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Parasitologie Diagnostic

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PARASITOLOGIE

SYSTEMATIQUE II ET DIAGNOSTIC

Dr OUEDRAOGO Patto
Pharmacien DES BC
SYSTEMATIQUE II ET DIAGNOSTIC
PROGRAMME :
Chap 1: Généralités sur le diagnostic biologique parasitaire.
Chap 2: Examen parasitologique des selles (EPS) ou coprologie
parasitaire.
Chap 3: Examen parasitologique du sang
Chap 4: Examen parasitologique des prélèvements génito-urinaires
Chap 5: Examen parasitologique des tissus
Objectifs :
❖ Expliquer l’importance de l’examen biologique parasitaire dans la

conduite du diagnostic des maladies parasitaires ;

❖ Décrire les éléments d’orientation nécessaires au diagnostic

biologique de chaque parasitose, ;

❖ Identifier les signes biologiques aspécifiques et les signes spécifiques

dus aux réactions de l’organisme contre le parasite pour chaque

parasitose;

❖ Identifier les produits biologiques du diagnostic pour chaque


Objectifs :
❖ Identifier les techniques de diagnostic biologique pour la mise en

évidence directe du parasite pour chaque parasitose

❖ Identifier les techniques de diagnostic biologique pour la mise en

évidence indirecte du parasite pour chaque parasitose;

❖ Décrire le mode opératoire pour chaque technique de diagnostic

biologique parasitaire;

❖ Interpréter les résultats d’un examen biologique parasitaire


Chap I:

GENERALITES SUR LE DIAGNOSTIC

BIOLOGIQUE PARASITAIRE
INTRODUCTION

Tout examen biologique fait intervenir un trépied composé du praticien qui le


demande, du biologiste qui l’effectue et du client qui le subit.

Pour que cet examen soit bénéfique pour tous les 3, il faut une collaboration étroite
entre les deux premiers et une bonne coopération du troisième.

La coopération du malade est indispensable pour que l’examen se réalise dans les
meilleures conditions de succès.

Le praticien doit fournir au biologiste des éléments d’orientations afin qu’il


choisisse les techniques parasitologiques les plus appropriées.
I. ELEMENTS D’ORIENTATION DIAGNOSTIQUES (1)

Ils sont d’ordre cliniques, paracliniques, thérapeutiques et épidémiologiques.

1. Eléments d’orientation cliniques

Certains signes cliniques sont très évocateurs de certaines parasitoses. Lorsqu’ils


sont mentionnés par le clinicien sur le bulletin d’examen cela facilite la tâche au
biologiste.

Ces signes cliniques sont fonction du stade évolutif de la maladie (phase de


début, phase d’état, phase chronique).
I. ELEMENTS D’ORIENTATION DIAGNOSTIQUES (2)

2. Eléments d’orientation paracliniques


Les résultats des examens paracliniques autres que l’examen parasitologique et qui
ont déjà été pratiqués chez le malade peuvent guider l’examen parasitologique.

Exemples :

– données hématologiques : numérations globulaires et formules sanguines


(hyperéosinophilie);

– données biochimiques : électrophorèse des protéines ;

– données radiologiques, etc


I. ELEMENTS D’ORIENTATION DIAGNOSTIQUES (3)

3. Eléments d’orientation thérapeutiques

Les thérapeutiques récentes ou en cours que suit le malade peuvent influencer

les résultats de l’examen parasitologique et doivent être notés sur le bulletin

d’examen par le praticien.

Exemple: prise d’antiparasitaires ou d’antibiotiques


I. ELEMENTS D’ORIENTATION DIAGNOSTIQUES (4)
4. Eléments d’orientation épidémiologiques

Il existe des parasitoses cosmopolites mais certaines sont à répartition géographique


bien déterminée dans certaines parties du globe;

A cet effet, lors de l’interrogatoire de son malade le praticien devra maintenir sa


présomption diagnostique pour telle ou telle parasitose si la possibilité de
contamination du malade peut être établie.

Ces informations doivent être mentionnées sur le bulletin d’examen surtout si :

• les conditions de contamination ont été réunies ;

• la provenance géographique du malade correspond à une zone où la parasitose


suspectée est présente
II. METHODES DE DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE PARASITAIRE (1)

On distingue 2 groupes de méthodes de diagnostic biologique parasitaire:

les méthodes de diagnostic indirect: basé sur les réactions de l’organisme

contre le parasite

les méthodes de diagnostic direct: basé sur la mise en évidence du parasite


II. METHODES DE DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE PARASITAIRE (2)
II.1. Méthodes de diagnostic indirect

Les réactions de l’organisme contre le parasite peuvent être aspécifiques, ou


spécifiques.

➢ Réactions aspécifiques sont des signes biologiques non spécifiques à une


parasitose donnée et découverts par les différents examens paracliniques:

▪ Anémie : dans l’ankylostomose, le paludisme, les leishmanioses viscérales, les


trypanosomiases, la bilharziose urinaire.

▪ Hématurie : dans la bilharziose urinaire.

▪ Hyperéosinophilie sanguine: dans les filarioses, les bilharzioses, les cestodoses


larvaires.
II. METHODES DE DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE PARASITAIRE (3)

➢ Réactions spécifiques ou immunologiques : Les paramètres immunologiques

peuvent s’avérer nécessaire pour confirmer ou infirmer un diagnostic, ou pour

apprécier l’évolution d’un traitement.

La recherche des réactions spécifiques s’imposent dans:

▪ Certaines localisations viscérales (abcès amibien du foie) ou lorsque le parasite

est confiné dans un tissu (toxoplasmose acquise);

▪ Lors d’impasse parasitaire (kystes hydatique);


II. METHODES DE DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE PARASITAIRE (4)

▪ Lors d’infection au stade d’invasion ou de migration (distomatose hépatique,

bilharzioses, ankylostomoses);

▪ Au stade aigu ou chronique de l’affection, à la suite d’examens directs répétés et

négatif (cas de la leishmanioses, trypanosomoses).


II. METHODES DE DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE PARASITAIRE (5)

Réactions spécifiques ou immunologiques: Les réactions spécifiques de


l’organisme contre le parasite sont d’ordre cellulaire et humoral.
Elles sont mises en évidence par 2 grandes techniques :
❑ les techniques explorant l’immunité cellulaire (Intradermoréaction: IDR)
❑ les techniques explorant l’immunité humorale : techniques détectant des
anticorps circulants témoins de l’infestation (Immunofluorescence indirecte, tests
immunoenzymatique) ou techniques détectant des antigènes circulants prouvant
la présence du parasite (tests immunocaptures, tests au latex de type TDR).
N.B : les techniques détectant des antigènes circulants (TDR) ou les techniques
d’immunofluorescente directe (IFD) sont en réalité des méthodes immunologiques de
mise en évidence directe du parasite.
III. Méthodes de diagnostic direct ou méthodes de mise en
évidence du parasite (1)
La mise en évidence du parasite peut être directe ou indirecte.

Elle se fait à partir de :

▪ Les excrétas : Selles (parasites digestifs, Candida), Urines (S. haematobium, T.

vaginalis, Candida)

▪ Les secrétas : Crachats (Paragonimus africanus, Pneumocystis jirovecii,

Aspergillus pulmonaires), Secrétions vaginales (T. vaginalis, Candida), Liquide

duodénal (Ankylostomes, Anguillules).


III. Méthodes de diagnostic direct ou méthodes de mise en
évidence du parasite (2)

▪ Les liquides biologiques : Sang (microfilaires, trypanosomes, plasmodiums,

leishmanies, toxoplasmes), LCR (trypanosomes, Candida, Cryptocoques) Sucs :

Suc dermique (O. volvulus), suc ganglionnaire (Trypanosomes africains).

▪ La peau et les phanères (squames, poils, cheveux, ongles): (champignons).


III. Méthodes de diagnostic direct ou méthodes de mise en
évidence du parasite (3)

A. Mise en évidence directe du parasite

En fonction de la taille du parasite la mise en évidence directe peut se faire par


examen macroscopique ou par examen microscopique.

A. 1. Examen macroscopique du prélèvement

Les parasites macroscopiques sont identifiés selon leurs caractères morphologiques


spécifiques:

Exemple: anneaux de ténia, adultes d’ascaris, adultes d’ankylostomes, adulte


d’anguillules, filaires adultes ([Link], L. loa, D. medinensis), adultes de
trichocéphales, adultes d’oxyures.
III. Méthodes de diagnostic direct ou méthodes de mise en
évidence du parasite (4)
A.2. Examen microscopique du prélèvement

Selon le cas l’examen au microscope se fait sans préparation du prélèvement, ou après


préparation, ou après coloration, ou après concentration.

– Examen sans préparation : le prélèvement est examiné tel quel.

– Examen après préparation : dilution saline des selles, confection d’un frottis de
sang.

– Examen après coloration : coloration entre lame et lamelle pour la recherche des
formes végétatives des protozoaires ou de leurs kystes ; coloration d’un frottis sanguin,
(ex. Plasmodium, microfilaires, trypanosomes, leishmanies).
III. Méthodes de diagnostic direct ou méthodes de mise en
évidence du parasite (5)

– Examen après concentration des parasites dans le prélèvement

▪ concentration des hémoparasites: microfilaires, trypanosomes:

leucoconcentration après hémolyse à la saponine ;

▪ trypanosomes: triple centrifugation du sang, centrifugation en tubes capillaires

▪ concentration des parasites dans les selles: Techniques de Willis, de Ritchie,…..


III. Méthodes de diagnostic direct ou méthodes de mise en
évidence du parasite (6)
A.3. Mise en évidence après culture:
La culture vise à permettre la mise en évidence de parasites trop rares dans le
prélèvement, et leur identification par l’observation des caractères de certains stades
évolutifs.
Elle consiste à obtenir:
soit une maturation du parasite (mise en culture d’œufs d’ankylostomes, d’oeufs de
schistosomes, de larves d’anguillules = technique de Baerman);
soit une multiplication du parasite (culture des protozoaires digestifs, sanguicoles,
tissulaires).
A.4. Mise en évidence après amplification génique de type PCR (Polymerase
Chain Reaction)
A.5. Test de diagnostic rapide des antigènes specifiques (TDR)
CLASSIFICATION SIMPLIFIEE DES
PROTOZOAIRES PARASITES DE L’HOMME

✓ Phylum des Sarcomastigophora (Embranchement des Rhizoflagellés)


▪ Classe des Flagellés
• Flagellés intestinaux: Trichomonas intestinalis (T. hominis), Giardia
lamblia (G. intestinalis), Chilomastix mesnili, Enteromonas intestinalis,
Retortamonas intestinalis, Dientamoeba fragilis
• Flagellé uro-génital: Trichomonas vaginalis
CLASSIFICATION SIMPLIFIEE DES
PROTOZOAIRES PARASITES DE L’HOMME

• Flagellé buccal: Trichomonas tenax


• Flagellés sanguicoles:
oTrypanosomes: T. gambiense, T. rhodosiense, T. cruzi
o Leishmanies: L. tropica, L. donovani, L. major, L. infantum, L. brasiliensis, L.
mexicana, L. aethiopica, L. panamensis, L. vanezuelensis, L. chagasis.
CLASSIFICATION SIMPLIFIEE DES
PROTOZOAIRES PARASITES DE L’HOMME

▪ Classe des Rhizopodes


• Amibes parasites
o Entamoeba (E. histolytica, E. dispar, E. coli, E. hartmani, E. polecki,
E. gingivalis);
o Endolimax (E. nanus ou E. nana);
o Pseudolimax (I. bütschlii);
o Blastocystis (B. hominis)
• Amibes parasites occasionnelles: Naegleria (N. fowleri);
Acantamoeba (A. polyphaga)
CLASSIFICATION SIMPLIFIEE DES
PROTOZOAIRES PARASITES DE L’HOMME

✓ Phylum des Ciliophora (Embranchements des ciliés )


▪ Balantidium : B. coli
✓ Phylum des Microspora:
▪ Encephalitozoon: E. intestinalis, E. hellem, E. cuniculi
▪ Enterocytozoon: E. bieneusi
▪Tachipleistophora: T. hominis
CLASSIFICATION SIMPLIFIEE DES
PROTOZOAIRES PARASITES DE L’HOMME

✓ Phylum des Apicomplexa (Embranchement des Sporozoaires ou Coccidies )

▪ Coccidies du sang (Hémococcidies):

• Plasmodium (P. falciparum, P. ovale, P. malariae, P. vivax, P. knowlesi);

• Babesia (B. divergens, B. microti, B. duncani )


CLASSIFICATION SIMPLIFIEE DES
PROTOZOAIRES PARASITES DE L’HOMME

▪ Coccidies tissulaires: Toxoplasma (T. gondii)

▪ Coccidies digestives: Isospora (I. belli), Sarcocystis (S.


hominis); Cryptosporidium (C. parvum, C. hominis);
Cyclospora (C. Cayetanensis).
CLASSIFICATION SIMPLIFIEE DES HELMINTHES
PARASITES DE L’HOMME

✓ Les némathelminthes ou Nématodes ou vers ronds

• Classe des Nématodes

✓ Les plathelminthes ou vers plats:

• Classes des trématodes ou vers plats non segmentés

• Classes des cestodes ou vers plats segmentés


CLASSIFICATION SIMPLIFIEE DES HELMINTHES
PARASITES DE L’HOMME

✓ Classe des Nematoda (nématodes)


▪ Nématodes à adultes intestinaux
• Ankylostomes (Ancylostoma duodenale, Necator americanus)
• Ascaris (Ascaris lumbricoïdes)
• Oxyure (Enterobius vermicularis)
• Strongle ou Anguillule (Strongyloides stercoralis)
• Trichocéphale (Trichuris trichiura)
CLASSIFICATION SIMPLIFIEE DES HELMINTHES
PARASITES DE L’HOMME

▪ Nématodes à adultes tissulaires


• Onchocerca volvulus
• Loa loa
• Dracunculus medinensis
• Mansonella (M. rodhaini, M. streptocerca)
▪ Nématodes à adultes lymphatiques
• Wuchereria bancrofti
• Wuchereria bancrofti pacifica
• Brugia malayi
CLASSIFICATION SIMPLIFIEE DES HELMINTHES
PARASITES DE L’HOMME

▪ Nématodes à adultes péritonéaux


• Mansonella ( M. perstans, M. ozzardi)
▪ Nématodes à larves tissulaires
• Larva migrans (Toxocara canis, Ancylostoma brasiliensis)
• Trichine (Trichinella spiralis)
• Filaires (Dracunculus medinensis, Mansonella streptocerca, Onchocerca volvulus,
Mansonella rodhaini)
CLASSIFICATION SIMPLIFIEE DES HELMINTHES
PARASITES DE L’HOMME

▪ Nématodes à larves sanguicoles


Wuchereria bancrofti, Wuchereria pacifica, Loa loa, Mansonella perstans, Mansonella
ozzardi, Brugia malayi.
CLASSIFICATION SIMPLIFIEE DES HELMINTHES
PARASITES DE L’HOMME

✓ Classe des cestodes


▪ Cestodes à adultes intestinaux
• Ténias (Taenia solium, T. saginata, Hymenolepis nana, H. diminuta)
• Bothriocéphale (Diphyllobotrium latum)
▪ Cestodes à larves tissulaires
Echinococcus granulosus, E. multilocularis, Multiceps multiceps, M. serialis, Taenia
saginata, T. solium.
CLASSIFICATION SIMPLIFIEE DES HELMINTHES
PARASITES DE L’HOMME

✓ Classe des Trematoda (trématodes)


▪ Douves ou Distomes
•Douves hépatobiliaires (Fasciola hepatica, F. gigantica, Dicrocoelium dendriticum,
Clonorchis sinensis).
•Douves intestinales (Fasciolopsis buski, Metagonimus yokogawai, Heterophyes
heterophyes, Opistorchis felineus).
•Douves pulmonaires (Paragonimus westermani, P. africanus, P. ureterobilateralis,
P. kelli, P. rudis).
CLASSIFICATION SIMPLIFIEE DES HELMINTHES
PARASITES DE L’HOMME

▪ Bilharzies ou Schistosomes
• Bilharzies responsables de bilharzioses intestinales (Schistosoma mansoni, S.
intercalatum)
• Bilharzie responsable de bilharziose uro-génitale (S. haematobium)
• Bilharzies responsables de bilharzioses hépato-pulmonaires (S. japonicum, S.
mekongi)
• Autres: S. guineensis
LES DIFFÉRENTES VOIES DE PÉNÉTRATION
DES PARASITES DANS L’HÔTE

➢ Formes infestantes libres

• Voie buccale: ascaris, oxyure, flagellés intestinaux

• Voie transcutanée: ankylostome, anguillule, bilharzie

• Voie pulmonaire: Aspergillus, Candidas, Microsporidies

38
LES DIFFÉRENTES VOIES DE PÉNÉTRATION
DES PARASITES DANS L’HÔTE

✓ Formes infestantes chez un hôte intermédiaire:

• Piqûre: plasmodium, leishmanie, filaires sanguicoles

• Voie buccale:

• Cyclops: filaire de médine

• Poisson d’eau douce: Botriocéphale, Metagonimus

• Crustacé: Paragonimus

• Fourmi: Dicrocoelium dendriticum

• Déjection du vecteur: Trypanosoma cruzi 39


LES DIFFÉRENTES VOIES DE PÉNÉTRATION DES
PARASITES DANS L’HÔTE
➢Autres voies de pénétration
• Voie sexuelle (Trichomonas vaginalis)
• Voie transplacentaire (plasmodiums, toxoplasmes),
• Allaitement (toxoplasmose?)
• Transfusion sanguine (parasites sanguicoles:
plasmodium, toxoplasmose, babésies, leishmanies,
trypanosomes, levures)

40
LES DIFFÉRENTES VOIES DE PÉNÉTRATION DES
PARASITES DANS L’HÔTE

➢ Autres voies de pénétration


• Greffe d’organes (plasmodiums, trypanosomes, toxoplasmes)
• Contact direct
• Salive
• Iatrogènes: parasitoses sanguicoles

41
Les différentes voies de sortie des parasites de
l’hôte

- Sortie par les selles:

Exemple: œufs ou larves d'helminthes; kystes de protozoaires intestinaux


ou des glandes annexes du tube digestif.

✓Urines (œufs de Schistosoma haematobium, Trichomonas vaginalis)

- Sortie par les secrétions vaginales:

Exemple du Trichomonas vaginalis

42
Les différentes voies de sortie des parasites de
l’hôte

- Sortie par l’intermédiaire d’un vecteur

Exemple: plasmodium, filaire lymphatique

- Sortie par voie transcutanée:

Exemple: microfilaires de médine.

43
Les différentes voies de sortie des parasites de
l’hôte

✓Autres voies de sortie:


• LBA, aspiration bronchique: Pneumocystis jiroveci
• Prélèvement de sang : parasites sanguicoles
• Biopsie: S. haematobium
• Prélèvement d’organes: parasites tissulaires ou sanguicoles
• Don de sang: parasites sanguicoles

44
Chap II:

Coprologie Parasitaire ou Examen

Parasitologique des Selles (EPS)


PLAN
Définition

Indications

Limites de la coprologie parasitaire

Protocoles techniques

Iconographie

Interprétation des résultats


DEFINITION

Recherche des parasites dans les selles:

▪ Les parasites vivants dans le tube digestif de l’homme. Ex: Amibes, Ascaris.

▪ Les selles sont un moyen d’élimination des parasites dans le milieu extérieur.
INDICATIONS

Systématique tous les 6 mois en zone d’endémie dans le cadre d’un bilan de
santé surtout chez l’enfant dès l’âge de mobilité,
Prise en charge des PV/VIH (CD4 < 200/μL) ou toute situation
d’immunodépression.
Troubles digestifs : diarrhée sanguinolentes ou pas, constipation, vomissements,
douleurs abdominales, ballonnements, épreintes, ténesmes,….
Troubles respiratoires : toux quinteuses, dyspnées,…Troubles hématologiques :
anémie (Tx Hb <11 g/dL), hyper éosinophilie (>500/mm3),
Troubles généraux : Asthénie, sensation de mal être,
Contrôle de traitement (2 à 6 semaines après le traitement ).
Limites de la coprologie parasitaire
La biologie de certains parasites fait que la coprologie parasitaire à des possibilités
limitées.

- Lors de la phase de migration larvaire et avant la phase adulte, les parasites qui ont une
migration tissulaire (Ascaris, Ankylostomes, Anguillules, Bilharzies, Douves) ne peuvent
pas être mis en évidence à l’examen de selles. Le diagnostic ici est essentiellement
immunologique.

- Dans le cas des oxyures les femelles ne pondent pas dans l’intestin, donc les œufs ne sont
pas mélangés à la masse fécale. Les œufs sont pondus au niveau de la marge anale et s’ils
sont vus dans la selle c’est qu’ils ont été emportés par celle-ci au passage.
Limites de la coprologie parasitaire

Le diagnostic de l’oxyurose nécessite une technique spéciale, le test de la cellophane


adhésive de Graham ou scotch-test.

Dans le cas des grands ténias ([Link], [Link]) le diagnostic repose sur la
découverte macroscopique des segments dans la selle. On peut exceptionnellement
retrouver des œufs dans la selle lorsque les anneaux murs ont été détachés dans
l’intestin et ont pu être digérés du fait d’un transit intestinal ralenti (constipation).
Limites de la coprologie parasitaire (1)

Parasites intestinaux peu éliminés par le selles.

Ex: Lors de l’oxyurose, la ponte ovulaire se fait au niveau de la marge anale, l’EPS est
souvent faussement négatif.

Cas des grands ténias : le diagnostic repose sur la découverte macroscopique des
segments dans la selle.

Quand le parasite est immature : cas des parasites a


migration larvaire.
Ex: Ascaris, Ankylostomes, Anguillules, Schistosomes
intestinaux.
Limites de la coprologie parasitaire (1)

Parasite Délai d’apparition des œufs


dans les selles

Ascaris 3 à 4 semaines

Ankylostome 6 semaines

Oxyure 3 semaines

Anguillule 8 à 10 semaines (larves)

Trichocéphale 4 semaines

Fasciola hepatica 3 à 4 mois

Schistosoma 6 semaines
Protocoles techniques

I. Renseignements cliniques
▪ âge,
▪ Sexe,
▪ Adresse : lieu de résidence, contact téléphonique,
▪ Profession: vétérinaire, agriculteur,…….
▪ Habitudes alimentaires,
▪ Statut immunitaire
▪ Signes cliniques majeurs ou motifs de la demande de l’EPS
▪ Résultats des autres examens paracliniques : NFS, EPS,
▪ Précision sur le traitement entrepris avant,
▪ Contact et qualification du prescripteur
Protocoles techniques

I. Renseignements cliniques
▪ âge,
▪ Sexe,
▪ Adresse : lieu de résidence, contact téléphonique,
▪ Profession: vétérinaire, agriculteur,…….
▪ Habitudes alimentaires,
▪ Statut immunitaire
▪ Signes cliniques majeurs ou motifs de la demande de l’EPS
▪ Résultats des autres examens paracliniques : NFS, EPS,
▪ Précision sur le traitement entrepris avant,
▪ Contact et qualification du prescripteur
II. Prélèvement
Préparation du malade

Trois jours avant l’examen parasitologique des selles, le malade doit s’être
abstenu

- de prendre des aliments riches en cellulose et qui laissent des résidus


importants

- . Légumes verts : salade, choux, tomates ;

- Légumes secs : haricot, pois ;

- Fruits à cuticule : raisin


II. Prélèvement

Préparation du malade

- Prendre des médicaments à base de charbon, de sels de baryum, de


bismuth, ou des suppositoires et des huiles purgatives.

- Lorsque les selles sont trop dures ou si les résultats antérieurs sont en
désaccord avec des signes cliniques très évocateurs, on peut soumettre le
malade à une réactivation : on lui administre 5 à 10g de purgatif salin (sulfate de
sodium ou de magnésium), tous les soirs pendant 2-3 jours avant l’examen
Protocoles techniques
II. Prélèvement
▪ Le prélèvement est recueilli dans un récipient propre et sec, à
couvercle large et à fermeture hermétique.
▪ En général 30 à 50 grammes suffisent,
▪ Pas de mélange aux urines (destruction des formes végétatives et
problème diagnostic).
▪ La selle doit parvenir dans les plus brefs délais au laboratoire
(maximum 1h) ou si possible au laboratoire
afin d’éviter la dégénérescence des formes végétatives qui sont
sensibles à la variation de températures et à la déshydratation.
▪ Il faut au moins 3 prélèvement espacés de quelques jours (2-3 jrs)
car l’élimination des parasite est intermittente avec des phases muettes
Protocoles techniques
III. Conservation de la selle
Conservation par le froid à + 4°C,
Eau formolée (solution fixatrice et conservatrice.)
Kystes et œufs : formol a 10% pour les selles pâteuses
a 5% pour les selles fermes.
Formes végétatives : formol a 10%.
Mercurothiolate Iode Formol (MIF)
Fixateur à l’alcool Polyvinylique (APV)
Sodium acétate-Acide acétique Formaldehyde : SAF
Protocoles techniques
IV. L’enregistrement/Registre de labo
Année
Mois
Jour
Numéro d’identification
Adresse
Structures prescripteurs
Renseignements cliniques
Résultats de l’examen macroscopiques
Résultats de l’examen microscopiques (etat frais,
concentration, techniques spéciales)
Commentaires
Protocoles techniques

V. Examen macroscopique

L'examen macroscopique renseigne

▪ Sur la consistance des selles: molle, moulée, liquide, semi-liquide;……

▪ la présence de mucus, sanglant ou non (c'est dans le mucus que les formes
hématophages d'amibes sont recherchées),

▪ la présence éventuelle de Eléments surajoutés tels que: les parasites


adultes, visibles à l'oeil nu (oxyures, ascaris, anneaux de ténia) les glaires
(mucus), Sang

▪ La couleur (Brune , Jaune ou ocre , Verte , Décolorée , Rouge , Noir)


Protocoles techniques
Consistance Formes les plus susceptibles
d’être trouvées

Moulées Kystes, œufs et larves

Molle Kystes, œufs et larves Parfois


formes végétatives

Très molle Formes végétatives


Liquide œufs et larves
Protocoles techniques

VI. Examen microscopique

L’examen microscopique standard doit comporter :

▪ Un examen direct a l’état frais.

▪ Un examen après concentration par deux méthodes différentes :

1 pour helminthes

1 pour protozoaires
Protocoles techniques
❖ Examen direct/Etat frais

Triturer quelque gramme de selles dans de l’eau physiologique (9‰) –recouvrir de lamelle et

passer à l’observation sous microscope (10X, 40X)

Il permet de dépister les œufs et larves d'helminthes, les kystes et formes végétatives

d'amibes et de flagellés, les oocystes de coccidies et les spores de microsporidies


Protocoles techniques
VII Techniques de concentration

VII. A Méthodes physiques

Méthodes par flottation

Le principe est basé sur l’emploi d’un liquide très dense qui provoque la flottation des
éléments parasitaires à sa surface. La difficulté de leur prélèvement est contournée
par la possibilité que l’on a de remplir un tube avec plus de liquide qu’il ne peut
contenir, provoquant ainsi la création d’un ménisque convexe en haut du tube. Le
prélèvement des éléments parasitaires flottants est fait en touchant ce ménisque avec
la face inférieure d’une lamelle, qui est ensuite déposée sur une lame préparée avec
une goutte de lugol.
Protocoles techniques
➢ Méthode de WILLIS
Intérêt: Cette technique présents l´avantage de la simplicité d´exécution, de la
rapidité et d´un faible prix de revient Elle concentre bien les œufs d'ancylostomidés et
d'hyménolépidés.
Inconvénients: La solution de chlorure de sodium pénètre assez facilement dans les
oeufs et Il ne faut pas dépasser le temps prescrit dans le déroulement de la technique.
Déroulement de la technique
Les selles sont diluées au dixième environ dans une solution aqueuse de chlorure de
sodium á saturation (25 grammes dans 100 ml environ );
La suspension obtenue est versée dans un tube jusqu'à la limite supérieure;
On place alors délicatement une lamelle qui doit recouvrir tout le tube sans bulle d'air;
Un quart d'heure plus tard on retire la lamelle qui est déposée sur une lame et la
lecture de la concentration est effectuée avant évaporation de l'eau et cristallisation du
sel
Protocoles techniques
Méthodes par sédimentation

Dans ces techniques, les éléments parasitaires des selles sont concentrés sous l'action

de la pesanteur.

On les retrouve donc dans le sédiment des solutions où les selles ont été diluées.

Le plus souvent on travaille en tube et on examine le sédiment obtenu après

prélèvement à la pipette.

Le sédiment est déposé sur une lame de microscope, coloré par le lugol et recouvert

d'une lamelle .
Protocoles techniques
➢ Technique par sédimentation simple
PRODUITS À UTILISER NaCl ; Eau distillée ; Lugol
TECHNIQUE
▪ Triturer 10 à 20 g de selles avec 10 à 20 ml d’eau physiologique
▪ Tamiser sur une passette métallique
▪ Mettre la dilution dans un verre à pied puis le remplir complètement
▪ Laisser reposer 1 heure
▪ Reprendre le culot dans de l’eau physiologique et ainsi de suite jusqu’à l’obtention d’un
liquide surnageant clair
▪ Homogénéiser le dernier culot (sans ajouter d’eau)
LECTURE
Examiner des gouttes du sédiment entre lame et lamelle, en ajoutant une goutte de lugol
pour colorer les éléments parasitaires.
RÉSULTATS
Technique artisanale peu efficace et grande consommatrice de temps, réservée à des
laboratoires démunis de matériel (laboratoire de brousse de pays en voie de développement).
Protocoles techniques
Technique par sédimentation simple
Protocoles techniques

➢ Technique par sédimentation-centrifugation

TECHNIQUE

Même technique que ci-dessus mais la sédimentation passive est remplacée par des

centrifugations à 1 500 tr/min pendant 1 minute.

INTÉRÊT

Technique plus rapide


Protocoles techniques
Méthodes Techniques physico-chimiques ou diphasique
Technique de concentration de Ritchie
Réalisation
▪ Diluer 1 volume de selle dans 10 volumes de réactif de Ritchie
▪ Mélanger et laisser sédimenter quelques secondes
▪ Transvaser dans un tube à centrifuger
▪ Ajouter de l'éther (inflammable) : 1/3 d'éther pour 2/3 de mélange
▪ Boucher et mélanger par retournements pendant 30 secondes
▪ Centrifuger 5 min à 1500 tr/min
▪ Eliminer le surnageant par retournements
▪ Faire un examen direct sur le culot de centrifugation
Intérêt
Cette technique permet d'augmenter la sensibilité de la recherche de formes kystiques ou
d'oeufs
Les formes végétatives ne peuvent plus être mises en évidence après concentration
Les oeufs d'Ascaris sont détruits par cette méthode
Protocoles techniques
Méthode de Ritchie
Protocoles techniques
[Link] microscopique après coloration

✓ Permet de détecter et d’identifier principalement les trophozoïtes des protozoaires.

✓ Confirmer également l’identification des kystes de protozoaires.

✓ Dépister les parasites qui se concentrent moins bien.

Indications :

Utile en cas de doute dans l’identification des kystes et surtout pour un diagnostic d’espèces
des formes végétatives (structures nucléaires colorées)

Recommandée pour la conservation de matériel de référence ou l’envoi vers un autre


laboratoire pour avis

Systématique (coloration permanente) quand la selle est recueillie dans un conservateur au


SAF
Protocoles techniques

Les techniques de coloration des selles


Exemples:

Coloration de lugol : coloration du noyau des kystes

Coloration de Ziehl Neelsen Modifiée : oocystes des

coccidies

La technique de MIF (Methiolate Iode Formol): de methode coloration et


de concentration
Protocoles techniques
IX. Techniques spéciales en coprologie parasitaire
➢ La recherche des oeufs d’oxyure :

Elle se fait au niveau de la marge anale par le test de GRAHAM (scotch test ou test
à la cellophale adhésive).

Il consiste à appliquer contre les plis radiés de l’anus après écartement des 2 fesses un
fragment de ruban adhésif, Cellophane adhésive transparent afin d’y recueillir les oeufs
du parasite.

Le ruban est ensuite collé sur une lame de verre pour être examiné au microscope. Il
est impératif que le prélèvement soit effectué la matin avant toute toilette et toute
défécation.
Protocoles techniques
➢ Technique d’extraction de Baermann
Réalisation
Mettre des selles sur de la gaze disposée sur une passoire
Poser la passoire dans un entonnoir (fermé) contenant de l'eau tiède
Laisser reposer 2-3H
Récupérer le liquide
Centrifuger 3 min à 1500tr/min
Réaliser un examen microscopique sur le culot de centrifugation
Intérêt
Technique de référence pour le diagnostic d'anguillulose.
Elle permet la mise en évidence de larves rhabditoïdes
Protocoles techniques
Technique d’extraction de Baermann
Interprétation des résultats

▪ Un seul résultat négatif ne doit pas être définitif ;Il faut 3 examens à 2-3 jours
d’intervalles.

▪ Lorsque l'on suspecte une parasitose particulière et en cas d'immunodépression, la


recherche doit être orientée par le contexte clinique ou mieux une prescription
précisant spécifiquement le ou les parasites recherchés.

▪ En cas d'hyperéosinophilie (>500/mm ) et si les 3 EPS sont négatifs, il convient de


vérifier sa persistance 15 jours plus tard et éventuellement réalisé un EPS.
Interprétation des résultats

▪ Chez un malade ayant eu un EPS positif, il convient de contrôler la disparition des


parasites 2 à 6 semaines après le traitement.

▪ Chez le malade immunodéprimé ayant un taux de CD4 < 200/μL, des EPS doivent
être régulièrement effectués pour s'assurer de l'efficacité du traitement éventuel et
de l'absence de réinfestation.

▪ En somme l’interprétation diffère en fonction des symptômes, des techniques de


recherche utilisées, de l’état immunitaire, de l’âge, des habitudes alimentaires, de la
profession et enfin du ou des parasites retrouvés.
Iconographie
Iconographie
Iconographie
Iconographie
Iconographie
Iconographie
Iconographie
Iconographie
Iconographie
Iconographie
Iconographie
Iconographie
Chap III:
Examen parasitologique du sang
Le plasmodium
Le plasmodium

Rappel

Le Plasmodium est un protozoaire appartenant au phylum des APICOMPLEXA, ordre des


EUCOCCIDIDA, sous- ordre des HAEMOSPORINA de la famille des PLASMODIDAE.

Il est transmis à l’homme par la piqure de la femelle d’un moustique du genre Anopheles.

C’est un parasite intracellulaire des globules rouges et des hépatocytes.

Cinq espèces sont retrouvés en pathologie : Plasmodium falciparum, P. vivax, P. ovale et P.


malariae et P. knowlesi

Le plasmodium est responsable du paludisme qui se manifeste par une fièvre, anémie et
hepatosplénomégalie surtout chez l’enfant
MORPHOLOGIE
Le plasmodium

Éléments d’orientation diagnostic


➢Arguments cliniques
✓ Incubation: 7 jours au moins
✓ Invasion: embarras gastrique fébrile
✓ Accès simple
• Frissons-Chaleurs-Sueurs;
• Fièvres
✓ Accès graves (P. falciparum + P. knowlesi)
• Troubles de conscience;
• Difficultés respiratoires;
• Vomissements;
• Urines peu abondantes ou foncées
ELEMENTS D’ORIENTATION
➢Arguments biologiques

• Anémie normocytaire le plus souvent normochrome, parfois hypochrome


présent dans tous les cas de paludisme;

• Thrombopénie presque toujours observée;

• La fonction hépatique est souvent altérée de même que la fonction rénale;

• ALAT et LDH augmentées;

• Bilirubine totale augmentée,

• CRP augmentée,

• Acidose (pH < 7,35 ou bicarbonates < 15 mmol/L).


Le plasmodium
Diagnostic Parasitologique

➢ Prélèvement

Il doit être effectué avant tout traitement antipaludéen qui pourrait gêner l'observation des
parasites

Il est de préférence réalisé au moment d'un pic de fièvre

Une goutte de sang est obtenue par piqûre au doigt (au talon ou au gros orteil chez les jeunes
enfants)

La peau doit être bien nettoyée à l'éthanol, puis séchée


Le plasmodium
Diagnostic Parasitologique

➢ Prélèvement

Utiliser une aiguille ou un vaccinostyle pour piquer le doigt (sang capillaire), puis presser
légèrement pour obtenir une bonne goutte de sang.

Le sang peut également prélevé dans un tube à EDTA (l’héparine est à proscrire) pour la
confection de frottis et goutte épaisse
Le plasmodium
Diagnostic Parasitologique

➢ Prélèvements
Le plasmodium

Diagnostic Parasitologique

➢Technique

Il s’agit des gouttes épaisses (GE) et le frottis sanguin mince (FS) qui sont les techniques les
plus utilisées.

Goutte épaisse

Elle reste la méthode de référence de l’OMS

Elle permet une concentration des parasites dans un petit volume de sang facilitant ainsi leur
détection et leur comptage.

Elle consiste à examiner quelques μL de sang après hémolyse des globules rouges et
coloration au Giemsa
Le plasmodium

Diagnostic Parasitologique

Goutte épaisse

Avantages : Sensible, permet une concentration parasitaire d’environ 20 fois celle


d’un frottis et peut détecter des parasites au taux extrêmement faible 5 parasites/µl

Inconvénient : diagnostic d’espèce difficile


Plasmodium
Diagnostic parasitologique
Technique de réalisation de la goutte épaisse (GE)
1. Dépôt du sang: déposer une goutte de sang
2. Défibrination : pour empêcher la coagulation, avec le coin d'une
autre lame , étaler régulièrement le sang sur une surface de 1
cm de diamètre, en tournant régulièrement

10/07/2025 Paludisme 102


Plasmodium
Diagnostic parasitologique
3. Sécher à 37°c ou à la T° ambiante avant coloration. Il est
possible d’accélérer considérablement le séchage de ces frottis
en les plaçant dans un incubateur à 37°C pendant 10-15 minutes
ou dans une enceinte de sécurité biologique pendant environ 5
minutes sans que les gouttes rouges ne se fixent sur les frottis
4. Ne jamais fixer à la chaleur ou à l'alcool (méthanol) : responsable
d’une fixation des hématies

10/07/2025 Paludisme 103


2. Diagnostic biologique
2.3. Diagnostic parasitologique
❑ Coloration de la goutte épaisse (GIEMSA)
5. Recouvrir abondamment la goutte épaisse d’une solution de GIEMSA diluée au
1/10 ème. Laisser agir pendant 15 minutes
6. Rincer doucement à l’eau de robinet et laisser sécher à l'air.
7. Lecture au microscope optique a l’objectif X100

10/07/2025 Paludisme 104


Plasmodium

Diagnostic parasitologique
Lecture de la goutte épaisse
En principe, toute la goutte doit être explorée.
Il est préférable d’examiner les parties périphériques ou apparait le parasite avec son
noyau et son cytoplasme.

10/07/2025 Paludisme 105


DIAGNOSTIC PARASITOLOGIQUE
✓ Goutte épaisse :

Le nombre de parasite est compté pour 200 leucocytes, le comptage est arrêté si plus
de 1000 parasites sont comptés avant les 200 leucocytes. Si moins de 10 parasites
sont trouvés pour les 200 leucocytes le comptage est poursuivi pour 500 leucocytes.
DIAGNOSTIC PARASITOLOGIQUE
✓ Goutte épaisse :

Trophozoïtes en goutte épaisse après coloration au Giemsa


Le plasmodium

Diagnostic Parasitologique

➢Calcul de la densité parasitaire


Goutte épaisse:
Selon le nombre de parasites observés, arrêtez de
compter après avoir examiné 200 ou 500
leucocytes. Lorsque vous avez terminé de compter,
calculez la densité parasitaire sur la base de la
véritable numération leucocytaire du patient. Si
celle-ci n’est pas disponible, utilisez une moyenne
de 8000 leucocytes/μl.
Le plasmodium

Diagnostic Parasitologique

➢Technique

• Frottis sanguin mince

Il permet l’étude morphologique des hématozoaires, le diagnostic différentiel entre les


espèces plasmodiales et l’étude de la densité parasitaire.

La lame est colorée selon la méthode d May-Grünwald-Giemsa ou par du Giemsa


après fixation à l’alcool

Les parasites, colorés en rouge (noyau) et bleu (cytoplasme) son retrouvés à


l’intérieur des globules rouges .
Plasmodium
Diagnostic parasitologique

Frottis mince (FS)

▪ Avantages : Lecture aisée, technique rapide permet le diagnostic d’urgence

d’espèce

▪ Inconvénient(s) : Peu sensible pose problème pour les parasitémies faibles

Seuil = 160 parasites/µl.

10/07/2025 Paludisme 110


Plasmodium
Diagnostic parasitologique
Technique du frottis mince(FS)
1. La goutte de sang doit être plus petite la moitié que celle
utilisée pour la goutte épaisse.
2. Appliquer le tranchant d'une autre lame de verre sur la goutte
de sang à un angle de 45° laisser le sang s'étaler par capillarité
tout au long du tranchant de la lame.
3. Pousser la lame en avant tout en la gardant au même angle.

10/07/2025 Paludisme 111


Plasmodium
Diagnostic parasitologique
4. Il est essentiel de pousser la lame d'un seul coup et sans
s'arrêter ni se reprendre; le sang doit suivre la lame
5. Un frottis bien fait devrait consister d'une couche de sang
mince et uniforme, sans que la pointe du frottis ne touche le
bord de la lame.
6. Sécher le frottis immédiatement en agitant la lame ou en la
plaçant devant un ventilateur

10/07/2025 Paludisme 112


Le plasmodium

Diagnostic Parasitologique

• Frottis sanguin mince


Plasmodium
Diagnostic parasitologique
❑ Coloration du frottis mince
1. Doit être fixé 3 à 5 mn dans le méthanol ou le May Grünwald
2. La coloration se fait par une solution de Giemsa 1/10
3. Laisser agir pendant 15 mn
4. Rincer à l'eau (neutre) ou tamponnée.
5. Laisser secher
6. Lecture au microscope optique a l’objectif X100

10/07/2025 Paludisme 114


Le plasmodium

Diagnostic Parasitologique

➢Technique
Le plasmodium

Diagnostic Parasitologique

➢Calcul de la densité parasitaire


• Frottis sanguins:
Examiné 20 champs du frottis. Lorsque vous avez
terminé de compter le nombre de parasites dans les 20
champs du frottis, calculez la densité parasitaire sur la
base de la véritable numération des hématies du
patient. Si celle-ci n’est pas disponible, utilisez une
moyenne de 5 000 000 hématies/μl, ainsi que la formule
suivante.
Plasmodium
Diagnostic parasitologique
❑ QBC Malaria® (Quantitative Buffy Coat)
▪ Il s’agit d’une technique basée sur une centrifugation en tube capillaire et un
marquage des parasites par un fluorochrome (acridine orange).
▪ Des tubes QBC en verre sont tapissés d'acridine orange = fluorochrome
▪ Après centrifugation: la sédimentation se fait en plusieurs couches:
▪ Les plaquettes, * les GB , * les GR parasités * ensuite et enfin les GR non
parasités
▪ la couche intermédiaire est observée au microscope en UV et les GR colorés à
l’acridine orange sont facilement repérés
10/07/2025 Paludisme 117
Plasmodium
Diagnostic parasitologique
QBC Malaria® (Quantitative Buffy Coat)

10/07/2025 Paludisme 118


2. Diagnostic biologique
2.3. Diagnostic parasitologique
❑ )QBC Malaria® (Quantitative Buffy Coat)
▪ Avantages:
✓ Technique rapide : la préparation du test QBC s’effectue en 5mn
nécessitant une centrifugeuse à fluorescence et une lecture de 3mn.
✓ Sa sensibilité ≈ 1 à 5 parasites/μl
✓ Technique de concentration, très facile à maîtriser, donnant une sensibilité
équivalente à celle de la goutte épaisse
❑ Inconvénients :
▪ Diagnostic d’espèce n’est pas possible
▪ Nécessite un appareillage et des
10/07/2025 réactifs coûteux
Paludisme 119
Plasmodium
Diagnostic immunologique spécifique
❑ Tests de diagnostic rapide par chromatographie sur membrane de nitrotrocellulose
❖ Les Ag détectés:
• Principe basé sur la recherche de protéines HRP 2 (Histidin rich Protein),
Plasmodium lactate deshydrogenase (pLDH) et aldolase
• Repose sur une technique immunochromatographique révélant la réaction antigène-
anticorps

10/07/2025 Paludisme 120


Plasmodium

Diagnostic immunologique spécifique

❖ SEROLOGIE: Technique IFI ou ELISA

▪ Elle n'a pas d'intérêt pour un diagnostic d'urgence.

▪ La sérologie a un intérêt surtout épidémiologique (évaluer l’endémicité d’une

région donnée)

▪ Paludisme viscéral évolutif, au cours duquel le taux d'anticorps est très élevé.

▪ Suivi de l’efficacité d’un programme de lutte anti palustre

▪10/07/2025
Dépistage des donneurs de sang et prévenir un paludisme transfusionnel121
Paludisme
Plasmodium
2.5. Diagnostic moléculaire

Méthodes moléculaires

• PCR recherche de l’ADN par amplification du génome

• Permet la détection des parasitémies très faibles non détectables par le TDR et
la microscopie

• Intérêt pour les voyageurs sous chimio prophylaxie

10/07/2025 Paludisme 122


Plasmodium
Diagnostic moléculaire

❑ Apport de la PCR
▪ La PCR est utilisée dans les Laboratoires spécialisés, avec un seuil de détection
de la parasitémie de 0,001 à 0,3 parasites/μl.
▪ Elle permet l’identification et la quantification d’espèce dans les situations de
polyparasitisme ou épidémiologiques, et aussi la recherche des mutations
spécifiques à l’origine des résistances aux antipalustres
▪ Elle peut donc constituer une aide au diagnostic dans certains cas difficiles.
▪ Mais leur temps de réalisation et leur coût ne permettent pas, à l’heure actuelle, de
les envisager en diagnostic de routine
10/07/2025 Paludisme 123
Les Trypanosomes (THA)
Les Trypanosomes
➢Rappel

Les trypanosomes sont des protozoaires flagellés sanguicoles appartenant au phylum


des Sarcomastigophora, sous phylum des Mastigophora ordre des Kinetoplastida et à
la famille des Trypanosomatidae.

Les trypanosomes africains: Trypanosoma brucei gambiense et T. b. rhodesiense aux


localisations extracellulaires sont responsables de la trypanosomiase humaine
africaine (maladie du sommeil) qui se manifeste :

• Une phase lymphatico-sanguine

• Et une phase méningo-encephalique.


INTRODUCTION
❖ DEFINITION
La trypanosomose humaine africaine (THA) ou maladie du sommeil :
parasitose à transmission vectorielle due à un arthropode
hématophage du genre Glossina (mouche Tsé‐Tsé).
Parasitose tropicale exclusivement endémo-épidémique dans des
pays de l’Afrique subsaharienne
Deux formes selon la sous-espèce du complexe Trypanosoma brucei:
T.b. gambiense en Afrique de l’Ouest et Centrale et T. b. rhodesiense
en Afrique de l’Est.
126
EPIDEMIOLOGIE
1. AGENT PATHOGENE
❖MORPHOLOGIE
▪ Taille : 30-40µm
▪ un noyau
▪ un cytoplasme
▪ un kinétoplaste
▪ une membrane ondulante
▪ un flagelle antérieur 127
EPIDEMIOLOGIE
1. AGENT PATHOGENE
❖MORPHOLOGIE
Trois formes principales:
Promastigote (en culture)
Epimastigote (Glossine)
Trypomastigote (homme et
mammifère)
128
DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE
1. CIRCONSTANCES DE DIAGNOSTIC
BIOLOGIQUE/ELEMENTS D’ORIENTATION
❖Eléments épidémiologiques
✓Résidence ou retour de voyage en zone endémique
✓Habitudes et mode de vie favorisant la piqûre par
une la glossine

129
DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE
1. CIRCONSTANCES DE DIAGNOSTIC
BIOLOGIQUE/ELEMENTS D’ORIENTATION
❖Signes et syndromes cliniques
✓Incubation: environ 8 à 15 jours.
manifestation Cutanée: chancre d’inoculation ou trypanome,
parfois accompagné d’une adénopathie satellite

130
DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE
1. CIRCONSTANCES DE DIAGNOSTIC
BIOLOGIQUE/ELEMENTS D’ORIENTATION
❖Signes et syndromes cliniques
✓Phase lymphaticosanguine

131
DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE
1. CIRCONSTANCES DE DIAGNOSTIC
BIOLOGIQUE/ELEMENTS D’ORIENTATION
❖Signes et syndromes cliniques
✓Phase lymphatigosanguine

132
DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE
1. CIRCONSTANCES DE DIAGNOSTIC
BIOLOGIQUE/ELEMENTS D’ORIENTATION
❖Signes et syndromes cliniques
✓Phase méningo-encéphalitique

133
DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE
1. CIRCONSTANCES DE DIAGNOSTIC
BIOLOGIQUE/ELEMENTS D’ORIENTATION
❖Signes et syndromes cliniques
✓Phase méningo-encéphalitique
Troubles sensitifs
Troubles psychiques
Troubles métaboliques
Troubles moteurs

134
DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE
1. CIRCONSTANCES DE DIAGNOSTIC
BIOLOGIQUE/ELEMENTS D’ORIENTATION
❖Signes et syndromes cliniques

135
DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE
2. MODIFICATIONS BIOLOGIQUES NON SPECIFIQUES
Eléments biologiques d’orientation
➢Hémogramme: anémie, hyperleucocytose avec monocytose.
Au frottis, présence de plasmocytes et des cellules de
Mott.
➢Protidogramme
hyperprotidémie avec hypoalbuminémie et
hypergammaglobulinémie;
IgM sériques (4 à 20 pour la normale).
➢VS accélerés
136
DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE
3. DIAGNOSTIC PARASITOLOGIQUE
❖Prélèvement
L’échantillon biologique prélevé est fonction du stade
de la THA, cité comme suit par ordre:
- Le suc du chancre d’inoculation si présence de
chancre
- Le suc ganglionnaire si adénopathies
- Le sang, Le LCR, La moelle osseuse

137
Les Trypanosomes

➢Diagnostic parasitologique

Prélèvements
DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE
3. DIAGNOSTIC PARASITOLOGIQUE
❖Techniques
➢Examen microscopique direct à l’état frais
On recherche la présence de trypanosomes vivants et
mobiles dans le suc du chancre, le suc ganglionnaire, le
sang ou le LCR.
Technique simple et peu coûteuse mais elle est
cependant peu sensible (seuil de 10 000
trypanosomes/ml)

139
Les Trypanosomes

➢Diagnostic direct: sang, LCR, suc ganglionnaire

Recherche dans le sang :

Prélèvement de sang capillaire (utiliser la première goutte, la plus riche en

trypanosomes) puis examen entre lame et lamelle à l'objectif 40.

On observe des organismes fusiformes polymorphes 20 X 3 μm se déplaçant

rapidement en faisant bouger les hématies.


DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE
3. DIAGNOSTIC
PARASITOLOGIQUE
❖Techniques
➢Examen microscopique direct
après coloration
On confectionne un frottis mince
ou goutte épaisse de sang, de
LCR ou du suc que l’on fixe au
May-Grunwald ou à l’alcool et l’on
colore au Giemsa.
141
DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE
3. DIAGNOSTIC PARASITOLOGIQUE
❖Techniques
➢Examen microscopique direct après coloration
Avantage goutte épaisse d’augmenter la sensibilité
(seuil de 5000 trypanosomes/ml)
En raison de la parasitémie souvent très faible, il est
souvent nécessaire d’avoir recours à des techniques
de concentration.

142
DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE
3. DIAGNOSTIC PARASITOLOGIQUE
❖Techniques
➢Examen microscopique direct après concentration
1. Centrifugation en tubes capillaires (CTC) ou
technique de Woo
Le sang, prélevé sur des tubes capillaires héparinés, est
centrifugé à 3 000 g pendant 10 minutes. L’observation au
microscope permet de visualiser les trypanosomes se
situant à l’interface plasma-globules rouges.

143
DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE
3. DIAGNOSTIC PARASITOLOGIQUE
❖Techniques
➢Examen microscopique direct après concentration
2. LA QBC® (Quantitative Buffy Coat)
Variante de la centrifugation en tubes capillaires. Cette
technique utilise la capacité de l’acridine orange contenu dans
le tube à rendre fluorescent les noyaux et les kinétoplastes.
QBC est très sensible

144
DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE
3. DIAGNOSTIC PARASITOLOGIQUE
❖Techniques
➢Examen microscopique direct après concentration
3. La triple centrifugation
Mettre dans un tube à centrifuger conique 10 ml de sang prélevé
sur citrate. Centrifuger pendant 10 minutes à 1000 tours/minute.
Aspirer le surnageant et le centrifuger pendant 10 minutes à 1500
tours/minute. Reprendre le surnageant et centrifuger pendant 20
minutes à 2000 tours/minute.
Examiner le culot au microscope.
145
DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE
3. DIAGNOSTIC PARASITOLOGIQUE
❖Techniques
➢Examen microscopique direct après concentration
4. La leuco-concentration
Mettre le sang citraté dans un tube à centrifuger conique et
l'additionner d'un volume égal de sérum physiologique. Ajouter
quelques gouttes d'une solution de saponine à 2 % en remuant à
l'aide d'un agitateur. Lorsque l'hémolyse est complète, centrifuger
pendant 10 minutes à 2000 tours/min.
Examiner le culot entre lame et lamelle.

146
Les Trypanosomes
➢Diagnostic immunologique:

ImmunoFluorescence Indirecte (IFI)


DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE
3. DIAGNOSTIC PARASITOLOGIQUE
❖Techniques
➢Culture
• Elle se fait sur milieu NNN (McNeal, Novy, Nicolle) : forme
promastigote des trypanosomes
• Sur des milieux diphasiques comme le milieu de Tobie et Von Brandt,
milieu de Weinman ;
• Sur des milieux à base d’embryon de poulet.
• Sur le Kit for In Vitro Isolation (KIVI)
• Elle peut également se faire par inoculation du sang ou du LCR à
l’animal (souris blanche, rat de Gambie).

148
Les Trypanosomes
➢Diagnostic immunologique:
Technique CATT (Card Agglutination Trypanosomiasis Test) ou test d’agglutination sur carte
L'antisérum se conserve 1 semaine à 45°C sous forme lyophilisée, mais seulement 4 heures
reconstitué à cette température.
Cette méthode est beaucoup plus adaptée aux enquêtes de masse qu'au diagnostic ponctuel.
Les leishmanies
Leishmanies
➢ Rappel:
Les leishmanies sont des protozoaires dimorphiques flagellés sanguicoles intracellulaires ayant un
tropisme électif pour le système phagocytaire mononuclée (monocytes, histiocytes et
macrophages) appartenant à :Embranchement:
Sarcomastigophora ;
Ordre: Kinetoplastida;
Famille: Trypanosomatidae; Genre: Leishmania;
Les espèces de leishmanies sont difficiles à distinguer morphologiquement aussi bien au stade
amastigote qu’au stade
promastigote. Elles possèdent une remarquable homogénéïté structurale dans les différents stades de
leur cycle de vie. Les types de leishmaniose :
• cutanée,
• cutanéomuqueuse,
• viscérale.
Epidémiologie
Morphologie de l’agent pathogène:

Les formes promastigotes sont allongées, mesurant 10 μm à 25 μm de


longueur.

Le noyau est central, le kinétoplaste est en position antérieure et le


flagelle libre s’échappe à l’extrémité antérieure.
Epidémiologie
Epidémiologie
Forme promastigote
Diagnostic biologique
Circonstances du diagnostic biologique/éléments d’orientation

➢ Eléments épidémiologiques

• Origine du patient, déplacement récent du malade dans une zone


endémique.

➢Signes et syndromes cliniques(variable)

❖Leishmaniose viscérale :

• Triade typique: fièvre, pâleur, splénomégalie

• Syndrome tumoral: adénopathies, hépatomégalie 155


Diagnostic biologique

Leishmaniose
156
Figure: Leishmaniose viscérale chez un enfant avec hépato-
splénomégalie
II- Diagnostic biologique
2.1. Circonstances du diagnostic biologique/éléments d’orientation

❖Leishmaniose cutanée : localisée+++ ou diffuses

La lésion initiale réalise une papule indolore, arrondie ou

ovalaire à contours réguliers bien limités, non prurigineuse au

niveau des zones découvertes (pieds, avants bras, mains,

visages…), sans adénopathie.

La papule initiale s’infiltre et se recouvre de squames à l’origine

d’une croute épaisse brunâtre dont l’arrachement révèle


157

l’ulcération centrale.
Diagnostic biologique
Circonstances du diagnostic biologique/éléments d’orientation
➢Signes et syndromes cliniques:
• LEISHMANIOSE CUTANÉE LOCALISÉE

Leishmaniose
158
Figure: Leishmaniose cutanée localisée (lésion ulcéreuse à gauche, forme sèche à droite)
Diagnostic biologique
Circonstances du diagnostic biologique/éléments d’orientation

▪ Leishmaniose cutanéo-muqueuse:

Leishmaniose
• lésion cutanée primitive cicatricée avec atteinte muqueuse

secondaire (nasal et oropharyngée)

• Perforation de la cloison nasale pathognomonique

159
II- Diagnostic biologique
2.1. Circonstances du diagnostic biologique/éléments d’orientation
➢Signes et syndromes cliniques:
• LEISHMANIOSE CUTANÉO- MUQUEUESE LOCALISÉE

Leishmaniose
Figure : Leishmaniose cutanéo- muqueuse ( lésion initiale à gauche, perforation
160 de la cloison nasale

à droite)
Leishmanies
Diagnostic biologique
Modifications biologiques non spécifiques (L.V)

❖Hémogramme: pancytopénie

- Anémie normochromre, normocytaire arégénérative

- Leucopénie avec neutropénie marquée

- Thrombopénie 100-140 G/l

❖Un syndrome inflammatoire: VS accélérée, CRP élevée

❖Hypergammaglobulinémie: polyclonale et hypoalbuminémie


162
II- Diagnostic biologique
Diagnostic parasitologique
❖ Prélèvements :
▪ Sang total sur tube EDTA, sang sur buvard (LV, LCM)
▪ Moelle osseuse ( leishmaniose viscérale+++)
▪ Suc ganglionnaire (leishmaniose viscérale)
▪ Biopsie cutanée (leishmaniose cutanée)
▪ Suc dermique, grattage de la lésion au vaccinostyle (L.C)
❖ Techniques :
• Examen microscopique, immunofluorescence directe, Culture
163
cellulaire
Diagnostic biologique
➢Procédure du prélèvement dans la L.C

o Désinfection soigneuse de la lésion cutanée après avoir enlevé les croutes qui la
recouvrent

o Le raclage des lésions est réalisé avec un vaccinostyle stérile à usage unique avec
la partie non

piquante dans la partie infiltrée loin des zones surinfectées et du centre de la lésion

o Le produit de raclage et le recueil des sérosités serviront à la confection des frottis


ainsi que pour la
164
réalisation des cultures
Diagnostic biologique
Diagnostic parasitologique
❖ Examen microscopique
- Etalement du produit pathologique sur une lame
- Frottis sera fixé et coloré par la méthode de MGG
- Lecture après séchage au microscope à l’objectif 100
- Les formes amastigotes, intracellulaire ou extracellulaire: éléments ronds ou
ovoïdes de 2 à 6 µm de dm, cytoplasme bleu avec 2 ponctuations ( noyau,
Kinétoplaste)
o Leucocentration: améliorer la sensibilité de l’examen direct
165
Diagnostic biologique
Diagnostic parasitologique
❖ Examen microscopique

Leishmaniose
Figure: Forme amastigote à l’examen microscopique
Diagnostic biologique
Diagnostic parasitologique

❖ Culture cellulaire:

Réservée aux laboratoires spécialisés. identification de la souche

▪ Milieux: NNN (Novy-Nicolle- Mc Neal)

▪ Incubation 22-28° C pendant une à quatre semaines

▪ Examiner de la culture une fois/ semaine, attendre 4 semaines avant de négativer

▪ Culture positive: promastigotes mobiles

▪ Longue, fastidieuse

▪ Contaminations bactériennes et fongiques très fréquentes 167


Diagnostic biologique
Diagnostic parasitologique
❖ Culture cellulaire:

168
Figure: Forme promastigote à la culture cellulaire
Diagnostic biologique
Diagnostic immunologique

• Prélèvement: Sang (sérum)

❖Techniques de dépistage:

▪ IFI sur culture de promastigote (technique de référence)

▪ ELISA: sensibilité et spécificité varient beaucoup selon

les antigènes utilisés (le plus souvent Ag Ld-ESM issu de

formes promastigote de L. donovani)

▪ DAT (tests d’agglutination directe de promastigote)


169
Diagnostic biologique
▪ Test rapides immunochromatographiques (bandelettes) basés sur les antigènes
recombinants. (Zone d’endémie+++)
▪ Western- Blot: sensibilité et spécificité +++
❑Limites de la sérologie:
o Ne permet pas le diagnostic d’espèces
o Faux négatifs chez l’immunodéprimés
NB: La sérologie a un grand intérêt dans la leishmaniose
viscérale car le titre des immunoglobulines sont plus élevé.
170
Diagnostic biologique
Diagnostic moléculaire

❑PCR: RT- PCR +++ ( laboratoire spécialisée)

Réalisable sur tout type de prélèvement

Excellente performances: bonne sensibilité proche de 100%

▪ Permet de faire le diagnostic d’espèces+++

171
Diagnostic biologique
Diagnostic anatomopathologique

Prélèvement: biopsie

Préparation : réalisation de lames histologique, coloration au PAS


ou au Giemsa

Lecture au microscope optique (grossissement X1000) à la


recherche de corps de Leishman inclusions intra
macrophagiques.

172
Toxoplasmes
Toxoplasmes
Rappel:

Toxoplasma gondii est un Protozoaire appartenant à l’Embranchement (Phylum) des


Apicomplexa (Sporozoaires) et au genre Toxoplasma.

C’est un anthropozooparasite cosmopolite, responsable de la toxoplasmose dont


les manifestations cliniques souvent inapparentes chez l’enfant et l’adulte, sont
redoutables chez le fœtus, le nouveau-né et le sujet immunodéprimé (parasite
opportuniste au cours du SIDA) par les atteintes oculaires et cérébrales.

En France, la sérologie toxoplasmose est un examen obligatoire dans le bilan


prénuptial et prénatal.
Morphologie

Toxoplasma gondii existe sous trois formes évolutives :

❑La forme végétative: les trophozoites ou tachyzoïtes

❑Les kystes : contenant des bradyzoïtes

❑Les oocystes contenant les sporozoïtes

07/10/2025 TOXOPLASMOSE 175


Morphologie

❑Les trophozoites ou tachyzoïtes

Piriforme, arqué, mesure 5-10um. Une extrémité plus arrondie que l’autre, le
pôle postérieur près duquel est généralement situé le noyau. L’extrémité
antérieure présente un appareil de pénétration appelé complexe apical.

Ces formes sont toujours endo-cellulaires;

Ils sont très fragiles et peuvent être détruits par le HCl.

Leur ingestion n’entraine pas de contamination.

07/10/2025 TOXOPLASMOSE 176


Morphologie

Tachyzoïte de Toxoplasma gondii


07/10/2025 TOXOPLASMOSE 177
Morphologie
Trophozoïte ou Tachyzoite
- Semi lunaire/arquée
- Taille: 5-10 microm x 2-3
- Extrémité antérieure effilée et
partie postérieure plus large
et arrondie
- Cytoplasme claire entouré
d’une fine membrane et
noyau unique volumineux
- Doué de mouvements
latéraux de la partie apicale
qui lui permettent de pénétrer
dans les cellules nucléés :
monocytes,macrophage,lymp
hocytes
Euzeby 1987

178
Morphologie

❑Kystes:
Mesurent 50 à 200 um, est entouré d’une membrane épaisse et résistante
Ils contiennent plusieurs centaines à plusieurs milliers de bradyzoïtes (
morphologie très proche du tachyzoïte).
Sont abondants dans les tissus pauvres en anticorps (tissus nerveux).
Ce sont des formes de résistance et de dissémination, ils ne sont pas
détruits à des T°< 45° ni par l’HCl gastrique.
Ils constituent le responsable de la contamination de l’Homme (ingestion de
viande)
07/10/2025 TOXOPLASMOSE 179
Kyste de toxoplasme coloré au Giemsa sur un frottis de moelle
Morphologie

Kystes

- Forme sphérique de 50-


200 microm
- Paroi epaisse entourant
2000 à 3000 bradyzoites
• Forme de contamination.

Source: EUZEBY 1987

181
Morphologie

❑Oocyste
Ovoïde, 14um x 9 um, issu d’une multiplication sexuée. Après
maturation il contient 2 sporocystes renfermant chacun 4
sporozoïtes.
Très résistant sur le sol et résiste à HCl.
Forme de résistance et de contamination.
dans le sol humide. Capables de demeurer infestant au moins un an
Ils sont tous responsables de la contamination des herbivores et de
l’Homme.
La morphologie des sporozoïtes est proche de celle des tachyzoïtes,
mais plus petits
07/10/2025 TOXOPLASMOSE 182
Oocystes de T. gondii sporulés
Morphologie

Source: EUZEBY 1987

184
Bioécologie

❑Habitat

• Forme végétative: macrophages et cellules du système réticulo-


endothélial des animaux à sang chaud

• Kyste: tissus pauvres en anticorps (tissus nerveux, muscles )

• Oocyste: sol, pouvant contaminer l’eau, les aliments

07/10/2025 TOXOPLASMOSE 185


Pathogénie

❑Pathogénie
Après ingestion de kystes présents dans la viande, ou aliments contaminés par des
oocystes, libération de tachyzoïtes dans l’estomac qui vont diffuser dans tout
l’organisme par voie lymphaticosanguine.
Les tachyzoïtes se développent dans les cellules du système phagocyte
mononucléé, et peuvent atteindre tous les tissus, avec une prédilection pour les
tissus musculaires et nerveux.
La durée de cette phase de diffusion est estimée à 10 jrs environ pendant laquelle
le parasite peut passer le placenta et atteindre le fœtus

07/10/2025 TOXOPLASMOSE 186


Pathogénie

❑Pathogénie

2 évolutions sont alors possibles:

➢persistance de la multiplication rapide avec destruction des cellules hôtes


et envahissement des tissus voisins;

➢enkystement sous l’effet de la réponse immunitaire

• La réponse immmunitaire pousse les tachyzoïtes à évoluer vers le stade de


bradyzoïtes qui vont ensuite se recouvrir d’une membrane rigide composée
d’éléments parasitaires et cellulaires.
07/10/2025 187
Pathogénie

❑Pathogénie
• Ces kystes, qui persisteront toute la vie de l’individu, sont responsables d’une
immunité protectrice, marquée par la présence d’anticorps spécifiques, mais
non stérilisante

• Une immunodépression, peut entraîner une conversion de ces stades


quiescents en tachyzoïtes et provoquer une toxoplasmose diffuse

07/10/2025 188
Pathogénie

❑Pathogénie
• Chez le sujet immunocompétent, la toxoplasmose reste généralement
asymptomatique ou bénigne. Elle évolue vers la phase d’enkystement.
• Par contre, elle est grave chez le sujet immunodéprimé ou lorsque l’affection est
congénitale.
• On distinguera alors 3 formes de toxoplasmose:
o Toxoplasmose acquise chez le sujet immunocompétent
o Toxoplasmose congénitale
o Toxoplasmose de l’immunodéprimé
07/10/2025 TOXOPLASMOSE 189
Mode de contamination

La contamination de l'Homme s'effectue selon trois modalités principales :


❑Transmission par ingestion d'oocystes
consommation de fruits et légumes crus mal lavés ou d'eau de boisson
contaminée; Hygiène des mains insuffisante après contact avec le sol ou les
animaux;
❑Transmission par les kystes
Consommation de viandes insuffisamment cuites contenant des kystes,
transplantation d'organe d'un donneur séropositif pour la toxoplasmose vers
un receveur négatif avant la greffe;
❑Transmission par les tachyzoïtes
Transmision transplacentaire responsable de la toxoplasmose congénitale,
transfusion sanguine
07/10/2025 TOXOPLASMOSE 190
Voies de sortie

• Chez l’hôte définitif dont le chat, les oocystes de Toxoplasma gondii sont
éliminés dans le milieu extérieur avec les fècès.

• Chez les hôtes intermédiaires dont l’Homme,

o Tachyzoïtes: LCR, organes (transplantation), le sang, le liquide


amniotique, le placenta et le liquide de lavage broncho-alvéolaire

o Kystes: pas de voie de sortie; sont formés et localisés dans tous les
tissus.

07/10/2025 TOXOPLASMOSE 191


Facteurs favorisants

• Facteurs liés à l’homme


o les professionnels en contact avec de la viande crue, les animaux ou les
déjections de félins contaminés, voire des objets portant les parasites sont les
plus exposés
o État immunitaire de l’hôte
o Âge de la grossesse au moment de la contamination maternelle
En cas d’infection maternelle de début de grossesse, les fœtopathies sont très
rares, mais plus souvent fatales. À l’inverse, en cas de contaminations de fin de
grossesse, l’atteinte fœtale est fréquente mais elle est le plus souvent infraclinique.
L’estimation de l’âge de la grossesse au moment de l’infection maternelle est donc
un élément capital pour l’évaluation du pronostic fœtal et la prise de décision
thérapeutique
07/10/2025 TOXOPLASMOSE 192
Facteurs favorisants

• Facteurs liés au parasite

o Parasite cosmopolite dont les oocystes sont très résistants en milieu


extérieur

o Génotype: 3 génotypes dont le type II peut donner des formes sévères

• Facteurs liés à l’environnement

o Manque d’hygiène

o Présence de chats ou autres félidés


07/10/2025 TOXOPLASMOSE 193
Paramètres épidémiologiques

• Les facteurs climatiques


La prévalence est faible dans les zones où le climat est chaud et sec, peu
favorable à la survie des oocystes sur le sol, elle est élevée, jusqu’à 80% parfois,
dans les régions humides.
Dans l’eau, l’infectiosité est maintenue pendant 4 ans et demi à 4°C et 1 an et
demi à 20-22°
• Le niveau d’hygiène
Le niveau général d’hygiène, insalubrité
• Les habitudes alimentaires
Consommation de la viande crue ou saignante pouvant renfermer des kystes
vivants favorise la contamination.
07/10/2025 TOXOPLASMOSE 194
Circonstances du diagnostic biologique

• Eléments épidémiologiques
o Femme enceinte: lors d’un bilan prénatal ou la surveillance d’une grossesse
o devant un avortement spontané ;
• Signes ou syndromes cliniques
Asymptomatique dans plus de 80% des cas. Le diagnostic biologique peut être réalisé
devant:
o des anomalies morphologiques chez le nouveau-né ;
o des troubles visuels chez l’enfant et l’adolescent ;
o une fièvre, asthénie et adénopathies cervicales chez l’adulte et chez l’enfant;
o un syndrome d’hypertension intracrânienne ou altération de l’état de conscience
chez le sujet immunodéprimé ;
07/10/2025 TOXOPLASMOSE 195
Circonstances du diagnostic biologique

Imagerie cérébrale (IRM avec injection) :


toxoplasmose cérébrale. Deux lésions de nécrose Fond d'œil : toxoplasmose, rétinochoroïdite (lésions
avec prise de contraste périphérique. cicatricielles pigmentées et une lésion active claire)

07/10/2025 TOXOPLASMOSE 196


Modifications biologiques non spécifiques

• Syndrome mononucléosique

• VS, CRP augmentées

• Hyperéosinophilie

• hyperleucocytose du LCS

07/10/2025 TOXOPLASMOSE 197


Diagnostic biologique
Diagnostic parasitologique

❑Prélèvement
• En fonction des circonstances: sang total prélevé sur EDTA ou citrate,
LCR, humeur aqueuse, lavage bronchoalvéolaire, biopsie cérébrale ou
hépatique, placenta.
• Chez les immunodéprimés: sang, la moelle osseuse, LCS, du liquide de
lavage broncho-alvéolaire, des biopsies cérébrale et chambre antérieure
de l’œil
• Dans la toxoplasmose congénitale: sang du cordon, du liquide amniotique,
du placenta.

07/10/2025 TOXOPLASMOSE 198


Diagnostic biologique
Diagnostic parasitologique

❑Techniques

Trois techniques peuvent être utilisées pour le diagnostic parasitologique de


la toxoplasmose à partir des prélèvements:

❖Examen histo-cytologique

❖Inoculation à la souris

❖Isolement sur culture cellulaire

07/10/2025 TOXOPLASMOSE 199


Diagnostic biologique
Diagnostic parasitologique

❑Techniques-Interprétation

❖Examen histo-cytologique

• Mise en évidence de toxoplasmes dans les lésions


tissulaires, après coloration au MGG ou marquage
par un anticorps monoclonal fluorescent.

• Méthode peu sensible car parasites le plus souvent


peu nombreux

07/10/2025 TOXOPLASMOSE 200


Diagnostic biologique
Diagnostic parasitologique

❑Techniques-Interprétation

❖Inoculation à la souris

• Réalisée sur tous les types de prélèvements. Mise en évidence des


toxoplasmes dans les kystes cérébraux en 30 à 45 jours après
inoculation;

• Détection possible des parasites dans le liquide de lavage péritonéal à


partir du 7e jour après inoculation

07/10/2025 TOXOPLASMOSE 201


Diagnostic biologique
Diagnostic parasitologique

Kyste de Toxoplasma gondii dans un tissu cérébral


Kyste de T. gondii
coloré à l'hématoxyline et à l'éosine.
07/10/2025 TOXOPLASMOSE 202
Diagnostic biologique
Diagnostic parasitologique

❑Techniques-Interprétation

❖Isolement sur culture cellulaire

• Technique sensible aux contaminations bactériennes, mais peut permettre


la mise en évidence des toxoplasmes en 6-8 jours par inoculation de
cellules fibroblastiques embryonnaires humaines.

• Les toxoplasmes sont visualisés après coloration au MGG ou marquage


par Ac fluorescent.

• Technique abandonnée à cause de contraintes et manque de sensibilité


07/10/2025 TOXOPLASMOSE 203
Diagnostic biologique
Diagnostic parasitologique

Oocystes de [Link] sporulés dans des selles de chat (x400)

07/10/2025 TOXOPLASMOSE 204


Diagnostic biologique
Diagnostic immunologique spécifique

Le diagnostic de la toxoplasmose repose avant tout sur la mise en évidence de


la réponse immunitaire humorale spécifique surtout chez l’immunodéprimé
et la femme enceinte.

Il est souvent important de combiner des techniques utilisant des antigènes de


nature différente, de rechercher plusieurs isotypes (IgG et IgM, éventuellement
IgA et IgE) pour assurer la meilleure interprétation possible.

NB : la présence des IgA et des IgE est inconstante, ce qui limite leur usage en
diagnostic.
07/10/2025 TOXOPLASMOSE 205
Diagnostic biologique
Diagnostic immunologique spécifique
❑Techniques :
❖Techniques utilisant des antigènes figurés (corps toxoplasmiques)
• Dye test (Sabin et Feldman)
• Agglutination directe (Fulton) :
• Agglutination après immunocapture
• Immunofluorescence indirecte (IFI)
❖Techniques utilisant des antigènes solubles
• Agglutination passive
• Tests enzymo-immnulogiques (EIA)

07/10/2025 TOXOPLASMOSE 206


Diagnostic biologique
Diagnostic immunologique spécifique
❑Techniques :
❖Techniques utilisant des antigènes figurés
❖Techniques utilisant des antigènes solubles
❖Techniques particulières
• Immuno-empreinte
• Charge immunitaire (C)
• Avidité des anticorps

07/10/2025 TOXOPLASMOSE 207


Diagnostic biologique
Diagnostic immunologique spécifique

❑Techniques :

❖Techniques utilisant des antigènes figurés (corps toxoplasmiques)

• Dye test (Sabin et Feldman) : il est fondé sur la lyse des toxoplasmes
vivants obtenus à partir du liquide péritonéal de souris infectées par les
anticorps en présence de complément humain frais. La lecture se fait
au microscope en contraste de phase. Longtemps considéré comme
référence, ce test lourd et coûteux n’est plus pratiqué que par des
laboratoires très spécialisés.
07/10/2025 TOXOPLASMOSE 208
Diagnostic biologique
Diagnostic immunologique spécifique

❑Techniques

➢Techniques utilisant des antigènes figurés

• Agglutination directe (Fulton) :

met en jeu l’agglutination d’une suspension de toxoplasmes inactivés par le


formol par les anticorps.

Elle permet d’obtenir une estimation de la présence éventuelle d’anticorps IgM.

Le test est simple à réaliser et à lire, mais les résultats peuvent être
approximatifs. Il est actuellement peu pratiqué.
07/10/2025 TOXOPLASMOSE 210
Diagnostic biologique
Diagnostic immunologique spécifique
❑Techniques
➢Techniques utilisant des antigènes figurés (corps toxoplasmiques)
• Agglutination après immunocapture : ISAgA (Immuno-Sorbent
Agglutination Assay)
variante de l’agglutination directe, mais après capture des anticorps IgM,
éventuellement IgA, sur phase solide sensibilisée par un anticorps anti-IgM (-
IgA) humaines.
En cas de positivité, les parasites sont uniformément répartis sous forme de
voile tapissant le fond de la cupule réactionnelle.
Très sensible, permet de détecter précocement la présence des IgM anti-
toxoplasme, mais reste positif de nombreux mois.

07/10/2025 TOXOPLASMOSE 211


Diagnostic biologique
Diagnostic immunologique spécifique

❑Techniques

➢Techniques utilisant des antigènes figurés

• Immunofluorescence indirecte (IFI) :

Test classique utilisant des toxoplasmes formolés fixés sur une lame. En
fonction de l’anti-immunoglobuline marquée utilisée, il permet de détecter
les différents isotypes d’anticorps (test de Remington pour la détection et
le titrage des IgM).

07/10/2025 TOXOPLASMOSE 212


Diagnostic biologique
Diagnostic immunologique spécifique

❑Techniques
➢Techniques utilisant des antigènes solubles
• Agglutination passive
Utilise des particules de latex recouvertes d’antigène parasitaire.
Est réalisée sur une plaque de verre et la lecture se fait après quelques minutes
à l’œil nu.
Sensible mais cependant sujette au phénomène de zone (résultat faussement
négatif en cas de présence d’anticorps à taux élevé) et ne différencie pas les
différents isotypes d’anticorps.
On peut aussi utiliser des hématies de mouton recouvertes d’antigène
toxoplasmique.
La07/10/2025
réaction est effectuée en plaque de microtitration et peut être quantifiée. 213
TOXOPLASMOSE
Diagnostic biologique
Diagnostic immunologique spécifique
❑Techniques

➢Techniques utilisant des antigènes solubles

• Tests enzymo-immnulogiques (EIA) : ELISA

très répandus actuellement, avec de multiples variantes disponibles


commercialement, en format manuel ou automatisé.

Utilisent des Ag solubles dont la nature et le mode de préparation diffèrent, ce qui


peut nuire à la standardisation des résultats.

La 07/10/2025
technique EIA permet de quantifierTOXOPLASMOSE
les anticorps IgG et IgM. 214
Diagnostic biologique
Diagnostic immunologique spécifique
❑ Résultats et interprétation
❖Cinétique des anticorps
• Les anticorps IgM
sont les premiers à apparaître dans les jours qui suivent l'infection.
Cependant, la présence des IgM ne peut pas être systématiquement
interprétée comme le témoin d'une infection récente.
En effet, les nouvelles techniques d'immunocapture (ISAgA ou ELISA de
deuxième génération) détectent des IgM 6 mois voire 1 an et plus, après
l'épisode infectieux initial.

07/10/2025 TOXOPLASMOSE 215


Diagnostic biologique
Diagnostic immunologique spécifique
❑ Résultats et interprétation
❖Cinétique des anticorps
• Les anticorps IgG
Apparaissent dans les 2 ou 3 semaines qui suivent l'infection.
Les techniques qui utilisent le toxoplasme entier (Dye test, agglutination directe
sensibilisée, immunofluorescence indirecte) dépistent plus précocement les anticorps
que les tests qui utilisent un antigène soluble, extrait après Iyse du parasite (ELISA,
agglutination).
En général, l'analyse en parallèle de 2 sérums prélevés à distance (3 semaines), dans
le même laboratoire, par la même technique et dans la même série, permet une
interprétation fiable. En particulier, un taux d’anticorps IgG positif stable évoque a priori
une infection antérieure à 2 mois.
07/10/2025 TOXOPLASMOSE 216
Diagnostic biologique
Diagnostic immunologique spécifique

07/10/2025 TOXOPLASMOSE 217


Diagnostic biologique
Diagnostic immunologique spécifique
❖Diagnostic de l’infection materno-foetale

• En cas de primo-infection survenue ou envisagée en cours de grossesse, ou sur


constatation d’anomalies échographiques (ventricules cérébraux, foie), la recherche
du toxoplasme dans le liquide amniotique est indiquée.

• Le prélèvement ne doit pas être effectué avant la 20e semaine d’aménorrhée et au


moins 6 semaines après la date de la primo-infection maternelle si celle-ci peut être
évaluée.

07/10/2025 TOXOPLASMOSE 218


Diagnostic biologique
Diagnostic immunologique spécifique
❖Diagnostic de l’infection materno-foetale

La détection est réalisée par inoculation à la souris, par culture cellulaire et surtout à
l’heure actuelle par PCR. Un résultat négatif n’exclut pas la possibilité de passage
différé du parasite à travers la barrière placentaire.

La quantification de la charge toxoplasmique dans le liquide amniotique par PCR en


temps réel pourrait aider à apprécier la gravité potentielle de l’atteinte fœtale.

07/10/2025 TOXOPLASMOSE 219


Diagnostic biologique
Diagnostic immunologique spécifique
❖Diagnostic du nouveau-né suspect de toxoplasmose congénitale

Le diagnostic repose sur:

• la mise en évidence du parasite à partir du placenta, du sang de l’enfant ou du


sang de cordon par PCR et/ou inoculation à la souris et culture cellulaire ;

07/10/2025 TOXOPLASMOSE 220


Diagnostic immunologique spécifique
Interprétation des sérologies et CAT
IgG négatives IgG positives IgG positives IgG négatives
IgM négatives IgM négatives IgM positives IgM positives

Dater l'infection:
Début d'infection ou
Avidité des IgG
Ac IgM non
Absence Immunité spécifiques ?
d'immunité toxoplasmique
toxoplasmique ancienne
Avidité forte Avidité faible
infection > 3–5 ou 2e sérum
mois selon les intermédiaire 2
réactifs semaines
plus tard
Si femme enceinte : A
Conseils d'hygiène confirmer sur
Contrôle un 2e sérum à 2e sérum 3
sérologique 3 semaines, en semaines plus tard
Apparition Absence d'IgG
mensuel en cours de fonction des d'IgG : Contrôlée à 4–6
grossesse et 2–3 situations séroconver semaines Absence
semaines après cliniques sion d'immunisation
I‘accouchement
Titre IgG stable : Titre IgG
Infection >2–3 augmenté :
mois Infection <2–3
mois
07/10/2025 TOXOPLASMOSE 221
Diagnostic biologique
Diagnostic moléculaire
❑Détection du génome viral

• elle est réalisée par PCR à partir de la plupart des prélèvements. Les
techniques les plus sensibles ciblent des séquences géniques répétées.
La détection de l’ADN toxoplasmique dans le liquide amniotique signe la
contamination materno-fœtale.

• La quantification de la charge parasitaire par PCR en temps réel


permettrait d’apprécier la gravité potentielle de la contamination.

07/10/2025 TOXOPLASMOSE 222


Les filaires lymphatiques
Les filaires lymphatiques
➢ Rappel:
Les filaires lymphatiques sont des vers nematodes qui vivent dans les vaisseaux lymphatiques et cette
presence se traduit par la filariose lymphatique. Ils appartiennent à la famille des Filariidae et sont
transmis à l’Homme par des moustiques vecteurs (Anopheles, Culex, Aedes, Mansonia). Ces nématodes
qui ressemblent à des fils sont de 3 types :
Wuchereria bancrofti, qui est responsable de 90% des cas;
Brugia malayi, qui est à l’origine de la plupart des cas restants;
B. timori, qui provoque aussi la maladie dans certains cas.
Quelle que soit l’espèce filarienne en cause, les vers adultes vivent dans les voies lymphatiques et les
ganglions, y déterminant des réactions inflammatoires et un syndrome occlusive responsable de la
plupart des signes.
Les manifestations cliniques les plus dramatiques sont caractérisées par l’éléphantiasis et l’hydrocèle.
Les filaires lymphatiques

➢Rappel:

Les filaires lymphatiques sont des vers nematodes qui vivent dans les vaisseaux
lymphatiques et cette présence se traduit par la filariose lymphatique. Ils appartiennent
à la famille des Filariidae et sont transmis à l’Homme par des moustiques vecteurs
(Anopheles, Culex, Aedes, Mansonia). Ces nématodes qui ressemblent à des fils sont
de 3 types :

Wuchereria bancrofti, qui est responsable de 90% des cas;

Brugia malayi, qui est à l’origine de la plupart des cas restants;

B. timori, qui provoque aussi la maladie dans certains cas.


Les filaires lymphatiques
➢Rappel:
2. Epidémiologie
2.1- Agent pathogène

❑Morphologie
Gaine
❖Les microfilaires Extrémité céphalique arrondie et Espace
céphalique court

• Les microfilaires

Corps intérieur avec une masse unique et des noyaux

Extrémité postérieure effilée

Taille: 150 à 300µm Microfilaire de Wuchereria bancrofti


2. Epidémiologie
o Brugia malayi

Noyaux somatiques se chévaussant

Espace céphalique long (plus long que large)

Corps intérieur contenant 3 masses

Gaine

Noyau subterminal
Noyau terminal

Microfilaire de Brugia malayi


➢Rappel:
Classification des filaires (Selon leur localisation et leur vecteur)
Filaires Espèces Localisations des vecteurs Prélèvement des Répartition
adultes microfilaires
Filaires Wuchereria Lymphatique Culex sp. Sang Région tropical
pathogènes bancrofti
Aedes sp. Périodicité nocturne Et intertropicale

Anopheles sp.

Brugia malayi Lymphatique Mansonia sp Sang apériodique Malaisie


Brugia timori Lymphatique Anopheles sp Sang apériodique Timor
Onchocerca Sous-cutanée Simulie Suc dermique Afrique noire
volvulus
Amérique centrale et du
sud, Yémen
Loa loa Sous-cutanée Chrysops Sang Afrique équatoriale et de
l’ouest
Périodicité nocturne
Filaires peu ou non Mansonella pers Séreuse Culicoidés Sang Afrique noire
paqthogènes tans
apériodique
Mansonella Sous-cutanée Culicoidés Suc dermique Afrique noire
streptocerca
Mansonella ozzardi Séreuse Culicoidés Sang Amérique

apériodique Caraïbes
Mansonella Séreuse Culicoidés Suc dermique Afrique
rodhaini
Principales manifestations cliniques

Forme asymptomatique

Il existe de nombreux porteurs de microfilaires qui ne présentent aucun trouble alors


que l’examen anatomopathologique de leurs vaisseaux lymphatiques montrerait des
signes pathognomoniques d’atteinte de la paroi.

La forme asymptomatique de l'infestation est caractérisée le plus souvent par la


présence dans le sang de milliers ou de millions de microfilaires et de vers adultes
situés dans le système lymphatique
Principales manifestations cliniques

Forme symptomatique

❑Phase d’incubation

Elle dure 3 mois à 1an. Elle est non spécifique et est due à la migration des
microfilaires. Elle se caractérise par la fièvre, des arthralgies, un prurit, des œdèmes
et des manifestations respiratoires asthmatiformes.
Principales manifestations cliniques
Forme symptomatique

❑Phase d’état

➢ Manifestations aiguës

Les manifestations cliniques sont généralement dues aux filaires adultes :


inflammation et blocage des vaisseaux lymphatiques.

La période d’état associe des signes inflammatoires, des signes d’obstruction des
voies lymphatiques et des lymphorragies
Principales manifestations cliniques
3.2. Forme symptomatique

❑Phase d’état

➢Manifestations aiguës

✓Les lymphangites aigües des membres : elles se manifestent par l’apparition d’un
œdème inflammatoire, douloureux au niveau des membres inférieurs. La peau
est chaude et luisante. Ces lymphangites se caractérisent par leur progression
centrifuge (de la racine vers l’extrémité des membres), leur caractère fugace (
rétrocèdent en quelques jours) mais récidivant aboutissant à un lymphoedème
bien constitué.
Principales manifestations cliniques
Forme symptomatique

❑Phase d’état

➢Manifestations aiguës

✓Les épisodes génitaux aigus : la lymphangite du scrotum.

C’est le symptôme le plus caractéristique.

Elle débute par des douleurs pelviennes, un cordon inguinal douloureux et


œdémateux.

La symptomatologie est centrifuge, et va du pelvis au bas-fond scrotal. Elle peut se


compliquer d’une épididymite ou d’une orchite
Principales manifestations cliniques
Forme symptomatique

❑Phase d’état

➢Manifestations chroniques

Dix à15 ans après la première crise, et d’autant que l’infection filarienne est négligée,
l’on peut observer plusieurs formes de manifestations chroniques mais les plus
fréquentes sont : l’hydrocèle, l’éléphantiasis et le lymphoedème.

Les femmes présentent plus souvent un lymphoedème des membres inférieurs tandis
que les hommes présentent fréquemment un hydrocèle et/ou un lymphoedème du
scrotum.
Principales manifestations cliniques
Forme symptomatique

❑Phase d’état

➢Manifestations chroniques

✓L’hydrocèle

L’hydrocèle est la manifestation chronique la plus fréquente se traduisant par des


épanchements citrins avec un liquide inflammatoire, hématique ou chyleux. Elle est
bénigne mais aux conséquences esthétique et fonctionnelle

majeure.
Hydrocèle
Principales manifestations cliniques
Forme symptomatique
❑ Phase d’état
➢Manifestations chroniques

✓ Le lymphoedème
Il concerne le plus souvent les membres, mais aussi le visage, le tronc et les organes
génitaux.
Il peut évoluer plus ou moins rapidement vers la phase d’éléphantiasis avec induration
du membre, des sillons très profonds et la présence de verrues lymphatiques et de
complications dermatologiques fréquentes.
L’oedème est permanent et non réversible.
Lymphoedème de la jambe
Principales manifestations cliniques
Forme symptomatique
❑ Phase d’état
➢Manifestations chroniques

✓ L’éléphantiasis
Il s’agit d’une hypertrophie scléro-fibreuse du derme et de l’hypoderme qui survient
progressivement sur un territoire où se succèdent des crises récurrentes de lymphangite
aiguë. Un éléphantiasis constitué peut aboutir à des infirmités monstrueuses.
Eléphantiasis du membre inférieur
Principales manifestations cliniques

Forme symptomatique
❑ Phase d’état
➢Manifestations chroniques

✓ Les varices lymphatiques ou lymphangectasies

Elles siègent fréquemment sur les vaisseaux lymphatiques

avec possibilité de ruptures externes (au niveau des racines des membres, du scrotum, des
grandes lèvres) ou de ruptures internes et profondes à l’origine d’ascite, de chylothorax,
de chylolymphurie ou même d’hématochylurie.
Principales manifestations cliniques

Forme symptomatique
❑ Phase d’état
➢Manifestations chroniques

✓ Surinfections bactériennes
Elles sont dues généralement au streptocoque, au staphylocoque et sont à l’origine de
manifestations aiguës à type de dermatolymphangioadénites ou DLAA
Elles jouent un rôle important dans l’évolution péjorative de la maladie
Principales manifestations cliniques
Forme symptomatique
❑ Phase d’état
➢Formes cliniques : les manifestations « induites » par les microfilaires
✓Le syndrome d’éosinophilie tropicale
• une dyspnée, toux quinteuse, atteinte de l’état général
• des râles sibilants ou sous crépitants
• des nodules à la radiographie pulmonaire et/ou au scanner (micro ou macronodules).
Eléments du Diagnostic biologique

Circonstances du diagnostic biologique/éléments d’orientation

❑Epidémiologiques

➢Résidence ou séjour en zone d’endémie

➢Non respect de la prophylaxie (MII, Chimioprophylaxie, …)


Eléments du Diagnostic biologique

Circonstances du diagnostic biologique/éléments d’orientation

❑ Cliniques
➢ La notion de lymphangite récurrente, d’un lymphoedème, d’un éléphantiasis ou
d’une hydrocèle
Eléments du Diagnostic biologique

Diagnostic indirect non spécifique

❑ Imagerie

➢ Echographie

Elle permet la visualisation des filaires adultes ou de dilatations lymphatiques anormales


même chez des personnes asymptomatiques néanmoins porteuses du parasite
Eléments du Diagnostic biologique

Diagnostic indirect non spécifique

❑Biologie

➢Hyperéosinophilie sanguine évoluant selon la courbe de Lavier en dents de scie,


élevée en phase aiguë.

➢Test de Mazzoti: quand on administre une infra-dose de diéthylcarbamazine à un


sujet parasité, on observe une réaction fortement prurigineuse. On peut noter
également une augmentation de l’éosinophilie après l’administration de la
diéthylcarbamazine.
Les filaires lymphatiques
➢ Eléments d’orientation
Eléments du Diagnostic biologique

Diagnostic parasitologique

❑Prélèvements

• Sang: il doit être fait de façon nocturne entre 22 h et 4 h pour les espèces à
périodicité nocturne (W. bancrofti, Brugia malayi et B. timoti) et diurne vers 13 h
pour W. bancrofti pacifica.

• Ponctions ganglionnaires

• Urines: les microfilaires peuvent se retrouver dans les urines après éclatement
des canaux lymphatiques périvésicaux.
Eléments du Diagnostic biologique
Diagnostic parasitologique

❑ Techniques

➢ Examen microscopique

✓ Examen direct à l’état frais entre lame et lamelle


Il permet, quand la microfilarémie est abondante, de voir les microfilaires mobiles
Eléments du Diagnostic biologique
Diagnostic parasitologique

❑ Techniques

➢ Goutte épaisse calibrée en bandes parallèles : elle consiste à

• Collecter 60l de sang dans un tube

• A l’aide de la micropipette ou du tube capillaire, réaliser trois lignes de sang


parallèles (20μl chacune) dans le sens de la longueur de la lame

• Sécher complètement le frottis à l’air pendant 24-72 heures


Eléments du Diagnostic biologique
Diagnostic parasitologique

❑ Techniques

➢ Goutte épaisse calibrée en bandes parallèles :


• Fixer au méthanol pendant 3 à 5 minutes.
• Colorer au Giemsa (on dilue la solution mère de Giemsa dans un rapport 1/50)
pendant 50 minutes.
• Sécher à l’air.
Eléments du Diagnostic biologique

Diagnostic parasitologique

❑ Techniques

➢ Goutte épaisse calibrée en bandes parallèles :


Examiner la préparation sous un microscope
Utiliser d’abord l’objectif fournissant un grossissement de 10 x pour localiser les
microfilaires, puis identifier l’espèce de filaire avec les objectifs 40 x et 100 x
Goutte épaisse calibrée en trois bandes parallèles
Les filaires lymphatiques
Les filaires lymphatiques
Eléments du Diagnostic biologique

Diagnostic parasitologique

❑ Techniques

➢ Coloration

Les colorants utilisés sont :

✓ MGG

✓ L’hématoxyline
Eléments du Diagnostic biologique
Diagnostic parasitologique

❑ Technique

➢ Concentration: leucoconcentration
W. bancrofti coloré au MGG
B. Malayi coloré au MGG
Eléments du Diagnostic biologique
Diagnostic immunologique spécifique

❑Mise en évidence des anticorps

Les techniques immunologiques utilisant des antigènes de vers adultes :

• Immunoélectrophorèse,

• Immunofluorescence indirecte,

• ELISA,

• Test immunochromatographique
Eléments du Diagnostic biologique
Diagnostic immunologique spécifique

❑Mise en évidence des antigènes

• Test immunochromatographique (immunochromatographic test), détectant les


antigènes filariens circulants (circulating filarial antigen).

Exemple : bandelettes Alere Filariasis Test Strip®

• ELISA
Eléments du Diagnostic biologique

Diagnostic histologique

Les examens parasitologiques peuvent être effectués sur des coupes histologiques
de ganglions pour la mise en évidence de filaires adultes et de microfilaires
Eléments du Diagnostic biologique
Diagnostic moléculaire
La PCR permet le diagnostic d’espèce de microfilaires dans les échantillons de
sang
Des gènes de W. bancrofti ont pu également être détectés dans les crachats, le
liquide d’hydrocèle et les urines
Les filaires lymphatiques

➢Diagnostic parasitologique: Technique


Les filaires lymphatiques

➢Diagnostic parasitologique: Technique


Loa loa
Loa loa

➢Rappel:
Loa loa est une filaire appartenant à la Classe des Sermentea, et à la Famille des
Filariidae.
C’est une filaire spécifiquement humaine, cutanéo-dermique par la localisation des
vers adultes, et sanguine par celle des microfilaires avec une périodicté diurne.
Il est transmis à l’ Homme par un tabanidé, le Chrysops et est responsable de la
loase.
C’est une filaire strictement africaine sévissant dans les zones forestières de l’ Afrique
Centrale et de l’Ouest.
NB: La loase constitue un veritable problème de santé publique à cause de ses
complications mortelles, de type neurologique (encéphalite), renal
Morphologie

Adultes
Les femelles ont une taille d’environ 4 à 7 cm de long et 0,5 mm de
diamètre;
Les mâles: 2 à 3,5 cm de long et 0,4 mm de diamètre, avec une extrémité
postérieure enroulée.
Morphologie

Les microfilaires (larves)


Taille: 230 à 300 µm X 6 à 8 µm
Présence de gaine
Les noyaux somatiques sont gros, ovoïdes, irréguliers et se chevauchent.
L’extrémité postérieure est effilée et contient un noyau terminal.
L’espace céphalique est court (aussi long que large).
Morphologie

Les microfilaires (larves)


Les microfilaires sont caractérisées par la présence de 2 hernies parfois rosâtres,
presque toujours visibles.
Ils ont une longévité de 6 mois.
Morphologie
Principales manifestations cliniques

Phase d’incubation :
Incubation muette qui dure de 5 à 18 mois dans une population souvent
asymptomatique
Principales manifestations cliniques

Phase d’Etat
1. Passage du ver adulte sous la conjonctive (signes oculaires)
2. Reptation du ver adulte sous la peau (signes cutanés)
3. Oedème de Calabar
En plus des manifestations classiques, 3 complications sont attribuées à la loaose
Principales manifestations cliniques

Ces complications restent souvent liées aux traitements mal conduits.


- Les complications neurologiques
- Les complications cardiaques
- Les complications rénales
Œdème de Calabar, allergique fugace et migrateur
pathognomonique de la filariose à Loa loa
Principales manifestations cliniques
• Migration sous cutanée avec sillon, prurit et sensation
Mise en évidence des filaires adultes: à l’occasion de la traversée
rétroconjonctivale.
Eléments du Diagnostic biologique

Circonstances du diagnostic biologique/éléments d’orientation

Epidémiologique :
- Résidence en zone d’endémie
- Présence de nodules sur la peau
- Présence de vers adultes sur la conjonctive

Clinique :

- Prurit

- Lésion de gale filarienne


Eléments du Diagnostic biologique

Diagnostic indirect non spécifique


- Hyperéosinophilie sanguine.
- Augmentation des IgE
Eléments du Diagnostic biologique

Diagnostic parasitologique

▪ Prélèvements

Les microfilaires: prélever le sang au niveau d’une veine ou au bout du doigt vers
midi

Le sang sera prélevé sur un anticoagulant.

Les vers adultes: prélever le ver adulte sous la peau ou sous la conjonctive
Eléments du Diagnostic biologique

Diagnostic parasitologique

-Technique
Examen parasitologique
Le diagnostic de certitude repose sur la mise en évidence des microfilaires dans
le sang (le prélèvement est effectué de jour, vers midi) et du ver adulte sous la
peau ou sur la conjonctive.
Eléments du Diagnostic biologique
Diagnostic parasitologique
-Technique
Examen parasitologique
Examen macroscopique
Après le prélèvement du ver adulte( il est possible de l’extraire à l’aide d’un
vaccinostyle ou d’une petite scarification), on essayera de l’identifier en se basant
sur sa morphologie.
Eléments du Diagnostic biologique

Technique

Examen parasitologique

Examen microscopique direct

Examen à l’état frais


Mise en évidence des microfilaires : on examine une goutte de sang
diluée dans une goutte de sérum physiologique.
Cela permet d’observer des microfilaires
Eléments du Diagnostic biologique
4-3 Diagnostic parasitologique
-Technique
Examen parasitologique
Examen microscopique direct
Examen après coloration.
Le colorant utilisé est le MGG.
On réalise une goutte épaisse calibrée avec 20µl de sang par bande et on compte la
totalité des microfilaires présentes
Eléments du Diagnostic biologique
Diagnostic parasitologique
-Technique
Examen parasitologique
Examen microscopique direct
Examen après coloration
Examen après concentration

On utilise la technique de leucoconcentration. On dilue 5ml de sang dans 10ml de

sérum physiologique. On mélange avec la saponine à 2% qui laisse les microfilaires

vivantes.
Eléments du Diagnostic biologique

Diagnostic parasitologique
Examen parasitologique
Examen microscopique direct
Examen après coloration
Après centrifugation à 2000tours/minute pendant 10 minutes, on examine le culot
après coloration au MGG.
On dénombre ensuite les microfilaires
Eléments du Diagnostic biologique
Eléments du Diagnostic biologique
Eléments du Diagnostic biologique
Eléments du Diagnostic biologique
Diagnostic immunologique spécifique
Recherche d’anticorps.
La recherche et le dosage des anticorps sériques par les techniques de double
diffusion en gélose, d’analyse immunoélectrophorétique, de co-électrosynérèse,
d’immunofluorescence indirecte ou par ELISA sont d’un précieux appoint.
Eléments du Diagnostic biologique

Diagnostic histologique
Elle se fait sur des biopsies du tissu sous-cutanée
Eléments du Diagnostic biologique

Diagnostic moléculaire
La PCR: elle permet de faire le diagnostic d’espèce.
Mansonella sp
Mansonella sp
➢Rappel:

Mansonella sp sont des filaires dont les adultes parasitent le péritoine de l’homme ou de
certains singes.

Les filaires sont transmises à l’homme et aux singes par la piqûre d’insectes hématophages
diptères : les Culicoïdes.

Ces filaires sont les agents des filarioses péritonéales qui sont des helminthiases bénignes
mais très tenaces du fait de leur insensibilité aux antifilaires.

Elles sévissent en Afrique et en Asie. Les espèces les plus couramment rencontrées sont :
Mansonella perstans, [Link] et M. ozzardi.

Ces filaires sont essentiellement retrouvées dans les regions chaudes d’Afrique et d’Amérique
et d’Asie.
Mansonella sp

➢ELEMENTS D’ORIENTATION

Séjour en zone d’endémie;

Clinique en général muette mais possibilité d’oedème et nodules souscutanés;

Hyper éosinophilie sanguine (> à 50%).


Mansonella sp
➢ Diagnostic

Prélèvements

Le sang : les microfilaires sont présentes dans le sang périphérique à des


concentrations à peu près égale au cours du jour et la nuit, des échantillons de sang
peuvent être obtenus à tout moment (contrairement à d'autres microfilaires).

Exceptionnellement: le LCR, le prélèvement vaginal, les urines.

Mise en évidence des microfilaires

Etat frais : Examen direct entre lame et lamelle.

Coloration: GE calibréee colorés au Giemsa ou au MGG.


Mansonella sp

➢DIAGNOSTIC

Leucoconcentration : lyse dans la saponine à 2% et centrifugation de l'échantillon de


sang.

Parce que les vers adultes vivent principalement dans les cavités pleurales et
péritonéales, ils ne sont que rarement observés. A certains moments, ils peuvent être
observés au cours d'une laparotomie (une incision ou une ouverture de l'abdomen).

NB : Le diagnostic différentiel de la microfilaire M. perstans et M. ozzardi se pose avec


celles de Wuchereria bancrofti et Loa loa.
Mansonella sp

➢DIAGNOSTIC IMMUNOLOGIQUE SPECIFIQUE

La sérologie n'est pas très utile pour le diagnostic.


Chap IV:
DIAGNOSTIC DES PARASITES
CUTANEO- DERMIQUES
Onchocerca volvulus
Onchocerca volvulus

➢ Rappel

Onchocerca volvulus est une filaire cutanéo-dermique à la Famille des Filariidæ,

à la sous- famille des Onchocercinæ, au genre Onchocerca et dont les adultes

vivent sous la peau, et les microfilaires dans le derme et les tissus de l’oeil

Les microfilaires sont transmises d’Homme à Homme par un insecte, la simulie.

Onchocerca volvulus est responsable de l’onchocercose encore appelée volvulose

ou cécité des rivières.


Morphologie
Les vers adultes (macrofilaires)

• Les femelles ont une taille de 50 cm pour une largeur de 0,04 mm.

• Elles sont dix fois plus grandes que les vers adultes mâles.

• Les mâles mesurent entre 3 et 5 cm.

• Le mâle a son extrémité caudale recourbée en crosse et est pourvue de 2


spicules inégaux .
Morphologie
Les microfilaires (larves microscopiques)

• Leur taille qui équivaut à une fraction de millimètre et varie entre 270 et 300 µm de
long pour 5 à 8 µm de diamètre.

• Extrémité antérieure est légèrement dilatée et on la décrit en « baguette de


tambour ».
Morphologie

L’espace céphalique est long;

L’espace caudal est long et un peu dilaté,

Les noyaux somatiques sont allongés, ayant une forme irrégulière et se disposant en
double rangée.

Elles sont dépourvues de gaine et n’ont pas de périodicité.


Espace céphalique
Noyaux somatiques

Extrémité caudale
L= 200-300 µm
l = 8 µm
Microfilaire de O. volvolus
Principales manifestations cliniques

➢Phase d'incubation: 6 à18 mois, silencieuse

➢Phase d’état:

L’onchocercose s’exprime cliniquement par trois syndromes :

- Le syndrome cutané : les onchodermites

- Le syndrome kystique : les onchocercomes

- Le syndrome oculaire : les kératites


Principales manifestations cliniques

❑Syndrome cutané

• 15-18 mois après la contamination

• Prurit et lésions de prurigo (insomnie, ..);

• Gale filarienne (éruptions prurigineuses: fesses, membres…);

• Epaississement de la peau avec surinfection bactérienne ou fongique (lichénification


avec hyperkératose): « peau de lézard » ou « vitiligo onchocerquien»;
Principales manifestations cliniques

❑Syndrome cutané

• Atrophie cutanée ou presbydermie, peau sèche et vernissée ;

• Troubles de la pigmentation avec taches d’hyper- et/ou d’hypo pigmentation (fesses,


cuisses, membres inférieurs , face antérieure du tibia).
Principales manifestations cliniques

Illustrations
Principales manifestations cliniques

Illustrations
Principales manifestations cliniques
❑Une atteinte cutanée particulière : le sowda

• atteinte unilatérale d’un membre

• notamment au Yémen, mais aussi en Afrique

• peu de microfilaires dans la peau

• provoquée par une forte réponse Th-2


Principales manifestations cliniques
❑Le syndrome nodulaire ou kystique

• Nodules = éléments caractéristiques de l’onchocercose au voisinage des surfaces


osseuses;

• Localisations basses plus fréquentes en Afrique: crête tibiale, genou, trochanter,


crête iliaque et sacrum;

• Localisations moyennes en Afrique aussi: gril costal, aisselle, coude, crête cubitale;

• Localisations hautes en Amérique : clavicule, apophyse épineuse, régions sous-


occipitale, pariétale et temporale notamment;
Principales manifestations cliniques

Illustrations
Principales manifestations cliniques
❑Le syndrome oculaire

• Kératite ponctuée: Réaction tissulaire autour d’une microfilaire morte indiquant une
infestation récente;

• Kératite sclérosante: Opacification plus dense, pigmentée et vasculaire, lésion


cécitante due à la présence d’un grand nombre de microfilaires dans la cornée;

•Choriorétinites: lésions inflammatoires, atrophie de l’épithélium pigmentaire de la


rétine.;

• L’apparition de la cécité est plus précoce en zone de savane qu’en forêt.


Eléments du Diagnostic biologique

Circonstances du diagnostic biologique/éléments d’orientation

➢Epidémiologique: séjour en zone d'endémie

➢Profession: pêcheurs, agriculteurs….

➢Clinique

• Un prurit féroce, généralisé, intermittent (gale filarienne);

• Séquelle de grattage au niveau des lombes, des membres inférieurs, thorax, flancs,
dépigmentation (quand l’évolution est
Eléments du Diagnostic biologique

Circonstances du diagnostic biologique/éléments d’orientation

• Conchocercomes

• Kératite
Eléments du Diagnostic biologique

Circonstances du diagnostic biologique/éléments d’orientation

• Diminution de la vision nocturne (héméralopie), irritation locale (larmoiement, baisse


de l’acuité visuelle).

• nodules

• Interrogatoire à la recherche d’une notion de séjour en zone d’endémie.


Eléments du Diagnostic biologique

Diagnostic indirect non spécifique

- Hyperéosinophilie sanguine

- Test de Mazzotti, ou test thérapeutique: prurit à la suite de prise infracurative de


diéthylcarbamazine.

Ce test bien que constituant une grande valeur diagnostique est très désagréable et
même dangereux pour le patient.
Eléments du Diagnostic biologique

Diagnostic parasitologique

➢Prélèvements

• Recherche de microfilaires

Dans la peau (microfilarodermie) par biopsie cutanée exsangue (BCE)

Dans l’œil (cornée, chambre antérieure) grâce à la lampe à fente;

Rarement dans le sang (microfilarémie) et dans les urines (microfilarurie) en présence


de fortes charges parasitaires.
Eléments du Diagnostic biologique

4.3- Diagnostic parasitologique

➢Prélèvements

• Recherche des filaires adultes

Dans le tissu cellulaire sous-cutané (adultes libres), mais surtout dans les nodules où
elles sont faciles à reconnaître
Eléments du Diagnostic biologique

Diagnostic parasitologique

➢Prélèvements

• Recherche des filaires adultes

Palpation des nodules: mous, puis fermes, indolores, mobiles sous la peau (0,5 cm –
6 cm

• Lésions lymphatiques
Eléments du Diagnostic biologique

Diagnostic parasitologique
➢Prélèvements
Eléments du Diagnostic biologique
Techniques

Principe de la biopsie exsangue (BCE) ou SNIP

• La biopsie cutanée exsangue (BCE) est la méthode de prélèvement de référence.

A l’aide d’une pince, on prélève un lambeau superficiel de derme calibré à 2-3mm


au niveau de la crête iliaque.

Le lambeau de peau est déposé dans un verre de montre ou dans les puits de
plaques de microtitration pendant 30mn dans du sérum physiologique.
Eléments du Diagnostic biologique

Techniques

L’examen est fait à la loupe binoculaire et permet de visualiser les microfilaires


vivantes.

Le prélèvement d’une goutte de la préparation et une coloration au Giemsa


confirment le diagnostic d’espèce à l’examen microscopique.
Eléments du Diagnostic biologique

Techniques

Microfilaire dans le sang après


Filaire de O. volvulus coloration au Giemsa
Eléments du Diagnostic biologique

Techniques

❖Test de Mazzotti

• administration de 50 mg de DEC

• réaction cutanée typique

• parfois accidents (toux, choc, etc.)

• ne doit plus être utilisé


Eléments du Diagnostic biologique

Techniques

Test de Mazzotti
Eléments du Diagnostic biologique

Techniques

❖Test du pansement à la DEC

• Même principe, mais DEC appliquée localement

• Problème de la lecture à 48H

• Test semi-quantitatif
Eléments du Diagnostic biologique

Illustrations

Test de pansement
Eléments du Diagnostic biologique
Diagnostic immunologique spécifique

Recherche d’anticorps:

• Mise en évidence des anticorps circulants (immunoélectrophorèse);

• Immunofluorescence (IFI) sur coupes à la congélation de vers adultes sur du


sérum frais;

• Test ELISA (Enzyme Linked Immunosorbent Assay) faisant appel à des extraits
antigéniques est la technique la plus utilisée.
Eléments du Diagnostic biologique

Diagnostic Moléculaire

PCR, très sensible, permet d’identifier les différentes espèces de filaires à partir de
leur ADN.

Principe : recherche de séquences répétées spécifiques d’O. volvulus


(séquences 0-150) et, même, spécifiques des souches de savane (cécitantes) et
de forêt (moins cécitantes) d’O. volvulus méthode très sensible et spécifique
mais appliquée seulement dans le domaine de la recherche.
Eléments du Diagnostic biologique

Diagnostic histologique

Les filaires adultes sont recherchées dans les nodules où elles sont faciles à
reconnaître par l’analyse histo-pathologique.
Dracunculus medinensis
Dracunculus medinensis

➢ Rappel

Dracunculus medinensis, encore appelé ver de Guinée, ou filaire de Médine, ou


dragonneau, ou fil d’Avicenne, est un nématode qui appartient à l’Ordre des
Camallanida et à la famille des Dracunculidae

Il est responsable de la dracunculose.

La transmission à l’Homme se fait par l’absorption d’eau contenant l’hôte


intermédiaire, le cyclops hébergeant la microfilaire infestante
Morphologie
❑ Les filaires adultes
Morphologie

❑Les microfilaires

500 à 750μm de long sur 15 à 25μm


Mode de contamination

❑Voie orale: par ingestion d’eau souillées du Cyclops contenant des larves
infestantes (L3) de Dracunculus medinensis. Une fois dans l’estomac, le Cyclops
sera digéré par les sucs digestifs et va libérer les larves L3.
Mode de contamination

Circonstances de contamination: consommation d’eau de mares, puits


ouverts, rivières non traitée
Facteurs favorisants

Facteurs lié à l’hôte


✓Ignorance des modes de transmission;
✓Absence d’approvisionnement en eau potable (utilisation d’eau de marre ou de puits
sans margelle pour la boisson)
✓Le bas niveau socio-économique

✓Activité professionnelle: pêche

✓Baignade dans les cours d’eau (mare, marigot,…) lorsqu’on boit accidentellement de
l’eau
Facteurs favorisants
Principales manifestations cliniques

Forme symptomatique

➢Phase d’incubation

Elle dure 1 an environ et correspond à la période de maturation du ver.


Principales manifestations cliniques
❑Forme symptomatique

➢Phase d’invasion

Elle correspond à la migration du ver. A ce stade il peut être palpé sous la peau sous la
forme d’un cordon induré. Cette phase est marquée par des signes allergiques :
poussées d’urticaire généralisée avec fièvre légère, état nauséeux, ou vomissement,
syncopes, dyspnée asthmatiforme.

Souvent une petite éruption est décelable au point où se formera la plaie et cette zone
devient prurigineuse.
Principales manifestations cliniques
❑Forme symptomatique

➢Phase d’invasion
Principales manifestations cliniques

❑Forme symptomatique

➢Phase d’état

Elle est marquée par la sortie du ver qui commence par l’apparition d’une vésicule ou
d’une bulle de quelques millimètres à quelques centimètres de diamètre (2 à 4 cm).
Cette phlyctène se rompt et laisse une ulcération au fond de laquelle une portion
blanchâtre de la cuticule du ver peut être visible.
Phlyctène

Expulsion de ver de D. medinensis


Eléments du Diagnostic biologique

Circonstances du diagnostic biologique/éléments d’orientation

- Cliniques
Extrusion d’un ver à travers une plaie précédée de phlyctène.
Eléments du Diagnostic biologique
Circonstances du diagnostic biologique/éléments d’orientation

Para-cliniques :
. découverte fortuite sur un cliché radiologique montrant les vers calcifiés.
Diagnostic indirect non spécifique
Hyperéosinophilie sanguine est discrète.
Eléments du Diagnostic biologique

Diagnostic parasitologique

- Prélèvements

Pour microfilaire

- Le ver adulte etant visible au contact de l’eau donc la sérosité est utile pour la
sortie de la larve L1

- Pour adulte femelle

Exérèse chirurgicale de la femelle


Eléments du Diagnostic biologique
Diagnostic parasitologique

Examen macroscopique

Les vers peuvent être visualisés sous forme de cordon induré roulant sous les
téguments. Après extraction du ver adulte, il se présente sous forme de ver
filiforme de couleur

blanchâtre. Par l’orifice de sortie, on peut voir le ver poindre, mais en général,
après avoir libéré ses embryons, il se rétracte en profondeur
Eléments du Diagnostic biologique

Diagnostic parasitologique

- Techniques

- Examen microscopique
▪Examen direct au microscope optique

La découverte des larves est possible dans la sérosité émise au niveau de l'orifice de

sortie du ver ou dans les collections aseptiques ou puriformes de voisinage, après

rupture traumatique ou spontanée de l'utérus du ver.


Eléments du Diagnostic biologique

Diagnostic parasitologique

- Examen microscopique

• Le diagnostic après concentration est inutile


Eléments du Diagnostic biologique
Diagnostic parasitologique

Femelle de D. medinensis
Eléments du Diagnostic biologique

Diagnostic parasitologique

Larve de D. medinensis
Chap V:
DIAGNOSTIC DES PARASITES
UROGENITAUX
Trichomonas vaginalis
INTRODUCTION

❖Rappel
❑Trichomonose urogénitale, parasitose vénérienne (IST), bénigne, cosmopolite et
fréquente, due à un protozoaire flagellé, Trichomonas vaginalis, asymptomatique
dans 50% des cas chez la femme et 95% chez l’homme.
❑T. vaginalis, vit dans les voies génito-urinaires mais qui peut être rencontré au
niveau de la bouche, des amygdales, du rectum, en fonction des pratiques
sexuelles.
❑Parasite strictement humain

362
Agent pathogène

Règne : Protista
Phylum : Sarcomastigophora
Classe: Zoomastigophora
Ordre: Trichomonadida
Famille : Trichomonadidae
Genre : Trichomonas
Espèce : Trichomonas vaginalis

363
Morphologie

Trichomonas vaginalis n’existe que sous la forme végétative appelée trophozoïte,


mobile, incolore et réfringente à l’état frais.

• D’aspect ovalaire ou arrondi, le trophozoïte mesure10-30 µm sur 7-15 µm

• Son cytoplasme est plus ou moins granuleux. Il contient un noyau ovalaire et


assez volumineux à la partie antérieure de la cellule

• un organite arrondi appelé le blépharoplaste sur lequel se fixent 4 flagelles


antérieurs allongés vers l’avant et 1 flagelle récurent vers l’arrière.

10/07/2025 Trichomonoses uro-génitales 364


Morphologie
Ce dernier est accolé à la membrane cytoplasmique pour former une
membrane ondulante qui ne dépasse pas les 1/3 du corps.

• Cette membrane ondulante repose sur une sorte de côte appelée la costa
qui joue le rôle de soutien.

• Le cytoplasme renferme également un axostyle (un organite effilé) qui


joue le rôle de squelette axial,

• et un corps parabasal qui est une forme allongée, incurvée située dans la
partie postérieure.
10/07/2025 Trichomonoses uro-génitales 365
3
Figure 1:Trophozoïte de Trichomonas vaginalis (10-30 µm sur 7-15 µm) 6
6
Habitat

Parasite strictement humain, Trichomonas vaginalis meurt rapidement dans le milieu


extérieur

Très sensible à la dessiccation, sa transmission d’un individu à l’autre ne peut


s’effectuer qu’en milieu humide

Il peut survivre 1 à 2 h sur une surface humide et 24h dans les urines ou le sperme.
Les conditions optimales de croissance sont une T° de 35 à 37°c et un PH de 5,5 à 6
en anaérobiose.

10/07/2025 Trichomonoses uro-génitales 367


Habitat
Chez la femme on retrouve Trichomonas vaginalis au niveau surtout de la cavité
vaginale.

Il peut également être retrouvé dans les glandes de Bartholin et de Skene mais
aussi dans l’urètre et la vessie.

Chez l’homme, il se localise au niveau du sillon balano-préputial, de l’urètre, de la


prostate, et des vésicules séminales

10/07/2025 Trichomonoses uro-génitales 368


Pouvoir pathogène
Trichomonas vaginalis est responsable d’une infection persistante des voies
urogénitales masculines et féminines, après une période d’incubation de 7 jours,
en moyenne 5-28 jrs.

Les manifestations cliniques sont très différentes selon les sexes

10/07/2025 Trichomonoses uro-génitales 369


Pouvoir pathogène:
Chez la femme:

- Leucorrhées abondantes, spumeuses, jaunes verdâtres souvent malodorantes

- Prurit vulvaire, brulure, dyspareunie

- Col de l’utérus en fraise: la muqueuse du vagin et de l'exocol présentent une


hémorragie perforée.

- C'est ce qu'on appelle la colpite maculaire qui est très caractéristique de la


trichomonose.

10/07/2025 Trichomonoses uro-génitales 370


Fig 2: Aspect des leucorrhées dans une vulvo-vaginite à Trichomonas

371
Pouvoir pathogène

Chez la femme:

Pendant la grossesse, l’état hormonal et l’abondance glycogénique vaginale


favorise la prolifération de Trichomonas pendant les 2è et 3è trimestre. Certaines
observations ont incriminés la trichomonose dans la survenue d’avortement car
retrouvé dans le liquide amniotique, le cordon ombilical et même le placenta.

Par ailleurs Trichomonas vaginalis peut être associé à d’autres germes ( chlamydia,
gonocoque, mycoplasmes). Dans ces cas il peut phagocyter ces derniers et de ce
fait les mettre à l’abri de l’effet des ATB.

10/07/2025 Trichomonoses uro-génitales 372


Pouvoir pathogène
Chez l’homme: Le plus souvent latente, elle peut parfois se traduire par :

- une urétrite subaiguë,

- des brulures urétrales à la miction rarement ,

- complications: balanite, cystite ou prostatite,

- Une stérilité masculine réversible est décrite

- La période de transmissibilité chez l’homme ou chez la femme peut durer de


quelques mois à plusieurs années
10/07/2025 Trichomonoses uro-génitales 373
Réservoir du parasite
C’est un parasite des voies génitales strictement humaines
donc l’Homme constitue le seul réservoir

10/07/2025 Trichomonoses uro-génitales 374


1. Epidémiologie

Complications chez la femme Complications chez l’homme


▪ Endométrite ▪ Prostatite
▪ Maladie inflammatoire pelvienne
▪ Balanite
▪ Pyosalpinx
▪ Epididymite
Complications chez la femme
enceinte ▪ Infertilité
▪ Rupture prématurée des membranes
▪ Naissance prématurée
10/07/2025 Trichomonoses uro-génitales 375
Mode de transmission
- La contamination est directe par voie vénérienne via un contact sexuel
généralement avec les secrétions vaginales et urétrales infectantes

- La contamination par du linge de toilette humide ainsi les sièges et eaux des WC
est également possible d’où les rares cas d’infections de fillettes vierges.

- L’infection péri-natale chez certains bébé nés de mères infectées est aussi
possible.

10/07/2025 Trichomonoses uro-génitales 376


Facteurs favorisants
❖Sexe: la répartition par sexe montre une prédominance chez la femme

❖Activité sexuelle: la prévalence est plus importante chez les personnes ayant
plusieurs partenaires sexuels.

❖Age: la répartition par tranche d'âge chez les femmes montre une prédominance
chez les sujets âgés de 20 à 35 ans

❖La Contraception orale qui favorise les association de trichomonoses aux

candidoses et autres infections bactériennes.

10/07/2025 Trichomonoses uro-génitales 377


Diagnostic biologique
Eléments d’orientation
Les signes cliniques notamment:

▪ vulvo-vaginite à leucorrhées

▪ infections urinaires ( pollakiurie, douleur hypogastrique…)

10/07/2025 Trichomonoses uro-génitales 378


Diagnostic biologique

Circonstances

➢Chez la femme : devant toute vulvo-vaginite accompagnée de leucorrhées

nauséabondes avec ou sans prurit suspicion de trichomonoses uro-

génitales à Trichomonas et/ou associées à d’autres agents pathogènes

➢Chez l’homme : devant toute urétrite ou écoulement anormal on doit

rechercher une infection à Trichomonas

10/07/2025 Trichomonoses uro-génitales 379


Diagnostic biologique
Prélèvements
❖Chez la femme
▪ Produits biologiques: sécrétions vaginales et les urines
▪ Conditions et moyens de prélèvement
- Avant toute toilette intime ( en dehors des règles) et tout traitement

- Eviter toute relation sexuelle 24 à 48 h avant le prélèvement

- Utiliser avec précaution un spéculum sans lubrifiant

- Prélever au niveau des culs-de-sac vaginaux postérieures et de la glande de Bartholin avec


un écouvillon imbibé de coton

- Prélever éventuellement les urines


10/07/2025 Trichomonoses uro-génitales 380
Diagnostic biologique
Prélèvements

❖Chez l’homme

▪ Produits biologiques

- Recueil des 1ères sérosités au niveau du méat et des urines de 1er jet

▪ Conditions de prélèvement

- Avant toute miction matinale

- Le massage de la prostate augmente la sensibilité du prélèvement

- Si prélèvement en dehors du labo, utiliser un écouvillon avec un milieu de transport ( ½


de STUART) qui permet la conservation des parasites de 24 H à T° ambiante.
10/07/2025 Trichomonoses uro-génitales 382
Diagnostic biologique
Examen direct

Il doit être effectué le plus rapidement possible dans l’eau physiologique à 37°c.

Cet examen permet de repérer les parasites avec une mobilité en « tourniquet »ou
en « tourbillon », réfringents de forme ovalaire ou arrondie.

L’examen direct pour la recherche dans les urines sera effectué sur le culot de
centrifugation

10/07/2025 Trichomonoses uro-génitales 384


Trichomonas vaginalis observé à l’état frais Gx40

10/07/2025 Trichomonoses uro-génitales 385


Diagnostic biologique
Coloration

On peut également réaliser un frottis séché et fixé par alcool-éther puis coloré au
Giemsa.

Les parasites apparaissent avec un cytoplasme bleu et un noyau rouge.

10/07/2025 Trichomonoses uro-génitales 386


Trichomonas vaginalis après coloration au MGG

10/07/2025 Trichomonoses uro-génitales 387


Diagnostic biologique

Culture
Pour augmenter la sensibilité du
diagnostic, la mise en culture est
possible. Les faux négatifs peuvent
être récupérer et mis en culture sur
le milieu Roiron à 37°( milieu
diphasique de Pasteur) puis observé
au bout de 3 à 7 jours.
Tubes contenant du milieu de « Roiron »
pour la culture de Trichomonas vaginalis
10/07/2025 Trichomonoses uro-génitales 388
Diagnostic biologique
Autres techniques

❖Technique immunologique

• ELISA utilisant un anticorps monoclonal spécifique d'un polypeptide de surface de 65


k Da de T. vaginalis.

• C’est une méthode très spécifique et sensible pour la détection du parasite dans les
sécrétions vaginales.

• Immunofluorescence directe ou indirecte.

10/07/2025 Trichomonoses uro-génitales 389


Diagnostic biologique

Autres techniques

❖ Technique biologie moléculaire

- PCR= technique très sensible mais onéreuse donc pas réalisé en routine.

- Diagnostic des trichomonoses= PCR à temps réel multiplexe à partir d’amorce


d’ADN.

10/07/2025 Trichomonoses uro-génitales 390


Schistosoma haematobium
Schistosoma haematobium
➢ Rappel
Schistosoma haematobium est un parasite appartenant au phylum des
Plathelminthes et à la famille des Schistosomatidae.

C’est un parasite strictement humain et est transmis à l’Homme par voie transcutanée
après un passage de la forme infestante chez un hôte intermédiaire qui est un
mollusque gastéropode des eaux douces du genre Bulinus.

Il est responsable de la bilharziose uro-génitale caractérisée par une hématurie


d’origine vésicale et une hémospermie.

C’est une parasitose localisée en Afrique et au Moyen-Orient.


2. Epidémiologie

Morphologie
Le parasite se présente sous les formes: adultes, larves et œufs.

❑Les adultes
Ce sont des vers blanchâtres.
• Ils possèdent 2 ventouses:
- 1ère ventouse est orale située à l'extrémité antérieure du corps : s'ouvre dans
l'œsophage et joue le rôle de suceur.
- 2ème ventouse est ventrale, épineuse qui leur permet de se fixer aux parois des
vaisseaux.
Morphologie

Les adultes
• Les organes génitaux mâles et femelles sont situés face à
face et permettent ainsi une copulation quasi permanente.
Morphologie
➢Les mâles
• Ils mesurent environ 12 mm de long sur 0,8 à 1 mm de large
• Leur corps est recouvert de petits tubercules tégumentaires, probablement à fonction
sensorielle.
• 4 ou 5 grands testicules situés en avant du corps
• Ils sont cylindriques au niveau de leur tiers antérieur
• Le reste de leur corps est aplati et les bords latéraux se replient ventralement pour
délimiter le canal gynécophore où se loge la femelle
Morphologie
Les femelles
• Elles mesurent environ 2 cm de long sur 250 μm de large mais sa largeur augmente
régulièrement d’avant en arrière : de 0,1mm en avant à 0,2 mm en arrière.
• Formes cylindriques et filiformes.
Morphologie

Les femelles
• Présence de petits tubercules à l’extrémité postérieure de leurs corps, et
apparaissent brunes lorsqu’elles sont gorgées de sang.
• La femelle reste toujours placée dans le canal gynécophore du mâle et
ne le quitte qu’au moment de la ponte
Morphologie
Les œufs
• De forme ovalaire ou losange
• Ils mesurent 115 à 170 μm de long sur 40 à 70 μm de large.
• Coque lisse, épaisse, transparente et percée de nombreux pores. Elle entoure un
embryon cilié et mobile : le miracidium
• Ils portent à l’un des pôles, un éperon terminal court comparé à celui de S.
intercalatum.
Morphologie

Morphologie des œufs


➢Une fois pondus, les œufs bloqués dans les tissus
ou excrétés dans le milieu extérieur peuvent survivre
1 à 2 semaines
✓ Sans opercule,
✓ Présence d’un éperon latérale ou terminale sur la
coque,
✓Taille variant de 50 - 200µm
400
Mode de contamination

La contamination : se fait par pénétration transcutanée de


furcocercaires, la forme infestante.
Les circonstances de la contamination:
L’homme s’infeste par un contact prolongé (lors de travaux dans les rizières, de bain
ou de natation) avec l’eau douce contenant les furcocercaires (stades larvaires
infestants)
La pénétration des furcocercaires a lieu le plus souvent au niveau des membres
inférieurs et des mains
Mode de contamination
Voies de sortie

Naturelle
Les œufs: par les urines
Exceptionnelles
Biopsie d’organes infestés (foie, poumons,…..)
Réservoir de parasite
L’Homme
Facteurs favorisants
Facteurs liés a l’hôte
✓La profession : les cultivateurs, les pêcheurs en eau douce, les riziculteurs, les
ouvriers d’entretien des canaux d'irrigations.
✓Le sexe : les femmes (lavage du linge, besoin alimentaire,…).
✓L’âge : les enfants par leurs jeux et leurs baignades dans les ruisseaux et les
rivières.
✓Résidence dans des pays tropicaux (activités domestiques et champêtres en zones
marécageuses).
Facteurs favorisants

Facteurs liés a l’hôte


✓Marche avec des sandales quand le marigot déborde
✓Le péril urinaire: uriner et déféquer dans l’eau
✓Déplacement massif de population: exodes ,camps de réfugiés
✓Le sous-développement et son corollaire
Facteurs favorisants

Facteurs liés au parasite


✓Longévité des adultes qui peuvent vivre plus de 10 ans
✓Grandes fertilité des femelles 20 à 200 œufs par jour
Facteurs favorisants

Facteurs liés a l’environnement


✓Résidence en zone d’endémie
✓Le climat chaud et humide
✓La mise en valeur des ressources hydrauliques : barrages, canaux d’irrigation
permanents ayant pour but d’étendre l’agriculture à de nouvelles terres, favorisent la
présence des mollusques hôtes intermédiaires
✓Une distribution géographique large au niveau mondial
Principales manifestations cliniques

❑Phase de pénétration ou d’infection cercarienne (primo infection : 10 mn)

Elle passe souvent inaperçue, mais peut entraîner un tableau de "dermatite des
nageurs" (érythème cutané allergique) survenant 15 à 30 minutes après le bain
infestant prurit, dermatite des nageurs ; disparaît en 1 à 2 jours
Principales manifestations cliniques

Phase d’invasion (ou de dissémination larvaire)

Après une période muette de 2 à 10 semaines suivant la contamination,


surviennent les manifestations immuno-allergiques: fièvre (> 38° C), signes cutanés
(réalisant la dermatite urticarienne fugace), douleurs (céphalées, myalgies,
arthralgies).
Principales manifestations cliniques

Phase d'état ou de focalisation viscérale


Environ deux mois après la contamination, cette phase se caractérise essentiellement
par une atteinte uro-génitale caractérisée par:
✓Hématurie, dysurie, des crises coliques néphrétiques
✓Infections uro-génitales
✓Des signes d’irritation vésicale: douleurs mictionnelles, irradiant vers les bourses et
le périnée, pollakiurie.
Principales manifestations cliniques

Complications

✓Atteinte rénale: causes infectieuses (néphrite interstitielle par infections


ascendantes) et obstructives (hydronéphrose par un obstacle en amont tel qu'une
sténose urétérale).
Principales manifestations cliniques

Complications
✓Atteinte génitale :
Chez l'homme : hydrocèle, urétrite, prostatite, orchi-épididymite, spermatocystite,
Chez la femme: métrorragies, lésions vulvaires, ulcérations cervico-vaginales,
endométrites, annexites, obstruction tubaire, grossesses ectopiques; stérilités
secondaires, avortements.
Association significative entre bilharziose urinaire et cancer de la vessie
Eléments du Diagnostic biologique

Circonstances du diagnostic biologique/éléments d’orientation


➢Epidémiologiques
• Résidence ou séjour en zone endémique(bain dans un marigot, un lac d’eau douce,
travaux dans des rizières)

➢Cliniques
• Signes cutanés (réalisant la dermatite urticarienne fugace), douleurs (céphalées,
myalgies, arthralgies),
• Une hématurie
Eléments du Diagnostic biologique

Circonstances du diagnostic biologique/éléments d’orientation


➢Para cliniques
Les examens radiologiques aident au diagnostic et font le bilan d'extension des
lésions uro-génitales:
o Abdomen sans préparation: calcifications de la vessie (aspect
en coquille d’œuf, vessie porcelaine), calcifications de l’uretère
Eléments du Diagnostic biologique

Circonstances du diagnostic biologique/éléments d’orientation


o Échographie abdominale :
• Au niveau vésical : calcifications, irrégularité pariétale, hypertrophies localisées
(aspect polyploïde), résidu post- mictionnel.
• Au niveau urétéral : calcifications, dilatations souvent bilatérales, associées aux
lésions vésicales,
• Au niveau rénal : dilatations pyélocalicielles, lithiases.
Eléments du Diagnostic biologique

Diagnostic indirect non spécifique

✓Hyper éosinophilie (jusqu’à 10 000/mm3),


✓Hyperleucocytose
✓Hématurie
Eléments du Diagnostic biologique

Diagnostic parasitologique
❑Prélèvements
o Urines (On peut aussi prélever les dernières gouttes d’urines
et de préférence sur une miction complète matinale 10h-14h, ou après un effort
physique pré-mictionnel (marche à pied, montée d’un escalier, gymnastique pelvienne,
sautillement…).
o Biopsies vésicales et rectales
o Sang
o Selles de façon exceptionnelle
Eléments du Diagnostic biologique

4Diagnostic parasitologique
❑Techniques
❖Mise en évidence des œufs
Elle est en principe toujours possible à la phase d’état de l’affection, lorsque le ver
arrive à maturité soit 2 à 3 mois après l’infestation par les furcocercaires.
Si la présence d‘œufs dans un produit biologique (urines, biopsie) affirme le diagnostic
de bilharziose, leur absence n'exclut pas l'existence d'une bilharziose évolutive
Eléments du Diagnostic biologique

Diagnostic parasitologique
❑Techniques
➢Recherche des œufs dans les urines
• Méthode par sédimentation
On laisse sédimenter les urines pendant 30 minutes à l'abri de la lumière.
On prélève 2 ml d'urine à partir du fond du verre à pied à l'aide d'une pipette pasteur et
on les verse dans un verre de montre qu'on examine à la loupe stéréoscopique
Eléments du Diagnostic biologique

Diagnostic parasitologique
• Méthode par centrifugation
On prélève 10 ml d'urine à partir du fond d'un verre à pied contenant les urines du
patient émises le matin après un effort.
On verse ces 10 ml dans un tube qu'on centrifuge pendant 2 minutes à 2000 tr/mn.
On recueille le culot qu'on examine entre lame et lamelle au microscope à faible
grossissement.
Eléments du Diagnostic biologique

Diagnostic parasitologique

• Méthode par filtration


Les urines sont prélevées dans un verre à pied.
Après homogénéisation, on prélève 10 ml d'urine avec une seringue stérile sur
laquelle est fixée un dispositif de filtration.
En poussant le piston de la seringue/ les urines passent à travers le filtre.
On ouvre le dispositif de filtration, on récupère le filtre qu'on dépose sur une lame
porte objet pour être lu au microscope.
Eléments du Diagnostic biologique

4Diagnostic parasitologique
• Le test d’éclosion
II permet de juger de la vitalité des œufs de Schistosoma haematobium.
Les urines sont mélangées dans un récipient propre avec de l'eau de robinet
décolorée à 25°C (1 volume d'urine dans 10 volumes d'eau) et sont éclairées par
une lampe qui apporte la chaleur et la lumière pour favoriser l'éclosion des œufs de
Schistosoma haematobium qui libèrent les miracidium très mobiles lesquels sont
détectés aisément à la loupe.
Eléments du Diagnostic biologique

Diagnostic parasitologique

• Conservation des urines


Lorsque l'examen parasitologique des urines ne peut être réalisé immédiatement, les
urines peuvent être conservées en leur ajoutant d'une solution conservatrice (5 ml
pour 100 ml d'urine) qui se prépare de la manière suivante :
Formol 10 ml, Glycérine 10 ml, Eau distillée 80 ml.
Cette méthode permet un examen des urines différé et de qualité
Eléments du Diagnostic biologique

Diagnostic parasitologique
• Technique de libération des miracidiums
L’emploi de cette méthode est nécessaire si on veut affirmer une guérison après
traitement en différenciant les œufs morts des œufs vivants.
Après avoir placé les œufs en milieu hypotonique à 30°C, surveiller à la loupe
binoculaire.
L’éclosion se produit au bout d’une demi-heure à une heure et le miracidium se
met rapidement à nager à la manière d’une paramécie
Eléments du Diagnostic biologique

Œufs de S. haematobium
Eléments du Diagnostic biologique

Œufs de S. haematobium
Eléments du Diagnostic biologique

Œufs de S. haematobium
Eléments du Diagnostic biologique

Test d’éclosion des miracidiums


Eléments du Diagnostic biologique

Diagnostic immunologique spécifique


❑Recherche d’antigènes
Différents antigènes sont mis en évidence, mais ils ne permettent pas de
différencier les espèces de schistosomes.
➢Techniques reposant sur la détection d’antigènes circulants

✓Antigène circulant de mobilité anodique : Il s’agit d’un antigène thermostable,


retrouvé dans les sérums et les urines où sa concentration est proportionnelle à la
charge parasitaire
Eléments du Diagnostic biologique

Diagnostic immunologique spécifique


➢Techniques utilisant un antigène marqué
Radio Immuno Assay (RIA) et Radio Allergo Sorbent Test (RAST) détectent des
complexes immuns ou des antigènes circulants. Leur sensibilité est comparable à celle
de l’IFI
➢Techniques utilisant un extrait antigénique
L’hémagglutination, l’ELISA utilise des antigènes purifiés ovulaires ou de vers adultes.
Des Kits hémagglutination et ELISA sont aujourd’hui disponibles sur le marché.
Eléments du Diagnostic biologique
Diagnostic immunologique spécifique
❑Recherche d’anticorps
La détection des anticorps dirigés contre différents antigènes des schistosomes est
réalisable. Les techniques les plus courantes sont l'hémagglutination indirecte et
l'immunoenzymologie (ELISA). Elles utilisent des antigènes ovulaires ou extraits de
vers adultes; l'immunofluorescence indirecte nécessite des coupes de schistosomes,
soit adultes, soit inclus dans des foies de rongeurs ou dans l'hépato-pancréas de
mollusques.
Eléments du Diagnostic biologique

Diagnostic moléculaire
La biologie moléculaire permet le diagnostic pendant la phase d'invasion. Elle
améliore la sensibilité du dépistage de manière significative chez les sujets ne vivant
pas en zone d'endémie.
La PCR est réalisée sur les prélèvements urinaires.
Eléments du Diagnostic biologique
Diagnostic histologique

Histopathologie : granulome bilharzien vésical


QU ’AVEZ-VOUS COMPRIS?

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