Parasitologie Diagnostic
Parasitologie Diagnostic
SYSTEMATIQUE II ET DIAGNOSTIC
Dr OUEDRAOGO Patto
Pharmacien DES BC
SYSTEMATIQUE II ET DIAGNOSTIC
PROGRAMME :
Chap 1: Généralités sur le diagnostic biologique parasitaire.
Chap 2: Examen parasitologique des selles (EPS) ou coprologie
parasitaire.
Chap 3: Examen parasitologique du sang
Chap 4: Examen parasitologique des prélèvements génito-urinaires
Chap 5: Examen parasitologique des tissus
Objectifs :
❖ Expliquer l’importance de l’examen biologique parasitaire dans la
parasitose;
biologique parasitaire;
BIOLOGIQUE PARASITAIRE
INTRODUCTION
Pour que cet examen soit bénéfique pour tous les 3, il faut une collaboration étroite
entre les deux premiers et une bonne coopération du troisième.
La coopération du malade est indispensable pour que l’examen se réalise dans les
meilleures conditions de succès.
Exemples :
contre le parasite
bilharzioses, ankylostomoses);
vaginalis, Candida)
– Examen après préparation : dilution saline des selles, confection d’un frottis de
sang.
– Examen après coloration : coloration entre lame et lamelle pour la recherche des
formes végétatives des protozoaires ou de leurs kystes ; coloration d’un frottis sanguin,
(ex. Plasmodium, microfilaires, trypanosomes, leishmanies).
III. Méthodes de diagnostic direct ou méthodes de mise en
évidence du parasite (5)
▪ Bilharzies ou Schistosomes
• Bilharzies responsables de bilharzioses intestinales (Schistosoma mansoni, S.
intercalatum)
• Bilharzie responsable de bilharziose uro-génitale (S. haematobium)
• Bilharzies responsables de bilharzioses hépato-pulmonaires (S. japonicum, S.
mekongi)
• Autres: S. guineensis
LES DIFFÉRENTES VOIES DE PÉNÉTRATION
DES PARASITES DANS L’HÔTE
38
LES DIFFÉRENTES VOIES DE PÉNÉTRATION
DES PARASITES DANS L’HÔTE
• Voie buccale:
• Crustacé: Paragonimus
40
LES DIFFÉRENTES VOIES DE PÉNÉTRATION DES
PARASITES DANS L’HÔTE
41
Les différentes voies de sortie des parasites de
l’hôte
42
Les différentes voies de sortie des parasites de
l’hôte
43
Les différentes voies de sortie des parasites de
l’hôte
44
Chap II:
Indications
Protocoles techniques
Iconographie
▪ Les parasites vivants dans le tube digestif de l’homme. Ex: Amibes, Ascaris.
▪ Les selles sont un moyen d’élimination des parasites dans le milieu extérieur.
INDICATIONS
Systématique tous les 6 mois en zone d’endémie dans le cadre d’un bilan de
santé surtout chez l’enfant dès l’âge de mobilité,
Prise en charge des PV/VIH (CD4 < 200/μL) ou toute situation
d’immunodépression.
Troubles digestifs : diarrhée sanguinolentes ou pas, constipation, vomissements,
douleurs abdominales, ballonnements, épreintes, ténesmes,….
Troubles respiratoires : toux quinteuses, dyspnées,…Troubles hématologiques :
anémie (Tx Hb <11 g/dL), hyper éosinophilie (>500/mm3),
Troubles généraux : Asthénie, sensation de mal être,
Contrôle de traitement (2 à 6 semaines après le traitement ).
Limites de la coprologie parasitaire
La biologie de certains parasites fait que la coprologie parasitaire à des possibilités
limitées.
- Lors de la phase de migration larvaire et avant la phase adulte, les parasites qui ont une
migration tissulaire (Ascaris, Ankylostomes, Anguillules, Bilharzies, Douves) ne peuvent
pas être mis en évidence à l’examen de selles. Le diagnostic ici est essentiellement
immunologique.
- Dans le cas des oxyures les femelles ne pondent pas dans l’intestin, donc les œufs ne sont
pas mélangés à la masse fécale. Les œufs sont pondus au niveau de la marge anale et s’ils
sont vus dans la selle c’est qu’ils ont été emportés par celle-ci au passage.
Limites de la coprologie parasitaire
Dans le cas des grands ténias ([Link], [Link]) le diagnostic repose sur la
découverte macroscopique des segments dans la selle. On peut exceptionnellement
retrouver des œufs dans la selle lorsque les anneaux murs ont été détachés dans
l’intestin et ont pu être digérés du fait d’un transit intestinal ralenti (constipation).
Limites de la coprologie parasitaire (1)
Ex: Lors de l’oxyurose, la ponte ovulaire se fait au niveau de la marge anale, l’EPS est
souvent faussement négatif.
Cas des grands ténias : le diagnostic repose sur la découverte macroscopique des
segments dans la selle.
Ascaris 3 à 4 semaines
Ankylostome 6 semaines
Oxyure 3 semaines
Trichocéphale 4 semaines
Schistosoma 6 semaines
Protocoles techniques
I. Renseignements cliniques
▪ âge,
▪ Sexe,
▪ Adresse : lieu de résidence, contact téléphonique,
▪ Profession: vétérinaire, agriculteur,…….
▪ Habitudes alimentaires,
▪ Statut immunitaire
▪ Signes cliniques majeurs ou motifs de la demande de l’EPS
▪ Résultats des autres examens paracliniques : NFS, EPS,
▪ Précision sur le traitement entrepris avant,
▪ Contact et qualification du prescripteur
Protocoles techniques
I. Renseignements cliniques
▪ âge,
▪ Sexe,
▪ Adresse : lieu de résidence, contact téléphonique,
▪ Profession: vétérinaire, agriculteur,…….
▪ Habitudes alimentaires,
▪ Statut immunitaire
▪ Signes cliniques majeurs ou motifs de la demande de l’EPS
▪ Résultats des autres examens paracliniques : NFS, EPS,
▪ Précision sur le traitement entrepris avant,
▪ Contact et qualification du prescripteur
II. Prélèvement
Préparation du malade
Trois jours avant l’examen parasitologique des selles, le malade doit s’être
abstenu
Préparation du malade
- Lorsque les selles sont trop dures ou si les résultats antérieurs sont en
désaccord avec des signes cliniques très évocateurs, on peut soumettre le
malade à une réactivation : on lui administre 5 à 10g de purgatif salin (sulfate de
sodium ou de magnésium), tous les soirs pendant 2-3 jours avant l’examen
Protocoles techniques
II. Prélèvement
▪ Le prélèvement est recueilli dans un récipient propre et sec, à
couvercle large et à fermeture hermétique.
▪ En général 30 à 50 grammes suffisent,
▪ Pas de mélange aux urines (destruction des formes végétatives et
problème diagnostic).
▪ La selle doit parvenir dans les plus brefs délais au laboratoire
(maximum 1h) ou si possible au laboratoire
afin d’éviter la dégénérescence des formes végétatives qui sont
sensibles à la variation de températures et à la déshydratation.
▪ Il faut au moins 3 prélèvement espacés de quelques jours (2-3 jrs)
car l’élimination des parasite est intermittente avec des phases muettes
Protocoles techniques
III. Conservation de la selle
Conservation par le froid à + 4°C,
Eau formolée (solution fixatrice et conservatrice.)
Kystes et œufs : formol a 10% pour les selles pâteuses
a 5% pour les selles fermes.
Formes végétatives : formol a 10%.
Mercurothiolate Iode Formol (MIF)
Fixateur à l’alcool Polyvinylique (APV)
Sodium acétate-Acide acétique Formaldehyde : SAF
Protocoles techniques
IV. L’enregistrement/Registre de labo
Année
Mois
Jour
Numéro d’identification
Adresse
Structures prescripteurs
Renseignements cliniques
Résultats de l’examen macroscopiques
Résultats de l’examen microscopiques (etat frais,
concentration, techniques spéciales)
Commentaires
Protocoles techniques
V. Examen macroscopique
▪ la présence de mucus, sanglant ou non (c'est dans le mucus que les formes
hématophages d'amibes sont recherchées),
1 pour helminthes
1 pour protozoaires
Protocoles techniques
❖ Examen direct/Etat frais
Triturer quelque gramme de selles dans de l’eau physiologique (9‰) –recouvrir de lamelle et
Il permet de dépister les œufs et larves d'helminthes, les kystes et formes végétatives
Le principe est basé sur l’emploi d’un liquide très dense qui provoque la flottation des
éléments parasitaires à sa surface. La difficulté de leur prélèvement est contournée
par la possibilité que l’on a de remplir un tube avec plus de liquide qu’il ne peut
contenir, provoquant ainsi la création d’un ménisque convexe en haut du tube. Le
prélèvement des éléments parasitaires flottants est fait en touchant ce ménisque avec
la face inférieure d’une lamelle, qui est ensuite déposée sur une lame préparée avec
une goutte de lugol.
Protocoles techniques
➢ Méthode de WILLIS
Intérêt: Cette technique présents l´avantage de la simplicité d´exécution, de la
rapidité et d´un faible prix de revient Elle concentre bien les œufs d'ancylostomidés et
d'hyménolépidés.
Inconvénients: La solution de chlorure de sodium pénètre assez facilement dans les
oeufs et Il ne faut pas dépasser le temps prescrit dans le déroulement de la technique.
Déroulement de la technique
Les selles sont diluées au dixième environ dans une solution aqueuse de chlorure de
sodium á saturation (25 grammes dans 100 ml environ );
La suspension obtenue est versée dans un tube jusqu'à la limite supérieure;
On place alors délicatement une lamelle qui doit recouvrir tout le tube sans bulle d'air;
Un quart d'heure plus tard on retire la lamelle qui est déposée sur une lame et la
lecture de la concentration est effectuée avant évaporation de l'eau et cristallisation du
sel
Protocoles techniques
Méthodes par sédimentation
Dans ces techniques, les éléments parasitaires des selles sont concentrés sous l'action
de la pesanteur.
On les retrouve donc dans le sédiment des solutions où les selles ont été diluées.
prélèvement à la pipette.
Le sédiment est déposé sur une lame de microscope, coloré par le lugol et recouvert
d'une lamelle .
Protocoles techniques
➢ Technique par sédimentation simple
PRODUITS À UTILISER NaCl ; Eau distillée ; Lugol
TECHNIQUE
▪ Triturer 10 à 20 g de selles avec 10 à 20 ml d’eau physiologique
▪ Tamiser sur une passette métallique
▪ Mettre la dilution dans un verre à pied puis le remplir complètement
▪ Laisser reposer 1 heure
▪ Reprendre le culot dans de l’eau physiologique et ainsi de suite jusqu’à l’obtention d’un
liquide surnageant clair
▪ Homogénéiser le dernier culot (sans ajouter d’eau)
LECTURE
Examiner des gouttes du sédiment entre lame et lamelle, en ajoutant une goutte de lugol
pour colorer les éléments parasitaires.
RÉSULTATS
Technique artisanale peu efficace et grande consommatrice de temps, réservée à des
laboratoires démunis de matériel (laboratoire de brousse de pays en voie de développement).
Protocoles techniques
Technique par sédimentation simple
Protocoles techniques
TECHNIQUE
Même technique que ci-dessus mais la sédimentation passive est remplacée par des
INTÉRÊT
Indications :
Utile en cas de doute dans l’identification des kystes et surtout pour un diagnostic d’espèces
des formes végétatives (structures nucléaires colorées)
coccidies
Elle se fait au niveau de la marge anale par le test de GRAHAM (scotch test ou test
à la cellophale adhésive).
Il consiste à appliquer contre les plis radiés de l’anus après écartement des 2 fesses un
fragment de ruban adhésif, Cellophane adhésive transparent afin d’y recueillir les oeufs
du parasite.
Le ruban est ensuite collé sur une lame de verre pour être examiné au microscope. Il
est impératif que le prélèvement soit effectué la matin avant toute toilette et toute
défécation.
Protocoles techniques
➢ Technique d’extraction de Baermann
Réalisation
Mettre des selles sur de la gaze disposée sur une passoire
Poser la passoire dans un entonnoir (fermé) contenant de l'eau tiède
Laisser reposer 2-3H
Récupérer le liquide
Centrifuger 3 min à 1500tr/min
Réaliser un examen microscopique sur le culot de centrifugation
Intérêt
Technique de référence pour le diagnostic d'anguillulose.
Elle permet la mise en évidence de larves rhabditoïdes
Protocoles techniques
Technique d’extraction de Baermann
Interprétation des résultats
▪ Un seul résultat négatif ne doit pas être définitif ;Il faut 3 examens à 2-3 jours
d’intervalles.
▪ Chez le malade immunodéprimé ayant un taux de CD4 < 200/μL, des EPS doivent
être régulièrement effectués pour s'assurer de l'efficacité du traitement éventuel et
de l'absence de réinfestation.
Rappel
Il est transmis à l’homme par la piqure de la femelle d’un moustique du genre Anopheles.
Le plasmodium est responsable du paludisme qui se manifeste par une fièvre, anémie et
hepatosplénomégalie surtout chez l’enfant
MORPHOLOGIE
Le plasmodium
• CRP augmentée,
➢ Prélèvement
Il doit être effectué avant tout traitement antipaludéen qui pourrait gêner l'observation des
parasites
Une goutte de sang est obtenue par piqûre au doigt (au talon ou au gros orteil chez les jeunes
enfants)
➢ Prélèvement
Utiliser une aiguille ou un vaccinostyle pour piquer le doigt (sang capillaire), puis presser
légèrement pour obtenir une bonne goutte de sang.
Le sang peut également prélevé dans un tube à EDTA (l’héparine est à proscrire) pour la
confection de frottis et goutte épaisse
Le plasmodium
Diagnostic Parasitologique
➢ Prélèvements
Le plasmodium
Diagnostic Parasitologique
➢Technique
Il s’agit des gouttes épaisses (GE) et le frottis sanguin mince (FS) qui sont les techniques les
plus utilisées.
Goutte épaisse
Elle permet une concentration des parasites dans un petit volume de sang facilitant ainsi leur
détection et leur comptage.
Elle consiste à examiner quelques μL de sang après hémolyse des globules rouges et
coloration au Giemsa
Le plasmodium
Diagnostic Parasitologique
Goutte épaisse
Diagnostic parasitologique
Lecture de la goutte épaisse
En principe, toute la goutte doit être explorée.
Il est préférable d’examiner les parties périphériques ou apparait le parasite avec son
noyau et son cytoplasme.
Le nombre de parasite est compté pour 200 leucocytes, le comptage est arrêté si plus
de 1000 parasites sont comptés avant les 200 leucocytes. Si moins de 10 parasites
sont trouvés pour les 200 leucocytes le comptage est poursuivi pour 500 leucocytes.
DIAGNOSTIC PARASITOLOGIQUE
✓ Goutte épaisse :
Diagnostic Parasitologique
Diagnostic Parasitologique
➢Technique
d’espèce
Diagnostic Parasitologique
Diagnostic Parasitologique
➢Technique
Le plasmodium
Diagnostic Parasitologique
région donnée)
▪ Paludisme viscéral évolutif, au cours duquel le taux d'anticorps est très élevé.
▪10/07/2025
Dépistage des donneurs de sang et prévenir un paludisme transfusionnel121
Paludisme
Plasmodium
2.5. Diagnostic moléculaire
Méthodes moléculaires
• Permet la détection des parasitémies très faibles non détectables par le TDR et
la microscopie
❑ Apport de la PCR
▪ La PCR est utilisée dans les Laboratoires spécialisés, avec un seuil de détection
de la parasitémie de 0,001 à 0,3 parasites/μl.
▪ Elle permet l’identification et la quantification d’espèce dans les situations de
polyparasitisme ou épidémiologiques, et aussi la recherche des mutations
spécifiques à l’origine des résistances aux antipalustres
▪ Elle peut donc constituer une aide au diagnostic dans certains cas difficiles.
▪ Mais leur temps de réalisation et leur coût ne permettent pas, à l’heure actuelle, de
les envisager en diagnostic de routine
10/07/2025 Paludisme 123
Les Trypanosomes (THA)
Les Trypanosomes
➢Rappel
129
DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE
1. CIRCONSTANCES DE DIAGNOSTIC
BIOLOGIQUE/ELEMENTS D’ORIENTATION
❖Signes et syndromes cliniques
✓Incubation: environ 8 à 15 jours.
manifestation Cutanée: chancre d’inoculation ou trypanome,
parfois accompagné d’une adénopathie satellite
130
DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE
1. CIRCONSTANCES DE DIAGNOSTIC
BIOLOGIQUE/ELEMENTS D’ORIENTATION
❖Signes et syndromes cliniques
✓Phase lymphaticosanguine
131
DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE
1. CIRCONSTANCES DE DIAGNOSTIC
BIOLOGIQUE/ELEMENTS D’ORIENTATION
❖Signes et syndromes cliniques
✓Phase lymphatigosanguine
132
DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE
1. CIRCONSTANCES DE DIAGNOSTIC
BIOLOGIQUE/ELEMENTS D’ORIENTATION
❖Signes et syndromes cliniques
✓Phase méningo-encéphalitique
133
DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE
1. CIRCONSTANCES DE DIAGNOSTIC
BIOLOGIQUE/ELEMENTS D’ORIENTATION
❖Signes et syndromes cliniques
✓Phase méningo-encéphalitique
Troubles sensitifs
Troubles psychiques
Troubles métaboliques
Troubles moteurs
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DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE
1. CIRCONSTANCES DE DIAGNOSTIC
BIOLOGIQUE/ELEMENTS D’ORIENTATION
❖Signes et syndromes cliniques
135
DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE
2. MODIFICATIONS BIOLOGIQUES NON SPECIFIQUES
Eléments biologiques d’orientation
➢Hémogramme: anémie, hyperleucocytose avec monocytose.
Au frottis, présence de plasmocytes et des cellules de
Mott.
➢Protidogramme
hyperprotidémie avec hypoalbuminémie et
hypergammaglobulinémie;
IgM sériques (4 à 20 pour la normale).
➢VS accélerés
136
DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE
3. DIAGNOSTIC PARASITOLOGIQUE
❖Prélèvement
L’échantillon biologique prélevé est fonction du stade
de la THA, cité comme suit par ordre:
- Le suc du chancre d’inoculation si présence de
chancre
- Le suc ganglionnaire si adénopathies
- Le sang, Le LCR, La moelle osseuse
137
Les Trypanosomes
➢Diagnostic parasitologique
Prélèvements
DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE
3. DIAGNOSTIC PARASITOLOGIQUE
❖Techniques
➢Examen microscopique direct à l’état frais
On recherche la présence de trypanosomes vivants et
mobiles dans le suc du chancre, le suc ganglionnaire, le
sang ou le LCR.
Technique simple et peu coûteuse mais elle est
cependant peu sensible (seuil de 10 000
trypanosomes/ml)
139
Les Trypanosomes
142
DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE
3. DIAGNOSTIC PARASITOLOGIQUE
❖Techniques
➢Examen microscopique direct après concentration
1. Centrifugation en tubes capillaires (CTC) ou
technique de Woo
Le sang, prélevé sur des tubes capillaires héparinés, est
centrifugé à 3 000 g pendant 10 minutes. L’observation au
microscope permet de visualiser les trypanosomes se
situant à l’interface plasma-globules rouges.
143
DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE
3. DIAGNOSTIC PARASITOLOGIQUE
❖Techniques
➢Examen microscopique direct après concentration
2. LA QBC® (Quantitative Buffy Coat)
Variante de la centrifugation en tubes capillaires. Cette
technique utilise la capacité de l’acridine orange contenu dans
le tube à rendre fluorescent les noyaux et les kinétoplastes.
QBC est très sensible
144
DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE
3. DIAGNOSTIC PARASITOLOGIQUE
❖Techniques
➢Examen microscopique direct après concentration
3. La triple centrifugation
Mettre dans un tube à centrifuger conique 10 ml de sang prélevé
sur citrate. Centrifuger pendant 10 minutes à 1000 tours/minute.
Aspirer le surnageant et le centrifuger pendant 10 minutes à 1500
tours/minute. Reprendre le surnageant et centrifuger pendant 20
minutes à 2000 tours/minute.
Examiner le culot au microscope.
145
DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE
3. DIAGNOSTIC PARASITOLOGIQUE
❖Techniques
➢Examen microscopique direct après concentration
4. La leuco-concentration
Mettre le sang citraté dans un tube à centrifuger conique et
l'additionner d'un volume égal de sérum physiologique. Ajouter
quelques gouttes d'une solution de saponine à 2 % en remuant à
l'aide d'un agitateur. Lorsque l'hémolyse est complète, centrifuger
pendant 10 minutes à 2000 tours/min.
Examiner le culot entre lame et lamelle.
146
Les Trypanosomes
➢Diagnostic immunologique:
148
Les Trypanosomes
➢Diagnostic immunologique:
Technique CATT (Card Agglutination Trypanosomiasis Test) ou test d’agglutination sur carte
L'antisérum se conserve 1 semaine à 45°C sous forme lyophilisée, mais seulement 4 heures
reconstitué à cette température.
Cette méthode est beaucoup plus adaptée aux enquêtes de masse qu'au diagnostic ponctuel.
Les leishmanies
Leishmanies
➢ Rappel:
Les leishmanies sont des protozoaires dimorphiques flagellés sanguicoles intracellulaires ayant un
tropisme électif pour le système phagocytaire mononuclée (monocytes, histiocytes et
macrophages) appartenant à :Embranchement:
Sarcomastigophora ;
Ordre: Kinetoplastida;
Famille: Trypanosomatidae; Genre: Leishmania;
Les espèces de leishmanies sont difficiles à distinguer morphologiquement aussi bien au stade
amastigote qu’au stade
promastigote. Elles possèdent une remarquable homogénéïté structurale dans les différents stades de
leur cycle de vie. Les types de leishmaniose :
• cutanée,
• cutanéomuqueuse,
• viscérale.
Epidémiologie
Morphologie de l’agent pathogène:
➢ Eléments épidémiologiques
❖Leishmaniose viscérale :
Leishmaniose
156
Figure: Leishmaniose viscérale chez un enfant avec hépato-
splénomégalie
II- Diagnostic biologique
2.1. Circonstances du diagnostic biologique/éléments d’orientation
l’ulcération centrale.
Diagnostic biologique
Circonstances du diagnostic biologique/éléments d’orientation
➢Signes et syndromes cliniques:
• LEISHMANIOSE CUTANÉE LOCALISÉE
Leishmaniose
158
Figure: Leishmaniose cutanée localisée (lésion ulcéreuse à gauche, forme sèche à droite)
Diagnostic biologique
Circonstances du diagnostic biologique/éléments d’orientation
▪ Leishmaniose cutanéo-muqueuse:
Leishmaniose
• lésion cutanée primitive cicatricée avec atteinte muqueuse
159
II- Diagnostic biologique
2.1. Circonstances du diagnostic biologique/éléments d’orientation
➢Signes et syndromes cliniques:
• LEISHMANIOSE CUTANÉO- MUQUEUESE LOCALISÉE
Leishmaniose
Figure : Leishmaniose cutanéo- muqueuse ( lésion initiale à gauche, perforation
160 de la cloison nasale
à droite)
Leishmanies
Diagnostic biologique
Modifications biologiques non spécifiques (L.V)
❖Hémogramme: pancytopénie
o Désinfection soigneuse de la lésion cutanée après avoir enlevé les croutes qui la
recouvrent
o Le raclage des lésions est réalisé avec un vaccinostyle stérile à usage unique avec
la partie non
piquante dans la partie infiltrée loin des zones surinfectées et du centre de la lésion
Leishmaniose
Figure: Forme amastigote à l’examen microscopique
Diagnostic biologique
Diagnostic parasitologique
❖ Culture cellulaire:
▪ Longue, fastidieuse
168
Figure: Forme promastigote à la culture cellulaire
Diagnostic biologique
Diagnostic immunologique
❖Techniques de dépistage:
171
Diagnostic biologique
Diagnostic anatomopathologique
Prélèvement: biopsie
172
Toxoplasmes
Toxoplasmes
Rappel:
Piriforme, arqué, mesure 5-10um. Une extrémité plus arrondie que l’autre, le
pôle postérieur près duquel est généralement situé le noyau. L’extrémité
antérieure présente un appareil de pénétration appelé complexe apical.
178
Morphologie
❑Kystes:
Mesurent 50 à 200 um, est entouré d’une membrane épaisse et résistante
Ils contiennent plusieurs centaines à plusieurs milliers de bradyzoïtes (
morphologie très proche du tachyzoïte).
Sont abondants dans les tissus pauvres en anticorps (tissus nerveux).
Ce sont des formes de résistance et de dissémination, ils ne sont pas
détruits à des T°< 45° ni par l’HCl gastrique.
Ils constituent le responsable de la contamination de l’Homme (ingestion de
viande)
07/10/2025 TOXOPLASMOSE 179
Kyste de toxoplasme coloré au Giemsa sur un frottis de moelle
Morphologie
Kystes
181
Morphologie
❑Oocyste
Ovoïde, 14um x 9 um, issu d’une multiplication sexuée. Après
maturation il contient 2 sporocystes renfermant chacun 4
sporozoïtes.
Très résistant sur le sol et résiste à HCl.
Forme de résistance et de contamination.
dans le sol humide. Capables de demeurer infestant au moins un an
Ils sont tous responsables de la contamination des herbivores et de
l’Homme.
La morphologie des sporozoïtes est proche de celle des tachyzoïtes,
mais plus petits
07/10/2025 TOXOPLASMOSE 182
Oocystes de T. gondii sporulés
Morphologie
184
Bioécologie
❑Habitat
❑Pathogénie
Après ingestion de kystes présents dans la viande, ou aliments contaminés par des
oocystes, libération de tachyzoïtes dans l’estomac qui vont diffuser dans tout
l’organisme par voie lymphaticosanguine.
Les tachyzoïtes se développent dans les cellules du système phagocyte
mononucléé, et peuvent atteindre tous les tissus, avec une prédilection pour les
tissus musculaires et nerveux.
La durée de cette phase de diffusion est estimée à 10 jrs environ pendant laquelle
le parasite peut passer le placenta et atteindre le fœtus
❑Pathogénie
❑Pathogénie
• Ces kystes, qui persisteront toute la vie de l’individu, sont responsables d’une
immunité protectrice, marquée par la présence d’anticorps spécifiques, mais
non stérilisante
07/10/2025 188
Pathogénie
❑Pathogénie
• Chez le sujet immunocompétent, la toxoplasmose reste généralement
asymptomatique ou bénigne. Elle évolue vers la phase d’enkystement.
• Par contre, elle est grave chez le sujet immunodéprimé ou lorsque l’affection est
congénitale.
• On distinguera alors 3 formes de toxoplasmose:
o Toxoplasmose acquise chez le sujet immunocompétent
o Toxoplasmose congénitale
o Toxoplasmose de l’immunodéprimé
07/10/2025 TOXOPLASMOSE 189
Mode de contamination
• Chez l’hôte définitif dont le chat, les oocystes de Toxoplasma gondii sont
éliminés dans le milieu extérieur avec les fècès.
o Kystes: pas de voie de sortie; sont formés et localisés dans tous les
tissus.
o Manque d’hygiène
• Eléments épidémiologiques
o Femme enceinte: lors d’un bilan prénatal ou la surveillance d’une grossesse
o devant un avortement spontané ;
• Signes ou syndromes cliniques
Asymptomatique dans plus de 80% des cas. Le diagnostic biologique peut être réalisé
devant:
o des anomalies morphologiques chez le nouveau-né ;
o des troubles visuels chez l’enfant et l’adolescent ;
o une fièvre, asthénie et adénopathies cervicales chez l’adulte et chez l’enfant;
o un syndrome d’hypertension intracrânienne ou altération de l’état de conscience
chez le sujet immunodéprimé ;
07/10/2025 TOXOPLASMOSE 195
Circonstances du diagnostic biologique
• Syndrome mononucléosique
• Hyperéosinophilie
• hyperleucocytose du LCS
❑Prélèvement
• En fonction des circonstances: sang total prélevé sur EDTA ou citrate,
LCR, humeur aqueuse, lavage bronchoalvéolaire, biopsie cérébrale ou
hépatique, placenta.
• Chez les immunodéprimés: sang, la moelle osseuse, LCS, du liquide de
lavage broncho-alvéolaire, des biopsies cérébrale et chambre antérieure
de l’œil
• Dans la toxoplasmose congénitale: sang du cordon, du liquide amniotique,
du placenta.
❑Techniques
❖Examen histo-cytologique
❖Inoculation à la souris
❑Techniques-Interprétation
❖Examen histo-cytologique
❑Techniques-Interprétation
❖Inoculation à la souris
❑Techniques-Interprétation
NB : la présence des IgA et des IgE est inconstante, ce qui limite leur usage en
diagnostic.
07/10/2025 TOXOPLASMOSE 205
Diagnostic biologique
Diagnostic immunologique spécifique
❑Techniques :
❖Techniques utilisant des antigènes figurés (corps toxoplasmiques)
• Dye test (Sabin et Feldman)
• Agglutination directe (Fulton) :
• Agglutination après immunocapture
• Immunofluorescence indirecte (IFI)
❖Techniques utilisant des antigènes solubles
• Agglutination passive
• Tests enzymo-immnulogiques (EIA)
❑Techniques :
• Dye test (Sabin et Feldman) : il est fondé sur la lyse des toxoplasmes
vivants obtenus à partir du liquide péritonéal de souris infectées par les
anticorps en présence de complément humain frais. La lecture se fait
au microscope en contraste de phase. Longtemps considéré comme
référence, ce test lourd et coûteux n’est plus pratiqué que par des
laboratoires très spécialisés.
07/10/2025 TOXOPLASMOSE 208
Diagnostic biologique
Diagnostic immunologique spécifique
❑Techniques
Le test est simple à réaliser et à lire, mais les résultats peuvent être
approximatifs. Il est actuellement peu pratiqué.
07/10/2025 TOXOPLASMOSE 210
Diagnostic biologique
Diagnostic immunologique spécifique
❑Techniques
➢Techniques utilisant des antigènes figurés (corps toxoplasmiques)
• Agglutination après immunocapture : ISAgA (Immuno-Sorbent
Agglutination Assay)
variante de l’agglutination directe, mais après capture des anticorps IgM,
éventuellement IgA, sur phase solide sensibilisée par un anticorps anti-IgM (-
IgA) humaines.
En cas de positivité, les parasites sont uniformément répartis sous forme de
voile tapissant le fond de la cupule réactionnelle.
Très sensible, permet de détecter précocement la présence des IgM anti-
toxoplasme, mais reste positif de nombreux mois.
❑Techniques
Test classique utilisant des toxoplasmes formolés fixés sur une lame. En
fonction de l’anti-immunoglobuline marquée utilisée, il permet de détecter
les différents isotypes d’anticorps (test de Remington pour la détection et
le titrage des IgM).
❑Techniques
➢Techniques utilisant des antigènes solubles
• Agglutination passive
Utilise des particules de latex recouvertes d’antigène parasitaire.
Est réalisée sur une plaque de verre et la lecture se fait après quelques minutes
à l’œil nu.
Sensible mais cependant sujette au phénomène de zone (résultat faussement
négatif en cas de présence d’anticorps à taux élevé) et ne différencie pas les
différents isotypes d’anticorps.
On peut aussi utiliser des hématies de mouton recouvertes d’antigène
toxoplasmique.
La07/10/2025
réaction est effectuée en plaque de microtitration et peut être quantifiée. 213
TOXOPLASMOSE
Diagnostic biologique
Diagnostic immunologique spécifique
❑Techniques
La 07/10/2025
technique EIA permet de quantifierTOXOPLASMOSE
les anticorps IgG et IgM. 214
Diagnostic biologique
Diagnostic immunologique spécifique
❑ Résultats et interprétation
❖Cinétique des anticorps
• Les anticorps IgM
sont les premiers à apparaître dans les jours qui suivent l'infection.
Cependant, la présence des IgM ne peut pas être systématiquement
interprétée comme le témoin d'une infection récente.
En effet, les nouvelles techniques d'immunocapture (ISAgA ou ELISA de
deuxième génération) détectent des IgM 6 mois voire 1 an et plus, après
l'épisode infectieux initial.
La détection est réalisée par inoculation à la souris, par culture cellulaire et surtout à
l’heure actuelle par PCR. Un résultat négatif n’exclut pas la possibilité de passage
différé du parasite à travers la barrière placentaire.
Dater l'infection:
Début d'infection ou
Avidité des IgG
Ac IgM non
Absence Immunité spécifiques ?
d'immunité toxoplasmique
toxoplasmique ancienne
Avidité forte Avidité faible
infection > 3–5 ou 2e sérum
mois selon les intermédiaire 2
réactifs semaines
plus tard
Si femme enceinte : A
Conseils d'hygiène confirmer sur
Contrôle un 2e sérum à 2e sérum 3
sérologique 3 semaines, en semaines plus tard
Apparition Absence d'IgG
mensuel en cours de fonction des d'IgG : Contrôlée à 4–6
grossesse et 2–3 situations séroconver semaines Absence
semaines après cliniques sion d'immunisation
I‘accouchement
Titre IgG stable : Titre IgG
Infection >2–3 augmenté :
mois Infection <2–3
mois
07/10/2025 TOXOPLASMOSE 221
Diagnostic biologique
Diagnostic moléculaire
❑Détection du génome viral
• elle est réalisée par PCR à partir de la plupart des prélèvements. Les
techniques les plus sensibles ciblent des séquences géniques répétées.
La détection de l’ADN toxoplasmique dans le liquide amniotique signe la
contamination materno-fœtale.
➢Rappel:
Les filaires lymphatiques sont des vers nematodes qui vivent dans les vaisseaux
lymphatiques et cette présence se traduit par la filariose lymphatique. Ils appartiennent
à la famille des Filariidae et sont transmis à l’Homme par des moustiques vecteurs
(Anopheles, Culex, Aedes, Mansonia). Ces nématodes qui ressemblent à des fils sont
de 3 types :
❑Morphologie
Gaine
❖Les microfilaires Extrémité céphalique arrondie et Espace
céphalique court
• Les microfilaires
Gaine
Noyau subterminal
Noyau terminal
Anopheles sp.
apériodique Caraïbes
Mansonella Séreuse Culicoidés Suc dermique Afrique
rodhaini
Principales manifestations cliniques
Forme asymptomatique
Forme symptomatique
❑Phase d’incubation
Elle dure 3 mois à 1an. Elle est non spécifique et est due à la migration des
microfilaires. Elle se caractérise par la fièvre, des arthralgies, un prurit, des œdèmes
et des manifestations respiratoires asthmatiformes.
Principales manifestations cliniques
Forme symptomatique
❑Phase d’état
➢ Manifestations aiguës
La période d’état associe des signes inflammatoires, des signes d’obstruction des
voies lymphatiques et des lymphorragies
Principales manifestations cliniques
3.2. Forme symptomatique
❑Phase d’état
➢Manifestations aiguës
✓Les lymphangites aigües des membres : elles se manifestent par l’apparition d’un
œdème inflammatoire, douloureux au niveau des membres inférieurs. La peau
est chaude et luisante. Ces lymphangites se caractérisent par leur progression
centrifuge (de la racine vers l’extrémité des membres), leur caractère fugace (
rétrocèdent en quelques jours) mais récidivant aboutissant à un lymphoedème
bien constitué.
Principales manifestations cliniques
Forme symptomatique
❑Phase d’état
➢Manifestations aiguës
❑Phase d’état
➢Manifestations chroniques
Dix à15 ans après la première crise, et d’autant que l’infection filarienne est négligée,
l’on peut observer plusieurs formes de manifestations chroniques mais les plus
fréquentes sont : l’hydrocèle, l’éléphantiasis et le lymphoedème.
Les femmes présentent plus souvent un lymphoedème des membres inférieurs tandis
que les hommes présentent fréquemment un hydrocèle et/ou un lymphoedème du
scrotum.
Principales manifestations cliniques
Forme symptomatique
❑Phase d’état
➢Manifestations chroniques
✓L’hydrocèle
majeure.
Hydrocèle
Principales manifestations cliniques
Forme symptomatique
❑ Phase d’état
➢Manifestations chroniques
✓ Le lymphoedème
Il concerne le plus souvent les membres, mais aussi le visage, le tronc et les organes
génitaux.
Il peut évoluer plus ou moins rapidement vers la phase d’éléphantiasis avec induration
du membre, des sillons très profonds et la présence de verrues lymphatiques et de
complications dermatologiques fréquentes.
L’oedème est permanent et non réversible.
Lymphoedème de la jambe
Principales manifestations cliniques
Forme symptomatique
❑ Phase d’état
➢Manifestations chroniques
✓ L’éléphantiasis
Il s’agit d’une hypertrophie scléro-fibreuse du derme et de l’hypoderme qui survient
progressivement sur un territoire où se succèdent des crises récurrentes de lymphangite
aiguë. Un éléphantiasis constitué peut aboutir à des infirmités monstrueuses.
Eléphantiasis du membre inférieur
Principales manifestations cliniques
Forme symptomatique
❑ Phase d’état
➢Manifestations chroniques
avec possibilité de ruptures externes (au niveau des racines des membres, du scrotum, des
grandes lèvres) ou de ruptures internes et profondes à l’origine d’ascite, de chylothorax,
de chylolymphurie ou même d’hématochylurie.
Principales manifestations cliniques
Forme symptomatique
❑ Phase d’état
➢Manifestations chroniques
✓ Surinfections bactériennes
Elles sont dues généralement au streptocoque, au staphylocoque et sont à l’origine de
manifestations aiguës à type de dermatolymphangioadénites ou DLAA
Elles jouent un rôle important dans l’évolution péjorative de la maladie
Principales manifestations cliniques
Forme symptomatique
❑ Phase d’état
➢Formes cliniques : les manifestations « induites » par les microfilaires
✓Le syndrome d’éosinophilie tropicale
• une dyspnée, toux quinteuse, atteinte de l’état général
• des râles sibilants ou sous crépitants
• des nodules à la radiographie pulmonaire et/ou au scanner (micro ou macronodules).
Eléments du Diagnostic biologique
❑Epidémiologiques
❑ Cliniques
➢ La notion de lymphangite récurrente, d’un lymphoedème, d’un éléphantiasis ou
d’une hydrocèle
Eléments du Diagnostic biologique
❑ Imagerie
➢ Echographie
❑Biologie
Diagnostic parasitologique
❑Prélèvements
• Sang: il doit être fait de façon nocturne entre 22 h et 4 h pour les espèces à
périodicité nocturne (W. bancrofti, Brugia malayi et B. timoti) et diurne vers 13 h
pour W. bancrofti pacifica.
• Ponctions ganglionnaires
• Urines: les microfilaires peuvent se retrouver dans les urines après éclatement
des canaux lymphatiques périvésicaux.
Eléments du Diagnostic biologique
Diagnostic parasitologique
❑ Techniques
➢ Examen microscopique
❑ Techniques
❑ Techniques
Diagnostic parasitologique
❑ Techniques
Diagnostic parasitologique
❑ Techniques
➢ Coloration
✓ MGG
✓ L’hématoxyline
Eléments du Diagnostic biologique
Diagnostic parasitologique
❑ Technique
➢ Concentration: leucoconcentration
W. bancrofti coloré au MGG
B. Malayi coloré au MGG
Eléments du Diagnostic biologique
Diagnostic immunologique spécifique
• Immunoélectrophorèse,
• Immunofluorescence indirecte,
• ELISA,
• Test immunochromatographique
Eléments du Diagnostic biologique
Diagnostic immunologique spécifique
• ELISA
Eléments du Diagnostic biologique
Diagnostic histologique
Les examens parasitologiques peuvent être effectués sur des coupes histologiques
de ganglions pour la mise en évidence de filaires adultes et de microfilaires
Eléments du Diagnostic biologique
Diagnostic moléculaire
La PCR permet le diagnostic d’espèce de microfilaires dans les échantillons de
sang
Des gènes de W. bancrofti ont pu également être détectés dans les crachats, le
liquide d’hydrocèle et les urines
Les filaires lymphatiques
➢Rappel:
Loa loa est une filaire appartenant à la Classe des Sermentea, et à la Famille des
Filariidae.
C’est une filaire spécifiquement humaine, cutanéo-dermique par la localisation des
vers adultes, et sanguine par celle des microfilaires avec une périodicté diurne.
Il est transmis à l’ Homme par un tabanidé, le Chrysops et est responsable de la
loase.
C’est une filaire strictement africaine sévissant dans les zones forestières de l’ Afrique
Centrale et de l’Ouest.
NB: La loase constitue un veritable problème de santé publique à cause de ses
complications mortelles, de type neurologique (encéphalite), renal
Morphologie
Adultes
Les femelles ont une taille d’environ 4 à 7 cm de long et 0,5 mm de
diamètre;
Les mâles: 2 à 3,5 cm de long et 0,4 mm de diamètre, avec une extrémité
postérieure enroulée.
Morphologie
Phase d’incubation :
Incubation muette qui dure de 5 à 18 mois dans une population souvent
asymptomatique
Principales manifestations cliniques
Phase d’Etat
1. Passage du ver adulte sous la conjonctive (signes oculaires)
2. Reptation du ver adulte sous la peau (signes cutanés)
3. Oedème de Calabar
En plus des manifestations classiques, 3 complications sont attribuées à la loaose
Principales manifestations cliniques
Epidémiologique :
- Résidence en zone d’endémie
- Présence de nodules sur la peau
- Présence de vers adultes sur la conjonctive
Clinique :
- Prurit
Diagnostic parasitologique
▪ Prélèvements
Les microfilaires: prélever le sang au niveau d’une veine ou au bout du doigt vers
midi
Les vers adultes: prélever le ver adulte sous la peau ou sous la conjonctive
Eléments du Diagnostic biologique
Diagnostic parasitologique
-Technique
Examen parasitologique
Le diagnostic de certitude repose sur la mise en évidence des microfilaires dans
le sang (le prélèvement est effectué de jour, vers midi) et du ver adulte sous la
peau ou sur la conjonctive.
Eléments du Diagnostic biologique
Diagnostic parasitologique
-Technique
Examen parasitologique
Examen macroscopique
Après le prélèvement du ver adulte( il est possible de l’extraire à l’aide d’un
vaccinostyle ou d’une petite scarification), on essayera de l’identifier en se basant
sur sa morphologie.
Eléments du Diagnostic biologique
Technique
Examen parasitologique
vivantes.
Eléments du Diagnostic biologique
Diagnostic parasitologique
Examen parasitologique
Examen microscopique direct
Examen après coloration
Après centrifugation à 2000tours/minute pendant 10 minutes, on examine le culot
après coloration au MGG.
On dénombre ensuite les microfilaires
Eléments du Diagnostic biologique
Eléments du Diagnostic biologique
Eléments du Diagnostic biologique
Eléments du Diagnostic biologique
Diagnostic immunologique spécifique
Recherche d’anticorps.
La recherche et le dosage des anticorps sériques par les techniques de double
diffusion en gélose, d’analyse immunoélectrophorétique, de co-électrosynérèse,
d’immunofluorescence indirecte ou par ELISA sont d’un précieux appoint.
Eléments du Diagnostic biologique
Diagnostic histologique
Elle se fait sur des biopsies du tissu sous-cutanée
Eléments du Diagnostic biologique
Diagnostic moléculaire
La PCR: elle permet de faire le diagnostic d’espèce.
Mansonella sp
Mansonella sp
➢Rappel:
Mansonella sp sont des filaires dont les adultes parasitent le péritoine de l’homme ou de
certains singes.
Les filaires sont transmises à l’homme et aux singes par la piqûre d’insectes hématophages
diptères : les Culicoïdes.
Ces filaires sont les agents des filarioses péritonéales qui sont des helminthiases bénignes
mais très tenaces du fait de leur insensibilité aux antifilaires.
Elles sévissent en Afrique et en Asie. Les espèces les plus couramment rencontrées sont :
Mansonella perstans, [Link] et M. ozzardi.
Ces filaires sont essentiellement retrouvées dans les regions chaudes d’Afrique et d’Amérique
et d’Asie.
Mansonella sp
➢ELEMENTS D’ORIENTATION
Prélèvements
➢DIAGNOSTIC
Parce que les vers adultes vivent principalement dans les cavités pleurales et
péritonéales, ils ne sont que rarement observés. A certains moments, ils peuvent être
observés au cours d'une laparotomie (une incision ou une ouverture de l'abdomen).
➢ Rappel
vivent sous la peau, et les microfilaires dans le derme et les tissus de l’oeil
• Les femelles ont une taille de 50 cm pour une largeur de 0,04 mm.
• Elles sont dix fois plus grandes que les vers adultes mâles.
• Leur taille qui équivaut à une fraction de millimètre et varie entre 270 et 300 µm de
long pour 5 à 8 µm de diamètre.
Les noyaux somatiques sont allongés, ayant une forme irrégulière et se disposant en
double rangée.
Extrémité caudale
L= 200-300 µm
l = 8 µm
Microfilaire de O. volvolus
Principales manifestations cliniques
➢Phase d’état:
❑Syndrome cutané
❑Syndrome cutané
Illustrations
Principales manifestations cliniques
Illustrations
Principales manifestations cliniques
❑Une atteinte cutanée particulière : le sowda
• Localisations moyennes en Afrique aussi: gril costal, aisselle, coude, crête cubitale;
Illustrations
Principales manifestations cliniques
❑Le syndrome oculaire
• Kératite ponctuée: Réaction tissulaire autour d’une microfilaire morte indiquant une
infestation récente;
➢Clinique
• Séquelle de grattage au niveau des lombes, des membres inférieurs, thorax, flancs,
dépigmentation (quand l’évolution est
Eléments du Diagnostic biologique
• Conchocercomes
• Kératite
Eléments du Diagnostic biologique
• nodules
- Hyperéosinophilie sanguine
Ce test bien que constituant une grande valeur diagnostique est très désagréable et
même dangereux pour le patient.
Eléments du Diagnostic biologique
Diagnostic parasitologique
➢Prélèvements
• Recherche de microfilaires
➢Prélèvements
Dans le tissu cellulaire sous-cutané (adultes libres), mais surtout dans les nodules où
elles sont faciles à reconnaître
Eléments du Diagnostic biologique
Diagnostic parasitologique
➢Prélèvements
Palpation des nodules: mous, puis fermes, indolores, mobiles sous la peau (0,5 cm –
6 cm
• Lésions lymphatiques
Eléments du Diagnostic biologique
Diagnostic parasitologique
➢Prélèvements
Eléments du Diagnostic biologique
Techniques
Le lambeau de peau est déposé dans un verre de montre ou dans les puits de
plaques de microtitration pendant 30mn dans du sérum physiologique.
Eléments du Diagnostic biologique
Techniques
Techniques
Techniques
❖Test de Mazzotti
• administration de 50 mg de DEC
Techniques
Test de Mazzotti
Eléments du Diagnostic biologique
Techniques
• Test semi-quantitatif
Eléments du Diagnostic biologique
Illustrations
Test de pansement
Eléments du Diagnostic biologique
Diagnostic immunologique spécifique
Recherche d’anticorps:
• Test ELISA (Enzyme Linked Immunosorbent Assay) faisant appel à des extraits
antigéniques est la technique la plus utilisée.
Eléments du Diagnostic biologique
Diagnostic Moléculaire
PCR, très sensible, permet d’identifier les différentes espèces de filaires à partir de
leur ADN.
Diagnostic histologique
Les filaires adultes sont recherchées dans les nodules où elles sont faciles à
reconnaître par l’analyse histo-pathologique.
Dracunculus medinensis
Dracunculus medinensis
➢ Rappel
❑Les microfilaires
❑Voie orale: par ingestion d’eau souillées du Cyclops contenant des larves
infestantes (L3) de Dracunculus medinensis. Une fois dans l’estomac, le Cyclops
sera digéré par les sucs digestifs et va libérer les larves L3.
Mode de contamination
✓Baignade dans les cours d’eau (mare, marigot,…) lorsqu’on boit accidentellement de
l’eau
Facteurs favorisants
Principales manifestations cliniques
Forme symptomatique
➢Phase d’incubation
➢Phase d’invasion
Elle correspond à la migration du ver. A ce stade il peut être palpé sous la peau sous la
forme d’un cordon induré. Cette phase est marquée par des signes allergiques :
poussées d’urticaire généralisée avec fièvre légère, état nauséeux, ou vomissement,
syncopes, dyspnée asthmatiforme.
Souvent une petite éruption est décelable au point où se formera la plaie et cette zone
devient prurigineuse.
Principales manifestations cliniques
❑Forme symptomatique
➢Phase d’invasion
Principales manifestations cliniques
❑Forme symptomatique
➢Phase d’état
Elle est marquée par la sortie du ver qui commence par l’apparition d’une vésicule ou
d’une bulle de quelques millimètres à quelques centimètres de diamètre (2 à 4 cm).
Cette phlyctène se rompt et laisse une ulcération au fond de laquelle une portion
blanchâtre de la cuticule du ver peut être visible.
Phlyctène
- Cliniques
Extrusion d’un ver à travers une plaie précédée de phlyctène.
Eléments du Diagnostic biologique
Circonstances du diagnostic biologique/éléments d’orientation
Para-cliniques :
. découverte fortuite sur un cliché radiologique montrant les vers calcifiés.
Diagnostic indirect non spécifique
Hyperéosinophilie sanguine est discrète.
Eléments du Diagnostic biologique
Diagnostic parasitologique
- Prélèvements
Pour microfilaire
- Le ver adulte etant visible au contact de l’eau donc la sérosité est utile pour la
sortie de la larve L1
Examen macroscopique
Les vers peuvent être visualisés sous forme de cordon induré roulant sous les
téguments. Après extraction du ver adulte, il se présente sous forme de ver
filiforme de couleur
blanchâtre. Par l’orifice de sortie, on peut voir le ver poindre, mais en général,
après avoir libéré ses embryons, il se rétracte en profondeur
Eléments du Diagnostic biologique
Diagnostic parasitologique
- Techniques
- Examen microscopique
▪Examen direct au microscope optique
La découverte des larves est possible dans la sérosité émise au niveau de l'orifice de
Diagnostic parasitologique
- Examen microscopique
Femelle de D. medinensis
Eléments du Diagnostic biologique
Diagnostic parasitologique
Larve de D. medinensis
Chap V:
DIAGNOSTIC DES PARASITES
UROGENITAUX
Trichomonas vaginalis
INTRODUCTION
❖Rappel
❑Trichomonose urogénitale, parasitose vénérienne (IST), bénigne, cosmopolite et
fréquente, due à un protozoaire flagellé, Trichomonas vaginalis, asymptomatique
dans 50% des cas chez la femme et 95% chez l’homme.
❑T. vaginalis, vit dans les voies génito-urinaires mais qui peut être rencontré au
niveau de la bouche, des amygdales, du rectum, en fonction des pratiques
sexuelles.
❑Parasite strictement humain
362
Agent pathogène
Règne : Protista
Phylum : Sarcomastigophora
Classe: Zoomastigophora
Ordre: Trichomonadida
Famille : Trichomonadidae
Genre : Trichomonas
Espèce : Trichomonas vaginalis
363
Morphologie
• Cette membrane ondulante repose sur une sorte de côte appelée la costa
qui joue le rôle de soutien.
• et un corps parabasal qui est une forme allongée, incurvée située dans la
partie postérieure.
10/07/2025 Trichomonoses uro-génitales 365
3
Figure 1:Trophozoïte de Trichomonas vaginalis (10-30 µm sur 7-15 µm) 6
6
Habitat
Il peut survivre 1 à 2 h sur une surface humide et 24h dans les urines ou le sperme.
Les conditions optimales de croissance sont une T° de 35 à 37°c et un PH de 5,5 à 6
en anaérobiose.
Il peut également être retrouvé dans les glandes de Bartholin et de Skene mais
aussi dans l’urètre et la vessie.
371
Pouvoir pathogène
Chez la femme:
Par ailleurs Trichomonas vaginalis peut être associé à d’autres germes ( chlamydia,
gonocoque, mycoplasmes). Dans ces cas il peut phagocyter ces derniers et de ce
fait les mettre à l’abri de l’effet des ATB.
- La contamination par du linge de toilette humide ainsi les sièges et eaux des WC
est également possible d’où les rares cas d’infections de fillettes vierges.
- L’infection péri-natale chez certains bébé nés de mères infectées est aussi
possible.
❖Activité sexuelle: la prévalence est plus importante chez les personnes ayant
plusieurs partenaires sexuels.
❖Age: la répartition par tranche d'âge chez les femmes montre une prédominance
chez les sujets âgés de 20 à 35 ans
▪ vulvo-vaginite à leucorrhées
Circonstances
❖Chez l’homme
▪ Produits biologiques
- Recueil des 1ères sérosités au niveau du méat et des urines de 1er jet
▪ Conditions de prélèvement
Il doit être effectué le plus rapidement possible dans l’eau physiologique à 37°c.
Cet examen permet de repérer les parasites avec une mobilité en « tourniquet »ou
en « tourbillon », réfringents de forme ovalaire ou arrondie.
L’examen direct pour la recherche dans les urines sera effectué sur le culot de
centrifugation
On peut également réaliser un frottis séché et fixé par alcool-éther puis coloré au
Giemsa.
Culture
Pour augmenter la sensibilité du
diagnostic, la mise en culture est
possible. Les faux négatifs peuvent
être récupérer et mis en culture sur
le milieu Roiron à 37°( milieu
diphasique de Pasteur) puis observé
au bout de 3 à 7 jours.
Tubes contenant du milieu de « Roiron »
pour la culture de Trichomonas vaginalis
10/07/2025 Trichomonoses uro-génitales 388
Diagnostic biologique
Autres techniques
❖Technique immunologique
• C’est une méthode très spécifique et sensible pour la détection du parasite dans les
sécrétions vaginales.
Autres techniques
- PCR= technique très sensible mais onéreuse donc pas réalisé en routine.
C’est un parasite strictement humain et est transmis à l’Homme par voie transcutanée
après un passage de la forme infestante chez un hôte intermédiaire qui est un
mollusque gastéropode des eaux douces du genre Bulinus.
Morphologie
Le parasite se présente sous les formes: adultes, larves et œufs.
❑Les adultes
Ce sont des vers blanchâtres.
• Ils possèdent 2 ventouses:
- 1ère ventouse est orale située à l'extrémité antérieure du corps : s'ouvre dans
l'œsophage et joue le rôle de suceur.
- 2ème ventouse est ventrale, épineuse qui leur permet de se fixer aux parois des
vaisseaux.
Morphologie
Les adultes
• Les organes génitaux mâles et femelles sont situés face à
face et permettent ainsi une copulation quasi permanente.
Morphologie
➢Les mâles
• Ils mesurent environ 12 mm de long sur 0,8 à 1 mm de large
• Leur corps est recouvert de petits tubercules tégumentaires, probablement à fonction
sensorielle.
• 4 ou 5 grands testicules situés en avant du corps
• Ils sont cylindriques au niveau de leur tiers antérieur
• Le reste de leur corps est aplati et les bords latéraux se replient ventralement pour
délimiter le canal gynécophore où se loge la femelle
Morphologie
Les femelles
• Elles mesurent environ 2 cm de long sur 250 μm de large mais sa largeur augmente
régulièrement d’avant en arrière : de 0,1mm en avant à 0,2 mm en arrière.
• Formes cylindriques et filiformes.
Morphologie
Les femelles
• Présence de petits tubercules à l’extrémité postérieure de leurs corps, et
apparaissent brunes lorsqu’elles sont gorgées de sang.
• La femelle reste toujours placée dans le canal gynécophore du mâle et
ne le quitte qu’au moment de la ponte
Morphologie
Les œufs
• De forme ovalaire ou losange
• Ils mesurent 115 à 170 μm de long sur 40 à 70 μm de large.
• Coque lisse, épaisse, transparente et percée de nombreux pores. Elle entoure un
embryon cilié et mobile : le miracidium
• Ils portent à l’un des pôles, un éperon terminal court comparé à celui de S.
intercalatum.
Morphologie
Naturelle
Les œufs: par les urines
Exceptionnelles
Biopsie d’organes infestés (foie, poumons,…..)
Réservoir de parasite
L’Homme
Facteurs favorisants
Facteurs liés a l’hôte
✓La profession : les cultivateurs, les pêcheurs en eau douce, les riziculteurs, les
ouvriers d’entretien des canaux d'irrigations.
✓Le sexe : les femmes (lavage du linge, besoin alimentaire,…).
✓L’âge : les enfants par leurs jeux et leurs baignades dans les ruisseaux et les
rivières.
✓Résidence dans des pays tropicaux (activités domestiques et champêtres en zones
marécageuses).
Facteurs favorisants
Elle passe souvent inaperçue, mais peut entraîner un tableau de "dermatite des
nageurs" (érythème cutané allergique) survenant 15 à 30 minutes après le bain
infestant prurit, dermatite des nageurs ; disparaît en 1 à 2 jours
Principales manifestations cliniques
Complications
Complications
✓Atteinte génitale :
Chez l'homme : hydrocèle, urétrite, prostatite, orchi-épididymite, spermatocystite,
Chez la femme: métrorragies, lésions vulvaires, ulcérations cervico-vaginales,
endométrites, annexites, obstruction tubaire, grossesses ectopiques; stérilités
secondaires, avortements.
Association significative entre bilharziose urinaire et cancer de la vessie
Eléments du Diagnostic biologique
➢Cliniques
• Signes cutanés (réalisant la dermatite urticarienne fugace), douleurs (céphalées,
myalgies, arthralgies),
• Une hématurie
Eléments du Diagnostic biologique
Diagnostic parasitologique
❑Prélèvements
o Urines (On peut aussi prélever les dernières gouttes d’urines
et de préférence sur une miction complète matinale 10h-14h, ou après un effort
physique pré-mictionnel (marche à pied, montée d’un escalier, gymnastique pelvienne,
sautillement…).
o Biopsies vésicales et rectales
o Sang
o Selles de façon exceptionnelle
Eléments du Diagnostic biologique
4Diagnostic parasitologique
❑Techniques
❖Mise en évidence des œufs
Elle est en principe toujours possible à la phase d’état de l’affection, lorsque le ver
arrive à maturité soit 2 à 3 mois après l’infestation par les furcocercaires.
Si la présence d‘œufs dans un produit biologique (urines, biopsie) affirme le diagnostic
de bilharziose, leur absence n'exclut pas l'existence d'une bilharziose évolutive
Eléments du Diagnostic biologique
Diagnostic parasitologique
❑Techniques
➢Recherche des œufs dans les urines
• Méthode par sédimentation
On laisse sédimenter les urines pendant 30 minutes à l'abri de la lumière.
On prélève 2 ml d'urine à partir du fond du verre à pied à l'aide d'une pipette pasteur et
on les verse dans un verre de montre qu'on examine à la loupe stéréoscopique
Eléments du Diagnostic biologique
Diagnostic parasitologique
• Méthode par centrifugation
On prélève 10 ml d'urine à partir du fond d'un verre à pied contenant les urines du
patient émises le matin après un effort.
On verse ces 10 ml dans un tube qu'on centrifuge pendant 2 minutes à 2000 tr/mn.
On recueille le culot qu'on examine entre lame et lamelle au microscope à faible
grossissement.
Eléments du Diagnostic biologique
Diagnostic parasitologique
4Diagnostic parasitologique
• Le test d’éclosion
II permet de juger de la vitalité des œufs de Schistosoma haematobium.
Les urines sont mélangées dans un récipient propre avec de l'eau de robinet
décolorée à 25°C (1 volume d'urine dans 10 volumes d'eau) et sont éclairées par
une lampe qui apporte la chaleur et la lumière pour favoriser l'éclosion des œufs de
Schistosoma haematobium qui libèrent les miracidium très mobiles lesquels sont
détectés aisément à la loupe.
Eléments du Diagnostic biologique
Diagnostic parasitologique
Diagnostic parasitologique
• Technique de libération des miracidiums
L’emploi de cette méthode est nécessaire si on veut affirmer une guérison après
traitement en différenciant les œufs morts des œufs vivants.
Après avoir placé les œufs en milieu hypotonique à 30°C, surveiller à la loupe
binoculaire.
L’éclosion se produit au bout d’une demi-heure à une heure et le miracidium se
met rapidement à nager à la manière d’une paramécie
Eléments du Diagnostic biologique
Œufs de S. haematobium
Eléments du Diagnostic biologique
Œufs de S. haematobium
Eléments du Diagnostic biologique
Œufs de S. haematobium
Eléments du Diagnostic biologique
Diagnostic moléculaire
La biologie moléculaire permet le diagnostic pendant la phase d'invasion. Elle
améliore la sensibilité du dépistage de manière significative chez les sujets ne vivant
pas en zone d'endémie.
La PCR est réalisée sur les prélèvements urinaires.
Eléments du Diagnostic biologique
Diagnostic histologique
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