Cour 39
Cour 39
1.2 - Ethique………………………….…………………………………………….........04
1.3 - Déontologie…………………………………………………………………….…..05
1.4. - Devoir………………………………………………………………………………05
A
Objectif général de l’enseignement :
L’objectif général de cet enseignement est de permettre aux étudiants en S.N.V. « 2 année
spécialités d’agronomie, biologie et écologie » l’acquisition des ressources de la déontologie
et de l’étique professionnelle.
B
Connaissances préalables recommandées
Il faut un bagage minimal d’un universitaire. En effet, il faut lire les documents suivants qui
sont disponible en ligne dans le site officiel de l’université de Médéa :
C
Introduction générale
Introduction générale
En moins de cinquante années après l’indépendance de notre pays, l’université Algérienne
a connu une très forte croissance de l’ensemble de ses principaux indicateurs, comme le
montrent le nombre d’établissements universitaires et leur répartition géographique, les
effectifs étudiants et de diplômés, la diversification des filières de formation et l’activité de
recherche scientifique.
Si beaucoup a été réalisé - même si beaucoup reste encore à faire pour atteindre les normes
internationales rapportées au volume de la population, le rythme accéléré de la croissance de
l’université a également généré de nombreux dysfonctionnements en termes de qualité et
d’efficacité scientifiques, de respect des normes de la vie académique et de maîtrise des
processus d’amélioration de ses performances.
Ceci est, au moins en partie, dû au fait que l’université s’acquitte de ses missions de
formation et de recherche dans un environnement socio-économique et institutionnel qui a
également connu de profonds changements, ce qui rend nécessaire la réaffirmation de
principes généraux et le renouvellement des règles de fonctionnement pouvant garantir à la
fois sa crédibilité pédagogique et scientifique et sa légitimité.
Le présent travail est structuré en trois chapitres dont le premier décrit l’ensemble des
définitions des concepts clés pour le module d’éthique et de la déontologie universitaire. La
charte d’éthique et de la déontologie universitaire des membres de la communauté
universitaire est regroupée dans le deuxième chapitre. Les applications des règles d’éthique et
de la déontologie universitaire sont présentées dans le troisième chapitre. Elles concernent les
meilleurs démarches pratiques aux plans éthique et déontologique, dans le domaine de
l’enseignement supérieure et pour la recherche scientifique notamment, la méthodologie de
recherche, le plagiat, droit d’auteur, écriture scientifique, ainsi que d’en combattre les dérives.
Une conclusion générale accompagnée de perspectives clôture ce polycopié.
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Chapitre I :
CONCEPTS
Chapitre I - CONCEPTS
Pour les fins du présent document, nous allons convenir des définitions suivantes:
1.1. - Morale:
Théorie relative à la conduite humaine en tant qu'elle a le bien pour objet. Elle se réfère
aussi aux mœurs, aux habitudes et aux règles de conduite admises et pratiquées par la société
comme relevant du bien. Elle se réfère également aux institutions qui permettent à une société
d'atteindre ses objectifs, plus particulièrement aux institutions d'ordre juridique ou quasi-
juridique. Le discours moral est le plus souvent prescriptible.
La morale est un ensemble de principes de jugement, de règle de conduite relatives au bien et
au mal, de devoirs, de valeurs, parfois érigés en doctrine, qu’une société se donne et qui
s’imposent autant à la conscience individuelle qu’à la conscience collective.
Les termes « étique » et « morale » ont des ses proches et sont souvent confondus.
L’étique est plutôt la science et l’étude de la morale.
1.2. - Éthique:
Art de diriger la conduite humaine en tenant compte, en conscience, des valeurs en jeu.
Elle se réfère aussi au produit d'une réflexion portant sur les valeurs afin de les critiquer, de
les renouveler, et ce à la mesure des changements que la vie quotidienne fait émerger. Une
telle réflexion est alimentée notamment par la morale, par la philosophie, par la psychologie
et par la sociologie. À cet égard, le discours éthique est appréciatif.
• Une discipline philosophique qui réfléchit sur les finalités, sur les valeurs de
l’existence
• Au contraire, invite le professionnel à réfléchir sur les valeurs qui motivent son action
et à choisir, sur cette base, la conduite la plus appropriée.
Les principes d’éthique sont très importants en raison des changements constants de la société
et de la nécessité d’y adapter nos règles de conduite. Aussi, des pressions sociales pour les
droits individuels afin de trouver un équilibre optimal entre ceux-ci et les droits collectifs.
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1.3. - Déontologie:
Ensemble des devoirs, des obligations et des responsabilités qui incombent à une
personne lors de l'exercice de ses fonctions.
• L’ensemble des devoirs et des obligations imposés aux membres d’un ordre ou d’une
association professionnelle.
• Une autorité est chargée de les faire respecter et d’imposer des sanctions en cas de
dérogation.
• Il n‘est pas nécessaire, pour se conformer à la déontologie, de réfléchir aux valeurs qui
en la sous-tendent ni même de partager ces valeurs.
1.4. - Devoir:
1.5. - Obligation:
Lien d'ordre éthique qui assujettit l'action de l'individu aux impératifs du devoir.
1.6. - Responsabilité:
Obligation qui consiste d'une part à rendre compte de ses actes et de ceux dont on a la
charge, et d'autre part, à assumer les conséquences de ses actes.
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1.8.1. - La didactique :
1.8.2. - La pédagogie :
C'est le savoir enseigner c'est à dire les méthodes que l'enseignant va mettre
en œuvre pour faire passer une notion de cours a ses élèves.
1.8.3. - Exemple :
D / Je leur propose donc de faire une expérience : la dissection d'un rat le cours
prochain.
Au début des années 1980, alors qu’une confusion existe entre les termes « pédagogie » et
« didactique », le mot « pédagogie » est le plus couramment employé. Les deux termes sont
aussi souvent utilisés comme synonymes ou comme étant légèrement différents pendant cette
période. Par contre, il est maintenant possible de réellement distinguer ces deux concepts
(pédagogie et didactique).
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1.8.4. - Triangle didactique
Ces trois pôles (l’enseignant, l’apprenant et le savoir) montrent donc qu’il existe une relation
didactique entre l’enseignant et le savoir (c’est-à-dire les contenus à apprendre en fonction du
programme d’études), une relation d’apprentissage entre l’apprenant et le savoir, ainsi qu’une
relation pédagogique entre l’enseignant et l’apprenant.
La didactique est fortement ancrée dans sa discipline, la pédagogie traverse les disciplines par
des méthodes, des actions et des attitudes. Celles-ci renvoient à l’image de l’enseignant dans
sa classe.
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La didactique est une réflexion sur la transmission des savoirs, alors que la pédagogie
est orientée vers les pratiques d’élèves en classe. Cette dernière s’attache au fonctionnement
de la classe dans son ensemble, pas seulement aux savoirs. Elle s’intéresse aussi aux modes de
relations entre les individus, à l’environnement et aux conditions de travail dans le processus
d’apprentissage. Elle s’adapte aux multiples évènements pouvant survenir dans une classe.
Le didacticien se demandera :
Le pédagogue se dira :
1.8.5. - Conclusion :
1.9. - Valeur:
Ce qui est vrai, beau et bien, selon un jugement personnel plus ou moins en accord avec
celui de la société dans laquelle on vit. La valeur est donc liée à nos aspirations individuelles
ou collectives; elle constitue une préférence et une référence pour la conduite qui inspire nos
gestes et nos décisions.
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1. 10. - Les valeurs professionnelles
1. 10. 1. - Introduction
Dans ce qui va suivre les principales valeurs qui sont à la base de toute éducation
de nature professionnelle sont présentés.
1. 10. 2. 1. - La compétence
1. 10. 2. 2. - L'assiduité
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1. 10. 2. 3. - L'intégrité scientifique
1. 10. 2. 5. - La probité
1. 10. 2. 6. - La transparence
Celui qui est investi d'un pouvoir rend compte de ses actes d'une
manière transparente, c'est-à-dire en laissant paraître la réalité toute entière, sans qu'elle soit
altérée ou biaisée.
Est présumé transparent celui qui, agissant en personne raisonnable et prudente, s'est assuré
de présenter tous les éléments jugés pertinents et portés à sa connaissance dans le cadre de
l'exercice de ses fonctions. La transparence implique de rendre l'information accessible aux
tiers, incluant les membres de son organisation. L'exercice de la transparence permet de
maintenir et d'accroître la confiance du public dans l'intégrité et dans l'impartialité de
l'Université et de ses membres.
1. 10. 2. 7. - La continuité
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1. 10. 2. 8. - L'efficience
L'efficience est une valeur qui fait en sorte que l'on obtient un
rendement optimal tout en maintenant une utilisation minimale des ressources.
1. 10. 2. 9. - La diligence
La diligence fait en sorte que l'on est empressé dans l'exécution de son
travail. Toutefois, l'empressement est tel que le travail se fait avec soin attentif, minutie et
application.
Les membres s'assurent que leurs activités sont conformes aux lois,
règlements, politiques et procédures qui s'appliquent à l'Université.
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expressément interdite et même si ces faits ou ces informations sont accessibles à d'autres
personnes.
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Chapitre II :
LA CHARTE D’ETHIQUE
ET DE LA DEONTOLOGIE
UNIVERSITAIRE
PREAMBULE
Si beaucoup a été réalisé – même si beaucoup reste encore à faire pour atteindre les
normes internationales rapportées au volume de la population –, le rythme accéléré de la
croissance de l’université a également généré de nombreux dysfonctionnements en termes de
qualité et d’efficacité scientifiques, de respect des normes de la vie académique et de maîtrise
des processus d’amélioration de ses performances.
Ceci est, au moins en partie, dû au fait que l’université s’acquitte de ses missions de
formation et de recherche dans un environnement socioéconomique et institutionnel qui a
également connu de profonds changements, ce qui rend nécessaire la réaffirmation de
principes généraux et le renouvellement des règles de fonctionnement pouvant garantir à la
fois sa crédibilité pédagogique et scientifique et sa légitimité.
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I. PRINCIPES FONDAMENTAUX DE LA CHARTE D’ETHIQUE ET DE
DEONTOLOGIE UNIVERSITAIRES :
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sources et à la rigueur intellectuelle. La recherche scientifique doit être fondée sur la
probité académique.
1.6. L’équité :
L’objectivité et l’impartialité sont les exigences essentielles lors des évaluations, des
promotions, des recrutements et des nominations.
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Lorsque l’enseignant-chercheur est appelé à exercer des fonctions administratives,
il doit répondre aux exigences de respect et d’efficacité.
- S’efforcer de se conformer à des normes aussi élevées que possible dans son activité
professionnelle.
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- Veiller au respect de la confidentialité du contenu des délibérations et débats tenus au sein
des différentes instances dans lesquelles il siège.
- Gérer honnêtement tous les fonds qui lui sont confiés dans le cadre de l’université,
d’activités de recherche ou de toute autre activité professionnelle.
- Faire preuve de disponibilité pour accomplir les tâches de sa fonction et être présent au sein
des établissements d’enseignement supérieur pour l’exécution de celles-ci.
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- Exposer clairement les objectifs pédagogiques de ses enseignements, et respecter les règles
pédagogiques de la progression (périodicité, durée, barème de notation, consultation des
copies et réception des étudiants avant validation définitive des notes.)
- Avoir une appréciation la plus objective possible des performances des étudiants.
- Orienter ses activités d’expertise et de conseil vers des travaux susceptibles d’enrichir ses
enseignements, de contribuer à l’avancement de ses recherches, ou de participer à son
rayonnement en tant qu’universitaire.
- Fonder ses travaux de recherche sur une quête sincère du savoir, avec tout le respect dû au
principe de la preuve et à l’impartialité du raisonnement.
- Respecter le travail d’érudition de ses collègues universitaires et les travaux des étudiants et
en créditer les auteurs. Aussi, le plagiat constitue une faute majeure et inexcusable pouvant
conduire à l’exclusion.
L’étudiant ne doit subir aucune discrimination liée au genre ou à toute autre particularité.
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L’étudiant a droit à la liberté d’expression et d’opinion dans le respect des règles régissant les
institutions universitaires.
Le programme du cours doit lui être remis dès le début de l’année. Les supports de cours
(références d’ouvrages et polycopiés …) doivent être mis à sa disposition.
L’étudiant a le droit de présenter un recours s’il s’estime lésé dans la correction d’une
épreuve.
L’étudiant élit ses représentants aux comités pédagogiques sans entrave ni pression.
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- L’étudiant doit respecter le droit des membres de la communauté universitaire à la libre
expression. - L’étudiant doit respecter les résultats des jurys de délibération.
- L’étudiant est dans l’obligation de fournir des informations exactes et précises lors de son
inscription, et de s’acquitter de ses obligations administratives envers l’établissement.
- L’étudiant doit faire preuve de civisme et de bonnes manières dans l’ensemble de ses
comportements.
- L’étudiant doit préserver les locaux et les matériels mis à sa disposition et respecter les
règles de sécurité et d’hygiène dans tout l’établissement.
L’étudiant est dûment informé des fautes qui lui sont reprochées. Les sanctions qu’il encourt
sont prévues par la réglementation en vigueur et le règlement intérieur de l’établissement
d’enseignement supérieur. Elles sont du ressort du conseil de discipline et peuvent aller
jusqu’à l’exclusion définitive de l’établissement.
L’enseignant-chercheur et l’étudiant ne sont pas les seuls acteurs de l’Université. Ils sont
étroitement associés au personnel administratif et technique des établissements qui, tout
comme eux, a des droits qu’accompagnent des obligations.
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2.3.2. LES OBLIGATIONS DU PERSONNEL ADMINISTRATIF ET TECHNIQUE
Cette mission de service public, assurée à travers leur personnel administratif et technique par
les établissements d’enseignement supérieur, doit être accomplie dans le respect des valeurs
fondamentales de la fonction publique de compétence, d’impartialité, d’intégrité, de respect,
de confidentialité, de transparence et de loyauté.
Ces normes de comportement représentent des principes majeurs que chaque membre du
personnel administratif et technique doit veiller à respecter et à promouvoir, notamment :
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- La transparence : Le personnel accomplit ses fonctions et les différents actes qui en
découlent d’une façon qui permette la bonne circulation de l’information utile aux membres
de la communauté universitaire, la vérification des bonnes pratiques professionnelles et leur
traçabilité.
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Chapitre III :
APPLICATIONS
Chapitre III - Applications
3.1 - Enseignement :
Les enseignants sont quotidiennement au centre d’enjeux éthiques complexes. D’un côté,
la société civile leur demande d’adopter une conduite morale exemplaire, même si cette
demande vise principalement à éviter tout scandale au sein des organisations scolaires. De
l’autre, les institutions éducatives exigent que l’enseignement produise des effets moraux sur
les élèves, soit par l’exercice de la coercition, soit par l’apprentissage d’habitudes acceptables
du point de vue moral. Mais elles restent muettes sur le chemin à prendre pour y parvenir, et
laissent les enseignants dans une position de responsabilité solitaire et sans excuses. Ceux qui
ne se résignent pas au conformisme moral ou à l’injonction d’être héroïquement responsables
doivent trouver un accord entre leurs convictions éthiques personnelles et les difficultés
concrètes qu’ils rencontrent dans l’accomplissement de leur tâche éducative.
3.2. - Plagiat :
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concerne les copiés-collés de portions de textes, de textes entiers ou d’images, sans que la
source de l’emprunt ne soit mentionnée et l’extrait repris placé entre guillemets.
3.2.3. - Les différentes formes du plagiat :
- Citation ou reformulation totale ou partielle d’idées ou informations, texte,
paragraphe, extrait d’un article publié, ou extrait d’un ouvrage, magazine, études, rapport ou
sur sites internet sans la mention de leurs sources et ses auteurs.
- La citation d’extraits d’un document sans les mettre entre parenthèse et sans la
mention de leurs sources et ses auteurs.
- L’utilisation de données particulières sans préciser la source et ses auteurs.
- L’utilisation d’un argument ou d’une référence sans la mention de sa source et
ses auteurs.
- La publication d’un texte, article, polycopie ou rapport réalisé par une
institution ou établissement et le considérer comme un travail personnel.
- L’utilisation d’une production artistique ou l’insertion de carte géographiques,
images, courbes graphique, tableaux statistiques, schémas dans un texte ou article sans
référence à son origine, sa source ainsi que ses auteurs.
- La traduction complète ou partielle à partir d’une langue vers la langue utilisée
par l’étudiant, l’enseignant-chercheur, l’enseignant chercheur hospitalo-universitaire et le
chercheur permanent sans la mention au traducteur et sa source.
- L’inscription par l’enseignant-chercheur, l’enseignant chercheur hospitalo-
universitaire et le chercheur, ou toute autre personne de son nom dans un travail de recherche
ou dans un autre travail scientifique sans participer à son élaboration.
- L’inscription par le chercheur principal le nom d’un autre chercheur de
renommée scientifique sans avoir participé à la réalisation du travail, avec ou sans son
autorisation afin d’aider à la publication du travail.
- Confier par l’enseignant-chercheur, l’enseignant chercheur hospitalo-
universitaire et le chercheur, ou toute autre personne la réalisation de travaux scientifiques à
des étudiants ou à d’autres personnes pour les adopter dans un projet de recherche ou pour la
réalisation d’un ouvrage scientifique, d’une publication pédagogique ou d’un rapport
scientifique.
- L’utilisation par l’enseignant-chercheur, l’enseignant chercheur hospitalo-
universitaire et le chercheur, ou toute autre personne, les travaux des étudiants et leurs
mémoires comme communication lors d’un séminaire national et international ou pour la
publication d’article scientifiques dans des revues et périodiques.
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- Porter les noms d’expert en qualité de membres de comité scientifiques de
séminaires nationaux et internationaux ou des comités scientifiques des revues et périodiques
sans leur avis et leur l’engagement écrit et sans leur participation effective aux travaux de ses
comités.
3.2.4. - Le plagiat étudiant :
Nous commençons à disposer d’un nombre important de travaux de recherche
sur le plagiat. En faire un état précis dépasse le cadre de cet article. Concernant le plagiat
étudiant, les articles publiés dans des revues internationales s’intéressent principalement aux
causes du plagiat étudiant, à son ampleur – mesurée différemment d’une étude à l’autre, avec
des chiffres parfois élevés –, aux prédispositions des individus et aux dispositions susceptibles
d’y remédier. Force est de constater qu’en France, les travaux sur cette question restent encore
rares. Parmi ceux-ci, une enquête par questionnaire en ligne conduite auprès des étudiants
d’une université pluridisciplinaire française retient l’attention.
Dans la plupart des études qui s’intéressent aux raisons invoquées par les étudiants pour
plagier reviennent le manque de temps, le faible intérêt ou l’absence de motivation pour le
travail demandé. Beaucoup d’enseignants chercheurs ont tendance à traiter avec indulgence
les cas qu’ils détectent, en les imputant à un manque de formation ou à l’ignorance des règles
en vigueur, voire à un « oubli » lorsque l’extrait concerné est limité.
De leur côté, les enseignants relèvent fréquemment l’absence de formation à la maîtrise de
l’information : si la plupart des établissements scolaires et des universités ont mis en place des
formations à la recherche de l’information, elles sont encore trop souvent déconnectées des
cours liés à la discipline. Faute de temps, ce sont surtout les phases en amont et pendant la
recherche d’information qui est le plus souvent abordées, l’appropriation de l’information et
l’usage des règles de citation restent encore survolés, voire négligés.
3.2.5. - Le plagiat scientifique :
Les pratiques plagiaires ne sont pas réservées aux étudiants paresseux,
désemparés ou fraudeurs : certains chercheurs confirmés se livrent également à de telles
pratiques. Les médias se font régulièrement l’écho de cas de plagiat. Depuis 1987, par
exemple, le journal Le Monde a consacré 715 articles à la thématique du plagiat, dont moins
de 110 concerne le plagiat universitaire. Les articles relatant des cas de plagiat scientifique
sont encore plus rares dans la presse quotidienne généraliste. Depuis peu, les blogs ou les sites
créés par des universitaires qui évoquent le phénomène du plagiat viennent alimenter
quelques articles de presse10. Ces blogs, qui émanent de la communauté scientifique elle-
même, ne sont pas totalement représentatifs des débats en son sein.
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Le plagiat scientifique ne porte pas seulement sur les publications de pairs dans des revues ou
des actes de colloques, voire des ouvrages scientifiques. Les enseignants-chercheurs
participent à des comités de lecture ou comités scientifiques de revues ou de colloques qui les
conduisent à lire en avant-première des travaux soumis dont tous ne seront pas publiés. Il
existe des cas où le relecteur peut être tenté de publier des éléments tirés des travaux lus avant
que la publication de l’original ne soit acceptée.
3.2.6. - Procédure pour éviter le plagiat involontaire:
Les établissements de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique
sont tenus de prendre des mesures de sensibilisation, notamment :
- L’organisation de stages de formation au profit des étudiants et des enseignants-chercheurs
et les chercheurs permanents sur la documentation scientifique et les modalités de prévention
contre le plagiat.
- L’organisation de colloques et journées d’études au profit des étudiants, enseignant
chercheurs et chercheurs permanents qui préparent des thèses de doctorat.
- L’insertion d’un module sur la déontologie de la recherche scientifique et de la
documentation dans tous les cycles de formation supérieur.
- L’élaboration de guides et support d’information sur les méthodes de documentation et
prévention contre le plagiat dans la recherche scientifique.
- Fait apparaitre sur la carte de l’étudiant tout le long de son cursus universitaire, une mention
lui rappelant l’engagement de respecter.
3.2.7. - Détection du plagiat :
Avec le développement d'Internet et des nouvelles technologies, le phénomène
du plagiat s'est beaucoup développé, en particulier dans le milieu universitaire. De nombreux
enseignants ont cherché des moyens et méthodes efficaces pour lutter contre le plagiat. Il
existe de nombreuses méthodes de détection du plagiat.
Les moteurs de recherche : La première solution consiste à chercher sur un moteur
de recherche des mots ou des phrases clés du texte en question, afin de voir si l'on
retrouve un texte potentiellement plagié.
Les logiciels de détection du plagiat : Plusieurs logiciels sont apparus ces derniers
temps. Ils ont des caractéristiques sensiblement identiques, mais leur efficacité peut
varier.
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3.2.8. - Sanctions contre les plagiaires :
Le plagiat est répréhensible et peut entraîner de lourdes sanctions
disciplinaires. Il est pourtant facile d’éviter le plagiat en citant correctement vos sources et en
répertoriant vos références selon les règles et normes pour les citations et les références.
3.2.9. - Conclusion :
Le développement de l’internet et des publications en accès libre sur le web a
souvent été mis en cause par ceux qui dénoncent l’ampleur qu’aurait pris le plagiat
universitaire. Pourtant, le phénomène est constaté au moins depuis les années 60, alors que les
dispositifs de publication relevaient principalement de l’imprimé. Certes, l’informatisation de
l’accès aux publications facilite le copier-coller. D’ailleurs, la manipulation est désormais
souvent apprise avant que la lecture ne soit totalement maitrisée et des habitudes peuvent être
prises sur lesquelles il sera plus difficile de revenir. Néanmoins, les formations se développent
et méritent encore de l’être. Le soutien des publications scientifiques en libre accès est une
des pistes pour aider à lutter contre les pratiques de plagiat car le dispositif permet de garder
une trace datée des soumissions, y compris si la publication est refusée. Les logiciels anti-
plagiat ne sont capables de détecter que les sources en libre accès (ou celles qui ont été
déposées en amont dans leurs bases de données pour servir de référence). Le dépôt des
mémoires d’étudiants sur des archives ouvertes peut aussi éviter certaines tentations. Il
contribue à valoriser les travaux des étudiants et à faire en sorte qu’ils se sentent un peu plus
«auteurs». Cette pratique est également susceptible d’inciter les enseignants à être plus
vigilants sur le plagiat étudiant, dans la mesure où le nom du directeur de mémoire figure sur
le document.
3.3. - Propriétés intellectuelles
Dans la partie suivante, les fondamentaux des propriétés intellectuelles et les droit
d’auteur sont développés.
Les droits de la propriété intellectuelle sont des biens immatériels, protégés par un
droit exclusif d’exploitation. La propriété intellectuelle regroupe la propriété industrielle et la
propriété littéraire et artistique. La classification des droits de propriété intellectuelle
s’organise autour d’une distinction fondamentale entre la propriété industrielle (marques,
brevets, dessins et modèles industriels etc.) et la propriété littéraire et artistique (droit
d’auteur, droits voisins etc.).
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3.3.1.1. Propriété industrielle
- Nom de domaine
- Appellation d’origine
- Indications de provenance
- Droits voisins : Droits des artistes interprètes, droits des producteurs de Phonogrammes,
Droit des producteurs de vidéogrammes, Droit des entreprises de communication
audiovisuelle
En effet, pour une question de propriété intellectuelle et de droit d’auteur, on ne peut pas
reprendre des idées ou citations d’autrui et les insérer dans le texte, sans citer la source selon
les normes en vigueur au sein de l’institution. Il en est de même pour tous les documents
disponibles sur Internet. Si non il est considéré comme du plagiat.
Dans cette partie, les droit d’auteur dans l’environnement numérique et les droit
d’auteur dans l’internet et le commerce électronique sont traités.
1- Le droit d’auteur ne doit pas être un instrument pour creuser le fossé entre pays
industrialisés et pays en voie de développement.
Tout au contraire, la société de l’information étant une opportunité formidable pour ces
derniers, les instruments juridiques qui la régulent, au premier plan desquels figure le droit
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d’auteur, doivent veiller à ne pas priver les pays en voie de développement du bénéfice de
l’accès à la technologie et à l’information.
Les bases de données sont des éléments informatiques complexes qui sont protégés par
différents droits et lorsque cette base de données présente des caractéristiques originales alors,
elles pourraient être protégées par le droit d'auteur.
Il faut que la base de données ait l'empreinte de son auteur. Les entreprises constituent des
bases de données qui sont la richesse, l'or noir du XXIème siècle. Avec l'avènement du Big
Data et de l'Open Data, les données se multiplient, les bases de données aussi. Ces bases de
données peuvent être protégées par :
Toute utilisation d'une base de données protégée par le droit d'auteur peut être soumise à une
contrepartie financière.
Dans leur grande majorité, les logiciels et programmes d'ordinateurs sont aujourd'hui des
créations réalisées par des salariés. La loi a ici attribué les prérogatives patrimoniales du droit
d'auteur à l'employeur et gelé les prérogatives morales de l'auteur, se démarquant du droit
d'auteur classique pour se rapprocher de la notion de copyright.
31
En effet, par la loi 10 mai 1994 du code de la Propriété Intellectuelle, l'employeur est le
titulaire du logiciel créé par un employé dans l'exercice habituel de son activité
professionnelle ou à la suite de recherches spécifiquement confiées à l'employé et qui
n'entrent pas dans ses fonctions habituelles. Le salarié reste certes investi de son droit moral
sur sa création, mais celui-ci se limite à la faculté de revendiquer la paternité de la conception
et de la réalisation.
D'autre part, les logiciels sont théoriquement protégés par le droit d'auteur et non par le droit
des brevets mais, dans la pratique, l'Office Européen des Brevets accepte parfois de breveter
une invention utilisant un logiciel et l'accord APDIC (Accord sur les aspects des droits de
propriété intellectuelle qui touchent au commerce) n'exclut pas non plus la brevetabilité des
logiciels. La situation actuelle accepte donc les deux types de protection, mais il semble
nécessaire de clarifier cette situation, qui peut être à l'origine d'ambiguïtés notamment au
niveau du cumul des deux protections.
Chaque ordinateur relié à Internet possède une adresse électronique, représentée par une suite
de quatre chiffres séparés par des points. Mais, un système a été réalisé, permettant de faire
correspondre à chaque adresse I.P une adresse symbolique composée de mots entrecoupés de
points : il s'agit du Domain Name System (D.N.S), organisé en zones de nommages nationales
et internationales.
Internet est une source d'informations multiples. L'accès y est aisé et la reproduction de
qualité numérique ne coûte presque rien. Cependant, cette exploitation n'est pas pour autant
libre. En effet, certaines données ou informations peuvent être protégées par un droit de
propriété littéraire ou artistique, droit d'auteur ou droit voisin par exemple.
Le commerce électronique est simplement le processus d’achat et de vente de produits par des
moyens électroniques tels que les applications mobiles et Internet. Le commerce électronique
désigne à la fois les transactions en ligne et les transactions électroniques
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Tout comme dans un contrat informatique le contrat de réalisation d’un site internet comporte
un volet de propriété intellectuelle, mais ce volet est ici plus riche encore.
Les logiciels utilisés relèvent de la problématique déjà étudiée, mais ce qui est particulier, est
que s’y ajoutent des données qui vont être rendues accessibles au public, et des créations
d’ordre graphique ou sonore qui seront généralement le fait du prestataire.
Les informations contenues sur le site proviennent généralement du client. Il faut que le client
s’assure qu’elles soient libres de droits et puissent être librement utilisées par lui (Exemple :
publication d’une photo d’un bâtiment, même de siège social d’entreprise – autorisation de
l’architecte et du photographe ?). La plupart des données publiées auront été réalisées par des
salariés de l’entreprise et il convient de s’assurer de leur accord. Toutes ces données ne sont
pas protégeables par la PLA (notamment si elles sont purement descriptives, mais ces
descriptions peuvent être protégées par le régime spécifique des bases de données).
Quant aux créations réalisées par le prestataire, il faut prévoir dans le contrat comment elles
peuvent être utilisées, et ce n’est pas nécessairement simple. La première difficulté réside
dans le fait que ces créations vont faire l’objet d’une exploitation par représentation. Pour que
le client qui va exploiter le site puisse le faire valablement, il faut qu’il y ait une cession du
droit de représentation. Une autre difficulté est qu’il faut prévoir la possibilité pour le site
d’évoluer, d’être modifié, enrichi, faire l’objet de toutes ces modifications qui vont affecter
plus ou moins son apparence, ce qui peut avoir des implications relatives au droit moral de
l’auteur. Les contrats de réalisation de site restent assez discrets sur ce sujet, mais il est
important de préserver la liberté du client dans ce domaine.
Les réseaux sociaux ont introduit un bouton « partage » permettant instantanément de faire
suivre à des utilisateurs des œuvres. Cependant, cette fonctionnalité se passe de tout accord de
l’auteur original de l’œuvre.
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Conclusion générale et
perspectives
Conclusion générale
On ne peut pas séparer les deux notions d’éthique et de déontologie de l’enseignement
supérieur et de l’université et en particulier du métier d’enseignant.
L’on a toujours pensé que la mission de l’enseignant se limitait à transmettre son savoir et
son savoir faire a ses étudiants, mais l’on c’est rendu qu’on c’était complètement trompé, car
il y avait une place assez particulière et importante à consacrer pour l’étudiant et l’enseignant
en ce qui concerne le domaine de l’éthique, la déontologie et la propriété intellectuelle et
qu’on ne pouvais plus continuer à négliger ces aspects qui sont infiniment lié à l’université,
pour une bonne prise de conscience en ce qui concerne les comportements moraux de la
communauté universitaire toute entière (enseignants, étudiants, personnels, …).
Perspectives
Il serait important d’organiser des stages de formation au profit des étudiants, des
enseignants-chercheurs et les chercheurs permanents sur la documentation scientifique et les
modalités de prévention contre le plagiat. De plus, il est intéressant d’organiser des colloques
et des journées d’études au profit des étudiants, les doctorants, les enseignants-chercheurs et
les chercheurs permanents qui préparent des thèses de doctorat.
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Références
bibliographiques
Références bibliographiques
1 - BERGADAA, M., DELL'AMBROGIO, P., FALQUET, G., Mc ADAM, D.,
PERAYA, D., et SCARIATI, R. (2008). La relation éthique-plagiat dans la
réalisation des travaux personnels par les étudiants.
12 - U.M. 2014 - Le règlement interne de l’université de Médéa : النظام الداخلي للطالب بجامعة
المديةEd. جامعة المدية, 2014, 34 p.
13 - U.M. 2021 - ميثاق اآلداب واألخالقيات الجامعية. Ed. جامعة المدية, 2021, 18 p.
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Autres références bibliographiques :
1 - https://fr.sawakinome.com
2 - http://dx.doi.org/10.18162/fp.2013.307
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