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Cours S1 Partie D 21-22

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III - NOTIONS DE SISMOLOGIE ET STRUCTURE

INTERNE DE LA TERRE
A – Principaux moyens pour mettre en évidence la
structure interne de la Terre
1 - Forages profonds
L’objectif des forages profonds tels celui du programme KTB
(Kontinental Tiefbohrprogramm der Bundesrepublik) qui a atteint
9 800 m sous l’Allemagne ou celui de 13 km dans la péninsule de
Kola (Russie), est de mieux connaître la lithosphère et d’atteindre la
zone de transition entre celle-ci et le manteau supérieur : le Moho.
Les forages fournissent, de manière générale, une observation sur 1
km en milieu océanique, 4 à 5 km en milieu continental, mis à part
quelques exceptions citées au dessus. Les conditions de pression et de
température sont telles qu’au-delà, le matériel de forage ne tient
plus. A ce jour, le Moho n’a pas été atteint par aucun sondage.
01/10/2021 Pr. E.M. EL FALEH
2 - Enclaves dans les laves
Les enclaves profondes nous renseignent sur les couches « internes ».
En effet, les matériaux remontant à la surface du globe permettent
d’obtenir des informations sur le manteau, que ce soit via les zones
de subduction, où les plaques s’enfoncent dans le manteau, ou via les
cellules de convection qui remuent l’intérieur de la Terre.
Cependant, on ne peut avoir de renseignements sur les couches
situées en dessous de 200 km de profondeur.

01/10/2021 Pr. E.M. EL FALEH


3 - Météorites
L’analyse des météorites (vues précédemment) permet également
une étude indirecte de la structure interne du globe (et de
l'atmosphère primitive de la Terre) et de sa composition, dans la
mesure où ces « pierres tombées du ciel », contemporaines de la
formation du système solaire, sont interprétées comme vestiges des
matériaux à l’origine de la Terre primitive, comme des témoins du
matériel qui s’est aggloméré pour donner naissance à la Terre.
On distingue deux types de météorites : météorites non différentiées
(chondrite) et météorites différentiées (achondrites et sidérite).

01/10/2021 Pr. E.M. EL FALEH


Les chondrites donnent une idée de la composition chimique initiale
de la Terre dite primitive magmatique (avant l’entame de
différenciation). Les achondrites confirment la composition des
couches superficielles terrestres : on retrouve les mêmes cristaux que
ceux rencontrer dans la lithosphère. Les sidérites (météorites
métalliques provenant du coeur des astéroïdes) donnent des
informations sur la composition chimique du noyau de notre planète.

4 – Étude des séismes


Il s’agit d’une méthode indirecte pour mettre en évidence la
structure interne de la Terre. C’est elle qui sera détaillée dans ce
cours.

01/10/2021 Pr. E.M. EL FALEH


B – Sismologie
Depuis la découverte en 1889 de la propagation des ondes sismiques
à l’échelle mondiale, la sismologie a été l’outil de choix pour
reconstruire par des méthodes indirectes la structure interne de la
Terre.

1 – Définitions
Un séisme est une fracture qui apparaît dans la croûte terrestre.
En fait, une zone de la croûte subit des contraintes. Lorsque les
contraintes sont supérieures à la résistance du matériau, le séisme a
lieu. Le point de rupture est le foyer ou hypocentre (fig. 23).
L'épicentre est le point de la surface le plus près du foyer. De ce
dernier partent des ondes qui se propagent dans toutes les directions
du globe terrestre, font vibrer les roches et sont donc à l’origine des
dégâts observés.
01/10/2021 Pr. E.M. EL FALEH
Figure 23 – Relation foyer - épicentre.
01/10/2021 Pr. E.M. EL FALEH
2 – différents types d'ondes

L'étude des tracés de séisme ou sismogrammes (fig. 32),


combinée à l'analyse des hodochrones (fig. 24), révèlent des
informations fondamentales pour l'étude de la structure de la Terre.
Tout d'abord, il faut savoir qu'un sismomètre ou sismographe (fig.
25) enregistre plusieurs types d'ondes différents qui lui parviennent
sous forme de trains d'ondes à des intervalles séparés par des
espaces non perturbés.

01/10/2021
Figure 24 – Exemple de sismogramme. Pr. E.M. EL FALEH
Figure 25 – exemple de sismographe
A : horizontal ; B : vertical

Figure 24 – Courbe (dite hodochrone)


de la distance à l’épicentre en fonction
du temps de trajet.

01/10/2021 Pr. E.M. EL FALEH


En étudiant la propagation des ondes dans les milieux
connus, nous pouvons déterminer qu'un séisme est constitué de
trois types différents d'ondes (fig. 26) :

 Des ondes de compression (onde P) qui déplacent les


particules dans la direction de leur progression (mouvement
d'aller-retour),
 Des ondes transversales (ondes S), en cisaillement
perpendiculaire à la direction de propagation ;
 Des ondes superficielles (ondes L), qui sont des ondes de
surface.

Chacun de ces types d'ondes possède des propriétés


caractéristiques dont la connaissance va permettre de tirer des
conclusions quant à l'intérieur de la Terre.
01/10/2021 Pr. E.M. EL FALEH
Figure 26 – Principaux types
d'ondes sismiques.

01/10/2021 Pr. E.M. EL FALEH


3 – Réflexion et réfraction
a – Définition

Les rais sismiques ou


direction de propagation de
l'onde sont des lignes
perpendiculaires au front
d'ondes issues du foyer.

Les rais sismiques étant assimilables aux rais lumineux, on peut


leur appliquer les lois de Descartes fig. 27) :

01/10/2021 Pr. E.M. EL FALEH


Figure 27 – Lois de la réflexion et de la réfraction
(lois de Descartes).

01/10/2021 Pr. E.M. EL FALEH


Selon le même principe,
quand une onde
sismique atteint une
discontinuité (frontière
séparant deux milieux de
propriété physiques
différentes), l’onde se
réfléchit ou se réfracte
(fig. 28).

Figure 28 – Exemple de réflexion et réfraction d’une onde


sismique.
01/10/2021 Pr. E.M. EL FALEH
b – Zone d'ombre
Les ondes P, provenant d'un séisme, sont recueillies par toutes les
stations d'enregistrement, sauf celles qui se trouvent dans une
bande comprise entre 11 500 et 14 000 km (entre 105° et 142°)
de l'épicentre du séisme. Cette bande, où les ondes P ne sont, pas
reçues est appelée la zone d'ombre ou « anneau de silence » (fig.
29). Au delà de la zone d'ombre, les ondes de compression (P')
réapparaissent, mais arrivent plus tard que prévu.

Figure 29 – Schéma
montrant la géométrie et la
position de la zone d'ombre
(en surface, 1° correspond à
111,105 kilomètres).

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C - Propagation des ondes sismiques dans le globe
terrestre et mise en évidence des discontinuités
1 – Caractérisation et propagation des ondes
La vitesse des différents types d'ondes qu'est fonction de la
nature et de la densité du milieu dans lequel elles se propagent,
constitue un élément très important. En effet, chaque type
d'onde se propage à une vitesse qui lui est propre. Les ondes de
compression sont les plus rapides : pour cela, elles sont connues
sous le nom d'ondes P (premières) ; leur vitesse est fonction
croissante de la distance parcourue (plus l'on se situe loin du
foyer d'émission de l'onde, plus la vitesse à laquelle l'onde a
parcouru la distance nécessaire à nous atteindre sera grande).

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Les ondes de cisaillement arrivent ensuite : elles sont
ainsi connues sous le nom d'ondes S (secondes) ; leur vitesse
est également fonction croissante de la distance parcourue
quoiqu'elles soient moins rapides que les ondes P ; le rapport
de la vitesse des ondes P par rapport à la vitesse des ondes S
est d'environ 1, 7.
Les ondes de surface ou ondes L se propagent, elles, à
vitesse constante.
En résumé, les ondes sismiques présentent les deux
caractéristiques suivantes :
 Les ondes P se propagent dans les solides, les liquides et les
gaz, alors que les ondes S ne se propagent que dans les
solides ;
 La vitesse de propagation des ondes dépend des
caractéristiques du milieu dans lequel elles se propagent :
pression, température et composition.
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2 – Mise en évidence des discontinuités
a - Mohorovicic et réflexion des ondes sismiques
En 1909, Andrija Mohorovičić étudie le séisme de Zagreb (Croatie)
et compare entre eux les enregistrements de différentes stations. Il
observe qu’à partir d’une certaine distance de l’épicentre, les
enregistrements présentent deux arrivées d’ondes P, dont l’une
arrive au temps normal prévisible pour une onde directe, et l’autre,
plus précoce est donc plus rapide. Il faut donc qu’elle ait été
réfractée dans l’interface avec un milieu profond plus rapide. Pour
Mohorovičić, la discontinuité qui sépare ces deux milieux sous la
Croatie (l’interface croûte/manteau appelée désormais le Moho ou
discontinuité de Mohorovičić) se situe à une profondeur de l’ordre
de 55 km.

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b - Limite lithosphère/asthénosphère et vitesse
de propagation des ondes
Dans le manteau supérieur, entre 11 et 250 km de profondeur, la vitesse des
ondes P et S diminue. Cette zone où la vitesse des ondes est faible est appelée
LVZ (Low Velocity Zone) ou asthénosphère. Au-dessus se trouve la lithosphère
; La limite lithosphère/asthénosphère est une limite thermique de 1300°C. La
lithosphère dont la température est inférieure à 1300°C, est dure, cassante,
dense et c’est pourquoi elle conduit les ondes plus vite. L’asthénosphère est à
plus 1300°C, elle est ductile et moins dense d’où une vitesse de propagation
des ondes plus faible.
c - Discontinuité de Gutenberg et zones d’ombres
En 1912, Beno Gutenberg puis Harold Jeffreys en 1929 montrent que la zone
d’ombre des ondes P directes (vue ci-dessus) est due à la réfraction profonde
des ondes par un noyau très lent, qu’il considère comme fondu car les ondes S
directes y sont totalement amorties. Il donne à l’interface manteau/noyau sa
distance actuelle, la profondeur de 2900 km, soit un rayon de 3500 km pour le
noyau
01/10/2021 Pr. E.M. EL FALEH
d - Discontinuité de Lehmann et vitesses des ondes
La discontinuité qui sépare le noyau externe du noyau interne, a été
découverte par la scientifique danoise I. Lehmann. Celle-ci s’est
servie de calcul sur la vitesse des ondes pour mettre en évidence la
surface de discontinuité. Elle a tout d’abord observé une forte
accélération de la vitesse de propagation des ondes P. Puis, elle a vu
que des ondes S réapparaissaient. Ces ondes, incapables de se
propager en milieu fluide avaient disparu lors de l’entrée dans le
noyau externe. Ainsi elle déduisit que des ondes P ont suffisamment
ralenti dans le noyau externe pour se changer en ondes S : le noyau
interne est solide. En étudiant ces variations de vitesse Lehmann put
déterminer que la séparation se trouvait à environ 5100 km de
profondeur.

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D – Structure interne de la Terre (hétérogénéité de La
Terre)
Toutes ces études, présentées ci-dessus, nous ont permis de mieux
connaître la structure interne du globe et de mieux comprendre des
phénomènes qui nous entouraient. Toutes ces découvertes donnent
un modèle en couches concentriques de la structure de la Terre (fig.
30) : la croûte ou écorce terrestre, le manteau et le noyau. Ces
couches sont séparées par des discontinuités physiques et/ou
chimiques.

01/10/2021 Pr. E.M. EL FALEH


D – Structure interne de la Terre

Toutes ces études, présentées ci-dessus, nous ont


permis de mieux connaître la structure interne du globe
et de mieux comprendre des phénomènes qui nous
entouraient. Toutes ces découvertes donnent un modèle
en couches concentriques de la structure de la Terre (fig.
30) : la croûte ou écorce terrestre, le manteau et le noyau.
Ces couches sont séparées par des discontinuités
physiques et/ou chimiques.

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Figure 30 -
Schéma de la
structure interne
de la terre avec
mise en évidence
des différentes
discontinuités
ainsi que des
«parties»
concentriques du
globe.

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Figure 30 -
Schéma de la
structure interne
de la terre avec
mise en évidence
des différentes
discontinuités
ainsi que des
«parties»
concentriques du
globe.

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1 – Croûte terrestre (ou écorce)
Elle constitue pour moins de 2% en volume terrestre
et elle est solide. On reconnaît deux types de croûte
terrestre :

a – la croûte continentale
Elle se situe au niveau des continents. Elle est plus
épaisse (épaisseur de 30 à 70 km) à cause de sa plus
faible densité (roches granitiques à intermédiaires de
densité 2,7 à 3) et qu'on nomme SIAL (silicium-
aluminium). La vitesse des ondes sismiques P y est
d'environ 6,2 km.s-1.
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b – Croûte océanique (épaisseur
de 5 à 10 km)
En gros, elle se situe sous les océans. Elle est
formée de roches basaltiques de densité 3,2 et qu'on
nomme aussi SIMA (silicium-magnésium). La vitesse
des ondes sismiques P y est d'environ 6,4 à 6,9 km.s-1.
La couverture sédimentaire est une mince
pellicule de sédiments produits et redistribués à la
surface de la croûte par les divers agents d'érosion (eau,
vent, glace) et qui compte pour très peu en volume.

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2 – Manteau
Il forme le gros du volume terrestre, 81% et il se divise en
manteau inférieur solide et manteau supérieur principalement
plastique mais dont la partie tout à fait supérieure est solide.
 À la limite du manteau on observe une brusque
augmentation de la vitesse des ondes P : c'est la discontinuité de
Mohorovicic dite Moho. On passe ainsi à 8,2 km.s-1 Jusqu’à 700
km, la vitesse des ondes P augmente assez rapidement pour
atteindre 12 km.s-1.
 L’augmentation progressive de la vitesse des ondes P et S
indique une augmentation de densité du matériel à mesure qu'on
s'enfonce dans le manteau.
 La couche plastique du manteau supérieur est appelée
asthénosphère, alors qu'ensemble, les deux couches solides qui la
surmontent, soit la couche solide de la partie supérieure du
manteau supérieur et la croûte terrestre, forment la lithosphère.
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3 – Noyau
Il compte pour 17% du volume terrestre et il se divise en
noyau interne solide et noyau externe liquide.
 La chute subite de la vitesse des ondes P au contact
manteau - noyau est reliée au changement d'état de la matière (de
solide à liquide) : c'est la discontinuité de Gutenberg ; les vitesses
relatives continuent d'augmenter, indiquant une augmentation des
densités.
 La brusque interruption de propagation des ondes S à
la limite entre le manteau et le noyau indique que le noyau externe
est liquide.
 La partie centrale du noyau est solide : c'est la graine.

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Le noyau externe est à la fois liquide et ferreux, donc conducteur
d'électricité. La théorie de l'électromagnétisme nous dit que les
mouvements du noyau sont capables d'entretenir un champ
magnétique (effet dynamo). Ce serait là l'origine du champ
magnétique terrestre vu précédemment.

E – Composition chimique de la terre

Pour avoir connaissance de la composition chimique de la


terre, on peut utiliser l’échantillonnage des roches en surface :
méthode directe : roches accessibles, grâce à des robots, des sous
marins, des carottages, des remontées volcaniques) jusqu’à
300Km mais seuls les matériaux de la croûte terrestre et du
manteau supérieur vont être directement accessibles et
observables. Pour le reste, on devra avoir recours à des
méthodes indirectes (météorites, ondes sismiques, masses
volumiques,…).
01/10/2021 Pr. E.M. EL FALEH
La composition chimique moyenne de la croûte terrestre (tableau,
ci-dessous) montre que huit éléments :O, Si, Al, Fe, Ca, Na, K, Mg
représentent 99 % en poids de la croûte (les trois premiers
représentent à eux seuls 80 %).
Voici un exemple de la composition chimique de la croûte terrestre :

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Les éléments chimiques se classent en quatre grands
groupes qui sont qualifiés de sidérophiles, chalcophiles,
lithophiles et atmophiles (fig. 31). Cette classification est liée à
l'hypothèse d'une différentiation géochimique de planète en un
noyau dense formé d'alliage de fer et nickel (éléments
sidérophiles) et entouré d'une enveloppe de sulfures (éléments
chalcophiles : S, As, Cu, Pb, Zn…), puis de la couche silicatée
(éléments lithophiles : Si, Al, O, Ca, Na, K, Mg, Fe) et de
l'atmosphère (éléments atmophiles : H, N, gaz rares).
Par ailleurs, l'existence du champ magnétique terrestre
(voir ci-dessus) est un argument supplémentaire confirmant la
présence de fer dans le noyau terrestre.

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Figure 31 – Localisation des principaux groupes d'éléments chimiques
à l'intérieur du globe terrestre.
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F – Conclusion
La structure de la Terre peut se résumer à une boule solide
entourée d'une enveloppe liquide (l'hydrosphère), et d'une
enveloppe gazeuse (l'atmosphère).
Sa structure interne (fig. 32) est répartie en plusieurs
couches (ou enveloppes) successives, dont les principales sont la
croûte (continentale ou océanique), le manteau et le noyau. Cette
représentation est très simplifiée puisque ces enveloppes peuvent
être elles-mêmes décomposées. Le repérage de ces couches est
rendu facile grâce, entre autres, à l’étude de la vitesse de
propagation des ondes sismiques (sismologie) : Dès que la vitesse
d'une onde sismique change brutalement et de façon importante,
c'est qu'il y a changement de milieu, donc de couche. Cette
méthode a permis, par exemple, de déterminer l'état de la
matière à des profondeurs que l'homme ne peut atteindre.
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Ces couches, délimitées par des discontinuités (Mohorovic,
Gutenberg, Lehmann, ..), représentent ce que les géochimistes
appellent communément des réservoirs chimiques. Ces réservoirs
de compositions chimiques différentes sont le résultat de la
différenciation de la planète depuis sa naissance il y a environ 4,5
milliards d'années. En effet, la fusion partielle des matériaux de la
Terre primitive a permis la migration des éléments chimiques selon
leur densité : les matériaux les plus denses (de masse atomique plus
élevée) ont alors migré vers le centre de la planète, les plus légers
sont restés près de la surface.
La migration de ces matériaux a entraîné la différenciation de la
Terre en différentes couches.
La masse volumique des enveloppes augmente donc avec la
profondeur.
La Terre montre donc une hétérogénéité de structure et de
composition chimique : la densité, la pression et la température
augmentent avec la profondeur et modifient ainsi l’état physique
des matériaux.
01/10/2021 Pr. E.M. EL FALEH
Figure 32 – Structure interne de la Terre
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