La Gestion Du Risque Financier Lié À La Trésorerie
La Gestion Du Risque Financier Lié À La Trésorerie
2021- 2022
Remerciements
Avant tout, je remercie Dieu de m’avoir donnée la santé, le courage el la volonté pour
accomplir ce travail.
Je remercie tout particulièrement mon encadreur Mr OUGHLISSI Mohand Akli qui m’a
encadrée et dirigé ce mémoire.
Je profite de cette occasion pour remercier tous ceux qui participé de prés ou de loin à la
réalisation de ce mémoire.
Dédicaces
A ma chère mère
Ton affection me couvre, ta bienveillance me guide et ta présence à mes coté a toujours été
ma source de force. Quoi que je dise, je ne saurai point te remercier comme il se doit.
Tu as toujours été à mes côtés pour me soutenir, m’encourager et de m’épauler pour que je
puisse atteindre mes objectifs. Toutes les mots qui n’existe ne peuvent pas exprimer le respect
que j’ai envers toi.
A mes deux chères sœurs Salma et Chaima et mon cher frère Badredine et à ma nièce
adorée Léa
Un grand merci pour tous ce que vous avez fait pour moi.
Liste des abréviations
AC Actif courant
AI Actif immobilisé
BFR Besoin en fonds de roulement
BFRE Besoin en fonds de roulement d’exploitation
BFRHE Besoin en fonds de roulement hors exploitation
BSP Bureau de Sureté Portuaire
CA Chiffre d’affaires
CIRRCUS Combined interest rate and currency swaps
CNAN Compagnie Nationale Algérienne de Navigation
CRS Currency rate swaps
DCT Dette à court terme
DGAO Direction Générale Adjointe Opérationnelle
DLMT Dette à long et moyen terme
EBE Excédant Brut d’Exploitation
EPB Entreprise Portuaire de Béjaia
EPE Entreprise Publique Economique
FP Fonds propres
FRA Future Rate Agreement
FRN Fonds de Roulement Net
HT Hors Taxes
IBS Impôts sur les Bénéfices des Sociétés
ONP L’Office National des Ports
RAF Ratio d’Autonomie Financière
RE Ratio d’endettement
RLG Ratio de Liquidité Générale
RLI Ratio de Liquidité Immédiate
RLR Ratio de Liquidité Relative
[Link] La Société Nationale de Manutention
SPA Société par Actions
TFT Tableau des Flux de Trésorerie
TN Trésorerie Nette
TVA Taxe sur la Valeur Ajoutée
VA Valeur Ajoutée
VD Valeur Disponible
VE Valeur d’Exploitation
VR Valeur Réalisable
Sommaire
Bibliographie
Liste des tableaux
Liste des figures
Liste des annexes
Introduction générale
Introduction générale
Introduction générale
L’entreprise est une organisation dans le but d’assurer une bonne performance, mais
pour avoir cette performance elle doit suivre et appliquer plusieurs politiques parmi celle-ci en
trouve : la gestion des stocks, la gestion des ressources humain, la gestion des trésoreries …
etc. Les objectifs de l’entreprise sont divers, ils peuvent être fixés à long ou moyen terme (c’est-
à-dire à plus d’un an) ou à court terme (à réaliser dans l’année). On peut les classer en objectifs
de rentabilité, de profit, de part de marché, de diversification, de productivité, de qualité, de
formation du personnel, etc. L’entreprise doit appliquer plusieurs méthodes, telles que l’analyse
et la gestion de trésorerie, qu’elle a pour objet d’assurer une gestion efficace.
La gestion de trésorerie est l’une des fonctions financières qui ont subit plus d’évolution, elle
permet d’assurer la solvabilité d’une entreprise tout en optimisant l’ensemble des produits et
de financement, elle propose une bonne maîtrise des flux, des arbittrages et un contrôle des
performances. Son optimisation serait envisagée sur la connaissance et la gestion des risques
auxquels toute entreprise est exposée.
Les risques d’entreprise sont les événements qui pouvant survenir et qui sont de nature à réduire
sa rentabilité, il peut s’agir de menaces qui se réalisent, d’erreurs de gestion ou de prévisions
ou encore de la survenance d’aléas défavorables. Il existe des risques classiques tels que le
risque financier, le risque réglementaire et le risque de marché, d’autres sont nouveaux tels que
le risque pays, le risque opérationnel et le risque stratégique. L’identification jouera un rôle
primordial dans la gestion des risques et permettra à l’entreprise de faire face aux dérives
éventuelles qui peuvent empêcher la réalisation de ses finalités tracées.
L’objectif de mon travail consiste à étudier la gestion de trésorerie et les causes de la naissance
d’un risque financier dans l’entreprise et les modalités de couverture de ce dernier. Pour
approfondir mon étude sur la gestion de trésorerie et la gestion du risque financier, j’ai présenter
un cas pratique à travers un stage pratique que j’ai réalisé au niveau de l’entreprise Portuaire de
Béjaia.
J’ai tenté d’apporter les éléments à la question fondamentale qui sera formulé comme suit :
- Qu’est-ce que la trésorerie et quelles sont les outils utilisés pour bien la gérer ?
- Comment identifier le risque financier dans l’entreprise ?
1
Introduction générale
- Comment l’entreprise couvre ses risques financiers pour atteindre ses objectifs fixés ?
Hypothèse 01 : La gestion de trésorerie est fondée sur une gestion provisionnelle et une gestion
au quotidien.
Afin de trouver une réponse à la problématique proposée, j’ai fait des recherches
bibliographiques effectuées, j’étais amenée, à effectuer un stage pratique d’un mois au sein de
l’EPB. Le choix de ce sujet (la gestion du risque financier lié à la trésorerie) est une occasion
pour moi de rapprocher l’aspect pratique de la gestion du risque financier, l’objectif de mon
étude est d’examiner le système de gestion du risque financier mis en place pour l’entreprise de
montrer l’impact considérable qu’il pourrait avoir sur la rentabilité de l’entreprise ou sur sa
trésorerie.
Ainsi, mon travail est structuré en trois chapitre. Le premier chapitre la gestion de la trésorerie,
consistera expliquer les différentes fonctions de la trésorerie et sa détermination par différentes
méthodes. Dans le deuxième chapitre, les différents risques auxquels les entreprises sont
exposées et les techniques de couverture. En fin le troisième chapitre, représente l’étude de cas
de l’Entreprise Portuaire de Béjaia.
2
Chapitre 01 : La gestion de la
trésorerie
Chapitre 01 La gestion de la trésorerie
La trésorerie joue un rôle très important dans une entreprise, quelle qu’en soit la taille, elle
lui permet de financer son activité et d’assurer son développement et sa pérennité. Pour cela, ce
chapitre aura comme objectif d’étudier la gestion de trésorerie dans l’entreprise. Dans la
première section, la notion générale sur la trésorerie. Ensuite, dans la deuxième section, les
origines des problèmes de trésorerie et les enjeux de la gestion de trésorerie et je finirai par la
détermination de la trésorerie, dans la troisième section.
1. Définition de la trésorerie
« La trésorerie est au centre de toutes les opérations menées par l’entreprise, qu’elles
concernent l’exploitation ou les autres activités. Elle est la traduction en terme monétaire de
toutes les décisions et les opérations de l’entreprise. »1
La trésorerie est donc la traduction financière de l’intégralité des actes de l’entreprise, qu’il
s’agisse du cycle d’exploitation, du cycle d’investissement oueds opérations hors exploitation.
Elle se mesure en faisant la différence des entrées et des sorties. C’est-à-dire elle correspond à
la différence la trésorerie active (les disponibilités) et la trésorerie passive (les concours
bancaires).
« La trésorerie égale à la différence entre le fonds de roulements (FR) de l’entreprise et
son besoin en fonds de roulement (BFR).»2
En d’autre terme, la trésorerie d’une entreprise est la différence entre ses emplois de trésorerie
et disponibilités et son endettement bancaire et financier à court terme. Donc, Elle fournit des
1
Forget Jack, « Gestion de trésorerie », Editions d'Organisation, 2005, page 11.
2
Pierre Vernimmen, Finance d'entreprise, édition DALLOZ, 2000.
4
Chapitre 01 La gestion de la trésorerie
informations sur la capacité d’une entreprise à payer ses dettes. En ce sens, la trésorerie mesure
la solvabilité de l’entreprise. Elle comprend les éléments suivants :
o Trésorerie active : C’est l’ensemble des liquidités détenues par l’entreprise. Elle
regroupe ainsi les comptes bancaires créditeurs, les placements, les actions détenues et
autres valeurs mobilières, etc.
o Trésorerie passive : Correspond aux soldes créditeurs de banquet aux concours
bancaires, En d’autres termes, ce sont les dettes professionnelles à court terme.
o Trésorerie nette :C’est la différence entre la trésorerie active et la trésorerie
[Link] peut calculé comme suivant :
La trésorerie est l’ensemble des sommes d’argents disponibles en caisse ou/et en banque
dont dispose l’entreprise pour permettre de gérer les liquidités pour faire face aux échéances et
de s’assurer d’avoir toujours suffisamment d’argent disponible. Donc pour avoir une bonne
gestion de la trésorerie, elle doit réaliser les objectifs suivant :
3
GAUGAIN. M, SAUVEE-CRAMBERT. R, « Gestion de la trésorerie », Edition Economica (2eme édition),
Paris, 2007, page 24.
5
Chapitre 01 La gestion de la trésorerie
L’objectif de la gestion de trésorerie est contrôlé les entrés et les sorties de fonds,
Optimiser la gestion de trésorerie dans un sens de sécurité et de rentabilité, s’assurer de la bonne
application des consistions bancaire : jours de valeur, frais appliqués sur flux de trésorerie. De
façon générale, la gestion de trésorerie pour objectif de parvenir à une trésorerie proche de zéro
afin d’éviter les excédents inemployés et les découverts bancaires couteaux en agio. Et s’assure
de l’équilibre financier de l’entreprise.
4
Hubert de la BRUSLRIE, trésorerie de l’entreprise, édition DUNOD, 2012. P 122.
6
Chapitre 01 La gestion de la trésorerie
- Améliorer le résultat financier en ayant concrètement moins des frais ou plus de produit
Elle permet d’identifier les flux monétaires afin d’évaluer les différentes entrées
et sortie de fonds et d’identifier les éventuelles difficultés auxquelles l’entreprise va être
confrontée et donc de les anticiper, c’est la démarche budgétaire qui permet de prévoir
les risques de cessation de paiement.
La prévision vise à donner une capacité de réaction face aux événements
inattendus et de cohérence, les prévisions de trésorerie sont élaborées à partir de
l’ensemble de budget d’exploitation, d’investissement et de financement.
7
Chapitre 01 La gestion de la trésorerie
Cette dernière étape consiste à faire l’analyse des écarts résultants de la comparaison
entre les prévisions, les réalisations et le contrôle des conditions bancaires grâce à des
documents comptables notamment l’extrait de compte et l’échelle d’intérêt.
Avant, le trésorier était un simple caissier qui gère la caisse, de nos jours le trésorier est
devenu un gestionnaire de risque qui participe à l’optimisation de la gestion financière de
l’entreprise.
Selon G. Marc et P. Pierre « le trésorier est chargé de prévoir et de gérer les flux et les
risques, d’organiser les relations avec les banques pour réduire les coûts, d’optimiser les
financements et les placements, de garantir la liquidité et la solvabilité de son entreprise, en
liaison avec d’autres services de société il doit aussi prendre en compte les nouvelles normes
comptables qui se mettent en place et ont un impact sur certains éléments de la gestion de
trésorerie, en particulier en matière de gestion des risques5. »
Donc le terme « trésorier » désigne la personne chargée des liquidités de l’entreprise au
quotidien, et qui s’occupe principalement de gérer les flux monétaires, leurs rémunérations ou
leurs coûts, ainsi que le suivi des différentes positions et des différents risques.
Le trésorier a pour mission d’assurer l’approvisionnement de l’entreprise en trésorerie, lui
permettant de faire face à tout moment, à tous les débours auxquels elle peut être confrontée et
de placer des liquidités de l’entreprise de telle sorte qu’elles rapportent un taux d’intérêt en
attendant d’être utilisées.
Par ailleurs, quelles que soient la taille et l’activité des entreprises, le trésorier a aussi pour
fonction la gestion des risques de l’entreprise (risque de liquidité, de change et de taux d’intérêt)
assurer la sécurité de paiement, améliorer le résultat financier et réduire le coût des services
bancaires. Les missions du trésorier sont les suivantes :
Le terme de liquidité désigne la capacité de l’entreprise à faire face à ses échéances à court
terme. C’est-à-dire le trésorier doit tout mettre en œuvre pour que l’entreprise ait à chaque
instant les ressources suffisantes pour remplir ses engagements financiers.
5
GAUGAIN Marc et PONCET Pierre, « Gestion de la trésorerie », Edition Economica, Paris, 2004, P 47.
8
Chapitre 01 La gestion de la trésorerie
Selon S. Michel « pour réduire les coûts bancaires, on pense spontanément à la négociation.
Certes, même si ce n’est pas toujours le trésorier qui négocie directement avec le banquier, il
lui revient du moins de réaliser tout le travail préparatoire. »6
Les frais bancaires représentent une charge indissociable du compte bancaire. Pour que le
trésorier réduit ces coûts, il doit penser à la négociation et il a tout intérêt à connaître ses droits
pour pouvoir bénéficier d’une certaine marge de manœuvre avec son banquier, et les améliorer
pour procurer un maximum d’économie pour l’entreprise. Cinq coûts principaux peuvent être
réduits, tant par une bonne négociation que par des prévisions précises, il s’agit :
- Des jours de valeurs : date à laquelle un mouvement prend effet sur le compte ;
- Des intérêts débiteurs : agios que la banque facture sur les soldes débiteurs ;
- De la commission sur opération : c’est le coût de chaque type d’opération ;
- De la commission sur le plus fort découvert : calculée par l’application d’un taux au
plus important solde débiteurs de chaque mois ;
- De la commission de mouvement : c’est le prélèvement sur tous les mouvements
débiteurs : chèques, virements et prélèvements.
Chacune des décisions prises par le trésorier comporte des risques financiers spécifiques
qu’il faut évidements maîtriser. Il s’agit du risque de change et le risque de taux d’intérêts que,
l’on couvre à l’aide d’opération sur les marchés à terme et les marchés d’option, qu’ils soient
organisés pour contrôler tout comportement spéculatifs (actif ou passif) du trésorier afin de le
canaliser vers les instruments de couverture appropriés.
C’est une préoccupation grandissante pour les trésoriers, compte tenu du nombre croissant
des tentatives de fraudes. Pour diminuer ces risques, il convient de mettre en place des
procédures internes d’utilisation. Des moyens de paiement et des circuits télématiques
sécurisés.
6
SION Michel, « Gérer la trésorerie et la relation bancaire », Edition DUNOD, Paris, 2003, p28.
9
Chapitre 01 La gestion de la trésorerie
Cela signifie moins de frais ou plus de produits financiers. Pour cela, il doit maîtriser le
calcul du taux effectif global, seule méthode de comparaison des différentes propositions de
crédit.
D’une part, à ne pas trop dépendre de son banquier. D’autre part, à ne pas lui faire courir
des risques qu’il ignore. Pour instaurer un climat de confiance durable, afin de construire une
relation équilibrée. Donc le trésorier doit avoir au moins deux interlocuteurs qu’il peut mettre
en concurrence. Par ailleurs, pour assurer les partenaires, le meilleur outil du trésorier reste de
montrer qu’il maîtrise la situation, qu’il anticipe les besoins et prévoit les solutions crédibles.
10
Chapitre 01 La gestion de la trésorerie
Traditionnellement, les problèmes que peut rencontrer toute entreprise ont des origines
soit structurels soit conjoncturel. Il faut en effet nuancer l’analyse en fonction de la gravité
présumée des problèmes. Ces derniers peuvent impliquer le haut du bilan (Fonds de roulements)
ou le bas du bilan (besoin en fonds de roulement). D’autres problèmes peuvent également
émaner de l’organisation de la gestion de la trésorerie dans une entreprise.
Ces problèmes sont essentiellement des problèmes à long terme qui tiennent
essentiellement à des difficultés telles qu’une insuffisance de fonds de roulement (FR) qui peut
amener des problèmes de trésorerie.
Si l’on voulait lister les causes principales de ces problèmes, on pourrait trouver les suivantes :
Même si elle dispose d’un fonds de roulement moins important fonctionne avec ses fonds
propres, recourt peu ou presque pas à l’endettement. Il existe une deuxième série de problèmes
structurels :
Ceux liés au besoin en fonds de roulement (BFR) à financer et donc aux décalages induits par
le fonctionnement de l’activité de l’entreprise. Sont les suivantes :
11
Chapitre 01 La gestion de la trésorerie
Sont des problèmes touchant le court terme, tels ceux qui résultent de fluctuations à court
terme de l’activité de l’entreprise et donc des mouvements encaissements et de décaissements.
Les solutions à des problèmes conjoncturels ne sont pas aisées à trouver. Il peut s’agir soit
de choisir des modes de financements appropriés comme les crédits de compagne par exemple,
soit de recourir à des techniques telles que l’affacturage. D’autres problèmes peuvent également
émaner de l’organisation de la gestion de la trésorerie dans une entreprise.
Sont liés aux dispositions prises au sein d’une entreprise pour faciliter la gestion par les
responsables financières de l’entreprise. On peut ainsi avoir des informations erronées sur la
situation des soldes des comptes bancaires par un suivi en date comptable des opérations de
banque.
La gestion de la trésorerie permet de garantir que l’entreprise dispose d’un capital suffisant
pour répondre à des besoins à court terme. Un bon programme de gestion de la trésorerie peut
12
Chapitre 01 La gestion de la trésorerie
influer considérablement sur l’efficacité des opérations, ce qui peut également réduire les couts
globaux.
Les trésoreries et les responsables de la fonction financière sont très soucieux de réduire ou de
ne pas faire croitre les frais financiers qui leurs sont facturés de l’octroi de concours bancaires7.
7
Sinon M : Gérer la trésorerie el la relation bancaire, édition Dunod, paris, 1998, p25.
13
Chapitre 01 La gestion de la trésorerie
L’existence de plusieurs comptes bancaires peut être à l’origine de trois erreurs fondamentales :
L’erreur d’équilibrage
Elle provient de l’existence simultanée de solde créditeurs en valeur sur certains comptes
bancaires et de soldes débiteurs sur d’autres. Cette erreur est très couteuse puisque les premiers
ne sont en principe pas rémunérés alors que les secondes font supporter les intérêts débiteurs.
Source : ROUSSELOT P. VERDIE : « La gestion de trésorerie » gestion de trésorerie, ed 2 Dunod, 2017, P89.
L’erreur de sur-mobilisation
Survient généralement lorsque l’entreprise, prévoyant une insuffisance de trésorerie sur une
certaine période mobilise le financement nécessaire alors qu’un encaissement imprévu survient
pendant ce laps de temps.
Cette deuxième erreur résulte de l’existence de soldes créditeurs à vue non rémunérés sur les
comptes bancaires de l’entreprise. Elle traduit soit un recours inutile aux crédits (escompte,
crédit de trésorerie …), soit un défaut de placement.
14
Chapitre 01 La gestion de la trésorerie
Source : ROUSSELOT P. VERDIE : « La gestion de trésorerie » gestion de trésorerie, ed 2 Dunod, 2017, P90.
Elle provient d’une utilisation du découvert en lieu et place de crédits alternatifs moins couteux.
Dans la mesure où elle n’intervient que sur un différentiel de taux, l’erreur de sous mobilisation
est généralement moins couteuse que les autres erreurs.
15
Chapitre 01 La gestion de la trésorerie
Par le bas du bilan : c’est la différence entre la trésorerie active et la trésorerie passive.
Il représente l’excédent (s’il est positif) de ressources stables, d’origine interne et/ou externe,
non nécessaire pour financer les emplois stables et qui peut ainsi servir à financer les besoins
circulants de financement.
16
Chapitre 01 La gestion de la trésorerie
Le FRNG est calculé en général, par différence entre les ressources el les emplois.
Ou bien :
FRNG = (ACE + ACHE +TA) – (DE + DHE + TP)
17
Chapitre 01 La gestion de la trésorerie
Interprétation du FRNG :
Dans ce cas les ressources durables couvrent les besoins à long terme de l’entreprise.
L’équilibre financier est donc respecté et l’entreprise dispose grâce au fonds de roulement d’un
excédent ressource stable qui lui permettra de financer ses besoins à court terme.
Dans ce cas, la situation est critique car cela signifie que les ressources à long terme ne suffiront
pas à financer le bon fonctionnement de l’entreprise. Par ailleurs, un fonds de roulement négatif
qui est calculé à partir du court terme signifie que l’entreprise n’est pas en mesure de payer ses
dettes à court terme en liquidant son actif de court terme.
Dans ce cas, les ressources stables de l’entreprise sont égales à l’actif stable, c’est-à-dire que
les ressources stables couvrent les besoins à long terme de l’entreprise. Mais même si l’équilibre
de l’entreprise semble atteint, celle-ci ne dispos d’aucun excédent de ressources à long terme
pour financer son cycle d’exploitation ce qui rend son équilibre financier.
18
Chapitre 01 La gestion de la trésorerie
Besoin de financement d’un caractère continu car généré par l’activité d’exploitation de
l’entreprise.
Besoin de financement d’un caractère plus discontinu car généré par l’activité hors
exploitation de l’entreprise.
8
Philippe Rousselot/Jean-François verdie, la gestion de la trésorerie, edition 2, 2017, p29.
9
GAUGAIN Mare, SAUVEE-CRAMBERT Roselyne, Op. Cit. Page 20.
19
Chapitre 01 La gestion de la trésorerie
BFRHE = Actif circulant hors exploitation (autres créances : acomptes IBS) – Passif
circulant hors exploitation (autres dettes : Etat, IBS, etc.)10
Il existe plusieurs ratios qui permettent la détermination de la trésorerie. Mon étude sera
accentuée sur les deux principaux ratios liés à la trésorerie qui sont le ratio de liquidité et le
ratio de solvabilité.
- La solvabilité immédiate ou à court terme, qui est la capacité à payer ses dettes
à échéances avec des disponibilités ;
- La solvabilité globale ou à long terme, suppose que l’ensemble des éléments de
l’actif soit supérieur à l’ensemble des dettes du passif.
10
GAUGAIN Mare, SAUVEE-CRAMBERT Roselyne, Op. Cit. Page 20.
20
Chapitre 01 La gestion de la trésorerie
Les ratios de solvabilité permettent d’apprécier les risques que peuvent courir les
créanciers d’entreprise.
La solvabilité peut être mesurée par différents ratios. Les plus utilisés sont :
Le calcul de ce ratio montre si l’entreprise est capable de financer ces besoins (le biais de
ces capitaux) ou bien, elle aura besoin de faire appel aux dettes à long terme. Ce ratio doit être
supérieur à 1.
La liquidité c’est la capacité de l’entreprise à faire face à ses dettes à l’aide de son actif
circulant. Et en ce l’analyse de la liquidité, on utilise les ratios suivants :
Ce ratio exprime la capacité de remboursement des dettes à court terme en utilisant ses
actifs à court terme. Ce ratio doit être supérieur à 1.
Ce ratio mesure le degré de couverture des dettes à court terme par les créances a moins
d’un an. Il doit être proche de 1.
Ratio de liquidité réduite = (valeur disponible + valeur réalisable) / dettes à court termes
21
Chapitre 01 La gestion de la trésorerie
Ce ratio il mesure l’aptitude de l’entreprise à faire face à ces dettes de court terme en
utilisant les valeurs disponibles.
L’analyse du bilan doit être complétée par une analyse des flux de trésorerie qui ont
conduit à la formation du résultat de l’entreprise et surtout à son évolution dans le temps à
travers des bilans successifs. L’analyse par flux est une analyse dynamique, elle permet
d’expliquer les variations passées de la trésorerie ou d’appréhender son évolution future à partir
des flux d’encaissement et de décaissement.
Selon CHIHA.K (2009), « les tableaux de flux de trésorerie constituent un outil d’analyse
privilégie, ils classent les différents flux par nature l’opération et leur analyse aide à
l’appréhension du risque de défaillance de l’entreprise. »12
Le tableau des flux de trésorerie (TFT) retrace les flux de trésorerie d’une période en les
regroupant selon trois fonctions différentes : Exploitation, investissement et financement ; son
objectif est d’identifier les sources des entrées et les éléments qui ont fait l’objet de sorties de
trésorerie pendant l’exercice comptable, ainsi que le solde de trésorerie à la date de reportions.
Les flux de trésorerie d’exploitation mesurent les flux de liquidités nés de l’exploitation et
des produits et charges financières.
11
GAUGAIN Marc, SAUVEE-CRAMBERT Roselyne, Op. Cit, page 11.
CHIHA K, « Finance d’entreprise », Edition Houma, Alger, 2009, p166.
12
22
Chapitre 01 La gestion de la trésorerie
- Corrigée des variations du besoin en fonds de roulement (variation des stocks, des
créances clients et divers, moins variation des crédits fournisseurs et divers).
- La capacité d’autofinancement.
Correspondent aux apports en capitaux propres, des dividendes versés et aux emprunts
des remboursements dont les crédits de trésorerie dans l’analyse la plus courante qui boucle sur
la variation des liquidités.
Cette étape consiste à calculer les variations des postes du bilan d’une année sur celle qui la
précède, toutes ces variations sont regroupées dans l’équation suivante :
Les variations sont classées en emplois et ressources. Car le bilan est composé de deux parties
(ressources et emplois).
La variation d’un poste du bilan résulte le plus souvent par deux flux en sens inverse : une
augmentation et une diminution, à l’aide des annexes comptables on va déterminer les flux réels
de la trésorerie, après on calculera les variations pour chaque deux flux en sens opposé.
13
DE La VEGA, Quentin, « Le tableau de financement, résumé des flux de trésorerie », Investir, no 1907.
23
Chapitre 01 La gestion de la trésorerie
Certaines variations de postes du bilan traduisent des mouvements non monétaires, dans
ce cas on doit les supprimer à cause de leur inutilité.
DESIGNATION N N-1
Flux de trésorerie liés à l’activité
Résultat de l’exercice
*Elimination des éléments sans incidence sur la trésorerie ou non liés à
l’exploitation
+Amortissement et provision
+Valeur comptable des éléments d’actif cédés
-Produit de cession d’éléments d’actif
-Augmentation des frais d’établissement
-Transfert de charges au compte de charges à repartir
= Marge brut d’autofinancement
-Variation de BFR lié à l’activité
= Flux net de trésorerie lié à l’activité (A)
Flux de trésorerie liés aux opérations d’investissement
+Cessions d’immobilisations incorporelles
+Cessions d’immobilisations corporelles
+Cessions ou réductions d’immobilisations financières
-Acquisitions d’immobilisations incorporelles
-Acquisitions d’immobilisations corporelles
-Acquisitions d’immobilisations financières
*Incidence de la variation des décalages de trésorerie sur les opérations
d’investissement
+Variation des dettes sur immobilisations
=Flux net lié aux opérations d’investissement (B)
Flux de trésorerie lié aux opérations de financement
+Augmentation du capital
-Réduction du capital
24
Chapitre 01 La gestion de la trésorerie
-Dividendes versés
+Augmentation des dettes financières
-Remboursement des dettes financières
+Subventions d’investissement reçues
*Incidence de la variation des décalages trésorerie sur les opérations de
financement
-Variation de capital souscrit non appelé
-Variation de capital souscrit appeler, non versé
=Flux de trésorerie lié aux opérations de financement (C)
Variation de trésorerie (A+B+C)
Trésorerie à l’ouverture (D)
Trésorerie à la clôture (A+B+C+D)
Source : TORT Eric, « Les tableaux de flux de trésorerie en règles françaises et internationales », Février, 2013,
page 26.
La trésorerie :
Elle résulte de la somme des flux de trésorerie générée au niveau de l’activité, d’investissement
et de financement. Elle correspond :
25
Chapitre 01 La gestion de la trésorerie
Dans cette section, j’ai cerné les indicateurs de mesure et d’évaluation de la trésorerie selon
deux approches qui servent à maintenir l’équilibre de la structure.
26
Chapitre 01 La gestion de la trésorerie
Conclusion
La trésorerie constitue un élément fondamental dans la vie de l’entreprise, son étude est un
moyen efficient qui permet aux responsables de l’entreprise de bien anticiper des situations
différentes qui peuvent se présenter dans le court, moyen ou long terme.
La trésorerie est un domaine très sensible qu’il faut gérer de façon quotidienne et une véritable
stratégie. Le métier du trésorier exige de la vigilance et de l’ordre. Pour qu’une entreprise
s’assure un meilleur avenir, elle doit se montrer vigilante quant à sa situation financière et
s’efforcer à gérer sa trésorerie le mieux possible.
27
Chapitre 02 : La gestion du
risque financier
Chapitre 02 La gestion du risque financier
La gestion des risques financier a pour but de créer un cadre de références aux entreprises
afin d’affronter efficacement le risque. Les risques sont variés et présents presque dans toutes
les activités économiques et financières des entreprises. Il existe plusieurs risques financiers au
niveau des entreprises qui pouvant réduire sa rentabilité. La gestion des risques financier fait
partie du développement stratégique de l’entreprise et doit être planifié au plus haut niveau, et
doit contrôler et faire le suivi les risques financiers auxquels l’entreprise est exposée.
Dans ce chapitre, mon objectif est de présenter les risques financiers auxquels les
entreprises font face, et les démarches qu’elles peuvent utiliser pour mettre en place un
processus de gestion de ces risque financiers.
Le risque est défini comme un événement aléatoire qui peut avoir des impacts sur le résultat de
l’entreprise et affecter son patrimoine. Donc l’entreprise doit avoir conscience des risques
financiers qu’il prend dans le cadre de sa création.
1. La notion du risque
Depuis très longtemps, les risques ont existé depuis que le concept ne soit défini de manière
linguistique ou mathématique. Ce tableau résume de manière général l’histoire du risque.
29
Chapitre 02 La gestion du risque financier
2. Définition du risque
Selon Bressy (2004) « Les risques d’entreprise sont tous les événements pouvant survenir et
qui sont de nature à réduire sa rentabilité, voire à remettre en question son existence. Il peut
s’agir de menaces qui se réalisent, d’erreurs de gestion ou de prévisions ou encore de la
survenance d’aléas défavorables »14.
Selon Besson et Possin (2006) « Le risque désigne un danger bien identifié, associé à
l’occurrence d’un événement ou d’une série d’événements, parfaitement descriptible, dont on
ne sait pas s’ils se produisent mais dont on sait qu’ils sont susceptibles de se produire »15.
BRESSY G., « Economie d’entreprise », Edition Dalloz, Paris, 2004, page 56.
14
BESSON Bernard, POSSIN Jean-Claude, « L’intelligence des risques, management », IFIE. 2006, page 28.
15
30
Chapitre 02 La gestion du risque financier
Selon le petit robert (2012) « Le risque est définit comme un danger éventuel plus au moins
prévisible »16.
La menace
C’est un signe qui laisse prévoir un danger. En résumé, la menace et le danger
n’expriment pas les mêmes idées et sont à manipuler avec précaution. La menace entraine le
danger qui, à son tour, une fois survenu engendre potentiellement un risque.
Danger
En présence d’un danger, le risque est consécutif, raison pour laquelle on peut percevoir que
l’identification des risques passe par l’identification des dangers. Ceci va rendre la tâche plus
facile quant à l’identification des risques.
Danger
Source potentielle
Risque
16
Le Petit Robert 2012 édition des 60 ans, « Dictionnaire le Robert », dépôt légal en Mai 2011(ISBN978-2-
84902-841-4).
31
Chapitre 02 La gestion du risque financier
Classiques Nouveaux
En général, il n’y a pas une manière unique de classer les risques. On distingue deux types
de risque (les risques classiques et les nouveaux), selon leurs changements et évolutions.
Ces risques se caractérisent par une certaine permanence et parmi ces risques on trouve :
32
Chapitre 02 La gestion du risque financier
C’est le risque que la partie, laquelle un contrat a été conclu, ne tienne pas ses
engagements : (livraison, paiement, remboursement, etc.).
C’est le risque sur la facilité à acheter ou à revendre un actif. Si un marché n’est pas liquide,
il y a un risque de ne pas trouver un acheteur ou un vendeur au moment voulu. C’est un risque
lié à la nature du sous-jacent (de la marchandise) mais aussi à la crédibilité de l’acheteur-
vendeur.
Il est associé le plus souvent à la survenance d’un changement politique ayant pu constituer
lui-même le risque politique. Ces deux risques (réglementaire et politique) coïncident souvent
à l’occasion du changement de statut de certaines sociétés, qu’il s’agisse de nationalisation ou
de privatisations.
Le risque de marché est le risque de perte ou de dévalorisation des positions détenues pour
compte propre en instruments négociés sur un marché. La formation de prix fréquents sur les
marchés permet de constater facilement une perte réalisée ou potentielle.
Les nouveaux risques résultent de la prise de conscience des conséquences dont ils font
l’objet. Parmi ces risques on trouve :
C’est un risque synthétique car il regroupe l’ensemble des risques pouvant affecter un
pays. Il fait l’objet d’analyses et d’évaluation préalables à tout engagement dans un pays
étranger. Les institutions financières sont exposées au risque pays à travers leurs placements
internationaux.
Les risques sont dus à des événements extérieurs, la mesure et le contrôle du risque
opérationnel passent par la constitution des bases de données sur tous les évènements qui ont
causé des pertes dans le passé. Le risque opérationnel est celui auquel un intermédiaire est
33
Chapitre 02 La gestion du risque financier
exposé du fait d’une défaillance interne de ses procédures, de ses systèmes techniques ou de
ses collaborateurs.
Donc, les risques sont multiples selon leurs appartenances à une certaine catégorie, pouvant
mettre en danger toute l’activité d’une organisation.
34
Chapitre 02 La gestion du risque financier
Le risque financier est un risque de perte de l’argent suite à une opération financière ou à
une opération économique ayant une incidence financière.
Il existe plusieurs types de risques financiers pouvant affecter la pérennité des entreprises
mais mon travail se limitera sur risque client, risque de change et risque de taux d’intérêt :
Le risque client dans sa forme la plus forte correspond à un risque de défaillance financière.
L’observation de cette dernière et l’analyse de sa cause mettent souvent en évidence une
mauvaise gestion à l’origine de plus de 60 % des défaillances, elle est due à des problèmes de
trésorerie.
17
DE LA BAUME Charles, ROUSSET André, TAUFFLIEB Charles-Henri, « La couverture des risques de
changes et des taux dans l’entreprise », Edition ECONOMICA, Paris, 1999, page 11.
35
Chapitre 02 La gestion du risque financier
les relations commerciales et financières de la société avec ses différents partenaires (banques,
clients, autre fournisseurs…).
Le traitement des informations a pour but de mettre en évidence la capacité des clients à
payer leurs dettes, leur volonté de respecter les délais, leur patrimoine financier globale et les
conditions de règlements demandées. Il donne lieu à une analyse financière approfondie qui
permet d’apprécier la santé financière de la société et en particulier sa solvabilité et sa liquidité.
Cette analyse est complétée par l’étude du risque présenté par le client, au moyen de méthodes
(empiriques ou scientifiques).
Elle consiste à définir trois groupes de clients, selon qu’ils soient estimés sans risque, à
risque limité ou très risqués. Les critères de sélection des clients et de d’affectation en classe de
risque peuvent relever de plusieurs types d’analyse au moyen de différentes méthodes. A
l’affectation de clients, un suivi permanent des clients est nécessaire pour procéder
éventuellement à un changement de classe de risque.
C’est une méthode qui permet une analyse plus approfondie que les techniques d’étude
ratio par ratio. Elle prend en compte un ensemble de ratio pour calculer un indicateur unique
qui comparer sa valeur à des normes calculées statistiquement pour des entreprises saines.
Il existe plusieurs formulations se la méthode des scores, les plus utilisées sont :
36
Chapitre 02 La gestion du risque financier
Cette fonction est la première fonction score utilisée ; élaboré à partir d’un échantillon de
seulement 33 entreprises américaines, elle a incité de nombreux chercheurs à proposer des
fonctions score plus pertinentes pour apprécier le risque de défaillance d’entreprises.
18
GAUGAIN Marc, SAUVEE-CRAMBERT Roselyne, Op. Cit., page198.
19
Idem, page199.
20
Idem, page199.
21
GAUGAIN Marc, SAUVEE-CRAMBERT Roselyne, Op. Cit., page200.
37
Chapitre 02 La gestion du risque financier
Les fonctions scores sont déterminées au moyen de ratios dont la fiabilité, liée aux
documents financiers utilisés pour leur calcul, et la pérennité ne sont pas garanties. Elles sont
élaborées à partir d’échantillons non semblables d’entreprise saines et défaillantes.
Est fondée sur une relation commerciale entre des entreprises en situation de fournisseur
et client. Cette relation commerciale est matérialisée par une vente qui donne lieu à
l’établissement d’une facture. Elle doit comporter toutes les informations relatives aux
condition de vente et de règlement.
La durée et le montant du crédit client sont les deux éléments sur lesquels repose
effectivement le risque client. Donc il est nécessaire de les déterminer au mieux des intérêts
réciproques, dans le respect des textes réglementaires.
« L’encours accordé à un client à une date donnée doit être révisé périodiquement ou
exceptionnellement si l’évolution de la situation du le nécessite, cette révision pouvant aller
jusqu’à la suppression totale éventuellement22 ».
22
GAUGAIN Marc, SAUVEE-CRAMBERT Roselyne, Op. Cit., page194.
38
Chapitre 02 La gestion du risque financier
[Link]. L’affacturage
[Link]. Assurance-crédit
Les sociétés d’assurances crédit offrent aux entreprises exposées à un risque client un
transfert partiel de ce risque. Il couvre moyennant le paiement d’une prime, calculée en fonction
du chiffre d’affaires. Le recouvrement des créances est à la charge de l’assuré qui peut
éventuellement confier ce travail à l’assureur qui en facture le coût.
Le crédit documentaire, accordé au client étranger par une banque, est notifié au
fournisseur par sa propre banque et vaut, sous respect de certaines conditions, la banque du
fournisseur prend l’engagement et règle le montant de la créance, après contrôle de documents,
et demande ensuite à la banque qui a accordé le crédit documentaire de rembourser ce montant,
après contrôle de document, qui lui finalité payé par son client.
« Le risque de change est un risque financier lié à une évolution défavorable des devises,
entrainant des pertes de change23 ».
23
Jean David DARSA. [Link]., P127.
24
DE LA BRUSLERIE Hubert, ELIEZ Catherine, « Trésorerie d’entreprise, gestion des liquidités et des
risques », Edition DALLOZ, 1997, page 394.
39
Chapitre 02 La gestion du risque financier
La valeur d’une monnaie varie en permanence, dès qu’une entreprise réalise une opération
qui implique une entrée ou une sortie de devises dans les mois ou les années à venir, il existe
un risque de change car l’entreprise ne connait pas à l’avance la contrepartie en monnaie
nationale de ses entrée ou sorties de devises futures.
Le risque de change peut avoir des conséquences sur les ressources propres, les écarts de
conversion des postes du bilan et sur les résultats. Il a pour cause :
- Le risque de change de transaction (si l’entreprise vend ou achète, dans une devise
étrangère, dans ce cas le taux de transaction retenu lors de l’opération de change peut-
être différent du cours comptabilisé lors de l’émission) ;
- Le risque de change de consolidation (si l’entreprise regroupe les bilans de filiales
étrangère en un bilan national consolidé) ;
- Le risque de change économique (les variations du marché de change peuvent affecter
le pouvoir d’achat des clients).
La position de change de l’entreprise recouvre les créances sur clients, les prêts en devises,
les dépôts, les achats ou ventes à terme, les emprunts en devises, et les dettes fournisseurs. Elle
est un inventaire de toutes les opérations comptables en devises avec l’étranger.
40
Chapitre 02 La gestion du risque financier
La position de change est fermée lorsque les dettes sont égales aux créances.
La position de change est ouverte lorsque les créances en devises différent des dettes. Il
existe deux position de change, position de change longue et courte.
41
Chapitre 02 La gestion du risque financier
- L’entreprise subit une perte de change en cas de hausse du cours de la devise par rapport
à la monnaie de facturation ;
- L’entreprise subit un gain de change en cas de baisse du cours de la devise.
Tableau n°04 : Tableau récapitulatif de l’impact des variations des taux selon la position
de change de l’entreprise
La position de change détermine le risque encouru par l’entreprise. C’est sur cette position que
l’entreprise court un risque de perte suite à une variation défavorable des cours de change.
42
Chapitre 02 La gestion du risque financier
« La monnaie de facturation est la monnaie dans laquelle est libellé la contrat d’achat ou
de vente. C’est un moyen simple et économique de réduire le risque de change et les coûts de
gestion qui lui sont associés25 ».
Les entreprises, préfèrent libeller leurs exportations dans leur monnaie et demander aux
fournisseurs étrangers de régler dans cette nationale. Cette facturation peut ne fournir qu’une
protection illusoire : les contrats d’achat contiennent souvent des clauses d’indexation sur les
variations de cours d’une devise. A la vente, l’adoption de la monnaie nationale comme
monnaie de facturation conduit à reporter le risque de change sur l’acheteur.
Les devises utilisées dans les contrats sont le dollar (60%) et l’euro (30%), et la livre
sterling et le yen japonais (10%), ce qui diminue le risque de change en réduisant le nombre de
monnaies utilisées.
Termaillage
Termaillage (leads and lags) « consiste à faire varier les termes des paiements afin de
bénéficier de l’évolution favorable des cours de change26 ».
Dans ce cas, les importateurs retarderont leurs paiements et les exportateurs accéléreront
le rapatriement de leurs créances.
25
AVENEL Jean-David, PEYRARD Max, « L’essentiel du risque de change et de ces instruments », Edition
Gualino, Paris, 2016, page 67.
26
PRISSERT P, GARSUAULT P, PRIAMI S, « Les opérations bancaires avec l’étranger », Edition Banque-
Editeur, Paris, 1995, pages 117.
43
Chapitre 02 La gestion du risque financier
L’indexations monétaire
L’indexations monétaire consiste à inclure dans le contrat d’achat ou de vente des clauses
permettant un ajustement du prix, suite à une évolution du cours de la devise de facturation,
afin d’éliminer ou réduire l’exportation au risque de change.
La compensation interne est une technique financière qui consiste à compenser les
entrées et les sorties de devises dans le but de diminuer le nombre et le volume des transactions
en devises. L’objectif de cette technique est de limiter le risque de change. Le netting est
essentiellement utilisé par les entreprises qui possèdent des filiales à l’étranger.
- La compensation bilatérale
- La compensation multilatérale
C’est le système utilisé lorsque les transactions sont nombreuses entre les sociétés d’un
groupe. Ses avantages sont les suivants :
Les swaps de change ont lieu entre banques, sur le marché interbancaire des changes,
pour leur propre compte ou celui de leur clientèle qui souhaite se couvrir d’un risque de change
à court terme. Dans ce cas, il n’y a pas d’échange d’intérêts, uniquement des échanges de
devises au départ et à la fin du swap.
Les swaps de devise sont des contrats de gré à gré entre deux parties, qui s’engagent à
s’échanger deux dettes dans deux devises différentes, ils permettent d’échanger des conditions
27
AVENEL Jean-David, PEYRARD Max, Op., Cit, page 70.
44
Chapitre 02 La gestion du risque financier
de financement. Dans ce cas, il y a toujours des échanges d’intérêts en cours de période. Ils
constituent des garanties de taux à long terme.
Les techniques externes, pour lesquelles l’entreprise utilise les instruments mis à sa
disposition par les marchés ou des organismes extérieurs.
C’est la couverture la plus utilisées par les entreprises du fait de sa simplicité d’emploi.
Elle s’applique à l’exportation comme à l’importation. Le change à terme permet de fixer un
cours de vente de devises pour une échéance future.
La couverture sur le marché monétaire est plus employée et simple. L’exportateur a une
position longue en devise et peut emprunter immédiatement sur le marché le montant de son
exportation en devises. Et l’importateur a une position courte en devises, dont il aura besoin
pour la date future du paiement et peut acheter immédiatement les devises dont il a besoin sur
le marché des changes et les placer pour la durée correspondante.
« Il s’agit d’un prêt en devises accordé par une banque à un client exportateur pour couvrir
une créance dont l’échéance et plus ou moins proche. En empruntant, l’exportateur obtient une
source de financement s’il convertit les devises obtenues en monnaie nationale et améliorer la
trésorerie de l’entreprise »28.
28
LEGRAND Ghrislaine, MARTINI Hubert, Op, Cit., page 214.
45
Chapitre 02 La gestion du risque financier
« Les contrats de futures sur devise sont des contrats au terme desquels les opérateurs
s’engagent à acheter ou à vendre une certaine quantité de devises, à un cours et à une date fixée
à l’avance »29.
L’option de devises
L’option de change est un contrat donnant à son acquéreur le droit et non l’obligation
d’acheter ou de vendre un montant donné de devise à une date déterminée et à un cours fixé à
l’avance appelé prix d’exercice, moyennant le paiement d’une prime. Il s’agit d’un contrat qui
permet de se protéger contre le risque de change, tout en préservant l’opportunité de réaliser un
gain de change dans le cas d’une évolution favorable du cours de la devise concernée.
Le risque de taux d’intérêt est à considérer pour les entreprises présentant un endettement
financier ou disposant de ressources financières disponibles à placer. Les excédents de
ressources disponibles sont à placer sur les marchés financiers. Il n’est donc à considérer que
pour les entreprises présentant un endettement financier d’un excédent de trésorerie.
29
FONTAINE Patrice, Op, Cit., page 34.
30
GAUGAIN Marc, SAUVEE-CRAMBERT Roselyne, Op, Cit., page 249.
46
Chapitre 02 La gestion du risque financier
Tableau N° 5 : L’incidence d’une variation de taux sur le rendement d’un prêt ou d’un emprunt
Source : GAUGAIN Marc, SAUVEE-CRAMBERT Roselyne, « gestion de la trésorerie 2éme édition », Edition
ECONOMICA, Paris, 2007, page 250.
Un trésorier d’entreprise gère des flux financiers qui ont pour supports divers actifs
figurant au bilan de la société, il lui faut donc aussi pourvoir apprécier globalement.
Le FRA est un contrat par lequel le vendeur du FRA garantit à l’acheteur, au terme d’une
période donnée un taux négocié, pour un emprunt d’un montant et d’une durée négociés.
L’opérateur qui cherche à se couvrir contre une hausse des taux se portera acheteur d’un
FRA. A l’inverse, celui qui cherche à se couvrir contre une baisse de taux se portera vendeur.
« Un cap est un contrat entre deux contreparties, qui permet à son acheteur de se couvrir
contre une hausse des taux, au-delà d’un certain niveau, appelé taux plafond, contre le paiement
d’une prime. Cet instrument de couverture permet donc d’acheter le droit de mettre en place un
emprunt à un taux d’intérêt maximal déterminé à une date donnée. A chaque date de
constatation, si le taux variable est supérieur au taux de marché, l’acheteur du CAP reçoit du
vendeur, généralement la banque, le différentiel de taux, appliqué au capital nominal, et
rapporté au nombre de jours de la période »31.
31
LA BRUSLERIE Hubert, ELIEZ Catherine, Op, Cit., page 580.
47
Chapitre 02 La gestion du risque financier
Le terme contre terme est un instrument qui permet de fixer le taux d’un prêt ou d’un
emprunt qui ne se mettra en place qu’une date future. Cet instrument permet de couvrir un
risque de taux futur. La technique du forward associe la faculté de mettre en place un taux
garanti avec une opération de crédit ou une opération de placement en faveur d’un client.
[Link].Le swap
Un swap est un contrat entre deux parties d’échanger des intérêts dans la même monnaie
ou dans deux devises différentes sans pour autant procéder à un échange de capitaux. La durée
d’un swap peut aller de quelques jours à dix ans des échéances correspondant souvent à des fins
de mois civils pour une meilleure liquidité de marché ; des échéances intercalaires sont aussi
utilisées sur ce marché de gré à gré.
Les risques financiers sont beaucoup plus nombreux. Les entreprises ont mis en place
des moyens nécessaires afin de se protéger et de réduire les grands dangers qui peuvent mettre
en péril sa situation financière.
48
Chapitre 02 La gestion du risque financier
L’incapacité d’honorer une dette à l’échéance entraînant des retards et/ou des impayés,
fragilise en profondeur d’entreprise, qui se retrouve dès lors en situation de faiblesse absolue :
49
Chapitre 02 La gestion du risque financier
Vis-à-vis de ses fournisseurs qui pourront exiger le retour des marchandises ou des
matières livrées, resserrer les conditions de livraisons, stopper les
approvisionnements, augmenter significativement les conditions d’acquisitions ;
Vis-à-vis des partenaires financiers qui pourront changer les conditions de
financement octroyées, demander le remboursement anticipé des passifs en cours,
suspendre leurs engagements selon des règles précises du risque de rupture abusif
de situation fragilisée ;
Vis-à-vis des actionnaires et des salariés qui verront peut-être leurs salaires versés
avec retard compte tenu de la situation de trésorerie de l’entreprise.
Dans un contexte international, les risque sont plus nombreux en fonction de la distance,
de la monnaie utilisée, de la situation politique du pays et aussi du moyen de transport utilisé.
Les exportateurs et les importateurs font face à une multitude de risques dans la gestion de leurs
affaires de commerce international. Les entreprises doivent identifier ces risques et mettre en
œuvre les moyens nécessaires pour intégrer dans leurs politiques de sécurisation et dans leurs
coût et prix.
Les flux de trésorerie en commerce international sont similaires aux flux de trésorerie sur
le marché national. Les risques de change, les modalités de paiement de plus longue durée qui
sont contraignantes sur le plan du fonds de roulement et les instruments de paiement inhabituels.
Donc il faut faire preuve de plus de vigilance en matière d’atténuation des risques ce qui est
habituellement nécessaire pour les opérations effectuées au pays.
50
Chapitre 02 La gestion du risque financier
de longues périodes de flux de trésorerie faibles ou inexistants alors même que l’entreprise doit
avoir accès à des fonds de roulement suffisants pour couvrir ses obligations32 »
32
[Link]. « La gestion des risques et des flux de trésorerie ».
51
Chapitre 02 La gestion du risque financier
Ce risque peut se manifester lorsque les flux de trésorerie sont libellés dans plus d’une
devise et que cette situation peut donner lieu à des pertes (ou gains) importants attribuables aux
fluctuations des cours de change. Le cours fluctuant des devises peut impacter la rentabilité de
l’entreprise, la contraignant à convertir des sommes à des taux moins favorables que ce qui été
budgété initialement. Il est donc important de définir une politique de change, notamment pour :
Chaque risque financier va avoir un impact, plus ou moins significatif, ou durable sur la
valeur de l’entreprise. Quel que soit le type de risque financier, il va avoir une incidence
financière additionnelle sur l’entreprise.
52
Chapitre 02 La gestion du risque financier
Conclusion
Il existe plusieurs instruments pour les entreprises de se couvrir contre un risque financier
donné. En présence de ces instruments de couverture, ces instruments vont activités
correctement et à répondre à ces objectifs. Ils concernent essentiellement les swaps, les contrats
à terme et les options.
53
Chapitre 03 : Etude du cas
au niveau d’EPB
Chapitre 03 Etude du cas au niveau d’EPB
Dans les chapitres précédents, j’ai abordé les différents aspects théoriques concernant la
gestion de trésorerie et la gestion du risque financier d’une entreprise, cependant une
présentation théorique ne sera jamais complète si elle ne comporte pas un appui pratique.
Pour cela, dans ce dernier chapitre qui énonce l’étude du cas au niveau de l’entreprise
portuaire de Béjaia. En premier lieu de ce chapitre est la présentation de l’EPB, en suite la
deuxième section l’analyses des ratios et des risques dans l’EPB et enfin l’impact du risque
financier sur la trésorerie d’EPB.
55
Chapitre 03 Etude du cas au niveau d’EPB
négociant pisan, s’étendirent dans le monde à partir de Bejaia, les chiffres aujourd’hui
universellement utilisés.
La réalisation des ouvrages du port débuta en 1834, Les infrastructures actuelles ont
commencé à être érigées à la fin du siècle dernier. Les ouvrages de protection furent entamés
en 1870 et ceux d’accostage en 1879. La construction de l’ancien port fut achevée en 1911. Le
nouveau quai long de 300 melle fût achevée en 1987. C’est en 1960 que fût chargé le 1er
pétrolier au port de Bejaia.
Ayant acquis la certification iso 9002 en 2000 puis la transition à là à la norme 9001
version 2000 en 2002 et la 14001 en 2004, l’entreprise aspire pour fin 2007 inclure l’OHSAS
18000 pour faire aboutir son projet d’être le premier port africain à se doter d’un un système de
management intégré.
L’entreprise, réputée commerçante dans ses relations avec les tiers, fut régie par la
législation en vigueur et soumise aux règles édictées par le susmentionné décret.
Pour accomplir ses missions, l’entreprise est substituée à l’Office National des Ports
(ONP), à la Société Nationale de Manutention ([Link]) et pour partie à la Compagnie
Nationale Algérienne de Navigation (CNAN).
Elle fut dotée par l’Etat, du patrimoine, des activités, des structures et des moyens détenus
par l’ONP, la [Link] et de l’activité Remorquage, précédemment dévolue à la CNAN,
ainsi que des personnels liés à la gestion et au fonctionnement de celles-ci.
56
Chapitre 03 Etude du cas au niveau d’EPB
En exécution des lois n° 88.01, 88.03 et 88.04 du 02 Janvier 1988 s’inscrivant dans le
cadre des réformes économiques et portant sur l’autonomie des entreprises, et suivant les
prescriptions des décrets n°88.101 du 16 Mai 1988, n°88.199 du 21 Juin 1988 et n°88.177 du
28 Septembre 1988.
57
Chapitre 03 Etude du cas au niveau d’EPB
des navires et enfin ses outils de gestion moderne, ont fait évoluer le Port de Bejaia depuis le
milieu des années 1990 pour être classé aujourd’hui second port d’Algérie.
[Link]és de l’entreprise :
Les principales activités de l’entreprise sont :
58
Chapitre 03 Etude du cas au niveau d’EPB
3. Organisation de l’entreprise :
59
Chapitre 03 Etude du cas au niveau d’EPB
[Link] Générale :
Le transfert du Département Affaires Juridiques à la Direction Générale ;
Le rehaussement du Département Audit interne et Contrôle de Gestion en
« Direction du Système de Contrôle Interne » ;
60
Chapitre 03 Etude du cas au niveau d’EPB
[Link].Direction Achats :
La Direction Achats comprend trois (03) départements :
3. Département Passations de Commandes,
4. Département Passation de Marchés,
5. Département Approvisionnements,
Et la cellule Planification et Performance.
[Link].Direction Exploitation :
La direction est composée de cinq (05) départements :
Département Manutention et Acconage,
Département Affectation de Moyens,
Département Statistiques et Commercial,
Département Logistique d’IGHIL OUBEROUAK,
61
Chapitre 03 Etude du cas au niveau d’EPB
[Link].Direction Maintenance :
Cette Direction comporte deux (02) départements ; à savoir :
Département Maintenance Engins.
Département Maintenance Navale.
62
Chapitre 03 Etude du cas au niveau d’EPB
63
Chapitre 03 Etude du cas au niveau d’EPB
L’évaluation du risque client dans l’EPB se fera à partir des fonctions scores présentés
dans le deuxième chapitre, à savoir la fonction score d’Altman qui est la plus adéquate à mon
étude de cas en termes de disponibilité d’information, qui m’a permis d’apprécier le risque de
défaillance au sien de cette entreprise.
Commentaire :
- Ratio d’autonomie financière est supérieur à 1 pour les deux exercices, donc l’entreprise
est indépendante financièrement et elle peut rembourser ses dettes par ses capitaux
propres.
64
Chapitre 03 Etude du cas au niveau d’EPB
Commentaire :
- Ratio de liquidité générale est supérieur à 1, cela signifie que l’entreprise est capable de
faire face à ses engagements à court terme.
- Ratio de liquidité réduite est inférieur à 1, ce qui signifie que l’entreprise peut se trouver
en difficultés si ses créanciers demandent à être payés attendre.
- Ratio de liquidité immédiate pour les deux exercices est inférieur à 0,50 donc la
trésorerie de l’entreprise est tendue. Cette situation est due essentiellement aux sommes
importantes décaissées pour faire face aux frais de personnel notamment la prime
exceptionnelle d’encouragement, les charges fiscales et sociales et le remboursements
bancaires.
2. Application de la fonction score d’Altman
La fonction score d’Altman se présente comme suit :
Z= 1,2 R1 + 1,4 R2 + 3,3 R3 + 0,6 R4 + 0,9 R5
65
Chapitre 03 Etude du cas au niveau d’EPB
Tableau n°09 : Evaluation du risque client de l’EPB à partir de la fonction score d’Altman
Désignation 2020 2021
1,2 R1 0,012 0,0012
1,4 R2 0,588 0,644
3,3 R3 0,231 0,165
0,6 R4 0,372 0,39
0,9 R5 0,234 0,225
Z= 1,2 R1 + 1,4 R2 + 3,3 R3 + 0,6 R4 1,437 1,425
+ 0,9 R5
Les résultats obtenus en 2020 et 2021 sont respectivement : Z2020= 1,437 et Z2021= 1,425.
Les résultats sont inférieurs à 2,675, donc l’entreprise portuaire de Béjaia est considérée comme
défaillante.
66
Chapitre 03 Etude du cas au niveau d’EPB
Dans cette partie, je vais évaluer l’équilibre financier d’EPB par les indicateurs
d’équilibre financier (FRN, BFR, TN), afin d’apprécier l’impact du risque financier sur
l’évolution de la trésorerie.
EPB a dégagé un fonds de roulement croissant durant l’exercice 2020, ce qui signifie
que l’entreprise a financé ses actifs immobilisés tout en générant des excédents de ressources
stables qui serviront pour le financement de son cycle d’exploitation et les autres besoins de
financement à court terme. Et pour l’exercice 2021 le fonds de roulement décroissant, ce qui
signifie que l’entreprise n’a pas financé ses actifs immobilisés.
67
Chapitre 03 Etude du cas au niveau d’EPB
Le besoin en fonds de roulement exprime les besoins de financement générés par le cycle
d’exploitation de l’entreprise. A partir de ce tableau, le BFR de l’Entreprise Portuaire de Béjaia
sont négatifs, cela signifie que les besoins d’exploitation de l’entreprise sont moins importants
que les ressources d’exploitations.
A partir de ce tableau, nous voyons que la trésorerie d’EPB est positive sur les deux
années, cela signifie que le FRN couvre largement le BFR, et dégage un excédent de trésorerie
(TN > 0).
68
Chapitre 03 Etude du cas au niveau d’EPB
Sommes versées aux personnels et pour -2 109 428 707.24 -1 907 277 555.08
cpte personnel
Sommes versées pour frais de missions -3 871 942.00 -3 391 050.00
Sommes versées aux œuvres sociales -177 773 019.39 -123 992 017.53
Sommes versées aux organismes -951 762 051.25 -950 882 260.33
sociaux
Intérêts et autres frais financiers payés -232 972 635.85 -322 889 378.01
69
Chapitre 03 Etude du cas au niveau d’EPB
Flux de trésorerie net provenant des 734 462 289.70 -293 477 902.91
activités d’inversement(B)
Flux de trésorerie net provenant des -1 455 422 055.68 -1 321 188 657.24
activités de financement(C)
Variation de trésorerie de la période 66 844 215.78 -87 031 768.62
(A+B+C)
Trésorerie et équivalents de trésorerie à 601 309 979.74 688 341 768.62
l’ouverture de l’exerce
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Chapitre 03 Etude du cas au niveau d’EPB
A la fin de l’année 2020, l’activité de l’entreprise à enregistrée une faible variation des
flux de trésorerie d’une valeur de (-87 031 768.62).
Pour l’année 2021
Les flux issus des activités opérationnelles ont affectées positivement la trésorerie par
l’enregistrement d’une augmentation d’une valeur (787 870 240.70) du principalement
la réalisation d’une fort valeur d’encaissement d’une valeur de (6 341 498 120.12).
Les flux issus des activités d’investissements ont affecté positivement la trésorerie en
faisant d’une augmentation ses flux d’une valeur (734 462 289.70).
Les trois types de flux ont engendrés à la fin de l’année 2021, une variation positive de
trésorerie d’une valeur de (66 844 215.78).
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Chapitre 03 Etude du cas au niveau d’EPB
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Conclusion générale
Conclusion générale
Conclusion générale
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Bibliographie
Bibliographie
Ouvrages
1. Bilan Actif
2. Bilan Passif
3. Comptes de résultat
4. Tableau des Flux de Trésorerie
Annexes
Annexes
Annexes
Annexes
La gestion du risque financier lié à la
trésorerie.
Organisme d’accueil :Entreprise Portuaire de Béjaia (EBP)
Résumé
La trésorerie joue un rôle très important dans une entreprise, quelle qu’en soit la taille, elle lui
permet de financer son activité et d’assurer son développement et sa pérennité. La gestion de
trésorerie est au cœur de la fonction financière de l’entreprise car elle en constitue le bras armé
de celle-ci. La trésorerie est le centre de toutes les opérations menées par l’entreprise elle est la
traduction en terme monétaire de toutes les décisions et les opérations. La gestion des risques
financier a pour but de créer un cadre de références aux entreprises afin d’affronter efficacement
le risque. Il existe plusieurs risques financiers au niveau des entreprises qui pouvant réduire sa
rentabilité. La gestion des risque financier fait partie du développement stratégique de
l’entreprise et doit être planifié au plus haut niveau, et doit contrôler et faire le suivi les risques
financiers auxquels l’entreprise est exposée. L’entreprise portuaire de Béjaia à atteins on
équilibre financier pour l’exercice 2020 et2021 et elle a réalisé une trésorerie positive.
Mots clés : trésorerie, risque, l’entreprise rentabilité, risque financier équilibre financier.