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Approche Grammaticale (Ou Traditionnelle) : Principe

Le document présente différentes approches pédagogiques pour l'enseignement des langues, allant de l'approche traditionnelle centrée sur la grammaire à l'approche actionnelle qui privilégie l'apprentissage par des tâches concrètes. Chaque méthode est décrite avec ses principes, objectifs, forces et limites, soulignant l'évolution vers des méthodes plus communicatives et interactives. L'approche communicative, en particulier, met l'accent sur l'utilisation de la langue dans des contextes réels et l'importance de la compétence communicative.

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Approche Grammaticale (Ou Traditionnelle) : Principe

Le document présente différentes approches pédagogiques pour l'enseignement des langues, allant de l'approche traditionnelle centrée sur la grammaire à l'approche actionnelle qui privilégie l'apprentissage par des tâches concrètes. Chaque méthode est décrite avec ses principes, objectifs, forces et limites, soulignant l'évolution vers des méthodes plus communicatives et interactives. L'approche communicative, en particulier, met l'accent sur l'utilisation de la langue dans des contextes réels et l'importance de la compétence communicative.

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1.

Approche grammaticale (ou traditionnelle)


Principe :

 Centrée sur l’enseignement des règles de grammaire et la traduction.


 Les apprenants étudient la langue à travers sa structure formelle (morphologie, syntaxe,
conjugaison).
 Utilisation fréquente de phrases décontextualisées.

Objectifs :

 Maîtriser la langue écrite.


 Acquérir un vocabulaire précis.
 Produire des phrases correctes d’un point de vue grammatical.

Forces :

 Donne une base solide en grammaire.


 Utile pour l’analyse littéraire et les concours.

Limites :

 Peu communicative.
 Risque de décourager les apprenants faibles à l’oral.

Exemple concret :

 Le professeur explique le passé composé, donne des phrases modèles, puis les élèves
traduisent du français vers leur langue maternelle et inversement.

2. Approche directe
Principe :

 L’enseignement se fait uniquement dans la langue cible (pas de traduction).


 On apprend par exposition directe à la langue orale et écrite.

Objectifs :

 Favoriser l’immersion linguistique.


 Développer la compréhension et l’expression spontanée.

Forces :
 Accent mis sur l’oral.
 Réduction de la dépendance à la langue maternelle.

Limites :

 Difficulté pour les débutants sans support visuel ou gestuel.

Exemple concret :

 Pour enseigner le mot “chaise”, l’enseignant montre l’objet et le nomme en français sans
traduction.

3. Approche audio-orale
Principe :

 Basée sur la répétition de dialogues et la mémorisation d’automatismes.


 Inspirée du béhaviorisme (stimulus → réponse → renforcement).

Objectifs :

 Acquérir des réflexes linguistiques.


 Automatiser les structures grammaticales.

Forces :

 Bon entraînement à la prononciation et à l’intonation.


 Adaptée aux débutants.

Limites :

 Peu de réflexion sur le sens.


 Peut devenir monotone.

Exemple concret :

 Dialogue sur “commander au restaurant” appris par cœur, puis répété en changeant
quelques mots.

4. Approche structuro-globale audio-visuelle (SGAV)


Principe :

 Association d’images, de sons et de structures grammaticales globales.


 Utilise des dialogues fonctionnels accompagnés de supports visuels.

Objectifs :

 Compréhension globale avant l’analyse grammaticale.


 Apprentissage en contexte.

Forces :

 Contextualisation des apprentissages.


 Favorise la mémorisation grâce aux images.

Limites :

 Production orale parfois limitée à la répétition.

Exemple concret :

 Projection d’une séquence vidéo montrant “acheter du pain”, suivie de la répétition du


dialogue.

5. Approche communicative
Principe :

 Centrée sur l’usage réel de la langue pour communiquer.


 Importance de la compétence de communication (grammaire, vocabulaire,
sociolinguistique).

Objectifs :

 Être capable d’interagir dans des situations réelles.


 Développer les quatre compétences (compréhension orale, compréhension écrite,
production orale, production écrite).

Forces :

 Forte motivation des apprenants.


 Activités variées et interactives.

Limites :
 Moins de focus sur la grammaire systématique.

Exemple concret :

 Jeu de rôle “demander son chemin” dans une ville imaginaire avec un plan.

6. Approche actionnelle
Principe :

 Les apprenants sont vus comme des “acteurs sociaux” qui réalisent des tâches concrètes
en langue cible.
 Inspirée du CECRL (Cadre Européen Commun de Référence pour les Langues).

Objectifs :

 Utiliser la langue comme outil pour accomplir des actions réelles.


 Développer l’autonomie et la coopération.

Forces :

 Apprentissage centré sur l’apprenant.


 Lié à des projets motivants.

Limites :

 Demande une préparation pédagogique plus lourde.

Exemple concret :

 Projet “organiser un voyage” : les élèves préparent un itinéraire, un budget, et présentent


leur projet en français.

1. Approche traditionnelle (grammaire-traduction) – avant


1900
 Contexte historique : Dominante jusqu’au début du XXᵉ siècle. Utilisée pour
l’enseignement du latin, du grec puis des langues vivantes.
 Principe : Apprentissage de la langue par la grammaire explicite et la traduction de
textes. On part de la règle pour aller vers la pratique.
 Caractéristiques :
o Explication de règles grammaticales complexes.
o Exercices écrits, traduction phrase à phrase.
o Peu ou pas d’oral.
 Avantages :
o Bonne maîtrise grammaticale et écrite.
o Convient aux apprenants académiques.
 Limites :
o Pas adaptée à la communication réelle.
o Lenteur dans l’acquisition de compétences orales.

2. Méthode directe – années 1900–1950


 Contexte historique : Réaction à la méthode traditionnelle, influencée par les besoins de
communication (colonisation, échanges commerciaux).
 Principe : Immersion linguistique totale, pas de traduction.
 Caractéristiques :
o Enseignement exclusivement dans la langue cible.
o Introduction du vocabulaire à partir d’images et de situations concrètes.
o Accent sur la prononciation et la conversation.
 Avantages :
o Développement rapide de l’oral.
o Motivation accrue par l’usage direct de la langue.
 Limites :
o Néglige la grammaire explicite.
o Difficile avec de grands groupes ou peu de moyens visuels.

3. Méthode audio-orale – années 1950–1960


 Contexte historique : Popularisée aux États-Unis après la Seconde Guerre mondiale
(formation rapide des militaires).
 Principe : Basée sur le behaviorisme (répétition et conditionnement).
 Caractéristiques :
o Dialogues modèles mémorisés.
o Répétitions, substitutions, transformations.
o L’enseignant contrôle la progression.
 Avantages :
o Automatisation des structures de base.
o Bonne prononciation par entraînement.
 Limites :
o Langue artificielle, manque de spontanéité.
o Pas de réflexion sur la langue.
4. Approche structuro-globale audio-visuelle (SGAV) –
années 1960–1970
 Contexte historique : Développée en France pour répondre aux besoins de formation
linguistique rapide (ex. migrants, coopération internationale).
 Principe : Enseignement par situations globales, avec support audio-visuel.
 Caractéristiques :
o Présentation de dialogues filmés ou enregistrés.
o Vocabulaire et structures introduits en contexte.
o Progression basée sur la complexité des situations.
 Avantages :
o Favorise la mémorisation par association visuelle et auditive.
o Langue en contexte réel.
 Limites :
o Matériel coûteux.
o Peu de liberté créative pour l’apprenant.

5. Approche communicative – années 1970–1980


 Contexte historique : Influence de la linguistique pragmatique et des besoins de mobilité
en Europe (CEE).
 Principe : Apprendre une langue pour communiquer dans des situations réelles.
 Caractéristiques :
o Activités de communication authentique (jeux de rôle, simulations).
o L’accent sur les compétences (compréhension, expression).
o Erreurs tolérées si la communication est efficace.
 Avantages :
o Développement rapide des compétences pratiques.
o Motivation élevée.
 Limites :
o Parfois manque de rigueur grammaticale.
o Risque d’approximation.

6. Approche actionnelle – années 2000–aujourd’hui


 Contexte historique : Popularisée avec le Cadre européen commun de référence pour
les langues (CECRL), 2001.
 Principe : L’apprenant est un acteur social qui utilise la langue pour accomplir des
tâches concrètes.
 Caractéristiques :
o Objectifs définis en tâches finales (écrire un e-mail, préparer un voyage,
organiser un débat).
o Intégration des quatre compétences (oral/écrit, réception/production).
o Travail collaboratif et projets.
 Avantages :
o Ancrage dans la vie réelle.
o Développement global des compétences.
 Limites :
o Demande une bonne formation des enseignants.
o Nécessite un environnement riche en ressources.

1. Approche traditionnelle / grammaire-traduction


 Origine : Antiquité → généralisée au XIXᵉ siècle.
 Principe : Enseigner une langue comme on enseigne le latin ou le grec ancien.
 Objectif : Maîtriser la grammaire et le vocabulaire pour traduire et lire les textes.
 Méthode :
o Apprentissage des règles grammaticales avant la pratique.
o Traduction mot à mot des phrases (langue cible ↔ langue maternelle).
o Listes de vocabulaire à mémoriser.
 Avantages :
o Bonne maîtrise de la grammaire.
o Utile pour analyser des textes littéraires.
 Limites :
o Très peu d’oral.
o Communication réelle quasi absente.
o Peu motivant pour les débutants.

2. Méthode directe
 Origine : Fin XIXᵉ – début XXᵉ siècle, en réaction à la grammaire-traduction.
 Principe : Immersion totale dans la langue cible, sans recours à la traduction.
 Objectif : Reproduire le processus d’acquisition de la langue maternelle.
 Méthode :
o Tout se fait en langue cible.
o Accent sur l’oral, la prononciation, les situations concrètes.
o Observation et induction des règles.
 Avantages :
o Développement rapide de l’oral.
o Motivation accrue par l’immersion.
 Limites :
o Demande un enseignant très compétent à l’oral.
o Les apprenants peuvent avoir des lacunes écrites et grammaticales.
3. Approche audio-orale
 Origine : Années 1940–1950, aux États-Unis (inspirée du béhaviorisme et de la
linguistique structurale).
 Principe : Apprentissage par répétition et automatismes.
 Objectif : Former des réflexes linguistiques corrects.
 Méthode :
o Dialogues modèles à mémoriser.
o Exercices structuraux et répétitifs (drills).
o Importance de l’imitation et de la correction immédiate.
 Avantages :
o Automatismes solides à l’oral.
o Bonne prononciation initiale.
 Limites :
o Apprentissage mécanique.
o Peu de liberté créative.
o Difficulté à transférer les structures à de nouvelles situations.

4. Approche structuro-globale audio-visuelle (SGAV)


 Origine : Années 1960 en France (CREDIF).
 Principe : Présenter la langue dans des contextes visuels concrets et structurés.
 Objectif : Associer son, image et sens pour une mémorisation naturelle.
 Méthode :
o Utilisation de films fixes, images, bandes sonores.
o Situations complètes (globale) plutôt que phrases isolées.
o Acquisition de structures grammaticales en contexte.
 Avantages :
o Fort ancrage visuel et auditif.
o Contextualisation qui facilite la compréhension.
 Limites :
o Matériel lourd et coûteux.
o Moins adapté à l’apprentissage autonome.

5. Approche communicative
 Origine : Années 1970, Europe (Conseil de l’Europe, CECRL plus tard).
 Principe : La langue est d’abord un outil de communication sociale.
 Objectif : Développer la compétence de communication (linguistique, sociolinguistique,
pragmatique).
 Méthode :
o Activités centrées sur l’échange d’informations, la négociation de sens.
o Utilisation de documents authentiques.
o Tâches en interaction (jeux de rôle, débats, interviews…).
 Avantages :
o Utilisation réelle de la langue.
o Motivation forte grâce à la pertinence des situations.
 Limites :
o Moins de travail systématique sur la grammaire.
o Demande une bonne gestion de classe et des supports riches.

6. Approche actionnelle
 Origine : Années 2000, avec le CECRL (Cadre Européen Commun de Référence pour
les Langues).
 Principe : L’apprenant est un acteur social qui accomplit des tâches réelles.
 Objectif : Réaliser des projets concrets en langue cible.
 Méthode :
o Organisation des apprentissages autour de tâches finales (ex. organiser un
voyage, créer un journal de classe…).
o Intégration des quatre compétences.
o Travail collaboratif et projets interdisciplinaires.
 Avantages :
o Fort lien avec la vie réelle.
o Développement global des compétences.
 Limites :
o Demande une bonne planification.
o Peut désorienter les apprenants habitués aux méthodes plus classiques.

Approche communicative (années 1970 – aujourd’hui)


Contexte d’émergence

Dans les années 1970, la linguistique appliquée et la didactique des langues connaissent un
tournant majeur.
On constate que :

 Les apprenants qui suivent un enseignement traditionnel (grammaire-traduction ou audio-


visuel) savent souvent produire des phrases correctes, mais ne savent pas interagir
spontanément dans la vie réelle.
 Les échanges internationaux et la mobilité augmentent (voyages, études, travail), ce qui
impose une langue fonctionnelle et non seulement académique.
 Les travaux de Hymes sur la compétence communicative (1972) montrent que la
maîtrise d’une langue ne se réduit pas à connaître sa grammaire, mais inclut la capacité à
l’utiliser dans des situations concrètes.

Principes clés

1. La langue est d’abord un outil de communication


o L’objectif prioritaire n’est pas de « parler parfaitement », mais de se faire
comprendre.
2. Priorité aux actes de parole
o On enseigne la langue par fonctions (demander, se présenter, raconter, inviter…)
plutôt que par notions grammaticales seules.
3. Interaction réelle
o Les activités simulent ou reproduisent des situations de la vie quotidienne.
4. L’erreur est normale
o On tolère les erreurs tant qu’elles ne bloquent pas la communication.
5. Intégration des compétences
o Compréhension orale, compréhension écrite, expression orale, expression écrite
sont travaillées ensemble dans un contexte communicatif.

Méthodologie

 Démarrage par le sens, pas par la règle : on part d’une situation concrète (ex.
commander un café) puis on déduit les structures nécessaires.
 Utilisation de documents authentiques : publicités, horaires, menus, extraits vidéo,
conversations réelles.
 Travail en groupe ou en binôme : jeux de rôle, simulations, débats.
 Tâches communicatives : préparer un itinéraire, négocier un prix, organiser une sortie.

Rôle de l’enseignant

 Facilitateur et non plus simple transmetteur de savoir.


 Crée un environnement riche en échanges et encourage la prise de parole.
 Corrige de manière indirecte, souvent après l’activité pour ne pas bloquer la fluidité.
Avantages

 Rend l’apprentissage plus motivant et proche des besoins réels.


 Développe l’autonomie et la confiance en soi de l’apprenant.
 Prépare mieux aux situations authentiques que les approches purement grammaticales.

Limites

 Peut donner l’impression que la grammaire est négligée si elle n’est pas réintégrée
intelligemment.
 Demande beaucoup de préparation et de créativité de la part de l’enseignant.
 Peut être difficile à appliquer avec de très grands groupes ou en contexte scolaire rigide.

Pédagogie différenciée
📆 Apparition : années 1970-1980 (officialisation dans les années 1980 en France)
📌 Contexte :

 Les enseignants se rendent compte que leurs classes sont de plus en plus hétérogènes :
différences de niveaux, d’origines socioculturelles, de rythmes d’apprentissage.
 On abandonne progressivement l’idée qu’un enseignement identique convient à tous.
 En France, Philippe Meirieu et Louis Legrand popularisent le concept.

Principes fondamentaux

 Partir des besoins réels de chaque élève plutôt que d’appliquer un programme identique
à tous.
 Adapter :
o Les contenus (ce qu’on enseigne)
o Les processus (comment on enseigne)
o Les productions (ce qu’on demande à l’élève)
o Les rythmes (temps accordé pour apprendre)
 L’égalité des chances passe par des parcours différents pour atteindre les mêmes
objectifs.

Caractéristiques

1. Diagnostic préalable
Évaluer les acquis, les lacunes et les styles d’apprentissage avant de commencer.
2. Groupes de besoins flexibles
Pas de groupes fixes : les élèves changent selon les compétences à travailler.
3. Diversité des supports
Utilisation de textes, vidéos, jeux de rôle, schémas, activités pratiques, etc.
4. Autonomie
Les élèves travaillent à leur rythme sur certaines tâches.
5. Évaluation formative
On privilégie l’évaluation continue et les retours constructifs.

Avantages

 Permet de réduire l’échec scolaire.


 Respecte les rythmes et styles d’apprentissage.
 Favorise l’engagement des élèves.

Limites

 Demande une préparation lourde pour l’enseignant.


 Risque de stigmatisation si les groupes sont mal gérés.
 Nécessite des ressources variées et un suivi régulier.

Exemple concret en FLE

Objectif : Savoir se présenter à l’oral.

 Groupe A (débutants) : modèle écrit + répétition orale guidée.


 Groupe B (intermédiaire) : travail en binôme sans modèle écrit, improvisation.
 Groupe C (avancé) : présentation libre + ajout d’informations personnelles créatives.

7. L’Approche par compétences (APC)


1. Définition

L’APC est une méthode d’enseignement qui vise à amener l’apprenant à mobiliser ses
connaissances, savoir-faire et attitudes pour résoudre des situations concrètes et complexes.
L’objectif n’est pas seulement d’acquérir des savoirs théoriques, mais de savoir les utiliser dans
la vie réelle.
2. Origines

 Apparue dans les années 1990 dans les systèmes éducatifs anglophones.
 Adoptée et adaptée par plusieurs pays francophones (Belgique, Canada, Afrique,
Maghreb…).
 Elle est fortement inspirée de l’approche actionnelle du CECRL, mais va plus loin en
mettant l’accent sur la maîtrise intégrée des savoirs.

3. Principes fondamentaux

1. La compétence comme finalité


o Une compétence = savoir mobiliser un ensemble de ressources (connaissances,
techniques, attitudes) pour agir efficacement dans une situation donnée.
2. Apprentissage contextualisé
o On met les apprenants dans des situations-problèmes réalistes (scénarios proches
de la vie ou du métier).
3. Évaluation par tâches complexes
o On ne se contente pas de vérifier les connaissances, on évalue la capacité à agir
dans une situation.
4. Intégration des savoirs
o Les savoirs (grammaire, lexique, culture, stratégies) ne sont pas enseignés
isolément, mais intégrés dans des projets ou tâches.

4. Objectifs

 Développer des compétences transférables dans différents contextes.


 Préparer les apprenants à la vie professionnelle et sociale.
 Rendre l’apprentissage plus concret, motivant et durable.

5. Rôle de l’enseignant

 Concepteur de situations-problèmes : créer des tâches qui sollicitent plusieurs


compétences à la fois.
 Guide et facilitateur : accompagner l’élève dans la mobilisation de ses ressources.
 Évaluateur par observation et analyse : juger la performance sur la base de critères
clairs.
6. Rôle de l’apprenant

 Acteur de son apprentissage.


 Mobilise et combine ses connaissances, savoir-faire, attitudes.
 Apprend à apprendre : développe des stratégies d’auto-formation.

7. Avantages

 Formation pratique et utile pour la vie réelle.


 Évaluation plus authentique que les tests purement théoriques.
 Encourage l’autonomie et la prise d’initiative.

8. Limites

 Complexité à concevoir des tâches vraiment pertinentes.


 Demande plus de temps de préparation.
 Nécessite souvent une formation spécifique des enseignants.

9. Exemple concret (FLE – Niveau B1)

Situation-problème :
"Vous travaillez dans une association qui accueille des étudiants étrangers. Vous devez préparer
un guide d’accueil de 2 pages contenant des informations pratiques (logement, transports,
démarches administratives, loisirs)."

Compétences mobilisées :

 Compréhension écrite (analyser des documents administratifs).


 Production écrite (rédiger un texte clair et structuré).
 Connaissance culturelle (règles et habitudes du pays).
 Compétences organisationnelles (mise en page, hiérarchisation des infos).

7. Approche mixte / intégrative

Définition

 C’est une combinaison réfléchie de plusieurs approches (structurale, communicative,


actionnelle, etc.), choisies selon les besoins, le contexte et le profil des apprenants.
 Elle s’appuie sur l’idée qu’aucune approche unique ne peut répondre à toutes les
situations pédagogiques.
Objectif principal

 Exploiter les avantages de chaque approche pour créer un dispositif d’enseignement


efficace et équilibré.

Caractéristiques

1. Souplesse méthodologique : l’enseignant adapte les stratégies selon les objectifs, le


niveau, l’âge, la culture et les besoins spécifiques des apprenants.
2. Complémentarité :
o L’approche structurale pour travailler la grammaire et la correction linguistique.
o L’approche communicative pour développer l’aisance et l’interaction.
o L’approche actionnelle pour donner du sens à l’apprentissage par des projets.
3. Séquençage intelligent : alternance entre activités ciblées (drills, exercices structuraux)
et activités libres (jeux de rôle, tâches réelles).
4. Personnalisation : prise en compte des styles d’apprentissage (visuel, auditif,
kinesthésique).

Avantages

 Très adaptable.
 Répond aux attentes hétérogènes dans un même groupe.
 Permet de travailler toutes les compétences linguistiques de manière équilibrée.

Limites

 Demande une forte compétence professionnelle de l’enseignant pour doser et combiner


correctement les approches.
 Risque de manque de cohérence si mal planifiée.

Exemple concret

 Dans un cours de FLE pour adultes débutants :


o Utiliser des exercices structuraux pour introduire les conjugaisons au présent.
o Passer à des jeux communicatifs pour réutiliser ces verbes dans des dialogues.
o Conclure par une tâche actionnelle : organiser en groupe un plan de sortie (lieu,
date, activités) en utilisant les verbes appris.

Frise chronologique de la didactique des langues

 XVIIᵉ siècle – Méthode grammaire-traduction (très académique, centrée sur la traduction


et la grammaire).
 Fin XIXᵉ siècle (vers 1880) – Méthode directe (priorité à l’oral, immersion sans
traduction).
 Années 1950 – Méthode audio-orale (inspirée du béhaviorisme, répétition et dialogues).
 Années 1960 – Méthode structuro-globale audiovisuelle (SGAV) (images + sons,
apprentissage structuré).
 Années 1970 – Approche communicative (interaction et situations réelles).
 Années 1980-1990 – Approches éclectiques (mélange de méthodes, adaptation aux
besoins).
 Années 2000 – Approche actionnelle (CECRL, l’apprenant acteur social accomplissant
des tâches).

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