Didactique SVT Dyali
Didactique SVT Dyali
Je vais
maintenant procéder à l'analyse de chaque question pour en extraire l'essentiel, identifier la réponse
correcte, expliquer pourquoi elle est correcte et ce qu'il faut en retenir pour maîtriser ces concepts.
• La question.
Ceci constituera un "cours" ou un "corps de texte" exhaustif sur les concepts abordés, qui pourra
servir de base pour votre préparation.
Commençons l'analyse !
Q1 : Le contrat didactique :
A. l’ensemble des savoirs transmis par l’enseignant(e) à l’élève, et l’ensemble des représentations de
l’élève que l’enseignant(e) cherche à mettre en évidence.
B. l’ ensemble des compétences professionnelles pour l’enseignant dans le transfert de connaissances
à l’élève et l’ensemble des activités réalisées par ce dernier
C. l’ensemble de compétences de l’enseignant qui sont attendus de l’élève, et de l’ensemble des
comportements de l’élève qui sont attendus de l’enseignant
D. l’ensemble des connaissances que l’enseignant transmet à l’élève et l’ensemble des compétences
qu’il développe chez lui
Réponse Correcte : C
Explication :
Le contrat didactique, concept introduit par Guy Brousseau, désigne l'ensemble des règles, implicites
ou explicites, qui régissent les attentes réciproques de l'enseignant et de l'élève concernant le savoir
à acquérir. Il s'agit d'un système d'obligations et de comportements attendus entre l'enseignant et
l'apprenant dans le cadre d'une situation d'enseignement. Ces attentes mutuelles, souvent non
formulées, déterminent la manière dont les connaissances sont construites et interagissent en classe.
Il est essentiel de maîtriser ce concept car il explique de nombreux phénomènes d'apprentissage et
de non-apprentissage, y compris les "effets de contrat" comme l'effet Topaze ou l'effet Jourdain, où
les élèves peuvent s'engager dans des stratégies spécifiques pour satisfaire les attentes de
l'enseignant, parfois au détriment d'une réelle compréhension du savoir.
Q2 : La variable didactique est un paramètre dans une situation problème dont la variation est
susceptible :
Réponse Correcte : B
Explication :
Une variable didactique est un paramètre d'une situation-problème que l'enseignant peut faire varier
afin d'influencer les stratégies de résolution mises en œuvre par les élèves. La modification de cette
variable est conçue pour obliger l'élève à changer sa stratégie habituelle, souvent inefficace, pour en
adopter une nouvelle, plus pertinente pour l'apprentissage visé. Cela ne garantit pas nécessairement
l'acquisition de compétences supérieures (A) ni ne mesure le degré de maîtrise (C) directement, mais
agit sur le processus même de résolution. Bien qu'elle puisse modifier le parcours d'engagement (D),
l'objectif principal de sa variation est de provoquer un changement dans la stratégie de solution pour
que l'élève construise de nouvelles connaissances. Maîtriser ce concept permet à l'enseignant de
concevoir des situations d'apprentissage efficaces en ajustant la difficulté ou les contraintes pour
guider l'élève vers la découverte de stratégies optimales.
A. une contrainte d’ordre logique dans la consigne d’une question qui empêche l’élève d’y répondre
B. une contrainte d’ordre psychogénétique qui entrave l’acquisition d’une connaissance chez l’élève
C. une difficulté rencontrée par l’élève au cours de son parcours pouvant gêner ou faciliter son
apprentissage.
D. L’ensemble des perturbations qui provoquent la stagnation et la régression d’un savoir scientifique
au profit de son progrès.
Réponse Correcte : D
Explication :
L'obstacle épistémologique, concept développé par Gaston Bachelard, désigne une connaissance
antérieure qui a été utile et validée dans certains contextes, mais qui, dans de nouvelles situations,
devient un frein à l'acquisition d'un savoir plus complexe ou plus juste. Ces obstacles ne sont pas de
simples difficultés, mais des savoirs qui s'opposent au progrès de la connaissance scientifique et à
l'élaboration de nouvelles conceptions. Ils peuvent provoquer une "stagnation et régression" d'un
savoir en place, car pour progresser, il faut "rompre" avec ces anciennes façons de penser. Maîtriser
ce concept est crucial pour l'enseignant afin de comprendre pourquoi les élèves persistent dans
certaines erreurs et de concevoir des situations permettant de déstabiliser ces obstacles pour
favoriser la construction de nouvelles connaissances.
Réponse Correcte : A
Explication :
La transposition didactique, concept introduit par Yves Chevallard, est le processus complexe par
lequel un savoir savant (produit par les chercheurs et la communauté scientifique) est transformé et
adapté pour devenir un savoir à enseigner (présent dans les programmes et manuels scolaires), puis
un savoir enseigné (mis en œuvre en classe). Ce processus implique une "décontextualisation et re-
contextualisation" du savoir, simplifiant, réorganisant et formalisant les connaissances pour les rendre
accessibles aux élèves. Il est fondamental de comprendre que le savoir enseigné n'est jamais une
reproduction fidèle du savoir savant, mais une version didactisée. Maîtriser ce concept permet de
saisir les enjeux de l'élaboration des programmes et des manuels, et les défis de l'enseignant dans la
présentation des connaissances.
Réponse Correcte : C
Explication :
Le conflit socio-cognitif fait référence à une situation où des individus, confrontés à une même tâche
ou un même problème, expriment des points de vue ou des stratégies de résolution différents, voire
contradictoires. Cette confrontation d'idées, dans un cadre social, peut provoquer une remise en
question des représentations initiales et favoriser la construction de nouvelles connaissances. C'est
une interaction sociale qui mène à une restructuration cognitive. Il est crucial de comprendre que
l'apprentissage n'est pas seulement individuel, mais peut être profondément enrichi par la
dynamique de groupe et la confrontation des idées. Ce concept est fondamental pour les pédagogies
collaboratives et les apprentissages par problèmes.
Réponse Correcte : B
Explication :
La trame conceptuelle (ou carte conceptuelle, organisateur graphique) est un outil qui permet de
visualiser et d'organiser les concepts clés d'une discipline ou d'un thème, ainsi que les relations entre
eux. Pour l'enseignant, elle est un outil précieux pour planifier son enseignement, en identifiant la
hiérarchie des concepts, les liens logiques, et ainsi construire une progression pédagogique cohérente
et raisonnée. Elle aide à structurer le contenu et à anticiper les étapes nécessaires à la construction
du savoir par les élèves. Bien qu'elle puisse indirectement aider à anticiper les erreurs (C) ou les
questions (D) en révélant les points de difficulté potentiels, sa fonction première est la planification
de la progression du savoir à enseigner. Elle ne peut garantir l'assimilation (A), qui dépend de
nombreux autres facteurs.
A. l’enseignant
B. l’élève
C. le parent de l’élève
D. l’inspecteur pédagogique
Réponse Correcte : B
Explication :
Le manuel scolaire est principalement conçu comme un outil d'apprentissage pour l'élève. Il lui
fournit des contenus, des exercices, des activités et des supports pour l'aider à construire ses
connaissances et développer ses compétences de manière autonome ou guidée. Il est une ressource
directe pour l'apprenant dans son parcours d'acquisition du savoir. Bien qu'il soit utilisé par
l'enseignant comme outil d'enseignement et de référence (A), et parfois consulté par les parents (C)
ou les inspecteurs (D), sa fonction première et directe est l'apprentissage de l'élève.
A. pour mettre en œuvre les programmes seulement et aider l’élève dans son auto-apprentissage
B. pour mettre en œuvre les directives pédagogiques et dispense l’enseignant de la préparation des
cours
C. pour mettre en œuvre les programmes et les directives pédagogiques sans se substituer à eux
D. pour mettre en œuvre les programmes et les directives pédagogiques et s’y substituer
Réponse Correcte : C
Explication :
Le manuel scolaire sert à mettre en œuvre les programmes et les directives pédagogiques officielles.
Il est un support qui concrétise les intentions institutionnelles et les orientations didactiques.
Cependant, il ne doit en aucun cas se substituer aux programmes eux-mêmes ni au rôle de
l'enseignant dans la préparation et l'adaptation des cours. Il est une ressource, un guide, mais
l'enseignant conserve sa liberté pédagogique et la responsabilité de contextualiser et d'enrichir
l'enseignement. Il ne dispense pas l'enseignant de préparer ses cours (B) et ne se limite pas à l'auto-
apprentissage (A), étant également un support pour l'enseignement en classe.
Réponse Correcte : C
Explication :
Cette question reformule la Q1 et renforce la définition du contrat didactique. Le contrat didactique
est un ensemble d'attentes réciproques, souvent implicites, entre l'enseignant et l'apprenant
concernant le savoir à acquérir et les rôles de chacun dans la situation d'enseignement-
apprentissage. Il inclut les attentes de l'apprenant envers l'enseignant (par exemple, ce que
l'enseignant doit enseigner, comment il doit corriger) et les attentes de l'enseignant envers
l'apprenant (par exemple, la façon dont l'élève doit répondre, les connaissances antérieures qu'il doit
mobiliser). Il est distinct des règles explicites de gestion de classe (D), même si ces dernières peuvent
l'influencer. Maîtriser cette définition est fondamental pour comprendre les dynamiques en jeu dans
la transmission des savoirs.
Q10 : Le concept de représentation dans le contexte de la didactique est défini comme étant :
A. un système de connaissances qu’un sujet mobilise face à un problème, que celles-ci aient fait
l’objet d’un enseignant ou pas
B. un ensemble de règles qu’un sujet utilise pour comprendre un problème
C. un ensemble de compétences. Préalablement développées lors des apprentissages scolaires
précédents q’un sujet met en œuvre pour résoudre un problème
D. un ensemble de connaissances présentées aux apprenants sous forme de cartes conceptuelles
Réponse Correcte : A
Explication :
Dans le contexte de la didactique, les représentations (parfois appelées conceptions ou idées
préalables) sont les systèmes de connaissances, les schèmes de pensée, les croyances ou les théories
intuitives qu'un apprenant mobilise face à une nouvelle situation ou un nouveau problème. Ces
représentations peuvent être issues d'expériences personnelles, d'apprentissages informels ou
formels, et ne sont pas nécessairement des "savoirs enseignés" au sens scolaire. Elles constituent le
point de départ de l'apprentissage et peuvent être des facilitateurs ou des obstacles à l'acquisition de
nouvelles connaissances. Il est essentiel pour l'enseignant de les identifier et de travailler à partir
d'elles.
Réponse Correcte : A
Explication :
Jean-Pierre Astolfi a largement développé et popularisé le concept d'objectif-obstacle en didactique.
L'objectif-obstacle combine l'idée d'un savoir à acquérir (l'objectif) avec la reconnaissance que cette
acquisition implique souvent de surmonter un obstacle conceptuel ou épistémologique préexistant
chez l'apprenant. Il s'agit donc de transformer l'obstacle lui-même en un objet d'apprentissage. Yves
Chevallard est connu pour la transposition didactique, Guy Brousseau pour la théorie des situations
didactiques et le contrat didactique.
Réponse Correcte : B
Explication :
Un scénario pédagogique est une description structurée d'une séquence d'activités d'enseignement
et d'apprentissage, incluant les interactions entre l'enseignant, les apprenants et les ressources, ainsi
que les objectifs visés. Il détaille le déroulement des séances, les rôles de chacun, les outils utilisés et
les modalités d'évaluation. C'est une planification des interactions et des activités pour atteindre des
objectifs d'apprentissage. Ce n'est pas seulement une séquence de concepts (A) ou une modélisation
de contenus (C), bien que ces éléments en fassent partie, mais la manière dont ces contenus seront
mis en scène pédagogiquement.
A. La pédagogie s’intéresse aux relations apprenant-apprenant alors que la didactique s’intéresse aux
relations apprenant-enseignant
B. La pédagogie s’intéresse aux représentations initiales des apprenants alors que la didactique
s’intéresse aux difficultés d’apprentissage des apprenants
C. La pédagogie s’intéresse à l’organisation de la classe pour favoriser l’apprentissage alors que la
didactique s’intéresse aux difficultés d’apprentissage des apprenants
D. La pédagogie s’intéresse aux représentations initiales des apprenants alors que la didactique
s’intéresse aux relations apprenant-enseignant
Réponse Correcte : C
Explication :
La didactique se concentre sur l'étude des savoirs et de leur processus de transmission et
d'acquisition dans une discipline spécifique. Elle interroge la nature du savoir, les obstacles à son
apprentissage et les transformations qu'il subit pour être enseigné. La pédagogie, quant à elle,
s'intéresse plus largement aux méthodes d'enseignement, à l'organisation de la classe, à la relation
enseignant-apprenant, aux stratégies d'apprentissage des élèves, et aux finalités éducatives, en
transcendant souvent les spécificités disciplinaires. Ainsi, la pédagogie englobe l'organisation de
l'environnement d'apprentissage pour favoriser l'apprentissage général, tandis que la didactique est
centrée sur les processus liés à l'acquisition d'un contenu spécifique de savoir, y compris les difficultés
propres à ce savoir.
Réponse Correcte : C
Explication :
Le contrat didactique influence fortement les comportements et les stratégies que l'apprenant
adopte face à une tâche. Il permet de comprendre comment l'élève interprète la situation
d'apprentissage, les attentes de l'enseignant et ce qu'il pense devoir faire pour réussir, ce qui peut
influencer le rôle qu'il se donne (par exemple, deviner la réponse attendue plutôt que de construire la
connaissance). Il ne se limite pas aux attentes sociales (A), à la confiance envers l'enseignant (B), ni
uniquement aux interactions entre camarades (D), mais bien à la relation triangulaire apprenant-
enseignant-savoir.
Réponse Correcte : A
Explication :
Le niveau de formation ou d'acquisition d'un concept scientifique par un apprenant dépend
intrinsèquement de ses capacités cognitives (son développement intellectuel, ses schèmes de
pensée) et de ses capacités langagières (sa capacité à comprendre et à exprimer le concept avec la
terminologie appropriée). La compréhension d'un concept n'est pas une simple accumulation
d'informations, mais une restructuration cognitive qui est influencée par le développement de l'élève.
Il est essentiel pour l'enseignant d'adapter son enseignement au niveau de ses élèves.
Q16 : L’objectif obstacle est :
Réponse Correcte : B
Explication :
Comme expliqué en Q11, l'objectif-obstacle, concept de Jean-Pierre Astolfi, consiste à identifier un
obstacle épistémologique (une idée fausse ou une conception erronée mais résistante) et à en faire
l'objet même de l'apprentissage. Plutôt que de contourner l'obstacle, l'enseignant conçoit une
situation didactique où l'élève est amené à le rencontrer, à le déconstruire et à le dépasser pour
construire une connaissance plus juste. Il ne s'agit pas de créer des obstacles (A) ou de les éviter (D),
mais de les transformer en leviers d'apprentissage.
A. Non didactique qui met en valeur la relation entre les trois composants du système didactique
B. D’enseignement-apprentissage qui met en valeur la relation enseignant-apprenant
C. D’apprentissage qui met en valeur la relation de l’apprenant au savoir
D. D’enseignement qui met en valeur la relation de l’enseignant aux savoir
Réponse Correcte : C
Explication :
Selon Guy Brousseau et sa théorie des situations didactiques, une situation adidactique est une phase
de la situation didactique où l'enseignant s'efface temporairement pour laisser l'apprenant interagir
directement avec le problème et le savoir. Dans cette phase, l'élève agit, formule, valide ou
institutionalise des connaissances par lui-même, sans intervention directe de l'enseignant pour dire si
ses réponses sont justes ou fausses. L'apprentissage est alors supposé s'effectuer par l'interaction de
l'apprenant avec le milieu et le savoir lui-même, mettant en valeur la relation de l'apprenant au
savoir.
Réponse Correcte : B
Explication :
Dans la hiérarchie des intentions pédagogiques, le "but" se situe au niveau le plus large et le plus
général. Il exprime les finalités éducatives globales d'une institution (par exemple, un ministère de
l'Éducation, une école) ou d'un système éducatif. Les buts sont des orientations générales, souvent
philosophiques ou idéologiques, tandis que les "objectifs" (généraux puis spécifiques) sont plus précis
et mesurables, décrivant ce que l'élève sera capable de faire. Les buts ne s'expriment pas par un
verbe univoque (C) et ne visent pas un comportement spécifique (D), ce qui est la caractéristique
d'un objectif opérationnel. Maîtriser cette distinction est important pour comprendre les différents
niveaux de planification pédagogique.
Q19 : La succession hiérarchique des habiletés cognitives selon la taxonomie de Bloom est :
A. perception→disposition→imitation→analyse→synthèse→évaluation
B. connaissance→compréhension→application→habitude→adaptation→créativité
C. connaissance→compréhension→application→analyse→synthèse→évaluation
D. perception→disposition→imitation→analyse→synthèse→évaluation
Réponse Correcte : C
Explication :
La taxonomie des objectifs pédagogiques de Bloom (version originale, domaine cognitif) propose une
hiérarchie de six niveaux de complexité croissante des habiletés cognitives. L'ordre correct est :
Réponse Correcte : C
Explication :
Le curriculum est un concept plus large qu'un simple programme scolaire. Il désigne l'ensemble
structuré et intentionnel des expériences d'apprentissage que les apprenants doivent vivre. Cela
inclut non seulement les connaissances et savoir-faire (contenus disciplinaires), mais aussi les valeurs,
les attitudes, les compétences transversales, les méthodes d'enseignement, les modalités
d'évaluation, l'organisation des activités, et même l'environnement d'apprentissage. Il s'agit donc
d'une sélection et d'une organisation cohérentes de tous ces éléments pour favoriser les
apprentissages. La réponse B décrit plutôt une partie du processus d'élaboration du curriculum, et la
A est trop restrictive.
Q21 : L’intérêt didactique de l’intégration de l’histoire des sciences dans l’enseignement des svt se
manifeste dans :
Réponse Correcte : D
Explication :
L'intégration de l'histoire des sciences en didactique n'est pas une fin en soi (comme une simple
chronologie ou biographie), mais un moyen pédagogique puissant. Elle permet à l'apprenant de
comprendre que le savoir scientifique est une construction humaine, soumise à des évolutions, des
débats et des ruptures. En retraçant les difficultés et les obstacles rencontrés par les scientifiques du
passé, les élèves peuvent mieux prendre conscience de leurs propres représentations, des obstacles
épistémologiques, et ainsi mieux les dépasser pour construire des concepts scientifiques plus
robustes. C'est une démarche réflexive essentielle pour un apprentissage en profondeur.
A. l’observation est guidée par la théorie et repose sur des déductions logiques pour formuler un
énoncé universel
B. l’observation est le point de départ de la science et repose sur des déductions logiques pour
formuler un énoncé singulier
C. l’observation est guidée par la théorie et abouti à une série d’énoncés singuliers à partir de laquelle
il va formuler un énoncé universel
D. l’observation est le point de départ de la science et abouti à une série d’énoncé singuliers à partir
de laquelle il va formuler un énoncé universel
Réponse Correcte : D
Explication :
L'inductivisme est une approche épistémologique qui postule que la science commence par
l'observation des faits. À partir d'une série d'observations singulières et répétées, on peut formuler
des généralisations ou des lois universelles. Par exemple, observer que de nombreux cygnes sont
blancs mène à l'énoncé universel "Tous les cygnes sont blancs". C'est la remontée du particulier au
général. Contrairement à d'autres approches, l'inductivisme considère l'observation comme neutre et
non guidée par une théorie préexistante. Maîtriser ce concept permet de comprendre une des
logiques de construction de la connaissance scientifique.
Réponse Correcte : B
Explication :
Le triangle pédagogique (ou triangle didactique, selon les contextes et les auteurs comme Jean
Houssaye, d'où le "H?" implicite) est un modèle conceptuel qui représente les trois pôles
fondamentaux de toute situation d'enseignement-apprentissage. Ces trois pôles sont l'enseignant,
l'élève (ou apprenant) et le savoir (ou contenu). Les interactions entre ces trois pôles définissent les
différents types de pratiques pédagogiques (par exemple, la relation enseignant-savoir prédomine
dans une approche épistémologique, celle enseignant-élève dans une approche pédagogique, et
élève-savoir dans une approche d'apprentissage). C'est un schéma essentiel pour analyser et
comprendre les dynamiques éducatives.
Q24 : Quelle est la place de l’évaluation diagnostique?
Réponse Correcte : B
Explication :
L'évaluation diagnostique, comme son nom l'indique, est réalisée avant le début d'une séquence
d'apprentissage ou d'une nouvelle notion. Son objectif est de repérer les prérequis des apprenants,
leurs représentations initiales, leurs acquis et leurs lacunes, afin d'adapter l'enseignement aux
besoins réels du groupe et de chaque individu. Elle ne vise pas à certifier des acquis, mais à identifier
le point de départ de l'apprentissage.
A. L’évaluation diagnostique
B. L’évaluation certificative
C. L’évaluation sommative
D. L’évaluation formative
Réponse Correcte : D
Explication :
L'évaluation formative a lieu pendant le processus d'apprentissage. Son but est de fournir un retour
d'information régulier à l'apprenant et à l'enseignant pour identifier les réussites et les difficultés, et
pour ajuster les stratégies d'enseignement et d'apprentissage en cours de route. Elle n'est pas
destinée à noter ou à classer, mais à réguler et à accompagner l'apprentissage.
Q26 : Quel nom porte l’évaluation qui se fait à la fin d’un cycle scolaire?
A. L’évaluation diagnostique
B. L’évaluation formative
C. L’évaluation certificative
D. L’évaluation sommative
Réponse Correcte : D
Explication :
Cette question réaffirme la définition de la transposition didactique (voir Q4). C'est le processus de
transformation d'un savoir savant (produit dans le champ scientifique) en un savoir disciplinaire
adapté pour être enseigné dans un cadre scolaire (savoir à enseigner), puis finalement enseigné en
classe (savoir enseigné). La réponse A décrit l'épistémologie, la B la psychologie, et la C l'étymologie.
Réponse Correcte : B
Explication :
Un guide pédagogique est un document destiné aux enseignants (l'équipe pédagogique) pour les
accompagner dans la mise en œuvre d'un programme, d'un manuel scolaire ou d'une formation. Il
fournit des orientations, des suggestions d'activités, des conseils méthodologiques, des pistes de
différenciation, et des critères d'évaluation. Son objectif principal est de faciliter le travail de
l'enseignant et d'assurer une certaine cohérence dans les pratiques pédagogiques, plutôt que de
définir le curriculum (A), s'adresser aux élèves (C) ou évaluer le rendement (D).
Réponse Correcte : D
Explication :
Comme mentionné en Q13, la pédagogie a un champ d'action plus large que la didactique. Elle
s'intéresse à l'ensemble des aspects liés à l'acte d'enseigner et d'éduquer, y compris la relation entre
l'enseignant et l'apprenant, les méthodes d'enseignement, l'environnement d'apprentissage, et les
objectifs éducatifs généraux. La réponse A décrit la didactique, la B est une partie de la didactique et
de la pédagogie, et la C est trop restrictive. La pédagogie englobe la manière dont l'enseignement est
organisé et délivré pour favoriser l'apprentissage et le développement de l'individu, qu'il soit enfant
ou adulte.
Réponse Correcte : D
Explication :
Cette définition est très complète et exacte. La didactique est l'étude scientifique de l'enseignement
des contenus spécifiques d'une discipline. Elle analyse les interactions entre les trois pôles du triangle
didactique (enseignant, apprenant, savoir) et la manière dont le savoir est transformé, transmis et
acquis dans un contexte donné. Elle se distingue de la pédagogie par sa focalisation sur le savoir
spécifique à enseigner et les problèmes qui lui sont liés.
Q31 : Les pôles d’interaction autour desquels s’articule l’action didactique sont :
Réponse Correcte : C
Explication :
L'action didactique est influencée et structurée autour de plusieurs pôles d'interaction. Outre le pôle
pédagogique (relation enseignant-apprenant), elle intègre un pôle épistémologique (relation au
savoir, sa nature, sa construction) et un pôle psychologique (processus cognitifs de l'apprenant, ses
représentations). Ces trois dimensions sont intrinsèquement liées et permettent de comprendre la
complexité des situations d'enseignement-apprentissage. Le pôle sociologique (D) peut être une
dimension d'analyse plus large, mais les trois mentionnés en C sont les plus fondamentaux pour
l'action didactique elle-même.
Réponse Correcte : B
Explication :
Dans le cadre du triangle pédagogique/didactique, le pôle pédagogique est traditionnellement
associé à la relation entre l'enseignant et l'apprenant. Cette relation englobe les méthodes
d'enseignement, la gestion de classe, les interactions verbales et non verbales, la motivation, et les
aspects affectifs de l'apprentissage. Les autres options représentent d'autres pôles ou des
interactions partielles.
Réponse Correcte : C
Explication :
Le pôle épistémologique se focalise sur la nature du savoir et sa transformation. Au sein du triangle
didactique, il représente la relation de l'enseignant au savoir. C'est l'enseignant qui, en tant que
médiateur, va opérer la transposition didactique du savoir savant au savoir à enseigner, et le
structurer pour le rendre accessible. Il doit avoir une bonne connaissance épistémologique de la
discipline qu'il enseigne. La relation apprenant-savoir (D) est plutôt le pôle d'apprentissage.
Q34 : La relation d’interaction au sein de chacun des pôles autour desquels s’articule l’action
didactique est la suivante :
Réponse Correcte : B
Explication :
Cette question synthétise les interactions clés du triangle didactique :
• Entre l’enseignant et l’apprenant : C'est ici que se manifeste le contrat didactique (les
attentes mutuelles, les règles implicites) et les aspects proprement pédagogiques de la
relation.
A. Savoirs savant.
B. Savoirs appris.
C. Savoirs à enseigner.
D. Savoir à enseigné.
Réponse Correcte : B
Explication :
Dans le processus de la transposition didactique, le "savoir appris" (ou savoir acquis) est le savoir tel
qu'il est effectivement compris et intégré par l'élève à l'issue de l'enseignement. C'est la finalité de
l'acte d'apprentissage. Le "savoir savant" est celui des chercheurs (A), le "savoir à enseigner" est celui
des programmes officiels (C), et le "savoir enseigné" est celui qui est effectivement présenté en classe
(D, orthographié ici "enseigné").
Q36 : Sont ceux qui sont décrits dans l’ensembles des textes officiels programmes instructions
officielles :
A. Savoirs savant.
B. Savoirs appris.
C. Savoirs à enseigner.
D. Savoir à enseigné.
Réponse Correcte : C
Explication :
Le "savoir à enseigner" est la forme du savoir qui est prescrite par les institutions éducatives. Il se
retrouve dans les programmes scolaires, les référentiels de compétences et les instructions officielles.
C'est le savoir qui a déjà subi une première transformation didactique à partir du savoir savant pour
être destiné à l'enseignement.
Q37 : En lexique de la didactique, l’acte par lequel l’enseignant fait accepter à l’élève la
responsabilité d’une situation d’apprentissage ou d’un problème et accepte lui-même les
conséquences de ce transfert s’appelle :
A. Implication.
B. Performance.
C. Dévolution.
D. Investissement.
Réponse Correcte : C
Explication :
La dévolution, un concept central de la théorie des situations didactiques de Guy Brousseau, est l'acte
par lequel l'enseignant parvient à faire accepter à l'élève la responsabilité de la résolution d'un
problème ou d'une situation, de telle sorte que l'élève s'engage dans une activité intellectuelle
autonome pour construire le savoir. L'enseignant "lâche prise" pour que l'élève puisse réellement
s'approprier la question et y répondre par ses propres moyens, sans que la réponse soit directement
dictée par le contrat didactique. C'est un transfert de la responsabilité didactique à l'apprenant.
Q38 : L’ensemble des rapports établis entre un(des) élève(s), un certain milieu et un enseignant afin
de faire approprier par cet(ces) élève(s) un savoir est :
A. Un rapport didactique
B. Une situation didactique
C. Un contrat didactique
D. Un moment didactique
Réponse Correcte : B
Explication :
La "situation didactique" est le cadre global dans lequel se déroule l'enseignement et l'apprentissage.
Elle désigne l'ensemble des conditions et des interactions (entre l'enseignant, l'apprenant, le savoir et
le milieu) organisées par l'enseignant pour permettre l'acquisition d'un savoir précis. Elle englobe le
contrat didactique et les différentes phases de l'apprentissage. Ce n'est pas seulement un "rapport"
(A) mais un agencement intentionnel.
Q39 : Une situation pour laquelle on fixe conventionnellement et explicitement le statut cognitif
d’une connaissance est une situation :
A. D’action.
B. De formulation.
C. De validation.
D. D’institutionnalisation.
Réponse Correcte : D
Explication :
Dans la théorie des situations didactiques de Brousseau, l'institutionnalisation est la phase où
l'enseignant et les élèves reconnaissent et fixent officiellement le savoir nouvellement construit. C'est
le moment où la connaissance acquise est nommée, formalisée, et son statut cognitif est clarifié et
rendu explicite. Les phases d'action, de formulation et de validation précèdent généralement
l'institutionnalisation, où l'élève agit, propose des solutions et justifie ses choix.
Q40 : Lequel des critères suivants n’est pas constitutif d’un registre sémiotique ?
Réponse Correcte : D
Explication :
La théorie des registres de représentations sémiotiques, développée par Raymond Duval, est
fondamentale pour l'apprentissage des mathématiques (et d'autres disciplines). Un registre
sémiotique est caractérisé par :
1. L'existence d'une représentation identifiable (une production de signes, comme une écriture
algébrique, un graphique, un texte).
2. La possibilité d'une activité de traitement au sein de ce registre (par exemple, résoudre une
équation algébriquement, manipuler un graphique).
3. La possibilité d'une activité de conversion entre différents registres (par exemple, passer
d'une équation à son graphique, ou d'un texte à un schéma).
L'instrumentalisation (D) n'est pas un critère direct de la définition d'un registre sémiotique
en tant que tel, bien que les instruments puissent être des supports de ces représentations.
Maîtriser ce concept est essentiel pour comprendre les difficultés des élèves à jongler entre
différentes formes de représentation d'un même objet mathématique.
A. Guy Brousseau.
B. Gaston Bachelard.
C. Yves Chevallard.
D. Michèle Artigue.
Réponse Correcte : B
Explication :
Le concept d'obstacle épistémologique a été initialement introduit par le philosophe des sciences
Gaston Bachelard dans son ouvrage "La formation de l'esprit scientifique". Il a ensuite été repris et
adapté en didactique par des chercheurs comme Guy Brousseau et Jean-Pierre Astolfi.
Q42 : Pour préparer une leçon de mathématiques à une classe certificative, il faut se référer en
priorité aux :
A. Cadres référentiels.
B. Directives pédagogiques.
C. Manuels scolaires.
D. Fiches prêtes des sites web.
Réponse Correcte : A
Explication :
Pour préparer une leçon, en particulier pour une classe certificative (où l'enjeu est une évaluation
sanctionnant un cycle d'études), il est impératif de se référer en priorité aux cadres référentiels. Ces
documents définissent les compétences, les connaissances et les niveaux d'exigence attendus pour la
certification. Ils sont plus fondamentaux que les directives pédagogiques (qui donnent des indications
sur la manière d'enseigner), les manuels (qui sont des outils pour mettre en œuvre les programmes)
ou les fiches prêtes (qui sont des ressources complémentaires). Les cadres référentiels garantissent
l'alignement de l'enseignement sur les attentes officielles de l'examen.
A. Psychologique.
B. Epistémologique.
C. Socio-culturel.
D. Psychologique, épistémologique et socio- culturel.
Réponse Correcte : D
Explication :
L'enseignement et l'apprentissage sont des phénomènes complexes qui s'appuient sur plusieurs
fondements. Les fondements psychologiques concernent la manière dont les individus apprennent
(cognition, motivation, développement). Les fondements épistémologiques interrogent la nature du
savoir et sa construction. Les fondements socio-culturels reconnaissent l'influence du contexte social
et culturel sur l'apprentissage, ainsi que les interactions entre les individus. Une compréhension
complète de l'enseignement et de l'apprentissage intègre ces trois dimensions.
A. Stratégique.
B. Communicationnelle.
C. Méthodologique .
D. Culturelle.
Réponse Correcte : B
Explication :
La connaissance de soi (conscience de ses émotions, de ses forces, de ses limites) et l'expression de
soi (capacité à verbaliser ses pensées, ses sentiments, ses besoins) sont des composantes essentielles
de la compétence communicationnelle. Une bonne communication implique non seulement la
capacité à comprendre les autres, mais aussi à se faire comprendre et à interagir de manière
appropriée, ce qui passe par la connaissance et l'expression de soi.
Q45 : Une méthodologie travail en classe et en dehors de la classe est une compétence :
A. Stratégique.
B. Communicationnelle.
C. Méthodologique .
D. Culturelle.
Réponse Correcte : C
Explication :
La capacité à organiser son travail, à utiliser des outils et des techniques efficaces pour apprendre et
résoudre des problèmes, que ce soit en classe ou à l'extérieur, relève de la compétence
méthodologique. Cela inclut la gestion du temps, l'organisation des ressources, la recherche
d'informations, la prise de notes, etc.
Q46 : Le développement du patrimoine lié au savoir de façon plus générale est une compétence :
A. Stratégique.
B. Communicationnelle.
C. Méthodologique .
D. Culturelle.
Réponse Correcte : D
Explication :
Le développement du patrimoine lié au savoir, l'ouverture à différentes formes de connaissances,
d'expressions artistiques, historiques ou scientifiques, et la capacité à s'inscrire dans une culture
commune ou diverse, relèvent de la compétence culturelle. Elle englobe la curiosité intellectuelle,
l'appréciation des arts, la compréhension des enjeux sociétaux, et la capacité à se positionner dans le
monde.
Q47 : La capacité d’imaginer, concevoir et de dessiner et représenter une innovation est une
compétence :
A. Stratégique.
B. Communicationnelle.
C. Méthodologique .
D. Culturelle.
Réponse Correcte : A
Explication :
La capacité d'imaginer, de concevoir et de représenter une innovation implique de la créativité, de la
résolution de problèmes, de la planification et de la prise de décision, ce qui caractérise une
compétence stratégique. Cela concerne la capacité à élaborer des plans d'action, à anticiper les
difficultés, à trouver des solutions originales et à les mettre en œuvre. On pourrait aussi parler de
compétence de résolution de problèmes ou d'innovation.
A. Michel Verret.
B. Gaston Bachlard.
C. Yves Chevallard.
D. Guy Broousseau.
Réponse Correcte : A
Explication :
Bien qu'Yves Chevallard ait formalisé le concept de "transposition didactique" en didactique des
mathématiques (voir Q49), le terme "transposition" dans un contexte sociologique de transfert de
savoirs a été introduit pour la première fois par le sociologue Michel Verret.
A. Michel Verret.
B. Gaston Bachlard.
C. Yves Chevallard.
D. Guy Broousseau.
Réponse Correcte : C
Explication :
C'est Yves Chevallard qui a spécifiquement introduit et développé le concept de transposition
didactique dans le champ de la didactique des mathématiques, en s'appuyant sur les travaux de
Michel Verret. Il est donc la référence principale pour ce concept dans le domaine didactique.
Q50 : Le concept contrat didactique été introduit en didactique des mathématiques par :
A. Michel Verret.
B. Gaston Bachlard.
C. Yves Chevallard.
D. Guy Brousseau.
Réponse Correcte : D
Explication :
Le concept de contrat didactique est une contribution majeure de Guy Brousseau, développée dans
le cadre de sa Théorie des Situations Didactiques en didactique des mathématiques.
A. L’enseignement.
B. L’élevé.
C. Le parent de L’élevé.
D. L’inspecteur pédagogique.
A. L’enseignement.
B. L’élevé.
C. Le parent de L’élevé.
D. L’inspecteur pédagogique.
A. L’enseignement.
B. L’élevé.
C. Le parent de L’élevé.
D. L’inspecteur pédagogique.
A. Didactique.
B. D’enseignement .
C. Facile à résoudre .
D. N’est pas composant une tache déclarée.
Réponse Correcte : A
Explication :
Une situation-problème est une composante clé de la didactique, notamment dans la théorie des
situations didactiques de Guy Brousseau. C'est une situation intentionnellement conçue par
l'enseignant pour confronter les élèves à un problème dont la résolution nécessite la construction ou
la mobilisation de nouvelles connaissances. Elle est donc par nature une situation didactique car elle
est mise en place dans un but d'apprentissage spécifique et est liée à la transmission d'un savoir. Elle
n'est pas nécessairement facile à résoudre (C), et elle est une tâche déclarée (D).
A. Didactique.
B. D’enseignement .
C. Facile à résoudre .
D. N’est pas composant une tache déclarée.
Réponse Correcte : B
Explication :
Une situation didactique est une situation d'enseignement-apprentissage orchestrée par l'enseignant
dans le but de transmettre un savoir. Elle est l'organisation des interactions entre l'enseignant, l'élève
et le savoir. Elle est donc, par essence, une situation d'enseignement. L'option A est redondante.
Réponse Correcte : C
Explication :
Dans une approche constructive de l'apprentissage (et en didactique en particulier), l'erreur n'est pas
simplement une faute à sanctionner. Elle est considérée comme une manifestation des
représentations de l'élève, un indicateur de son raisonnement et une étape nécessaire dans le
processus de construction du savoir. En analysant les erreurs, l'enseignant peut comprendre les
obstacles rencontrés par les élèves et les utiliser comme "matériel collectif" pour le débat, la réflexion
et la co-construction des connaissances. C'est un levier d'apprentissage.
Réponse Correcte : C
Explication :
Le processus classique de la transposition didactique, tel que formalisé par Yves Chevallard, se
déroule en plusieurs étapes :
1. Savoir savant : Le savoir tel qu'il est produit par la communauté scientifique.
3. Savoir enseigné : Le savoir tel qu'il est effectivement présenté et travaillé en classe par
l'enseignant.
4. Savoir appris / acquis : Le savoir tel qu'il est compris et intégré par l'élève.
L'option C respecte cet ordre logique, en utilisant "savoir à enseignée" comme synonyme de
"savoir enseigné".
A. Un outil d’enseignement.
B. Un outil d’apprentissage.
C. Un outil d’enseignement-apprentissage.
D. D’évaluer les acquis des apprenants.
Réponse Correcte : C
Explication :
Une situation didactique est conçue pour permettre à la fois l'enseignement (par l'enseignant qui
l'orchestre) et l'apprentissage (par l'élève qui y est confronté). Elle est donc un outil fondamental qui
intègre les deux dimensions. Elle n'est pas principalement un outil d'évaluation (D), bien que
l'évaluation puisse être intégrée à ses phases.
A. Rectification.
B. Certification.
C. Validation.
D. Orientation.
Réponse Correcte : D
Explication :
La fonction principale de l'évaluation diagnostique est l'orientation. En identifiant les points forts et
faibles des apprenants avant une nouvelle séquence, elle permet à l'enseignant d'orienter son
enseignement et aux élèves de s'orienter dans leur apprentissage, en ciblant les besoins spécifiques.
Elle n'est pas pour la certification (B) ni la validation (C) d'acquis finaux, ni la rectification directe (A)
mais plutôt l'information pour cette rectification.
A. Rectification.
B. Certification.
C. Validation.
D. Orientation.
Réponse Correcte : A
Explication :
L'évaluation formative vise la régulation et la rectification des apprentissages en cours. Elle fournit un
feedback immédiat pour permettre à l'apprenant et à l'enseignant d'identifier et de corriger les
erreurs, d'ajuster les stratégies et de combler les lacunes pendant le processus d'apprentissage.
A. Rectification.
B. Certification.
C. Validation.
D. Orientation.
Réponse Correcte : B
Explication :
L'évaluation sommative a pour fonction principale la certification ou le bilan des acquis à la fin d'un
cycle ou d'une période d'apprentissage. Elle atteste d'un certain niveau de maîtrise des compétences
ou des connaissances. Elle peut aussi avoir une fonction de validation ou de classification.
Réponse Correcte : B
Explication :
L'objectif central de l'évaluation formative est la régulation des apprentissages. Il s'agit d'ajuster les
processus d'enseignement et d'apprentissage en continu, en fonction des progrès et des difficultés
des élèves, pour maximiser l'efficacité de l'acquisition des connaissances et compétences.
Réponse Correcte : C
Explication :
Comme vu en Q23, le triangle didactique, concept fondamental, représente les interactions entre le
savoir, l'apprenant et l'enseignant. Ces trois pôles sont les acteurs centraux de toute situation
didactique. L'inspecteur (A, B, D) n'est pas un pôle constitutif du triangle didactique lui-même, bien
qu'il ait un rôle dans le système éducatif.
Réponse Correcte : B
Explication :
Comme confirmé en Q24 et Q59, l'évaluation diagnostique se situe avant l'apprentissage pour
identifier les prérequis et les représentations initiales.
Réponse Correcte : A
Explication :
L'évaluation formative se déroule parallèlement aux apprentissages ou "au cours de l'apprentissage".
Elle est un processus continu d'accompagnement et de régulation.
A. R.Douady.
B. Gaston Bachlard.
C. Yves Chevallard.
D. Guy Brousseau.
Réponse Correcte : A
Explication :
La notion de "cadre" en didactique des mathématiques a été introduite par Régine Douady. Elle
désigne un ensemble d'objets, de relations, de propriétés et d'outils propres à un domaine
mathématique donné, qui peut être utilisé pour résoudre un problème. Un problème peut être résolu
dans différents cadres, et le changement de cadre peut faciliter ou complexifier la résolution.
A. Gérard Vergnaud.
B. Gaston Bachlard.
C. Yves Chevallard.
D. Guy Brousseau.
Réponse Correcte : A
Explication :
La notion de "changement de cadres" est étroitement liée à la théorie des champs conceptuels de
Gérard Vergnaud. Bien que Douady ait introduit "cadre", Vergnaud a mis en lumière l'importance du
passage d'un cadre conceptuel à un autre dans la résolution de problèmes et l'acquisition de
concepts. Cependant, la notion de "cadre" de Douady est très liée au "changement de cadre".
Self-correction: The specific term "changement de cadres" (not "chargement") is indeed very much
associated with R. Douady's work on dialectique outil-objet et cadres. Vergnaud is more about
"champs conceptuels". Let's double check this specific attribution.
Upon checking, while Vergnaud deals with concept fields and their interrelations, the specific theory
of frames (cadres) and changes of frames (changements de cadres) is primarily attributed to Régine
Douady. Given the options, and the previous question, this seems to be a slight misattribution in the
QCM or a subtle distinction. However, if Q67 is R.Douady for "cadre", then Q68 should logically also
point to her for "changement de cadre".
There seems to be a potential error in the provided options or the question itself if the distinction
between "chargement" and "changement" is critical. Assuming "chargement" is a typo for
"changement".
Given that Q67 attributes "cadre" to Douady, it would be logical for "changement de cadre" to also be
associated with her. However, Vergnaud's theory of conceptual fields also involves dynamic
restructuring and moving between different conceptual organizations, which could be interpreted as
"changement de cadres" in a broader sense.
Let me perform a quick search for "chargement de cadres didactique mathématique". This phrase
"chargement de cadres" is not standard. It's likely a typo for "changement de cadres".
For "changement de cadres", Régine Douady is the most prominent reference.
Let's consider if Vergnaud used a similar concept. Vergnaud's conceptual fields involve schemata and
concepts, and learners develop new schemata by adapting to new situations, which could be seen as
a form of "changing frameworks".
However, if Q67 is Douady for "cadre", the direct lineage for "changement de cadres" is Douady.
I will assume there is a typo in the question, and it means "changement de cadres". If so, R. Douady is
the primary originator.
However, A. Vergnaud is offered as an alternative to Douady. This hints that there might be a subtle
reason for this choice.
Let's go with the most direct attribution. "Cadre" -> Douady. "Changement de cadres" -> Douady. So,
if A for Q67, then A for Q68.
The options for Q68 have D. Guy Brousseau repeated. This indicates a potential problem with the
QCM itself.
Given the choices, and the highly specific nature of "cadre" and "changement de cadres" (dialectic
outil/objet), the most direct link remains Douady. However, she is not an option for Q68. This is a
problem.
If I must choose from the given options, and "R. Douady" is not an option, then I need to reconsider.
Could "changement de cadre" be interpreted in a more general sense that might align with
Vergnaud's work on conceptual fields where the learner reorganizes their conceptual understanding?
Yes, it's possible.
However, if "R.Douady" is the answer for Q67, and not an option for Q68, this is a very strong
indicator of a flawed QCM.
I will state that the question is problematic if "R.Douady" is not an option and assume "changement
de cadres" should be Douady. If forced to pick from the list, and understanding that Vergnaud's work
on conceptual fields involves restructuring and connections, it's the closest fit if Douady is absent, but
it's not a direct attribution for the term "changement de cadres".
Let's search: "changement de cadres Vergnaud". It's less direct than Douady.
Let's stick to the clear attributions first. "Cadre" and "changement de cadres" -> Douady. Since
Douady is not in Q68, I cannot confidently select an option without more context on the QCM's
source and its known answers.
Final decision for Q68: I will point out the absence of Douady and the likely typo, and then, if forced,
pick the one that might be considered as a "next best" if the interpretation is broadened.
However, since I'm supposed to provide the exact answer, and it's missing, I'll state it.
After checking some common knowledge bases for competitions: Sometimes, these questions are
flawed. However, if we consider the development of mathematical thinking, Vergnaud's conceptual
fields are about how concepts are organized and evolve, which strongly relates to adapting
frameworks. So, it's a plausible (though not direct) second-best if Douady is absent.
Given the specific nature of these concours, I will choose Vergnaud as the most plausible among the
remaining options if Douady is intentionally excluded or absent.
Réponse Correcte : A (Gérard Vergnaud)
Explication :
La notion de "cadre" et de "changement de cadre" est principalement attribuée à Régine Douady en
didactique des mathématiques. Cependant, si son nom n'est pas proposé, et en considérant les
options, Gérard Vergnaud avec sa théorie des champs conceptuels, aborde également la manière
dont les connaissances et les schèmes sont organisés et mobilisés dans la résolution de problèmes.
Les "champs conceptuels" peuvent être vus comme des cadres de pensée, et leur réorganisation ou
le passage d'un champ à l'autre implique un changement de cadre conceptuel. Il est important de
noter que le terme précis de "changement de cadres" est plus directement associé à Douady.
A. Gérard Vergnaud.
B. Gaston Bachlard.
C. Yves Chevallard.
D. Guy Brousseau.
Réponse Correcte : D
Explication :
La Théorie des Situations Didactiques est un cadre théorique majeur en didactique des
mathématiques, élaboré par Guy Brousseau. Elle modélise les processus d'enseignement et
d'apprentissage des mathématiques en analysant les interactions entre l'enseignant, l'élève et le
savoir dans des situations spécifiquement conçues.
A. Gérard Vergnaud.
B. Gaston Bachlard.
C. Yves Chevallard.
D. Guy Brousseau.
Réponse Correcte : C
Explication :
La Théorie Anthropologique du Didactique (TAD) a été développée par Yves Chevallard. Cette théorie
met l'accent sur l'étude des institutions et des pratiques didactiques comme des systèmes complexes
où les savoirs sont organisés en "praxéologies" (unions de pratiques et de discours théoriques). Elle
considère que l'enseignement est une activité sociale et culturelle.
A. Gérard Vergnaud .
B. Gaston Bachlard.
C. Yves Chevallard.
D. Guy Brousseau.
Réponse Correcte : A
Explication :
La Théorie des Champs Conceptuels est l'œuvre de Gérard Vergnaud. Cette théorie vise à
comprendre comment les concepts se développent chez l'apprenant, en particulier en
mathématiques et en physique, en analysant les situations qui leur donnent sens et les schèmes
d'action associés.
Réponse Correcte : A
Explication :
La pédagogie, étant une discipline plus large que la didactique, s'intéresse à l'ensemble des relations
humaines qui ont lieu dans l'environnement d'apprentissage. Cela inclut bien sûr la relation
enseignant-élèves, mais aussi les interactions élèves-élèves (coopération, conflit, entraide) qui sont
constitutives de la vie de la classe et de l'apprentissage social. Les options C et D sont plus spécifiques
à la didactique ou à l'apprentissage individuel du savoir.
A. En évaluation sommative.
B. En évaluation formative.
C. En évaluation diagnostique.
D. A tout moment.
Réponse Correcte : A
Explication :
En évaluation sommative, l'objectif est de mesurer les acquis et de certifier un niveau de
performance. Dans ce contexte, les erreurs sont généralement comptabilisées comme des fautes qui
impactent le score ou le résultat final, car elles indiquent un écart par rapport aux attentes de
maîtrise. Dans les évaluations diagnostique et formative, l'erreur est davantage vue comme un
indicateur d'apprentissage et une opportunité de régulation.
A. Un enseignement directif.
B. Un savoir à enseigner.
C. Un conflit cognitif.
D. Les attentes réciproque de l’élève et de l’enseignant.
Réponse Correcte : D
Explication :
Cette question est une reformulation de Q1 et Q9, confirmant que le contrat didactique est
l'ensemble des attentes et obligations, souvent implicites, qui régissent la relation entre l'élève et
l'enseignant vis-à-vis du savoir.
Réponse Correcte : A
Explication :
Dans une perspective constructiviste de l'apprentissage (fortement présente en didactique), l'erreur
est vue non pas comme une faute à éviter, mais comme une étape normale et même nécessaire du
processus d'apprentissage. Elle révèle les conceptions de l'élève et peut être un point de départ pour
la réflexion et la construction de nouvelles connaissances.
Q.77 : La relation d’interaction entre l’enseignant et l’apprenant :
A. Contrat didactique.
B. Transposition didactique.
C. Représentations et conceptions.
D. Relation épistémologique.
Réponse Correcte : A
Explication :
La relation d'interaction spécifique entre l'enseignant et l'apprenant, notamment en ce qui concerne
les attentes mutuelles autour du savoir, est caractérisée par le contrat didactique.
A. Contrat didactique.
B. Transposition didactique.
C. Représentations et conceptions.
D. Relation épistémologique.
Réponse Correcte : B
Explication :
La relation de l'enseignant au savoir est principalement caractérisée par la transposition didactique.
C'est l'enseignant qui, en planifiant et en délivrant son cours, transforme le savoir pour le rendre
enseignable aux élèves.
A. Contrat didactique.
B. Transposition didactique.
C. Représentations et conceptions.
D. Relation épistémologique.
Réponse Correcte : C
Explication :
La relation de l'apprenant au savoir est fortement influencée par ses représentations et conceptions
initiales. C'est en interagissant avec le savoir que l'apprenant les mobilise, les confronte et les fait
évoluer. La relation épistémologique (D) est plus générale et englobe la nature du savoir.
Q.80 : Représentes les droites et les devoirs implicites des élèves et de l’enseignant a propos des
objets de savoir enseignés :
A. Contrat didactique.
B. Contrat pédagogique.
C. Contrat épistémologique.
D. Transposition didactique.
Réponse Correcte : A
Explication :
Cette définition décrit précisément le contrat didactique. Il s'agit des attentes (droits et devoirs)
implicites ou explicites qui régissent l'interaction entre l'enseignant et l'élève concernant le savoir à
enseigner. Le terme "contrat pédagogique" (B) existe mais est souvent plus large, englobant des
aspects non liés spécifiquement au savoir.
Q.81 : Relève l’organisation de la classe et des habitudes de travail, il est constitué de l’ensemble
des règles appliquées dans une sale classe :
A. Contrat didactique.
B. Contrat pédagogique.
C. Contrat épistémologique.
D. Transposition didactique.
Réponse Correcte : B
Explication :
Un contrat pédagogique (ou règles de vie de classe, règlement intérieur) regroupe l'ensemble des
règles explicites ou implicites qui organisent la vie et le travail en classe, y compris les habitudes de
travail et la gestion du comportement. Il est plus général que le contrat didactique, qui est
spécifiquement lié au savoir.
A. Obstacle didactique.
B. Obstacle épistémologique.
C. Obstacle ontogénique.
D. Obstacle sociocognitif.
Réponse Correcte : B
Explication :
L'obstacle épistémologique, tel que décrit par Gaston Bachelard, est lié à l'histoire de la construction
des savoirs eux-mêmes. Ce sont des concepts ou des façons de penser qui ont été valides à une
époque mais qui sont devenus des freins au progrès de la connaissance scientifique. Les élèves
peuvent reproduire ces étapes de l'histoire des sciences dans leur propre apprentissage.
A. Obstacle didactique.
B. Obstacle épistémologique.
C. Obstacle ontogénique.
D. Obstacle sociocognitif.
Réponse Correcte : A
Explication :
L'obstacle didactique est une difficulté d'apprentissage qui résulte des choix d'enseignement ou
d'organisation du système éducatif, ou encore des effets indésirables de la transposition didactique.
Par exemple, une mauvaise progression, une simplification excessive ou une didactisation
inappropriée du savoir peuvent créer des obstacles pour l'élève.
Q.84 : Obstacle s’exprime lorsque l’apprentissage demandé est trop en décalage par rapport à la
maturité conceptuelle du sujet :
A. Obstacle didactique.
B. Obstacle épistémologique.
C. Obstacle ontogénique.
D. Obstacle sociocognitif.
Réponse Correcte : C
Explication :
L'obstacle ontogénique (ou psychogénétique) est lié au développement cognitif de l'individu (son
ontogenèse). Il se manifeste lorsque l'apprenant n'a pas encore atteint le niveau de maturité
cognitive nécessaire pour appréhender un concept, quelle que soit la qualité de l'enseignement.
L'apprentissage est alors en décalage avec ses capacités de développement.
A. Positivisme.
B. Inductivisme.
C. Falsificationnisme.
D. vérificationnisme.
Réponse Correcte : C
Explication :
Le falsificationnisme, courant épistémologique associé à Karl Popper, soutient que le point de départ
de la science n'est pas l'observation neutre, mais plutôt une théorie ou une hypothèse. Le rôle du
scientifique est alors de chercher à falsifier (réfuter) cette théorie par des expériences, plutôt que de
chercher à la vérifier. Une théorie est scientifique si elle est réfutable.
A. Positivisme.
B. Inductivisme.
C. Falsificationnisme.
D. vérificationnisme.
A. Positivisme.
B. Inductivisme.
C. Falsificationnisme.
D. vérificationnisme.
Réponse Correcte : A
Explication :
Le positivisme, un courant philosophique majeur, accorde une importance fondamentale à
l'expérimentation et à l'observation comme seules sources de connaissance valide et objective. Il
rejette la métaphysique au profit des faits observables. L'inductivisme (B) et le vérificationnisme (D)
sont des aspects ou des méthodes qui découlent du positivisme.
Q.88 : La science base sur le principe de l’induction qui correspond à l’opération mentale
remontant des faits singuliers à la générale :
A. Positivisme.
B. Inductivisme.
C. Falsificationnisme.
D. vérificationnisme.
Réponse Correcte : B
Explication :
Cette définition correspond exactement à l'inductivisme. Ce courant épistémologique considère que
la connaissance scientifique est construite par l'inférence de lois générales à partir d'un grand
nombre d'observations particulières.
Réponse Correcte : A
Explication :
La transposition didactique est souvent décomposée en deux phases :
Réponse Correcte : B
Explication :
Comme expliqué en Q90, la transposition didactique interne est le processus par lequel le savoir à
enseigner (des programmes) est transformé par l'enseignant pour être réellement enseigné en classe
(savoir enseigné).
Q92 : L’enseignant prend une technique ou une représentation comme objet d’étude et néglige le
vrai savoir à développer :
A. Effet Jourdain.
B. Effet Papy.
C. L’usage abusif de l’analogie.
D. Effet Topaze
Réponse Correcte : B
Explication :
L'effet Papy (nommé d'après le mathématicien Georges Papy) est un phénomène didactique où
l'enseignant, par souci de rigueur ou de formalisme excessif, met l'accent sur une technique, une
représentation graphique, un symbole ou un langage formel, au point que cet outil devient l'objet
d'enseignement lui-même, masquant le concept mathématique sous-jacent et son sens. Les élèves
maîtrisent la forme sans comprendre le fond.
A. Effet Jourdain.
B. Effet Papy.
C. L’usage abusif de l’analogie.
D. Effet Topaze
Réponse Correcte : D
Explication :
L'effet Topaze (conceptualisé par Guy Brousseau) décrit une situation où l'enseignant, pour aider un
élève en difficulté et éviter un échec patent, modifie la tâche ou fournit des indices si évidents que
l'élève donne la "bonne" réponse sans avoir réellement construit le savoir. L'enseignant "surmonte
l'obstacle" à la place de l'élève, privant ce dernier de l'opportunité d'apprendre par lui-même.
Réponse Correcte : C
Explication :
TICE est l'acronyme pour "Technologies de l'Information et de la Communication pour l'Enseignement
(ou l'Éducation)". La réponse C, bien que formulée au singulier ("Technologie"), est la seule option qui
inclut l'aspect "pour enseignement", ce qui correspond à la lettre "E" de TICE. La réponse B
correspond à l'acronyme TIC (Technologies de l'Information et de la Communication).
A. Effet Jourdain.
B. Effet Papy.
C. L’usage abusif de l’analogie.
D. Effet Topaze
Réponse Correcte : C
Explication :
Cette option est littérale. L'usage abusif ou inapproprié de l'analogie est un piège didactique où
l'analogie, censée faciliter la compréhension, peut induire des erreurs ou des confusions si ses limites
ne sont pas clairement établies ou si elle est appliquée de manière excessive.
Q95 : Des réponses ou des comportements des élèves sont interprétés comme la manifestation
d’un savoir savant :
A. Effet Jourdain.
B. Effet Papy.
C. L’usage abusif de l’analogie.
D. Effet Topaze
Réponse Correcte : A
Explication :
L'effet Jourdain (également de Guy Brousseau) survient lorsque l'enseignant interprète les
comportements ou les réponses de l'élève (souvent issus de son vécu quotidien, de son bon sens ou
d'une compréhension superficielle) comme la manifestation d'un savoir savant. L'enseignant "fait
comme si" l'élève savait déjà, sans que l'apprentissage réel du concept ait eu lieu. Le nom fait
référence au "Bourgeois Gentilhomme" de Molière qui faisait de la prose sans le savoir.
A. L’entête de la fiche.
B. Le scénario.
C. L’entête de la fiche et le scénario.
D. Autre.
Réponse Correcte : C
Explication :
Une fiche pédagogique (ou fiche de préparation) est un document qui structure la planification d'une
séance de cours. Elle inclut généralement un en-tête (informations générales : discipline, niveau,
date, objectifs, durée) et un scénario détaillé du déroulement de la séance (étapes, activités, rôle de
l'enseignant et des élèves, matériel, temps alloué).
Réponse Correcte : B
Explication :
Lors de la formulation et de l'introduction d'un nouveau concept en situation d'enseignement-
apprentissage, il est fondamental de prendre en considération les représentations et conceptions
initiales des apprenants. Celles-ci constituent le point de départ de l'apprentissage et influenceront
la manière dont le nouveau concept sera interprété et intégré. L'enseignant doit s'appuyer sur ces
représentations pour créer des situations qui permettent aux élèves de les confronter et de les faire
évoluer.
A. Caractère finalisé.
B. Evaluabilité.
C. Caractère souvent disciplinaire.
D. Non évaluabilité.
Réponse Correcte : D
Explication :
Une compétence est la capacité à mobiliser de manière intégrée des connaissances, des savoir-faire
et des savoir-être pour résoudre des problèmes complexes dans des situations variées. Parmi ses
caractéristiques, une compétence a un caractère finalisé (elle vise un but, une action), elle est
évaluable (on peut juger de sa maîtrise), et elle peut être de nature disciplinaire ou transversale. La
non-évaluabilité (D) est donc une caractéristique qui n'entre pas dans la définition d'une compétence
; au contraire, l'évaluation est essentielle pour attester de son acquisition.
J'espère que cette analyse détaillée, structurée comme un cours et expliquant chaque bonne
réponse, vous sera extrêmement utile pour maîtriser ces concepts de didactique générale et vous
préparer à vos examens.
COURS DE DIDACTIQUE GÉNÉRALE
QCM Exemple:
• Pourquoi retenir: Le contrat didactique définit les attentes réciproques implicites entre
enseignant et élève concernant le savoir à enseigner.
Processus complet: Savoir savant → Savoir à enseigner → Savoir enseigné → Savoir acquis
QCM Exemple:
• Réponse correcte (A): Le processus selon lequel un savoir savant se transforme en un savoir à
enseigner
• À mémoriser: Ce concept créé par Yves Chevallard explique comment les connaissances
scientifiques sont adaptées pour l'enseignement.
Définition: L'ensemble des perturbations qui provoquent la stagnation et la régression d'un savoir
scientifique au profit de son progrès.
Types d'obstacles:
1. Le Savoir
2. L'Enseignant
3. L'Apprenant
3.1 La Pédagogie
3.2 La Didactique
• Définition complète: Cadre de réflexion sur la discipline et l'acte pédagogique lié à son
enseignement
QCM Clé:
Ensemble des rapports établis entre un(des) élève(s), un certain milieu et un enseignant afin de faire
approprier un savoir.
Situation d'apprentissage qui met en valeur la relation de l'apprenant au savoir (sans intervention
directe de l'enseignant).
• Situation d'action
• Situation de formulation
• Situation de validation
CHAPITRE 5: L'ÉVALUATION
Principe fondamental: L'erreur est une étape nécessaire pour l'élaboration d'une connaissance, pas
une faute à réprimer.
L'interaction sociale entre individus et groupes dans le processus de construction d'un savoir.
Paramètre dans une situation problème dont la variation provoque une modification de la stratégie
de solution pour l'élève.
6.4 La Dévolution
Acte par lequel l'enseignant fait accepter à l'élève la responsabilité d'une situation d'apprentissage.
• Fonction: Mettre en œuvre les programmes et directives pédagogiques sans s'y substituer
9.1 L'Inductivisme
Principe: L'observation est le point de départ de la science et aboutit à une série d'énoncés singuliers
pour formuler un énoncé universel.
9.2 Le Positivisme
9.3 Le Vérificationnisme
Des réponses d'élèves sont interprétées comme la manifestation d'un savoir savant.
L'enseignant prend une technique comme objet d'étude et néglige le vrai savoir à développer.
Nom Contribution
1. Le Triangle Didactique
2. La Transposition Didactique
4. Pédagogie vs Didactique
5. Le Contrat Didactique
Ces concepts constituent le socle fondamental de la didactique générale. Chaque notion doit être
comprise dans ses interactions avec les autres pour une maîtrise complète du domaine.
Question 1: Qu'est-ce qu'un contrat didactique ? A. ce qui est attendu par l'apprenant de l'enseignant
B. ce qui est attendu par l'enseignant de l'apprenant
C. ce qui est attendu par l'apprenant de l'enseignant ET ce qui est attendu par l'enseignant de
l'apprenant ✓ D. l'ensemble des règles rédigées par l'enseignant pour gérer sa classe
Réponse correcte: C Pourquoi: Le contrat didactique implique une réciprocité - c'est un système
d'attentes mutuelles concernant le savoir à enseigner.
Réponse correcte: C À retenir: Le contrat didactique définit comment l'élève se positionne face aux
tâches d'apprentissage.
Question 3: La transposition didactique externe est : A. Un processus qui permet de passer du savoir
savant au savoir à enseigner ✓ B. Un processus qui permet de passer du savoir à enseigner au savoir
enseigné C. Un processus qui permet de passer du savoir enseigné au savoir à enseigner D. Un
processus qui permet de passer du savoir savant au savoir enseigné
Réponse correcte: B Principe clé: L'évaluation formative permet d'ajuster l'enseignement en cours
d'apprentissage.
Question 7: L'obstacle épistémologique est : A. une contrainte d'ordre logique dans la consigne B.
une contrainte d'ordre psychogénétique C. une difficulté rencontrée par l'élève au cours de son
parcours D. L'ensemble des perturbations qui provoquent la stagnation d'un savoir scientifique ✓
Réponse correcte: D Créateur: Gaston Bachelard - concept fondamental pour comprendre l'évolution
des connaissances.
Questions d'analyse:
Étapes essentielles:
Principe fondamental: L'erreur n'est pas une faute mais un révélateur du processus d'apprentissage.
Types d'erreurs:
Stratégies:
DIDACTIQUE GÉNÉRALE
├── ÉVALUATION
├── OBSTACLES
└── SITUATIONS
├── Action
├── Formulation
├── Validation
└── Institutionnalisation
Sujet: "Analysez le rôle de l'erreur dans le processus d'apprentissage en vous appuyant sur les
concepts de la didactique générale."
Plan suggéré:
1. Introduction : L'erreur, de la faute à l'outil pédagogique
Situation: Un élève répond systématiquement "24" à toute multiplication par 6, même pour 6×1.
Questions:
Éléments de réponse:
ANNEXES
Dévolution : Acte par lequel l'enseignant fait accepter à l'élève la responsabilité d'une situation
d'apprentissage.
CONSEIL FINAL : Maîtrisez d'abord les 5 concepts fondamentaux (triangle didactique, transposition,
contrat, évaluation, obstacles) avant d'approfondir les aspects plus spécialisés. La compréhension de
leurs interactions est la clé de réussite en didactique générale.
Oui, je comprends tout à fait ! Mon objectif est de vous donner bien plus que des réponses : un
véritable outil pour comprendre en profondeur, mémoriser efficacement et maîtriser les concepts
clés de la didactique générale.
Voici une "leçon détaillée" structurée, regroupant les concepts par thèmes. Pour chaque concept, je
vous fournirai :
• Comment Mémoriser : Des astuces mnémotechniques, des associations d'idées ou des mots-
clés pour ancrer le concept.
1. La Didactique
2. La Pédagogie
• L'Essentiel à Retenir : Ce modèle représente les trois pôles fondamentaux de toute situation
d'enseignement-apprentissage et leurs interactions : l'enseignant, l'apprenant et le savoir.
• Pourquoi le Maîtriser : C'est la carte conceptuelle de base pour analyser toute situation
d'enseignement. Comprendre ces interactions permet d'identifier les défis et d'ajuster ses
pratiques.
La transposition didactique est le processus par lequel le savoir change de forme pour être enseigné.
1. Définition et Processus
• L'Essentiel à Retenir : C'est la transformation d'un savoir savant (celui des chercheurs) en un
savoir à enseigner (dans les programmes), puis en un savoir enseigné (en classe), et enfin en
savoir acquis (par l'élève). C'est une adaptation, une simplification, une re-contextualisation.
Les élèves rencontrent des difficultés non pas par hasard, mais souvent à cause d'obstacles
spécifiques.
1. L'Obstacle Épistémologique
• L'Essentiel à Retenir : C'est une connaissance antérieure (souvent intuitive ou "fausse") qui a
été utile dans un certain contexte, mais qui devient un frein à l'acquisition d'un nouveau
savoir plus juste ou plus complexe. (Auteur clé : Gaston Bachelard).
• Pourquoi le Maîtriser : Pour identifier pourquoi les élèves "s'accrochent" à certaines erreurs,
anticiper ces difficultés et concevoir des situations qui permettent de les déconstruire.
2. L'Obstacle Didactique
• L'Essentiel à Retenir : C'est une difficulté d'apprentissage causée par les choix pédagogiques
ou didactiques de l'enseignant, ou par le système éducatif lui-même (ex: une progression mal
adaptée, une simplification excessive).
• Comment Mémoriser : "Didactique" ici = obstacle créé par la DIDACTisation. Pensez "erreur
de l'enseignement".
• Pourquoi le Maîtriser : Pour adapter les objectifs et les méthodes d'enseignement aux
capacités réelles des élèves, évitant de proposer des notions trop complexes pour leur âge ou
leur stade de développement.
4. L'Objectif-Obstacle
• L'Essentiel à Retenir : C'est une stratégie didactique qui consiste à faire d'un obstacle
identifié un objectif d'apprentissage à part entière. Au lieu de le contourner, on le transforme
en un défi à surmonter pour construire la connaissance. (Auteur clé : Jean-Pierre Astolfi).
• Pourquoi le Maîtriser : Pour concevoir des activités qui exploitent les difficultés des élèves
comme des opportunités d'apprentissage profond, plutôt que de simplement les corriger.
• L'Essentiel à Retenir : L'erreur n'est pas seulement une faute à sanctionner, mais un
indicateur du raisonnement de l'élève. C'est une étape nécessaire dans la construction du
savoir et un "matériel collectif" pour la réflexion en classe.
• Pourquoi le Maîtriser : Pour changer son regard sur les erreurs des élèves, les analyser, les
discuter et en faire un levier pédagogique puissant, plutôt qu'une source de découragement.
La théorie des situations didactiques de Guy Brousseau offre des outils pour analyser l'interaction
entre l'élève et le savoir.
1. Le Contrat Didactique
• Comment Mémoriser : "Contrat" = les attentes mutuelles (comme dans un vrai contrat).
L'enseignant attend des choses de l'élève, l'élève attend des choses de l'enseignant.
• Pourquoi le Maîtriser : Pour comprendre les comportements des élèves (pourquoi ils
répondent d'une certaine manière, pourquoi ils ne s'engagent pas) et pour éviter les "effets
de contrat" qui peuvent masquer l'apprentissage réel.
2. La Variable Didactique
3. La Dévolution
• L'Essentiel à Retenir : C'est l'acte par lequel l'enseignant parvient à faire accepter à l'élève la
responsabilité de résoudre le problème et de construire le savoir par lui-même, sans qu'il
donne la réponse directement.
• Pourquoi le Maîtriser : Pour structurer ses séances d'apprentissage, en sachant quand guider
explicitement et quand laisser l'élève expérimenter et découvrir par lui-même.
5. L'Institutionnalisation
• L'Essentiel à Retenir : C'est la phase où l'enseignant (et les élèves) fixent et officialisent le
savoir nouvellement construit. C'est le moment où le concept est nommé, formalisé et
reconnu comme une connaissance valide.
• Pourquoi le Maîtriser : Pour ancrer les acquis des élèves. Sans cette étape, les découvertes
de l'élève peuvent rester personnelles et ne pas être connectées au savoir formel.
• L'Essentiel à Retenir : Ce sont les idées, connaissances, schèmes de pensée qu'un apprenant
mobilise face à un problème, avant même tout enseignement. Elles sont le point de départ
de l'apprentissage et peuvent être des facilitateurs ou des obstacles.
• Pourquoi le Maîtriser : Toute démarche pédagogique efficace doit partir des représentations
des élèves pour les faire évoluer.
7. Le Conflit Socio-Cognitif
• Comment Mémoriser : "Socio-Cognitif" = Socio (entre plusieurs personnes) + Cognitif (ça fait
travailler le cerveau). Pensez "débat d'idées qui fait avancer la pensée".
• Pourquoi le Maîtriser : Pour organiser des activités de groupe qui stimulent la discussion, la
confrontation et la co-construction des connaissances.
• Trame Conceptuelle : Un outil pour visualiser et organiser les concepts clés d'une discipline
et leurs relations, aidant à prévoir une progression pédagogique raisonnée.
• Pourquoi le Maîtriser : Ce sont des outils de planification essentiels pour l'enseignant afin de
structurer son enseignement et anticiper le déroulement de ses séances.
Ces concepts décrivent des situations où le contrat didactique peut détourner l'apprentissage de son
objectif réel.
1. L'Effet Topaze
• L'Essentiel à Retenir : L'enseignant, pour aider un élève en difficulté, donne des indices
tellement évidents que l'élève donne la "bonne" réponse sans avoir réellement compris ni
construit le savoir. L'enseignant résout le problème à la place de l'élève. (Auteur clé : Guy
Brousseau).
• Comment Mémoriser : Pensez à "Madame Topaze" qui aide trop son élève. "Topaze" = Trop
d'Obvious Pistes qui Annulent le Zèle de l'Elève.
• Pourquoi le Maîtriser : Pour éviter de "fausser" l'apprentissage en sur-aidant les élèves, les
privant ainsi de l'opportunité de construire leur propre savoir.
2. L'Effet Jourdain
• Pourquoi le Maîtriser : Pour ne pas se tromper sur le niveau de compréhension des élèves et
s'assurer qu'ils construisent réellement les concepts formels attendus.
3. L'Effet Papy
• L'Essentiel à Retenir : L'enseignant met un accent excessif sur une technique, un formalisme,
un langage symbolique ou une représentation graphique, au point que l'outil ou la forme
devient l'objet d'enseignement, masquant le concept sous-jacent. (Auteur clé : Georges
Papy).
• Pourquoi le Maîtriser : Pour s'assurer que les élèves comprennent le "pourquoi" derrière le
"comment", et ne se contentent pas d'appliquer des recettes sans comprendre le sens.
• L'Essentiel à Retenir : Une analogie est un outil pédagogique utile, mais son usage excessif ou
sans limites claires peut induire des erreurs ou des confusions chez l'élève, qui assimile
l'analogie au concept lui-même.
• Comment Mémoriser : "Abusif de l'analogie" = une analogie peut être un ABUS si elle
CONFOND plus qu'elle n'éclaire.
• Pourquoi le Maîtriser : Pour utiliser les analogies avec discernement, en soulignant toujours
leurs limites, afin qu'elles soient un pont vers la compréhension et non un piège.
L'évaluation est un outil essentiel, mais ses fonctions varient selon le moment de l'apprentissage.
1. Évaluation Diagnostique
• Pourquoi le Maîtriser : Pour partir des besoins réels des élèves et non de ce que l'on suppose
qu'ils savent.
2. Évaluation Formative
• Pourquoi le Maîtriser : Pour accompagner activement les élèves, les aider à identifier et
corriger leurs erreurs, et ajuster sa pédagogie en fonction de leurs progrès.
• Pourquoi le Maîtriser : Pour attester des apprentissages réalisés par les élèves et pour rendre
des comptes sur l'efficacité de l'enseignement.
Ces concepts aident à comprendre comment les connaissances sont organisées et développées.
1. La Taxonomie de Bloom
• L'Essentiel à Retenir : Une hiérarchie des objectifs d'apprentissage dans le domaine cognitif,
du plus simple au plus complexe : Connaissance → Compréhension → Application →
Analyse → Synthèse → Évaluation.
• Pourquoi le Maîtriser : Pour formuler des objectifs d'apprentissage clairs et concevoir des
tâches qui sollicitent différents niveaux de pensée chez les élèves.
• Comment Mémoriser : "Sémiotiques" = liés aux SIGNES. Pensez aux différentes façons de
"signer" ou de montrer la même chose.
• Pourquoi le Maîtriser : Pour comprendre les difficultés des élèves à passer d'une forme de
représentation à l'autre (ex: d'une équation à sa courbe) et les aider à développer cette
flexibilité cognitive.
• Pourquoi le Maîtriser : Pour identifier les cadres de pensée mobilisés par les élèves et les
accompagner dans la flexibilité nécessaire à la résolution de problèmes complexes.
• L'Essentiel à Retenir : Décrit le développement des concepts chez l'apprenant à travers des
situations, des schèmes d'action et des invariants opératoires. Un "champ conceptuel" est un
ensemble de situations qui donnent sens à des concepts et de concepts qui permettent de
résoudre des situations. (Auteur clé : Gérard Vergnaud).
Ces éléments définissent les supports, les rôles des acteurs et les attendus du système éducatif.
1. Le Manuel Scolaire
• Comment Mémoriser : Pensez "Manuel" = pour les Mains de l'Apprenant et les Notes de
l'Enseignant (OUtiL double).
• Pourquoi le Maîtriser : Pour l'utiliser efficacement comme un support riche, tout en sachant
qu'il n'est qu'un guide et non la seule source de savoir.
2. Le Guide Pédagogique
• L'Essentiel à Retenir : Un document destiné aux enseignants pour les aider à mettre en
œuvre un programme, un manuel ou une formation, en leur fournissant des conseils et des
pistes d'activités.
• Pourquoi le Maîtriser : Pour tirer parti des ressources offertes par l'institution afin
d'améliorer ses pratiques.
3. Le Curriculum
• Pourquoi le Maîtriser : Pour comprendre les intentions éducatives globales d'un système et
situer son enseignement dans un projet plus vaste.
4. Les Compétences
• Pourquoi le Maîtriser : Les programmes sont souvent basés sur les compétences.
Comprendre ce qu'est une compétence permet de mieux évaluer les élèves et de concevoir
des tâches complexes et signifiantes.
5. TICE
1. L'Épistémologie
• Pourquoi le Maîtriser : Pour avoir une vision critique du savoir que l'on enseigne et pour faire
comprendre aux élèves comment la science fonctionne et évolue.
2. L'Inductivisme
• L'Essentiel à Retenir : Un courant qui postule que la science part de l'observation de faits
singuliers pour remonter et formuler des lois universelles (du particulier au général).
L'observation est le point de départ.
3. Le Falsificationnisme
• L'Essentiel à Retenir : Courant de Karl Popper. Le point de départ de la science est une
théorie ou une hypothèse, que l'on cherche ensuite à falsifier (réfuter) par
l'expérimentation. Une théorie est scientifique si elle est réfutable.
• Pourquoi le Maîtriser : Pour inculquer l'esprit critique scientifique, où une théorie est valide
tant qu'elle n'est pas réfutée, et non parce qu'elle a été vérifiée un certain nombre de fois.
4. Le Positivisme / Vérificationnisme
Cher apprenant, cette leçon synthétise les piliers de la didactique générale. Chaque concept est un
outil intellectuel qui vous permettra de mieux comprendre les enjeux de l'enseignement, d'analyser
les difficultés de vos futurs élèves, de concevoir des situations d'apprentissage plus efficaces et de
prendre du recul sur vos propres pratiques pédagogiques.
Ne vous contentez pas de mémoriser les définitions. Essayez de créer des liens entre ces concepts, de
les illustrer par des exemples concrets dans votre future discipline. Par exemple, comment un
obstacle épistémologique peut-il être transformé en objectif-obstacle grâce à une situation
didactique bien conçue qui respecte le contrat didactique et prend en compte les représentations
des élèves ?
C'est en tissant ces liens que vous développerez une véritable expertise en didactique. Bon courage
dans votre apprentissage !
WAAAAAA3R 3LIK ANA
Absolument ! J'ai analysé en détail les trois séries de QCM (2022, 2023, 2024) que vous avez fournies.
J'ai extrait les concepts clés, leurs définitions, les nuances spécifiques à la didactique des SVT et les ai
regroupés pour vous offrir une leçon complète et optimisée pour la mémorisation et la maîtrise.
Voici une leçon structurée et détaillée, conçue pour vous aider à ancrer ces connaissances
essentielles.
Cette leçon regroupe les concepts didactiques généraux et spécifiques aux SVT, en mettant l'accent
sur leur signification, des astuces de mémorisation et leur importance pour votre pratique future.
Ces deux disciplines, bien que complémentaires, ont des points focaux distincts dans l'enseignement.
• L'Essentiel à Retenir :
• Comment Mémoriser :
• Pourquoi le Maîtriser : Pour adopter une approche équilibrée, en sachant distinguer les
problèmes liés à la relation pédagogique des problèmes liés à la nature du savoir enseigné.
Elles sont complémentaires.
• Comment Mémoriser : Imaginez les trois sommets E-A-S. Pensez aux mots clés des arêtes :
Contrat, Transposition, Représentations (CTR).
C'est un processus complexe de transformation du savoir scientifique pour qu'il puisse être enseigné.
1. Définition et Processus
• Pourquoi le Maîtriser : Pour comprendre l'origine des contenus des programmes et manuels,
et les enjeux de leur adaptation.
• L'Essentiel à Retenir :
• Pourquoi le Maîtriser : Pour situer les responsabilités des différents acteurs et comprendre
que le manuel est le produit de la transposition externe, mais est utilisé par l'enseignant dans
la transposition interne.
• Pourquoi le Maîtriser : Pour saisir les implications de ces transformations qui peuvent, si elles
sont mal gérées, enlever du sens au savoir ou le rendre artificiel pour les élèves.
Les difficultés d'apprentissage ne sont pas de simples erreurs, mais des manifestations de
conceptions profondes.
• Pourquoi le Maîtriser : Elles sont le point de départ de tout apprentissage. L'enseignant doit
les identifier pour construire dessus ou les faire évoluer.
2. Types d'Obstacles
• L'Essentiel à Retenir :
o Verbal : Lié à la polysémie des mots (un même mot a plusieurs sens, ex: "milieu" en
SVT).
o Tautologique : Définition qui se mord la queue, où le terme est défini par lui-même
ou par une de ses caractéristiques (ex: "une planète est un objet planétaire").
• Comment Mémoriser :
• Pourquoi le Maîtriser : Pour diagnostiquer précisément l'origine des erreurs des élèves et
cibler la remédiation la plus pertinente.
• L'Essentiel à Retenir : Une stratégie didactique qui consiste à faire d'un obstacle identifié
(épistémologique ou autre) un objectif d'apprentissage à part entière. On amène l'élève à le
rencontrer, le déconstruire et le dépasser.
• Pourquoi le Maîtriser : Pour transformer les difficultés des élèves en des opportunités
d'apprentissage significatives, plutôt que de simplement les contourner. Les étapes pour le
surmonter : Repérer l'obstacle → Fissurer l'obstacle → Franchir l'obstacle.
• L'Essentiel à Retenir : Pour remédier aux erreurs, notamment celles de compréhension des
consignes, il faut :
• Comment Mémoriser : Pensez aux 4 "F" : Formulation (consignes), Fardeau (charge mentale),
Focus (nœuds de difficulté), Façon de faire (stratégies).
• Pourquoi le Maîtriser : Pour concevoir des stratégies de remédiation ciblées et efficaces qui
dépassent la simple "re-explication".
• Pourquoi le Maîtriser : Pour savoir quand guider explicitement et quand laisser l'élève
expérimenter et découvrir par lui-même, favorisant ainsi une construction autonome du
savoir.
2. La Situation-Problème
• Pourquoi le Maîtriser : C'est une démarche clé en SVT. Elle permet de donner du sens à
l'apprentissage en plaçant l'élève au cœur d'une recherche de solution.
• L'Essentiel à Retenir : Une démarche active et scientifique où l'apprenant est au centre. Ses
étapes incluent souvent : Observation → Problème → Hypothèse → Expérimentation /
Collecte de données → Analyse des résultats → Conclusion / Synthèse → Réinvestissement.
• Pourquoi le Maîtriser : Sans dévolution, l'apprentissage reste superficiel. C'est crucial pour
l'autonomie et la construction profonde des connaissances.
5. L'Institutionnalisation
• L'Essentiel à Retenir : La phase où le savoir nouvellement construit par les élèves est
reconnu, formalisé et officialisé par l'enseignant et la classe.
6. L'Étayage (Scaffolding)
• Pourquoi le Maîtriser : Pour fournir l'aide nécessaire au bon moment, sans faire le travail à la
place de l'élève, afin qu'il puisse progresser vers l'autonomie.
7. Le Réinvestissement
• L'Essentiel à Retenir : L'utilisation du savoir construit dans une nouvelle situation pour
interpréter de nouveaux faits ou générer de nouvelles hypothèses. C'est la phase de transfert
des apprentissages.
• Pourquoi le Maîtriser : C'est la preuve d'un apprentissage solide. Un concept bien maîtrisé
doit être transférable à d'autres contextes.
• L'Essentiel à Retenir : L'enseignant simplifie la tâche ou donne des indices trop évidents
pour éviter l'échec de l'élève, ce qui le prive de la possibilité de construire son propre savoir.
L'enseignant fait le travail à la place de l'élève.
• Comment Mémoriser : Trop d'Obvious Pistes qui Annulent le Zèle de l'Elève. Pensez
"Madame Topaze" qui aide trop.
• Pourquoi le Maîtriser : Pour ne pas se tromper sur le niveau de compréhension des élèves et
s'assurer qu'ils construisent réellement les concepts formels.
• Pourquoi le Maîtriser : Pour s'assurer que les élèves comprennent le "pourquoi" derrière le
"comment", et ne se contentent pas d'appliquer des recettes sans comprendre le fond.
• L'Essentiel à Retenir : L'analogie est un outil pédagogique utile, mais si elle est utilisée de
manière excessive ou si ses limites ne sont pas clairement expliquées, elle peut induire en
erreur l'élève qui confond l'analogie avec la réalité scientifique.
• Comment Mémoriser : Une analogie est un ABUS si elle CONFOND plus qu'elle n'éclaire.
• Pourquoi le Maîtriser : Pour utiliser les analogies avec discernement, en soulignant toujours
leurs limites, afin qu'elles soient un pont vers la compréhension et non un piège conceptuel.
L'évaluation est un levier majeur de l'apprentissage si elle est bien comprise et utilisée.
• L'Essentiel à Retenir :
• Pourquoi le Maîtriser : Pour choisir le bon type d'évaluation au bon moment et pour l'utiliser
comme un outil au service de l'apprentissage plutôt que comme une simple sanction.
2. L'Alignement Pédagogique
• L'Essentiel à Retenir : La subjectivité peut s'immiscer dans l'évaluation via plusieurs effets :
o Effet de Contamination : Tenir compte des performances antérieures pour ajuster la
note actuelle (donner une meilleure note en excusant des faiblesses).
• Comment Mémoriser : Pensez aux "4 H" : Halo, Humeur, Histoire (contamination), Harmonie
(ordre). Ou plus simple: CHOH (Contamination, Halo, Humeur, Ordre).
• Pourquoi le Maîtriser : Pour clarifier les attentes, rendre l'évaluation transparente et aider
l'élève à mieux comprendre ses forces et ses faiblesses.
• L'Essentiel à Retenir : Les meilleurs items de QCM sont sélectionnés à l'aide d'indices :
• Pourquoi le Maîtriser : Pour concevoir des évaluations fiables et pertinentes qui mesurent
réellement les acquis des élèves.
• L'Essentiel à Retenir : Les programmes SVT au collège sont souvent structurés autour de
grandes théories qui permettent une compréhension globale : Théorie Cellulaire, Théorie
Chromosomique, Théorie de la Tectonique des Plaques. (La théorie de l'évolution est plus
souvent abordée au lycée ou de manière progressive au collège).
• Comment Mémoriser : Pensez à un CHAMP où poussent les CONCEPTS et les problèmes qui
les nourrissent.
• L'Essentiel à Retenir : Des outils visuels (cartes conceptuelles) qui représentent les concepts
clés d'une discipline et leurs interrelations. Elles montrent comment les concepts
interagissent les uns avec les autres.
• Pourquoi le Maîtriser : Pour organiser son propre savoir, pour planifier la progression
pédagogique et pour aider les élèves à visualiser les liens entre les concepts (ex: Respiration
connectée à digestion et milieu intérieur).
Ces concepts concernent les supports et les approches utilisées spécifiquement en SVT.
• Pourquoi le Maîtriser : Pour choisir les outils les plus pertinents en fonction de l'objectif et de
la nature du concept à enseigner, et pour justifier ses choix (la manipulation directe est
souvent prioritaire sur la simulation quand elle est possible).
• Pourquoi le Maîtriser : Pour exploiter le potentiel du numérique en SVT, non pour remplacer
systématiquement l'expérimentation directe, mais pour la compléter ou la rendre possible.
• L'Essentiel à Retenir : Un dispositif qui permet d'acquérir des données expérimentales, de les
traiter et de les afficher automatiquement (capteurs → interface → ordinateur + logiciel). Son
avantage didactique principal est de faciliter le traitement des données expérimentales.
• Pourquoi le Maîtriser : Pour comprendre son fonctionnement et l'utiliser pour rendre les TP
plus efficaces et permettre une analyse plus approfondie des résultats par les élèves.
4. La Modélisation en SVT
• L'Essentiel à Retenir : La modélisation est un outil essentiel en SVT pour simplifier une réalité
complexe, représenter des mécanismes, simuler des expérimentations, expliquer ou prévoir.
• Pourquoi le Maîtriser : Pour donner du sens aux concepts scientifiques, montrer que la
science est une construction humaine et développer le raisonnement scientifique chez les
élèves.
1. La Compétence
• Pourquoi le Maîtriser : La pédagogie par compétence (APC) est l'approche dominante. Il faut
savoir formuler des compétences et les évaluer.
• L'Essentiel à Retenir : L'APC se distingue de la PPO par sa centration sur les tâches de
résolution de problèmes et la prise en compte des processus complexes (savoirs, savoir-
faire, savoir-être). La PPO est plus séquentielle et se focalise sur des objectifs isolés.
• L'Essentiel à Retenir :
• Pourquoi le Maîtriser : C'est le cadre officiel de votre pratique en SVT, il faut le connaître
pour situer son enseignement et respecter les directives.
• L'Essentiel à Retenir :
o Inductif : Partir de faits singuliers pour établir des énoncés universels (ex: partir
d'exemples de chaînes de montagnes pour généraliser sur leur formation).
o Déductif : Partir d'un modèle ou d'une théorie générale pour confronter des
observations ou tester des hypothèses spécifiques (ex: utiliser la théorie de la
tectonique des plaques pour expliquer des phénomènes spécifiques).
• Pourquoi le Maîtriser : Pour concevoir des activités qui développent les deux types de
raisonnement et pour identifier l'approche scientifique pertinente pour chaque concept en
SVT.
2. L'Esprit Critique
Cette leçon détaillée, enrichie par les nuances des QCM de SVT, doit être votre compendium de la
didactique. Pour une maîtrise optimale :
1. Créez des Fiches Thématiques : Pour chaque grand titre (Transposition, Obstacles, Évaluation,
etc.), résumez les points clés.
2. Illustrez par des Exemples SVT : Réutilisez les exemples des QCM (digestion, respiration,
tectonique, immunologie, ADN) pour chaque concept. Cela ancre la théorie dans votre
discipline.
En vous appropriant ces concepts, vous développerez non seulement votre capacité à réussir les
concours, mais surtout une posture d'enseignant réflexif et efficace en SVT.