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BM 5685

Le document traite de l'entraînement par courroies dentées, en définissant les éléments et la géométrie de la transmission. Il aborde les performances, les applications variées et les types de courroies dentées, ainsi que les aspects dynamiques et de durabilité. Enfin, il présente des modèles de simulation pour étudier le comportement statique et dynamique de ces systèmes mécaniques.

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Le document traite de l'entraînement par courroies dentées, en définissant les éléments et la géométrie de la transmission. Il aborde les performances, les applications variées et les types de courroies dentées, ainsi que les aspects dynamiques et de durabilité. Enfin, il présente des modèles de simulation pour étudier le comportement statique et dynamique de ces systèmes mécaniques.

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Entraînement par courroies dentées

Définitions. Géométrie
par Daniel PLAY
Professeur des universités, Institut national des sciences appliquées (INSA) de Lyon

1. Définition des éléments......................................................................... BM 5 685 – 2


1.1 Courroie........................................................................................................ — 2
1.2 Poulies .......................................................................................................... — 4
2. Géométrie de la transmission et caractéristiques générales...... — 6
2.1 Échelles de définition .................................................................................. — 6
2.2 Éléments complémentaires ........................................................................ — 7
2.3 Architecture géométrique générale ........................................................... — 9
Pour en savoir plus........................................................................................... Doc. BM 5 687

ne transmission par courroie dentée est très souvent appelée transmission


U synchrone. D’un point de vue global, la présence de dents actives sur la
courroie, qui s’engrènent avec les dents des poulies, de même que la relative
rigidité longitudinale des courroies, assurent une transmission en moyenne dite
synchrone. Mais si on regarde un peu plus finement le mouvement angulaire sur
les poulies réceptrices, en considérant l’allongement des brins tendus de la cour-
roie, la déformation des dents au cours de l’engrènement avec la transmission
des efforts, alors des écarts par rapport à la position théorique apparaissent,
c’est ce que l’on appelle l’erreur de transmission et le synchronisme n’est pas
assuré. Ainsi, l’accroissement des performances des machines (vitesse, couple)
impose de considérer les effets dynamiques liés à des excitations externes ou
internes au même titre que les aspects cinématiques et statiques. De plus, les
conditions d’environnement, notamment les limitations de niveau sonore,
nécessitent des études dynamiques et acoustiques des transmissions avec cour-
roie dentée. Enfin, les courroies dentées sont des liens souples souvent perçus
comme les éléments les moins résistants (éléments fusibles) de la transmission.
Les aspects de dégradation et de durabilité doivent donc aussi être abordés.
Les courroies dentées sont largement utilisées, que ce soit dans la microméca-
nique et les biens de consommation (appareils photo, imprimante, tondeuse à
gazon, etc.), dans les transports (distribution moteur, motos, etc.) et dans beau-
coup de secteurs industriels avec des convoyeurs (mécanique, agroalimentaire,
etc.). Cette grande diversité d’applications et de dimensions entraîne des particulari-
tés spécifiques à chaque cas, mettant en lumière certaines capacités des courroies
dentées. Cependant, la nature des problèmes rencontrés reste inchangée.
Deux grandes catégories de courroies dentées avec des technologies un peu
différentes, sont distinguées :
— portée de la courroie sur la poulie en fond de dent de courroie (sommet de
dent de poulie) pour les transmissions en moyenne et grande vitesse avec des puis-
sances moyennes. Les courroies sont à denture simple (disposée sur la face intérieure
de la courroie) et sont construites sans fin (courroie fermée avec longueur définie à la
fabrication). Ces types de courroies sont principalement considérés dans ce dossier ;
— portée de la courroie sur la poulie en tête de dent de courroie (creux de dent
de poulie) pour les transmissions à basse et moyenne vitesse avec en général de
fortes puissances. La longueur est soit définie à la fabrication, soit réalisée à la
demande (le raccordement impose toujours des conditions particulières de fonc-
tionnement). En plus des dents d’engrènement, ce type de courroie peut dispo-

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ENTRAÎNEMENT PAR COURROIES DENTÉES _________________________________________________________________________________________________

ser de plots de manutention (sur la face externe de la courroie) soit fabriqués


directement, soit montables à la demande.
L’approche proposée dans cette série de dossiers a pour objet, dans l’état
actuel des connaissances, de :
— définir les éléments de l’entraînement par courroie dentée et de définir un
contexte de travail [BM 5 685] [BM 5 686] ;
— présenter des modèles de simulation du comportement en statique et en
dynamique pour les entraînements par courroie dentée et des résultats avec
influence de paramètres [BM 5 688].

1. Définition des éléments support 1-2 (déformations d’axes, de paliers, dilatation des sup-
ports…) entraîne un déplacement du point de fonctionnement et
par-là même une variation d’effort dans tous les éléments du sys-
tème. Dans la pratique, les valeurs de rigidité sont très variées, le
nombre d’éléments et les dispositions géométriques aussi.
Un tableau des notations et symboles employés dans ce dos-
sier [BM 5 685] et le suivant [BM 5 686] peut être consulté à la fin
de [BM 5 686].
1.1 Courroie
Un entraînement par courroie dentée est réalisé par un ensemble
d’éléments qui constituent un système mécanique. Au minimum, il Les courroies dentées, appelées quelquefois courroies synchro-
y a deux poulies, une courroie et un support (figure 1). Ce système nes, sont des courroies sans fin dans le sens longitudinal de la cour-
fait partie de l’ensemble des systèmes préchargés, c’est-à-dire roie avec des sections transversales rectangulaires et des dents
qu’avant de réaliser les fonctions pour lesquelles ils ont été définis, transversales disposées soit sur une face (intérieure ou extérieure)
des charges internes sont introduites afin de permettre ultérieure- de la courroie, soit sur les deux faces. Dans une section transversale
ment la transmission d’une puissance mécanique externe. Par généralement rectangulaire de la courroie (figure 2), on distingue
exemple, sur la figure 1, les deux poulies et la courroie sont assem- une suite de sections de cordes (ou câbles) suivant la largeur wb.
blées et maintenues en position par l’intermédiaire d’un support (ici Ces cordes ont un diamètre inférieur au millimètre (généralement
résumé en deux parties 1 et 2). Ainsi, une précharge est appliquée 0,9 mm), elles sont enroulées tout le long de la courroie. Ces cordes
au travers d’une rigidité K12 et la courroie peut schématiquement constituent l’âme de la courroie. Elles permettent de transmettre les
être représentée pour l’instant, par deux rigidités K réduites en une charges et définissent une ligne primitive tout le long de la courroie,
rigidité équivalente Kb globale. Alors, le système mécanique peut référence ultérieure à la fois pour la définition des paramètres de la
être schématisé par une boucle fermée hyperstatique avec deux rigi- courroie et pour la transmission des efforts longitudinaux. Les cor-
dités. Pour simplifier cette introduction et en considérant que Kb glo- des sont enroulées par paire et les hélices de torsion de deux cordes
bal est plus petit que K12, une petite variation de longueur u du successives sont opposées.

K
Précharge Précharge

K12
1
2 K

u Déplacement
imposé u

K Précharge F Point de fonctionnement F


K12
Kb
K

Kb = 2K
K12
K12

u Temps

Figure 1 – Précharge dans les transmissions par courroie

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Quatre matériaux sont généralement utilisés pour les cordes :


fibre de verre, polyester, Kevlar et acier. Les cordes non métalli-
ques sont traitées en surface afin d’améliorer l’adhésion entre les
Toronnage sens Z Cordes cordes et le composant principal de la courroie. Ce dernier est
soit un plastique (polyuréthane), soit un élastomère. [Néoprène,
caoutchouc HNBR (hydrogenated nitrile butadiene rubber) ou
HSN (highly saturated nitrile rubber) : HNBR/S HNBR/ZDMA
(diméthacrylate de zinc) ou CSM : chlorosulphonated poly-
ethylene]. En principe, les élastomères sont renforcés avec des
Toronnage sens S
charges soit pour stabiliser le matériau notamment vis-à-vis de la
température, soit pour augmenter les caractéristiques de la cour-
Section Avec Angle d’inclinaison roie (résistance en température, résistance en compression, dimi-
transversale revêtement des fils apparents nution des pertes par hystérésis). Enfin, la surface active de la
de tissu en du tissu
courroie peut être protégée dans certains cas, par un revêtement
tb surface
constitué d’un tissu plus ou moins compliqué avec plusieurs cou-
ches de fils imbriqués. Généralement, une armure en satin pour
le tissu de protection est utilisée et les lignes des fils de la surface
tb active sont disposées avec un angle de 30 à 40° par rapport à
l’axe longitudinal de la courroie. L’utilisation de l’armure en satin
permet de faire apparaître à la surface extérieure de la courroie,
Sens longitudinal des fils qui favorisent le frottement par exemple des fils de Nylon
de la courroie
ou PTFE (polytétrafluoréthylène) alors que la surface intérieure
wb correspond à une majorité de fils de renfort (par exemple, fibre de
verre). Les dents sont espacées d’une même distance appelée pas
initial de courroie et notée tb. Cette grandeur caractéristique
Figure 2 – Description de la courroie dépend de l’état de tension de la courroie.

b découpe
Préparation

du tissu

c couture d préparation e préparation de la


a déroulage du tissu de la jupe des cordes feuille de caoutchouc

enroulement
g montage h enroulement i de la feuille k s ortie
f lubrification j étuvage
de la jupe des cordes de caoutchouc du tube
Finition

o contrôle de la courroie n découpe du tube m impression du tube ᐉ meulage du tube

Figure 3 – Exemple de fabrication de courroie dentée

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c
Profil trapézoïdal
(simple ou double) Portée
hb H
tb
Portée

c
Profil trapézoïdal
Profil HTD
hb H
tb
Portée

c
Profils curvilignes STD et RPP Profil HTD ou curviligne
a position de la ligne primitive

tb (mm) H (mm) h b (mm)


3 2,4 1,2
5 3,8 2,1
Variation d’épaisseur 8 5,6 3,4

9,525 5,6 3,45
10 5 2,85
1 mm

Ajout d’éléments de transport
14 10 6,1
Profil HTD
b dos de la courroie …

Figure 5 – Définition des dimensions radiales d’une courroie

valeur métrique mais à partir de données du constructeur en pouces


ou en millimètres. Le dos de la courroie est lisse et des variations
d’épaisseur par rapport à la ligne primitive correspondent soit à des
imperfections éventuelles de fabrication, soit aux inscriptions de
marques et de références. Le dos des courroies peut être utilisé dans
1 mm certains cas comme bande transporteuse avec des éléments ajou-
tés, comme par exemple des plots d’entraînement. Finalement, les
dentures sont généralement droites (analogie avec les dentures
Profil RPP droites des engrenages), c’est-à-dire perpendiculaires au plan
Figure 4 – Profils de denture
médian de la courroie (figure 6). La largeur wb est définie en fonc-
tion de la puissance à transmettre (contrôle du nombre de sections
de cordes) et codifiée par les constructeurs. Elle est généralement
Les courroies sont des éléments composites souples avec géné-
comprise entre 1,5 et 5 fois le pas initial. Quelquefois, des dentures
ralement du caoutchouc comme composant principal. La fabrication
droites d’une demi-largeur sont décalées d’un demi-pas. Enfin, les
des courroies n’est donc pas simple et le contrôle des opérations
dentures peuvent être inclinées d’un angle β b : en général, le recou-
doit être particulièrement suivi pour assurer une bonne reproducti-
vrement se fait sur un demi-pas mais les conditions de frottement
bilité des dimensions et de la résistance. Le processus est schémati-
transversal pour éviter le déplacement latéral de la courroie sur la
quement basé sur l’idée de réaliser un tube, découpé ensuite en
poulie doivent être assurées. Puis des dentures courbes peuvent
tranches, chaque tranche devenant une courroie (figure 3). Après
aussi être utilisées. Ces deux derniers cas sont peu fréquents.
avoir préparé tous les éléments (tissu, jupe et couture, corde et
feuille de caoutchouc brut), le mandrin qui présente des formes de Les dents de courroie viennent remplir les creux de poulie, les
denture en creux suivant les génératrices, est lubrifié, puis recouvert profils doivent naturellement être adaptés, un jeu ou une interfé-
de la jupe, des enroulements de cordes et de la feuille de caout- rence de matière peut exister. Dans le cas le plus simple où les pas
chouc. Le tout est ensuite disposé dans une étuve sous pression ; de courroie et de poulie sont les mêmes, un jeu peut être caractérisé
cette opération permet la pénétration du caoutchouc entre les cor- simplement par deux grandeurs, l’une circonférentielle notée BL et
des et le tissu, ainsi que la vulcanisation finale du caoutchouc. Après l’autre radiale en fond de dent notée Γ (figure 7).
sortie du mandrin d’étuvage, le tube obtenu est meulé sur sa partie
extérieure afin d’assurer la précision des distances radiales. Les
impressions finales, le découpage et le contrôle de la longueur de
la courroie terminent ce processus de fabrication de courroie. 1.2 Poulies
Différents profils de denture peuvent être considérés (figure 4). Le
profil trapézoïdal est le plus ancien et aussi le plus simple, le profil Les poulies sont le plus généralement réalisées en fonte ou en
HTD (high transmission drive) a été proposé pour améliorer acier pour assurer de bonnes propriétés tribologiques de surface au
l’engrènement des dents et les profils curvilignes STD (super torque contact avec la courroie. Il existe en effet de nombreux microglisse-
drive) et RPP (reinforced parabolic profile) peuvent être considérés ments en surface en liaison avec la transmission des efforts. Les
comme des évolutions avec des formes variées en sommet de dent. poulies sont soit usinées, soit obtenues par métallurgie des poudres
Selon la position de la portée entre courroie et poulie, une distance (avec des aciers, dans le cas des dentures droites) afin d’obtenir
c (PLD : pitch line distance) est définie (figure 5) pour retrouver la directement l’ensemble de la forme de la poulie (procédé net
position de la ligne primitive (âme ou nappe de cordes). Le domaine shape). Pour diminuer la masse et l’inertie des poulies, des maté-
des valeurs de pas initial t0 est assez grand, la définition se fait en riaux plastiques résistants en température sont aussi utilisés.

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Plan médian
de la courroie

tb /2
Simple

BL /2 BL /2
wb /2 wb /2

wb
Γ Γ
Ordre de grandeur 0,1 à 0,2 mm
Demi-pas
a denture droite

Figure 7 – Définition des jeux entre le profil de la courroie et celui


de la poulie

βb
b denture inclinée

Poulie
arbre à cames

Rc
c denture courbe Brin tendu
Tendeur
Figure 6 – Formes transversales d’une courroie
(0)

Tableau 1 – Denture d’une poulie


Mini Nominal Maxi
(mm) (mm) (mm)
X Y X Y X Y Enrouleur
Accessoire
0,000 3,475 0,000 3,450 0,000 3,425
Poulie pompe
0,216 3,475 0,213 3,450 0,210 3,425 à carburant
0,432 3,476 0,426 3,451 0,421 3,426
0,612 3,478 0,604 3,453 0,631 3,428
0,827 3,480 0,817 3,455 0,806 3,430 Poulie
1,001 3,475 1,010 3,447 1,007 3,420 vilebrequin
1,202 3,420 1,208 3,386 1,203 3,357
1,409 3,301 1,401 3,271 1,403 3,233
1,608 3,124 1,607 3,083 1,606 3,042
1,806 2,883 1,801 2,841 1,805 2,785
2,008 2,562 2,000 2,519 2,008 2,445
2,203 2,175 2,207 2,098 2,202 2,039
2,401 1,703 2,401 1,624 2,401 1,545
2,602 1,152 2,600 1,069 2,606 0,964
2,801 0,595 2,800 0,546 2,801 0,506
3,003 0,335 3,002 0,317 3,003 0,298
3,204 0,198 3,202 0,189 3,201 0,180 Poulie arbre à cames Poulie vilebrequin
3,410 0,121 3,402 0,118 3,408 0,113
3,604 0,094 3,602 0,093 3,600 0,092
3,812 0,101 3,801 0,100 3,811 0,101
4,016 0,112 4,008 0,112 4,020 0,112
4,200 0,123 4,214 0,123 4,208 0,123
4,404 0,135 4,400 0,135 4,417 0,136 Figure 8 – Montage de la courroie dentée (application automobile)

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Axe d’une dent


ø extérieur 125,84 mm

ø primitif 122,34 mm

Axe d’une dent

Figure 9 – Exemple de définition 2D


d’une poulie (application automobile)

ment limiter les mouvements latéraux. En général, pour simplifier la


Ligne primitive fabrication, un flasque d’un seul côté est intégré à une poulie ;
0,686

— échelle macroscopique faite en général avec une présentation


2,87
en deux dimensions. Cette vue de la géométrie permet de préciser
0,90

0,89

P2 = 0,02 les cotes (linéaires, circulaires) et tolérances en particulier sur les


Écart de dessins de définition (figure 9). C’est la description la plus connue et
P1

tolérance largement régie par les normes géométriques classiques et des nor-
Ø 119,91
=
2,

mes du métier (ISO 9010, ISO 9011, NF ISO 10917, ISO 13050) ;
54

— échelle macroscopique de détail. Cette échelle donne le profil


des dents généralement à partir de deux paramètres de rayon Pi et
1,95 un segment de droite inclinée connecté par tangence aux rayons
3,47 (figure 10). Cette échelle intermédiaire correspond à la description
de toutes les corrections des profils et des formes issues de l’optimi-
Figure 10 – Définition de la forme de denture d’une poulie sation des pièces [1] [2]. Cette échelle précise souvent des bornes
(application automobile) minimales et maximales (tableau 1) et est aussi codifiée par des
normes (R15-505). En général, la norme spécifie une gamme de tolé-
rance soit à partir d’un dessin 2D type, soit avec un fichier (X, Y).
Mais une optimisation géométrique, qui considère le plus souvent
2. Géométrie les effets de déformabilité des pièces (la courroie en priorité) en
cours de fonctionnement, précise ces conditions. Cette optimisation
de la transmission reste l’affaire des spécialistes et n’est pas toujours indiquée sur les
et caractéristiques dessins traditionnels. Selon les profils de denture des courroies,
imposés par les fabricants de courroies, différentes conditions appa-
générales raissent pour la définition des profils de poulies. Les logiciels de CAO
permettent de définir des formes paramétrées. Par exemple, avec le
profil spécifique de la figure 11, le dessin peut être automatisé : cer-
tains paramètres pilotent le dessin alors que d’autres sont pilotés
2.1 Échelles de définition comme résultats de l’action. Ensuite le profil est raccordé par des arcs
définis avec des polynômes spline, au cercle extérieur de la poulie : la
Quatre échelles de définition géométrique sont généralement variation de rayon de raccordement pour les poulies de petit diamè-
adoptées : tre conditionne le contact à l’engrènement ;
— échelle globale (à l’ordre de grandeur de la dimension du — échelle microscopique. Les rugosités et autres caractéristiques
mécanisme considéré). Par exemple, une vue CAO-3D permet de de surface sont indiquées en liaison avec les normes en vigueur
situer la morphologie et la place de chaque pièce (figure 8). Dans la (NF ISO/TS 17450-1) (figure 12). En plus des rugosités longitudina-
vue en perspective, on imagine facilement un plan médian qui les, il faut préciser les rugosités transversales à la fois sur les flancs
passe par le milieu de la largeur des éléments constitutifs. Ce plan et en tête de dent. Des traitements de surface peuvent être spécifiés en
médian sera toujours une référence de définition. On remarque liaison avec les propriétés tribologiques des surfaces et les conditions de
aussi l’existence de flasques sur le côté des poulies pour éventuelle- corrosion.

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A
H 5 Ra = 0,125 µm
G 3
F RMS = 0,175

Hauteur des aspérités (µm)


1
E RT = 1,250 µm
–1
D SK = – 0,412
–3
–5 Wt = 0,95
Rugosité longitudinale (L) (longueur de mesure : 0,1 mm)

B
5 Ra = 0,6 µm
3
RMS = 0,75
C 1
RT = 4,37 µm
–1
–3 S K = – 0,071
–5 Wt = 0,9
Rugosité tranversale (T) (longueur de mesure : 0,1 mm)

A B C D E F G H
Pilote Pilote Pilotée Pilotée Pilote Pilote Pilote Pilote
Pilote Pilotée Pilote Pilotée Pilote Pilote Pilote Pilote L L

Pilotée Pilote Pilote Pilotée Pilote Pilote Pilote Pilote


Pilotée Pilotée Pilote Pilote Pilote Pilote Pilote Pilote
Pilotée Pilote Pilotée Pilote Pilote Pilote Pilote Pilote

Figure 11 – Dessin paramétré de denture (application automobile)

2.2 Éléments complémentaires


T

L’architecture d’une transmission par courroie ne se limite pas aux


poulies principales et à la courroie. Des éléments complémentaires
doivent être introduits pour assurer un bon fonctionnement. Par
exemple, un tendeur est nécessaire pour assurer l’application d’une
tension de pose la plus constante possible compte tenu des varia-
tions dimensionnelles (variations d’entre-axe dues aux dilatations et
variations de longueur de courroie dues aux variations de tension),
et des fluctuations d’efforts (dues aux variations de couples résis-
tants, aux effets de force centrifuge sur la courroie). Le tendeur est
disposé du côté du brin mou (brin de retour du mouvement). Un ten-
deur est généralement composé d’une poulie plate extérieure
(figure 13) montée sur un roulement. Un axe et un excentrique sup- T
portent le tout. Le schéma du tendeur fait apparaître un levier O3P
généralement petit. Deux cas de montage peuvent être définis
compte tenu du sens de défilement de la courroie selon que le bras
est suiveur (O3P dans le sens de la vitesse V) ou meneur. Le levier
est maintenu en position θ t par un ressort doublé d’un amortisseur.
L’angle θ t dépend en particulier des efforts appliqués au tendeur et
par conséquent des efforts dans la courroie. Pour les tendeurs méca-
niques appelés aussi ABTU (automatic belt tensioner unit)
(figure 14), l’amortissement est généralement assuré par un frotte-
Figure 12 – Définition des rugosités sur une poulie (application
ment sec apparaissant entre des rondelles de frottement et entre un
automobile)
palier en plastique monté entre l’axe et l’excentrique, mais l’amor-
tissement est souvent représenté par un amortissement visqueux
équivalent pour simplifier la représentation. Certains tendeurs plus
élaborés disposent d’une mise en charge hydraulique de même rappeler que de petites fluctuations de vitesse δV existent en fonc-
qu’un amortissement visqueux contrôlé. En fonctionnement nor- tionnement normal à cause des variations de couple résistant ; en
mal avec des efforts dynamiques (figure 14), l’effet d’hystérésis du principe, la roue libre n’agit pas mais peut intervenir sur l’amortisse-
tendeur (retard entre l’application de la force et l’apparition du ment. Mais en phase d’arrêt du système, les couples résistants peu-
déplacement) a pour but de diminuer les efforts maximal et minimal vent conduire à un mouvement inversé de la courroie
et par conséquent de diminuer les efforts dans les brins de courroie. (fonctionnement kick back). Alors la roue libre se bloque, le mouve-
Enfin, certains tendeurs peuvent aussi intégrer une roue libre inter- ment inverse est limité et les variations de tension dans les brins le
calée entre le roulement et la poulie extérieure (figure 15). Il faut sont aussi.

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Poulie
arbre à cames

Poulie

Roulement
Tendeur
Excentrique
θt
O3
P
P
Poulie Brin tendu
pompe
à eau
O3

Poulie
vilebrequin

Bras
meneur

Bras
suiveur

Figure 13 – Éléments d’un tendeur automatique mécanique ABTU (application automobile)

Un absorbeur de vibrations en torsion peut aussi être monté dans


une poulie réceptrice. Dans le cas d’une façade de distribution auto-
mobile (figure 16), l’absorbeur de vibration est monté sur la poulie
de l’arbre à cames d’admission. Cet absorbeur est composé d’une
masse libre d’inertie I2 (couronne circulaire) fixée à la poulie par θt
l’intermédiaire d’un anneau en caoutchouc. Lorsque la position
angulaire de la poulie et de son arbre support (inertie Ie) fluctue, la P
masse libre est excitée, l’intermédiaire en caoutchouc présente une
rigidité K2 et assure un amortissement C2. Un premier ordre de
grandeur de la rigidité de l’anneau en caoutchouc peut être obtenu
par une formule simple : O3
Charge appliquée sur le tendeur (N)

Charge appliquée sur le tendeur (N)

3
2πR m LG
K 2 = ------------------------
e 800 800
avec G le module de cisaillement du caoutchouc.
600 Hystérésis, 600
Par la suite, il faut passer à un modèle plus élaboré pour analyser amortissement
le comportement de l’absorbeur de vibrations (figure 17) : 400 400
·· · ·
I e α 1 + C 2 α 1 – C 2 α 2 + ( K e + K 2 ) α 1 – K 2 α 2 = T cos Ω t
200 200
·· · ·
I2 α 2 – C2 α 1 + C2 α 2 – K2 α1 + K2 α2 = 0
0 0
K2 0 20 40 60
Accord de lamortisseur
’ : ------ = Ω Rotation θ (˚) Temps
I2

Ke et Ie représentent respectivement la rigidité et l’inertie de Valeurs moyennes :


l’arbre à cames et T est le couple résistant imposé par les soupapes. Rigidité angulaire Kθ = 1 à 5 N . m/rad
Il faut noter que pour un fonctionnement classique, l’amplitude du Coefficient d’amortissement visqueux Cθ = 0,05 N . m . s/rad
couple résistant varie en fonction de la vitesse de rotation ω du
moteur. En général, des courbes enveloppes des valeurs maximales
et minimales sont données. Au-delà d’une certaine vitesse de rota-
tion du moteur, on peut définir une zone critique avec des amplitu- Figure 14 – Influence du tendeur automatique (application
des élevées. automobile)

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— longueur de la courroie :

π
L = --- ( D r + D n ) + ( D r – D n )α + 2a ⋅ cos α
2
Dr – Dn Dr – Dn 2
sin α = ------------------- cos α = 1 –  ------------------- 
2a  2a 
2
Dr – Dn α
Quand α est petit : sinα ≈ α ≈ ------------------- cos α = 1 – sin 2α ≈ 1 – ------
2a 2

π Dr – Dn 1 Dr – Dn 2
L = --- ( D r + D n ) + ( D r – D n )  -------------------  + 2a ⋅ 1 – ---  ------------------- 
2  2a  2 2a
α ± ∆α
Poulie 2
arbre à cames ω ± ∆ω π ( Dr – Dn )
L ≈ 2a + --- ( D r + D n ) + --------------------------- , θ Dr = π + 2 α = 2π – θ D n
2 4a
V ± ∆V — relation entre les vitesses angulaires moyennes :

ω menée ωn Dr
r trans = ----------------------- = ------- = -------
a fonctionnement normal ω menante ωr Dn
du tendeur
Poulie tendeur Dn Dr
V = ω n ⋅ ------- = ω r ⋅ ------
Poulie 2 2
pompe
à eau On distingue des portions droites de courroies (brin tendu et brin
Poulie
mou) et des portions enroulées sur les poulies. Les angles θD et θd
enrouleur de la figure 18, délimitent respectivement les arcs d’enroulement
sur les poulies menante et menée. L’angle α intervient dans le calcul
les portions supposées droites des brins de courroie. Les diamètres
correspondent aux cercles primitifs de même que les lignes de la
Poulie courroie définies par les cordes, sont les lignes primitives. Le calcul
vilebrequin de l’entre-axe entre les deux poulies est élémentaire en fonction des
∆V diamètres primitifs des poulies et de la longueur de la courroie. On
peut aussi retrouver la relation du rapport r de vitesse moyenne
V Blocage, augmentation de puisqu’il n’y a pas de glissement global entre la courroie et les pou-
pression et du frottement, lies. Lorsque plusieurs poulies sont entraînées (figure 19), on
bonne situation retrouve les brins supposés droits et les arcs d’enroulement sur les
poulies. Le trajet de la courroie peut être assez sinueux en fonction
b fonctionnement kick back
du tendeur
de nombreux impératifs principalement d’encombrement et de lon-
gueur de brins libres. Les enrouleurs de même que les tendeurs por-
tent sur le dos de la courroie. Le calcul de la longueur de la courroie
reste simple même s’il est un peu plus long à obtenir. Il faut noter
que la longueur est un nombre entier de pas et que les positions
géométriques des éléments doivent être compatibles.
Cependant, dans la réalité, les brins libres sont courbés à cause de
Figure 15 – Introduction d’une roue libre sur un tendeur (application
la rigidité de flexion que présente la courroie [5] [6] [7] (figure 20).
automobile)
Les valeurs de courbure sont d’autant plus faibles que les tensions
Nota : le détail des calculs pour la définition d’un absorbeur de vibration en torsion est dans les brins et le module de rigidité de la courroie sont grandes.
donné dans le dossier [BM 5 124]. Les valeurs de courbure restent cependant petites. Par ailleurs, la
Des enrouleurs sont aussi utilisés pour accommoder les contraintes rigidité de flexion évoluant au cours du fonctionnement, les courbu-
géométriques d’encombrement lors de la définition de l’architecture res varient aussi au cours du temps mais en principe le tendeur a
géométrique globale. Généralement, les enrouleurs sont montés pour effet de rattraper ces petites variations géométriques. Les
avec des poulies plates lisses qui s’appuient sur le dos de la courroie effets de courbure se traduisent par une modification des angles des
afin de : arcs d’enroulement et des conditions d’engrènement à l’entrée et à
la sortie des arcs d’enroulement. Ces modifications d’angle ∆α de
— contrôler les valeurs d’arcs d’enroulement de la courroie sur même que les éléments de calcul de longueur de brins courbes, sont
les poulies ; présentés au paragraphe 2.2.2 de [BM 5 686].
— faire passer les brins libres de courroie dans des zones Si l’on considère que la courroie est enroulée suivant un cercle sur
adéquates ; la poulie selon une ligne primitive initiale circulaire, on peut définir
— limiter la longueur des brins libres. un pas initial de poulie tp en relation directe avec la longueur de la
courroie et le nombre de dents (figure 21). Mais après montage de
la courroie sur les poulies, la ligne primitive réelle de fonctionne-
ment n’est pas composée uniquement d’arcs de cercle. Naturelle-
2.3 Architecture géométrique générale ment, cette ligne primitive de fonctionnement dépend de nombreux
facteurs et en particulier du remplissage des creux de dent des pou-
lies par les dents de courroie et de la rigidité de flexion de la cour-
À partir de la géométrie 2D de l’entraînement, des calculs simples roie. Par exemple, s’il y a du jeu entre les éléments, la ligne primitive
permettent de déterminer la longueur de la courroie dans l’hypo- de fonctionnement se compose d’une suite d’arcs de cercle et de
thèse où les brins libres sont droits (figure 18) : segments de droite [2] [3] [4] [5] . À partir d’hypothèses géométri-

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T
Poulie
arbre à cames Poulie
(amortisseur) arbre à cames

a principe
ABTU

Poulie
pompe Poulie
à eau enrouleur
I2 K2

T
Ie Ke
C2
Poulie Ω t + α2
vilebrequin Ω t + α1

b schéma

T (N . m)

0 Tmax
Tmoy ω

Tmini

Régimes critiques
L
de rotation
c courbes enveloppes de T

γ
Figure 17 – Absorbeur de vibration (application automobile)

θ
caractéristiques de fonctionnement. On peut aussi déduire les
valeurs de jeu. Les relations géométriques nécessaires pour aboutir
Rm
à ces valeurs sont (figure 23) :
I2 Ie
( Φ + β ) = 2π/ Z = t p /R r = Rp – rp
a = – 1兾 tan α p
e
2 2
b = R p – ( h p ⋅ tan α p + s p / 2 ) – h p – s p /2 tan α p – r p / sin α p
2 2 2
– b a – r (a + 1) – b
X rp = ------------------------------------------------------------
2
-
Figure 16 – Absorbeur de vibration de torsion monté dans une poulie 1+a
(application automobile)
Y rp = a X rp + b

ques raisonnables et pour un fonctionnement normal, on peut défi- Φ = arctan ( X rp /Y rp )


nir les longueurs et angles respectifs. On obtient ainsi une ligne β = t p /2R – Φ
primitive de fonctionnement et un pas de fonctionnement de poulie
t’p . Le calcul de ce pas de fonctionnement repose sur des relations t p′ = 2 ( R p – r p ) sin φ + 2 ( r p + c )φ + 2 ( R p + c ) β
géométriques simples [2]. La figure 22 précise les paramètres
caractéristiques de la poulie et de la courroie à prendre en compte. Nota : rappelons que toutes les définitions des notations et symboles sont données
Ainsi, quand la courroie est montée sur la poulie, on obtient des dans le tableau situé à la fin du dossier [BM 5 686].

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Entre-axe a
Rp
α R
du
Brin ten c

Dr Dn
ωr α
θD θD
r n

ωn

Brin mou

Poulie menante Poulie menée


(indice r ) α (indice n) 2π · R = Z · t p Lb = tb · Zb

Remarque : avec des courroies dentées, pas de brins croisés.


C D E
Figure 18 – Géométrie de la ligne primitive théorique et longueur
de la courroie

Zone de contact
sur le petit rayon rp
Zone de contact
sur le rayon extérieurRp Zone linéaire
de la courroie
Zone φ
de contact
sur le petit
φ D E
C
rayon rp B
A

φ
rp
β
φ’ φ’
β’ β’

t ’p = AE = AB + BC + CD + DE

Figure 21 – Définition de la ligne primitive de fonctionnement

Figure 19 – Architecture du système en 2D Naturellement, le contact sur les flancs de dent de la courroie est
conditionné par la transmission des efforts et par le sens des efforts
extérieurs appliqués. S’il y a correspondance des pas de courroie tb
α ∆ᐉ1 et de poulies t’p , les positions relatives des dentures sont assez sim-
ples à définir en supposant une contribution négligeable du frotte-
∆α1
ment sur les portées circulaires entre courroie et poulies : contact
sur le flanc actif des dents de la courroie et de la poulie du côté de la
poulie menante (définition arbitraire) et contact sur le flanc rétro des
∆α2 dents de la courroie et de la poulie pour la zone de la poulie menée
(figure 24). S’il n’y a pas correspondance entre les pas de courroie
∆ᐉ2 tb et de poulies t’p , on doit définir une interférence de pas notée
∆t = tb – t’p (figure 25). Ainsi, lorsque la courroie est posée sur les
∆α < 0
arcs d’enroulement le long des poulies afin de suivre la ligne primi-
∆α > 0 tive, les jeux C(i) et B(i) vont être soit positifs (le jeu en est réelle-
ment un), soit négatifs (il y a interférence de matière). La première
dent i – 1 qui rentre dans l’arc de contact est supposée en contact
∆α < 0 strict d’un côté afin de faire apparaître de l’autre côté de la dent, le
jeu initial circonférentiel B(i – 1) = BL. On considère que les poulies
sont indéformables et c’est par conséquent la courroie et les dents
∆α > 0
de la courroie qui sont considérées comme déformées. Des charges
internes apparaissent à cause de ces déformations, il y a par consé-
L´effet de courbure est amplifié. quent une précharge supplémentaire avant d’appliquer les efforts
extérieurs. Deux cas se présentent selon la valeur positive ou néga-
Figure 20 – Courbure des brins libres tive de l’interférence ∆t. Avec une courroie longue, les portées sont

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sp
tp hp· tanα+
2
Xrp
rp OP
tb Yrp
hp
Pr Rp
c h
β hp
2αp
αb Rp
hb sp rp
br sp
φ
sb 2αp sp 2
rb β Rp2 – h p· tanα +
2
θ

tb pas de courroie tp pas de poulie b


h hauteur de l’âme Z nombre de dents 0
x
c PLD Rp rayon de tête
hb hauteur de dent hp hauteur de dent
αb angle de dent αp angle de dent Figure 23 – Détermination du pas de fonctionnement
sb largeur de dent sp creux de dent
rb rayon de tête rp rayon de sommet
br rayon de creux Pr rayon de creux
Poulie menée
a courroie Brin tendu Poulie menante
b poulie

Couple Couple
résistant Tn ωr moteur Tr
ωn

Brin mou

a contact en fond de dent b contact au sommet de la dent


de la courroie (bottom land area) de la courroie (top land area)

Contact flanc rétro Contact flanc rétro

tb = 9,525 mm Φ = 4,0245˚ tp = 9,525 mm


h = 2 mm β = 0,9755˚ Z = 36
c = 0,68 mm BL = 0,335 mm Rp = 54,09 mm Tn
Tn
hb = 3,06 mm Γ = 0,038 mm hp = 3,155 mm
αb = 7,5˚ tp = 9,553 mm αp = 11˚
sb = 4,30 mm ∆ t = – 0,028 mm sp = 4,42 mm Contact flanc actif Contact flanc actif
rb = 2,45 mm rp = 1,1 mm
br = 1,05 mm pr = 2,68 mm
c ensemble poulie-courroie T
r
Tr

Figure 22 – Définition des paramètres de courroie et de poulie Figure 24 – Flancs actif et rétro : cas t’p = tb

induire des variations d’efforts, en particulier dans la courroie. Tout


situées vers l’extérieur des arcs. Naturellement, on a intérêt à d’abord, considérons les parties extérieures des poulies comme cir-
monter des courroies courtes, car lorsque les charges extérieu- culaires (figure 26), une excentricité ei et un angle ϕ i pour une pou-
res seront appliquées pour transmettre des couples, les réparti- lie notée i, conduisent à une définition d’une longueur de courroie à
tions de charge sur les dents seront plus uniformes (voir un instant donné.
[BM 5 688]).
Au cours du temps, avec la rotation des poulies, la longueur
Avec la définition en deux dimensions, les excentricités des pou- imposée à la courroie varie et par conséquent les efforts dans la
lies entre les parties centrales de centrage sur les axes et les parties courroie aussi. Naturellement, les valeurs d’excentricité sont faibles,
actives situées sur leur diamètre extérieur, doivent être notées. Les mais avec de grandes valeurs de rigidité de courroies, les efforts ne
excentricités des poulies sont des paramètres importants car les sont plus négligeables. Si le rapport de transmission est différent de
entraînements par courroies dentées sont des systèmes préchargés 1, la position relative des angles ϕ i au cours du mouvement varie et
(voir § 1) et toutes les variations géométriques vont naturellement les variations de longueur de courroie et d’efforts varient aussi.

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tb
Côté brin Dent N Dent 1 Côté brin
mou tendu

B (n) C (n) t ’p B (1) C (1)


z
C (i ) jeu du côté du brin tendu III
B (i ) jeu du côté du brin mou III
II Largeur de la poulie
C (i ) < 0 C (i – 1) = 0 II 30 mm
I
I
Quand C (i ) ou B (i ) < 0, Z1 = Z2 = 19
les interférences apparaissent Pas = 9,525 mm
entre les dents de courroie et x
de poulie et une précharge
B (i ) < 0 B (i – 1) = BL interne sur les dents existe.

N 1 a=
45
0m
Courroie courte ∆ t = t b – t ’p < 0 m

N 1 y

Courroie longue ∆ t = t b – t ’p > 0 a cas pratique

Figure 25 – Interférence de pas : cas t’p  tb


al
ér
l at
e nt Axe de la
em poulie
l ac
Dép

b axes parallèles, surfaces extérieures coniques


(même côté ou côtés inversés)

Excentricité

ϕ1

e1 ϕ2 c axes non parallèles, surfaces extérieures cylindriques


e2

Rotation Rotation Déviation Inclinaison


demi-tour demi-tour
d définition de deux angles

Conditions initiales : ϕ 1 = ϕ 2 = 0 Conditions initiales : ϕ 1 = 0 ; ϕ 2 = – 90˚

Figure 26 – Effet d’excentricité Figure 27 – Problème 3D en statique

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Maintenant si on considère la géométrie à trois dimensions toujours


avec des directrices circulaires, des cônes peuvent être définis
autour d’axes parallèles (figure 27). Si les cônes sont montés en
sens contraire, a priori la courroie prend une position centrale
même si elle louvoie un peu dans le sens latéral. En revanche, si les
cônes sont montés dans le même sens comme c’est le cas sur la
figure 27, la courroie remonte vers les gros bouts des cônes et éven-
tuellement frotte sur les flasques quand ils existent.

Lorsque les axes ne sont pas parallèles soit à cause de la géomé-


trie initiale du montage, soit à cause des flexions des axes qui sup- a dé formations de la jante et des bras
portent les poulies, on peut introduire, comme dans le cas des
engrenages, un angle de déviation et un angle d’inclinaison. Là
encore, la courroie va louvoyer en fonctionnement. Ainsi, dans la
pratique, tous ces cas sont combinés. L’excentricité de même que le
faux rond existent, la surface extérieure active des poulies est éloi-
gnée de la surface théorique cylindrique (cas pratique, figure 27).
Notons qu’en principe, il n’y a pas de forme bombée à la surface
extérieure active des poulies.

La transmission du mouvement et des efforts à l’aide d’un


entraînement par courroie dentée se fait en dynamique, c’est-à-
dire avec des vitesses de rotation supérieures à quelques centai-
nes de tours par minute, et les éléments mécaniques sont aussi
sollicités en dynamique (couples résistants variables au cours du
temps).

La géométrie instantanée des poulies dépend de leur réponse


dynamique et leur position dépend de la réponse des axes. La b déformations en deho rs c déformations dans le plan
figure 28 illustre la forme prise par les poulies (simulation numéri- du plan moyen de la jante moyen de la jante
que faite sans la courroie) à différentes fréquences de fonctionne-
ment (1er mode à 1 450 Hz). Figure 28 – Problème 3D en dynamique

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