Bahati
Bahati
EPIGRAPHE
Kofi Annan
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DEDICACE
À nos très chers parents, ainsi qu’à toutes celles et ceux qui nous ont soutenus, de près ou
de loin, tout au long de notre parcours estudiantin. Nous exprimons également notre
reconnaissance aux scientifiques dont les recherches et le savoir ont nourri notre réflexion.
Que ce travail soit pour vous une source de satisfaction et une modeste compensation
pour tous les efforts que vous avez consentis à Notre égard, sur tous les plans, et sans lesquels nous
n’aurions pu atteindre ce stade de notre évolution académique.
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AVANT-PROPOS
Dans le cadre de notre formation académique, il est une tradition que les étudiants
finalistes de deuxièmes licence et de troisième bachelier réalisent un travail de recherche
approfondi. Ce projet s’inscrit dans cette démarche en tant qu’exigence de la faculté des sciences,
au sein du département de géologie, afin de permettre à chaque étudiant d’acquérir des
compétences solides et de contribuer à l’avancement des convainques dans son domaine.
Enfin, nous remercions toutes les personnes qui ont, de près ou de loin, soutenu et facilité
l’élaboration de ce travail. Leur aide, leurs encouragements et leur disponible nous ont été d’un
grand soutien tout au long de notre démarche.
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INTRODUCTION GENERALE
1. Présentation de sujet
L’accès à une eau potable et sécurisée est un enjeu crucial pour le développement durable
des communautés. Dans la province du haut-Katanga, le quartier HEWA BORA à Likasi se
distingue par des défis significatifs liés à la disponibilité de l’eau potable. Cette étude vise à
explorer les dimensions techniques, Sociales et économiques de l’approvisionnement en eau
potable dans ce quartier, en vue de proposer des solutions durables.
3. Problématique et hypothèses
3.1 La problématique
Le quartier hewa bora connait des difficultés liées à la faible couverture des réseaux de
distribution. Et de contamination des sources d’eau potable. Ces défis entrainent des conséquences
graves sur la sante et le développement socio-économique.
3.2. Hypothèses
Les hommes de science définissent l’hypothèse comme une série de réponse supposée
provisoires qu’on peut donner ou proposer par rapport à une préoccupation donnée. Si des
infrastructures modernes et des pratiques de gestion durable sont mises en place, il sera possible
de réduire les carences en eau potable, tout en améliorant la qualité de vie des résidents.
4. Méthodologie
Cette étude adopte une approche multidimensionnelle, Analyse documentaire pour
recueillir des données existantes sur l’approvisionnement en eau à Likasi.
Enquêtes de terrain auprès des habitants pour identifier les besoins et les perceptions.
Evaluation technique des infrastructures d’eaux actuelles. Incluant les ressources en eau potable,
les réseaux de distribution et d’adduction et le système de traitement des eaux souillées.
5. Répartition du travail
Dans le souci de rendre ce travail facile et compréhensible, hormis son introduction générale et sa
conclusion générale, nous l’avons subdivisée en trois chapitres :
Chapitre I : généralités sur la zone d’étude
Chapitre II : Besoins en eau potable de la population
Chapitre III : aménagement de ressource en eau potable.
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La saison sèche, quant à elle, est marquée par un déficit hydrique, souvent prolongé,
nécessitant des systèmes efficaces de stockage d’eau. Les variations climatiques, accentuées par
des phénomènes comme le changement climatique, ont un impact direct sur la disponibilité des
ressources en eau dans la région. Les températures moyennes varient de 18°C à 26°C tout au long
de l’année, influençant également le taux d’évaporation et le cycle hydrologique global.
Temperature(°C)
30 26
25
25 22 22 23 22 23
21 20 21
19
20
15
10
5
0
Temperature(°C)
Ces caractéristiques climatiques imposent la mise en place de stratégies adaptées pour garantir un
approvisionnement constant en eau potable. Cela inclut des mesures de conservation, de traitement
et d’optimisation des ressources existantes.
I.1.3 Environnement
Le quartier hewa bora, niché dans la commune de shituru, présente un environnement ou
la relation entre les éléments naturels et les activités anthropiques façonne profondément
l’approvisionnement en eau potable. Cette section explore les spécificités environnementales de la
gestion et leur impact sur les ressources hydriques.
L’environnement naturel de hewa bora est marqué par une végétation semi-dense, typique
des zones de transition entre les forêts tropicales et les savanes arbustives. Ces zones jouent un
rôle essentiel dans la régulation du microclimat, la protection des sols contre l’érosion, et la
filtration naturelle des eaux de surface. Les cours d’eaux qui sillonnent la région sont
majoritairement des rivières intermittentes, alimentées par des précipitations saisonnières, avec un
potentiel significatif pour des systèmes de collecte et de stockage. Par ailleurs, des zones humides
localisées agissent comme des réservoirs naturels, permettant la recharge des nappes phréatiques.
Cependant, ces milieux aquatiques vulnérables subissent des pressions croissantes. Les pressions
anthropiques sur l’environnement sont substantielles. La forte croissance démographique du
quartier entraine une urbanisation rapide, Marqué par l’expansion d’habitations souvent non
planifiées. Cela se traduit par une réduction des espaces verts et une imperméabilisation accrue
des sols, limitant leur capacité d’infiltration et favorisant le ruissellement. En outre, les pratiques
agricoles intensives sur les abords du quartier, combinées à une utilisation non régulée de
pesticides et d’engrais, introduisent des polluants dans les écosystèmes aquatiques, compromettant
8
leur qualité. Un autre facteur déterminant est l’exploitation minière, omniprésente dans la province
du Haut-Katanga. Les rejetés de substance chimiques provenant des industries extractives (métaux
lourds, acides, etc.) contaminent non seulement les eaux de surface mais aussi les nappes
souterraines, compromettant ainsi la sante des communautés dépendantes de ces ressources pour
leur eau potable. Cette pollution chronique fragilise également la biodiversité aquatique,
essentielle au maintien des cycles naturels.
Pour répondre à ces défis, il est impératif de mettre en œuvre des solutions intégrées visant
à protéger l’environnement. Cela inclut des campagnes de sensibilisation communautaire sur la
gestion des déchets, le reboisement pour renforcer les bassins versants, et l’adoption de technique
agricoles durables. Par ailleurs, un suivi rigoureux de la qualité de l’eau, accompagné de mesures
pour réduire la pollution industrielle, est essentiel pour garantir un approvisionnement durable en
eau potable.
Dans le cadre de ce travail qui s’effectue dans le Katanguien, nous allons développer que les
formations du soubassement en générale [FIG. I.5], et celles du Katanguien en particulier.
Les formations du soubassement sont représentées par :
- Le complexe de base : Ubendien (Protérozoïque inferieur)
- Le Kibarien (Protérozoïque moyen)
- Le Katanguien (Protérozoïque supérieur)
Figure I.3 – Carte de l’architecture structurale de l’arc Lufilien montrant la répartition spatiale
des formations de soubassement et des roches magmatiques pré a syn-orogéniques (Unrug 2002)
10
A. L’UBENDIEN
Cet ensemble comprend des formations d’âge archéen et protérozoïque inferieur,
constituant l’Ante-Kibarien ou l’Ubendien. Elles affleurent à l’extrémité Nord-est du Katanga en
bordure du lac Tanganyika. Elles sont orientées NO-SE et sont composées des cornéennes
dolomitiques, d’amphibolites, d’amphiboloschistes, des quartzites, des gneiss et des micaschistes.
Dans la partie SE, on retrouve les quartzites de Muva a Kibwe I, II et III; ainsi que les
granitoïdes dans les dômes de la Luina et de Mokambo.
B. LE KIBARIEN
Le Kibarien comprend des formations d’âge Méso-protérozoïque. Ces formations sont
affectées par des plis isoclinaux de direction structurale NE-SO.
1. Le groupe de Lubudi
Il présente une épaisseur supérieure à 150m. Il est constitué principalement des calcaires
dolomitiques souvent silicifiés à stromatolithes, des schistes, des phyllades et des quartzites.
3. Le groupe de Mitwaba
Il comprend trois étages dont les deux extrêmes sont constitués par des phyllades sombres à bancs
de grès ou des quartzites. L’étage moyen du Mitwaba comprend un poudingue qui passe
latéralement `a des quartzites, parfois conglomératiques. La base de ce groupe est mal connue.
C. LE KATANGUIEN
Le Katanguien consiste en une succession des séries sédimentaires concordantes,
déposées durant la période qui a séparé l’orogenèse Kibarienne de l’ultime phase de l’orogenèse
Katanguienne.
Le Katanguien repose en discordance sur le socle plissé ancien, par l’intermédiaire d’un
conglomérat [François, 1974] sur le Kibarien au nord-ouest, sur l’Ubendien au sud-est et un
complexe de base d’âge protérozoïque inferieur a` moyen au sud-est [Gysin, 1936; Ngoyi 1992 ;
Tshiauka et al. 1995 ; Dejonghe, 1995].
Le Katanguien est subdivise en trois groupes dont les limites ont été fixées sur la base de
deux mixités continues observées dans la majeure partie de l’arc. La chaine katanguienne est d’âge
protérozoïque supérieur. Au Haut Katanga, cette chaine a une forme en arc de cercle s’étendent
depuis Sakania jusqu’ à Kolwezi. Au Nord de cet arc plissé, les formations Katanguiennes sont
tabulaires jusqu’au bord du lac Tanganika dans la région de Moba.
C.1 LA LITHOSTRATIGRAPHIE
Le système Katanguien est un ensemble regroupant les sédiments déposés durant la
période qui a séparé l’orogenèse Kibarienne de l’orogenèse Lufilienne entre 1100 et 540
millions d’années.
Figure I.4 – Carte de la répartition spatiale des différents groupes du système Katanguien
L’ensemble appelé R.4.1 est épais de 0 à 300 m. Ce sont dolomies siliceuses et ferrugineuses avec
horizon `a oolithes dolomitique et hématite avec localement des cherts, des roches pyroclastiques
et des shales et dont l’ensemble a une épaisseur qui varie entre 200 et 300 m constitue ce que l’on
appelle R.4.
Dipeta (R.3) : C’est le groupe que l’on suppose contenir des formations
incompétentes qui sont :
- Des dolomies talqueuses `a nodules siliceux, des shales talqueux et des grès
(R.3.3); -Des shales `a nodule gréseux, en général mudstone peu
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- Ng.1.2 : Il s’agit des calcaires à dolomies qui passent au sommet à des shales sub-
arrondis gris foncé (peu carbonés) envahissant toute la formation. La puissance
diminue du Nord vers le Sud.
- Ng.1.3 : Ce sont des mudstones massifs gris clair ou gris violacé devenant de plus
en plus grossiers rouges stratifiés vers le Nord, d’une épaisseur variant de 120 m
nord à 150 m au Sud.
Kaluke (Ku. 1) : Ce groupe contient trois formations qui sont de haut en bas : -Ku.1.1 :
Une mixité contenant très localement une passe d’arkose grossière, 50 m d’épaisseur au
nord ; 30 m au sud ; c’est le petit conglomérat.
Ku.1.2 Elle contient deux niveaux de haut en bas : Ku.1.2.1 ou calcaire rose ; c’est une
dolomie microcristalline assez pure (80 à 87) de carbonate rose ou gris clair, finement
et régulièrement litée peu épaisse (5 à 10 m). La fraction non carbonatée consiste en
oxyde de fer, le quartz et très peu des feldspaths ; Ku.1.2.2 constitue, partant de
l’alternance de deux types des roches. Des macignos micacés en gros bancs gris verdâtre
ou violacé, affleurant parfois en « marsouins ».
Des shales dolomitiques peu ou non micacés ; Le ciment carbonate (dolomite ou calcite) est plus
abondant dans les maquignons et les shales dolomitiques variant en épaisseur. En se fondant sur
ces critères on peut distinguer quatre sous-niveaux qui sont de bas en haut : Des shales
dolomitiques peu ou non micacés ; Le ciment carbonate (dolomite ou calcite) est plus abondant
dans les maquignons et les shales dolomitiques variant en épaisseur. En se fondant sur ces critères
on peut distinguer quatre sous-niveaux qui sont de bas en haut : Ku.[Link] : Ce sont des shales
dolomitiques (10 m au nord, 25 à 30 m au sud); Ku.[Link] : Dans ce sous-niveau les macignos
sont très abondants (environ la moitié du Ku.1.2.2); Ku [Link] : Constitué en majorité des shales;
Ku.[Link] : Occupé en majorité par des macignos (environ un quart du Ku.1.2.2).
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Ku.1.3 : Il s’agit des sils stones et des shales dolomitiques plus ou moins gréseux à litage
souvent irrégulière avec une épaisseur égale à plus ou moins 350 m.
Plateau (Ku. 3) : Il s’agit d’arkose rouge avec un horizon de poudingue dont l’épaisseur
est variable.
C.5 LA TECTONIQUE
Les formations du Katanga ont été affectées par l’orogenèse Katanguienne et
panafricaine. Les effets de cette orogenèse sont inégaux dans l’espace comme dans le temps. Le
Katanguien est caractérisé par des effets très violents et complexes : les formations de Roan ont
été plisses, brechiées, faillées voir charriées sur le Kundelungu dont l’allure est assez calme.
1. Première phase (D 1)
La première phase, appelée « phase Kolwezienne », forme des plis et des nappes de
charriage à plan axial orienté vers le nord. Cette phase est survenue à la fin du déport du Ku 2.1 à
la suite du glissement vers le nord de la couverture katanguienne. A cette phase sont associées des
structures a vergence sud autrefois liées à un second évènement tectonique appelé « phase
kundelunguienne3 de l’orogenèse Lufilienne, mais qui sont en fait, d’après Kampuzu et Cailteux
(1999), cités par Mashala (2007), des replis développés durant la D1 le long de la séquence
Katanguienne et spécialement le long de l’avant pays Kibarien. Elle daterait de 790-750 Ma.
2. Deuxième phase D 2)
La deuxième phase de l’orogenèse katanguienne est la ≪ phase monwezienne ≫. Elle
inclut plusieurs failles longitudinales successivement réactivées dans le temps. Elle a produit des
intrusions du Roan au sein des axes anticlinaux et failles secondaires dans les synclinaux. La phase
monwezienne est datée d’environ 680 et 540 Ma. Ce long intervalle de temps a été attribué à la
17
migration des failles qui se développaient séquentiellement du sud au nord et probablement aussi
à la lente vitesse de convergence durant la collision entre les cratons du Congo et de Kalahari.
Depuis lors, plusieurs auteurs pensaient que ces deux phases seulement avaient concours
à la naissance de l’arc Lufilien. Il est à noter que certains auteurs, dont Kampuznu et Cailteux
(1999) ont introduit une troisième phase qui a également concouru à la naissance de l’arc Lufilien.
3. Troisième phase (D 3)
La troisième phase nouvellement introduite par ces auteurs est le dernier évènement de
l’orogenèse Lufilienne. Elle est nommée “phase de Chilatembo ”et marquée par des structures
traverses, de type synclinal de Chilatembo, aux directions majeures de l’arc Lufilien. Ces de
formations ainsi que la séquence supérieure du Kundelungu (Ku3) sont datées de moins de 540
Ma, et relèvent probablement du paléozoïque inferieur.
L’arc Lufilien renferme presque tous les gîtés cuprocobaltifères du Katanga et est appelé
pour cela « arc cuprifère ». La bordure sud de l’arc cuprifère se localise des gîtés discordants
cupro-plombo-zincif`eres. Signalons enfin qu’entre les zones à plomb-zinc-cuivre et celles à
cuivre-cobalt, apparaissent les minéralisations uranifères à uranium-cobalt-nickel de
Shinkolobwe, Lwambo et Kalongue (François, 1973).
Figure I.5 – Carte des structures D1 et D3 dans la partie congolaise de l’Arc Lufilien (Modifié par
Kipata 2013)
18
C.6 LE MAGMATISME
Les roches magmatiques retrouvées dans le Katanguien se seraient principalement mises
en place autour de 600Ma [Demesmaeker et Al, 1963]. Elles se localisent singulièrement au cœur
de structures anticlinales, le long de zones de failles profondes, ou affleurent sous forme des
appointements sporadiques peu étendus. Les pyroclastites quant à elles seraient des produits
volcaniques sont syn-sédimentaires [Lef`ebvre J., 1985].
Le Sous-groupe de la Dipeta, la présence des sills et des dykes des roches gabbroїques et
doléritiques intrusives dans les assises supérieures de ce sous-groupe est signalée, notamment dans
l’alignement Kakonge-Mwadingusha et celle des andésites plus ou moins spilitisées
respectivement à Makawe, Shinkolobwe et Kipushi.
C.7. LE METAMORPHISME
Le métamorphisme dans l’Arc cuprifère du Katanga se limite au stade de séricite et de
chlorite [François et Cailteux, 1981]. Ceci est en accord avec les résultats obtenus [Intiomale,
1982] selon lesquels ce métamorphisme n’a pas dépassé le degré de la mesozone supérieure.
Les minéralisations Zinc, cuivre, plomb, liées au Nguba se trouvent à Kipushi, Lombe
et kengere. Ce type de minéralisation a été rattaché aux gisements filoniens
polymétalliques distribués le long des failles majeurs qui se sont développés pendant
l’orogenèse Lufilienne
Les gîtes de fer sont principalement localisés dans le Mwashya inferieur dans le haut-
Katanga. Il s’agit des gîtes stratiformes dans lesquels le minerai s’exprime sous forme
de magnétite, de goethite et apparait en banc massif ou rubané. Ces occurrences ont
pu donc être classées par François et Cailteux (1981) dans la catégorie des formations
itabiritique. Il s’agit des formatons ferrugineuse néo protérozoïque d’origine volcano-
hydrothermale [[Link], 2007]. Dans les assises du Nguba cas du gisement de
Kisanga près de Kambove, ces gites sont sous formes d’amas. Les roches ferrifères
qui apparaissent à la hauteur de kengere et au Sud de l’arc Lufilien de l’ex-Katanga
sont situées dans le Roan indifférencié [François et Cailteux, 1981] ; le Mwashya
supérieur des environs de Lubumbashi et de Mulungwishi apparait abondamment
affecté des filons d’hématites.
Les gisements de Moa-mululu sur la route de Lukafu ainsi que celle de Kanunka entre
Mulungwishi et Liambo, autre fois attribués au sous-groupe des Mines sont
actuellement rattachés au Mwashya supérieur. Les gites ferrifères sont aussi observés
dans le Roan inferieur détritique de la portion Sud-Est de l’arc Lufilien [Bala-bala,
1985], dans les RAT lilas de bas du Katanguien et aussi les shales du Kundelungu ou`
le minerai apparait sous forme de moucheture et filon d’oligiste [Dumont et Al., 1997].
20
- Eaux de forage de puits : actuellement les habitants du quartier hewa bora consomment
principalement des eaux de forage issues de puits, une solution qui s’est imposée face à
l’insuffisance ou l’absence de réseau de distribution public.
Tableau.1.3-donnée des ouvrages hydrauliques du quartier hewa bora
N° Localisation caractéristiques Profondeur (m) Niveau d’eau Consommatio
(m) n (l/j)
ave coord type
1 L0476758
8785283 90 60 10 000
1206m FORAGE de puits
LWANZO
L0477129
8785283 FORAGE de puits 85 45 10 000
1204m
L0477314
8785199 FORAGE puits 96 46 10 000
1199m
2 L04776796
KAMOTO 8785143 FORAGE de puits 80 40 5 000
2102m
3 KAMALO L0476796
NDO 8785104 FORAGE de puits 95 60 15 000
1204m
4 CADASTR L0476893
E 8785002 FORAGE de puits 80 50 15 000
1205m
L0476772
8785003 FORAGE de puits 75 50 3 000
1206m
5 MUTAKA L0476644
8784970 FORAGE de puits 80 55 700
1209m
22
6 LIKASI L0476564
8784912 FORAGE de puits 95 65 17 000
1209m
L0476898
8784885 FORAGE de puits 75 60 10 000
1205m
7 KILIMA L0476628
8784866 FORAGE de puits 66 40 7 000
1206m
8 DU L0476448
MARCHE 8784602 PUITS manuelle 4 1,5 80
1182m
Totalité de la production journalière de hewa bora est de 98 280 l/j
+Observation : le quartier hewa bora consomme 98 280 l/j via les forages de puits, ça qui témoigne
d’une disponibilité constante de la nappe phréatique. Le fait que l’eau ne sèche plus indique une
bonne recharge naturelle, une géologie favorable, et une exploitation encore durable.
E01 49.2 42 42.56 10.8 123 73.8 12.3 0.01 8.5 21 7.48
E02 136.8 3.7 26.34 22.12 342 205.2 34.2 0.01 26.4 23 6.25
E03 76.4 0.8 7.43 0.01 191 114.6 19.1 0.01 13.5 19 7.02
E04 89.6 0.09 6.82 14.7 224 134.4 22.4 0.01 14.2 23 7.06
E05 94.8 11.8 25.65 17.19 237 142.2 23.7 0.01 15.6 25 6.85
E06 83.2 47.1 5.27 14.2 208 124.8 20.8 0.01 15.3 18 6.92
E11 120 70.8 97.09 71 300 180 30 0.01 15.1 15.1 7.13
L’eau du quartier Hewa bora présente une bonne qualité chimique générale, avec :
E02 10 0 Présent
E04 0 0 Conforme
E06 0 0 Conforme
E08 0 0 Conforme
E10 0 0 Conforme
E12 0 0 Conforme
Selon l’OMS, l’eau potable ne doit contenir aucun coliforme fécal ni E. Coli dans 100 ml
d’échantillon.
Normes OMS
24
L’eau du quartier hewa bora est globalement de qualité physico-chimique acceptable, mais doit
faire l’objet d’un suivi bactériologique régulier. Certaines sources nécessitent un traitement ou
une correction du pH avant la consommation directe.
I.3.2 Qualité de l’eau
- Selon les normes OMS, la qualité de l’eau analysée est globalement insatisfaisante. Sur le
plan bactériologique, plusieurs échantillons présentent une contamination fécale (E03, E05,
E07, E09, E011), ce qui rend l’eau impropre à la consommation humaine sans traitement
préalable. La présence d’E. Coli est un indicateur direct de la pollution par des matières
fécales et constitue un risque sanitaire important.
- Sur le plan physico-chimique, certains échantillons (comme E02 et E11) montrent une
minéralisation excessive, avec des concentrations élevées en sels dissous, dureté et
chlorures, pouvant affecter le gout de l’eau ou endommager les installations domestiques.
D’autres paramètres restent dans les normes.
Donc cette eau n’est pas potable en l’état et nécessite un traitement adéquat pour être rendue
propre à la consommation.
I.3.3 Accès à l’eau potable
L’accès à l’eau potable dans le quartier hewa bora est inégal. Selon les dernières enquêtes,
de la population à un accès direct à une source d’eau potable sécurisée, tandis que le reste doit
parcourir de longues distances ou dépendre de sources non fiables.
L’Etat des lieux relatifs à l’eau, l’assainissement et hygiène dans le quartier hewa bora
met en évidence des défis significatifs qui nécessitent une attention urgente. Une approche intégrée
impliquant les autorités locales, les ONG et la communauté est essentielle pour garantir un accès
durable à une eau potable sécurisée et améliorer les conditions d’assainissement dans cette zone.
II.1 INTRODUCTION
L’accès à l’eau potable est un droit fondamental et un enjeu crucial pour le développement
durable des communautés. Dans le quartier hewa bora, la disponibilité et l’accessibilité a` une eau
propre reste des préoccupations majeures.
Ce chapitre permet d’examiner les enjeux liés à l’approvisionnement en eau, les sources
disponibles, ainsi que les initiatives en cours pour améliorer l’accès à cette ressource vitale. Il
permet aussi d’explorer les besoins spécifiques en eau potable de la population, notamment en
tenant compte des facteurs démographiques, sanitaires et économiques.
Une population en forte croissance, fait face à des besoins croissant en eau potable,
nécessaire non seulement pour la consommation quotidienne, mais aussi pour l’hygiène et la sante
publique.
L’analyse des besoins permettra de mieux cerner les défis à relever et de proposer des
stratégies adaptées pour améliorer la situation. Cette étude s’inscrit dans une logique de
développement durable, visant à garantir un accès équitable à l’eau potable pour tous les habitants
du quartier.
b. Eaux souterraines :
- Nappes phréatiques : les aquifères souterrains sont souvent une source importante
d’eau potable. Il est crucial de d´exterminer la profondeur de ces nappes, leur
recharge naturelle, ainsi que leur qualité chimique et microbiologique ;
- Forages et puits : l’existence de forages et de puits dans le quartier hewa bora doit
être examinée. Leur capacité à fournir de l’eau en quantité suffisante et leur durabilité
sont des éléments clés à considérer.
c. Eaux pluviales :
- Collecte des eaux de pluie : dans certaines régions, la collecte des eaux de pluie peut
compléter l’approvisionnement en eau potable, surtout pendant la saison pluies. Des
systèmes de récupération peuvent être mis en place pour maximiser cette ressource.
Dans le cadre de notre travail, après la descente de terrain, notre zone d’´étude, le quartier
Hewa Bora est alimenté par la ressource d’eaux souterraines.
Table II.1 – Moyenne des données climatiques de la ville de Likasi (2018-2023) source : http :
//[Link]/fr/meteo/historyclimate/climatemodelled/likasi Congo 922741
MOIS
TEMPERATURES (C) PRECIPITATIONS (mm)
Janvier 22.1 184
Février 22.1 177
Mars 22.4 145
Avril 22.3 56
Mai 21 5
Juin 20 0
Juillet 19.3 0
Aout 21.2 0
Septembre 25 6
Octobre 27 43
Novembre 25 121
D´décembre 23 203
Figure II.4 – Courbe pluviaux-thermique de la ville de Likasi (2018-2023)
28
Table II.2- moyenne pour les données climatiques de la ville de Likasi (2021-2023)
source : U.S. Geological Survey : [Link]/publication/fs08300?
Application
I = 0, 2635 × 2000 000 × (1 – 0, 25)
I = 0, 2635 × 2000 000× 0, 7 = 395 250 m³
Donc, en janvier le volume d’eau infiltré est de 395 250 m³
Pour février :
I = 0,255× 2000 000 × (1-0,25)
I = 0,255× 2000 000 ×0,75 = 382 500 m³
Mars :
I = 0,259 × 2000 000 × (1-0,25)
I = 0,259 × 2 000 000 × 0,75 = 388 500 m³
Avril :
I = 0,090 × 2 000 000 × 0,75 = 135 000 m³
Mais :
I = 0,010 × 2 000 000 × 0,75 = 15 000 m³
Juin
I = 0, 0003 × 2 000 000 × 0, 75 = 450 m³
Juliet
I = 0 × 2 000 000 × 0, 75 = 0 m³
Aout: I = 0 m³
September:
I = 0,003 × 2 000 000 × 0, 75 = 4500 m³
October: I = 0,040 × 2 000 000 × 0, 75 = 60 000 m³
Novembre: I = 0,215 × 2 000 000 × 0, 75 = 322 500 m³
Décembre : I = 0,320 × 2000 000 × 0,75 = 322 500 m³
Ces résultats permettent :
D’estimer la recharge annuelle de la nappe phréatique ;
De planifier les capacités de stockage d’eau (château d’eau, réservoirs)
D’orienter les choix techniques d’aménagement (forages, drainage, zones de captage).
Table II.3- résumé mensuel du bilan hydrologique de Likasi
janv. fév. mars avr. mais juin juillet aout sept Nov.
MOIS oct. déc.
(mm)
Le tableau de résumé du bilan hydrologique de Likasi pour les années 2021 à 2023 révèle
une forte concentration des précipitations entre novembre et mars, avec un pic notable en
décembre (320 mm). Cette période humide coïncide avec une évapotranspiration réelle
élevée et des écoulements significatifs, traduisant un excèdent hydraulique favorable à la
recharge des nappes et aux activités agricoles, en revanche, la saison sèche, s’étendant
d’avril à octobre, se caractérise par des précipitations quasi nulles et une évapotranspiration
limitée par le manque d’eau disponible, entrainant l’absence totale d’écoulement. Le bilan
annuel total (ETR+Q) s’élevé à 1297 mm, indiquant une utilisation complète de l’eau
précipitée. Ce bilan met en évidence l’importance de la gestion des ressources en eau,
notamment la colleté et le stockage durant la saison des pluies pour pallier les déficits de
la saison sèche. Il souligne également la nécessité d’adapter les pratiques agricoles et
environnementales pour garantir une utilisation durable de l’eau.
Dans le cadre de notre travail, l’étude démographique du quartier hexa bora vas nous
permettre d’anticiper la demande en eau potable en fonction de la croissance de la population.
1. Dans ce travail de recherche nos calculs d’estimation sur l’évolution de la population auront
comme base la population actuelle (2025) que nous avons trouvés par la méthode de
comptage de nombres de ménages dans le quartier hewa bora avec l’hypothèse comme
chaque ménage compte 8 personnes.
Pn : nombre de la population a une période comme le projet d’eau potable est toujours calculer
suivant un horizon à une période de 20 à 25 ans.
Nos calculs vont prendre en considération l’évolution de la population dans 20 ans.
Comme notre projet doit c’étalé en (2045), il nous revient de suivre l’évolution du besoin en eau
potable dans cette zone.
Nous pouvons aller plus loin avec nos calculs d’estimation, et estimer le nombre de la population
dans 20ans [tab II.2]
Ou` :
- Q = débit (m`êtres cubes par seconde)
- B = besoins en eau (litres par jour)
32
Voici le tableau estimatoire du besoin d’eau de la population du quartier Hewa bora, en rapport avec la situation d´démographique de 2025
Table II.2 – Estimation du nombre de la population du quartier Hewa Bora dans 20ans (2025 - 2045)
Année Période Population Taux De Croissance𝛼 Dotation Accro Besoin Remarque
N° hab % l/j/hab β l/j m³/j m³/s
2025 0 2456 3 40 0,6 98240 98,24 0,00114 Stresse d’eau
81
2041 16 3937 3 49,6 0,6 157480 157,48 0,00183 Rejets miniers à surveiller
3
La croissance annuelle de 3% génère une augmentation importante de la population sur 20 ans. Cette évolution accentue la pression sur les ressources en eau
et souligne la nécessité de planifier des infrastructures hydrauliques évolutives et résilientes
Ce tableau est complet et stratégique pour planifier :
- Le dimensionnement des réseaux et réservoirs ;
- Les besoins en entretien, sécurisation et adaptation du système ;
- Et surtout, une gestion durable de la ressource sur le long terme.
Il est recommandé d’ajouter un coefficient de sécurité (1,2 à 1,5) pour intégrer les pertes, extensions futures et imprévus
44
II.4.1Situation économique
La province du haut-Katanga est le cœur économique du pays, principalement grâce à
son industrie minière florissante. Likasi, ville stratégique, bénéficie de cette activité, mais elle
est aussi confrontée aux limites d’une économie trop centrée sur l’extraction des ressources
naturelles. Le secteur minier, bien que générateur de revenus, reste dominé par des capitaux
étrangers et une exploitation artisanale qui échappe souvent aux régulations officielles. Cette
situation entraine une précarité économique pour une partie de la population, qui dépend de
l’emploi informel et de petites activités commerciales.
L’amélioration de l’accès à l’eau potable passe par une approche intégrée, combinant des
investissements en infrastructures, une sensibilisation communautaire et une gestion durable des
ressources.
CONCLUSION
En conclusion, l’étude du besoin en eau potable du quartier hewa bora dans la ville de
Likasi met en évidence plusieurs facteurs essentiels à considérer pour assurer un
approvisionnement suffisant et durable.
Tout d’abord, les ressources en eau potable disponibles doivent être évaluées en fonction
de leur capacité et de leur qualité afin de répondre aux exigences sanitaires et environnementales.
µ
Ensuite, l´évolution démographique du quartier sur les 20 prochaines années montre une
croissance constante de la population, augmentant ainsi la demande en eau potable. Ce facteur est
crucial pour prévoir les besoins futurs et adapter les infrastructures en conséquence.
Par ailleurs, la situation économique et sociale des habitants influence directement leur
accès à l’eau potable, notamment à travers le cout des services et la capacité des ménages à
supporter ces dépenses. Enfin, l’analyse des besoins actuels et des facteurs influençant la
consommation révèle des disparités liées aux infrastructures existantes et aux politiques de gestion
de l’eau.
III.1 INTRODUCTION
L´évolution démographique du quartier sur les 20 prochaines années montre une
croissance constante de la population, augmentant ainsi la demande en eau potable. Ce facteur
est crucial pour prévoir les besoins futurs et adapter les infrastructures en conséquence.
Par ailleurs, la situation économique et sociale des habitants influence directement leur
accès à l’eau potable, notamment à travers le cout des services et la capacité des ménages à
supporter ces dépenses. Enfin, l’analyse des besoins actuels et des facteurs influençant la
consommation révèle des disparités liées aux infrastructures existantes et aux politiques de
gestion de l’eau.
Ainsi, une approche stratégique et durable de l’approvisionnement en eau potable doit
être mise en place, intégrant à la fois des solutions techniques et une gestion efficace des
ressources pour répondre aux besoins croissants des habitants du quartier hewa bora.
Ce chapitre explore le différent aspect de l’aménagement des ressources en eau potable,
y compris les défis auxquels nous sommes confrontés, les stratégies employées pour optimiser
l’utilisation de cette ressource précieuse, et les politiques nécessaires pour garantir un accès
universel à l’eau potable. Au cœur de ce chapitre, nous allons également présenter les ouvrages à
mettre en place, leur dimensionnement, les calculs hydrauliques nécessaire, ainsi qu’une
estimation du cout de revient de l’eau, en intégrant les exigences de qualité physico-chimique et
bactériologique.
En examinant ces éléments, nous mettrons en lumière l’importance d’une gestion
intégrée et durable des ressources en eau pour le développement social et économique.
Nous au stade actuel nous savons qu’il y a de l’eau ou on va capter au millier de la zone cela ou
le drainage de toutes eaux, on doit faire un forage industriel d’eau, mais la partie additionnelle ne
nous intéresse pas, nous allons faire juste la distribution
Le château d’eau proposé constitue un élément central du dispositif d’alimentation en
eau potable du quartier hewa bora. D’une capacité utile de 39,312m³ et érigé à une hauteur de 25
mètres, il assurera le stockage de l’eau pompée et garantira une pression suffisante dans le réseau
de distribution par gravité. Ce réservoir permettra non seulement de couvrir les heures de pointe
de consommation, mais aussi de maintenir un service continu en cas de coupure temporaire
d’énergie ou de la panne du système de pompage. Son implication sera choisie en un point central
et surélevé du quartier afin d’optimiser la desserte des ménages.
Les réservoirs jouent un rôle crucial dans le stockage et la distribution de l’eau potable.
Ils permettent de réguler l’approvisionnement en fonction des besoins de la population.
49
Réservoir en béton : ces structures offrent une grande durabilité et peuvent être
dimensionnées selon la capacité nécessaire pour le quartier. Ils doivent être situes à
des endroits stratégiques pour faciliter la distribution.
Réservoir surélevé : en utilisant la gravité pour distribuer l’eau, ces réservoirs
permettent une pression suffisante dans le réseau de distribution, réduisant ainsi les
couts énergétiques liés au pompage.
Points d’eau communautaires : pour assurer un accès équitable à l’eau, des points
d’eau doivent être aménagés dans le quartier, notamment dans les zones éloignées des
réseaux principaux. Ces points peuvent prendre la forme de borne-fontaine.
Un réseau en PEHD (polyéthylène haute densité) sera mis en place avec :
L’aménagement des ressources en eau potable dans le quartier hewa bora nécessite une approche
intégrée qui combine divers ouvrages hydrauliques adaptés aux besoins locaux.
50
En mettant en place des forages, des réservoirs, un système de distribution efficace, des stations
de traitement et des ouvrages de drainage, il sera possible d’assurer un approvisionnement durable
et s´écurie en eau potable pour la population du quartier. Une gestion rigoureuse et un suivi régulier
seront également essentiels pour maintenir la qualité et la disponibilité de cette ressource vitale.
Quant à notre travail de recherche nous partirons des quatre documents de base qui sont :
- Le plan cadastral du quartier hewa bora (accordé par le service cadastral de la ville
de Likasi)
- La carte pluviométrie que nous avons établie
- La carte topographique de notre zone
- La donnée de l’ouvrage hydraulique
Cette carte est un outil stratégique pour la planification urbaine, la sécurisation foncière
et le développement des réseaux technique
44
Plan cadastrale
44
III.5.2 La topographie
Les zones montagneuses et vallonnées influencent le ruissellement et le drainage,
impactant la recherche des aquifères.
Une pente plus raide peut augmenter le risque d’´érosion et de perte de sol, affectant la
qualité de l’eau.
La carte topographique [[Link].5] montre que le quartier Hewa Bora dispose d’un relief
favorable à l’aménagement hydraulique, à condition de bien positionner les ouvrages (captage,
réservoirs, conduites).
III.5.3 La piézométrie
La précipitation, l’évapotranspiration et le ruissellement jouent un rôle clé dans la
recherche des ressources en eau.
1 L0476758
8785283 90 60 10 000
1206m FORAGE de puits
L0477129
LWANZO 8785283 FORAGE de puits 85 45 10 000
1204m
L0477314
8785199 FORAGE puits 96 46 10 000
1199m
2 L04776796
KAMOTO 8785143 FORAGE de puits 80 40 5 000
2102m
3 KAMALON L0476796
DO 8785104 FORAGE de puits 95 60 15 000
1204m
4 CADASTRE L0476893
8785002 FORAGE de puits 80 50 15 000
1205m
L0476772
8785003 FORAGE de puits 75 50 3 000
1206m
5 MUTAKA L0476644
8784970 FORAGE de puits 80 55 700
1209m
6 LIKASI L0476564
8784912 FORAGE de puits 95 65 17 000
1209m
L0476898
8784885 FORAGE de puits 75 60 10 000
1205m
7 KILIMA L0476628
47
8784866 FORAGE de puits 66 40 7 000
1206m
8 DU L0476448
MARCHE 8784602 PUITS manuelle 4 1,5 80
1182m
La consommation moyenne journalière de hewa bora est de 98 280 l/j
Observation : ces données montrent une bonne recharge naturelle de la mappe phréatique, avec
un système encore exploitable durablement. Toutefois, la demande future liée à la croissance
démographique nécessitera l’extension et la modernisation des infrastructures.
Ce réseau principal alimente les bornes fontaines réparties stratégiquement pour couvrir
l’ensemble de la population, tout en prévoyant des extensions futures. Les canalisations secondaires
assurent la desserte des zones d’habitation denses. Le tracé suit les voies principales du quartier, ce
qui facilite l’entretien et l’accessibilité.
Ce plan offre un bon équilibre entre cout, efficacité hydraulique et accessibilité, tout en
tenant compte du relief modéré du quartier.
Dans un réseau d’alimentation en eau potable, on distingue deux types de principaux de
conduite :
A. Conduite primaire :
Rôle : transporte l’eau depuis la source (forage, station de pompage, château d’eau) vers les
grands points de distribution.
Caractéristiques :
- Grand diamètre (souvent≥ 90mm)
49
- Longue distance.
- Doit supporter une pression plus élevée.
Pour notre cas : c’est la canalisation qui part du château d’eau ou du point de pompage et
alimente les zones du quartier
B. Conduite secondaires
Rôle : dérivent de la conduite principale pour amener l’eau plus près des habitations ou des
bornes fontaines.
Caractéristiques :
- Diamètres plus petit (souvent 32mm a 63 mm)
- Distribution locale.
- Moins de pression que la conduite primaire.
Pour nôtres cas : elles partent de la conduite principale pour alimenter les bornes fontaines
dans les différents blocs ou avenues.
Les gens puisent aux bornes fontaines reliées aux conduites secondaires. Ou directement
individuels, si prévus à terme.
En somme, les facteurs hydrogéologiques sont essentiels pour le succès du projet d’aménagement
hydraulique, influençant tant la disponibilité de l’eau que sa qualité.
III.6.1 Données
Population projetée (Pn) en 2045: 4569 habitants
Dotation journalière (Dns) : 40 l/j/h
Consommation journalière (Cnn) :
Tableau récapitulatif
Table III.1 – Tableau récapitulatif du dimensionnement des ouvrages
ELEMENTS VALEUR
INFRASTRUCTURES
DIMENSIONNE RECOMMAND EE´
Volume d´décanteur 15 m3
Station de traitement
Surface de filtration ⩾ 2 m2
Où :
Q = débit (en L/ S)
P= population
D= dotation journalière par habitant (L / hab/ j)
86400= nombre de secondes dans une journée
Exemple pour l’année 2045 :
Population projetée= 4435 habitants
Dotation journalière = 52 L/han/jour
4435 × 52
𝑄= = 2,66 𝐿/𝑠
86400
53
𝑓𝑜𝑛𝑡𝑎𝑖𝑛𝑒𝑠
III.8 COUT DE REVIENT DE L’EAU
Le cout de revient de l’eau potable correspond à l’ensemble des dépenses nécessaires
pour capter, traiter, stocker, distribuer et surveiller la qualité de l’eau fournie à la population. Il
prend en compte les charges d’investissement, d’exploitation, d’entretien, ainsi que le respect des
normes.
COUT ESTIME
POSTE DE DEPENSE´ DESCRIPTION
(USD/m 3)
transport
Mobilisation du matériel 1500
Total : 13 100
Ce cout peut varier selon les technologies utilisées, la topographie, l’accessibilité des analyses
sanitaires.
Le tableau ci-dessous présente les résultats d’une analyse chimique effectuée sur 12
échantillons d’eau du site pressenti pour les forages.
E01 49.2 42 42.56 10.8 123 73.8 12.3 0.01 8.5 21 7.48
E02 136.8 3.7 26.34 22.12 342 205.2 34.2 0.01 26.4 23 6.25
E03 76.4 0.8 7.43 0.01 191 114.6 19.1 0.01 13.5 19 7.02
E04 89.6 0.09 6.82 14.7 224 134.4 22.4 0.01 14.2 23 7.06
55
E05 94.8 11.8 25.65 17.19 237 142.2 23.7 0.01 15.6 25 6.85
E06 83.2 47.1 5.27 14.2 208 124.8 20.8 0.01 15.3 18 6.92
E11 120 70.8 97.09 71 300 180 30 0.01 15.1 15.1 7.13
COLIFORMES TOTAUX
ECH. [Link] (UFC/ml) INTERPRETATIONS´
(UFC/100ml)
E01 0 0 Conforme
E02 10 0 Présent
E04 0 0 Conforme
E06 0 0 Conforme
E08 0 0 Conforme
E10 0 0 Conforme
E12 0 0 Conforme
CONCLUSION PARTIELLLE
L’étude menée dans le quartier Hewa bora dans la ville de Likasi a permis de structurer
une approche complète d’aménagement hydraulique répondant aux réalités géographiques,
démographique et sanitaire de la zone d’étude. La planification rigoureuse des ouvrages du
captage au traitement, du stockage à la distribution s’appuie sur des calculs hydrauliques précis et
un dimensionnement adapte à l’évolution de la population sur les 20 prochaines années.
La conception du plan de masse a tiré profit du relief vallonne local, optimisant les couts
énergétiques. Le dimensionnement technique des infrastructures confirme la capacité du système
à délivrer un débit de pointe de plus de 3.2 l/s, avec une capacité de stockage de 275m3.
L’évaluation du cout de revient révèle une estimation de 0.06 USD/m3, intégrant les frais
de captage, traitement, distribution et gestion, tout en respectant les normes internationales.
Enfin, les analyses physico-chimiques et bactériologiques ont montré une majorité de ses
anomalies : turbidité excessive, présence des coliformes fécaux ou fer au-delà des seuils. Ce sont
les résultats sur le traitement et le contrôle permanent de la qualité de l’eau.
Ainsi, l’aménagement de la ressource en eau potable dans le quartier Hewa bora repose
sur une approche intégrée, combinant ingénierie, santé publique et gestion durable pour garantir
un service fiable et s´écurie a l’ensemble des habitants.
58
CONCLUSION GENERALE
L’étude d’approvisionnement en eau potable du quartier hewa bora dans la commune de
shituru met en lumière les défis et les opportunités liés à l’accès à une ressource aussi
fondamentale que l’eau. À travers l’analyse géographique, géologique, démographique et socio-
économique, il ressort que la population de ce quartier connait une augmentation de la demande
en eau potable dans un environnement aux ressource limitées et infrastructures insuffisantes.
L’investigation menée sur la ressource disponible, la qualité physico-chimique et bactériologique
de l’eau, ainsi que les ouvrages hydrauliques proposés, montrent qu’un aménagement réfléchi est
non seulement possible, mais aussi urgent pour garantir l’approvisionnement durable et équitable.
L’approche proposée allie dimensionnement technique et viabilité économique, tout en
s’inscrivant dans une logique de développement local.
Ainsi, cette étude ne se limite pas à un constat, elle constitue une base solide pour initier
des projets concrets visant à améliorer la qualité de vie des habitants de hewa bora, à travers
l’accès sécurisé à l’eau potable. Sa mise en œuvre nécessite l’implication des autorités locales,
des partenaires techniques et financiers, ainsi que de la communauté, qui demeure au cœur de
toute solution durable.
59
DEDICACE .................................................................................................................................................... 2
AVANT-PROPOS .......................................................................................................................................... 3
INTRODUCTION GENERALE................................................................................................................... 4
1. Présentation de sujet.............................................................................................................................. 4
4. Méthodologie .......................................................................................................................................... 5
3. Le groupe de Mitwaba......................................................................................................................... 11
I.3 ETAT DE LIEU RELATIF EN EAU POTABLE DE LA POPULATION DE HEWA BORA ...... 21
III.5.3 La piézométrie................................................................................................................................... 45