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Dissertation

Le Droit international humanitaire (DIH) constitue un cadre normatif essentiel pour limiter les souffrances humaines et encadrer les pratiques militaires dans les conflits contemporains. Cependant, son efficacité est compromise par la complexité des conflits modernes, notamment la présence d'acteurs non étatiques et les défis liés à la mise en œuvre des règles. Malgré ces limites, le DIH reste un instrument crucial pour la protection des personnes et la régulation des hostilités.

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Le Droit international humanitaire (DIH) constitue un cadre normatif essentiel pour limiter les souffrances humaines et encadrer les pratiques militaires dans les conflits contemporains. Cependant, son efficacité est compromise par la complexité des conflits modernes, notamment la présence d'acteurs non étatiques et les défis liés à la mise en œuvre des règles. Malgré ces limites, le DIH reste un instrument crucial pour la protection des personnes et la régulation des hostilités.

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En quoi le Droit international humanitaire (DIH) influence les conflits

actuels dans le monde ?

Partie I- Le rôle normatif et protecteur du DIH dans les conflits contemporains

1- Le Droit international humanitaire en tant que norme de référence

Le Droit international humanitaire (DIH), aussi appelé droit des conflits armés,
constitue un ensemble de règles juridiques visant à limiter les effets des hostilités armées.
Outre les menaces pour l’intégrité physique, les conflits armés peuvent causer des
déplacements de population, détruire des infrastructures essentielles, perturber les chaînes
d’approvisionnement, entraver les investissements et donc compromettre la croissance
économique et le développement.

Le DIH vise à réglementer le comportement des parties une fois qu’un conflit armé a
commencé.

Le DIH agit comme une norme de référence dans la condamnation des crimes de
guerre. Les juridictions internationales, telles que la Cour pénale internationale (CPI),
utilisent le DIH comme socle juridique pour juger les violations graves : massacres de
civils, utilisation d’armes prohibées, ou attaques disproportionnées. De ce fait, le DIH ne
se limite pas à une simple fonction déclarative, mais joue un rôle préventif et répressif,
influant sur le comportement des belligérants en les exposant à des sanctions juridiques et
politiques.

2- Le Droit international humanitaire a un rôle protecteur

Le droit international humanitaire protège principalement les personnes qui ne


participent pas directement aux combats (civils, blessés, prisonniers) et encadre l’usage
des moyens et méthodes de guerre.
En cas de conflits armés non internationaux, la protection est offerte aux personnes
qui ne participent pas directement aux hostilités, y compris les membres de forces armées
qui ont déposé les armes et les personnes qui ont été mises hors de combat par maladie,
blessure, détention ou pour toute autre cause. La protection couvre également le
personnel médical et religieux, les travailleurs humanitaires et le personnel de défense
civile.

Dans les conflits actuels, notamment en Ukraine, en Palestine ou dans certaines


régions d’Afrique, le DIH s’impose comme un cadre contraignant destiné à humaniser la
guerre et à prévenir les excès. En codifiant des principes fondamentaux tels que la
distinction, la proportionnalité et la nécessité militaire, il influence directement la
conduite des opérations militaires et impose des obligations tant aux États qu’aux acteurs
armés non étatiques.

Partie II. Les limites et défis du DIH face à la complexité des conflits modernes

Malgré son rôle essentiel, le DIH rencontre des limites face aux réalités des
conflits contemporains. La multiplication des acteurs non étatiques, comme les groupes
armés terroristes, complique son application. Ces acteurs refusent souvent de se
soumettre aux règles internationales et ciblent délibérément les civils, ce qui constitue
une violation flagrante des principes du DIH. Les conflits asymétriques accentuent ces
difficultés, car les stratégies militaires impliquent fréquemment l’utilisation de la
population comme bouclier humain ou la dissimulation d’armes dans des zones civiles.

Citons par exemple que selon le rapport de Nations Unies sur le développement
humain en 2022, environ 450 millions d’enfants, soit un sur six vivent actuellement dans
des zones de conflit, ce qui a des conséquences dévastatrices sur leur santé. Au Nigéria,
Boko Haram a recruté de jeunes enfants pour sa milice, leur infligeant une grave détresse
psychologique associée à la guerre. Le premier verdict de la CPI a été prononcé le 14
mars 2012 et la première condamnation le 10 juillet 2012 dans l'affaire Lubanga6, ce
dernier ayant été accusé du recrutement, de l'enrôlement et de l'utilisation d'enfants
soldats de moins de 15 ans pour participer activement à des hostilités en RDC.
En outre, la faiblesse des mécanismes de mise en œuvre du DIH réduit son
efficacité. Si les conventions de Genève et leurs protocoles additionnels sont largement
ratifiés, leur respect dépend essentiellement de la volonté des parties au conflit. Les
sanctions internationales, bien que prévues, se heurtent souvent à des blocages politiques
au sein d’organisations comme le Conseil de sécurité des Nations unies. Ainsi, même si
le DIH exerce une influence juridique et morale indéniable, son effectivité reste
partiellement compromise par l’absence de contrôle coercitif généralisé.

En guise de conclusion, le Droit international humanitaire influence profondément


les conflits actuels en offrant un cadre normatif visant à limiter les souffrances humaines
et à encadrer les pratiques militaires. Toutefois, son efficacité est entravée par la
complexité des guerres modernes, marquées par le terrorisme, l’asymétrie des forces et
les rivalités politiques. Ainsi, le DIH demeure un instrument indispensable mais
imparfait, oscillant entre idéal juridique et réalités pratiques.

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