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Cours Droit

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Deuxième année SCIENCES ECONOMIQUES

DROIT FISCAL ET SOCIAL

Année scolaire 2023 / 2024

Éléments de fiscalité marocaine

1
Chapitre 1 INTRODUCTION

1/ Notion de fiscalité
La fiscalité est une discipline juridique : on parle de droit fiscal. La principale source du droit est constituée
par la loi. Les principales lois fiscales sont :
- Le Code Général des Impôts (CGI)
- Loi n° 47-06 relative à la fiscalité des collectivités locales
Ces lois peuvent être modifiées chaque année dans le cadre de la loi de finances.
Les lois fiscales peuvent laisser l’initiative au gouvernement de préciser les modalités d’application de
certaines dispositions fiscales : ces précisions sont faites dans le cadre d’un décret ou d’un arrêté.
La fiscalité s’intéresse essentiellement à l’étude des impôts.
2/ Définition de l’impôt
L’impôt peur être défini comme « une prestation pécuniaire, requise par voie d’autorité, à titre
définitif et sans contrepartie en vue de couvrir les dépenses publiques. »
De cette définition découle un certain nombre de caractéristiques :
- L’impôt est une prestation pécuniaire : en effet, l’impôt est payé en numéraire (chèque, espèces, ...)
- L’impôt est requis par voie d’autorité : l’impôt, comme son nom l’indique, est imposé au contribuable :
c’est une des manifestations de la légitimité de la puissance publique.
- L’impôt ne comporte pas de contrepartie : il n’existe aucune relation entre l’impôt payé et les services
rendus par l’Etat.
- L’impôt a un caractère définitif : le contribuable ne sera jamais remboursé du montant de l’impôt
légalement payé.
- L’impôt sert à la couverture des dépenses publiques : il fournit l’essentiel des recettes de l’Etat.

3/ Classification des impôts


3.1/ Classification économique
Elle est fondée sur la distinction entre l’origine de la richesse qui se traduit par la perception d’un
revenu et ses emplois par la dépense.
On distingue alors :
- L’impôt sur le revenu:
Le revenu est constitué par le total des sommes perçues par une personne pendant une période
correspondant généralement à une année. Il provient soit du travail (salaires), soit du capital (revenus
fonciers par exemple).

Exemples d’impôts sur le revenu


Impôt Revenu concerné
Impôt sur les sociétés (IS) Bénéfices des sociétés
Impôt sur le Revenu (IR) Revenus des personnes physiques : salaire, loyer, bénéfice ….
Taxe sur le Produit des Actions (TPA) Dividendes distribués par les sociétés
Taxe sur les Placements à Revenu Fixe Intérêts reçus

- L’impôt sur la dépense :


Cette forme d’imposition frappe le revenu au niveau de son utilisation. Au Maroc, il s’agit
essentiellement de la TVA (Taxe sur la Valeur Ajoutée) et les TIC (Taxes Intérieures de Consommation).
3.2 / Impôts directs et impôts indirects

2
L’impôt direct est supporté à titre définitif par le contribuable alors que l’impôt indirect peut
être récupéré, souvent par l’intermédiaire des prix sur d’autres contribuables.
Par ailleurs l’impôt direct peut être perçu par voie de rôle nominatif alors que l’impôt
indirect est perçu sans émission préalable de rôle.
4/ Eléments de technique fiscale
L’établissement de l’impôt passe par plusieurs étapes : définition de son champ d’application,
détermination des règles d’assiette, la liquidation de l’impôt et les modalités de son recouvrement
4.1 / Le champ d’application
Il s’agit de préciser :
- Les personnes imposables (contribuables ou assujettis),
- Les opérations imposables
- Les règles de territorialité

4.2 / Les règles d’assiette


Asseoir un impôt consiste à définir la matière imposable, fixer les règles d’évaluation et préciser
l’événement déclencheur de l’imposition (le fait générateur) :
- La matière imposable : c’est l’élément économique sur lequel porte l’impôt (le bénéfice, le salaire …)
- L’évaluation de la base imposable : la législation fiscale définit les modalités de détermination de la
base imposable et les procédés retenus pour son évaluation.
- Le fait générateur : c’est l’événement par lequel sont réalisées les conditions légales nécessaires à
l’exigibilité de l’impôt et qui fait naître l’obligation fiscale.

4.3 / La liquidation de l’impôt


Liquider un impôt consiste à calculer le montant exigible une fois que sa base imposable a été définie
et évaluée. Il s’agit le plus souvent d’appliquer un barème (cas de l’IR par exemple) ou un tarif (cas de la
vignette automobile par exemple) ou encore d’utiliser un taux (cas de la TVA par exemple).
La liquidation est effectuée soit par le contribuable lui même (TVA, IS, ...) soit par l’administration
(IR ...).

4.4 / Le recouvrement de l’impôt


C’est la dernière phase qui consiste à opérer l’encaissement effectif de l’impôt :

* soit après émission du rôle par l’administration


* soit spontanément par le contribuable
* soit par retenue à la source : l’administration ou une personne agissant pour son compte,
effectue elle-même un prélèvement d’office. Exemples : retenue à la source de l’IR sur salaires.

3
CHAPITRE 2 La Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA)
1. Le principe de la TVA dans les entreprises
1.1 Définition
La TVA est impôt indirect incorporé dans le prix de vente des produits ou des services qui font l’objet de
transactions. C’est donc une taxe sur le chiffre d’affaires qui s’applique :
- aux opérations de nature industrielle, commerciale, artisanale ou relavant de l’exercice
d’une profession libérale, accomplies au Maroc.
- aux opérations d’importation.
1.2 Vocabulaire
- Les entreprises facturent la TVA lors de la vente (livraisons de biens et prestations de services) : compte
4455. Sur le plan fiscal, on parle de TVA exigible.
- Elles peuvent récupérer leur TVA acquittée sur :
 leurs achats et leurs consommations externes facturées par des tiers (téléphone, réparations,
honoraires,…) : compte 34552. Sur le plan fiscal, on parle de TVA déductible sur les achats non
immobilisés.
 leurs acquisitions d’immobilisations incorporelles et corporelles : compte 34551. Sur le plan fiscal,
on parle de TVA déductible sur les immobilisations.
Remarque : Lorsque la TVA sur les achats n’est pas déductible, elle est enregistrée TTC dans le compte
principal concerné (charge ou immobilisation).
- Enfin, elles reversent au Trésor le solde de la TVA collectée moins la TVA déductible, en général sur un
mois donné : on parle de TVA due ou à reverser (comptes 4456 ou 3456).
2/ Champ d’application
2.1/ Territorialité
La TVA s’applique aux opérations accomplies au Maroc. Une opération est réputée faite au Maroc
lorsque la livraison des biens vendus est faite au Maroc.
2.2/ Les personnes imposables
Sont considérées comme assujettis (soumis) à la TVA, toute les personnes physiques ou morales,
autre que l’Etat non entrepreneur qui effectuent des opérations entrant dans le champ d’application de
l’impôt et ce quels que soient :

- le statut juridique et la nationalité des personnes qui réalisent les opérations imposables ;
- le caractère permanent ou occasionnel des opérations effectuées ;
- la forme ou la nature de l’intervention de l’assujetti (vente, échange, livraison à soi-même) ;
- Les résultats atteints (bénéfice ou perte).
2.3/ Les opérations imposables
2.3.1/ Les opérations obligatoirement imposables
Ces opérations peuvent être regroupées en 4 catégories :
- Les opérations portant sur les biens meubles : ce sont :
* Les ventes et les livraisons par les entreprises de manufacture de produits extraits,
fabriqués ou conditionnés par eux, directement ou à travers un travail à façon.
* Les ventes et les livraisons en l’état réalisés par :
- les commerçants importateurs
- les commerçants grossistes
- les commerçants détaillants dont le chiffre d’affaires réalisé au cours de l’année précédente est égal ou
supérieur à 2.000.000 DH.

4
* Les opérations d’échange et les cessions de marchandises à la suite d’une vente de fonds
de commerce.
- Les opérations portant sur des biens immeubles : ce sont les travaux immobiliers, les opérations
de lotissement et les opérations de promotion immobilière.
- Les opérations de livraison à soi-même : elles peuvent porter sur des biens meubles ou des biens
immeubles.
- Les opérations de prestation de services : exemples :
* les locations portant sur les locaux meublés ou garnis ;
* les opérations de banque, de crédit et de change ;
* les opérations effectuées par les membres des professions libérales, regroupées en trois catégories
- avocat, interprète, notaire, adel, huissier de justice ;
- architecte, métreur-vérificateur, géomètre, topographe, arpenteur, ingénieur, conseil et
expert en toute matière ;
- vétérinaire
2.3.2/ Opérations imposables par option
Bien que n’étant pas soumis de plein droit à la TVA, la loi donne la possibilité à certaines personnes
de demander à devenir des assujettis. Il s’agit :
- des commerçants exportateurs pour leur chiffre d’affaires à l’exportation ;
- des fabricants et prestataires de services exonérés de la TVA (chiffre d’affaires < 5 00.000 DH);
- de certains détaillants non soumis à la TVA.

L’option à la TVA peut concerner tout ou partie des ventes ou des prestations. Elle doit être
maintenue pour une période d'au moins trois années consécutives.
2.4/ Les exonérations
Certaines opérations, bien que situées dans le champ d’application de la TVA, sont expressément
exonérées par la loi, pour des considérations économiques, sociales ou culturelles.

2.4.1/ Exonérations sans droit à déduction (article 91 du CGI)


L’assujetti qui réalise ce type d’opérations ne facture pas la TVA à ses clients, mais il n’a pas le
droit de déduire la TVA ayant grevé les éléments du prix de ces opérations.
Exemples d'opérations exonérées sans droit à déduction :
* Les ventes, autrement qu'à consommer sur place, portant sur : le pain, le couscous, les semoules et les
farines servant à l'alimentation humaine, le lait, le sucre brut et les dattes conditionnées produites au Maroc,
ainsi que les raisins secs et les figues sèches;
* Les ventes et prestations réalisées par les petits fabricants et les petits prestataires qui réalisent un chiffre
d'affaires annuel égal ou inférieur à 500.000 dirhams.
* Les intérêts des prêts accordés par les établissements bancaires ou par les sociétés de financement aux
étudiants de l'enseignement privé ou de la formation professionnelle et destinés à financer leurs études.
2.4.2/ Exonérations avec droit à déduction (article 92 du CGI)
Il s’agit de la détaxation de certains biens. Cette détaxation se traduit par la combinaison de
l’exonération du bien à l’aval (vente sans taxe) et le droit de déduire toutes les taxes engagées à l’amont
dans le processus de production ou de distribution de ce bien.
Exemples d'opérations exonérées avec droit à déduction :

* Les produits livrés et les prestations de services rendues à l'exportation par les assujettis.
* Les engins et filets de pêche destinés aux professionnels de la pêche maritime.

5
* Les biens d'investissement acquis par les assujettis, à inscrire dans un compte d'immobilisation et ouvrant
droit à la déduction acquis par les entreprises assujetties à la taxe sur la valeur ajoutée pendant une
durée de 36 mois à compter du début d’activité.
* les opérations de cession de logements sociaux à usage d'habitation principale dont la superficie couverte
est comprise entre 50 et cent 80 m2 et le prix de vente n’excède pas 250.000 dirhams HT.
3/ L’assiette de la TVA
3.1/ Le fait générateur de la TVA
- A l’intérieur du Maroc, le fait générateur est constitué normalement par l’encaissement
total ou partiel du prix des produits, des travaux ou des services. Cependant, le redevable peut opter pour le
régime de débit en acquittant la taxe au moment de la facturation ou de la livraison.
- A l’importation, le fait générateur est constitué par le dédouanement des marchandises.
3.2/ Régimes de déclaration
Bien que le fait générateur se situe au moment de l’encaissement, le redevable n’est tenu d’établir sa
déclaration qu’au bout d’une période d’un mois ou d’un trimestre.
3.2.1/ Le régime de déclaration trimestrielle
Sont soumis à la déclaration trimestrielle :
- les redevables dont le chiffre d’affaires taxable (hors taxes) réalisé au cours de l’année écoulée est
inférieur à 1.000.000 DH ;
- les redevables exploitant des établissements saisonniers ou exerçant une activité périodique, tels que
les établissements de consommation sur place ouverts sur les plages exclusivement pendant l’été ;
- les nouveaux assujettis jusqu’à la fin de l’année civile en cours.
3.2.2/ Le régime de déclaration mensuelle
Sont obligatoirement soumis au régime de la déclaration mensuel, les redevables dont le chiffre
d’affaires taxable (hors taxes) réalisé au cours de l’année écoulée atteint ou dépasse 1.000.000 DH.
3.3/ La base imposable
L’assiette de la TVA ou base imposable est constituée par le prix brut des marchandises, des travaux ou des
services, auquel il y a lieu :
- d’une part d’ajouter :
* les frais relatifs aux ventes (frais de transport, frais d’emballage, ...) ;
* les recettes accessoires (ventes de déchets, ventes d’emballage, subventions d’exploitation, ...) ;
* les droits et taxes à l’exclusion de la TVA (droits de douane, Taxes intérieures de consommation ...) ;

- d’autre part de retrancher les éventuelles réductions (réductions commerciales, escompte de


règlement).
4/ Les taux de la TVA

On distingue deux catégories de taux :


- le taux normal : il est fixé à 20 % et s’applique à la majorité des biens et services.
- les taux réduits : on distingue trois taux réduits
Taux Avec droit à déduction Sans droit à
déduction
Eau, gaz, huiles alimentaires, produits pharmaceutiques, le riz, conserves de sardine,
7% savon, fournitures scolaire, voiture économique .... -

Les opérations de ventes de denrées à consommer sur place et les opérations de


10 % fournitures de logements réalisées par les hôtels, les professions à caractère juridique -
(avocat, notaire, adel, ...) et le vétérinaire....
Transports, thé, énergie électrique, confitures, margarine, véhicule utilitaire léger (1)
6
14 % économique, cyclomoteur économique, ...
(1) Les commissions des courtiers travaillant avec des compagnies d’assurance

5/ Les déductions
5.1/ Principe et étendu des déductions
Les assujettis à la TVA sont autorisés à déduire de la TVA qu’ils ont collectée, la taxe qui a grevé
les éléments du prix des opérations imposables.
Cependant, la loi sur la TVA :
- exclu du droit à déduction la taxe ayant grevé les opérations suivantes :
1º - Les biens, produits, matières et services non utilisés pour les besoins de l'exploitation ;
2º - Les immeubles et locaux non liés à l'exploitation ;
3º - Les véhicules de transport de personnes, à l'exclusion de ceux utilisés pour les besoins du transport
public ou du transport collectif du personnel des entreprises ;
4º - Les produits pétroliers non utilisés comme combustibles, matières premières ou agents de fabrication à
l’exclusion du gasoil utilisé pour le transport de marchandises;
5º - Les achats et prestations revêtant un caractère de libéralité ;
6º - Les frais de mission, de réception ou de représentation ;
7º - Les opérations réalisées par les courtiers d’assurance ;
8º- Les opérations de vente et de livraison portant sur les produits, ouvrages et articles soumis aux taux
spécifiques.
9°- N’est pas déductible la taxe ayant grevé les achats, travaux ou prestations de services dont le montant
dépasse 10.000 DH par jour et par fournisseur, dans la limite de 100.000 DH par mois et par fournisseur et
dont le règlement n’est pas justifié par chèque barré non endossable, effet de commerce, moyen
magnétique de paiement, virement bancaire, procédé électronique ou par compensation avec une créance à
l’égard d’une même personne, à condition que cette compensation soit effectuée sur la base de document
dûment datés et signés par les parties concernées et portant acceptation du principe de la compensation.
5.2/ Conditions d’exercice du droit de déduction
L’exercice du droit à déduction est subordonné au paiement de la taxe.
5.3/ Le prorata de déduction
5.3.1/ Principe
Lorsque un contribuable simultanément un chiffre d’affaires qui donne droit à déduction (imposable,
exonéré article et un chiffre d’affaires qui ne donne pas droit à déduction, la déduction de la TVA
commune aux deux catégories de chiffre d’affaires est obtenue en appliquant à la TVA concernée un
pourcentage appelé prorata.
5.3.2/ Calcul
Calcul du prorata de l’exercice N sur la base des données de l’exercice N-1
Types d’opérations
Opérations soumises à la taxe sur la valeur ajoutée (T.T.C.)
A Opérations exonérées en vertu des dispositions de l’article 92 du C.G.I (T.T.C.)
Opérations relevant du régime suspensif, prévu à l’article 94 du C.G.I (T.T.C.)
B Opérations exonérées visées à l’article 91 du C.G.I

7
Opérations situées hors du champ d’application de la TVA

Prorata = x 100 (arrondi à l’unité la plus proche)


Ce pourcentage correspond au rapport le chiffre d’affaires qui donne droit à déduction et le chiffre
d’affaires global.

8
6/ Déclaration de la TVA

La déclaration de TVA (mensuelle ou trimestrielle comprend les éléments suivants :

 Le chiffre d'affaires imposable hors taxes (A)

N° ligne Eléments
10 1. Chiffre d’affaires total

20 2. Opérations situées hors champ d’application de la TVA


3. Opérations exonérées sans droit à déduction
30 article 91 du CGI
4. Opérations exonérées avec droit à déduction
40 article 92 du CGI
5. Opérations faites en suspension de la TVA
50 article 94 du CGI
6. Chiffre d’affaires imposable (ligne 10 – somme des lignes 20 à
60
50)

 La TVA exigible (B) : Elle obtenu en multipliant le chiffre d'affaire imposable par le ou
les taux concernés. Le total de la TVA exigible figure à la ligne 130.

 Les déductions (C) : Le total de la TVA déductible figure à la ligne 190.

 La TVA due ou crédit de la TVA

Cette dernière partie de la déclaration de la TVA comprend les éléments suivants :

- TVA due de période (ligne 200) : c’est la différence entre la TVA exigible de la période
considérée (ligne 130) et la TVA déductible de la période considérée (ligne 190), la TVA
exigible étant supérieur à la TVA déductible ;

- Crédit de la période (ligne 201) : c’est la différence entre la TVA déductible de la période
considérée (ligne 130) et la TVA exigible de la période considérée (ligne 190), la TVA
déductible étant supérieur à la TVA exigible ;

- Crédit de la période précédente (ligne 203) ;

- Crédit cumulé : ligne 201 + ligne 203 ;

- TVA due : ligne 200 - ligne 204 ;


Le compte concerné est : 4456 Etat, TVA due (suivant déclarations)

- Crédit à reporter : ligne 204 - ligne 200 ;


Le compte concerné est : 3456 Etat - crédit de TVA (suivant déclaration)

Ci-dessous un exemplaire de déclaration mensuelle de TVA. Cependant, à compter du 1er janvier


2017, par toutes les entreprises à l’exclusion de celles soumises à l’impôt sur le revenu selon le
régime du bénéfice forfaitaire sont tenues de souscrire auprès de l’Administration fiscale par
procédés électroniques la déclaration de TVA.

9
10
11
CHAPITRE 3 L’impôt sur les revenus salariaux et assimilés
1/ Définition

1.1/ Les revenus salariaux

Ils sont composés des éléments suivants :

 Les salaires et traitements : ce sont toutes les rémunérations perçues par les personnes
physiques à raison de l’exercice d’une profession salariée, soit publique soit privée.
Suivant la qualité du bénéficiaire ou la nature des services rendus, ces rémunérations peuvent
avoir plusieurs appellations :
* appointements pour les cadres
* traitements pour les fonctionnaires
* commissions pour les représentants
* parts pour les marins pêcheurs ….
Ces salaires peuvent être complétés par des primes diverses (prime de rendement, prime de
responsabilité…)
 Les indemnités : une indemnité est accordée à un salarié, le plus souvent, en compensation de
certains frais (indemnité de déplacement par exemple) ou pour tenir compte de la durée de
services rendus (prime d’ancienneté)
 Les émoluments : ce sont des rémunérations accordées à certaines personnes en contrepartie
des services rendus, tels que :
* les honoraires versés aux personnes exerçant une profession libérale sans avoir la qualité de
patentable ;
* les vacations ;
* les jetons de présence attribués aux administrateurs des sociétés anonymes pour leur participation
aux séances du conseil d’administration.
 Les pensions et rentes viagères : elles consistent en allocations périodiques qui ne sont pas la
rémunération immédiate de services rendus et leur paiement est, d’une manière générale, garanti
aux bénéficiaires leur vie durant

1.2/ Les revenus assimilés


Ce sont les avantages :
* en argent (tel que le loyer du logement personnel, avancé par le salarié et remboursé par
l’employeur)
* ou en nature (tel que le logement appartenant à l’employeur ou loué par lui et affecté à titre
gratuit à un salarié) attribuées par l’employeur à une partie ou l’ensemble du personnel en sus des
rémunérations proprement dites
2/ Détermination du revenu net imposable

B/ Eléments
exonérés

D/ Déductions
A/ Revenu brut
Total
E/ Revenu net
C/ Revenu brut
imposable
imposable

A/ Revenu brut total : somme des salaires et revenus assimilés

12
B/ Eléments exonérés :
- Les indemnités destinées à couvrir des frais engagés dans l’exercice de la fonction, à conditions
que ces frais soient justifiés ;
- Les allocations familiales ;
- Les indemnités journalières de maladie ;
- L’indemnité de licenciement ;
- La part patronale des cotisations de retraite et de sécurité sociale ….
C/ Revenu brut imposable : Revenu brut total – Eléments exonérés ( A – B).
D/ Déductions :
- Frais professionnels : dans la majorité des cas, ces frais représentent 20% du salaire brut
imposable déduction faite des avantages en argent et en nature. Le montant de ces frais ne peut
dépasser 30 000 DH par an.
- Les retenues supportées pour la constitution de pensions ou de retraites.
- Les cotisations aux organismes de prévoyance sociale (mutuelles) ainsi que les cotisations
salariales de sécurité sociale.
- La part sociale des primes d’assurance-groupe couvrant les risques de maladie, maternité,
invalidité et décès.
- Le remboursement en principal et intérêts normaux des prêts obtenus pour l’acquisition de
logements économiques à condition que les montants des remboursements soient retenus et
versés mensuellement par l’employeur aux organismes de crédit agrées.

Remarque : pour les pesions et rentes viagères, il est appliqué un abattement forfaitaire de 40% sur le
montant brut imposable des pensions et rentes.
E/ Revenu net imposable : Revenu brut imposable – déductions (C – D).
3. Liquidation
3.1 Barème de calcul

Barème à partir du 1er janvier 2010

Tranches du revenu net imposable Abattement


Taux
Annuel Mensuel Annuel Mensuel
De 0 à 30 000 De 0 à 2 500 0% 0 0
De 30 001 à 50 000 De 2 501 à 4 166,67 10% 3 000 250
De 50 001 à 60 000 De 4 1671 à 5 000 20% 8 000 666,67
De 60 001 à 80 000 De 5 001 à 6 666,67 30% 14 000 1 166,67
De 80 001 à 180 000 De 6 667 à 15 000 34% 17 200 1 433,33
Au delà de 180 000 Au delà de 15 000 38% 24 400 2 033,33

Impôt sur le revenu = Revenu net imposable x Taux – Abattement

3.3 Réduction pour charge de famille

Il est déduit du montant annuel de l'impôt en raison des charges de famille du contribuable, une somme de
360 dirhams (30 dirhams par mois) par personne à charge. Toutefois, le montant total des réductions pour
charge de famille ne peut pas dépasser 2 160 dirhams à compter du 1er janvier 2009 (180 dirhams par mois).

13
CHAPITRE 4 L’Impôt sur les Sociétés (I.S.)
1/ Champ d’application
1.1/ Les personnes imposables
L’I.S. s’applique aux sociétés, aux établissements publics et autres personnes morales.

1.1.1/ Les sociétés :


 Les sociétés soumises de plein droit : ce sont
- les sociétés de capitaux (S.A. et sociétés en commandite par actions)
- les S.A.R.L.
- les sociétés en nom collectif et les sociétés en commandite simple et les sociétés de fait
lorsque les associés ne sont pas tous des personnes physiques.
- les sociétés civiles.
 Les sociétés assujettis sur option :
Les sociétés en nom collectif et les sociétés en commandite simple ne comprenant que des
personnes physiques ainsi que les sociétés en participation ne sont pas soumises à l’I.S. mais peuvent y
opter. Cette option est irrévocable.
 Les sociétés exclues du champ d’application de l’I.S.
- Les sociétés qui peuvent opter pour l’I.S. et qui n’ont pas formulé l’option.
- Les sociétés de fait ne comprenant que des personnes physiques. (2)
- Les groupements d’intérêt économique (GEI) (3)

(1) Les sociétés civiles : ce sont celles qui exercent des actes civils et qui n’ont pas adoptées une forme
réputée commerciale. Les sociétés commerciales par leur forme et quelque soit leur objet sont : les sociétés
de capitaux et les sociétés de personnes à l’exception de la société en participation.

(2) La société de fait : Elle résulte du comportement de personnes qui, sans avoir passé entre elles de
contrat de société, agissent entre elles et à l'égard des tiers comme des associés.
(3) Les groupements d’intérêt économique (GEI) : L’article premier de la loi n° 13 – 97 définit le
groupement d'intérêt économique comme étant une entité constituée de deux ou plusieurs personnes
morales pour une durée déterminée ou indéterminée, en vue de mettre en œuvre tous les moyens propres à
faciliter ou à développer l’activité économique de ses membres et à améliorer ou accroître le résultat de
cette activité.
N’ayant pas pour but la réalisation de bénéfices pour lui-même, le groupement ne peut exercer qu’une
activité à caractère auxiliaire par rapport à celle de ses membres.
Le groupement d'intérêt économique jouit de la personnalité morale à dater de son immatriculation au
registre du commerce, quel que soit son objet.

1.1.2/ Les établissements publics et autres personnes morales


Les établissements publics et les autres personnes morales ne sont soumis à l’I.S. que lorsqu’elles se livrent
à des opérations à caractère lucratif.
L’établissement public est défini comme une personne morale de droit public qui bénéficie d’une
autonomie administrative et financière et gère sous un contrôle de tutelle, une activité qui lui est confiée
dans un domaine déterminé.
Les autres personnes morales correspondent aux groupements ou collectivités, privés ou publics, autres que
les sociétés et les établissements publics : associations, clubs, communes urbaines ou rurales, organismes
étrangers ….

14
1.2 / Les exonérations
Cas d’exonération Exemples de personnes concernées
- les associations à but non lucratif et les organismes
assimilés
- les coopératives et leurs unions :
* lorsque leurs activités se limitent à la collecte de matières
premières auprès des adhérents et à leur commercialisation ;
Exonérations
permanentes * ou lorsque leur chiffre d’affaires annuel est inférieur à
cinq 5 000 000 DH HT, si elles exercent une activité de
transformation de matières premières collectées auprès de
leurs adhérents à l'aide d’équipements, matériels et autres
Exonération
moyens de production similaires à ceux dont se servent les
s et
entreprises industrielles soumises à l'impôt sur les sociétés et
imposition
de commercialisation des produits qu’elles ont transformés.
au taux
réduit Exonérations - Les entreprises exportatrices de produits ;
permanentes pendant 5ans
suivies de - Les établissements hôteliers pour la partie de la base
l’imposition imposable correspondant à leur chiffre d’affaires réalisé en
permanente au devises dûment rapatriées directement par eux ou pour leur
taux réduit compte, par des agences de voyage.
- Les entreprises minières exportatrices à compter de
l'exercice au cours duquel la première opération d'exportation
Imposition a été réalisée ;
permanente au
taux réduit - Les entreprises ayant leur domicile fiscal ou leur siège social
dans la province de Tanger et exerçant une activité principale
dans le ressort de ladite province.
Exonérations
pendant 5 ans
- Les entreprises qui exercent leurs activités dans les zones
suivies de
franches d'exportation
l’imposition
temporaire au
- L’Agence spéciale Tanger-Méditerranée
Exonération taux réduit
s et pendant 20 ans
Imposition Exonérations Les revenus agricoles sont exonérés de l’impôt sur les
au taux temporaires sociétés, jusqu'au 31 décembre 2013
réduit - les entreprises artisanales dont la production est le résultat
temporaires d’un travail essentiellement manuel et ce, quel que soit le lieu
Imposition d’implantation de la société ou de l’entreprise ;
pendant 5 ans au - les établissements privés d’enseignement et de formation
taux réduit professionnelle.
- les entreprises, à raison des activités exercées dans l’une des
préfectures et provinces fixées par décret.

1.3 La territorialité de l’impôt

Sous réserve de l’application des conventions fiscales internationales, est assujettie à l’I.S., toute
société quelque soit le lieu d’établissement de son siège sociale, en considération de l’ensemble de ses
bénéfices ou revenus de source marocaine se rapportant aux biens qu’elle possède, aux activités qu’elle
exerce et aux opérations lucratives qu’elle réalise au Maroc.

15
2/ La détermination de la base imposable

2.1 Relations entre le résultat comptable et le résultat fiscal

- La base de calcul de l’IS est le résultat fiscal. Celui-ci est calculé à partir du résultat comptable
- Le résultat comptable est la différence entre les produits et les charges enregistrés en
comptabilité
- Les produits augmentent le résultat fiscal : on parle alors de produits imposables
- Les charges diminuent le résultat fiscal : on parle alors de charges déductibles
- Le résultat fiscal est donc la différence entre les produits imposables et les charges
déductibles
1er cas : Tous les produits sont imposables et toutes les charges sont déductibles
Dans ce cas le résultat fiscal sera égal au résultat comptable.
2ème cas : Tous les produits sont imposables mais certaines charges ne sont pas déductibles

Total des Produits (imposables) 1000

Résultat Charges non Charges déductibles


Comptable déductibles 700
100 200

Total des charges 900


Puisque certaines charges ne sont pas déductibles, elles deviennent donc imposables et de ce fait, on doit
les ajouter (réintégrer) au résultat comptable pour trouver le résultat fiscal.

Résultat fiscal = Résultat comptable + Réintégrations

3ème cas : Toutes les charges sont déductibles mais certains produits ne sont pas imposables

Total des produits 1000

Produits non Produits (imposables) 960


imposables 40

Résultat comptable Charges déductibles


100 900

Certains produits n’étant pas imposables, il convient donc de les retrancher (déduire) du résultat comptable
pour trouver le résultat fiscal.
Résultat fiscal = Résultat comptable - Déductions
La base imposable est constituée par le résultat fiscal, lequel correspond à la différence entre les
produits imposables et les charges déductibles.
Dans la pratique, le résultat fiscal est calculé à partir du résultat net comptable dans un tableau de
l’Etat des Informations Complémentaires appelé « Passage du résultat net comptable au résultat net fiscal »
- le point de départ de ce tableau est constitué par le résultat net comptable ;
- auquel on ajoute les charges non déductibles : on parle alors de réintégrations fiscales ;
- et on retranche les produits non imposables : il s’agit des déductions fiscales ;
- on trouve alors le résultat fiscal.

16
RESULTAT BRUT FISCAL = RESULTAT NET COMPTABLE + REINTEGRATIONS - DEDUCTIONS

2.2/ Les produits imposables


2.2.1/ Les produits courants
- Le chiffre d’affaires
Le chiffre d’affaires est constitué par les recettes et créances acquises se rapportant aux produits
livrés, aux services rendus et aux travaux immobiliers ayant fait l’objet d’une réception partielle ou totale,
qu’elle soit provisoire ou définitive.
- Les produits accessoires :
Ce sont des revenus acquis par l’entreprise à l’occasion d’opérations réalisées accessoirement à son
activité principale, tels que les revenus locatifs, les redevances de la propriété industrielle …
- Les produits financiers :

* Les produits de participation :


Les produits de participation regroupent les différents revenus perçus par une société en sa qualité
d’associé dans une autre société. Il s’agit essentiellement des dividendes et tantièmes.
Ces produits sont exonérés de l’IS dans la mesure où ils l’ont déjà supporté au niveau de la société
distributrice.
* Les produits des titres de placement à revenu fixe : obligations, bons de caisse, prêts, …

2.2.2/ Les produits non courants


Parmi les profits et gains non courants, on peut citer :
- Les indemnités diverses reçues par une société, telle que l’indemnité versée, par un organisme
assureur, lorsqu’un élément d’actif est détruit par un sinistre ;

- Les dégrèvements d’impôts déductibles.


2.3/ Les charges déductibles
2.3.1/ Conditions de déductibilité fiscale des charges :
Pour qu’une charge soit déductible, elle doit répondre aux conditions suivantes :
- se rattacher à la gestion de la société et concourir à son activité imposable ;
- se traduire par une diminution de l’actif net de la société : toute dépense qui a pour effet
d’augmenter sensiblement la valeur d’une immobilisation est elle-même une immobilisation et
non une charge ;
- être appuyée par des pièces justificatives probantes ;
- être constatée en comptabilité.
2.3.2/ Les charges déductibles
2.3.2.1 Cas général
Les charges qui répondent aux conditions ci-dessus sont normalement déductibles. Cependant certaines
limitations sont prévues par la loi :
- cas des cadeaux publicitaires : ces cadeaux ne sont déductibles que lorsque
 leur valeur unitaire ne dépasse pas 100 DH
 ils portent le nom ou le sigle de la société
- cas des amortissements des véhicules de transport de personnes autres que ceux utilisés pour le
transport public, le transport du personnel des entreprises, le transport scolaire, les ambulances et
la location de véhicules de transport : l’amortissement n’est déductible que dans la limite d’une
17
base d’amortissement de 300 0000 DH, que le véhicule soit acquis par la société ou utilisé dans le
cadre d’un contrat de crédit bail (leasing).
- Cas des dons : seuls sont déductibles les dons octroyés aux organismes prévus par la loi (Habous,
associations reconnues d’utilité publique, …). Par ailleurs, la déductibilité des dons octroyés aux
œuvres sociales des entreprises publiques ou privées est limitée à 2‰ du chiffre d’affaires du
donateur.
- Cas des provisions pour propre assureur et des provisions pour garantie donnée aux clients:
ces provisions ne sont pas déductibles.
- Cas de l’amortissement dégressif : Il peut s’appliquer, sur option irrévocable de la société, aux
biens

2.3.3/ Les charges non déductibles

- Totalement : ne sont pas déductibles les amendes, pénalités et majorations de toute nature mises à
la charge de la société pour infractions aux dispositions légales ou réglementaires.
- Partiellement : ne sont déductibles qu’à concurrence de 50% de leurs montants : Les
dépenses relatives aux achats de matières et produits, frais généraux, non-valeurs et les dons ainsi que
les dotations aux amortissements des immobilisations :
 dont le montant facturé est égal ou supérieur à 10 000 DH
 et dont le règlement n’est pas justifié par chèque barré non endossable, effet de commerce,
moyen magnétique de paiement, virement bancaire ou par procédé électronique.

2.4/ Le report du déficit fiscal

Le déficit d’un exercice comptable peut être déduit du bénéfice des exercices suivants dans la limite de
quatre exercices. Cette limitation ne s’applique pas au déficit ou à la fraction du déficit correspondant aux
amortissements des immobilisations corporelles et incorporelles.

3/ Liquidation de l’I.S.

3.1/ Le calcul de l’I.S.

3.1.1/ Taux de l’I.S.

- Le taux normal de l’I.S. est calculé aux taux progressifs ci-après (à partir de 2018) :
Montant du bénéfice net (en dirhams) Taux
Inférieur ou égal à 300 000 10%
De 300 001 à 1 000 000 20%
Supérieur à 1 000 000 31%

- Le taux de l’I.S. est de 37% pour les établissements de crédit et organismes assimilés, Bank Al
Maghrib, la Caisse de Dépôt et de Gestion, les sociétés d’assurance et de réassurance.

3.1.2/ La cotisation minimale


- Le montant de l’I.S. ne peut être inférieur à une cotisation minimale :
 Base de calcul : elle est constituée du chiffre d’affaires HT, des produits accessoires et financiers
HT et des subventions primes et dons reçus.
 Taux : le taux de la cotisation minimale est fixé à 0,5%. Ce taux est ramené à 0,25 % pour les
opérations effectuées par les sociétés commerciales au titre des ventes portant sur : les produits pétroliers
; le gaz ; le beurre ; l'huile ; le sucre ; la farine ; l'eau ; l’électricité.
 Minimum : le montant de la cotisation minimale ne peut être inférieur à 3 000 dirhams (LF 2018).

18
[Remarque : l’excédent de la cotisation minimale sur l’IS n’est plus imputable, il reste donc acquis au
trésor.]

 Exonération : La cotisation minimale n'est pas due par les sociétés pendant les trente-six premiers
mois suivant la date du début de leur exploitation.
Toutefois, cette exonération cesse d'être appliquée à l'expiration d'une période de soixante mois qui suit
la date de constitution des sociétés concernées.

3.2/ Le paiement de l’I.S.

- Principe : L'impôt sur les sociétés donne lieu, au titre de l'exercice comptable en cours, au versement par
la société de quatre acomptes provisionnels dont chacun est égal à 25% du montant de l'impôt dû au titre du
dernier exercice clos, appelé exercice de référence.
- Versement : Les versements des acomptes provisionnels sont effectués spontanément avant l'expiration
des 3°, 6°, 9° et 12° mois suivant la date d'ouverture de l'exercice comptable en cours.
- Lorsque l'exercice de référence est d'une durée inférieure à 12 mois, le montant des acomptes est
calculé sur celui de l'impôt dû au titre dudit exercice, rapporté à une période de douze mois.
- Abstention de paiement : La société qui estime que le montant d'un ou de plusieurs acomptes versés au
titre d'un exercice est égal ou supérieur à l'impôt dont elle sera finalement redevable pour cet exercice, peut
se dispenser d'effectuer de nouveaux versements d'acomptes en remettant à l’administration, quinze jours
avant la date d'exigibilité du prochain versement à effectuer, une déclaration datée et signée, conforme au
modèle fourni par l’administration.

S’il s'avère que le montant de l'impôt effectivement dû est supérieur de plus de 10% à celui des acomptes
versés, la société est alors soumise à l'amende et aux majorations qui s’appliquent aux montants des
acomptes provisionnels qui n'auraient pas été versés aux échéances prévues.
- Régularisation : Dans les trois mois qui suivent la clôture de l’exercice, la société procède à la
liquidation de l'impôt dû au titre de cet exercice en tenant compte des acomptes provisionnels versés pour
ledit exercice. S'il résulte de cette liquidation un complément d'impôt au profit du Trésor, ce complément
est acquitté par la société dans le délai ci-dessus.
Dans le cas contraire, l'excédent d'impôt versé par la société est imputé d'office par celle-ci sur le premier
acompte provisionnel échu et, le cas échéant, sur les autres acomptes restants.
- Cas des sociétés exonérés : En ce qui concerne les sociétés exonérées temporairement de la cotisation
minimale ainsi que les sociétés exonérées en totalité de l'impôt sur les sociétés, l'exercice de référence est le
dernier exercice au titre duquel ces exonérations ont été appliquées.
Les acomptes dus au titre de l'exercice en cours sont alors déterminés d'après l'impôt ou la cotisation
minimale qui auraient été dus en l'absence de toute exonération.

19
ÉLÉMENTS DU DROIT SOCIAL

Les dispositions concernant le droit social sont regroupées dans la loi n° 65-99 relative au Code du travail.

CHAPITRE 1 Les conditions légales de travail

1- La durée légale du travail

1.1 La durée normale du travail

- Dans les activités non agricoles, la durée normale de travail des salariés est fixée à 2288 heures
par année ou 44 heures par semaine.

- La durée annuelle globale de travail peut être répartie sur l'année selon les besoins de
l'entreprise à condition que la durée normale du travail n'excède pas dix heures par jour.

- Dans les activités agricoles, la durée normale de travail est fixée à 2496 heures dans l'année.
Elle est répartie par périodes selon les nécessités des cultures suivant une durée journalière
déterminée par l'autorité gouvernementale compétente, après consultation des organisations
professionnelles des employeurs et des organisations syndicales des salariés les plus
représentatives.
1.2 Les heures supplémentaires

- Les heures de travail accomplies au-delà de la durée normale de travail du salarié sont
considérées comme heures supplémentaires.
- Le total des heures supplémentaires ne doit pas dépasser 80 heures de travail par an pour
chaque salarié. L’employeur peut employer ses salariés 20 heures supplémentaires si la nature de
l’activité de l’entreprise l’exige, à condition toutefois que le total des heures supplémentaires ne
dépasse pas 100 heures par an pour chaque salarié.
1.3 Les jours de repos
1.3.1 Le repos hebdomadaire
- Il doit être accordé obligatoirement aux salariés un repos hebdomadaire d'au moins vingt-quatre
heures allant de minuit à minuit.
- Le repos hebdomadaire doit être accordé soit le vendredi, soit le samedi, soit le dimanche, soit le
jour du marché hebdomadaire.
- Le repos hebdomadaire doit être accordé simultanément à tous les salariés d'un même
établissement.

1.3.2 Les autres jours de repos


Il est interdit aux employeurs d'occuper les salariés pendant les jours de fêtes payés dont la liste est
déterminée par voie réglementaire et pendant les jours fériés.
1.4 Les congés
1.4.1 Le congé annuel payé
- Tout salarié a droit, après six mois de service continu dans la même entreprise ou chez le même
employeur, à un congé annuel payé dont la durée est fixée comme suit :
 un jour et demi de travail effectif par mois de service ;
 deux jours de travail effectif par mois de service pour les salariés âgés de moins de dix-huit ans.

20
- La durée du congé annuel payé est augmentée à raison d'un jour et demi de travail effectif par
période entière, continue ou non, de cinq années de service, sans toutefois que cette augmentation
puisse porter la durée totale du congé à plus de trente jours de travail effectif.
- La durée du congé annuel payé est augmentée d'autant de jours qu'il y a de jours de fête payés et
de jours fériés pendant la période du congé annuel payé.

2- La rémunération du travail

- Le salaire est librement fixé par accord direct entre les parties ou par convention collective de travail
- Le salaire ne peut être inférieur à un minimum légal fixé comme suit :

Secteur Salaire minimum Date d’effet


Commerce, industrie et professions libérales 10,64 dirhams l’heure 1er juillet 2009
Agriculture 55,12 dirhams la journée 1er juillet 2009
10,39 dirhams l’heure 1er juillet 2010
Textile
10,64 dirhams l’heure 1er juillet 2011

- Quel que soit le mode de rémunération du salarié, les heures supplémentaires donnent lieu à
une majoration de salaire
* de 25 % si elles sont effectuées entre 6 heures et 21 heures pour les activités non agricoles et
entre 5 heures et 20 heures pour les activités agricoles,
* et de 50 % si elles sont effectuées entre 21 heures et 6 heures pour les activités non agricoles
et entre 20 heures et 5 heures pour les activités agricoles.

La majoration est portée respectivement à 50 % et à 100 % si les heures supplémentaires


sont effectuées le jour du repos hebdomadaire du salarié, même si un repos compensateur lui est
accordé.
- Tout salarié doit bénéficier d'une prime d'ancienneté dont le montant est fixé à :
 5% du salaire versé, après deux ans de service ;
 10 % du salaire versé, après cinq ans de service ;
 15 % du salaire versé, après douze ans de service ;
 20% du salaire versé, après vingt ans de service ;
 25% du salaire versé, après vingt-cinq ans de service.

3- Autres conditions légales de travail

- Est interdite à l'encontre des salariés, toute discrimination fondée sur la race, la couleur, le
sexe, le handicap, la situation conjugale, la religion, l'opinion politique, l'affiliation syndicale,
l'ascendance nationale ou l'origine sociale, ayant pour effet de violer ou d'altérer le principe
d'égalité des chances ou de traitement sur un pied d'égalité en matière d'emploi ou d'exercice
d'une profession.
- l'employeur est tenu de prendre toutes les mesures nécessaires afin de préserver la sécurité, la
santé et la dignité des salariés dans l'accomplissement des tâches qu'ils exécutent sous sa
direction et de veiller au maintien des règles de bonne conduite, de bonnes mœurs et de bonne
moralité dans son entreprise.
2- Le contrat de travail
2.1 Notion de contrat de travail
2.1.1 Définition

21
Le contrat de travail est un accord par lequel une personne (le salarié) s’engage à exécuter un travail
pour le compte et sous la subordination d’une autre personne (l’employeur) qui, en contrepartie, lui verse
une rémunération appelée salaire.

2.1.2 Caractéristiques

Le contrat de travail est un contrat :


- A titre onéreux : le travail est rémunéré
- Synallagmatique : les obligations des parties sont réciproques
- A exécution successive : les obligations des parties s’échelonnent dans le temps
2.1.3 Formation

- Validité du contrat de travail


La validité du contrat de travail est subordonnée aux conditions relatives :
 au consentement
 à la capacité des parties à contracter : un mineur de 15 ans révolus peut conclure un
contrat de travail après consentement de son représentant légal.
 l'objet et la cause du contrat doivent être licites : en particulier la prestation de
travail ne doit pas être prohibée par la loi, ni contraire aux bonnes mœurs.

- Obligations du salarié et de l’employeur


Les principales obligations des deux parties sont :

- Obligations du salarié :
 Le salarié est soumis à l'autorité de l'employeur dans le cadre des dispositions législatives
ou réglementaires, du contrat de travail, de la convention collective du travail ou du
règlement intérieur. (article 21)
 Le salarié doit veiller à la conservation des moyens qui lui ont été remis pour
l'accomplissement du travail dont il a été chargé. (article 22)

- Obligations de l’employeur :
 L'employeur est tenu de payer le salaire convenu et de délivrer le bulletin de paie
orrespondant.
 L'employeur est tenu de délivrer au salarié une carte de travail.
 Les salariés ont le droit de bénéficier des programmes de lutte contre l'analphabétisme et
de formation continue.
 l'employeur est tenu de prendre toutes les mesures nécessaires afin de préserver la
sécurité, la santé et la dignité des salariés dans l'accomplissement des tâches qu'ils
exécutent sous sa direction.

2.2 Types de contrats de travail


2.2.1 Contrat à durée indéterminée
Le contrat de travail est normalement conclu pour une durée indéterminée (régime de droit commun) : il est
conclu sans limitation de durée pour occuper un emploi durable dans l’entreprise.
La rupture unilatérale du contrat de travail à durée indéterminée est subordonnée, en l'absence de faute
grave de l'autre partie, au respect du délai de préavis.

2.2.2 Contrat à durée déterminée

Le contrat de travail à durée déterminée peut être conclu dans les cas où la relation de travail ne pourrait
avoir une durée indéterminée.

Le contrat de travail à durée déterminée ne peut être conclu que dans les cas suivants :

22
- le remplacement d'un salarié par un autre dans le cas de suspension du contrat de travail de ce dernier,
sauf si la suspension résulte d'un état de grève ;
- l'accroissement temporaire de l'activité de l'entreprise ;

- si le travail a un caractère saisonnier.


Le contrat conclu pour une durée maximum d'une année devient un contrat à durée indéterminée lorsqu'il
est maintenu au-delà de sa durée.

Dans le secteur agricole, le contrat de travail à durée déterminée peut être conclu pour une durée de six
mois renouvelable à condition que la durée des contrats conclus ne dépasse pas deux ans. Le contrat devient
par la suite à durée indéterminée.
2.3 Cessation des relations de travail

2.3.1 Suspension du contrat de travail

Le contrat est provisoirement suspendu :

1° pendant la durée de service militaire obligatoire ;

2° pendant l'absence du salarié pour maladie ou accident dûment constaté par un médecin ;

3° pendant la période qui précède et suit l'accouchement ;

4° pendant la période d'incapacité temporaire du salarié résultant d'un accident du travail ou d'une maladie
professionnelle ;

5° pendant les périodes d'absence du salarié prévues par la loi (mariage, circoncision, …)

6° pendant la durée de la grève ;

7° pendant la fermeture provisoire de l'entreprise intervenue légalement.

2.3.2 Rupture du contrat de travail

2.3.2.1 Cas du contrat à durée déterminée

Le contrat de travail à durée déterminée prend fin au terme fixé par le contrat ou par la fin du travail
qui a fait l'objet du contrat.
La rupture avant terme du contrat du travail à durée déterminée provoquée par l'une des parties et
non motivée par la faute grave de l'autre partie ou par un cas de force majeure donne lieu à dommages-
intérêts.
Le montant des dommages-intérêts équivaut au montant des salaires correspondant à la période
allant de la date de la rupture jusqu'au terme fixé par le contrat.

2.3.2.2 Cas du contrat à durée indéterminée

La décision de mettre fin au contrat du travail peut provenir :


- du salarié : on parle de démission
- ou de l’employeur : il s’agit du licenciement.

 La démission

La démission doit être faite par un écrit précisant la date de son effet, date à partir de laquelle
commence à courir le délai de préavis.

 Le licenciement
 Motif
23
Le licenciement doit être fondé sur un motif valable :
 personnel (inaptitude professionnelle, vol, absences fréquente, …),
 technologique (mutation des techniques),
 économique (difficultés économiques).

 L'indemnité de licenciement

Le salarié lié par un contrat de travail à durée indéterminée a droit à une indemnité, en cas de
licenciement après six mois de travail dans la même entreprise quels que soient le mode de
rémunération et la périodicité du paiement du salaire.

Le montant de l'indemnité de licenciement pour chaque année ou fraction d'année de travail effectif
est égal à :

- 96 heures de salaire pour les cinq premières années d'ancienneté ;

- 144 heures de salaire pour la période d'ancienneté allant de 6 à 10 ans ;

- 192 heures de salaire pour la période d'ancienneté allant de 11 à 15 ans ;

- 240 heures de salaire pour la période d'ancienneté dépassant 15 ans.

 Le délai de préavis

La rupture unilatérale du contrat de travail à durée indéterminée est subordonnée, en l'absence de


faute grave de l'autre partie, au respect du délai de préavis. Ce délai ne peut être inférieur à huit jours. Il
courir le lendemain de la notification de la décision de mettre un terme au contrat.

Pendant le délai de préavis, l'employeur et le salarié sont tenus au respect de toutes les obligations
réciproques qui leur incombent.

En vue de la recherche d'un autre emploi, le salarié bénéficie, pendant le délai de préavis, de
permissions d'absence rémunérées comme temps de travail effectif, quel que soit le mode de rémunération.
Ces permissions sont accordées à raison de deux heures par jour sans qu'elles puissent excéder huit heures
dans une même semaine ou trente heures dans une période de trente jours consécutifs.

3. Les organismes de prévoyance sociale


3.1 Présentation de la CNSS et de la CIMR
3.1.1 La Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS)
La Caisse Nationale de Sécurité Sociale est un organisme public doté de la personnalité civile et de
l’autonomie financière.

Elle gère depuis 1961 le régime de sécurité sociale. Ce régime couvre les salariés de l’industrie, du
commerce et des professions libérales ainsi que ceux de l’agriculture et de l’artisanat et de la pêche. Il
assure à ces salariés une protection contre les risques de suppression de revenu en cas de maladie, de
maternité, d’invalidité ou de vieillesse ; il leur sert aussi des allocations familiales et fait bénéficier leurs
ayants droit d’une pension de survivants et d’une allocation au décès.

Les entreprises privées sont tenues de s’inscrire (affiliation) auprès de la CNSS et déclarer
(immatriculation) l’ensemble de leurs salariés mensuellement pour leur permettre de bénéficier d’un
éventail de prestations sociales, qui sont considérées, selon les cas, comme revenus complémentaires ou
revenus de remplacement.
3.1.2 La Caisse Interprofessionnelle Marocaine de Retraite (CIMR)

24
La CIMR est une caisse de retraite qui a le statut d´association à but non lucratif.
Créée en 1949, elle a été la première caisse de retraite destinée au secteur privé au Maroc.
3.2 Les cotisations et les prestations sociales
3.2.1 La CNSS
3.2.1.1 Les cotisations
 Base de calcul des cotisations
 Taux des cotisations
Les taux des cotisations sont déterminés par la loi. Chacune des grandes familles de prestations sociales se
caractérise par un taux de cotisation qui lui est propre :
Branche de prestations Employeur Salarié Total
Prestations familiales par rapport à la masse salariale
6,40% 0% 6,40%
réelle
Total 8,60% 4,29% 12,89%
Prestations sociales par rapport à la masse salariale
. Court terme 0,67% 0,33% 1%
plafonnée à 6000 Dirhams
. Long terme 7,93% 3,96% 11,89%
Assurance maladie obligatoire (AMO) 3,5% 2% 5,5%
Taxe de formation professionnelle 1,6% 0% 1,6%

Pour les marins pêcheurs à la part la cotisation est assise sur les recettes brutes du bateau de pêche, les taux de
cotisations appliqués sont :
Régime général Régime AMO
Chalutiers 4,65% 1,20%
Sardiniers 6,00% 1,50%

La CNSS est aussi chargée du recouvrement de la taxe de Formation Professionnelle et de son versement à
l’Office de la Formation Professionnelle et de la Promotion du Travail (OFPTT).

3.2.1.2 Les prestations

 Les allocations familiales

Les allocations familiales sont servies aux enfants à charge de l’assuré, dans la limite de 6 enfants et
jusqu’à 13 ans. A partir de cet âge l’enfant doit être scolarisé. Dans ce cas, il bénéficie des allocations
jusqu’à l’âge 21 ans. Pour les enfants handicapés, aucune limite d’âge n’est exigée.
Le montant des allocations familiales est de :
- 200 DH par enfant pour les trois premiers enfants ;
- Et de 36 DH par enfant pour les trois enfants suivants.

 Les prestations à court terme


On distingue :
- Les indemnités journalières de maladie
- Les indemnités de maternité
- L’allocation décès

 Les prestations à long terme


On distingue :
- La pension d’invalidité
- La pension de vieillesse : retraite à 60 ans à condition de justifier d’au moins 3240 jours
de cotisation.
- La pension de survivant.
3.2.2 La CIMR

25
La CIMR offre deux régimes de retraite complémentaire :
- Offre toute entreprise :
C’est un régime de retraite ouvert à toutes les entreprises à partir de 3 salariés. Il permet aux salariés
dont le revenu est supérieur au salaire plafond de la CNSS ou ceux qui n'y ont pas cotisé suffisamment
longtemps de maintenir le même niveau de vie à la retraite.
Les taux de cotisations : l’employeur et ses salariés choisissent ensemble, parmi les 12 taux de
cotisations proposés, celui qui leur convient le mieux :
Cotisations Pourcentage du salaire versé en cotisation
Salariale 3,00 3,75 4,50 5,25 6,00 7,00 7,50 8,00 8,50 9,00 9,50 10,00
Patronale 3,90 4,88 5,85 6,83 7,80 9,10 9,75 10,40 11,05 11,70 12,35 13,00

- Offre PME (Petites et Moyennes Entreprises) :


L'Offre PME de la CIMR a été spécialement conçue pour aider le chef d’entreprise dont l'effectif
est inférieur ou égal à 50 salariés à motiver et fidéliser ses collaborateurs en améliorant leur retraite future.
En offrant la possibilité de cotiser sur la tranche de salaire supérieure au plafond de la CNSS, l'Offre PME
d'améliorer le niveau de pension et de maintenir le niveau de vie à la retraite.
En optant pour l’offre PME, l’employeur et ses salariés choisissent ensemble, parmi la variété de taux
proposée, celui qui leur convient le mieux et qui sera appliqué à la partie du salaire supérieure au plafond
du régime de base de la CNSS.
Cotisation % appliqué à la partie de salaire supérieure au plafond de la CNSS
Salariale 6 7 8 9 10 11 12
Patronale 7,80 9,10 10,40 11,70 13,00 14,30 15,60

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