Vine K
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I.1Introduction
La société Tenke Fungurume Mining S.A est l’une de plus grande société
du Congo qui exploite les gisements de Tenke-Fungurume à ciel ouvert, deux communautés
voisines ou elle tire son nom. A l’époque coloniale la société appartenait à l’Union Minière
du Haut Katanga(UMHK) qui est passé à la Générale de Carrière de Mine (GECAMINES)
après l’indépendance de la RDC en 1960.Les gisements de Tenke Fungurume ont été
exploré premièrement par l’Union Minière du Haut Katanga 1918, mais jamais ne mis en
production par manque jusque-là d’une technologie appropriée.
I.2 Méthode d’exploitation
La société TFM exploite les minerais de cuivre et de cobalt dans
l’ensemble de ces mines à ciel ouvert par la méthode de fosses emboitées. Les excavatrices
(chargeuse & pelles) travaillent sur des bancs de 7,5m et de talus de 16m de hauteur. Ces
machines, équipées de godets de capacité nominale de 25 𝑚3 (grosse pelle) et 24
𝑚3(chargeuse) appelées à charger des bennes de capacité nominale de 100 tonnes (benne
Caterpillar, bennes houle Max) pour l’acheminement des matériaux constituant les minerais,
pour le stérile (les bennes TONLY). Les engins roulent sur des rampes qui ont une pente de
10% et une largeur de 22m permettant à deux engins de se croiser en sens contraire sans
problème.
I.3 Aperçu géographique
I.3.1 Localisation de Tenke Fungurume mining
Le district de Tenke Fungurume est localisé dans la partie méridionale de
la province du Lualaba en République démocratiques du congo.il est situé à environ 185km,
au Nord-ouest de la ville de Lubumbashi, la concession de Tenke-Fungurume couvre une
superficie d’environ 1600 km2 compris entre les parallèles 26° 05’et 26°20’ de longitude Est
et 10°30’et 10°40’de latitude
Sud. Voir figure (1.1 ci-dessous.)
Figure I -1 Localisation du secteur d’étude et principales voies d’accès, Google
Le gisement de Kwatebala fait partie de la concession minière de Tenke Fungurume, il est à
environ 20 Km de la cité minière de Fungurume. Il s’étend du Nord au Sud sur plus ou
moins 2000 mètres. Il se présente sous forme d’un grand affleurement dont le relief culmine
à la cote 1490 suivant la direction Nord-Sud, la concession est essentiellement caractérisée
par des excroissances en cuivre et cobalt, c’est-à-dire qu’elle comprend plusieurs écailles vu
son potentiel géologique estimé à 79.800.000 tonnes de minerais titrant en moyenne
1,81%Cu et 0,34%Co et qui semble être fortement intéressant aux yeux de l’exploitant. Ce
pour quoi nous allons contribuer à cette étude de la stabilité du flanc Nord de ladite mine
(figure 1.2)
Figure I -2 Concession minière des gisements Tenke Fungurume, les points en verts indiquent les
écailles minéralisées
I.3.2 Climat et végétation
Le district minier de Tenke Fungurume est situé dans une région à climat
tropical caractérisé par l’alternance de deux saisons :
Une saison de pluies qui s’étend de novembre en avril,
Une saison sèche qui va d’avril en octobre.
La moyenne annuelle des températures dans cette région avoisine 21°C et celle de
précipitations est de 1200 mm/an. Il convient toutefois de noter que le climat présente un
caractère tempéré et continental lié à l’altitude et à l’éloignement par rapport aux masses
océaniques.
La végétation du Katanga méridional se compose de 4 unités principales :
Forêt claire (ou miombo) : couvrant plus de 80%du territoire et comprenant de grands arbres
et une herbacée graminéenne ;
Forêt dense sèche (ou le Muhulu) : caractérisée par un peuplement des différents types de
strates de taille moins grande par rapport à la forêt dense humide. Le Muhulu peut se
retrouver dans les sites ou affleurent des curasse latéritique ;
foret galerie (ou le mushitu) : comprend d’étroites bandes couvant les rives de certaines
rivières et les alentours des zones marécageuses ;
savane et steppes : surtout herbeuse, les savanes et steppes s’associent aux cuirasses
latéritiques ou à la découverture sableuse caractéristique des hauts plateaux.
I.4 Géomorphologie et hydrographie
Le relief du Lualaba et du Haut Katanga comporte une succession de hauts
plateaux d’altitudes comprises entre 1200 et 1400 m d’altitude. Ceux-ci sont généralement
érodés avec certains sommets qui culminent à plus 1600 m d’altitude. Trois zones distinctes
sont connues, à savoir:
la zone occidentale et orientale formée d’une série de zones de plateaux avec localement
quelques crêtes rocheuses, le long de la crête Congo-Zambèze ;
la deuxième unité faite des plaines allant de l’ouest de la zone frontière occidentale jusqu’à
la rivière Luapula ; Enfin, le massif du Sud-Est de la Muniengashi.
Le réseau hydrographique est contrôlé par la structure géologique d’une part et par le relief
d’autre part. Cette relation se manifeste par de principaux cours d’eaux qui partent de la
crête de partage du bassin hydrographique du fleuve Congo et du fleuve Zambèze coulant du
Sud vers le Nord et de l’Est vers l’Ouest. Quant à la concession de Tenke-Fungurume elle
est drainée par un réseau hydrographique constitué de 4 rivières principales :
la rivière Dipeta qui est un affluent de la Lufira qui prend sa source près de Tenke et
s’écoule de l’ouest vers l’est ;
la rivière Tshilongo ;
la rivière Mofya ;
la rivière Kalangile qui se jette dans la Dipeta.
I.5 Aperçu géologique
Le gisement de Kwatebala appartient à la série des mines du Roan dans le
Katanguien. Il est constitué de deux corps minéralisés (Ore Bodies) appelés Ore Body
Inférieur (OBI) et Ore Body Supérieur (OBS). Ces corps minéralisés sont superposés et
séparés par une intercalation des roches stériles ou minéralisées le long des contacts, ce qui
peut élargir les ore bodies
Trois chaînes orogéniques d’âge protérozoïque ont été reconnues dans le Sud-Est de
la RDC (8) Ces domaines plissés présentent des traits structuraux et lithologiques distincts.
Ils sont recouverts par des formations géologiques phanérozoïques restées tabulaires. Il
s’agit de :
la chaîne Ubédienne et le Bloc de Bangweulu (Paléo protérozoïque) ;
la chaine Kibarienne (Méso protérozoïque) ;
la chaine Katanguienne (Néo protérozoïque).
Dans le cadre de ce travail, nous présenterons les détails des formations du Néo
protérozoïque
I.5.1 Lithostratigraphie du katanguien
Le Super-Groupe du Katanguien constitue une chaîne située entre le
craton du Congo et le craton de Kalahari. Il s’agit d’une chaine qui s’étend du Nord de la
Zambie jusqu’en RD. Congo et définissant l’arc Lufilien. Il est constitué de roches
sédimentaires.
La litho stratigraphie du Katanguien est subdivisé de bas vers le haut par :
(Voir tableau 1.I)
le Groupe de Roan;
le Groupe de Nguba ;
le Groupe de Kundelungu.
Figure 1-4 Carte de l'arc cuprifère central avec les endroits de dépôts
Quant aux minéralisations du type filonien, les minéralisations Zn-Cu-Pb liées au Nguba,
(14) Ce type de minéralisation a été rattaché aux gisements filoniens polymétalliques
distribués le long des failles majeures qui se sont développées pendant l’orogénie Lufilienne.
Les gîtes de fer sont principalement localisés dans le Mwashya inférieur au Katanga
méridional
Il s’agit de gîtes stratiformes dans lesquels le minerai s’exprime sous forme de magnétite,
d’oligiste ou de goethite et apparaît en bancs massifs ou rubanés. Ces occurrences ont pu
donc être classées dans la catégorie des formations itabiritiques.
I.7 Les formation de découverture
Les formations géologiques d’âge phanérozoïque sont caractérisées par un
ensemble de formations géologiques sédimentaires d’origine continentale.
Celles du Paléozoïque sont représentées par le Groupe de la Lukuga et sont constituées par
des shales, d’argilites, de grès, de psammites, de couches à houille.
Celles du Cénozoïque sont constituées par le Groupe de Kalahari formé d’un ensemble de
sables ocres et de grès polymorphes (grès calcaires et roches argileuses silicifiées).
Et enfin celles du Quaternaire sont représentées par des terres de recouvrement et les
alluvions récents.
I.8 Conclusion
Ce chapitre présente le site dans lequel nous avions eu a effectué notre
étude. Il passe par une présentation de l’entreprise, un aperçu historique, géographique,
climatique et enfin géologique du site.
Dont l’exploitation s’effectue à ciel ouvert par tranches successives. Etant donné que
l’exploitation à la mine de Kwatebala est indissociable du maintien de la stabilité de talus, il
est nécessaire de connaitre les différentes formations géologiques constituant notre mine de
Kwatebala, leurs propriétés, les phases tectoniques qu’a subi la région ainsi que la
minéralisation retrouvée qui est de types cupro-cobaltfère.
Les pelles hydrauliques ont un système appelé F.B.G qui signifie flèche, balancier, godet.
Ⅱ.3.2.1 Types des pelles hydrauliques selon les fabricants
Nous distinguons différents types des pelles hydrauliques selon leurs maisons ou usines de
fabrication et nous pouvons citer quelques-unes :
- CATERPILLAR ou CAT (USA)
- KOMATSU (JAPON)
- LIEBHERR (ALMAGNE)
- HITACHI (JAPON)
- VOLVO (SUEDE)
- HYUNDAI (COREE DU SUD)
DOOSAN (COREE DU SUD)
SANY ET XCMG (CHINE) Etc.
Ⅱ.3.3 Types des pelles selon leurs capacité et méthodes de déplacements
Partant de leurs capacités et leurs méthodes de déplacement : nous distinguons différentes
pelles qui seront identifier selon leurs capacités et leurs modes de déplacement chargement.
II.3.4Selon leurs capacités
Les pelles sont donc classées en fonction de leurs poids opérationnels, le volume du godet et
la profondeur de fouille
Tableau II :4 types des pelles et leurs utilisations
TYPE DES PELLES POIDS UTILISATION
1) Méthode de déplacement
Les pelles hydrauliques se déplacent grâce à leurs trains roulant qui peut être de deux types à
savoir :
Sur chenilles (pelle sur chenilles)
Sur pneus (pelles sur roues)
A. Les pelles sur roues
Le châssis repose sur des essieux munis de roues la stabilité au cours du travail est assurée
par des stabilisateurs.
Figure II :6 la pelle sur pneus (HYUNDAI)
Cette pelle est beaucoup plus utilisée comme engin de terrassement souvent utiliser dans des
zones urbaines ou dans une mine à ciel ouvert pour des taches spécifiques, sa mobilité est
élevée grâce à ces pneus elle peut circuler facilement sur une piste ou route sans remorque,
elle peut être équipée de différents accessoires comme : godet, brise roche, pince, etc.
Cette pelle a comme :
Avantage : déplacement rapide sur une route, moins de dégâts sur la surface sensibles
(bitume), facile à manœuvrer dans les zones restreintes.
Inconvénients : moins stable sur terrain accidenté, moins performante pour les travaux très
lourds
B. Les pelles sur chenilles
Le châssis repose sur deux trains de chenilles.
Figure II :7 la pelle sur chenilles (HYUNDAI)
C’est un engin utiliser dans différents domaines pour ses différentes capacités d’exercer
un travail en rapidité et en sécurité les pelles sur chenilles ont l’axes même dans des zones
ou terrains très instable ou altérer contrairement aux chargeuses ou aux pelles sur pneus, son
poids varie de 10 a 100tonnes la pelle peut aller jusqu’à 12 m de profondeur de creusement
ça dépends avec les maisons de fabrications
C. Mini pelle
D’une masse opérationnelle inferieur a 6000Kg
Figure II :8 la petite pelle hydraulique sur chenilles
Cette petite pelle est conçue pour des travaux de terrassements de faible moyennes
envergure, dans les chantiers urbains, agricoles, ou industriels elle peut peser jusqu’à 800 Kg
et 6 tonnes.
D. Les pelles à avancement au pas ou pelles araignées
Pelles supportées par trois jambes ou plus, qui peuvent être articulées et/ou télescopiques, et
peuvent être équipées de roues.
Les pelles sur chenilles sont très stables et qui s’adapte facilement aux terrains difficiles
mais très lente en déplacement tandis que les pelles sur pneus sont très rapide idéal en ville
ou sur route mais moins stable en terrain meuble.
Ⅱ.3.4 Composition d’une pelle hydraulique
La pelles hydraulique est composée des différentes parties essentielles à savoir :
Le châssis ou train de roulement
La tourelle ou superstructure
Le moteur
Le système hydraulique
Le bras de levage
La cabine de l’operateur
Le contre poids
Ⅱ.4 Notion sur Les chargeuses
Ⅱ.4.1 Apparition et Historique des Chargeuses
Les chargeuses ont émergé au début du XXe siècle, mais leur
développement significatif a commencé après la Seconde Guerre mondiale avec
l'introduction des systèmes hydrauliques Années 1920-1930 les premières chargeuses étaient
des tracteurs agricoles modifiés équipés de pelles actionnées par câbles Années 1950 Volvo
lance la première chargeuse sur pneus moderne,
Ⅱ.4.2 Qualités des Chargeuses
Elles ont de capacités limitées pour ramasser des gros blocs.
Les principaux avantages d’une chargeuse sur pneus sont :
Grande productivité par rapport au poids de l’équipement ;
Très bonne mobilité et versatilité en opération.
L’inconvénient principal de ce type d’équipement est, qu’il est très sensible aux conditions
de chargement [4].
Cette machine est polyvalente utilisée dans les mines à ciel ouvert, les carrières, les travaux
publics et l’industrie, elle est conçue pour combiner une puissance et une capacité sa
capacité godet peut aller de 15 à 25 tonnes par mètre cube capacité moteur 150 à 250
chevaux
II.4.5.2Chargeuse de taille lourde :
Ces grandes machines sont conçues pour des charges importantes et sont utilisées dans des
applications lourdes telles que l'extraction minière et la construction d'infrastructures.
Figure II :14 Chargeuse de taille lourde (CAT)
Les chargeuses lourdes sont caractérisées par diffèrent paramètre d’où nous avons :
Le poids opérationnel 30 a plus de 200 tonnes
La capacité du godet : 6 à 40 m³
Puissance moteur : 250 a plus de 2000 chevaux donc 190 à 1500 kW
Hauteur de déversement souvent ˃ 4.5
Tableau II :5 types des chargeuses et leurs capacités
MODELE CAPACITE DU GODET POIDS
CAT 994 K 19.1-43.6m³ 240 tonnes
KOMATSU WA1200-6 2O m ³ 220 tonnes
LIEBHERR 6 m³ 32 tonnes
L586XPOWER
VOLVO L350H 6.9 m³ 5O tonnes
Ces chargeuses ont une productivité élevée, la résistance pour différentes conditions de
travail, idéale pour les longues campagnes minières
Les chargeuses sont des outils essentiels dans des industries minières et les chantiers de
construction et dans d'autres industries nécessitant le déplacement efficace de matériaux en
vrac tout comme les pelles hydrauliques, le cycle des chargeuses sur roues varie selon la
nature du matériau à charger, cette lourde chargeuse se différencie par sa grande capacité
godet et sa capacité réservoir peut aller jusqu’à 5400 litres [5].
Ⅱ.5 Notion sur la dragline
Sont des pelles a câble trainant, un engin lourd utilisé principalement dans les mines à ciel
ouvert pour le chargement des minerai ou stérile, c’est une pelle mécanique a grand rayon
d’action, munie d’un godet suspendu à un câble qui est trainé au sol pour arracher les
matériaux
Ⅱ.5.1 Apparition et Histoire
Origines : Les premières draglines apparaissent au 19ᵉ siècle, utilisées dans les mines de
charbon aux États-Unis et en Europe Fonctionnaient initialement à la vapeur, puis passent au
diesel/électrique au 20ᵉ siècle Années 1920-1950 Utilisation massive dans les mines à ciel
ouvert et les grands chantiers.
Ⅱ.5.2 Qualités et Avantages
Puissance exceptionnelle capables de déplacer des milliers de tonnes de matériaux par jour
son Efficacité en grands volumes Idéales pour les mines de charbon, phosphates et sables
bitumineux
Faible coût par tonne : Plus économiques que les pelles hydrauliques pour les très gros
chantiers.
Longue durée de vie : Certaines fonctionnent encore après 50 ans (ex. : Marion 6360).
Adaptabilité : Peuvent creuser sous l’eau (utilisées en dragage).
Ⅱ.5.3 Défauts et Inconvénients
- Encombrement extrême : Requièrent un montage sur site (non transportables en une pièce)
- Lenteur : Cycles de travail plus longs que les pelles hydrauliques
- Manque de précision : Moins adaptées aux travaux fins (ex. : fondations)
- Coût initial élevé : Investissement de plusieurs millions de dollars
- Maintenance complexe : Nécessitent des équipes spécialisées pour les câbles et poulies
Ⅱ.5.4 Évolutions Technologiques
Années 1950-1970 Passage du câble mécanique à l’assistance hydraulique Apparition des
commandes électriques pour une meilleure précision Années 2000-2020 Automatisation
partielle Systèmes de contrôle informatisés ex : Komatsu P&H 9020XPC.
Ⅱ.5.5 Types de Draglines
II.5.5.1Par Taille
La roue pelle est particulièrement utilisée dans des parcs de stockage pour manipuler des
grandes masses de matériaux en vrac, sa capacité peut varier considérablement allant
typiquement de 750 t/h à 3000 t/h selon les modèles les roues pelles sont souvent utiliser
dans :
Les installations de stockage de matériaux en vrac
Les mines à ciel ouvert
Les ports pour le chargement ou déchargement
Les industries cimentières
Les centrales électriques (manutention du charbon)
Ⅱ.7 usage des unités de chargement
Ⅱ.7.1Classes d’heures
Tout part d’une période de référence qui représente normalement soit un
poste, soit une journée, soit une semaine, soit un mois, soit une année, … Elle peut être de
composée en différentes classes d’heures suivantes :
Ⅱ.7.1.1 Heures théoriques ou possibles hp
Elles représentent le total d’heures possibles dans une période donnée :
Un poste= 8 heures
Un jour= 24 heures
Un mois =30 jours= 720 heures (ou 8760/12=730 heures)
Une année = 365 jours = 8 760 heures
Ces heures sont décomposées en deux classes :
Les heures d’activité.
Les heures d’inactivité.
Ⅱ.7.1.2 Heures d’activité, hact
Elles représentent l’ensemble des heures pendant lesquelles les services d’exploitation et de
maintenance sont en activité quelle que soit la période de référence considérée elles sont
décomposées en deux classes principales d’heures :
Heures de mise à disposition, HMD.
Heures de maintenance, HM.
Ⅱ.7.1.3 Heures de mise à disposition
Ce sont les heures pendant lesquelles les engins sont mis à la disposition de
la division de l’exploitation. Autrement dit, le total d’heures garanties par la division de
Maintenance a l’Exploitation pour la réalisation de la production planifiée.
Elles sont décomposées en deux classes d’heures :
Heures d’utilisation réelle ou effective.
Heures improductives.
Ⅱ.7.1.4 Heures d’utilisation réelle ou effective hue
Ce sont les heures effectivement prestées par les engins affectés à
l’exploitation.
Ⅱ.7.1.5 Heures improductives, himp
Ce sont les heures pendant lesquelles les engins qui sont mis à la
disposition de l’exploitation ne travaillent pas à la production.
Il s’agit par exemple des heures de :
Changement de poste.
Attente poste.
Minage.
Déplacement des engins d’un chantier a l’autre.
Ravitaillement en carburant.
Visite de la division de maintenance.
Manque du courant ou panne sèche.
Autres arrêts divers indépendants de l’état de l’engin.
Ⅱ.7.1.6 Heures de maintenance, hm
Ce sont les heures pendant lesquelles les engins sont à la disposition de la
maintenance.
Il s’agit des heures qui correspondent aux périodes d’entretien, de réparation, de rénovation
ou du retard dû aux approvisionnements en pièces de rechanges.
Ⅱ.7.1.7 Heures d’inactivité, hinact
Elles représentent les heures pendant lesquelles les engins ne sont sous la
responsabilité directe ni de l’exploitation, ni de la maintenance.
Dans cette classe d’heures, nous considérons les heures de réserve qui sont les heures
gérées par la direction du siège en cas de surabondance de la flotte d’engins. Les engins de
réserve sont localise sa la maintenance.
Ⅱ.7.1.8 Représentation graphique des classes d’heures
Tout part d’une période de référence qui représente normalement soit un poste, soit une
journée, soit une semaine, soit un mois, soit une année, … Elle peut être de composée en
différentes classes d’heures suivantes
Heures théoriques ou possibles hp
Heures d’activité, hact
Heures de mise à disposition
Heures d’utilisation réelle ou effective hue
Heures improductives, himp
Heures de maintenance, hm
Heures d’inactivité, hinact
Ⅱ.8.9 L’écart-type
Noté S est la racine carrée de la variance. Il s’exprime dans la même unité
que la moyenne est donnée par la formule suivante :
S=√𝛿
Ⅱ.9. Choix d’une unité de chargement
Le choix de type d’engin de chargement des matériaux (minerais et stériles) dépend
des facteurs suivants :
La production journalière, mensuelle de la mine
La nature et les propriétés des matériaux,
La méthode d’exploitation,
La méthode d’ouverture du gisement,
Les mesures de sécurité pendant le travail,
Capacité de production,
Le cycle de travail,
Terrain et accès,
Cout d’exploitation,
Normes de sécurité environnementales.
Ces paramètres sont primaires dans le cadre du choix d’une unité de chargement dans une
mine à ciel ouvert. Le bon choix de ce dernier favorisera donc un rendement raisonnable une
unité qui s’adapte facilement dans différentes zones de la mine. Cependant les pelles et
chargeuses du types CAT ; VOLVO ; KOMATSU ; LIEBHERR et HITACHI sont souvent
utiliser dans les différentes mines de la place en raison de leurs performances, leurs rapidités
et leurs facilités en pièces de rechange en cas d’usure ou panne in situ.
Ⅱ.10 Rendement horaire théorique et effectif d’une unité de chargement
II.10.1Rendement théorique ;
C’est la capacité maximale de production d’un engin dans des conditions
idéales sans tenir compte des arrêts de temps morts ou des aléas opérationnels il dépend
principalement de la conception de l’engin et de son temps de cycle optimal.
3600 xCgxKr 3
Il est donnée par Rth= (m /h) Avec :
Tcyxf
Rth : rendement théorique en /h
Cg : capacité du godet de la pelle
Tc : temps de cycle de la pelle
Kr: coefficient de remplissage
3600 : le nombre de seconde en une heure
f : le coefficient de foisonnement
II.10.2Rendement effectif ou reel
Le rendement effectif intègre les contraintes réelles tels que ; les temps
d’attentes de la maintenance les conditions, météoriques etc., il est toujours inferieur au
rendement théorique en raison des coefficients d’utilisation et de perturbation
Il est donné par :
Reff ꓿ R th xC ∪ A (m 3 / h) Avec :
- Reff : rendement effectif
- Rth : rendement théorique
- CUA : coefficient d’utilisation absolue
Ⅱ.10.3 Différents coefficients d’utilisation des unités de chargement
II.10.3.1 Coefficient de mise à disposition, cmd
C’est le rapport entre les heures de mise à disposition et les heures
possibles. Elle est donnée par
CMD
CMD ¿ Avec ; HMD : heurs de mise à disposition ; HP : heurs possibles
HP
II.10.3.2 Coefficient d’utilisation effective, cue
C’est le rapport entre les heures d’utilisation effective de l’engin et les
heures de mise à disposition.
CUE
CUE ¿
HMD
II.10.3.3 Coefficient d’utilisation absolue, cua
C’est le produit des coefficients de mise à disposition et d’utilisation
effective.
HMD HUE HUE HUE
CUA ¿ CMDxCUE= x= x= D’où CUA ¿
HP HMD HP HP
En somme, le coefficient d’utilisation absolu est donc le rapport entre les heures d’utilisation
effective de l’engin et les heures possibles pendant une période de référence.
II.10.3.4 Coefficient de remplissage cf.
Le remplissage du godet est traduit par un coefficient de remplissage Kr. Il
représente le volume réel des matériaux que peut contenir le godet de la pelle par rapport à la
capacité nominale du godet donnée par le constructeur.
Il est calculé par la formule suivante :
Cg x krb
kr = Avec ;
Cg x Ng
: coefficient de remplissage,
Cb : capacité du bac en
Ng : nombre de godet
b : coefficient de remplissage de la benne
Cg: capacité du godet
II.10.3.5 Coefficient de foisonnement (f)
Lorsqu’un volume en place est excavé ou explosé, ce dernier subit
une augmentation que l’on appelle foisonnement. Le foisonnement dépend du compactage
Vf
du terrain et est donné par l’expression suivante avec : f =
Vp
Avec :
Vf : volume foisonné
Vp : volume en place
II.11 Conclusion
Dans ce chapitre, il était question de donner une aperçue générale sur le
chargement dans les mines à ciel et quelques notions sur les coefficients qui entrent enjeu
pour calculer le rendement. Ces notions nous servirons de base pour le chapitre suivant,
intitulé : notion des différents paramètres impactant le rendement sur l’unité de chargement
(cas de la chargeuse 992k…).