Thème :
Etalonnage et vérification
des débitmètres
Référence : PSS (01)-PR (03)-FO (06)
Edition : 03
Date : 30/01/2025
Tour de table
▪ TOUR DE TABLE
Votre nom et prénom
Votre parcours professionnel
Vos connaissances en « domaine »
POUR VOUS CONNAITRE AINSI
QUE VOS CONNAISSANCES «Domaine»
Organisation de la journée
▪ ORGANISATION DE LA JOURNÉE
Début : 09h00
Pause : 10h30-10h50
Repas : 12h30
Début : 13h30
Pause : 16h15-16h30
Fin : 16h30
▪ QUELQUES RÈGLES POUR LE BON DÉROULEMENT DE
LA SESSION
✓ Couper la sonnerie de son portable et
fermer les ordinateurs
✓ Commencer à
l’heure
✓ Respecter le temps des pauses
✓ Adopter une approche constructive et aider
✓ Zone fumeur
✓ Evacuation et Point de rassemblement
Contact HSE
votre sécurité
est entre vos mains !!
Règles
▪ RÈGLES DE CONFIDENTIALITÉ /
NON REPRODUCTION
Toute reproduction de ce support sans
autorisation est interdite,
Objectifs
▪ OBJECTIFS DU MODULE
A la fin de cette formation vous serez en mesure de :
*Connaitre les exigences normatives et légales relatives au
débitmètres
*Connaitre les méthodes d’étalonnage et vérification des
débitmètres
*Savoir traiter les résultats de l’étalonnage
Plan de présentation
▪ PLAN DE PRÉSENTATION
1ère journée 2ème journée
• Objectifs de la Formation
• Méthodes d'Étalonnage des Débitmètres
• Normes
• Méthodes Primaires : (de référence)
• Mesure de Débit : Les Bases
• Méthodes Secondaires : La Comparaison
• Conditions d'Installation et Influence
• Traitement des résultats
• Technologies de Débitmètres
• Exigences métrologiques
Introduction
Normes
Ces normes entrent dans le détail des principes de mesure, de l'installation et de l'étalonnage des différents types
de débitmètres.
• Mesure de débit de fluide au moyen d'appareils déprimogènes insérés dans des conduites en charge
o Référence : ISO 5167 (en plusieurs parties, ex: ISO 5167-1, ISO 5167-2 pour les plaques à orifice, etc.).
o Contenu : Cette série de normes est cruciale pour les débitmètres à pression différentielle (plaques à
orifice, Venturis, tuyères). Elle spécifie la géométrie, l'installation, les conditions de fonctionnement et les
méthodes de calcul du débit pour ces appareils.
• Mesure de débit dans les conduites fermées - Débitmètres massiques à effet Coriolis
o Référence : ISO 10790
o Contenu : Spécifie les exigences pour la conception, la performance et les méthodes d'étalonnage des
débitmètres massiques Coriolis.
• Mesure de débit de fluides conducteurs dans des conduites fermées - Débitmètres électromagnétiques
o Référence : ISO 6817
Contenu : Décrit les principes de fonctionnement, les spécifications et les méthodes de test des débitmètres
électromagnétiques
• Mesure de débit des fluides dans les conduits fermés - Débitmètres à ultrasons
o Référence : ISO 12764:2018 (en plusieurs parties).
o Contenu : Cette série de normes traite des débitmètres à ultrasons (temps de transit et Doppler) et de
leurs applications.
• Mesure de débit de fluide dans les conduites fermées - Débitmètres à turbine
o Référence : ISO 9916:1991 (ou la version la plus récente).
o Contenu : Spécifie les exigences de performance et les méthodes d'essai pour les débitmètres à turbine.
• Mesure de débit de fluide dans les conduits fermés - Débitmètres à vortex
o Référence : ISO 14511:2001 (ou la version la plus récente).
o Contenu : Décrit les principes et les performances des débitmètres vortex.
• Les compteurs d'eau pour eau potable froide et eau chaude
o ISO 4064 (=OIML R 49-1): Spécifie les exigences métrologiques et techniques pour ces compteurs.
o OIML R 49-2 : Compteurs d’eau destinés au mesurage de l’eau potable froide, Partie 2: Méthodes
d’essai
Mesure de Débit : Les Bases
La mesure de débit est l'action de quantifier la quantité de fluide (liquide, gaz, vapeur) qui passe à travers une section
donnée par unité de temps. C'est une mesure essentielle dans de nombreux procédés industriels.
Types de Débit :
• Débit Volumique (Qv) : C'est le volume de fluide qui passe par unité de temps.
o Unités courantes : mètres cubes par heure (m³/h), litres par minute (L/min), gallons par minute (GPM).
• Débit Massique (Qm) : C'est la masse de fluide qui passe par unité de temps.
o Unités courantes : kilogrammes par heure (kg/h), grammes par seconde (g/s), livres par minute (lb/min).
Relation entre débit volumique et massique
La relation est donnée par la densité du fluide (ρ):
Qm=Qv×ρ
Facteurs influençant la mesure :
Pression : Affecte la densité des gaz et, dans une moindre mesure, des liquides.
Température : Affecte la densité et la viscosité des fluides.
Densité : Cruciale pour convertir le débit volumique en débit massique.
Viscosité : Peut influencer la performance de certains types de débitmètres
Conditions d'Installation et Influence
L'installation d'un débitmètre n'est pas anodine ; elle a un impact majeur sur la précision de la mesure. Un débitmètre mal installé
peut donner des résultats erronés, même s'il est parfaitement étalonné.
Points Clés pour une Installation Correcte :
1. Longueurs Droites Amont/Aval : La plupart des débitmètres nécessitent une certaine longueur de tuyauterie droite et non
perturbée en amont et en aval de l'appareil. Cela permet au fluide d'établir un profil d'écoulement stable et homogène.
o Amont : Éviter les coudes, vannes, changements de diamètre juste avant le débitmètre.
o Aval : Maintenir une certaine longueur droite après le débitmètre.
o Consultez toujours les recommandations du fabricant pour ces longueurs !
2. Profil d'Écoulement :
o Écoulement Laminaire : Fluide s'écoulant en couches parallèles.
o Écoulement Turbulent : Fluide avec des mouvements chaotiques et tourbillons.
o Les perturbations (coudes, pompes, vannes) créent un profil d'écoulement non uniforme qui peut fausser la mesure.
3. Nombre de Reynolds (Re) :
o C'est un nombre sans dimension qui caractérise le régime d'écoulement du fluide. Il est calculé en fonction de la vitesse
du fluide, du diamètre du tuyau, de la densité et de la viscosité.
o Re < 2000-2300 : Généralement laminaire.
o Re > 4000 : Généralement turbulent.
o La plupart des débitmètres sont conçus pour fonctionner en régime turbulent.
Technologies de Débitmètres
Il existe différentes technologies de débitmètres disponibles sur le marché. Chaque type a ses propres principes de
fonctionnement, avantages, inconvénients et applications spécifiques. Comprendre ces différences est crucial pour choisir
l'instrument adapté à votre besoin.
Débitmètres à Pression Différentielle
Mesure par Rétrécissement
Ces débitmètres mesurent le débit en créant une chute de pression à travers une restriction dans le tuyau. La vitesse du
fluide augmente au niveau de la restriction, entraînant une baisse de pression proportionnelle au carré du débit.
Principe de Fonctionnement : Basé sur l'équation de Bernoulli
Types Courants :
• Plaques à Orifice : Les plus simples et les plus économiques.
Une plaque avec un trou central est insérée dans la tuyauterie.
Avantages : Coût faible, installation facile.
Inconvénients : Perte de charge importante, sensibilité aux impuretés.
En raison de la perte de charge causée par l'écoulement du fluide à travers le
débitmètre à orifice, le débit et la perte de charge de la valeur du carré
ouvert dans le tuyau ont une proportion linéaire spécifique.
Par conséquent, en utilisant simplement le variateur de pression
différentielle pour mesurer la perte de charge, vous pouvez convertir le débit
•Venturis : Un tube dont la section se rétrécit puis s'élargit
progressivement.
Avantages : Faible perte de charge, bonne précision.
Inconvénients : Plus coûteux et encombrants que les orifices.
•Tuyères : Un compromis entre l'orifice et le Venturi.
Avantages : Moins de perte de charge que l'orifice, plus compact
que le Venturi.
Applications : Très répandus pour les gaz, liquides et vapeur, dans
de nombreuses industries.
Débitmètres à déplacement positif
Mesure par Volumes définis
Ces débitmètres fonctionnent en emprisonnant des volumes précis de fluide et en comptant combien de fois ces volumes
sont déplacés. C'est une mesure directe du volume.
Principe de Fonctionnement : Ils utilisent des éléments mécaniques mobiles (engrenages, pistons, lobes) qui tournent
ou se déplacent sous la force du fluide. Chaque cycle de mouvement correspond à un volume défini de fluide transféré.
Types courants : À piston rotatif, à engrenages ovales, à disques oscillants.
Applications : Idéaux pour les liquides visqueux, les dosages précis, les fluides avec de faibles débits, et les applications
nécessitant une grande précision sans source d'alimentation externe (compteurs d'eau, de carburant).
Avantages :
• Très haute précision sur une large plage de débit.
• Mesure directe du volume.
• Ne nécessitent pas de longueurs droites importantes.
Inconvénients :
• Perte de charge relativement élevée.
• Sensibles aux impuretés dans le fluide (peuvent endommager les pièces mobiles).
• Non adaptés aux fluides corrosifs ou abrasifs.
• Pièces mobiles sujettes à l'usure.
à disques oscillants
Le liquide s'écoulant à travers la chambre de
mesure (A) amène le disque (B) en nutation ou
en oscillation. Ce mouvement entraîne à son
tour la rotation d'une broche (C) et d'un aimant
(D). La rotation est transmise à travers les
contre-parois à un second aimant (E) ou à un
autre type de capteur-récepteur
À piston rotatif
Débitmètre à piston rotatif
Débitmètres Électromagnétiques
Le Principe de Faraday
Ces débitmètres exploitent la loi d'induction électromagnétique de
Faraday pour mesurer le débit de liquides conducteurs.
Principe de Fonctionnement :
Lorsqu'un liquide conducteur (ayant une certaine conductivité
électrique) traverse un champ magnétique généré par les bobines du
débitmètre, il induit une tension. Cette tension est directement
proportionnelle à la vitesse du fluide et, par conséquent, au débit
volumique.
• Loi de Faraday : E=k×B×L×V
o E : Tension induite (mesurée)
o B : Force du champ magnétique (constant)
o L : Distance entre les électrodes (constant)
o V : Vitesse du fluide (proportionnelle au débit)
Applications :
Très utilisés pour les liquides conducteurs tels que l'eau (potable, usée),
les acides, les bases, les boues, les jus de fruits, et dans les industries
chimiques, agroalimentaires, et de traitement des eaux.
Avantages :
• Pas de perte de charge : Aucune obstruction dans le tuyau.
• Insensible à la viscosité et à la densité du fluide (tant que
la conductivité est suffisante).
• Haute précision sur une large plage de débit.
• Pas de pièces mobiles, donc faible maintenance.
Inconvénients :
• Ne mesure pas les fluides non-conducteurs (hydrocarbures,
gaz, eau pure).
• Peut être sensible aux bulles de gaz dans le liquide.
• Coût généralement plus élevé que les débitmètres à
pression différentielle.
Débitmètres à Ultrasons
Mesure par Ondes Sonores:
Les débitmètres à ultrasons utilisent des ondes sonores pour mesurer la
vitesse du fluide, et par extension, le débit. Ils sont souvent non-intrusifs
Principes de Fonctionnement :
Méthode par Temps de Transit :
Des transducteurs émettent et reçoivent des impulsions ultrasonores dans le
sens de l'écoulement et à contre-courant.
Le temps de transit de l'onde est plus court dans le sens de l'écoulement et
plus long à contre-courant.
La différence de temps est directement proportionnelle à la vitesse du fluide.
Applications : Liquides clairs (sans trop de particules ou de bulles), souvent
utilisés pour l'eau, le pétrole.
Méthode par Effet Doppler :
Un transducteur émet un signal ultrasonore vers le fluide.
Le signal est réfléchi par les particules ou bulles en suspension dans le fluide.
La fréquence du signal réfléchi est décalée (effet Doppler) par rapport au
signal émis, proportionnellement à la vitesse des particules.
Applications : Liquides chargés (eaux usées, boues), fluides contenant des
bulles ou des particules.
Avantages :
• Non-intrusifs (type clamp-on) : Peuvent être fixés à l'extérieur du
tuyau, sans contact avec le fluide, ce qui facilite l'installation et la
maintenance.
• Pas de perte de charge.
• Pas de pièces mobiles.
• Polyvalents (liquides et gaz).
Inconvénients :
• La précision peut être affectée par les bulles d'air, les particules, ou
les profils d'écoulement irréguliers.
• Sensibles aux variations de température qui affectent la vitesse du
son.
• Nécessitent un fluide homogène pour les mesures de temps de
transit.
Débitmètres Massiques Coriolis
Les débitmètres Coriolis sont considérés comme les plus précis pour la
mesure de débit massique et sont capables de mesurer simultanément la
densité et la température du fluide.
Principe de Fonctionnement :
Ils utilisent un ou plusieurs tubes de mesure qui sont mis en vibration
constante par un excitateur. Lorsque le fluide s'écoule à travers ces tubes,
la force de Coriolis induit une torsion ou une déformation des tubes,
proportionnelle au débit massique du fluide. Des capteurs mesurent
cette torsion, qui est ensuite convertie en débit massique.
« Force de Coriolis : Force inertielle agissant sur un corps en
mouvement dans un référentiel en rotation.»
Applications :
Très polyvalents, ils sont utilisés pour presque tous les fluides : liquides,
gaz, mélanges complexes, dans les industries chimiques, pétrochimiques,
agroalimentaires, pharmaceutiques. Idéaux pour les applications de
dosage précis ou de transfert de garde.
Avantages :
• Mesure directe du débit massique : Pas besoin de compenser
les variations de densité, pression, température ou viscosité.
• Très haute précision et répétabilité.
• Mesure simultanée de la densité et de la température.
• Insensibles aux conditions amont/aval (profil d'écoulement).
• Pas de pièces mobiles internes.
Inconvénients :
• Coût élevé à l'achat.
• Peuvent être volumineux et lourds.
• Sensibles aux vibrations externes de l'installation.
• Perte de charge légère à modérée.
Débitmètres à Turbine :
o Principe : Le fluide traverse une turbine à aubes, la
faisant tourner. La vitesse de rotation est proportionnelle
au débit volumique et est mesurée par un capteur
magnétique ou optique.
o Avantages : Bonne précision, bon rapport qualité/prix,
compacts.
o Inconvénients : Sensibles aux impuretés, pièces mobiles
(usure), performance affectée par la viscosité.
o Applications : Liquides propres (eau, carburants,
produits chimiques).
Débitmètres Vortex :
o Principe : Se basent sur le phénomène de "rue de tourbillons
de Karman". Un obstacle (corps de bluff) est placé dans le flux,
générant alternativement des tourbillons en aval. La fréquence
de ces tourbillons est proportionnelle au débit.
o Avantages : Pas de pièces mobiles, polyvalents (liquides, gaz,
vapeur), large plage de température et pression.
o Inconvénients : Nécessitent des longueurs droites
importantes, sensibilité aux faibles débits, peuvent être
sensibles aux pulsations.
o Applications : Vapeur, air comprimé, eau, gaz.
Débit thermique
Les débitmètres massiques thermiques misent sur les effets du
transfert thermique pour déterminer le débit d'un fluide.
Ils sont basés sur le principe de la dispersion soit calorimétrique,
soit thermique.
Principe : Les débitmètres thermiques mesurent le débit
massique en utilisant la relation entre la quantité de chaleur
transférée à un fluide et sa masse. Ils fonctionnent généralement
en chauffant le fluide et en mesurant soit la quantité d'énergie
nécessaire pour maintenir une température constante, soit la
différence de température créée par un capteur chauffé. La
chaleur dissipée par le capteur est directement liée au débit
massique du fluide.
Applications : Mesure de débit de gaz (air comprimé, gaz naturel,
biogaz, gaz industriels) * Détection de fuites* Surveillance de la
consommation d'énergie * Contrôle de processus où le débit
massique est critique (par exemple, des processus de combustion).
Avantages :
• Mesure directe du débit massique, ce qui élimine le besoin de compenser les variations de température et de
pression du fluide pour calculer le débit massique.
• Bonne précision sur une large plage de débit (élevé turn-down ratio).
• Pas de pièces mobiles, ce qui réduit l'usure et la maintenance.
• Faible perte de charge.
• Souvent utilisés pour les gaz à basse pression et les fluides propres.
Inconvénients :
• Sensibles aux variations de composition du gaz, car cela affecte la capacité thermique du fluide.
• Peuvent être affectés par l'encrassement des capteurs, en particulier avec des fluides sales ou humides.
• Ne sont généralement pas adaptés aux liquides, bien que certaines versions existent.
• Temps de réponse parfois plus lent que d'autres technologies.
Coût initial potentiellement plus élevé que les débitmètres basiques
Débitmètre à flotteur (Rotamètre)
Les rotamètres sont des débitmètres variables qui mesurent la
force de la gravité agissant sur un fluide en faisant tourner un
flotteur qui se déplace verticalement à travers un tube conique.
Ils sont fréquemment utilisés pour les mesures de liquides et de
gaz. Les rotamètres sont simples, abordables, surveillent les faibles
chutes de pression et ont une sortie linéaire et une grande variété
de conditions
Bonnes pratiques d'Installation
Une installation soignée est la première étape vers une mesure fiable.
• Respecter les longueurs droites : Toujours se référer au manuel du fabricant pour les longueurs
droites amont/aval requises.
• Éviter les perturbations : Minimiser les coudes, vannes, pompes, réductions/élargissements de
section juste avant le débitmètre.
• Orientation correcte : Installer le débitmètre selon les spécifications (vertical, horizontal, sens de
flux).
• Mise à la terre et blindage : Assurer une mise à la terre adéquate et un bon blindage des câbles
pour éviter les interférences électromagnétiques.
• Protection environnementale : Protéger l'instrument des vibrations excessives, des températures
extrêmes, de l'humidité ou des chocs.
• Accès et maintenance : Prévoir un accès facile pour l'inspection, la maintenance ou le
remplacement.
Exigences métrologiques
❖ Compteurs d'eau pour eau potable froide et eau chaude (cadre légale)
ISO 4064-1 (OILM R 049-1) : spécifie les exigences métrologiques et techniques pour ces compteurs :
a) Classes d'Exactitude : La norme définit différentes classes d'exactitude pour les compteurs d'eau. Cela permet de classer les
compteurs en fonction de leur performance de mesure.
o Classe 1 et Classe 2 sont généralement mentionnées, la Classe 1 étant plus précise.
o Ces classes déterminent les erreurs maximales tolérées (EMT) pour différentes plages de débit.
b) Erreurs Maximales Tolérées (EMT - Maximum Permissible Errors):
o Les EMT pour la Classe 1 sont spécifiées pour différentes zones de débit :
▪ Zone inférieure (de Q1 à Q2) : Généralement, une EMT plus large est autorisée., l'EMT pour la zone inférieure est de
±3% (indépendamment de l’intervalle de température).
▪ Zone supérieure (de Q2 à Q4) : Une EMT plus stricte est appliquée, l'EMT pour la zone supérieure est de ±1% pour des
températures jusqu'à 30°C, et ±2% pour des températures supérieures à 30°C.
o Les EMT pour la Classe 2 sont spécifiées pour différentes zones de débit :
▪ Zone inférieure (de Q1 à Q2) : Généralement, une EMT plus large est autorisée., l'EMT pour la zone inférieure est de
±5% (indépendamment de l’intervalle de température).
▪ Zone supérieure (de Q2 à Q4) : Une EMT plus stricte est appliquée, l'EMT pour la zone supérieure est de ±2% pour des
températures jusqu'à 30°C, et ±3% pour des températures supérieures à 30°C.
NM-15-5-016/ISO 4064-1/OILM R 049-1
o Ces erreurs sont les limites que l'erreur d'indication du compteur ne doit pas dépasser dans des conditions de
fonctionnement nominales. Elle doivent être déterminés au moins aux débit nominaux suivant : Q1, Q2, 0,35 (Q2 +
Q3) , 0,7 (Q2 + Q3) , Q3 et Q4
o En cas de vérification primitive, les erreurs (d’indication) d’un compteur d’eau pour le volume vrai doivent être
déterminées au moins pour les débits nominaux suivants : Q1 , Q2 , Q3. Si toutes les erreurs (d’indication) d’un
compteur d’eau ont le même signe, au moins une des erreurs ne doit pas dépasser la moitié de l’EMT. Dans tous les
cas, cette exigence doit être appliquée de manière équitable au fournisseur d’eau et au consommateur.
Si toutes les erreurs (d’indication) d’un compteur d’eau, déterminées lors de la vérification primitive, ont le
même signe mais qu’aucune d’elle n’est inférieure à la moitié de l’EMT, des erreurs additionnelles (en vert) à un
autre ou d’autres débit(s) doivent être obtenues, si une de ces erreurs est inférieure à la moitié de l’EMT ou de
signe opposé, le critère est considéré comme rempli.
o Les EMT d’un compteur en service devraient être le double de celles données en vérification primitive selon la
classe d’exactitude du compteur. Bien que la vérification ultérieure ne soit pas couverte par le périmètre de l’OIML
R 49-1, c’est ce qui historiquement a été jugé raisonnable.
La vérification ultérieure devrait être appliquée conformément aux réglementations nationales de métrologie
légale.
NM-15-5-016/ISO 4064-1/OILM R 049-1
a) Débits Caractéristiques (Q1, Q2, Q3, Q4): La norme définit quatre valeurs de débit clés pour
caractériser la performance d'un compteur d'eau :
o Q1 (Débit minimal) : Le débit le plus faible auquel le compteur est censé fonctionner dans les
limites des erreurs maximales tolérées.
o Q2 (Débit de transition) : Le débit qui divise la plage de débit en une zone inférieure et une
zone supérieure. Le rapport Q2/Q1 est généralement de 1,6.
o Q3 (Débit permanent) : Le débit le plus élevé dans les conditions de fonctionnement nominales
auquel le compteur doit fonctionner dans les limites des erreurs maximales tolérées.
o Q4 (Débit de surcharge) : Le débit le plus élevé (court terme) que le compteur peut supporter
sans subir de dommages, et à des erreurs tolérées. Le rapport Q4/Q3 est généralement de 1,25.
o Le rapport Q3/Q1 (souvent 80 ou 100 à 160) est un indicateur important de la plage dynamique
du compteur. Elle prend les valeurs spécifiées dans le tableau de la norme.
NM-15-5-016/ISO 4064-1/OILM R 049-1
NM-15-5-016/ISO 4064-1/OILM R 049-1
a) Classes de Température du Fluide: La norme établit différentes classes de température pour les compteurs, en fonction de leur
température maximale admissible (MAT - Maximum Allowable Temperature).
o Pour les compteurs d'eau froide potable, la MAT est généralement de 30°C.
o Pour les compteurs d'eau chaude, la MAT peut aller jusqu'à 180°C, selon la classe.
b) Perte de Charge (Pressure Loss): L'ISO 4064 spécifie les pertes de charge maximales admissibles que le compteur peut
introduire dans le système à différents débits. Ceci est important pour assurer un impact minimal sur la pression du réseau de
distribution d'eau.
c) Pression Admissible Maximale (MAP - Maximum Admissible Pressure): La norme définit la pression maximale interne que
le compteur peut supporter en permanence à une température donnée. Elle est généralement d'au moins 1 MPa (10 bars).
d) Répétabilité (Repeatability): La norme inclut des exigences sur la répétabilité des mesures, l’écart type de trois mesurages à
un même débit ne doit pas excéder le tiers des EMT, Les essais doivent être réalisés aux débits nominaux Q1, Q2, et Q3
e) Exigences pour les compteurs avec dispositifs électroniques: La norme s'applique non seulement aux compteurs mécaniques
mais aussi à ceux basés sur des principes électriques ou électroniques, ou intégrant des dispositifs électroniques. Des exigences
spécifiques sont définies pour la vérification du logiciel, la protection et la détection des défauts.
Exemples : Le code couleurs , La couleur noire devrait être utilisée pour indiquer le mètre cube et ses multiples, La couleur
rouge devrait être utilisée pour indiquer les sous multiples d’un mètre cube).
a) Autres exigences : Matériaux et construction, Ajustage et correction et scellement, Condition d’installation, Classes de perte
de pression, classes de sensibilité aux irrigularité amint et aval, Marquage
NM-15-5-016/ISO 4064-1/OILM R 049-1
❖ Ensembles de mesurage de liquides autres que l’eau
Les ensembles de mesurage objet de Recommandation OIML R 117 sont utilisés pour un large éventail de
liquides. Cela inclut les carburants (essence, diesel), le pétrole brut, les huiles, les produits chimiques, ainsi
que diverses boissons comme le lait, les jus ou l'alcool
Ensemble de mesurage: Ensemble constitué du compteur lui-même et de tous les dispositifs complémentaires et
dispositifs additionnels.
Un compteur ne constitue pas à lui seul un ensemble de mesurage. Le plus petit ensemble de mesurage
imaginable comprend:
• un compteur,
• un point de transfert,
• un circuit hydraulique ayant des caractéristiques particulières à prendre en considération.
Pour un bon fonctionnement, il est souvent nécessaire d’adjoindre à cet ensemble :
• un dispositif de dégazage,
• un dispositif de filtrage,
• un dispositif de pompage,
• des dispositifs de correction en fonction de la température, de la viscosité, etc.
OIML R 117 /NM 15.5.005
OIML R 117 /NM 15.5.005
Erreurs maximales tolérées
Pour les volumes supérieurs ou égaux à deux litres
Les erreurs maximales tolérées de la ligne A du Tableau 2 s’appliquent aux ensembles de mesurage complets, pour tous
les liquides, toutes les températures et toutes les pressions des liquides, et pour tous les débits (en approbation,
vérification primitive et ultérieur)
Les erreurs maximales tolérées de la ligne B du Tableau 2 s’appliquent lors:
• de l’approbation de modèle d’un compteur, pour tous les liquides, toutes les températures et toutes les pressions des
liquides, et pour tous les débits pour lesquels l’approbation de l’ensemble est demandée,
• de la vérification primitive (première phase de la vérification) d’un compteur devant équiper un ensemble de
mesurage présenté à la vérification en deux phases.
OIML R 117 /NM 15.5.005
Pour les volumes inférieurs à deux litres
Exactitude des instruments de mesurage associés
OIML R 117 /NM 15.5.005
Vérification directe d’une indication convertie en masse
Lorsqu’un dispositif de conversion est seulement associé à (ou inclus dans) un compteur et lorsque l’indication
convertie en masse est vérifiée directement par comparaison à des masses étalons (par exemple en utilisant un
instrument de pesage), les erreurs maximales tolérées (EMT) sur l’indication convertie, en plus ou en moins, sont
données par la formule:
Erreurs maximales tolérées sur les calculateurs
Les erreurs maximales tolérées en plus ou en moins sur les indications des quantités de liquide, applicables aux
calculateurs lorsque ceux-ci font l’objet d’un contrôle séparé, sont égales au dixième de l’erreur maximale tolérée
figurant à la ligne A du Tableau 2. Toutefois, la valeur absolue de l’erreur maximale tolérée ne doit pas être
inférieure à un demi-échelon de l’ensemble de mesurage dont le calculateur doit faire partie.
OIML R 117 /NM 15.5.005
Méthodes d'Étalonnage des Débitmètres
L'étalonnage des débitmètres se fait principalement par deux grandes catégories de méthodes :
*Les méthodes primaires (plus précises, souvent en laboratoire) *Les méthodes secondaires (plus souples, souvent sur site).
Méthodes Primaires : (de référence)
Ces méthodes mesurent directement la masse ou le volume du fluide sur un intervalle de temps donné, ce qui en fait les
méthodes les plus précises et les plus traçables.
A. Méthode Gravimétrique (par pesée) :
o Principe : Le fluide est recueilli dans un réservoir et pesé sur une balance de précision pendant un temps mesuré
avec un chronomètre étalonné. La masse de fluide est ensuite convertie en débit massique.
o Avantages : La plus haute précision possible, directement raccordée à l'unité de masse (kg) et de temps (s).
o Inconvénients : Complexe, coûteuse, généralement réalisée en laboratoire spécialisé.
B. Méthode Volumétrique :
o Principe : Le fluide est recueilli dans un volume étalonné (par exemple, une éprouvette graduée de précision)
pendant un temps mesuré.
o Avantages : Assez précise, plus simple que la gravimétrique pour certains liquides.
o Inconvénients : Nécessite une bonne maîtrise de la température du fluide et de la propreté du volume étalonné.
Moyens d’étalonnage pour compteur d’eau:
Un banc d'essai consiste, typiquement, en:
a) Une alimentation en eau (réservoir non pressurisé,
réservoir pressurisé, pompe, etc.),
b) Tuyauterie,
c) Un dispositif de référence étalonné (réservoir
volumétrique étalonné, système de pesage, compteur de
référence, etc.),
d) Appareils de mesure de la durée de l'essai,
e) Dispositifs pour l'automatisation des essais (si
nécessaire),
f) Appareils de mesure de la température de l'eau,
g) Appareils de mesure de la pression de l'eau.
1) Réservoir de collecte
2) Réservoir à niveau constant
3) Section de mesure avec compteur en étalonnage
4) Compteur maître (ou Compteur étalon)
5) Déviateur de flux de liquide
6) Système de pesage
Ex: ± 0,05 % DN-15 jusqu'à DN-300
NIST : 0,03 %, 0,2 L/s à 15 L/s
Exemple : Portée SEMAC
Méthode alternative pour pesage gravimétrique
Conditions de référence selon OIML R 049-2 :
Température d'utilisation (pour l'eau): (20 ± 5) °C
Pression Dans les conditions assignées de d'utilisation fonctionnement (pour l'eau): (Voir 5.4 de R 49-1).
Étendue de température ambiante: 15 °C à 25 °C
Étendue d'humidité relative ambiante: 45 % à 75 %
Étendue de pression atmosphérique ambiante : 86 kPa à 106 kPa (0,86 bar à 1,06 bar)
Tension d'alimentation électrique (courant alternatif de réseau): Tension nominale (Unom ) ± 5 %
Fréquence d'alimentation électrique: Fréquence nominale (fnom ) ± 2 %
Tension d'alimentation électrique (batterie):Tension V dans l'étendue Ubmin ‘’ Ub ‘’ Ubmax
Pendant chaque essai, la température et l'humidité relative ne doivent pas varier de plus de 5 °C ou 10 %
respectivement dans l'étendue de référence.
Exemple : Mode opératoire d’étalonnage
1) Installer les compteurs pour les essais soit individuellement, soit en série.
2) S’assurer de la satisfaction des conditions d’étalonnage (Fonctionnement du banc, Tuyauterie, section d’essai,
Purger tout l'air de la tuyauterie, Vibration, Conductivité de l’eau par rapport aux spécifications du fabriquant)
3) S'assurer qu'il n'y a pas d'interaction significative entre les compteurs installés en série.
4) S'assurer que la pression de sortie d'un compteur quelconque n'est pas inférieure à 0,03 MPa (0,3 bar).
5) S'assurer que l'étendue de la température de l'eau utilisée est de 20 °C ± 10 °C.
6) S'assurer que tous les autres facteurs d'influence sont maintenus dans les conditions assignées de
fonctionnement du compteur. (Débit doit être stable et ne dépasse pas ± 2,5 % de Q1 à Q2 non inclus ; ± 5,0 %
de Q2 inclus à Q4)
7) Mesurer les erreurs (d'indication) aux débits suivants :
a) entre Q1 et 1,1 Q1
b) entre Q2 et 1,1 Q2
c) entre 0,9 Q3 et Q3
8) Calculer l'erreur d'indication pour chaque débit.
Traitement des résultats
* Le volume réel (Va ) est calculé par: Va = MT / r Où:
MT : est la masse indiquée de l'eau collectée pendant
l'essai, et r est la masse volumique de l'eau à la
ttempérature T
* L’erreur d’indication relative est calculée par la relation
suivante :
u(MT ) est l'incertitude type de la détermination de la masse
indiquée;
u(r) est l'incertitude type de la détermination de la masse
volumique de l'eau.
u(r)=r/±√6 (lecture sur débitmètre e début et fin)
EXEMPLE
Méthode d’étalonnage d’un ensemble de mesurage de liquide autre que l’eau
La vérification primitive et ultérieur d’un ensemble de mesurage est effectuée en une seule phase lorsque l’ensemble est
transportable sans démontage et qu’il est vérifié dans les conditions prévues pour son exploitation; elle est effectuée en
deux phases dans tous les autres cas.
La première phase porte au moins sur le transducteur de mesure seul ou muni des dispositifs complémentaires associés,
éventuellement inclus dans un sous-ensemble.
Les contrôles de la première phase peuvent être effectués sur un banc d’essai, éventuellement dans l’usine du fabricant,
ou sur l’ensemble de mesurage installé. Pour cette phase, les examens métrologiques peuvent être effectués avec des
liquides différents de ceux que l’ensemble est destiné à mesurer.
La première phase porte également sur le calculateur et le capteur de masse volumique.
En cas de nécessité, le transducteur de mesure et le calculateur peuvent être vérifiés sséparément.
La première phase porte également sur le calculateur et le capteur de masse volumique.
En cas de nécessité, le transducteur de mesure et le calculateur peuvent être vérifiés sséparément.
La deuxième phase porte sur l’ensemble de mesurage dans les conditions réelles de fonctionnement. Elle est effectuée
sur le lieu d’installation dans les conditions d’exploitation et avec le liquide de destination. Toutefois, la deuxième phase
peut être effectuée dans un lieu choisi par l’organisme de vérification lorsque l’ensemble de mesurage peut être
transporté sans démontage et que les essais peuvent être effectués dans les conditions d’exploitation prévues pour
l’ensemble de mesurage.
Méthodes Secondaires : La Comparaison
Ces méthodes consistent à comparer les indications du débitmètre à étalonner avec celles d'un débitmètre de
référence (étalon) dont la précision est connue et raccordée à la chaîne de traçabilité.
• Méthode par Comparaison en Série :
o Principe : Le débitmètre à étalonner et le débitmètre étalon sont montés l'un après l'autre (en série) dans
la même ligne de fluide. Le même débit traverse les deux instruments, et leurs lectures sont comparées.
o Avantages : Relativement simple à mettre en œuvre, peut être réalisée sur site pour certains étalons
portables.
o Inconvénients : La précision dépend directement de la précision de l'étalon de référence.
EXEMPLE: MODE OPERATOIRE PAR COMPARAISON
Préparer les équipements d’étalonnage nécessaires :
- Débitmètre à étalonner
- Débitmètre étalon : Débitmètre de référence dont la précision est connue et qui est raccordé à la chaîne de
traçabilité métrologique nationale ou internationale. Son certificat d'étalonnage à jour est indispensable.
- Banc d'étalonnage par comparaison : Système de tuyauterie permettant de monter les deux débitmètres en série,
avec une pompe, des vannes de régulation de débit, et un réservoir de fluide (pour les liquides).
- Capteurs de température et de pression : Pour mesurer et enregistrer les conditions du fluide pendant
l'étalonnage, car elles peuvent influencer la performance des débitmètres.
- Multimètre (ou équivalent) : Pour lire la sortie analogique (ex: 4-20 mA) du de l’instrument si applicable.
- Système d'acquisition de données ou logiciel (si nécessaire) : Pour enregistrer et analyser les lectures des deux
débitmètres et des capteurs de conditions.
- Chronomètre : Pour mesurer le temps de mesure.
- Fluide d'étalonnage : Le fluide approprié pour le type de débitmètre et l'application (ex: eau déminéralisée, air
sec, azote).
Montage de l’instrument et de l'étalon :
o Installer le débitmètre étalon et le débitmètre sous test en série sur le banc d'étalonnage.
o Respecter scrupuleusement les longueurs droites amont et avals recommandés par les fabricants pour les deux
débitmètres (ex : Amont 19D et aval 5D) , ainsi que les sens d'écoulement.
o S'assurer que toutes les connexions sont étanches pour éviter les fuites (pour les liquides) ou les infiltrations d'air
(pour les gaz).
Connexion des signaux : Brancher les sorties du débitmètre sous test (ex: 4-20 mA, impulsions) et du débitmètre étalon
au système d'acquisition de données. Connecter également les capteurs de température et de pression.
Purge du système : Mettre le système en service et purger soigneusement tout l'air ou les gaz emprisonnés (pour les
liquides) ou l'humidité (pour les gaz) pour assurer un écoulement monophasique stable.
Stabilisation de la température et pression : Laisser le fluide circuler pour que les conditions de température et de
pression se stabilisent.
Acquisition des données d'étalonnage
1. Définition des points d'étalonnage : Choisir une série de points de débit qui couvrent la plage de mesure de
l’instrument, généralement répartis sur toute l'étendue de mesure (par exemple, 10%, 20%, 50%, 80%, 100% du débit
maximal, ou selon les recommandations du fabricant/norme).
2. Étalonnage progressif : Commencer par le point de débit le plus bas et augmenter progressivement jusqu'au point le
plus élevé.
3. Pour chaque point d'étalonnage :
o Ajuster le débit à la valeur souhaitée à l'aide des vannes de régulation.
o Attendre la stabilisation complète des lectures du débitmètre étalon et de l’instrument, ainsi que des capteurs de
température et de pression.
o Enregistrer simultanément :
▪ La lecture du débitmètre étalon (valeur de référence).
▪ La lecture de l'afficheur du débitmètre sous test.
▪ La valeur de la sortie courant (mA) du débitmètre sous test (si nécessaire)
▪ La température et la pression du fluide.
o Répétition des mesures : Pour chaque point de débit, effectuer plusieurs répétitions (au moins 2, idéalement 5 à 10)
pour évaluer la répétabilité de l’instrument et la contribution de Type A à l'incertitude.
Vidéo : https://www.fr.endress.com/fr/services-
instrumentation-new/services-maintenance-
etalonnage/etalonnage-debitmetres-site
Pour les débitmètres à grand diamètre et grande portée utiliser:
- Un Débitmètre à ultrasons portable (Souvent la solution la plus abordable et la
plus simple pour les grands diamètres), utiliser la graisse de raccordement de
capteurs et bien préciser le diamètre de la conduite ainsi que son épaisseur et
sa matière
- ou un Débitmètre à insertion qui nécessite une ouverture (point d'insertion)
sur la conduite, mais permet une mesure directement dans le flux
- ou utiliser la méthode volumétrique (méthode primaire) : par des réservoirs
étalonnés si l'usine dispose déjà de réservoirs de stockage avec des jauges de
niveau très précises et étalonnées, ceux-ci peuvent être utilisés pour des "tests
de volume" sur de plus longues périodes, en mesurant le volume rempli ou vidé
et le temps correspondant.
Traitement des résultats
Etablir le certificat contenant les valeurs de mesure (indication étalon,
Indication instrument sur afficheur, Mesure de la sortie courant)
Calculer les erreurs (en valeur ou en relatif)
Indiquer les facteurs influençant l'étalonnage : La température, la
pression et la viscosité du fluide peuvent influencer le coefficient
d'étalonnage de certains débitmètres. Les conditions d'étalonnage
doivent être documentées.
VOIR EXEMPLE SUR FICHIER EXCEL
COMPOSANTES D’INCERTITUDES:
• l'instrument de mesure :
o Résolution : La plus petite valeur que l'instrument peut afficher.
o Linéarité : Capacité de l'instrument à donner des indications proportionnelles à la grandeur mesurée sur toute son étendue.
o Dérive : Changement de l'indication de l'instrument dans le temps.
o Hystérésis : Différence de lecture selon que la mesure augmente ou diminue.
• L'Étalon de Référence : L'étalon lui-même a une incertitude (mentionnée sur son certificat d'étalonnage).
• L'Environnement : Température Peut affecter les propriétés des matériaux des instruments ou des fluides.
Pression, humidité, vibrations : Peuvent influencer certains types de capteurs ou les propriétés du fluide.
• L'Opérateur :
o Biais de lecture : Erreur humaine lors de la lecture d'un affichage analogique.
o Technique opératoire : Différences dans la manière dont une personne effectue une mesure (position, manipulation).
• La méthode de mesure :
o Modèle : Simplifications ou approximations dans le modèle mathématique utilisé pour le calcul.
o Perturbations : Influence de l'instrument sur la grandeur mesurée (ex: le débitmètre lui-même introduit une perte de charge).
• Le Fluide Mesuré :
o Variations non maîtrisées de densité, viscosité, composition.
o Présence de bulles de gaz ou de solides en suspension (pour les liquides).
Périodicité d’étalonnage
Facteurs Influents pour Déterminer la Périodicité :
1. Recommandations du fabricant : C'est un bon point de départ, mais pas le seul critère.
2. Exigences réglementaires ou normatives : Certains secteurs ont des exigences légales ou des normes spécifiques qui imposent
une périodicité (ex: pour des mesures transactionnelles ou critiques).
3. Fréquence d’utilisation de l’instrument : Un instrument très sollicité aura tendance à dériver plus vite qu'un instrument peu
utilisé.
4. Conditions d'Utilisation :
o Environnement sévère : Température extrême, vibrations, présence de produits corrosifs ou abrasifs, peut accélérer la dérive.
o Environnement stable : Permet une périodicité plus longue.
5. Importance de la Mesure :
o Critique pour la sécurité/qualité : Périodicité courte.
o Moins critique : Périodicité plus longue.
6. Résultats des étalonnages précédents : L'analyse des historiques d'étalonnage permet de détecter une tendance à la dérive et
d'ajuster la périodicité. Si un instrument dérive rapidement, il faut réduire la périodicité.
Merci de votre attention