Cours N 3 Villes Nouvelles Et Nouvelles Villes
Cours N 3 Villes Nouvelles Et Nouvelles Villes
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1-DEFINITIONS ET CONCEPTS :
Une ville nouvelle est une ville, ou un ensemble de communes, qui naît généralement d’une
volonté politique, et qui se construit en peu de temps sur un emplacement auparavant peu ou pas
habité. Ces projets sont marqués par les réflexions sur la cité idéale à une époque donnée. Elles
adoptent souvent un tracé régulier (en damier, en étoile,…) ; les bâtiments publics, l'organisation
des services et parfois les contraintes architecturales imposées aux constructeurs dénotent un
programme social ou intellectuel. Le désir d'ordre s'inscrit dans le réel, dans la société humaine ;
dans le tissu urbain s'incarnent alors des visées idéologiques, voire religieuses ou mystiques.
Après quelques décennies, la "ville nouvelle" perd son caractère de nouveauté, mais le centre
historique de ces fondations originales reste le témoin d'une aventure humaine, ou d'un rêve
personnel. Certaines villes anciennes se sont aussi vu adjoindre des "villes neuves" (en réalité, des
quartiers construits sur des terrains vierges ou libérés), comme à Nancy sous le duc Charles III, ou
plus récemment à Grenoble.
La conception de ces nouvelles villes était inspirée d'abord par les principes du CIAM,
notamment la Charte d'Athènes et sa volonté de rompre avec tous les modèles préexistants, qu'il
s'agisse des villes coloniales issues de l'haussmannisation, des cités-jardins ou des modèles
antérieurs de villes régulières comme les bastides. Ensuite elles sont conçues avec une approche
qui n'est plus ni perspective, ni figurative, mais strictement fonctionnelle selon le processus
ingénieurial développé par Ildefonse de Cerda sous la nouvelle appellation d’urbanisme.
De nombreuses cités à vocation purement industrielle sont aussi créées dans les pays socialistes
(URSS, Pologne, Roumanie…), d'abord un peu à la façon des cités minières d’Europe occidentale
pendant la révolution industrielle, ensuite selon le modèle des grands ensembles collectifs. En
Tchéquie, Most peut se targuer du statut de ville historique et nouvelle : pour faire place à
l’extraction extensive du lignite, la ville a été littéralement « déménagée » et construite à quelques
distance du centre historique détruit.
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Dans d’autres pays, les villes nouvelles sont davantage à vocation scientifique et universitaire
comme la ville de Louvain-la-Neuve et son université, en Belgique. Celle-ci cependant , dès sa
conception voulut se distancier des modèles de cités universitaires pour développer une ville à
part entière, avec ses habitants, des écoles, une place pour les ainés, de grandes surfaces
commerciales.
En Algérie, en 1980, le site exigu que la ville de Constantine (1500 hectares) n’arrive pas à
desservir correctement les 450 000 habitants. Baptisée ville nouvelle « Ali Mendjeli » par décret
présidentiel N°2000/17 du 5 août 2000 commence à vivre : La densité dépasse les 333
personnes/hectare. La préoccupation majeure, à cette période, c’est comment desservir près d’un
million d’habitants à la fin du siècle. À défaut de s’élargir, il faut donc chercher ailleurs. D’où
l’idée d’une nouvelle ville, unique et importante, destinée à absorber un programme de logements
qui abritera plus de 250 000 habitants.
Enfin, certains pays ont créé une nouvelle capitale pour éviter la concentration de trop de
pouvoirs (à la fois économiques et politiques) dans une seule ville, pour promouvoir une meilleure
répartition de la population sur le territoire, pour placer la capitale au centre du pays, ou
simplement pour mettre fin aux convoitises entre villes.
2-INTRODUCTION GENERALE
Les villes ne cessent de se développer, les populations augmentent de plus en plus
créant ainsi des déséquilibres et des dysfonctionnements urbains : saturation et
vieillissement des centres, incapacité de ces derniers à répondre aux besoins des
sociétés qu’ils abritent, prolifération des constructions anarchiques en périphérie,
multiplication des quartiers informels.
Devant cet état de fait, les urbanistes se sont toujours attelés à y remédier par la
recherche de solutions appropriées.
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En urbanisme, plusieurs concepts et théories ont vu le jour. Le choix principal des
pays développés durant les décennies qui ont suivi la deuxième guerre mondiale fut
celui des villes nouvelles ; cette idée a été importée par la suite par les pays en voie de
développement.
En Algérie, et au vu du constat des différentes politiques en matière de production de
logement, une rupture avec l’approche de l’habitat, de l’urbanisme et de l’aménagement
du territoire doit être faite. L’option des villes nouvelles est présentée comme solution,
Un mot d’ordre, une mode urbaine. C’est dans cette vision que la politique
d’aménagement du territoire se déploie autour de grands chantiers de construction de
nouveaux pôles urbains destinés à s’insérer dans la démarche globale de
développement.
Aussi, nombreuses sont les wilayas voulant maîtriser la croissance de leurs villes ont
planifiée des nouvelles. Constantine en a fabriquée une : la ville nouvelle Ali Mendjelli.
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Le processus de création des villes algériennes après l’indépendance a été caractérisé
par l’absence de stratégie dans l’aménagement du territoire ainsi qu’aux normes
spécifiques des villes modernes.
La crise urbaine en Algérie est le résultat de plusieurs facteurs dont celui de la
démographie qui a fait pression sur les agglomérations urbaines en matière de
logement, ce qui a poussé l’Etat algérien depuis les années 70 à adopter une multitude
de politiques :
- Création des Z.H.U.N qui selon leurs concepteurs pressentaient un signe de modernité
lié à la rapidité de mise en œuvre ;
- Création des lotissements, politique entamée dés 1974 sur les réserves
foncières communales ;
- Création de nouveaux segments de logement (logement social locatif, logement social
participatif, logement promotionnel…etc.)
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gestion des villes Algériennes dans la démarche des nouvelles orientations, la loi sur
l’aménagement du territoire préconise l’option villes nouvelles comme outil
d’aménagement dans la politique de développement urbain. Ces nouveaux pôles urbains
devront organiser et réguler la croissance des grandes villes algériennes, ainsi que la
déconcentration des activités et de l’habitat concentrés au nord.
La ville nouvelle Ali Mendjelli a fait l’objet d’un intérêt particulier de la part des
intellectuels qui lui consacrent beaucoup de travaux de recherche, de la société civile qui
voit en elle l’espoir d’acquisition d’un logement, une opportunité pour les entreprises de
réalisation qui voient leurs carnets de commande se remplir et une chance pour les
concepteurs de faire étalage de leur savoir faire. Dix années après le démarrage du
chantier de la ville nouvelle, quel regard peut on avoir sur ce qui a été fait ? Une Ville
Nouvelle ex nihilo est difficile à faire. Maintenant, qu’elle est habitée, ses habitants
pourront ils se l’approprier ?
A préciser que les acteurs qui ont participé à la mise en œuvre de la ville nouvelle de
Ali Mendjeli : création par décision locale, conceptions et réalisation dans le temps par
les différents programmes sectoriels qui l’on fait naître , elle sera guidée par des
questions principales :
-Comment a été décidée la ville nouvelle et dans quel contexte elle a été créée ?
-Qui sont les acteurs principaux impliqués dans la conception de cette ville
-Qui sont les maîtres d’ouvrages et maîtres d’œuvres qui depuis plus d’une décennie la
construisent et comment se sont ils pris pour coordonner les travaux ?
-Quelles sont les perspectives d’une ville à la recherche d’un statut et d’un rôle qu’elle
doit jouer dans le grand Constantine
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4-a-VILLES NOUVELLES (CONCEPTS ET THEORIES)
Etat –Unis: Washington est crée pour éviter la concurrence entre les principales villes
qui pouvaient prétendre eu statut de capitale, comme Philadelphie (qui l'est
temporairement) ou Boston.
Kazakhstan: Alamaty remplacée par Astana.
Nigeria: Lagos remplacée par Abuja.
Turquie: le nouvel état se donne Ankara comme capitale à la chute de l'Empire
ottoman.
2. PROJETS NON ABOUTIS:
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Certains pays voulant emboîter le pas à la nouvelle tendance des villes nouvelles
capitale ont échoué dans leur entreprise par manque de politique claire ou moyens
intellectuels et financiers pour accompagner un projet d’une telle envergure
Algérie : Projet de remplacer Alger par une ville entièrement nouvelle à l'intérieur des
terres, Alegria.
Argentine: projet de remplacement de Bue nos Aires par Viedma.
Tanzanie: projet de remplacement de Dar-Essalam par Dodoma
-4-d- FINALITE ET OBJECTIF DES VILLES NOUVELLES :
La politique de création des villes nouvelles peut s'intégrer dans toute la politique
d'aménagement du territoire, cette politique vient en réponse aux maux et problèmes de
croissance des métropoles (Croissance démographique, Asphyxie des centres, besoins
en espace industriel, culturel, de détente …etc. disparition des espaces verts mordus par
les extensions informelles, sous équipement des banlieues, transport et gestion
chaotique des centres urbains …)
Les villes nouvelles deviennent une solution, elles doivent être réalisé de façon
complète non seulement sur le plan urbanistique mais aussi sur le plan fonctionnel et
des activités.
Les Objectifs poursuivis d'un pays à l'autre différemment, ils sont politiques par le
transfert des fonctions de la capitale, vers une autre localisation pour une ville nouvelle
capitale, le cas de Brasilia au Brésil ou Abudja au Nigeria ou encore Cambera en
Australie Pour des raisons économiques par la création de nouveaux pôles industriels
exemple de Hong Kong et Shanghai en Chine Al jaibail et Yanber en Arabie Saoudite,
pour un Objectif stratégique par la réalisation de cité Scientifique, le cas de Tsukuba au
Japon au Louvain-la neuve en Belgique. pour un objectif social, par le rééquilibrage de
l’habitat et de l’emploi, le cas de la métropole Londres en Angleterre 1949 (l'objectif de
création de villes nouvelles autour de Londres et de décongestionner cette dernière),
celui des villes franciliennes autour de Paris ou encore le cas du Caire et ses 11 millions
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d'habitants, en engageant la Construction de villes nouvelles sur les terres désertiques
au pourtour de celle-ci en application du master plan de 1970.
-4-e- TAILLE DES VILLES NOUVELLES :
L'objectif de population pour les villes nouvelles était de calibrer ces villes en fonction
des perspectives démographiques, les objectifs assignés à celles-ci ont été ajustés à
plusieurs reprises, en fonction des nouvelles données démographiques ainsi que les
adaptations locales du projet lui-même. On observe des situations diverses sur la taille
des villes nouvelles d'un pays à l'autre, si pour l'Angleterre, les huit premières new towns
du plan d'Abercombie étaient prévus pour recevoir entre 20 000 et 60 000 habitants,
celles des autres pays étaient destinées à recevoir entre 110 000 et 200 000 habitants,
en France et d'après le RGP 1999 la taille des villes nouvelles se situe en moyenne
entre 100 000 et 150 000 habitants
La détermination de la taille d'une ville nouvelle quelque soit son emplacement,
dépend assez souvent des métropoles pourvoyeuses de croissance démographique.
-4-f- LOCALISATION :
Le Choix du site d'implantation d'une ville nouvelle a toujours été problématique, trois
cas de figure ont cependant orientés les différentes politiques dans différents pays :
-Implantation dans régions déjà urbanisées par la création de villes en continuité avec
les grandes agglomérations, ce choix de localisation à été adopté par les pays
scandinaves tels le Denmark, la Finlande et la Suéde.
-Implantation dans des régions peu ou pas urbanisées par le regroupement d'un
ensemble de villages ou de bourgs, , se situant dans l'environnement des métropoles et
grandes villes, l'objectif majeur est de décongestionner ces métropoles, absorber les
croissance urbaine pour l'arrêt du développement anarchique en périphérie de ces villes.
Les villes nouvelles sont souvent distantes de la ville mère de 20 – 100 Km sans
discontinuité avec cette dernière, c'est le cas de la grande Bretagne avec les new towns
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autour de Londres et les villes nouvelles autour de Paris.
-Le troisième choix est celui d'une ville créer ex-nihilo sur un site vierge, il s'agit des villes
dites indépendantes dont les raisons sont assez souvent économiques, autours ou aux
alentours de sites industriels afin de développer les activités industrielles c'est le cas
notamment des pays de l'est de l'Europe l'URSS, la Pologne, la Hongrie ….
-4-g- VILLES NOUVELLES ET PLANIFICATION URBAINE
Dans toutes les villes nouvelles, la recherche de la plurifonctionnalité a été la volonté
affirmée de toutes les conceptions. Au delà de la logique d'habitat, l'émergence de
centre urbain est un objectif de planification urbaine. Ces villes sont dotées
d'équipements structurants, de bureau, d'administrations et autres bien desservies par
les transports, un centre auquel il faut donner un pouvoir d'attractivité sur l'ensemble de
la ville, d'autres centres secondaires sont nécessaires pour le bon fonctionnement des
différents quartier composant la ville. Les villes nouvelles devrait créer une base de
loisirs, développer les zones d'activités,
diversifié leurs paysage urbain par une architecture variée et innovante
-4-h- HABITAT ET EMPLOI DANS LES VILLES NOUVELLES :
Une des difficultés des villes nouvelles est de réaliser l'équilibre habitat, emploi,
comment peut on implanter à coté des logements, des activités suffisantes pour offrir
des emplois aux résidents de ces villes nouvelles et réduire ainsi les migrations
alternantes vers les villes mères et métropoles.
-4-i- TYPE DE POPULATION DANS LES VILLES NOUVELLES :
Quel type d'habitants les villes nouvelles peuvent-elles attirer en périodes de crise ? Les
populations qui y arrivent n'ont pas le choix, ils sont attirées par la possibilité d'avoir un
logement ou un emploi, en plus les logement des villes nouvelles sont plus accessibles
en terme de loyer que ceux des métropoles, ainsi les jeunes ménages avec des enfants
à bas ages sont la couche dominante cette même couche s'estompera au bout de deux
décennies pour une normalisation lente
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-4-j- REALISATION ET FINANCEMENT DES VILLES NOUVELLES :
Réaliser des villes nouvelles dans un laps de temps court est un problème épineux Les
anciennes cités ont mis des décennies voir des siècles a se constituer, alors que les
villes nouvelles doivent êtres réaliser en quelques années pour répondre aux objectifs
qui leur sont assignés, pour cela les pays ont adoptés diverses solutions pour financer,
réaliser et gérer leurs villes nouvelles. Les techniques de mise en œuvre industrielles ou
autres permettent la réalisation de milliers de logements rassemblés, pour ce faire, des
montages financiers judicieux doivent êtres trouvés.
Pour les pays de l'est de l'Europe, c'est pratiquement l'état par le biais d'organismes
publics qui prend en charge le financement et la réalisation des villes nouvelles.
Dans les pays nordiques, assez souvent, se sont les communes et municipalités qui
prennent en charge la réalisation, sur les terrains appartenant à la commune ,si les
terrain se situe sur plusieurs communes, une régie communale sera chargée de la
conduite des travaux (Allemagne- Danemark) , en Finlande, la maîtrise d'ouvrage de la
cité à été prise en charge par une association privée sans but lucratif. En France, pour
déclencher et ensuite accompagner la croissance des villes nouvelles,
l'état à apporter un certain nombre d'aides financières par le biais de dotations
spécifiques comme le financement des logement socio locatif, le financement des
transports internes et des dotations pour les équipements
En Angleterre, la création des 'développement corporation' à été pour beaucoup dans la
réussite des villes nouvelles que ce soit au niveau de la conception, de la réalisation et
même de la gestion de ces dernières grâce à la loi sur les villes nouvelles, les
'développement corporation' empruntaient les fonds nécessaires à la réalisation auprès
du trésors à des taux intérêt de 5 – 6% étalés sur 60 ans.
-4-k- VILLES NOUVELLES ET PROJETS URBAINS :
La redéfinition des rapports entre les édifices de la ville, qui jusqu'à lors restaient
confinés entre une architecture formaliste et un urbanisme technocrate, s’exprime a
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travers des revendications formulées en terme de projet urbain qui interpelle les
politiques et techniciens de l’aménagement de se doter de nouveaux outils conceptuels
et de nouvelles techniques de projet,la réconciliation de la ville et de l’architecture
dépend en premier lieu de notre capacité a imaginer un nouveau projet pour la ville dont
les instruments de mise en œuvre sont a découvrir, le plan d’urbanisme et ses
règlements garantissent un modèle qu’il faut dépasser ,le projet urbain se place comme
instrument de médiation entre la ville et l’architecture qui peut
produire son plein effet de différence, le projet urbain peut permettre de renouer avec le
projet durable qui se réalise dans la longue durée autour de données culturelles et
sociales, autre l’architecture, l’espace urbain et sa prise en charge est une autre
approche du projet urbain, l’espace public est permanent et la maîtrise techniques
concernant les différents réseaux de viabilités doit être possible afin de repenser
l’espace dans sa globalité.
L’espace du projet urbain comme celui de la ville, n’est pas homogène, il est ponctué
et rythmé par des alternances : zones d’activités, cites résidentielles, équipements,
institutions Lieux symboliques, tissu banal, parc, terrains en friche et réserves foncières
qu’il faut identifier ; s’y reconnaître pour pouvoir engager des actions. Les techniques du
projet urbain : tracé, découpage, implantation de bâti, localisation des activités
ordonnancement des espaces publics ; devraient permettre une meilleure
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L’expérience des villes nouvelles aurait pu fournir matière a réflexion et impulser au
concept de projet urbain une autre dimension, elle a plutôt brouillé les cartes sans doute
au fait que les villes nouvelles (au sens moderne) sont venues comme solutions
nouvelles a des problèmes nouveaux, l’analyse historique du phénomène de création
des villes nouvelles nous renseigne que les théories officielles de l’urbanisme ont été
beaucoup plus préoccupées de programmation, de schéma de circulation
et de répartition du flux que de la compréhension des phénomènes morphologiques et
de leur rapport avec le site, les plans d’origine de dizaines de villes nouvelles nous
permettent de comprendre les mécanismes de création, de développement de ces
villes ; du modèle anglais au modèle suédois, de la version d’Athenes au landscape, les
villes nouvelles proposent toutes en amont les délices de la planification plus en plus
sophistiquées et a l’arrivée la prédominance des formes architecturales et du plan de
masse.
CONCLUSION:
D'un pays à l'autre, les approches différentes car les acteurs sont différents, ce qui peut
être considéré comme réussi dans un pays ne l'est pas forcement dans un autre, c’est
dans la lecture des enjeux disciplinaires, stratégies des acteurs politiques et culturels
qu'on pourrait comprendre, mesurer les tenants et les aboutissants qui participent dans
la faisabilité d'une ville nouvelle ,le choix de site d’implantation d’une ville nouvelle, sa
capacité d’accueil, sa taille n’obéissent à aucun modèle préconçu. Chaque pays a
adopté selon ses données propres le modèle qui sied le mieux à la meilleure façon de
faire aboutir le projet
La réussite d’une ville nouvelle dépendra sûrement des stratégies mises en place dans
sa réalisation, elle dépendra aussi de la manière dont des habitants se l'approprie,
l’étude d’exemples concrets de villes nouvelles anglaises et françaises par le détail nous
permettra sûrement de mieux cerner les modèles ; la mise en œuvre de celles-ci serait
un indicateur pour l’évaluation de l’expérience algérienne
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5-LES VILLES NOUVELLES ANGLAISES :
(RIGUEUR ADMISTRATIVE POUR DES CONCEPTIONS SIMPLES ET FONCTIONNELLES)
5-1-INTRODUCTION:
L'objectif recherché est d'analyser comment sont produites les villes nouvelles en
grande Bretagne , l'exemple de ce cas nous permettra d'envisager deux aspect; celui de
la conception, c'est-à-dire la place et le rôle donnés a l'organisation de la ville ainsi que
les perspectives d'évolution; celui de la réalisation; le cadre juridique et institutionnel a
l'intérieur duquel sont produites ces villes, les acteurs qui interviennent
et leur méthodes de travail, le mode de rapport entre les différents acteurs.
Aussi, il s'agira de voir à travers quelques exemples et de comprendre dans quel
contexte national sont prises les décisions de création des villes nouvelles? Quels types
de conceptions ont été retenus pour ces unités urbaines nouvelles (maîtrise d'œuvre),
qui sont les acteurs de ces réalisations urbaines (maîtrise d'ouvrage).
Des comparaisons entre les expériences des uns et des autres nous aidâmes à mieux
comprendre les acteurs de fabrication d'une ville nouvelle d'un pays à l'autre et le degré
de réussite des unes et des autres.
5-2- ORIGINES DES VILLES NOUVELLES AU ROYAUME UNI :
L'expérience des villes nouvelles au royaume uni fut un laboratoire ou tous les essais sur
les villes ont été concoctés, l'avènement des citées jardins d'Ebenezer Howard a
influencé l'Angleterre, d'abord le reste du monde après L'expérience anglaise repose sur
les recommandations d'une étude menée par une commission d'expert (1937-1940) dont
les résultats préconisaient:
- La nécessite d'aménager les zones urbaines congestionnées
- L’établissement d'une politique de décentralisation et de déconcentration
industrielle
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En 1946, la loi sur la ville fut voté au parlement et un comité sous seigneur Reich a été
nommé afin de promouvoir les villes nouvelles dans une politique de décentralisation
pour les secteurs urbains congestionnés qui pourraient bénéficier de la création et le
développement de villes équilibres qui prendraient en charge les populations en
proposant travail et vie social adéquate. En 1951, le gouvernement des travaillistes
propose d'élargir le concept des villes nouvelles aux petites villes de providence et
permettre aux élus locaux d'opérer des extensions urbaines en leurs octroyant des aides
financières dans la réalisation du logement social, des équipements et des services ainsi
que l'encouragement pour la
création des zones industrielles, le choix des cités, de la conception ou du
développement et l'extension de la ville n'impliquait en aucun cas le gouvernement
central. La loi de 1952 relative au développement de la ville, fut adoptée en aval de avec
le parlement des conservateurs qui succède aux travaillistes préférant l'extension des
petites villes au lieu de la réalisation des villes nouvelles. La plupart des villes qui se sont
vues agrandir ont bénéficié d'avantages dans l'acquisition du foncier.
Contrastant avec la loi de 1946 des villes nouvelles, les politiques locales ont produit
une grande variété dans le développement urbain de leurs villes allant de l'expansion
suburbaine aux villes satellites et aux centres ruraux de croissance à l'image de Walsall,
Wolverhampton, Salford et Bristol.
Le début des années soixante, a vu le retour à la planification des villes, la
démographie en hausse, les perspectives de développement étaient autant d'arguments
pour un retour sur les plans de développement régionaux. Il était devenu claire que la loi
de développement de villes ne pouvait faire face a la demande en matière de
développement urbain,
la loi sur les villes nouvelles fut réintroduite et les années 60 ont vu l'inscription de dix
sept (17) autres villes nouvelles dans le royaume uni afin de répondre a la croissance
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démographique et ce grâce a des plans régionaux pour une politique nationale de villes
nouvelles jusqu'à la fin du siècle.
5-3-LOCALISATION DES VILLES NOUVELLES
Le souci majeur du choix des sites était dicté par le fait de vouloir garder une relation
avec les villes mères au lieu de ville ex-nihilo donc autonomie, les raisons sont sociales
d'abord par le sentiment d'appartenance a un noyau déjà existant et fonctionnelle.
Financières par le suite, réseau de communication existant, facilité d'alimentation en eau
portables, possibilités d'assainissement et sauvegarde des terres de haute valeur
agricole.
5-4-FINANCEMENT DES VILLES NOUVELLES
L'administration et le financement des villes nouvelles en grande Bretagne est un
exemple de réussite , pour se faire, les pouvoirs publics s'appuyant sur la loi sur les new
towns a crée une cellule pour chaque ville nouvelle appelée la " développement
corporation", la mission de le " développement corporation" était d'acquérir des terrains,
de concevoir les aménagements, de diriger les constructions, cette cellule était placée
sous le tutelle du ministre de l'urbanisme et de l'aménagement du territoire, elle était
dotée de prérogatives qui lui permettaient de négocier les acquisitions de terrains, la
préparation des plans et la direction des chantiers en toute concertation avec les
collectivités locales. Le financement des villes nouvelles se fait sur la base d'un prêt
auprès du trésor remboursable sur une durée de 60 ans avec des taux d'intérêt variable
(entre 3% et10%).
5-5-LA VILLE NOUVELLE DE HARLOW
La conception d'une ville est tellement complexe qu'il est difficile de donner une
explication claire et simple. Pour le cas de Harlow, la solution adoptée est une forme de
conception qui décompose l'espace en plusieurs sections qui se complètent entre-elles
en se confondant dans le paysage du site, ainsi donc sont crées des zones d'habitat, des
zones de travail, de circulation et la zone centrale. La particularité de la ville nouvelle de
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Harlow est quelle soit conçue ou dessinée a partir d'images des photos des sites, des
montages sont effectués a partir de ces photos permettant de donner des vues réelles
qui facilite la conception, une conception qui s'est adaptée a la configuration réelle du
site, a la morphologie des terrains pour une approche optimale du théorique.
Fig. n° 1: Plan de situation de Harlow / Londres
LE MASTER PLAN:
La ville nouvelle de Harlow a été désignée pour recevoir une population de prés
de60.000 habitants, le plan de la ville a été développé selon le principe des cités jardin
voisinage recevront l'habitat ou les logements s'articulent autour d'école, c'est l'unité de
voisinage. Un ensemble d'unités d'habitat forment le quartier doté d'un centre avec
quelques commerces et services, l'ensemble de ces quartiers est séparé par des voies
radiales
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Fig n° 2: Le master plan de la ville nouvelle de Ha rlow
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LA MISE EN OEUVRE DE LA VILLE
Partant du principe des "city garden", le premier élément de composition urbaine de la
ville nouvelle était le paysage, dans un souci d'intégration au site et la préservation du
naturel, la conception par le paysage divise la ville en quatre parties, pénétrées a l'est et
a l'ouest par les terres agricoles reliées au centre par la vallée de Todd séparent le nord
du sud de la ville, le nord lui même est subdivise par une ceinture verte paysagère
qui englobe le centre ville.
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Photo n° 1 : Vue sur la zone industrielle de Harlow
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Source: F.Gibberd, Revue « The design of Harlow »
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5-6-LA VILLE NOUVELLE DE HATFIELD
Le choix de l’exemple de la ville nouvelle de HATFIELD est véhiculé par le fait qu’il s’agit
d’une ville assez particulière, sa localisation et son site ne correspondent pas
exactement aux énoncés des concepts et théories sur les villes nouvelles. La ville de
HATFIELD est un jumelage entre une ville déjà existante (WELWYN) et un village
HATFIELD. La création d’une ville nouvelle a partir de deux entités urbaines existantes
est le fait marquant dans ce cas particulier, le but de ce choix est de rassembler un site
industrialisé et peu peuplé WELWYN avec un village HATFIELD qui servira de noyau
pour la future ville nouvelle. Cette conception originale est un exemple intéressant a voir
puisqu’il nous permet de découvrir une autre facette des création de villes nouvelles a
partir de potentialités existantes ou la combinaison entre une activité industrielle et un
habitat a promouvoir est possible aux fins d’une ville nouvelle. Ainsi, deux zones ont été
aménagées, celle de WELWYN sur une superficie de 4 231ha et celle de HATFIELD sur
une superficie de 2 340ha devant recevoir respectivement 36 500 et 25 000 habitants.
LOCALISTION DES DEUX VILLES
Le site des villes nouvelles se trouve a prés de 40 Km au nord de Londres, avec pas
moins de sept voies de communications (voies express, autoroute.)Qui le relient aux
grandes villes anglaises telles que Manchester, Leeds, Nottingham ……
Les limites Est et Oust de la ville de HATFIELD ont été arrêtés par rapport au chemin de
fer qui traverse le vieux village de HATFIELD et la voie rapide Banet-by-Pass (ouest)
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Fig n° 07 : Plan des deux villes WELWYN au nord et HATFIELD au sud séparées
par la ceinture verte
LE MASTER PLAN
Le plan directeur de la ville nouvelle a été élabore en fait pour les deux villes qui
devaient fonctionnées comme une seule, deux plans séparés par la ceinture verte,
l’ensemble a l’intérieur d’un environnement vert (le principe des cites jardins) WELWYN
dont la création remonte a trente années, reste une ville ouverte sur l’industrie, Hatfield
vient contrastée en restant renfermée sur son vieux village, comme la majeure partie des
travailleurs des usines de WELWYN viennent de la région environnante, il a été décidé
la création de la ville nouvelle de HATFIELD pour servir de bassin de vie à la région.
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Fig n° 08 : Mater Plan de de la ville nouvelle deHA TFIELD
CONCLUSION :
Visiblement le modèle britannique de création et conception des villes nouvelles et qui a
inspiré beaucoup de pays à travers le monde tire sa réussite telle qu’elle est perçu par
beaucoup dans le fait de la rigueur administrative et la gestion stratégique du processus
de fabrication de ces villes. En effet, et si l’on se repère au cas étudiés Harlow et Hatfield
et d’autres villes nouvelles, le concept des cités jardins a été le principal moteur dans les
conceptions es villes nouvelles au royaume uni, il s’est
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traduit sur terrain par la création d’entité urbaine sur des sites déjà habités (vieux
villages- site industrielle……) le zonage en unités de voisinage formant des quartiers
autour d’un centre, celui de la ville est le schéma presque classique que l’on retrouve
dans la majorité des « master plan », cette approche a l’avantage de proposer beaucoup
de variante de l’habitat type individuel avec des maisons traditionnelles très british et qui
font le bonheurs des population ,la typologie de logement simple a basse hauteur et qui
se confond facilement dans le paysage « landscape » est le mot d’ordre des concepteurs
des villes nouvelles britanniques, tout a été fait de telle sorte que les constructions, les
routes soient intégrés au site.
6-VILLES NOUVELLES FRANCAISES :
Vingt années après les villes nouvelles anglaises, les politiques français ont entamé à
leur tour le processus de création des villes nouvelles françaises, il ya lieu de voir de
quelle politique a été adoptée, les raisons qui ont amené à promouvoir cette politique,
quels choix de sites et pour quel objectif et surtout de quelle manière ils se sont pris.
L’exemple des villes nouvelles anglaises (deux décennies auparavant) n’a-t-il pas
influencé les stratégies mises en place par les équipes françaises. A partir de l’étude
d’exemple de cas tel que la ville nouvelle de Cergy-Pontoise et saint Quentin en
Yvelines, nous essayerons de voir quels sont les acteurs qui ont participé dans la
fabrication de ces villes, les institutions dans lesquelles ils ont évolué et de quelle
manière ils s’y sont pris pour atteindre l’objectif qu’ils se sont assignés.
En quoi, les villes nouvelles françaises sont elles différentes des autres exemples
similaires à travers le monde (surtout le cas anglais) quelles sont les particularités des
unes et des autres et quelles ont été les recettes ?
6-1-ORIGINE ET POLITIQUE DES VILLES NOUVELLES FRANCAISES
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La politique des villes nouvelles françaises est née au milieu des années soixante ,
voyant que la politique volontariste de la reconstruction (1944-1945) puis celle des
grands ensembles (1954-1973) n'arrivaient pas a trouver solution aux problèmes de
logement et d'aménagement du territoire ; Charles de Gaulle crée en 1961 une
administration de mission pour le district de la région parisienne dont la mission
principale était de mettre de l'ordre dans la banlieue, il nomma a la tête de cette
administration Paul Delouvrer, alors président d'un jeune institut d'aménagement et
d'urbanisme de la région parisienne.
Delouvrier met en place une équipe de jeunes collaborateurs, avec lesquels et partant
de sa conviction qu'une croissance démographique massive dans la région de Paris était
inéluctable. Il proposa en 1965 le "schéma Directeur d'aménagement et d'urbanisme de
la région de paris " (SDAURP) et la création de huit villes nouvelles autour de Paris, cinq
seront lancées entre 1965-1970, il d'agit de : Marne la vallée a l’est, Evry et Melun-
senart au sud, saint Quentin en-yvelinnes et Cergy –Pontoise a l'ouest, quatre autres
villes nouvelles seront proposées dans le cadre de schéma régionaux d'aménagement, il
s'agira de val de-Reuil prés de Rouen, ville neuve d'ascq prés de Lille, lisle d'Abeau prés
de Lyon et les rives de l'étang de Berre prés de Marseille. L'étude de tracé des quatre
villes franciliennes fut confié a l'O.R.E.A.M (l'organisation d'études et d'aménagement
des aires métropolitaines).
Les villes nouvelles françaises ont toutes été planifiées dans l'idée d'organiser la
croissance urbaine des grandes métropoles. C'est dans le cadre d'une politique
nationale d'aménagement du territoire qu'elles ont été pensée, l'objectif de cette politique
était de:
- Désengorger Paris et éviter qu'elle reçoive toute la croissance du pays
- Canaliser le développement urbain dans les autres grandes villes que sont Lyon-
Marseille- Lille et Rouen.
29
Pour se faire, une stratégie a été mise en place, elle consiste en l'orientation de la
croissance des sites choisis, de développer une densité urbaine dans ces secteurs tout
en créant des bassins de vie, c'est-à-dire plusieurs centres complémentaires, c’est " le
polycentrisme" voulu pour les villes françaises.
6-2-LA MISE EN OEUVRE DE LA POLITIQUE "VILLES NOUVELLES"
Pour construire une ville, on a besoin d'espaces urbanisables, à la désignation des villes
nouvelles, les terrains qu'elles couvraient se trouvaient sur de nombreuses communes
ce qui impliquait des difficultés liées au morcellement politique, afin d'y remédier l'état a
mis en place des institutions intercommunales, les (S.C.A) syndicats communautaires
d'agglomération sous la loi Boscher de 1970 puis devenus avec la loi Rocard(1985) des
(S.A.N) syndicats d'agglomération nouvelles, la mission des SAN était la gestion du
budget et la fiscalité et était l'interlocuteur privilégié des EPA en matière d'urbanisation,
une fois le souci de l'intercommunalité évacué, l'état par anticipation a acquis très tôt de
grandes surfaces devant êtres urbanisées a des prix faibles ( prix de la terre agricole), la
faiblesse de ces acquisitions a permis de disposer de terrains pour des programmes
variés et harmonieux ( notamment la construction de logement sociaux locatifs)
6-3-LA PLANIFICATION
Afin de dépasser la seule logique de l'habitat, les plans d'aménagement des villes
nouvelles se devait de répondre à trois motivations essentielles :
- la qualité de l'accessibilité.
- le développement économique.
- la création de centres (centralité).
L'attractivité des villes nouvelles ne pourrait se faire sans une accessibilité
Performante, la qualité de desserte en transport en commun et en automobile sont la
facture de réussite pour ces pôles de développement; création de lignes
nouvelles( Cergy-Evry) , de nouvelles gares sur des lignes existantes( saint Quentin-
30
Senart) Le prolongement de réseau (Marne- Cergy)ou liaison innovante (le Val -
Villeneuve d'Ascq).
Les villes nouvelles sont devenues des bassins de vie grâce à leur parfaite accessibilité.
Les villes nouvelles qui avaient un objectif de polarisation ont réussi a génère une
dynamique économique par l'installation d'entreprises de renommée mondiale
(IBM.HAWLET Packard, Bouygues , Aérospapatiale ,Thomson….).
32
Fig 10 : Cergy-pontoise (schéma directeur)
34
La ville nouvelle de SAINT–QUENTIN–EN-YVELINES se trouve à 25km à
l'ouest de Paris, elle est à 30min d'Orly par l'A 86 et est dotée de liaisons
Vélizy, Orly; Créteil La ville englobe sept communes sur une superficie de
6919 Ha
35
SDAU de 1970 couvrait pour trappe ouest 07 communes dont trappes et trappe centre
englobant 18 communes le schéma modifié en 1975 ne conservera qu'un centre unique
qu'on dénommera saint Quentin – en- Yvelines et les limites de la ville nouvelle seront
réduites pour ne concernait que 11 puis 07 communes dont certaines partiellement les
concepteurs de la ville nouvelle proposèrent de la faire éclater en bourgades de 25000 à
40 000 habitants sur les villages existants tout en conservant les caractéristiques
géographiques des lieux, ces bourgades seront séparées par les réserves naturelles
(bois étangs….) et s'articuleront autour d'équipements principaux qui formeront les
centres principaux.
L’INNOVATION ARCHITECTURALE.
De la crise économique qui toucha la France suite au choc pétrolier de 1973 est née
une architecture de crise, la vocation première des villes nouvelles est remise en
question , l'objectifs de ville a 500.000 habitant fut revu en baisse pour être réduit a
200.000 et l'accent fut mis sur le rôle des pôles économique pour favoriser l'emploi la
période de récession économique a eu de lourdes conséquence sur le bâtiment,
l'utilisation de certains matériaux ainsi que le mode construction furent reconsidérer et
l'on s'engage alors dans la recherche de solutions architectonique permettant l'économie
d'énergie.
L'utilisation des procèdes thermiques (utilisation de la double paroi, doublage de
vitrage), orientation des fenêtres, des volumes des pièces ; architecture solaire ou
climatique avec comme matériaux dominant le verre et le métal, les serres intégrées au
logement (en toiture ou en façade élément de vocabulaire architecture) furent les
principales innovations.
Photo n° 3 : Logement et l’utilisation de l’énergie solaire
36
Source : Bilan villes nouvelles 2000-2005
37
Source : Bilan villes nouvelles 2000-2005
38
Source:Bilan villes nouvelles 2000-2005
39
Photo n° 7 : la gare centrale
40
Photo n° 8 : Lycée
CONCLUSION
"Bâtir une ville (et financer sa construction) en une seule fois relève du défi qui seul
l'homme – castor est capable de se donner a lui-même, la vouloir diverse, active et
équilibrée est un autre pari que les banlieues en souffrance n'ont pu malheureusement
accomplir, c'est au fond le pari le plus difficile, puisqu'il ne s'agit plus d'infrastructures, de
béton et d'équipement mais d'hommes:" ce sont pierres vives" comme dit Rabelais7
Président du SAM de S.Q.Y Maire de Guyancourt, l’étude d’exemples des villes
nouvelles Françaises nous a permis de constater que les politiques françaises n’ont pas
cherché (contrairement aux anglais avant), la simplicité dans la mise en œuvre des
projets par le quadrillage de lotissement ou zoning des unités de voisinage.
Tout en sauvegardant un patrimoine remarquable de foret, rivières et plans d’eau et en
les reliant pour obtenir une véritable trame verte, le concept de cité jardin des anglais est
devenu « ville au naturel » chez les français.
Quartiers après quartiers, les acteurs de ces villes se sont persuadés des vertus du
dialogue ouvert avec tous les partenaires qui sont en position d’animer, arbitrer et
conduire ce jeu social et qui ont bâti la ville. Une ville qui a toujours était pensée et
conçue en tant qu’entité urbaine ou le centre, véritable cœur de la ville a fait l’objet d’un
projet urbain.
Les villes nouvelles françaises nées en pleine explosion démographique et l’urgence de
désengorger Paris ont affiché dès le départ l’intention de rompre avec les grands
41
ensembles, leurs choix se sont portés sur l’architecture horizontale, diversifiée intégrant
7 Roland NADAUS, Président du SAM de S.Q.Y Maire de Guyancourt, si Saint Quentin
l’homme, l’environnement et les infrastructures, la recherche de nouveaux procédés de
constructions, les matériaux de construction pour les projets, les innovation techniques,
les acteurs qui ont fait ces villes nouvelles, maître d’ouvrage, maîtres d’œuvres,
urbanistes, de grands et petits commis de l’état ont contribué, par la diversité de leurs
talents, et de leurs réalisations des villes nouvelles françaises ont fait des villes nouvelles
un lieu de production architecturale et d’innovation technologique rehaussant
leurs statut à celui de véritables pôles structurants d’emploi et d’habitat hors de Paris.
Cette vocation donnée à chaque ville est devenue possible grâce aux grands projets
urbains affirmant l’identité et la particularité des unes par rapport aux autres, on citera
particulièrement technopole Renault et l’université Saint Quentin en Yvelines, la cité
Descartes à Marne la vallée, IBM, Ariane Space, Hawlet Packard à Evry…et d’autres,
des projets à la hauteur du dynamisme et du cadre de vie voulus à ces villes nouvelles.
Du modèle anglais au modèle français, quelle politique a été adoptée pour les villes
nouvelles en Algérie
La crise profonde et multiforme qui touche la ville algérienne n'a fait qu'accentuer
l'exclusion, la ségrégation et autres maux de société ; l'habitat, l'emploi, les équipements
et les services n'accomplissent plus le rôle qui leur est assigné dans le bon
fonctionnement de la ville.
La ville nouvelle est aussi une réponse a la politique de la ville, elle contribuerait à la
résorption de la crise des quartiers précaires, à la réduction des fractures sociales en
42
absorbant le trop-plein et en accueillant les populations auxquelles elle devrait fournir
l’emploi qui y saura créer.
la politique des villes nouvelles est la politique de la ville qui souffre de:
- L’hypertrophie et le mauvais fonctionnements
- La marginalisation sociale
- déficit en logement et en équipements
La politique des villes nouvelles est une action de la politique des villes, une action de
la politique de logements et de la politique du territoire qui doit trouver réponse a:
- la sur urbanisation du nord
- l'enclavement et sous peuplement des zones intenses
- La défaillance d'un réseau de communication qui rend difficile l'accès aux sites en
collines.
- délaissement des zones classées touristiques.
- au détournement des zones agricoles.
La politique des villes nouvelles est une stratégie complémentaire de la politique de la
ville sans laquelle on ne peut imaginer les politiques de l'aménagement du territoire.
Les villes nouvelles en Algérie, ont donc pour objectifs :
43
en œuvre était accordée a celles situées autour de la capitale Alger (villes de la 1 ère
couronne) et à Bourghzoul (première ville nouvelle en Algérie) au sein du hauts plateaux
centre.
a- LA PREMIERE COURONNE
Elle couvre l'aire métropolitaine Algéroise (wilayad'Alger-Tipaza-Boumerdes-Blida)
L'objectif annoncé par la création de villes nouvelles autour d'Alger est de :
- stopper la dilapidation des terres agricoles de haute valeur
- mettre fin à la prolifération d'agglomérations urbaines et rurales.
- créer des pôles urbains capables de réguler et d'organiser les flux migratoires d'Alger et
de Blida si la tendance de l'extension se perpétuerait
- renforcer des pôles urbains ou villes secondaires d'équilibre (Tipaza à l'ouest et
Boumerdes a l'est).
Elle peut être considérée comme un deuxième bouclier autour de l'aire métropolitaine
algéroise car elle couvre les wilayas de Chlef, Ain Defla, Média –Bouira- Tizi ouzou et
Bejaia,une couronne qui couvre la région nord -centre hors métropole Algéroise, mais
dont les interactions peuvent la situés dans l'aire métropolitaine puisque cette région est
très dépendante de la capitale car elle se distingue par un faible niveau de
développement socio-économique, la région dispose de conditions d'accueil pour les
activités industrielles qu'il faut encourager et promouvoir par le renforcement des
réseaux afin de permettre la stabilisation des populations, au fait, les villes nouvelles de
la 1 ère couronne et de la 2 eme couronne sont des villes destinées à l'aire
métropolitaine Algéroise, elle doivent offrir l'alternative a la croissance urbaine de la
capitale Alger en accueillant a travers l'emploi et l'habitat qu'elles offriront le surplus des
populations périurbaines qui ne cessent de s'agglutiner dans les quartiers périphériques
de la capitale , ces villes devront, par les fonctions qui leurs seront attribué, devenir
attractives et renverser la tendance migratoire.
Dans ce contexte, plusieurs sites ont été identifiés car ils s'inscrivent dans l'optique
choisie, celle de l'organisation de la région nord- centre
Le choix des sites a été guide par les conditions propices offertes a savoir (voies de
communication, topographie et infrastructures), certaines villes nouvelles bénéficient de
missions particulières, il s’agira notamment de:
- El Affroun (wilaya de Blida) qui serait amené a devenir une ville agro-industrielle
- Bouinan (wilaya de Blida) destinée à devenir la ville des sports et des loisirs
-Naciria (wilaya de Boumerdes) ville de l'industrie
-Mehalma (Wilaya de Tipaza) qui deviendrait un pole dans la recherche
44
pharmaceutique et médicale.
Ces villes de la 1er et 2éme couronne sont donc destinées a prendre en charge les
besoins de l'aire métropolitaine Algéroise et de contribuer au développement
économique dont elles seront les pôles tout en constituant un rempart aux phénomènes
migratoires.
Dans le projet des villes nouvelles, la région des hauts plateaux accueillera une
troisième série de villes au nombre de douze,les hauts plateaux se distinguent par la
diversité de leurs conditions physiques et naturelles. Des hauts plateaux de l'est
(Tébessa- OEB – Constantine) à ceux de l'ouest
( Saida- Tiaret et Tlemcen ) en passant par (Djelfa- M'sila…) au centre, les paysages
sont parfois partout, présahariens au portes du désert, des régions fragiles, a faible
niveau de développement Socio- économiques.
L'option villes nouvelles constitue le levier pour la mise en valeur des potentialités que
recèle cette partie de l'Algérie (terres – sol- tourisme), elle permettra aussi la promotion
d'agglomérations urbaines par l'implantation de projets urbains structurants, la diffusion
des différentes activités économiques permettra le rééquilibrage des échanges est-ouest
et nord – sud par la diffusion des activités économiques et fixera les populations dans
une armature urbaine structurée et fonctionnelle, pour cela plusieurs sites ont été
retenus pour l'implantation de villes nouvelles, il s'agit de:
- A l’est : Negrine – biret aller et Boukhara (Tébessa)
- Au centre: Boughzoul (Djelfa)
- A l’Ouest : El- aricha (Tlemcen), redjem el- demmouche (sidi-bel-abbas); mekméne et
kharfallah (saida) et Ain dheb et ksar chellala (Tiaret)
Le dernier territoire concerné par les villes nouvelles est le grand Sahara (87% de la
surface du territoire), très étendu, aux conditions physiques et de vie très difficiles,
presque dépourvu de réseau urbain et ou la densité de population reste très faible se
regroupant autour de quelques petites villes. Un territoire renfermant la presque totalité
des richesses naturelles du pays (sous- sol très riches) , l'option villes nouvelles pour
cette partie du pays vise deux objectifs principaux à savoir :
- Rompre l'isolement des l'espace saharien en constituant des pôles attractifs autour
desquels s'organiseraient le développement régional et frontalier.
- Desserrer la pression urbaine qui s'exerce sur Ghardaïa et la vallée du M’Zab, les
régions concernées par des villes nouvelles sont :
45
-Oued Bellil (Toghourt), ville économique autour des ressources en hydrocarbures
Mansourah, El Menea et Oued Nachou et Metlili (Ghedaia) constitueront ce nœud
principal dans la future armature urbaine de la région Ain El Hadjadj et Hassi Khenig (In
Salah) destinée à développer l'agriculture Arak et Sidi Moulay (Ain Amguel) dont la
vocation principale sera le développement du tourisme.
-In iker (Ain Amguel) site touristique et richesse minière.
-Laouni (Tamanrasset), développer des activités industrielles du site minier
-In Guezzem, site frontalier, qui permettra le développement dans l'agriculture et des
services frontaliers
46
Source : revue construire, CNAT, 1989
Source : http://img359.imageshack.us/img359/6683/algeria082jr.
47
Source : http://img359.imageshack.us/img359/7184/algeria116zj.jpg
48
arrêté n°653 et 651 du 28/08/1995 de la wilaya de Tipaza, puis confirmé par une
approbation par l’arrête n°305 du 23/03/1999 de la wilaya d’Alger. Pour la mise en
œuvre du projet ville nouvelle Sidi Abdellah, il a été créé en septembre 1997 un
organisme de gestion appelé EPIC EPA- ANSA (Etablissement public d’aménagement
de l’agglomération nouvelle Sidi Abdellah). Cet organisme a pour
tache, l’acquisition des terrains, l’élaboration des études d’aménagement et
d’urbanisme confiées à l’architecte Jean Deluz.
La ville nouvelle de Sidi Abdellah a été désigné pour être une ville des sciences et la
technologie, elle est prévue pour recevoir prés de 30 000 logements et des équipements
de rayonnement national et international, notamment la cité des technologies de
l’information et de la communication (cybercafé). Il est aussi prévu des instituts
universitaires et un centre de recherche, des équipements de santé (cité de la médecine)
ainsi qu’un parc urbain.
CONCLUSION :
49
réalisation de ces projets structurants ne sont précisés. Ainsi, plusieurs wilayas, et
devant les besoins urgents de logements se sont lancées dans la réalisation
d'agglomérations nouvelles sans références au schémas d'aménagement du territoire,
usant des instruments d'urbanisme institués notamment la
loi 90/29, des villes sont ainsi créer localement sur budget de wilaya (Ali Mendjeli et
Massinissa) à Constantine, Imadghasser a (Batna), Mehalma (Alger), Metlili (ghardaia)
etc.………
Devant l'incapacité des décideurs à se prononcer sur ces projets, des conditions de
leurs mise en œuvre, de l'évaluation des actions a mener, les échecs se succèdent il
était devenu nécessaires qu'une loi sur les villes nouvelles soit étudiée. Quinze années
après, la loi 02/08 est promulguée, elle vient définir définitivement les conditions de
création, d'aménagement, de réalisation des villes nouvelles, si cette loi conforte l'option
des villes nouvelles des hauts plateaux et du sud, elle reconnaît la nécessité pour les
autres métropoles autres qu'Alger de prévoir des villes nouvelles.
Cette loi conditionne leur mise en œuvre par un retour à des décisions centralisées,
désormais, ne seront considérées villes nouvelles que celles déterminées par décret
exécutif, la création, la localisation et la fonction de toute ville est désignée dans le
SNAT. Pour toute ville nouvelle, il sera créer un organisme de ville nouvelle dont la
mission est d'initier, d’aménager et de réaliser la ville. A part la ville nouvelle de sidi
Abdellah ( 25 km d'Alger) qui remplie les conditions telles qu’ énumérées dans la loi
02/08, qu'en sera-t-il pour le reste des villes nouvelles qui se construisent a travers le
territoire national ? Ali Mendjeli a Constantine qui est a moitié
achevée en réalisation peut elle prétendre à un statut de ville nouvelle et bénéficier d’une
aide conséquente a la mesure de ses ambitions.
La ville de Constantine à l’instar de toutes les grandes villes du pays, est confrontée à
des problèmes de croissance urbaine caractérisés par un étalement spatial très
important arrivé à saturation (plus de 60 km² de superficie et prés de 12 km du Nord au
Sud à vol d’oiseau). La croissance urbaine importante de la ville de Constantine, est due
aux flux migratoires, mais aussi, à l’accroissement naturel très important à partir de
l’indépendance jusqu’en 1987, période pendant laquelle la population de la ville de
Constantine a quasiment doublé. En expansion constante, la métropole régionale qu’est
Constantine, concentre un pôle d’attraction économique et financier et constitue un
carrefour éducatif, touristique et culturel vers lequel convergent toutes les classes
sociales. Cette forte croissance naturelle combinée à un taux de mortalité en baisse et
l’afflux important des populations rurales a entraîné un boum démographique qui s’est
soldé par un besoin urgent en logements, difficile à satisfaire et la prolifération de zones
d’habitat non planifiées. Cet afflux de population, vers la ville de Constantine aux
50
lendemains de l’indépendance du pays, a été tellement important qu’il a engendré
d’inextricables problèmes de logements, de circulation, de pollution, d’insalubrité….
De surcroît, une fois la limite des possibilités d’accueil a été atteinte, a émergé l’habitat
spontané sur les zones limitrophes souvent non urbanisables. Si cette mutation urbaine
de Constantine a été une source de développement social et économique
(développement de commerce, brassage des populations venues de tout l’est algérien
particulièrement) elle a engendré aussi des problèmes multiples liés à des infrastructures
incomplètes ou congestionnées.
La ville qui s’est développée très rapidement dans sa périphérie a connu depuis, un
essoufflement. Aujourd'hui, elle est composée d’ensembles urbains mal intégrés, allant
d’une ville centre connaissant un vieillissement et un déclin alarmants, à des localités
périphériques transformées en banlieues dortoirs et dépendantes économiquement et
socialement de l’ancienne ville. Les raisons qui ont amené à ce déferlement urbain et à
ces grands mouvements de population trouvent leur explication dans le frein proposé par
les différents plans directeurs d’urbanisme et opéré par les pouvoirs publics sur la
métropole.
En effet ; le développement tentaculaire de Constantine qui s’est développé en suivant
les axes et les couloirs naturels (vallées et routes nationales) risquait d’aboutir à une
véritable conurbation avec les centres urbains environnants. La désorganisation de
l’espace urbain de Constantine se caractérise par un déséquilibre des quartiers
d'habitations qui ne répondent pas aux demandes et désirs parfois très variés des
citadins dans le domaine notamment des services pour la vie sociale et culturelle et des
espaces de rencontre.
De surcroît, il paraissait impératif de limiter, voire arrêter la croissance de la ville de
Constantine du fait des nuisances environnementales et physiques qui commençaient à
prendre des proportions alarmantes : surcharge des déchets domestiques, pollution du
milieu ambiant, site accidenté, zones soumises à des glissements, consommation de
terres à fortes potentialités agricoles…
Photo n°10 : l’UV06 le chantier s’achève Photo n° 11 : l’UV06 et ses premiers habitants
51
CONCLUSION :
Si les premières impressions face à la ville nouvelle Ali Mendjeli sont négatives, c’est
que quelque part les occasions de faire de l’architecture a été ratés, ainsi que celle de
concevoir les espaces publics.
En effet l’aspect déconcertant de son paysage n’a obéit qu’a une logique
quantitative. La ville a été faite par une quantité de logements sociaux d’abord, le reste
a suivi et suivra, la ville nouvelle à été construite dans des conditions particulières ;
l’absence de cadre institutionnel approprié (n’étant pas reconnue comme ville nouvelle)
la privée de fonds réduisant les capacités d’agir des différents acteurs qui usant de
budgets sectoriels et de méthodes de mise en œuvre et d’une gestion semblables à
celles d’espaces d’extension ( ZHUN ) dans la périphérie de la ville, les acteurs de la
fabrication de la ville nouvelle ne sont pas les seuls responsables des ratages ressentis
et perçus. Par les programme qu’ils déterminent, par le choix des maîtres d’œuvre, par
la maîtrise d’ouvrage dont ils ont la tache, ils ont obéit a la logique de la quantité
52
imposée par les politique, le résultat est l’appauvrissement de l’architecture et de
l’espace urbain.
Les viabilités sont les résultats de maîtres d’ouvrage qui ne sont pas habitués à
intervenir dans un site urbain nouveau et vierge, ils se sont de tout temps comporter
comme s’il s’agissait de terrain vierge ou seule le cadre de référence sur laquelle ils
réalisent leurs réseaux et le terrain naturel. Usant des mêmes cahiers de charge et des
même méthodes de travail comme s’il devaient transporter l’énergie (électricité ou gaz
pour SONELGAZ), (eau et assainissement pour la DHW) d’un site à un autre à travers
champs, la maîtrise de l’urbanisme souterrain reste le point noir dans la réalisation des
quartiers de nos cités, cela se ressent par le malaise vécu par les habitants ou les
réparation des fuites et le retapage des chaussées font partie du quotidien, ce Constat
de la non évolution est la conséquence de la non mise à niveau des acteurs et de leurs
actions par rapport à un fait nouveau qui est la réalisation d’un ensemble urbain
nouveaux. En effet, l’exemple de l’OPGI qui est sur son 17 millième unités de logement
continue à produire le même type logement que le tout premier de l’UV06, les écoles et
autres équipements subissent le même sort. L’utilisation de cahiers des charges type,
est la cause principale de la reproduction de l’espace et du cadre bâti dans la conception
et la réalisation de nos entités urbaines. Des investissements énormes ont été fait pour
la réalisation de la ville, sans se soucier de la formation de ceux qui sont en train de faire
cette ville, la mise a niveau des cadres les uns par rapport aux autres, la qualification
des ouvriers, des entreprises de réalisation, la création de nouveaux métiers,
l’émergence des compétences et du savoir faire par le capital expérience au niveau du
plus grand chantier en cours en Algérie ne se fait pas.
53
8-CONCLUSION GENERALE :
A travers les études d’exemples des villes nouvelles anglaises et françaises, on peut dire
que les résultats obtenus -même s’ils restent sujet à débat jusqu’à ce jour- sont le fruit
d’une politique savamment appliquée.
Trois périodes distinctes mais qui se croisent en cours d’élaboration et de réalisation du
projet ville nouvelle, il s’agit de la période de décision, celle de la conception puis de la
réalisation. A chaque période, ses acteurs et leurs stratégie, une continuité dans l’action
qui engage l’état comme décideur central qui met en place les outils institutionnels (loi
sur les villes nouvelles, choix des sites modes de financement, viennent ensuite les
gestionnaires du projet (développement corporation anglaises ou les établissements
publics d’engagement pour les français). Ces établissements conçoivent et projettent le
projet tout en définissant avec les acteurs locaux les modalités d’acquisition du foncier,
les différents montages financiers, le choix des maîtres d’œuvres de la conception pour
laquelle ont été définies les différentes stratégies de mise en œuvre.
Ils tracent objectifs et fonctions assignées à la ville nouvelle et le rôle pour lequel elle
sera construite, la réalisation sur terrain est le résultat des maîtres d’ouvrage qui
54
déterminaient les programmes, choisissaient les maîtres d’œuvres. Pour les anglais, les
cités jardins, ce sont des villes immergées dans le naturel (foret et bois). Pour les
français, les villes au naturel, faites d’architecture et d’innovation. Beaucoup de pays
dans le monde se sont inspirés du modèle anglais ou du modèle français dans la
création des villes nouvelles comme solution à la saturation des grandes villes et
capitales dans ces pays. En Algérie, c’est vers la fin des années 80 que fut décidé de
faire recours à une nouvelle planification dans l’aménagement du territoire qui préconise
la création de ville nouvelle comme stratégie de développement de l’armature urbaine du
pays. Sitôt la loi sur l’aménagement du territoire sortit que furent désignées les régions
devant recevoir un projet de ville nouvelle, d’ailleurs les études de faisabilité de la ville de
Boughzoul furent lancées juste trois années (en 1990) après l’apparition de la loi. Ce
choix fut apparemment décidé uniquement pour répondre aux besoins de la capitale
Alger , modèle pris de l’expérience françaises autour de Paris ou celui des villes autour
de Londres pour le cas anglais, en oubliant que les grandes métropoles (françaises et
anglaises) avaient leurs villes nouvelles aussi, ce qui n’était pas le cas pour Oran,
Constantine et Annaba. De tergiversations en tergiversation, de la loi 87/02 sur
l’aménagement du territoire à la loi 02/08 sur les villes nouvelles, de Boughzoul à Sidi
Abdellah, les politiques en Algérie n’ont jamais réussi à définir la stratégie du
développement urbain par les villes nouvelles. L’absence d’outils institutionnels, de
politique claire ont aboutit qu’aucune ville nouvelle telle que connu dans le concept à
travers le monde n’a vu le jour en Algérie. Ali Mendjeli dont la création s’est faite par
décision locale, sa construction par détournement de budgets sectoriels de Wilaya fait
d’elle un cas unique, une question pertinente se pose des lors, Ali Mendjeli peut -t-elle
être considéré comme une ville nouvelle ? Sans orientation au départ, ni objectif déclaré,
elle a été construite par le logement au fur et à mesure de l’installation des habitants,
des besoins des habitants naissent , les équipements suivent !
55
Ali Mendjeli, qui a été un peu « bricole » administrativement et qui est passé d’un
schéma de ville avec quartier et centre de quartier (cas villes françaises) au schéma plus
simple des unités de voisinage (V.N anglaises) se construit à la manière d’un quartier
périphérique de la ville de Constantine.
La production du logement se fait en multipliant les bâtiments sans en tirer des leçons,
les viabilités et l’aménagement extérieur se font avec des méthodes des années 70 et 80
comme s’il s’agissait de Z.H.U.N.
Des investissements énormes ont été faits pour construire la ville, mais on a oublié
d’investir sur l’homme –l’acteur qui fait la ville- Les maîtres d’ouvrage n’ont jamais été
préparé à faire la ville, il l’on appris sur terrain, ,
à aucun moment, les décideurs n’ont pris le temps de faire un bilan pour mieux repartir.
Ces maîtres d’ouvrages avaient –il- la possibilité de construire Ali Mendjeli autrement ?
Ou alors l’avoir construit relève du défi et peut être considéré comme une prouesse. Ali
Mendjeli est une originalité, car elle permet à Constantine de fonder sa croissance
spatiale sur une autre ville de grande taille. Ali Mendjeli a permis à Constantine de faire
de l’urbanisme au lieu de l’habitat par un renouvellement urbain et de grands projets
urbains de ville. Ali Mendjeli, une ville de béton, pour redevenir accueillante, son statut
de ville universitaire qui se dessine lui permettra de conquérir le rôle qu’on n’a jamais
réussi à définir.
: BIBLIOGRAPHIE
56
57