Chapitre I : structure et dynamiques
du globe terrestre
Sous Chapitre 1 : la structure interne du globe terrestre
Objectif :
Quelles sont les constituants de la terre ?
Comment a-t-on déterminé sa structure interne ?
Quelles sont les méthodes d’études de la structure interne du globe terrestre ?
Comment sont-elles organisées ?
Prérequis :
La terre est la 3ème planète du système solaire de par sa position avec le soleil.
Elle est le plus souvent marquée par des phénomènes géologiques tels que les
séismes et les volcans qui rendent comptent de sa vitalité. Grace à l’étude de
ces différents phénomènes, on a pu déterminer la structure interne du globe
terrestre
Le globe terrestre n’est accessible directement que seulement sur sa surface,
une petite partie des profondeurs et dans l’atmosphère.
II. Méthode d'étude du globe terrestre
Un séisme est un ébranlement brutal du sol provoqué, en profondeur, par un
mouvement brusque de deux comportements profonds. Le foyer ou
l’hypocentre est le lieu précis où se produit le mouvement initial. L’épicentre
est le point situé en surface immédiatement en surface au-dessus du foyer.
L’instrument qui permet d’enregistrer les séismes est le
sismographe. La constitution du globe terrestre peut être
abordée :
▪ Soit en le considérant comme partie du système solaire ; on déduit alors
directement sa vitesse de rotation, sa densité, sa masse… (Astronomie)
▪ Soit en analysant les informations directes, en particulier celles fournies par
les ondes sismiques engendrées lors de tremblements de terre et par les valeurs
de la gravité.
Les premiers informent sur les différentes enveloppes, les secondes précisent
sur le comportement des couches superficielles.
1. Méthode d'étude directe
Les méthodes directes consistent à étudier et analyser les terrains, les roches
récoltées à partir de carottes et de forages obtenus, à l’observation directe des fonds
océaniques, les mesures des anomalies de la pesanteur (mesures gravimétriques).
Cette méthode fournit des renseignements sur la nature de la partie superficielle de
l’écorce terrestre ; mais ces méthodes ne permettent pas de dépasser 8 km de
profondeur
2. Méthode d'étude indirecte
Les méthodes indirectes consistent à analyser les données obtenues à partir de
phénomènes naturels telles que les séismes. Cette méthode comprend La
prospection sismique, La sismique réflexion, La sismique réfraction
La prospection sismique utilise des points de tirs et des géophones alignés parfois
sur plusieurs centaines de kilomètres. Elle permet d’obtenir des données à la fois
sur les couches superficielles du globe (faibles et moyennes profondeurs) et sur les
structures plus profondes, complétant ainsi les renseignements fournis par les
sismogrammes enregistrés lors de séismes naturels.
La sismique réflexion recueille en surface les ondes réfléchies par les différentes
discontinuités rencontrées dans le sous-sol ou apparaissent les divers « réflecteurs »
joints de stratification entre des couches sédimentaires, fractures, déformations. Ou
toute autre modification dans les propriétés mécaniques des roches.
La sismique réfraction accueille les ondes qui parviennent en surface après avoir
subi des réfractions au niveau des différentes surfaces de discontinuité, séparation
des milieux de natures différentes. Ces ondes traversant des couches de densités
différentes se propagent à une vitesse qui varie.
III. Organisation de la terre en couches concentriques
La structure interne du globe terrestre présente une superposition de couche de
nature et de propriétés différentes. On distingue de l’intérieur vers la surface :
• Le noyau : s’étend jusqu’à 6 380 km de profondeur. Il représente environ 14,5 %
du volume terrestre et 31 % de la masse : il se divise en un noyau interne solide et
un noyau externe liquide.
➢ Le noyau externe : est liquide (fer fondu, du nickel, etc.), d’une épaisseur
comprise entre 2 900 km et 5 100 km de profondeur.
➢ Le noyau interne ou la graine. Il est solide, avec du fer presque pur.
• Le manteau : est l’enveloppe la plus importante du globe terrestre puisqu’elle
représente environ 84 % du volume terrestre et 68 % de sa masse. Il descend
jusqu’à 2 990 km de profondeur, jusqu’à la limite avec le noyau. Il se décompose
en 2 parties.
• Le manteau supérieur, son épaisseur est comprise entre le Moho et 670 km de
profondeur. Il est composé de péridotites.
• Le manteau inférieur est compris entre 670 et 2 900 km de profondeur. Il est plus
dense que le manteau supérieur, du fait d’une densité croissante. Juste au-dessus de
cette zone, à la base du manteau, se trouve la couche dite D : il s’agit d’une couche
épaisse d’environ 200 km, qui assure un certain couplage entre noyau et manteau.
• La croute : formé par la croute continentale et la croute océanique ;
• La croûte continentale Elle est relativement peu épaisse, surtout formée de roches
granitiques. Son épaisseur moyenne est de 15 à 20 km (mais elle peut atteindre
jusqu’à 70 à 80 km sous les grandes chaînes de montagnes telles que les Andes
boliviennes).
• La croûte océanique Plus dense et plus mince (6 à 7 km) que la croûte
continentale, elle est formée essentiellement de roches basaltiques en surface et de
gabbros plus en profondeur.
Il est à noter qu’on trouve également, au niveau de la croûte, une couverture
sédimentaire : mince pellicule de sédiments produits et redistribués à la surface de
la croûte par les agents d’érosion (vent, eau, glace).
2. Mise en évidence des surfaces de discontinuité
Les discontinuités présentes à l’intérieur de la planète terre :
• La discontinuité de Lehmann (5155 Km) qui sépare le noyau interne du noyau
externe
• La discontinuité de Gutenberg (2885 Km) qui sépare Le noyau du manteau
• La discontinuité de Mohorovicic qui sépare la croute du manteau
SIMA (silicium-magnésium)
SIAL (silicium-aluminium)
IV. Le concept de lithosphère et d'asthénosphère
C’est l’étude des ondes sismiques au niveau des zones de subduction qui a permis
de mettre en évidence la distinction entre la lithosphère et l’asthénosphère (des
structures plus froides plongeant dans des structures plus chaudes).
a. La lithosphère Il s'agit de l’enveloppe la plus superficielle du globe terrestre,
d’une épaisseur moyenne de 100 km. Elle comprend la croûte et la partie supérieure
du manteau supérieur jusqu’à une zone très particulière appelée la LVZ (low
Velocity zone). Cette zone sépare le manteau supérieur en 2 parties. Elle se trouve
vers 100 km de profondeur et s’étend jusqu’à 230 km de profondeur. La vitesse des
ondes sismiques y est fortement réduite, d’où son nom. Dans cette zone de moindre
vitesse, les matériaux sont plus ductiles et confèrent ainsi une mobilité aux plaques
lithosphériques sur une zone plus rigide : l’asthénosphère.
b. L'asthénosphère Elle est comprise entre 100 km et 670 km de profondeur. C’est
la partie inférieure du manteau supérieur. Les matériaux sont de nouveau plus
rigides, la vitesse des ondes y est plus importante.
V. Les propriétés physiques des différentes enveloppes du globe