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Vine K

Le document présente une étude détaillée sur la mine de Kwatebala, exploitée par Tenke Fungurume Mining S.A., incluant son histoire, sa méthode d'exploitation, et des informations géographiques et géologiques. Le gisement de Kwatebala, riche en cuivre et cobalt, est situé dans le district de Tenke Fungurume, caractérisé par un climat tropical et une géomorphologie complexe. L'analyse inclut également des aspects de la tectonique et de la lithostratigraphie du Katanguien, soulignant l'importance géologique de la région.

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Le document présente une étude détaillée sur la mine de Kwatebala, exploitée par Tenke Fungurume Mining S.A., incluant son histoire, sa méthode d'exploitation, et des informations géographiques et géologiques. Le gisement de Kwatebala, riche en cuivre et cobalt, est situé dans le district de Tenke Fungurume, caractérisé par un climat tropical et une géomorphologie complexe. L'analyse inclut également des aspects de la tectonique et de la lithostratigraphie du Katanguien, soulignant l'importance géologique de la région.

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Chapitre I : GENERALITES SUR LA MINE DE KWATEBALA

I.1Introduction
La société Tenke Fungurume Mining S.A est l’une de plus grande société
du Congo qui exploite les gisements de Tenke-Fungurume à ciel ouvert, deux communautés
voisines ou elle tire son nom. A l’époque coloniale la société appartenait à l’Union Minière
du Haut Katanga(UMHK) qui est passé à la Générale de Carrière de Mine (GECAMINES)
après l’indépendance de la RDC en 1960.Les gisements de Tenke Fungurume ont été
exploré premièrement par l’Union Minière du Haut Katanga 1918, mais jamais ne mis en
production par manque jusque-là d’une technologie appropriée.
I.2 Méthode d’exploitation
La société TFM exploite les minerais de cuivre et de cobalt dans
l’ensemble de ces mines à ciel ouvert par la méthode de fosses emboitées. Les excavatrices
(chargeuse & pelles) travaillent sur des bancs de 7,5m et de talus de 16m de hauteur. Ces
machines, équipées de godets de capacité nominale de 25 𝑚3 (grosse pelle) et 24
𝑚3(chargeuse) appelées à charger des bennes de capacité nominale de 100 tonnes (benne
Caterpillar, bennes houle Max) pour l’acheminement des matériaux constituant les minerais,
pour le stérile (les bennes TONLY). Les engins roulent sur des rampes qui ont une pente de
10% et une largeur de 22m permettant à deux engins de se croiser en sens contraire sans
problème.
I.3 Aperçu géographique
I.3.1 Localisation de Tenke Fungurume mining
Le district de Tenke Fungurume est localisé dans la partie méridionale de
la province du Lualaba en République démocratiques du congo.il est situé à environ 185km,
au Nord-ouest de la ville de Lubumbashi, la concession de Tenke-Fungurume couvre une
superficie d’environ 1600 km2 compris entre les parallèles 26° 05’et 26°20’ de longitude Est
et 10°30’et 10°40’de latitude
Sud. Voir figure (1.1 ci-dessous.)
Figure I -1 Localisation du secteur d’étude et principales voies d’accès, Google
Le gisement de Kwatebala fait partie de la concession minière de Tenke Fungurume, il est à
environ 20 Km de la cité minière de Fungurume. Il s’étend du Nord au Sud sur plus ou
moins 2000 mètres. Il se présente sous forme d’un grand affleurement dont le relief culmine
à la cote 1490 suivant la direction Nord-Sud, la concession est essentiellement caractérisée
par des excroissances en cuivre et cobalt, c’est-à-dire qu’elle comprend plusieurs écailles vu
son potentiel géologique estimé à 79.800.000 tonnes de minerais titrant en moyenne
1,81%Cu et 0,34%Co et qui semble être fortement intéressant aux yeux de l’exploitant. Ce
pour quoi nous allons contribuer à cette étude de la stabilité du flanc Nord de ladite mine
(figure 1.2)
Figure I -2 Concession minière des gisements Tenke Fungurume, les points en verts indiquent les
écailles minéralisées
I.3.2 Climat et végétation
Le district minier de Tenke Fungurume est situé dans une région à climat
tropical caractérisé par l’alternance de deux saisons :
 Une saison de pluies qui s’étend de novembre en avril,
 Une saison sèche qui va d’avril en octobre.
La moyenne annuelle des températures dans cette région avoisine 21°C et celle de
précipitations est de 1200 mm/an. Il convient toutefois de noter que le climat présente un
caractère tempéré et continental lié à l’altitude et à l’éloignement par rapport aux masses
océaniques.
La végétation du Katanga méridional se compose de 4 unités principales :
 Forêt claire (ou miombo) : couvrant plus de 80%du territoire et comprenant de grands arbres
et une herbacée graminéenne ;
 Forêt dense sèche (ou le Muhulu) : caractérisée par un peuplement des différents types de
strates de taille moins grande par rapport à la forêt dense humide. Le Muhulu peut se
retrouver dans les sites ou affleurent des curasse latéritique ;
 foret galerie (ou le mushitu) : comprend d’étroites bandes couvant les rives de certaines
rivières et les alentours des zones marécageuses ;
 savane et steppes : surtout herbeuse, les savanes et steppes s’associent aux cuirasses
latéritiques ou à la découverture sableuse caractéristique des hauts plateaux.
I.4 Géomorphologie et hydrographie
Le relief du Lualaba et du Haut Katanga comporte une succession de hauts
plateaux d’altitudes comprises entre 1200 et 1400 m d’altitude. Ceux-ci sont généralement
érodés avec certains sommets qui culminent à plus 1600 m d’altitude. Trois zones distinctes
sont connues, à savoir:
 la zone occidentale et orientale formée d’une série de zones de plateaux avec localement
quelques crêtes rocheuses, le long de la crête Congo-Zambèze ;
 la deuxième unité faite des plaines allant de l’ouest de la zone frontière occidentale jusqu’à
la rivière Luapula ; Enfin, le massif du Sud-Est de la Muniengashi.
Le réseau hydrographique est contrôlé par la structure géologique d’une part et par le relief
d’autre part. Cette relation se manifeste par de principaux cours d’eaux qui partent de la
crête de partage du bassin hydrographique du fleuve Congo et du fleuve Zambèze coulant du
Sud vers le Nord et de l’Est vers l’Ouest. Quant à la concession de Tenke-Fungurume elle
est drainée par un réseau hydrographique constitué de 4 rivières principales :
 la rivière Dipeta qui est un affluent de la Lufira qui prend sa source près de Tenke et
s’écoule de l’ouest vers l’est ;
 la rivière Tshilongo ;
 la rivière Mofya ;
 la rivière Kalangile qui se jette dans la Dipeta.
I.5 Aperçu géologique
Le gisement de Kwatebala appartient à la série des mines du Roan dans le
Katanguien. Il est constitué de deux corps minéralisés (Ore Bodies) appelés Ore Body
Inférieur (OBI) et Ore Body Supérieur (OBS). Ces corps minéralisés sont superposés et
séparés par une intercalation des roches stériles ou minéralisées le long des contacts, ce qui
peut élargir les ore bodies
Trois chaînes orogéniques d’âge protérozoïque ont été reconnues dans le Sud-Est de
la RDC (8) Ces domaines plissés présentent des traits structuraux et lithologiques distincts.
Ils sont recouverts par des formations géologiques phanérozoïques restées tabulaires. Il
s’agit de :
 la chaîne Ubédienne et le Bloc de Bangweulu (Paléo protérozoïque) ;
 la chaine Kibarienne (Méso protérozoïque) ;
 la chaine Katanguienne (Néo protérozoïque).
Dans le cadre de ce travail, nous présenterons les détails des formations du Néo
protérozoïque
I.5.1 Lithostratigraphie du katanguien
Le Super-Groupe du Katanguien constitue une chaîne située entre le
craton du Congo et le craton de Kalahari. Il s’agit d’une chaine qui s’étend du Nord de la
Zambie jusqu’en RD. Congo et définissant l’arc Lufilien. Il est constitué de roches
sédimentaires.
La litho stratigraphie du Katanguien est subdivisé de bas vers le haut par :
(Voir tableau 1.I)
 le Groupe de Roan;
 le Groupe de Nguba ;
 le Groupe de Kundelungu.

Tableau 1-1 Synthèse litho stratigraphique du katanguien François 1973 ; Cailteux et al


1994
Super Groupe Sous- Formatio Lithologie
Groupe Groupe ns
± 500 Biano Arkoses,
Ma Ku conglomérats, grès
3 argileux
Kundelung Ngule Sampwe Pélites
u Ku 2 2.3 dolomitiques,
Ku argilo- microgréseux
Kiubo Ku Grès dolomitiques,
2.2 microgrès et
± 620 Pélites
Ma Mongwe Pélites dolomitiques,
microgrès et grès
2.1
Lubudi K Alternance calcaires et
Gombel 1.4 lits sablocarbonatés
a Kanianga Shales et microgrès
Ku 1 1.3 carbonatés
Lusele Ku Calcaire rose
1.2
Kyandamu Petit conglomérat
Ku (tillite/diamictite)
1.1
Bunkeya Monwezi Grès dolomitiques,
Ng 2 2.2 microgrès et pélites
Nguba Katete Ng Grès dolomitiques
Ng 2.1 alternant avec shales
Katangie Kipushi Dolomies et shales
n Muombe Ng 1.4 dolomitiques
Ng 1 Kakontwe Calcaire et Dolomies
Ng
1.3
Kaponda Shales carbonatés et
1.2 microgrès
Mwale Ng Grand conglomérat
1.1 (tillite/
diamictite)
± 750 Kanzadi R Grès, alternance shales et
Ma Mwashy 4.3 de microgrès
a Kafubu R Shales carbonatés
R4 4.2
Kamoya R Shales dolomitiques,
4.1 microgrès, grès, niveaux
conglomératiques et
cherts
Kansuki R Dolomies avec
Dipeta 3.4 intercalations
R3 volcanoclastiques
Mofya R Dolomies, microgrès
3.3 dolomitiques et arénites
Roan R 3.2 Microgrès argilo-
R dolomitiques avec
intercalations de grès
feldspathiques ou de
dolomies
R.G.S. Microgrès argilo-
R3.1 dolomitiques (roches
gréso schisteuses).
Mines Kambove Dolomies argilo-
R2 R 2.3 talqueuses laminaires et
stromatolitiques
S.D R 2.2 Shales dolomitiques avec
3 horizons carbonés
Kamoto R Dolomies
2.1 stromatolitiques (RSC),
dolomies silicifiées et
arénitiques (RSF/D.strat.)
et Microgrès argilo-
dolomitiques grises (RAT
grise)
R.A.T Microgrès argilo-
R dolomitiques rouges et
1 des grès RAT lilas.
La base de la RAT n’est pas bien connue
‹ 900 Ma Conglomérat de base

I.5.2 La tectonique du katanguien


L’évolution tectonique de l’arc Lufilien a été définie en 3 phases. La phase
D1 ou phase Kolwezienne correspond à la phase majeure de plissement et de chevauchement
avec une direction de transport des structures vers le Nord. Le cœur des anticlinaux est
souvent affecté par des failles et occupé par des brèches tectoniques (figure 1.3 ci-dessous.)
La phase D2 ou phase Monwezienne affecte les terrains plissés et chevauchés par des failles
décrochantes senestres orientées E-W dans la partie Ouest de la ceinture (système des failles
Monweziennes). Ces failles sont souvent injectées des brèches des formations géologiques
recouvrant le Roan. L’incurvation de l’arc est interprétée par Kampunzu et Cailteux (1999)
comme consécutive à la tectonique décrochante de la D2.
La phase D3 ou phase Chilatembo est considérée comme responsable des plis droits et
ouverts de direction NE-SW orthogonaux à l’arc et des plis conjugués de direction N160-
N170°E et N7080°E dans la partie Est de la ceinture, suggérant une compression orientée
NW-SE.
Les études récentes 2013 sur l’évolution tectonique de l’arc Lufilien et son avant pays
mettent en évidence 8 stades de déformation plicative et 2 phases de déformation cassante
dont 5 sont Lufiliens associés aux deux phases orogéniques D1 et D2, les 3 autres stades
étant post-Lufiliens. La phase D1 ou Kolwezienne comprend deux stades cassants. (11)Le
stade1 associé à la compression majeure Lufilienne qui est caractérisé par des
chevauchements dont les failles caractéristiques sont essentiellement non minéralisées. Le
stade 2 initié par une compression radiale résultant à la structuration des méga brèches du
Roan. L’architecture arquée de la chaine Katanguienne est rattachée (10) à la phase D2, tout
comme la tectonique salifère ou d’extrusion rattachée au stade cassant 2 de la phase D1. Ce
phénomène d’incurvation ou « bending » des auteurs anglophones a été interprété par Kipata
(2013) comme résultat probable d’une compression contrôlée par des contraintes latérales
générées par l’érection de la chaîne Kibarienne au NW et le Bloc de Bangweulu à l’Est.
Figure 1-3 Carte de la structure de D1 et D3 dans sa partie congolaise de l'arc Lufilien (Modifié
d’après
La phase D2 ou Monwezienne correspond à son tour au stade cassant 3 de Kipata (2013) qui
définit le régime de la déformation comme étant décrochant, marqué par une déformation
transgressive caractérisée par des failles de décrochement d’extension régionale dont les
résultats sont enregistrés au- delà de l’Arc Lufilien. Il s’agit donc d’un tenseur de contrainte
régionale. Les stades cassants 4 et 5 (Kipata, 2013) qui suivent la phase D2 constituent
l’extension tardiorogénique qui a commencé par un développement de l’extension
perpendiculaire à l’arc (stade 4) pour s’accentuer vers le stade 5 par une extension parallèle à
l’arc (effondrement extensif ou extensionnel collapse des anglo-saxons). La phase D3 ou
Chilatembo correspond au stade 6 de Kipata (2013). Elle est post-orogénique et correspond à
l’inversion permo-triassique en décrochement transgressif qu’on retrouve également dans
d’autres régions d’Afrique. Après le stade 6, la région du SE du Katanga a subi une
extension intracontinentale liée à l’ouverture du Système de Rifts Est-Africains (stades 7 et
8). Le stade 7 correspond au système du Lac Tanganyika tandis que le stade 8 correspond à
celui du Lac Moero.
I.6 Minéralisation dans l’arc lufilien
Les minéralisations caractéristiques connues le long de l’arc Lufilien sont
principalement CuCo (U) dans le Roan et Cu-Pb-Zn dans le Nguba (figure 1.4) La
minéralisation Cu-Co stratiforme dans l’arc cuprifère Katanguien consiste en des sulfures
hypogènes précipités au cours des phases précoce et tardive de la diagenèse ainsi que
pendant l’orogenèse. (12), (13) suggèrent que les gisements Cu-Co se sont formés pendant
plusieurs stades qui sont :
 Le stade diagénétique précoce avec remplacement de l’anhydrite, par les sulfures; Le stade
diagénétique tardif; Le stade orogénique.

Figure 1-4 Carte de l'arc cuprifère central avec les endroits de dépôts
Quant aux minéralisations du type filonien, les minéralisations Zn-Cu-Pb liées au Nguba,
(14) Ce type de minéralisation a été rattaché aux gisements filoniens polymétalliques
distribués le long des failles majeures qui se sont développées pendant l’orogénie Lufilienne.
Les gîtes de fer sont principalement localisés dans le Mwashya inférieur au Katanga
méridional
Il s’agit de gîtes stratiformes dans lesquels le minerai s’exprime sous forme de magnétite,
d’oligiste ou de goethite et apparaît en bancs massifs ou rubanés. Ces occurrences ont pu
donc être classées dans la catégorie des formations itabiritiques.
I.7 Les formation de découverture
Les formations géologiques d’âge phanérozoïque sont caractérisées par un
ensemble de formations géologiques sédimentaires d’origine continentale.
Celles du Paléozoïque sont représentées par le Groupe de la Lukuga et sont constituées par
des shales, d’argilites, de grès, de psammites, de couches à houille.
Celles du Cénozoïque sont constituées par le Groupe de Kalahari formé d’un ensemble de
sables ocres et de grès polymorphes (grès calcaires et roches argileuses silicifiées).
Et enfin celles du Quaternaire sont représentées par des terres de recouvrement et les
alluvions récents.
I.8 Conclusion
Ce chapitre présente le site dans lequel nous avions eu a effectué notre
étude. Il passe par une présentation de l’entreprise, un aperçu historique, géographique,
climatique et enfin géologique du site.
Dont l’exploitation s’effectue à ciel ouvert par tranches successives. Etant donné que
l’exploitation à la mine de Kwatebala est indissociable du maintien de la stabilité de talus, il
est nécessaire de connaitre les différentes formations géologiques constituant notre mine de
Kwatebala, leurs propriétés, les phases tectoniques qu’a subi la région ainsi que la
minéralisation retrouvée qui est de types cupro-cobaltfère.

CHAP II : NOTIONS GENERALES SUR LES UNITES DE


CHARGEMENT DANS UNE MINE A CIEL OUVERT
Ⅱ.1 Introduction
Les unités de chargement sont des équipements indispensables dans
l’industrie minière, assurant l’extraction le chargement des matériaux (minerais, stérile) leur
choix et leur performance impactent directement la productivité, la sécurité et la rentabilité
des opérations, ces unités sont différentes de celle de la mine souterraine par rapport à leurs
capacités et autres caractéristiques.
Aujourd’hui les innovations technologiques comme l’automatisation et l’électrification
transforment ces unités en machines plus intelligentes plus efficaces et plus respectueuses de
l’environnement, cette étude explore les différents types d’unités de chargement leurs rôles
et les tendances futures qui façonnent leur évolution dans le secteur minier
Ⅱ.2 Définition et classification des unités de chargement dans une mine à ciel ouvert
Le chargement est une opération qui consiste à charger les matériaux dans
les unités des transports pour évacuer ces derniers. C’est une opération qui est réalisé à l’aide
des excavateurs sur chenille ou sur pneus, tels que les pelles, dragline, chargeuse, etc…
Dans toute exploitation minière, le chargement est une opération capitale qui peut affecter ou
avoir un impact sur les coûts de production, cependant le respect des différents paramètres
sur les unités de chargement est crucial, nous distinguons différents types d’unités de
chargement selon leurs modes de fonctionnement.
Tableau II :2 types d'excavateurs et leurs fonctionnements
TYPES DE FONCTIONNEMENT UNITES DE CHARGEMENT
Excavation , chargement , creusement Pelles rétros , chargeuse sur pneus
Couper et charger Draglines , excavateur hydraulique
Jet Excavateur a godet sur échelle , pelle

Ⅱ.2.1 Types d’engins de chargement selon leurs modes de fonctionnement


Parmi les engins de chargement utilisés dans les mines à ciel ouvert on distingue deux types
fondamentaux selon leur mode de fonctionnement ou de travail :
1. Les engins dont le fonctionnement s’effectue d’une manière cyclique c’est-à-dire les
opérations élémentaire d’un cycle complet d’excavation et de chargement se réalisent
successive il s’agit des excavateurs a godet unique (pelle mécanique ou hydraulique,
chargeuse frontale, dragline)
2. Les engins dont le frottement s’effectue d’une manière continue, c’est-à-dire les opérations
élémentaires d’un cycle complet d’excavation et de chargement y compris le déplacement se
réalisent simultanément, c’est donc des excavateurs a godet multiples (roue-pelle,
excavateurs a chaine à godets)
II.2.1.1 Suivant l’ordre de gradins
On distingue deux modes d’excavation qui Excavation globale et Excavation sélective
 Excavation globale :
Est le plus rependue dans les mines à ciel ouvert et se fait généralement le long du gradin
sans lotissement du front de travail en zone détachées, c’est-à-dire tous les types des roches
de chantiers d’exploitation (minerais tout comme stériles) sont excavés et chargés dans le
même matériel de transport.
 Excavation sélective :
Elle est généralement utilisée dans le cas particulier et notamment la ou il y a une nécessité
de séparer les minerais de stériles intercalaire, cette excavation se fait par des tranches ou
zones détachée dont les dimensions sont déterminées en fonction de la structure du gisement
et de la teneur des minerais.
II.2.1.2 Suivant l’emplacement de l’excavateur et du point de chargement
Nous distinguons schémas principaux de travaux et de chargement :
 L’excavateur se trouve au niveau inférieur du gradin à excaver et est destiné à travailler au-
dessus du niveau sur lequel il repose à ce moment-là l’excavateur travaille en butte (la pelle
mécanique travaille généralement en butte)

 L’excavateur et le point de chargement du godet se trouve au niveau supérieur du gradin et


dans ce cas l’excavateur est destiné de travailler en dessous du niveau sur lequel il repose et
on dit que l’excavateur travaille en fouille (les draglines travaillent normalement en fouille
ainsi que les pelles hydrauliques)
 L’excavateur travaille en butte en reposant sur le niveau inférieur du gradin tandis que le
point de chargement du godet se trouve au niveau supérieur du gradin ou bien l’excavateur
travaille en fouille et le point de chargement se trouve au niveau inférieur du gradin
II.2.1.3 Les excavateurs peuvent généralement excaver de deux manière
 Soit à partir d’une extrémité de l’enlevure par chantier latéral il s’agit de l’excavation par
enlevure orientée en direction du front du gradin
 Soit l’excavation se fait du coté de talus du gradin par le chantier frontal [1]
Figure II :1 les positionnement d'une pelle en chargement (Pr
KAMULETE)
Ⅱ.3. Notion sur les pelles
Nous distinguons deux types de pelles selon leurs fabrications et leurs fonctionnements :
pelle mécanique et pelle hydraulique La pelle mécanique ou hydraulique est un engin de
chantier présentant un outil pelle monté sur une tourelle elle est également connue sous le
nom de pelle hydraulique, pelleteuse ou excavatrice Quand elle est de petite taille, on parle
de mini pelle, de midi pelle ou encore de micro pelle (lorsque l'engin pèse moins d'une
tonne). Développée en une multitude de versions, elle est utilisée en mines en travaux
publics en génie civil etc.
Ⅱ.3.1 La Pelle Mécanique
Apparition et Histoire, Pelles mécaniques (à câbles) : Apparues au 19ᵉ
siècle, les premières pelles mécaniques étaient actionnées par des systèmes de câbles et de
poulies, souvent montées sur des rails ou des roues Utilisées massivement dans les mines et
les grands chantiers (comme le canal de Panama) Fonctionnaient à la vapeur avant d’évoluer
vers des moteurs diesel/électriques son évolution commence par une pelle sur rail grâce à la
technologie et l’évolution d’ingénierie depuis l’apparition de l’exploitation minière sur le
plan mondial et la pelle semi moderne sur chenille.
Figure II : 2 la pelle industrielle à petite échelle
La pelle inventée pour les différents essais, la pelle mécanique sur chenille à petite échelle la
première pelle à vapeur de Otis (William Otis) ingénieur américain inventeur de la pelle,
dans les années 1836 aux état unis la pelle fonctionnait à vapeur montée sur rails utilisée
pour les travaux de terrassement sur les voies ferrées capacité environ 1.1 m³ par godet, bras
articulé avec godet a câble manœuvre lente mais révolutionnaire pour l’époque.

Figure II :3 la pelle mécanique motorisée (Google référence)


Le développement de la pelle mécanique motorisée a une petite échelle

Figure 1Figure II :4 la première grande pelle industrielle (mécanique)


Ⅱ.3.2 La pelle hydraulique
Développées dans les années 1945-1950, avec l’avènement de l’hydraulique haute pression
Popularisées par des fabricants comme Liebherr, Caterpillar et Komatsu Plus compactes et
polyvalentes, elles ont progressivement remplacé les pelles mécaniques dans la plupart des
applications, la pelle hydraulique se développe après 1950 La société POCLAIN, une
entreprise française, a longtemps été leader mondial avec la pelle hydraulique développée en
1960 par son fondateur, Georges Bataille [3].

Figure II :5 la pelle hydraulique moderne (KOMATSU)

Les pelles hydrauliques ont un système appelé F.B.G qui signifie flèche, balancier, godet.
Ⅱ.3.2.1 Types des pelles hydrauliques selon les fabricants
Nous distinguons différents types des pelles hydrauliques selon leurs maisons ou usines de
fabrication et nous pouvons citer quelques-unes :
- CATERPILLAR ou CAT (USA)
- KOMATSU (JAPON)
- LIEBHERR (ALMAGNE)
- HITACHI (JAPON)
- VOLVO (SUEDE)
- HYUNDAI (COREE DU SUD)
 DOOSAN (COREE DU SUD)
 SANY ET XCMG (CHINE) Etc.
Ⅱ.3.3 Types des pelles selon leurs capacité et méthodes de déplacements
Partant de leurs capacités et leurs méthodes de déplacement : nous distinguons différentes
pelles qui seront identifier selon leurs capacités et leurs modes de déplacement chargement.
II.3.4Selon leurs capacités
Les pelles sont donc classées en fonction de leurs poids opérationnels, le volume du godet et
la profondeur de fouille
Tableau II :4 types des pelles et leurs utilisations
TYPE DES PELLES POIDS UTILISATION

Mini pelle ˂ 6tonnes Travaux légers

Pelle moyenne 6-30 tonnes Construction (routes)

Pelle géante ˃80 tonnes Sites miniers

1) Méthode de déplacement
Les pelles hydrauliques se déplacent grâce à leurs trains roulant qui peut être de deux types à
savoir :
 Sur chenilles (pelle sur chenilles)
 Sur pneus (pelles sur roues)
A. Les pelles sur roues
Le châssis repose sur des essieux munis de roues la stabilité au cours du travail est assurée
par des stabilisateurs.
Figure II :6 la pelle sur pneus (HYUNDAI)
Cette pelle est beaucoup plus utilisée comme engin de terrassement souvent utiliser dans des
zones urbaines ou dans une mine à ciel ouvert pour des taches spécifiques, sa mobilité est
élevée grâce à ces pneus elle peut circuler facilement sur une piste ou route sans remorque,
elle peut être équipée de différents accessoires comme : godet, brise roche, pince, etc.
Cette pelle a comme :
 Avantage : déplacement rapide sur une route, moins de dégâts sur la surface sensibles
(bitume), facile à manœuvrer dans les zones restreintes.
 Inconvénients : moins stable sur terrain accidenté, moins performante pour les travaux très
lourds
B. Les pelles sur chenilles
Le châssis repose sur deux trains de chenilles.
Figure II :7 la pelle sur chenilles (HYUNDAI)
C’est un engin utiliser dans différents domaines pour ses différentes capacités d’exercer
un travail en rapidité et en sécurité les pelles sur chenilles ont l’axes même dans des zones
ou terrains très instable ou altérer contrairement aux chargeuses ou aux pelles sur pneus, son
poids varie de 10 a 100tonnes la pelle peut aller jusqu’à 12 m de profondeur de creusement
ça dépends avec les maisons de fabrications
C. Mini pelle
D’une masse opérationnelle inferieur a 6000Kg
Figure II :8 la petite pelle hydraulique sur chenilles
Cette petite pelle est conçue pour des travaux de terrassements de faible moyennes
envergure, dans les chantiers urbains, agricoles, ou industriels elle peut peser jusqu’à 800 Kg
et 6 tonnes.
D. Les pelles à avancement au pas ou pelles araignées
Pelles supportées par trois jambes ou plus, qui peuvent être articulées et/ou télescopiques, et
peuvent être équipées de roues.

Figure II :9 les pelles araignées


Les pelles d’araignées aussi appelées les pelles araignées ou walking excavators, sont des
engins polyvalents conçus pour intervenir sur des terrains accidentés ou escarpés ou encore
instable (pentes raides, lits de rivières, forets, montagnes son poids peut aller de 2 à 20
tonnes selon le modèles, ça peut creuser jusqu’à 6-8 m, elle a une vitesse de déplacement
lente mais très stable.
E. Chargeuses pelleteuses (rétrochargeuse)
Engin combinant un chargeur sur pneus et une pelleteuse (tractopelle). La tractopelle est un
engin polyvalent qui combine deux équipements principaux qui sont ; une pelle hydraulique
à l’arrière (retro)pour creuser ou excaver, un godet chargeur à l’avant pour charger niveler
ou déplacer des matériaux son poids peut aller de 6 à 10 tonnes sa profondeur d’excavation
jusqu’à 6m.
Figure II :10 Chargeuses pelleteuses (rétrochargeuse)

Les pelles sur chenilles sont très stables et qui s’adapte facilement aux terrains difficiles
mais très lente en déplacement tandis que les pelles sur pneus sont très rapide idéal en ville
ou sur route mais moins stable en terrain meuble.
Ⅱ.3.4 Composition d’une pelle hydraulique
La pelles hydraulique est composée des différentes parties essentielles à savoir :
 Le châssis ou train de roulement
 La tourelle ou superstructure
 Le moteur
 Le système hydraulique
 Le bras de levage
 La cabine de l’operateur
 Le contre poids
Ⅱ.4 Notion sur Les chargeuses
Ⅱ.4.1 Apparition et Historique des Chargeuses
Les chargeuses ont émergé au début du XXe siècle, mais leur
développement significatif a commencé après la Seconde Guerre mondiale avec
l'introduction des systèmes hydrauliques Années 1920-1930 les premières chargeuses étaient
des tracteurs agricoles modifiés équipés de pelles actionnées par câbles Années 1950 Volvo
lance la première chargeuse sur pneus moderne,
Ⅱ.4.2 Qualités des Chargeuses
Elles ont de capacités limitées pour ramasser des gros blocs.
Les principaux avantages d’une chargeuse sur pneus sont :
 Grande productivité par rapport au poids de l’équipement ;
 Très bonne mobilité et versatilité en opération.
L’inconvénient principal de ce type d’équipement est, qu’il est très sensible aux conditions
de chargement [4].

Figure II :11 les variation d'angles d'un godet chargeuse

Les chargeuses sont appréciées pour différentes taches ou services à savoir :


 Polyvalence : Utilisées dans le BTP, l'agriculture, les mines, et le recyclage.
 Productivité : Capacité à déplacer rapidement de grandes quantités de matériaux (gravats,
terre, bois) grâce à des godets de 0,5 à 40,5 m³.
Mobilité :
 Les modèles sur pneus atteignent 40 km/h et sont adaptés aux sols durs.
 Les modèles articulés offrent une grande maniabilité dans les espaces restreints.
 Technologies avancées : GPS, pesage embarqué, et systèmes hydrauliques intelligents (ex. :
série G de CASE).
Défauts et Limites
 Coût élevé :
 Prix neuf : 40 000 à 350 000 € selon le modèle.
 Entretien coûteux (pneus, vérins hydrauliques).
 Limites opérationnelles :
 Chargeuses sur chenilles : lentes (20 km/h max) et interdites sur routes.
 Chargeuses sur pneus : inadaptées aux sols mous ou boueux.
 Risques de sécurité :
 Retournements possibles si le godet est levé en mouvement.
 Nécessité d'une VGP (Vérification Générale Périodique) annuelle pour éviter les accidents.
Ⅱ.4.3 Évolutions Technologiques
Années 1950-1960 : Passage des systèmes à câbles aux bras hydrauliques Années 2000 :
Intégration de cabines ergonomiques avec visibilité à 360° moteurs plus puissants et
économes
(Ex : 2 300 CV pour la Letourneau L-2350)
Aujourd'hui : Automatisation partielle (ex. : détection de charge pour optimiser la
consommation de carburant) Chargeuses électriques pour les tunnels, réduisant les émissions
Ⅱ.4.4 Types de Chargeuses selon le mode de déplacement
II.4.4.1Chargeuses sur Pneus
 Avantages : Vitesse élevée, adaptées aux sols durs, circulation sur routes.
 Inconvénients : Peu stables sur terrains meubles.
 Exemples : CASE Série G, Liebherr L 514.
II.4.4.2 Chargeuses sur Chenilles
 Avantages : Stabilité sur sols boueux ou accidentés, maniabilité exceptionnelle (virages
serrés)
 Inconvénients : Lentes et destructrices pour les routes.
 Utilisation : Mines, chantiers difficiles. Chargeuses Articulées
II .4.4.3 Chargeuses Compactes
 Avantages : Idéales pour les espaces urbains étroits (< 4,5 tonnes).
 Inconvénient : prix 15 % plus élevé que les modèles rigides
 Exemples : Mini-chargeuses Bob cat.
II.4.4.3Chargeuses Rigides
 Avantages : Structure monobloc robuste pour les charges lourdes
 Inconvénients : Moins flexibles que les articulées
Les chargeuses, également appelées chargeuses sur pneus, sont des engins de chantier
polyvalents utilisés pour le chargement de matériaux tels que le gravier, le sable, la terre et
d'autres déblais. Ces machines sont équipées d'une grande pelle à l'avant qui peut être
abaissée et relevée pour saisir des matériaux du sol et les charger dans la benne
Ⅱ.4.5Types de chargeuses selon leurs capacités
II.4.5.1Chargeuse compacte
De petite taille, ces chargeuses sont idéales pour les espaces restreints et les travaux légers.

Figure II :12 Chargeuse compacte


C’est une machine de chargement polyvalent de petite taille conçue pour travailler dans des
espaces restreints souvent utilisée dans les chantiers de construction, l’agriculture, les
travaux urbains et pourvois dans les petites exploitations minières le moteur peut aller de 50
à 80 chevaux ça peut être sur pneus ou sur chenilles
II.4.5.2Chargeuses de taille moyenne
Polyvalentes, elles sont adaptées à une variété de tâches de chargement dans des
environnements plus vastes. (Chargeuse à roues de taille moyenne 5000kg)
Figure II :13Chargeuses de taille moyenne

Cette machine est polyvalente utilisée dans les mines à ciel ouvert, les carrières, les travaux
publics et l’industrie, elle est conçue pour combiner une puissance et une capacité sa
capacité godet peut aller de 15 à 25 tonnes par mètre cube capacité moteur 150 à 250
chevaux
II.4.5.2Chargeuse de taille lourde :
Ces grandes machines sont conçues pour des charges importantes et sont utilisées dans des
applications lourdes telles que l'extraction minière et la construction d'infrastructures.
Figure II :14 Chargeuse de taille lourde (CAT)
Les chargeuses lourdes sont caractérisées par diffèrent paramètre d’où nous avons :
 Le poids opérationnel 30 a plus de 200 tonnes
 La capacité du godet : 6 à 40 m³
 Puissance moteur : 250 a plus de 2000 chevaux donc 190 à 1500 kW
 Hauteur de déversement souvent ˃ 4.5
Tableau II :5 types des chargeuses et leurs capacités
MODELE CAPACITE DU GODET POIDS
CAT 994 K 19.1-43.6m³ 240 tonnes
KOMATSU WA1200-6 2O m ³ 220 tonnes
LIEBHERR 6 m³ 32 tonnes
L586XPOWER
VOLVO L350H 6.9 m³ 5O tonnes

Ces chargeuses ont une productivité élevée, la résistance pour différentes conditions de
travail, idéale pour les longues campagnes minières
Les chargeuses sont des outils essentiels dans des industries minières et les chantiers de
construction et dans d'autres industries nécessitant le déplacement efficace de matériaux en
vrac tout comme les pelles hydrauliques, le cycle des chargeuses sur roues varie selon la
nature du matériau à charger, cette lourde chargeuse se différencie par sa grande capacité
godet et sa capacité réservoir peut aller jusqu’à 5400 litres [5].
Ⅱ.5 Notion sur la dragline
Sont des pelles a câble trainant, un engin lourd utilisé principalement dans les mines à ciel
ouvert pour le chargement des minerai ou stérile, c’est une pelle mécanique a grand rayon
d’action, munie d’un godet suspendu à un câble qui est trainé au sol pour arracher les
matériaux
Ⅱ.5.1 Apparition et Histoire
Origines : Les premières draglines apparaissent au 19ᵉ siècle, utilisées dans les mines de
charbon aux États-Unis et en Europe Fonctionnaient initialement à la vapeur, puis passent au
diesel/électrique au 20ᵉ siècle Années 1920-1950 Utilisation massive dans les mines à ciel
ouvert et les grands chantiers.
Ⅱ.5.2 Qualités et Avantages
Puissance exceptionnelle capables de déplacer des milliers de tonnes de matériaux par jour
son Efficacité en grands volumes Idéales pour les mines de charbon, phosphates et sables
bitumineux
 Faible coût par tonne : Plus économiques que les pelles hydrauliques pour les très gros
chantiers.
 Longue durée de vie : Certaines fonctionnent encore après 50 ans (ex. : Marion 6360).
 Adaptabilité : Peuvent creuser sous l’eau (utilisées en dragage).
Ⅱ.5.3 Défauts et Inconvénients
- Encombrement extrême : Requièrent un montage sur site (non transportables en une pièce)
- Lenteur : Cycles de travail plus longs que les pelles hydrauliques
- Manque de précision : Moins adaptées aux travaux fins (ex. : fondations)
- Coût initial élevé : Investissement de plusieurs millions de dollars
- Maintenance complexe : Nécessitent des équipes spécialisées pour les câbles et poulies
Ⅱ.5.4 Évolutions Technologiques
Années 1950-1970 Passage du câble mécanique à l’assistance hydraulique Apparition des
commandes électriques pour une meilleure précision Années 2000-2020 Automatisation
partielle Systèmes de contrôle informatisés ex : Komatsu P&H 9020XPC.
Ⅱ.5.5 Types de Draglines
II.5.5.1Par Taille

Tableau II :4 types des draglines et leurs capacités


TYPES POIDS CAPACITE UTILISATION
GODET
Mini-dragline < 5O tonnes 0.5-2 m³ Dragage fluvial

Standard 50-5005tonnes 2-20m³ Carrière (sable


graviers)
Géante 500-13000tonnes 20-168m³ Mine à ciel
ouvert ( Cu )

II.5.5.2. Par Mode d’Alimentation


 Électriques : Les plus puissantes (ex. : P&H 9020XPC, 12 000 tonnes).
 Diesel-électrique Plus mobiles mais moins puissantes.
 Hybrides : En développement (combinaison diesel + batterie).
II.5.5.3. Par Structure
 Draglines sur chenilles : Stables, pour terrains difficiles.
 Draglines sur rails : Anciens modèles (peu utilisés aujourd’hui).
 Draglines flottantes : Pour le dragage portuaire ou maritime.
Modèles Emblématiques, Marion 6360 "The Captain (1965), Poids : 13 000 tonnes, godet de
168 m³.
Ⅱ.5.6 Applications Modernes
 Mines à ciel ouvert : Extraction de charbon, cuivre, sables bitumineux.
 Dragage : Nettoyage de ports et canaux.
 Terrassement de barrages : Déplacement de millions de m³ de terre.
Les draglines restent indispensables pour l’extraction minière à grande échelle, malgré la
concurrence des pelles hydrauliques. Leur avenir passe par l’automatisation et
l’électrification, mais leur taille et leur puissance en font des machines uniques [6].
Figure II :15 la dragline minière (Google référence)
Ⅱ.6 Notion sur les roues pelles
Les roues pelles sont des excavateurs a fonctionnement dit continu, se déplaçant sur
chenilles , qui attaquent les terrains par l’intermédiaire d’une roue a godet fixée au bout d’un
bras d’un godet déversant les produits abattus sur un ensemble de convoyeur a bande portés
par la machine , la caractéristique essentielle de ces machines est qu’elles ne peuvent extraire
que des matériaux relativement friables (qui peut aisément être réduit en une granulométrie
voulue), qui peut être, (de la terre, du sable, l’argile, le gravier, du phosphate …) il existe
toutefois quelques opérations ou des roues pelle opèrent sur des matériaux ébranlés à
l’explosif.
Il existe une très vaste gamme de roue pelles depuis des petites machines compactes pour
des terrassements de génie civil jusqu’à des machines géantes utilisées essentiellement pour
l’extraction du recouvrement et du minerai dans des grandes mines à ciel ouvert de lignite ou
de phosphate, en particulier (comme une pelle mais à la différence d’une dragline) la roue
pelle n’a de sens qu’associée au système de transport qui évacue les produits qu’elle abat [7].
Figure II :16 la roue pelle mobile (Google référence)

La roue pelle est particulièrement utilisée dans des parcs de stockage pour manipuler des
grandes masses de matériaux en vrac, sa capacité peut varier considérablement allant
typiquement de 750 t/h à 3000 t/h selon les modèles les roues pelles sont souvent utiliser
dans :
 Les installations de stockage de matériaux en vrac
 Les mines à ciel ouvert
 Les ports pour le chargement ou déchargement
 Les industries cimentières
 Les centrales électriques (manutention du charbon)
Ⅱ.7 usage des unités de chargement
Ⅱ.7.1Classes d’heures
Tout part d’une période de référence qui représente normalement soit un
poste, soit une journée, soit une semaine, soit un mois, soit une année, … Elle peut être de
composée en différentes classes d’heures suivantes :
Ⅱ.7.1.1 Heures théoriques ou possibles hp
Elles représentent le total d’heures possibles dans une période donnée :
 Un poste= 8 heures
 Un jour= 24 heures
 Un mois =30 jours= 720 heures (ou 8760/12=730 heures)
 Une année = 365 jours = 8 760 heures
Ces heures sont décomposées en deux classes :
 Les heures d’activité.
 Les heures d’inactivité.
Ⅱ.7.1.2 Heures d’activité, hact
Elles représentent l’ensemble des heures pendant lesquelles les services d’exploitation et de
maintenance sont en activité quelle que soit la période de référence considérée elles sont
décomposées en deux classes principales d’heures :
 Heures de mise à disposition, HMD.
 Heures de maintenance, HM.
Ⅱ.7.1.3 Heures de mise à disposition
Ce sont les heures pendant lesquelles les engins sont mis à la disposition de
la division de l’exploitation. Autrement dit, le total d’heures garanties par la division de
Maintenance a l’Exploitation pour la réalisation de la production planifiée.
Elles sont décomposées en deux classes d’heures :
 Heures d’utilisation réelle ou effective.
 Heures improductives.
Ⅱ.7.1.4 Heures d’utilisation réelle ou effective hue
Ce sont les heures effectivement prestées par les engins affectés à
l’exploitation.
Ⅱ.7.1.5 Heures improductives, himp
Ce sont les heures pendant lesquelles les engins qui sont mis à la
disposition de l’exploitation ne travaillent pas à la production.
Il s’agit par exemple des heures de :
 Changement de poste.
 Attente poste.
 Minage.
 Déplacement des engins d’un chantier a l’autre.
 Ravitaillement en carburant.
 Visite de la division de maintenance.
 Manque du courant ou panne sèche.
 Autres arrêts divers indépendants de l’état de l’engin.
Ⅱ.7.1.6 Heures de maintenance, hm
Ce sont les heures pendant lesquelles les engins sont à la disposition de la
maintenance.
Il s’agit des heures qui correspondent aux périodes d’entretien, de réparation, de rénovation
ou du retard dû aux approvisionnements en pièces de rechanges.
Ⅱ.7.1.7 Heures d’inactivité, hinact
Elles représentent les heures pendant lesquelles les engins ne sont sous la
responsabilité directe ni de l’exploitation, ni de la maintenance.
Dans cette classe d’heures, nous considérons les heures de réserve qui sont les heures
gérées par la direction du siège en cas de surabondance de la flotte d’engins. Les engins de
réserve sont localise sa la maintenance.
Ⅱ.7.1.8 Représentation graphique des classes d’heures
Tout part d’une période de référence qui représente normalement soit un poste, soit une
journée, soit une semaine, soit un mois, soit une année, … Elle peut être de composée en
différentes classes d’heures suivantes
 Heures théoriques ou possibles hp
 Heures d’activité, hact
 Heures de mise à disposition
 Heures d’utilisation réelle ou effective hue
 Heures improductives, himp
 Heures de maintenance, hm
 Heures d’inactivité, hinact

Tableau II :6 les différentes classes d'heures


Il est a noté que : la connaissance de toutes ces différentes classes d’heures, nous permet de
définir :
 Le coefficient de mise à disposition ;
 Le coefficient d’utilisation effective ;
 Le coefficient d’utilisation absolue.
Ⅱ.8. Notions statistiques
La statistique est la discipline qui étudie des phénomènes à travers la
collecte de données, leur traitement, leur interprétation des résultats et leur présentation afin
de rendre ces données compressibles par tous. Nous avons besoin de notion de statistique,
pour déterminer les valeurs moyennes des différents temps de cycle.
Quelques définitions mathématiques des grandeurs statistiques ( [8]
Ⅱ.8.1 Le nombre de classe (K) :
Est déterminé par la méthode empirique de répartition en classe appelée
règle empirique de STURGES, il est donné par l’expression suivante :

K= 1 + log N Avec : N: l’effectif total


Ⅱ.8.2 L’étendue (d) :
Est la différence entre la valeur maximale et la valeur minimale de la série.
d = Xmax − Xmin
Ⅱ.8.3 L’amplitude (A) :
C’est la longueur d’une classe. Son expression mathématique est la suivante
:
d
A= Avec, A : Amplitude, D : étendue, K : nombre de classe
( k−1 )
Ⅱ.8.4 Limite supérieure de la série ( )
Elle représente la limite réelle supérieure de la dernière classe de la
distribution
Statistique. Elle est évaluée mathématiquement par la formule suivante :
Lsup =Xmax + A Avec, Xmx : limite maximal, A : Amplitude
Ⅱ.8.5 Limite inférieure de la série ( )
Elle représente la limite inférieure de la première classe de la distribution
statistique.
A
Elle s’exprime mathématiquement par : Linf ¿ Xim−
2
Ⅱ.8.6 La fréquence (fi)
C’est la proportion d’individus de la population ou de l’échantillon
appartenant à la
x
classe : on la note qui est définie par l’expression suivante : ei fi = Avec, ei : le
N
nombre d’invendu d’une classe, N : l’effectif total
Ⅱ.8.7 La moyenne arithmétique
On appelle moyenne d’une série statistique d’effective total N, le réel :
X = Σfi × Xi Avec : Xi : le centre de classe
Ⅱ.8.8 Variance et écart-type
La dispersion fournit des renseignements des opérations et leurs moyennes.
Le paramètre de dispersion est la variable (δ) qui est donnée par :
2

Ⅱ.8.9 L’écart-type
Noté S est la racine carrée de la variance. Il s’exprime dans la même unité
que la moyenne est donnée par la formule suivante :
S=√𝛿
Ⅱ.9. Choix d’une unité de chargement
Le choix de type d’engin de chargement des matériaux (minerais et stériles) dépend
des facteurs suivants :
 La production journalière, mensuelle de la mine
 La nature et les propriétés des matériaux,
 La méthode d’exploitation,
 La méthode d’ouverture du gisement,
 Les mesures de sécurité pendant le travail,
 Capacité de production,
 Le cycle de travail,
 Terrain et accès,
 Cout d’exploitation,
 Normes de sécurité environnementales.
Ces paramètres sont primaires dans le cadre du choix d’une unité de chargement dans une
mine à ciel ouvert. Le bon choix de ce dernier favorisera donc un rendement raisonnable une
unité qui s’adapte facilement dans différentes zones de la mine. Cependant les pelles et
chargeuses du types CAT ; VOLVO ; KOMATSU ; LIEBHERR et HITACHI sont souvent
utiliser dans les différentes mines de la place en raison de leurs performances, leurs rapidités
et leurs facilités en pièces de rechange en cas d’usure ou panne in situ.
Ⅱ.10 Rendement horaire théorique et effectif d’une unité de chargement
II.10.1Rendement théorique ;
C’est la capacité maximale de production d’un engin dans des conditions
idéales sans tenir compte des arrêts de temps morts ou des aléas opérationnels il dépend
principalement de la conception de l’engin et de son temps de cycle optimal.
3600 xCgxKr 3
Il est donnée par Rth= (m /h) Avec :
Tcyxf
 Rth : rendement théorique en /h
 Cg : capacité du godet de la pelle
 Tc : temps de cycle de la pelle
 Kr: coefficient de remplissage
 3600 : le nombre de seconde en une heure
 f : le coefficient de foisonnement
II.10.2Rendement effectif ou reel
Le rendement effectif intègre les contraintes réelles tels que ; les temps
d’attentes de la maintenance les conditions, météoriques etc., il est toujours inferieur au
rendement théorique en raison des coefficients d’utilisation et de perturbation
Il est donné par :
Reff ꓿ R th xC ∪ A (m 3 / h) Avec :
- Reff : rendement effectif
- Rth : rendement théorique
- CUA : coefficient d’utilisation absolue
Ⅱ.10.3 Différents coefficients d’utilisation des unités de chargement
II.10.3.1 Coefficient de mise à disposition, cmd
C’est le rapport entre les heures de mise à disposition et les heures
possibles. Elle est donnée par
CMD
CMD ¿ Avec ; HMD : heurs de mise à disposition ; HP : heurs possibles
HP
II.10.3.2 Coefficient d’utilisation effective, cue
C’est le rapport entre les heures d’utilisation effective de l’engin et les
heures de mise à disposition.
CUE
CUE ¿
HMD
II.10.3.3 Coefficient d’utilisation absolue, cua
C’est le produit des coefficients de mise à disposition et d’utilisation
effective.
HMD HUE HUE HUE
CUA ¿ CMDxCUE= x= x= D’où CUA ¿
HP HMD HP HP
En somme, le coefficient d’utilisation absolu est donc le rapport entre les heures d’utilisation
effective de l’engin et les heures possibles pendant une période de référence.
II.10.3.4 Coefficient de remplissage cf.
Le remplissage du godet est traduit par un coefficient de remplissage Kr. Il
représente le volume réel des matériaux que peut contenir le godet de la pelle par rapport à la
capacité nominale du godet donnée par le constructeur.
Il est calculé par la formule suivante :
Cg x krb
kr = Avec ;
Cg x Ng
 : coefficient de remplissage,
 Cb : capacité du bac en
 Ng : nombre de godet
 b : coefficient de remplissage de la benne
 Cg: capacité du godet
II.10.3.5 Coefficient de foisonnement (f)
Lorsqu’un volume en place est excavé ou explosé, ce dernier subit
une augmentation que l’on appelle foisonnement. Le foisonnement dépend du compactage
Vf
du terrain et est donné par l’expression suivante avec : f =
Vp
Avec :
 Vf : volume foisonné
 Vp : volume en place
II.11 Conclusion
Dans ce chapitre, il était question de donner une aperçue générale sur le
chargement dans les mines à ciel et quelques notions sur les coefficients qui entrent enjeu
pour calculer le rendement. Ces notions nous servirons de base pour le chapitre suivant,
intitulé : notion des différents paramètres impactant le rendement sur l’unité de chargement
(cas de la chargeuse 992k…).

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