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Fonction Logarithme

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ÉCOLE MENABI EL OULOUM

Classes : 7eCD
FONCTION LOGARITHME NÉPÉRIEN

Pourquoi le logarithme ?
Au seizième siècle, le mathématicien écossais John NEPER a voulu créer un procédé pour
faciliter le calcul dans une époque où la machine n’a pas encore vu le jour pour répondre
alors à la demande de plus en plus grandissante des commerçants et de la navigation
maritime. Il imagina la fonction LOGARITHME qui transforme la multiplication en une
addition et la division en une soustraction.
Ainsi, il est arrivé à alléger la pénibilité du calcul en réduisant les quatre opérations en
deux opérations : addition et soustraction jugées plus faciles. John Néper
(1550-1617)

Définition Conséquences immédiates


La fonction inverse 𝐱 ⟼ 𝟏/𝐱 est définie et  La fonction 𝐍 est strictement
continue sur l’intervalle ]𝟎; +∞[ . Donc elle y
croissante sur l’intervalle ]𝟎; +∞[ :
admet des primitives. Parmi toutes ses primitives,
il existe une seule 𝐍 telle que 𝐍(𝟏) = 𝟎. 𝟎 < 𝐱 < 𝐲 ⟹ 𝐍(𝐱) < 𝐍(𝐲) ;
Ainsi, on a :  𝟎 < 𝐱 < 𝟏 ⟹ 𝐍(𝐱) < 𝟎 ;
𝐍 ∶ ]𝟎; +∞[ ⟶ ℝ 𝐭𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐪𝐮𝐞 ∶
∀𝐱 > 𝟎, 𝐍′(𝐱) = 𝟏/𝐱 , 𝐍(𝟏) = 𝟎  𝐱 > 1 ⟹ 𝐍(𝐱) > 𝟎.
Propriété fondamentale

Il s’agit de montrer que la fonction 𝐍 ainsi définie vérifie le critère de NEPER c’est-à-dire
qu’elle transforme la multiplication en une addition autrement dit elle transforme un produit en
une somme. Pour cela, on définit la fonction 𝐅 de ]𝟎; +∞[ vers ℝ par :
∀𝐱 > 𝟎, 𝐅(𝐱) = 𝐍(𝐱) + [𝐍(𝐱. 𝐚) − 𝐍(𝐱) − 𝐍(𝐚)]
où 𝐚 est un réel strictement positif fixé.
Tout d’abord, la fonction 𝐅 est dérivable sur ]𝟎; +∞[ puisque la fonction 𝐍 l’y est, et plus
précisément comme 𝐍(𝐚) est constant et [𝐍(𝐱. 𝐚)]′ = (𝐚𝐱)′. 𝐍′(𝐚𝐱) = 𝐚. 𝐍′(𝐚𝐱) alors :
𝟏 𝟏 𝟏 𝟏
∀𝐱 > 𝟎, 𝐅′(𝐱) = 𝐍′(𝐱) + [𝐚 × 𝐍′(𝐱. 𝐚) − 𝐍′(𝐱)] = + 𝐚 × − = = 𝐍′(𝐱)
𝐱 𝐚𝐱 𝐱 𝐱
De plus : 𝐅(𝟏) = 𝐍(𝟏) + [𝐍(𝐚) − 𝐍(𝟏) − 𝐍(𝐚)] = 𝟎.
Enfin, on obtient : ∀𝐱 > 𝟎, 𝐅(𝐱) = 𝐍(𝐱), et par suite : ∀𝐱 > 𝟎, 𝐍(𝐱 × 𝐚) = 𝐍(𝐱) + 𝐍(𝐚).
Le réel 𝐚 étant quelconque dans ]𝟎; +∞[ , on peut généraliser ce résultat :
∀𝐱 > 𝟎, ∀𝐲 > 𝟎, 𝐍(𝐱 × 𝐲) = 𝐍(𝐱) + 𝐍(𝐲)
Notation définitive : La fonction 𝐍 est appelée la fonction logarithme népérien et notée ln.
Ainsi, on a :
 ∀𝐱 > 𝟎, (𝐥𝐧 𝐱)′ = 𝟏⁄𝐱 ;
 𝐥𝐧(𝟏) = 𝟎 ;
 ∀𝐱 > 𝟎, ∀𝐲 > 𝟎, 𝐥𝐧(𝐱 × 𝐲) = 𝐥𝐧(𝐱) + 𝐥𝐧(𝐲) ;
 𝟎 < 𝐱 < 𝟏 ⟹ 𝐥𝐧(𝐱) < 𝟎 ;
 𝐱 > 1 ⟹ 𝐥𝐧(𝐱) > 𝟎.
Quelques propriétés EXEMPLES DE CALCUL
On a : ∀𝐱 > 𝟎, ∀𝐲 > 𝟎 , 𝐥𝐧(𝐱 × 𝐲) = 𝐥 𝐧(𝐱) + 𝐥𝐧 (𝐲) Exprimer en fonction de 𝐥𝐧(𝟐) et de 𝐥𝐧(𝟑) les
Ainsi : nombres réels suivants :
𝟏 𝟏
 ln transforme un produit en une somme ; 𝐀 = 𝐥𝐧 (𝟑𝟐) 𝐁 = 𝐥𝐧
 ln transforme donc une suite géométrique en 𝟐 𝟐𝟕
√𝟑
une suite arithmétique. 𝐂 = 𝐥𝐧(𝟕𝟐) − 𝟑𝐥𝐧 (𝟑) 𝐃 = 𝟓𝐥𝐧
Soit la S.G : 𝐮𝐧 𝟏 = 𝐪. 𝐮𝐧 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐮𝟎 > 𝟎 𝐞𝐭 𝐪 > 𝟎 √𝟐
Posons 𝐯𝐧 = 𝐥𝐧(𝐮𝐧 ). On a :
CORRIGE
𝐯𝐧 𝟏 = 𝐥𝐧(𝐮𝐧 𝟏 ) = 𝐥𝐧(𝐪. 𝐮𝐧 ) = 𝐥𝐧(𝐮𝐧 ) + 𝐥𝐧(𝐪) 𝟏 𝟏 𝟓
𝐯𝐧 𝟏 = 𝐯𝐧 + 𝐥𝐧(𝐪)  𝐀 = 𝐥𝐧(𝟑𝟐) = 𝐥𝐧 𝟐𝟓 = 𝐥𝐧(𝟐)
𝟐 𝟐 𝟐
𝟏
 𝐁 = 𝐥𝐧 = − 𝐥𝐧(𝟐𝟕) = − 𝐥𝐧(𝟑𝟑 ) = −𝟑𝐥𝐧 (𝟑)
Propriétés algébriques 𝟐𝟕

Elles traduisent une dualité entre la multiplication et  𝐂 = 𝐥𝐧(𝟕𝟐) − 𝟑 𝐥𝐧(𝟑)


l’addition : = 𝐥𝐧(𝟐𝟑 × 𝟑𝟐 ) − 𝟑 𝐥𝐧(𝟑)
∀𝐱, 𝐲 ∈ ]𝟎; +∞[ et ∀𝐫 ∈ ℚ, on a : = 𝟑 𝐥𝐧(𝟐) + 𝟐 𝐥𝐧(𝟑) − 𝟑 𝐥𝐧(𝟑)
= 𝟑 𝐥𝐧(𝟐) − 𝐥𝐧 (𝟑)
 𝐥𝐧(𝐱 × 𝐲) = 𝐥𝐧(𝐱) + 𝐥𝐧(𝐲) (𝐬𝐨𝐦𝐦𝐞 → 𝐩𝐫𝐨𝐝𝐮𝐢𝐭);
√𝟑
 𝐥𝐧
𝟏
= −𝐥𝐧(𝐱) (𝐢𝐧𝐯𝐞𝐫𝐬𝐞 → 𝐨𝐩𝐩𝐨𝐬é);  𝐃 = 𝟓𝐥𝐧 = 𝟓 𝐥𝐧 √𝟑 − 𝐥 𝐧 √𝟐
√𝟐
𝐱
𝐱 𝟏 𝟏
 𝐥𝐧 = 𝐥𝐧(𝐱) − 𝐥𝐧(𝐲) (𝐪𝐮𝐨𝐭𝐢𝐞𝐧𝐭 → 𝐝𝐢𝐟𝐟é𝐫𝐞𝐧𝐜𝐞); = 𝟓 𝐥𝐧(𝟑) − 𝐥 𝐧(𝟐)
𝐲 𝟐 𝟐
 𝐥𝐧(𝐱 = 𝐫. 𝐥𝐧(𝐱)
𝐫)
(𝐩𝐮𝐢𝐬𝐬𝐚𝐧𝐜𝐞 → 𝐦𝐮𝐥𝐭𝐢𝐩𝐥𝐞); 𝟓
𝟏 = (𝐥𝐧(𝟑) − 𝐥𝐧 (𝟐))
 𝐥𝐧 √𝐱 = 𝐥𝐧(𝐱) (𝐫𝐚𝐜𝐢𝐧𝐞 𝐜𝐚𝐫𝐫é𝐞 → 𝐦𝐨𝐢𝐭𝐢é). 𝟐
𝟐

EXERCICE 1
Exprimer en fonction de 𝐥𝐧(𝟐), 𝐥𝐧(𝟑) et 𝐥𝐧(𝟓) les nombres réels suivants :
𝟔𝟒
𝐚 = 𝐥𝐧 ; 𝐛 = 𝐥𝐧(𝟔𝟐𝟓) + 𝟒 𝐥𝐧(𝟑𝟎) ; 𝐜 = 𝟓 𝐥𝐧(𝟔𝟎) − 𝟐 𝐥𝐧(𝟒𝟓)
𝟏𝟐𝟓
Étude de la fonction ln EXEMPLE DE CALCUL DE LIMITES

 LIMITES USUELLES Calculer les limites suivantes :


𝐱 − 𝐥𝐧 (𝐱) 𝐱+𝟏
 𝐥𝐢𝐦 𝐥𝐧(𝐱) = +∞  𝐥𝐢𝐦 𝐥𝐧(𝐱) = −∞ 𝟏) 𝐥𝐢𝐦 𝟐) 𝐥𝐢𝐦 √𝐱. 𝐥𝐧
𝐱→ 𝐱→𝟎 𝐱→𝟎 𝟐𝐱 + 𝐥𝐧 (𝐱) 𝐱→𝟎 𝐱
𝐥𝐧 (𝟏 + 𝟐𝐱) 𝟑
 𝐥𝐢𝐦 𝐱. 𝐥𝐧(𝐱) = 𝟎 𝐥𝐧(𝐱) 𝐥𝐧 (𝐱 + 𝟏)
𝐱→𝟎  𝐥𝐢𝐦 =𝟏 𝟑) 𝐥𝐢𝐦 𝟒) 𝐥𝐢𝐦
𝐱→𝟏 𝐱 𝟏 𝐱→𝟎 𝐥𝐧 (𝟏 + 𝐱) 𝐱→ 𝐱
𝟐𝐱 + 𝟏
 𝐥𝐢𝐦
𝐥𝐧(𝐱)
=𝟎  𝐥𝐢𝐦
𝐥𝐧(𝟏 𝐱)
=𝟏 𝟓) 𝐥𝐢𝐦 𝐱. 𝐥𝐧 𝟔) 𝐥𝐢𝐦 𝐱. 𝐥𝐧(𝐱) − (𝐱 + 𝟏). 𝐥𝐧 ((𝐱 + 𝟏)
𝐱→ 𝟐𝐱 + 𝟑 𝐱→
𝐱→ 𝐱 𝐱→𝟎 𝐱

Démonstrations
CORRIGE
 𝐥𝐢𝐦 𝐥𝐧(𝐱) = +∞ :
𝐱→ 1) On a :
Pour tout naturel 𝐧, il existe un réel x tel que : 𝐱 𝐱
𝐱 − 𝐥𝐧 (𝐱) 𝐥𝐧 (𝐱) −𝟏 −𝟏
𝟐𝐧 < 𝑥. =
𝐥𝐧 (𝐱)
=
𝐥𝐧 (𝐱)
𝟐𝐱 𝟐𝐱
Donc 𝐥𝐧(𝟐𝐧 ) < 𝐥𝐧(𝐱) et par suite 𝐧. 𝐥𝐧(𝟐) < 𝐥𝐧(𝐱). 𝟐𝐱 + 𝐥𝐧 (𝐱) 𝐥𝐧 (𝐱) +𝟏 +𝟏
𝐥𝐧 (𝐱) 𝐥𝐧 (𝐱)
Si 𝐧 tend vers +∞ alors 𝐧. 𝐥𝐧(𝟐) tend vers +∞ et 𝐱
par comparaison 𝐥𝐧(𝐱) tend vers +∞.
D’où, comme 𝐥𝐢𝐦 =𝟎:
𝐱→𝟎 𝐥𝐧 (𝐱)
 𝐥𝐢𝐦 𝐥𝐧(𝐱) = −∞ : 𝐱 − 𝐥𝐧 (𝐱)
𝐱→𝟎 𝐥𝐢𝐦 = −𝟏
Si x tend vers 𝟎 alors 1/x tend vers +∞. Comme :
𝐱→𝟎 𝟐𝐱 + 𝐥𝐧 (𝐱)
𝐱 𝟏
𝟏 2) 𝐥𝐢𝐦 √𝐱. 𝐥𝐧 = 𝐥𝐢𝐦 √𝐱. 𝐥𝐧(𝐱 + 𝟏) − √𝐱𝐥𝐧 (𝐱) .
𝐥𝐧(𝐱) = − 𝐥𝐧 𝐱→𝟎 𝐱 𝐱→𝟎
𝐱 Or on sait que :
alors 𝐥𝐧(𝐱) tend vers −∞ quand x tend vers 𝟎 .
𝐥𝐧(𝐱)
𝐥𝐢𝐦 √𝐱. 𝐥𝐧(𝐱 + 𝟏) = 𝟎
 𝐥𝐢𝐦 = 𝟏: 𝐱→𝟎
𝟐
𝐱→𝟏 𝐱 𝟏
On peut écrire : 𝐥𝐢𝐦 √𝐱. 𝐥𝐧(𝐱) = 𝐥𝐢𝐦 √𝐱. 𝐥𝐧 √𝐱 = 𝟐 𝐥𝐢𝐦 √𝐱. 𝐥𝐧 √𝐱 = 𝟎.
𝐱→𝟎 𝐱→𝟎 𝐱→𝟎
𝐥𝐧(𝐱) 𝐥𝐧(𝐱) − 𝐥𝐧 𝟏 D’où :
= 𝐱+𝟏
𝐱−𝟏 𝐱−𝟏
On reconnait, par passage, à la limite le nombre 𝐥𝐢𝐦 √𝐱. 𝐥𝐧 = 𝟎.
𝐱→𝟎 𝐱
dérivé de la fonction 𝐥𝐧 au point 𝟏.
3) On a :
𝐥𝐧 (𝟏 𝟐𝐱)
𝐥𝐧 (𝟏 + 𝟐𝐱) 𝟐 𝟐𝐱
= 𝐥𝐧 (𝟏 𝐱)
𝐥𝐧 (𝟏 + 𝐱)
𝐱
et comme
𝐥𝐧 (𝟏 + 𝟐𝐱) 𝐥𝐧 (𝟏 + 𝐗)
𝐥𝐢𝐦 = 𝐥𝐢𝐦 =𝟏
𝐱→𝟎 𝟐𝐱 𝐗→𝟎 𝐗
on obtient :
𝐥𝐧 (𝟏 + 𝟐𝐱)
𝐥𝐢𝐦 = 𝟐.
𝐱→𝟎 𝐥𝐧 (𝟏 + 𝐱)

4) On a :
𝟑 𝟏 𝟏
𝐥 𝐧(𝐱 𝟑 + 𝟏) 𝐥𝐧 𝐱 𝟏 + 𝐱𝟑 𝐥𝐧(𝐱 𝟑 ) 𝐥𝐧 𝟏 + 𝐱𝟑
= = +
𝐱 𝐱 𝐱 𝐱
𝟏
𝐥𝐧(𝐱) 𝐥𝐧 𝟏 + 𝐱𝟑
=𝟑 +
𝐱 𝐱
et donc :
𝟏
𝐥𝐧 (𝐱 𝟑 + 𝟏) 𝐥𝐧(𝐱) 𝐥𝐧 𝟏 + 𝐱𝟑
𝐥𝐢𝐦 = 𝐥𝐢𝐦 𝟑 + = 𝟎 + 𝟎 = 𝟎.
𝐱→ 𝐱 𝐱→ 𝐱 𝐱
5) On a :
𝟐
𝟐𝐱 + 𝟏 𝟐𝐱 + 𝟑 − 𝟐 𝟐 −𝟐𝐱 𝐥𝐧 𝟏 − 𝟐𝐱 𝟑
𝐱. 𝐥𝐧 = 𝐱. 𝐥𝐧 = 𝐱. 𝐥𝐧 𝟏 − = 𝟐
𝟐𝐱 + 𝟑 𝟐𝐱 + 𝟑 𝟐𝐱 + 𝟑 𝟐𝐱 + 𝟑
𝟐𝐱 𝟑
Et comme, on a :
𝟐
−𝟐𝐱 𝐥𝐧 𝟏 − 𝐥𝐧(𝟏 + 𝐗)
𝟐𝐱 𝟑
𝐥𝐢𝐦 = −𝟏 𝐞𝐭 𝐥𝐢𝐦 𝟐 = 𝐥𝐢𝐦 =𝟏
𝐱→ 𝟐𝐱 + 𝟑 𝐱→ ∞ 𝐗→𝟎 𝐗
𝟐𝐱 𝟑
alors :
𝟐𝐱 + 𝟏
𝐥𝐢𝐦 𝐱. 𝐥𝐧 = −𝟏 × 𝟏 = −𝟏
𝐱→ 𝟐𝐱 + 𝟑
6) On a :
𝟏
𝐱𝐥𝐧(𝐱) − (𝐱 + 𝟏) 𝐥𝐧(𝐱 + 𝟏) = 𝐱𝐥𝐧(𝐱) − 𝐱𝐥𝐧(𝐱 + 𝟏) − 𝐥𝐧(𝐱 + 𝟏) = 𝐱𝐥𝐧(𝐱) − 𝐱𝐥𝐧 𝐱 𝟏 + − 𝐥𝐧 (𝐱 + 𝟏)
𝐱
𝟏 𝟏
𝐱𝐥𝐧(𝐱) − (𝐱 + 𝟏) 𝐥𝐧(𝐱 + 𝟏) = 𝐱𝐥𝐧(𝐱) − 𝐱𝐥𝐧(𝐱) − 𝐱𝐥𝐧 𝟏 + − 𝐥𝐧(𝐱 + 𝟏) = −𝐱𝐥𝐧 𝟏 + − 𝐥𝐧(𝐱 + 𝟏)
𝐱 𝐱
𝟏
𝐥𝐧 𝟏 +
𝐱
𝐱𝐥𝐧(𝐱) − (𝐱 + 𝟏) 𝐥𝐧(𝐱 + 𝟏) = − 𝟏 − 𝐥 𝐧(𝐱 + 𝟏).
𝐱
Du fait que :
𝟏
𝐥𝐧 𝟏 + 𝐥𝐧 (𝟏 + 𝐱)
𝐱
𝐥𝐢𝐦 𝟏 = 𝐥𝐢𝐦 =𝟎
𝐱→ 𝐱→𝟎 𝐱
𝐱
alors :
𝟏
𝐥𝐧 𝟏 +
𝐱
𝐥𝐢𝐦 𝐱𝐥𝐧(𝐱) − (𝐱 + 𝟏) 𝐥𝐧(𝐱 + 𝟏) = 𝐥𝐢𝐦 − 𝟏 − 𝐥𝐧 (𝐱 + 𝟏) = −∞
𝐱→ 𝐱→
𝐱
La fonction logarithme népérien étant continue et strictement croissante sur ]𝟎, +∞[ avec
𝐥𝐢𝐦𝒙→𝟎 𝐥𝐧 𝒙 = −∞ et 𝐥𝐢𝐦𝒙→ 𝐥𝐧 𝒙 = +∞ alors elle réalise une bijection de ]𝟎, +∞[ vers ℝ.
Donc il existe un unique réel noté 𝐞 tel que :
𝐥𝐧(𝐞) = 𝟏.
Le nombre 𝐞 est appelé la base du logarithme népérien. On admet que 𝐞 ≈ 𝟐, 𝟕𝟏𝟖.

EXEMPLES DE CALCUL
Simplifier l’écriture des nombres réels suivants :
𝐀 = 𝐥𝐧(𝐞𝟑 ) − 𝐥𝐧 (𝐞𝟐 ) 𝐁 = 𝐥𝐧 𝐞𝟐 √𝐞
𝟐 𝟏 𝟐 𝟏
𝐂 = 𝐥𝐧(𝟐) + 𝐥𝐧(𝟖𝐞) − 𝐥𝐧 (𝟒𝐞 ) 𝐃 = 𝐥𝐧 − 𝐥𝐧𝟐
𝐞 𝐞

CORRIGE
𝟑) 𝟐)
 𝐀 = 𝐥𝐧(𝐞 − 𝐥𝐧(𝐞 = 𝟑 𝐥𝐧(𝐞) − 𝟐 𝐥𝐧(𝐞) = 𝐥𝐧(𝐞) = 𝟏.
𝟏 𝟓 𝟓
 𝐁 = 𝐥𝐧 𝐞𝟐 √𝐞 = 𝐥𝐧(𝐞𝟐 ) + 𝐥𝐧 √𝐞 = 𝟐 𝐥𝐧(𝐞) + 𝐥𝐧(𝐞) = 𝐥𝐧(𝐞) = .
𝟐 𝟐 𝟐
𝟐)
 𝐂 = 𝐥𝐧(𝟐) + 𝐥𝐧(𝟖𝐞) − 𝐥 𝐧(𝟒𝐞 = 𝐥𝐧(𝟐) + 𝐥𝐧(𝟖) + 𝐥𝐧(𝐞) − 𝐥𝐧(𝟒) − 𝐥𝐧(𝐞𝟐 ) = 𝟐 𝐥𝐧(𝟐) − 𝟏.
𝟏 𝟐 𝟏 𝟏
 𝐃 = 𝐥𝐧 − 𝐥𝐧𝟐 = 𝟐𝐥𝐧 − [−𝐥𝐧(𝐞)]𝟐 = −𝟐 𝐥𝐧(𝐞) − (−𝟏)𝟐 = −𝟐 − 𝟏 = −𝟑.
𝐞 𝐞 𝐞

EXERCICE 2
Simplifier l’écriture des nombres réels suivants :
𝐀 = 𝐥𝐧(𝐞 𝟔 ) + 𝟑𝐥𝐧 (𝐞𝟐 ) 𝐁 = 𝐥𝐧 𝐞𝟑 √𝐞 𝐂 = 𝐥𝐧 𝐞𝟑 /√𝐞
Tracé de la courbe représentative de la fonction ln
Branches infinies et tangentes

 𝐥𝐢𝐦 𝐥𝐧(𝐱) = −∞ :
𝐱→𝟎
La droite d’équation 𝐱 = 𝟎 est une asymptote
verticale.

𝐥𝐧(𝐱)
 𝐥𝐢𝐦 𝐱
=𝟎:
𝐱→
La courbe 𝓒𝐥𝐧 admet une branche
parabolique dans la direction (𝐎𝐱) en +∞.
La fonction croit très lentement.

 La courbe 𝓒𝐥𝐧 admet, au point d’abscisse 𝟏,


une tangente d’équation :
𝐲= 𝐱−𝟏

 La courbe 𝓒𝐥𝐧 admet, au point d’abscisse 𝐞,


une tangente d’équation :
𝟏
𝐲= 𝐱
𝐞
EXEMPLES DE RECHERCHE DE DOMAINE DE DÉFINITION
Déterminer le domaine de définition de chacune des fonctions suivantes :
𝟏+𝐱
𝟏) 𝐟(𝐱) = 𝐥𝐧 𝟐) 𝐟(𝐱) = 𝐥𝐧(𝐱 − 𝟏) + 𝐥𝐧 (𝐱 − 𝟐) 𝟑) 𝐟(𝐱) = 𝐥𝐧[(𝐱 − 𝟏)(𝐱 − 𝟐)]
𝟏−𝐱

CORRIGE
Le principe : l’écriture suppose .
𝟏 𝐱
1) est définie si et seulement si c’est-à-dire si et seulement si :
𝟏 𝐱
. D’où le domaine de définition de est : 𝐟 .

2) est définie si et seulement si et c’est-à-dire si .


D’où le domaine de définition de est : 𝐟 .

3) est définie si et seulement si . La règle du signe du trinôme


du second degré nous donne : 𝐟 .

EXERCICE 3
Déterminer le domaine de définition de chacune des fonctions suivantes :
𝟏) 𝐟(𝐱) = 𝐥𝐧(𝟐𝐱 − 𝟓) 𝟐) 𝐟(𝐱) = 𝐥𝐧(𝟐𝐱 − 𝟑) + 𝐥𝐧 (𝟖 − 𝟐𝐱) 𝟑) 𝐟(𝐱) = 𝐥𝐧(−𝐱 − 𝟓𝐱 + 𝟔)
EXEMPLES DE RÉSOLUTION D’ÉQUATIONS ET D’INÉQUATIONS
Résoudre dans ℝ les équations et inéquations suivantes :
1) 𝐥𝐧(𝟐𝐱 − 𝟐) + 𝐥𝐧(𝐱 + 𝟐) = 𝟑𝐥𝐧 (𝟐) 2) 𝐥𝐧(𝟑 + 𝐱) − 𝐥𝐧(𝐱 + 𝟏𝟑) + 𝐥𝐧(𝐱 + 𝟏) = 𝟎
3) 𝐥𝐧(𝐱) < 𝐥𝐧(𝟐 − 𝟑𝐱) 4) 𝐥𝐧 |𝟐𝐱 + 𝟏| ≥ 𝟏

CORRIGE
Avant toute chose, déterminer l’ensemble de définition de l’équation, ou de l’inéquation c’est-à-dire l’ensemble des réels x pour
lesquels les expressions écrites ont un sens.
1) Domaine de définition :
L’expression est définie pour tout réel 𝐱 tel que 𝟐𝐱 − 𝟐 > 𝟎 et 𝐱 + 𝟐 > 𝟎. D’où : 𝐃 = ]𝟏; +∞[.
Résolution :
Pour tout réel 𝐱 de 𝐃, on a : 𝐥𝐧(𝟐𝐱 − 𝟐) + 𝐥𝐧(𝐱 + 𝟐) = 𝐥𝐧(𝟐𝐱 − 𝟐) (𝐱 + 𝟐). D’où :
𝐱 solution ⟺ 𝐥𝐧(𝟐𝐱 − 𝟐) (𝐱 + 𝟐) = 𝐥𝐧(𝟐𝟑 ) ⟺ (𝟐𝐱 − 𝟐)(𝐱 + 𝟐) = 𝟖 ⟺ 𝐱 𝟐 + 𝐱 − 𝟔 = 𝟎.
L’équation du second degré 𝐱 𝟐 + 𝐱 − 𝟔 = 𝟎 admet deux solutions à savoir 𝐱 = 𝟐 et 𝐱 = −𝟑.
Seule la solution 𝐱 = 𝟐 convient car −𝟑 ∉ 𝐃 = ]𝟏; +∞[. Donc 𝓢 = {𝟐}.
2) Domaine de définition :
𝟑+𝐱>𝟎
L’expression est définie pour tout réel 𝐱 tel que 𝐱 + 𝟏𝟑 > 𝟎 . D’où : 𝐃 = ]−𝟏; +∞[.
𝐱+𝟏>𝟎
(𝟑 𝐱)(𝐱 𝟏)
Résolution : Pour tout réel 𝐱 de 𝐃, 𝐥𝐧(𝟑 + 𝐱) − 𝐥𝐧(𝐱 + 𝟏𝟑) + 𝐥𝐧(𝐱 + 𝟏) = 𝐥𝐧 . D’où :
(𝐱 𝟏𝟑)
(𝟑 𝐱)(𝐱 𝟏) (𝟑 𝐱)(𝐱 𝟏)
𝐱 solution ⟺ 𝐥𝐧 = 𝐥𝐧 (𝟏) ⟺ = 𝟏 ⟺ (𝟑 + 𝐱)(𝐱 + 𝟏) = 𝐱 + 𝟏𝟑
(𝐱 𝟏𝟑) (𝐱 𝟏𝟑)
⟺ 𝐱 𝟐 + 𝟑𝐱 − 𝟏𝟎 = 𝟎 ⟺ 𝐱 = 𝟐 ou 𝐱 = −𝟓.
Compte tenu du 𝐃 = ]−𝟏; +∞[, on a : 𝓢 = {𝟐}.
3) Domaine de définition :
𝐱>0 𝟐
L’expression est définie pour tout réel 𝐱 tel que . D’où : 𝐃 = 𝟎; .
𝟐 − 𝟑𝐱 > 0 𝟑
Résolution :
𝟐 𝟑𝐱
Pour tout réel 𝐱 de 𝐃, 𝐥𝐧(𝐱) < 𝐥𝐧(𝟐 − 𝟑𝐱) ⟺ 𝐥𝐧(𝟐 − 𝟑𝐱) − 𝐥𝐧(𝐱) > 𝟎 ⟺ 𝐥𝐧 >𝟎
𝐱
𝟐 − 𝟑𝐱 𝟐 − 𝟑𝐱 𝟐 − 𝟒𝐱
⟺ >1 ⟺ −𝟏>0 ⟺ >0
𝐱 𝐱 𝐱
𝟏
⟺ 𝐱(𝟐 − 𝟒𝐱) > 0 ⟺ 𝐱 ∈ 𝟎; .
𝟐
𝟏
Donc l’ensemble des solutions est: 𝓢 = 𝟎; .
𝟐
4) Domaine de définition :
L’expression est définie pour tout réel 𝐱 tel que 𝟐𝐱 + 𝟏 ≠ 𝟎 c’est-à-dire pour tout réel 𝐱 de
𝟏 𝟏
l’ensemble 𝐃 = −∞; ∪ ; +∞ .
𝟐 𝟐
Résolution :
𝐞 𝟏
𝟐𝐱 + 𝟏 ≥ 𝐞 𝐱≥
𝟐
Pour tout réel 𝐱 de 𝐃, 𝐥 𝐧|𝟐𝐱 + 𝟏| ≥ 𝟏 ⟺ |𝟐𝐱 + 𝟏| ≥ 𝐞 ⟺ 𝐨𝐮 ⟺ 𝐨𝐮
𝐞 𝟏
𝟐𝐱 + 𝟏 ≤ −𝐞 𝐱≤
𝟐
𝐞 𝟏
𝐱∈ ; +∞
𝟐 𝐞 𝟏 𝐞 𝟏
⟺ 𝐨𝐮 ⟺ 𝐱 ∈ −∞; ∪ ; +∞ .
𝐞 𝟏 𝟐 𝟐
𝐱 ∈ −∞;
𝟐
𝐞 𝟏 𝐞 𝟏
Donc l’ensemble de définition est : 𝓢 = −∞; ∪ ; +∞ .
𝟐 𝟐
Dérivée logarithmique

Soit 𝐮 et 𝐯 deux fonctions dérivables sur un intervalle 𝐈, ne s’annulant en aucun point de 𝐈, et 𝐫


un rationnel.
 La dérivée de : 𝐱 → 𝐥𝐧|𝐮 (𝐱)| est :
𝐮 (𝐱)
𝐱 →
𝐮(𝐱)
En effet :
𝟏 𝐮 (𝐱)
(𝐥𝐧(𝐮)) (𝐱) = (𝐥𝐧 ∘ 𝐮) (𝐱) = 𝐮 (𝐱) × (𝐥𝐧) 𝐮(𝐱) = 𝐮 (𝐱) × =
𝐮(𝐱) 𝐮(𝐱)
Exemple :
𝟐
(𝐱 𝟐 + 𝟓)′ 𝟐𝐱
[𝐥𝐧(𝐱 + 𝟓)] = 𝟐 = 𝟐
𝐱 +𝟓 𝐱 +𝟓
 La dérivée de : 𝐱 → 𝐥𝐧|𝐮 (𝐱). 𝐯(𝐱)| est :
𝐮′(𝐱) 𝐯′(𝐱)
𝐱 → +
𝐮(𝐱) 𝐯(𝐱)
 La dérivée de : 𝐱 → 𝐥𝐧|𝐮 (𝐱)| est :
𝐫

𝐮′(𝐱)
𝐱 → 𝐫.
𝐮(𝐱)
𝐮(𝐱)
 La dérivée de : 𝐱 → 𝐥𝐧 est :
𝐯(𝐱)
𝐮′(𝐱) 𝐯′(𝐱)
𝐱 → −
𝐮(𝐱) 𝐯(𝐱)

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