B415A-L’Eglise.
Article de Henri Viaud-Murat.
Le 7 avril 2024 s’est tenu en Alsace un séminaire
d’enseignement, sur le thème de l’Eglise, sa nature, son
organisation et son fonctionnement, selon le modèle de la
Bible.
Vous trouverez ici la transcription écrite de ces
enseignements. Certaines corrections ou contractions ont
dû être faites pour adapter le langage oral au langage écrit,
et pour faciliter et simplifier la lecture.
Nous allons parler de l’Eglise, de ce qu’elle est, de son objectif,
mais surtout de la manière dont la Bible montre quel est le
modèle de l’Eglise. Est-ce que ce que nous voyons aujourd’hui
correspond à ce modèle? Si oui, tant mieux, sinon, nous devons
mettre les choses en ordre, par rapport à ce que Dieu nous
demande dans Sa Parole.
« Eglise, » « ecclesia » en grec, cela veut dire « appelés hors
de. » Hors de quoi? Hors du monde, hors du péché, hors de la
domination de Satan, pour faire partie de ce que Dieu appelle Son
Eglise, dont Jésus est la Tête, et dont tous ceux qui font partie de
l’Eglise forment le Corps.
Alors, que faut-il faire pour faire partie de l’Eglise?
Au départ, tous les hommes sont spirituellement morts, à partir
d’un certain âge. Je vous rappelle qu’un bébé n’est pas encore
mort spirituel. Ce petit, là, n’est pas mort spirituel. Mais il a hérité
de ses parents un corps dans lequel habite le péché.
Ce corps mortel lui vient d’Adam et d’Eve. Il est mortel, parce que
la mort y habite. La mort, c’est le péché. Et quand ce petit bébé,
que nous étions tous, commence à grandir, à un certain âge, il
commence à pécher consciemment, à désobéir, poussé par le
péché qui habite dans son corps. Son esprit tombe dans la mort
spirituelle. Et il a alors besoin de passer par une nouvelle
naissance.
Donc, tous ceux qui font partie de l’Eglise de Jésus sont
obligatoirement ceux qui sont passés par une nouvelle naissance
spirituelle.
Comment cette nouvelle naissance se produit? C’est Dieu qui la
produit, dans la vie de ceux qui écoutent le message de
l’Evangile, qui sont touchés dans leur coeur par le Saint-Esprit,
qui comprennent qu’ils sont pécheurs, qu’ils sont coupés de Dieu,
quelle que soit leur nature humaine, bonne ou gentille. Ils sont
coupés de Dieu spirituellement, leur esprit est dans la mort
spirituelle, contrôlé par Satan, le prince de la mort.
Tous ceux qui ont le coeur touché, qui se repentent, qui se
reconnaissent pécheurs devant Dieu, et qui entendent ce message
merveilleux que Dieu, dans Son amour, nous a tant aimés, qu’Il a
envoyé Son Fils unique, Jésus, pour S’incarner dans un corps sans
péché.
Lui n’a pas hérité dans Son corps physique du péché de parents
humains, parce que Son corps physique a été formé par le Saint-
Esprit dans le sein de la Vierge Marie, et ce corps était sans
péché.
L’Esprit de Jésus, évidemment, est un Esprit divin. Selon la
volonté du Père, et avec l’accord de Jésus, le Seigneur a accepté
de quitter Son ciel de gloire pour, à un moment donné, quand les
temps seraient accomplis, venir S’incarner dans le corps qui Lui a
été formé par le Saint-Esprit dans le sein de Marie, et Il est
devenu un petit enfant, comme nous, mais sans péché.
Il a dû apprendre à parler, apprendre à marcher, apprendre
l’hébreu, lire les écrits… Et à un moment donné, Son Père S’est
révélé à Lui, et Il a compris qu’Il était le Messie, le Fils de Dieu. Et
pendant une trentaine d’années, Il a vécu une vie exemplaire à
Nazareth, en tant que simple charpentier. Il n’a accompli aucun
miracle, aucune guérison pendant trente ans, parce qu’Il n’était
pas oint de la puissance de l’Esprit, qu’Il a reçue lors de Son
baptême dans le Jourdain, par Son cousin ou parent Jean-
Baptiste.
A ce moment-là, nous le lisons, sont mentionnées les trois
Personnes de la Trinité (ce n’est pas un mot biblique, mais cela
signifie « Trois-en-Un »). Dieu est un seul Dieu, manifesté
éternellement en trois Personnes distinctes mais pas séparées, le
Père, qui est le plus grand, et, dans le sein du Père, il y a le Fils et
le Saint-Esprit. Le Fils procède du Père, et le Saint-Esprit, qui
procède aussi du Père, a été envoyé par le Père et le Fils, au
moment de la Pentecôte.
Au moment du baptême d’eau de Jésus, nous voyons le Saint-
Esprit descendre comme une colombe sur Lui, L’oindre de la
puissance divine, et on entend en même temps la voix de Dieu le
Père dans le ciel, qui dit: « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui
j’ai mis toute mon affection. »
Jésus commence alors Son ministère de puissance. Quand Il
arrive dans la synagogue de Nazareth, on le voit dans Luc 4, Il
commence Sa prédication en disant: « L’Esprit de l’Eternel est sur
moi, car Dieu m’a oint… » pour accomplir Son ministère.
La prédication qu’Il a donnée à Nazareth est celle qu’Il a donnée
ensuite partout, dans toutes les synagogues où Il passait. La
différence, c’est qu’à Nazareth ils ne L’ont pas cru, parce qu’ils
L’ont toujours connu sans puissance, en tant que beau, brave et
saint jeune homme.
Alors que là, revêtu de la puissance, Il dit qu’Il a été oint de
l’huile du Saint-Esprit, pour annoncer une bonne nouvelle aux
pauvres. La bonne nouvelle, c’est que Dieu a tant aimé le monde,
qu’Il a envoyé Son Fils Jésus, pour que tous ceux qui croient en
Lui ne périssent pas, mais qu’ils aient la vie éternelle! Pour qu’ils
passent par une nouvelle naissance, dans leur esprit.
Il ajoute qu’Il est venu guérir ceux qui ont le coeur brisé. Brisé
par quoi? Brisé par le péché et par Satan. Pour proclamer aux
captifs la délivrance. Captifs de qui? Du malin, du diable. Pour
proclamer aux aveugles le recouvrement de la vue, pour renvoyer
libres les opprimés. Opprimés par qui? Par le malin, qui est
devenu le maître de ce monde, à partir du moment où Adam et
Eve ont péché. Ils sont alors tombés sous la domination du diable.
Et ce monde, qui avait été créé pour qu’ils le conquièrent, qu’ils le
dominent, est devenu la possession, la propriété du diable. Le
diable lui-même le dit à Jésus quand il le tente dans le désert: il
lui montre en un instant tous les royaumes de la terre, et il dit à
Jésus: « Je te le donne si tu te prosternes et m’adores, car tous
ces royaumes m’ont été donnés, et je les donne à qui je veux »: à
un Macron, à un Biden, etc… Il le donne à qui il veut.
Évidemment, en général, il ne va pas le donner à des chrétiens
remplis de l’Esprit qui vont lutter contre son plan.
Jésus ajoute qu’Il est venu renvoyer libres les opprimés, et pour
publier une année de grâce, qui dure depuis ce moment-là jusqu’à
maintenant. L’année de grâce se finira quand tous ceux qui
appartiennent à Jésus vont en un instant être changés, et vont
recevoir un corps incorruptible.
Et, avec ceux qui viennent de ressusciter, nous tous qui serons en
vie, attendant la résurrection, nous allons tous monter à la
rencontre du Seigneur dans les airs.
Quand je pense qu’il y a des tas de prédicateurs bien connus
aujourd’hui qui refusent de reconnaître qu’il y a un enlèvement,
qui ne croient pas à un enlèvement, qui le proclament haut et
fort, et qui sont très connus dans le monde entier, alors que ce
qui est écrit dans 1 Thessaloniciens 5 est on ne peut plus clair! Je
vais vous le lire, pour que tous ceux qui m’entendent soient sûrs
qu’ils croient à une bonne doctrine. 1 Thessaloniciens 4, versets
15 et suivants:
« Voici ce que nous vous déclarons, nous les vivants, (c’est-à-dire
tous ceux qui sont en christ et qui seront vivants, restés pour
l’avènement du Seigneur), nous ne devancerons pas ceux qui sont
morts en Christ. Car le Seigneur lui-même, à un signal donné, à la
voix d’un archange, et au son de la trompette de Dieu, descendra
du ciel, et les morts en Christ ressusciteront premièrement,
ensuite nous, les vivants, qui serons restés, nous serons tous
ensemble enlevés. (Le mot grec « harpazô » signifie ceci: prendre
brutalement et enlever, enlever vers le haut), nous serons
enlevés avec eux sur des nuées à la rencontre du Seigneur dans
les airs, et ainsi, nous serons toujours avec le Seigneur. Consolez-
vous donc les uns les autres par ces paroles. »
Pour ma part, je crois fermement, et j’affirme, Bible en main, que
ce sera l’enlèvement du Corps de Christ qui va marquer le début
de la Tribulation, parce que l’Esprit qui accompagne l’Eglise sur la
terre actuellement va aussi partir avec l’Eglise.
Il ne sera plus manifesté, comme Il l’a été depuis le jour de la
Pentecôte. Le sel de la terre va partir et la corruption va s’étendre
immédiatement. L’Antichrist va prendre le pouvoir.
Vont alors commencer les sept années de Tribulation, qui vont se
terminer par le retour glorieux de Jésus et de toute Son Eglise, de
tous les saints montés sur des chevaux blancs, revêtus de fin lin,
pour terminer la bataille d’Armageddon et commencer le règne de
Jésus sur la terre actuelle pendant mille ans. Donc Paul parle de
tous ceux qui sont en Christ, de ceux qui composent l’Eglise de
Jésus.
Alors, quand l’Eglise a-t-elle commencé? Quand est-ce qu’elle est
née?
On se met d’accord en général pour reconnaître que tous ceux qui
sont nés de nouveau avant Jésus, les saints de l’ancienne
alliance: Abraham, Isaac, Jacob, n’étaient pas des hommes
parfaits. David, Moïse, étaient des meurtriers, comme Paul
l’apôtre. Et de ces meurtriers, Jésus en a fait des des saints.
Donc tous ceux qui sont venus avant Jésus et qui sont passés par
la repentance et la foi dans le vrai Dieu, le Dieu d’Israël, ceux-là
sont passés par une nouvelle naissance, sinon leur esprit après
leur mort ne serait pas allé dans la présence de Dieu. Mais ils ne
font pas partie de l’Eglise de Jésus-Christ. Ils font partie des
saints de l’ancienne alliance, qui ont leur place et leur position à
part dans l’éternité.
Il fallait attendre la venue de Jésus, Sa mort sur la croix et Sa
résurrection, pour que l’Eglise puisse commencer.
Donc, pour ma part, je crois que la véritable Eglise a commencé à
partir du moment où le Saint-Esprit est entré de manière
permanente en ceux qui étaient sauvés.
Avant Jésus, le Saint-Esprit ne pouvait pas habiter de manière
permanente dans tous les sauvés. Il habitait parfois dans les
prophètes ou certains rois, ou momentanément pour accomplir
une tâche.
Certains, comme Jean-Baptiste, pouvaient être remplis de l’Esprit
dès le sein de leur mère, mais c’étaient des exceptions. Alors que,
dans l’Eglise de Jésus-Christ, tous ceux qui se sont repentis et qui
ont accepté Jésus comme leur Sauveur reçoivent immédiatement
le Saint-Esprit en eux, dès le moment où ils se convertissent.
On le voit dans Jean 20, après la résurrection de Jésus, quand
Jésus leur apparaît, et qu’il leur dit ceci.
Lisons d’abord dans Jean 14, au verset 17, Jésus parle à Ses
disciples, qui étaient convertis et baptisés d’eau, mais pas encore
du Saint-Esprit, et qui étaient donc nés de nouveau, en croyant
en Jésus comme le Messie, et en étant baptisés d’eau par Jésus
(Il a baptisé Ses propres disciples qui, après, ont baptisé les
nouveaux convertis).
Il leur dit, dans Jean 14, verset 17:
« L’Esprit de vérité, que le monde ne peut recevoir, parce qu’il ne
le voit pas et ne le connaît pas. Mais vous, vous le connaissez, le
Saint-Esprit, car il demeure avec vous, et il sera en vous. »
Le Saint-Esprit n’était pas en eux à ce moment-là, dans Jean 14,
tandis qu’après la résurrection de Jésus, au chapitre 20, Jésus
leur dit au verset 21:
« La paix soit avec vous. Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je
vous envoie. »
De quelle manière le Père a-t-Il envoyé Jésus? Il l’a envoyé
d’abord en ayant le Saint-Esprit en Lui, forcément, puisque Jésus,
étant Dieu le Fils, avait le Saint-Esprit en Lui dès Sa conception,
et même avant. Mais il n’était pas encore revêtu de la puissance
de l’Esprit.
Jésus a été envoyé dans le monde une fois qu’il a été oint du
Saint-Esprit.
Donc, pour les disciples, il fallait que cela commence par la
présence de l’Esprit en eux, et ensuite, le jour de la Pentecôte,
quand ils ont été remplis et baptisés de l’Esprit. A ce moment-là,
ils ont pu être envoyés pleinement par Jésus dans leur mission
d’Eglise.
« Après ces paroles, il souffla sur eux et il leur dit: recevez le
Saint-Esprit. »
Le Saint-Esprit était avec eux et, lorsque Jésus a soufflé sur eux,
ils L’ont reçu en eux. C’est là que commence la véritable Eglise de
Jésus.
Mais ils ont dû attendre avant d’être envoyés dans le monde.
Puisque, tout de suite après, dans Actes 1, Jésus leur
recommanda, au verset 4, alors qu’ils avaient déjà l’Esprit de Dieu
en eux, « de ne pas s’éloigner de Jérusalem, mais d’attendre ce
que le Père avait promis, ce que je vous ai annoncé, leur dit-il,
car Jean a baptisé d’eau, mais vous, (qui avez déjà le Saint-Esprit
en vous), dans peu de jours, vous serez oints, baptisés du Saint-
Esprit, vous serez remplis du Saint-Esprit. »
Il leur dit bien de ne rien faire tant qu’ils ne seront pas baptisés
ou remplis de l’Esprit.
On voit, tout au long des Actes des Apôtres, à quel point les
premiers disciples et les premiers apôtres, quand ils
évangélisaient et amenaient des gens à la repentance et la foi en
Jésus, veillaient à ce que, immédiatement, les nouveaux convertis
passent par le baptême d’eau par immersion, qui représente notre
mort et notre résurrection en Christ.
Et il leur annonçaient immédiatement la nécessité de recevoir
l’onction, le baptême de l’Esprit, sans lequel il ne pouvait rien
faire, ni même servir aux tables, ni balayer dans les maisons où
ils se réunissaient. Il fallait être rempli de l’Esprit.
Cela ne veut pas dire qu’on devenait tout de suite parfait. Mais
cela veut dire qu’on recevait dès le départ, en tant qu’Eglise de
Christ, l’équipement, la nouvelle naissance, l’Esprit de Dieu en
nous, et l’Esprit de Dieu sur nous. Pour nous conduire maintenant
dans notre mission d’Eglise de Christ sur cette terre, il nous faut
recevoir cet équipement dès le départ.
Et, une fois que cet équipement initial avait été reçu, qu’est-ce
qu’ils devaient faire ensuite? C’est écrit dans Actes 2, au verset
42.
Ils venaient de recevoir Jésus dans leur cœur, ils venaient d’être
baptisés d’eau, et Pierre leur avait dit: « et vous recevrez le don
de l’Esprit, le baptême de l’Esprit. »
Que devaient-ils faire, une fois qu’ils avaient reçu cet équipement
de départ? Ils persévéraient dans l’enseignement des apôtres, qui
leur apportaient le message qui nous est maintenant donné dans
le Nouveau Testament, dans les épîtres écrites par ces mêmes
apôtres. Ils persévéraient dans l’enseignement de la vérité, dans
la nourriture que Dieu avait prévue pour Son Eglise, pour qu’elle
grandisse.
Ils persévéraient ensuite dans la communion fraternelle, dans le
fait de se réunir et de partager toutes choses ensemble, dans la
fraction du pain, qui était la commémoration de la mort et de la
résurrection de Jésus, le pain et le vin ou le pain et la coupe. Et ils
persévéraient enfin dans les prières, dans lesquelles j’inclus les
prières d’adoration, de louange, etc…
Voilà le programme de base de l’Eglise.
Donc l’Eglise est composée uniquement de tous ceux qui se sont
repentis de leurs péchés, qui ont reçu Jésus dans leur vie comme
leur Sauveur et leur Maître, et qui sont décidés maintenant à Le
servir sur cette terre, en étudiant Sa Parole, en se réunissant
avec des frères et sœurs pour partager une vraie communion
fraternelle, en partageant le pain et la coupe, et en priant
ensemble.
Voilà le programme de cette Eglise.
Maintenant, quel est son but?
Quel est le but, pour chacun de ces convertis qui viennent de
recevoir Jésus dans leur vie?
Quelqu’un qui sort du monde, qui entend le message de
l’Evangile, qui l’accepte, qui se repent et qui reçoit Jésus, qu’est-
ce qu’il sait de l’enseignement du Seigneur? Rien.
Il sait juste qu’il était pécheur et que maintenant il est sauvé.
Jésus est son Maître et son Seigneur. Mais il ne sait même pas en
général qu’il est une nouvelle créature. Il sait juste ce que Christ
a accompli sur la croix pour lui, juste le minimum qui lui permette
de comprendre ce qu’il faut faire pour être sauvé.
Mais s’il a obéi à ce que le Seigneur lui a demandé, s’il est passé
par les baptêmes d’eau et d’Esprit, il a l’équipement de base qui
lui permet de commencer sa vie de membre de l’Eglise de Jésus-
Christ.
Donc, je le répète, l’Eglise n’est composée que de ceux qui sont
passés par une nouvelle naissance. Est-ce que c’est le cas
aujourd’hui dans la plupart des églises chrétiennes?
Dieu seul le sait, mais moi, je sais qu’il y a des dénominations
entières dont 90% des membres ne sont même pas passés par
une nouvelle naissance.
Je sais qu’il n’y a que Dieu qui peut voir ce qui s’est passé dans
l’esprit de quelqu’un.
Dans les églises les plus vivantes, vous avez des hommes et des
femmes qui ne sont pas passés par une nouvelle naissance. Ils
sont « chrétiens depuis leur naissance. » Leurs parents étaient
chrétiens. Leurs grands-parents étaient chrétiens. Ils ont eu
l’habitude de venir dans une église. Mais ils n’ont pas vraiment
compris ce qu’est la repentance et le fait d’avoir reçu Jésus
comme leur Sauveur personnel.
C’était mon cas. Catholique de naissance, j’ai fréquenté les
églises. Je me considérais comme chrétien. Je croyais en Dieu et
en Jésus-Christ. Mais je n’avais pas compris que j’étais pécheur.
Je n’avais pas compris que j’avais besoin d’être sauvé. Donc je ne
l’étais pas.
Et le jour où j’ai compris que j’étais pécheur et que j’avais donc
besoin d’être sauvé, j’ai compris, pour la première fois de ma vie,
qu’étant pécheur, j’étais destiné au jugement, à la condamnation,
et à l’enfer. Et que Dieu, dans Son amour, veut éviter l’enfer à
tous les hommes. Il n’a pas prévu l’enfer pour les hommes. Il a
prévu l’enfer pour Satan et ses anges.
Donc, en fait, Dieu n’envoie personne en enfer. Ce sont les
hommes qui, ayant entendu le message de l’Evangile et l’ayant
refusé jusqu’au bout, ce sont ceux-là qui, eux-mêmes, s’envoient
en enfer. Ce n’est pas Dieu qui les envoie en enfer. Ce sont eux-
mêmes qui, ayant refusé jusqu’au bout d’accepter le Messie, vont
là où leur cœur désire aller. C’est terrible.
Puisque j’ai parlé de la mort et de la résurrection de Jésus,
puisque c’est par Sa mort et Sa résurrection que maintenant,
nous pouvons être sauvés, j’aimerais, en quelques mots, dire ce
qui s’est passé au moment où Jésus est mort, et entre Sa mort et
Sa résurrection.
Rappelez-vous qu’il est écrit que sur la croix, Jésus-Christ a pris
dans Son corps nos péchés. Mais pas dans Son âme ni dans Son
Esprit, parce que la seule partie de son être qui pouvait mourir,
c’était son corps physique.
Son Esprit ne pouvait pas passer par la mort spirituelle, parce que
Jésus-Christ est Dieu, et Dieu ne peut pas mourir spirituellement.
Sinon il ne serait pas Dieu.
Mais il y a dans le monde, et notamment aux Etats-Unis, mais en
France aussi, des millions de chrétiens et de prédicateurs qui
annoncent officiellement que Jésus est passé par une mort
spirituelle, pour être complètement identifié aux pécheurs. Et que,
sur la croix, Il n’aurait pas seulement pris nos péchés dans Son
corps, comme c’est pourtant écrit clairement, mais qu’Il les aurait
pris dans Son Esprit, ce qui aurait fait mourir spirituellement Dieu
le Fils.
Ceci est une abomination.
Je ne comprends pas comment des prédicateurs célèbres, et j’en
connais un qui est célèbre dans le monde entier, puissent prêcher
cela. Je lui ai écrit personnellement pour lui dire: « Mon frère, tu
te trompes, tu annonces haut et fort que Jésus est mort
spirituellement, qu’Il est donc allé en enfer comme les morts
spirituels, pour expier en enfer le péché du monde dans Sa
personne, et qu’à la fin des trois jours, Dieu le Père L’a fait naître
de nouveau en enfer, et ensuite L’a ressuscité physiquement. »
Ceci est une abomination, je le dis à ceux qui enseignent cette
doctrine: en enseignant cela, tu prives Jésus de Sa divinité. Est-ce
que tu réalises que tu annonces un autre Jésus? Que le vrai Jésus,
étant Dieu le Fils, ne peut pas mourir spirituellement? Si c’était le
cas, il perdrait sa divinité. Dieu ne peut pas mourir
spirituellement.
Il m’a répondu, plutôt fait répondre: « C’est toi qui te trompes, tu
n’as rien compris. »
Bon, il me reste plus qu’à prier pour lui, parce que c’est une
fausse doctrine, gravissime.
Comment des hommes, qui connaissent la Bible presque par
cœur, peuvent-ils arriver à croire que Dieu peut mourir
spirituellement, sans changer la nature même de Christ, et sans
réaliser qu’ils annoncent un autre Jésus que le vrai Jésus?
Ce même prédicateur ne croit pas non plus qu’il y aura un
enlèvement de l’Eglise. Il dit que Dieu va prévoir des zones de
refuge pour certains chrétiens et que l’enlèvement, cela n’existe
pas. Pourtant, le passage que je vous ai lu est d’une clarté
limpide: il est aveuglé par rapport à cela.
L’amour de la vérité que nous avons reçu de Dieu, que nous
devons avoir reçu de Dieu, nous permet de recevoir la vérité de la
Parole telle qu’elle est écrite.
Pour ma part, je veux pas juger ceux qui enseignent ces fausses
doctrines, mais je constate que, pour ces deux points si
importants, ils n’ont pas encore reçu l’amour de la vérité, au point
de reconnaître ce qui est écrit.
Donc, juste avant de mourir, Jésus a pris dans Son corps le péché
du monde. Vers l’heure de midi, pendant ces trois heures
sombres, Il a pris le péché du monde dans Son corps, mais pas
seulement: Il a pris aussi notre propre nature de péché.
Tous les pécheurs qui devaient se convertir en Lui, Il les
connaissait d’avance. Il les a pris en Lui, et Il les a fait mourir en
Lui et avec Lui. C’est ce que Paul enseigne dans Romains 6:
quand Christ est mort, nous sommes morts avec Lui.
C’est-à-dire que la personne que nous étions avant, que Paul
appelle le vieil homme ou la vieille femme, qui était dans la mort
spirituelle, Dieu la fait mourir avec Jésus. Elle donc est morte et
ensevelie avec Jésus.
Et quand Il ressuscite, trois nuits et trois jours après, Il nous fait
ressusciter avec Lui en tant qu’homme nouveau ou femme
nouvelle, entièrement recréés à neuf à l’image de Jésus-Christ. Et
nous devenons, en Christ, membres de l’Eglise de Jésus.
L’Eglise de Jésus n’est composée que de personnes qui sont
mortes en Christ à leur vie passée, et qui sont ressuscitées, nées
de nouveau, en tant que nouvelles personnes entièrement
recréées à neuf dans leur esprit.
Notre esprit régénéré est une personne nouvelle, qui n’a rien à
voir avec la personne que nous étions auparavant, et que nous
continuons à rester dans notre âme et dans notre corps, si nous
ne sommes pas renouvelés dans nos pensées et dans nos
enseignements.
Jésus a pris non seulement nos péchés et notre nature de péché,
mais aussi la malédiction de la loi, qui comprend toutes les
malédictions qui résultent du péché: maladies, infirmités, et
toutes les malédictions possibles et imaginables de Deutéronome
28. Il les a prises en Lui.
Il a été fait péché dans Son corps. Il a été fait malédiction dans
Son corps, il a tout pris. Le châtiment qui pesait sur nous est
tombé sur Lui.
Encore une fois, la seule partie de Son être qui pouvait mourir,
c’était Son corps physique.
Oui, mais pourquoi a-t-Il dit, à un moment donné,: « Mon Dieu,
mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné? » Parce que, vraiment, Il
a été abandonné par Dieu le Père à la mort de la croix. Dieu n’est
pas intervenu, avec l’accord de Son Fils, pour venir Le délivrer de
la croix avant qu’Il meure.
Donc Jésus a vraiment été abandonné à la mort par Dieu le Père.
Mais il n’a pas été abandonné de manière absolue, en tant que
Dieu le Fils, puisqu’il est écrit dans 2 Corinthiens 5, que Dieu le
Père était en Christ, réconciliant le monde avec lui-même.
Or, où est-ce que le monde a été réconcilié avec Dieu le Père? Sur
la croix, par le sacrifice de Jésus. Par conséquent, même sur la
croix, dans Son Esprit, Dieu le Fils n’a jamais été coupé de Dieu le
Père.
Quand j’entends des prédicateurs dire: « Oh, Dieu S’est détourné
avec horreur de Son Fils, et Il L’a rejeté, parce que Son Fils était
devenu pécheur à la place des pécheurs, » c’est faux, c’est un
mensonge. Dieu le Père était dans l’Esprit de Dieu le Fils, uni à
Lui.
Quand Jésus a pris le péché du monde dans Son corps, imaginez
ce qui s’est passé dans l’âme, dans la conscience de Jésus. Est-ce
qu’on peut imaginer ce qui s’est passé dans Son intelligente, dans
Ses sentiments, dans Ses émotions, quand, Lui qui avait un corps
pur et sans péché, Lui, Dieu incarné, a senti entrer dans Son
corps le péché du monde!
Jamais Dieu n’avait été aussi proche du péché. Ce jour-là, ça a
été quelque chose d’abominable pour Lui. On ne peut pas
imaginer la souffrance de Dieu le Fils, quand Il a senti le péché du
monde venir dans Son propre corps, immaculé jusque-là.
Et je pense que dans Son âme, Il ne ressentait plus la communion
qu’Il avait auparavant avec Son Père. Mais Il a marché par la foi.
Est-ce que vous ressentez toujours, vous, l’amour de Dieu pour
vous? Est-ce que vous ressentez en permanence que vous êtes en
communion consciente avec Dieu? Pas moi, en tout cas. Je sais
que Dieu habite en moi, mais je ne Le sens pas toujours.
Combien de messages je reçois, par mail ou sms, de frères ou de
sœurs que je ne connais pas, qui me disent: « Mon frère, je suis
désespéré, je ne sens plus que Dieu m’aime! Je sens que Dieu
m’a abandonné, parce que j’ai vécu dans le péché un certain
temps. Je me suis repenti, mais je crois que Dieu est fâché contre
moi. Je crois qu’Il est en train de me punir. Je ne sens plus Sa
présence! »
Mais je les secoue. Je leur réponds en disant: « Dieu ne t’a pas
appris à marcher selon ce que tu sens, selon ce que tu ressens, Il
t’a appris à marcher selon ce qui est écrit, que tu le sentes ou
pas! »
Est-ce que je sens tout le temps que je suis sauvé? Eh bien non!
Je vous l’avoue. Je ne sens pas tout le temps que je suis sauvé,
mais je le sais.
Je sais que je suis sauvé! Et que rien ne peut m’enlever ce salut.
Il faudrait que moi j’arrive au point où je renie définitivement
Dieu et mon Sauveur, pour qu’Il rompe ce lien. Mais il n’en est
pas question! Je n’en ai aucun désir, aucune envie, et cela ne sera
jamais le cas! Donc, je n’ai aucune crainte de perdre un jour mon
salut. Je vais pas perdre mon salut, comme je perdrais mon
portefeuille!
Je suis sauvé, et je le resterai jusqu’au bout, jusque dans
l’éternité, et personne ne m’arrachera de la main de mon Dieu!
Donc, tout cela, Jésus l’a pris dans Son corps. Et quand il est
mort, rappelez-vous ce qu’il a dit: « Père! » Il n’était donc pas
coupé de Son Père! Alors que quelqu’un qui serait mort
spirituellement ne peut pas avoir Dieu pour Père!
« Père, je remets mon esprit entre tes mains! » Il est impossible
que Son Esprit soit mort spirituellement à ce moment-là,
impossible!
Et il a dit au brigand qui s’était converti et qui s’était repenti à
côté de Lui: « Je te le dis ,aujourd’hui même, tu seras au paradis
avec moi. »
Aujourd’hui même!
Donc, quand Il est mort, quand Son Esprit est sorti de son corps,
c’est là que la victoire a été accomplie. Il y en a qui racontent
qu’à la sortie de Son corps, Il serait allé en enfer, combattre
contre Satan, lui arracher les clés, etc… Tout ça, ce sont des
mensonges, des inventions de l’ennemi!
La victoire a été remportée sur la croix. C’est sur la croix qu’il a
vaincu Satan et les démons. C’est sur la croix qu’il a expié nos
péchés. C’est par Sa mort qu’il a prouvé à Satan qu’Il était le
vainqueur, parce qu’il est sorti de Son corps en tant que
vainqueur.
Il est monté au paradis, et qu’est-ce qu’Il a fait pendant les trois
nuits et trois jours qui ont suivi? Il a fait deux choses importantes,
qui sont détaillées dans la parole, dans Ephésiens 4 et 1 Pierre 3.
Ephésiens 4, verset 8:
« C’est pourquoi il est dit: étant monté en haut, (il parle de
Jésus), il a emmené des captifs avec lui. Et il a fait des dons aux
hommes (il parle des des ministères humains).
Et il ajoute: « Or, que signifie il est monté, sinon qu’il est aussi
descendu dans les régions inférieures de la terre? »
Ces « régions inférieures de la terre » ont été traduites, à tort,
par « les enfers. » Dans le credo catholique, il est dit que Jésus
est mort et qu’Il est descendu aux enfers.
Les enfers, ce n’est pas l’enfer où brûlent les perdus, ce sont « les
lieux inférieurs, » « inferiori loci » en latin, les lieux où étaient les
morts avant l’arrivée de Jésus.
Avant la résurrection de Jésus, tous les morts étaient dans le
shéol, le séjour des morts, qui était un endroit situé sous la terre
et qui était divisé en deux parties.
La première partie s’appelait « le sein d’Abraham, » où étaient
tout les sauvés. C’était une espèce de paradis provisoire, quelque
part sous la terre. Ils étaient parfaitement heureux, mais ils
étaient en quelque sorte encore captifs, dans un endroit d’où
Jésus devait les faire sortir, pour les amener au paradis, où ils
sont maintenant.
Donc, Il est descendu dans ces régions inférieures du sein
d’Abraham, pour en sortir tous les sauvés: Abraham, Isaac,
Jacob, David, Samuel etc…, et pour les faire monter au paradis,
où ils sont maintenant, dans l’attente de leur résurrection.
Ensuite Il est allé dans la deuxième partie du phénol, le hadès, où
se trouvaient les perdus. Mais Il n’y est pas allé pour expier leurs
péchés.
Voici ce qui est écrit dans la première épître de Pierre, au chapitre
3, et au verset 18:
« Christ aussi a souffert une fois pour les péchés, lui juste pour
les injustes, afin de nous amener à Dieu, ayant été mis à mort
quant à la chair, (quant à Son corps, pas quand à Son Esprit, c’est
répété plusieurs fois dans la Parole), mais ayant été rendu vivant
quant à l’Esprit, dans lequel Il est allé aussi prêcher aux esprits en
prison qui, autrefois, avaient été incrédules, lorsque la patience
de Dieu se prolongeait, aux jours de Noé, pendant la construction
de l’arche. »
Donc, il s’agissait des perdus, qui se trouvaient du mauvais côté.
Jésus est allé leur prêcher, mais pas pour qu’ils se convertissent.
Je ne sais pas ce qu’Il est allé leur dire, mais je suppose qu’Il est
allé proclamer Sa victoire et leur défaite définitive.
Donc, voilà ce que Jésus a fait pendant ces trois jours. Son corps
est resté trois nuits et trois jours dans la tombe, de même que
Jonas, qui représente Jésus, est resté trois jours et trois nuits
dans le ventre du gros poisson, qui représente la tombe. Jésus dit
bien que le seul signe qu’Il donne aux pharisiens, c’est le signe de
Jonas, qui représente le fait que Jésus devait rester trois jours et
trois nuits, non pas dans le ventre d’un poisson, mais dans la
tombe.
Si Jésus est resté trois nuits et trois jours dans la tombe, et
comme Il est ressuscité un dimanche, Il est donc forcément mort
un mercredi.
Nous savons que ce mercredi-là était le jour de la Pâque juive, où
l’on mettait à mort l’agneau pascal. C’est ce jour-là que Jésus est
mort. Et Il est ressuscité au début du premier jour de la semaine.
Chez les Juifs, le premier jour de la semaine commence le samedi
soir, à la tombée de la nuit. Donc, jésus est ressuscité le samedi
soir à la tombée de la nuit.
Et ce n’est que le matin suivant, quand les femmes sont venues,
qu’elles ont découvert que le tombeau était vide.
Jésus est ressuscité par la puissance du Saint-Esprit de
résurrection. Son Esprit est revenu dans Son corps, qui attendait
dans la tombe. Mais Il a reçu par Sa résurrection un corps
glorieux et immortel, comme sera le nôtre, quand Jésus reviendra
nous chercher.
Ceci était une petite mise au point, parce qu’il y a beaucoup de
choses qui ne sont pas très claires dans les doctrines de beaucoup
de chrétiens. Je pense que c’est clair maintenant.
Jésus a donc entraîné Son Eglise dans Sa mort et Sa résurrection.
Elle n’est composée que de ceux qui sont spirituellement morts et
ressuscités en Lui, et qui ont ensuite besoin, dans leur âme et
dans leur corps, de passer par une transformation progressive.
Les nouvelles créatures qu’ils sont dans leur esprit doivent se
manifester de plus en plus dans leur vie pratique. Et quand notre
nouvelle nature se manifeste de manière pratique, il ne faut pas
oublier que c’est Jésus Lui-même qui Se manifeste au travers de
nous, par l’esprit nouveau que nous sommes en Lui.
Notre esprit est le lieu d’habitation de Dieu lui-même. Le Père, le
Fils et le Saint-Esprit viennent habiter dans notre esprit régénéré,
qui est la demeure glorieuse de Dieu.
L’Eglise, ce n’est pas un bâtiment, mais c’est une personne, qui
comprend l’ensemble des personnes individuelles qui sont
ressuscités en Christ, et qui composent le Corps universel de
Christ.
Mais vous voyez qu’il y a du travail à faire pour que se manifeste
ce que je suis dans l’esprit, en tant que nouvelle création
semblable à Jésus en justice et en sainteté.
Je le répète constamment, parce que c’est le point numéro un, qui
doit être compris par tous les chrétiens, et qui a le plus de mal à
être compris, malgré le fait que je le répète, que je le répète, que
je le répète!
Il y a des obstacles qui sont tellement épais, qu’ils ont besoin
d’être enlevés à coups de bulldozer et de marteau-piqueur, pour
répéter la vérité en permanence, parce que c’est seulement là,
quand j’ai compris cette vérité, que ma vie pratique a été
complètement bouleversée, quand j’ai compris quelle est ma
nouvelle identité en Christ, quand j’ai compris que j’étais un
homme entièrement nouveau à l’intérieur.
Ce n’était pas le cas de mon âme humaine, de ma personnalité
humaine, de mon intelligence et de ma conscience. Il m’a fallu
quinze ans, quinze ans de vie chrétienne, pour que je comprenne
ce que c’était que d’être une nouvelle créature en Christ, que
j’avais un esprit en moi qui était un homme nouveau, un homme
entier, qui a la même forme que moi, mais qui est beaucoup plus
beau, qui est recréé à neuf, qui est complet, qui n’a pas de rides,
rien, pas de cheveux blancs, qui a toutes ses dents, pas de
défauts, rien!
Mon esprit est recréé à neuf. Si vous pouviez voir votre esprit,
vous qui êtes nés de nouveau, vous seriez émerveillés par la
beauté de la création divine. Vous n’avez rien à faire pour ça.
C’est un cadeau de Dieu.
Je relis une des définitions que donne Paul (c’est Paul qui avait
compris cette révélation), dans Ephésiens 4, et au verset 24. Il dit
à tous les nés de nouveau et qui composent l’Eglise:
« Vous devez vous revêtir de l’homme nouveau ou de la femme
nouvelle que vous êtes à l’intérieur. »
Vous revêtir, cela signifie qu’il faut que cet homme nouveau se
voie! Il ne faut pas qu’il reste enfermé dans sa coquille charnelle.
Cette coquille charnelle, c’est l’enveloppe du grain de blé. Si le
grain de blé ne meurt. il ne peut porter du fruit. Le grain de blé
ne meurt pas, c’est la coque qui meurt. C’est la coquille qui
meurt. La coquille, c’est la chair, qui enveloppe le germe, qui est
mon esprit régénéré.
Imaginez que dans un petit germe de blé, il y a un potentiel, un
épi magnifique qui comporte cent grains. Cent fois plus que le
petit germe qui est là. Tout ça est inclus dans la graine.
Je regarde parfois un pépin d’orange quand je mange mon
orange. Il y a un arbre entier là-dedans, en potentiel. En
potentiel. Il y a des millions d’oranges qui sont là-dedans.
Parce qu’un pépin va produire un arbre, qui va produire des
millions d’oranges.
Il y a un tel potentiel dans l’homme nouveau que je suis à
l’intérieur! Il a un potentiel, l’expression parfaite de Christ, totale,
complète.
Alors il nous demande de nous revêtir, de faire sortir cet homme
nouveau, créé à l’image de Dieu, à l’image de Jésus.
Quand Dieu le Père t’a recréé, au moment où tu t’es converti, Il
avait comme modèle Jésus. Il a dit: « Je vais le, ou la recréer à
l’image même de Mon Fils, dans une justice et une sainteté que
produit la vérité. »
Voilà, en tant que nouvelle créature, membre de l’Eglise de Jésus,
tu es une personne entièrement nouvelle, aussi juste, aussi sainte
que Dieu lui-même. C’est une personne qui ne peut même pas
pécher, qui ne pense même pas à pêcher.
Mon être nouveau, à l’intérieur, pense. Il a des pensées, des
sentiments, des émotions, une volonté, qui sont ceux de Christ.
Mon esprit a la pensée de Christ, les sentiments de Christ. Quels
sont les sentiments de Christ? L’amour, la joie, la paix, la
patience, la bonté, la bienveillance, la foi, la douceur, la maîtrise
de soi.
Tout ça, c’est la nature même de mon esprit, parce que c’est la
nature même de mon Sauveur.
Mais quand est-ce que vous allez le comprendre? Bande de
bourriques! Je ne vous parle pas à vous, sauf à quelques-uns
peut-être. Mais je parle à tous ceux qui m’écoutent et qui me
réécoutent, et qui n’ont pas encore compris ce que Jésus leur
demande, leur ordonne, pour être un digne représentant de
l’Eglise, qui ne soit pas religieux, charnel, comme on le voit
malheureusement dans trop d’endroits.
Mais il s’agit de la manifestation vivante de Jésus en eux, au
travers de la nouvelle nature qui leur a été créée, et qui existe
toute entière en eux.
Revêtez-vous! C’est la mission que Dieu confie à Son Eglise.
Parce qu’une fois qu’il m’a appris à me revêtir de la personne
nouvelle que je suis à l’intérieur, c’est Jésus qui va Se manifester
au travers de moi. Et quand Jésus Se manifeste dans ce monde
pourri contrôlé par Satan, eh bien, cela produit des effets!
Quand Jésus était vivant sur cette terre, Il n’avait pas, à côté de
Lui, une équipe de deux cents choristes, de cent cinquante
musiciens, pour chauffer la salle et L’accompagner dans Ses
périples. Il avait douze pauvres gars, pêcheurs de poissons, qui se
chamaillaient les uns les autres, qui n’avaient pas compris grand-
chose.
Mais ils avaient donné leur coeur à Jésus et ils L’aimaient le mieux
qu’ils pouvaient, même s’ils n’était pas encore très brillants
comme représentants de ce qu’ils allait devenir plus tard.
Mais de la personne de Jésus Lui-même, partout où Il passait, il
émanait une présence, une autorité… Je ne vois jamais Jésus
stressé, jamais je ne Le vois Se demander ce qu’Il allait faire.
Jamais Il n’a dit: « Ah zut, je me suis trompé! »
Il était conscient de Qui Il était. Il était conscient de Sa nature
véritable, Il était conscient de Son identité véritable. Il savait Qui
Il était, où Il était, en Qui Il était, de Qui Il était le représentant,
de Son Père.
« Je ne dis rien d’autre que ce que j’ai entendu dire à mon
Père. »Je ne fais rien d’autre que ce que mon Père me demande
de faire. »
Voilà ce que mon esprit nouveau est capable de faire, quand il se
manifeste!C’est un don de Dieu.
Vous réalisez le trésor que vous avez dedans?
Pour que l’être intérieur se manifeste, il faut que la coquille de ce
grain de blé pourrisse. Plantez un grain de blé dans le sable du
Sahara, est-ce qu’il va produire du fruit? Non, il fait trop sec. Mais
mettez-le dans un endroit où vous allez pouvoir l’humecter en
permanence de bonne eau, et l’eau qui va couler dessus va faire
pourrir la coquille. Et l’eau, c’est quoi pour nous? L’eau, c’est la
Parole de Dieu, et c’est aussi l’Esprit.
Un nouveau converti qui laisse couler en permanence sur lui cette
eau, c’est-à-dire qui, dans son âme, se nourrit de la Parole, et
laisse le Saint-Esprit couler sur lui et en lui, qui laisse l’eau de la
Parole et de l’Esprit en permanence l’imbiber, sa coquille va
pourrir!
Et le germe qui est dedans va pouvoir se manifester, il va pouvoir
manifester extérieurement de ce qu’il est déjà dedans.
Mais est-ce que ça ne devrait pas être pour chacun de nous le
désir ardent de nos coeurs? De manifester ce que nous sommes
déjà à l’intérieur? Plutôt que de vivre comme des chrétiens
charnels, qui n’arrêtent pas de se disputer et de dire: « Moi, je
suis meilleur que toi! Moi, je suis pentecôtiste, moi j’ai l’Esprit,
moi je parle en langues! Et toi, pauvre baptiste, tu n’as même pas
l’Esprit! »
Au début de ma conversion, j’étais comme cela! J’étais
pentecôtiste je parlais en langues… Tête à claques!
J’ai reçu de frères baptistes, qui n’étaient pas baptisés du Saint-
Esprit, des révélations profondes qu’ils avait reçues, et que je
n’avais pas reçues.
Parce qu’ils étaient vraiment nés de nouveau et attachés à
marcher dans la sanctification, ce qui est l’objectif numéro un de
l’Eglise de Christ.
Alors, est-ce que nous avons dans dans nos coeurs, nous,
membres de l’Eglise de Christ, ce désir ardent? Parce que le
Seigneur sait pourquoi Il nous maintient sur cette terre. C’est
pour annoncer Son Evangile, c’est pour attirer des âmes à Jésus,
et pour les garder.
Et aussi pour qu’on apprenne à tous ceux-là à manifester ce qu’ils
sont dedans, à leur expliquer ce qu’ils sont en Christ, et comment
ils peuvent manifester ce qu’ils sont.
C’est très simple: en connaissant la vérité et en la croyant.
Un chrétien qui sait, qui apprend par la Parole qu’à l’intérieur il
est une nouvelle personne, semblable à Jésus, celui-là ne va pas
rester accroché à la vieille personne qu’il était avant, et qui
n’avait rien à voir avec Jésus.
Il va faire la différence! Quand il commence à goûter à ce qu’il est
dans l’esprit, par la méditation de la Parole, à réaliser qu’il est une
nouvelle créature à l’intérieur.
« Je suis une nouvelle personne, semblable à Jésus! Je vais
méditer là-dessus. Cela veut dire que j’ai la même nature que
celle de Jésus, j’ai la même sainteté, la même perfection! »
L’apôtre Jean dit, dans sa première épître, au chapitre 3: « Celui
qui est né de Dieu ne pratique pas le péché, et il ne peut même
pas pécher parce qu’il est né de Dieu. »
Quelle est la partie de mon être, esprit, âme et corps, qui est née
de Dieu? Seulement mon esprit! Mon âme n’est pas encore passés
par la résurrection, ni mon corps. Mon âme est en train d’être
purifiée. Mon corps aussi. Mais mon esprit est déjà parfait.
Plus je vais le comprendre, plus je vais l’accepter, plus je vais le
croire, et plus cette nouvelle personne va se manifester,
naturellement, sans effort de ma part, simplement par la foi,
parce que j’aime méditer la Parole et que j’ai cru que mon esprit
régénéré est ma vraie nature.
Je ne l’oublie pas, et je demande à Dieu de m’aider à le
comprendre et à ne pas l’oublier.
Mais c’est extraordinaire d’avoir en nous une nouvelle créature qui
ne peut même pas pécher!
« On est tous pécheurs et on le sera jusqu’au bout! » Voilà ce
qu’on prêche du haut de certaines estrades. « Vous n’êtes que
des pécheurs, sauvés par grâce! Votre destination finale, c’est le
paradis, mais en attendant, sur cette terre, vous êtes des
pécheurs pourris, sauvés par grâce! Prends pitié de nous, pauvres
pécheurs. Nous croyons que, jusqu’au bout, nous serons des
pécheurs pourris, sauvés par grâce! »
Ce que tu crois, c’est ce qui se manifestera dans ta vie! Si tu crois
que tu es un pauvre pécheur pourri, tu vas te comporter en
permanence comme un pauvre pécheur pourri, qui pèche, qui se
repent, qui demande pardon, qui pèche, qui demande pardon, qui
pèche, qui demande pardon, qui pèche, qui demande pardon…
Bien sûr, il vaut mieux demander pardon que ne pas demander
pardon. Mais ce n’est pas comme cela que Dieu veut que nous
marchions. Il veut nous apprendre à ne plus pécher.
Et apprendre à ne plus pécher, ce n’est pas en apprenant des
règles qu’il faut pratiquer. Mais c’est se glisser par la foi dans
notre nouvelle peau, qui est une personne qui ne peut pas
pécher!
Certains n’arrivent pas à imaginer cela, parce qu’ils ont trop été
enfoncés dans leur ancienne nature de péché.
Qu’est-ce que Jésus dit à Ses disciples? « Si quelqu’un veut être
mon disciple et me suivre, un: Qu’il renonce à lui-même. Deux:
Qu’il se charge chaque jour de sa croix. Trois: qu’il me suive. »
Il ne dit pas qu’il se charge de MA croix. Mais qu’il se charge de
SA croix.
Or, qu’est-ce que la croix a été pour Jésus? Un instrument de Sa
mise à mort, pour notre rachat.
Qu’est-ce que notre croix doit être pour nous? Un instrument de
mise à mort de tout ce qui vient de Satan et de la chair, et qui
peut encore nous contrôler sur cette terre. Tout cela doit être mis
à mort.
Et ce n’est pas par des pratiques religieuses qu’on va pouvoir le
faire. C’est uniquement par la foi en ce que nous sommes déjà en
Christ.
Dès que tu réalises et que tu crois qui tu es en Christ, il y a déjà
des tas de choses qui disparaissent dans ta vie pratique, que tu
peux plus faire, parce que tu sais que tu es une nouvelle créature.
La nouvelle créature, elle ne se plaît pas dans le péché.
Ici, il y a plein d’anges. Vous ne le savez pas, mais c’est rempli
d’anges. Dieu délègue à chacun de nous, dès notre conception, au
moins un ange, qui va nous suivre toute notre vie.
Donc, ici, c’est plein d’anges, vous ne les voyez pas, mais ils
écoutent ce que je dis. Et ils plongent leurs yeux dans notre salut,
parce qu’ils ont du mal à le comprendre Les anges connaissent
Dieu comme leur créateur, mais nous nous connaissons Dieu
comme notre Sauveur. Les anges de Dieu ne savent pas ce que
c’est qu’être sauvé. Ils n’ont jamais eu besoin d’être sauvés.
Ils ont du mal à comprendre comment des êtres humains qui
n’ont jamais vu Dieu, jamais vu Jésus, puissent Le suivre par la
foi. Alors que les anges Le voient en permanence. Ils ont du mal à
le comprendre.
Ils se disent: « Mais comment font-ils pour marcher avec un Dieu
qu’ils ne voient pas, qu’ils n’ont jamais vu? »
Ils sont là et ils m’écoutent. Et ils sont heureux. Ils se réjouissent
si ce que je dis est vrai. Et ils sont là pour nous aider, pour rendre
des services à ceux qui doivent hériter du salut.
Quels sont les services que peuvent nous rendre les anges? Ils
contribuent à nous protéger et à nous garder. A nous aider aussi
dans notre vie pratique. Ils travaillent avec le Saint-Esprit, qui,
Lui, est chargé de nous conduire dans toute la vérité.
Un ange peut être envoyé par Dieu pour nous apporter un
message, comme lorsqu’il est apparu à Marie ou à Zacharie dans
le temple. C’est aussi un ange qui a réveillé Pierre en lui disant:
« Lève-toi maintenant! » et qui lui ouvre la porte de la prison,
etc…
J’ai vu une fois un ange, à Lourdes, sur ma maison familiale, au
moment où nous étions dans un combat spirituel terrible. Je suis
sorti dans mon jardin, j’étais avec une chrétienne qui était chez
nous pendant quelques jours.
On était en train de parler dans le jardin. J’ai levé mes yeux vers
ma maison, et j’ai vu un ange habillé de blanc, une épée de feu
dans la main, sur le sommet du toit.
J’ai dit à la personne qui était avec moi: « Tu vois ce que je
vois? » Et elle m’a répondu: « Oh, il a une épée dans la main! »
Donc, elle a vu le même ange que moi. Je suis rentré dans ma
maison, en criant: « Il y a un ange sur le toit! »
Mes enfants, ma femme sont sortis, mais il n’y avait plus d’ange,
on ne le voyait plus. Mais il était là pour nous protéger, nous
garder dans le combat qu’on était en train de mener.
Les anges se réjouissent quand ils voient un chrétien désireux de
manifester ce qu’il est déjà à l’intérieur.
Cet après-midi, je finirai de parler de l’Eglise. Ensuite, je compte
passer un temps pour prier pour les besoins personnels, si vous
êtes d’accord pour les partager à titre individuel. J’appellerai ceux
qui ont des besoins personnels à les partager avec moi. Par une
prière d’accord, ou par l’imposition des mains s’il s’agit d’une
maladie. Parce que Dieu m’a donné la foi pour la guérison des
malades. Mais il faut que les malades le sachent et le croient
aussi.
Donc, si c’est votre cas, si vous avez besoin d’une guérison,
qu’elle soit intérieure ou qu’elle soit physique, n’hésitez pas à
demander de l’aide. Ce n’est pas obligatoire. Vous pouvez tout
recevoir directement de Jésus.
Mais moi, j’ai eu parfois besoin d’aide. On va donc prier pour
vous, pour vos besoins personnels.
Dans le temps qui me reste, je vais détailler un peu les grandes
lignes de ce qu’est pour Dieu l’Eglise de Jésus qui, je le rappelle,
est composée uniquement de ceux qui sont nés de nouveau en
Christ, qui se sont repentis, et qui ont accepté Jésus comme leur
Sauveur et Seigneur.
L’Eglise est d’abord l’Eglise universelle répandue sur toute la
terre. Et, sur le plan local, cette Eglise universelle est répartie
dans des Eglises locales, ou assemblées locales, qui sont toujours,
pour Dieu, des assemblées de localités.
Quand Paul écrit aux Eglises, il écrit à l’Eglise de Dieu qui est à
Corinthe, à l’Eglise de Dieu qui est à Ephèse, à l’Eglise de Dieu qui
est à Thessalonique, etc…
Or ces villes étaient des grandes villes. Vous aviez plusieurs
grandes villes à cette époque, par exemple Antioche, qui était une
grande ville de cinq cent mille habitants environ. Ephèse était une
ville de deux cent cinquante mille habitants.
Les chercheurs estiment qu’il y avait à l’époque de l’apôtre Paul,
donc peu après le départ de Jésus, il y avait à peu près dix pour
cent de la population locale qui était convertie à Christ. Cela
représente quand même, à Antioche, cinquante mille personnes,
et à Ephèse, vingt cinq mille personnes.
Dès que Paul est arrivé à Ephèse, il a commencé à évangéliser et,
le nombre de convertis a augmenté très vite.
Mais, dans chaque localité il n’y avait qu’une seule Eglise locale,
qui était répartie uniquement dans des maisons.
Dans la localité d’Antioche, il est dit, dans les Actes des Apôtres,
que Paul, à un moment donné, visitait les assemblées de l’Eglise
d’Antioche, une église locale à Antioche, comprenant cinquante
mille personnes réparties dans des maisons.
Combien de personnes pouvaient se réunir dans une maison?
Entre vingt cinq et cinquante personnes au maximum. Cela
représente, pour la ville d’Antioche, environ deux mille
assemblées de maisons.
Deux mille petits rassemblements de maisons réparties dans
toute la ville, dans tous les quartiers. C’étaient nécessairement
des assemblées de proximité. Les voisins se réunissaient dans la
maison la plus grande ou la plus confortable.
Et on voit, tout au long des Actes des Apôtres et des épîtres, que
les Eglises se réunissaient dans des maisons.
Les archéologues ont retrouvé de nombreuses ruines de
bâtiments officiels romains et grecs, des temples romains, des
temples grecs, bien avant la venue de Jésus.
Tandis qu’on n’a découvert aucun site archéologique où pouvait se
trouver une église ou un bâtiment dédié au culte chrétien, avant
la fin du troisième siècle après Jésus-Christ. Pourquoi? Parce que
les chrétiens n’ont jamais eu l’idée, au départ, de construire des
bâtiments pour se réunir. Ils se réunissaient dans des maisons.
Pourquoi? Parce que c’étaient des rassemblements familiaux de
petits groupes, où ils pouvaient facilement partager ensemble
l’enseignement, la prière, le pain et le vin, etc…
Au niveau de la localité, il y avait ce qu’on appelait les anciens.
Deux mots grecs les définissent: c’étaient les « presbuteros, »
c’est-à-dire « les vieillards, » ou les « episcopos, » ce qui signifie
les surveillants, ceux qui sont placés au-dessus du troupeau pour
le surveiller.
Ce n’étaient pas des « pasteurs » comme on les trouve
aujourd’hui. Ce n’étaient pas des personnes qui étaient à la tête
d’une Eglise et qui décidaient seuls de tout. C’étaient des
surveillants, qui étaient eux-mêmes membres d’une des des
assemblées de maisons, et qui qui se déplaçaient entre elles.
Ce sont ces anciens qui veillaient à ce que tout se passe
conformément à la vérité de la Parole de Dieu. Ils étaient appelés
par Dieu à ce ministère. Et ce n’étaient que des hommes, pas des
femmes. Parce qu’ils exerçaient une fonction d’autorité, de
contrôle et de discipline.
Ces anciens avaient reçu un appel de Dieu dans leur cœur. Ils
étaient reconnus ensuite par les chrétiens eux-mêmes comme
ayant cet appel pour être des superviseurs, des contrôleurs
généraux de ce qui se passait dans les assemblées de l’Eglise.
Tous les chrétiens savaient donc que c’étaient eux qui,
officiellement, étaient chargés de diriger l’Eglise de la localité dans
son ensemble.
On voit, par exemple, au chapitre 13 des Actes, qu’il y avait un
certain nombre d’hommes, dont Paul, qui se réunissent pour
jeûner et prier. Il n’est pas dit que c’étaient les anciens de l’Eglise
d’Antioche, mais on peut le supposer.
« Il y avait dans l’église d’Antioche des prophètes, des docteurs,
Barnabas Siméon appelé Niger, (donc un noir), Lucius de Cyrène,
Menahen, qui avait été élevé avec Hérode le tétrarque, (donc un
frère de lait du roi Hérode, le petit-fils du grand Hérode), et
Saul. »
Saul de Tarse était prophète et docteur.
« Pendant qu’ils servaient le Seigneur dans leur ministère et qu’ils
jeûnaient, le Saint-Esprit dit: mettez-moi à part Barnabas et Saul,
pour l’œuvre à laquelle je les ai appelés. » Donc c’est là qu’ils ont
été envoyés (apôtre veut dire envoyé) par Dieu hors de leur
Eglise, pour faire une oeuvre à l’extérieur.
Notez bien qu’à la tête de chaque Eglise de localité, il y avait un
groupe d’anciens. Toujours un groupe, jamais une personne
seule. Un ancien seul, ça n’existe pas dans la Bible.
C’est toujours un groupe d’hommes qui est appelé à superviser
l’Eglise, l’ensemble des assemblées de la localité.
Cela veut dire qu’au niveau de chaque assemblée de maison, il y
avait une quinzaine d’hommes et de femmes qui menaient leur
vie d’église en toute autonomie.
Ils n’étaient pas coupés des autres assemblées de maison. Ils se
voyaient aussi. Mais dans leur maison, ils organisaient comme ils
voulaient leur vie pratique. Ils se réunissaient les jours et les
heures qu’ils avaient choisis.
Chaque réunion était différente des autres. Chacun participait
selon ce qu’il avait reçu de Dieu. L’un disait: Tiens, on va chanter
tel cantique. Ou: Qu’est-ce qu’on va faire maintenant? Si on
étudiait la lettre que Paul vient d’envoyer à l’Eglise, on va voir ce
qu’il nous raconte. Ou: On va passer un moment dans la prière.
Quels sont les besoins? Ou: Ça serait peut-être le moment de
partager le pain et la coupe. Non, c’est trop tard, va faire ça la
prochaine fois… »
Ils n’avaient pas un « pasteur unique, » au niveau de leur maison,
pour diriger tout ce qu’ils faisaient, mais ils avait le cœur attaché
au Seigneur, et ils s’efforçaient de répondre à leur appel
personnel, au ministère que devait exercer chaque membre du
groupe de maison, homme ou femme.
A quoi tu as été appelé, toi, dans ce petit groupe que nous
formons? Quelles sont les qualités que Dieu t’a données, pour les
mettre au service des autres?
Il y en a qui étaient appelés à être diacres ou diaconesses. Ce
sont ceux qui s’occupaient des choses matérielles ou financières,
des distributions aux pauvres… D’autres étaient appelés à
expliquer la Parole de Dieu. D’autres étaient appelés à prendre
soin plus particulièrement des brebis du Seigneur, par exemple
pour visiter celles qui étaient malades, pour encourager les
faibles, ou pour rechercher celles qui s’égaraient.
Ça, c’est un appel de berger, de pasteur, au sens biblique, c’est-
à-dire de berger du troupeau.
D’autres avaient plutôt un appel pour aller dans les rues
évangéliser, pour parler à ceux qui connaissaient pas le Seigneur.
Chacun avait un appel particulier de Dieu, qu’il mettait au service
du Seigneur et des autres dans le groupe de maison.
C’est sûr que, dans ce groupe, certains ou certaines étaient plus
développés spirituellement, plus spirituels que les autres. Cela se
voit dans un petit groupe, quand un homme ou une femme sont
plus spirituels que les autres, ils manifestent plus de sagesse, plus
de discernement. Quand ils parlent, ils manifestent de l’autorité,
une autorité spirituelle, qu’ils soient hommes ou femmes.
Quand ils parlent, cela a du sens. Les autres le sentent, les autres
le savent, les autres reconnaissent qu’ils ont, par exemple, un
appel de prophète ou de prophétesse, parce qu’ils reçoivent des
visions, des révélations, des prophéties.
D’autres, manifestement, ont un appel pour l’enseignement.
Est-ce qu’une femme peut enseigner? Paul dit: « Je ne permets
pas à la femme d’enseigner. » Je prends cela sur le plan de la
reconnaissance d’un ministère d’enseignement. Une femme ne
peut pas être officiellement reconnue comme exerçant un
ministère d’enseignant ou de docteur dans l’Eglise de Christ.
Il y a deux fonctions, dans l’Eglise de Jésus-Christ, qui ne sont
pas permises par Dieu aux femmes, bien qu’elles soient capables
de les exercer: c’est être anciens d’une église locale, et être
reconnues comme enseignants ou docteurs dans l’Eglise.
Mais cela ne veut pas dire qu’une femme, à titre personnel, ne
peut pas expliquer la Parole de Dieu à ceux qui qui l’ont pas
comprise. Par exemple, une femme qui est convertie depuis vingt
ans et qui a un mari qui vient de se convertir, peut-elle lui
expliquer ce qu’elle sait? Mais, bien sûr, il n’y a pas de problème,
elle va l’enseigner dans ce sens, mais elle ne sera pas reconnue
dans l’Eglise comme ayant un ministère de docteur.
Pourquoi? Parce Paul dit que la femme a plus de risques d’être
séduite qu’un homme. L’homme aussi peut être séduit, mais une
femme risque davantage d’être séduite, car elle est plus sensible
aux belles paroles, alors que l’homme a plus tendance à être
rebelle de nature, à désobéir volontairement, et à être séduit par
ce qu’il voit.
Voyez comment Eve a été séduite par les belles paroles du malin.
Adan n’a pas été séduit, il a péché volontairement, en
connaissance de cause.
Regardez dans la pratique. Dans beaucoup de sectes qui existent,
ce sont des femmes qui dirigent, et beaucoup de sectes ont été
créées par des femmes.
Donc, il y a une seule Eglise universelle, qui est répartie dans des
Eglises de localité.
Il ne faut pas être religieux là non plus. Si vous avez deux petites
localités qui se touchent et qu’il y a là qu’un petit groupe de vingt,
certains qui habitent dans la localité voisine peuvent faire partie
de ce groupe. On ne va leur dire: toi, tu dois te réunir à
Lingolsheim, et toi à Strasbourg, alors qu’ils habitent tous les
deux sur la frontière.
Mais il y a une règle générale, qui est la suivante: une Eglise par
localité, qui comprend tous ceux qui sont nés de nouveau et qui
habitent dans la localité.
Vous voyez que pour Dieu, à Strasbourg, il n’y a qu’une seule
Eglise.
Actuellement, cette Eglise est entièrement divisée en
dénominations différentes, qui sont créées par les hommes, et qui
ne sont pas du tout créées par Dieu.
Baptistes, Pentecôtistes…, autant de dénominations, toutes
séparées les unes des autres, qui dépendent toutes d’une
direction nationale ou internationale, quelque part ailleurs.
Elles sont organisées de manière pyramidale, avec un grand chef,
par exemple le pape, puis les cardinaux, les évêques, les prêtres,
et les laïcs.
Vous ne voyez rien de tout cela dans la Parole de Dieu. Cela ne
devrait pas exister.
Selon la Parole de Dieu, tous les convertis, membres de l’Eglise,
hommes et femmes, sont sacrificateurs et prêtres au service du
Dieu vivant, comme le dit l’apôtre Pierre.
Et tous les ministères, qu’ils soient exercés par des hommes ou
des femmes, sont là dans un seul but, qui est défini dans
Ephésiens 4.
N’oubliez pas que vous avez tous, hommes, femmes, un
ministère, c’est-à-dire un service spirituel à rendre, que ce soit
dans l’Eglise de Jésus ou dans le monde extérieur.
Dans Ephésiens quatre, il est écrit ceci au verset 11:
« Il a donné (donc ce sont des dons de Dieu) les uns comme
apôtres, les autres comme prophètes, les autres comme
évangélistes, les autres comme pasteurs et docteurs… »
Pour quel but? Pour un seul but: le perfectionnement des saints.
Le perfectionnement des saints! Les saints sont des parfaits dans
l’esprit, qui ont besoin d’être perfectionnés dans la pratique. Ils le
sont déjà dans leur esprit, mais ils ne le sont pas dans leur vie
pratique.
Le but unique de tous les ministères, c’est donc l’édification, le
perfectionnement ou la sanctification des saints. Ces mots
définissent le même but: la progression spirituelle, la purification
de tout ce qui doit être nettoyé dans le Corps de Christ.
Le but, c’est de manifester l’homme intérieur nouveau que nous
sommes déjà.
Même l’évangéliste, qui s’occupe d’amener des âmes à la
conversion à Christ, doit avoir la préoccupation qu’il ne faut pas
les abandonner dans la nature. Il faut qu’il les confie aux autres
ministères: apôtres, prophètes, enseignants, pasteurs, docteurs,
etc…, pour les édifier et continuer à les faire progresser.
Tous les ministères doivent travailler dans le même but, en vue
de l’œuvre du ministère, sous-entendu, du ministère de chacun.
Est-ce que, dans les églises modernes, on essaye d’aider les
membres à reconnaître quel est leur ministère et leur appel
particulier? Pas souvent!
Nous devrions toujours être attachés à ceci: aider nos frères et
soeurs à reconnaître leur appel et leur ministère.
« Toi, tu as un appel pour enseigner, c’est évident, parce que
quand tu enseignes, c’est clair, mais quand cet autre frère
enseigne, on ne comprend rien. Le pauvre. On va lui dire: écoute,
tu es sûrement appelé à autre chose. Mais il faut que tu arrêtes
d’enseigner, tu n’es pas appelé à cela, c’est clair! »
On peut mettre les uns et les autres à l’épreuve, et on se rend
compte à l’usage à quoi chacun est appelé.
Je connais une soeur, qui a un peu plus de quarante ans, qui a un
ministère d’évangéliste. Et je n’ai jamais connu quelqu’un, homme
ou femme, qui ait eu un ministère d’évangéliste comme elle. Dans
la région où elle était, à elle seule, elle a contribué à peupler la
plupart des églises du coin!
Pour vous donner une idée, là où un pasteur chevronné mettrait
trois heures à faire un nouveau converti, elle pouvait conduire
quelqu’un à Christ en dix minutes! En quelques phrases, c’était
fait!
Une telle capacité d’évangéliser les gens, c’est un don de Dieu!
Pouvoir leur parler de l’amour de Jésus, et les amener à désirer se
donner à Jésus. C’est un ministère! Donc est-ce qu’une femme
peut être évangéliste? Je dis oui, oui, oui!
Est-ce qu’une femme peut être prophétesse dans le Corps de
Christ? Oui, oui, oui! Ce n’est pas réservé à des hommes
uniquement.
Est-ce qu’une femme peut être apôtre?
Je dis oui, oui, oui, mais cela dépend de ce qu’on entend par le
mot apôtre. Etre apôtre, c’est être envoyé en mission quelque
part. Aujourd’hui, le terme moderne d’apôtre, c’est missionnaire.
Un missionnaire est envoyé par Dieu pour accomplir une mission
quelque part ailleurs.
D’après une statistique que j’ai lue, 75% des missionnaires
actuels sont des femmes dans le monde. On a le droit de les
appeler apôtres.
Est-ce que tu as été envoyé par Dieu pour accomplir quelque part
une mission spirituelle?
Je parle de mission spirituelle. C’est-à-dire, même si une femme
est missionnaire en tant qu’infirmière ou en tant que gérante
d’une bibliothèque chrétienne, etc…, elle doit, dans son cœur,
avoir un appel spirituel pour témoigner et conduire des gens au
Seigneur, ou pour les garder fidèles.
Est-ce qu’une femme peut être pasteur?
Il faut prendre le mot « pasteur » dans son sens biblique, et non
dans son sens moderne.
Le mot pasteur a complètement changé de sens aujourd’hui, par
rapport au sens biblique. Aujourd’hui, le pasteur, c’est lui, le
conducteur de l’église. C’est lui l’ancien, ou le chef de l’église.
Alors que, selon la Bible, le pasteur est celui à qui Dieu a donné
un cœur de berger pour s’occuper des brebis.
Il y a des des pasteurs modernes qui sont en fait des
évangélistes. Ils n’ont pas du tout un appel pour s’occuper des
brebis. Ou ce sont des enseignants.
Mais ils ne sont pas pasteurs au sens de berger, c’est-à-dire celui
qui a à cœur de nourrir les brebis, de les soigner, de s’occuper de
leurs besoins, d’aller chercher celles qui s’égarent, d’aller prier
pour les malades, de les encourager, de les exhorter, etc…
Alors, est-ce qu’une femme peut être « pasteur » au sens
biblique? Bien sûr, elle peut être bergère. Je connais des femmes
qui ont un cœur ardent pour s’occuper des brebis, qui vont les
visiter, qui passent du temps à les encourager, à les exhorter.
Elles ont un don pour cela.
Mais une telle femme n’est pas reconnue comme « pasteur »,
parce que le mot pasteur, aujourd’hui, désigne ce que la Bible
appelle plutôt ancien ou conducteur d’Eglise.
Si vous regardez dans Philippiens 1, verset 1voilà ce que Paul
écrit à l’église de Philippes:
« Paul et Timothée, serviteurs de Jésus-Christ, à tous les saints
en Jésus-Christ qui sont à Philippes, aux évêques et aux
diacres… » Vous voyez, il y a une seule Eglise à Philippes, qui
comprend des saints, des évêques et des diacres.
Tous ceux qui sont nés de nouveau sont saints. Mais Paul
distingue parmi eux les évêques et les diacres.
Les évêques sont les anciens chargés de diriger les saints. Les
diacres sont spécialement chargés des problèmes financiers et
matériels.
« Diacre » signifie « serviteur. » Mais un ministère est aussi
quelqu’un qui est au service des autres.
Les évêques, ou épiscopes, dont établis au-dessus du peuple des
saints pour les surveiller.
Ils sont comme placés sur une tour d’observation pour voir si les
brebis broutent bien, pour voir s’il n’y en a pas qui sont en train
de s’égarer. Ce sont eux qui s’occupent de conduire les brebis
dans de bons pâturages.
Là aussi, ce mot-là a été complètement détourné de son sens
d’origine.
Au début, il y avait toujours plusieurs évêques ou anciens dans la
même ville. Et au fur et à mesure que les siècles ont passé, la
collégialité des évêques a été supprimée, et on a fini par nommer
un seul évêque par ville.
C’est un abandon complet du modèle biblique.
Dans l’Eglise primitive, il n’y a pas de dénominations. Tous
appartenaient à un même peuple chrétien. Il n’y avait pas non
plus de bâtiments consacrés spécialement au rassemblement des
chrétiens.
Les premières traces de bâtiments consacrés à des réunions
chrétiennes ont pu être datés avec précision. Mais c’étaient
toujours des maisons d’habitations, dédiées à la réunion d’une
assemblée de chrétiens.
C’est dans l’est de la Syrie qu’on a retrouvé, dans la ville de
Douros Europa, une maison d’habitation adossée au rempart, qui
manifestement servait à la réunion d’un groupe de chrétiens.
Dans une pièce il y avait un baptistère, assez grand pour y
plonger quelqu’un tout entier.
Il y avait aussi une salle de réunion assez grande, et puis des
chambres et les lieux ordinaires d’une maison d’habitation.
Elle a pu être datée de l’an 244 après Jésus-Christ, mais c’était
une maison, ce n’était pas une basilique.
Quand est-ce que les premières basiliques ont commencé à être
construites, en tant que grands bâtiments d’église?
C’est quand l’empereur romain Constantin s’est converti, ou s’est
soit-disant converti. Il était habitué aux grandes basiliques, aux
grands temples païens.
Il a commencé à arroser abondamment d’argent les chrétiens,
pour les inciter à construire de grands bâtiments, à l’image des
temples grecs ou romains.
Les vrais chrétiens, qui voyaient cette déviation, par rapport au
modèle biblique, sont partis aller se réfugier dans les montagnes
du Piémont italien. On les a appelés les Vaudois.
Ils ont voulu continuer à se réunir dans des maisons, dans des
petits groupes.
Ce qui est important, ce n’est pas le fait de se réunir
nécessairement dans une maison, mais c’est le fait d’avoir un
petit groupe familial qui se réunit librement, pour manifester tous
les dons et les ministères que Dieu a donnés à chacun.
Si, au niveau d’une assemblée de maison, ils n’arrivaient pas à se
mettre d’accord sur un problème important, ils savaient qu’il y
avait au-dessus d’eux des anciens, auxquels il pouvaient se
référer pour examiner leur problème.
Mais c’est eux qui devaient d’abord régler eux-mêmes leurs
problèmes.
C’étaient les plus spirituels du groupe qui avaient la charge de
piloter la progression du groupe dans la bonne direction, sans
avoir un pasteur en titre au-dessus d’eux. Chacun était conscient
du ministère qu’il avait reçu de Dieu.
Est-ce qu’on voit cela aujourd’hui dans le Corps de Christ? Loin de
là!
Est-ce qu’il est possible de revenir au modèle biblique?
Moi, personnellement, je dis: non, c’est trop tard, sur un plan
général, c’est fini. Mais il est possible, à titre personnel, au niveau
d’un groupe familial, d’un groupe qui peut être de vingt, trente,
ou quarante maximum. Parce qu’au delà, si le groupe devient trop
grand, ce n’est plus gérable, comme Dieu le veut.
Il vaut mieux scinder le groupe à ce moment-là, et recréer un
autre groupe ailleurs, en veillant à mettre dans ce nouveau
groupe deux ou trois personnes plus spirituelles, pour aider le
groupe à avancer dans la bonne direction. C’est cela le plan de
Dieu.
Quand j’exprime ce plan dans des églises où je prêche, qu’est-ce
qui se passe? Les pasteurs qui sont là ne sont pas contents,
quand j’ose dire, devant le pasteur en titre, que la notion de
pasteur unique, ça n’existe pas dans la Bible.
Après, il peut venir, en disant devant tout le monde: « On n’est
pas forcément d’accord avec tout ce que dit le frère Henri, mais il
est gentil quand même! »
Je vais poursuivre tout à l’heure, vers 14h30. Mais j’ai déjà établi,
je pense, une fondation solide.
Et j’expliquerai tout à l’heure, un peu plus en détail, quels sont les
ministères de chacun, et ce que Dieu attend de nous, en
particulier, en tant que membres de Son Eglise.
il faut qu’on s’attache à vivre cela le maximum possible, même si
l’on appartient à une grande église pyramidale, qui n’a rien à voir
avec le modèle biblique.
On peut, au sein de cette église, se réunir en petits groupes, pour
pouvoir vivre au maximum cette vie d’Eglise, telle qu’elle est
décrite dans la Parole de Dieu.
Même si on appartient à une assemblée qui, elle, en tant que
groupe, ne le vit pas, on peut essayer de le faire dans un petit
groupe.
C’est ce que nous faisons, en ce qui nous concerne, et je pense
qu’on y arrive, pourvu qu’on sache se libérer de toutes les
contraintes institutionnelles, que souvent, dans les églises, on
essaye de mettre sur les petits groupes, les cellules d’église.
Il y a une grande différence entre une cellule d’église et un
groupe de maison.
Dans une cellule d’église, c’est le pasteur qui décide de créer lui-
même les cellules où seront répartis les membres de son église.
Mais elles restent soumises à son autorité, elles ne peuvent pas
faire n’importe quoi, elles ont souvent une charte et des
obligations à accomplir, elles ne peuvent pas traiter librement de
tel ou tel sujet. Il faut aussi qu’il y ait un ancien qui soit là pour
contrôler.
Alors qu’une église de maison est entièrement autonome et libre.
Mais elle devrait avoir au-dessus d’elle des anciens pour la
surveiller, ou des apôtres de passage pour essayer de l’aider à
aller plus loin dans son ministère chrétien.
Voilà, je vous souhaite une bonne continuation et je vous dis à
tout à l’heure, 14h30.
Nous revoilà, mes frères et soeurs, on va continuer à étudier
ensemble ce que j’ai commencé à étudier ce matin.
C’est un sujet qui n’est pas tellement difficile à comprendre, mais
qui est difficile à pratiquer.
Ce matin, j’ai commencé à parler de ce qu’est l’Eglise. Dans la
Bible, qu’est-ce que l’Eglise? Comment est-elle organisée dans la
Parole de Dieu, comment fonctionne-t-elle?
Et ce qu’on voit dans la Bible, le voit-on aujourd’hui dans la
manière dont l’Eglise est organisée?
Ne prenez pas tout ce que j’ai dit ou tout ce que je vais dire
comme des critiques du système actuel. Simplement, le désir de
mon cœur, c’est d’exposer ce qui est écrit dans la Parole de Dieu.
Et de voir avec vous s’il est possible que ce modèle puisse être
réalisé aujourd’hui, ou si c’était quelque chose qui était
simplement valable pour le début de l’Eglise.
Je connais des pasteurs qui me disent: « Henri, je suis d’accord
avec ce que tu dis, mais ce modèle-là était valable pour le début
de l’Eglise, il n’est plus valable pour aujourd’hui, parce que les
temps ont changé, les habitudes ont changé, les gens ne sont
plus les mêmes dans leur manière de vivre. Donc ce n’est plus
applicable aujourd’hui comme modèle d’organisation et de
fonctionnement. »
Ce qui reste vrai, c’est que nous sommes de nouvelles créatures
en Christ, que Christ est la Tête de l’Eglise, que nous sommes Son
Corps, que les dons spirituels, c’est toujours pour aujourd’hui.
« Mais la manière dont l’Eglise était organisée, comme on le voit
dans la Bible, ce n’est plus pour aujourd’hui! »
Je ne suis pas d’accord avec ça, parce que ce que Dieu a établi
comme modèle dans la Bible, par exemple, le modèle qu’Il donne
pour le couple, le mariage, la famille, c’est toujours d’actualité
aujourd’hui. Ce n’est pas parce que les temps ont changé, que
maintenant le modèle a changé.
Est-ce qu’on a dans notre cœur le désir de connaître la vérité? Et
le désir de la mettre en pratique, comme Dieu nous l’a donnée?
Amen! J’entends un oui franc et massif! Mais ce sont les coeurs
qui parlent.
L’Eglise universelle, ce n’est pas un bâtiment, bien sûr. Ce n’est
pas une organisation, c’est un Corps vivant, dont Jésus-Christ
seul est la Tête, et dont nous sommes tous les membres.
Et, comme le dit Paul, l’Eglise est immergée dans un bain du
Saint-Esprit. Je ne parle pas du baptême de l’Esprit, je parle du
fait que tous les membres du Corps de Christ sont plongés dans
un bain de l’Esprit, qui assure l’unité du Corps de Christ.
Cette Eglise vivante n’est composée que d’hommes et de femmes
qui sont passés par une nouvelle naissance spirituelle, qui se sont
repentis, qui se sont reconnus pécheurs, et qui ont accepté dans
leur cœur le sacrifice que jésus a accompli à la croix pour expier
leurs péchés, et qui L’ont accepté dans leur cœur comme leur
Sauveur. Pas seulement leur Sauveur, mais leur Maître, leur
Seigneur.
Cela veut dire qu’à partir du moment où on considère Jésus
comme notre Maître, Sa Parole est aussi notre modèle. Sa Parole
est aussi notre Maîtresse, car Jésus et Sa Parole sont Un.
Jésus ne dira jamais par Son Esprit quelque chose qui soit
contraire à Sa Parole, c’est impossible.
Donc si nous voyons aujourd’hui des pratiques, des doctrines ou
des choses dans l’Eglise, qui sont contraires à la Parole de Dieu,
ou qui ne sont pas confirmées par la Parole de Dieu, il y a un
problème.
Alors, quel modèle de l’Eglise voit-on dans la Parole de Dieu?
On voit que l’Eglise universelle est répartie dans des Eglises
locales. Et que ces Eglises locales sont toujours des églises de
localité.
Paul écrit à l’Eglise de Corinthe. A Corinthe, il n’y a qu’une Eglise.
Il écrit à l’église d’Antioche. Il écrit à l’église de Thessalonique.
Donc, pour Dieu, il n’y a qu’une seule Eglise par localité, qui
comprend l’ensemble des chrétiens qui vivent dans cette localité.
Déjà là, vous voyez qu’il y a une différence avec ce qui se
pratique aujourd’hui.
Il ne faut pas être légaliste et religieux. Il y a des frontières qui
peuvent être franchies. Si un strasbourgeois habite à la frontière
de l’Eglise de Longolsheim, et s’il a l’intention de se joindre à
cette Eglise, cela pourrait se faire. Mais le principe général est le
suivant: ce sont des Eglises de localité.
À l’époque de la Parole de Dieu, il n’y avait aucune dénomination
qui existait. Il n’y avait pas les Catholiques, les Protestants, les
Orthodoxes, les tous les autres. Ça n’existait pas.
Il y avait pourtant déjà des ferments de division. Il y avait déjà
des tendances à faire des sectes, des mouvements. Mais
l’ensemble du Corps de Christ était uni.
Tous les chrétiens avaient conscience qu’ils appartenaient à un
même peuple, le peuple chrétien.
Dans ces localités, on le voit au début de la vie de l’Eglise, tous
les chrétiens ne se réunissaient que dans des maisons. Ils n’ont
jamais pensé construire des bâtiments spéciaux pour recevoir les
l’assemblées. Ce n’est jamais dit dans la Bible.
Ce n’est que bien plus tard, au troisième siècle, qu’on a
commencé à avoir des ruines de basiliques chrétiennes. Les
premières ruines datées de lieux de rassemblement chrétiens
étaient toujours dans des maisons.
Par exemple, la maison supposée de Pierre, à Capernaüm, a été
manifestement dédiée à une réunion de chrétiens. Il y avait des
indices qui montraient que ce n’était pas simplement une maison
d’habitation, même si c’était au départ une maison d’habitation.
Ce n’était pas un lieu construit spécialement pour abriter le
rassemblement du peuple de Dieu.
Cela signifie quoi? Cela signifie qu’une maison, c’est quelque
chose de modeste. Une maison, ce n’est pas une basilique, ce
n’est pas la basilique du Vatican, c’est quelque chose de modeste.
Les plus grandes maisons de l’époque pouvaient réunir, comme
ici, cinquante, soixante personnes, mais c’était vraiment un
maximum. Dans les maisons normales, entre vingt et trente
personnes pouvaient s’y réunir.
Au début des Actes des Apôtres, c’étaient tous des Juifs qui se
convertissaient. Les premiers chrétiens étaient des Juifs et comme
ils avaient l’habitude de se rencontrer dans le temple de
Jérusalem et dans les synagogues. Ils ont donc commencé au
début à se réunir dans le temple, mais ils ont été mis dehors
rapidement.
Dès le début des Actes des Apôtres, dans Actes 2, trois mille
personnes se convertissent déjà, et quelques semaines après, on
voit que de nouveau cinq mille hommes se convertissent, sans
compter les femmes et les enfants. Il y avait déjà des milliers de
chrétiens convertis à Jérusalem.
Ils auraient pu se dire: « Nous sommes cinq, dix mille, on va
construire une « megachurch, » ça va faire un boom, les
occupants romains vont être impressionnés par la puissance de ce
mouvement. On va construire une basilique à la romaine ou à la
grecque! » Il y avait déjà des temples énormes.
Pourquoi n’ont-ils pas eu cette idée? Parce que ce n’était pas la
volonté de Dieu!
Dieu, dans Son coeur, veut que l’Eglise soit une Eglise familiale.
Ce qui compte, ce n’est pas le fait de se réunir dans une maison
ou dans un petit bâtiment consacré à une assemblée. C’est le fait
que Dieu, dans Son coeur, a voulu que Ses enfants se réunissent
dans un petit groupe familial.
Dans un petit groupe, tous peuvent se connaître et partager. Vous
êtes d’accord que dans une grande église, même de 200, 300 ou
400 personnes, les chrétiens ne se connaissent pas.
S’ils veulent se fréquenter, c’est en s’invitant de temps en temps
les uns les autres, mais dans l’ensemble, ils ne se voient que le
dimanche ou le jeudi soir.
« Bonjour frère, comment ça va? Bonjour ma soeur. Ok, je te
bénis! » Et hop, on s’en va. On ne se connaît pas, on n’a pas le
désir de partager comme ils le faisaient dans une maison.
Ils se connaissaient. Ils connaissaient leurs défauts, leurs
qualités. Ils pouvaient plus facilement discerner quel était l’appel
que Dieu avait donné à l’un ou à l’autre.
Il n’y avait pas un homme seul qui faisait tout, et les autres qui
écoutaient assis, comme maintenant!
Les chrétiens se réunissaient librement. Je prends un exemple
Actes 11, au verset 25, quand Barnabas va chercher Saul à Tarse,
il l’amène avec lui à Antioche. Je vous disais ce matin, qu’Antioche
était la troisième ville de l’empire romain, après Rome et
Alexandrie. Elle avait 500.000 habitants.
Et, du temps de Paul, on estime qu’à peine 10% de la population
était convertie. Cela fait quand même cinquante mille personnes
converties à Antioche. Et là, qu’ont-ils fait? Pendant toute une
année, ils se réunirent aux assemblées (pluriel) de l’Eglise
(singulier).
Pour Dieu, à Antioche, il n’y avait qu’une Eglise de cinquante mille
personnes qui se réunissait exclusivement dans des maisons.
Deux mille maisons, deux mille foyers où les gens du quartier se
réunissaient. On ne faisait pas cinquante km pour aller se joindre
à cette maison-là, c’était les gens du quartier, de la proximité, qui
avaient été touchés par le témoignage personnel des chrétiens,
qui étaient invités dans une maison.
Chaque maison n’était pas coupée des autres maisons. Ils
formaient tous un seul peuple de Dieu. De temps en temps, ils se
réunissaient ensemble, quand Paul revenait de voyage, par
exemple. Il est dit, à un moment donné, qu’il a convoqué toute
l’Eglise. Où est-ce qu’il a pu convoquer toute l’Eglise? Aucune
maison ne pouvait recevoir cinquante mille personnes.
Ils ont sans doute loué l’amphithéâtre romain pendant une
journée, où ils l’ont eu en prêt. Ils se sont réunis là pour une
journée, pour écouter Paul et passer un moment tous ensemble,
parce qu’ils savaient qu’ils faisaient quand même partie de la
même famille, tout en étant répartis dans des maisons
différentes. Il savaient le même Dieu, le même Sauveur, le même
salut.
Est-ce qu’il y avait un pasteur unique dans chaque maison? Non,
jamais. La notion de pasteur unique n’existe pas dans la Bible.
Excusez-moi, les pasteurs qui peuvent m’écouter. Cela veut pas
dire que Dieu condamne votre ministère, pas du tout. Cela veut
dire qu’on est passé progressivement à un autre modèle.
Quel est le modèle de la Bible? C’est que, dans les maisons,
chacun s’efforce de découvrir quels sont les dons que Dieu lui a
donnés pour le service des autres.
Certains sont appelés à enseigner, d’autres sont appelés à
évangéliser. D’autres ont reçu un cœur de berger pour s’occuper
des brebis, d’autres sont appelés à être prophètes ou à exercer
les dons spirituels, toujours dans le but de l’édification collective.
Cela veut dire qu’il avait dans chaque maison des gens qui étaient
spirituels, et d’autres, non. Certains étaient beaucoup plus
avancés dans la connaissance de Dieu que d’autres, et certains
étaient des tout jeunes convertis qui étaient parfaitement
charnels.
Mais ce que Dieu demande toujours à ceux qui sont plus avancés
spirituellement, c’est d’utiliser cette expérience qu’il ont pour
aider les autres à avancer.
Parce que je ne peux donner que ce que j’ai reçu. Ce que j’ai, je
vais m’efforcer de l’apporter à ceux qui n’ont pas encore la
connaissance de ces choses, pour les faire grandir, pour les
perfectionner, pour sanctifier, pour perfectionner le peuple de
Dieu, de manière à ce que, tous, nous puissions arriver
progressivement au but que Dieu nous assigne, c’est-à-dire faire
de nous des hommes et des femmes spirituels.
Au départ, on est tous charnels. Il y en a qui le restent
malheureusement toute leur vie. Ils sont quand même sauvés. À
leur mort, ils vont aller au ciel. Mais, disons, leur vie sur la terre
n’aura pas été une vie abondante, une vie où ils ont été efficaces
pour aider les autres, parce qu’ils n’ont pas progressé.
On doit donc tous avoir dans notre tête, dans notre cœur, le désir,
d’une part, d’avancer, de progresser, de nous perfectionner. Et,
d’autre part, de nous perfectionner les uns les autres.
L’Eglise commence là où deux ou trois sont réunis. Le couple est
le premier noyau de l’Eglise de Christ. Si, au niveau du couple,
l’un et l’autre s’efforcent d’utiliser ce que Dieu leur a donné pour
aider leur conjoint à avancer, à aller plus loin, le couple va être
béni.
Une Eglise où les couples marchent bien, c’est une Eglise qui
marche bien. On voit comment Satan s’efforce de détruire les
familles chrétiennes.
Je le répète, au niveau de chaque maison, il n’y avait pas de
pasteur unique, mais il y avait des ministères différents, et des
chrétiens plus spirituels que d’autres.
C’est Dieu qui demande aux chrétiens plus spirituels de
« diriger, » d’aider le groupe à avancer dans la bonne direction.
Un tout jeune chrétien, qui vient d’être baptisé d’eau et d’esprit,
peut déjà être utilisé par Dieu pour exercer le don des langues. Il
peut aussi apporter une prophétie, alors qu’il n’a qu’une semaine
de conversion. Il n’est pas encore très spirituel, mais Dieu peut Se
servir de lui pour apporter un don qui va faire du bien à l’Eglise.
J’ai noté tous les passages qui montrent que les Eglises se
réunissaient dans les maisons. Je vais pas vous les détailler, parce
que ce serait un peu fastidieux, mais je vous garantis une chose:
c’est prouvé par la Bible, c’est prouvé par l’histoire, c’est prouvé
par les recherches archéologiques. On n’a jamais retrouvé une
ruine d’église chrétienne avant la fin du du troisième siècle après
Jésus-Christ, parce que ça n’existait pas.
Alors qu’on trouve partout des ruines de temples romains, qui
étaient bien antérieurs à Jésus.
On a commencé à s’écarter du modèle biblique, quand
Constantin, l’empereur de Rome, s’est converti, au début du
quatrième siècle après Jésus-Christ. Il s’est fait baptiser sur son
lit de mort. Je ne suis pas sûr qu’il ait été vraiment converti.
Lorsque l’empereur de la première puissance mondiale s’est
converti, beaucoup de courtisans se sont convertis aussi, mais
faussement, uniquement pour être bien vus de l’empereur.
Et c’est alors qu’on a commencé à construire des grandes
basiliques, parce que l’empereur a fourni l’argent pour le faire.
Et cela a changé complètement les choses. Cela ne correspondait
plus au modèle biblique, avec des églises où chacun reçoit un
ministère du Seigneur et le partage avec les autres.
Au niveau de chaque localité, il y avait un groupe d’hommes, que
la Bible appelle les anciens, chargés de diriger l’ensemble de
l’Eglise locale. C’est un ministère d’autorité réservé à des
hommes.
Ils n’étaient pas appelés « pasteurs, » mais « anciens. » En grec,
ils étaient appelés soit « presbuteros » (ce qui signifie vieillards)
ou « épiscopos » (ce qui signifie surveillants, placés au-dessus du
troupeau pour veiller à ce que tout soit conforme à la Parole de
Dieu.
Ce n’était pas des « pasteurs » qui dirigeaient l’Eglise, au sens où
on l’entend aujourd’hui, c’est-à-dire des dirigeants uniques qui
donnent des instructions. Mais ils laissaient une totale autonomie
aux différents groupes de maisons.
Tout le monde savait, au niveau de la ville, qui étaient les
conducteurs de l’Eglise, chargés de surveiller sa bonne marche, et
d’exercer éventuellement la discipline.
Si, au niveau d’un groupe de maison, on n’arrivait pas à résoudre
un problème, on pouvait en référer aux frères qui, ensemble,
avaient reçu l’appel de Dieu pour être des anciens.
Le plus souvent, dans la Bible, les Eglises étaient fondées et
organisées par des apôtres ou des missionnaires, comme Paul. Et
les premiers qui se convertissaient, il les réunissait à part, dans
une maison ou dans une école, quelquefois dans un petit
bâtiment, pour continuer à les enseigner. Ensuite, il partait et
revenait de temps en temps pour voir comment cela se passait.
Paul écrit à à Tite, au chapitre premier et au verset 5: « Je t’ai
laissé en Crète afin que tu mettes en ordre ce qui reste à régler et
que, selon mes instructions, tu établissent des anciens dans
chaque ville. »
Pas dans chaque maison, dans chaque ville. Cela veut dire que
Tite avait la responsabilité de discerner, parmi les hommes et les
convertis de ce groupe, ceux qui correspondaient aux critères que
la Parole de Dieu définit pour nommer un ancien. Ces critères sont
très précis.
Paul écrit aussi à Timothée: « Ce que je t’ai confié, confie-le à des
hommes fidèles, qui soient aussi capables de le confier à
d’autres. »
Les anciens qui étaient établis sur la localité étaient des hommes
d’expérience, des hommes qui connaissaient la saine doctrine, des
hommes dont la vie correspondait aux critères établis par Dieu.
Aujourd’hui, avant de nommer un ancien dans une Eglise locale, il
faudrait veiller soigneusement à ce que tous ces critères soient
respectés. Mais c’est loin d’être le cas aujourd’hui pour ceux qui
dirigent l’Eglise de Jésus-Christ.
Je suis sûr que Paul, dans son ministère, à Antioche et ailleurs,
savait discerner qui étaient les hommes qui pouvait être capables
d’être nommés anciens ou, en tout cas, qui pouvait être capables
de conduire spirituellement un groupe de maison dans la bonne
direction.
Il savait reconnaître s’ils respectaient ces critères dans leur vie. Et
surtout, si ces hommes, dans leur cœur, avaient reçu l’appel de
Dieu pour être anciens. Car, en fait, c’est Dieu qui appelle à ce
ministère.
Dieu choisit, mais, que ce soit dans le groupe de maison ou dans
l’Eglise en général, tout le monde pouvait reconnaître quels
étaient les hommes qui étaient appelés par Dieu. Quand
quelqu’un est appelé par Dieu, il le sait dans son cœur, et les
autres le savent aussi.
Il n’y avait jamais un seul ancien par localité, c’était toujours un
groupe au moins de deux ou trois hommes, ou plus selon la taille
de la ville. Ils se réunissaient pour prier, jeûner, chercher la face
de Dieu, pour être capable de bien diriger l’Eglise dans la bonne
direction.
Il ne suffit pas d’avoir un diplôme pour diriger une Eglise locale.
Le diplôme n’est pas une garantie de qualification spirituelle. Et
Satan en profite, il profitera toujours des situations où l’on n’est
pas en accord avec la Parole de Dieu.
Et qu’est-ce qu’ils faisaient dans ces réunions familiales? Ils
priaient les uns pour les autres, écoutaient un enseignement,
prenaient le pain et le vin pour commémorer la mort du Seigneur.
Ils pratiquaient la communion fraternelle. Ils partageaient leurs
problèmes.
C’est plus facile de prier les uns pour les autres quand on est 20
que quand on est 200! Parce qu’on se connaît, parce qu’on se
fréquente. Ils se voyaient tous les jours, c’étaient des voisins,
c’étaient les gens du quartier.
Voilà le modèle biblique. C’est un modèle familial de petits
groupes de maisons.
Il ne faut pas être légaliste, et imposer que les groupes doivent
forcément se réunir dans une maison. Cela peut être fait dans un
petit bâtiment. Il y a des pays où les maisons sont en torchis ou
en boue séchée avec un toit en chaume, qui peuvent recevoir
quatre personnes. Ils sont obligés de construire à côté un petit
abri où ils peuvent se réunir à vingt ou trente. C’est toujours la
pensée qu’il s’agit de groupes restreints.
Dès qu’on commence à avoir un groupe de 70 ou plus, la
tendance charnelle serait de se dire: maintenant qu’on est
nombreux, il faut commencer à nous organiser. Cela veut dire
souvent qu’on commence à s’organiser de manière humaine, et
qu’on ne laisse plus le Saint-Esprit conduire.
Quand on est dans un groupe de vingt dans une maison, c’est
beaucoup plus facile de laisser le Saint-Esprit diriger les réunions,
sans qu’il y ait de programme précis.
Il y a des églises où, tous les dimanches, c’est le même
programme. Le Saint-Esprit, qui n’aime pas être lié par une
organisation quelconque, est alors bridé, parce qu’Il ne peut pas
librement Se manifester, comme Il le pourrait dans un petit
groupe informel, où on est à Son écoute.
C’est le Saint-Esprit qui va mettre à cœur aux uns et aux autres
d’apporter au groupe ce qu’il a reçu du Seigneur.
On aura par exemple besoin de prier spécialement pour telle
famille qui passe par une épreuve terrible. Ou on décidera de
prendre la cène, et de reporter à un autre moment un
enseignement prévu. Inversement, on peut décider d’approfondir
tel sujet de la Parole de Dieu, telle doctrine qui nous semble
importante.
Vous voyez comment le groupe de maison fonctionnait: de
manière libre et non contraignante. Il n’y avait pas d’esprit de
contrôle.
Pourquoi, aujourd’hui, l’esprit de contrôle se développe dans
beaucoup d’églises? C’est par crainte des dérapages non
contrôlés. Donc, il faut organiser, il faut contrôler, il faut mettre
des barrières.
Alors que le Seigneur, Lui, préférait qu’on ait la liberté de prendre
des initiatives. Et même si on se trompe, il faut qu’on soit
capables, ensemble, de discerner là on s’est trompé, de le dire
avec amour, et de chercher ensemble à atteindre la vérité qui est
dans la Parole et dans l’Esprit de Dieu. On avance ainsi ensemble
beaucoup plus rapidement.
Est-ce que vous trouvez normal que dans beaucoup d’églises, des
chrétiens soient là depuis vingt ans, assis sur leur chaise, fidèles
tous les dimanches, mais ils sont dans la même situation
spirituelle qu’il y a vingt ans? Les mêmes problèmes ne sont
jamais réglés!
En tout cas, je peux vous dire personnellement que les meilleures
années de ma vie de chrétien, c’est dans des petits groupes, des
petites églises ou des groupes de maisons que je les ai vécues.
C’est sûr!
Ma meilleure expérience d’église, je l’ai eue dans un groupe de
maison. On était au départ une quinzaine. On était tous d’origine
complètement différente. Moi, j’étais pentecôtiste. Il y avait des
baptistes, des réformés, des darbystes, des frères larges… Mais
tous étaient passés par une nouvelle naissance.
Je vous garantis que j’ai connu à Lourdes des catholiques qui
étaient nés de nouveau. La conséquence de leur nouvelle
naissance, c’est qu’ils commencent à lire la Bible. Et, en lisant la
bible, il se rendent compte qu’il y a des différences avec ce que
leur Eglise enseigne. Et c’est là qu’ils doivent prendre position.
A Lourdes, un groupe de catholiques m’a demandé un jour de les
enseigner. Ils ont pris des risques. Je leur ai dit: amenez votre
bible catholique, puisque le nouveau testament, c’est le même. Et
on va commencer à étudier le nouveau testament. Je n’ai pas
critiqué Marie ni les saints, mais au fur et à mesure qu’on lisait, ils
posaient des questions: « Pourquoi nous oblige-t-on à faire ça? »
Je leur disais: « Demandez au pape! » Dans l’Eglise Catholique, à
chaque messe, le prêtre dit, en présentant une grotte Bible:
« Acclamons la Parole de Dieu! »
Oui, mais est-ce que tu la mets en pratique? Il ne suffit pas de
dire: ceci est la Parole de Dieu! Il faut la lire, la connaître,
Par exemple, il est dit dans la Bible que, pour être responsable,
ou ancien, il faut être marié. Bien sûr, ce n’est pas une obligation.
Celui qui veut rester célibataire, comme Paul lui-même, il peut le
faire.
Mais, dans la religion catholique, on oblige les prêtres à être
célibataires. Vers l’an mille, un pape qui a ordonné cela. Il y avait
des cathédrales à construire, puis les croisades. Tout cela coûtait
très cher, et on a imposé le célibat des prêtres pour qu’à leur
mort, l’Eglise puisse hériter de tous leurs biens. C’est aussi simple
que cela.
Donc j’ai commencé à enseigner ce groupe de catholiques et, en
lisant les évangiles et le Livre des Actes, certains m’ont dit: « On
se rend compte que le baptême concernait des adultes. C’étaient
des gens qui avaient compris le message. Ce n’étaient pas des
bébés de huit jours! »
Ils se sont rendus compte que le baptême concernait des gens qui
avaient entendu et accepté le message de l’Evangile, et que l’on
plongeait dans l’eau pour représenter leur mort et leur
résurrection en Christ.
J’ai été en mission au Paraguay, et j’ai pu voir, dans certains
villages de pêcheurs perdus, des hommes et des femmes qui
recevaient l’Evangile dans un cœur ouvert et qui se sont
convertis.
Je les ai baptisés dans le fleuve Parana, au milieu des piranhas et
des caïmans, qui ne nous ont rien fait.
Ensuite, on a pris la cène ensemble, et je revois encore les
visages de ces pauvres pêcheurs, qui n’avaient rien, quand je leur
expliquais que la cène représente le corps et le sang de Jésus.
J’avais amené une bouteille de vin. Et du pain local.
Je voyais dans le cœur et la tête de ces pauvres gens une telle
ferveur, un tel désir de faire plaisir à Dieu! Je les voyais là, devant
leur pain et leur vin, réalisant que cela représentait le corps et le
sang de mon Jésus.
Même maintenant, j’ai envie d’en pleurer quand je les revois, ces
gens tout simples, qui ne savaient même pas lire et écrire.
Un peu comme beaucoup de nos frères gitans. L’un d’eux nous
avait dit, au début de ma conversion à Grenoble, qu’il ne savait ni
lire ni écrire. Il a prié Dieu, qui lui a permis de lire la Bible. C’était
le seul livre qu’il pouvait lire. Il ne pouvait pas lire les journaux, il
ne pouvait lire que la Bible! C’est un miracle!
Pour revenir à ces catholiques que j’enseignais à Lourdes, certains
m’ont dit: « On réalise que notre baptême catholique ne
correspond pas au baptême chrétien. Est-ce que tu peux nous
baptiser, frère? » Je leur ai dit qu’ils prenaient un risque, en tant
que catholiques.
Peut-on continuer à s’appeler catholique, si on n’est pas d’accord
avec l’ensemble des doctrines catholiques? On ne le peut pas.
Ils ont donc pris le risque de faire le saut de la foi et de braver les
dirigeants de leur église, ou prévenir leur curé qu’ils voulaient se
faire baptiser. Ensuite, ils devaient continuer à étudier, à lire la
Bible et à la mettre en pratique, en priant Dieu de les diriger vers
des groupes chrétiens qui respectent la Parole de Dieu.
Aucune Eglise évangélique n’a jamais pu s’établir à Lourdes. Il y a
une annexe d’une Eglise évangélique proche qui se réunit de
temps en temps pour prier, mais aucune Eglise n’a jamais pu
s’établir. Il y avait juste quelques groupes de maisons comme le
nôtre.
Nous avons même reçu dans notre groupe des soeurs, en habits
de nonnes, qui venaient du monastère d’à côté pour écouter la
Parole de Dieu! Il y a une soif chez ces gens-là!
Je tenais un stand biblique sur le marché. Celui qui tenait ce stand
avant moi, un pasteur anglais, a vu un jour arriver une sœur
catholique devant son stand, qui lui dit d’un air triste: « Monsieur
le pasteur, mais qu’est ce qu’il faut faire pour être sauvé? » Il lui
a répondu: « Vous n’avez rien à faire, il suffit de croire en Jésus-
Christ, de croire qu’il est mort pour vous sur la croix et qu’il a pris
vos péchés! »
Elle a compris, elle s’est convertie, elle a quitté les ordres et elle
s’est mariée avec un ancien curé!
Comment ces groupes de maison fonctionnaient dans la pratique?
Quand l’Eglise locale était petite, une seule maison suffisait,
ensuite ils en ouvraient d’autres.
Dans la première épître de Paul aux Corinthiens, on voit quels
sont les conseils qu’il donne à ces Corinthiens, dont l’Eglise était
la plus charnelle de tout le nouveau testament.
Auxu chapitre 12 et 14, Paul leur donne donne quelques conseils
sur la manière de procéder quand ils se réunissaient. On voit
déjà, dans ces deux chapitres, qu’il n’y avait pas de réunion
spécialement consacrée au culte, de réunion spécialement
consacrée à l’enseignement, ou de réunion spécialement
consacrée à l’évangélisation.
Il n’y a pas de mal en soi à programmer de telles réunions, Dieu
ne l’interdit pas. Mais on voit que Paul veillait à laisser au Saint-
Esprit une pleine liberté d’agir comme Il le voulait.
Au début du chapitre 12, Paul écrit:
« Pour ce qui concerne les dons spirituels, je ne veux pas, frères,
que vous soyez dans l’ignorance. » Paul les enseigne donc sur
deux aspects de la vie locale du petit groupe de maisons, qui sont
très importants: les dons spirituels et les ministères: quels sont
ces ministères, de quelle manière ils doivent s’exercer, et quels
sont ces dons et de quelle manière ils doivent s’exercer.
Paul donne une liste des dons. Je ne vais pas faire un message
sur les dons, mais dire simplement qu’il y a neuf dons de l’Esprit,
qui s’exercent à l’initiative du Saint-Esprit.
Ces neuf dons sont accordés par Dieu, qui décide lui-même quelle
est la personne qui doit exercer un don. Cette personne-là doit
savoir à quel moment le Saint-Esprit veut l’utiliser pour exercer
un don. Elle doit être sensible à la manière dont le Saint-Esprit
veut l’utiliser. Cela nécessite un acte de foi.
Il y a aussi une diversité de ministères. Les ministères sont des
qualifications spirituelles, que Dieu donne aux uns et aux autres,
pour servir Dieu et les autres.
Il y a enfin une diversité d’opérations. C’est encore différent. Ce
sont des des manifestations de l’Esprit qui sont différentes des
dons et des ministères.
Mais il y a le même Dieu qui opère en tous.
« A chacun est donnée la manifestation de l’Esprit pour l’utilité
commune » (verset 7). Cela n’est possible que dans un petit
groupe.
Imaginez un groupe de 200 personnes. Comment la manifestation
de l’Esprit pourrait être donnée à chacun pour l’utilité commune?
Paul dit aussi à ces Corinthiens charnels qu’il ne leur manque
aucun don. Comme tous les dons sont destinés à l’édification du
peuple de Dieu, il est normal que plus une Eglise est charnelle, et
plus elle a besoin des dons pour son édification.
Ensuite, Paul parle du corps, et dit que chaque membre du corps
est utile. Cela signifie que dans un groupe de maison, chaque
membre a une fonction à exercer, que ce soit au niveau du
groupe, ou à l’extérieur du groupe.
Chaque chrétien possède un ministère. Quand je parle de
ministère, je parle, au sens général, d’un service spirituel que
chacun doit rendre, selon la qualification spirituelle qui lui est
donnée par Dieu. Il s’agit d’une qualification surnaturelle, qui
permet à chacun d’être utilisé par Dieu pour édifier les autres et
leur faire du bien.
Vous connaissez le chapitre 13, qui révèle que tout doit être fait
dans l’amour.
Au chapitre 14, Paul dit d’abord que nous devons rechercher
l’amour, mais que nous devons aussi aspirer aux dons spirituels,
surtout à celui de prophétie.
La prophétie, c’est le don d’édifier, d’exhorter et de consoler. Tous
peuvent exercer ce don. Est-ce que vous croyez qu’une femme
peut prophétiser? Bien sûr, puisqu’il dit par ailleurs qu’une femme
qui prie publiquement ou qui prophétise la tête non voilée
déshonore son Dieu.
Paul ajoute que celui qui parle en langues ne parle pas aux
hommes, mais à Dieu, car personne ne le comprend, et c’est en
esprit qu’il dit des mystères.
Nous savons que le jour de la Pentecôte, les 120 qui étaient
assemblés, avec la Vierge Marie d’ailleurs, ont tous été remplis du
Saint-Esprit, et qu’ils ont tous commencé à parler en diverses
langues. Jésus leur avait dit dans Marc 16 qu’ils devraient un jour
parler de nouvelles langues. Cela s’est manifesté le jour de la
Pentecôte.
C’était le signe visible, évident, qu’ils venaient d’être remplis du
Saint-Esprit.
Dans les cinq mentions qui parlent du baptême de l’esprit, dans
les Actes des Apôtres, il y en a trois, où il est dit expressément
qu’ils ont commencé à parler dans des langues nouvelles. Et pour
les deux autres, cela est implicite.
Lorsque Paul a été rempli de l’Esprit, on sait qu’il parlait en
langues plus que eux tous.
Et lorsque Philippe est allé évangéliser les Samaritains, il a fallu
ensuite que Jean et Pierre viennent leur imposer les mains, pour
qu’ils reçoivent le baptême de l’Esprit, après avoir été convertis et
baptisés.
Et quand Simon le magicien a voulu payer Pierre pour qu’il lui
donne le don d’imposer les mains et de transmettre le baptême
de l’Esprit, Pierre lui dit: « Repens-toi de cette pensée, je vois que
tu es dans les liens de l’iniquité. »
Pierre ne lui a pas dit de passer par une séance de délivrance,
mais il lui a demandé de se repentir et de prier. Et il a ajouté: « Il
n’y a pour toi ni part ni lot dans cette affaire. » Et le texte grec
ajoute: « dans cette affaire de langue, ou de parole. »
Pierre faisait référence au baptême de l’Esprit, qui s’était
manifesté par ces langues inconnues, lorsque les nouveaux
convertis avaient reçu l’imposition des mains des apôtres.
A la fin du chapitre 12, au verset 28, Paul écrit: « Dieu a établi
dans l’Eglise premièrement, des apôtres, secondement, des
prophètes, troisièmement, des docteurs ou enseignants. Ensuite,
ceux qui ont le don des miracles, ceux qui ont les dons de guérir,
de secourir, de gouverner, de parler diverses langues. Tous sont-
ils apôtres? (Non, la réponse est évidente). Tous sont-ils
prophètes? (Non). Tous sont-ils docteurs? (Non). Tout sont-ils le
don des miracles? (Non). Tout sont-ils le don des guérisons?
(Non). Tous parlent-ils en langues? (Non).
Il ne s’agit pas ici du parler en langues que l’on reçoit quand on
est baptisé de l’Esprit. Le contexte ici est celui de l’Eglise. Dans
l’Eglise rassemblée, certains sont appelés à exercer ce que Paul
appelle le don de parler diverses langues.
C’est ce don qui doit être interprété, pour que l’Eglise en reçoive
l’édification.
Je parle en langues dans ma relation personnelle avec Dieu. Mais
je n’ai pas le don d’apporter une langue dans une assemblée ou
une Eglise. Je l’ai jamais fait de ma vie (à part peut-être une fois
ou deux au début de ma conversion). Je n’ai pas ce don, ce n’est
pas mon appel.
Dieu m’a donné le don d’interprétation des langues, mais pas le
don d’apporter une langue dans l’Eglise.
Tous ceux qui sont baptisés de l’Esprit doivent parler en langues.
En tout cas, c’est ma conviction, d’après la Bible. Mais tous ne
sont pas appelés à exercer le don des langues dans une
assemblée. Vous voyez la différence.
Paul leur dit aussi: « Je désire que vous parliez tous en langues »
(1 Cor 14: 5).
Si nous devons aspirer aux dons, nous devons aussi aspirer à
reconnaître quel est notre ministère personnel dans ce monde et
dans l’Eglise.
Nous devons aspirer à être utilisés par Dieu. Cela veut dire que,
dans notre cœur, nous disons au Seigneur que nous désirons être
utilisés par Lui pour manifester un don ou exercer un ministère,
pour l’édification de l’Eglise et pour la gloire de Dieu.
Au verset 12, Paul ajoute: « Puisque vous aspirez aux dons
spirituels, que ce soit pour l’édification de l’Eglise, que vous
cherchiez à en posséder abondamment. »
Cela signifie que chacun de nous ici devrait dire au Seigneur: « Je
désire être abondamment utilisé par Toi pour ces dons que j’ai à
cœur de voir se manifester dans ma vie. »
Pour ma part, j’ai dit carrément au Seigneur que je désirais être
utilisé pour tous les dons.
Certains disent à Dieu qu’ils préféreraient être utilisés uniquement
pour le don de prophétie. Dieu va donc les utiliser pour exercer le
don de prophétie. Ils ne seront pas utilisés pour d’autres dons,
parce qu’ils le désirent pas, et Dieu respecte leur choix.
Mais si nous sommes tous désireux d’être utilisé abondamment
pour un maximum de dons, qu’est-ce qu’il va se passer? Dieu va
pouvoir utiliser, choisir les uns ou les autres beaucoup plus
abondamment que s’il n’y en a que deux ou trois qui le désirent.
Il n’y a pas beaucoup d’Eglises aujourd’hui où les dons sont
exercés publiquement. Cela veut dire quoi? Cela veut dire que les
chrétiens n’aspirent pas aux dons. Ou que quelque chose bloque
la manifestation des dons.
Par exemple, dans certaines églises, on interdit aux femmes
d’exercer les dons. Ce n’est pas normal. Est-ce qu’une femme
peut être utilisée par Dieu pour exercer tous les dons? Oui, bien
sûr, amen!
Mais est-ce qu’une femme peut être utilisée par Dieu pour tous
les ministères? La réponse est non.
Une femme ne peut pas être utilisée par Dieu pour deux
ministères précis. Une femme a l’interdiction d’enseigner, et elle
ne peut pas être nommée « ancienne » d’une Eglise locale. Car
c’est un ministère d’autorité réservé à des hommes.
Autant Dieu peut utiliser quelqu’un qui vient de se convertir pour
manifester un don, autant Il ne va pas utiliser quelqu’un qui vient
se convertir pour exercer un ministère spirituel, parce que cette
personne n’est pas encore bien mûre dans l’Esprit. Mais elle doit
être formée, en prévision du ministère qu’elle va être appelée à
exercer plus tard.
Par exemple, dès les premiers jours de ma conversion, je savais
que j’étais appelé à enseigner. Donc le peu que je savais, je ne
pouvais pas m’empêcher de l’enseigner au maximum autour de
moi. Et quand vous n’avez que quelques jours de conversion,
vous ne savez pas grand-chose.
Dans mon Eglise, on a commencé à me faire chanter les cantiques
deux ou trois ans après ma conversion. C’était déjà une belle
promotion. Mais enseigner, non. Il m’a fallu attendre des années.
Tandis que là où je travaillais, à l’université, au groupe biblique
universitaire, je pouvais enseigner tant que je voulais, et je m’en
privais pas. Mais je veillais à n’enseigner que les vérités qui
m’avaient été révélées par le Seigneur, des doctrines que je
savais absolument vraies.
Ensuite, un peu plus loin au chapitre 14, et au verset 13, Paul
écrit: « Que celui qui parle en langues (donc, qui est baptisé du
Saint-Esprit), prie pour avoir le don d’interpréter » (dans l’Eglise).
Parce qu’il faut que, dans l’Eglise, tout parler en langues soit
interprété.
Quand j’ai lu ce verset, j’ai dit au Seigneur que je désirais avoir le
don d’interpréter. Il me l’a donné dès que je l’ai demandé, mais je
ne le savais pas.
Lorsque, quelque temps après, j’ai entendu un message en
langues donné dans l’assemblée, j’ai eu une pensée qui m’est
venue. Je n’ai pas pensé que c’était l’interprétation.
Je n’ai donc pas ouvert la bouche, mais la personne qui a donné
l’interprétation du message en langue a exprimé la même pensée
que j’avais eue. Je ne l’aurais pas donnée avec les mêmes mots,
parce qu’on n’avait pas la même personnalité, mais c’était la
même idée, la même pensée. Et je me suis dit alors que j’avais
reçu le don d’interprétation.
J’ai décidé de me lancer par la foi.
Plus tard, quand un message en langues s’est manifesté, une
pensée m’est venue. J’ai dû faire un pas de foi, et dire: voilà
l’interprétation de ce message.
A la fin de la réunion, quelqu’un est venu me trouver et me dit:
« J’avais la même pensée. Mais je n’ai pas osé parler! » Il avait
aussi le don d’interpréter.
Tous ces dons doivent être manifestés sous le contrôle du Saint-
Esprit, et aussi sous le contrôle des responsables et de
l’assemblée. Parce que on peut se tromper dans l’exercice des
dons.
On peut croire apporter une prophétie, c’est une parole qui n’est
pas contraire à la Parole de Dieu, mais ce n’est pas une parole
donnée sous l’inspiration de l’Esprit.
Certains doivent le discerner, et dire avec amour: « Mon frère, ma
soeur, tu as bien fait de te lancer et d’avoir osé prendre l’initiative
de donner cette prophétie. Mais j’ai la conviction que c’était une
bonne parole humaine, mais pas une prophétie inspirée par le
Saint-Esprit. Donc, ne te décourage pas, je ne dis pas cela pour te
casser. Mais continue et prie Dieu, pour qu’Il te donne un meilleur
discernement. »
Pour bien discerner à quel moment le Saint-Esprit veut m’utiliser
pour un don spirituel, je ne dois pas avoir peur de me tromper.
Parce que certains ont tellement peur de se tromper, qu’ils ne
font plus rien.
Je dois faire confiance à Dieu pour qu’Il n’éclaire et qu’Il me fasse
progresser, et aussi à mes frères et soeurs, pour qu’ils me
corrigent avec amour, si j’en ai besoin.
Un peu plus loin, au chapitre 14 et au verset 26, Paul écrit:
« Quand vous vous assemblez, les uns ou les autres parmi vous
ont-ils un cantique, une instruction, une révélation, une langue,
une interprétation, que tout se fasse pour l’édification. »
Vous voyez que cela implique qu’il y ait une totale liberté dans le
groupe. Une liberté qui doit être exercée sous l’autorité du Saint-
Esprit.
C’est difficile de parler de ces choses, parce qu’on se heurte à des
préjugés, à des habitudes qui sont tellement incrustées, que cela
peut être perçu presque comme une attaque contre une tradition
ou une manière de penser qu’on croit parfaitement juste.
Par exemple, j’ai déjà dit que le ministère de pasteur unique
n’existe pas dans la Bible, tel qu’il est exercé aujourd’hui. C’est le
ministère d’ancien qui existe, uniquement au niveau d’une
localité, pas au niveau d’un groupe.
Tandis que le véritable ministère de pasteur, selon la Bible, c’est
un ministère de berger, qui a reçu de Dieu la capacité de
s’occuper des brebis, pour les nourrir et en prendre soin.
Je sais qu’il m’est arrivé de dire cela dans une église, dont le
pasteur en titre était présent. Je me suis tourné vers lui en
disant: « Mon frère, ce n’est pas pour te choquer, mais dans la
Bible, je ne vois pas de ministère de pasteur unique d’une
assemblée. Cela n’existe pas dans la Bible! » Il m’a dit par la
suite: « Oui, mais tu comprends, le modèle biblique c’était pour le
début. Aujourd’hui, c’est différent. Aujourd’hui, il faut un pasteur
unique, parce que s’il n’y pas une tête unique, c’est le désordre. »
Moi, je dirais: « Si on ne laisse pas le Saint-Esprit conduire, c’est
le désordre! » Comme c’était le cas pour les Corinthiens.
Voyez la manière dont Paul les enseigne. Il ne leur a pas dit qu’il
leur fallait quelqu’un pour les diriger et leur montrer tout ce qu’ils
devaient faire. Il les laisse libres, mais il leur demande d’être
sensibles à ce que le Saint-Esprit veut leur dire, en ayant une
pleine liberté de faire Sa volonté
S’il y a un groupe de louange qui est seul qualifié pour conduire la
louange, les chrétiens présents n’ont plus la liberté de proposer
un cantique.
Un groupe de louange, ce n’est pas mauvais en soi, mais cela
n’existe pas dans la Bible. Cela ne fait pas partie du modèle divin.
L’idéal serait que l’assemblée, conduite par le Saint-Esprit,
entonne une louange ou un cantique, et que les musiciens sentent
que cela est inspiré par l’Esprit, et accompagnent le mouvement
du Saint-Esprit en utilisant leurs dons musicaux.
Et quand on est habitués, on le sent, quand une prophétie
vraiment inspirée. Il y a une onction, il y a une présence de Dieu.
Imaginez une assemblée où tous prophétisent successivement, où
le Saint-Esprit peut Se manifester de cette manière. Cela vaut
toutes les belles prédications du monde!
Les esprits des prophètes sont soumis aux prophètes. Cela veut
dire que, dans notre esprit, nous devons sentir à quel moment
nous devons apporter une prophétie.
Paul ajoute aussi que les femmes doivent se taire dans les
assemblées, car il ne leur est pas permis d’y parler. Cela aussi a
été interprété de manière fausse. Cela ne signifie pas que les
femmes doivent fermer la bouche en permanence dans une
assemblée. Parce qu’il dit par ailleurs qu’une femme qui prie ou
qui prophétise, sans se couvrir la tête, déshonore son chef.
Donc, une femme peut prier publiquement et exercer tous les
dons spirituels.
Mais si elles veulent s’instruire sur quelque chose, qu’elles
interrogent leurs maris à la maison, car il est malséant à une
femme de parler, dans ce sens-là.
Est-ce que cela veut dire que les femmes ont tendance à être plus
bavardes que les hommes? Je n’irai pas jusque-là. Je connais des
hommes très bavards. Mais, en tout cas, c’était la tendance des
Corinthiennes de gêner le déroulement de certaines réunions, en
interrogeant leur mari pour demander des explications.
Tout ceci pour dire que dans les petits groupes prévus par Dieu, il
doit y avoir une liberté maximum d’exercice de la vie chrétienne,
sinon le Saint-Esprit est comme ligoté, ou du moins freiné.
Quand on parle de liberté complète, cela signifie qu’il n’y a pas
d’esprit de contrôle, pas d’esprit de manipulation, pas d’esprit de
menace. L’amour doit tout diriger. Les coeurs doivent être ouverts
à la conduite de l’Esprit.
Il soit y avoir le désir de laisser les uns et les autres être utilisés
par Dieu, sans aucun esprit de jugement ni de condamnation.
Si quelqu’un se trompe, si quelqu’un fait quelque chose qui n’est
pas juste, on devrait intervenir avec amour, sans esprit de
contrôle ni de condamnation.
Par exemple, dans l’Apocalypse, le Seigneur parle à l’Eglise de
Sardes: « Je sais que tu es morte, ou en train de mourir. Mais je
sais qu’il y a au milieu de toi des hommes habillés en blanc, qui
sont dignes de marcher avec moi. »
Donc, il y avait, dans une Eglise presque morte, quelques
personnes qui étaient dignes d’être habillées en blanc, qui
pratiquaient la justice, mais qui étaient au milieu d’une Eglise
morte ou mourante.
Il y a même des églises chrétiennes qui sont des synagogues de
Satan. Certaines églises chrétiennes sont infiltrées par Satan
jusqu’au plus haut niveau, au niveau des pasteurs ou des
responsables, parce que le but numéro un de Satan, c’est de
détruire l’Eglise de Jésus-Christ.
S’il peut détruire une Eglise, il l’empêche d’agir puissamment dans
le monde.
Un sataniste est ainsi prêt à étudier cinq ans dans une école
biblique, à obtenir un diplôme, et à être nommé pasteur d’une
église, tout en étant sataniste. Imaginez ce que peut faire un
pasteur sataniste dans une église qu’il contrôle!
Il est capable de se comporter comme son maître, c’est-à-dire de
se déguiser en ange de lumière, pour exercer des dons qui ne
sont pas d’origine divine, en trompant ceux qui n’ont pas de
discernement.
On enseigne dans certaines églises qu’il ne faut surtout pas
« toucher à l’oint de l’éternel! » L’oint, c’est le pasteur en titre. Ne
le touchez pas, ne le critiquez pas!
Mais si c’est un sataniste, comment le reconnaître? Par le
discernement du Saint-Esprit, qui nous montre la réalité du
personnage.
Et, dans ce cas-là, qu’est-ce qu’il faut faire? Il faut demander au
Seigneur Jésus ce que nous allons faire de cette révélation.
Le Seigneur nous dira sans doute de respecter la procédure qu’Il a
instituée dans Matthieu 18: Va le trouver en privé pour lui dire la
vérité. S’il ne se repent pas, prends un ou deux témoins et va le
retrouver en privé, et ensuite, dis-le à toute l’Eglise.
Est-ce qu’on met ces choses en pratique? Parce que c’est le but
de Dieu de révéler la vérité.
J’ai eu à m’occuper d’une ancienne sataniste qui s’est convertie,
qui connaissait tous les satanistes de la région, dont tous les
pasteurs satanistes.
Elle avait été introduite dans le satanisme par son mari, qui était
ancien dans une Eglise évangélique, qui prêchait la Parole de Dieu
et, qui était sataniste, pratiquant des sacrifices humains et
d’animaux, etc… Vous voyez déjà l’état du discernement de
l’Eglise où il était ancien.
Il l’a attiré sa femme dans le satanisme, en lui disant: si tu ne
viens pas dans le satanisme, je tue nos filles. Et il l’aurait fait.
Ensuite, dans le satanisme, elle est devenue plus forte que lui.
Plus tard, il est mort bizarrement, ou on l’a fait mourir.
Mais elle s’est vraiment convertie. Elle a pu partager avec moi un
certain nombre de choses qu’elle savait sur la manière dont ses
collègues satanistes arrivaient à se trouver à la tête d’une église
évangélique charismatique.
Un jour, un pasteur d’une grande dénomination évangélique est
venu me trouver en privé et me dit: « Frère, j’ai appris que tu
avais des informations sur les satanistes. Voilà le problème. J’ai
dans mon église un frère qui a un vrai don de prophétie. Il a eu
récemment un songe. Dans ce songe, il a vu un groupe de
satanistes habillés de noir, avec capuche, qui se réunissaient dans
un endroit perdu pour adorer Satan et recevoir ses instructions.
Et quand il a regardé en dessous le visage de ces sataniste, il a
reconnu cinq pasteurs, très connus dans notre dénomination, dont
il a cité les noms. Je n’ai pas voulu le croire. Cela ne peut pas être
vrai! »
C’est pourquoi ce frère était venu me demander si j’avais des
informations à ce sujet. Je leur ai dit que je n’avais pas
d’informations, mais que je connaissais quelqu’un qui pouvait en
avoir.
J’ai demandé à cette ancienne sataniste de venir. Elle a tout
d’abord refusé de parler. Mais devant l’insistance du pasteur, qui
la suppliait de parler, dans l’intérêt du ministère, elle a finalement
confirmé que trois de ces cinq pasteurs étaient effectivement des
satanistes qu’elle avait connus. Mais elle ne connaissait pas les
deux autres.
Le pasteur a pensé que si trois de ces les cinq pasteurs étaient
des satanistes, il était possible que les deux autres aussi le soient.
Il me dit alors: « Frère Henri, qu’est-ce que je dois faire avec
cette information, puisque maintenant j’ai une confirmation que le
songe de mon frère est vrai? Nous allons avoir une convention
nationale de notre mouvement dans quelques jours. Ces pasteurs
y seront, peut-être avec d’autres. Qu’est-ce qu’il faut faire? »
Je lui ai proposé de mettre en pratique ce que jésus avait dit dans
Matthieu 18: 15-17. Il me répondit qu’il ne pouvait pas faire cela,
que c’était impossible.
Il est allé à sa convention. Quand il est revenu, je l’ai revu. Il m’a
dit alors: « Je suis allé trouver le président de la convention et je
lui ai dit: Frère, voilà ce qui se passe. Je lui ai tout raconté. » Il
m’a répondu: « Ecoute, tais-toi, je vais faire mon enquête. »
Et, quelque temps après, ce pasteur a été mis à la retraite
d’office!
Je sais que c’est le but de Satan est d’infiltrer les Eglises par des
satanistes pratiquants. Et il lui est très facile d’infiltrer une Eglise
de trois mille membres, alors que c’est beaucoup plus difficile
d’infiltrer une petite Eglise de maison de vingt personnes, parce
que le sataniste sera vite repéré dans une petite Eglise. Tandis
qu’il passera inaperçu dans une grande Eglise.
Je connais le cas d’une Eglise, qui m’a été rapporté par une amie
qui a connu elle-même ce problème. Une Eglise qui était partie
d’un petit groupe, qui avait été tellement béni qu’ils étaient
passés très vite de 100 personnes à près de 400.
Satan en a profité pour demander à un grand nombre de
satanistes de s’infiltrer, au milieu des trois cents nouveaux, ce
qu’ils ont fait. Et parmi ce groupe de satanistes, il y en avait un
en particulier qui était un homme d’affaires très influent, très
riche. C’est souvent le cas.
Satan envoie des gens riches qui « arrosent » l’église. On ne peut
rien dire. Ils financent, ils « bénissent » les projets.
Cet homme d’affaires avait simulé la conversion, et il faisait tout
pour persuader tout le monde qu’il était un frère fidèle. Mais
c’était un sorcier en chef, que l’ancienne sataniste convertie
connaissait.
Mon amie et son amie sont allées trouver le pasteur et lui ont dit
qu’il y avait un problème. Elles n’étaient pas du tout convaincues
de la réalité de la conversion de ce sorcier, parce qu’ils savent
très bien imiter les conversions.
Le pasteur leur a dit: « Non, mes soeurs, vous vous trompez,
c’est un homme fidèle. Il assiste à toutes les réunions, il paye sa
dîme… Je ne vous écoute pas… »
Un jour, cet homme s’est levé au milieu de l’église, et a dit:
« Vous voyez tous ces jeunes convertis qui viennent d’entrer dans
notre église. Il faut qu’on s’occupe d’eux. On ne peut pas les
laisser comme ça. Donc, je vous propose de faire des cellules au
sein de notre église, des cellules de maison, où on va pouvoir plus
facilement s’occuper d’eux. »
Le pasteur lui a dit: « Toi, mon frère, qui as eu cette idée
lumineuse, je te charge de la mettre en pratique! »
Qu’est-ce qu’il a fait? il a organisé des cellules. Mais il y a une
grande différence entre une cellule d’église et une église de
maison.
Les cellules églises sont sous le contrôle du pasteur, qui contrôle
et dirige tout, impose ses règles, etc… Alors qu’une église de
maison est entièrement autonome.
Le pasteur a confié au sorcier l’organisation des cellules de
maison, et celui-ci en a profité pour mettre à la tête de toutes les
cellules ses amis sorciers.
Au bout d’un an, l’église était détruite. Le pasteur, complètement
découragé, est parti dans une autre région et a abandonné son
ministère.
Comprenez-vous l’utilité des petits groupes? Personnellement,
quand j’étais au Paraguay, j’ai constaté que les églises les plus
fidèles étaient les petites églises de campagne, toutes simples, où
il y avait trente ou quarante pauvres paraguayens, mais qui
avaient un cœur brûlant pour Dieu.
Tandis que les grandes églises étaient les plus séduites. Le
pasteur d’une grande église m’a demandé ce que je venais leur
apporter. Je lui ai répondu que je venais enseigner sur la croix et
la marche par l’esprit.
Mais il m’a répondu que ce type de message était pour des
chrétiens mûrs. Il lui fallait plutôt quelqu’un qui accomplisse des
miracles et des guérisons, et qui allait attirer les foules.
Dans la pensée et le coeur de Dieu, Son modèle d’église, ce sont
des petits groupes.
Abandonnons le terme de « maison, » si cela ne vous plaît pas, et
parlons d’un petit bâtiment pouvant recevoir un petit groupe, qui
va se réunir de manière autonome et familiale, en laissant le
Saint-Esprit se manifester au milieu d’eux, et en étant désireux de
s’édifier les uns les autres et d’avancer dans la connaissance de
Dieu.
Je termine à présent en vous donnant juste une liste des activités
qui peuvent être menées dans une Eglise de maison.
Tout d’abord, dans la pensée de Dieu, une Eglise de maison
devrait être sous la responsabilité d’anciens, au niveau d’une
localité.
Si ce n’est pas le cas, il faudrait, au niveau du groupe de maison,
qu’il y ait au moins un ou deux chrétiens spirituels qui, même s’ils
ne sont pas considérés comme anciens, au niveau d’une Eglise de
localité, puissent faire profiter le groupe de leur expérience et de
leur connaissance de Dieu, et qui aient le désir de faire avancer
tout ce groupe dans la bonne direction, celle du perfectionnement
des saints.
Ils pourront ainsi aider chacun à reconnaître son ministère, à
aspirer aux dons de l’esprit, à prier les uns pour les autres.
Il faut qu’il y ait dans ce groupe des responsables spirituels,
même s’ils ne sont pas nommés anciens ou « pasteurs, » qui
auront à cœur de faire progresser le groupe dans la sanctification.
Il faut que tout le groupe reconnaisse que ces responsables
spirituels sont vraiment qualifiés pour édifier le peuple.
Ensuite, deuxième activité: le groupe de maison doit avoir à cœur
d’évangéliser, en invitant les voisins, les membres de leurs
familles, les collègues de travail, les gens avec qui ils sont les plus
proches.
Ne comptez pas tellement sur les grandes campagnes
d’évangélisation, mais privilégiez les contacts personnels de
chacun avec ceux qui sont les plus proches de vous, dans la
famille, le travail ou le voisinage.
Ensuite, troisième activité: l’étude et l’enseignement de la Parole
de Dieu. Le groupe verra rapidement qui est qualifié pour
enseigner. Et la petite taille du groupe facilite le partage et les
réponses aux questions.
Quatrième activité: la communion fraternelle. Cela consiste à se
connaître, en s’invitant mutuellement à manger, par exemple, en
s’efforçant de développer des relations amicales entre les
membres du groupe.
J’ai eu l’occasion de donner dans mon église un message intitulé:
Dieu cherche des amis, mais Il n’en trouve pas beaucoup. Un ami
partage tout avec son ami.
Ce qui bloque le plus une relation d’amitié fraternelle entre
chrétiens, ce sont les bavardages, les langues qui parlent trop, et
les secrets qu’on dévoile.
Si vous voulez vous faire vraiment des amis, gardez leurs secrets
pour vous. Ne partagez à personne ce qu’ils vous disent, sauf s’ils
sont d’accord, parce qu’ils ont besoin de partager leurs
problèmes. C’est important de garder les secrets qu’on nous
confie à titre personnel, sauf si nous avons l’autorisation de les
partager à quelques-uns.
Cinquième activité: le partage du pain et de la coupe. Il faudrait
le faire aussi souvent que possible, compte tenu de l’importance
du service de la cène dans la vie d’un groupe chrétien.
J’ai connu une église où ils ne prenaient la cène qu’une fois par
an, le jour de Pâques. Je leur ai demandé pourquoi. Ils m’ont dit
qu’ils avaient peur d’être jugés par Dieu, s’ils prenaient la cène
indignement.
Ce n’est pas normal de prendre la cène une fois par an. Mais nous
devons nous examiner avant de la prendre, et nous mettre en
règle sans attendre, afin de prendre une grande bénédiction, en
commémorant la mort de Christ et Sa résurrection.
Sixième activité: les prières. J’y inclus les prières de louanges et
d’adoration.
Quelle est la différence entre la louange et l’adoration? La
louange, c’est exalter les qualités de Dieu, c’est Lui dire à quel
point Il est merveilleux, Il est glorieux, c’est exalter ce qu’Il a fait.
L’adoration, c’est s’incliner devant Dieu, et, dans le silence,
reconnaître qu’Il est le seul vrai Dieu, devant lequel nous nous
humilions. Cela signifie aussi se prosterner tout simplement
devant Dieu.
Le mot grec traduit par « adoration » est curieux. Il comporte la
racine du mot « chien. » Parce qu’ils ont remarqué que le chien a
une véritable adoration pour son maître. Quand un chien regarde
son maître, il le regarde avec une sorte d’adoration. Il y a aussi
l’idée de lécher la main du maître, comme le fait un chien quand il
aime son maître.
Et enfin, septième et dernier point: il faut une ouverture à tout le
Corps de Christ, parce qu’il n’est pas question qu’un petit groupe
de maison fonctionne de manière tellement indépendante qu’elle
se coupe complètement de tout le reste du Corps de Christ.
Les premiers chrétiens avaient l’habitude d’aller se visiter les uns
les autres, de circuler, d’échanger entre les groupes, de se réunir
entre deux ou trois groupes de maison, un dimanche ou un autre
jour, ou de réunir plusieurs dizaines de groupes, pour une
occasion spéciale.
En conclusion, pouvez-vous à présent faire la différence entre le
modèle biblique, et ce qui se pratique aujourd’hui?
Pour ma part, je vois clairement la différence, et je comprends
pourquoi tant de chrétiens ont du mal à être édifiés. Tout
simplement parce qu’ils ne sont pas dans un cadre qui correspond
à celui que Dieu a prévu dans Sa Parole.
Mais tous ceux qui ont à cœur d’être conduits par le Seigneur
dans toute la vérité comprendront que le Seigneur veut les
joindre à un petit groupe autonome et libre, tout en comprenant
aussi la nécessité de se laisser aussi surveiller, contrôler au sens
biblique, par les autorités que Dieu a établies sur Son Eglise.
Ces autorités ne sont pas forcément celles qui sont reconnues
aujourd’hui. Parce qu’aujourd’hui il y a beaucoup d’apôtres
autoproclamés qui ne sont pas apôtres, et beaucoup de vrais
apôtres qui sont pas reconnus apôtres, mais qui le sont
effectivement dans leur ministère.
Prions à présent.
« Seigneur, puisque je sais que Tu es là au milieu de nous, Tu
vois que je me suis efforcé, le mieux que j’ai pu, d’exposer ce
qu’est Ton Eglise. Je sais que cela a été maladroit et imparfait.
Mais je me suis efforcé d’exposer ce qui est écrit dans Ta Parole,
en ce qui concerne la réalité de Ton Eglise, de ce qu’elle est pour
Toi, de la manière dont Tu voudrais qu’elle fonctionne, Seigneur.
« On te demande pardon, vraiment du fond du cœur, pour pour
tout ce qu’on peut voir aujourd’hui, dans l’organisation et le
fonctionnement de Ton Eglise, qui ne correspond pas au modèle
de Ta Parole. Et je sais, seigneur, que, humainement, c’est
impossible à corriger. Les habitudes sont trop ancrées.
« Mais je sais aussi une chose, c’est que si nous Te remettons le
problème, à titre personnel, en Te disant: Seigneur, j’ai le désir
de vivre ma vie chrétienne, telle qu’elle est décrite dans Ta
Parole. Et je Te prie, Seigneur, de me conduire dans un groupe
qui fonctionne selon Ton coeur et le modèle de Ta Parole, même
si j’appartiens encore à une église pyramidale classique, parce
qu’il n’y en a pas d’autre et qu’il faut que j’aie une communion
fraternelle.
« Fais que, même là, dans ce cadre, je puisse, avec quelques
frères et sœurs qui sont animés par le même esprit, développer
une communion fraternelle, une vie d’Eglise qui puisse
correspondre le plus possible à ce qui est écrit dans Ta Parole,
Seigneur.
« Seigneur, partout où Tu vois ceux qu’on appelle « serviteurs de
Dieu, » ou des responsables qui ont vraiment à cœur le désir de
faire correspondre la vie de leur Eglise au modèle biblique, donne-
leur la possibilité de le faire, parce qu’avec Toi, tout est possible.
Rien n’est impossible avec Toi, rien!
« Je sais que Ton Esprit peut le faire. Et ce serait un miracle
extraordinaire, Seigneur, d’imaginer que Toi-même, Tu détruirais
toutes les barrières des dénominations. Tu les ferais sauter! Tu
mettrais dans le coeur de tous les responsables, le même désir
d’obéir à Ta Parole, pour mettre en place des petits groupes
familiaux, qui pourraient fonctionner sous leur direction, dans
l’autonomie de Ton Esprit, et sous la direction de Ton Esprit. Je
sais que cela serait possible, si on Te laissait faire. »
Pour ma part, je fais partie d’une église traditionnelle. Mais, dans
mon cœur, je sais que c’est pas le plan final de Dieu pour moi.
En tout cas, dans la petite cellule de maison à laquelle nous
participons aussi, au sein de notre église, je vois des choses se
passer qui ne se passent pas toujours, quand nous sommes
réunis dans l’ensemble de l’église.
Parce que, dans notre cellule, nous sommes plus près du modèle
biblique.
Tout peut commencer par là. Je dirais donc aux pasteurs de
grandes églises:
« Ayez à cœur, frères, de répartir votre église dans des groupes
de maisons, sous la responsabilité de deux ou trois frères
spirituels, qui sauraient comment diriger le groupe dans la bonne
direction, celle du perfectionnement des saints.
« Abandonnez tout esprit de contrôle ou de domination.
Transformez-vous en surveillants du troupeau, et laissez à chaque
groupe un maximum de liberté, en veillant toutefois à ce que tout
se passe comme Dieu l’exige.
« Restez prêts à intervenir avec sagesse et amour, et même à
exercer la discipline quand il le faut.
« Mettez-vous en contact avec tous les pasteurs et les
responsables de votre région. Cela existe dans certaines régions,
mais c’est trop souvent superficiel. On se réunit au sein d’une
association de pasteurs, on se voit une ou deux fois par an, et
puis c’est tout.
« Est-ce que toi, pasteur pentecôtiste, tu aurais à cœur d’aller
prier avec un pasteur méthodiste ou réformé, qui est vraiment
converti, parce qu’il y en a? Ou avec un pasteur baptiste? Est-ce
que tu serais prêt à faire ça?
« Serais-tu prêt à te remettre en question, pour te dire que ces
frères ont peut-être quelque chose à t’apporter, comme toi, tu
serais prêt à leur apporter quelque chose?
« Serais-tu prêt à briser les barrières des dénominations, non pas
de manière absolue en disant: on les supprime, mais en osant les
franchir? En osant aller un jour dans une église de gitans? »
Le reste, je le laisse entre les mains du Seigneur