0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
11 vues43 pages

24 25 Contraception

Transféré par

jih ane
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
11 vues43 pages

24 25 Contraception

Transféré par

jih ane
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Contracep*on

Enseignant Intervenant
Professeur Amal BOUZIYANE
Semestre
S10
Module
Année universitaire Gynécologie Obstétrique
2024-2025

www.um6ss.ma
Objec&fs pédagogiques:

Après ce cours, l’étudiant doit être capable de:


1. Expliquer les moyens d’ac6on des différentes méthodes contracep6ves
2. Mener un counseling contracep6f
Introduc)on

• Contracep)on: L'u&lisa&on d'agents, de disposi&fs, de méthodes ou de procédures


pour diminuer la probabilité de concep&on ou l'éviter. (défini&on de l’OMS)

• Condi&ons de toute méthode contracep&ve :


Ø Innocuité́
Ø Réversibilité́
Ø Efficacité́
Ø Acceptabilité́

• Enjeu social, économique, sanitaire, mental et même poli&que

3
Introduc)on

Différentes méthodes contraceptives

• Hormonales : oestro-progesta0ves ou progesta0ves, pilules,


injectable, patch, anneau vaginal, implant ou disposi0f intra utérin

• Disposi0f intra-utérin

• Contracep0on vaginale: Condom ,Ovules , Spermicide, Tampons,


Eponges

• Con0nence périodique

• Contracep0on masculine

4
Contracep*on hormonale

6
Contracep*on hormonale –oestro-progesta*ve

• Associa'on d’un estrogène naturel (17-estradiol, estétrol) ou de synthèse


(éthinylestradiol) et d’un progesta'f de synthèse.

• La grande majorité des pilules disponibles con'ent de l’éthinylestradiol.

• On dis'ngue, selon la nature du progesta'f, les pilules de première (1G), deuxième (2G),
troisième (3G), voire quatrième généra'on (4G).

• L’introduc'on de progesta'fs de moins en moins androgéniques et de plus en plus


an'gonadotropes a permis d’améliorer progressivement la tolérance de la pilule et de
réduire le dosage en estrogène.

• La pilule améliore le confort de vie en réduisant fortement les troubles du cycle et la


pathologie gynécologique fonc'onnelle.

• Elle diminue l’incidence des cancers de l’ovaire, de l’endomètre, du côlon-rectum, et la


mortalité prématurée par cancer.
Contracep*on hormonale –oestro-progesta*ve

• Le principal risque de la pilule est une augmenta2on des maladies cardiovasculaires, en


par2culier des accidents thromboemboliques veineux (TEV).

• Les estrogènes sont les seuls responsables directs de ces accidents, mais leur ac2on est
modulée par la nature du progesta2f.

• En comparaison avec l’incidence naturelle, le risque rela2f d’accident TEV sous pilule est
de l’ordre de 2 à 3 avec les pilules 2G et de 4 à 6 avec les pilules 3G/4G, ce qui jus2fie de
prescrire en première inten2on une pilule 2G.

• Ce risque TEV est maximal dans les premiers mois suivant le début de la prise de la pilule
chez une adolescente. Il est également augmenté par le tabagisme et après 35 ans.

• Des arguments cliniques et biologiques encore peu nombreux suggèrent que le risque
TEV ne serait pas ou peu augmenté par les pilules au 17-estradiol et à l’estétrol.

• La préven2on des accidents cardiovasculaires impose un strict respect des contre-


indica2ons de la pilule.
Classification des progestatifs de synthèse

Dérivés de la nortestostérone
Dérivés de la
Dérivé de la
17-hydroxy-
1ère 2ème 3ème et 4ème spirolactone
progestérone
génération génération génération

Acétate de
Noréthistérone Norgestrel Désogestrel Drospirénone
chlormadinone

Norgestriénone Lévonorgestrel Gestodène


Acétate de
Lynestrénol Norgestimate cyprotérone
Classification des contraceptifs oraux combinés

• Pilule de 1ère généra9on: E$nyl Estradiol (EE) + noréthistérone, forte ac$vité


androgénique, souvent mal tolérée.

• Pilule de 2ème généra9on: E$nyl Estradiol (EE) + norgestrel ou son isomère le


lévonorgestrel

• Pilule 3ème généra9on: E$nyl Estradiol (EE) + norges$mate ou gestodène ou


désogestrel

• Pilule de 4ème généra9on: groupe hétérogène, le progesta$f ne dérive pas de la


testostérone.

• Pilule séquen$elle ou combinée: monophasique, biphasique, triphasique…


• Patch
• Anneau vaginal

10
Rappel : Mode d’ac-on

Trois niveaux d’ac0on des progesta0fs:

• inhibi-on de l’ovula-on : le progesta0f diminue la sensibilité


ovarienne à l’hormone folliculos0mulante et inhibe le pic
d’hormone lutéinisante, empêchant ainsi la croissance
folliculaire, la produc0on d’estradiol et l’ovula0on

• modifica-on de la glaire cervicale qui empêche les


spermatozoïdes de franchir le col utérin

• modifica-on de l’endomètre qui devient impropre à la nida0on.

11
Rappel Mode d’action

Composante estrogénique :

• par2cipe à l’effet an2gonadotrope, inhibi2on de la matura2on


folliculaire

• permet principalement de stabiliser l’endomètre: pas de


saignements non prévus, hémorragies de priva2on à intervalles
réguliers

• compense la carence estrogénique induite par l’ac2on


an2gonadotrope du progesta2f.

12
Rappel : Effets secondaires et complications

Progesta)fs Œstrogènes

Effets androgéniques: Risque thromboembolique


séborrhée, acné, diminu8on veineux
du HDL cholestérol
Risque vasculaire artériel
Effets minéralocor8coïdes :
réten8on hydrosodée, Autres: mastodynies, nausées,
œdèmes troubles de l’humeur,
céphalées

13
Contraception hormonale –progestative

• Longtemps considérée comme une contracep1on de deuxième inten1on, en


alterna1ve à la contracep1on combinée, notamment chez les femmes chez qui les
estrogènes sont contre-indiqués ou non souhaités.

• La démonstra1on d’une efficacité comparable, de l’absence de risque


cardiovasculaire associée à son u1lisa1on, et la mise à disposi1on de nouveaux
modes d’administra1on permeBent de considérer la contracep1on par progesta1fs
comme une contracep1on de première inten1on.

• De mul1ples formula1ons sont disponibles pour répondre à des besoins individuels


variés de contracep1on : comprimé ; implant ; injec1on ; disposi1f intra-utérin.

• Les formes de longue durée d’ac1on ont une efficacité indépendante de l’observance,
supérieure à celle de la forme orale.
Contracep*on hormonale –progesta*ve

• Les troubles menstruels sont les principaux effets indésirables et peuvent être à l’origine
d’abandon de la méthode. Une informa=on préalable est essen=elle pour augmenter
l’acceptabilité de ce?e contracep=on.

• Au long cours, le principal bénéfice de son u=lisa=on est la réduc=on des saignements
menstruels. Contrairement à la contracep=on combinée, il n’existe pas d’augmenta=on
du risque vasculaire, artériel ou veineux. Ce?e contracep=on peut donc être prescrite
chez les femmes à risque vasculaire.

• Il n’y a pas de risque carcinologique mis en évidence à ce jour, mais les données sont
limitées.

• Les modulateurs des récepteurs à la progestérone, déjà u=lisés en contracep=on


d’urgence, pourraient être développés pour la contracep=on régulière.
Composi'on

Progesta)fs ayant une autorisa)on de mise sur le marché (AMM) en contracep)on en


France selon leur mode d’administra)on, leur dosage et leur efficacité. (EMC 2017)

17
Dispositifs intra-utérins au lévonorgestrel :
modèles selon leur dosage en lévonorgestrel
(EMC 2017)
A. Diamètre du tube inserteur : 3,8 mm. 1. Anneau d’argent
visible à l’échographie.
B. Diamètre du tube inserteur : 4,8 mm.

Implant à l’étonogestrel
A. Implant.
B. Dispositif d’implantation.

18
Mode d’ac)on
Trois niveaux d’ac0on des progesta0fs:

• inhibi)on de l’ovula)on : le progesta0f diminue la sensibilité


ovarienne à l’hormone folliculos0mulante et inhibe le pic
d’hormone lutéinisante, empêchant ainsi la croissance
folliculaire, la produc0on d’estradiol et l’ovula0on

• modifica)on de la glaire cervicale qui empêche les


spermatozoïdes de franchir le col utérin

• modifica)on de l’endomètre qui devient impropre à la nida0on.

• diminu0on du péristal0sme tubaire et de la mo0lité́ ciliaire +/-

19
Disposi&f intra utérin

20
Contracep*on mécanique – disposi*f intra utérin

• Une des contracep,ons les plus u,lisées au monde.

• Méthode simple, efficace et réversible.

• Le mode d’ac,on contracep,f se situe au niveau des trompes et des spermatozoïdes,


ainsi qu’au niveau de la cavité utérine : les phénomènes inflammatoires altèrent la
valeur fonc,onnelle des trompes et des spermatozoïdes et, empêchent la féconda,on
pour les disposi,fs au cuivre.
Contracep*on mécanique – disposi*f intra utérin
Contracep*on vaginale

23
Contracep*on vaginale –

• Les contracep,ons vaginales u,lisent une barrière physique ou chimique pour


empêcher les spermatozoïdes de monter dans la filière génitale et empêcher ainsi
la féconda,on.

• Les barrières vaginales physiques sont les préserva,fs féminins, les diaphragmes et
les capes cervicales.

• Les barrières chimiques sont les spermicides qui existent sous forme d’ovules, de
crèmes ou d’éponges.
Contracep*on vaginale –

• Avantage majeur : totale innocuité.

• Elles sont (supposées) faciles d’u;lisa;on et ne jus;fient pas d’une consulta;on


avec un professionnel de santé sauf pour certains diaphragmes qui nécessitent une
mesure.

• Elles sont faciles à interrompre s’il y a désir de grossesse ou plus besoin de


contracep;on.
• Le taux de grossesse retrouvé dans toutes les études les classe parmi les
contracep;ons les moins efficaces.
• L’efficacité des spermicides seuls est faible et est meilleure en associa;on au
diaphragme ou à la cape cervicale.
• Si le préserva;f féminin est plus fiable sur le plan de la préven;on des grossesses,
elle est aussi la seule contracep;on féminine à prévenir des IST et de la
contamina;on par le VIH.
Contracep*on vaginale –

• Elles peuvent etre u+lisées comme contracep+on régulière, lors de chaque rapport
sexuel ou en associa+on avec les méthodes naturelles pendant les périodes
iden+fiées comme à risque de grossesse.

• Elles peuvent être u+lisées dans l’a>ente de la mise en place d’une méthode à long
terme ou dans les périodes de moindre risque de grossesse (post-partum avec
allaitement, périménopause).

• L’informa+on sur leur mode d’u+lisa+on se doit d’être complétée par une
informa+on sur les contracep+ons d’urgence hormonale ou par DIU.
Contracep*on vaginale – diaphragme

• .
Contracep*on vaginale – cape cervicale et préserva*f féminin

• .
Contracep*on masculine
Contracep*on masculine – Méthodes classiques

Coitus interruptus
• Méthode qui consiste à re3rer le pénis du
• Méthode du retrait ou coitus vagin avant l’éjacula3on.
interruptus
• Préserva3f • Points forts: Simplicité, gratuité et absence
• Vasectomie
de contre-indica3ons médicales ou morales.

• Efficacité: faible, risque important en cas de


rapports réguliers.

• Acceptabilité : variable en fonc3on des


popula3ons, souvent faible car gêne à
l’accomplissement de l’acte sexuel

• Réversibilité:constante

• Sécurité : totale
Contracep*on masculine – Méthodes classiques

Vasectomie
C’est un procédé chirurgigal qui consiste à isoler
• Méthode du retrait ou coitus le déférent chirurgicalement, à le couper puis à
interruptus le coaguler et/ou à l’occlure.
• Préserva3f
• Vasectomie
•Efficacité : élevée (moins de 1% de taux
d’échec), après installa3on de l’azoospermie
(environ trois mois après vasectomie)

•Acceptabilité : bonne chez les hommes ayant


opté pour une technique de stérilisa3on

• Réversibilité : faible (stérilisa3on)

• Sécurité: non médicamenteux, n’aQeignant


pas la libido, l’humeur et la santé physique,
n’entraînant pas de douleur
Contracep*on masculine – Méthodes classiques

Préserva*f
• Efficacité : variable, fonc3on de l’u3lisa3on
• Méthode du retrait ou coitus correcte et constante de la méthode
interruptus
• Préserva3f • Acceptabilité: variable en fonc3on des
• Vasectomie
popula3ons, meilleure dans les popula3ons
ayant disposé d’une informa3on

• Réversibilité: constante

• Sécurité : seule méthode contracep3ve


permeDant de prévenir les maladies
sexuellement transmissibles
Contracep*on masculine – Méthodes à l’étude

• Contracep*on hormonale

• Vaccina*on an* spermatozoide

• Méthodes thermiques: ultrasons, sous vêtements thermiques, cryptorchidie


ar*ficielle

• Autres : extraits de plantes : Neem, Gossypol…


Contracep*on d’urgence
Contracep*on d’urgence

• À l’échelon individuel, l’u/lisa/on d’une contracep/on d’urgence permet de prévenir la


survenue d’une grossesse avec une efficacité d’environ 80 % pour le lévonorgestrel ou
l’ulipristal et de près de 100 % pour le disposi/f intra-utérin (DIU) au cuivre.
• La sécurité de la méthode est excellente et il n’y a aucune situa/on dans laquelle les
risques d’u/liser la contracep/on d’urgence sont supérieurs à ses bénéfices.

• À l’échelon d’une popula/on, aucune étude n’a réussi à démontrer que l’augmenta/on
de l’u/lisa/on de la contracep/on d’urgence a permis de diminuer le taux de
grossesses ou le taux d’interrup/ons volontaires de grossesses (IVG).

• Le principal problème est que la plupart des femmes n’u/lisent pas la contracep/on
d’urgence car elles ne se reconnaissent pas comme à risque d’être enceintes
Contracep*on d’urgence
• Méthode de secours u-lisable avant la 72 éme heure après le
rapport supposé fécondant: rapport imprévu, viol.

• Contracep-on hormonale:
Ø Progesta-fs: Lévonogestrel à forte dose 1cp de 1,5mg de
levonorgestrel, dans les 72h
Ø Ulipristal Ac 30mg, dans les 5 jours après selon l’AMM

• Le D.I.U.:
Peut être placé de 1 à 10 jours suivant le rapport non protégé.
Risque infec-eux+++

36
Counselling en contracep0on/ planifica0on
familiale

39
Counseling

• Etape essen)elle avant toute prescrip)on de contracep)on

• Permet de passer en revue les préférences et les croyances


des couples mais aussi et surtout les contre indica)ons
rela)ves aux différentes méthodes

• Respect
• In)mité
• Empathie
• Rigueur scien)fique

40
V. Counseling

2. Recueillir les 3. Examiner la 4. Exposer les


1. Iden'fier le besoin
antécédents pa'ente différentes méthodes

5. Expliquer les CI 7. Expliquer les


rela'ves aux méthodes 6. Prescrire la méthode éléments de suivi et la 8. Faire répéter
écartées conduite en cas d’oubli

41
Conclusion

Vous aimerez peut-être aussi