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Ce mémoire évalue les procédures de remboursement de la TVA au sein de la société Maroc Modis dans le cadre d'un projet de fin d'études pour un master en Management Commercial et Financier. Il aborde les enjeux fiscaux et économiques liés à la TVA, ainsi que les défis rencontrés par l'entreprise en matière de gestion des remboursements. L'objectif principal est d'identifier les erreurs dans la préparation des demandes de remboursement afin de réduire les rejets de TVA.

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Ce mémoire évalue les procédures de remboursement de la TVA au sein de la société Maroc Modis dans le cadre d'un projet de fin d'études pour un master en Management Commercial et Financier. Il aborde les enjeux fiscaux et économiques liés à la TVA, ainsi que les défis rencontrés par l'entreprise en matière de gestion des remboursements. L'objectif principal est d'identifier les erreurs dans la préparation des demandes de remboursement afin de réduire les rejets de TVA.

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Universite sidi mohamed ben abdellah

Ecole nationale de commerce et de gestion


-Fès-

Projet de fin d’études pour l’obtention du diplôme de master


spécialisé en Management Commercial et Financier des
organisations
Option : Management comptable et financier des organisations

Sous le thème:

Evaluation des procédures de remboursement


de la TVA
Cas de la société « Maroc Modis »

Maroc Modis

Encadré par :

Réalisé par

Mlle. ABOUDIAR Kholoud

Membres du Jury:
M. BENALI Mimoun : Professeur d’enseignement supérieur, ENCG de Fès
M. HMIOUI Aziz : Professeur d’enseignement supérieur, ENCG de Fès
M. FAHMI Youssef : Professeur habilité, ENCG de Fès

Année universitaire : 2017/2018


INDEX DES TABLEAUX ET FIGURES

Tableau N°1: Fiche signalétique de ‘Maroc Modis’………….……...………………………61

Tableau N°2 : Classement des catégories de charges………………………...……………...89

Tableau N°3 : Déclaration trimestrielle, troisième trimestre 2014……………..….………..96

Tableau N°4: Déclaration trimestrielle, quatrième trimestre 2014………...………….…….97

Tableau N°5 : ETAT DES TAXES REJETEES ,Troisième trimestre 2014…………...……98

Tableau N°6 : ETAT DES TAXES REJETEES, Quatrième trimestre 2014……….…...….99

Tableau N°7 : Analyse des rejets de la TVA selon les catégories des charges ……………107

Tableau N°8 : Montants rejetés selon les Motifs de rejets…………………………...…….114

Tableau N°9: Comparaison entre la TVA demandée pour le remboursement et la TVA

déclaré…………………………………………………………………….………………….118

Figure N°1: Organigramme de la société ‘MAROC MODIS’………...…………………….62

Figure N°2: La chaine de valeur de ‘MAROC MODIS’………………..…………………...70

Figure N°3 : Organisation du service comptable…………….………………………………71

Figure N°4 : Etape 1 de la Télé déclaration de la TVA…………….………………………..79

Figure N°5 : Etape 2 de la Télé déclaration de la TVA……………....……………………...81

Figure N°6 : Etape 3 de la Télé déclaration de la TVA……………….…...………………...84


LISTE DES ABREVIATIONS ET DES SIGLES

CA : Chiffre d’affaires

CGI : Code Générale des Impôts

DGI : Direction Générale des Impôts

DUM : Déclaration unique de marchandise

EDI : Échange de Données Informatisée

EFI : Échange de Formulaires Informatisés

IF : Identifiant Fiscal

LF : loi de finances

MM : Maroc Modis

MT : Montant

TVA : Taxe sur la Valeur Ajoutée


SOMMAIRE

Introduction générale…………………………………………………………………………
1
Intérêts du sujet……………………………………………………………………….………
5
La
problématique……………………………………………………………………………..6
Méthodologie de recherche…………………....……….
……………………………………..7
Le plan de
travail……………………………………………………………………………..10
Partie 1 : Régime de la taxe sur la valeur ajoutée au Maroc…………....……………...11
Introduction de la première partie…………………………………….
……………………...11
Chapitre 1 : champ d’application et règles d’assiette de la TVA…….…..……………….12
Introduction du premier chapitre ……………………..
…………………………………….12
Section 1 : Champ d’application de la TVA…………...……………....……………………
12
Section 2 : règles d’assiette de la TVA…….……………….……….………………………
25
Conclusion du premier chapitre ………………………………………………… …...........
38
Chapitre 2 : Déduction et remboursement de la TVA……..….……………………………
39
Introduction du deuxième chapitre…………………………..
……………………………..39
Section 1 : règles générales de la déduction…………..…..
………………………………...39
Section 2 : Déclaration et Remboursement de la TVA……….……..……..
………………..45
Conclusion du deuxième chapitre ………..…………………………………………………
54
Partie 2 : la Procédure de remboursement de la TVA, Cas de la Société
« Maroc……. Modis »……………………………..
……………………………………………55
Introduction de la deuxième partie……………………….………………………………...55
Chapitre 1: Présentation de la société Maroc Modis…….…….………………….
……….56
Introduction du premier chapitre……………….…………………………………………..56
Section 1 :l’entreprise et son secteur d’activité……….………….………….…………….56
Section 2 : les différents départements et produits de MM……….………………………..64

Conclusion du premier chapitre………………….…………...….…………………………


74
Chapitre 2 : procédure de remboursement et traitement des rejets de la TVA de la
société… « Maroc Modis »…………….
……………………………………………….75

Introduction du deuxième chapitre…………………………………………………………75


Section 1 : Déclaration et Demande de remboursement de la TVA………..…………….75
Section 2 : Traitement des rejets de la TVA ,(troisième et quatrième trimestre de
l’année….. 2014)
……………………………………………………………………………….………....91
Conclusion du deuxième chapitre…………………….…………………………………
120
Conclusion générale………………………………….……………………………………
121
Bibliographie……….…….…………………………..……………………………………
122
Webographie………..……………..………………………………………………………
125
Annexe……………..………..………….…………………………………………………125
Introduction générale

Le présent mémoire décrit le travail réalisé dans le cadre du projet de fin d’études, sous le
thème « Evaluation des procédures de remboursement de la TVA, cas de la société Maroc
Modis ».

L’impôt est un phénomène social lié à l’existence du pouvoir, il est l’expression de la


souveraineté de l’Etat.

Se limitant au départ a son rôle classique de pourvoyeur de fonds pour financer, de manière
neutre, le budget public, l’impôt devient une composante importante de la politique
macroéconomique de financement des besoins sociaux, des biens et des services publics, ainsi
que de redistribution et de réduction des inégalités de revenus.

La construction d’un Etat démocratique moderne est un processus dans lequel le Maroc est
engagé depuis de nombreuses années, et qui connaît une accélération forte avec l’adoption du
nouveau texte constitutionnel de 2011. Parmi les éléments fondateurs d’une démocratie,
l’instauration d’une politique fiscale juste et équitable constitue un pilier majeur. Cette
question est de fait abordée dans la nouvelle constitution à travers les articles 39 et 75,
marquant de façon claire le principe de l’égalité devant l’impôt, et attribuant aux représentants
de la nation au sein du parlement la compétence générale en matière fiscale, par le biais du
vote de la loi de finances. La fiscalité marocaine est à la fois l’expression et le résultat de son
intégration à l’économie de marché international. L'histoire de l'imposition au Maroc est dans
une large mesure celle du développement de l'administration centrale. Adossés au départ sur
des systèmes traditionnels, les impôts au Maroc ont connu différentes variantes, pour se caler
sur des systèmes plus modernes au cours du XXème siècle et aboutir, après la grande réforme
des années 80 du siècle dernier, à l’architecture fiscale telle qu’elle est connue aujourd’hui.

A travers sa Direction Générale des Impôts, le Ministère de l'Economie et des Finances, Au


Maroc, est chargé d'asseoir les impôts d’Etat, de les recouvrer, de veiller à la bonne
application de la loi et de gérer pour le compte des collectivités locales l’assiette de certains
impôts locaux.

En adéquation avec les orientations prônées par la nouvelle Constitution de 2011 et le


Discours du Trône de juillet 2012, les assises nationales sur la fiscalité ont été organisées les
29 et 30 avril 2013, en vue d’évaluer le système fiscal et mener une réflexion sur les voies de
son amélioration, en corrélation avec le programme du Gouvernement et en réponse aux défis
socio-économiques.

Ces assises ont été organisées selon une approche participative, dans laquelle a contribué
l’ensemble des opérateurs économiques, en vue d’examiner l’évolution du système fiscal et
fixer les mesures à entreprendre sur le court, le moyen et le long terme en matière de réforme
fiscale pour consolider :

- la justice fiscale et la compétitivité de l’économie nationale.

- la relation de confiance et de partenariat avec les contribuables.

Les recommandations émanant de ces assises ont connu un début de mise en œuvre sous
forme de mesures introduites dans le code général des impôts, dans le cadre des lois de
finances pour les années 2014, 2015, 2016,2017 et 2018.

Donc Fruit de plusieurs réformes tout au long du XXème siècle et qui se sont accélérées
pendant les années 80 et 90, le système fiscal marocain peut aujourd’hui, dans son
architecture générale, être considéré comme un système moderne, semblable à ce qui se
pratique dans les pays à économie ouverte. Il n’en demeure pas moins qu’il souffre de
certaines carences importantes, aussi bien dans sa pratique que dans la gestion de la relation
entre l’Administration fiscale et les citoyens, ainsi que dans l’incivisme fiscal qui fait que de
grands pans de l’activité et de nombreux contribuables continuent d’échapper à l’impôt.

Les impôts et taxes au Maroc sont principalement contenus dans le Code Général des Impôts
(CGI) et la Loi sur la Fiscalité Locale (LFL), de même d’autres taxes parafiscales sont
prévues par des textes spéciaux.

Dans une économie ouverte, la compétitivité des entreprises est un élément fondamental pour
la création de richesses et d’emplois. Aussi l'environnement de l’entreprise est devenu de plus
en plus complexe du fait que les entreprises sont bouleversées par une compétitivité accrue,
une globalisation de l'économie, de la recherche, et de la rentabilité qui est l'objectif de toute
entité économique. Ce qui nécessite une vérification permanente des processus de gestion
suivis par les entreprises.
Et parmi les préoccupations les plus importantes pour une société en matière d’impôts c’est la
bonne gestion des procédures de remboursement de la TVA.1

Une invention française2, la TVA a été introduite au Maroc en avril 1986 pour remplacer le
système de taxation du chiffre d’affaires constitué, à l’époque, de deux taxes sur les produits
et la taxe sur les services.

Par rapport aux autres systèmes d’imposition de la dépense, le système de la TVA a une
double portée : fiscale et économique.

Portée fiscale : réaliser une plus grande simplification des modalités d’imposition, et atteindre
une meilleure neutralité à l’égard des circuits économiques.

Portée économique : favoriser la concurrence en agissant sur les marges commerciales et


encourager la modernisation du tissu économique en allégeant le coût de l’investissement.

Comme son nom l’indique, à chaque stade de la production ou de la commercialisation, cette


taxe frappe la valeur ajoutée dégagée du produit considéré de telle sorte qu’à la fin de chaque
cycle, la charge fiscale totale grevant finalement ce produit correspond à la taxe calculée sur
le prix de vente au consommateur.

La TVA impose le surplus de valeur crée par l’entreprise. Celle-ci facture la TVA à son client
au moment de la vente, mais elle récupère la TVA qu’elle verse à son fournisseur au moment
de l’achat. Elle ne supporte la TVA que sur le surplus de richesse qu’elle crée.

La gestion de la TVA est un sujet qui présente pour une entité un risque potentiel. La TVA
repose sur le principe que chaque entreprise a le droit, tout au long de son processus, de
déduire de la TVA collectée en aval sur ses ventes, la TVA supportée en amont sur ses achats
de biens et services. Seul le solde sera versé au Trésor si la TVA collectée en aval est
supérieure à la TVA payée au fournisseur en amont. Dans le cas contraire, il constituera un
crédit vis-à-vis du Trésor, pouvant être remboursé dans certains cas. La TVA obéit donc au
principe de paiement fractionné, en ce sens que chaque contribuable n’est censé verser que la
TVA relative à sa propre valeur ajoutée et ne constitue nullement une taxe cumulative.

1
La taxe sur la valeur ajoutée est régie par les dispositions du code générale des impôts, livre premier : Règles
d’Assiette et de Recouvrement (première partie, titre troisième).
2
Le mécanisme de la TVA, instaurée en France en 1954, a été inventé par Maurice Lauré, polytechnicien de
formation et directeur adjoint des impôts à l’époque, né à Marrakech en 1917.
Ce procédé de la récupération permet de faire supporter la totalité de la TVA au
consommateur final. L’entreprise ne joue que le rôle de l’intermédiaire qui assure la collecte
de la taxe et son versement au trésor public.

Pour une grande entreprise exportatrice telle que MAROC MODIS, dont le chiffre d’affaires
est très important, ainsi que la consommation des charges, parmi les processus qu’elle doit
bien contrôler c’est La gestion des procédures de remboursement de la TVA qui constituent
un défi majeur, afin de minimiser le risque des rejets de la TVA.

D’où l’intérêt du présent rapport, rédigé dans le cadre du stage professionnel, et qui a pour
objet d’étudier le processus de remboursement de la TVA suivis par la société MAROC
MODIS.
Intérêts du sujet

Sans une bonne gestion des procédures de remboursement de la TVA, les efforts de
l’entreprise en matière de cette dernière, peuvent avouer à l’échec, pour rendre cette gestion
efficiente, il paraît nécessaire d’évaluer les procédures de remboursement de la TVA.

L’entreprise qui constate des augmentations de ses rejets de la TVA, doit penser à sa manière
de gestion de ses procédures de remboursement de la TVA, pour minimiser le risque des
rejets.

En tant qu’étudiante à l’Ecole Nationale de Commerce et de Gestion, j’ai été amené à


effectuer un stage de fin d’étude, d’une période de 4 mois, j’ai choisi « Maroc-Modis » qui
appartient au groupe « Triumph international » afin de mettre en application tout mon savoir
acquis au long de mon cursus.

Ma vision passe au-delà des projets de fin d’études classiques, l’intérêt de ce travail s’étale
sur deux volets :

Intérêt de l’entreprise : L’entreprise Maroc –Modis a constaté une augmentation de ses


rejets de la TVA, cette situation pousse l’entreprise à faire une évaluation de ses procédures
de remboursement, l’entreprise attend que j’apporte une valeur ajoutée, d’où elle m’a intégré
avec l’équipe concernée pour élaborer une mission d’évaluation des procédures de
remboursement de la TVA.

Intérêt personnel : Cette situation, me semble intéressante, pour appliquer mes


connaissances et le savoir que j’ai acquis durant ma durée de formation au sein de l’ENCG de
Fès, cette formation m’aidera sans doute de réaliser une mission d’évaluation des
procédures de remboursement de la TVA, au sein de l’entité Maroc –Modis.

Cette mission, a pour Objectif principal, la détection des erreurs effectuées par l’entreprise au
niveau de la préparation de la demande de remboursement de la TVA, puisque le
remboursement de la TVA, est un processus long, et nécessite un suivi, pour savoir les
origines de défaillance, et proposer des solutions, Afin de corriger cette situation et réduire le
risque des rejets de la TVA.
La problématique

Maroc–Modis est une multinationale, son environnement est devenu de plus en plus
complexe, vu la mondialisation. Pour faire face à ces changements, ainsi pour assurer une
stabilité et une rentabilité permanente, il faut utiliser des outils de gestion et de Management
moderne afin de s’améliorer et de se montrer plus compétitive.
L’activité principale de Maroc-Modis est la production, ce qui nécessite un niveau élevé des
achats, ce qui se traduit par un paiement élevé de la TVA sur ces achats, et face à ce contexte
bouleversé, Maroc Modis, comme toute entreprise cherche, à maitriser les facteurs qui
peuvent améliorer ses méthodes de gestion. Parmi les préoccupations les plus importantes
pour l’entreprise c’est la bonne gestion des procédures de remboursement de la TVA, afin de
réduire le risque des rejets.
Le crédit de la TVA donne à l’entreprise dans certains cas précis le droit à un
remboursement auprès des services de l’administration fiscale. Pour cela, elle doit respecter
certaines conditions, et constituer un dossier selon les règles de fond et de forme exigées par
le Code Général des Impôts.
Par ailleurs, la société doit suivre une procédure et mettre en place des contrôles qui
garantissent l’exactitude et l’exhaustivité de ses demandes de remboursement. Elle doit
également instaurer un suivi rigoureux pour pouvoir éviter les rejets et optimiser ainsi sa
situation fiscale.
La mauvaise gestion et la présence des erreurs au niveau de la demande de remboursement
engendrent des coûts importants pour l’entreprise.
Pour cela, elle doit surveiller tous ses possibilités pour améliorer ses procédures de
remboursement de la TVA.
Pour se faire notre projet de fin d’étude est intitulé, « Evaluation des procédures de
remboursement de TVA ».
La problématique concernant ce thème s’articule autour de la question suivante :
Comment minimiser le risque des rejets de la TVA au sein de la société Maroc Modis ?
Pour cela, notre sujet va répondre aux questions suivantes :
1) Par quoi expliquer l’augmentation des rejets de la TVA au sein de la société ?
2) Comment améliorer les procédures de remboursement de TVA au sein de la
société Maroc Modis ?
3) Quelles sont les solutions que nous pouvons proposer afin de réduire le risque
des rejets de TVA au niveau de la société ?

Méthodologie de recherche

Ce projet de fin d’étude sera articulé en deux grandes parties :

La première partie est consacrée à l’approche théorique de la taxe sur la valeur ajoutée au
Maroc.

La deuxième partie concerne la présentation générale de la société Maroc Modis, et la


réalisation d’une mission d’évaluation des procédures de remboursement de la TVA .

Pour la réalisation de ce projet, il est nécessaire de passer par les étapes suivantes :

Ma mission s’est déroulée au sein du département financier, service comptabilité, de MAROC


MODIS site de Fès, l’objectif était d’évaluer les procédures suivis par la société pour
demander le remboursement de la TVA , constater les erreurs effectuées, analyser les motifs
du rejets , et proposer les solutions optimales pour les éviter.

Avant d’entrer dans le corps du sujet, il est nécessaire de définir la démarche de mon travail
qui va assurer le bon déroulement du projet. Cette démarche se divise en deux phases :

- La phase de collecte de données :

Cette phase est primordiale pour l’élaboration de mon rapport. Après avoir intégré le service
comptabilité de MAROC MODIS site de Fès, j’ai suivi la démarche suivante :

. L’intégration

Le but de cette phase qui se déroule lors de la première semaine est de se familiariser avec le
personnel et d’établir des contacts professionnels permettant de bien comprendre l’ensemble
des flux d’information et de matière au sein des départements administratifs et dans l’usine.

. L’observation

Cette étape a été adoptée au niveau du service comptabilité en observant les différentes
tâches relatives à la TVA, et ensuite nous avons passé à la lecture des différents documents
officiels de l’entreprise.
. Visite des locaux

Cette étape repose principalement sur la visite du service achats et des sites de
consommation et production, le principal but est d’avoir une idée claire sur les activités et les
articles produits par chacun, à comprendre les processus de fabrication et à examiner de près
la chaîne de production et les différents flux sortants et entrants.

 Les locaux visités :

 La reception
 Magasins de stockage des matières premières et accessoires
 Service Achat
 Service Import / Export
 Laboratoire
 Usine de couture
 La coupe

 Départements visités :

 Département Méthodes
 Département qualité
 Direction Planning

- Recherche documentaire

Cette étape me permettra de rassembler le maximum d’informations relatives à l’entreprise, le


secteur dans lequel elle opère, les activités exercées par l’entreprise…etc. ou encore
concernant mon thème.

Cette recherche s’est basée essentiellement sur les bouquins et ouvrages de fiscalité,
documents officiels de l’entreprise, sites internet, thèses, mémoires…

- Phase de réalisation de la mission :

-Traitement d’une étude de cas « troisième et quatrième trimestre de l’année 2014 »:


Dans cette phase nous allons traiter les rejets de la TVA du troisième et quatrième trimestre
de l’année 2014, pour analyser les motifs et proposer les solutions possibles afin d’éviter le
risque des rejets de la TVA.

- Résultat de la recherche :

Le résultat de ma recherche est un rapport d’évaluation des procédures de remboursement


de TVA.
Le plan de travail

Ce travail se scinde en deux grandes parties :

 la première partie souligne en général le Régime de la taxe sur la valeur ajoutée au


Maroc, tout en décelant dans le premier chapitre le champ d’applications et règles
d’assiette de la TVA ; le deuxième chapitre consacré à la déduction et remboursement
de la TVA.

 La seconde partie, est consacré à l’étude des procédures de remboursement de la TVA


au sein de Maroc Modis , elle est repartie aussi à deux chapitres, le premier est
consacré à une présentation de la société Maroc-Modis, et dans le deuxième
chapitre nous allons évaluer la procédure de remboursement de la TVA par Maroc
Modis, nous allons traiter les rejets de la TVA à travers la réalisation d’une étude de
cas qui traite les rejets de la TVA du troisième et quatrième trimestre de l’année 2014.

Il est à préciser que la première partie sera purement théorique , constitué des apports de
plusieurs auteurs en vue de notre discipline , une première démarche qui nous réfère donc, au
cadre conceptuel du thème résultant d’une revue de littérature riche, précise et bien pointue
étroitement lié avec notre spécialité, et à travers laquelle nous prétendons cerner le champ
d’analyse de la recherche ; réflexif en termes de concepts et de variables que nous
examinerons de près sur le terrain. Ensuite nous passons au volet pratique étalé dans les deux
derniers chapitres de la deuxième partie, parce que nous sommes convaincues de la nécessité
d’un large axe empirique du travail qui nous permettra certainement de valider nos hypothèses
de recherche, d’appréhender et de mettre en lumière le contexte théorique de notre thème au
sein de l’entreprise d’accueil.
PARTIE 1 :
Régime de la taxe sur la valeur ajoutée au Maroc

Introduction de la première partie


Au Maroc, la taxe sur la valeur ajoutée est un impôt indirect qui s’applique à la consommation
des biens et services fournis à titre onéreux.

La TVA est qualifiée d’impôt indolore et invisible, son montant est intégré au prix d’achat
payé par le consommateur qui s’acquitte généralement de la taxe sans s’en rendre compte.
Cette particularité de la TVA en fait un impôt qui touche toutes les catégories de
consommateurs, et dont le rendement est relativement élevé.

La TVA représente, de loin, la plus importante source fiscale pour le budget de l'État.

Son assiette générale est constituée par le chiffre d’affaires réalisées par les entreprises
assujettis3 à l'occasion de la vente de biens ou de prestations de services. La TVA est donc un
impôt indirect.

Dans cette première partie, nous présenterons une vision générale sur la TVA au
Maroc, elle est composée de deux chapitres, le premier est consacré au champ
d’application et règles d’assiette de la TVA, et dans le deuxième nous allons parler de la
Déduction et le remboursement de la Taxe sur la valeur ajoutée.

3
Notion de personne assujettie à la TVA vise toutes les personnes qui se livrent aux activités imposables :
- qu’elles soient personnes physiques ou personnes morales (privées ou publiques, ayant une activité à but
lucratif ou non).
- qu’elles le fassent de manière permanente ou occasionnelle (le caractère professionnel n’est pas requis).
- quel que soit la forme ou la nature de l’intervention de la personne assujettie (vente, échange, livraison à soi-
même).
- que les opérations soient bénéficiaires ou déficitaires.
Chapitre 1:
Champ application et règles d’assiette de la TVA

Introduction du premier chapitre

La TVA est une taxe que seul le consommateur supporte en définitive. Cet impôt indirect est
incorporé dans le prix du produit acheté. Donc qu’on soit riche ou pauvre, on paie la même
taxe.

Le champ d'application de la TVA définit les opérations imposables. Une opération hors
champ d'application de la TVA n'est pas soumise à cette taxe.

Dans ce chapitre nous allons présenter, deux sections la première est consacrée au
champ d’application de la TVA, et la deuxième présente les règles d’assiette et la
déclaration de la TVA.

Section 1 : champ d’application de la TVA

Entrent dans le champ d’application de la TVA les activités à caractère industriel,


commercial, ou artisanal, ainsi que les professions libérales, accomplies au Maroc, et ce
quelle que soit la nationalité ou le statut juridique des personnes exerçant ces activités. Elle
s’applique aussi aux opérations d’importation. La plupart des opérations économiques et
commerciales sont aujourd’hui soumises à la TVA. Cependant, certaines opérations
économiques n’entrent pas dans le champ d’application de la TVA. De plus des opérations
entrant dans le champ d’application de la TVA sont exonérées par des dispositions législatives

La Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA) est définie4 comme une taxe qui s’applique :

1. aux opérations de nature industrielle, commerciale, artisanale ou relevant d’une


profession libérale accomplie au Maroc.
2. aux opérations d’importation.

4
Article 87 du CGI (Année 2018), TITRE III
3. aux opérations, effectuées par les personnes, autres que l’Etat non entrepreneur,
agissant à titre habituel ou occasionnel quels que soient leur statut juridique, la forme
ou la nature de leur intervention.

Cela étant, on distingue deux types d’opérations de la TVA : les opérations imposables et les
opérations exonérées. Avant de parler de ces deux types d’opérations nous allons parler de la
notion de territorialité de la TVA.

I. La territorialité de la TVA

Le principe de territorialité est déterminant pour déterminer les opérations imposables de


celles non imposables ou exonérées d’impôt.
Les règles de territorialité permettent de déterminer si une opération taxable est soumise
effectivement ou non à la taxe sur la valeur ajoutée compte tenu de sa nature et du caractère
de son imposition.

1) Principes gouvernants la notion de territorialité

Une opération est réputée faite au Maroc5 :

1) s'il s'agit d'une vente, lorsque celle-ci est réalisée aux conditions de livraison de la
marchandise au Maroc.

2) s'il s'agit de toute autre opération, lorsque la prestation fournie, le service rendu, le
droit cédé ou l'objet loué sont exploités ou utilisés au Maroc.

2) Livraison des biens et prestation des services

Un bien est réputé taxable, au regard de la règle de la territorialité, dès lors qu’il est livré,
c’est-à-dire remis effectivement à l’acheteur, dans les limites géographiques définies plus
haut.

5
Article 88 du CGI (Année 2018), Section I, CHAPITRE PREMIER, SOUS TITRE PREMIER, TITRE III
Ainsi, Le principe fondamental qui détermine l’imposition des opérations autres que la
livraison de biens est constitué par le lieu d’utilisation ou d’exploitation : prestations fournies,
services rendus, droits cédés, objets loués.

Le lieu d’utilisation ou d’exploitation ne se confond pas obligatoirement avec le lieu où le


service est rendu. Celui-ci n’est pas déterminant à lui seul. La taxation n’est concevable qu’à
la condition que le service y soit effectivement utilisé ou exploité.

3) Dérogations au principe de territorialité

Ces dérogations sont constituées par les dispositions du régime du commerce extérieur en
matière de la TVA qui aboutissent à l’imposition des importations et à l’exonération des
exportations. En effet, s’agissant des importations, les biens importés sont assujettis à la TVA,
bien qu’ils soient réputés être livrés aux nationaux, hors du territoire fiscal. A l’inverse,
s’agissant des exportations, les biens exportés sont exempts de la TVA bien qu’ils puissent
être considérés comme ayant fait l’objet d’une livraison à l’intérieur du territoire fiscal.

II. Les opérations imposables

Il convient de distinguer :
- les opérations entrant obligatoirement dans le champ d’application de la TVA.
- et les opérations soumises volontairement à la taxe.

1) Opérations obligatoirement imposables

Sont soumis à la taxe sur la valeur ajoutée6 :

 les ventes et les livraisons par les entrepreneurs de manufacture de produits extraits,
fabriqués ou conditionnés par eux, directement ou à travers un travail à façon ;
 les ventes et les livraisons en l’état réalisées par :
- les commerçants grossistes ;
- les commerçants dont le chiffre d’affaires réalisé au cours de l’année
précédente est égal ou supérieur à deux millions (2.000.000) de dirhams ;

6
Article 89 du CGI (2018), Section II, CHAPITRE PREMIER, SOUS TITRE PREMIER, TITRE III
 les ventes et les livraisons en l’état de produits importés réalisées par les commerçants
importateurs ;
 les travaux immobiliers, les opérations de lotissement et de promotion immobilière ;
 les opérations d’installation ou de pose, de réparation ou de façon ;
 les livraisons faites à eux-mêmes par les assujettis, à l’exclusion de celles portant sur
les matières et produits consommables utilisés dans une opération passible de la taxe
ou exonérée ;
 les livraisons à soi-même d’opérations immobilières, de lotissement ou de
promotion immobilière, à l’exclusion des opérations portant sur les livraisons à soi-
même de construction d’habitation personnelle effectuées par les personnes physiques
ou morales ;
 les opérations d’échange et les cessions de marchandises corrélatives à une vente de
fonds de commerce effectuées par les assujettis ;
 les opérations d’hébergement et/ou de vente de denrées ou de boissons à consommer
sur place ;
 les locations portant sur les locaux meublés ou garnis y compris les éléments
incorporels du fonds de commerce, les opérations de transport, de magasinage, de
courtage, les louages de choses ou de services, les cessions et les concessions
d’exploitation de brevets, de droits ou de marques et d’une manière générale toute
prestation de services ;
 les opérations de banque et de crédit et les commissions de change ;
 les opérations effectuées, dans le cadre de leur profession, par toute personne physique
ou morale au titre des professions de :
- avocat, interprète, notaire, adel, huissier de justice ;
- architecte, métreur-vérificateur, géomètre, topographe, arpenteur, ingénieur,
conseil et expert en toute matière ;
- vétérinaire.

L’imposabilité des services est déterminée par le lieu d’utilisation. Une prestation de service
est imposable à la TVA dès lors que le service est utilisé au Maroc. Aussi est-il qu’une étude
réalisée au Maroc et dont les résultats sont exploites à l’étranger n’est pas consternée par la
TVA.
2) Opérations imposables par option

Les personnes exerçant certaines activités qui sont soit exonérées par une disposition expresse
de la loi, soit situées en dehors du champ d’application de la TVA, peuvent opter pour leur
assujettissement à la taxe.

Peuvent sur leur demande, prendre la qualité d'assujettis à la taxe sur la valeur ajoutée 7 :

1- les commerçants et les prestataires de services qui exportent directement les produits,
objets, marchandises ou services pour leur chiffre d'affaires à l'exportation.

2- les fabricants et prestataires de services qui réalisent un chiffre d’affaires annuel inférieur à
cinq cent mille (500.000) dirhams8.

3- les revendeurs en l'état de produits autres que :

- le pain, le couscous, les semoules et les farines servant à l’alimentation humaine ainsi
que les céréales servant à la fabrication de ces farines et les levures utilisées dans la
panification ;
- Le lait ;
- Le sucre brut ;
- les dattes conditionnées produites au Maroc.

La demande d’option doit être adressée sous pli recommandé au service local des impôts dont
le redevable dépend et prend effet à l'expiration d'un délai de 30 jours suivant la date de son
envoi. Elle peut porter sur tout ou partie des ventes ou des prestations. Elle est maintenue pour
une période d’au moins 3 années consécutives.

L’intérêt de l’imposition volontaire est de faire bénéficier les assujettis du droit à


déduction de la taxe ayant grevé les éléments du coût des biens vendus ou des services
rendus. Dans le cas des exportateurs, l’option permet même de s’approvisionner en
franchise de taxe. En outre, l’imposition volontaire permet de transmettre la taxe
acquittée en amont, au client assujetti. De même, l’imposition volontaire permet, de
déduire la taxe grevant les investissements et les acquisitions d’autres biens et

7
Selon l’article 90 du CGI (2018)
8
Article 6 de la loi de finances n° 73-16 pour l’année budgétaire 2017.
services. La trésorerie de l’entreprise s’en trouve allégée d’autant. Et puisque ce sont
les opérations d’investissements qui entraînent les déductions les plus importantes,
l’option sera d’autant plus avantageuse que ces opérations seront fréquentes et
onéreuses.

III. Les opérations exonérées

Ce sont des opérations qui entrent dans le champ d’application de la taxe mais elles en sont
exonérées pour des considérations d’ordre social, économique ou culturel, en vertu de
disposition particulière du code générale des impôts. Ces dispositions sont prévues dans les
articles 91 et 92 du CGI. Les exonérations 9 ont un caractère obligatoire. Les opérations
exonérées ne peuvent être volontairement assujetties à la TVA que dans des cas prévus par la
loi. En général, les exonérations portent sur les produits de consommation courante,
notamment alimentaires, les produits faisant l’objet d’un monopole de l’Etat, les produits ou
services des secteurs aidés par l’Etat, et les produits soumis à des taxes spécifiques.

1) Exonération avec droit à déduction

Sont exonérés de la taxe sur la valeur ajoutée avec bénéfice du droit à déduction10 :

1- les produits livrés et les prestations de services rendues à l'exportation par les
assujettis

L'exonération s'applique à la dernière vente effectuée et à la dernière prestation de service


rendue sur le territoire du Maroc et ayant pour effet direct et immédiat de réaliser l'exportation
elle-même.

Par prestations de services à l'exportation, il faut entendre :

- les prestations de services destinées à être exploitées ou utilisées en dehors du territoire


marocain.

- les prestations de services portant sur des marchandises exportées effectuées pour le compte
d'entreprises établies à l'étranger.

9
Pour bénéficier de ces exonérations, les redevables doivent respecter les obligations des déclarations et de
paiement des impôts, droits et taxes mises à leur charge.
10
Article 92 du CGI (2018)
Le bénéfice de cette exonération est subordonné à la condition qu'il soit justifié de
l'exportation :

- des produits par la production des titres de transport, bordereaux, feuilles de gros, récépissés
de douane ou autres documents qui accompagnent les produits exportés.

- des services par la production de la facture établie au nom du client à l'étranger et des pièces
justificatives de règlement en devises dûment visées par l'organisme compétent ou tout autre
document en tenant lieu.

A défaut de comptabilité, l'exportateur de produits doit tenir un registre de ses exportations


par ordre de date, avec indication du nombre, des marques et des numéros de colis, de
l'espèce, de la valeur et de la destination des produits.

En cas d'exportation de produits par l'intermédiaire de commissionnaire, le vendeur doit


délivrer à celui-ci une facture contenant le détail et le prix des objets ou marchandises livrés,
ainsi que l'indication, soit des nom et adresse de la personne pour le compte de laquelle la
livraison a été faite au commissionnaire, soit de la contremarque ou de tout autre signe
analogue servant au commissionnaire à désigner cette personne.

De son côté, le commissionnaire doit tenir un registre identique à celui prévu à l'alinéa
précédent et il doit remettre à son commettant une attestation valable pendant l'année de sa
délivrance et par laquelle il s'engage à verser la taxe et les pénalités exigibles, dans le cas où
la marchandise ne serait pas exportée.

2- les marchandises ou objets placés sous les régimes suspensifs en douane.

Les marchandises ou objets placés sous les régimes suspensifs en douane sont exonérées de la
TVA. Mais, en cas de mise à la consommation par les bénéficiaires de ces régimes, les ventes
et livraisons des produits fabriqués ou transformés ainsi que des déchets, sont passibles de la
taxe. L’exonération couvre également les travaux à façon.

3- Les biens d’équipement

Sont exonérés de la TVA :


- les biens d’équipement à inscrire dans un compte d’immobilisation et ouvrant droit à la
déduction acquis par les entreprises assujetties à la TVA pendant une durée de 36 mois à
compter du début d’activité .

- les biens d’équipement, matériels et outillages nécessaires à la réalisation des projets


d’investissement portant sur un montant supérieur à 100 millions de dirhams, dans le cadre
d’une convention conclue avec l’Etat acquis par les entreprises assujetties pendant une durée
de 36 mois à compter du début d’activité .

- les produits et équipements agricoles lorsqu’ils sont destinés à usage exclusivement agricole.

- les opérations de vente, de réparation et de transformation portant sur les bâtiments de mer.
Par bâtiments de mer, il faut comprendre les navires, bâtiments, bateaux et embarcations
capables par leurs propres moyens de tenir la mer comme moyen de transport et effectuant
une navigation principalement maritime .

- les ventes aux compagnies de navigation, aux pêcheurs professionnels et aux armateurs de
la pêche de produits destinés à être incorporés dans les bâtiments de mer.

- les biens d'équipement destinés à l'enseignement privé ou à la formation professionnelle, à


inscrire dans un compte d'immobilisation, acquis par les établissements privés à l'exclusion
des véhicules automobiles autres que ceux réservés au transport scolaire collectif. Cette
exonération s’applique aux biens acquis pendant une durée de 36 mois à compter du début
d’activité.

- les biens d’équipement, outillages et matériels acquis par les diplômés de la formation
professionnelle pendant une durée de 36 mois à compter du début d’activité.

- les véhicules neufs acquis par les personnes physiques et destinés exclusivement à être
exploités en tant que voiture de location (taxi).

- les autocars, les camions et les biens d’équipement y afférents à inscrire dans un compte
d’immobilisation, acquis par les entreprises de transport international routier. Cette
exonération s’applique aux biens acquis pendant une durée de 36 mois à compter du début
d’activité.
- les biens d’équipement, matériels et outillages acquis par « le Croissant Rouge Marocain »,
destinés à être utilisés par lui dans le cadre de son objet statutaire.

- les matériels éducatifs, scientifiques ou culturels importés en franchise des droits et taxes
applicables à l’importation conformément aux accords de l’UNESCO.

4- Les opérations de constructions de logements sociaux

Sont exonérées à ce titre les opérations de construction de locaux à usage exclusif d’habitation
principale dont la superficie couverte est comprise entre 50 et 80 m² et le prix de vente
n’excède 250.000 DH hors TVA. L’exonération est accordée au vue d’un engagement, dans
le cadre d’une convention à conclure avec l’Etat, assortie d’un cahier des charges, à réaliser
un programme de construction intégré de 500 logements, réalisé dans un délai maximum de 5
ans à partir de la date d’obtention de la première autorisation de construire.

5- Les dons
Sont exonérées comme dons :

- les biens, marchandises, travaux et prestations de services destinés à être livrés à titre de
don par les personnes physiques ou morales marocaines ou étrangères à l’Etat, aux
collectivités locales, aux établissements publics et aux associations reconnues d’utilité
publique s’occupant des conditions sociales et sanitaires des personnes handicapées ou en
situation précaire sont exonérés de la TVA aussi bien à l’intérieur qu’à l’importation .

- les biens, marchandises, travaux et prestations de services destinés à être livrés à titre de don
dans le cadre de la coopération internationale à l’Etat, aux collectivités locales, aux
établissements publics et aux associations reconnues d’utilité publique, par les gouvernements
étrangers ou par les organisations internationales .

- les biens, marchandises, travaux et prestations de services destinés à être livrés à titre de
don aux gouvernements étrangers, par le gouvernement du Royaume du Maroc

- les biens, marchandises, travaux et prestations de services financés par des dons de l’Union
Européenne.

6-Les opérations effectuées par les banques et des sociétés holding offshore
Sont exonérés à ce titre :

- les intérêts et commissions sur les opérations de prêt et de toutes autres prestations de
service effectuées par les banques offshore.

- les intérêts servis par les dépôts et autres placements effectués en monnaies étrangères
convertibles auprès des banques offshores.

- les biens d’équipement à l’état neuf et les fournitures de bureau nécessaires à l’exploitation
acquis localement par les banques offshore.

- les opérations faites par les sociétés holding offshore et effectuées au profit des banques
offshore ou de personnes physiques ou morales non résidentes et payées en monnaies
étrangères convertibles.

- les opérations effectuées par les sociétés holding offshore bénéficient du droit à déduction
au prorata du chiffre d’affaires exonéré.

7- Autres biens exonérés avec droit à déduction

Les autres biens exonérés avec droit à déduction sont :

- les engrais, c’est à dire les matières d’origine minérale, chimique, végétale ou animale,
simples ou mélangées entre elles, utilisées pour fertiliser le sol.

- les prestations de restauration fournies directement par l'entreprise à son personnel salarié.

- les opérations de restauration des monuments historiques classés et des équipements de base
d'utilité publique effectuées par des personnes physiques ou morales.

- les produits et équipements pour hémodialyse.


- les ventes des médicaments anticancéreux et des médicaments antiviraux des hépatites B et
C les médicaments destinés au traitement du diabète, de l’asthme, des maladies cardio-
vasculaires et de la maladie du syndrome immunodéficitaire acquis (SIDA).
- les opérations de transport international, les prestations de services qui leur sont liées ainsi
que les opérations de réparation, d’entretien, de maintenance, de transformation,
d’affrètement et de location portant sur les différents moyens dudit transport .
- les opérations de construction de mosquées.
2) Exonération sans droit à déduction

Sont exonérées de la taxe sur la valeur ajoutée11 :

- Les produits de première nécessité autrement qu’à consommer sur place


- les journaux, publications et films
- les petits prestataires
- les opérations financières de l’Etat
- les actes médicaux
- les opérations réalisées par certains organismes
- et autres produits.

Elles portent notamment sur :


 certains produits de large consommation (pain 12, couscous, farine, lait13, produits
de la pêche à l’état frais ou congelé, viande fraîche ou congelée, le sucre brut 14,
l'huile d'olive et les sous-produits de la trituration des olives fabriqués par les
unités artisanales, etc.) ;
 Les ventes portant sur :
- Les bougies et paraffines entrant dans leur fabrication, à l’exclusion de
celles à usage décoratif et des paraffines utilisées dans leur fabrication.
- les tapis d'origine artisanale de production locale.
- les métaux de récupération15.
 Les opérations portant sur :
- les ventes des ouvrages en métaux précieux fabriqués au Maroc;
- les ventes de timbres fiscaux, papiers et impressions timbrés, émis par l'Etat;
- les prestations réalisées par les sociétés ou compagnies d'assurances et qui
relèvent de la taxe sur les contrats d'assurances prévue par l'annexe II au décret

11
Article 91 du CGI (Année 2018)
12
Par pain, on doit entendre le produit qui ne renferme pas d'autres matières que la farine, la levure, l'eau et le
sel, à l'exclusion des biscottes, bretzels, biscuits et autres produits similaires.
13
L'exonération s'applique aux laits et crèmes de lait frais conservés ou non, concentrés ou non, sucrés ou non,
aux laits spéciaux pour nourrissons, ainsi que le beurre de fabrication artisanale non conditionné, à l'exclusion
des autres produits dérivés du lait
14
On doit entendre le sucre de betterave, de canne et les sucres analogues (saccharose)
15
Article 7 de la loi de finances n° 48-09 pour l’année budgétaire 2010.
n° 2-58-1151 du 12 joumada II 1378 (24 décembre 1958) portant codification du timbre.

 Les opérations de ventes portant sur :


- les journaux, les publications, les livres, les travaux de composition,
d’impression et de livraison y afférents, la musique imprimée ainsi que les CD-
ROM reproduisant les publications et les livres.

L'exonération s'applique également aux ventes de déchets provenant de l'impression des


journaux, publications et livres.

Le produit de la publicité n'est pas compris dans l'exonération.

- les papiers destinés à l'impression des journaux et publications périodiques


ainsi qu'à l'édition, lorsqu'ils sont dirigés, sur une imprimerie.
- les films documentaires ou éducatifs16.
 Les opérations d'exploitation des douches publiques, de "Hammams" et fours
traditionnels.
 Les opérations réalisées par les coopératives et leurs unions légalement constituées
dont les statuts, le fonctionnement et les opérations sont reconnus conformes à la
législation et à la réglementation en vigueur régissant la catégorie à laquelle elles
appartiennent. Cette exonération est accordée dans les conditions prévues à l’article93-
II du CGI.
 Les prestations fournies par les associations à but non lucratif reconnues d'utilité
publique, les sociétés mutualistes ainsi que les institutions sociales des salariés
constituées et fonctionnant conformément aux dispositions du dahir n° 1-57-187 du 24
joumada II 1383 (12 novembre 1963) portant statut de la mutualité, tel qu'il a été
modifié ou complété.

Toutefois, l’exonération ne s’applique pas aux opérations à caractère commercial,


industriel ou de prestations de services réalisées par les organismes précités.

 L’ensemble des activités et opérations réalisées par les fédérations sportives


reconnues d'utilité publique17.

16
Article 7 de la loi de finances n° 22-12 pour l’année budgétaire 2012
17
Article 8 de la loi de finances n° 68-17 pour l’année budgétaire 2018
 Les opérations portant sur :
- les opérations d'escompte, de réescompte et les intérêts des valeurs de l'Etat et
des titres d'emprunt garantis par lui ainsi que les diverses commissions allouées
pour le placement des mêmes valeurs.
- les opérations et les intérêts afférents aux avances et aux prêts consentis à l'Etat
par les organismes autorisés à cet effet. L’exonération s'applique à tous les
stades des opérations aboutissant à la réalisation des avances et des prêts et à la
mobilisation des effets créés en représentation de ces prêts18.
- les intérêts des prêts accordés par les établissements de crédit et organismes
assimilés aux étudiants de l'enseignement privé ou de la formation
professionnelle et destinés à financer leurs études.
- les prestations de services afférentes à la restauration, au transport et aux loisirs
scolaires fournies par les établissements de l'enseignement privé au profit des
élèves et des étudiants qui sont inscrits dans lesdits établissements et y
poursuivent leurs études ;
- les produits provenant des opérations de titrisation pour l’émission des
certificats de sukuk par les Fonds de Placement Collectif en Titrisation,
conformément aux dispositions de la loi n° 33-06 relative à la titrisation des
actifs, lorsque l’Etat est initiateur, ainsi que les différentes commissions qui
sont liées à l’émission précitée, en vertu des dispositions de la loi précitée19.
 Les opérations portant sur:
- les prestations fournies par les médecins, médecins-dentistes, masseurs
kinésithérapeutes, orthoptistes, orthophonistes, infirmiers, herboristes, sages-femmes,
exploitants de cliniques, maisons de santé ou de traitement et exploitants de
laboratoires d’analyses médicales;
- les ventes portant sur les appareillages spécialisés destinés exclusivement aux
handicapés. Il en est de même des opérations de contrôle de la vue effectuées au profit
des déficients visuels par des associations reconnues d'utilité publique.

18
Article 7 de la loi de finances n° 48-09 pour l’année budgétaire 2010
19
Article 6 de la loi de finances n° 73-16 pour l’année budgétaire 2017
 Les opérations de crédit effectuées par les associations de microcrédit
régies par la loi n° 18-97 précitée, au profit de leur clientèle20.
 Les opérations nécessaires à la réalisation du programme de travaux
objet des associations d’usagers des eaux agricoles régies par la loi n°
84-02 précitée.
 L’ensemble des actes, activités ou opérations réalisés par l’Office
National des Œuvres Universitaires Sociales et Culturelles, créé par la
loi n° 81-00 précitée.
 Les opérations réalisées par les centres de gestion de comptabilité
agréés créés par la loi n° 57-90 relative auxdits centres, pendant un
délai de quatre ans courant à compter de la date d’agrément.

3) Régime suspensif21

 Les entreprises exportatrices de produits peuvent, sur leur demande 22et dans la limite
du montant du chiffre d'affaires réalisé au cours de l'année écoulée au titre de leurs
opérations d'exportation, être autorisées à recevoir en suspension de la taxe sur la
valeur ajoutée à l'intérieur, les marchandises, les matières premières, les emballages
irrécupérables et les services nécessaires auxdites opérations et susceptibles d'ouvrir
droit à déduction et au remboursement prévus aux articles 101 à 104 du CGI .
 Les entreprises exportatrices de services peuvent sur leur demande et dans la limite du
montant du chiffre d’affaires réalisé au cours de l’année écoulée au titre de leurs
opérations d’exportation, être autorisées à recevoir en suspension de la taxe sur la
valeur ajoutée à l'intérieur, les produits et les services nécessaires auxdites opérations
et susceptibles d'ouvrir droit à déduction et au remboursement prévus aux articles
101 à 104 du CGI.
 Bénéficient de ce régime, les entreprises catégorisées qui remplissent les conditions
prévues par le décret pris pour l’application de la taxe sur la valeur ajoutée.

20
Article 6 de la loi de finances n° 73-16 pour l’année budgétaire 2017
21
Article 94 du CGI
22
Voir Annexe (Demande d’achat en suspension de la TVA)
Section 2 : les règles d’assiette de la TVA

Le calcul de la TVA met en œuvre des règles qui se résument dans les paramètres suivants :

- le fait générateur de la TVA.


- les taux de la TVA
- les règles d’assiette de la TVA.

I. Le fait générateur de la TVA

Le fait générateur de la taxe sur la valeur ajoutée est constitué par l'encaissement total ou
partiel du prix des marchandises, des travaux ou des services.

Le fait générateur de l’imposition est l’événement qui donne naissance à la dette fiscale
envers le receveur de l’administration fiscale et rend l’impôt immédiatement exigible.
L’exigibilité est définie comme le droit que le receveur de l’administration fiscale peut faire
valoir, à partir d’un moment donné, auprès du redevable pour obtenir le paiement de la taxe.
On distingue le régime de droit commun et le régime optionnel.

1) Régime de droit commun : régime d’encaissement

En matière de TVA, le fait générateur est constitué par l’encaissement du prix, sans
considération de la date d’établissement de la facture ou la date de livraison de biens et de
prestation de services.

Donnent lieu au paiement de TVA, en vertu de ce régime :

- les encaissements partiels sur factures


- les avances, acomptes et arrhes23 reçus à raison d’opérations taxables
- les retenues de garantie
- le règlement pour solde

Le fait générateur se situe à la date :

- du versement pour les règlements en espèces


23
Les avances et les acomptes constituent une partie du prix du produit ou de la prestation de service. Ils
résultent d’une vente conclue de façon définitive, leur encaissement génère la TVA au même titre que celui du
prix. Les arrhes traduisent la promesse de l’acheteur à conclure la vente. Elles peuvent être abandonnées dans
ce cas elles constituent des dommages non imposables.
- de l’encaissement effectif du chèque pour ce mode de règlement
- d’échéance de l’effet de commerce en cas d’émission de traite.

Détermination du fait générateur :

- Chèque : Encaissement effectif du chèque


- Virement bancaire : Inscription au compte du fournisseur
- Effet de commerce : Echéance de l’effet et non la date de remise à l’escompte
- Société d’affacturage : Au paiement effectif du client entre les mains de la société
d’affacturage.
2) Option pour le régime des débits

Les entreprises assujetties à la TVA peuvent opter 24 pour son acquittement selon leurs débits.
Dans ce régime, le fait générateur de la TVA est constitué par l’inscription du montant
concerné au débit d’un compte. Cette inscription coïncide généralement avec la facturation
(débit du compte «client »).Mais les encaissements intervenant avant cette inscription sont
taxable (débit d’un compte de trésorerie).

Toutefois, la livraison des produits constitue un fait générateur de la TVA en cas d’option
pour le régime des débits, et ce en l’absence de facturation ou d’encaissement.

Lorsqu’une affaire reste impayée par le client et que l’exigibilité de la TVA est antérieure à
son encaissement (cas d’entreprise ayant opté pour les débits), la TVA déclarée et payée au
Trésor peut être récupérée par l’entreprise. Pour que cette déduction puisse être possible, il
faut :
- que la créance soit irrécouvrable.
- que l’entreprise ait effectué toutes les diligences normales pour récupérer cette créance :
protestation d’un effet de commerce, envoi de lettre recommandée ou assignation par
exemple…

3) Cas des importations


24
Les contribuables qui optent pour le régime des débits doivent faire leur demande avant le premier janvier,
ou dans les trente jours qui suivent le début de leur activité.
Le fait générateur du paiement de la TVA pour les importations est constitué par l’opération
matérielle de dédouanement en vue de la mise à la consommation des marchandises
importées. Toutefois, les importations peuvent être faites en franchise de TVA lorsqu’elles
sont faites dans le cadre des régimes économiques en douane :

- régime de transit : les marchandises importées sont destinées à être réexportées


- régime de l’admission temporaire : les marchandises sont destinées à être incorporées
dans des produits devant être exportés.

 Cas particuliers

On se limite aux échanges et règlements par compensation, aux opérations en compte courant,
à la livraison à soi-même et aux ventes de biens d’occasion selon le régime de la marge.

- Echanges et règlements par compensation : Faute de règlement financier par les parties, le
fait générateur est constitué par la livraison des biens ou l’exécution des services.

- Opérations en compte courant : L’inscription de la créance par le vendeur au débit du


compte client vaut encaissement, entraînant, en conséquence, exigibilité de la taxe.

- Livraison à soi-même : Le fait générateur se situe à la date de la livraison pour les biens
meubles. Pour les biens immeubles, la taxe est exigible lorsque les conditions d’utilisation
sont réunies (mise en service pour les équipements industriels, et achèvement de travaux pour
les immeubles à usage d’habitation ou à usage professionnel).

- Vente de biens d’occasion selon le régime de la marge, la détermination de la base


d’imposition est constituée par la différence entre le prix d’achat et le prix de vente. Il en
découle que, le fait générateur est nécessairement constitué par le débit. Si le commerçant
revendeur de biens d’occasion est au régime normal, le fait générateur de droit commun est
constitué par l’encaissement.

II. Les taux de la TVA


Le régime de TVA constitue un progrès par rapport au régime précédent de la taxe sur les
produits et services, en ce qu’il a réduit l’éventail des taux.

1) Taux normal

Le taux normal25 de la taxe sur la valeur ajoutée est fixé à 20%.

Les opérations imposables à la TVA au taux normal de 20% sont définies par élimination,
c’est-à-dire que le taux normal concerne toutes les opérations qui ne sont pas expressément
soumises à un taux réduit.

2) Taux réduits

Sont soumis à la taxe aux taux réduits26 :

 Taux réduit de 14% avec droit à déduction : Ce taux s’applique aux biens et
services suivants :
- le beurre à l’exclusion du beurre de fabrication artisanale visé à l’article 91(I-
A-2°) du CGI;
- les opérations de transport de voyageurs et de marchandises à l’exclusion des
opérations de transport ferroviaire ;
- l’énergie électrique27.

 Taux réduit de 14% sans droit à déduction : Les prestations de services rendues par
tout agent démarcheur ou courtier d’assurances à raison de contrats apportés par lui à
une entreprise d’assurances
 Taux réduit de 10% :
Le taux de 10% est appliqué, avec droit à déduction, aux :
- les opérations d’hébergement et de restauration28;
- les opérations de location d'immeubles à usage d'hôtels, de motels, de villages
de vacances ou d'ensembles immobiliers à destination touristique, équipés
totalement ou partiellement, y compris le restaurant, le bar, le dancing, la
piscine, dans la mesure où ils font partie intégrante de l'ensemble touristique ;
25
Article 98 du CGI (Année 2018)
26
Article 99 du CGI (Année 2018)
27
Article 6 de la loi de finances n° 100-14 pour l’année budgétaire 2015
28
Article 6 de la loi de finances n° 73-16 pour l’année budgétaire 2017
- les opérations de vente et de livraison portant sur les œuvres et les objets d’art
29
;
- les huiles fluides alimentaires ;
- le sel de cuisine (gemme ou marin) ;
- le riz usiné30;
- les pâtes alimentaires ;
- les chauffe-eaux solaires;
- les aliments destinés à l’alimentation du bétail et des animaux de bassecour
ainsi que les tourteaux servant à leur fabrication à l’exclusion des autres
aliments simples tels que céréales, issues, pulpes, drêches et pailles31 .
- le gaz de pétrole et autres hydrocarbures gazeux ;
- les huiles de pétrole ou de schistes, brutes ou raffinées ;
- les opérations de banque et de crédit et les commissions de change visées à
l'article 89- I-11° du CGI32;
- les opérations de financement réalisées dans le cadre des contrats33 :
 «Mourabaha» ;
 «Ijara Mountahia Bitamlik» pour les acquisitions d’habitation
personnelle effectuées par des personnes physiques.
- les transactions relatives aux valeurs mobilières effectuées par les sociétés de
bourse visées au titre III du dahir portant loi n° 1.93.211 précité ;
- les transactions portant sur les actions et parts sociales émises par les
organismes de placement collectif en valeurs mobilières visés par le dahir
portant loi nº 1.93.213 précité ;
- les opérations effectuées dans le cadre de leur profession, par les personnes
visées à l’article 89-I- 12°- a) et c) du CGI.
- Lorsqu’ils sont destinés à usage exclusivement agricole34 :

 le retarvator (fraise rotative) ;


 le sweep ;
29
Article 6 de la loi de finances n° 100-14 pour l’année budgétaire 2015
30
Article 6 de la loi de finances n° 100-14 pour l’année budgétaire 2015
31
Articles 9 et 4 des lois de finances n° 115-12 et 110-13 pour les années budgétaires 2013 et 2014
32
Article 6 de la loi de finances n° 100-14 pour l’année budgétaire 2015
33
Article 8 de la loi de finances n° 70-15 pour l’année budgétaire 2016
34
Article 4 de la loi de finances n° 110-13 pour l’année budgétaire 2014
 le rodweeder ;
 les moissonneuses-batteuses ;
 les ramasseuses de graines ;
 les ramasseuses chargeuses de canne à sucre et de betterave ;
 les pivots mobiles ;
 le cover crop ;
 les moissonneuses ;
 les poudreuses à semences ;
 les ventilateurs anti-gelés ;
 les canons anti-grêle ;
 les appareils à jet de vapeur utilisés comme matériel de désinfection des
sols ; les conteneurs pour le stockage d’azote liquide et le transport de
semences congelées d’animaux ;
 les sous-soleurs ;
 les stuble-plow ;
 les rouleaux agricoles tractés ;
 les râteaux faneurs et les giroandaineurs ;
 les hacheuses de paille ;
 les tailleuses de haies ;
 les effeuilleuses ;
 les épandeurs de fumier ;
 les épandeurs de lisier ;
 les ramasseuses ou andaineuses de pierres ;
 les abreuvoirs automatiques ;
 les tarières ;

 les polymères liquides, pâteux ou sous des formes solides utilisés dans la
rétention de l’eau dans les sols;
 les bois en grumes, écorcés ou simplement équarris, le liège à l’état
naturel, les bois de feu en fagots ou sciés à petite longueur et le charbon
de bois ;
 les engins et filets de pêche destinés aux professionnels de la pêche
maritime.
 Taux réduit de 7% : Ce taux est applicable, avec droit à déduction, aux ventes et
livraisons portant sur :
- l'eau livrée aux réseaux de distribution publique ainsi que les prestations
d’assainissement fournies aux abonnés par les organismes chargés de
l’assainissement ;
- la location de compteurs d'eau et d'électricité ;

- les produits pharmaceutiques, les matières premières et les produits entrant


intégralement ou pour une partie de leurs éléments dans la composition des
produits pharmaceutiques ;
- les emballages non récupérables des produits pharmaceutiques ainsi que les
produits et matières entrant dans leur fabrication.
- L’application du taux réduit est subordonnée à l’accomplissement des
formalités définies par voie réglementaire ;
- les fournitures scolaires, les produits et matières entrant dans leur composition.

L’application du taux réduit aux produits et matières entrant dans la composition des
fournitures scolaires est subordonnée à l’accomplissement de formalités définies par voie
réglementaire ;

- le sucre raffiné ou aggloméré, y compris les vergeoises, les candis et les sirops
de sucre pur non aromatisés ni colorés à l’exclusion de tous autres produits
sucrés ne répondant pas à cette définition;
- les conserves de sardines ;
- le lait en poudre ;
- le savon de ménage (en morceaux ou en pain) ;
- la voiture automobile de tourisme dite "voiture économique" et tous les
produits et matières entrant dans sa fabrication ainsi que les prestations de
montage de ladite voiture économique.

L'application du taux susvisé aux produits et matières entrant dans la fabrication de la voiture
économique et aux prestations de montage de ladite voiture économique, est subordonnée à
l'accomplissement de formalités définies par voie réglementaire.

3) Taux spécifique
Par dérogation aux dispositions de l'article 96 du CGI, les livraisons et les ventes autrement
qu'à consommer sur place, portant sur les vins et les boissons alcoolisées, sont soumises à la
taxe sur la valeur ajoutée au tarif de cent (100) dirhams par hectolitre.
Les livraisons et les ventes de tous ouvrages ou articles, autres que les outils, composés en
tout ou en partie d'or, de platine ou d'argent sont soumises à la taxe sur la valeur ajoutée fixée
à cinq (5) dirhams par gramme d'or et de platine et à 0,10 dirham par gramme d'argent35.

III. Règles générales de la base imposable

Les règles d’assiette de la TVA définissent la base imposable comme étant constituée du prix
total, tous frais compris, du produit ou du service taxable, à l’exclusion de la taxe sur la valeur
ajoutée elle-même.

1) Détermination de la base imposable

Sous réserve des dispositions de l'article 100 du CGI, le chiffre d'affaires imposable
comprend le prix des marchandises, des travaux ou des services et les recettes accessoires qui
s'y rapportent, ainsi que les frais, droits et taxes y afférents à l'exception de la taxe sur la
valeur ajoutée.

Le chiffre d’affaires est constitué :

 pour les ventes, par le montant des ventes.

En cas de vente avec livraison à domicile, les frais de transport, même facturés séparément, ne
peuvent être soustraits du chiffre d'affaires imposable lorsqu'ils restent à la charge du vendeur.

Lorsqu'une entreprise vendeuse assujettie et une entreprise acheteuse non assujettie ou


exonérée sont, quelle que soit leur forme juridique, dans la dépendance l'une de l'autre, la taxe
due par l’entreprise vendeuse doit être assise sur le prix de vente pratiqué par l’entreprise
acheteuse ou, à défaut de vente, sur la valeur normale du bien.

Les modalités d’application sont fixées par voie réglementaire.

Est considérée comme placée sous la dépendance d’une autre entreprise, toute entreprise
effectivement dirigée par elle ou dans laquelle, directement ou par personnes interposées,

35
Article 7 de la loi de finances n° 43-10 pour l’année budgétaire 2011.
cette autre entreprise exerce le pouvoir de décision ou possède, soit une part prépondérante
dans le capital, soit la majorité absolue des suffrages susceptibles de s’exprimer dans les
assemblées d’associés ou d’actionnaires.

Sont réputées personnes interposées :


- le propriétaire, les gérants et administrateurs, les directeurs et employés salariés de
l’entreprise dirigeante.
- les ascendants et descendants et le conjoint du propriétaire, des gérants, des
administrateurs et des directeurs de l’entreprise dirigeante.
- toute autre entreprise filiale de l’entreprise dirigeante.
 pour les opérations de vente par les commerçants importateurs, par le montant des
ventes de marchandises, produits ou articles importés.
 pour les travaux immobiliers, par le montant des marchés, mémoires ou factures des
travaux exécutés.
 pour les opérations de promotion immobilière, par le prix de cession de l'ouvrage
diminué du prix du terrain actualisé par référence au coefficient prévu à l’article 65-II
du CGI. Toutefois lorsqu'il s'agit d'immeuble destiné autrement qu'à la vente, la base
d'imposition est constituée par le prix de revient de la construction.
 pour les opérations de lotissement, par le coût des travaux d'aménagement et de
viabilisation.
 pour les opérations d'échange ou de livraison à soi-même par le prix normal des
marchandises, des travaux ou des services au moment de la réalisation des opérations.
 pour les opérations réalisées dans le cadre de l'exercice des professions énumérées à
l’article 89-I-12° du CGI et pour les commissionnaires, courtiers, mandataires,
représentants et autres intermédiaires, loueurs de choses ou de services, par le montant
brut des honoraires, des commissions, courtages ou autres rémunérations ou prix des
locations diminué, éventuellement, des dépenses se rattachant directement à la
prestation, engagées par le prestataire pour le compte du commettant et remboursées
par celui-ci à l'identique .
 pour les opérations réalisées par les banques et les changeurs, par:
- le montant des intérêts, escomptes, agios et autres produits
- le montant de la rémunération convenue d’avance dans le cadre du contrat
«Mourabaha»36

36
Article 8 de la loi de finances n° 70-15 pour l’année budgétaire 2016
- le montant de la marge locative défini dans le cadre du contrat «Ijara Mountahia
Bitamlik»37.
pour les locations portant sur des locaux meublés ou garnis et les locaux qui sont équipés pour
un usage professionnel ainsi que les locaux se trouvant dans les complexes commerciaux
(Mall), par le montant brut des loyers y compris les charges mises par le bailleur sur le
compte du locataire38.

 pour les opérations réalisées par les entrepreneurs de pose, les installateurs, les
façonniers et les réparateurs en tous genres, par le montant des sommes reçues ou
facturées.
 pour les opérations de vente et de livraison de biens d’occasion, par le montant des
ventes et/ ou par la différence entre le prix de vente et le prix d’achat, tels que définis
dans le régime particulier prévu à l’article 125 bis du CGI39 .
 pour les opérations réalisées par les agences de voyage, par le montant des
commissions et/ou par la marge telle que prévue à l’article 125 du CGI40.

2) Cas des frais accessoires

On se limite à deux cas souvent rencontrés dans la pratique commerciale : celui des frais de
transport et celui des emballages.

 Cas des frais de transport : Les frais de transport facturés par le fournisseur à son
client constituent, en principe, un élément du prix de vente imposable. Il est
néanmoins possible d’exclure de la base imposable le prix du transport et de l’imposer
selon son propre régime. Le régime applicable dépend des conditions commerciales et
des clauses contractuelles de la vente.
- La vente est franco de port: Une vente est franco de port lorsque le
destinataire n’a pas à payer les frais de transport. Il s’agit d’une vente «
arrivée ». Les frais de transport sont intégrés au prix de vente et sont soumis à
la TVA au taux applicable pour la marchandise. Que le transport soit réalisé
par le fournisseur ou par un tiers ne change rien au traitement fiscal. Lorsqu’il
s’agit de vente franco de marchandises exonérées, l’exonération de la TVA

37
Article 8 de la loi de finances n° 70-15 pour l’année budgétaire 2016
38
Article 6 de la loi de finances n° 73-16 pour l’année budgétaire 2017.
39
Article 9 de la loi de finances n° 115-12 pour l’année budgétaire 2013.
40
Article 6 de la loi de finances n° 73-16 pour l’année budgétaire 2017.
concerne la totalité du prix de vente y compris la part de ce prix constituée par
le montant des frais de transport à la charge du vendeur.
- La vente n’est pas franco de port : Une vente n’est pas franco de port lorsque
le destinataire est tenu de payer les frais de transport. Deux cas sont alors
envisageables :
o Le transport est réalisé aux conditions « arrivée » : Il est aux risques
du vendeur et constitue un élément du prix de vente, taxable à la TVA
au même taux que les marchandises ou produits transportés.
o Le transport est réalisé aux conditions « départ » : Le prix des
marchandises est fixé « marchandises prises dans le magasin du
vendeur ». Ici, le transfert de propriété est effectué à l’enlèvement des
marchandises, qui sont transportées aux risques et périls de l’acheteur.

Le transport ayant eu lieu après le transfert de propriété, il constitue une opération distincte de
la vente. Mais pour que les frais de transport ne soient pas inclus dans la base imposable de la
vente et puissent donc faire l’objet d’une facturation et d’une taxation séparée, il faut que le
transport soit distinct de la vente.

3) Cas des emballages

Les emballages commerciaux sont livrés aux clients avec les marchandises. On peut envisager
plusieurs cas :

 Facturation d’emballages aux clients

On distingue trois situations :


- première situation : Les emballages sont vendus perdus avec la marchandise : dans ce
cas, leur valeur est incluse dans le prix de vente soumis à la TVA. Si l’emballage et le
contenu sont soumis à des taux différents, c’est le taux correspondant à la
marchandise qui s’applique à l’ensemble.
- deuxième situation : Les emballages sont prêtés. Dans ce cas, il n’y a pas de transfert
de propriété. Le prêt d’emballage n’est pas soumis à la TVA.

- troisième situation : Les emballages sont consignés. La consignation d’emballages ne


constitue pas, à priori, une vente. Cette opération n’est donc pas soumise à la TVA.
 Retour et déconsignation d’emballage :

Si la déconsignation est effectuée à un prix égal à la consignation, l’opération n’a aucune


incidence sur la TVA. Mais dans le cas où la déconsignation interviendrait à un prix inférieur
à la consignation, la différence s’interprète comme une location soumise à la TVA. Une
facture doit alors être établie dans ce sens.

 Non restitution des emballages consignés :

Si les emballages consignés ne sont pas restitués dans les délais en usage, on envisage deux
hypothèses :
- l’emballage consigné est une immobilisation (cas des emballages récupérables
identifiables) : La non-restitution constitue une cession. Cette cession est
intégralement soumise à la TVA quelle que soit la date de cession.
- l’emballage consigné est récupérable et non identifiable : Il s’agit alors d’une
vente. Cette dernière est imposable sur le prix de la consignation et doit être
facturée si la TVA n’a pas été facturée lors de la livraison.

Si la TVA a été facturée lors de la livraison, il n’y a alors aucune opération à effectuer.

Conclusion du premier chapitre


D’une manière générale la TVA est un impôt indirect inclus dans les prix de vente de biens
ou de prestations de services et payé par les consommateurs. La TVA peut faire l'objet
d'exonérations légales.

La TVA est dans un premier temps payée par le client au professionnel (commerçant,
entreprise, artisan...). Elle est ainsi comprise dans le prix de vente du produit ou du service. Le
professionnel reverse ensuite le montant de la TVA à l'Etat.

Lors de la fourniture d'un bien ou d'une prestation de service, on distingue ainsi le prix HT
(hors taxe) et le prix TTC (toute taxe comprise), qui inclut la TVA.

Chapitre 2 :
Déduction et remboursement de la TVA

Introduction du deuxième chapitre


Une entreprise redevable de la TVA facture cet impôt lorsqu’elle vend un bien ou un service à
ses clients. Elle récupère donc de la TVA pour le compte du Trésor Public et lui reverse
ensuite ; on parle de « collecte de TVA ».

Parallèlement à la collecte, l’entreprise engage des dépenses et supporte donc elle-même de la


TVA. L’entreprise va néanmoins pouvoir déduire, sous conditions, la TVA qu’elle aura
supportée. On parle de « déduction de la TVA ».

La déduction de la TVA demeure une question centrale pour toute entreprise. Ce mécanisme
vise à permettre à l’entreprise de déduire la TVA supportée au titre de ses dépenses.

Dans ce deuxième chapitre nous allons parler dans la première section des règles générale de
la déduction, et nous allons consacrer la deuxième section à la Déclaration et Remboursement
de la TVA.

Section 1 : règles générales de la déduction

Après la détermination de la base imposable et le choix du taux approprié, le calcul de la


TVA due nécessite d’opérer les déductions autorisées sur la taxe ainsi calculée. On traitera du
principe des déductions et de leur étendue. La question de l’exercice du droit à déduction nous
amènera aux limitations et aux régularisations éventuelles des déductions.

I. Principe et étendue du droit à déduction

1) Le principe du droit à déduction

La taxe sur la valeur ajoutée est, par définition, une taxe qui frappe la seule valeur ajoutée au
bien par un agent économique.

La taxe sur la valeur ajoutée qui a grevé les éléments du prix d'une opération imposable est
déductible de la taxe sur la valeur ajoutée applicable à cette opération 41.

41
Article 101 du CGI
Les assujettis opèrent globalement l'imputation de la taxe sur la valeur ajoutée et doivent
procéder à une régularisation dans les cas de disparition de marchandise ou lorsque l'opération
n'est pas effectivement soumise à la taxe.

Les régularisations n'interviennent pas dans le cas de destruction accidentelle ou volontaire


justifiée.

Au cas où le volume de la taxe due au titre d'une période ne permet pas l'imputation totale de
la taxe déductible, le reliquat de taxe est reporté sur le mois ou le trimestre qui suit.

Le droit à déduction prend naissance à l’expiration du mois de l’établissement des quittances


de douane ou du paiement partiel ou intégral des factures ou mémoires établis au nom du
béné[Link] droit doit s’exercer dans un délai n’excédant pas une année, à compter du
mois ou du trimestre de la naissance dudit droit43.

2) L’étendue du droit à déduction

L’étendue des déductions recouvre deux aspects :

- les personnes autorisées à pratiquer les déductions


- les éléments du prix de revient d’une opération imposable, donnant lieu à déduction.

 Les personnes bénéficiaires de la déduction :

Ce sont, en général, les assujettis qui réalisent :

- des opérations imposables.


- des opérations exonérées, assimilées à des opérations taxables, pour l’exercice du droit
à déduction.
- des opérations effectuées en suspension de la taxe.

 Les éléments du prix concernés :

Le droit à déduction est généralisé à l’ensemble des dépenses engagées par les personnes
citées au paragraphe précédent, dès lors que ces dépenses soient faites pour les besoins de
l’entreprise.

Il s’agit, en général, des dépenses engagées en :

42
Article 4 de la loi de finances n° 110-13 pour l’année budgétaire 2014
43
Article 6 de la loi de finances n° 73-16 pour l’année budgétaire 2017.
- immobilisations
- valeurs d’exploitation
- frais généraux d’exploitation

Les dépenses doivent répondre aux critères suivants :

- elles doivent être nécessaires à l’activité imposable


- elles doivent être affectées exclusivement à l’activité imposable
- les opérations réalisées grâce à ces dépenses doivent être imposables en totalité
II. L’exercice du droit à déduction

L’exercice du droit à déduction est subordonné à des conditions de forme et de délai. En


outre, la déduction est opérée selon des modalités précises.

1) Conditions de forme

Le droit à déduction de la TVA prend naissance dans le mois du paiement total ou partiel des
achats locaux ou des importations des biens d’équipement, marchandises ou services.

Pour les opérations d’importation, le droit à déduction prend naissance dans le mois de
l’établissement des quittances de la douane.

Ainsi, pour être déductible, la TVA doit être :

- payée
- mentionnée sur un document justificatif qui peut être soit une facture (cas des achats
à l’intérieur ou des livraisons à soi-même) ou un document douanier.

2) Modalités de déduction

En principe, chaque opération devrait être individualisée au regard de la TVA, c’est-à-dire


que la TVA grevant les éléments constitutifs du prix de revient d’une opération ne peut être
déduite que de la TVA applicable à cette opération. En fait, les difficultés de mise en œuvre
de cette règle font qu’en pratique, on admet que l’imputation de la TVA, soit faite
globalement et par période pour l’ensemble des opérations de la période. Il convient de
recenser et de cumuler la TVA facturée à l’entreprise par ses fournisseurs, sachant que la
TVA n’est déductible pour l’entreprise que si elle l’a effectivement payé à son fournisseur.
Pour une entreprise, opérer la déduction d’un montant de taxe déductible consiste à en faire
mention sur une déclaration.

Lorsque la masse de la taxe déductible est supérieure à la taxe collectée au titre des
opérations imposables, la différence constitue un crédit d’impôt qui ne peut faire l’objet de
remboursement (sauf pour les opérations réalisées sous le régime des exonérations ou du
régime suspensif prévues aux articles 92 et 94 du CGI), mais simplement reporté sur les
périodes suivantes pour être imputé sur la TVA sur opération à venir, jusqu’à épuisement
total.

3) Cas particuliers

Il sera question ici des :


- déductions en cas de marché clefs en main : Lorsque deux entreprises sont liées par
un contrat pour la réalisation d'un marché "clé en mains" et que le maître d’œuvre
importe en son nom tout ou partie des fournitures prévues dans le contrat, la taxe sur
la valeur ajoutée réglée en douane ouvre droit à déduction chez l'entreprise qui a
réalisé l'ouvrage.
- déductions en cas de fusion ou transformation de la forme juridique : Dans les
cas de concentration, de fusion ou de transformation dans la forme juridique d'un
établissement, la taxe sur la valeur ajoutée réglée au titre des valeurs d'exploitation est
transférée sur le nouvel établissement assujetti ou sur l'entreprise absorbante à
condition que lesdites valeurs soient inscrites dans l'acte de cession pour leurs
montants initiaux.
III. Les limitations du droit à déduction

On distingue les exclusions d’ordre général et les exclusions expresses du droit à déduction

1) Exclusions générales

En vertu de la règle de déductibilité qui veut que seule soit déductible la taxe grevant les biens
et services jugés nécessaires à l’exploitation et concourant à la réalisation d’opérations
taxables ou assimilées, sont exclues du droit à déduction les dépenses suivantes :

- dépenses engagées pour les besoins propres des tiers, des dirigeants et du personnel
de l’entreprise
- dépenses engagées pour la réalisation d’opérations exclues du champ d’application de
la taxe
- dépenses engagées pour la réalisation d’opérations exonérées, sans bénéfice de droit à
déduction
- dépenses engagées pour la réalisation d’opérations n’ayant pas été soumises à la taxe
(cas de disparition des produits imposables, non justifiée par une décision volontaire
de destruction).

2) Exclusions expresses

 Exclusions tenant à la nature de biens et services :

En raison de leur nature, n’ouvre pas droit à déduction :

- les biens, produits matières et services non utilisés pour les besoins de l’exploitation
- les produits pétroliers non utilisés comme combustibles, matières premières ou agents
de fabrication à l’exclusion du gasoil utilisé pour les besoins d’exploitation des
véhicules de transport collectif routier ou ferroviaire des personnes et des
marchandises ainsi que le gasoil utilisé pour les besoins du transport routier des
marchandises par les assujettis pour leur compte et par leurs propres moyens
- le gasoil et le kérosène utilisés pour les besoins du transport aérien
- les véhicules de transport de personnes à l’exclusion des véhicules de transport du
personnel et les véhicules du transport public
- les achats et prestations revêtant un caractère de libéralité
- les frais de mission de réception et représentation
- les prestations de services rendues par tout agent démarcheur ou courtier d’assurances
à raison de contrats apportés par lui à une entreprise d’assurances
- les opérations de vente et de livraison portant sur les vins, les boissons alcoolisées,
l'or, le platine et l’argent.
 Exclusions tenant au non justification du règlement :
A ce titre, n’est déductible la taxe ayant grevé les achats, travaux ou services dont le
montant dépasse 10.000 DH par jour et par fournisseur dans la limite de 100.000 DH
par mois et par fournisseur et dont le règlement n’est pas justifié par chèque barré non
endossable, effet de commerce, moyen magnétique, virement bancaire, procédé
électronique ou par compensation avec une créance à l’égard d’une même personne.
La compensation doit être effectuée sur la base de documents dûment datés et signés
par les parties concernées et portant acceptation du principe de la compensation
3) Les entreprises partiellement assujetties à la TVA

Il s’agit des entreprises qui sont imposables pour une partie seulement de leur chiffre
d’affaires, soit en raison de la nature des produits vendus (produits imposables et produits non
imposables) soit encore en raison du statut de l’entreprise (revendeurs ayant la possibilité
d’opter pour leur assujettissement à raison d’une partie de leurs opérations).

Selon le principe de l’affectation, la TVA n’est déductible que si le bien ou le service est
affecté à des opérations soumises à la TVA ou exonérées avec droit à déduction. Dans le cas
contraire, la TVA ayant grevé ces biens ou services n’est pas déductible. Il en découle que, le
redevable réalisant des opérations imposables et des opérations exonérées ou hors champ
peut, chaque fois qu'il leur est possible, appliquer la règle de l'affectation directe permettant :

- soit la déduction totale lorsque les biens ou services concourent exclusivement à la


réalisation d'opérations ouvrant droit à déduction ou exonérées avec droit à déduction
- soit la déduction nulle (exclusion du droit à déduction) lorsque les biens ou services
concourent exclusivement à la réalisation d'opérations exonérées sans droit à
déduction ou hors champ.

Mais lorsque le redevable utilise concurremment des biens et services à la réalisation


d'opérations imposables et d'opérations exonérées sans droit à déduction ou hors champ,
il est dans l'obligation d'appliquer la règle du prorata. Dans des cas particuliers, on
applique la règle des secteurs distincts.

La règle dite du prorata a pour objet de permettre aux assujettis partiels de bénéficier de
la déduction proportionnellement au montant de leurs opérations passibles de la TVA.
Elle permet de limiter la TVA déductible à un montant calculé dans le rapport des
opérations imposables et assimilées (ouvrant droit à déduction), à l’ensemble des
opérations (imposables, non imposables et hors champ).
Section 2 : Déclaration et Remboursement de la TVA

I. Déclaration et paiement de LA TVA

L’entreprise paie la TVA lorsque la taxe qu’elle a collectée est supérieure à la taxe qu’elle est
en droit de déduire. Dans le cas contraire, on assiste à un crédit de taxe dit butoir. Après avoir
déterminé la TVA collectée et la TVA déductible de la période, les entreprises doivent
calculer la TVA à payer. Cette opération est effectuée à l’occasion de l’établissement de la
déclaration périodique de la TVA. Le règlement est ensuite effectué au receveur de
l’administration fiscale. Deux régimes d’imposition sont prévus pour la TVA : le régime de la
déclaration mensuelle et le régime de la déclaration trimestrielle.

1) Régime de déclaration de la TVA

 Déclaration mensuelle

Sous ce régime, la TVA est exigible au titre des opérations taxables réalisées au cours d’un
mois.

Le régime de la déclaration mensuelle est obligatoire pour :

- les entreprises qui ont réalisé, au cours de l’année précédente, un chiffre d’affaires
taxable (hors TVA) supérieur ou égal à 1.000.000 DH
- les entreprises n’ayant pas d’établissement au Maroc et y effectuant des opérations
imposables. Il faut préciser que les affaires exonérées ou situées hors champ
d’application de la taxe ne sont pas à prendre en considération pour l’appréciation du
seuil de 1.000.000 DH.

Les contribuables imposés sous le régime de la déclaration mensuelle doivent déposer avant le
vingt (20) de chaque mois auprès du receveur de l’administration fiscale, une déclaration du
chiffre d'affaires réalisé au cours du mois précédent et verser, en même temps, la taxe
correspondante44.

44
Article 110 du CGI
Toutefois, pour les contribuables qui effectuent leur déclaration par procédé électronique
prévue à l’article 155 du CGI, celle-ci doit être souscrite avant l’expiration de chaque mois 45.

 Déclaration trimestrielle

Sous ce régime, la TVA est exigible au titre des opérations taxables réalisées au cours d’un
trimestre.

Ce régime est obligatoire pour :

- les entreprises dont le chiffre d’affaires taxable, réalisé l’année précédente, est
inférieur à 1.000.000 DH
- les entreprises nouvellement assujetties
- les entreprises dont l’activité est saisonnière, périodique ou occasionnelle.

Les entreprises qui déclarent sous le régime de la déclaration trimestrielle sont autorisées à
être imposés sous le régime de la déclaration mensuelle si elles en font la demande avant le 31
janvier.

Les contribuables imposés sous le régime de la déclaration trimestrielle doivent déposer,


avant le vingt (20) du premier mois de chaque trimestre, auprès du receveur de
l’administration fiscale, une déclaration du chiffre d'affaires réalisé au cours du trimestre
écoulé et verser, en même temps, la taxe correspondante46.

Toutefois, pour les contribuables qui effectuent leur déclaration par procédé électronique
prévue à l’article 155 du CGI, celle-ci doit être souscrite avant l’expiration du premier mois
de chaque trimestre47.

2) Contenu de la déclaration

La déclaration doit être faite sur un imprimé-modèle établi par l'administration, qui comporte
notamment48 :

 l'identité du contribuable
 le montant total des affaires réalisées
 le montant des affaires non taxables
45
Article 7 de la loi de finances n° 48-09 pour l’année budgétaire 2010
46
Article 111 du CGI (Année 2018)
47
Article 7 de la loi de finances n° 48-09 pour l’année budgétaire 2010.
48
Article 112 du CGI
 le montant des affaires exonérées
 le montant du chiffre d'affaires taxable par nature d'activité et par taux
 le montant de la taxe exigible
 le montant du crédit de taxe de la période précédente, le cas échéant
 le montant de la taxe dont la déduction est opérée, faisant ressortir la valeur hors-taxe,
et en distinguant entre :
o Pour les achats non immobilisés :
- les prestations de services
- les importations, les achats et les travaux à façon
o pour les immobilisations :
Les importations, les achats, les livraisons à soi-même, les travaux
d'installation et de pose, ainsi que les prestations de services ou autres dépenses
passées en immobilisation.
 le montant de la taxe à verser ou, le cas échéant, le crédit reportable

La déclaration doit être accompagnée d’un relevé détaillé de déductions comportant les
indications ci-après :

- la référence de la facture
- le nom et prénom, ou raison sociale du fournisseur
- l’identifiant fiscal
- l’identifiant commun de l’entreprise
- la désignation des biens, travaux ou services
- le montant hors taxe
- le montant de la taxe figurant sur la facture ou mémoire
- le mode et les références de paiement.

3) Forme de la déclaration de la TVA

 Déclaration d’après l’imprimé modèle49

La déclaration doit être faite sur un imprimé modèle établi par l'administration. Elle doit être
accompagnée d’un relevé détaillé de déductions comportant la référence des factures, la

49
Voir Annexe (Déclaration Trimestrielle)
désignation exacte des biens, services ou travaux, leur valeur, le montant de la taxe figurant
sur la facture ou mémoire et le mode et références de paiement.

La déclaration doit comporter :

 l'identité de la société
 le montant total des affaires réalisées
 le montant des affaires non taxables
 le montant des affaires exonérées
 le montant du chiffre d'affaires taxable par nature d'activité et par taux
 le montant de la taxe exigible
 le montant du crédit de taxe de la période précédente, le cas échéant
 le montant de la taxe dont la déduction est opérée, faisant ressortir la valeur hors-taxe,
et en distinguant entre :
 pour les achats non immobilisés :
- les prestations de services
- les importations, les achats et les travaux à façon
 pour les immobilisations :

-Les importations, les achats, les livraisons à soi-même, les travaux d'installation et de pose,
ainsi que les prestations de services ou autres dépenses passées en immobilisation

 le montant de la taxe à verser ou, le cas échéant, le crédit reportable

Cette déclaration doit être accompagnée d’un relevé détaillé de déductions comportant les
indications ci-après :

- la référence de la facture
- le nom et prénom, ou raison sociale du fournisseur
- l’identifiant fiscal
- l’identifiant commun de l’entreprise
- la désignation des biens, travaux ou services
- le montant hors taxe
- le montant de la taxe figurant sur la facture ou mémoire
- le mode et les références de paiement.

L’entreprise paie la TVA lorsque la taxe qu’elle a collectée est supérieure à la taxe qu’elle est
en droit de déduire. Dans le cas contraire, on assiste à un crédit de taxe dit butoir. Après avoir
déterminé la TVA collectée et la TVA déductible de la période, les entreprises doivent
calculer la TVA à payer. Cette opération est effectuée à l’occasion de l’établissement de la
déclaration périodique de la TVA. Le règlement est ensuite effectué au receveur de
l’administration fiscale

 Télé déclaration et télépaiement

C’est un nouveau système au Maroc qui permet de déclarer et payer sur internet la TVA, et
c’est à partir de Janvier 2017 que les télépaiements et télé déclarations des Impôts ont devenus
obligatoires pour l’ensemble des contribuables Personnes Morales et Personnes Physiques
Professionnels et qui tiennent de comptabilité, quel que soit leur chiffre d’affaires.
C’est un service qui est gratuit afin de faciliter les démarches de déclaration et de paiement et
réduire les erreurs.
Les contribuables peuvent souscrire auprès de l’administration fiscale par procédés
électroniques les déclarations et effectuer les paiements de TVA. Toutefois, ces déclarations
doivent être souscrites par procédés électroniques auprès de l’administration fiscale par les
entreprises dont le chiffre d’affaires est égal ou supérieur à 50 millions de dirhams, hors taxe
sur la valeur ajoutée.

Il en est de même des contribuables exerçant des professions libérales dont la liste est fixée
par voie réglementaire.

Ces procédés produisent les mêmes effets juridiques que les déclarations et les versements
auprès du receveur de l’administration fiscale.

Les services Simpl ou Services des impôts en ligne ont été développés par la Direction
Générale des Impôts pour permettre aux usagers de s’acquitter de leurs obligations fiscales
par voie électronique. Aujourd’hui sont mis en ligne le Simpl-IS, le Simpl-IR et le Simpl
TVA.

Pour accéder à l’un des télés services, les utilisateurs utilisent les mêmes identifiants et les
mêmes mots de passe.

 Modes de télé déclaration :

Deux modes de télé déclaration de TVA sont offerts :

o Possibilité de servir un formulaire Web (mode EFI) : Identique à celui sur support
papier. L’abonné pourra bénéficier d’une aide en ligne pour chaque rubrique et du
calcul automatique. Il recevra instantanément, par ailleurs, un reçu de prise en compte
du paiement de tva numéroté et horodaté.
o L’échange de données informatisé (mode EDI) : Ce mode est extrêmement utile aux
professionnels tels les cabinets d’expertise comptable qui établissent et transmettent
un grand nombre de déclarations pour le compte de leurs clients et aux entreprises
dont les relevés des déductions sont conséquentes.
 TELEPAIEMENT de la TVA
Le télépaiement au niveau des « Simpl », s’effectue à travers le prélèvement bancaire. La
procédure comporte :
o Un contrat de prélèvement signé au préalable par l’abonné et sa banque.
o Un accord explicite pour ordonner le prélèvement au moment même de l’opération de
dépôt.
Pour plus de souplesse, l’abonné a le droit de choisir les comptes bancaires qui seront débités.

II. Remboursement de la TVA

Le crédit de la TVA donne à l’entreprise dans certains cas précis le droit à un


remboursement auprès des services de l’administration fiscale. Pour cela, elle doit respecter
certaines conditions, et constituer un dossier selon des règles de fond et de forme exigées par
le Code Général des Impôts.

Par ailleurs, la société doit suivre une procédure et mettre en place des contrôles qui
garantissent l’exactitude et l’exhaustivité de ses demandes de remboursement. Elle doit
également instaurer un suivi rigoureux pour pouvoir éviter des rejets et optimiser ainsi sa
situation fiscale.

1) Définition du remboursement de la TVA

La taxe sur la valeur ajoutée repose sur deux grands principes :

- le paiement fractionné de l’impôt.


- la compensation aux frontières.

Le paiement fractionné est obtenu grâce à l’introduction du système des déductions qui
permet à tout assujetti de défalquer de la taxe collectée sur ses ventes les taxes ayant grevé les
achats de biens et services, de telle sorte à effacer toute rémanence de l’impôt dans le prix de
revient du produit vendu.
Le second principe, à savoir la compensation aux frontières, consiste à ne faire subir au
produit exporté que la fiscalité du pays de destination, afin d’éviter une double taxation. Ce
principe est obtenu grâce à la combinaison d’une exonération à la vente, et, à la restitution des
taxes ayant grevé les éléments du prix du produit exporté. La dite restitution appelée
couramment «remboursement» se justifie par le fait que le produit exporté est exonéré avec
droit à déduction. L’assujetti qui le commercialise ne peut pratiquer son droit à déduction
dans la mesure où il ne collecte aucune taxe à la vente. A côté de ce remboursement à
l’exportation qui découle des principes fondamentaux de la taxe sur la valeur ajoutée, le
législateur a, pour des considérations économiques, sociales ou culturelles, fait bénéficier
certains biens, produits, services et travaux d’une détaxation complète de manière à effacer
toute rémanence de la taxe dans les prix. Cette détaxation est obtenue par la combinaison
d’une exonération à la vente et d’un remboursement de la taxe payée en amont qui permettra
la récupération de la taxe ayant grevé les éléments du coût de revient des produits, travaux ou
services livrés en exonération de la taxe sur la valeur ajoutée.

Le remboursement répond à un double souci :

- accorder la détaxation complète à un circuit, dans un but d’encouragement.


- ne pas mettre en difficulté les entreprises dont l’exonération des ventes les mettrait
dans une situation structurelle de butoir (impossibilité de déduire la taxe acquittée en
amont).
2) Bénéficiaires du droit au remboursement

La liste des cas pour lesquels cette possibilité est admise est limitée aux :

- opérations réalisées sous le bénéfice des exonérations


- opérations réalisées sous le régime suspensif
- opérations du crédit-bail
- En cas de cessation d'activité taxable.

Conformément aux dispositions de l’article 103 du C.G.I, le crédit de taxe ne peut aboutir à
un remboursement, même partiel, de la taxe ayant grevé une opération déterminée sauf pour
les cas suivants :

 Dans le cas d’opérations réalisées sous le bénéfice des exonérations ou du régime


suspensif prévus respectivement aux articles 92 et 94 du C.G.I, si le volume de la taxe
due ne permet pas l’imputation intégrale de la taxe, le surplus est remboursé dans les
conditions et selon les modalités définies par voie réglementaire.
o Les opérations réalisées sous le bénéfice des exonérations :
- les produits livrés et les prestations de services rendues à l'exportation par les
assujettis. Mais sont exclues du droit de remboursement les entreprises
exportatrices des métaux de récupération.
- les marchandises ou objets placés sous les régimes suspensifs en douane
- les engrais
- les équipements destinés à usage exclusivement agricole
- les biens d'investissement à inscrire dans un compte d'immobilisation et
ouvrant droit à la déduction, acquis par les assujettis pendant une durée de 36
mois à compter du début d’activité
- les opérations de vente, de réparation et de transformation portant sur les
bâtiments de mer
- les ventes aux compagnies de navigation, aux pêcheurs professionnels et aux
armateurs de la pêche de produits destinés à être incorporés dans les bâtiments
de mer
- les opérations de restauration des monuments historiques classés et des
équipements de base d'utilité publique
- les opérations de construction de logements sociaux
- les biens d'équipement destinés à l'enseignement privé ou à la formation
professionnelle
- les véhicules neufs destinés exclusivement à être exploités en tant que Taxi …
o Les opérations réalisées sous le régime suspensif :

Il s’agit des opérations portant sur des marchandises, les matières premières, les emballages
irrécupérables et les services autorisés à être reçues en suspension de la taxe sur la valeur
ajoutée à l'intérieur et qui sont nécessaires aux opérations d’exportation de produits ou de
services.
 Dans le cas de cessation d’activité taxable, En plus des opérations réalisées sous le
bénéfice des exonérations et des opérations réalisées sous le régime suspensif, le droit
de remboursement est aussi accordé en cas de cessation d'activité taxable. En pareil
cas, le crédit de taxe non imputé à la date de la cessation ouvre droit au
remboursement.
 Les entreprises assujetties qui ont acquitté la taxe à l’occasion de l’importation ou de
l’acquisition locale des biens visés aux articles 123-22°3 et 92-I-6°4 du C.G.I,
bénéficient du droit au remboursement selon les modalités prévues par voie
réglementaire.
 Les entreprises de crédit-bail (leasing), A partir du 1er janvier 2012, les entreprises de
crédit-bail bénéficient du remboursement du crédit de TVA non imputable, né à partir
de ladite date. Bénéficient du droit au remboursement relatif au crédit de taxe
déductible non imputable selon les modalités prévues par voie réglementaire.
 Les entreprises de dessalement d’eau de mer bénéficient du droit au remboursement
relatif au crédit de taxe déductible non imputable, selon les modalités prévues par voie
réglementaire50.

3) Condition d’exercice du droit au remboursement

Désormais, depuis l’entrée en vigueur de la loi de finances n° 110-13 pour l’année budgétaire
2014, l’exercice du droit au remboursement est lié uniquement au paiement effectif et justifié de
la taxe :
 A l’importation, la justification du règlement de la taxe est établie par la production des
quittances de dédouanement, le règlement pouvant intervenir pour le cas d’espèce au comptant,
par chèques ou par obligations cautionnées.
 A l’intérieur, il est justifié par la mention des références et des modalités de paiement
(espèces, chèques et effets de commerce, etc.) sur les factures ou mémoires. Ceux-ci sont
considérés comme payés à la date du versement en espèces, ou à la date de l’encaissement effectif
du chèque ou de l’effet.
Toutefois, pour les contribuables qui sont imposés sous le régime du débit, cette date est celle de
l’acceptation de l’effet, sans condition du paiement effectif de l’effet à la date d’échéance.
Comme en matière de déduction, le remboursement sur facture, payée partiellement, est autorisé à
concurrence de la taxe payée. Il en est de même de la taxe payée chaque trimestre pour les
matériels introduits au Maroc sous le régime de l’importation temporaire. Avant l’entrée en
vigueur de la loi de finances n° 110-13 précitée, le droit à déduction prenait naissance à
l’expiration du mois qui suit celui de l’établissement des quittances de douane ou du paiement
partiel ou intégral des factures ou mémoires établis au nom du bénéficiaire, conformément à la
50
Article 8 de la loi de finances n° 68-17 pour l’année budgétaire 2018
règle communément appelée «règle de décalage d’un mois», prévue auparavant à l’article 101- 3°
du C.G.I. A compter du 1er janvier 2014, le droit à déduction prend naissance dans le mois du
paiement total ou partiel des achats locaux ou des importations des biens d’équipement,
marchandises ou services. Ainsi à titre d’exemple :
- Pour un contribuable soumis au régime de la déclaration mensuelle, les taxes correspondant
aux achats payés au cours du mois de janvier sont déductibles sur les taxes collectées au cours du
même mois (déclaration à déposer avant le 20 février, et avant l’expiration du même mois dans le
cas de déclaration par procédé électronique).
- Pour un contribuable soumis au régime de la déclaration trimestrielle, les taxes correspondant
aux achats payés au cours des mois de janvier, de février, et de mars sont déductibles des taxes
collectées au cours des mois de janvier, de février, et de mars (déclaration du 1er trimestre
déposée avant le 20 avril, et s’il y a déclaration par procédé électronique, celle-ci doit être
souscrite avant l’expiration du même mois). Toutefois, dans le cas d’une cession ou d’une
cessation d’activité, les entreprises sont autorisées à pratiquer la déduction dans le délai prévu à
l’article 114 du C.G.I, c’est-à-dire dans les 30 jours qui suivent le mois qui suit la date de cession
ou de cessation.

Conclusion du deuxième chapitre

Une entreprise a un crédit de TVA lorsque le montant de la TVA qu'elle doit déduire est
supérieur au montant de la TVA perçue sur ses ventes et ses prestations de services. Dans ce
cas, l'entreprise peut faire une demande aux impôts afin d'obtenir un remboursement. Celui-ci
peut être demandé quel que soit le régime d'imposition auquel l'entreprise se trouve soumise.
Même une entreprise qui débute son activité peut faire une demande, dont le contenu
concernera alors la TVA déductible pour les frais déjà engagés afin de lancer l'activité.
En pratique, la demande de remboursement est le plus souvent justifiée par des besoins de
trésorerie, le versement des sommes remboursables permettant ainsi au chef d'entreprise de
disposer de fonds supplémentaire dans le cadre du fonctionnement de l'entreprise. Toutefois,
l'entreprise peut toujours choisir ne de pas demander un remboursement et d'imputer le crédit
de TVA dont elle dispose sur un versement de TVA ultérieur.
Partie 2 :
Procédure de remboursement de la TVA
Cas de la Société « Maroc Modis »

Introduction de la deuxième partie

J’ai effectué mon projet de fin d’étude au sein de l’entreprise Maroc Modis, c’est une
entreprise multinationale, de confection spécialisée dans la production des sous- vêtements.

Mon thème de stage était l’évaluation des procédures de remboursement de TVA.

Maroc Modis avec un chiffre d’affaires important et un niveau de consommation des

Charges élevé, procède au remboursement de la TVA.

Dans cette deuxième partie nous allons consacrer le premier chapitre à la présentation
de la société, et dans le deuxième chapitre nous allons évaluer la procédure de
remboursement de TVA par la société Maroc Modis.
Chapitre 1 :
Présentation de la société « Maroc Modis »

Introduction du premier chapitre

Le secteur industriel au Maroc joue un rôle moteur en matière de création d’emploi, de


valorisation des ressources nationales, de transfert de nouvelles technologies et de
dynamisation du commerce extérieur. En effet, l’entreprise industrielle est un organe vital de
l’économie marocaine, et un principal vecteur de développement socio-économique grâce à sa
capacité de générer les richesses, de stimuler l’investissement, de valoriser les ressources
locales et favoriser l’intégration du tissu industriel.

Les facteurs de compétitivité conjugués au climat de sécurité, de stabilité économique, et de


paix ont fait du Maroc un partenaire privilégie de l’Europe.

L’exemple qui illustre bien la situation au Maroc est celui des entreprises du secteur du
textile-habillement qui a toujours occupé une place stratégique au sein de l’activité
industrielle nationale.

Dans ce chapitre nous allons présenter dans la première section l’entreprise et son
secteur d’activité, et dans la deuxième section les différents départements et produits de
Maroc Modis.

Section 1 : l’entreprise et son secteur d’activité

Filiale de Triumph International, Maroc Modis est une société de confection, spécialisée
dans les sous-vêtements, féminins et masculins.

C’est une société anonyme à capital social de 110.500.000 de dirham, qui réalise un chiffre
d’affaire de 491.000.000 de dirham (2007), avec une capacité de production de 70.000 pièces
par jour, réalisées par un personnel qui atteint plus de 2400 personnes.

Maroc Modis opère dans le secteur textile-habillement. Ce secteur constitue une composante
importante pour le tissu industriel marocain.
I. Le secteur d’activité (Textile habillement)
1) Le secteur des industries textile-habillement : Une
composante clé dans le tissu industriel au Maroc51

L’industrie du textile et de l’habillement constitue au Maroc une activité à fortes potentialités.


Elle occupe une place stratégique dans l’industrie nationale de transformation aussi bien sur le
plan des emplois et des exportations que sur le plan de l’équilibre socio-économique du pays.
Le nombre des entreprises qui opèrent dans ce secteur s’élèvent à 1824, et génèrent une valeur
ajoutée de 9.4 milliards de dirhams, contribuant à 17% du PIB industriel, et sa production
s’établie à 34 milliards de dirhams pour l’année 201052.
Le secteur de textile-habillement emploie la plus grande part de la main d’œuvre industriel,
avec un effectif de 156.438 dont 98% à titre permanent. Dans ce secteur, la main d’œuvre
féminine est fortement représentée avec plus de 153.000 personnes.
Représentant 65% de l’effectif féminin du secteur industriel national .3ème fournisseur de la
France et 6ème à l’échelle du marché européen.
Le secteur textile-habillement a connu un développement régulier de 1994 à 1999 mais aussi
une situation relativement difficile en 2000/2001 qui s’est traduite par la fermeture de
plusieurs entreprises et la perte d’un nombre non négligeable d’emplois.
L’industrie marocaine du textile-habillement symbolise un parfait vecteur de partenariat
industriel à l’échelle international. Elle constitue toujours un pôle d’attrait pour les
investissements directs étrangers. Aujourd’hui, près de 25% des réalisations de l’industrie
marocaine du textile-habillement : effectifs, exports, chiffre d’affaires,…sont le fait des
entreprises à capitaux ou à participation étrangère. Le volume des investissements directs
étrangers dans le secteur a quintuplé au cours des dix dernières années.
Le secteur textile habillement se caractérise par :
-La prédominance d’entreprises de petite taille, à caractère familial, participent à hauteur de
11%de la production ;
-L’existence de grandes entreprises, participant à hauteur de 61% dans la production ;

51
Voir [Link] « Impact de la dévaluation sur les capacités d’exportation : Cas pilote du secteur textile
habillement et cuir » étude réalisée pour le compte du Ministère du Commerce et de l’Industrie avec le soutien
de l’ONUDI ; 2010.
52
Chiffre d’affaire par le ministère de l’industrie, du commerce et de mise à niveau de l’économie ; 2010.
-L’existence d’entreprises à participation étrangère, participant à hauteur de 33% dans la
production ;La production des industries textile-habillement est fortement orientée sur le
marché extérieur. Cette tendance s’est constamment renforcée depuis le milieu des années 80.
Le taux d’exportation du secteur textile-habillement qui n’était que de 36% en 1985 s’est
établit à 54% en 1990 puis à 65% au titre de l’exercice 2000. Le taux d’exportation dépasse
80% si on se limite à l’industrie Habillement. Le taux d’exportation se situe à moins de 26%
pour l’ensemble des industries de transformation au Maroc.

En raison de sa proximité géographique de l’Europe, cet espace constitue le marché de


prédilection pour le Maroc. Près de 90% de ses exportations textiles lui sont destinées et ce,
dans le cadre du circuit court, et plus de 70% de ses importations en proviennent.

Ceci place le Maroc au 6ème rang des fournisseurs de l’Union Européenne avec une part de
4.2% avec 38% environ de ses exports, le marché français est le premier débouché du secteur
et occupe le 1er rang dans la hiérarchie de ses fournisseurs.

Le marché anglais vient en seconde position des pays clients du Maroc suivi de l’Espagne et
de l’Allemagne. Le Maroc importe annuellement près de 20,2 milliards de dirhams dont près
de 60% est constitué de tissus (coton et FSTA) ,15% de produits finis d’habillement et le
reliquat étant formé de matières premières et de demi-produits. Les exportations marocaines
réalisées à partir de tissus étrangers représentent aujourd’hui 90% de nos exportations
d’Habillement. Ceci fait apparaitre d’importantes niches pour les investisseurs nationaux et
étrangers.
Le secteur fait appel aussi à l’étranger pour son équipement, savoir-faire et assistance
technique. Sa proximité avec l’Europe en fait un débouché idéal pour les produits de la
communauté européenne.

L’industrie marocaine du textile et de l’habillement recouvre des activités très diversifiés, que
ce soit par branches ou par types d’entreprises. Elle est composée d’une branche textile
primaire, exportatrice en partie mais travaillant surtout pour les besoins du marché local, et
d’une branche habillement performante et tournée presque exclusivement vers l’extérieur.

II. Présentation de Maroc- Modis


1) Fiche technique, historique et organigramme de Maroc-
Modis
 Histoire de la société-mère Triumph International
Filiale du groupe Suisse TRIUMPH INTERNATIONAL, Maroc Modis fut créée en 1989 à
Fès, son activité de production de lingerie féminine, de sous-vêtements masculins, de
pyjamas et de maillots de bain s’est vue largement développer au fil des années en passant par
des locaux modestes avec un investissement initial de 12,7 millions de DH pour étendre
aujourd'hui son usine sur une superficie de 14.000 m², élargir son effectif à 2087 personnes et
réaliser un chiffre d'affaires de 640 millions de DH en 2013. Cette croissance a été induite par
la mise en œuvre d'une politique de développement rigoureuse et dynamique au sein de
l’entreprise. Celle-ci importe des matières premières, les transforme afin d’obtenir des
produits finis et les exporte afin de les exposer à la vente dans les différents points de vente
(magasins Triumph, grandes surfaces …).Par ailleurs, l’entreprise doit faire face aux
conditions du marché : plusieurs concurrents tels que les grandes surfaces de l’industrie de
lingerie, Zara, Marc & Spencer, Chantelle ou d’autres sociétés de lingerie (en Suisse ou
autres).

Le marché est mondial dont l’expansion et la régression sont conditionnées indirectement par
le volume de production demandé à l’entreprise Maroc-Modis.

En effet, le volume des commandes à produire par Maroc-Modis est calculé au niveau du
groupe, en se basant sur les prévisions de vente. Les articles sont ensuite exportés en Europe
pour être vendus au niveau mondial.

En l’absence de la commercialisation des articles dans le marché interne vu son affectation à


l’exportation, mais cela n’empêche pas que l’entreprise Maroc-Modis ne soit pas menacée par
le phénomène de la délocalisation dont souffrent tous les pays à travers le monde, et son
implantation sur les territoires des autres pays où les conditions de compétitivité sont assurées
et sont favorables à la suite d’un cadre législatif flexible où les équilibres macroéconomiques
sont réalisés par l’adoption d’une politique commerciale qui respecte les directives de l’OMC,
et les obligations fiscales à travers la baisse de l’impôt sur les sociétés…etc., ainsi que le coût
de la main-d’œuvre. Cette délocalisation est un phénomène indésirable qui contribue à
l’émergence des problèmes sociaux non gérables et menace la stabilité de la société toute
entière.
 Fiche signalétique de Maroc Modis

Raison social MAROC MODIS

Adresse Lot 82, Rue 801, Q1 SIDI BRAHIM, FES

Forme juridique Société anonyme SA

Capital social 110 500 000 DH

Parts étrangéres 100% ( Suisse)

Secteur d’activité Textile et Habillement

Nature d’activité Production de lingerie féminine, de sous-


vêtement masculins, de pyjamas et de
maillots de bain.

Date de mise en service 17 Juillet 1989

Capacité de production 116 698 000 minutes (coupons)

Effectifs 2405

Dernier CA (Exercice 2015) 658,3M DH

Dernier Résultat net 13 271 201,15 DH

Superficie 14000 m2

Equipments 2000 machines à coudre.

Tableau N°1: Fiche signalétique de MAROC MODIS

 Organigramme de la société Maroc Modis


Directeur général


Productio Techniqu Logistique Qualit RH Finance Business
n e é  and process

Contrôle
Atelier Méthod Achat 1 Data
couture
e qté De gestion

Atelier Mainten Achat 2 Qualité Comptabili


Couture té
ance Fès
Sefrou

Coupe Sécurité Stock Qualité Import/


matière Sefrou
Export

CFA bâtiment Stock RM IT


accessoi qualité

Transpor Planning
t

Saisie Shipmen
t export

Figure N°1: Organigramme de la société MAROC MODIS

2) Politique sociale et productive de la société Maroc Modis


 Politique social:

La société assure un aménagement spacieux conçu pour le bien être de chacun des 2400
employés aujourd’hui et prévoit d’autres créations d’emploi pour les années à venir.
Désormais solidement implantée à Fès et Séfrou (absorption de Séfrou Modis par Maroc
Modis suite à la fusion en date 15/12/2005), Maroc Modis revendique aujourd’hui son rôle
d’ambassadeur du savoir-faire marocain.

Un savoir-faire inégalé dont bénéficient déjà des marques de hautes gammes telles que
TRIUMPH et HOM, et qui s’exportent avec bonheur dans le monde entier.

Maroc Modis s’attache en effet à mener de multiples actions sociales afin de motiver une
équipe dont le dynamisme, le professionnalisme et les compétences sont les clés d’une
réussite exemplaire.

Maroc Modis est le 1er employeur à Fès et dans la région de Meknès et de Taza. Il fait partie
des 5 plus grands exportateurs dans le domaine du textile et de l’habillement.

Chaque année les 500 meilleures entreprises sont primées pour leur excellence en matière de
performance. Maroc Modis est parmi ces entreprises primées tous les ans et se situe dans les
100 premières entreprises performantes.

 Produits Maroc Modis

La société Maroc Modis est spécialisée dans la fabrication et l’exportation (pour le compte de
la société mère <Triumph international>) de la lingerie et des sous-vêtements en général.

Elle fabrique les marques suivantes :

Marque crée en 1886 en Allemagne et appartenant au groupe Triumph international, la


marque est spécialisée dans la lingerie féminine, notamment le soutien-gorge et les slips. La
marque comprend également les sous-vêtements et les pyjamas.

La lingerie Triumph, c’est une lingerie raffinée, qui offre aussi bien un maintien irréprochable
qu’une ligne très féminine. On trouve aussi bien des dessous invisibles que la dentelle, en
passant par le soutien-gorge d’allaitement.
SLOGGI est une marque de lingerie crée en 1979 et qui appartient désormais au groupe
Triumph International, à l’ origine la marque Sloggi commercialisait uniquement des slips
pour femmes.
Depuis 1986, elle propose également des slips pour hommes. Sa gamme comprend aussi
désormais quelques soutiens -gorge. La marque réalise toutefois l’essentiel de son chiffre
d’affaires grâce à ses gammes de slips.

Marque de sous-vêtements masculins, crée en 1968 et rachetée par Triumph International en


[Link] marque HOM comprend les slips, le maillot de bain et les sous-vêtements en général.

La marque a connu un développement important en France et dans le monde, par une


distribution essentiellement basée en circuits sélectifs et non hypermarchés

Section 2 : les différents départements et produits du MM

I. Départements et services de MM
1) Les Départements de MM

 Département production :

Ce département englobe les fonctions :

 La coupe

Avant de passer par les lignes de couture, les commandes doivent passer par le service pré
production qui est tenu d’exécuter les plans journaliers de production et qui regroupe
plusieurs sections :

Au niveau du service Coupe, il y a la section matelassage, Il s’agit ici d’étaler les rouleaux de
tissus sur les tables pour coupe. Ensuite vient la coupe par presse ou la coupe par scie, ou la
coupe par cutter (il s’agit d’un robot coupe qui opère automatiquement).

Quelques fonctions auxiliaires sont aussi présentes à ce niveau, à savoir : le tronçonnage, le


piqué, transfert et relaxation.
L’étape de répartition des pièces coupées par lot et par taille est très importante pour le
lancement de la commande sur la ligne, cette section utilise 6 tables de répartition.

Quelques catégories d’articles passent par la section moulage où les bonnets sont produits,
cette section utilise 25 machines de moulage, 3 presses et une machine de filmage. D’autres
catégories passent par la section dentelle qui emploie 56 opératrices et utilisent 8 scies pour
dentelle et 36 tables.

 Atelier Couture Fès et Séfrou :

La société Maroc Modis a deux usines, l’un à Fès et l’autre à Séfrou.

Le site de Fès contient 17 lignes de couture + 2 groupes autonomes (à effectif réduit) et


l’usine de Séfrou 8 lignes complètes et 4 petites lignes à effectif réduit. Chaque ligne de
couture emploie environ 45 couturières avec 45 machines à coudre. La ligne est gérée par un
chef de groupe ainsi qu’une distributrice, une monitrice, une contrôleuse et un mécanicien qui
maintient l’état du parc machines.

 CFA :
Centre de Formation par Apprentissage, qui est géré par la délégation de formation
professionnel et l’ESITH, est une unité implantée au sein de l’entreprise pour réaliser la
formation professionnelle afin d’améliorer l’employabilité des jeunes et travailleurs,
améliorer la compétitivité de l’entreprise.

 Département technique :
Ce departement regroupe:

 Le service méthodes

Ce service s’occupe de la mise à jour des données de base techniques relatives aux nouveautés
/ nouveaux coloris :

 Fiche article contenant les composants de l’article en matières premières et


consommation standard ;
 Minutes article : détail des opérations de couture par article et minutes relatives ;
 Saisie des données sur le système utilisé AS400;
 Suivi des changements sur fiche article en termes de composantes ou consommation.

 Le service entretien et maintenance :


Il s’occupe de la gestion du parc machines à coudre et autres matériels et équipements ainsi
que le stockage et gestion des pièces de rechange pour alimenter les lignes de couture en
outillage, consommables et équipements.

 Sécurité :
Ce service veille à assurer la sécurité du bâtiment et du personnel à travers la mise en place
des mesures et d’équipements, par exemple le sprinklage comme prévention des incendies. Le
responsable fait aussi le suivi des accidents de travail et met en place les plans d’actions
nécessaires (actions correctives et préventives).

 Transport :

Il assure le service transport aux personnels de la société MM.

 Saisie :

Une équipe de saisie est mise en place pour assurer la mise à jour du système de stock (saisie
sur AS400) et fiabiliser la situation des stocks et des besoins de matières

 Département logistique
 Achat 1 :

Les différentes étapes du processus d'approvisionnement peuvent être classées ainsi:

- Manifestation d'un besoin ;


- Définition du produit susceptible de répondre au besoin ;
- Collecte d'informations : recherche des fournisseurs, analyse de leurs propositions ;
- Réalisation de l'achat ;
- Réception, contrôle et stockage des produits ;
- Ce service est spécialisé à l’achat des matières premières

 Achat 2 :

Ce service d’achat est spécialisé à tous les achats autres que les matières premières, par
exemple accessoire et fournitures.

 Stock :
La société possède deux magasins pour les matières premières : un pour les tissus et l’autre
pour les accessoires. La préparation des commandes pour la pré-production se fait sur la base
d’un plan journalier communiqué par le service planning.

 Planning :

Ce service s’occupe de la planification des commandes sur les lignes de couture en


collaboration avec les chefs de groupe (responsable de lignes de coutures).

Le suivi des commandes sur les phases de production se fait à travers un tableau KANBAN
BOARD qui permet la visualisation en temps réel de l’état d’avancement des commandes en
cours de production et les retards de lancements, les commandes pour lesquelles les matières
ne sont pas encore disponibles.

 Shipement export :

Après sortie de la couture, les commandes sont transférées à la zone « réception PF » pour
être conditionnées – Emballage individuel pour certaines catégories

Les opératrices travaillent avec un système de coupons minutes (comme pour la couture) qui
permet de gérer les sorties et calculer les rendements.

Après le conditionnement, les commandes sont emballées et mises sur palettes pour être
exportées en groupe.

 Département Qualité :

La qualité mise en question au niveau de ce département ne concerne pas seulement la qualité


des produits finis, mais aussi la qualité de la matière première qui compose le les pièces et qui
subissent des contrôles de qualité après réception depuis le fournisseur.

 Département RH :

Le service RH emploie 8 personnes et assure les fonctions suivantes :

 Gestion de personnel de production et administratif ;


 La paie, calcul et suivi de la masse salariale ;
 Recrutement et suivi des dossiers de personnel ;
 CNSS, Assurance et Mutuelle ;
 Suivi et organisation des formations.

 Département Finance :

 Contrôle de gestion :

Le contrôle de gestion à l’entreprise Maroc-Modis se présente comme étant un service


attaché directement à la direction financière, ses rôles et ses attributions se voient à
plusieurs niveaux mais dont la fonction essentielle est la présentation des données fiables et
pertinentes afin d’éclairer les décideurs dans leur prise de décision.

Les taches attribuées à ce service peuvent être résumées comme suit :

 Recueillir et vérifier les données nécessaires à la préparation des rapports


nécessaires pour les décideurs de la société et du groupe ;
 Calcul des prix de revient prévisionnel pour les communiquer au groupe ;
 Fournir aux décideurs des indicateurs de performance indispensable (tableau de
bord) pour une prise des décisions éclairées ;
 Coordonner les activités de préparation du budget entre les départements de
l'entreprise, afin de faciliter le processus ;
 Fournir une assistance aux services concernés dans l'exécution de la vérification de
l'inventaire annuel pour que le processus soit précis ;
 Suivre les surconsommations et prendre des mesures nécessaires pour stopper les
hémorragies des ressources ;
 Veiller à ce qu'un inventaire périodique sur les matières premières soit effectué,
d'analyser et que tous les écarts soient justifiés.

La plupart des indicateurs de la société sont présentés sur le PCS (PCS : Production Centre
Scorecard) qui est un tableau de bord établi mensuellement contenant un certain nombre des
indicateurs (KPI) liés aux objectifs stratégiques de l’entreprise Maroc-Modis et à travers
lesquels le contrôle de gestion vise à maîtriser la conduite de l’organisation (processus de
production).

C’est un tableau dont la forme et le contenu ont été élaborés par le groupe pour permettre
une standardisation d’indicateurs au niveau des différents centres de production de
Triumph. Il focalise généralement sur les données de la production tout en suivant un
enchaînement logique (SQDCCM Safety, Quality, Délivre, Cost, Effectiveness, People) qui
est : Sécurité  Qualité Livraison  Coût  Capital humain.

Les résultats du PCS sont revus mensuellement par le management avec le groupe et transmis
lors d’une réunion mensuelle aux employés pour permettre une transparence des résultats et
une analyse de la situation de l’entreprise.

 Comptabilité :

La comptabilité s'oriente vers l'estimation de la valeur du patrimoine (éléments actif et passif),


et vers de la détermination de la valeur du résultat global de l'activité de l'entreprise (bénéfice
ou perte) :

Ce service accomplit les tâches suivantes:

- La tenue des journaux ;


- L'établissement des états des mouvements fournisseurs;
- La tenue des fiches de rémunération des adhérents;
- Le suivi de l'état des ventes;
- Le livre d’inventaire;
- Le dossier des immobilisations;
- Le suivi des réalisations du budget;
- La supervision de la situation comptable ;
- Les travaux de fin d'exercice.

 Import/Export :

Ce service se charge de tout ce qui a en relation avec la douane ; par exemple la déclaration
des admissions temporaire.

 IT :

L’équipe informatique assure la conversion des fichiers AS400 nécessaires pour tous les
départements, la mise à jour et maintenance des applications Access et autres.
Ils sont impliqués sur les projets de mise à niveau du système d’informations à travers
l’introduction des applications IT comme logiciel de la qualité, de production ou de gestion
commerciale.

2) Organisation De l’entreprise MM

La cartographie ci-dessous trace le cheminement des articles produits depuis la réception des
matières premières en passant par les différentes phases de production jusqu’à l’exportation
des produits finis.

Controle Preparation Prepare des Matelassage Coupe des


Réception de MP RM RM tracés Commandes commandes

Conformité RM Stock
Y
MP
Moulage
des articles
Preparation
N dentelle
Coupe
1 Processus interne articles

1
To Supplier Claim Process
couture

Emballage des
commandes

Exportation de PF

Figure N°2: la chaine de valeur de MAROC MODIS

II. Présentation du service comptabilité


Il convient de signaler que mon stage de fin d’étude au sein de la société Maroc Modis s’est
focalisé sur les activités du service comptable et dont l’expérience que j’en ai tirée s’est
révélée très bénéfique vu la qualité des notions acquises et des tâches réalisées.

Au cours de ce stage, j’avais l’occasion de visiter les différents départements de Maroc


Modis, cela m’a permis de bien connaitre et maîtriser aussi bien le processus de production
que de gestion au sein d’une multinationale.

Le processus de production de Maroc Modis comporte plusieurs intervenants : le stock, le


laboratoire, la coupe, le moulage, ainsi que la couture sans négliger l’intervention des autres
services de support à savoir le service comptable, controling, planing et RH.

À cet égard, j’ai eu l’opportunité de voir de plus près le travail des couturières, le processus de
recrutement et d’intégration de ces personnes dans les lignes de couture.

1) Organisation du service comptable

Le service comptabilité suit le modèle hiérarchique suivant :

Figure N°3 : Organisation du service comptable

2) Membres du service comptable et leurs tâches


Chaque membre joue un rôle prépondérant au niveau de ce département :

L’agent comptable :

Est une personne qui s’occupe de :


+ Comptabiliser les factures des fournisseurs.
+Traiter les factures des clients.
+ Des opérations diverses de gestion bancaire (ordre de virement, traite…).
+ Payer des factures aux fournisseurs, relance des factures impayées.
+Vérifier les comptes de l'entreprise c'est à dire les dépenses et les entrées d'argent pour
connaitre à chaque instant la position et les possibilités financières de l'entreprise.
Cela passe par toutes les dépenses (fournitures de bureau, paies des salariés, achats
de machines, achats de matières premières).
Le service comptabilité doit être en contact avec tous les services pour mener à bien
sa mission.

Le trésorier :
Il s’occupe de contrôler les entrées et sorties de fonds, il a pour tâches d’optimiser la gestion
de trésorerie dans un sens de sécurité et de rentabilité, de s’assurer de la bonne application des
conditions bancaires : jours de valeur, frais appliqués sur les flux de trésorerie.

Le chef comptable :

Le chef comptable a pour missions de diriger toute l’équipe comptable et de superviser les
tâches propres à la gestion financière. D’un point de vue hiérarchique, Il a également pour
rôle de rassembler les chiffres de l’entreprise, de les synthétiser et de les analyser. Il
conseille ensuite le DAF général sur les décisions à prendre.

Il a pour tâches de :

Superviser la saisie, le pointage et le lettrage des écritures comptables clients et fournisseurs.

- Suivre les règlements clients et fournisseurs.


- Contrôler, saisir et régler les notes de frais.

- Assurer la comptabilisation des écritures de paie ou le transfert informatique du logiciel de


paie vers la comptabilité.
- Contrôler les écritures de TVA.
- Assurer la comptabilisation correcte des écritures d'immobilisation.
- Analyser les comptes généraux de provisions, d'immobilisation et de haut de bilan en vue
d'élaborer le dossier justificatif de la balance de fin d'année.
- Calculer les provisions de fin d'année à intégrer au bilan.
- Effectuer les écritures d'inventaires de fin d'année pour préparer les états financiers.

Le responsable immobilisations :

Le Responsable immobilisations quant à lui, a pour mission de saisir tous les évènements
comptables qui affectent le patrimoine de la société et d’assurer leur traçabilité notamment :

 Suivi des immobilisations et administration du logiciel de suivi des différentes


immobilisations : gestion des fiches d’inscription du patrimoine, rapprochement des
écritures d’encours entre les différents logiciels, organisation des inventaires…
 Préparation des données relatives aux dotations aux amortissements et à tous
mouvements d’entrées et sorties sur immobilisations.

Tous ces membres effectuent un travail colossal, en dépit de la lourdeur de leurs taches.
Cela dit, avoir recours au recrutement serait une idée qui devrait être envisagée voire adoptée
pour optimiser le travail et veiller à ce qu’il n’y ai pas de retard dans la réalisation des
opérations comptables au sein dudit département.

Conclusion du premier chapitre


Le groupe Triumph International occupe une place intéressante dans la lingerie mondiale,
avec sa finesse et son respect des normes internationales de la qualité, il a pu maintenir sa
position comme leader au moins dans le marché européen, et c’est grâce à la présence de dix
puissantes filiales. Maroc-Modis occupe la troisième position en termes de respect des délais
par rapport aux autres filiales, mais il reste encore beaucoup de travail et d’effort à fournir
pour améliorer la compétitivité globale de cette entreprise.

Chapitre 2 :
Procédure de remboursement de la TVA et traitement des rejets de la
société « Maroc Modis »

Introduction du deuxième chapitre

La mauvaise gestion des procédures de remboursement de la TVA, peut aboutir à des


mauvaises conséquences pour la société.

Dans ce chapitre, nous allons présenter dans la première section la procédure de déclaration et
les étapes suivis par Maroc Modis pour demander le remboursement de la TVA, dans la
deuxième section nous allons traiter les rejets de la TVA de la société et nous allons terminer
par une étude de cas qui traite les rejets de la TVA du troisième et quatrième trimestre de
l’année 2014.

Section 1 : Déclaration et Demande de remboursement de la TVA

I. Déclaration de la TVA

Maroc Modis exerce une activité à caractère industriel et commercial. Cette activité entre
dans le champ d’application de la TVA54. La partie du chiffre d’affaires écoulée sur le marché
local est soumise à la TVA, tandis que le chiffre d’affaires réalisé à l’export bénéficie de
l’exonération. Les exportations sont exonérées de la TVA pour éviter une double imposition
susceptible de rendre les produits nationaux en lices moins compétitifs sur les marchés
internationaux où ils seront surtaxés à la TVA du pays d’accueil.

Il est à signaler que l’activité de l’entreprise ouvre droit à déduction de la TVA payée en
amont à 100 %(les exportations malgré leur exonération ouvrent droit à déduction)

L’entreprise (Maroc Modis) comme personne assujettie à la taxe sur la valeur ajoutée doit
tenir une comptabilité régulière permettant de déterminer son chiffre d'affaires et de dégager
le montant de la taxe dont elle opère la déduction ou revendique le remboursement. Et
puisqu’elle effectue des opérations soumises à la taxe sur la valeur ajoutée elle est tenue a
délivré à ses acheteurs ou clients passibles de ladite taxe des factures.

Son chiffre d’affaires dépasse un million (1.000.000) de dirhams, donc elle est imposée au
régime de la déclaration mensuelle55.
54
Voir chapitre 1, partie 1, de ce document
55
Article 108 du CGI (Année 2018)
En effet la société fait une déclaration chaque mois de l'ensemble des opérations réalisées du
chiffre d’affaires et des charges.

1) Régime de la TVA appliqué

Les entreprises exportatrices de produits ou services peuvent, sur leur demande et dans la
limite du montant du chiffre d'affaires réalisé au cours de l'année écoulée au titre de leurs
opérations d'exportation, être autorisées à recevoir en suspension de la taxe sur la valeur
ajoutée à l'intérieur, les marchandises, les matières premières, les emballages irrécupérables
et les services nécessaires auxdites opérations et susceptibles d'ouvrir droit à déduction et au
remboursement prévus aux articles 101 à 104 du CGI56.

En effet Maroc Modis est soumise au régime suspensif, et c’est sur sa demande, et au titre
de ses opérations d’exportation, l’entreprise reçoit en suspension de la TVA, les biens et
services nécessaires à son activité dans la limite du chiffre d’affaires réalisé au cours de
l’année écoulée à l’export.

Pour bénéficier du régime suspensif, l’entreprise présente au service local des impôts dont il
dépend, une demande formulée sur un imprimé57 fourni par le service concerné, avec laquelle
elle présente des pièces à joindre à la demande d’achat en suspension :

 cas de la première demande de l’année


- Le formulaire de demande selon le modelé AAC101
- La liste des fournisseurs avec l’indication du nom, de la raison ou de la
dénomination sociale, de la profession, de l’adresse, du numéro
D’IF et de l’ICE et de la nature des opérations qu’ils réalisent en qualité
d’assujettis à la TVA
- Une attestation de catégorisation
- Les pièces justificatives du chiffre d’affaires réalisé à l’exportation au cours
de l’année écoulée :
 Pour l’export des produits : les factures et les avis d’exportation
accompagnés d’états récapitulatifs des dites factures et avis
 Pour l’export des services : les copies certifiées conformes des contrats
signés avec les clients étrangers, les factures et les pièces justificatives

56
Article 94 du CGI (Année 2018)
57
Voir Annexe (Demande d’achat en suspension de la TVA)
du règlement en devise dûment visées par l’organisme compètent
(Office des changes ou établissement bancaire)

 Cas des demandes ultérieures de l’année

- Le formulaire de demande selon le modèle AAC101


- Un état descriptif selon le modèle AAC102
- Les factures pro-forma ou tout document relatif à la commande en trois
exemplaires.
L’administration établit une attestation d’achat en exonération de la TVA en triple
exemplaire, l’un est conservé par le service des impôts, les deux autres sont mis à l’entreprise,
qui fait parvenir un au fournisseur et conserve l’autre pour sa comptabilité.
Cette attestation n’est valable que pour l’année de sa délivrance.
Les factures de tous les documents se rapportant aux ventes réalisées en suspension de la
T.V.A doivent être revêtues d’un cachet portant la mention « vente en suspension de la
TVA »
2) La Déclaration du chiffre d’affaire et des charges (la Télé
déclaration)

La déclaration du CA et des charges, se réalise par trois personnes dans la société, le chef
comptable qui prépare la déclaration, la validation se fait par le responsable du secteur
financier (directeur financier), et le paiement de la taxe par le trésorier.

La préparation de La déclaration du chiffre d’affaires et des charges se fait mensuellement


par le chef comptable, qui se base sur les relevés bancaires et la base comptabilité de
l’ensemble des ventes effectués par la société et l’ensemble des charges payés du mois
concerné, afin de faire des rapprochements entre ce que la société dispose en comptabilité et
ce qu’elle a sur les relevés bancaires, pour éviter les erreurs .

La déclaration se réalise d’une manière électronique, par la société (Toutefois, pour les
contribuables qui effectuent leur déclaration par procédé électronique prévue à l’article 155
du CGI, celle-ci doit être souscrite avant l’expiration de chaque mois 58), c’est ce qu’on
appelle la TELEDECLARATION (qu’on a déjà parlé dans la partie théorique de ce
mémoire).

58
Article 110 du CGI 2018
Le passage du mode physique au mode électronique de télé déclaration et de télépaiement
est une étape majeure dans l’évolution des pratiques de gestion au sein de l’entreprise.

Le SIMPL_TVA est une plateforme dédiée aux télés déclarations et télépaiements qui
relèvent de la taxe sur la valeur ajoutée.

 Les étapes de télé déclaration, effectué par Maroc Modis, de la TVA (Le
SIMPL_TVA)

Ces étapes se réalisent par le chef comptable :

o Etape 1 : Accéder au SIMPL TVA

Pour accéder au Simpl-TVA, on se connecte au portail « [Link] », via la rubrique


« Téléservices SIMPL » et on clique sur le lien « 1- Télédéclarer & Télépayer » puis sur le
lien « 2-SIMPL TVA » pour afficher l’écran de télé déclaration, et ensuite sur « 3- accédez
au Simpl TVA ».
Figure N°4 : Etape 1 de la Télé déclaration de la TVA
Ainsi, une nouvelle fenêtre s’affiche avec un message d’accueil qui nous invite à nous
identifier. Pour ce faire nous renseignons « 1-Notre login », « 2-mot de passe » et nous
entrons « 3- les caractères figurant dans l’image de l’écran ». Ensuite nous cliquons sur «
Connexion ».

Une fois l’étape de connexion est réussie, le système affiche un écran d’accueil du Simpl-
TVA. Il comporte :
• Un menu à gauche présente les actions dont on a le droit
• Un rappel de la date et heure, ainsi que Notre nom (Maroc Modis) s’affiche en haut de la
page
• Un titre ou libellé de l’écran en cours est affiché pour rappel.
• Au centre de l’écran se trouve l’espace de travail qui contient les informations à consulter et
les actions à effectuer relativement à la rubrique courante de l’application Les rubriques
affichées dans le menu dépendent :

o du type de l’adhérent (Adhérent redevable ou adhérent délégué),


o de l’utilisateur : selon ses profils fonctionnels (Consultant, Rédacteur, Responsable
Validation, Responsable Paiement) ou s’il est Administrateur Adhérent,
o du mode encours (EFI, EDI)

o Etape 2 : Créer une déclaration de la TVA sur Simpl-TVA


 Créer une déclaration pour la période encours

Pour créer une déclaration, on suit les étapes suivantes :

Normalement nous possédons le profil « Rédacteur », donc nous avons droit de créer des
déclarations :

1. En cliquant sur les options du menu Télé déclarer / Période en cours.


2. L’écran « Déclarations en suspens » s’affiche en incluant la section « Déclaration ». Celle-
ci comprend le bouton « Créer une Déclaration »

Figure N°5 : Etape 2 de la Télé déclaration de la TVA


Lorsqu’on possède déjà une déclaration déposée pour la période en cours, le système nous
affiche un avertissement indiquant que la déclaration qui serait créée sera une déclaration
complémentaire.

Si on dépasse cette étape, en choisissant de « Continuer » lors des avertissements éventuels,


nous pourrons accéder à l’écran d’Edition de déclaration.

 CREER UNE DECLARATION POUR LA PERIODE ANTERIEURE

La création de déclaration pour une période antérieure obéit aux mêmes règles de gestion que
la création d’une déclaration pour la période encours :

•on doit avoir le profil fonctionnel Rédacteur.

• on ne doit pas avoir une déclaration en suspens pour la période sélectionnée. Cependant, il
est évident que la section « Déclaration » comporte en plus du régime, le moyen de
sélectionner la période et l’année de la déclaration à créer.
Les règles suivantes doivent être respectées :

• la période sélectionnée ne doit pas être antérieure à la date d’adhésion de l’adhérent.


• Elle ne doit pas être également, une période future. Cependant, elle peut correspondre à la
période en cours.

Comme pour le cas d’une déclaration pour la période en cours, le système affiche un
avertissement si l’utilisateur possède une déclaration déposée pour la même période.

 Sections et rubriques du formulaire de déclaration TVA :

Comme indiqué par la législation en vigueur, et identiquement au formulaire Papier actuel, le


formulaire de déclaration TVA affiché par l’application est composé de :

• Une section « Ventilation du Chiffre d’Affaires total»


• Une section « Ventilation des chiffre d’affaires imposable»
• Une section « Ventilation des déductions »
• Une section « Bilan de la déclaration »
• Une section « Paiement de la TVA »
Les lignes du formulaire sont identiques aux lignes du formulaire Papier classique.
Cependant, quelques différences se présentent pour bénéficier des possibilités offertes par la
technologie Web : • Certains champs sont saisissables, mais d’autres sont calculés
automatiquement, notamment les taux des taxes, les montants et les sommes.

• Lorsqu’on survole un champ saisissable avec la souris, un texte de précision est affiché pour
donner plus de détails sur la valeur attendue.

• Certaines valeurs sont extraites du système et affichées automatiquement, notamment le «


Prorata de déduction » et le « Crédit de la période précédente »
Etape 3: Le relevé des déductions

Le rédacteur a la possibilité de renseigner les éléments du relevé des déductions directement


et remplir les champs en ligne mode (EFI), ou d’envoyer un fichier XML zippé mode (EDI)

Maroc Modis utilise le mode (EDI) :

L’échange EDI englobe trois phases :

1- Jointure du fichier XML


2- Validation de format du fichier
3- Contrôle du fichier
 Jointure du fichier XML:

Une fois que nous générons le fichier XML contenant les éléments du relevé de déduction
relatif à une déclaration TVA, on doit le compresser (sous format .zip) et puis on se connecte
à l’application SIMPL-TVA, et on choisit dans le menu l’option « Envoi EDI ». Une interface
web s’affiche nous permettant de choisir un ou plusieurs fichiers XML à partir de notre
ordinateur et de l’envoyer à l’application SIMPL-TVA.

Figure N°6 : Etape 3 de la Télé déclaration de la TVA


Après avoir cliqué sur le menu «Envoi EDI », un écran s’affiche qui comporte:
-Un cadran «Envoi Fichier », à ce niveau il faut cliquer sur le bouton « choisissez un fichier»,
pour choisir notre fichier XML zippé (.ZIP) et enfin, cliquer sur le bouton «envoyer».

 Validation du format du fichier XML:

Lors de la soumission du fichier XML, le SIMPL-TVA vérifie le format dudit fichier et sa


conformité par rapport à celui spécifié par la DGI. D’abord le fichier doit être sous l’extension
« ZIP », et aussi le fichier XML doit être un fichier valide. Dans le cas où le format du fichier
est incorrect, ce dernier est rejeté immédiatement et un message est affiché au contribuable
l’informant de ce rejet. Dans le cas ou plusieurs fichiers XML sont envoyés, Simpl-TVA
vérifie le format des fichiers un par un.
A ce stade, SIMPL-TVA effectue également les contrôles suivants :
- Les champs : identifiant fiscal, période, année et régime doivent être mentionné dans le
fichier XML. Si le fichier est un fichier XML valide et conforme au format défini par la DGI
et si les contrôles ci-dessus sont vérifiés, il sera stocké dans la base de données SIMPL-TVA
dans son format d’origine avec sa date de réception. Un message de confirmation est alors
affiché.
A ce stade le fichier est à l’étape « en attente de traitement » ; état visible au niveau du tableau
de bord des envois EDI.
 Contrôle du fichier XML:

Dans ce sens, le fichier XML subira des contrôles métier, en mode asynchrone, et le résultat y
afférent est indiqué au niveau du tableau de bord (Suivi Envoi EDI). Il est signalé à cet égard,
que ce tableau est l’outil du SIMPL-TVA qui nous permet de suivre, étape par étape, le
traitement et le sort des fichiers XML soumis.

Lorsque le rédacteur termine de vérifier tous les champs nécessaires de la télé déclaration
ainsi que le contenu du relevé des déductions, il doit l’enregistrer et la soumettre à validation
au responsable de déclaration, en cliquant sur « soumettre pour validation ».
Le responsable de déclaration (le directeur financier) se connecte au Service Simpl-TVA et
trouve la déclaration au niveau des états en suspens. Il l’édite. La déclaration est alors chargée
au niveau du système. Il vérifie les données saisies par le rédacteur. Si elles sont correctes, il
clique sur le bouton « validé », sinon il l’a « restaure à l’état brouillon » pour que le rédacteur
puisse y apporter les corrections nécessaires.
Suite au dépôt de la déclaration, le système affiche l’écran de confirmation à partir duquel
l’utilisateur peut télécharger le reçu de télépaiement au format PDF.

II. Etapes suivis par Maroc Modis pour obtenir le remboursement


de la TVA

Pour obtenir le remboursement de la TVA la société suit certaines étapes qui concernent le
chiffre d’affaires et les déductions, d’une manière résumées, la première chose à faire c’est
ce que nous collectons l’ensemble des factures de vente réalisées durant le trimestre
concerné , plus leurs avis d’exportation et les avis de crédit bancaire ,et puis nous passons
aux déductions pour lesquelles nous collectons les factures de l’ensemble des charges
payées durant le même trimestre, et que nous trouvons déjà dans le tableau de déclaration ,
nous les classons selon les catégories des charges , et nous leur donnent un cachet qui est la
référence de paiement qui se fait selon le relevé bancaire , il comporte la banque par laquelle
nous avons payé la facture ,la date d’opération ainsi que la date de valeur , et le montant de
l’ensemble des factures payés par la même référence de paiement.

1) Catégories des charges et taux de la taxe

Les charges de l’entreprise se reparties selon des catégories, qui se subdivisent selon la nature
des charges effectuées et selon les taux de la TVA appliqués, on distingue :

 Les immobilisations à l’importation à 20 % (droit de douane sur Machine à coudre,


droit de douane sur matériel…)
 Les achats à l’importation à 20 % (Droit de douane sur pièces détachées...)
 Les immobilisations à l’intérieur à 20 % (photocopieuse, Organiseur …)
 Prestation de services à 20 % (Frais Internet, Frais téléphone …)
 Prestation de services à 10 % (Honoraires Avocat, Frais Huissier …)
 Charges à l’intérieur à 20 % (Fournitures électriques, Réparations bus …)
 Charges à l’intérieur à 10 % (Carburant bus, Gasoil électrogène … )
 Charges à l’intérieur à 14 %
 Charges à l’intérieur à 7 % (Sucre cafeteria, vaccin anti grippe …)
 Transport à 14 % (Transport sur divers achats)
 Opérations de banque à 10 %
 Charges à différents taux

Chaque catégorie se classe sur un tableau qui doit comporter obligatoirement les éléments
suivants :

 Numéro de la facture
 La date de la facture
 Nom du fournisseur
 Numéro d’identifiant fiscale
 L’Identifiant Commun de L'Entreprise (ICE)
 La nature de la marchandise
 Montant hors taxe de la facture
 Taux de la TVA
 Montant de la TVA
 Montant TTC
 Mode de règlement
 La date d’opération
 La Banque
 Exemple du tableau dans lequel se classe les catégories des charges

Tableau N°2 : classement des catégories des charges

2) Le dépôt de la demande auprès du service local des impôts


dont dépend la société

La demande de remboursement59 se fait par l’entreprise , et elle doit être formulée sur ou
d’après un imprimé établi par l’Administration 60, et déposée auprès du service local des
impôts dont dépend la société , accompagnée de la déclaration du chiffre d’affaires visée à
l’article 111 du C.G.I et des pièces justificatives constituant le dossier de remboursement
prévues par l’article 25 I 1° et 2° du décret n°2.06.574 du 10 hija 1427 (31 décembre 2006)
pris pour l’application de la TVA .

Cette demande doit être effectuée dans un délai n’excédant pas l’année suivant le trimestre
pour lequel le remboursement est demandé, par exemple la demande de remboursement du
premier trimestre de l’année 2017 doit être déposée au service local de l’impôt avant le
31/03/2018.

3) Présenter Les pièces justificatives

L’entreprise doit présenter certaines pièces justificatives à joindre à la demande afin de


justifier son chiffre d’affaire et ses déductions.

 Justification du chiffre d’affaire de la société

Les justifications d’exportation de biens


o Avis d’exportation (1 par exportation) comportant le visa de la douane

59
La demande de remboursement visée à l’article 103 du C.G.I qui concerne les opérations réalisées sous le
bénéfice des exonérations et/ou du régime suspensif prévus aux articles 92 et 94 du C.G.I
60
Voir annexe : Demande de remboursement de la TVA
o Exemplaires des factures de vente libellées au nom des clients étrangers (une facture
par client) comportant le visa de la douane
o Relevé des avis d’exportation
o Attestation du commissionnaire en cas d’exportation de produits par l’intermédiaire
d’un commissionnaire (cette attestation comporte l’engagement du commissionnaire à
verser la taxe et les pénalités exigibles, dans le cas où la marchandise ne serait pas
exportée)
Les justifications d’exportation de services
o Copies des contrats passés avec les clients étrangers
o Exemplaires des factures de ventes libellées au nom des clients
o Relevés et avis de crédit bancaire justifiant les règlements en devises dûment visés
par l’office des changes ou tout autre organisme habilité à cet effet
o Relevé récapitulatif regroupant ces pièces

 Justification des charges de la société


Pièces justificatives des achats non immobilisés
o Relevé des factures des prestataires de services
o Exemplaires des factures des prestataires de service (originales)
o Relevé des achats à l’importation
o Facture d’achat à l’importation
o Copie des déclarations d’importation
o Quittances de règlement de la TVA y afférente
o Relevé des factures des achats au Maroc
o Exemplaires des factures des achats au Maroc (originales)
o Relevé des factures relatives aux travaux à façon
o Etat des achats en admission temporaire

Pièces justificatives des achats immobilisés

o Relevé des achats à l’importation


o Exemplaires des factures d’achat à l’importation
o Copie des déclarations d’importation
o Quittances de règlement de la TVA y afférente
o Relevé des factures des achats au Maroc
o Exemplaires des factures des achats au Maroc
o Relevé des factures relatives à la livraison à soi-même
o Exemplaires des factures relatives à la livraison à soi-même
o Relevé des factures relatives aux travaux d’installation et pose
o Exemplaires des factures relatives aux travaux d’installation et pose
o Exemplaires des factures ou décomptes de travaux de construction
o Relevé des factures relatives aux travaux de construction

Section 2 : Traitement des rejets de la TVA

I. Les motifs entrainant le rejet partiel ou total des taxes

Suite au dépôt de la demande de remboursement, l’entreprise peut recevoir, du service


compétent, un état détaillé des taxes rejetées.

Les motifs entrainant le rejet partiel ou total des taxes demandées en remboursement, sont
principalement les suivants :

1) La forclusion :

 C’est le cas du dépôt hors délai de la demande (les personnes remplissant les
conditions requises pour bénéficier du remboursement doivent en faire la
demande sous peine de forclusion, dans un délai n’excédant pas l’année suivant
l’expiration du trimestre pour lequel le remboursement est demandé).
 C’est le cas aussi des taxes forcloses : certaines factures sont atteintes de la
forclusion en matière de remboursement de la taxe sur la valeur ajoutée dès
lors que le droit à déduction a pris naissance à une date antérieure à l’année
suivant le trimestre pour lequel le remboursement est demandé. Les taxes y
afférentes n’ouvrent pas droit au remboursement. Le montant de ces taxes ne
doit pas, en conséquence, être défalqué du montant de la taxe collectée, au
niveau de la fiche de liquidation. Ces factures font l’objet d’un état adressé,
pour information, aux contribuables par lettre recommandée au même titre que
les états de rejets.
2) Autres motifs de rejet

 Achats à l’intérieur :

 Facture non présentée.


 Facture irrégulière (ne répondant pas aux normes commerciales)
 Bon de livraison non admis.
 Double emploi.
 Absence de numéro d’identification.
 Numéro de facture : manquant-surchargé-ou ajouté à posteriori (sans
certification).
 Date d’établissement des factures : manquant-surchargé-ou ajouté à posteriori.
 Facture antérieure à l’identification de l’entreprise ou à la date d’effet de
l’option prévue par l’article 90 du C.G.I.
 Nom du bénéficiaire : manque – surcharge - ajouté à posteriori (sans
certification).
 Facture libellée au nom d’une tierce personne.
 Absence de désignation du matériel.
 Destination imprécise des produits ou services (usage mixte).
 Non-respect des dispositions des articles 102 et 112 du C.G.I (inscription dans
un compte d’immobilisations).
 Matériaux de construction en grande quantité dont l’affectation n’est pas
justifiée par l’entreprise.
 Absence des références de paiement ou références de paiement incomplètes.
 En cas d’absence de timbre de quittance pour le paiement en espèces, à
imputer sur le montant remboursable.
 Absence de la date d’acceptation de l’effet (régime débit).
 Factures non payées intégralement (rejet partiel).
 En cas d’option : Délai d’un mois non respecté (article 90 du CGI).
 Déductions anticipées (à réintégrer au titre du dossier suivant).
 Avoir ou ristourne passés comme facture (à réintégrer doublement).
 Avoir ou ristourne non imputés à réintégrer (Article 106)
 Opérations exclues du droit à déduction et par conséquent à remboursement
(article 106 du C.G.I), il s’agit notamment des taxes ayant grevé :
o Les biens, produits, matières et services non utilisés pour les besoins de
l’exploitation.
o les immeubles et locaux non liés à l’exploitation.
o les produits pétroliers non utilisés comme combustibles, matières premières
ou agents de fabrication, à l’exclusion du :
- gasoil utilisé pour les besoins d’exploitation des véhicules de
transport collectif routier des personnes et des marchandises
ainsi que le transport routier des marchandises effectué par les
assujettis pour leur compte et par leurs propres moyens.
- gasoil utilisé pour les besoins d’exploitation des véhicules de
transport ferroviaire des personnes et des marchandises.
 les achats et prestations revêtant un caractère de libéralité.
 les frais de mission, de réception ou de représentation.
 les opérations énumérées à l’article 99-3°-b61.
 les opérations de vente et de livraison portant sur les produits, ouvrages et
articles visés à l’article 100,à savoir, les livraisons et les ventes autrement qu’à
consommer sur place, portant sur les vins et les boissons alcoolisées, sont
soumises à la taxe sur la valeur ajoutée au tarif de cent (100) dirhams par
hectolitre
 Les livraisons et les ventes de tous ouvrages ou articles, autres que les outils,
composés en tout ou en partie d’or, de platine ou d’argent ; Pour les achats
antérieurs à 2016, n’est déductible, et donc remboursable, qu’à concurrence de
50% de son montant, la taxe ayant grevé les achats, travaux ou services dont le
montant est égal ou supérieur à dix mille (10.000) dirhams, et dont le
règlement n’est pas justifié par chèque barré non endossable, effet de
commerce, moyen magnétique de paiement, virement bancaire, procédé
électronique ou par compensation avec une créance à l’égard d’une même
personne, à condition que cette compensation soit effectuée sur la base de
documents dûment datés et signés par les parties concernées et portant
acceptation du principe de la compensation. A compter du 1er janvier 2016, la
61
Les prestations de services rendues par tout agent démarcheur ou courtier d’assurances à raison de contrats
apportés par lui à une entreprise d’assurances.
TVA n’est déductible, et donc remboursable, que dans la limite de dix mille
(10 000) DHS TTC des achats, travaux ou prestations de services par jour et
par fournisseur et ce, dans la limite de cent mille (100 000) DHS TTC des dits
achats par mois et par fournisseur. Cette disposition est applicable à compter
du 1er janvier 2016 aux paiements par moyens autres que ceux prévues à
l’article 106-II du CGI.

 Achats à l’importation :

 Discordance entre le numéro de la DUM et celui porté sur la quittance.


 Absence de copie de facture d’achat à l’importation
 Absence de la déclaration d’importation
 Absence de l’original de quittance de règlement de la TVA
 Quittance manuscrite non certifiée par la douane.

II. Etude de cas : traitement des rejets de remboursement de TVA


(troisième et quatrième trimestre 2014)

1) Présentation et analyse des rejets de la TVA

Le troisième et le quatrième trimestre de l’année 2014 ont été marqués par un nombre
important des rejets de la TVA au niveau de la société (Maroc Modis ) , ce qui nous pousse à
traiter l’ensemble des rejets des deux périodes , analyser les motifs , et proposer les
solutions pour les évités.

Apres avoir déposé la demande de remboursement par la société, et après le traitement fait par
l’administration des impôts, l’entreprise a reçu le montant remboursé, plus l’état des taxes
rejetées.

La demande du remboursement réalisée par la société (visée au 1° de l’article 103 du C.G.I


qui concerne les opérations réalisées sous le bénéfice des exonérations et/ou du régime
suspensif prévus aux articles 92 et 94 du C.G.I, ) est formulée sur ou d’après un imprimé
établi par l’Administration, et déposée auprès du service local des impôts dont dépend le
bénéficiaire, accompagnée de la déclaration de chiffre d’affaires visée à l’article 111 du C.G.I
et des pièces justificatives constituant le dossier de remboursement prévues par l’article 25 I
1° et 2° du décret n°2.06.574 du 10 hija 1427 (31 Décembre 2006) pris pour l’application de
la T.V.A10.

Les remboursements de la taxe sur la valeur ajoutée prévus au 1°, 2°, 3° et 4° de l’article 103
du Code Général des Impôts sont liquidés dans un délai maximum de trois (3) mois à partir
de la date de dépôt de la demande recevable et complète.

(Sur la base de la déclaration mensuelle déjà faite par la société, elle fait une déclaration
trimestrielle des charges pour déterminer le montant à demander pour le remboursement).

(Nous allons traiter les deux trimestres à la fois ,troisième et quatrième trimestre de l’année
2014)62.

62
Tous les montants sont en Dirham marocain (DH)
La déclaration des deux trimestres se résume dans les deux tableaux suivants :

 Déclaration Trimestrielle, troisième Trimestre 2014 (du 01/07/2014 au 30 /09


/2014)

Ventilation des deductions Taux TVA déductible


1- Achats non immobilisés
Prestation de services

Prestation de services au taux normal 20% 357.109,43


Transport 14% 51.050,79
Opérations de banque 10% 50.961,63
Prestation de services 10% 53.300,00
Bien materiel

Achats a l'importation 20% 1.138.646,00


Achats a l'interieur 20% 548.914,60
Achats a l'importation 14%
Achats à l’intérieur (y compris le transport) 14% 190.377,54
Achats a l'importation 7%
Achats a l'interieur 7% 55.892,90
Achats a l'interieur 10% 65.507,96

Travaux à façon 20%


Sous-traitance (travaux immobiliers)
2-IMMOBILISATION
Achats a l'importation 20% 306.137,00

Achats a l'interieur 20% 138.051,53


livraison à soi-même que les constructions
Installation et pose 20%
Construction 14%
Livraison à soi-même de constructions 20%
Deduction complémentaire de la

Total de la TVA déductible de la période 2.955.949,38


TVA EXIGIBLE 71.507,16
TVA restant due de la période 2.884.442,22

Tableau N°3 : Déclaration Trimestrielle, troisième Trimestre 2014


 Déclaration Trimestrielle, quatrième Trimestre 2014 (du 01/10/2014 au 31
/12/2014)

Ventilation des deductions Taux TVA déductible


1- ACHAT non immobilises
Prestation de services

Prestation de service au taux normal 20% 363.877,30


Transport 14% 56.253,79
Operations de banque 10% 51.078,27
Prestation de services 10% 53.300,00
Bien materiel

Achats a l'importation 20% 142.412,00


Achats a l'interieur 20% 343.112,99
Achats a l'importation 14%
Achats à l’intérieur (y compris le transport) 14% 209.348,77
Achats a l'importation 7%
Achats a l'interieur 7% 60.310,12
Achats a l'interieur 10% 77.541,33
Travaux a façon 20%
Sous-traitance (travaux immobiliers)
2-IMMOBILISATION
Achats a l'importation 20% 245.858,00

Achats a l'interieur 20% 86.874,92


livraison à soi-même que les constructions
Installation et pose 20%
Construction 14%
Livraison à soi-même de constructions 20%
Deduction complementaire de la

Total de la TVA déductible de la période 1.689.967,49


TVA EXIGIBLE 55.468,03
TVA restant due de la période 1.634.499,46
Tableau N°4: Déclaration Trimestrielle, Quatrième Trimestre 2014

Les tableaux comportent l’ensemble des catégories des charges avec leurs taux de la TVA,
ce qui permet de résumer l’ensemble des charges de l’entreprise durant les deux trimestres
pour déterminer la TVA déductible de chaque période.

Donc en application des dispositions de l’article 103 du CGI, l’entreprise a demandé le


remboursement des taxes ayant grevé les éléments du prix des opérations réalisées au cours
du troisième et quatrième trimestre 2014, sous le bénéfice des exonérations ou du régime
suspensif prévus respectivement aux articles 92 et 94 du CGI.
Pour le troisième trimestre :

 TVA déductible = 2.955.949,38 DH


 TVA exigible= 71.507,16 DH (cette TVA constitue la taxe sur les ventes effectuées
par l’entreprise au Maroc).
 Montant demandé =2.884.442,22
La même chose pour le quatrième trimestre, nous avons :
 TVA déductible = 1.689.967,49
 la TVA exigible = 55468,03
 Montant demandé = 1.634.499,46

Après le traitement de la demande de remboursement par l’administration fiscale, l’entreprise


a reçu l’état des taxes rejetées, qui se présente dans les tableaux suivants :

 ETAT DES TAXES REJETEES : troisième trimestre 2014

Achat à l’intérieur à plusieurs taux :

Factures Fournisseur Montant Motif


Nombre Dates des taxes rejetées du rejet
Cartes grises des véhicules
1 17/07/2014 ABC 41.359, 83 (20%)
non presentées
12.289, 49 (10%) Montant demandé en trop
2 30/07/2014 XLN inter
30.030, 00 (20%)
Reference de paiement non apparent
1 30/08/2014 MCF MAROC 21.652, 76(20%)
sur facture
40.066, 33 (20%) Non-déductible selon l'article 106 du
1 25/07/2014 CARREFOUR
10.039, 64 (14%) CGI
10.061, 89 (14%)
1 24/08/2014 MARJANE Facture scannée non admise
30.089, 36 (20%)

1 02/09/2014 MAXI LM 40.059, 57 (20%) Facture non réglée intégralement

10.071, 88 (14%) Non-déductible selon l'article 106 du


1 03/09/2014 MARJANE
20.071, 88 (20%) CGI

Total des taxes


265.792,63
rejetées

Tableau N°5 : ETAT DES TAXES REJETEES : troisième trimestre 2014

 ETAT DES TAXES REJETEES : quatrième trimestre 2014


Factures Fournisseurs Montant Motif
des taxes
N du rejet
rejetées
prestation de service a
20%
qualité du bénéficiaire non
1 ESISS 19.000,00
présentée
1 Schneiber 36.654,00 Designation imprecise
1 INWI 20.029,80 Facture non presentée
le nom et la qualité du
1 SUP MANAGEMENT 37.000,00
bénéficiaire non présenté
Banque a 10 %
1 City bank 23.007,50 Facture non presentée
3 WS bank 13.027,71 Facture non presentée
Total des Taxes
148.719,01
rejetées

Factures Fournisseurs Montant Motif


des taxes
Dates du rejet
rejetées
Achat a 20%
08/09/201 Ahmed
44.143,00 Non déductible selon l'article 106 du CGI
4 ALAOUI
Atlas
31.907,80 IF non apparent sur facture
DATNER
Discordance entre l’entête de la facture et le
27/08/201
ICE Café 26.016,67 cachet
4
KALIWWW 35.220,00 Facture PROFORMA non admise
09/10/201 pieces auto
10.011,67 Non-déductible : usage mixte
4 Karim
29/08/201
FIDEC BEC 38.785,00 Destination imprécise
4
25/09/201
24.016,67 Facture non approuvée par le fournisseur
4 ICE café
01/09/201
ICE café 39.016,67 Non déductible selon l'article 106 du CGI
4
25/11/201
Station TT 40.411,67 Copie facture non admise
4
Achat
Immobilisatio
n a 20 %
26/07/201
PK 31.440,00 Autorisation de construire non présentée
4
Total des 320.969,15
taxes rejetées

Tableau N°6 : ETAT DES TAXES REJETEES : Quatrième trimestre 2014

Pour savoir l’importance des montants rejetés durant le troisième et le quatrième trimestre de
l’année 2014, nous allons faire une comparaison de l’ensemble des montants rejetés durant
toute l’année, c’est-à-dire une comparaison entre les quatre trimestres de l’année 2014, nous
avons :

premier Trimestre
2014
Montant demandé 2.428.172,86
Montant remboursé 2.273.840,00
Montant rejeté 154.332,86
MT remboursé en % 93,65%
MT rejeté en % 6,35%

deuxieme Trimestre
2014
Montant demandé 1.577.969,33
Montant remboursé 1.487.769,00
Montant rejeté 90.200,33
MT remboursé en % 94,28%
MT rejeté en % 5,72%

Troisieme Trimestre
2014
Montant demandé 2.884.442,22
Montant remboursé 2.134.945,45
Montant rejeté 749.496,77
MT remboursé en % 74,02%
MT rejeté en % 25,98%

Quatrieme
Trimestre 2014
Montant demandé 1.634.499,46
Montant remboursé 1.164.811,3
Montant rejeté 469.688,16
MT remboursé en % 71,26%
MT rejeté en % 28,74%

Si nous transformons ces donnes sous forme de graphe nous trouvons :

Augmentati on des rejets de la TVA


800000
749496,74
700000

600000

500000
469688.16
400000

300000

200000
154332.86
100000 90200.33

0
T1 T2 T3 T4

MT rejet

Augmentation des rejets de TVA durant les quatre trimestres de l’année 2014

La comparaison entre les deux premiers trimestres de l’année 2014 (premier et deuxième
trimestre), et les deux derniers trimestres (troisième et quatrième trimestre) montre bien la
grande différence des montants rejetés :
Au niveau du premier, et deuxième trimestre le pourcentage des montants rejetés ne dépasse
pas 7 % du montant demandé pour le remboursement.

En effet dans le premier trimestre nous n’avons que 154.332,86 comme montant rejeté, ce
qui ne constitue que 6,35% du montant demandé pour le remboursement (2.428.172,86).
La même chose au niveau du deuxième trimestre 90.200,33 a été rejetée ce qui constitue 5,72
% du montant demandé par la société (1.577.969,33).

Alors Qu’au niveau du troisième et quatrième trimestre les montants rejetés sont beaucoup
plus élevés :
Au troisième trimestre le montant rejeté constitue 25,98% du montant demandé par la
société, et au quatrième trimestre le montant rejeté arrive jusqu’à 28,74% du montant
demandé pour le remboursement.
Donc Au niveau des deux premiers trimestres les rejets de TVA n’ont couté à l’entreprise
qu’un montant qui est égale à 244.533,19 DH, alors qu’au niveau des deux derniers
trimestres ce montant est beaucoup plus élevé, il s’est arrivé jusqu’à 1.219.184,93 DH
(749.496,77 en troisième trimestre et 469.688,16 en quatrième trimestre).

Les montants très élevés des rejets de la TVA nous pousse a effectué une analyse
approfondie de l’ensemble des motifs des rejets de la TVA présenté par l’administration
fiscale des impôts durant les deux trimestres ,pour les expliquer et les comprendre , afin
d’expliquer cette augmentation constatée au niveau des deux trimestres , comprendre les
erreurs effectuées par la société au niveau de la préparation de la demande de remboursement
de la TVA , et finalement essayé de présenter les solutions possibles pour améliorer les
procédures de remboursement de TVA au sein de la société « Maroc Modis » .

Pour le troisième trimestre de l’année 2014 nous avons :

Troisieme Trimestre
2014
Montant demandé 2.884.442,22
Montant remboursé 2.134.945,45
Montant rejeté 749.496,77
MT remboursé en % 74,02%
MT rejeté en % 25,98%

Les montants rejetés sont justifiés par l’administration fiscale par les différents motifs
présentés dans les tableaux présidents .

Essayons d’analyser chaque motif de rejet afin de comprendre les erreurs effectuées au
niveau de la demande de remboursement.

 L’absence des cartes grises des véhicules : Nous trouvons ce motif dans la
première facture du premier tableau, l’entreprise a acheté du gasoil, et elle a
fait un lavage aux véhicules, donc elle doit obligatoirement justifier leurs
utilisation, c’est-à-dire pour quels véhicules ces éléments ont été utilisés, c’est
pourquoi la présence des cartes grise des véhicules est demandé. Nous avons
le même motif de rejet dans le deuxième tableau (du troisième trimestre
2014), l’entreprise a acheté huile de frein, filtre gasoil. donc elle faut présenter
les cartes grises des véhicules comme pièces justificatives avec les factures.
 Montant demandé en trop : cela signifie que le montant demandé pour le
remboursement est supérieur au montant déclaré.
 Reference de paiement non apparent sur facture : sur chaque facture la
référence de paiement doit être présentée, c’est un simple cachet qui comporte
la banque par laquelle on a payé la facture, la date d’opération ainsi que la date
de valeur, et le montant de l’ensemble des factures payés par la même
référence de paiement.
 Charge non déductible selon l’article 106 du CGI : A l’achat d’une charge
non liée à l’activité de l’entreprise, la taxe sera rejetée, par exemple dans le
premier tableau des rejets, l’entreprise a acheté « LIPTON THE », des
« Cuillères », donc ce sont des charges non déductibles. dans le deuxième
tableau des rejets, la quatrième facture a été rejetée pour la même raison, car
l’entreprise a acheté « sucre pour cantine personnel ». aussi dans la sixième
facture sur laquelle on trouve que l’entreprise a acheté des boites pour cadeaux
qui sont des charges non déductibles.
 Facture scannée non admise : ce motif se présente dans la cinquième facture
du premier tableau, la facture a été rejetée car la facture originale n’est pas
présentée.
 Facture non réglée intégralement : ce motif de rejet se présente dans la
sixième facture du premier tableau, il est mentionné que la facture a été réglée
intégralement, alors que ce n’est pas le cas, c’est pourquoi elle a été rejetée.
 Raison sociale du fournisseur erronée (personne physique) : Nous trouvons
ce motif dans la première facture du deuxième tableau, Ici la Raison sociale du
fournisseur n’est pas correcte, le fournisseur est personne physique, alors
qu’il est mentionné sur la facture que c’est une personne morale, c’est une
erreur effectuée par le fournisseur.
 Facture d’importation manquante : c’est un motif de rejet qui se présente au
niveau des « achats à l’importation », pour les produits importés il faut
présenter la facture d’importation comme pièce justificative.
 Avis de Transfert de devises non présentés : Règlement des factures non
justifié : Nous trouvons ce motif aussi dans les « achats à l’importation »,
l’entreprise a importé des produits, donc il faut présenter l’avis de transfert de
devises pour justifier le règlement des factures.
 Absence des timbres de quittance: Nous trouvons ce motif sur le deuxième
tableau, quatrième facture, l’entreprise a acheté des produits payés par caisse,
elle doit présenter les timbres de quittance.
 Facture du fournisseur non présenté : c’est une erreur au niveau de la
préparation des pièces justificatives, la facture du fournisseur doit
obligatoirement être présentée.
 Destination imprécise : nous trouvons ce motif de rejet dans la cinquième
facture du deuxième tableau des rejets , si nous faisons une révision de la
facture nous trouvons que l’entreprise a acheté des cartes, et il n’est pas
précisé pourquoi ces cartes ont été achetées ou bien pour qui, le problème est
dans la facture effectuée par le fournisseur qui doit mentionner la destination
du bien acheté. On trouve le même motif de rejet aussi dans la dernière
facture du même tableau, ici l’entreprise a acheté des huiles sans préciser la
destination, normalement ces huiles sont utilisés par la société pour la machine
à coudre, donc il faut la mentionner sur la facture.

Pour le quatrième trimestre de l’année 2014 nous avons :

4éme Trimestre 2014


Montant demandé 1.634.499,46
Montant remboursé 1.164.811,3
Montant rejeté 469.688,16
MT remboursé en % 71,26%
MT rejeté en % 28,74%

Pour ce trimestre nous trouvons en plus des mêmes motifs du troisième trimestre d’autres
motifs de rejet.

les taxes sont rejetées car la désignation est imprécise, comme dans la deuxième facture du
premier tableau, ici l’entreprise a fait un contrat de maintenance, sans préciser sur la facture la
désignation du contrat , normalement c’est un contrat de maintenance pour une machine de
production, donc il faut la mentionner sur la facture d’achat, nous trouvons le même motif
dans la sixième facture du deuxième tableau , il est mentionné sur la facture que l’entreprise a
acheté des éléments pour le jardin sans précisé qu’ils vont être utilisés pour le jardin de la
société .
Pour la première facture du deuxième tableau la taxe a été rejetée car la charge est non
déductible selon l’article 106 du CGI, ici la société a fait « Ftour Ramadan» pour le personnel
de l’entreprise.

Pour les autres motifs nous trouvons :

 Qualité du bénéficiaire non présenté : nous trouvons ce motif dans la première


facture du premier tableau, il est mentionné sur la facture « Formation », sans
préciser qui est le bénéficiaire de la formation, la même chose pour la quatrième
facture, il faut préciser sur la facture le nom et la qualité du bénéficiaire de la
formation.
 Facture non présentée : ici le problème est dans la préparation des pièces
justificatives, il faut obligatoire présenter la facture afin de justifier l’achat.
 IF non apparent sur facture : Nous trouvons ce motif dans la deuxième facture du
deuxième tableau, l’IF du fournisseur est parmi les éléments qu’ils doivent être
obligatoirement présentés sur la facture comme l’ICE et la patente …
 Copie de la facture non admise : ce motif se présente dans la dernière facture du
deuxième tableau, c’est l’original de la facture qui doit être présenté.
 Facture non approuvée par le fournisseur : cela signifie que la facture ne comporte
pas le cachet du fournisseur.
 Discordance entre l’entête de la facture et le cachet : ce motif se présente dans la
troisième facture du deuxième tableau, cela signifie que l’entête de la facture ne
ressemble pas au cachet du fournisseur, ils ne comportent pas le même nom du
fournisseur.
 Facture PRO FORMA non admise : nous avons ce motif dans la quatrième facture
du deuxième tableau, c’est une facture provisoire qui n’est pas accepté.

 Autorisation de construire non présentée : c’est le dernier motif dans le dernier


tableau, ici l’entreprise a fait une extension, il s’agit de «l’extension SEFROU», donc
pour demander le remboursement de TVA, il faut obligatoirement présenter
l’autorisation de construire comme pièce justificative.

Conclusion
L’analyse des différents motifs des rejets nous permet de constater que les rejets sont justifiés
par des motifs qui concernent des problèmes de fond et de formes au niveau des factures
rejetées, aussi ils se répartissent selon les catégories des charges. Donc cela nous pousse à
faire une analyse en détail des montants rejetés selon les catégories des charges.

2) Analyse des rejets de la TVA selon les catégories des


charges

L’observation des différents rejets, nous permet de constater que l’entreprise n’a été rejetée
que sur des catégories bien précises, en effet il y a des rejets au niveau :

 des achats non immobilisés :

o Prestation de service au taux normal (20%)


o Operations de banque (10%)
o Achat à l’importation (20%)
o Achat à l’interieur (20%)
o Achat à l’interieur (14%)
o Achat à l’interieur (7%)
o Achat à l’interieur (10%)
 des immobilisations :

o Achat à l’interieur (20%)


Donc cela nous poussent à poser les questions suivantes :
 Quelles sont les catégories qui présentent les montants les plus élevés des rejets ?
 Pourquoi les rejets se présentent dans ces catégories?
 Quel est le motif des rejets qui présente le montant le plus élevé ?

Afin de trouver les réponses à ces questions, nous allons faire une analyse des
différents rejets selon les catégories des charges, donc nous allons faire des calculs
Qui vont permettre de savoir :
 Le pourcentage que représente le montant rejeté (dans chaque catégorie) du total des
rejets dans chaque trimestre
 La moyenne des rejets des deux trimestres.
L’ensemble des calculs se présentent dans le tableau suivant :

Troisième trimestre 2014 Quatrieme trimestre 2014 Moyenne des 2 T


MT MT Moyenne
RJT / RJT / Moyenne du MT
Categories des charges TOT TOT des MT RJT/
MT demandé MT rejeté RJT MT demandé MT rejeté RJT rejetés TOT RJT

1 -ACHATS NON
IMMOBILISES

Prestation de service
285.602,27 308.409,27 112.683,8 24%
(20%) 112.683,8 13,11%
Transport (14%) 51.050,79 56.253,79
Operation de banque
50.961,63 51.078,27 36.035,21 7,67%
(10%) 36.035,21 4,19%
Prestation de service
53.300,00 53.300,00
(10%)
Achat a l'importation 35,62
1.138.646 266.943,00 142.412,00
(20%) % 266.943,00 31,05%
57,33 61,64
Achat a l'interieur (20%) 5.489.14,60 429.721,87 343.112,99 289.529,15
% % 359.625,51 41,83%

Achat a l'interieur (14%) 190.377,54 30.173,41 4,03% 209.348,77


30.173,41 3,52%

Achat a l'interieur (7%) 55.892.90 10.368,97 1,38% 603.10,12


10.368,97 1,21%

Achat a l'interieur (10%) 65.507,96 12.289,49 1,64% 77.541,33 12.289,49 1,44%

2—
IMMOBILISATIONS

Achat a l'importation
306.137,00 245.858,00
(20%)

Achat a l'interieur (20%) 86.874,92 31.440,00 6,69% 31.440,00 3,65%


138.051,53

TOTAL 2.884.442,22 749.496,4 100% 1.634.499,46 469.688,16 100% 859.559,39 100%

Tableau N°7 : Analyse des rejets de la TVA selon les catégories des charges

Ce tableau présente :

 L’ensemble des catégories des charges


 Les montants demandés par la société, (pour le remboursement), pour chaque
catégorie, et dans chaque trimestre
 Le pourcentage que représente le montant rejeté (dans chaque catégorie) du total des
rejets dans chaque trimestre
 La moyenne des rejets des deux trimestres.

Pour le troisième trimestre, nous avons :

Troisieme Trimestre
2014
Montant demandé 2.884.442,22
Montant remboursé 2.134.945,45
Montant rejeté 749.496,77
MT remboursé en % 74,02%
MT rejeté en % 25,98%

Le pourcentage du montant rejeté constitue 25,98% du montant demandé pour le


remboursement.
Le montant rejeté (749.496,4) se répartit selon les catégories des charges présentées dans le
tableau président.

Nous constatons que :

 Les rejets au niveau des achats à l’interieur à 20 % (Achat non immobilisés),


constituent le montant rejeté le plus élevé (429.721,87), qui représente 57,33% du
montant total des rejets du troisième trimestre.
(MT total des rejets = 749.496,4).

Suivis par Les achats à l’importation à 20% (achats non immobilises), avec un montant
rejeté égale à 266.943,00 qui représente 35,62% du montant total rejeté.

Les autres catégories qui restent et qui contiennent des rejets ne comportent pas un montant
élevé:
 Les achats à l’interieur (14%) : représentent 4,03% du montant total rejeté.
 Les achats à l’interieur (à 10% et a 7%) : ne représentent que moins de 2%
chacune du montant total rejeté.
Pour le quatrième trimestre nous avons :

Quatrieme
Trimestre 2014
Montant demandé 1.634.499,46
Montant remboursé 1.164.811,3
Montant rejeté 469.688,16
MT remboursé en % 71,26%
MT rejeté en % 28,74%

L’entreprise a demandé pour le remboursement un montant égale a : 1.634.499,46

469.688,16 a été rejeté, ce qui constitue 28,74% du montant total demandé. Ce montant se
répartit sur les catégories des charges.

A l’analyse du tableau nous constatons au niveau du quatrième trimestre que :

 Les rejets au niveau des achats à l’interieur (20%), (les achats non immobilisés),
constituent le montant le plus élevé avec Un montant rejeté égale à : 289.529,15.
Ce qui constitue 61,64% du montant total rejeté (MT total rejeté=469.688,16).

 Ensuite nous trouvons prestations de services (20%), avec un montant des rejets
égale : 112.683,8
Ce montant représente 24% du montant total rejeté.

 Et puis nous avons Achat à l’interieur (20%) au niveau des achats immobilisés, le
montant rejeté au niveau de cette catégorie égale : 31.440,00.
Ce montant constitue 6,69% du montant total des rejets.

 La catégorie qui reste (Opérations de banque à 10 %), ne contient pas un grand


montant des rejets : 36.035,21.
Qui constitue juste 7,67% du montant total rejeté.

En analysons la moyenne des rejets des deux trimestres à la fois nous


trouvons que le montant le plus élevé des rejets se présente au niveau :
 des achats à l’interieur (20%), (achats non immobilises), avec une moyenne qui est
égale à 359.625,51
Ce qui représente une moyenne de 41,83% du montant total rejeté des deux trimestres.
 Puis nous avons les Achats à l’importation (20%), (achats non immobilises), avec
une moyenne des montants rejeté qui est égale à 266.943,00.
Ce qui présente 31,05%du montant total rejetés des deux trimestres.
 Ensuite nous trouvons Prestation de Service (20%), avec une moyenne des montants
rejetés égale à 112.683,8.

Ce qui présente une moyenne de 13,11 % du montant total rejeté des deux trimestres.

Pour les autres catégories, elles ne représentent pas des grandes moyennes des
montants rejetés :
 Operations de banque (10%) : cette catégorie des charges représente 36.035,21
comme moyenne des rejets des deux trimestres.
Ce qui ne constitue que 4,19 % du montant total rejeté
 Achat à l'interieur (20%) : (les achats immobilisés) cette catégorie représente
31.440,00
Comme moyenne des montants rejetés des deux trimestres.

Ce qui constitue 3,65% du montant total rejeté

 Achat a l'interieur (14%) : la moyenne du montant rejeté des deux trimestres égale
à 30.173,41.

Ce qui constitue 3,52% du montant total rejeté

 Achat à l'interieur (10%) : cette catégorie présente une moyenne de 12.289,49 des
montants rejetée des deux trimestres
Ce qui constitue 1,44 % du montant total rejeté des deux trimestres

 Achat à l’interieur (7%) : cette catégorie présente une moyenne des montants rejetés
qui est égale à 10.368,97.
Ce qui constitue moins de 1,21 % du montant total rejeté.
Si nous résumons ces informations sous forme de graphe nous trouvons :

Moyenne des MT rejetés

prestation de servises( 20%)


4% 13%
1% Operations de banque( 10%)
1%
4% Achats a l'importation (20%)
4% Achats a l'interieur (20%)
Achats a l'interieur (14%)
Achats a l'interieur (7%)
Achats a l'interieur (10%)
42%
31% Achats a l'interieur (20%) [Link]

Moyenne des montants rejetés selon les catégories des charges des deux trimestres
(Troisième et quatrième trimestre 2014)
Conclusion :

L’analyse de l’ensemble des moyennes rejetées dans chaque catégorie des deux trimestres,
nous permet de conclure que les montants des rejets sont :

Plus élevés au niveau :

 des achats à l’interieur au taux de 20% (achats non immobilisés)


 des Achats à l’importation au taux de 20%( achats non immobilisés)

Moyennement élevés au niveau :

 Des Prestations de Service (20%)

Et Moins élevés au niveau :

 Des Achats à l'interieur (10%)


 Achat à l'interieur (20%) achat immobilises
 Achat à l’interieur (7%)
 Achat a l'interieur (14%)
 Operations de banque (10%)

Apres avoir analysé l’ensemble des rejets selon les catégories des charges, et savoir les
catégories qui comportent plus des rejets, la question qui se pose :

Par quoi pouvons-nous expliquer les montants élevés des rejets au niveau des Achats à
l’importation au taux de 20%( achats non immobilisés), et au niveau des achats à l’interieur
au taux de 20% (achats non immobilisés) ?

Les montants élevés des rejets aux niveaux des achats à l’importation au taux de 20 %( achats
non immobilisés), et des achats à l’interieur 20 % (achats non immobilisés) peuvent être
expliqués par la consommation élevée des charges au niveau de ces deux catégories.

En effet si nous faisons une analyse de la consommation des charges du troisième et


quatrième trimestre au niveau de la société, nous trouvons :

Consommati on des charges

10%

50%
40%

Achat a l'interieures (20%) Achat a l'importation (20%) Autres categories

Consommation des charges selon les catégories au niveau des troisièmes et quatrièmes
trimestres de l’année 2014

Le graphe présente le pourcentage de la consommation des charges au niveau de la société


selon les catégories des charges
Les achats à l’intérieur est la catégorie qui présente le pourcentage le plus élevé, en effet
nous pouvons trouver plus que vingt types des achats (nature de marchandise) achetés par
l’entreprise dans cette catégorie (SACHETS, PIECES DETACHEES, ENTRETIEN
COMPRESSEUR, ADOUCISSEUR Eau…..).

Pour les achats à l’importation , il y a une consommation élevée de la matière première


importée (AIGUILLE, RUBANNERIE, CHABLONS…), vue que l’activité principale de la
société est la production de lingerie féminine, de sous-vêtements masculins, de pyjamas et de
maillots de bain , donc la matière première importée constitue l’élément de base du produit
finit réalisé.

(La matière première importée (le tissu) par la société est soumise au régime de l’admission
temporaire, ce régime Permet d'importer en suspension des droits et taxes, des marchandises
destinées à recevoir une transformation ou une amélioration au Maroc.

La durée initiale de séjour des marchandises sous le régime de l'admission temporaire, est de
6 mois.

A l'expiration du délai de séjour (6 mois) et lorsque lesdites marchandises ne sont ni


exportées, ni mises à la consommation, après autorisation de l'administration, ni constituées
en entrepôt, elles deviennent alors soumises aux droits de douane et aux taxes).

La consommation élevée des charges au niveau des deux catégories conduit à un montant
élevé de la taxe sur la valeur ajoutée ce qui explique le montant élevé des rejetés.
Maintenant il nous reste à savoir le motif des rejets qui représente le montant le
plus élevé :

A L’analyse des tableaux des rejets des deux trimestres nous avons:

Troisieme trimestre Quatrieme trimestre


Montant Montant
Motifs de rejet rejeté Motifs de rejet rejeté
Carte grise des véhicules 101.421,4 Qualité du bénéficiaire
non présentées 9 non présentée 19000,00

723.89, Désignation imprécise


MT demande en trop 49 75439,00

Reference de paiement 21.652,76


non apparent sur facture Facture non présentée 56065,01
Non déductible selon 135.464,1 Non déductible selon
l’article 106 du CGI 1 l’article 106 du CGI 93171,34
Facture scannée non Le Nom et la qualité du
admise 40.151,25 bénéficiaire non présenté 37000,00
Facture non réglé IF non apparent sur 31.907,8
intégralement 40.059,57 facture 0
Discordance entre l’entête
Raison sociale du de la facture
fournisseur erronée 10.368,97 et le cachet 26.016,6
(personne physique) 7
Facture d’importation 266.943,0 Facture pro-forma non 35.220,0
manquante 0 admise 0
Absence des timbres de Facture non approuvée 240.16,7
quittance 40.622,00 par le fournisseur 7
Copie de la facture non 40.411,6
Destination imprécise 20.424,13 admise 7
Autorisation de construire 31.440,0
non présentée 0
749.496,7 469688,2
TOTAL 7 TOTAL 6

Tableau N°8 : Montants rejetés selon les Motifs de rejets


Si nous transformons ces données sous forme de graphe afin de savoir le pourcentage du
montant rejeté de chaque motif pour les deux trimestres nous trouvons :

MT rejete en % par chaque motif de rejet


25.00%
20.00%
15.00%
10.00%
5.00%
0.00%
es op re GI se nt e te ce se té ée ée re et se ur se ée
nté n tr ctu u C mi me oné uan an réci sen ent ent ctu ach mi isse mi ent
e e fa 6 d ad ale err nq uitt p ré és és fa e c ad rn ad és
és é r n r m p r r r l n u n r
pr and t su e 10 no tég eur ma de q n i on n p n p t su et no fo no n p
n n l e s n o n o o n e a l e e o
no em re tic né é in nis tio res ati se e n e n re tur rm ar tur e n
l es T d ppa l’ar can égl our rta mb stin gri iair tur ppa fac -fo e p fac ruir
icu M n a lon e s on r du f mpo s ti De arte éfic Fac n a la pro uvé la nst
véh no se ur n e ’i de C én no de re ro de co
es
e nt ble act ture cial re d nce u
b IF ête ctu app pie de
d ti F c so tu e d nt Fa on Co tion
is e em c Fa on Fac Abs lit
é
l’e
gr ai édu a e
n a
te
p
e nd ai
s
Qu tre
tur oris
r d o R en c t
Ca ce N e Fa Au
ren a nc
fe or
d
Re i sc
D
MT rejeté

Pourcentage du montant rejeté de chaque motif pour les deux trimestres

Nous pouvons bien constater que les motifs « Facture d’importation manquante », et « Non
déductible selon l’article 106 du CGI », présentent les montants rejetés les plus élevés, le
premier motif présente 22% du montants totale rejeté des deux trimestres, ce qui a couté à
l’entreprise un montant de 266.943,00 DH, et le deuxième motif présente 18,75% du
montant rejeté, ce qui a couté à l’entreprise un montant égale à 228.635,45 .

Conclusion :

Ces résultats nous conduit à la même conclusion qu’on a trouvée pour savoir les catégories
des charges qui présentent les montants les plus élevés des rejets, parce que Comme déjà vu
le motif « Facture d’importation manquante » se présente au niveau de la catégorie des
charges « achats à l’importation », cette catégorie qui présente à son rôle le montant le plus
élevé des rejets donc nous pouvons donner la même explication pour justifier l’augmentation
du montant rejeté à cause de ce motif, qui se traduit par les dépenses élevées de l’entreprise
au niveau des importations vue que son activité principale est basé sur la matière première
importer .
La même chose pour le deuxième motif « Non déductible selon l’article 106 du CGI », cela
signifie que l’entreprise consomme des charges qui sont pour l’administration des impôts non
liées à son activité, selon les tableaux des rejets présentés par cette dernière, ce motif se
présente plus au niveau de la catégorie des charges « achat à l’intérieure à 20% », et nous
avons trouvé que c’est la catégorie qui présente le montant le plus élevé des rejets , donc c’est
ce qui explique le montant élevé des rejets à cause de ce motif.

Apres avoir analysé l’ensemble des rejets de la TVA du troisième et quatrième trimestre de
l’année 2014, et déterminer les catégories des charges ainsi que les motifs qui présentent les
montants les plus élevés des rejets, il est bien clair que la société souffre des problèmes au
niveau de la préparation de la demande de remboursement de la TVA, ce qui engendre des
couts très importants au niveau des rejets de la TVA, donc qu’elles sont les éventuelles
solutions possibles à présenter à la société afin d’éviter le risque des rejets de la TVA …

3) Axes d’amélioration

Le crédit de la TVA donne à l’entreprise, dans certains cas précis, le droit à un


remboursement auprès des services de l’administration fiscale. Pour cela, elle doit respecter
certaines conditions, et constituer un dossier selon les règles de fond et de forme exigées par
le Code Général des Impôts.

Par ailleurs, la société doit suivre une procédure et mettre en place des contrôles qui
garantissent l’exactitude et l’exhaustivité de ses demandes de remboursement. Elle doit
également instaurer un suivi rigoureux pour pouvoir éviter les rejets et optimiser ainsi sa
situation fiscale.

La mauvaise gestion et la présence des erreurs au niveau de la demande de remboursement


engendrent des coûts importants pour l’entreprise.

Pour cela, elle doit surveiller tous ses possibilités pour améliorer ses procédures de
remboursement de la TVA.

Pour que l’entreprise évite les rejets de TVA, elle doit tout simplement éviter les motifs
entrainant ces rejets. Donc les recommandations que nous pouvons proposer à la société afin
d’éviter le risque des rejets de la TVA peuvent se résumé comme suit :

 le contrôle des factures au niveau du service achat :


La procédure de contrôle effectuée par l’entreprise doit commencer dès qu’elle reçoit les
factures des fournisseurs au niveau du service achat, cela veut dire que le responsable de ce
service doit avoir une conscience absolue de l’importance des factures qui doivent être en
bonne forme et avec un bon contenu, afin de corriger les erreurs effectué par le fournisseur,
parce que comme déjà vu nous constatons qu’il Ya des Motifs de rejet qu’on peut y éviter :

 « la raison sociale du fournisseur erronée »


 « Discordance entre l’entête de la facture et le cachet »
 « destination imprécise »
 « qualité du bénéficiaire non présentée »
 « facture non approuvée par le fournisseur »
 « IF non apparent sur facture»
Ce sont des erreurs effectuées par le fournisseur, si le responsable d’achat corrige ces erreurs
dès le début, l’entreprise va économiser beaucoup de temps et d’effort, et il sera mieux s’il y
aura une communication entre le responsable d’achat et les fournisseurs, pour que ces derniers
puissent avoir une connaissance de la bonne forme des factures qu’ils doivent établir.

Donc le responsable achat doit vérifier sur les factures les points ci-après :

- le nom et prénom, ou raison sociale du fournisseur


- l’entête de la facture et le cachet du fournisseur
- l’identifiant fiscal (IF)
- l’identifiant commun de l’entreprise (ICE)
- Taux de la TVA
- Montant de la TVA
- Montant TTC
- la désignation des biens, travaux ou services
 Le contrôle au niveau du service comptabilité :
Pour que la demande de remboursement soit correcte, il est nécessaire d’effectué un contrôle
au niveau du service comptabilité.
 Vérification des factures par le comptable (responsable de
l’enregistrement des factures) avant leur
enregistrement
- La vérification faite au niveau du service d’achat doit se faire une deuxième fois par le
comptable (responsable de l’enregistrement des factures), Lorsqu’il décèle des
anomalies sur les pièces qu'il vérifie, il doit procéder à leurs corrections par les
émetteurs de ces pièces avant leur enregistrement dans la comptabilité.
- conserver les factures originales.

 Comparaison entre les Montants déclarés et les Montants demandés pour


le remboursement :

Afin d’éviter des motifs de rejets comme : « Montant demandé en trop », qui signifie que le
montant demandé pour le remboursement est supérieur au montant déclaré, Au niveau de la
préparation de la demande il faut contrôler par un tableau récapitulatif que l’ensemble des
charges mentionnées pour la demande de remboursement correspondent à l’ensemble des
charges déclarées.
C’est-à-dire après avoir traité l’ensemble des catégories des charges , il faut les classés dans
un seul tableau récapitulatif qui englobe le montant total de la TVA dans chaque catégorie, et
par lequel il faut faire un petit contrôle qui est une comparaison entre la TVA du trimestre
demander pour le remboursement, et la TVA déclarées de chaque mois de ce trimestre, et il
faut avoir un écart qui est égale à zéro, comme ça la société peut éviter des problèmes
concernant les écarts entre les montants déclarés et les montant demandés.
Exemple du Tableau récapitulatif pour comparer la TVA demandé pour le remboursement et
la TVA déclaré :
Tableau N°9 : Tableau récapitulatif pour comparer la TVA demandé pour le remboursement
et la TVA déclaré

 Vérification des pièces justificatives :

 « Cartes grise des véhicules non présentées »


 « Avis de Transfert de devises non présentés : Règlement des factures non justifié »
 « Factures d’importation manquantes »
 « Absence des timbres de quittance »
 « Facture non présentée »
 « Autorisation de construire non présentée »

Ce sont les motifs des rejets présentés par l’administration des impôts et qui montrent qu’il y
a un manque des pièces justificatives, effectivement L’entreprise doit joindre à la demande
les pièces justificatives63 nécessaires pour justifier son chiffre d’affaire et ses déductions.

Le manque de ces pièces au niveau de la demande de remboursement montre bien qu’il faut
revoir la procédure de vérification des pièces, ce contrôle doit se faire pour la première fois
par le responsable de la demande de remboursement et une deuxième fois par un assistant, vu
le nombre importants des pièces et des factures au niveau de la société, afin d’éviter les
erreurs.
 Évitez les actes anormaux de gestion

Fiscalement, un acte anormal de gestion est un acte qui met une dépense à la charge de
l'entreprise ou qui prive celle-ci d'une recette sans être justifié par les besoins de
l'exploitation.
Afin d’éviter le motif « Non déductible selon l'article 106 du CGI», il faut porter preuve que
ces déductions sont utiles pour le bon fonctionnement de la société, par exemple les charges
de « Ftour ramadan » qui ont été rejetés, il faut expliquer que le personnel de l’entreprise
travail selon un système de temps continu donc c’était obligatoire de faire ce « ftour » sur la
charge de la société.

 Faire un contrôle générale de la demande de remboursement de TVA

63
Voir Partie 2, chapitre 2, Section 1, de ce document.
Finalement après la préparation de la demande de remboursement, il faut faire un contrôle
générale pour s’assurer de la présence de toutes les pièces justificatives, ainsi il faut
vérifier que les factures sont avec la bonne forme et le bon fond, c’est-à-dire qu’il faut
vérifier :
- la présence des références de paiement sur toutes les factures.
- Que Toutes les factures sont originales. Pour éviter de présenter les copies des
factures, les factures pro-forma, et les factures scannées qui ne sont pas admise.
- Que la désignation des biens achetés ou services rendues est claire et correcte et
présente une charge liée à l’exploitation
Aussi il faut vérifier pour une dernière fois
- le nom et prénom, ou raison sociale du fournisseur
- l’entête de la facture et le cachet du fournisseur
- l’identifiant fiscal (IF)
- l’identifiant commun de l’entreprise (ICE)
- Taux de la TVA
- Montant de la TVA
- Montant TTC

Conclusion du deuxième chapitre

L’évaluation des procédures de la société a été faite à travers le traitement des rejets de la
TVA du troisième et quatrième Trimestre de l’année 2014, pour comprendre et analyser les
motifs des rejets, et essayer de présenter les solutions possibles afin d’éviter ces rejets au
future.
Les résultats de cette étude de cas vont permettre de donner aux responsables de processus
de préparation de la demande de remboursement, une vision claire des erreurs à éviter, et la
mise en œuvre des outils d’amélioration de ce processus.
Conclusion générale

Le stage de fin d’études constitue le premier pas vers le monde professionnel permettant de
tester l’applicabilité de certains concepts ou certaines théories acquises tout au long du
processus de notre formation de base à L’ ENCGF.

Au terme de ce travail, j’ai beaucoup appris, cette étude était pour moi une occasion de mieux
comprendre et appliquer les règles de la Taxe sur la Valeur Ajoutée.

Ce projet se scinde en deux grandes parties, la première est réservée à la définition du cadre
générale de la taxe sur la valeur ajoutée au Maroc. Tandis que dans la deuxième partie nous
avons présenté la société Maroc Modis, et nous avons réalisé une évaluation des procédures
de remboursement de la TVA.

La première partie est composée de deux chapitres, le premier est consacré au champ
d’application et règles d’assiette de la TVA, et dans le deuxième nous avons parlé de la
Déduction et le remboursement de la Taxe sur la valeur ajoutée.

D’une manière générale la TVA est un impôt indirect inclus dans les prix de vente de biens
ou de prestations de services et payé par les consommateurs. La TVA peut faire l'objet
d'exonérations légales.

La TVA est dans un premier temps payée par le client au professionnel (commerçant,
entreprise, artisan...). Elle est ainsi comprise dans le prix de vente du produit ou du service. Le
professionnel reverse ensuite le montant de la TVA à l'Etat.

Lors de la fourniture d'un bien ou d'une prestation de service, on distingue ainsi le prix HT
(hors taxe) et le prix TTC (toute taxe comprise), qui inclut la TVA.

Une entreprise a un crédit de TVA lorsque le montant de la TVA qu'elle doit déduire est
supérieur au montant de la TVA perçue sur ses ventes et ses prestations de services. Dans ce
cas, l'entreprise peut faire une demande aux impôts afin d'obtenir un remboursement. Celui-ci
peut être demandé quel que soit le régime d'imposition auquel l'entreprise se trouve soumise.
Même une entreprise qui débute son activité peut faire une demande, dont le contenu
concernera alors la TVA déductible pour les frais déjà engagés afin de lancer l'activité.

En pratique, la demande de remboursement est le plus souvent justifiée par des besoins de
trésorerie, le versement des sommes remboursables permettant ainsi au chef d'entreprise de
disposer de fonds supplémentaire dans le cadre du fonctionnement de l'entreprise. Toutefois,
l'entreprise peut toujours choisir ne de pas demander un remboursement et d'imputer le crédit
de TVA dont elle dispose sur un versement de TVA ultérieur.

Dans la deuxième partie de ce mémoire, nous avons consacré le premier chapitre à la


présentation de la société, et dans le deuxième chapitre nous avons évalué la procédure de
remboursement de la TVA suivis par la société Maroc Modis.

Le groupe Triumph International occupe une place intéressante dans la lingerie mondiale,
avec sa finesse et son respect des normes internationales de la qualité, il a pu maintenir sa
position comme leader au moins dans le marché européen, et c’est grâce à la présence de dix
puissantes filiales. Maroc-Modis occupe la troisième position en termes de respect des délais
par rapport aux autres filiales, mais il reste encore beaucoup de travail et d’effort à fournir
pour améliorer la compétitivité globale de cette entreprise.

Dans la phase pratique de cette étude, nous avons réalisé une mission d’évaluation des
procédures de remboursement de la TVA, dont nous avons acquis la certitude qu’une bonne
gestion de la méthode de remboursement de la TVA aide l’entreprise à s’améliorer.

L’activité principale de Maroc-Modis est la production, ce qui nécessite un niveau élevé des
achats, ce qui se traduit par un paiement élevé de la TVA sur ces achats, et face à ce contexte
bouleversé, Maroc Modis, comme toute entreprise cherche, à maitriser les facteurs qui
peuvent améliorer ses méthodes de gestion. Parmi les préoccupations les plus importantes
pour l’entreprise c’est la bonne gestion des procédures de remboursement de la TVA, afin de
réduire le risque des rejets.
Le crédit de la TVA donne à l’entreprise dans certains cas précis le droit à un
remboursement auprès des services de l’administration fiscale. Pour cela, elle doit respecter
certaines conditions, et constituer un dossier selon des règles de fond et de forme exigées par
le Code Général des Impôts.
Par ailleurs, la société doit suivre une procédure et mettre en place des contrôles qui
garantissent l’exactitude et l’exhaustivité de ses demandes de remboursement. Elle doit
également instaurer un suivi rigoureux pour pouvoir éviter des rejets et optimiser ainsi sa
situation fiscale.
L’évaluation des procédures de la société a été faite à travers le traitement des rejets de la
TVA du troisième et quatrième Trimestre de l’année 2014, pour comprendre et analyser les
motifs des rejets, et essayer de présenter les solutions possibles afin d’éviter ces rejets au
future.

L’analyse des différents motifs des rejets nous a permis de constater que les rejets sont
justifiés par des motifs qui concernent des problèmes de fond et de formes au niveau des
factures rejetées, aussi ils se répartissent selon les catégories des charges. Donc cela nous a
poussés à faire une analyse en détail des montants rejetés selon les catégories des charges.

En effet cette analyse nous a conduits à comprendre que les montants rejetés se présentent
plus aux niveaux des deux catégories : « achats à l’importation », et « achats à l’interieur », au
taux normal de 20%.

Aussi nous avons fait une analyse des motifs des rejets pour savoir le motif qui présente le
montant le plus élevé des rejets, et nous avons constaté que les deux motifs : « Facture
d’importation manquante », et « Non déductible selon l’article 106 du CGI » présentent les
montants les plus élevés des rejets.

Ces résultats nous a conduit à la même conclusion qu’on a trouvée pour savoir les
catégories des charges qui présentent les montants les plus élevés des rejets, parce que
« Facture d’importation manquante » se présente au niveau de la catégorie des charges
« achats à l’importation », cette catégorie qui présente à son rôle le montant le plus élevé des
rejets donc nous pouvons donner la même explication pour justifier l’augmentation du
montant rejeté à cause de ce motif, qui se traduit par les dépenses élevées de l’entreprise au
niveau des importations vue que son activité principale est basé sur la matière première
importer .
La même chose pour le deuxième motif « Non déductible selon l’article 106 du CGI », cela
signifie que l’entreprise consomme des charges qui sont pour l’administration des impôts non
liées à son activité, selon les tableaux des rejets présentés par cette dernière, ce motif se
présente plus au niveau de la catégorie des charges « achat à l’intérieure à 20% », et nous
avons trouvé que c’est la catégorie qui présente le montant le plus élevé des rejets , donc c’est
ce qui explique le montant élevé des rejets à cause de ce motif.
Donc après avoir analysé l’ensemble des rejets de la TVA du troisième et quatrième trimestre
de l’année 2014, et déterminer les catégories des charges ainsi que les motifs qui présentent
les montants les plus élevés des rejets, nous avons proposé à la société les solutions possibles
afin d’éviter le risque des rejets de la TVA
Les résultats de cette mission permettent de donner aux responsables de processus de la
préparation de la demande de remboursement, une vision claire des erreurs à éviter, et la mise
en œuvre des outils d’amélioration de ce processus.
BIBLIOGRAPHIE

 NMILI Mohammed, « Les impôt au Maroc: Techniques et procédures».6 ème


édition, Imprimerie EL Maarif L Jdida-Rabat, 2017.
 SOUAIDI Mohamed, « Comprendre la fiscalité au Maroc ». 5ème édition, 2014.
 Mohamed Mounir, « Fiscalité de l’entreprise ». -Group AL janoubia
Marrakech- 2ème édition, 2017.

 Direction générale des impôts, « Guide du remboursement de la TVA ». AZ-


Editions – Rabat, 2014.

 Direction générale des impôts, «Guide de Télé déclaration de la TVA». AZ-


Editions – Rabat, 2016.

Webographie

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ANNEXES
TABLE DE MATIERES

Introduction générale…………………………………………………………………………….......................1
Intérêts du sujet…………………………………………………………………………………........................5
La problématique……………………………………………………………………………………………….6
Méthodologie de recherche…………………………………………………………………………………….7
Le plan de travail……………………………………………………………………………….………………10
PARTIE 1 : Régime de la taxe sur la valeur ajouté au Maroc……………..………………………..………..11
Introduction de la première partie.………………………………………………………………....................11
Chapitre 1 : champ d’application et règles d’assiette de la TVA….……………………..........…………...12
Introduction du premier chapitre……………………….………………………………...............................12
Section 1 : champ d’application de la TVA….……………………………………………………………..12
I. La territorialité de la TVA…………...………………………………………………………………..13
1) Principes gouvernants la notion de territorialité…………...…………………....................13
2) Livraison des biens et prestation des services…………...………………………………….13
3) Dérogations au principe de territorialité…………………...……………………………….14
II. Les opérations imposables……………………………………………………………………………..14
1) Opérations obligatoirement imposables…………...……………………………..................14
2) Opérations imposables par option……………......…………………………………………16
III. Les opérations
exonérées………………………………………………………………………………..17
1) Exonération avec droit à déduction……...……………………………………………….….17
2) Exonération sans droit à déduction………………………………………………………….22
3) Régime suspensif………………………..………………………………………….................25
Section 2 : règle d’assiette de la TVA………………………………………………………………………26
I. Le fait générateur de la TVA……………….…………………………………………………………26
1) Régime de droit commun……………………………………………………………………26
2) Option pour le régime des débits……………………………………………………………27
3) Cas des importations...…………………………………………………………....................28
II. Les taux de la TVA………………….………………………………………………………..............29
1) Taux normal…………..……………………………………………………………………...29
2) Taux réduits……….…………………………………………………………………………29
3) Taux spécifique……………….……………………………………………………………...33
III. Règles générales de la base imposable………...…………………………………………………...33
1) Détermination de la base imposable…………………………………………......................33
2) Cas des frais accessoires……………………...……………………………………………..35
3) Cas des emballages…………………..……………… ……………………………………...36
Conclusion du premier chapitre…………………………..………………………………………………38
Chapitre 2 : Déduction et remboursement de la TVA…………………………………………………..39
Introduction du deuxième chapitre………………………...…………………………………………….39
Section 1 : règles générales de la déduction……………………………………………………………...39
I. Le principe et étendue du droit à déduction………………………………………………………..39
1) Le principe du droit à déduction…………….…………………………………………….39
2) L’étendue du droit à déduction……………….…………………………………………...40
II. L’exercice du droit à déduction……………………..…………………………………………….41
1) Conditions de forme…………….…………………………………………………………..41
2) Modalités de déduction……..……………...……………………………………………….41
3) Cas particuliers…………………..………………………………………………………….42
III. Les limitations du droit à déduction……………………….
……………………………………….42
1) Exclusions générales……………………………………………………………………….42
2) Exclusions expresses……………………………………………………………………….43
3) Les entreprises partiellement assujetties à la TVA…………….………………………...44
Section 2 : Déclaration et Remboursement de la TVA…………………….……………………………..45
I. Déclaration de LA TVA…………………………….
……………………………………………..45
1) Régime de déclaration de la TVA……………………………………………………….45
2) Contenu de la déclaration…………………………………………………………………46
3) Forme de la déclaration de TVA………………………………………………………….47
II. Remboursement de la TVA……………………………..………………………………………50
1) Définition du remboursement de la TVA………………………………………………..50
2) Bénéficiaires du droit au remboursement………………………………………………..51
3) Condition d’exercice du droit au remboursement……………………………………….53
Conclusion du deuxième chapitre………………………………………………………………………...54
Partie 2 : la Procédure de remboursement de la TVA, Cas de la Société « Maroc Modis » …….……55
Introduction de la deuxième partie……………………….…………………..………………………….55
Chapitre 1 : présentation de la société « Maroc Modis ».……………………...……………………….56
Introduction du premier chapitre………………………………..……………………………………...56
Section 1 :l’entreprise et son secteur d’activité………………….…………………………………….56
I. Le secteur d’activité (Textile habillement)……………………………………………….…….57
1) Le secteur des industries textile-
habillement…………………………………………..57Présentation de la société Maroc-
Modis………………….………………………………….59
1) Fiche technique, historique et organigramme de Maroc Modis………….…………..59
2) Politique sociale et productive de la société Maroc Modis……………..……………..63
Section 2 : les différents départements et produits du MM……………………..…………………..64
I. Départements ET services de MM………….……..…………………………………………...64
1) Les Départements de MM……………………………………………………………...64
2) Organisation De la société MM………………………………………………………...70
II. Présentation du service comptabilité…………….…...
………………………………………..71
1) Organisation du service comptabilité………………………………………………….71
2) Membres du service comptable et leurs tâches……………………...………………..72
Conclusion du premier chapitre………………………………………………………………………..74
Chapitre 2 : procédure de remboursement de la TVA et traitement des rejets par MM……...…..75
Introduction du deuxième chapitre……………………………………...………………………….75
Section 1 : Déclaration et Demande de remboursement de la TVA………………..…………….75
I. Déclaration de la TVA……………….…….….……………………………………………75
1) Régime de déclaration appliqué………….……..……………………………………..76
2) La Déclaration du chiffre d’affaire et des charges (la Télé déclaration)….….…….77
II. Etapes suivis par MM pour obtenir le remboursement de la TVA……….……………..87
1) Catégories des charges et taux de la taxe……………………..………………………88
2) Le dépôt de la demande de remboursement………………………………………....89
3) Présenter Les pièces justificatives ………....………………………………… … …...89
Section 2 : Traitement des rejets de la TVA……………………..…..……………………………..91
I. Les motifs entrainant le rejet partiel ou total des taxes…..…………….……………………91
1) La forclusion…………..……………………………………………………………….91
2) Autres motifs de rejet………………….……………………………………………...92
II. Etude de cas : traitement des rejets de remboursement de TVA de Maroc Modis (troisième et
quatrième trimestre 2014)……..……………………………………………..………94
1) Présentation et analyse des rejets de TVA…………...…….……………………….94
2) Analyse des rejets de TVA selon les catégories des charges…………..………….106
3) Axes d’amélioration………….…….………………………………………………..116
Conclusion du deuxième chapitre…………….…..………………………………………………….120
Conclusion générale…………………………….……………………………………………………..121
Bibliographie………………………………….……………………………………………………….125
Webographie…………………………………….…………………………………………………….125
Annexe……………………..………….……………………………………………………………….126

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