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La Gestion Du Risque Financier Lié À La Trésorerie

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UNIVERSITE ABDERRAHMANE MIRA DE BEJAIA

FACULTE DES SCIENCES ECONOMIQUES, COMMERCIALES ET DES


SCIENCES DE GESTION
Département des Sciences Financières et Comptabilité

Mémoire de fin de cycle

En vue l’obtention du diplôme de Master en Sciences Financière et Comptabilité


Option : Comptabilité, Contrôle et Audit
Thème

La gestion du risque financier lié à la


trésorerie.
Organisme d’accueil : Entreprise Portuaire de Béjaia (EBP)

Réalisé par : Encadré par :


RABIA Houa Mr OUGHLISSI MOHANDAKLI

2021- 2022
Remerciements

Avant tout, je remercie Dieu de m’avoir donnée la santé, le courage el la volonté pour
accomplir ce travail.

Je remercie tout particulièrement mon encadreur Mr OUGHLISSI Mohand Akli qui m’a
encadrée et dirigé ce mémoire.

Je remercie plus particulièrement Mr MADI Abdel Hakim le chef de département finances de


l’EPB de m’avoir guidé durant mon stage. Que j’ai réalisé avec un grand plaisir.

Je profite de cette occasion pour remercier tous ceux qui participé de prés ou de loin à la
réalisation de ce mémoire.
Dédicaces

Je dédie ce modeste travail :

A ma chère mère

Ton affection me couvre, ta bienveillance me guide et ta présence à mes coté a toujours été
ma source de force. Quoi que je dise, je ne saurai point te remercier comme il se doit.

A mon cher père

Tu as toujours été à mes côtés pour me soutenir, m’encourager et de m’épauler pour que je
puisse atteindre mes objectifs. Toutes les mots qui n’existe ne peuvent pas exprimer le respect
que j’ai envers toi.

A mes deux chères sœurs Salma et Chaima et mon cher frère Badredine et à ma nièce
adorée Léa

Un grand merci pour tous ce que vous avez fait pour moi.
Liste des abréviations
AC Actif courant
AI Actif immobilisé
BFR Besoin en fonds de roulement
BFRE Besoin en fonds de roulement d’exploitation
BFRHE Besoin en fonds de roulement hors exploitation
BSP Bureau de Sureté Portuaire
CA Chiffre d’affaires
CIRRCUS Combined interest rate and currency swaps
CNAN Compagnie Nationale Algérienne de Navigation
CRS Currency rate swaps
DCT Dette à court terme
DGAO Direction Générale Adjointe Opérationnelle
DLMT Dette à long et moyen terme
EBE Excédant Brut d’Exploitation
EPB Entreprise Portuaire de Béjaia
EPE Entreprise Publique Economique
FP Fonds propres
FRA Future Rate Agreement
FRN Fonds de Roulement Net
HT Hors Taxes
IBS Impôts sur les Bénéfices des Sociétés
ONP L’Office National des Ports
RAF Ratio d’Autonomie Financière
RE Ratio d’endettement
RLG Ratio de Liquidité Générale
RLI Ratio de Liquidité Immédiate
RLR Ratio de Liquidité Relative
[Link] La Société Nationale de Manutention
SPA Société par Actions
TFT Tableau des Flux de Trésorerie
TN Trésorerie Nette
TVA Taxe sur la Valeur Ajoutée
VA Valeur Ajoutée
VD Valeur Disponible
VE Valeur d’Exploitation
VR Valeur Réalisable
Sommaire

Liste des abréviations


Introduction générale -------------------------------------------------------------------------- 01
Chapitre 01 : La gestion de la trésorerie

Introduction du chapitre -------------------------------------------------------------------------- 04


Section 01 : Notion générale sur la trésorerie ---------------------------------------------------- 04
Section02 : Origines des problèmes de trésorerie et les enjeux de la gestion de trésorerie 11
Section 03 : Détermination de la trésorerie ------------------------------------------------------- 16
Conclusion du chapitre ---------------------------------------------------------------------------- 27
Chapitre 02 : La gestion du risque financier

Introduction du chapitre -------------------------------------------------------------------------- 29


Section 01 : généralité sur les risques ------------------------------------------------------------ 29
Section 02 : Etude du risque financier dans l’entreprise --------------------------------------- 35
Section 03 : L’impact du risque financier sur la trésorerie ------------------------------------- 49
Conclusion du chapitre ---------------------------------------------------------------------------- 53
Chapitre 03 : Etude du cas au niveau d’EPB

Introduction du chapitre -------------------------------------------------------------------------- 55


Section 01 : Présentation de l’organisme d’accueil --------------------------------------------- 55
Section 02 : L’analyse des ratios et des risques dans l’EPB ----------------------------------- 64
Section 03 : L’impact du risque financier sur la trésorerie d’EPB ---------------------------- 67
Conclusion du chapitre ---------------------------------------------------------------------------- 72
Conclusion générale ---------------------------------------------------------------- 74

Bibliographie
Liste des tableaux
Liste des figures
Liste des annexes
Introduction générale
Introduction générale

Introduction générale

L’entreprise est une organisation dans le but d’assurer une bonne performance, mais
pour avoir cette performance elle doit suivre et appliquer plusieurs politiques parmi celle-ci en
trouve : la gestion des stocks, la gestion des ressources humain, la gestion des trésoreries …
etc. Les objectifs de l’entreprise sont divers, ils peuvent être fixés à long ou moyen terme (c’est-
à-dire à plus d’un an) ou à court terme (à réaliser dans l’année). On peut les classer en objectifs
de rentabilité, de profit, de part de marché, de diversification, de productivité, de qualité, de
formation du personnel, etc. L’entreprise doit appliquer plusieurs méthodes, telles que l’analyse
et la gestion de trésorerie, qu’elle a pour objet d’assurer une gestion efficace.

La gestion de trésorerie est l’une des fonctions financières qui ont subit plus d’évolution, elle
permet d’assurer la solvabilité d’une entreprise tout en optimisant l’ensemble des produits et
de financement, elle propose une bonne maîtrise des flux, des arbittrages et un contrôle des
performances. Son optimisation serait envisagée sur la connaissance et la gestion des risques
auxquels toute entreprise est exposée.

Les risques d’entreprise sont les événements qui pouvant survenir et qui sont de nature à réduire
sa rentabilité, il peut s’agir de menaces qui se réalisent, d’erreurs de gestion ou de prévisions
ou encore de la survenance d’aléas défavorables. Il existe des risques classiques tels que le
risque financier, le risque réglementaire et le risque de marché, d’autres sont nouveaux tels que
le risque pays, le risque opérationnel et le risque stratégique. L’identification jouera un rôle
primordial dans la gestion des risques et permettra à l’entreprise de faire face aux dérives
éventuelles qui peuvent empêcher la réalisation de ses finalités tracées.

L’objectif de mon travail consiste à étudier la gestion de trésorerie et les causes de la naissance
d’un risque financier dans l’entreprise et les modalités de couverture de ce dernier. Pour
approfondir mon étude sur la gestion de trésorerie et la gestion du risque financier, j’ai présenter
un cas pratique à travers un stage pratique que j’ai réalisé au niveau de l’entreprise Portuaire de
Béjaia.

J’ai tenté d’apporter les éléments à la question fondamentale qui sera formulé comme suit :

 Le risque financier a-t-il un impact sur la trésorerie dans une entreprise ?

De cette question principale, découle un certain nombre de sous question :

- Qu’est-ce que la trésorerie et quelles sont les outils utilisés pour bien la gérer ?
- Comment identifier le risque financier dans l’entreprise ?
1
Introduction générale

- Comment l’entreprise couvre ses risques financiers pour atteindre ses objectifs fixés ?

Dans le contexte de ma recherche, les hypothèses formulées sont les suivantes :

Hypothèse 01 : La gestion de trésorerie est fondée sur une gestion provisionnelle et une gestion
au quotidien.

Hypothèse 02 : L’enjeu de la gestion de la trésorerie au niveau d’Entreprise Portuaire Béjaia


consiste dans la couverture du risque financier.

Afin de trouver une réponse à la problématique proposée, j’ai fait des recherches
bibliographiques effectuées, j’étais amenée, à effectuer un stage pratique d’un mois au sein de
l’EPB. Le choix de ce sujet (la gestion du risque financier lié à la trésorerie) est une occasion
pour moi de rapprocher l’aspect pratique de la gestion du risque financier, l’objectif de mon
étude est d’examiner le système de gestion du risque financier mis en place pour l’entreprise de
montrer l’impact considérable qu’il pourrait avoir sur la rentabilité de l’entreprise ou sur sa
trésorerie.

Ainsi, mon travail est structuré en trois chapitre. Le premier chapitre la gestion de la trésorerie,
consistera expliquer les différentes fonctions de la trésorerie et sa détermination par différentes
méthodes. Dans le deuxième chapitre, les différents risques auxquels les entreprises sont
exposées et les techniques de couverture. En fin le troisième chapitre, représente l’étude de cas
de l’Entreprise Portuaire de Béjaia.

2
Chapitre 01 : La gestion de la
trésorerie
Chapitre 01 La gestion de la trésorerie

Chapitre 01 : La gestion de la trésorerie

La gestion de la trésorerie est au cœur de la fonction financière de l’entreprise car elle en


constitue le bras armé de celle-ci. La trésorerie est le centre de toutes les opérations menées par
l’entreprise elle est la traduction en terme monétaire de toutes les décisions et les opérations.

La trésorerie joue un rôle très important dans une entreprise, quelle qu’en soit la taille, elle
lui permet de financer son activité et d’assurer son développement et sa pérennité. Pour cela, ce
chapitre aura comme objectif d’étudier la gestion de trésorerie dans l’entreprise. Dans la
première section, la notion générale sur la trésorerie. Ensuite, dans la deuxième section, les
origines des problèmes de trésorerie et les enjeux de la gestion de trésorerie et je finirai par la
détermination de la trésorerie, dans la troisième section.

Section 01 : Notion générale sur la trésorerie

La trésorerie est un indicateur comptable et financier fondamental pour une entreprise. Sa


détermination, son analyse et son suivi permettent de pratiquer une gestion efficace.

La gestion de trésorerie peut être définie comme un ensemble de décisions, de règles et de


procédure qui permettent d’assurer l’équilibre financier instantané de l’entreprise.

1. Définition de la trésorerie

« La trésorerie est au centre de toutes les opérations menées par l’entreprise, qu’elles
concernent l’exploitation ou les autres activités. Elle est la traduction en terme monétaire de
toutes les décisions et les opérations de l’entreprise. »1
La trésorerie est donc la traduction financière de l’intégralité des actes de l’entreprise, qu’il
s’agisse du cycle d’exploitation, du cycle d’investissement oueds opérations hors exploitation.
Elle se mesure en faisant la différence des entrées et des sorties. C’est-à-dire elle correspond à
la différence la trésorerie active (les disponibilités) et la trésorerie passive (les concours
bancaires).
« La trésorerie égale à la différence entre le fonds de roulements (FR) de l’entreprise et
son besoin en fonds de roulement (BFR).»2
En d’autre terme, la trésorerie d’une entreprise est la différence entre ses emplois de trésorerie
et disponibilités et son endettement bancaire et financier à court terme. Donc, Elle fournit des

1
Forget Jack, « Gestion de trésorerie », Editions d'Organisation, 2005, page 11.
2
Pierre Vernimmen, Finance d'entreprise, édition DALLOZ, 2000.

4
Chapitre 01 La gestion de la trésorerie

informations sur la capacité d’une entreprise à payer ses dettes. En ce sens, la trésorerie mesure
la solvabilité de l’entreprise. Elle comprend les éléments suivants :

o Trésorerie active : C’est l’ensemble des liquidités détenues par l’entreprise. Elle
regroupe ainsi les comptes bancaires créditeurs, les placements, les actions détenues et
autres valeurs mobilières, etc.
o Trésorerie passive : Correspond aux soldes créditeurs de banquet aux concours
bancaires, En d’autres termes, ce sont les dettes professionnelles à court terme.
o Trésorerie nette :C’est la différence entre la trésorerie active et la trésorerie
[Link] peut calculé comme suivant :

TRESORERIE NETTE = LE FONDS DE ROULEMENTS – LE BESOIN EN


FONDS DE ROULEMENTS

Ou à partir du bas du bilan :

TRESORERIE NETTE = DISPONIBILITES – DETTES FINANCIERES A


COURT TERME

2. Les objectifs de la trésorerie

La trésorerie est l’ensemble des sommes d’argents disponibles en caisse ou/et en banque
dont dispose l’entreprise pour permettre de gérer les liquidités pour faire face aux échéances et
de s’assurer d’avoir toujours suffisamment d’argent disponible. Donc pour avoir une bonne
gestion de la trésorerie, elle doit réaliser les objectifs suivant :

 Atteindre l’objectif de liquidité (permettre à l’entreprise de ne pas avoir le risque


d’illiquidité et de faire face à ses engagements à leur échéance. L’entreprise peut être
liquide lorsqu’elle peut assumer le passif exigible avec l’actif mobilisable) ;
 S’assurer de la solvabilité de l’entreprise (la solvabilité compare le montant de
l’endettement avec la valeur des actifs de l’entreprise. Le risque d’insolvabilité

3
GAUGAIN. M, SAUVEE-CRAMBERT. R, « Gestion de la trésorerie », Edition Economica (2eme édition),
Paris, 2007, page 24.

5
Chapitre 01 La gestion de la trésorerie

correspondant à la situation à la situation d’une entreprise dont l’évaluation de


l’ensemble des éléments constituant le portefeuille d’actif est inférieur aux dettes ;
 Gérer les risques liés aux taux de change et les risques financiers à court terme ;
 Se rapproche au maximum de la trésorerie zéro afin d’éviter les excédents
inemployés et les découverts bancaires.
 Améliorer le résultat financier (Cela signifie moins de frais ou plus de produits
financiers, afin de prendre des décisions de financement les plus justes.

3. Définition de la gestion de la trésorerie

La gestion de la trésorerie est un ensemble de procédure et de règles mises en place pour


suivre, contrôler, optimiser les mouvements des entrées et des sorties pour avoir un équilibre
entre les recettes et les dépenses.
La gestion de la trésorerie consiste à gérer les fonds à court terme, et à assurer la solvabilité
de l’entreprise dans les meilleures conditions, tout en optimisant la rentabilité des fonds.
Donc la gestion de la trésorerie est un arbitrage constant entre La sécurité et l’efficacité ; La
liquidité et la rentabilité ; La solvabilité et le risque.

L’objectif de la gestion de trésorerie est contrôlé les entrés et les sorties de fonds,
Optimiser la gestion de trésorerie dans un sens de sécurité et de rentabilité, s’assurer de la bonne
application des consistions bancaire : jours de valeur, frais appliqués sur flux de trésorerie. De
façon générale, la gestion de trésorerie pour objectif de parvenir à une trésorerie proche de zéro
afin d’éviter les excédents inemployés et les découverts bancaires couteaux en agio. Et s’assure
de l’équilibre financier de l’entreprise.

4. Le rôle de la gestion de trésorerie

- L’organisation et le contrôle de département de trésorerie (maîtrise des cycles et procédure

entrain des flux de trésorerie) ;

- La gestion de liquidité, la maitrise et la couverture de risque de change et de taux ;

- L’équilibre entre solvabilité et la rentabilité4 ;

4
Hubert de la BRUSLRIE, trésorerie de l’entreprise, édition DUNOD, 2012. P 122.

6
Chapitre 01 La gestion de la trésorerie

- L’utilisation optimal des excédents de trésorerie ou la recherche des moyens de

financements à court terme en moindre de cout ;

- Assurer la liquidité de l’entreprise pour faire face aux échéances ;

- Améliorer le résultat financier en ayant concrètement moins des frais ou plus de produit

financier en fonction du sens de la trésorerie ;

- Gérer les risques financiers à court terme.

5. Processus de gestion de la trésorerie

La mise en œuvre de la gestion de trésorerie passe par 03 étapes sont :

 Première phase : la prévision

Elle permet d’identifier les flux monétaires afin d’évaluer les différentes entrées
et sortie de fonds et d’identifier les éventuelles difficultés auxquelles l’entreprise va être
confrontée et donc de les anticiper, c’est la démarche budgétaire qui permet de prévoir
les risques de cessation de paiement.
La prévision vise à donner une capacité de réaction face aux événements
inattendus et de cohérence, les prévisions de trésorerie sont élaborées à partir de
l’ensemble de budget d’exploitation, d’investissement et de financement.

 Deuxième phase : l’arbitrage

Dans cette deuxième étape, c’est le choix de moyens de couverture ou de placement


en tenant compte des risques liés à la manipulation d’argent, à savoir les risques de
liquidités de contrepartie, de taux d’intérêt et de change, elle s’appuie sur :
 Une situation de trésorerie (en valeur) à jour et fiable.
 Une situation prévisionnelle à très court terme.

 Troisième phase : le contrôle

7
Chapitre 01 La gestion de la trésorerie

Cette dernière étape consiste à faire l’analyse des écarts résultants de la comparaison
entre les prévisions, les réalisations et le contrôle des conditions bancaires grâce à des
documents comptables notamment l’extrait de compte et l’échelle d’intérêt.

6. Les missions du trésorier

Avant, le trésorier était un simple caissier qui gère la caisse, de nos jours le trésorier est
devenu un gestionnaire de risque qui participe à l’optimisation de la gestion financière de
l’entreprise.
Selon G. Marc et P. Pierre « le trésorier est chargé de prévoir et de gérer les flux et les
risques, d’organiser les relations avec les banques pour réduire les coûts, d’optimiser les
financements et les placements, de garantir la liquidité et la solvabilité de son entreprise, en
liaison avec d’autres services de société il doit aussi prendre en compte les nouvelles normes
comptables qui se mettent en place et ont un impact sur certains éléments de la gestion de
trésorerie, en particulier en matière de gestion des risques5. »
Donc le terme « trésorier » désigne la personne chargée des liquidités de l’entreprise au
quotidien, et qui s’occupe principalement de gérer les flux monétaires, leurs rémunérations ou
leurs coûts, ainsi que le suivi des différentes positions et des différents risques.
Le trésorier a pour mission d’assurer l’approvisionnement de l’entreprise en trésorerie, lui
permettant de faire face à tout moment, à tous les débours auxquels elle peut être confrontée et
de placer des liquidités de l’entreprise de telle sorte qu’elles rapportent un taux d’intérêt en
attendant d’être utilisées.

Par ailleurs, quelles que soient la taille et l’activité des entreprises, le trésorier a aussi pour
fonction la gestion des risques de l’entreprise (risque de liquidité, de change et de taux d’intérêt)
assurer la sécurité de paiement, améliorer le résultat financier et réduire le coût des services
bancaires. Les missions du trésorier sont les suivantes :

6.1. Assurer la liquidité de l’entreprise :

Le terme de liquidité désigne la capacité de l’entreprise à faire face à ses échéances à court
terme. C’est-à-dire le trésorier doit tout mettre en œuvre pour que l’entreprise ait à chaque
instant les ressources suffisantes pour remplir ses engagements financiers.

5
GAUGAIN Marc et PONCET Pierre, « Gestion de la trésorerie », Edition Economica, Paris, 2004, P 47.

8
Chapitre 01 La gestion de la trésorerie

6.2. Réduire le coût des services bancaires

Selon S. Michel « pour réduire les coûts bancaires, on pense spontanément à la négociation.
Certes, même si ce n’est pas toujours le trésorier qui négocie directement avec le banquier, il
lui revient du moins de réaliser tout le travail préparatoire. »6
Les frais bancaires représentent une charge indissociable du compte bancaire. Pour que le
trésorier réduit ces coûts, il doit penser à la négociation et il a tout intérêt à connaître ses droits
pour pouvoir bénéficier d’une certaine marge de manœuvre avec son banquier, et les améliorer
pour procurer un maximum d’économie pour l’entreprise. Cinq coûts principaux peuvent être
réduits, tant par une bonne négociation que par des prévisions précises, il s’agit :

- Des jours de valeurs : date à laquelle un mouvement prend effet sur le compte ;
- Des intérêts débiteurs : agios que la banque facture sur les soldes débiteurs ;
- De la commission sur opération : c’est le coût de chaque type d’opération ;
- De la commission sur le plus fort découvert : calculée par l’application d’un taux au
plus important solde débiteurs de chaque mois ;
- De la commission de mouvement : c’est le prélèvement sur tous les mouvements
débiteurs : chèques, virements et prélèvements.

6.3. Gérer les risques financiers à court terme

Chacune des décisions prises par le trésorier comporte des risques financiers spécifiques
qu’il faut évidements maîtriser. Il s’agit du risque de change et le risque de taux d’intérêts que,
l’on couvre à l’aide d’opération sur les marchés à terme et les marchés d’option, qu’ils soient
organisés pour contrôler tout comportement spéculatifs (actif ou passif) du trésorier afin de le
canaliser vers les instruments de couverture appropriés.

6.4. Assurer la sécurité de paiement

C’est une préoccupation grandissante pour les trésoriers, compte tenu du nombre croissant
des tentatives de fraudes. Pour diminuer ces risques, il convient de mettre en place des
procédures internes d’utilisation. Des moyens de paiement et des circuits télématiques
sécurisés.

6
SION Michel, « Gérer la trésorerie et la relation bancaire », Edition DUNOD, Paris, 2003, p28.

9
Chapitre 01 La gestion de la trésorerie

6.5. Améliorer le résultat financier

Cela signifie moins de frais ou plus de produits financiers. Pour cela, il doit maîtriser le
calcul du taux effectif global, seule méthode de comparaison des différentes propositions de
crédit.

6.6. Construire un partenariat bancaire équilibré

D’une part, à ne pas trop dépendre de son banquier. D’autre part, à ne pas lui faire courir
des risques qu’il ignore. Pour instaurer un climat de confiance durable, afin de construire une
relation équilibrée. Donc le trésorier doit avoir au moins deux interlocuteurs qu’il peut mettre
en concurrence. Par ailleurs, pour assurer les partenaires, le meilleur outil du trésorier reste de
montrer qu’il maîtrise la situation, qu’il anticipe les besoins et prévoit les solutions crédibles.

10
Chapitre 01 La gestion de la trésorerie

Section 02 : Origines des problèmes de trésorerie et les enjeux de la gestion


de trésorerie

Traditionnellement, les problèmes que peut rencontrer toute entreprise ont des origines
soit structurels soit conjoncturel. Il faut en effet nuancer l’analyse en fonction de la gravité
présumée des problèmes. Ces derniers peuvent impliquer le haut du bilan (Fonds de roulements)
ou le bas du bilan (besoin en fonds de roulement). D’autres problèmes peuvent également
émaner de l’organisation de la gestion de la trésorerie dans une entreprise.

1. Origines des problèmes de trésorerie

1.1 Problème structurels de trésorerie

Ces problèmes sont essentiellement des problèmes à long terme qui tiennent
essentiellement à des difficultés telles qu’une insuffisance de fonds de roulement (FR) qui peut
amener des problèmes de trésorerie.

Si l’on voulait lister les causes principales de ces problèmes, on pourrait trouver les suivantes :

 Un trop fort montant d’investissements réalisés sous la forme d’acquisition


d’immobilisations corporelles et incorporelles ;
 Des investissements financiers trop importants (prises de contrôle de sociétés,
achats de titres de participations…) ;
 Une insuffisance des capitaux permanents due notamment :
- A la faiblesse du capital social de la société ;
- Au sous-endettement à moyen et long terme de l’entreprise ;
- A la faiblesse des bénéfices mis en réserves ;
- A des pertes successives et donc à l’insuffisance de rentabilité de
l’entreprise.

Même si elle dispose d’un fonds de roulement moins important fonctionne avec ses fonds
propres, recourt peu ou presque pas à l’endettement. Il existe une deuxième série de problèmes
structurels :

Ceux liés au besoin en fonds de roulement (BFR) à financer et donc aux décalages induits par
le fonctionnement de l’activité de l’entreprise. Sont les suivantes :

- Des niveaux de capitaux permanents moins importants ;


- La durée des crédits accordés aux clients trop longue ;

11
Chapitre 01 La gestion de la trésorerie

- La faiblesse de l’épargne de la clientèle ;

Ce BFR structurellement défavorable pour l’équilibre financier de l’entreprise implique de


prendre des actions au niveau du bas du bilan afin de restaurer la trésorerie de l’entreprise.

1.2 Problèmes conjoncturels de trésorerie

Sont des problèmes touchant le court terme, tels ceux qui résultent de fluctuations à court
terme de l’activité de l’entreprise et donc des mouvements encaissements et de décaissements.

Les principales causes indentifiables sont les suivants :

 Les variations saisonnières de l’activité qui peuvent conduire à d’importants besoin de


trésorerie à certaines périodes (semaine, Mois, Années) ;
 Le gonflement accidentel des stocks par suite d’annulations de commandes ;
 Le retard ou la défaillance du règlement d’un client qui provoque un manque
d’encaissement ;
 Des fluctuations de nature complètement aléatoire et donc par définitions imprévisible ;
 La baisse accidentelle des capitaux par suite d’une forte demande de la clientèle.

Les solutions à des problèmes conjoncturels ne sont pas aisées à trouver. Il peut s’agir soit
de choisir des modes de financements appropriés comme les crédits de compagne par exemple,
soit de recourir à des techniques telles que l’affacturage. D’autres problèmes peuvent également
émaner de l’organisation de la gestion de la trésorerie dans une entreprise.

1.3 Problème d’ordre organisationnel

Sont liés aux dispositions prises au sein d’une entreprise pour faciliter la gestion par les
responsables financières de l’entreprise. On peut ainsi avoir des informations erronées sur la
situation des soldes des comptes bancaires par un suivi en date comptable des opérations de
banque.

Les origines peuvent être :

- La non existence d’un poste clairement défini de trésorerie ;


- L’absence dans l’entreprise d’un service de trésorerie.

2. Les enjeux de la gestion de trésorerie

La gestion de la trésorerie permet de garantir que l’entreprise dispose d’un capital suffisant
pour répondre à des besoins à court terme. Un bon programme de gestion de la trésorerie peut

12
Chapitre 01 La gestion de la trésorerie

influer considérablement sur l’efficacité des opérations, ce qui peut également réduire les couts
globaux.

Les trésoreries et les responsables de la fonction financière sont très soucieux de réduire ou de
ne pas faire croitre les frais financiers qui leurs sont facturés de l’octroi de concours bancaires7.

2.1 L’optimisation du niveau d’encaisse et la réduction des frais financiers

L’idéal en gestion de trésorerie, si l’on fait abstraction de l’incertitude, et d’atteindre une


trésorerie zéro afin de ne supporter ni solde créditeur improductifs, ni solde débiteur couteux.
Donc le trésorier cherchera donc à optimiser le niveau d’encaisse du compte bancaire en
réalisation un arbitrage entre le cout de trésorerie pléthorique et le cout de financement d’une
insuffisance de liquidités.

La complexité de la gestion de trésorerie et le risque d’accroissement des frais financiers


augmentent avec le nombre de comptes bancaires de la firme. Le trésorier devra éviter trois
erreurs fondamentales :

- L’erreur de sur mobilisation ;


- L’erreur de sou-mobilisation ;
- L’erreur d’équilibrage.

2.2 L’arbitrage entre cout de détention d’encaisse et frais financières

Un compte bancaire créditeur fait supporter à l’entreprise un cout d’opportunité. Les


liquidités disponibles résultent de son équilibre financier et donc indirectement de là sur
mobilisation de financement couteux (la trésorerie est positive car le FR excède le BFR), sans
pour autant être affectées à des emplois productifs. Lorsque l’entreprise se trouve en trésorerie
nette négative, le cout de financement de cette insuffisance de liquidités (découvert, escompte
…) est un cout réel. Pour le compte bancaire considéré, le trésorier va nécessaire au
financement du déséquilibre financier.

Le résultat de cet arbitrage est fondamentalement fonction du cout des ressources


financières mobilisées par la firme, c’est-à-dire des taux d’intérêts en vigueur sur les marchés
et de la prime de risque spécifique exigée par les apporteurs de ressources compte tenu de ces
caractéristiques économique et financières.

7
Sinon M : Gérer la trésorerie el la relation bancaire, édition Dunod, paris, 1998, p25.

13
Chapitre 01 La gestion de la trésorerie

2.3 Trois erreurs à éviter en gestion de trésorerie

L’existence de plusieurs comptes bancaires peut être à l’origine de trois erreurs fondamentales :

 L’erreur d’équilibrage

Elle provient de l’existence simultanée de solde créditeurs en valeur sur certains comptes
bancaires et de soldes débiteurs sur d’autres. Cette erreur est très couteuse puisque les premiers
ne sont en principe pas rémunérés alors que les secondes font supporter les intérêts débiteurs.

Figure n°01 : l’erreur d’équilibrage

Source : ROUSSELOT P. VERDIE : « La gestion de trésorerie » gestion de trésorerie, ed 2 Dunod, 2017, P89.

 L’erreur de sur-mobilisation

Survient généralement lorsque l’entreprise, prévoyant une insuffisance de trésorerie sur une
certaine période mobilise le financement nécessaire alors qu’un encaissement imprévu survient
pendant ce laps de temps.

Cette deuxième erreur résulte de l’existence de soldes créditeurs à vue non rémunérés sur les
comptes bancaires de l’entreprise. Elle traduit soit un recours inutile aux crédits (escompte,
crédit de trésorerie …), soit un défaut de placement.

14
Chapitre 01 La gestion de la trésorerie

Figure n°02 : L’erreur de sur-mobilisation

Source : ROUSSELOT P. VERDIE : « La gestion de trésorerie » gestion de trésorerie, ed 2 Dunod, 2017, P90.

 L’erreur de sous mobilisation

Elle provient d’une utilisation du découvert en lieu et place de crédits alternatifs moins couteux.
Dans la mesure où elle n’intervient que sur un différentiel de taux, l’erreur de sous mobilisation
est généralement moins couteuse que les autres erreurs.

Figure n°03 : L’erreur de sous mobilisation

Source : ROUSSELOT P. VERDIE : « La gestion de


trésorerie » ed 2 dunod, 2017, P91.

15
Chapitre 01 La gestion de la trésorerie

Section 03 : Détermination de la trésorerie

La détermination de la trésorerie dans l’entreprise, est l’un des préalables éléments


nécessaires à son étude approfondie et à son optimisation. L’activité économique d’une société
et les décisions financières qu’elle génère, telles que les investissements el les financements ont
un impact certain sur la trésorerie.

1. Détermination par le bilan

La trésorerie peut être déterminée à partir des documents comptables du bilan de


l’entreprise. Les analystes financiers et les trésoriers préconisent d’utiliser un bilan simplifié,
retraité selon une analyse patrimoniale. Cette analyse repose sur la réalisation d’un document
de travail, le bilan financier appelé encore le bilan de liquidité. Les critères utilisés pour son
élaboration correspondent aux notions de liquidité de l’actif et exigibilité du passif du bilan.

On peut déterminer la trésorerie par le haut du bilan et par le bas du bilan :

 Par le bas du bilan : c’est la différence entre la trésorerie active et la trésorerie passive.

TRESORERIE NETTE = trésorerie active – trésorerie passive

 Par le haut du bilan : dans ce cas la trésorerie se détermine à partir de fonds de


roulement net global (FRNG) et le besoin en fonds de roulement (BFR).

TRESORERIE NETTE= FRNG – BFR

1.1 Le Fonds de Roulement Net Global (FRNG)

Le FRNG correspond à des ressources permanentes et a pour objectif de contribuer à


financer les actifs circulants qui sont les stocks, les actifs réalisables et disponibles.

Il représente l’excédent (s’il est positif) de ressources stables, d’origine interne et/ou externe,
non nécessaire pour financer les emplois stables et qui peut ainsi servir à financer les besoins
circulants de financement.

Le FRNG constitue une marge de sécurité pour assurer le fonctionnement et l’exploitation de


l’entreprise.

16
Chapitre 01 La gestion de la trésorerie

 Le FRNG est calculé en général, par différence entre les ressources el les emplois.

FRNG= ressources stables – emplois stables

Figure n°04 : Représentation schématique de FRNG par le haut du bilan

Cette détermination du FRNG par le haut du bilan permet d’exprimer la réalité de


l’entreprise.

 IL peut être également évalué par le bas du bilan :

FRNG= Actifs circulants – passifs circulants

Ou bien :
FRNG = (ACE + ACHE +TA) – (DE + DHE + TP)

 ACE : actif circulant d’exploitation.


 ACHE : actif circulant hors exploitations.
 TA : trésorerie active.
 DE : dette d’exploitation.
 DHE : dette hors d’exploitation.
 TP : trésorerie passive.

17
Chapitre 01 La gestion de la trésorerie

Figure n°05 : Représentation schématique de FRNG par le bas du bilan

 Interprétation du FRNG :

 Le fonds de roulement est positif (FRNG>0)

Dans ce cas les ressources durables couvrent les besoins à long terme de l’entreprise.
L’équilibre financier est donc respecté et l’entreprise dispose grâce au fonds de roulement d’un
excédent ressource stable qui lui permettra de financer ses besoins à court terme.

 Le fonds de roulement est négatif (FRNG<0)

Dans ce cas, la situation est critique car cela signifie que les ressources à long terme ne suffiront
pas à financer le bon fonctionnement de l’entreprise. Par ailleurs, un fonds de roulement négatif
qui est calculé à partir du court terme signifie que l’entreprise n’est pas en mesure de payer ses
dettes à court terme en liquidant son actif de court terme.

 Le fonds de roulement est stable (FRNG=0)

Dans ce cas, les ressources stables de l’entreprise sont égales à l’actif stable, c’est-à-dire que
les ressources stables couvrent les besoins à long terme de l’entreprise. Mais même si l’équilibre
de l’entreprise semble atteint, celle-ci ne dispos d’aucun excédent de ressources à long terme
pour financer son cycle d’exploitation ce qui rend son équilibre financier.

18
Chapitre 01 La gestion de la trésorerie

1.2 Le besoin de Fond de roulement (BFR)


Le BFR est la différence entre des éléments de l’actifs circulant (principalement stocks et
créances) et les éléments du passif circulants (dettes à court terme hors concours bancaire) :

BFR= (STOCKS + CREANCES) – (DETTES A COURT TERME HORS CONCOURS


BANCAIRE)

Le BFR est le besoin de financement que génère essentiellement le déroulement permanent du


cycle achat/production/vente8.
IL résulte des décalages dans le temps entre les achats, les ventes, les décaissements et les
encaissements. Il doit être financé, en partie, par le fonds de roulement net global.
Le BFR est donc d’un caractère inéluctable car lié à l’activité courante de l’entreprise. Réaliser
une activité et donc dégager fondamentalement du chiffrez d’affaires oblige les entreprises à
disposer de moyens économiques dont il faut financer la détention.
Ces moyens économiques sont de deux types :

- Le cycle d’activité qui est lié au déroulement des étapes de l’activité ;


- L’outil de production qui recouvre tout un ensemble d’immobilisations.

On distingue traditionnellement deux composantes dans le besoin en fonds de roulement :

 Le BFR d’exploitation (BFRE) :

Besoin de financement d’un caractère continu car généré par l’activité d’exploitation de
l’entreprise.

BFRE = Stocks + Créances d’exploitation (clients et autres créances d’exploitation) –


Dettes d’exploitation (fournisseurs, organismes sociaux, etc.)9

 Le BFR hors exploitation (BFRHE) :

Besoin de financement d’un caractère plus discontinu car généré par l’activité hors
exploitation de l’entreprise.

8
Philippe Rousselot/Jean-François verdie, la gestion de la trésorerie, edition 2, 2017, p29.
9
GAUGAIN Mare, SAUVEE-CRAMBERT Roselyne, Op. Cit. Page 20.

19
Chapitre 01 La gestion de la trésorerie

BFRHE = Actif circulant hors exploitation (autres créances : acomptes IBS) – Passif
circulant hors exploitation (autres dettes : Etat, IBS, etc.)10

 Interprétation économique du BFR :


 BFR égale à 0 : signifie que les ressources circulantes financent la totalité des
emplois circulants.
 BFR supérieure à 0 : signifie un besoin de trésorerie car les ressources
circulantes n’arrivent pas à couvrir les emplois circulants. Dans ce cas
l’entreprise doit financer ses besoins à court terme soit à l’aide de son excédent
de ressources à long terme (fond de roulement) ou à l’aide de ressources
financiers complémentaires à court terme (concours bancaires).
 BFR inférieur à 0 : signifie que les ressources circulantes sont supérieures aux
emplois circulants, donc il y a un excédent de trésorerie, alors l’entreprise n’a
pas besoin d’utiliser ses excédents de ressources à long terme pour financer
d’éventuels besoins à court termes.

1.3 Les ratios liés à la trésorerie

Il existe plusieurs ratios qui permettent la détermination de la trésorerie. Mon étude sera
accentuée sur les deux principaux ratios liés à la trésorerie qui sont le ratio de liquidité et le
ratio de solvabilité.

1.3.1 Analyse de la solvabilité

L’analyse de la liquidité du bilan permet également de déterminer la solvabilité de


l’entreprise, c’est-à-dire la capacité à faire face à ses engagements. Ils peuvent être prises en
compte deux notions de solvabilité, sont :

- La solvabilité immédiate ou à court terme, qui est la capacité à payer ses dettes
à échéances avec des disponibilités ;
- La solvabilité globale ou à long terme, suppose que l’ensemble des éléments de
l’actif soit supérieur à l’ensemble des dettes du passif.

10
GAUGAIN Mare, SAUVEE-CRAMBERT Roselyne, Op. Cit. Page 20.

20
Chapitre 01 La gestion de la trésorerie

Les ratios de solvabilité permettent d’apprécier les risques que peuvent courir les
créanciers d’entreprise.
La solvabilité peut être mesurée par différents ratios. Les plus utilisés sont :

 Ratio d’Endettement total :

Ratio d’endettement est indicateur qui permet d’analyser la structure du capital


permanant. Ce ratio doit être inférieur à 0.5.

Ration d’endettement = total des dettes / total de l’actif

 Ration d’autonomie financière :

Le calcul de ce ratio montre si l’entreprise est capable de financer ces besoins (le biais de
ces capitaux) ou bien, elle aura besoin de faire appel aux dettes à long terme. Ce ratio doit être
supérieur à 1.

Autonomie financière = Capitaux propres / total des dettes

1.3.2 Analyse de la liquidité

La liquidité c’est la capacité de l’entreprise à faire face à ses dettes à l’aide de son actif
circulant. Et en ce l’analyse de la liquidité, on utilise les ratios suivants :

 Ratio de liquidité générale :

Ce ratio exprime la capacité de remboursement des dettes à court terme en utilisant ses
actifs à court terme. Ce ratio doit être supérieur à 1.

Liquidité générale = Actif circulant / Dettes à court terme

 Ratio de liquidité réduite :

Ce ratio mesure le degré de couverture des dettes à court terme par les créances a moins
d’un an. Il doit être proche de 1.

Ce ratio se calcul comme suit :

Ratio de liquidité réduite = (valeur disponible + valeur réalisable) / dettes à court termes

 Ratio de liquidité immédiate :

21
Chapitre 01 La gestion de la trésorerie

Ce ratio il mesure l’aptitude de l’entreprise à faire face à ces dettes de court terme en
utilisant les valeurs disponibles.

Ratio de liquidité immédiate = valeur disponible /dettes à court terme11

2. La détermination par les flux

L’analyse du bilan doit être complétée par une analyse des flux de trésorerie qui ont
conduit à la formation du résultat de l’entreprise et surtout à son évolution dans le temps à
travers des bilans successifs. L’analyse par flux est une analyse dynamique, elle permet
d’expliquer les variations passées de la trésorerie ou d’appréhender son évolution future à partir
des flux d’encaissement et de décaissement.

Il existe plusieurs tableaux de flux servant à expliquer la variation de la trésorerie, les


principaux utilisé par les trésoriers sont :

 Tableau pluriannuel des flux financiers ;


 Tableau de financement ;
 Tableau des flux de trésorerie.

Mon étude sera accentuée sur tableau des flux de trésorerie :

2.1 Tableau des flux de trésorerie

Selon CHIHA.K (2009), « les tableaux de flux de trésorerie constituent un outil d’analyse
privilégie, ils classent les différents flux par nature l’opération et leur analyse aide à
l’appréhension du risque de défaillance de l’entreprise. »12

Le tableau des flux de trésorerie (TFT) retrace les flux de trésorerie d’une période en les
regroupant selon trois fonctions différentes : Exploitation, investissement et financement ; son
objectif est d’identifier les sources des entrées et les éléments qui ont fait l’objet de sorties de
trésorerie pendant l’exercice comptable, ainsi que le solde de trésorerie à la date de reportions.

 Les flux de trésorerie d’exploitation :

Les flux de trésorerie d’exploitation mesurent les flux de liquidités nés de l’exploitation et
des produits et charges financières.

11
GAUGAIN Marc, SAUVEE-CRAMBERT Roselyne, Op. Cit, page 11.
CHIHA K, « Finance d’entreprise », Edition Houma, Alger, 2009, p166.
12

22
Chapitre 01 La gestion de la trésorerie

Les flux de trésorerie d’exploitation sont :

- Corrigée des variations du besoin en fonds de roulement (variation des stocks, des
créances clients et divers, moins variation des crédits fournisseurs et divers).
- La capacité d’autofinancement.

 Les flux de trésorerie d’investissement :

Indique le niveau des investissements des cessions immobilisations. « Ils permettent de


cerner la politique d’investissement menée par le dirigeant, et d’évaluer la rentabilité de ses
décisions. »13

 Les flux de trésorerie de financement :

Correspondent aux apports en capitaux propres, des dividendes versés et aux emprunts
des remboursements dont les crédits de trésorerie dans l’analyse la plus courante qui boucle sur
la variation des liquidités.

2.1.1 Les principales étapes de construction TFT :

 Le calcul du bilan différentiel :

Cette étape consiste à calculer les variations des postes du bilan d’une année sur celle qui la
précède, toutes ces variations sont regroupées dans l’équation suivante :

FRNG – ΔBFR = ΔTN

Les variations sont classées en emplois et ressources. Car le bilan est composé de deux parties
(ressources et emplois).

 La reconstitution des flux réels de la trésorerie :

La variation d’un poste du bilan résulte le plus souvent par deux flux en sens inverse : une
augmentation et une diminution, à l’aide des annexes comptables on va déterminer les flux réels
de la trésorerie, après on calculera les variations pour chaque deux flux en sens opposé.

13
DE La VEGA, Quentin, « Le tableau de financement, résumé des flux de trésorerie », Investir, no 1907.

23
Chapitre 01 La gestion de la trésorerie

 La suppression des pseudo-flux :

Certaines variations de postes du bilan traduisent des mouvements non monétaires, dans
ce cas on doit les supprimer à cause de leur inutilité.

2.1.2 La structure du tableau des flux de trésorerie

Tableau n°01 : La forme du tableau des flux de trésorerie

DESIGNATION N N-1
Flux de trésorerie liés à l’activité
Résultat de l’exercice
*Elimination des éléments sans incidence sur la trésorerie ou non liés à
l’exploitation
+Amortissement et provision
+Valeur comptable des éléments d’actif cédés
-Produit de cession d’éléments d’actif
-Augmentation des frais d’établissement
-Transfert de charges au compte de charges à repartir
= Marge brut d’autofinancement
-Variation de BFR lié à l’activité
= Flux net de trésorerie lié à l’activité (A)
Flux de trésorerie liés aux opérations d’investissement
+Cessions d’immobilisations incorporelles
+Cessions d’immobilisations corporelles
+Cessions ou réductions d’immobilisations financières
-Acquisitions d’immobilisations incorporelles
-Acquisitions d’immobilisations corporelles
-Acquisitions d’immobilisations financières
*Incidence de la variation des décalages de trésorerie sur les opérations
d’investissement
+Variation des dettes sur immobilisations
=Flux net lié aux opérations d’investissement (B)
Flux de trésorerie lié aux opérations de financement
+Augmentation du capital
-Réduction du capital

24
Chapitre 01 La gestion de la trésorerie

-Dividendes versés
+Augmentation des dettes financières
-Remboursement des dettes financières
+Subventions d’investissement reçues
*Incidence de la variation des décalages trésorerie sur les opérations de
financement
-Variation de capital souscrit non appelé
-Variation de capital souscrit appeler, non versé
=Flux de trésorerie lié aux opérations de financement (C)
Variation de trésorerie (A+B+C)
Trésorerie à l’ouverture (D)
Trésorerie à la clôture (A+B+C+D)
Source : TORT Eric, « Les tableaux de flux de trésorerie en règles françaises et internationales », Février, 2013,
page 26.

2.1.3 Interprétation du tableau

 Les flux de trésorerie liés à l’activité :

Correspondent à l’ensemble des flux non liés aux opérations de l’investissement et de


financement, mais à ceux concernant directement l’activité de l’entreprise et son exploitation.

 Les flux de trésorerie liés aux opérations d’investissement :

Concernant l’acquisition et la cession des immobilisations, permettent d’identifier et de mesurer


la politique d’investissement de l’entreprise.

 Les flux de trésorerie liés aux opérations de financement :

Constitués de sources de financement (augmentation de capital, nouveaux emprunts,


subventions d’investissement, …), et les décaissements y afférents (distribution de dividendes,
remboursements d’emprunts, …).

 La trésorerie :

Elle résulte de la somme des flux de trésorerie générée au niveau de l’activité, d’investissement
et de financement. Elle correspond :

25
Chapitre 01 La gestion de la trésorerie

- Compte de caisse et compte courant ;


- Comptes à terme et intérêts détenus et non échus ;
- Soldes créditeurs de banques et intérêts courus et non échus ;
- Valeurs mobilières de placement.

Dans cette section, j’ai cerné les indicateurs de mesure et d’évaluation de la trésorerie selon
deux approches qui servent à maintenir l’équilibre de la structure.

26
Chapitre 01 La gestion de la trésorerie

Conclusion

La trésorerie constitue un élément fondamental dans la vie de l’entreprise, son étude est un
moyen efficient qui permet aux responsables de l’entreprise de bien anticiper des situations
différentes qui peuvent se présenter dans le court, moyen ou long terme.

La trésorerie est un domaine très sensible qu’il faut gérer de façon quotidienne et une véritable
stratégie. Le métier du trésorier exige de la vigilance et de l’ordre. Pour qu’une entreprise
s’assure un meilleur avenir, elle doit se montrer vigilante quant à sa situation financière et
s’efforcer à gérer sa trésorerie le mieux possible.

Au-delà de son calcul, la trésorerie représente un ensemble se flux et de risques qui


doivent être gérés par un service spécialisé maitrisant parfaitement son environnement interne
et externe.

27
Chapitre 02 : La gestion du
risque financier
Chapitre 02 La gestion du risque financier

Chapitre 02 : La gestion du risque financier

La gestion des risques financier a pour but de créer un cadre de références aux entreprises
afin d’affronter efficacement le risque. Les risques sont variés et présents presque dans toutes
les activités économiques et financières des entreprises. Il existe plusieurs risques financiers au
niveau des entreprises qui pouvant réduire sa rentabilité. La gestion des risques financier fait
partie du développement stratégique de l’entreprise et doit être planifié au plus haut niveau, et
doit contrôler et faire le suivi les risques financiers auxquels l’entreprise est exposée.

Dans ce chapitre, mon objectif est de présenter les risques financiers auxquels les
entreprises font face, et les démarches qu’elles peuvent utiliser pour mettre en place un
processus de gestion de ces risque financiers.

Section 01 : généralité sur les risques

Le risque est défini comme un événement aléatoire qui peut avoir des impacts sur le résultat de
l’entreprise et affecter son patrimoine. Donc l’entreprise doit avoir conscience des risques
financiers qu’il prend dans le cadre de sa création.

1. La notion du risque

Depuis très longtemps, les risques ont existé depuis que le concept ne soit défini de manière
linguistique ou mathématique. Ce tableau résume de manière général l’histoire du risque.

Tableau n°02 : Une brève histoire du risque

Période Concepts outils Gestion


De l’Antiquité à la  Polythéisme,  destin  Formes
renaissance monothéisme embryonnaires
d’assurance.
Des lumières à la  Développement des  Modélisation,  Institutionnalisation
seconde guerre probabilités et hasard probabilisé de l’assurance,
mondiale statistiques et risque calculé. principe de prudence.
formelles

Des années 1950 à  IT et Data  Algorithmes,  Refus social du


la XX° siècle processing, simulations Monte risque (principe de
précaution,

29
Chapitre 02 La gestion du risque financier

mathématiques Carlo, sciences préventique


computationnelles. actuarielles. généralisée, normes)
 Psychologie  Heuristique et prise de risque
cognitive. Hedging. excessive de la
 Approfondissement finance.
de la notion juridique
de responsabilité.
 Couverture des
risques.
Au XX° siècle  Révolution  Détection  Collectivisation
numérique numérique de accrue du risque et
(big/smart data, facteurs de rationalisation de la
réalités virtuelles et risques (alertes, notion de coût,
augmentées, contrôles, stress arbitrage.
machine to et back tests…).  Réponse
machine…..)  Maitrise des institutionnelle à
risques de l’instabilité
modèles. financière.
Source : Laurent Pierandrei, Risk management, « gestion des risques en entreprise, banque et assurance », édition
DUNOD, Paris, p 03.

2. Définition du risque
Selon Bressy (2004) « Les risques d’entreprise sont tous les événements pouvant survenir et
qui sont de nature à réduire sa rentabilité, voire à remettre en question son existence. Il peut
s’agir de menaces qui se réalisent, d’erreurs de gestion ou de prévisions ou encore de la
survenance d’aléas défavorables »14.

Selon Besson et Possin (2006) « Le risque désigne un danger bien identifié, associé à
l’occurrence d’un événement ou d’une série d’événements, parfaitement descriptible, dont on
ne sait pas s’ils se produisent mais dont on sait qu’ils sont susceptibles de se produire »15.

BRESSY G., « Economie d’entreprise », Edition Dalloz, Paris, 2004, page 56.
14

BESSON Bernard, POSSIN Jean-Claude, « L’intelligence des risques, management », IFIE. 2006, page 28.
15

30
Chapitre 02 La gestion du risque financier

Selon le petit robert (2012) « Le risque est définit comme un danger éventuel plus au moins
prévisible »16.

Ces définitions permettent de rendre compte de l’existence de concepts communs liés à la


notion de risque, sont des éléments essentiels à prendre en considération dans les prises de
décision dans l’entreprise. Le risque est défini donc comme un danger que l’on identifie sans
ambigüité, associé à la réalisation d’un événement dont la réalisation est probable. Les deux
éléments importants sont l’identification du danger et la probabilité de réalisation de
l’événement.

3. Les caractéristiques du risque

Sont de deux éléments : la menace et le danger.

 La menace
C’est un signe qui laisse prévoir un danger. En résumé, la menace et le danger
n’expriment pas les mêmes idées et sont à manipuler avec précaution. La menace entraine le
danger qui, à son tour, une fois survenu engendre potentiellement un risque.

 Danger
En présence d’un danger, le risque est consécutif, raison pour laquelle on peut percevoir que
l’identification des risques passe par l’identification des dangers. Ceci va rendre la tâche plus
facile quant à l’identification des risques.

Figure n°06 : Les caractéristiques du risque


Menace
Action effective laissant présager un

Danger
Source potentielle

Risque

Source : Jean David DARSA. [Link]., P37.

16
Le Petit Robert 2012 édition des 60 ans, « Dictionnaire le Robert », dépôt légal en Mai 2011(ISBN978-2-
84902-841-4).

31
Chapitre 02 La gestion du risque financier

4. Classification des risques

Figure n°07 : Classification des risques

Classification des risques

Classiques Nouveaux

Risque financier Risque pays


Risque contrepartie Risque opérationnel
Risque de liquidité Risque stratégique
Risque réglementaire Risque lié à
Risque de marché l’environnement

Source : Réalisé par moi-même

En général, il n’y a pas une manière unique de classer les risques. On distingue deux types
de risque (les risques classiques et les nouveaux), selon leurs changements et évolutions.

4.1 Les risques classiques

Ces risques se caractérisent par une certaine permanence et parmi ces risques on trouve :

4.1.1. Risque financier

Les risques financiers peuvent provenir de sa responsabilité (endettement excessif ou


manque de fonds propres par rapport à ses investissement), ou de facteurs extérieurs, par
exemple une perte de change, ou la faillite d’un client.

32
Chapitre 02 La gestion du risque financier

4.1.2. Risque de contrepartie

C’est le risque que la partie, laquelle un contrat a été conclu, ne tienne pas ses
engagements : (livraison, paiement, remboursement, etc.).

4.1.3. Risque de liquidité

C’est le risque sur la facilité à acheter ou à revendre un actif. Si un marché n’est pas liquide,
il y a un risque de ne pas trouver un acheteur ou un vendeur au moment voulu. C’est un risque
lié à la nature du sous-jacent (de la marchandise) mais aussi à la crédibilité de l’acheteur-
vendeur.

4.1.4. Risque réglementaire

Il est associé le plus souvent à la survenance d’un changement politique ayant pu constituer
lui-même le risque politique. Ces deux risques (réglementaire et politique) coïncident souvent
à l’occasion du changement de statut de certaines sociétés, qu’il s’agisse de nationalisation ou
de privatisations.

4.1.5. Risque de marché

Le risque de marché est le risque de perte ou de dévalorisation des positions détenues pour
compte propre en instruments négociés sur un marché. La formation de prix fréquents sur les
marchés permet de constater facilement une perte réalisée ou potentielle.

4.2 Nouveaux risques

Les nouveaux risques résultent de la prise de conscience des conséquences dont ils font
l’objet. Parmi ces risques on trouve :

4.2.1 Risque pays

C’est un risque synthétique car il regroupe l’ensemble des risques pouvant affecter un
pays. Il fait l’objet d’analyses et d’évaluation préalables à tout engagement dans un pays
étranger. Les institutions financières sont exposées au risque pays à travers leurs placements
internationaux.

4.2.2 Risque opérationnel

Les risques sont dus à des événements extérieurs, la mesure et le contrôle du risque
opérationnel passent par la constitution des bases de données sur tous les évènements qui ont
causé des pertes dans le passé. Le risque opérationnel est celui auquel un intermédiaire est

33
Chapitre 02 La gestion du risque financier

exposé du fait d’une défaillance interne de ses procédures, de ses systèmes techniques ou de
ses collaborateurs.

4.2.3 Risque stratégique

Le risque stratégique s’applique à toute décision d’entreprendre, qu’elle soit de caractère


public ou privé. Il se trouve au cœur de ces opérations qui ne sont pas toujours assurées de
succès. Ce risque se situe au plus haut niveau de la décision et correspond donc à un risque
majeur.

4.2.4 Risque informatique

Le risque informatique c’est un risque de blocage des systèmes informatique et de fraude


sur le réseau internet. Les pays développés ont réalisé des investissements considérables dans
des logiciels de sécurité afin de préserver le fonctionnent des systèmes.

Donc, les risques sont multiples selon leurs appartenances à une certaine catégorie, pouvant
mettre en danger toute l’activité d’une organisation.

34
Chapitre 02 La gestion du risque financier

Section 02 : Etude du risque financier dans l’entreprise

« Tous les décisions industrielles ou commerciales peuvent se traduire financièrement et


comportent inévitablement un risque. Ce type de risque financier dont les manifestions sont
multiples peut avoir pour conséquences un simple manque à gagner ou l’insolvabilité totale de
l’entreprise. »17.

1. La définition du risque financier

Le risque financier est un risque de perte de l’argent suite à une opération financière ou à
une opération économique ayant une incidence financière.

2. Les types de risque financier

Il existe plusieurs types de risques financiers pouvant affecter la pérennité des entreprises
mais mon travail se limitera sur risque client, risque de change et risque de taux d’intérêt :

2.1. Risque client

Le risque client dans sa forme la plus forte correspond à un risque de défaillance financière.
L’observation de cette dernière et l’analyse de sa cause mettent souvent en évidence une
mauvaise gestion à l’origine de plus de 60 % des défaillances, elle est due à des problèmes de
trésorerie.

Le risque client, s’entend du risque qu’un contrepartie (banques et institutions financières,


entreprise) soit incapable d’honorer ses engagements envers l’entreprise, soit un jour donné,
donc temporairement, par sa défaillance dans un système d’échange, soit définitivement par
cessation d’activité.

2.1.1. Prévention du risque client

Repose sur l’identification et l’évaluation du risque client

[Link]. Identification du risque client

L’indentification du risque client est absolument indispensable de disposer précisément


d’informations telles que le nom de la société, la structure juridique, l’identité des dirigeants,

17
DE LA BAUME Charles, ROUSSET André, TAUFFLIEB Charles-Henri, « La couverture des risques de
changes et des taux dans l’entreprise », Edition ECONOMICA, Paris, 1999, page 11.

35
Chapitre 02 La gestion du risque financier

les relations commerciales et financières de la société avec ses différents partenaires (banques,
clients, autre fournisseurs…).

[Link]. Evaluation du risque client

C’est le résultat d’une collecte d’information dont le traitement permettra de déterminer


un seuil de risque par client. La collecte d’information est d’effectuée au sein de l’entreprise en
situation de fournisseur et auprès d’organismes extérieurs. La connaissance des clients par les
commerciaux, leurs souhaits en matière de livraisons, le respect des délais de règlements ou les
incidents de paiements, sont des éléments de connaissance relationnelle minimale des clients.
Le recours à des organismes externes (banques) fournit des informations financières et
comptables (derniers bilans, comptes de résultat…) concernant l’client convient de vérifier la
validité et la pertinence de leur renseignement.

Le traitement des informations a pour but de mettre en évidence la capacité des clients à
payer leurs dettes, leur volonté de respecter les délais, leur patrimoine financier globale et les
conditions de règlements demandées. Il donne lieu à une analyse financière approfondie qui
permet d’apprécier la santé financière de la société et en particulier sa solvabilité et sa liquidité.
Cette analyse est complétée par l’étude du risque présenté par le client, au moyen de méthodes
(empiriques ou scientifiques).

 Analyse en classes de risque

Elle consiste à définir trois groupes de clients, selon qu’ils soient estimés sans risque, à
risque limité ou très risqués. Les critères de sélection des clients et de d’affectation en classe de
risque peuvent relever de plusieurs types d’analyse au moyen de différentes méthodes. A
l’affectation de clients, un suivi permanent des clients est nécessaire pour procéder
éventuellement à un changement de classe de risque.

 La méthode des scores

C’est une méthode qui permet une analyse plus approfondie que les techniques d’étude
ratio par ratio. Elle prend en compte un ensemble de ratio pour calculer un indicateur unique
qui comparer sa valeur à des normes calculées statistiquement pour des entreprises saines.

Il existe plusieurs formulations se la méthode des scores, les plus utilisées sont :

36
Chapitre 02 La gestion du risque financier

- La fonction score d’E.L Altman (1968)

Cette fonction est la première fonction score utilisée ; élaboré à partir d’un échantillon de
seulement 33 entreprises américaines, elle a incité de nombreux chercheurs à proposer des
fonctions score plus pertinentes pour apprécier le risque de défaillance d’entreprises.

Z = 1,2 R1 + 1,4 R2 + 3,3 R3 + 0,6 R4 + 0,9 R518

- R1 : fonds de roulement net / passif total


- R2 : réserves / passif total
- R3 : excédent brut d’exploitation / total du bilan
- R4 : fonds propres / passif total
- R5 : chiffre d’affaires / total du bilan.

Altman détermine une valeur critique Z= 2,675 ; donc :

Si Z< 2,675 l’entreprise est considérée comme défaillante ;

Si Z > 2,675 l’entreprise est considérée comme saine.

- La fonction score de Y. Collongues (1977)

Cette fonction est fondée sur deux fonctions discriminantes :

Z1 = 4,9830 R1 + 60,0366 R2 – 11,8348 R319

Z2 = 4,6159 R4 – 22 R5 – 1,9623 R620

Les ratios sont les suivants :

- R1 : frais de personnel / valeur ajoutée


- R2 : frais financiers / chiffre d’affaires hors taxes
- R3 : fonds de roulement net / total du bilan
- R4 : frais de personnel / valeur ajoutée
- R5 : résultat d’exploitation / chiffre d’affaires hors taxes
- R6 : fonds de roulements net / stocks.

L’entreprise est considérée saine ou défaillante en fonction de la valeur de Z1 et Z221 :

18
GAUGAIN Marc, SAUVEE-CRAMBERT Roselyne, Op. Cit., page198.
19
Idem, page199.
20
Idem, page199.
21
GAUGAIN Marc, SAUVEE-CRAMBERT Roselyne, Op. Cit., page200.

37
Chapitre 02 La gestion du risque financier

Si Z1 > 5,455 : entreprise défaillante

Si Z1 < 5,455 : entreprise saine

Si Z2 > 3,0774 : entreprise défaillante

Si Z2 < 3,0774 : entreprise saine.

Les fonctions scores sont déterminées au moyen de ratios dont la fiabilité, liée aux
documents financiers utilisés pour leur calcul, et la pérennité ne sont pas garanties. Elles sont
élaborées à partir d’échantillons non semblables d’entreprise saines et défaillantes.

2.1.2. La couverture du risque client

[Link]. L’élaboration d’une facture

Est fondée sur une relation commerciale entre des entreprises en situation de fournisseur
et client. Cette relation commerciale est matérialisée par une vente qui donne lieu à
l’établissement d’une facture. Elle doit comporter toutes les informations relatives aux
condition de vente et de règlement.

[Link]. Délais de paiement

La durée et le montant du crédit client sont les deux éléments sur lesquels repose
effectivement le risque client. Donc il est nécessaire de les déterminer au mieux des intérêts
réciproques, dans le respect des textes réglementaires.

[Link]. Détermination de l’encours de crédit

« L’encours accordé à un client à une date donnée doit être révisé périodiquement ou
exceptionnellement si l’évolution de la situation du le nécessite, cette révision pouvant aller
jusqu’à la suppression totale éventuellement22 ».

Accorder un encours à un client implique un suivi rigoureux du compte de ce client.


Certaines sociétés ne souhaitent pas assurer ce suivi, ou n’en ont pas les moyens, d’autres
cherchent à externaliser préventivement le risque client. Détermination de l’encours de crédit
résulte d’une connaissance approfondie de sa situation financière et des capacités de

22
GAUGAIN Marc, SAUVEE-CRAMBERT Roselyne, Op. Cit., page194.

38
Chapitre 02 La gestion du risque financier

remboursement, appréciées par l’analyse financière et le suivi historique des positions du


compte de ce client.

[Link]. L’affacturage

Contribue à la gestion du risque client en permettant au fournisseurs de transférer un risque


client vers une société d’affacturage. L’accord donnée par la société d’affacturage est obtenu
après analyse du risque auquel celle-ci est exposée. Le risque est lié au client et à sa capacité à
payer les factures reçues. Le factor doit procéder à une étude de la situation financière du
débiteur et contrôle ses habitudes de paiement. Après cette étude, le factor permet d’accepter
ou de refuser la prise en charge de créances sur des clients considérés comme trop risqués.

[Link]. Assurance-crédit
Les sociétés d’assurances crédit offrent aux entreprises exposées à un risque client un
transfert partiel de ce risque. Il couvre moyennant le paiement d’une prime, calculée en fonction
du chiffre d’affaires. Le recouvrement des créances est à la charge de l’assuré qui peut
éventuellement confier ce travail à l’assureur qui en facture le coût.

[Link]. Crédit documentaire

Le crédit documentaire, accordé au client étranger par une banque, est notifié au
fournisseur par sa propre banque et vaut, sous respect de certaines conditions, la banque du
fournisseur prend l’engagement et règle le montant de la créance, après contrôle de documents,
et demande ensuite à la banque qui a accordé le crédit documentaire de rembourser ce montant,
après contrôle de document, qui lui finalité payé par son client.

2.2. Le risque de change

« Le risque de change est un risque financier lié à une évolution défavorable des devises,
entrainant des pertes de change23 ».

« D’une manière générale, le risque de change apparait comme un résultat de la


confrontation d’une incertitude extérieure à la situation interne d’une entreprise. L’incertitude
extérieur est la variation des taux de changes des devises autres que la monnaie qui sert d’unité
de compte et de mesure du résultat de l’entreprise monnaie dite de référence24 ».

23
Jean David DARSA. [Link]., P127.
24
DE LA BRUSLERIE Hubert, ELIEZ Catherine, « Trésorerie d’entreprise, gestion des liquidités et des
risques », Edition DALLOZ, 1997, page 394.

39
Chapitre 02 La gestion du risque financier

La valeur d’une monnaie varie en permanence, dès qu’une entreprise réalise une opération
qui implique une entrée ou une sortie de devises dans les mois ou les années à venir, il existe
un risque de change car l’entreprise ne connait pas à l’avance la contrepartie en monnaie
nationale de ses entrée ou sorties de devises futures.

Le risque de change peut avoir des conséquences sur les ressources propres, les écarts de
conversion des postes du bilan et sur les résultats. Il a pour cause :

- Une situation macroéconomique jouant sur la valeur de la devise (perte ou gain de


valeur) ;
- Une mauvaise maitrise des flux financiers en devises, déséquilibrés (achat, ventre,
dette) ;
- Un déséquilibre dans l’utilisation des devises de transaction.

Les entreprises présentent trois types de risques de change :

- Le risque de change de transaction (si l’entreprise vend ou achète, dans une devise
étrangère, dans ce cas le taux de transaction retenu lors de l’opération de change peut-
être différent du cours comptabilisé lors de l’émission) ;
- Le risque de change de consolidation (si l’entreprise regroupe les bilans de filiales
étrangère en un bilan national consolidé) ;
- Le risque de change économique (les variations du marché de change peuvent affecter
le pouvoir d’achat des clients).

2.2.1. Identification du risque de change

L’identification du risque de change repose sur la connaissance de la position de change


de l’ensemble des avoirs et des engagements de l’entreprise.

[Link]. Position de change

La position de change de l’entreprise recouvre les créances sur clients, les prêts en devises,
les dépôts, les achats ou ventes à terme, les emprunts en devises, et les dettes fournisseurs. Elle
est un inventaire de toutes les opérations comptables en devises avec l’étranger.

Calculée plus ou moins régulièrement selon la fréquence des opérations commerciales et


financières de l’entreprise. Elle peut se présenter sous la forme suivante :

40
Chapitre 02 La gestion du risque financier

Tableau n°03 : La position de change de l’entreprise

Libellés des opération Montant en Cours de la valorisation


devise devise de
l’opération
Créances
Créance détenus sur des tiers
Dépôts ou prêts en devises
Achat à terme
(a) Total créances valorisés au
cours moyen (1)
Engagement
Dettes envers les tiers
Emprunts en devises
Vente à terme
(b) Total engagements
valorisés au cours moyen (1)
(a) – (b) Position nette
Source : élaboré par moi-même à partir du site [Link]

(1) Cours moyen = moyenne des cours pondérée.


La différence entre les créances (les avoirs) et les engagements de l’entreprise en
monnaies étrangères est dite de position nette ouverte ou fermée.
 Position de change fermée

La position de change est fermée lorsque les dettes sont égales aux créances.

 Position de change ouverte

La position de change est ouverte lorsque les créances en devises différent des dettes. Il
existe deux position de change, position de change longue et courte.

- Position de change longue


- L’entreprise subit une perte de change, en cas de baisse du cours de la devise par rapport
à la monnaie de référence ;
- L’entreprise subit un gain, en cas de hausse du cours de la devise.
- Position de change courte

41
Chapitre 02 La gestion du risque financier

- L’entreprise subit une perte de change en cas de hausse du cours de la devise par rapport
à la monnaie de facturation ;
- L’entreprise subit un gain de change en cas de baisse du cours de la devise.

Tableau n°04 : Tableau récapitulatif de l’impact des variations des taux selon la position
de change de l’entreprise

Position fermée Hausse de la devise Aucun impacte :


Baisse de la devise l’entreprise n’est pas en
risque de change
Position longue Hausse de la devise Gain
Baisse de la devise Perte
Position courte Hausse de la devise Perte
Baisse de la devise Gain
Source : LEGRAND Ghislaine, MARTINI Hubert. Op., Cit, page 212.

La position de change détermine le risque encouru par l’entreprise. C’est sur cette position que
l’entreprise court un risque de perte suite à une variation défavorable des cours de change.

2.2.2. La couverture du risque


L’entreprise peut se trouver en situation de gain ou de perte, donc elle doit prendre des
décisions stratégiques qui est de gérer ou pas son risque de change. Il existe deux possibilités
de gérer le risque de change, interne et externe.

[Link]. Les techniques interne de couverture du risque de change

Les entreprises, ont la possibilité de recourir à un certain nombre de techniques internes


pour se limiter le risque de change, sans avoir recours à un tiers. Les techniques internes se sont
perfectionnées depuis les années 1980 et comprennent : le choix de la monnaie de facturation,
les termaillages, les clauses d’indexation dans les contrats, la compensation interne bilatérale
et multilatérale, les swaps de change et de devises.

 Le choix de la monnaie de facturation

42
Chapitre 02 La gestion du risque financier

« La monnaie de facturation est la monnaie dans laquelle est libellé la contrat d’achat ou
de vente. C’est un moyen simple et économique de réduire le risque de change et les coûts de
gestion qui lui sont associés25 ».

Une facturation en monnaie permet à l’évidence d’éviter de subir le risque de change,


puisque le montant qui sera perçu à l’échéance est parfaitement connu dès la conclusion du
contrat.

- L’utilisation de la monnaie nationale

Les entreprises, préfèrent libeller leurs exportations dans leur monnaie et demander aux
fournisseurs étrangers de régler dans cette nationale. Cette facturation peut ne fournir qu’une
protection illusoire : les contrats d’achat contiennent souvent des clauses d’indexation sur les
variations de cours d’une devise. A la vente, l’adoption de la monnaie nationale comme
monnaie de facturation conduit à reporter le risque de change sur l’acheteur.

- L’utilisation d’une monnaie étrangère comme monnaie internationale

Les devises utilisées dans les contrats sont le dollar (60%) et l’euro (30%), et la livre
sterling et le yen japonais (10%), ce qui diminue le risque de change en réduisant le nombre de
monnaies utilisées.

 Termaillage

Termaillage (leads and lags) « consiste à faire varier les termes des paiements afin de
bénéficier de l’évolution favorable des cours de change26 ».

- Anticipation sur la valeur de la monnaie sont à la baisse

Dans ce cas, les importateurs accéléreront leurs paiements facturés en devises ; à


l’inverse, les exportateurs retarderont le paiement de leurs créances libellées en devises.

- Anticipation sur la valeur de la monnaie sont à la hausse

Dans ce cas, les importateurs retarderont leurs paiements et les exportateurs accéléreront
le rapatriement de leurs créances.

25
AVENEL Jean-David, PEYRARD Max, « L’essentiel du risque de change et de ces instruments », Edition
Gualino, Paris, 2016, page 67.
26
PRISSERT P, GARSUAULT P, PRIAMI S, « Les opérations bancaires avec l’étranger », Edition Banque-
Editeur, Paris, 1995, pages 117.

43
Chapitre 02 La gestion du risque financier

 L’indexations monétaire

L’indexations monétaire consiste à inclure dans le contrat d’achat ou de vente des clauses
permettant un ajustement du prix, suite à une évolution du cours de la devise de facturation,
afin d’éliminer ou réduire l’exportation au risque de change.

 La compensation interne (netting)

La compensation interne est une technique financière qui consiste à compenser les
entrées et les sorties de devises dans le but de diminuer le nombre et le volume des transactions
en devises. L’objectif de cette technique est de limiter le risque de change. Le netting est
essentiellement utilisé par les entreprises qui possèdent des filiales à l’étranger.

- La compensation bilatérale

« On parle de compensation bilatérale quand deux sociétés sont en relation commerciale


et qu’elles effectuent des ventes réciproques : filiale étrangère d’une société mère qui lui
vendrait des produits semi-finis et lui rachèterait des produits finis (vente de composants contre
achat d’ordinateurs, etc.) »27.

- La compensation multilatérale

C’est le système utilisé lorsque les transactions sont nombreuses entre les sociétés d’un
groupe. Ses avantages sont les suivants :

- Le risque de change diminue quand on réduit les positions de change ;


- Les frais de couverture sont plus faibles ;
- Les mouvements de fonds sont limités.

 Les swaps de change et de devise

Les swaps de change ont lieu entre banques, sur le marché interbancaire des changes,
pour leur propre compte ou celui de leur clientèle qui souhaite se couvrir d’un risque de change
à court terme. Dans ce cas, il n’y a pas d’échange d’intérêts, uniquement des échanges de
devises au départ et à la fin du swap.

Les swaps de devise sont des contrats de gré à gré entre deux parties, qui s’engagent à
s’échanger deux dettes dans deux devises différentes, ils permettent d’échanger des conditions

27
AVENEL Jean-David, PEYRARD Max, Op., Cit, page 70.

44
Chapitre 02 La gestion du risque financier

de financement. Dans ce cas, il y a toujours des échanges d’intérêts en cours de période. Ils
constituent des garanties de taux à long terme.

[Link]. La couverture externe du risque de change

Les techniques externes, pour lesquelles l’entreprise utilise les instruments mis à sa
disposition par les marchés ou des organismes extérieurs.

 La couverture sur le marché des changes à terme

C’est la couverture la plus utilisées par les entreprises du fait de sa simplicité d’emploi.
Elle s’applique à l’exportation comme à l’importation. Le change à terme permet de fixer un
cours de vente de devises pour une échéance future.

 La couverture sur le marché monétaire

La couverture sur le marché monétaire est plus employée et simple. L’exportateur a une
position longue en devise et peut emprunter immédiatement sur le marché le montant de son
exportation en devises. Et l’importateur a une position courte en devises, dont il aura besoin
pour la date future du paiement et peut acheter immédiatement les devises dont il a besoin sur
le marché des changes et les placer pour la durée correspondante.

 Les avances en devises


- Les avances en devises à l’exportateur

« Il s’agit d’un prêt en devises accordé par une banque à un client exportateur pour couvrir
une créance dont l’échéance et plus ou moins proche. En empruntant, l’exportateur obtient une
source de financement s’il convertit les devises obtenues en monnaie nationale et améliorer la
trésorerie de l’entreprise »28.

- Les avances en devises à l’importateur

Les avances en devises à l’importateur ne peuvent pas couvrir le risque de change de


l’importateur, car elles sont consenties à taux et à termes fixes. Ils sont affectés au règlement
du fournisseur étranger permet de régler au comptant le montant des importations et,
éventuellement, d’obtenir un escompte du fournisseur.

28
LEGRAND Ghrislaine, MARTINI Hubert, Op, Cit., page 214.

45
Chapitre 02 La gestion du risque financier

 Le marché des contrats à terme ou « futures » de devises

« Les contrats de futures sur devise sont des contrats au terme desquels les opérateurs
s’engagent à acheter ou à vendre une certaine quantité de devises, à un cours et à une date fixée
à l’avance »29.

 L’option de devises

L’option de change est un contrat donnant à son acquéreur le droit et non l’obligation
d’acheter ou de vendre un montant donné de devise à une date déterminée et à un cours fixé à
l’avance appelé prix d’exercice, moyennant le paiement d’une prime. Il s’agit d’un contrat qui
permet de se protéger contre le risque de change, tout en préservant l’opportunité de réaliser un
gain de change dans le cas d’une évolution favorable du cours de la devise concernée.

2.3. Le risque de taux d’intérêt

Le risque de taux d’intérêt est à considérer pour les entreprises présentant un endettement
financier ou disposant de ressources financières disponibles à placer. Les excédents de
ressources disponibles sont à placer sur les marchés financiers. Il n’est donc à considérer que
pour les entreprises présentant un endettement financier d’un excédent de trésorerie.

2.3.1. Identification du risque de taux d’intérêt

« Le risque de taux d’intérêt concerne tout emprunt ou prêt, financement ou placement,


réalisé à taux fixe ou variable. Connaître le risque de taux d’intérêt revient dans un premier
temps à constater l’incidence d’une variation de taux d’intérêt sur un actif financier, dette ou
créance »30.

29
FONTAINE Patrice, Op, Cit., page 34.
30
GAUGAIN Marc, SAUVEE-CRAMBERT Roselyne, Op, Cit., page 249.

46
Chapitre 02 La gestion du risque financier

Tableau N° 5 : L’incidence d’une variation de taux sur le rendement d’un prêt ou d’un emprunt

Taux Prêt Emprunt


Fixe Variable Fixe Variable
Hausse de taux Perte Gain réel Gain Perte réelle
d’opportunité d’opportunité

Baisse de taux Gain Perte réelle Perte Gain réel


d’opportunité d’opportunité

Source : GAUGAIN Marc, SAUVEE-CRAMBERT Roselyne, « gestion de la trésorerie 2éme édition », Edition
ECONOMICA, Paris, 2007, page 250.

Un trésorier d’entreprise gère des flux financiers qui ont pour supports divers actifs
figurant au bilan de la société, il lui faut donc aussi pourvoir apprécier globalement.

2.3.2. La couverture du risque de taux d’intérêt


[Link].Future rate agreement (FRA)

Le FRA est un contrat par lequel le vendeur du FRA garantit à l’acheteur, au terme d’une
période donnée un taux négocié, pour un emprunt d’un montant et d’une durée négociés.

L’opérateur qui cherche à se couvrir contre une hausse des taux se portera acheteur d’un
FRA. A l’inverse, celui qui cherche à se couvrir contre une baisse de taux se portera vendeur.

[Link]. Les caps

« Un cap est un contrat entre deux contreparties, qui permet à son acheteur de se couvrir
contre une hausse des taux, au-delà d’un certain niveau, appelé taux plafond, contre le paiement
d’une prime. Cet instrument de couverture permet donc d’acheter le droit de mettre en place un
emprunt à un taux d’intérêt maximal déterminé à une date donnée. A chaque date de
constatation, si le taux variable est supérieur au taux de marché, l’acheteur du CAP reçoit du
vendeur, généralement la banque, le différentiel de taux, appliqué au capital nominal, et
rapporté au nombre de jours de la période »31.

31
LA BRUSLERIE Hubert, ELIEZ Catherine, Op, Cit., page 580.

47
Chapitre 02 La gestion du risque financier

[Link].Le terme contre terme (forward-forward)

Le terme contre terme est un instrument qui permet de fixer le taux d’un prêt ou d’un
emprunt qui ne se mettra en place qu’une date future. Cet instrument permet de couvrir un
risque de taux futur. La technique du forward associe la faculté de mettre en place un taux
garanti avec une opération de crédit ou une opération de placement en faveur d’un client.

[Link].Le swap

Un swap est un contrat entre deux parties d’échanger des intérêts dans la même monnaie
ou dans deux devises différentes sans pour autant procéder à un échange de capitaux. La durée
d’un swap peut aller de quelques jours à dix ans des échéances correspondant souvent à des fins
de mois civils pour une meilleure liquidité de marché ; des échéances intercalaires sont aussi
utilisées sur ce marché de gré à gré.
Les risques financiers sont beaucoup plus nombreux. Les entreprises ont mis en place
des moyens nécessaires afin de se protéger et de réduire les grands dangers qui peuvent mettre
en péril sa situation financière.

48
Chapitre 02 La gestion du risque financier

Section 3 : L’impact du risque financier sur la trésorerie


La trésorerie et la gestion des risques financiers sont devenues des enjeux majeurs pour
les dirigeants d’entreprise. Une préoccupation notamment portée par l’instabilité croissante des
marchés financiers et l’augmentation constante des risques d’impayés. Si le risque se produit,
l’entreprise doit, disposer de la trésorerie nécessaire pour faire face à l’échéance qui se présente.

1. Provenance du risque financier lié à la trésorerie

Il peut être engendré par de nombreuses causes :

- Un fonds de roulement inférieur au besoin en fonds de roulements, dû à une


combinaison des deux raisons précédents, engendrant une dégradation de la
situation de trésorerie nette structurelle de l’entreprise ;
- Un alourdissement majeur des stocks, un resserrement du crédit fournisseur ou
des conditions jusqu’alors accordées au passif d’exploitation ;
- Une mauvaise maîtrise du besoin en fonds de roulements (BFR) : un dérapage
structurel des créances clients, un impayé ou un retard client significatif ;
- Une augmentation significative des délais de crédit clients consentis ;
- Une défaillance de position nette de trésorerie à un instant donné, liée à une
mauvaise maîtrise de trésorerie prévisionnelle ;
- Une incapacité à déployer rapidement des solutions appropriées de soutien de
financement à court terme ;
- Une erreur majeure de prévision liées à l’activité, rendant caduque l’opportunité
d’entrées de flux de ventes prévues ;
- Une dégradation des conditions d’exploitations de l’entreprise, impactant les
niveaux d’activités réalisés et affectant de manière significative les volumes de
facturation et d’encaissement du chiffre d’affaires.

2. L’impact du risque financier lié à la trésorerie

L’incapacité d’honorer une dette à l’échéance entraînant des retards et/ou des impayés,
fragilise en profondeur d’entreprise, qui se retrouve dès lors en situation de faiblesse absolue :

49
Chapitre 02 La gestion du risque financier

 Vis-à-vis de ses fournisseurs qui pourront exiger le retour des marchandises ou des
matières livrées, resserrer les conditions de livraisons, stopper les
approvisionnements, augmenter significativement les conditions d’acquisitions ;
 Vis-à-vis des partenaires financiers qui pourront changer les conditions de
financement octroyées, demander le remboursement anticipé des passifs en cours,
suspendre leurs engagements selon des règles précises du risque de rupture abusif
de situation fragilisée ;
 Vis-à-vis des actionnaires et des salariés qui verront peut-être leurs salaires versés
avec retard compte tenu de la situation de trésorerie de l’entreprise.

C’est l’incapacité pour l’entreprise à faire face à l’échéance de la dette ou du paiement


exigible qui se présente entraîne la constatation effective de retards du paiement de la facture,
mais surtout de constatation effective d’impayés.

3. Risques liés aux flux de trésorerie en commerce international

Dans un contexte international, les risque sont plus nombreux en fonction de la distance,
de la monnaie utilisée, de la situation politique du pays et aussi du moyen de transport utilisé.
Les exportateurs et les importateurs font face à une multitude de risques dans la gestion de leurs
affaires de commerce international. Les entreprises doivent identifier ces risques et mettre en
œuvre les moyens nécessaires pour intégrer dans leurs politiques de sécurisation et dans leurs
coût et prix.

Les flux de trésorerie en commerce international sont similaires aux flux de trésorerie sur
le marché national. Les risques de change, les modalités de paiement de plus longue durée qui
sont contraignantes sur le plan du fonds de roulement et les instruments de paiement inhabituels.
Donc il faut faire preuve de plus de vigilance en matière d’atténuation des risques ce qui est
habituellement nécessaire pour les opérations effectuées au pays.

« Chaque étape du cycle commercial prend plus de temps en commerce international.


Les risques décrits peuvent être accentués par des problèmes de synchronisation des échéances,
par exemple lorsqu’un client tarde à payer exactement au moment où l’entreprise doit régler un
compte fournisseur. Ces problèmes de synchronisation des échéances peuvent être à l’origine

50
Chapitre 02 La gestion du risque financier

de longues périodes de flux de trésorerie faibles ou inexistants alors même que l’entreprise doit
avoir accès à des fonds de roulement suffisants pour couvrir ses obligations32 »

3.1 Risque lié au paiement (risque de non-paiement)


L’entreprise doit être au courant des activités de ses partenaires commerciaux, s’ils sont
en mesure de respecter leurs obligations. Ce risque découle souvent du manque d’informations
sur la solvabilité de l’acheteur étranger.

3.2 Risque de transport


Les marchandises transportées internationalement sont à risque (bris, perte, vol,
vandalisme, contamination...etc.). Avant d’expédier les marchandises, il est important de
confier la responsabilité du transport à l’acheteur ou au vendeur et d’obtenir les couvertures
suffisantes.
Les marchandises exportées sont confrontées à des risques plus importants :
- Perte ou de la marchandise ;
- Détérioration de la marchandise (mauvais emballage, température non respectée, etc.) ;
- Saisie par les autorités locales ;
- Retard de livraison.
Les retards de livraison peuvent donner lieu à des pénalités contractuelles alors que la
mauvaise qualité peut entraîner des coûts de reconstruction élevés à l’étape de la fabrication,
ou des réclamations inattendues au titre de la garantie ultérieurement.

3.3 Risque lié au rendement


Le risque lié au rendement peut découler de données sur inexactes sur certains
fournisseurs étrangers, ce qui rend la relation avec eux difficile à gérer. S’approvisionner en
biens ou en matière première dans des pays où les prix sont faibles ou en faire fabriquer dans
ces pays peut être également plus risqué que prévu pour les flux de trésorerie. Les fonctions
logistiques rigides et les coûts liés aux stocks peuvent bloquer les liquidités plus longtemps.

32
[Link]. « La gestion des risques et des flux de trésorerie ».

51
Chapitre 02 La gestion du risque financier

3.4 Risque de change

Ce risque peut se manifester lorsque les flux de trésorerie sont libellés dans plus d’une
devise et que cette situation peut donner lieu à des pertes (ou gains) importants attribuables aux
fluctuations des cours de change. Le cours fluctuant des devises peut impacter la rentabilité de
l’entreprise, la contraignant à convertir des sommes à des taux moins favorables que ce qui été
budgété initialement. Il est donc important de définir une politique de change, notamment pour :

- Stabiliser ses marges et sa trésorerie ;


- Limiter les effets négatifs d’une fluctuation des taux de change ;
- Mieux définir sa politique de prix.

Chaque risque financier va avoir un impact, plus ou moins significatif, ou durable sur la
valeur de l’entreprise. Quel que soit le type de risque financier, il va avoir une incidence
financière additionnelle sur l’entreprise.

52
Chapitre 02 La gestion du risque financier

Conclusion

Le risque financier fait référence à possible de perte d’argent ou à l’incertitude concernant


la performance d’un investissement. Les risque financiers ou d’insolvabilité sont généralement
dû à l’instabilité des marchés financiers et du crédit ou à l’incapacité de respecter ses obligations
financières.

Il existe plusieurs instruments pour les entreprises de se couvrir contre un risque financier
donné. En présence de ces instruments de couverture, ces instruments vont activités
correctement et à répondre à ces objectifs. Ils concernent essentiellement les swaps, les contrats
à terme et les options.

53
Chapitre 03 : Etude du cas
au niveau d’EPB
Chapitre 03 Etude du cas au niveau d’EPB

Chapitre 03 : Etude du cas au niveau d’EPB

Dans les chapitres précédents, j’ai abordé les différents aspects théoriques concernant la
gestion de trésorerie et la gestion du risque financier d’une entreprise, cependant une
présentation théorique ne sera jamais complète si elle ne comporte pas un appui pratique.
Pour cela, dans ce dernier chapitre qui énonce l’étude du cas au niveau de l’entreprise
portuaire de Béjaia. En premier lieu de ce chapitre est la présentation de l’EPB, en suite la
deuxième section l’analyses des ratios et des risques dans l’EPB et enfin l’impact du risque
financier sur la trésorerie d’EPB.

Section 1 : Présentation de l’organisme d’accueil


Dans cette section, c’est la présentation générale d’entreprise portuaire Béjaia, afin de
comprendre son historique, ses activités et son organisation.

1. Historique de l’Entreprise Portuaire de Bejaia


1.1. Généralité sur le port de Bejaia :
Au cœur de l’espace méditerranéen, la ville de Bejaia possède de nombreux sites naturels
et vestiges historiques, datant de plus de 10 000 ans, ainsi qu’une multitude de sites
archéologiques, recelant des trésors anciens remontant à l’époque du néolithique.
Dans l’antiquité, Amsyouen,
habitants des flans surplombant la
côte, ne fréquentaient la côte que
pour pêcher. Les premières nefs qui
visitèrent nos abris naturels furent
phéniciennes, ils y installèrent des
comptoirs.

La Salda romaine leur


succéda, et devint port d’embarquement de blé. Ce n’est qu’au 11ème siècle que la berbère
Begaïeth, devenue Ennaciria, prit une place très importante dans le monde de l’époque. Le
port de Bejaia devint l’un des plus importants de la Méditerranée, ses échanges étaient très
denses. L’histoire retiendra également à cette époque, que par Fibonacci de Pise, fils d’un

55
Chapitre 03 Etude du cas au niveau d’EPB

négociant pisan, s’étendirent dans le monde à partir de Bejaia, les chiffres aujourd’hui
universellement utilisés.

La réalisation des ouvrages du port débuta en 1834, Les infrastructures actuelles ont
commencé à être érigées à la fin du siècle dernier. Les ouvrages de protection furent entamés
en 1870 et ceux d’accostage en 1879. La construction de l’ancien port fut achevée en 1911. Le
nouveau quai long de 300 melle fût achevée en 1987. C’est en 1960 que fût chargé le 1er
pétrolier au port de Bejaia.

L’aménagement moderne des espaces et des installations spécialisées, l’implantation de


nouvelles industries et l’introduction d’outils modernes de gestion ont fait évoluer le Port de
Bejaia vers la 3ème génération et le classent aujourd’hui 2ème port d’Algérie en marchandises
générales.

Ayant acquis la certification iso 9002 en 2000 puis la transition à là à la norme 9001
version 2000 en 2002 et la 14001 en 2004, l’entreprise aspire pour fin 2007 inclure l’OHSAS
18000 pour faire aboutir son projet d’être le premier port africain à se doter d’un un système de
management intégré.

1.2. Historique et cadre juridique :


Le décret n°82-285 du 14 Août 1982 publié dans le journal officiel n° 33 porta la création
de l’Entreprise Portuaire de Bejaia ; entreprise socialiste à caractère économique ;
conformément aux principes de la charte de l’organisation des entreprises, aux dispositions de
l’ordonnance n° 71-74 du 16 Novembre 1971 relative à la gestion socialiste des entreprises.

L’entreprise, réputée commerçante dans ses relations avec les tiers, fut régie par la
législation en vigueur et soumise aux règles édictées par le susmentionné décret.

Pour accomplir ses missions, l’entreprise est substituée à l’Office National des Ports
(ONP), à la Société Nationale de Manutention ([Link]) et pour partie à la Compagnie
Nationale Algérienne de Navigation (CNAN).

Elle fut dotée par l’Etat, du patrimoine, des activités, des structures et des moyens détenus
par l’ONP, la [Link] et de l’activité Remorquage, précédemment dévolue à la CNAN,
ainsi que des personnels liés à la gestion et au fonctionnement de celles-ci.

56
Chapitre 03 Etude du cas au niveau d’EPB

En exécution des lois n° 88.01, 88.03 et 88.04 du 02 Janvier 1988 s’inscrivant dans le
cadre des réformes économiques et portant sur l’autonomie des entreprises, et suivant les
prescriptions des décrets n°88.101 du 16 Mai 1988, n°88.199 du 21 Juin 1988 et n°88.177 du
28 Septembre 1988.

L’Entreprise Portuaire de Bejaia ; entreprise socialiste ; est transformée en Entreprise


Publique Economique, Société par Actions (EPE-SPA) depuis le 15 Février 1989, son capital
social fut fixé à Dix millions (10.000.000) de dinars algériens par décision du conseil de la
planification n°191/SP/DP du 09 Novembre 1988.

L’assemblée générale extraordinaire du 22 Juin 2002 décida de l’augmentation du capital


social qui fut fixé à un montant de Soixante millions (60.000.000) de dinars algériens.

En date du 30 Juin 2003, la même assemblée augmenta le capital social de l’Entreprise


Portuaire de Bejaia à hauteur de Six cent millions (600.000.000) de dinars algériens. Il est divisé
en Six mille (6.000) Actions de Cent mille (100.000) dinars de valeur nominale entièrement
libérées et souscrites pour le compte de l’Etat, détenues à 100% par la Société de Gestion des
Participations de l’Etat « Ports », par abréviation « SOGEPORTS ».

En 2006 l’assemblée générale extraordinaire a augmenté le capital social de l’Entreprise


Portuaire par l’incorporation des réserves facultatives, et qui fut fixé à un montant d’Un milliard
deux cent millions de dinars ([Link] DA).

En 2007 l’assemblée générale extraordinaire a augmenté le capital social de l’Entreprise


Portuaire par l’incorporation des réserves facultatives, et qui fut fixé à un montant d’Un milliard
sept cent millions de dinars ([Link] DA).

En 2014 l’assemblée générale extraordinaire a augmenté le capital social de l’Entreprise


Portuaire par l’incorporation des réserves facultatives, et qui fut fixé à un montant de trois
milliard cinq cent millions de dinars ([Link] DA).

L’aménagement moderne des superstructures, le développement des infrastructures,


l’utilisation de moyens de manutention et de techniques adaptés à l’évolution de la technologie

57
Chapitre 03 Etude du cas au niveau d’EPB

des navires et enfin ses outils de gestion moderne, ont fait évoluer le Port de Bejaia depuis le
milieu des années 1990 pour être classé aujourd’hui second port d’Algérie.

2. Missions et activités de l’entreprise :


[Link] de l’entreprise :
Elle a pour missions :

- Organisation de l’accueil des navires


- Aide à la navigation (Pilotage des navires)
- Activité d’acconage (entreposage et livraison des marchandises à l’import et
l’export).
- Transit des passagers et de leurs véhicules.
- Gestion et développement du domaine portuaire.
- Prise en charge des cargaisons à l’embarquement / débarquement et pré-
évacuation.
- Assurer une disponibilité permanente des moyens humains et matériels.
- Améliorer en continu les performances (humaines, matérielles et budgétaires)
- Rentabiliser au maximum les infrastructures et superstructures portuaires
- Gérer les systèmes de management de la qualité, de l’environnement, de la santé
et sécurité.

[Link]és de l’entreprise :
Les principales activités de l’entreprise sont :

- L’acheminement des navires de la rade vers le quai : Dans certains cas


exceptionnels, d’arrivée massive en rade, les navires restent en attente dans la
zone de mouillage (rade) jusqu’à obtention de l’autorisation de rejoindre un
poste à quai. Cette dernière est délivrée après une conférence de placement qui
se tient quotidiennement au niveau de la Direction Capitainerie.

- Le remorquage : Il consiste à tirer ou à pousser le navire, pour effectuer les


manœuvres d’accostage, de déhalage ou d’appareillage du navire. Il consiste
également à effectuer les opérations de convoyage et d’aide dans l’exécution
d’autres manœuvres.

58
Chapitre 03 Etude du cas au niveau d’EPB

- Le pilotage : Il est assuré de jour comme de nuit par la Direction Capitainerie et


est obligatoire à l’entrée et à la sortie du navire. Il consiste à assister le
commandant dans la conduite de son navire à l’intérieur du port.

- Le lamanage : Il consiste à amarrer ou désamarrer le navire de son poste


d’accostage.

- Les opérations de manutention et d’acconage pour les marchandises : elles


consistent en :

 Les opérations d’embarquement et de débarquement des marchandises.


 La réception des marchandises.
 Le transfert vers les aires d’entreposage, hangars et terre-pleins, ports
secs.
 La préservation ou la garde des marchandises sur terre-pleins ou hangar
et hors port.
 Pointage des marchandises.
D’autres prestations sont également fournies aux navires et aux clients tels :
 Enlèvement des déchets des navires et assainissement des postes à quai.
 Pesage des marchandises (ponts bascules).
 Location de remorqueurs ou vedettes (pour avitaillement des navires,
transport de l’assistance médicale, assistance et sauvetage en haute mer).

3. Organisation de l’entreprise :

Un projet de réorganisation de l’entreprise a été présenté au Conseil d’administration en


date du 17 février 2020, qui s’est soldé par une validation (résolution n°04).
Des ajustements ont été apportés à l’organisation actuelle par la fusion, la suppression ainsi
que la création de certaines directions.
Vu la mise en place de cette nouvelle organisation, des décisions de mobilité ont été
établies au profit du personnel concerné ; d’où la nécessité d’actualiser les fiches emplois
avant de procéder à leur diffusion.

59
Chapitre 03 Etude du cas au niveau d’EPB

[Link] Générale :
 Le transfert du Département Affaires Juridiques à la Direction Générale ;
 Le rehaussement du Département Audit interne et Contrôle de Gestion en
« Direction du Système de Contrôle Interne » ;

3.1.1. Direction Générale Adjointe Fonctionnelle :


 La dissolution de la Direction du Management Intégré et le transfert du Département
Mangement Intégré à la « Direction des Ressources Humaines » ;
 Le changement de dénomination de la Direction des Systèmes d’information en
« Direction Digitalisation et Numérique » ;

[Link].Direction des Ressources Humaines :


La Direction des Ressources Humaines, rattachée à la Direction Générale Adjointe
Fonctionnelle, comporte trois (03) départements ; à savoir :
1. Département Ressources Humaines et Développement,
2. Département Administration du Personnel et Moyens,
3. Département Qualité de Vie au Travail.

[Link].Direction Digitalisation et Numérique :


La Direction des Systèmes d’information est, désormais, dénommée Direction Digitalisation et
Numérique, rattachée à la Direction Générale Adjointe Fonctionnelle.
La Direction comportera trois (03) départements :
1. Département Numérique,
2. Département Génie Logiciel,
3. Département Infrastructures et Systèmes.

[Link].Direction des Finances et Comptabilité :


La Direction des Finances et comptabilité comprend deux (02) départements :
1. Département Finances,
2. Département Comptabilité générale.

[Link].Direction du Système de Contrôle Interne :


La Direction du Système de Contrôle Interne comprend trois (03) services :

60
Chapitre 03 Etude du cas au niveau d’EPB

1. Service Audit Interne,


2. Service Management des Risques,
3. Service Contrôle de Gestion.

[Link].Direction Achats :
La Direction Achats comprend trois (03) départements :
3. Département Passations de Commandes,
4. Département Passation de Marchés,
5. Département Approvisionnements,
Et la cellule Planification et Performance.

3.1.2. Direction Générale Adjointe Opérationnelle :


 La création du « Service Gestion du Patrimoine », rattaché à la Direction Générale
Adjointe Opérationnelle,
 Le rattachement du Bureau de Sûreté Portuaire B.S.P au DGAO,
 La création de la « Direction Exploitation » par la fusion des directions de la
Manutention et Acconage, les Zones Logistiques Extra portuaires, le Département
Exploitation des Engins de la Direction Logistique,
 La fusion des Directions : Remorquage et Capitainerie en « Direction Capitainerie
»,
 La fusion de la Direction du Domaine et Développement et la Direction de la Gare
Maritime en « Direction Domaine et Développement »,
 La centralisation des achats /approvisionnements et maintenances des différentes
structures en une seule « Direction Achats et Maintenances » : un groupe de travail
a été mis en place ayant pour missions la proposition d’une organisation
opérationnelle.

[Link].Direction Exploitation :
La direction est composée de cinq (05) départements :
 Département Manutention et Acconage,
 Département Affectation de Moyens,
 Département Statistiques et Commercial,
 Département Logistique d’IGHIL OUBEROUAK,

61
Chapitre 03 Etude du cas au niveau d’EPB

 Département Logistique de TIXTER.

[Link].Direction Domaine et Développement :


Cette Direction comporte quatre (04) départements et un (01) service ; à savoir :
 Département Domaine,
 Département Entretien et Assainissement,
 Département Projets,
 Département Gestion du Transit des Passagers,
 Service Commercial.

[Link].Direction Maintenance :
Cette Direction comporte deux (02) départements ; à savoir :
 Département Maintenance Engins.
 Département Maintenance Navale.

62
Chapitre 03 Etude du cas au niveau d’EPB

Figure n°08 : Organigramme de l’entreprise

63
Chapitre 03 Etude du cas au niveau d’EPB

Section 2 : L’analyse des ratios et des risques dans l’EPB

L’évaluation du risque client dans l’EPB se fera à partir des fonctions scores présentés
dans le deuxième chapitre, à savoir la fonction score d’Altman qui est la plus adéquate à mon
étude de cas en termes de disponibilité d’information, qui m’a permis d’apprécier le risque de
défaillance au sien de cette entreprise.

1. L’analyse des ratios :


1.1. L’analyse de solvabilité

Tableau n°06 : L’analyse de solvabilité


Ratio Formule 2020 2021
Ratio d’endettement Total des dettes / Total de 0.38 0.35
l’actif
Ratio d’autonomie Capitaux propres / total des 1.66 1.88
financière dettes
Source : réalisé par nos soins à partir des données de l’EPB

Commentaire :
- Ratio d’autonomie financière est supérieur à 1 pour les deux exercices, donc l’entreprise
est indépendante financièrement et elle peut rembourser ses dettes par ses capitaux
propres.

1.2. L’analyse de liquidité


Tableau n°07 : Les ratios de liquidité
Ratio Formule 2020 2021
Ratio de liquidité AC /DCT 1.13 1
générale
Ratio de liquidité (VD + VR)/ DCT 0,94 0,80
réduite
Ratio de liquidité VD/DCT 0,36 0,38
immédiate
Source : réalisé par nos soins à partir des données de l’EPB

64
Chapitre 03 Etude du cas au niveau d’EPB

Commentaire :
- Ratio de liquidité générale est supérieur à 1, cela signifie que l’entreprise est capable de
faire face à ses engagements à court terme.
- Ratio de liquidité réduite est inférieur à 1, ce qui signifie que l’entreprise peut se trouver
en difficultés si ses créanciers demandent à être payés attendre.
- Ratio de liquidité immédiate pour les deux exercices est inférieur à 0,50 donc la
trésorerie de l’entreprise est tendue. Cette situation est due essentiellement aux sommes
importantes décaissées pour faire face aux frais de personnel notamment la prime
exceptionnelle d’encouragement, les charges fiscales et sociales et le remboursements
bancaires.
2. Application de la fonction score d’Altman
La fonction score d’Altman se présente comme suit :
Z= 1,2 R1 + 1,4 R2 + 3,3 R3 + 0,6 R4 + 0,9 R5

Le résultat obtenu est interprété comme suit :


o Si Z <2,675 L’entreprise considérée comme défaillante ;
o Si Z > 2,675 L’entreprise est considérée comme saine.
Tableau n°08 : les éléments de calculs de la fonction d’Altman
Désignation 2020 2021
FRN 230 797 672,31 -19 179 692,73
Passif total 22 411 412 008, 62 21 088 047 885, 87
R1= FRN/Passif total 0.01 0.001
Réserve 9 394 958 558, 49 9 662 006 017, 94
R2= réserves/passif total 0.42 0.46
EBE 1 525 427 577, 63 1 035 278 142, 18
R3= EBE/passif total 0.07 0.05
Fonds propres 14 001 668 035, 07 13 761 910 998, 88
R4= fonds propres/ passif total 0.62 0.65
Chiffre d’affaires 5 954 353 212, 01 5 266 784 876, 16
R5= chiffre d’affaires / passif total 0.26 0.25
Source : réalisé par nos soins à partir des données de l’EPB

65
Chapitre 03 Etude du cas au niveau d’EPB

Tableau n°09 : Evaluation du risque client de l’EPB à partir de la fonction score d’Altman
Désignation 2020 2021
1,2 R1 0,012 0,0012
1,4 R2 0,588 0,644
3,3 R3 0,231 0,165
0,6 R4 0,372 0,39
0,9 R5 0,234 0,225
Z= 1,2 R1 + 1,4 R2 + 3,3 R3 + 0,6 R4 1,437 1,425
+ 0,9 R5

Source : réalisé par nos soins à partir des données de l’EPB

Les résultats obtenus en 2020 et 2021 sont respectivement : Z2020= 1,437 et Z2021= 1,425.
Les résultats sont inférieurs à 2,675, donc l’entreprise portuaire de Béjaia est considérée comme
défaillante.

66
Chapitre 03 Etude du cas au niveau d’EPB

Section 03 : L’impact du risque financier sur la trésorerie d’EPB

Dans cette partie, je vais évaluer l’équilibre financier d’EPB par les indicateurs
d’équilibre financier (FRN, BFR, TN), afin d’apprécier l’impact du risque financier sur
l’évolution de la trésorerie.

1. Analyse par les indicateurs d’équilibre financier


Cette analyse doit s’intéresser à trois indicateurs essentiels qui sont : le fonds de
roulement, le besoin en fonds de roulement et la trésorerie nette.
1.1. Le fonds de roulement net :
 Calcul du FRN par le haut du bilan
FRN= capitaux permanant – actifs immobilisé
Tableau n°10 : le fonds de roulement par le haut du bilan
Désignation 2020 2021
Capitaux permanant 20 644 829 602.28 19 261 370 602.94
Actifs immobilisés 20 414 031 929.97 19 280 550 295.67
FRN 230 797 672.31 -19 179 692.73
Source : réalisé par nos soins à partir des données de l’EPB

 Calcul du FRN par le bas du bilan


FRN = actif circulant – dettes à court terme
Tableau n°11 : le fonds de roulement par le bas du bilan
Désignation 2020 2021
Actif circulant 1 997 380 078.65 1 807 497 590.20
Dettes à court terme 1766 582 406.34 1 826 677 282.93
FRN 230 797 672.31 -19 179 692.73

EPB a dégagé un fonds de roulement croissant durant l’exercice 2020, ce qui signifie
que l’entreprise a financé ses actifs immobilisés tout en générant des excédents de ressources
stables qui serviront pour le financement de son cycle d’exploitation et les autres besoins de
financement à court terme. Et pour l’exercice 2021 le fonds de roulement décroissant, ce qui
signifie que l’entreprise n’a pas financé ses actifs immobilisés.

67
Chapitre 03 Etude du cas au niveau d’EPB

1.2. Besoin en fonds de roulement


BFR = (VE+VR) – DCT
Tableau n°12 : Besoin en fonds de roulement
Désignation 2020 2021
VE 335 046 008.79 352 675 240.89
VR 1 029 093 971.14 752 896 409.12
DCT 1 766 582 406.34 1 826 677 282.93
BER -402 442 426.41 -721 105 632.92
Source : réalisé par nos soins à partir des documents internes de l’entreprise.

Le besoin en fonds de roulement exprime les besoins de financement générés par le cycle
d’exploitation de l’entreprise. A partir de ce tableau, le BFR de l’Entreprise Portuaire de Béjaia
sont négatifs, cela signifie que les besoins d’exploitation de l’entreprise sont moins importants
que les ressources d’exploitations.

1.3. Trésorerie nette


La trésorerie est le résultat de tous les flux d’encaissements et décaissements effectués par
l’entreprise au cours d’une période donnée. Elle permet de juger l’équilibre financier de
l’entreprise à très court terme.
Trésorerie nette = FRN – BFR
Tableau n°13 : calcul de trésorerie d’EPB
Désignation 2020 2021
FRN 230 797 672.31 -19 179 692.73
BFR -402 442 426.41 -721 105 632.92
TN 633 240 098.72 701 925 940.19
Source : réalisé par nos soins à partir des documents internes de l’entreprise.

A partir de ce tableau, nous voyons que la trésorerie d’EPB est positive sur les deux
années, cela signifie que le FRN couvre largement le BFR, et dégage un excédent de trésorerie
(TN > 0).

68
Chapitre 03 Etude du cas au niveau d’EPB

2. Analyse par les flux


2.1 Présentation du tableau des flux de trésorerie de l’EPB
Tableau n°14 : Tableau des flux de trésorerie
Intitulé Note 2021 2020
Flux de trésorerie provenant des
activités opérationnelles
Encaissements reçus des clients 6 341 498 120.12 7 214 282 454.82

Autres encaissements 376 438 598.24 200 631 778.82

Accréditif provision -30 014 756.43

Accréditif restitution provision 30 014 756.43


Sommes versées aux fournisseurs -845 612 066.24 -705 399 388.03

Sommes versées aux personnels et pour -2 109 428 707.24 -1 907 277 555.08
cpte personnel
Sommes versées pour frais de missions -3 871 942.00 -3 391 050.00

Sommes versées aux œuvres sociales -177 773 019.39 -123 992 017.53

Sommes versées aux organismes -951 762 051.25 -950 882 260.33
sociaux

Intérêts et autres frais financiers payés -232 972 635.85 -322 889 378.01

Impôts sur les résultats payés -103 285 745.00

Autres impôts et taxes -1 565 795 667.77 -1 732 819881.73

Sommes versées aux filiales


Autres dépenses -42 850 385.48 -37 640736.04
Flux de trésorerie avant éléments 787 870 240.70 1 527 336 221.72
extraordinaires
Flux de trésorerie net provenant de 787 870 240.70 1 527 336 221.72
l’activité opérationnelle (A)
 Décaissements sur acquisition -305 944 006.90 -557 035 802.91
d’immobilisations corporelles ou
incorporelles

 Encaissements sur cessions


d’immobilisations corporelles ou
incorporelles
 Décaissements sur acquisition -400 00 00.00 -500 000 000.00
d’immobilisations financières
899 999 999.80 500 000 000.00

69
Chapitre 03 Etude du cas au niveau d’EPB

 Encaissements sur cessions


d’immobilisations financières 217 372 945.19 182 175 000.00
 Intérêt encaissées sur placements
financiers 323 033 351.61 81 382 900.00
 Dividendes et quote−part de résultats
reçue

Flux de trésorerie net provenant des 734 462 289.70 -293 477 902.91
activités d’inversement(B)

 Encaissements suite à l’émission


d’actions
 Dividendes et autres distributions -250 000 000.00 -120 000 000.00
effectués
 Encaissements provenant d’emprunts
 Remboursements d’emprunts ou -1 205 422 055.68 -1 201 188 657.24
d’autres dettes assimilées

Flux de trésorerie net provenant des -1 455 422 055.68 -1 321 188 657.24
activités de financement(C)
Variation de trésorerie de la période 66 844 215.78 -87 031 768.62
(A+B+C)
Trésorerie et équivalents de trésorerie à 601 309 979.74 688 341 768.62
l’ouverture de l’exerce

Trésorerie et équivalents de trésorerie à 668 154 215.52 601 309 979.74


la clôture de l’exercice
Variation de trésorerie de la période 66 844 235.78 -87 031 788.88
Rapprochement avec le résultat -60 159 980 20.26
comptable

2.2 Interprétation des résultats du tableau de flux de trésorerie


 Pour l’année 2020 :
 Les flux issus des activités opérationnelles ont affecté positivement la trésorerie par
l’enregistrement d’une augmentation d’une valeur (1 527 336 221.72) du
principalement la réalisation d’une fort valeur d’encaissement d’une valeur de
(7 214 282 454.82).
 Les flux issus des activités d’investissements ont affecté négativement la trésorerie en
faisant diminuer ses flux d’une valeur (-293 477 902.91) suit de forts décaissements
provoqués par l’acquisition d’immobilisations corporelles et incorporelles d’une valeur
(-557 035 802.91).

70
Chapitre 03 Etude du cas au niveau d’EPB

 A la fin de l’année 2020, l’activité de l’entreprise à enregistrée une faible variation des
flux de trésorerie d’une valeur de (-87 031 768.62).
 Pour l’année 2021
 Les flux issus des activités opérationnelles ont affectées positivement la trésorerie par
l’enregistrement d’une augmentation d’une valeur (787 870 240.70) du principalement
la réalisation d’une fort valeur d’encaissement d’une valeur de (6 341 498 120.12).
 Les flux issus des activités d’investissements ont affecté positivement la trésorerie en
faisant d’une augmentation ses flux d’une valeur (734 462 289.70).
 Les trois types de flux ont engendrés à la fin de l’année 2021, une variation positive de
trésorerie d’une valeur de (66 844 215.78).

71
Chapitre 03 Etude du cas au niveau d’EPB

Ce stage ma permet de faire connaissance sur le système de gestion de risque financiers et de


la gestion de trésorerie de l’EPB, ainsi que les procédures utilisées. A la fin de ce chapitre, j’ai
constaté que l’entreprise portuaire de Béjaia à atteins son équilibre financier pour l’exercice
2020 et 2021 et elle a réalisé une trésorerie positive.

72
Conclusion générale
Conclusion générale

Conclusion générale

Au terme de mon étude, la trésorerie consiste un élément fondamental dans la vie de


l’entreprise. Son étude a pâti de la gestion de la trésorerie permet aux responsables de
l’entreprise et à ses partenaires d’évaluer les perspectives d’encaissements des dividendes et de
remboursements des dettes financières. La gestion de la trésorerie doit tout d’abord, permettre
à l’entreprise d’éviter la cessation des paiements. Elle doit assurer également, l’utilisation
optimale des excédents de trésorerie et rechercher des moyens de financement pour parvenir
une trésorerie proche de zéro.
Les méthodes et les outils utilisées pour gérer à bien la trésorerie sont diverses et aussi
bien efficaces les unes que les autres, donc c’est à l’entreprise de décider le meilleur outil auquel
il lui convient de faire recours.
La gestion des risques et la gestion de la trésorerie sont très souvent considérées comme
deux métiers différents, alors que la gestion des risques financiers au sens large, impacte les
décisions financières stratégiques des entreprises et leur gestion opérationnelle au quotidien.
Les risques financiers se traduire par la fragilité de la compétitivité et de la rentabilité de
l’entreprise et menace sa pérennité par les pertes qu’ils engendrent. Elle doit évaluer et gérer
ces risques, cela implique les différentes techniques et stratégies de couverture.
L’étude que j’ai effectuée dans l’Entreprise Portuaire de Béjaia, a permis de comprendre
le volet théorique de mon travail. Quant au risque client que j’ai évalué grâce à la fonction score
d’Altman, en peut de constater la situation financière d’EPB. Grâce aux résultat que j’ai
obtenus, en peut apporter une réponse à mon problématique, en concluant que le risque financier
impact la trésorerie négativement, tout en ayant des conséquences sur la situation financière
d’une entreprise.

74
Bibliographie
Bibliographie

Ouvrages

1. AVENEL Jean-David, PEYRARD Max, « L’essentiel du risque de change et de ces


instruments », Edition Gualino, Paris, 2016.
2. BRESSY G., « Economie d’entreprise », Edition Dalloz, Paris, 2004.
3. BESSON Bernard, POSSIN Jean-Claude, « L’intelligence des risques, management »,
IFIE. 2006.
4. BRUSLRIE Hubert, trésorerie de l’entreprise, édition DUNOD
5. CHIHA K, « Finance d’entreprise », Edition Houma, Alger, 2009.
6. DE LA BAUME Charles, ROUSSET André, TAUFFLIEB Charles-Henri, « La
couverture des risques de changes et des taux dans l’entreprise », Edition
ECONOMICA, Paris, 1999.
7. DE La VEGA, Quentin, « Le tableau de financement, résumé des flux de trésorerie »,
Investir, no 1907.
8. FORGET Jack, « Gestion de trésorerie », Editions d'Organisation, 2005
9. GAUGAIN. M, SAUVEE-CRAMBERT. R, « Gestion de la trésorerie », Edition
Economica (2eme édition), Paris, 2007.
10. PRISSERT P, GARSUAULT P, PRIAMI S, « Les opérations bancaires avec
l’étranger », Edition Banque-Editeur, Paris, 1995.
11. ROUSSELOt Philippe / VERDIE Jean-François, la gestion de la trésorerie, edition 2,
2017.
12. SION Michel, « Gérer la trésorerie et la relation bancaire », Edition DUNOD, Paris,
2003.
13. VERNIMMEN Pierre, Finance d'entreprise, édition DALLOZ, 2000.

Les sites internet


1. [Link]. « La gestion des risques et des flux de trésorerie ».
2. [Link].
Liste des tableaux et des figures
Liste des tableaux et des figures

Liste des tableaux


1. Tableau n°01 : La forme du tableau des flux de trésorerie ------------------------------- 24
2. Tableau n°02 :Une brève histoire du risque ------------------------------------------------ 29
3. Tableau n°03 : La position de change de l’entreprise ------------------------------------ 41
4. Tableau n°04 : Tableau récapitulatif de l’impact des variations des taux selon la
position de change de l’entreprise ------------------------------------------------------------- 42
5. Tableau N° 5 :L’incidence d’une variation de taux sur le rendement d’un prêt ou d’un
emprunt ------------------------------------------------------------------------------------------- 47
6. Tableau n°06 : L’analyse de solvabilité ----------------------------------------------------- 64
7. Tableau n°07 : Les ratios de liquidité ------------------------------------------------------- 64
8. Tableau n°08 : les éléments de calculs de la fonction d’Altman ------------------------- 65
9. Tableau n°09 : Evaluation du risque client de l’EPB à partir de la fonction score
d’Altman ----------------------------------------------------------------------------------------- 66
10. Tableau n°10 : le fonds de roulement par le haut du bilan ------------------------------ 67
11. Tableau n°11 : le fonds de roulement par le bas du bilan -------------------------------- 67
12. Tableau n°12 : Besoin en fonds de
roulement ------------------------------------------------------------------------------------------ 6
8 -------------------------------------------------------------------------------------------------------
13. Tableau n°13 : calcul de trésorerie d’EPB ------------------------------------------------- 68
14. Tableau n°14 : Tableau des flux de trésorerie ---------------------------------------------- 69

Liste des figures


1. Figure n°01 : l’erreur
d’équilibrage -------------------------------------------------------------------------------------- 1
4 -------------------------------------------------------------------------------------------------------
2. Figure n°02 : L’erreur de sur-mobilisation ------------------------------------------------- 15
3. Figure n°03 : L’erreur de sous mobilisation ------------------------------------------------ 15
4. Figure n°04 : Représentation schématique de FRNG par le haut du bilan ------------- 17
5. Figure n°05 : Représentation schématique de FRNG par le bas du bilan -------------- 18
6. Figure n°06 : Les caractéristiques du risque ----------------------------------------------- 31
7. Figure n°07 : Classification des risques ----------------------------------------------------- 32
Liste des tableaux et des figures

8. Figure n°08 : Organigramme de l’entreprise ----------------------------------------------- 63


Annexes
Annexes

Liste des annexes

1. Bilan Actif
2. Bilan Passif
3. Comptes de résultat
4. Tableau des Flux de Trésorerie
Annexes
Annexes
Annexes
Annexes
La gestion du risque financier lié à la
trésorerie.
Organisme d’accueil :Entreprise Portuaire de Béjaia (EBP)

Résumé

La trésorerie joue un rôle très important dans une entreprise, quelle qu’en soit la taille, elle lui
permet de financer son activité et d’assurer son développement et sa pérennité. La gestion de
trésorerie est au cœur de la fonction financière de l’entreprise car elle en constitue le bras armé
de celle-ci. La trésorerie est le centre de toutes les opérations menées par l’entreprise elle est la
traduction en terme monétaire de toutes les décisions et les opérations. La gestion des risques
financier a pour but de créer un cadre de références aux entreprises afin d’affronter efficacement
le risque. Il existe plusieurs risques financiers au niveau des entreprises qui pouvant réduire sa
rentabilité. La gestion des risque financier fait partie du développement stratégique de
l’entreprise et doit être planifié au plus haut niveau, et doit contrôler et faire le suivi les risques
financiers auxquels l’entreprise est exposée. L’entreprise portuaire de Béjaia à atteins on
équilibre financier pour l’exercice 2020 et2021 et elle a réalisé une trésorerie positive.

Mots clés : trésorerie, risque, l’entreprise rentabilité, risque financier équilibre financier.

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