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Charges Electriques

cours ipei charges elec

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Charges électriques

I. La charge électrique :
A. Introduction :
Sur une base expérimentale, (C.F du Fay) au dix-huitième siècle, on identifie deux
natures de comportement de la matière électrisée.
Pour certaines configurations, on constate une attraction entre deux objets électrisés et
pour d’autres configurations une répulsion.
Benjamin franklin attribue ces deux natures de comportement à l’existence de deux
électrisations possibles de la matière qu’il qualifie arbitrairement par charge positive et charge
négative. Cette convention a été conservée.
En 1909 R. Millikan effectue une expérience qui lui permet de montrer que la charge
électrique est un multiple d’une charge élémentaire1 Q = ne avec e = 1,602.10 −19 C .
Le résultat obtenu par Millikan est un résultat général. La charge électrique est
quantifiée.
A partir de 1920 les observations de Perrin, Thomson et Rutherford mettent en
évidence la structure électrique de la matière. La matière est composée d’atomes dont les
éléments chargées de base, le proton et l’électron, ont des charges exactement opposées.
L’atome comportant autant de protons que d’électrons est un édifice électriquement neutre.
En 1963 G. Zweig et M. Gell-Man ont élaboré une théorie qui décrit la structure
interne des protons et des neutrons. Cette théorie est basée sur l’existence de six particules
subatomique dénommées quark. Les quarks ont des charges fractionnaires de la charge de
2 1
l’électron et du proton (  e ;  e ). Cependant ces particules n’existent pas à l’état libre.
3 3
On considèrera que les particules observables ont une charge électrique quantifiée multiple de
la charge de l’électron ou du proton.

B. Propriétés de la charge électrique :


Considérons un système fermé, c'est-à-dire qui n’échange pas de la matière.
L’expérience montre que la charge électrique de ce système est une grandeur qui se conserve
quelle que soit l’évolution du système.
Cette observation expérimentale peut s’énoncer sous le postulat :
La charge électrique est une grandeur conservative.
Il résulte de ce postulat que la variation de la charge d’un système ne peut provenir
que d’un échange de particules chargées avec l’extérieur de ce système et non d’un processus
interne au système.
Remarque il existe des processus qui créent des particules chargées. L’annihilation de
deux photons permet dans certaines conditions la création d’un électron et d’un positron. Le
positron a une charge exactement opposée à la charge de l’électron. La charge globale est
restée nulle mais deux particules chargées ont été créés.
L’expérience montre également que la charge électrique d’un système mesurée par des
observateurs places dans des référentiels différents est la même.
La charge électrique est une grandeur invariante par changement de référentiel.

1
Dans l’expérience de Millikan la charge électrique est négative car elle provient d’électrons déposés sur des
fines gouttelettes d’huile.

Charges électriques 1 Bejaoui M.


II. Description des distributions de charges :
A. Approximation des milieux continus :
La matière possède un caractère lacunaire mis en évidence par les expériences de
Rutherford. Cependant ce caractère lacunaire apparaît à l’échelle atomique (échelle
microscopique de l’ordre de l’Angstrom). Dans la grande majorité des cas, la matière est
suffisamment dense pour qu’elle apparaisse répartie de façon continue à l’échelle
macroscopique.
Dans ces conditions les charges électriques, portées par les ions et les électrons,
apparaissent également réparties de façon continue.
Prenons l’exemple d’un fil de cuivre de 1mm 2 de section et de 1mm de longueur. Les
interactions dans le cristal métallique sont responsables de la libération d’un électron 2 par
chaque atome de cuivre. Ces électrons peuvent se déplacer dans la totalité du cristal.
Cet élément possède un nombre d’électrons égal au nombre d’atome de cuivre qu’on
peut évaluer par l’équation :
µV 8,9.10 3.10 −9
Ne = NA  −3
6,02.10 23 = 8,4.1019
M 63,5.10
Où µ, M ,V , N A représentent la masse volumique et la masse molaire du cuivre, le
volume de l’échantillon et le nombre d’Avogadro.
Le nombre très important d’électrons libres interdit en pratique la description des
sources par le dénombrement des charges élémentaires et la description de leur répartition
individuelle.
On décrit les distributions de charge en supposant la charge électrique répartie de
façon continue. Cette répartition est décrite par la densité volumique de charge qu’on définit
par l’équation :
 (P ) =
dq
d
Où dq est la charge électrique contenue dans le volume élémentaire d dont P est le
point du milieu.
Le volume élémentaire d est petit à l’échelle du volume de matière étudié mais
suffisamment grand par rapport à l’échelle atomique pour contenir un nombre important
d’entités chargées. Cette échelle est dite échelle mésoscopique de l’ordre du micron.
Cette description de la matière qui ignore son caractère intrinsèquement discontinu
constitue l’approximation des milieux continus.
Remarque :
• L’approximation des milieux continus est également utilisée en mécanique où
dm
l’on définit la masse volumique par l’équation : µ = .
d
• La charge électrique totale d’un élément matériel de volume V se calculera
alors par l’expression :
Q =   (P )d
V

2
Ces électrons sont dénommés électrons « libres ».

Charges électriques 2 Bejaoui M.


B. Porteurs de charges :
La définition de la densité volumique de charge fait intervenir la charge totale dq
contenue dans le volume élémentaire d .
La charge totale résulte en général de la contribution de plusieurs entités chargées
qu’on appelle porteurs de charges. Dans un métal, les porteurs de charge sont les électrons
libres et les ions du réseau cristallin.
On peut donc écrire dans le cas général :
dq = ( nk q k )d
Où n k , q k sont le nombre d’entités chargées par unité de volume et la charge
électrique du type k .
La densité volumique de charge totale s’écrit alors :
 =  k
Où  k = nk qk est la densité volumique de charge d’un type particulier de porteur de
charge.
En prenant l’exemple du fil de cuivre la densité volumique de charge électronique peut
s’évaluer par l’équation :
N
 e = e (− e ) =
V
8,4.1019
10 −9
( )
− 1,6.10 −19  −1,35.1010 Cm −3
La densité volumique d’ions cuivre s’évalue en remarquant que :
N
N ions = N e donc  ions =  e = ions (+ e ) = −  e
V
La neutralité globale du métal se traduit par une densité volumique de charge nulle :
 =  e +  ions = 0 .

C. Modélisation des distributions de charges :


Pour certaines configurations géométriques, on est amené à décrire des sources
localisées dans des volumes dont une ou deux dimensions sont petites devant les autres
dimensions. Il est alors commode d’envisager une modélisation qui consiste à considérer la
distribution volumique de charge comme une distribution surfacique ou linéique de charges.
Par exemple lorsqu’on dépose un excédent de charge sur un conducteur métallique, on
peut montrer que les charges se répartissent à la surface du conducteur sur une épaisseur de
l’ordre de quelques couches atomiques.

Surface

Volume

Figure 1
La densité volumique de charge est nulle en dehors de ce volume proche de la surface.
Considérons le volume V = dSdz défini dans la Figure 1. La charge dq contenue
dans ce volume s’écrit :
0
dq =   .d = ds   .dz
V − z

Charges électriques 3 Bejaoui M.


Si la largeur z est très petite devant les autres dimensions du système étudié on peut
considérer que la charge est répartie sur la surface du conducteur. On décrit la répartition des
charges par une modélisation surfacique de la distribution.
On définit alors la densité surfacique de charge au point P par :
0
 (P ) = avec  (P ) =   (P, z ).dz en C.m −2 .
dq
ds − z
La charge électrique d’un élément matériel dont la surface est S se calculera par
l’expression :
Q =   (P )ds
S

De la même manière, lorsqu’une distribution de charge possède deux dimensions qui


sont très petites devant la troisième, on peut considérer que la charge est répartie le long d’une
courbe. On décrit la répartition des charges par une modélisation linéique de la distribution.

Section

Figure 2
Considérons le volume V = dS défini dans la figure ci-dessus. La charge dq
contenue dans ce volume s’écrit :
dq =   .d = d   .dS
V S

On défini alors la densité linéique de charge au point P par :


 (P ) = avec  (P ) =   .dS en C.m −1 .
dq
d S

La charge électrique totale d’un élément matériel dont la forme est décrite par une
courbe  se calculera par l’expression :
Q =   (P )d

Ces modélisations permettent une description plus simple des distributions de charges
pour des géométries particulières. Cependant le lecteur doit garder à l’esprit que les prévisions
élaborées à partir de ces modélisations ne sont valides que dans la limite de validité de ces
modélisations.

III.Propriétés de symétrie des distributions de charges :


A. Introduction (Principe de curie) :
Différentes observations expérimentales réaliser par de nombreux scientifiques ont
amené P. Curie à énoncer 1934 un principe qui porte son nom et qui s’applique à tous les
phénomènes physique classiques.
Ce principe peut s’énoncer ainsi : « Les conséquences possèdent au moins les
symétries des causes ».
En électrostatique, par exemple, les causes sont les charges électrostatiques, les
conséquences sont les champs électrostatiques qu’elles créent.

Charges électriques 4 Bejaoui M.


L’étude de symétrie des distributions de charges permet donc de prévoir des propriétés
de symétrie du champ électrostatique.

B. Eléments de symétrie électrostatique :

Figure 3
Considérons la Figure 3 qui représente une distribution de charge D et un plan  qui
est un plan de symétrie géométrique de la distribution D .
Considérons deux volumes élémentaires d et d ' symétriques par rapport au plan 
et de points milieux respectifs P et P' .
Ces deux volumes élémentaires d et d ' sont égaux d = d ' . Ils contiennent des
charges respectives :
dq =  (P)d et dq' =  (P')d ' =  (P')d .
Le plan  est un plan de symétrie électrostatique (plan de symétrie paire) si pour
tous les couples de points P et P' symétriques par rapport au plan  on a  (P) =  (P') . On
en déduit alors que dq = dq' .
Le plan  est un plan d’antisymétrie électrostatique (plan de symétrie impaire) si
pour tous les couples de points P et P' symétriques par rapport au plan  on a :
 (P) = −  (P') . On en déduit alors que dq = −dq' .
Les définitions précédentes ont été données pour des distributions volumiques de
charges. Elles se généralisent à des modélisations surfaciques ou linéiques en substituant la
densité volumique de charge par la densité surfacique ou linéique de charge.
Prenons l’exemple d’une sphère métallique de centre O dont les charges sont réparties
de façon uniforme sur sa surface. Tous les plans passant par le centre de la sphère sont des
plans de symétrie électrostatique.

Figure 4

Charges électriques 5 Bejaoui M.


Considérons la distribution linéique de charge schématisée sur la Figure 4.
La distribution est un ensemble de deux segments de même longueur dont les densités
linéiques de charge sont opposées. Les deux segments sont réunis par un isolant électrique en
O.
Les plans Oxz et Oxy sont des plans de symétrie électrostatique pour la distribution.
Le plan Oxy est un plan d’antisymétrie électrostatique pour la distribution.

C. Invariance par translation ou rotation :


Une distribution de charge est dite invariante par translation le long d’un axe Ox si
pour tout nombre x 0 on vérifie la propriété :
 ( x P + x0 , y P , z P ) =  ( x P , y P , z P )
Où (xP , yP , zP ) désignent les coordonnées cartésiennes d’un point P de la
distribution.
Une distribution de charge est dite invariante par rotation autour d’un axe Oz si pour
tout nombre  0 on vérifie la propriété :
 (rP , P +  0 , z P ) =  (rP , P , z P )
Où (rP , P , zP ) désignent les coordonnées cylindriques d’un point P de la distribution.
Une distribution de charge est dite invariante par rotation autour d’un point O si pour
tous nombre  0 et  0 on vérifie la propriété :
 (rP , P +  0 , P + 0 ) =  (rP , P ,  P )
Où (rP , P , P ) désignent les coordonnées sphériques d’un point P de la distribution.
Lorsqu’une distribution est invariante par translation le long d’un axe Oz et par
rotation autour du même axe Oz on dit que la distribution présente une symétrie cylindrique.
C’est le cas par exemple pour une distribution rectiligne linéique uniformément
chargée dont la longueur est très grande devant les distances considérées
Lorsqu’une distribution est invariante par rotation autour d’un point O on dit que la
distribution présente une symétrie sphérique.
C’est par exemple le cas d’une boule chargé en volume avec une densité volumique de
charge constante.

Charges électriques 6 Bejaoui M.

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