsi que son nouveau laboratoire, qui permettent d’améliorer les
capacités de production de la brasserie.
« Lors de notre précédent entretien, vous nous aviez encouragé à produire
davantage, afin de répondre à un manque de boissons dans les provinces et contrer
l’importation des bières étrangères », a rappelé le directeur général de la
brasserie. « C’est chose faite ! Vous avez pu constater par vous-même nos installations
sophistiquées qui nous permettent d’augmenter significativement notre production »,
s’est-il enfin réjouit.
Grâce à ces bonnes pratiques et à l’investissement réalisé sur l’outil de production, le
site est en effet désormais capable de filtrer jusqu’à 66 000 hl de bière par mois, contre
30 000 hl fin 2022.
Cette visite était également l’occasion pour la MOCAF de présenter au président
Touadéra tous les chantiers réalisés en interne et qui ont permis l’obtention au premier
trimestre 2023 de la certification ISO 9001, qui constitue le meilleur standard de qualité
internationale, ainsi que le projet de certification ISO 45001 pour la sécurité du
personnel au travail.
« Nous avons diminué fortement le nombre d’accidents au travail, qui est passé de
54 en 2019 à 11 en 2022. Mais nous devons faire mieux et plus pour le personnel qui
est le poumon socio-économique de toutes les sociétés », a expliqué le directeur
général.
Objectif Zéro Plastique
Cette visite du chef de l’État dans la brasserie banguissoise a enfin été l’occasion
pour M. Heraibi de procéder à une annonce officielle de première importance :
l’interruption de la production des bouteilles en plastique, au profit du verre consigné.
« Monsieur le Président, MOCAF, entreprise citoyenne, prend aujourd’hui
l’engagement dans son programme de responsabilité sociétale des entreprises, de
stopper définitivement l’utilisation des bouteilles plastique dès 2024, au profit exclusif
du verre consigné, qui est recyclable, afin de lutter contre le gaspillage et la pollution de
l’environnement », a déclaré le directeur général.
Une annonce de première importance qui classe la MOCAF parmi les pionniers du
développement durable dans la sous-région. Le verre consigné est 100 % recyclable, à
l’infini, et est également plus économique pour le consommateur.
Cette visite du Chef de l’État couronne les efforts incessants de la MOCAF pour
améliorer la qualité de ses produits, les conditions de travail de ses employés, mais
également pour apporter son soutien aux communautés et s’engager dans des causes
nationales comme la préservation de l’environnement.
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16 août 2023 :
Brasserie MOCAF
PK 9, route de M’Baiki, Bimbo (République Centrafricaine)
La société MOCAF contribue au développement économique et social de la
Centrafrique depuis 1953. Les investissements des cinq dernières années ont permis à la
brasserie de se réinventer et de devenir l’une des entreprises les plus modernes du pays
avec un outil industriel de pointe assurant la production de dix marques de boissons.
L’amélioration de la distribution a aussi permis de favoriser les relations clients ainsi
que la disponibilité des produits.
Dans le cadre de son programme Responsabilité sociétale des entreprises (RSE), la
brasserie MOCAF s’engage à diminuer l’utilisation des bouteilles en plastique au profit
du verre consigné et à réduire sensiblement ses coûts énergétiques.
Employés : 279
Cols fabriqué par jour : 300.000
Lignes d'embouteillage : 2
Nombre de marques : 9
Nombre de références : 33
Alain Heraibi, directeur général
mocafrca.com
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