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i

REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO


MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET
UNIVERSITAIRE
INSTITUT SUPERIEUR DE TECHNIQUES APPLIQUEES
« I.S.T.A »

B.P. 6596 KINSHASA 31


SECTION : ELECTRONIQUE
KINSHASA / BARUMBU

ETUDE D’UN VARIATEUR DE


VITESSE D’UN MOTEUR
ASYNCHRONE TRIPHASÉ ASSISTÉ
PAR UN MICRO CONTRÔLEUR DE LA
PLATE-FORME ARDUINO
Par :

SAMUEL ESTEVAO José

Directeur : Travail de fin de cycle


MIANTUDILA Mia ZOLA BIKINDU présenté en vue de l’obtention
Chef de travaux du grade d’Ingénieur
Ingénieur des télécommunications Technicien en Electronique
Orientation : Electronique
Industrielle
Codirecteur :
MALUDI DISUEKAMENE Fiston
Assistant
Ingénieur en Electronique
Appliquée
ii

Année Académique : 2018-2019


i

EPIGRAPHE

« Observe les commandements de l’éternel, ton Dieu, en marchant


dans se voies, et en gardant ses lois, ses ordonnances, ses jugements et ses
préceptes, selon ce qui est écrit dans la loi de Moise, afin que tu réussisses
dans tout ce que tu feras et partout où tu te tourneras. »
1 Rois 2 :3
ii

DEDICACE

C’est avec plaisir que je dédie ce travail à mon père MIRANDA


Samuel et ma mère NLANDU MAKIESE.
iii

REMERCIEMENTS

En honneur de ce travail qui est le fruit de nos efforts à la fin de


notre premier cycle d’études à l’institut supérieur des techniques appliquée de
Kinshasa en sicles « ISTA », il nous revient de remercier l’éternel Dieu tout
puissant, tous ceux qui de près ou de loin nous ont apportés leurs
contributions d’une manière ou d’une autre sans rien rendre en attendre au
retour.
Nous sommes reconnaissants envers nos autorités académiques,
scientifiques et administratives de l’institut supérieur des techniques
appliquées de Kinshasa et au corps professoral pour la formation reçue…
Nous remercions le Chef de Travaux MIANTUDILA mïa-ZOLA et
l’Assistant MALUDI DISUEKAMENE Fiston, qui ont accepté volontairement de
nous encadrer malgré leurs diverses occupations, ils étaient disponibles pour
diriger ce travail et par leurs conseil tout au long de l’élaboration de ce
modeste travail.
Nous disons merci à toute la famille SAMUEL, la famille MBAKI, la
famille WANGINAVO, Benji NGIABA, Jospin NDUNGA, Josué KUSEMPI,
Aristote LUSOLOKA, Christian NZAU, Kevin FWAMBA, Josué UMBA, Jean-
Jacques WANGINAVO, Ir Doudou NEKAKA, Samson MAKITA, Stéphane
VUVU, Dieu KUIDI, Pamphile LUNDOLOKA.
Ainsi à tous les enseignants qui ont enseigné aux humanités,
particulièrement à mon préfet NLOMBA MAVUIDI Daniel.
Que tous ceux dont les noms ne sont pas cités dans ce travail
reçoivent nos sincères remerciements pour tout.
iv

LISTE DES ABREVIATIONS


v

LISTE DES FIGURES

Figure I.1 : Fonctions principales


Figure I.2 : Schéma de principe d’un redresseur commandé triphasé simple
alternance.
Figure I.3: Les courbes de caractéristiques
Figure I.4: Hacheur
Figure I.5 : Schéma de principe d’un hacheur série
Figure I.6 : Schéma de principe d’un hacheur parallèle.
Figure I.7 : Schéma de principe d’un hacheur à accumulation d’énergie
Figure I.8 : Un onduleur
Figure I.9 : Schéma de principe d’un onduleur autonome triphasé
Figure I.10 : Interrupteur de puissance avec IGBT et diode
Figure I.11 : Exemple de période de commutation avec temps mort
Figure I.12 : Un gradateur
Figure I.13 : Schéma de principe d’un gradateur à angle de phase
Figure I.14 : La forme de tension aux bornes de la charge
Figure I.15 : Schéma de principe d’un gradateur à train d’onde
Figure I.16: La forme de la tension aux bornes de la charge
Figure I.17 : Schéma de principe d’un gradateur triphasé
Figure I.18 : Tension de charge
Figure II.1 : Un aimant permanent
Figure II.2 : Une cage d’écureuil
Figure II.3: Un stator
Figure II.4 : Un rotor à cage d’écureuil.
Figure II.5 : Un rotor bobiné.
Figure II.6 : Un stator à 6 pôles
Figure II.7 : Les directions successives du champ magnétique résultant
Figure II.8 :
a. Champ magnétique à l’instant 1 ; l’orientation est verticale.
b. Le champ magnétique à l’instant 2 identique à celui de l’instant 1, sauf qu’il a
tourné d’un angle de 60°.
c. Champ magnétique à l’instant 3.
d. Champ magnétique à l’instant 4.
e. Champ magnétique à l’instant 5.
f. Champ magnétique à l’instant6.
Figure II.9 : Cheminement de la puissance active dans moteur asynchrone triphasé.
vi

Figure II.10 : Une courbe typique du couple en fonction de la vitesse.


Figure II.11 : Le montage d’un moteur à rotor bobiné.
Figure II.12 : Moteur abrité.
Figure II.13 : Moteur blindé.
Figure II.14 : Moteur blindé avec ventilateur extérieur
Figure II.15 : Moteur anti explosif
Figure II.16 : Les courbes du couple en fonction de la vitesse de classe B, C et D de
CEMA.
Figure III.1 : Les quatre situations possibles dans le diagramme couple-vitesse d’une
machine résumées dans le tableau associé
Figure III.2 : Les schémas de principe: a) convertisseur direct à pont mixte; b)
convertisseur indirect avec: (1) pont de diodes, (2) dispositif de freinage
(résistance et hacheur), (3) convertisseur de fréquence.
Figure III.3 : La courbe de fonctionnement à couple constant.
Figure III.4 : Les courbes de fonctionnement à couple variable.
Figure III.5 : La courbe de fonctionnement à puissance constante.
Figure III.6 : Le schéma d’un redresseur contrôlé pour moteur à courant continu.
Figure III.7 : Le schéma de principe d’un convertisseur de fréquence.
Figure III.8 : Le schéma d’un démarreur de moteurs asynchrones triphasés et forme
du courant d’alimentation.
Figure III.9 : Une structure générale d’un variateur de vitesse électronique.
Figure III.10 : Le montage d’un réglage de vitesse par gradateur triphasé.
Figure III.11 : La modulation de largeur d’impulsion.
Figure III.12 : Les caractéristiques de couple d’un variateur de vitesse.
vii

TABLE DES MATIERES

EPIGRAPHE................................................................................................................. i
DEDICACE...................................................................................................................ii
REMERCIEMENTS.....................................................................................................iii
LISTE DES ABREVIATIONS...................................................................................... iv
LISTE DES FIGURES..................................................................................................v
TABLE DES MATIERES............................................................................................ vii
INTRODUCTION GENERALE.....................................................................................1
1. PROBLEMATIQUE.............................................................................................. 1
2. HYPOTHESE.......................................................................................................1
3. OBJECTIF............................................................................................................1
4. METHODOLOGIE................................................................................................2
5. SUBDIVISION DU TRAVAIL................................................................................2
CHAPITRE I. GENERALITE SUR LES CONVERTISSEURS STATIQUES................3
I.1. INTRODUCTION................................................................................................3
I.2. ROLE DE CONVERTISSEURS STATIQUES....................................................3
I.2.1. Fonctions principales des convertisseurs statiques.....................................3
I.3. ETUDE DE DIFFERENTS CONVERTISSEURS...............................................3
I.3.1. Redresseurs................................................................................................ 3
I.3.1.1. Redresseur commande............................................................................4
I.3.2. Hacheur.......................................................................................................5
I.3.2.1. Définition :.................................................................................................5
I.3.2.2. Principe de fonctionnement......................................................................6
I.3.2.3. Le rapport cyclique : α..............................................................................6
I.3.2.4. Types des hacheurs.................................................................................6
I.3.3. Onduleur......................................................................................................9
I.3.3.1. Définition...................................................................................................9
I.3.3.2. Types des onduleurs................................................................................9
I.3.3.3. Schéma de principe..................................................................................9
I.3.3.4. Principe de fonctionnement....................................................................10
I.3.4. Gradateur.................................................................................................. 12
I.3.4.1. Définition.................................................................................................12
I.3.4.2. Types de gradateurs...............................................................................12
I.4. CONCLUSION................................................................................................. 17
viii

CHAPITRE II : ETUDE DU MOTEUR ASYNCHRONE TRIPHASE...........................18


II.1. INTRODUCTION.............................................................................................18
II.2. PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT DU MOTEUR ASYNCHRONE..............18
II.3. PARTIES PRINCIPALES................................................................................19
II.4. CHAMP TOURNANT......................................................................................21
II.5. SENS DE ROTATION.....................................................................................25
II.6. DEMARRAGE DU MOTEUR A CAGE D’ECUREUIL.....................................25
II.7. ACCELERATION DU ROTOR ET GLISSEMENT...........................................26
II.8. GLISSEMENT ET VITESSE DE GLISSEMENT.............................................27
II.9. CARACTERISTIQUES DES MOTEURS A CAGE D’ECUREUIL...................27
II.9.1. Moteur fonctionnant à vide.......................................................................28
II.9.2. Moteur à pleine charge.............................................................................28
II.9.3. Moteur au démarrage...............................................................................29
II.10. CHEMINEMENT DE LA PUISSANCE ACTIVE.............................................29
II.10.1. Rendement.............................................................................................30
II.10.2. Pertes joule dans le rotor........................................................................31
II.10.3. Puissance mécanique.............................................................................31
II.10.4. Couple du moteur...................................................................................31
II.11. COURBES DU COUPLE EN FONCTION DE LA VITESSE.........................32
II.12. MOTEUR A ROTOR BOBINE.......................................................................33
II.13. APPLICATION DES MOTEURS ASYNCHRONES TRIPHASES.................35
II.13.1. Standardisation et classification des moteurs asynchrones triphasés....35
II.13.2. Classification selon les conditions environnementales...........................36
II.13.2.1. Moteur abrités......................................................................................36
II.13.2.2. Moteur étanches aux éclaboussures...................................................36
II.13.2.3. Moteurs blindés...................................................................................37
II.13.2.4. Moteurs blindés avec ventilateur extérieur..........................................37
II.13.2.5. Moteurs anti explosifs..........................................................................38
II.13.3. Classification selon les caractéristiques électriques et mécaniques.......38
II.14. CONCLUSION.............................................................................................. 40
CHAPITRE III : ETUDE DU VARIATEUR DE VITESSE DU MOTEUR
ASYNCHRONE TRIPHASE.......................................................................................41
III.1. INTRODUCTION............................................................................................41
III.2. DEFINITION DU VARIATEUR DE VITESSE.................................................41
III.3. AVANTAGES ET INCONVENIENTS DES VARIATEURS DE VITESSE.......41
III.3.1. Avantages................................................................................................41
III.3.2. Inconvénients...........................................................................................41
ix

III.4. PRINCIPE DE FONCTONNEMENT D’UN VARIATEUR DE VITESSE.........42


III.4.1. Les principaux modes de fonctionnement et principaux types de
variateurs électroniques de vitesse....................................................................42
III.5. STRUCTURE D’UN VARIATEUR ELECTRONIQUE DE VITESSE...............49
III.5.1. Module de contrôle..................................................................................49
III.5.2. Module de puissance...............................................................................50
III.6. REGLAGE DE LA VITESSE D’UN MOTEUR PAR GRADATEUR TRIPHASE
............................................................................................................................... 50
III.7. CONVERTISSEUR DE FREQUENCE POUR LE MOTEUR ASYNCHRONE52
III.7.1. Principe général.......................................................................................52
III.7.2. Fonctionnement en U/F...........................................................................55
III.8. CONCLUSION............................................................................................... 55
CONCLUSION GENERALE......................................................................................57
REFERENCE BIBLIOGRAPHIQUE...........................................................................59
~ 10 ~

INTRODUCTION GENERALE

1. PROBLEMATIQUE
Le démarrage en direct sur le réseau de distribution de l’énergie des
moteurs asynchrone est la solution la plus répandue et est souvent
convenable pour une grande variété des machines. Cependant, elle
s’accompagne parfois de contraintes qui peuvent s’avérer gênantes pour
certaines applications, voir même incompatible avec le fonctionnement
souhaité au niveau de la machine :
 l’appel de courant au démarrage perturbe la marche d’autres appareils
connectés sur le même réseau.
 à-coup mécanique lors des démarrages, inacceptable pour la machine
ou pour le confort et la sécurité des usagers.
 impossibilité de contrôler l’accélération et la décélération de moteur
asynchrone triphasé.
 impossibilité de faire varier la vitesse

2. HYPOTHESE
Les variateurs de vitesse doivent assurer une mise en vitesse et une
décélération progressive, afin de permettre une adaptation précise de la
vitesse aux conditions d’exploitation.

3. OBJECTIF
Notre travail a pour objectif d’étudier comment pouvons-nous varier
la vitesse d’un moteur asynchrone triphasé afin de nous permettre une
adaptation précise de la vitesse aux conditions d’exploitation, car il y a
d’autres conditions d’exploitation ne nous permettent pas d’utiliser une vitesse
constante. Donc nous sommes appelés à varier la vitesse du moteur
asynchrone triphasé à la vitesse voulu.
~ 11 ~

4. METHODOLOGIE
Pour ce travail, nous avons utilisé la méthode déductive, appuyée
par quelques techniques notamment :
 la technique documentaire qui a servis à la lecture des ouvrages, revues
techniques et journaux publies ;
 la technique de contacts qui a servi à contacter les connaisseurs dans le
domaine du sujet soumis à notre réflexion ;

5. SUBDIVISION DU TRAVAIL
Hormis l’introduction générale et la conclusion générale, notre travail
est subdivisé en trois chapitre essentiels dont :
 Chapitre I : Généralités sur les convertisseurs statiques
 Chapitre II : Etude d’un moteur asynchrone triphasé
 Chapitre III : Etude du variateur de vitesse d’un moteur asynchrone
triphasé
~ 12 ~

CHAPITRE I. GENERALITE SUR LES CONVERTISSEURS


STATIQUES

I.1. INTRODUCTION
Un convertisseur statique est un montage utilisant des interrupteurs
à semi-conducteurs permettant par une commande convenable de ces
derniers de régler un transfert d’énergie entre une source d’entrée et une
source de sortie. Dans ce chapitre nous allons parler des différents
convertisseurs statiques et leurs fonctions.

I.2. ROLE DE CONVERTISSEURS STATIQUES


Le rôle de convertisseurs statiques est de transformer le spectre du
signal (amplitudes, fréquences, phases).

I.2.1. Fonctions principales des convertisseurs statiques

La figure I.1 illustre les fonctions principales des convertisseurs statiques

Figure I.1 : Fonctions principales

I.3. ETUDE DE DIFFERENTS CONVERTISSEURS

I.3.1. Redresseurs

Nous avons deux types de redresseurs, dont :


 Redresseur commandé et
 Redresseur non commandé
~ 13 ~

I.3.1.1. Redresseur commande

a) Définition :
Le redressement commandé est la conversion d'une tension
alternative en une tension continue de valeur moyenne réglable. L’utilisation
de commutateurs commandables tels que les thyristors permet de réaliser des
redresseurs dont la tension moyenne de sortie peut varier en fonction de
l’angle d’amorçage δ des commutateurs.
b) SCHEMA DE PRINCIPE
Du fait que nous parlons de la commande d’un moteur asynchrone
triphasé, nous allons nous intéresser au redressement triphasé simple
alternance. La figure I.2 illustre le schéma de principe d’un redresseur
commandé triphasé simple alternance.

Figure I.2 : Schéma de principe d’un redresseur commandé triphasé simple


alternance.

c) PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT
A partir du réseau triphasé, on obtient au secondaire du
transformateur un système triphasé équilibré de tensions (V1, V2, V3).
V 1=V m sin ωt
V 2=V m sin ( ωt −2 π /3 ) (I.1)
V 3=V m sin ( ωt −4 π /3 )
~ 14 ~

Le transformateur d'alimentation n'est pas nécessaire en principe au


fonctionnement, mais il sera en général présent pour assurer une tension
convenable à l'entrée du montage. Les enroulements primaires ne sont pas
représentés sur le schéma. Les thyristors sont débloqués avec un retard en
angle de α, c'est à dire que des impulsions de déblocage sont envoyées sur
les gâchettes des thyristors respectivement aux angles :
π
Pour t h 1 :ω t=( +θ)+ 2 kπ
6
Pour

t h 2 :ω t=( + θ)+ 2 kπ (I.2)
6

Pour t h 3 :ω t=( +θ)+2 kπ
2
c1) COURBE CARACTERISTIQUE
La figure I.3 ci-dessous illustre les courbes de caractéristique

Figure I.3: Les courbes de caractéristiques

d) Valeur moyenne
La valeur moyenne de la tension redressée est donnée par :


6
1
Ucmoy=
T
∫ U c (t) d (t)= 23π ∫ V m sin (ᾳ )d (ᾳ ) (I.3)
π

6

3 √3
U =¿cmoy V cos (θ)¿
2π m
~ 15 ~

I.3.2. Hacheur

I.3.2.1. Définition :

L’hacheur est un dispositif permettant d’obtenir une tension continue


de valeur moyenne réglable à partir d’une source de tension continue fixe
(batterie d’accumulateurs ou bien pont redresseur - alimenté par le réseau de
distribution).
La figure I.4 ci-dessous nous montre un hacheur

Figure I.4: Hacheur

I.3.2.2. Principe de fonctionnement

Le principe du hacheur consiste à établir puis interrompre


périodiquement la liaison source- charge à l’aide d’un interrupteur
électronique.

I.3.2.3. Le rapport cyclique : α

Le rapport cyclique est défini comme le temps pendant lequel


l’interrupteur est fermé divisé par la période de fonctionnement du montage T.
La valeur de rapport cyclique : 0 ≤ α ≤ 1

I.3.2.4. Types des hacheurs

Nous allons nous intéresser aux hacheurs série, parallèle et à


accumulation d’énergie.
a. Hacheur série
L’hacheur série commande le débit d’une source de tension continu
U dans un récepteur de courant I.
~ 16 ~

[Link]éma de principe
La figure I.5 ci-dessous présente le schéma de principe d’un hacheur série.

Figure I.5 : Schéma de principe d’un hacheur série

a.2. Principe de fonctionnement


Pour régler le transfert d’énergie, on applique aux interrupteurs une
commande périodique. La période de pulsation T de celle-ci peut-être choisie
arbitrairement dans la mesure où la source et le récepteur que relie le
variateur de courant continu se comportent comme des circuits à fréquence de
commutation nulle. L’interrupteur Q1 permet de relier l’entrée à la sortie, Q2
court-circuite la source de courant quand Q1 est ouvert (Q1=Q2
complémenté).
a.3. Valeur moyenne de la tension aux bornes de la charge :
Exprimons la valeur moyenne de v en fonction du rapport cyclique.
T ∝T T
1
v s= ∫ v ( t ) d ( t )= T1 ∫ Ud ( t ) + T1 ∫ 0.d (t)
T 0 s
(I.4)
0 ∝T

U
v s= ( ∝ T −0 )=∝ U
T
b. Hacheur parallèle
b.1. Schéma de principe
La figure I.6 ci-dessous illustre le schéma de principe d’un hacheur
parallèle
~ 17 ~

Figure I.6 : Schéma de principe d’un hacheur parallèle.

b.2. Principe de fonctionnement


Le hacheur parallèle permet de varier le courant fourni par une
source de courant I dans un récepteur de tension U. Ce hacheur est, constitué
d’un interrupteur à ouverture commandée en parallèle avec le récepteur et
d’un interrupteur à fermeture et ouverture spontanée entre la source et le
récepteur.
Dans ce cas, E est, une f.é.m comme dans le cas précédent mais elle est, à
présent en série avec une inductance L (dans un premier temps on néglige sa
résistance propre R) donc une source de courant qui débitent dans une source
de tension EC et que la diode D empêche tout retour de courant vers la
source.
b.3. Valeur moyenne de la tension
La valeur moyenne de vaut :
T ∝T T
1
v s= ∫ v ( t ) d ( t )= T1 ∫ 0. d ( t )+ T1
T 0 s
∫ U . d (t) (I.5)
0 ∝T

v s=( 1−∝ ) U
c. Hacheur à accumulation d’énergie
c.1. Schéma de principe
La figure I.7 ci-dessous présente le schéma de principe d’un
hacheur à accumulation d’énergie.
~ 18 ~

Figure I.7 : Schéma de principe d’un hacheur à accumulation d’énergie

c.2. Principe de fonctionnement


Un autre type de hacheur survolteur peut être obtenu par une
modification de la structure ; au lieu de partir de la configuration : source de
tension + commutateur + source de courant, on intercale, entre les deux, un
dispositif qui stocke temporairement l’énergie transférée ou une partie de
celle-ci : source 1 + commutateur + élément de stockage + commutateur +
source 2.
Cette structure permettra de réaliser une conversion indirecte
d’énergie entre deux générateurs (ou sources) de même type.

I.3.3. Onduleur

I.3.3.1. Définition

Les onduleurs sont les convertisseurs statiques continu-alternatif


permettant de fabriquer une source de tension alternative à partir d’une source
de tension continue.
La figure I.8 ci-dessous illustre un onduleur.

i
c

Vo uc

Figure I.8 : Un onduleur

I.3.3.2. Types des onduleurs

Nous distinguons deux types des onduleurs :


 onduleur autonome et
 onduleur non autonome
~ 19 ~

I.3.3.3. Schéma de principe

Comme nous parlons de la commande d’un moteur asynchrone


triphasé, nous allons nous intéresser à un onduleur autonome triphasé.
La figure I.9 ci-dessous illustre un schéma de principe d’un onduleur
autonome triphasé.

Figure I.9 : Schéma de principe d’un onduleur autonome triphasé

I.3.3.4. Principe de fonctionnement

L’onduleur triphasé en pont est constitué d’une source de tension


continue et de six interrupteurs monté en pont. La tension continue est
généralement obtenue par un redresseur triphasé à diodes suivi d’un filtre.
Celui-ci est très utilisé en MLI pour l’alimentation des récepteurs triphasés
équilibrés à tension et fréquence variables. Il peut être considéré comme étant
superposition de trois onduleurs demi-point monophasé.
Chacune des trois tensions de sortie et formé d’une onde bistable
prenant les valeurs -U et +U mais décalées de 2π/3 l’une par rapport à l’autre.
De plus si le récepteur est couplé en étoile sans neutre ou en
triangle, les harmoniques multiples de trois éliminées. Ainsi, le système
triphasé obtenu à la sortie de l’onduleur est un système équilibré en tension ne
contenant que les harmoniques impairs différents de trois. Pour obtenir une
tension alternative à partir une tension contenue, il faut découper la tension
d’entrée et l’appliquer une fois dans un sens, l’autre fois dans l’autre à la
charge.
~ 20 ~

L’onduleur de tension alimenté par une source de tension parfait


impose à sa sortie, grâce au jeu d’ouverture des interrupteurs, une tension
alternative formée d’une succession de créneaux rectangulaires à deux
niveaux, la période de fonctionnement est fixée par la commande des
interrupteurs. L’architecture de ce convertisseur se compose de plusieurs
bras, connectés chacun à une phase du réseau et comportant deux
interrupteurs de puissance.
Eléments de base de l’onduleur, les interrupteurs de puissance se
composent, selon la puissance commutée, de GTO (Gate Turn Off), de MOS
de puissance ou D’IGBT (Insulated Gate Bipolaire Transistor), en parallèle
avec une diode. La diode permet d’assurer la continuité du courant lors du
changement de sens de celui-ci.
La figure I.10 illustre un interrupteur de puissance avec IGBT et
diode.

Figure I.10 : Interrupteur de puissance avec IGBT et diode

Les caractéristiques de l’onduleur sont principalement définies par


ces composants de puissance. Ceux–ci déterminent la puissance, la tension
et courant maximum commutés, la fréquence maximale de commutation et le
temps mort. Ces deux dernières caractéristiques sont particulièrement
importantes car elles vont beaucoup influencer la conception.
La fréquence maximale de commutation est déterminée par les
temps de commutation (ouverture et fermeture du composant) des
interrupteurs et par le temps mort. Sur une période des commutations, un
interrupteur commuté au maximum deux fois: à l’ouverture et à la fermeture.
Le temps mort sert à prévenir les risques de court- circuit sur un bras. Ce
~ 21 ~

temps introduit entre l’ouverture d’interrupteur et la fermeture de son


complémentaire, dépend des temps de commutation.
La figure I.11 ci-dessous donne un exemple de période de
commutation avec temps mort.

Figure I.11 : Exemple de période de commutation avec temps mort

I.3.4. Gradateur

I.3.4.1. Définition

Le gradateur est un appareil qui permet de convertir une tension


alternative sinusoïdale à fréquence fixe et de valeur efficace constante en une
tension alternative de valeur efficace réglable.
La figure I.12 ci-dessous nous présente un gradateur

Figure I.12 : Un gradateur

I.3.4.2. Types de gradateurs

Nous distinguons deux types de gradateurs, dont :


- Gradateur monophasé et
- Gradateur triphasé
a) Gradateur monophasé
~ 22 ~

La tension aux bornes de la charge évolue suivant la séquence de


commande, ainsi on différenciera deux types de gradateur monophasé :

a.1. Gradateur à angle de phase


a.1.1. Schéma de principe
La figure I.13 ci-dessous illustre le schéma de principe d’un gradateur à angle
de phase.

Figure I.13 : Schéma de principe d’un gradateur à angle de phase

a.1.2. Principe de fonctionnement


Dans ce type de gradateur, Le thyristor Th1 est amorcé durant
l’alternance positive avec un angle de retard Ө par rapport au passage par
zéro de la tension secteur. Le thyristor Th2 est amorcé durant l’alternance
négative avec le même angle de retard. On obtient alors aux bornes de la
charge la forme de tension suivante :
La figure I.14 ci-dessous démontre la forme de la tension aux bornes de la
charge.
~ 23 ~

Figure I.14 : La forme de tension aux bornes de la charge

a.1.3. Principales relations :


Calcul de La valeur efficace de tension aux bornes de la charge :


V eff = ⟨ u ( t )
2
⟩ (I.6)
T π
⟨ u ( t )2 ⟩ = T1 ∫ u ( t )2 dt= 22π ∫ u2m sin2 ( α ) da
0 θ

1
2
sin ( α )=

[1−cos ( 2 α ) ]
T 2 π
⟨ u ( t ) ⟩ = T1 ∫ u ( t )2 dt= 2umπ ∫ [1−cos ( 2 α ) ] ( α ) dα
2

0 θ


θ sin 2θ
V eff =U eff 1− +
π 2π
a.2. Gradateur à train d’onde
a.2.1. Schéma de principe
La figure I.15 ci-dessous présente le schéma de principe d’un gradateur à
train d’onde.
~ 24 ~

Figure I.15 : Schéma de principe d’un gradateur à train d’onde

a.2.2. Principe de fonctionnement


Dans ce type de gradateur, Le thyristor Th1 et le thyristor Th2 sont
amorcés de manière continue pendant le temps Ton (période de conduction)
et ils sont ensuite bloqués jusqu’à la fin de la période de modulation. On
obtient alors aux bornes de la charge la tension suivante:
La figure I.16 ci-dessous illustre la forme de la tension aux bornes de la
charge.

Figure I.16: La forme de la tension aux bornes de la charge

b. Gradateur triphasé
[Link]éma de principe
La figure I.17 ci-dessous présente le schéma de principe d’un
gradateur triphasé.
~ 25 ~

Figure I.17 : Schéma de principe d’un gradateur triphasé

b.2. fonctionnement
Le fonctionnement du gradateur triphasé repose sur trois modes :
Premier mode
π
Ce mode est définit pour : 0 ≤ ψ ≤
3
π
 Pour ψ < ωt < , Th1, Th2, et Th3 conduisent.
3
V 1=Ri A=V A V 2=Ri B=V B V 3 =RiC =V C
V Th1=V Th2=V Th3=0
π π
- Pour <ωt < +Ѱ ,Th 1 et Th2 conduisent.
3 3

1 va
V 1=−V 2= ( V A−V B ) V 3=0i A =−i B =
2 R
3
V Th1=V Th2=0 V Th3= V C
2
Deuxième mode
Ce mode est caractérisé par la conduction de deux redresseurs. Il
π π
est définit pour ≤Ѱ ≤ . Quand Ѱ varie de période mais il se décale
3 2
progressivement.

1 va
V 1=−V 2= ( V A−V B ) V 3=0i A =−I −i B =
2 R
3
V Th1=V Th2=0 V Th3= V C
2
~ 26 ~

.
π
Ce fonctionnement cesse pour Ѱ =
2
Troisième mode
π 5π
Il est définit pour ≤Ѱ ≤ et caractérisé par la conduction de deux ou zéro
2 6
redresseurs.
L’existence d’intervalles de conduction après des intervalles ou tous
les courants s’annulent nécessite un procédé supplémentaire. Pour cela il
faut :
- Soit commander les redresseurs par des signaux d’une largeur
π
supérieure à .
3
- Soit appliquer des impulsions de confirmation. Quad on envoie le signal
de blocage à un redresseur pour faire débuter sa conduction, il faut
alors envoyer une impulsion sur la gâchette du thyristor qui vient de
s’éteindre.
~ 27 ~

La figure I.18 ci-dessous illustre la tension de charge.

Figure I.18 : Tension de charge

I.4. CONCLUSION
Dans ce premier chapitre, nous avons parlé des différents types des
convertisseurs statiques. Nous avons choisi l’étude des différents
convertisseurs statiques dans ce premier chapitre afin de distinguer les bons
variateurs de vitesse d’un moteur asynchrone triphasé. Et à travers les
convertisseurs statiques nous aurons la possibilité de concevoir un bon
variateur de vitesse d’un moteur a synchrone triphasé.
~ 28 ~

CHAPITRE II : ETUDE DU MOTEUR ASYNCHRONE


TRIPHASE

II.1. INTRODUCTION
Les moteurs asynchrones triphasés sont les moteurs employés le
plus fréquemment dans l’industrie. Ils possèdent en effet plusieurs avantages :
simplicité, robustesse, prix peu élevé et entretien facile.
Dans le présent chapitre, nous étudierons la construction et les
principes fondamentaux des moteurs asynchrones triphasés.

II.2. PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT DU MOTEUR


ASYNCHRONE
Le fonctionnement du moteur asynchrone triphasé est basé sur
l’application des principes I, II et III de l’électromagnétisme. On peut le
comprendre à l’aide de l’exemple suivant.
Considérons une série de conducteurs de longueur l dont les
extrémités sont court-circuitées par deux barres conductrices A et B (Figure
II.1). Un aimant permanent, placé au-dessus de cette échelle, se déplace
rapidement vers la droite à une vitesse v, de sorte que son champ magnétique
B coupe les conducteurs à tour de rôle.
La figure II.1 ci-dessous illustre un aimant permanent qui si se
déplace vers la droite tend à entraîner l’échelle conductrice.

Figure II.1 : Un aimant permanent


~ 29 ~

D’après le principe III, une tension E=Blv est induite dans chacun des
conducteurs coupés par le champ. D’autre part, puisque le circuit est fermé
par les barres et les autres conducteurs, un courant I se met à circuler dans le
conducteur qui est momentanément en dessous de l’aiment. Ce courant
traverse le champ magnétique de l’aiment permanent, de sorte que, d’après le
principe II, le conducteur est soumis à une force mécanique. Cette force agit
toujours dans une direction telle qu’elle entraîne le conducteur dans le sens de
déplacement du champ. Si l’échelle de conducteur était libre de se déplacer,
elle accélérera vers la droite. Cependant, à mesure qu’elle gagne de la
vitesse, la coupure des conducteurs par le champ magnétique se fait moins
rapidement et la tension induite diminue de même que le courant I. par
conséquent, la force agissant sur les conducteurs situés en dessous de
l’aiment diminue. Si l’échelle se déplaçait à la même vitesse que le champ, la
tension induite, le courant I et la force deviendraient nuls.
Dans le moteur asynchrone, l’échelle est recourbée sur elle-même
pour former une cage d’écureuil.
La figure II.2 ci-dessous démontre une échelle conductrice
recourbée sur elle-même formant la cage d’écureuil et l’aiment est remplacé
par un champ tournant qui coupe les conducteurs du rotor. Ce champ tournant
est créé par l’ensemble des trois conducteurs du stator.

Figure II.2 : Une cage d’écureuil

II.3. PARTIES PRINCIPALES


Le moteur asynchrone triphasé (parfois appelé moteur d’induction
triphasé) comprend deux parties : le stator (fixe) et le rotor (tournant).
~ 30 ~

Le stator comporte une carcasse en acier renfermant un empilage


de tôles identiques qui constituent un cylindre vide ; ces tôles sont percées de
trous à leur périphérie intérieure. L’alignement de ces trous forme des
encoches dans lesquelles on loge un bobinage triphasé. La figure II.3 ci-
dessous présente un stator.

Figure II.3: Un stator

Les bobines du stator sont serrées dans les 48 encoches par des
cales de fibre. Ensuite, le tout est trempé dans un vernis chaud qui pénètre
jusqu’au fond des encoches et imprègne le bobinage au complet. Il en résulte
une masse solide pouvant résister aux vibrations tout en offrant une bonne
conduction de la chaleur vers l’extérieur de la machine. Les trois phases sont
connectées en étoile et seulement trois fils sortent à l’extérieur.
Le rotor se compose d’un cylindre de tôles poinçonnées à leur
périphérie extérieur pour former les encoches destinées à recevoir des
conducteurs. Il est séparé du stator par un entrefer très court de l’ordre de 0,4
à 2 mm seulement. Il existe deux types de rotors :
a) le rotor à cage d’écureuil et
b) le rotor bobiné.
a) Le rotor à cage d’écureuil
L’enroulement du rotor à cage d’écureuil est constitué de barres de
cuivre nues introduites dans les encoches ; ces barres sont soudées à
chaque extrémité à deux annaux qui les court-circuitent. L’ensemble
ressemble à une cage d’écureuil d’où le nom de rotor à cage d’écureuil, ou
simplement rotor à cage. Dans les moteurs de petite et moyenne puissance,
~ 31 ~

les barres et les anneaux sont formés d’un seul bloc d’aluminium coulé. La
figure II.4 ci-dessous illustre un rotor à cage d’écureuil

Figure II.4 : Un rotor à cage d’écureuil.

Les 52 encoches sont fermées, ce qui explique la surface lisse extérieure. Les
52 barres de cuivre sont glissées à l’extérieur des encoches puis soudées aux
anneaux extérieurs. Le ventilateur de gauche sert au refroidissement du
moteur et le roulement à billes de droite maintient le rotor bien centré afin qu’il
ne vienne pas frotter contre le stator.
b) Le rotor bobiné
Le rotor bobiné comprend un bobinage triphasé, semblable à celui
du stator, placé dans les encoches. Il est composé de trois enroulements
raccordés en étoile ; l’extrémité libre de chaque enroulement est reliée à une
bague tournant avec l’arbre. Ces bagues permettent, par l’intermédiaire de
trois balais, d’insérer une résistance extérieure en série avec chacun des trois
enroulements lors du démarrage du moteur. En fonctionnement normal, les
trois balais sont court-circuités. La figure II.5 ci-dessous nous montre le rotor
bobiné.

Figure II.5 : Un rotor bobiné.


~ 32 ~

II.4. CHAMP TOURNANT


Considérons un stator élémentaire composant 6 pôles saillants et
bobiné de façon indiquée à la Figure II.6. Trois enroulements identiques Aa-
aN, Bb-bN et Cc-cN, composé de 2 bobines en série (pôle nord et sud), sont
disposés à 120° l’un de l’autre dans l’espace. Les extrémités N sont reliées
pour former un montage en étoile. A cause de la symétrie parfaite des
enroulements, les impédances entre les bornes A, B, C et le neutre N sont
identiques. Les trois bobines dont les bornes sont A, B, C constituent donc
une charge triphasée équilibrée. La figure II.6 ci-dessous illustre un stator
comportant 6 poles.

Figure II.6 : Un stator à 6 pôles

Par conséquent, si l’on applique une source de tension triphasée


aux bornes A, B et C, des courants alternatifs identiques I a, I b et I c déphasé de
120° dans le temps traversent les bobines. Ces courants produisent des
forces magnétomotrices qui engendrent des flux. Ce sont les flux qui nous
intéressent.
Afin de suivre la séquence des événements nous supposons que les
courants sont positifs lorsqu’ils circulent d’une ligne vers le neutre N. Un
courant négatif circule donc du neutre vers la ligne. Supposons que chaque
bobine possède 5 spires et que le courant crête par phase soit de 10A,
lorsque I a=+7 A , les deux bobines de la phase A produisent ensemble une
FMM de 7A*10 spires = 70A et un flux d’une valeur correspondante. Puisque
~ 33 ~

le courant est positif, il produit un flux qui se dirige verticalement vers le haut,
d’après la règle de la main droite.
En observant, à différent instants, la valeur et le sens du courant
dans chacune des bobines, on peut établir les directions successives du
champ magnétique résultant. La figure II.7 ci-dessous nous présente les
directions successives du champ magnétique résultant.

Figure II.7 : Les directions successives du champ magnétique résultant

A l’instant 1, par exemple, le courant I a a une valeur de +10A alors


que les courants I b et I c ont chacun -5A. La FMM de la phase A vaut alors :
10A*10=100A ; celles des phases B et C, 50A chacune. La direction du flux
étant imposée par le sens des courants, le champ doit avoir l’allure indiquée à
la Figure II.8a.
On remarque que les six pôles produisent un champ résultant qui équivaut à
celui que donneraient un seul pole nord et un seul pole sud. A l’instant 2, soit
un sixième de cycle plus tard, courant Ic atteint sa valeur crête de -10A, tan
disque les valeurs I a et I b sont +5A chacune (voir Figure II.7) comme
précédemment, on détermine la valeur des FMM et l’on constate que le champ
garde la même allure, sauf qu’il s’est déplacé (dans l’espace) d’un angle de
60°. En d’autres termes, le flux a effectué 1/6 de tour entre les instants 1 et 2.
En procédant ainsi pour chacun des instants 3, 4, 5, 6, et 7, séparés par des
intervalles de 1/6 de cycle, on constate que le champ résultant exécute un tour
~ 34 ~

complet pendant un cycle. La figure II.8 ci-dessous illustre le champ


magnétique à chaque instant

Figure II.8 :

g. champ magnétique à l’instant 1 ; l’orientation est verticale.


h. Le champ magnétique à l’instant 2 identique à celui de l’instant 1, sauf qu’il a
tourné d’un angle de 60°.
i. Champ magnétique à l’instant 3.
j. Champ magnétique à l’instant 4.
k. Champ magnétique à l’instant 5.
l. Champ magnétique à l’instant6.
La vitesse de rotation du champ dépend donc de la fréquence de la
source qui alimente le moteur. Si la fréquence des courants est de 60Hz, le
champ fait un tour complet en 1/60s, ce qui équivaut à 60 tours par seconde
ou 3600 tours par minute. Par contre, si la fréquence est de 5Hz, le champ
effectue un tour en 1/5s, ce qui donne une vitesse de rotation de 300tr/min.
~ 35 ~

Puisque la vitesse de rotation du champ est forcément synchronisée avec la


fréquence du réseau, on l’appelle vitesse synchrone.

II.5. SENS DE ROTATION


Les valeurs maximales des courants de la Figure II.7 se succèdent
dans l’ordre A-B-C. On observe que, pour une telle séquence des phases, le
champ tourne dans le sens horaire. Si l’on intervertit deux des fils de ligne
alimentant le stator, la nouvelle séquence sera A-C-B. En suivant un
raisonnement analogue à celui de la section II.4. On constaterait que le champ
tourne à la vitesse synchrone dans le sens antihoraire, ce qui change le sens
de rotation du moteur.

II.6. DEMARRAGE DU MOTEUR A CAGE D’ECUREUIL


Au moment où l’on ferme l’interrupteur pour brancher les
enroulements du stator d’un moteur asynchrone triphasé sur une ligne
triphasée, le rotor à cage est encore au repos. Le champ tournant qui provient
du stator coupe les conducteurs du rotor et il engendre une tension dans
ceux-ci.
Cette tension est alternative, car les conducteurs sont tantôt devant
un pole nord, tantôt devant un pole sud du champ tournant. La fréquence de la
tension dépend du nombre de pôles N et S passant devant un conducteur en
une seconde ; lorsque le rotor est au repos, elle est toujours égale à la
fréquence du réseau. Les conducteurs étant court-circuités à leurs extrémités
par les deux anneaux, la tension induite fait circuler des courants. La
résistance offerte par la cage est très faible et les courants sont intenses :
quelques centaines d’ampères pour les machines de moyenne puissance.
Les mêmes conducteurs du rotor portant ces courants se trouvent
toujours dans le chemin du flux provenant du stator ; ils sont alors soumis à
des forces ainsi produites tendent à entraîner le rotor dans le sens de rotation
du champ.
Pour résumer :
~ 36 ~

1. les tensions d’un système triphasé appliquées au stator d’un moteur


asynchrone y produisent des courants triphasés ;
2. les courants produisent un champ tournant (principe I) ;
3. le champ tournant induit une tension dans les barres du rotor (principe
III) ;
4. la tension induite donne naissance à des courant intenses dans les
barres;
5. les barres portant un courant, et situées dans un champ magnétique,
sont soumises à des forces électromagnétiques (principe II) ;
6. les forces tendent à entraîner le rotor dans le sens de rotation du
champ.

II.7. ACCELERATION DU ROTOR ET GLISSEMENT


L’ensemble des forces agissant sur les conducteurs produit un
couple qui met rapidement le rotor en mouvement quand il est libre de tourner.
A mesure que le rotor accélère, la vitesse relative du champ tournant par
rapport au rotor diminue. On note alors que la valeur et la fréquence de la
tension induite dans les conducteurs du rotor diminuent, car la vitesse de
coupure des lignes de flux décroît. Le courant, intense au début, tombe
rapidement.
La vitesse du rotor continue d’augmenter, mais elle n’atteint pas
celle du champ tournant. En effet, si le rotor tournait à la même vitesse que le
champ (vitesse synchrone), le flux ne couperait plus les conducteurs ; la
tension induite et les courants dans le rotor seraient donc nuls. Dans ces
conditions, les forces agissant sur les conducteurs deviendraient nulles et le
frottement du rotor sur les paliers et sur l’air aurait tôt fait de freiner le moteur.
La vitesse du rotor doit donc être légèrement inférieure à la vitesse synchrone
pour produire un courant et, par conséquent, un couple suffisant pour vaincre
les frottements.
A vide, c’est-à-dire lorsque le moteur n’entraîne aucune charge mécanique, la
différence entre la vitesse du champ tournant et celle du rotor est très faible :
moins de 0,1% de la vitesse synchrone. On dit alors que le glissement est de
0,1%.
~ 37 ~

II.8. GLISSEMENT ET VITESSE DE GLISSEMENT


La vitesse de glissement ng d’un moteur asynchrone est simplement
la différence entre la vitesse synchrone et la vitesse du rotor.
ng=ns−n (II.1)
Par ailleurs, le glissement s d’un moteur asynchrone est la différence
entre la vitesse asynchrone et celle du rotor exprimée relativement à la vitesse
synchrone. On peut donc écrire :
ns−n ng
s= = (II.2)
ns ns
S=¿ glissement
ns=¿ vitesse synchrone (r/min)
n=¿ vitesse du rotor (r/min)
ng=¿ vitesse de glissement (r/min)
La valeur de n est positive lorsque le rotor tourne dans le même
sens que le champ tournant. Si on multiplie la valeur relative ( p . u.) du
glissement s par 100, on obtient le glissement en pour cent. Le glissement
d’un moteur tournant à vide est presque nul alors qu’il est de 1 (ou 100%)
lorsque le rotor est à l’arrêt.

II.9. CARACTERISTIQUES DES MOTEURS A CAGE


D’ECUREUIL
Le tableau II.1 donne les caractéristiques électriques moyennes des
moteurs asynchrones à cage d’écureuil dans la gamme des puissances
comprises entre 1 kw et 20 Mw. Les explications suivantes nous aiderons à
comprendre les valeurs relatives ( p . u.) indiquée.
~ 38 ~

Tableau II.1 : caractéristiques des moteurs à cage d’écureuil.

Courant Couple Vitesse Rendement Facteur de


Condition p.u p.u p.u p.u puissance
de charge Puissance Puissance Puissance Puissance Puissance
Faible* grand* Faible grand Faible grand Faible grand faible grand
Plein charge 1 1 1 1 0,97 0,996 0,7à0,9 0,93à 0,8à0,85 0,87à
0,98 0,90
à vide 0,5 0,3 0 0 ֮1 ֮1 0 0 0,2 0,05
Rotor bloqué 5 à 8 4à6 1,5à3 0,5à1 0 0 0 0 0,4 0,1
*faible puissance veut dire 1kw à10kw *grande puissance veut dire 1MW à 20MW

II.9.1. Moteur fonctionnant à vide

Lorsque le moteur tourne à vide, le courant est compris entre 50% et


20% du courant de peine charge. Ce courant est semblable au curant
d’excitation d’un transformateur, il est composé en majeure partie d’un courant
magnétisant qui produit le flux tournant ɸm et d’une faible composante active
pour fournir les pertes par frottement et aération, plus les pertes dans le fer. Le
flux accroche le rotor et le stator ; par conséquent, il est semblable à flux
mutuel.
Lorsqu’un moteur asynchrone fonctionne à vide, le flux créé est
essentiellement un flux mutuel ɸm . A cause de la présence de l’entrefer, une
puissance réactive considérable est requise pour produire ce flux.
La puissance réactive requise pour créer le champ tournant est donc
considérable et, afin de la réduire, on est amené à utiliser un entrefer aussi
petit que possible, en tenant compte des tolérances mécaniques acceptable.
Le facteur de puissance à vide est compris entre 20% pour les petits moteurs
et 5% pour les gros. Le rendement est nul, car la machine ne débite aucune
puissance utile.

II.9.2. Moteur à pleine charge

Lorsque le moteur est en charge, le courant circulant dans le rotor


produit une FMM qui tend à changer le flux mutuel ɸm . Ceci engendre un
courant dans le stator dont la FMM tend à s’opposer à celle créée par le rotor.
Ces FMM sont très semblables à celles produites par le primaire et le
~ 39 ~

secondaire d’un transformateur sous charge. Par conséquent, en plus du flux


mutuel, des flux de fuite ɸf1 et ɸf2 sont créés.
A pleine charge, le flux mutuel diminue mais des flux de fuites sont
créés par le rotor. Il s’ensuit que la puissance réactive est légèrement
supérieure à celle obtenue dans un moteur fonctionnant à vide. Lorsque le
moteur fonctionne en charge, la puissance réactive (kvar) requise pour
produire ces trois flux est légèrement supérieure à celle absorbée par le
moteur vari proportionnellement avec la charge mécanique. Il s’ensuit que le
facteur de puissance du moteur (KW/KVA) s’améliore à mesure que la charge
croit : à pleine charge, il est compris entre 80% pour les petits moteurs et 90%
pour les gros. Le rendement à pleine charge est particulièrement élevé ; il peut
atteindre 98% pour les grosses machines.
Enfin, le tableau indique que la vitesse à pleine charge est comprise entre
0,97 et 0,996 de la vitesse synchrone.

II.9.3. Moteur au démarrage

Lorsque le rotor est bloqué, le courant est 5 à 8 fois plus grand que
le courant de pleine charge. Cela entraîne des pertes joule de 25 à 64 fois
plus grandes que les pertes normales. On doit donc éviter de bloquer le rotor,
pour prévenir la surchauffe des enroulements. Puisque le moteur ne tourne
pas, la puissance mécanique est nulle, son rendement est nul. Cependant, il
développe un couple considérable. En ce qui concerne le facteur de
puissance, il demeure bas, car une grande puissance réactive est requise
pour entretenir les flux de fuite du rotor et du stator. Ces flux sont beaucoup
plus grands que dans un transformateur, car les enroulements du stator et du
rotor ne sont pas couplés aussi étroitement.

II.10. CHEMINEMENT DE LA PUISSANCE ACTIVE


Les tensions et les courants d’un moteur asynchrone permettent de
comprendre son fonctionnement détaillé. Cependant, on comprend mieux la
transformation de l’énergie électrique en énergie mécanique en suivant le
cheminement de la puissance active qu’il absorbe (voir Figure II.9). Ainsi,
~ 40 ~

lorsqu’on alimente un moteur asynchrone, une partie P js de la puissance active


Pe qu’il reçoit est dissipée par effet joule dans les enroulements du stator, et

une autre partie Pf est perdue dans le fer. Le reste de la puissance, Pr , est
transporté au rotor, par induction, à travers l’entrefer.
Une troisième tranche P jr se dissipe par effet joule dans les
enroulements du rotor, et le reste Pm est enfin disponible sous forme de
puissance mécanique. Si l’on en soustrait les pertes par ventilation Pv , on
obtient la puissance mécanique Pmc fournie à la charge. Afin d’exploiter ce
diagramme de répartition des puissances actives pour les calculs, on donne
ci-après trois relations importantes associées à ces diverses puissances.

II.10.1. Rendement

Le rendement du moteur est, par définition, le rapport entre la


puissance mécanique Pmc fournie à la charge et la puissance électrique Pe
fournie au moteur :
Pmc
Rendement (η)= (II.3)
Pe

η = rendement
Pmc = puissance mecanique
Pe = puissance électrique
La figure II.9 ci-dessous démontre cheminement de la puissance active dans
un moteur asynchrone triphasé.

Figure II.9 : Cheminement de la puissance active dans moteur asynchrone triphasé.


~ 41 ~

II.10.2. Pertes joule dans le rotor

Il existe une relation entre les pertes joule P jr dans le rotor et la


puissance Pr qu’il reçoit est donnée par la formule :
P jr =s P r (II.4)

P jr = pertes joule dans le rotor (w)
s = glissement
Pr = puissance transmise au rotor (w)

II.10.3. Puissance mécanique

La puissance mécanique Pm développée par le moteur est égale à la


puissance transmise au rotor moins les pertes joule dans celui-ci. Ainsi,
Pm=P r−P jr
¿ Pr −s P r
Pm=P r−s (II.5)
D’où
En raison des pertes Pv par frottement et aération, la puissance
mécanique disponible pour entraîner la charge est légèrement inférieure à la
puissance mécanique. Dans la plupart des calculs pratiques, on incorpore les
pertes Pv avec les pertes dans le fer. Dans ces circonstances, la puissance Pmc
se confond avec la puissance Pm.

II.10.4. Couple du moteur

Le couple développé par le moteur est donné par l’expression :

9 ,55 Pm
T=
n
Si on substitue dans cette équation les expressions du glissement et
de la puissance mécanique, on obtient :
9 ,55 Pr ( 1−s ) 9 ,55 Pr
T= =
ns ( 1−s ) ns
Donc
9 ,55 Pr
T= (II.6)
ns
~ 42 ~


T = couple, en newton-mètres (N.m)
Pr = puissance transmis au rotor, en watts (W)
ns = vitesse synchrone, en tours par minute(r/min)
9 , 55 = facteur tenant compte des unités (valeur exacte 30/π)
Les équations II.3 à II.6 sont valables pour toutes les vitesses, positives et
négatives, y compris la vitesse nulle au moment du démarrage.
L’équation II.4 nous indique que les pertes joule dans le rotor croissent lorsque
le glissement augmente. Ainsi un rotor tournant à la moitié de la vitesse
synchrone (s = 0,5) dissipe sous forme de chaleur 50% de la puissance qu’il
reçoit. Au moment du démarrage (s = 1), toute la puissance est dissipée en
chaleur dans le rotor.
L’équation II.4 nous révèle que le couple est d’autant plus grand que la
puissance Pr fournie au rotor est plus élevée. Donc, pour obtenir un fort couple
de démarrage, il faut fournir une grande puissance active au rotor. Toutefois,
comme celle-ci est alors entièrement dissipée en chaleur, la température du
rotor monte très rapidement.

II.11. COURBES DU COUPLE EN FONCTION DE LA VITESSE


Considérons un moteur à cage, alimenté par une source triphasée
dont la tension et la fréquence sont fixes. A mesure qu’on augmente la charge
mécanique, la vitesse baisse progressivement. Cependant lorsque le couple
atteint la valeur critique appelé point de décrochage, la vitesse chute
subitement et le moteur s’arête.
Il existe donc une relation entre le couple développé par le moteur et
sa vitesse. Cette relation n’est pas simple ; c’est pourquoi on préfère la
présenter sous forme de courbe plutôt que par une équation.
On montre à la Figure II.10 une courbe du couple en fonction de la vitesse
pour un moteur de 1kw, de construction conventionnelle. Si T désigne la
valeur du couple de pleine charge, on voit que le couple de démarrage vaut
1,5 T. A mesure que la croit, le couple diminue, et passe par un minimum
avant d’augmenter de nouveau. Il atteint une valeur maximale de 2,5 T à 80%
~ 43 ~

de la vitesse synchrone. Passé ce point, le couple diminue, tandis que la


vitesse continue à augmenter. On passe alors par le point d’opération normal
(T,n) de pleine charge, avant d’atteindre la vitesse synchrone n s, où le couple
est nul.
Les moteurs de petite puissance (10kw et moins) atteignent leur
couple de décrochage à une vitesse n d qui est d’environ 80% de la vitesse
synchrone ; les machines de grosse puissance (1000kw et plus) décrochent à
une vitesse de l’ordre de 0,98ns.
La forme de la courbe couple/vitesse dépend donc de la grosseur du
moteur et de ses caractéristiques particulières. La figure II.10 ci-dessous
illustre une courbe typique du couple en fonction de la vitesse d’un moteur
asynchrone triphasé de 1kw.

Figure II.10 : Une courbe typique du couple en fonction de la vitesse.

II.12. MOTEUR A ROTOR BOBINE


Nous avons vu à la section II.2 les différences de construction entre
le moteur à cage d’écureuil et le moteur à rotor bobiné. Ce dernier est aussi
appelé moteur à bagues. Bien que le moteur à bagues soit plus coûteux que le
moteur à cage, il offre, cependant, les avantages suivants :
1. son courant de démarrage est moins élevé que celui d’un moteur à cage
lorsqu’on intercale trois résistances extérieures dans l’enroulement
triphasé du rotor.
2. son couple de démarrage est alors supérieur à celui du moteur à cage
ordinaire.
~ 44 ~

3. sa vitesse peut être réglée au moyen de résistances extérieures.


En plus de convenir aux charges qui demandent une vitesse
variable, ce moteur s’adapte parfaitement aux charges qui exigent une période
de démarrage prolongée, accompagnée d’un couple de démarrage élevé.
La Figure II.11 ci-dessous représente schématiquement le montage employé
pour le démarrage d’un moteur à rotor bobiné. Par l’intermédiaire des bagues,
on relie les enroulements du rotor à trois résistances extérieures variables,
raccordées en étoile. Au démarrage, les résistances variables ont leur valeur
maximale. Au fur et à mesure que la vitesse du moteur augmente, on réduit la
valeur des résistances. Quand la vitesse de régime permanent est atteinte, on
court-circuite les trois enroulements. Un choix approprié de la valeur des
résistances permet d’obtenir à la fois une grande diminution du courant de
démarrage et une forte augmentation du couple moteur.
Dans le cas des moteurs de grande capacité, on utilise souvent un
rhéostat liquide pour assurer le démarrage. Ce rhéostat est constitué de trois
électrodes baignant dans un électrolyte dont le principal composant est de
l’eau. Pour faire varier la résistance, on change tout simplement le niveau de
l’électrolyte qui entoure les électrodes. La grande capacité thermique de l’eau
évite une augmentation excessive de température lors du démarrage. On
peut régler la vitesse du moteur à rotor bobiné en faisant varier la résistance
du rhéostat. La vitesse est d’autant plus basse que la résistance est plus
grande. Cette méthode présente l’inconvénient qu’une partie importante de la
puissance fournie au moteur est dissipée en chaleur dans les résistances ; le
rendement est donc mauvais. De plus, la vitesse varie sensiblement avec les
fluctuations de la charge mécanique. La puissance motrice qu’on peut tirer
d’un moteur à rotor bobiné dépend de sa vitesse. Ainsi, pour le même
échauffement, un moteur qui peut produire 100kw à 3600 r/min ne fournira
que 40 kw environ à 1800 r/min.
Lorsqu’on désire faire varier la vitesse d’un gros moteur, la perte de
puissance continuelle dans un rhéostat extérieur devient inacceptable. Dans
ces circonstances, on utilise des onduleurs électroniques dans le circuit du
~ 45 ~

rotor. Au lieu de gaspiller cette énergie, les onduleurs la renvoient dans le


réseau triphasé qui alimente le moteur. La figure II.11 ci-dessous illustre le
montage d’un moteur à rotor bobiné.

Figure II.11 : Le montage d’un moteur à rotor bobiné.

II.13. APPLICATION DES MOTEURS ASYNCHRONES


TRIPHASES
Lorsqu’on veut utiliser un moteur asynchrone triphasé pour une
application particulière, on se rend compte que plusieurs types de moteurs
remplissent les exigences de la charge. Il faut donc faire un choix. Le
problème est généralement simplifié du fait que le fabricant du tour, du
ventilateur, de la pompe, etc., indique la catégorie de moteur convenant le
mieux à la charge à entraîner. Il est cependant très utile de connaître les
caractéristiques de construction et d’utilisation des différents types de moteurs
asynchrones triphasés, car ce sont elles qui en déterminent le choix.

II.13.1. Standardisation et classification des moteurs asynchrones


triphasés

Tous les moteurs industriels de puissance inférieure à 500HP ont


des carcasses dont les dimensions importantes ont été standardisées par des
organismes de normalisation. Ainsi, le moteur de 25HP, 1725r/min, 60Hz d’un
fabricant peut être remplacé par celui d’un autre fabricant sans qu’il soit
nécessaire de changer les trous de fixation, la hauteur de l’arbre ou le mode
d’accouplement. La standardisation ne couvre pas seulement l’aspect
~ 46 ~

mécanique ; elle dicte également les exigences minimales en ce qui concerne


les caractéristiques électriques des moteurs doivent satisfaire aux valeurs
limites établies pour le couple de démarrage, le courant de démarrage, la
capacité de surcharge, l’échauffement et les normes de sécurité.

II.13.2. Classification selon les conditions environnementales

Selon les conditions environnementales auxquelles on les destine,


les moteurs peuvent être classés en cinq types principaux :

II.13.2.1. Moteur abrités

Leur carcasse protège les bobinages contre la chute des particules


solides et liquides qui tombent à un angle compris entre 0° et 15°. Ils sont
ventilés par l’intérieur, grâce à un ventilateur solidaire du rotor. Leur
échauffement par résistance peut être de 60°C, 80°C, 105°C ou 125°C selon
la classe d’isolation utilisée. Ces moteurs sont utilisables dans la plupart des
applications. La figure II.12 ci-dessous présente un moteur abrité.

Figure II.12 : Moteur abrité.

II.13.2.2. Moteur étanches aux éclaboussures

Leur carcasse protège les bobinages contre la chute des particules


solides ou liquides qui tombent à un angle compris entre 0° et 100° de la
verticale. Leur ventilation se fait aussi par l’intérieur. Leur limite
d’échauffement admissible est la même que celle des moteurs abrités. Ces
moteurs sont surtout employés dans les endroits humides.
~ 47 ~

II.13.2.3. Moteurs blindés

Ils comportent une enveloppe empêchant toute communication


directe entre l’intérieur du moteur et le milieu ambiant. Ils sont destinés aux
locaux très humides ou très poussiéreux. Ces moteurs sont habituellement de
faible puissance ; l’évacuation de la chaleur s’y fait difficilement, car ils ne
comportent ni ventilation intérieure, ni ventilation extérieure. On leur permet
un échauffement par résistance de 65°C, 85°C, 110°C ou 130°C selon leur
mode d’isolation. La figure II.13 ci-dessous illustre un moteur blindé.

Figure II.13 : Moteur blindé.

II.13.2.4. Moteurs blindés avec ventilateur extérieur

Le refroidissement des moteurs fermés de moyenne et grande


puissances, servant dans les conditions défavorables, est assuré par une
ventilation extérieure forcée ; il suffit de souffler de l’air entre la carcasse du
moteur et une seconde enveloppe concentrique. On leur permet le même
échauffement que pour les moteurs abrités. La figure II.14 ci-dessous nous
montre un moteur blindé avec ventilateur extérieur.

Figure II.14 : Moteur blindé avec ventilateur extérieur


~ 48 ~

II.13.2.5. Moteurs anti explosifs

Ces moteurs sont utilisés quand le milieu environnant présente des


dangers d’explosion (mines de charbon, raffinerie de pétrole, moulins à grain).
Ils sont toujours fermés hermétiquement ; de plus, leur carcasse peut résister
à l’énorme pression qui résulterait d’un violent court-circuit interne. On leur
permet le même échauffement que pour les moteurs blindés. La figure II.15 ci-
dessous illustre un moteur anti explosif.

Figure II.15 : Moteur anti explosif

II.13.3. Classification selon les caractéristiques électriques et


mécaniques

En pus de pouvoir choisir parmi les catégories environnementales,


l’usager peut également opter pour une grande variété de moteurs triphasés
offrant des caractéristiques électriques et mécaniques diverses. Nous ne
donnons ici que les principales catégories :
1. Moteurs à couple de démarrage normal (CEMA classe B)
La grande majorité des moteurs asynchrones appartient à ce
groupe. Ces moteurs, d’usage général, peuvent entraîner des ventilateurs, des
pompes centrifuges, des machines-outils, etc.
2. Moteurs à couple de démarrage élevé (CEMA classe C)
Ces moteurs sont utilisés dans les cas où le démarrage est difficile
ou d’une durée plutôt longue. Les pompes et les compresseurs à piston qui
démarrent en charge doivent être entraînés par de tels moteurs. Ces moteurs
comportent, en général, un rotor à double cage.
~ 49 ~

3. Moteurs à glissement élevé (CEMA classe D)


En plus de développer un couple de démarrage très élevé, ces
moteurs ont un bas courant de démarrage. Ainsi, les moteurs qui entraînent
des charges à grande inertie (comme un séchoir centrifuge) démarrent
lentement ; leur courant de démarrage doit donc être assez faible pour éviter
l’échauffement excessif des bobinages.
La vitesse nominale de ces moteurs est d’environ 10% plus faible
que leur vitesse synchrone. Cette caractéristique est parfois mise à profit pour
l’entraînement de machines telles que cisailles, poinçonneuses et presses.
Celles-ci comportent un volant qui emmagasine de l’énergie mécanique et la
restitue lorsque de fortes surcharges sont brusquement appliquées. Ces
moteurs sont aussi employés avec des appareils de levage. Cependant, dans
tous les cas, leur régime de charge doit être intermittent afin de prévenir tout
échauffement excessif. La cage d’écureuil de ces moteurs est généralement
en laiton.
Le graphique de la Figure II.16 nous permet de comparer les
caractéristiques couple-vitesse de ces différents moteurs. Les détails de
construction de leurs rotors y sont également indiqués. Remarquer que les
différentes caractéristiques sont obtenues surtout par des changements
effectués sur le rotor.
Ainsi, plus la résistance de la cage d’écureuil est élevée, plus le couple de
démarrage est grand et plus la vitesse nominale est basse. L’emploi du laiton
au lieu du cuivre dans le rotor a pour effet d’augmenter sa résistance et, par
conséquent, son couple. Par contre, plus la résistance du rotor est
considérable, plus les pertes dans celui-ci sont grandes en régime normal, et
plus le rotor s’échauffe.
Le fonctionnement du rotor à double cage (moteur classe C) est
basé sur le fait que la fréquence du courant rotorique diminue à mesure que la
vitesse du moteur croit, et que la réactance inductive est plus grande pour un
conducteur logé profondément dans l’acier (cage 2) que pour un autre placé
~ 50 ~

près de la surface du rotor (cage 1). De plus à cause de sa petite section, la


résistance de la cage 1 est sensiblement plus grande que celle de la cage 2.
Au moment où le moteur est mis sous tension, la fréquence du
courant dans le rotor est égale à celle de la ligne d’alimentation. La réactance
inductive de la cage 2 est alors élevée, de sorte que le courant circule surtout
dans la cage 1 à haute résistance. A mesure que le moteur accélère, la
réactance inductive des deux cages d’écureuil baisse et, finalement, lorsque le
moteur marche en régime normal, elle devient tellement basse que le courant
dans le rotor est limité seulement par les résistances en parallèle de la cage 1
et de la cage 2. On peut constater que la valeur de la résistance effective du
rotor est élevée au démarrage et basse en régime normal.
La figure II.16 ci-dessous illustre les courbes du couple en fonction
de la vitesse de classe B, C et D de CEMA.

Figure II.16 : Les courbes du couple en fonction de la vitesse de classe B, C et D de


CEMA.

II.14. CONCLUSION
Dans ce deuxième chapitre sur le moteur asynchrone triphasé, nous
nous sommes familiarisés avec sa construction, son principe de
fonctionnement, ses propriétés de base et son application. Afin de bien
comprendre son fonctionnement et en quoi peut-il nous servir.
~ 51 ~

CHAPITRE III : ETUDE DU VARIATEUR DE VITESSE DU


MOTEUR ASYNCHRONE TRIPHASE

III.1. INTRODUCTION
De nos jours, l’utilisation croissante des variateurs de vitesse dans
les procédés industriels est préférable pour protéger les installations
existantes contre les perturbations électriques.
Dans ce chapitre nous allons parler de variateur électronique de
vitesse de moteurs asynchrones triphasés.

III.2. DEFINITION DU VARIATEUR DE VITESSE


Un variateur de vitesse est un équipement permettant de faire varier
la vitesse d’un moteur, une nécessité pour de nombreux procédés industriels.

III.3. AVANTAGES ET INCONVENIENTS DES VARIATEURS DE


VITESSE

III.3.1. Avantages

Le recours aux variateurs de vitesse offre plusieurs avantages :


 démarrage progressif des moteurs réduisant les chutes de tension dans
le réseau et limitant les courants de démarrage ;
 amélioration du facteur de puissance ;
 précision accrue de la régulation de vitesse ;
 prolongement de la durée de service du matériel entraîné ;
 diminution de la consommation d’électricité.
III.3.2. Inconvénients

Tous les variateurs de vitesse intégrant des dispositifs de


commutation (diodes, thyristors, IGBT, ect.) forment une charge non linéaire
qui engendre des courants harmoniques, sources de distorsion de l’onde
(chute ou perturbation de la tension) dans le réseau électrique. Cette
dégradation de l’onde peut perturber tant les équipements électriques du client
que ceux du réseau électrique si aucune mesure d’immunité n’est prise. Par
~ 52 ~

ailleurs, des résonances harmoniques peuvent également apparaître entre les


variateurs de vitesse et les batteries de condensateurs.
Les effets néfastes peuvent se manifester par la défaillance
prématurée des équipements électriques (surchauffe des moteurs, des câbles
et des transformateurs), par la dégradation de l’isolation des moteurs
commandés ou par l’interruption des procédés (fusibles brûlés).

III.4. PRINCIPE DE FONCTONNEMENT D’UN VARIATEUR DE


VITESSE
Un variateur de vitesse peut ne pas être en même temps régulateur.
Dans ce cas, c’est un système, rudimentaire, qui possède une commande
élaborée à partir des grandeurs électriques du moteur avec amplification de
puissance, mais sans boucle de retour : il est dit « en boucle ouverte ».
La vitesse du moteur est définie par une grandeur d’entrée (tension
ou courant) appelée consigne ou référence. Pour une valeur donnée de la
consigne, cette vitesse peut varier en fonction des perturbations (variations de
la tension d’alimentation, de la charge, de la température). La plage de vitesse
s’exprime en fonction de la vitesse nominale.

III.4.1. Les principaux modes de fonctionnement et principaux types


de variateurs électroniques de vitesse

a) Mode de fonctionnement
Les variateurs de vitesse peuvent, selon le convertisseur
électronique, soit faire fonctionner un moteur dans un seul sens de rotation, ils
sont alors dits « unidirectionnels », soit commander les deux sens de rotation,
ils sont alors dits « bidirectionnels ». Les variateurs peuvent être « réversibles
» lorsqu’ils peuvent récupérer l’énergie du moteur fonctionnant en générateur
(mode freinage). La réversibilité est obtenue soit par un renvoi d’énergie sur le
réseau (pont d’entrée réversible), soit en dissipant l’énergie récupérée dans
une résistance avec un hacheur de freinage.
~ 53 ~

A noter que lorsque la machine fonctionne en générateur elle doit bénéficier


d’une force d’entraînement. Cet état est notamment exploité pour le freinage.
L’énergie cinétique alors présente sur l’arbre de la machine est soit transférée
au réseau d’alimentation, soit dissipée dans des résistances ou, pour les
petites puissances, dans les pertes de la machine.
La figure III.1 ci-dessous illustre les quatre situations possibles dans
le diagramme couple-vitesse d’une machine résumées dans le tableau
associé.

Figure III.1 : Les quatre situations possibles dans le diagramme couple-vitesse d’une
machine résumées dans le tableau associé

a.1. Variateur unidirectionnel


Ce type de variateur le plus souvent non réversible est réalisé pour :
 un moteur CC, avec un convertisseur direct (CA => CC) comportant un
pont mixte à diodes et thyristors (Figure III.2.a),
 un moteur AC, avec un convertisseur indirect (avec transformation
intermédiaire en CC) comportant en entrée un pont de diodes suivi d’un
convertisseur de fréquence qui fait fonctionner la machine dans le
quadrant 1 (Figure III.2.b). Dans certains cas ce montage peut être
exploité en bidirectionnel (quadrants 1 et 3).
La figure III.2 ci-dessous nous montre les schémas de principe : a)
convertisseur direct à pont mixte ; b) convertisseur indirect avec : (1) pont de
~ 54 ~

diodes, (2) dispositif de freinage (résistance et hacheur), (3) Convertisseur de


fréquence.

Figure III.2: Les schémas de principe: a) convertisseur direct à pont mixte; b)


convertisseur indirect avec: (1) pont de diodes, (2) dispositif de freinage (résistance et
hacheur), (3) convertisseur de fréquence.

Un convertisseur indirect comportant un hacheur de freinage et une


résistance correctement dimensionnée convient parfaitement pour un freinage
momentané (ralentissement ou sur un engin de levage quand le moteur doit
développer un couple de freinage en descente pour retenir la charge). En cas
de fonctionnement prolongé avec une charge entraînante, un convertisseur
réversible est indispensable car la charge est alors négative comme, par
exemple, avec un moteur utilisé en frein sur un banc d’essai.
a.2. Variateur bidirectionnel
Ce type de variateur peut être un convertisseur réversible ou non
réversible. S’il est réversible, la machine fonctionne dans les quatre quadrants
et peut permettre un freinage important. S’il est non réversible, la machine ne
fonctionne que dans les quadrants 1 et 3.
a.3. Fonctionnement à couple constant
Le fonctionnement est dit à couple constant quand les
caractéristiques de la charge sont telles qu’en régime établi, le couple
demandé est sensiblement le même quelle que soit la vitesse. Ce mode de
fonctionnement se retrouve sur des machines de type convoyeur ou malaxeur.
Pour ce type d’applications le variateur doit avoir la capacité de fournir un
couple de démarrage important (1,5 fois ou plus le couple nominal) pour
~ 55 ~

vaincre les frottements statiques et pour accélérer la machine (inertie). La


figure III.3 ci-dessous illustre la courbe de fonctionnement à couple constant.

Figure III.3 : La courbe de fonctionnement à couple constant.

a.4. Fonctionnement à couple variable


Le fonctionnement est dit à couple variable quand les
caractéristiques de la charge sont telles qu’en régime établi, le couple
demandé varie avec la vitesse. C’est en particulier le cas des pompes
volumétriques à vis d’Archimède dont le couple croit linéairement avec la
vitesse (Figure III.4.a) ou les machines centrifuges (pompes et ventilateurs)
dont le couple varie comme le carré de la vitesse (Figure III.4.b). La figure III.4
ci-dessous démontre les courbes de fonctionnement à couple variable.
~ 56 ~

Figure III.4 : Les courbes de fonctionnement à couple variable.

Pour un variateur destiné à ce type d’application, un couple de


démarrage plus faible (en général 1,2 fois le couple nominal du moteur) est
suffisant. Il dispose le plus souvent de fonctions complémentaires comme la
possibilité d’occulter des fréquences de résonance correspondant à des
vibrations indésirables de la machine. Le fonctionnement au-delà de la
fréquence nominale de la machine est impossible en raison de la surcharge
qui serait imposée au moteur et au variateur.
a.5. Fonctionnement à puissance constante
C’est un cas particulier du couple variable. Le fonctionnement est dit
à puissance constante quand le moteur fournit un couple inversement
proportionnel à la vitesse angulaire. C’est le cas, par exemple, pour un
enrouleur dont la vitesse angulaire doit diminuer au fur et à mesure que croît
le diamètre d’enroulement par accumulation du matériau. C’est également le
cas des moteurs de broche des machines outils. La plage de fonctionnement à
puissance constante est par nature limitée: en basse vitesse par le courant
fourni par le variateur et en grande vitesse par le couple disponible du moteur.
~ 57 ~

En conséquence, le couple moteur disponible avec les moteurs asynchrones


et la capacité de commutation des machines à courant continu doivent être
bien vérifiés. La figure III.5 ci-dessous illustre la courbe de fonctionnement à
puissance constante.

Figure III.5 : La courbe de fonctionnement à puissance constante.

b) Principaux types de variateurs


Seuls les variateurs les plus courants et les réalisations
technologiques usuelles sont cités dans ce chapitre. Il existe de nombreux
schémas de variateurs de vitesse électronique : cascade hyposynchrone,
cycloconvertisseurs, commutateurs de courant, hacheurs…
b.1. Redresseur contrôlé pour moteur à courant continu
Il fournit, à partir d’un réseau alternatif monophasé ou triphasé, un
courant continu avec un contrôle de la valeur moyenne de la tension. Les
semi-conducteurs de puissance sont assemblés en pont de Graëtz,
monophasé ou triphasé. Le pont peut être mixte (diodes / thyristors) ou
complet (tout thyristor). Cette dernière solution est la plus fréquente car elle
permet un meilleur facteur de forme du courant délivré. Le moteur à courant
continu est le plus souvent à excitation séparée, sauf dans les petites
puissances où les moteurs à aimants permanents sont assez fréquents. La
figure III.6 ci-dessous présente le schéma d’un redresseur contrôlé pour
moteur à courant continu.
~ 58 ~

Figure III.6 : Le schéma d’un redresseur contrôlé pour moteur à courant continu.

L’utilisation de ce type de variateur de vitesse est bien adaptée pour


toute application. Les seules limites sont imposées par le moteur à courant
continu, en particulier la difficulté d’obtention de vitesses élevées et la
nécessité de maintenance (remplacement des balais). Les moteurs à courant
continu et leurs variateurs associés ont été les premières solutions
industrielles. Depuis plus d’une décennie, leur usage est en constante
diminution au profit des convertisseurs de fréquence. En effet, le moteur
asynchrone est à la fois plus robuste et plus économique qu’un moteur à
courant continu. Contrairement aux moteurs à courant continu, standardisés
en enveloppe IP55, il est aussi pratiquement insensible à l’environnement
(ruissellement, poussières, ambiances dangereuses…).
b.2. Convertisseur de fréquence pour moteur asynchrone
Il fournit, à partir d’un réseau alternatif à fréquence fixe, une tension
alternative triphasée de valeur efficace et de fréquence variable. L’alimentation
du variateur pourra être monophasée pour les faibles puissances (ordre de
grandeur de quelques kW) et triphasée au-delà. Certains variateurs de petite
puissance acceptent indifféremment des tensions d’alimentation mono et
triphasées. La tension de sortie du variateur est toujours triphasée. De fait, les
moteurs asynchrones monophasés sont mal adaptés à l’alimentation par
convertisseur de fréquence. Les convertisseurs de fréquence alimentent des
moteurs à cage standard avec tous les avantages liés à ces moteurs :
standardisation, faible coût, robustesse, étanchéité, aucun entretien. Ces
moteurs étant auto-ventilés, leur seule limite d’emploi est leur utilisation
prolongée à basse vitesse en raison de la réduction de cette ventilation. Si un
~ 59 ~

tel fonctionnement est souhaité, il faut prévoir un moteur spécial équipé d’une
ventilation forcée indépendante. La figure III.7 ci-dessous illustre le schéma de
principe d’un convertisseur de fréquence.

Figure III.7 : Le schéma de principe d’un convertisseur de fréquence.

b.3. Gradateur de tension pour le démarrage des moteurs asynchrones


Il fournit, à partir d’un réseau alternatif, un courant alternatif de
fréquence fixe égale à celle du réseau avec un contrôle de la valeur efficace
de la tension par modification de l’angle de retard a à l’amorçage des semi-
conducteurs de puissance, deux thyristors montés tête-bêche dans chaque
phase du moteur. La figure III.8 ci-dessous nous montre le schéma d’un
démarreur de moteurs asynchrones et forme du courant d’alimentation.

ωt

Figure III.8 : Le schéma d’un démarreur de moteurs asynchrones triphasés et forme


du courant d’alimentation.

III.5. STRUCTURE D’UN VARIATEUR ELECTRONIQUE DE


VITESSE

III.5.1. Module de contrôle

Sur les démarreurs et les variateurs modernes, toutes les fonctions


sont commandées par un microprocesseur qui exploite les réglages, les
ordres transmis par un opérateur ou par une unité de traitement, et les
résultats de mesures comme la vitesse, le courant, etc. Les capacités de
~ 60 ~

calcul des microprocesseurs ainsi que des circuits dédiés (ASIC) ont permis
de réaliser des algorithmes de commandes extrêmement performants et, en
particulier, la reconnaissance des paramètres de la machine entraînée. A
partir de ces informations, le microprocesseur gère les rampes d’accélération
et de décélération, l’asservissement de vitesse, la limitation de courant, et
génère la commande des composants de puissance. Les protections et les
sécurités sont traitées par des circuits spécialisés (ASIC) ou intégrés dans les
modules de puissance (IPM). Les réglages (limites de vitesse, rampes,
limitation de courant…) se font soit par claviers intégrés, soit à partir
d’automates par des bus de terrain ou de PC pour charger des réglages
standard. De même, les différents ordres (marche, arrêt, freinage…) peuvent
être donnés à partir d’interfaces de dialogue homme / machine, par des
automates programmables ou par des PC. Les paramètres de fonctionnement
et les informations d’alarme et de défauts peuvent être visualisés par des
voyants, des diodes électroluminescentes, des afficheurs à segments ou à
cristaux liquides, ou déportés vers des superviseurs par des bus de terrains.
Des relais, souvent programmables, donnent des informations de :
- défaut (réseau, thermique, produit, séquence, surcharge…),
- surveillance (seuil de vitesse, pré alarme, fin de démarrage). Les
tensions nécessaires pour l’ensemble des circuits de mesure et de
contrôle sont fournies par une alimentation intégrée au variateur et
séparée galvaniquement du réseau.
III.5.2. Module de puissance

Le module de puissance est principalement constitué de :


- composants de puissance (diodes, thyristors, IGBT…)
- interfaces de mesure des tensions et/ou des courants,
- fréquemment d’un ensemble de ventilation.
La figure III.9 ci-dessous illustre une structure générale d’un
variateur de vitesse électronique.
~ 61 ~

Figure III.9 : Une structure générale d’un variateur de vitesse électronique.

III.6. REGLAGE DE LA VITESSE D’UN MOTEUR PAR


GRADATEUR TRIPHASE
Dans une certaine mesure, régler la vitesse d’un moteur à induction
en réduisant sa tension efficace d’alimentation et en augmentant donc le
glissement. L’arrangement totalement commandé représenté à la figure III.10
peut comporter des thyristors ou des triacs. Le retard à l’amorçage des
thyristors enlève des portions de sinusoïdes d’alimentation et réduit donc la
tension efficace appliquée au stator. On utilise la configuration semi-
commandée, mais les formes d’ondes des courants sont maintenant
asymétriques, et elles contiennent des harmoniques de rang pair. Pour
inverser le sens de rotation, on monte les thyristors représentés par des tirets
à la figure III.10, ce qui remplace un interrupteur-inverseur. La commande par
gradateur présente d’autres inconvénients que celui, grave, de la réduction du
rendement à fort glissement. En raison de l’augmentation des pertes du rotor
avec la vitesse décroissante, il faut réduire le couple pour éviter un
échauffement excessif du rotor. Cette forme de réglage de la vitesse n’est
réalisable que pour certaines charges, comme un ventilateur (par exemple) à
couple de charge décroissant fortement en même temps que la vitesse. A des
angles d’amorçage particuliers, de grandes composantes harmoniques de
~ 62 ~

rang (3m-1) peuvent créer un couple résistant. L’harmonique de rang 2 du


montage semi-commandé est particulièrement gênant. Aussi n’utilise-t-on
habituellement que les montages tout thyristors, dans lesquels la plus petite
composante harmonique est de rang 5. La figure III.10 ci-dessous nous
présente le montage d’un réglage de vitesse par gradateur triphasé.

Figure III.10 : Le montage d’un réglage de vitesse par gradateur triphasé.

Bien que la variation de tension soit une méthode limitée de réglage de la


vitesse, elle permet toutefois de faire démarrer en douceur un moteur à
induction à cage. Le courant initial de démarrage direct sur le réseau égale
habituellement six fois le courant nominal du moteur à cage. Le procédé
classique de démarrage en étoile-marche en triangle donne un courant
transitoire à l’instant du passage étoile-triangle en raison du flux magnétique
(tournant), figé en position stationnaire lors du débranchement de l’étoile et
presque certainement en mauvaise position à l’instant du branchement en
triangle. Le gradateur triphasé représenté à la figure III.10 est réglé avec un
grand angle de retard à l’amorçage au démarrage pour restreindre le courant,
angle que l’on diminue pour accélérer le moteur tout en limitant l’amplitude du
courant. L’augmentation graduelle de la tension pour « adoucir » le
démarrage offre un double avantage : premièrement, elle maintient le courant
dans des limites acceptables et, deuxièmement, elle permet de régler le
couple d’accélération, ce qui évite d’infliger à l’arbre des à-coups qui
provoquent des contraintes mécaniques dans les parties tournantes. Autre
~ 63 ~

avantage de la régulation de tension : le fonctionnement du moteur à charge


réduite avec meilleur rendement.

III.7. CONVERTISSEUR DE FREQUENCE POUR LE MOTEUR


ASYNCHRONE

III.7.1. Principe général

Le convertisseur de fréquence, alimenté à tension et fréquence fixes


par le réseau, assure au moteur, en fonction des exigences de vitesse, son
alimentation en courant alternatif à tension et fréquence variables. Pour
alimenter convenablement un moteur asynchrone à couple constant quel que
soit la vitesse, il est nécessaire de maintenir le flux constant. Ceci nécessite
que la tension et la fréquence évoluent simultanément et dans les mêmes
proportions.
a. Constitution
Le circuit de puissance est constitué par un redresseur et un
onduleur qui, à partir de la tension redressée, produit une tension d’amplitude
et fréquence variables. Pour respecter la directive CE - Communauté
Européenne - et les normes associées, un filtre « réseau » est placé en amont
du pont redresseur.
Le redresseur est en général équipé d’un pont redresseur à diodes
et d’un circuit de filtrage constitué d’un ou plusieurs condensateurs en fonction
de la puissance. Un circuit de limitation contrôle l’intensité à la mise sous
tension du variateur. Certains convertisseurs utilisent un pont à thyristors pour
limiter le courant d’appel de ces condensateurs de filtrage qui sont chargés à
une valeur sensiblement égale à la valeur crête de la sinusoïde réseau
(environ 560V en 400V triphasé).
Nota : Malgré la présence de circuits de décharge, ces condensateurs sont
susceptibles de conserver une tension dangereuse en l’absence de tension
réseau. Une intervention à l’intérieur d’un tel produit ne doit donc être
effectuée que par des personnes formées et connaissant bien les précautions
indispensables à mettre en place (circuit de décharge additionnel ou
~ 64 ~

connaissance du temps d’attente). Le pont onduleur, connecté à ces


condensateurs, utilise six semi-conducteurs de puissance (en général des
IGBT) et des diodes de roue libre associées. Ce type de variateur est destiné
à l’alimentation des moteurs asynchrones à cage. Ainsi l’Altivar, de la Marque
Télémécanique, permet de créer un mini-réseau électrique à tension et
fréquence variables capable d’alimenter un moteur unique ou plusieurs
moteurs en parallèle. Il comporte : c un redresseur avec condensateurs de
filtrage ; c un onduleur à 6 IGBT et 6 diodes ; c un hacheur qui est connecté à
une résistance de freinage (en général extérieure au produit) ; c les circuits de
commande des transistors IGBT ; c une unité de contrôle organisée autour
d’un microprocesseur, lequel assure la commande de l’onduleur ; c des
capteurs internes pour mesurer le courant moteur, la tension continue
présente aux bornes des condensateurs et dans certains cas les tensions
présentes aux bornes du pont redresseur et du moteur ainsi que toutes les
grandeurs nécessaires au contrôle et à la protection de l’ensemble moto-
variateur ; c une alimentation pour les circuits électronique bas niveau. Cette
alimentation est réalisée par un circuit à découpage connecté aux bornes des
condensateurs de filtrage pour bénéficier de cette réserve d’énergie. Cette
disposition permet à l’Altivar de s’affranchir des fluctuations réseau et des
disparitions de tension de courte durée, ce qui lui confère de remarquables
performances en présence de réseaux fortement perturbés.
b. La variation de vitesse
La génération de la tension de sortie est obtenue par découpage de
la tension redressée au moyen d’impulsions dont la durée, donc la largeur, est
modulée de telle manière que le courant alternatif résultant soit aussi
sinusoïdal que possible. La figure III.11 ci-dessous illustre la modulation de
largeur d’impulsion.
~ 65 ~

Figure III.11 : La modulation de largeur d’impulsion.

Cette technique connue sous le nom de MLI (Modulation de Largeur


d’Impulsions ou PWM en anglais) conditionne la rotation régulière à basse
vitesse et limite les échauffements. La fréquence de modulation retenue est un
compromis : elle doit être suffisamment élevée pour réduire l’ondulation de
courant et le bruit acoustique dans le moteur sans augmenter notablement les
pertes dans le pont onduleur et dans les semi- conducteurs. Deux rampes
règlent l’accélération et le ralentissement.
c. Les protections intégrées
Le variateur s’auto-protège et protège le moteur contre les
échauffements excessifs, en se verrouillant jusqu’au retour à une température
acceptable.
Il en est de même pour toute perturbation ou anomalie pouvant altérer le
fonctionnement de l’ensemble, comme les surtensions ou sous tension, la
disparition d’une phase d’entrée ou de sortie. Dans certains calibres le
redresseur, l’onduleur, le hacheur, la commande et les protections contre les
courts-circuits sont intégrées dans un unique module IPM - Intelligent Power
Module.

III.7.2. Fonctionnement en U/F

Dans ce type de fonctionnement, la référence vitesse impose une


fréquence à l’onduleur et par voie de conséquence au moteur, ce qui
détermine la vitesse de rotation. La tension d’alimentation est en relation
directe avec la fréquence. Ce fonctionnement est souvent nommé
fonctionnement à U/f constant ou fonctionnement scalaire. Si aucune
compensation n’est effectuée, la vitesse réelle varie avec la charge ce qui
~ 66 ~

limite la plage de fonctionnement. Une compensation sommaire peut être


utilisée pour tenir compte de l’impédance interne du moteur et limiter la chute
de vitesse en charge. La figure III.12 ci-dessous illustre les caractéristiques de
couple d’un variateur de vitesse.

Figure III.12 : Les caractéristiques de couple d’un variateur de vitesse.

1. couple utile permanent moteur auto-ventilé (a) et moteur moto-ventilé (b).


2. surcouple transitoire (<1,7 Cn pendant 60s).

3. couple en survitesse à puissance constante.

III.8. CONCLUSION
Dans ce troisième chapitre sur l’étude d’un variateur de vitesse d’un
moteur asynchrone triphasé, le choix d’un variateur de vitesse étant
intimement lié à la nature de la charge entraînée et aux performances visées,
toute définition et recherche d’un variateur de vitesse doivent passer par une
analyse des exigences fonctionnelles de l’équipement puis des performances
requises pour le moteur lui-même.
La documentation des fournisseurs de variateurs de vitesse fait
également abondamment mention de couple constant, couple variable,
puissance constante, contrôle vectoriel de flux, variateur réversible… Ces
désignations caractérisent toutes les données nécessaires pour retenir le type
de variateur le plus adapté.
~ 67 ~

Un choix incorrect de variateur peut conduire à un fonctionnement


décevant. De même, il faut tenir compte de la gamme de vitesse souhaitée
pour choisir convenablement l’association moteur / variateur.
~ 68 ~

CONCLUSION GENERALE

Au terme de notre travail de fin de cycle de graduat traitant sur


“L’étude d’un variateur de vitesse d’un moteur asynchrone triphasé assisté par
un micro contrôleur de la plate forme arduino”.
Pour y arriver, au premier chapitre, nous avons parlé des différents
types des convertisseurs statiques. Nous avons choisi l’étude des différents
convertisseurs statiques dans ce premier chapitre afin de distinguer les bons
variateurs de vitesse d’un moteur asynchrone triphasé. Et à travers les
convertisseurs statiques nous aurons la possibilité de concevoir un bon
variateur de vitesse d’un moteur asynchrone triphasé.
En suite, au deuxième chapitre nous nous sommes intéressés sur le
moteur asynchrone triphasé, nous nous sommes familiarisés avec sa
construction, son principe de fonctionnement, ses propriétés de base et son
application. Afin de bien comprendre son fonctionnement et en quoi peut-il
nous servir.
Enfin, au troisième chapitre nous avons fait l’étude d’un variateur de
vitesse d’un moteur asynchrone triphasé, le choix d’un variateur de vitesse
étant intimement lié à la nature de la charge entraînée et aux performances
visées, toute définition et recherche d’un variateur de vitesse doivent passer
par une analyse des exigences fonctionnelles de l’équipement puis des
performances requises pour le moteur lui-même.
La documentation des fournisseurs de variateurs de vitesse fait
également abondamment mention de couple constant, couple variable,
puissance constante, contrôle vectoriel de flux, variateur réversible… Ces
désignations caractérisent toutes les données nécessaires pour retenir le type
de variateur le plus adapté.
Un choix incorrect de variateur peut conduire à un fonctionnement
décevant. De même, il faut tenir compte de la gamme de vitesse souhaitée
pour choisir convenablement l’association moteur / variateur.
~ 69 ~

C’est un travail scientifique, nous sommes disposés à recevoir tout


vos critiques pouvant orienter sa réflexion dans le même d’ordre d’idée, pour
l’évolution de notre science en générale et l’électronique en particulier. Vos
critiques et suggestion nous seront les bienvenues.
~ 70 ~

REFERENCE BIBLIOGRAPHIQUE

1. D. CLENET, Cahier technique, ed. artech, Toulouse, 2003, pp 3-17


2. H. IMED, Support de cours d’électronique de puissance, génie
électrique, ISET, Nabeul, 2012, pp 2-61
3. [Link]
4. M. OTHMAN, Support de cours d’électronique de puissance 1,
Université de Tunis, Tunis, 2008, pp 94-96
5. S. Philippe, Support de cours d’électronique de puissance L1 ETEI,
Rabat, 2011, p 1
6. T. WILDI et G. SYBILLE, Electronique 3e édition, Ed. Dunod, Paris,
2005, pp 512-547

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