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Sous le thème:
Maroc Modis
Encadré par :
Réalisé par
Membres du Jury:
M. BENALI Mimoun : Professeur d’enseignement supérieur, ENCG de Fès
M. HMIOUI Aziz : Professeur d’enseignement supérieur, ENCG de Fès
M. FAHMI Youssef : Professeur habilité, ENCG de Fès
Tableau N°7 : Analyse des rejets de la TVA selon les catégories des charges ……………107
déclaré…………………………………………………………………….………………….118
CA : Chiffre d’affaires
IF : Identifiant Fiscal
LF : loi de finances
MM : Maroc Modis
MT : Montant
Introduction générale…………………………………………………………………………
1
Intérêts du sujet……………………………………………………………………….………
5
La
problématique……………………………………………………………………………..6
Méthodologie de recherche…………………....……….
……………………………………..7
Le plan de
travail……………………………………………………………………………..10
Partie 1 : Régime de la taxe sur la valeur ajoutée au Maroc…………....……………...11
Introduction de la première partie…………………………………….
……………………...11
Chapitre 1 : champ d’application et règles d’assiette de la TVA…….…..……………….12
Introduction du premier chapitre ……………………..
…………………………………….12
Section 1 : Champ d’application de la TVA…………...……………....……………………
12
Section 2 : règles d’assiette de la TVA…….……………….……….………………………
25
Conclusion du premier chapitre ………………………………………………… …...........
38
Chapitre 2 : Déduction et remboursement de la TVA……..….……………………………
39
Introduction du deuxième chapitre…………………………..
……………………………..39
Section 1 : règles générales de la déduction…………..…..
………………………………...39
Section 2 : Déclaration et Remboursement de la TVA……….……..……..
………………..45
Conclusion du deuxième chapitre ………..…………………………………………………
54
Partie 2 : la Procédure de remboursement de la TVA, Cas de la Société
« Maroc……. Modis »……………………………..
……………………………………………55
Introduction de la deuxième partie……………………….………………………………...55
Chapitre 1: Présentation de la société Maroc Modis…….…….………………….
……….56
Introduction du premier chapitre……………….…………………………………………..56
Section 1 :l’entreprise et son secteur d’activité……….………….………….…………….56
Section 2 : les différents départements et produits de MM……….………………………..64
Le présent mémoire décrit le travail réalisé dans le cadre du projet de fin d’études, sous le
thème « Evaluation des procédures de remboursement de la TVA, cas de la société Maroc
Modis ».
Se limitant au départ a son rôle classique de pourvoyeur de fonds pour financer, de manière
neutre, le budget public, l’impôt devient une composante importante de la politique
macroéconomique de financement des besoins sociaux, des biens et des services publics, ainsi
que de redistribution et de réduction des inégalités de revenus.
La construction d’un Etat démocratique moderne est un processus dans lequel le Maroc est
engagé depuis de nombreuses années, et qui connaît une accélération forte avec l’adoption du
nouveau texte constitutionnel de 2011. Parmi les éléments fondateurs d’une démocratie,
l’instauration d’une politique fiscale juste et équitable constitue un pilier majeur. Cette
question est de fait abordée dans la nouvelle constitution à travers les articles 39 et 75,
marquant de façon claire le principe de l’égalité devant l’impôt, et attribuant aux représentants
de la nation au sein du parlement la compétence générale en matière fiscale, par le biais du
vote de la loi de finances. La fiscalité marocaine est à la fois l’expression et le résultat de son
intégration à l’économie de marché international. L'histoire de l'imposition au Maroc est dans
une large mesure celle du développement de l'administration centrale. Adossés au départ sur
des systèmes traditionnels, les impôts au Maroc ont connu différentes variantes, pour se caler
sur des systèmes plus modernes au cours du XXème siècle et aboutir, après la grande réforme
des années 80 du siècle dernier, à l’architecture fiscale telle qu’elle est connue aujourd’hui.
Ces assises ont été organisées selon une approche participative, dans laquelle a contribué
l’ensemble des opérateurs économiques, en vue d’examiner l’évolution du système fiscal et
fixer les mesures à entreprendre sur le court, le moyen et le long terme en matière de réforme
fiscale pour consolider :
Les recommandations émanant de ces assises ont connu un début de mise en œuvre sous
forme de mesures introduites dans le code général des impôts, dans le cadre des lois de
finances pour les années 2014, 2015, 2016,2017 et 2018.
Donc Fruit de plusieurs réformes tout au long du XXème siècle et qui se sont accélérées
pendant les années 80 et 90, le système fiscal marocain peut aujourd’hui, dans son
architecture générale, être considéré comme un système moderne, semblable à ce qui se
pratique dans les pays à économie ouverte. Il n’en demeure pas moins qu’il souffre de
certaines carences importantes, aussi bien dans sa pratique que dans la gestion de la relation
entre l’Administration fiscale et les citoyens, ainsi que dans l’incivisme fiscal qui fait que de
grands pans de l’activité et de nombreux contribuables continuent d’échapper à l’impôt.
Les impôts et taxes au Maroc sont principalement contenus dans le Code Général des Impôts
(CGI) et la Loi sur la Fiscalité Locale (LFL), de même d’autres taxes parafiscales sont
prévues par des textes spéciaux.
Dans une économie ouverte, la compétitivité des entreprises est un élément fondamental pour
la création de richesses et d’emplois. Aussi l'environnement de l’entreprise est devenu de plus
en plus complexe du fait que les entreprises sont bouleversées par une compétitivité accrue,
une globalisation de l'économie, de la recherche, et de la rentabilité qui est l'objectif de toute
entité économique. Ce qui nécessite une vérification permanente des processus de gestion
suivis par les entreprises.
Et parmi les préoccupations les plus importantes pour une société en matière d’impôts c’est la
bonne gestion des procédures de remboursement de la TVA.1
Une invention française2, la TVA a été introduite au Maroc en avril 1986 pour remplacer le
système de taxation du chiffre d’affaires constitué, à l’époque, de deux taxes sur les produits
et la taxe sur les services.
Par rapport aux autres systèmes d’imposition de la dépense, le système de la TVA a une
double portée : fiscale et économique.
Portée fiscale : réaliser une plus grande simplification des modalités d’imposition, et atteindre
une meilleure neutralité à l’égard des circuits économiques.
La TVA impose le surplus de valeur crée par l’entreprise. Celle-ci facture la TVA à son client
au moment de la vente, mais elle récupère la TVA qu’elle verse à son fournisseur au moment
de l’achat. Elle ne supporte la TVA que sur le surplus de richesse qu’elle crée.
La gestion de la TVA est un sujet qui présente pour une entité un risque potentiel. La TVA
repose sur le principe que chaque entreprise a le droit, tout au long de son processus, de
déduire de la TVA collectée en aval sur ses ventes, la TVA supportée en amont sur ses achats
de biens et services. Seul le solde sera versé au Trésor si la TVA collectée en aval est
supérieure à la TVA payée au fournisseur en amont. Dans le cas contraire, il constituera un
crédit vis-à-vis du Trésor, pouvant être remboursé dans certains cas. La TVA obéit donc au
principe de paiement fractionné, en ce sens que chaque contribuable n’est censé verser que la
TVA relative à sa propre valeur ajoutée et ne constitue nullement une taxe cumulative.
1
La taxe sur la valeur ajoutée est régie par les dispositions du code générale des impôts, livre premier : Règles
d’Assiette et de Recouvrement (première partie, titre troisième).
2
Le mécanisme de la TVA, instaurée en France en 1954, a été inventé par Maurice Lauré, polytechnicien de
formation et directeur adjoint des impôts à l’époque, né à Marrakech en 1917.
Ce procédé de la récupération permet de faire supporter la totalité de la TVA au
consommateur final. L’entreprise ne joue que le rôle de l’intermédiaire qui assure la collecte
de la taxe et son versement au trésor public.
Pour une grande entreprise exportatrice telle que MAROC MODIS, dont le chiffre d’affaires
est très important, ainsi que la consommation des charges, parmi les processus qu’elle doit
bien contrôler c’est La gestion des procédures de remboursement de la TVA qui constituent
un défi majeur, afin de minimiser le risque des rejets de la TVA.
D’où l’intérêt du présent rapport, rédigé dans le cadre du stage professionnel, et qui a pour
objet d’étudier le processus de remboursement de la TVA suivis par la société MAROC
MODIS.
Intérêts du sujet
Sans une bonne gestion des procédures de remboursement de la TVA, les efforts de
l’entreprise en matière de cette dernière, peuvent avouer à l’échec, pour rendre cette gestion
efficiente, il paraît nécessaire d’évaluer les procédures de remboursement de la TVA.
L’entreprise qui constate des augmentations de ses rejets de la TVA, doit penser à sa manière
de gestion de ses procédures de remboursement de la TVA, pour minimiser le risque des
rejets.
Ma vision passe au-delà des projets de fin d’études classiques, l’intérêt de ce travail s’étale
sur deux volets :
Cette mission, a pour Objectif principal, la détection des erreurs effectuées par l’entreprise au
niveau de la préparation de la demande de remboursement de la TVA, puisque le
remboursement de la TVA, est un processus long, et nécessite un suivi, pour savoir les
origines de défaillance, et proposer des solutions, Afin de corriger cette situation et réduire le
risque des rejets de la TVA.
La problématique
Maroc–Modis est une multinationale, son environnement est devenu de plus en plus
complexe, vu la mondialisation. Pour faire face à ces changements, ainsi pour assurer une
stabilité et une rentabilité permanente, il faut utiliser des outils de gestion et de Management
moderne afin de s’améliorer et de se montrer plus compétitive.
L’activité principale de Maroc-Modis est la production, ce qui nécessite un niveau élevé des
achats, ce qui se traduit par un paiement élevé de la TVA sur ces achats, et face à ce contexte
bouleversé, Maroc Modis, comme toute entreprise cherche, à maitriser les facteurs qui
peuvent améliorer ses méthodes de gestion. Parmi les préoccupations les plus importantes
pour l’entreprise c’est la bonne gestion des procédures de remboursement de la TVA, afin de
réduire le risque des rejets.
Le crédit de la TVA donne à l’entreprise dans certains cas précis le droit à un
remboursement auprès des services de l’administration fiscale. Pour cela, elle doit respecter
certaines conditions, et constituer un dossier selon les règles de fond et de forme exigées par
le Code Général des Impôts.
Par ailleurs, la société doit suivre une procédure et mettre en place des contrôles qui
garantissent l’exactitude et l’exhaustivité de ses demandes de remboursement. Elle doit
également instaurer un suivi rigoureux pour pouvoir éviter les rejets et optimiser ainsi sa
situation fiscale.
La mauvaise gestion et la présence des erreurs au niveau de la demande de remboursement
engendrent des coûts importants pour l’entreprise.
Pour cela, elle doit surveiller tous ses possibilités pour améliorer ses procédures de
remboursement de la TVA.
Pour se faire notre projet de fin d’étude est intitulé, « Evaluation des procédures de
remboursement de TVA ».
La problématique concernant ce thème s’articule autour de la question suivante :
Comment minimiser le risque des rejets de la TVA au sein de la société Maroc Modis ?
Pour cela, notre sujet va répondre aux questions suivantes :
1) Par quoi expliquer l’augmentation des rejets de la TVA au sein de la société ?
2) Comment améliorer les procédures de remboursement de TVA au sein de la
société Maroc Modis ?
3) Quelles sont les solutions que nous pouvons proposer afin de réduire le risque
des rejets de TVA au niveau de la société ?
Méthodologie de recherche
La première partie est consacrée à l’approche théorique de la taxe sur la valeur ajoutée au
Maroc.
Pour la réalisation de ce projet, il est nécessaire de passer par les étapes suivantes :
Avant d’entrer dans le corps du sujet, il est nécessaire de définir la démarche de mon travail
qui va assurer le bon déroulement du projet. Cette démarche se divise en deux phases :
Cette phase est primordiale pour l’élaboration de mon rapport. Après avoir intégré le service
comptabilité de MAROC MODIS site de Fès, j’ai suivi la démarche suivante :
. L’intégration
Le but de cette phase qui se déroule lors de la première semaine est de se familiariser avec le
personnel et d’établir des contacts professionnels permettant de bien comprendre l’ensemble
des flux d’information et de matière au sein des départements administratifs et dans l’usine.
. L’observation
Cette étape a été adoptée au niveau du service comptabilité en observant les différentes
tâches relatives à la TVA, et ensuite nous avons passé à la lecture des différents documents
officiels de l’entreprise.
. Visite des locaux
Cette étape repose principalement sur la visite du service achats et des sites de
consommation et production, le principal but est d’avoir une idée claire sur les activités et les
articles produits par chacun, à comprendre les processus de fabrication et à examiner de près
la chaîne de production et les différents flux sortants et entrants.
La reception
Magasins de stockage des matières premières et accessoires
Service Achat
Service Import / Export
Laboratoire
Usine de couture
La coupe
Départements visités :
Département Méthodes
Département qualité
Direction Planning
- Recherche documentaire
Cette recherche s’est basée essentiellement sur les bouquins et ouvrages de fiscalité,
documents officiels de l’entreprise, sites internet, thèses, mémoires…
- Résultat de la recherche :
Il est à préciser que la première partie sera purement théorique , constitué des apports de
plusieurs auteurs en vue de notre discipline , une première démarche qui nous réfère donc, au
cadre conceptuel du thème résultant d’une revue de littérature riche, précise et bien pointue
étroitement lié avec notre spécialité, et à travers laquelle nous prétendons cerner le champ
d’analyse de la recherche ; réflexif en termes de concepts et de variables que nous
examinerons de près sur le terrain. Ensuite nous passons au volet pratique étalé dans les deux
derniers chapitres de la deuxième partie, parce que nous sommes convaincues de la nécessité
d’un large axe empirique du travail qui nous permettra certainement de valider nos hypothèses
de recherche, d’appréhender et de mettre en lumière le contexte théorique de notre thème au
sein de l’entreprise d’accueil.
PARTIE 1 :
Régime de la taxe sur la valeur ajoutée au Maroc
La TVA est qualifiée d’impôt indolore et invisible, son montant est intégré au prix d’achat
payé par le consommateur qui s’acquitte généralement de la taxe sans s’en rendre compte.
Cette particularité de la TVA en fait un impôt qui touche toutes les catégories de
consommateurs, et dont le rendement est relativement élevé.
La TVA représente, de loin, la plus importante source fiscale pour le budget de l'État.
Son assiette générale est constituée par le chiffre d’affaires réalisées par les entreprises
assujettis3 à l'occasion de la vente de biens ou de prestations de services. La TVA est donc un
impôt indirect.
Dans cette première partie, nous présenterons une vision générale sur la TVA au
Maroc, elle est composée de deux chapitres, le premier est consacré au champ
d’application et règles d’assiette de la TVA, et dans le deuxième nous allons parler de la
Déduction et le remboursement de la Taxe sur la valeur ajoutée.
3
Notion de personne assujettie à la TVA vise toutes les personnes qui se livrent aux activités imposables :
- qu’elles soient personnes physiques ou personnes morales (privées ou publiques, ayant une activité à but
lucratif ou non).
- qu’elles le fassent de manière permanente ou occasionnelle (le caractère professionnel n’est pas requis).
- quel que soit la forme ou la nature de l’intervention de la personne assujettie (vente, échange, livraison à soi-
même).
- que les opérations soient bénéficiaires ou déficitaires.
Chapitre 1:
Champ application et règles d’assiette de la TVA
La TVA est une taxe que seul le consommateur supporte en définitive. Cet impôt indirect est
incorporé dans le prix du produit acheté. Donc qu’on soit riche ou pauvre, on paie la même
taxe.
Le champ d'application de la TVA définit les opérations imposables. Une opération hors
champ d'application de la TVA n'est pas soumise à cette taxe.
Dans ce chapitre nous allons présenter, deux sections la première est consacrée au
champ d’application de la TVA, et la deuxième présente les règles d’assiette et la
déclaration de la TVA.
La Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA) est définie4 comme une taxe qui s’applique :
4
Article 87 du CGI (Année 2018), TITRE III
3. aux opérations, effectuées par les personnes, autres que l’Etat non entrepreneur,
agissant à titre habituel ou occasionnel quels que soient leur statut juridique, la forme
ou la nature de leur intervention.
Cela étant, on distingue deux types d’opérations de la TVA : les opérations imposables et les
opérations exonérées. Avant de parler de ces deux types d’opérations nous allons parler de la
notion de territorialité de la TVA.
I. La territorialité de la TVA
1) s'il s'agit d'une vente, lorsque celle-ci est réalisée aux conditions de livraison de la
marchandise au Maroc.
2) s'il s'agit de toute autre opération, lorsque la prestation fournie, le service rendu, le
droit cédé ou l'objet loué sont exploités ou utilisés au Maroc.
Un bien est réputé taxable, au regard de la règle de la territorialité, dès lors qu’il est livré,
c’est-à-dire remis effectivement à l’acheteur, dans les limites géographiques définies plus
haut.
5
Article 88 du CGI (Année 2018), Section I, CHAPITRE PREMIER, SOUS TITRE PREMIER, TITRE III
Ainsi, Le principe fondamental qui détermine l’imposition des opérations autres que la
livraison de biens est constitué par le lieu d’utilisation ou d’exploitation : prestations fournies,
services rendus, droits cédés, objets loués.
Ces dérogations sont constituées par les dispositions du régime du commerce extérieur en
matière de la TVA qui aboutissent à l’imposition des importations et à l’exonération des
exportations. En effet, s’agissant des importations, les biens importés sont assujettis à la TVA,
bien qu’ils soient réputés être livrés aux nationaux, hors du territoire fiscal. A l’inverse,
s’agissant des exportations, les biens exportés sont exempts de la TVA bien qu’ils puissent
être considérés comme ayant fait l’objet d’une livraison à l’intérieur du territoire fiscal.
Il convient de distinguer :
- les opérations entrant obligatoirement dans le champ d’application de la TVA.
- et les opérations soumises volontairement à la taxe.
les ventes et les livraisons par les entrepreneurs de manufacture de produits extraits,
fabriqués ou conditionnés par eux, directement ou à travers un travail à façon ;
les ventes et les livraisons en l’état réalisées par :
- les commerçants grossistes ;
- les commerçants dont le chiffre d’affaires réalisé au cours de l’année
précédente est égal ou supérieur à deux millions (2.000.000) de dirhams ;
6
Article 89 du CGI (2018), Section II, CHAPITRE PREMIER, SOUS TITRE PREMIER, TITRE III
les ventes et les livraisons en l’état de produits importés réalisées par les commerçants
importateurs ;
les travaux immobiliers, les opérations de lotissement et de promotion immobilière ;
les opérations d’installation ou de pose, de réparation ou de façon ;
les livraisons faites à eux-mêmes par les assujettis, à l’exclusion de celles portant sur
les matières et produits consommables utilisés dans une opération passible de la taxe
ou exonérée ;
les livraisons à soi-même d’opérations immobilières, de lotissement ou de
promotion immobilière, à l’exclusion des opérations portant sur les livraisons à soi-
même de construction d’habitation personnelle effectuées par les personnes physiques
ou morales ;
les opérations d’échange et les cessions de marchandises corrélatives à une vente de
fonds de commerce effectuées par les assujettis ;
les opérations d’hébergement et/ou de vente de denrées ou de boissons à consommer
sur place ;
les locations portant sur les locaux meublés ou garnis y compris les éléments
incorporels du fonds de commerce, les opérations de transport, de magasinage, de
courtage, les louages de choses ou de services, les cessions et les concessions
d’exploitation de brevets, de droits ou de marques et d’une manière générale toute
prestation de services ;
les opérations de banque et de crédit et les commissions de change ;
les opérations effectuées, dans le cadre de leur profession, par toute personne physique
ou morale au titre des professions de :
- avocat, interprète, notaire, adel, huissier de justice ;
- architecte, métreur-vérificateur, géomètre, topographe, arpenteur, ingénieur,
conseil et expert en toute matière ;
- vétérinaire.
L’imposabilité des services est déterminée par le lieu d’utilisation. Une prestation de service
est imposable à la TVA dès lors que le service est utilisé au Maroc. Aussi est-il qu’une étude
réalisée au Maroc et dont les résultats sont exploites à l’étranger n’est pas consternée par la
TVA.
2) Opérations imposables par option
Les personnes exerçant certaines activités qui sont soit exonérées par une disposition expresse
de la loi, soit situées en dehors du champ d’application de la TVA, peuvent opter pour leur
assujettissement à la taxe.
Peuvent sur leur demande, prendre la qualité d'assujettis à la taxe sur la valeur ajoutée 7 :
1- les commerçants et les prestataires de services qui exportent directement les produits,
objets, marchandises ou services pour leur chiffre d'affaires à l'exportation.
2- les fabricants et prestataires de services qui réalisent un chiffre d’affaires annuel inférieur à
cinq cent mille (500.000) dirhams8.
- le pain, le couscous, les semoules et les farines servant à l’alimentation humaine ainsi
que les céréales servant à la fabrication de ces farines et les levures utilisées dans la
panification ;
- Le lait ;
- Le sucre brut ;
- les dattes conditionnées produites au Maroc.
La demande d’option doit être adressée sous pli recommandé au service local des impôts dont
le redevable dépend et prend effet à l'expiration d'un délai de 30 jours suivant la date de son
envoi. Elle peut porter sur tout ou partie des ventes ou des prestations. Elle est maintenue pour
une période d’au moins 3 années consécutives.
7
Selon l’article 90 du CGI (2018)
8
Article 6 de la loi de finances n° 73-16 pour l’année budgétaire 2017.
services. La trésorerie de l’entreprise s’en trouve allégée d’autant. Et puisque ce sont
les opérations d’investissements qui entraînent les déductions les plus importantes,
l’option sera d’autant plus avantageuse que ces opérations seront fréquentes et
onéreuses.
Ce sont des opérations qui entrent dans le champ d’application de la taxe mais elles en sont
exonérées pour des considérations d’ordre social, économique ou culturel, en vertu de
disposition particulière du code générale des impôts. Ces dispositions sont prévues dans les
articles 91 et 92 du CGI. Les exonérations 9 ont un caractère obligatoire. Les opérations
exonérées ne peuvent être volontairement assujetties à la TVA que dans des cas prévus par la
loi. En général, les exonérations portent sur les produits de consommation courante,
notamment alimentaires, les produits faisant l’objet d’un monopole de l’Etat, les produits ou
services des secteurs aidés par l’Etat, et les produits soumis à des taxes spécifiques.
Sont exonérés de la taxe sur la valeur ajoutée avec bénéfice du droit à déduction10 :
1- les produits livrés et les prestations de services rendues à l'exportation par les
assujettis
- les prestations de services portant sur des marchandises exportées effectuées pour le compte
d'entreprises établies à l'étranger.
9
Pour bénéficier de ces exonérations, les redevables doivent respecter les obligations des déclarations et de
paiement des impôts, droits et taxes mises à leur charge.
10
Article 92 du CGI (2018)
Le bénéfice de cette exonération est subordonné à la condition qu'il soit justifié de
l'exportation :
- des produits par la production des titres de transport, bordereaux, feuilles de gros, récépissés
de douane ou autres documents qui accompagnent les produits exportés.
- des services par la production de la facture établie au nom du client à l'étranger et des pièces
justificatives de règlement en devises dûment visées par l'organisme compétent ou tout autre
document en tenant lieu.
De son côté, le commissionnaire doit tenir un registre identique à celui prévu à l'alinéa
précédent et il doit remettre à son commettant une attestation valable pendant l'année de sa
délivrance et par laquelle il s'engage à verser la taxe et les pénalités exigibles, dans le cas où
la marchandise ne serait pas exportée.
Les marchandises ou objets placés sous les régimes suspensifs en douane sont exonérées de la
TVA. Mais, en cas de mise à la consommation par les bénéficiaires de ces régimes, les ventes
et livraisons des produits fabriqués ou transformés ainsi que des déchets, sont passibles de la
taxe. L’exonération couvre également les travaux à façon.
- les produits et équipements agricoles lorsqu’ils sont destinés à usage exclusivement agricole.
- les opérations de vente, de réparation et de transformation portant sur les bâtiments de mer.
Par bâtiments de mer, il faut comprendre les navires, bâtiments, bateaux et embarcations
capables par leurs propres moyens de tenir la mer comme moyen de transport et effectuant
une navigation principalement maritime .
- les ventes aux compagnies de navigation, aux pêcheurs professionnels et aux armateurs de
la pêche de produits destinés à être incorporés dans les bâtiments de mer.
- les biens d’équipement, outillages et matériels acquis par les diplômés de la formation
professionnelle pendant une durée de 36 mois à compter du début d’activité.
- les véhicules neufs acquis par les personnes physiques et destinés exclusivement à être
exploités en tant que voiture de location (taxi).
- les autocars, les camions et les biens d’équipement y afférents à inscrire dans un compte
d’immobilisation, acquis par les entreprises de transport international routier. Cette
exonération s’applique aux biens acquis pendant une durée de 36 mois à compter du début
d’activité.
- les biens d’équipement, matériels et outillages acquis par « le Croissant Rouge Marocain »,
destinés à être utilisés par lui dans le cadre de son objet statutaire.
- les matériels éducatifs, scientifiques ou culturels importés en franchise des droits et taxes
applicables à l’importation conformément aux accords de l’UNESCO.
Sont exonérées à ce titre les opérations de construction de locaux à usage exclusif d’habitation
principale dont la superficie couverte est comprise entre 50 et 80 m² et le prix de vente
n’excède 250.000 DH hors TVA. L’exonération est accordée au vue d’un engagement, dans
le cadre d’une convention à conclure avec l’Etat, assortie d’un cahier des charges, à réaliser
un programme de construction intégré de 500 logements, réalisé dans un délai maximum de 5
ans à partir de la date d’obtention de la première autorisation de construire.
5- Les dons
Sont exonérées comme dons :
- les biens, marchandises, travaux et prestations de services destinés à être livrés à titre de
don par les personnes physiques ou morales marocaines ou étrangères à l’Etat, aux
collectivités locales, aux établissements publics et aux associations reconnues d’utilité
publique s’occupant des conditions sociales et sanitaires des personnes handicapées ou en
situation précaire sont exonérés de la TVA aussi bien à l’intérieur qu’à l’importation .
- les biens, marchandises, travaux et prestations de services destinés à être livrés à titre de don
dans le cadre de la coopération internationale à l’Etat, aux collectivités locales, aux
établissements publics et aux associations reconnues d’utilité publique, par les gouvernements
étrangers ou par les organisations internationales .
- les biens, marchandises, travaux et prestations de services destinés à être livrés à titre de
don aux gouvernements étrangers, par le gouvernement du Royaume du Maroc
- les biens, marchandises, travaux et prestations de services financés par des dons de l’Union
Européenne.
6-Les opérations effectuées par les banques et des sociétés holding offshore
Sont exonérés à ce titre :
- les intérêts et commissions sur les opérations de prêt et de toutes autres prestations de
service effectuées par les banques offshore.
- les intérêts servis par les dépôts et autres placements effectués en monnaies étrangères
convertibles auprès des banques offshores.
- les biens d’équipement à l’état neuf et les fournitures de bureau nécessaires à l’exploitation
acquis localement par les banques offshore.
- les opérations faites par les sociétés holding offshore et effectuées au profit des banques
offshore ou de personnes physiques ou morales non résidentes et payées en monnaies
étrangères convertibles.
- les opérations effectuées par les sociétés holding offshore bénéficient du droit à déduction
au prorata du chiffre d’affaires exonéré.
- les engrais, c’est à dire les matières d’origine minérale, chimique, végétale ou animale,
simples ou mélangées entre elles, utilisées pour fertiliser le sol.
- les prestations de restauration fournies directement par l'entreprise à son personnel salarié.
- les opérations de restauration des monuments historiques classés et des équipements de base
d'utilité publique effectuées par des personnes physiques ou morales.
11
Article 91 du CGI (Année 2018)
12
Par pain, on doit entendre le produit qui ne renferme pas d'autres matières que la farine, la levure, l'eau et le
sel, à l'exclusion des biscottes, bretzels, biscuits et autres produits similaires.
13
L'exonération s'applique aux laits et crèmes de lait frais conservés ou non, concentrés ou non, sucrés ou non,
aux laits spéciaux pour nourrissons, ainsi que le beurre de fabrication artisanale non conditionné, à l'exclusion
des autres produits dérivés du lait
14
On doit entendre le sucre de betterave, de canne et les sucres analogues (saccharose)
15
Article 7 de la loi de finances n° 48-09 pour l’année budgétaire 2010.
n° 2-58-1151 du 12 joumada II 1378 (24 décembre 1958) portant codification du timbre.
16
Article 7 de la loi de finances n° 22-12 pour l’année budgétaire 2012
17
Article 8 de la loi de finances n° 68-17 pour l’année budgétaire 2018
Les opérations portant sur :
- les opérations d'escompte, de réescompte et les intérêts des valeurs de l'Etat et
des titres d'emprunt garantis par lui ainsi que les diverses commissions allouées
pour le placement des mêmes valeurs.
- les opérations et les intérêts afférents aux avances et aux prêts consentis à l'Etat
par les organismes autorisés à cet effet. L’exonération s'applique à tous les
stades des opérations aboutissant à la réalisation des avances et des prêts et à la
mobilisation des effets créés en représentation de ces prêts18.
- les intérêts des prêts accordés par les établissements de crédit et organismes
assimilés aux étudiants de l'enseignement privé ou de la formation
professionnelle et destinés à financer leurs études.
- les prestations de services afférentes à la restauration, au transport et aux loisirs
scolaires fournies par les établissements de l'enseignement privé au profit des
élèves et des étudiants qui sont inscrits dans lesdits établissements et y
poursuivent leurs études ;
- les produits provenant des opérations de titrisation pour l’émission des
certificats de sukuk par les Fonds de Placement Collectif en Titrisation,
conformément aux dispositions de la loi n° 33-06 relative à la titrisation des
actifs, lorsque l’Etat est initiateur, ainsi que les différentes commissions qui
sont liées à l’émission précitée, en vertu des dispositions de la loi précitée19.
Les opérations portant sur:
- les prestations fournies par les médecins, médecins-dentistes, masseurs
kinésithérapeutes, orthoptistes, orthophonistes, infirmiers, herboristes, sages-femmes,
exploitants de cliniques, maisons de santé ou de traitement et exploitants de
laboratoires d’analyses médicales;
- les ventes portant sur les appareillages spécialisés destinés exclusivement aux
handicapés. Il en est de même des opérations de contrôle de la vue effectuées au profit
des déficients visuels par des associations reconnues d'utilité publique.
18
Article 7 de la loi de finances n° 48-09 pour l’année budgétaire 2010
19
Article 6 de la loi de finances n° 73-16 pour l’année budgétaire 2017
Les opérations de crédit effectuées par les associations de microcrédit
régies par la loi n° 18-97 précitée, au profit de leur clientèle20.
Les opérations nécessaires à la réalisation du programme de travaux
objet des associations d’usagers des eaux agricoles régies par la loi n°
84-02 précitée.
L’ensemble des actes, activités ou opérations réalisés par l’Office
National des Œuvres Universitaires Sociales et Culturelles, créé par la
loi n° 81-00 précitée.
Les opérations réalisées par les centres de gestion de comptabilité
agréés créés par la loi n° 57-90 relative auxdits centres, pendant un
délai de quatre ans courant à compter de la date d’agrément.
3) Régime suspensif21
Les entreprises exportatrices de produits peuvent, sur leur demande 22et dans la limite
du montant du chiffre d'affaires réalisé au cours de l'année écoulée au titre de leurs
opérations d'exportation, être autorisées à recevoir en suspension de la taxe sur la
valeur ajoutée à l'intérieur, les marchandises, les matières premières, les emballages
irrécupérables et les services nécessaires auxdites opérations et susceptibles d'ouvrir
droit à déduction et au remboursement prévus aux articles 101 à 104 du CGI .
Les entreprises exportatrices de services peuvent sur leur demande et dans la limite du
montant du chiffre d’affaires réalisé au cours de l’année écoulée au titre de leurs
opérations d’exportation, être autorisées à recevoir en suspension de la taxe sur la
valeur ajoutée à l'intérieur, les produits et les services nécessaires auxdites opérations
et susceptibles d'ouvrir droit à déduction et au remboursement prévus aux articles
101 à 104 du CGI.
Bénéficient de ce régime, les entreprises catégorisées qui remplissent les conditions
prévues par le décret pris pour l’application de la taxe sur la valeur ajoutée.
20
Article 6 de la loi de finances n° 73-16 pour l’année budgétaire 2017
21
Article 94 du CGI
22
Voir Annexe (Demande d’achat en suspension de la TVA)
Section 2 : les règles d’assiette de la TVA
Le calcul de la TVA met en œuvre des règles qui se résument dans les paramètres suivants :
Le fait générateur de la taxe sur la valeur ajoutée est constitué par l'encaissement total ou
partiel du prix des marchandises, des travaux ou des services.
Le fait générateur de l’imposition est l’événement qui donne naissance à la dette fiscale
envers le receveur de l’administration fiscale et rend l’impôt immédiatement exigible.
L’exigibilité est définie comme le droit que le receveur de l’administration fiscale peut faire
valoir, à partir d’un moment donné, auprès du redevable pour obtenir le paiement de la taxe.
On distingue le régime de droit commun et le régime optionnel.
En matière de TVA, le fait générateur est constitué par l’encaissement du prix, sans
considération de la date d’établissement de la facture ou la date de livraison de biens et de
prestation de services.
Les entreprises assujetties à la TVA peuvent opter 24 pour son acquittement selon leurs débits.
Dans ce régime, le fait générateur de la TVA est constitué par l’inscription du montant
concerné au débit d’un compte. Cette inscription coïncide généralement avec la facturation
(débit du compte «client »).Mais les encaissements intervenant avant cette inscription sont
taxable (débit d’un compte de trésorerie).
Toutefois, la livraison des produits constitue un fait générateur de la TVA en cas d’option
pour le régime des débits, et ce en l’absence de facturation ou d’encaissement.
Lorsqu’une affaire reste impayée par le client et que l’exigibilité de la TVA est antérieure à
son encaissement (cas d’entreprise ayant opté pour les débits), la TVA déclarée et payée au
Trésor peut être récupérée par l’entreprise. Pour que cette déduction puisse être possible, il
faut :
- que la créance soit irrécouvrable.
- que l’entreprise ait effectué toutes les diligences normales pour récupérer cette créance :
protestation d’un effet de commerce, envoi de lettre recommandée ou assignation par
exemple…
Cas particuliers
On se limite aux échanges et règlements par compensation, aux opérations en compte courant,
à la livraison à soi-même et aux ventes de biens d’occasion selon le régime de la marge.
- Echanges et règlements par compensation : Faute de règlement financier par les parties, le
fait générateur est constitué par la livraison des biens ou l’exécution des services.
- Livraison à soi-même : Le fait générateur se situe à la date de la livraison pour les biens
meubles. Pour les biens immeubles, la taxe est exigible lorsque les conditions d’utilisation
sont réunies (mise en service pour les équipements industriels, et achèvement de travaux pour
les immeubles à usage d’habitation ou à usage professionnel).
1) Taux normal
Les opérations imposables à la TVA au taux normal de 20% sont définies par élimination,
c’est-à-dire que le taux normal concerne toutes les opérations qui ne sont pas expressément
soumises à un taux réduit.
2) Taux réduits
Taux réduit de 14% avec droit à déduction : Ce taux s’applique aux biens et
services suivants :
- le beurre à l’exclusion du beurre de fabrication artisanale visé à l’article 91(I-
A-2°) du CGI;
- les opérations de transport de voyageurs et de marchandises à l’exclusion des
opérations de transport ferroviaire ;
- l’énergie électrique27.
Taux réduit de 14% sans droit à déduction : Les prestations de services rendues par
tout agent démarcheur ou courtier d’assurances à raison de contrats apportés par lui à
une entreprise d’assurances
Taux réduit de 10% :
Le taux de 10% est appliqué, avec droit à déduction, aux :
- les opérations d’hébergement et de restauration28;
- les opérations de location d'immeubles à usage d'hôtels, de motels, de villages
de vacances ou d'ensembles immobiliers à destination touristique, équipés
totalement ou partiellement, y compris le restaurant, le bar, le dancing, la
piscine, dans la mesure où ils font partie intégrante de l'ensemble touristique ;
25
Article 98 du CGI (Année 2018)
26
Article 99 du CGI (Année 2018)
27
Article 6 de la loi de finances n° 100-14 pour l’année budgétaire 2015
28
Article 6 de la loi de finances n° 73-16 pour l’année budgétaire 2017
- les opérations de vente et de livraison portant sur les œuvres et les objets d’art
29
;
- les huiles fluides alimentaires ;
- le sel de cuisine (gemme ou marin) ;
- le riz usiné30;
- les pâtes alimentaires ;
- les chauffe-eaux solaires;
- les aliments destinés à l’alimentation du bétail et des animaux de bassecour
ainsi que les tourteaux servant à leur fabrication à l’exclusion des autres
aliments simples tels que céréales, issues, pulpes, drêches et pailles31 .
- le gaz de pétrole et autres hydrocarbures gazeux ;
- les huiles de pétrole ou de schistes, brutes ou raffinées ;
- les opérations de banque et de crédit et les commissions de change visées à
l'article 89- I-11° du CGI32;
- les opérations de financement réalisées dans le cadre des contrats33 :
«Mourabaha» ;
«Ijara Mountahia Bitamlik» pour les acquisitions d’habitation
personnelle effectuées par des personnes physiques.
- les transactions relatives aux valeurs mobilières effectuées par les sociétés de
bourse visées au titre III du dahir portant loi n° 1.93.211 précité ;
- les transactions portant sur les actions et parts sociales émises par les
organismes de placement collectif en valeurs mobilières visés par le dahir
portant loi nº 1.93.213 précité ;
- les opérations effectuées dans le cadre de leur profession, par les personnes
visées à l’article 89-I- 12°- a) et c) du CGI.
- Lorsqu’ils sont destinés à usage exclusivement agricole34 :
les polymères liquides, pâteux ou sous des formes solides utilisés dans la
rétention de l’eau dans les sols;
les bois en grumes, écorcés ou simplement équarris, le liège à l’état
naturel, les bois de feu en fagots ou sciés à petite longueur et le charbon
de bois ;
les engins et filets de pêche destinés aux professionnels de la pêche
maritime.
Taux réduit de 7% : Ce taux est applicable, avec droit à déduction, aux ventes et
livraisons portant sur :
- l'eau livrée aux réseaux de distribution publique ainsi que les prestations
d’assainissement fournies aux abonnés par les organismes chargés de
l’assainissement ;
- la location de compteurs d'eau et d'électricité ;
L’application du taux réduit aux produits et matières entrant dans la composition des
fournitures scolaires est subordonnée à l’accomplissement de formalités définies par voie
réglementaire ;
- le sucre raffiné ou aggloméré, y compris les vergeoises, les candis et les sirops
de sucre pur non aromatisés ni colorés à l’exclusion de tous autres produits
sucrés ne répondant pas à cette définition;
- les conserves de sardines ;
- le lait en poudre ;
- le savon de ménage (en morceaux ou en pain) ;
- la voiture automobile de tourisme dite "voiture économique" et tous les
produits et matières entrant dans sa fabrication ainsi que les prestations de
montage de ladite voiture économique.
L'application du taux susvisé aux produits et matières entrant dans la fabrication de la voiture
économique et aux prestations de montage de ladite voiture économique, est subordonnée à
l'accomplissement de formalités définies par voie réglementaire.
3) Taux spécifique
Par dérogation aux dispositions de l'article 96 du CGI, les livraisons et les ventes autrement
qu'à consommer sur place, portant sur les vins et les boissons alcoolisées, sont soumises à la
taxe sur la valeur ajoutée au tarif de cent (100) dirhams par hectolitre.
Les livraisons et les ventes de tous ouvrages ou articles, autres que les outils, composés en
tout ou en partie d'or, de platine ou d'argent sont soumises à la taxe sur la valeur ajoutée fixée
à cinq (5) dirhams par gramme d'or et de platine et à 0,10 dirham par gramme d'argent35.
Les règles d’assiette de la TVA définissent la base imposable comme étant constituée du prix
total, tous frais compris, du produit ou du service taxable, à l’exclusion de la taxe sur la valeur
ajoutée elle-même.
Sous réserve des dispositions de l'article 100 du CGI, le chiffre d'affaires imposable
comprend le prix des marchandises, des travaux ou des services et les recettes accessoires qui
s'y rapportent, ainsi que les frais, droits et taxes y afférents à l'exception de la taxe sur la
valeur ajoutée.
En cas de vente avec livraison à domicile, les frais de transport, même facturés séparément, ne
peuvent être soustraits du chiffre d'affaires imposable lorsqu'ils restent à la charge du vendeur.
Est considérée comme placée sous la dépendance d’une autre entreprise, toute entreprise
effectivement dirigée par elle ou dans laquelle, directement ou par personnes interposées,
35
Article 7 de la loi de finances n° 43-10 pour l’année budgétaire 2011.
cette autre entreprise exerce le pouvoir de décision ou possède, soit une part prépondérante
dans le capital, soit la majorité absolue des suffrages susceptibles de s’exprimer dans les
assemblées d’associés ou d’actionnaires.
36
Article 8 de la loi de finances n° 70-15 pour l’année budgétaire 2016
- le montant de la marge locative défini dans le cadre du contrat «Ijara Mountahia
Bitamlik»37.
pour les locations portant sur des locaux meublés ou garnis et les locaux qui sont équipés pour
un usage professionnel ainsi que les locaux se trouvant dans les complexes commerciaux
(Mall), par le montant brut des loyers y compris les charges mises par le bailleur sur le
compte du locataire38.
pour les opérations réalisées par les entrepreneurs de pose, les installateurs, les
façonniers et les réparateurs en tous genres, par le montant des sommes reçues ou
facturées.
pour les opérations de vente et de livraison de biens d’occasion, par le montant des
ventes et/ ou par la différence entre le prix de vente et le prix d’achat, tels que définis
dans le régime particulier prévu à l’article 125 bis du CGI39 .
pour les opérations réalisées par les agences de voyage, par le montant des
commissions et/ou par la marge telle que prévue à l’article 125 du CGI40.
On se limite à deux cas souvent rencontrés dans la pratique commerciale : celui des frais de
transport et celui des emballages.
Cas des frais de transport : Les frais de transport facturés par le fournisseur à son
client constituent, en principe, un élément du prix de vente imposable. Il est
néanmoins possible d’exclure de la base imposable le prix du transport et de l’imposer
selon son propre régime. Le régime applicable dépend des conditions commerciales et
des clauses contractuelles de la vente.
- La vente est franco de port: Une vente est franco de port lorsque le
destinataire n’a pas à payer les frais de transport. Il s’agit d’une vente «
arrivée ». Les frais de transport sont intégrés au prix de vente et sont soumis à
la TVA au taux applicable pour la marchandise. Que le transport soit réalisé
par le fournisseur ou par un tiers ne change rien au traitement fiscal. Lorsqu’il
s’agit de vente franco de marchandises exonérées, l’exonération de la TVA
37
Article 8 de la loi de finances n° 70-15 pour l’année budgétaire 2016
38
Article 6 de la loi de finances n° 73-16 pour l’année budgétaire 2017.
39
Article 9 de la loi de finances n° 115-12 pour l’année budgétaire 2013.
40
Article 6 de la loi de finances n° 73-16 pour l’année budgétaire 2017.
concerne la totalité du prix de vente y compris la part de ce prix constituée par
le montant des frais de transport à la charge du vendeur.
- La vente n’est pas franco de port : Une vente n’est pas franco de port lorsque
le destinataire est tenu de payer les frais de transport. Deux cas sont alors
envisageables :
o Le transport est réalisé aux conditions « arrivée » : Il est aux risques
du vendeur et constitue un élément du prix de vente, taxable à la TVA
au même taux que les marchandises ou produits transportés.
o Le transport est réalisé aux conditions « départ » : Le prix des
marchandises est fixé « marchandises prises dans le magasin du
vendeur ». Ici, le transfert de propriété est effectué à l’enlèvement des
marchandises, qui sont transportées aux risques et périls de l’acheteur.
Le transport ayant eu lieu après le transfert de propriété, il constitue une opération distincte de
la vente. Mais pour que les frais de transport ne soient pas inclus dans la base imposable de la
vente et puissent donc faire l’objet d’une facturation et d’une taxation séparée, il faut que le
transport soit distinct de la vente.
Les emballages commerciaux sont livrés aux clients avec les marchandises. On peut envisager
plusieurs cas :
Si les emballages consignés ne sont pas restitués dans les délais en usage, on envisage deux
hypothèses :
- l’emballage consigné est une immobilisation (cas des emballages récupérables
identifiables) : La non-restitution constitue une cession. Cette cession est
intégralement soumise à la TVA quelle que soit la date de cession.
- l’emballage consigné est récupérable et non identifiable : Il s’agit alors d’une
vente. Cette dernière est imposable sur le prix de la consignation et doit être
facturée si la TVA n’a pas été facturée lors de la livraison.
Si la TVA a été facturée lors de la livraison, il n’y a alors aucune opération à effectuer.
La TVA est dans un premier temps payée par le client au professionnel (commerçant,
entreprise, artisan...). Elle est ainsi comprise dans le prix de vente du produit ou du service. Le
professionnel reverse ensuite le montant de la TVA à l'Etat.
Lors de la fourniture d'un bien ou d'une prestation de service, on distingue ainsi le prix HT
(hors taxe) et le prix TTC (toute taxe comprise), qui inclut la TVA.
Chapitre 2 :
Déduction et remboursement de la TVA
La déduction de la TVA demeure une question centrale pour toute entreprise. Ce mécanisme
vise à permettre à l’entreprise de déduire la TVA supportée au titre de ses dépenses.
Dans ce deuxième chapitre nous allons parler dans la première section des règles générale de
la déduction, et nous allons consacrer la deuxième section à la Déclaration et Remboursement
de la TVA.
La taxe sur la valeur ajoutée est, par définition, une taxe qui frappe la seule valeur ajoutée au
bien par un agent économique.
La taxe sur la valeur ajoutée qui a grevé les éléments du prix d'une opération imposable est
déductible de la taxe sur la valeur ajoutée applicable à cette opération 41.
41
Article 101 du CGI
Les assujettis opèrent globalement l'imputation de la taxe sur la valeur ajoutée et doivent
procéder à une régularisation dans les cas de disparition de marchandise ou lorsque l'opération
n'est pas effectivement soumise à la taxe.
Au cas où le volume de la taxe due au titre d'une période ne permet pas l'imputation totale de
la taxe déductible, le reliquat de taxe est reporté sur le mois ou le trimestre qui suit.
Le droit à déduction est généralisé à l’ensemble des dépenses engagées par les personnes
citées au paragraphe précédent, dès lors que ces dépenses soient faites pour les besoins de
l’entreprise.
42
Article 4 de la loi de finances n° 110-13 pour l’année budgétaire 2014
43
Article 6 de la loi de finances n° 73-16 pour l’année budgétaire 2017.
- immobilisations
- valeurs d’exploitation
- frais généraux d’exploitation
1) Conditions de forme
Le droit à déduction de la TVA prend naissance dans le mois du paiement total ou partiel des
achats locaux ou des importations des biens d’équipement, marchandises ou services.
Pour les opérations d’importation, le droit à déduction prend naissance dans le mois de
l’établissement des quittances de la douane.
- payée
- mentionnée sur un document justificatif qui peut être soit une facture (cas des achats
à l’intérieur ou des livraisons à soi-même) ou un document douanier.
2) Modalités de déduction
Lorsque la masse de la taxe déductible est supérieure à la taxe collectée au titre des
opérations imposables, la différence constitue un crédit d’impôt qui ne peut faire l’objet de
remboursement (sauf pour les opérations réalisées sous le régime des exonérations ou du
régime suspensif prévues aux articles 92 et 94 du CGI), mais simplement reporté sur les
périodes suivantes pour être imputé sur la TVA sur opération à venir, jusqu’à épuisement
total.
3) Cas particuliers
On distingue les exclusions d’ordre général et les exclusions expresses du droit à déduction
1) Exclusions générales
En vertu de la règle de déductibilité qui veut que seule soit déductible la taxe grevant les biens
et services jugés nécessaires à l’exploitation et concourant à la réalisation d’opérations
taxables ou assimilées, sont exclues du droit à déduction les dépenses suivantes :
- dépenses engagées pour les besoins propres des tiers, des dirigeants et du personnel
de l’entreprise
- dépenses engagées pour la réalisation d’opérations exclues du champ d’application de
la taxe
- dépenses engagées pour la réalisation d’opérations exonérées, sans bénéfice de droit à
déduction
- dépenses engagées pour la réalisation d’opérations n’ayant pas été soumises à la taxe
(cas de disparition des produits imposables, non justifiée par une décision volontaire
de destruction).
2) Exclusions expresses
- les biens, produits matières et services non utilisés pour les besoins de l’exploitation
- les produits pétroliers non utilisés comme combustibles, matières premières ou agents
de fabrication à l’exclusion du gasoil utilisé pour les besoins d’exploitation des
véhicules de transport collectif routier ou ferroviaire des personnes et des
marchandises ainsi que le gasoil utilisé pour les besoins du transport routier des
marchandises par les assujettis pour leur compte et par leurs propres moyens
- le gasoil et le kérosène utilisés pour les besoins du transport aérien
- les véhicules de transport de personnes à l’exclusion des véhicules de transport du
personnel et les véhicules du transport public
- les achats et prestations revêtant un caractère de libéralité
- les frais de mission de réception et représentation
- les prestations de services rendues par tout agent démarcheur ou courtier d’assurances
à raison de contrats apportés par lui à une entreprise d’assurances
- les opérations de vente et de livraison portant sur les vins, les boissons alcoolisées,
l'or, le platine et l’argent.
Exclusions tenant au non justification du règlement :
A ce titre, n’est déductible la taxe ayant grevé les achats, travaux ou services dont le
montant dépasse 10.000 DH par jour et par fournisseur dans la limite de 100.000 DH
par mois et par fournisseur et dont le règlement n’est pas justifié par chèque barré non
endossable, effet de commerce, moyen magnétique, virement bancaire, procédé
électronique ou par compensation avec une créance à l’égard d’une même personne.
La compensation doit être effectuée sur la base de documents dûment datés et signés
par les parties concernées et portant acceptation du principe de la compensation
3) Les entreprises partiellement assujetties à la TVA
Il s’agit des entreprises qui sont imposables pour une partie seulement de leur chiffre
d’affaires, soit en raison de la nature des produits vendus (produits imposables et produits non
imposables) soit encore en raison du statut de l’entreprise (revendeurs ayant la possibilité
d’opter pour leur assujettissement à raison d’une partie de leurs opérations).
Selon le principe de l’affectation, la TVA n’est déductible que si le bien ou le service est
affecté à des opérations soumises à la TVA ou exonérées avec droit à déduction. Dans le cas
contraire, la TVA ayant grevé ces biens ou services n’est pas déductible. Il en découle que, le
redevable réalisant des opérations imposables et des opérations exonérées ou hors champ
peut, chaque fois qu'il leur est possible, appliquer la règle de l'affectation directe permettant :
La règle dite du prorata a pour objet de permettre aux assujettis partiels de bénéficier de
la déduction proportionnellement au montant de leurs opérations passibles de la TVA.
Elle permet de limiter la TVA déductible à un montant calculé dans le rapport des
opérations imposables et assimilées (ouvrant droit à déduction), à l’ensemble des
opérations (imposables, non imposables et hors champ).
Section 2 : Déclaration et Remboursement de la TVA
L’entreprise paie la TVA lorsque la taxe qu’elle a collectée est supérieure à la taxe qu’elle est
en droit de déduire. Dans le cas contraire, on assiste à un crédit de taxe dit butoir. Après avoir
déterminé la TVA collectée et la TVA déductible de la période, les entreprises doivent
calculer la TVA à payer. Cette opération est effectuée à l’occasion de l’établissement de la
déclaration périodique de la TVA. Le règlement est ensuite effectué au receveur de
l’administration fiscale. Deux régimes d’imposition sont prévus pour la TVA : le régime de la
déclaration mensuelle et le régime de la déclaration trimestrielle.
Déclaration mensuelle
Sous ce régime, la TVA est exigible au titre des opérations taxables réalisées au cours d’un
mois.
- les entreprises qui ont réalisé, au cours de l’année précédente, un chiffre d’affaires
taxable (hors TVA) supérieur ou égal à 1.000.000 DH
- les entreprises n’ayant pas d’établissement au Maroc et y effectuant des opérations
imposables. Il faut préciser que les affaires exonérées ou situées hors champ
d’application de la taxe ne sont pas à prendre en considération pour l’appréciation du
seuil de 1.000.000 DH.
Les contribuables imposés sous le régime de la déclaration mensuelle doivent déposer avant le
vingt (20) de chaque mois auprès du receveur de l’administration fiscale, une déclaration du
chiffre d'affaires réalisé au cours du mois précédent et verser, en même temps, la taxe
correspondante44.
44
Article 110 du CGI
Toutefois, pour les contribuables qui effectuent leur déclaration par procédé électronique
prévue à l’article 155 du CGI, celle-ci doit être souscrite avant l’expiration de chaque mois 45.
Déclaration trimestrielle
Sous ce régime, la TVA est exigible au titre des opérations taxables réalisées au cours d’un
trimestre.
- les entreprises dont le chiffre d’affaires taxable, réalisé l’année précédente, est
inférieur à 1.000.000 DH
- les entreprises nouvellement assujetties
- les entreprises dont l’activité est saisonnière, périodique ou occasionnelle.
Les entreprises qui déclarent sous le régime de la déclaration trimestrielle sont autorisées à
être imposés sous le régime de la déclaration mensuelle si elles en font la demande avant le 31
janvier.
Toutefois, pour les contribuables qui effectuent leur déclaration par procédé électronique
prévue à l’article 155 du CGI, celle-ci doit être souscrite avant l’expiration du premier mois
de chaque trimestre47.
2) Contenu de la déclaration
La déclaration doit être faite sur un imprimé-modèle établi par l'administration, qui comporte
notamment48 :
l'identité du contribuable
le montant total des affaires réalisées
le montant des affaires non taxables
45
Article 7 de la loi de finances n° 48-09 pour l’année budgétaire 2010
46
Article 111 du CGI (Année 2018)
47
Article 7 de la loi de finances n° 48-09 pour l’année budgétaire 2010.
48
Article 112 du CGI
le montant des affaires exonérées
le montant du chiffre d'affaires taxable par nature d'activité et par taux
le montant de la taxe exigible
le montant du crédit de taxe de la période précédente, le cas échéant
le montant de la taxe dont la déduction est opérée, faisant ressortir la valeur hors-taxe,
et en distinguant entre :
o Pour les achats non immobilisés :
- les prestations de services
- les importations, les achats et les travaux à façon
o pour les immobilisations :
Les importations, les achats, les livraisons à soi-même, les travaux
d'installation et de pose, ainsi que les prestations de services ou autres dépenses
passées en immobilisation.
le montant de la taxe à verser ou, le cas échéant, le crédit reportable
La déclaration doit être accompagnée d’un relevé détaillé de déductions comportant les
indications ci-après :
- la référence de la facture
- le nom et prénom, ou raison sociale du fournisseur
- l’identifiant fiscal
- l’identifiant commun de l’entreprise
- la désignation des biens, travaux ou services
- le montant hors taxe
- le montant de la taxe figurant sur la facture ou mémoire
- le mode et les références de paiement.
La déclaration doit être faite sur un imprimé modèle établi par l'administration. Elle doit être
accompagnée d’un relevé détaillé de déductions comportant la référence des factures, la
49
Voir Annexe (Déclaration Trimestrielle)
désignation exacte des biens, services ou travaux, leur valeur, le montant de la taxe figurant
sur la facture ou mémoire et le mode et références de paiement.
l'identité de la société
le montant total des affaires réalisées
le montant des affaires non taxables
le montant des affaires exonérées
le montant du chiffre d'affaires taxable par nature d'activité et par taux
le montant de la taxe exigible
le montant du crédit de taxe de la période précédente, le cas échéant
le montant de la taxe dont la déduction est opérée, faisant ressortir la valeur hors-taxe,
et en distinguant entre :
pour les achats non immobilisés :
- les prestations de services
- les importations, les achats et les travaux à façon
pour les immobilisations :
-Les importations, les achats, les livraisons à soi-même, les travaux d'installation et de pose,
ainsi que les prestations de services ou autres dépenses passées en immobilisation
Cette déclaration doit être accompagnée d’un relevé détaillé de déductions comportant les
indications ci-après :
- la référence de la facture
- le nom et prénom, ou raison sociale du fournisseur
- l’identifiant fiscal
- l’identifiant commun de l’entreprise
- la désignation des biens, travaux ou services
- le montant hors taxe
- le montant de la taxe figurant sur la facture ou mémoire
- le mode et les références de paiement.
L’entreprise paie la TVA lorsque la taxe qu’elle a collectée est supérieure à la taxe qu’elle est
en droit de déduire. Dans le cas contraire, on assiste à un crédit de taxe dit butoir. Après avoir
déterminé la TVA collectée et la TVA déductible de la période, les entreprises doivent
calculer la TVA à payer. Cette opération est effectuée à l’occasion de l’établissement de la
déclaration périodique de la TVA. Le règlement est ensuite effectué au receveur de
l’administration fiscale
C’est un nouveau système au Maroc qui permet de déclarer et payer sur internet la TVA, et
c’est à partir de Janvier 2017 que les télépaiements et télé déclarations des Impôts ont devenus
obligatoires pour l’ensemble des contribuables Personnes Morales et Personnes Physiques
Professionnels et qui tiennent de comptabilité, quel que soit leur chiffre d’affaires.
C’est un service qui est gratuit afin de faciliter les démarches de déclaration et de paiement et
réduire les erreurs.
Les contribuables peuvent souscrire auprès de l’administration fiscale par procédés
électroniques les déclarations et effectuer les paiements de TVA. Toutefois, ces déclarations
doivent être souscrites par procédés électroniques auprès de l’administration fiscale par les
entreprises dont le chiffre d’affaires est égal ou supérieur à 50 millions de dirhams, hors taxe
sur la valeur ajoutée.
Il en est de même des contribuables exerçant des professions libérales dont la liste est fixée
par voie réglementaire.
Ces procédés produisent les mêmes effets juridiques que les déclarations et les versements
auprès du receveur de l’administration fiscale.
Les services Simpl ou Services des impôts en ligne ont été développés par la Direction
Générale des Impôts pour permettre aux usagers de s’acquitter de leurs obligations fiscales
par voie électronique. Aujourd’hui sont mis en ligne le Simpl-IS, le Simpl-IR et le Simpl
TVA.
Pour accéder à l’un des télés services, les utilisateurs utilisent les mêmes identifiants et les
mêmes mots de passe.
o Possibilité de servir un formulaire Web (mode EFI) : Identique à celui sur support
papier. L’abonné pourra bénéficier d’une aide en ligne pour chaque rubrique et du
calcul automatique. Il recevra instantanément, par ailleurs, un reçu de prise en compte
du paiement de tva numéroté et horodaté.
o L’échange de données informatisé (mode EDI) : Ce mode est extrêmement utile aux
professionnels tels les cabinets d’expertise comptable qui établissent et transmettent
un grand nombre de déclarations pour le compte de leurs clients et aux entreprises
dont les relevés des déductions sont conséquentes.
TELEPAIEMENT de la TVA
Le télépaiement au niveau des « Simpl », s’effectue à travers le prélèvement bancaire. La
procédure comporte :
o Un contrat de prélèvement signé au préalable par l’abonné et sa banque.
o Un accord explicite pour ordonner le prélèvement au moment même de l’opération de
dépôt.
Pour plus de souplesse, l’abonné a le droit de choisir les comptes bancaires qui seront débités.
Par ailleurs, la société doit suivre une procédure et mettre en place des contrôles qui
garantissent l’exactitude et l’exhaustivité de ses demandes de remboursement. Elle doit
également instaurer un suivi rigoureux pour pouvoir éviter des rejets et optimiser ainsi sa
situation fiscale.
Le paiement fractionné est obtenu grâce à l’introduction du système des déductions qui
permet à tout assujetti de défalquer de la taxe collectée sur ses ventes les taxes ayant grevé les
achats de biens et services, de telle sorte à effacer toute rémanence de l’impôt dans le prix de
revient du produit vendu.
Le second principe, à savoir la compensation aux frontières, consiste à ne faire subir au
produit exporté que la fiscalité du pays de destination, afin d’éviter une double taxation. Ce
principe est obtenu grâce à la combinaison d’une exonération à la vente, et, à la restitution des
taxes ayant grevé les éléments du prix du produit exporté. La dite restitution appelée
couramment «remboursement» se justifie par le fait que le produit exporté est exonéré avec
droit à déduction. L’assujetti qui le commercialise ne peut pratiquer son droit à déduction
dans la mesure où il ne collecte aucune taxe à la vente. A côté de ce remboursement à
l’exportation qui découle des principes fondamentaux de la taxe sur la valeur ajoutée, le
législateur a, pour des considérations économiques, sociales ou culturelles, fait bénéficier
certains biens, produits, services et travaux d’une détaxation complète de manière à effacer
toute rémanence de la taxe dans les prix. Cette détaxation est obtenue par la combinaison
d’une exonération à la vente et d’un remboursement de la taxe payée en amont qui permettra
la récupération de la taxe ayant grevé les éléments du coût de revient des produits, travaux ou
services livrés en exonération de la taxe sur la valeur ajoutée.
La liste des cas pour lesquels cette possibilité est admise est limitée aux :
Conformément aux dispositions de l’article 103 du C.G.I, le crédit de taxe ne peut aboutir à
un remboursement, même partiel, de la taxe ayant grevé une opération déterminée sauf pour
les cas suivants :
Il s’agit des opérations portant sur des marchandises, les matières premières, les emballages
irrécupérables et les services autorisés à être reçues en suspension de la taxe sur la valeur
ajoutée à l'intérieur et qui sont nécessaires aux opérations d’exportation de produits ou de
services.
Dans le cas de cessation d’activité taxable, En plus des opérations réalisées sous le
bénéfice des exonérations et des opérations réalisées sous le régime suspensif, le droit
de remboursement est aussi accordé en cas de cessation d'activité taxable. En pareil
cas, le crédit de taxe non imputé à la date de la cessation ouvre droit au
remboursement.
Les entreprises assujetties qui ont acquitté la taxe à l’occasion de l’importation ou de
l’acquisition locale des biens visés aux articles 123-22°3 et 92-I-6°4 du C.G.I,
bénéficient du droit au remboursement selon les modalités prévues par voie
réglementaire.
Les entreprises de crédit-bail (leasing), A partir du 1er janvier 2012, les entreprises de
crédit-bail bénéficient du remboursement du crédit de TVA non imputable, né à partir
de ladite date. Bénéficient du droit au remboursement relatif au crédit de taxe
déductible non imputable selon les modalités prévues par voie réglementaire.
Les entreprises de dessalement d’eau de mer bénéficient du droit au remboursement
relatif au crédit de taxe déductible non imputable, selon les modalités prévues par voie
réglementaire50.
Désormais, depuis l’entrée en vigueur de la loi de finances n° 110-13 pour l’année budgétaire
2014, l’exercice du droit au remboursement est lié uniquement au paiement effectif et justifié de
la taxe :
A l’importation, la justification du règlement de la taxe est établie par la production des
quittances de dédouanement, le règlement pouvant intervenir pour le cas d’espèce au comptant,
par chèques ou par obligations cautionnées.
A l’intérieur, il est justifié par la mention des références et des modalités de paiement
(espèces, chèques et effets de commerce, etc.) sur les factures ou mémoires. Ceux-ci sont
considérés comme payés à la date du versement en espèces, ou à la date de l’encaissement effectif
du chèque ou de l’effet.
Toutefois, pour les contribuables qui sont imposés sous le régime du débit, cette date est celle de
l’acceptation de l’effet, sans condition du paiement effectif de l’effet à la date d’échéance.
Comme en matière de déduction, le remboursement sur facture, payée partiellement, est autorisé à
concurrence de la taxe payée. Il en est de même de la taxe payée chaque trimestre pour les
matériels introduits au Maroc sous le régime de l’importation temporaire. Avant l’entrée en
vigueur de la loi de finances n° 110-13 précitée, le droit à déduction prenait naissance à
l’expiration du mois qui suit celui de l’établissement des quittances de douane ou du paiement
partiel ou intégral des factures ou mémoires établis au nom du bénéficiaire, conformément à la
50
Article 8 de la loi de finances n° 68-17 pour l’année budgétaire 2018
règle communément appelée «règle de décalage d’un mois», prévue auparavant à l’article 101- 3°
du C.G.I. A compter du 1er janvier 2014, le droit à déduction prend naissance dans le mois du
paiement total ou partiel des achats locaux ou des importations des biens d’équipement,
marchandises ou services. Ainsi à titre d’exemple :
- Pour un contribuable soumis au régime de la déclaration mensuelle, les taxes correspondant
aux achats payés au cours du mois de janvier sont déductibles sur les taxes collectées au cours du
même mois (déclaration à déposer avant le 20 février, et avant l’expiration du même mois dans le
cas de déclaration par procédé électronique).
- Pour un contribuable soumis au régime de la déclaration trimestrielle, les taxes correspondant
aux achats payés au cours des mois de janvier, de février, et de mars sont déductibles des taxes
collectées au cours des mois de janvier, de février, et de mars (déclaration du 1er trimestre
déposée avant le 20 avril, et s’il y a déclaration par procédé électronique, celle-ci doit être
souscrite avant l’expiration du même mois). Toutefois, dans le cas d’une cession ou d’une
cessation d’activité, les entreprises sont autorisées à pratiquer la déduction dans le délai prévu à
l’article 114 du C.G.I, c’est-à-dire dans les 30 jours qui suivent le mois qui suit la date de cession
ou de cessation.
Une entreprise a un crédit de TVA lorsque le montant de la TVA qu'elle doit déduire est
supérieur au montant de la TVA perçue sur ses ventes et ses prestations de services. Dans ce
cas, l'entreprise peut faire une demande aux impôts afin d'obtenir un remboursement. Celui-ci
peut être demandé quel que soit le régime d'imposition auquel l'entreprise se trouve soumise.
Même une entreprise qui débute son activité peut faire une demande, dont le contenu
concernera alors la TVA déductible pour les frais déjà engagés afin de lancer l'activité.
En pratique, la demande de remboursement est le plus souvent justifiée par des besoins de
trésorerie, le versement des sommes remboursables permettant ainsi au chef d'entreprise de
disposer de fonds supplémentaire dans le cadre du fonctionnement de l'entreprise. Toutefois,
l'entreprise peut toujours choisir ne de pas demander un remboursement et d'imputer le crédit
de TVA dont elle dispose sur un versement de TVA ultérieur.
Partie 2 :
Procédure de remboursement de la TVA
Cas de la Société « Maroc Modis »
J’ai effectué mon projet de fin d’étude au sein de l’entreprise Maroc Modis, c’est une
entreprise multinationale, de confection spécialisée dans la production des sous- vêtements.
Dans cette deuxième partie nous allons consacrer le premier chapitre à la présentation
de la société, et dans le deuxième chapitre nous allons évaluer la procédure de
remboursement de TVA par la société Maroc Modis.
Chapitre 1 :
Présentation de la société « Maroc Modis »
L’exemple qui illustre bien la situation au Maroc est celui des entreprises du secteur du
textile-habillement qui a toujours occupé une place stratégique au sein de l’activité
industrielle nationale.
Dans ce chapitre nous allons présenter dans la première section l’entreprise et son
secteur d’activité, et dans la deuxième section les différents départements et produits de
Maroc Modis.
Filiale de Triumph International, Maroc Modis est une société de confection, spécialisée
dans les sous-vêtements, féminins et masculins.
C’est une société anonyme à capital social de 110.500.000 de dirham, qui réalise un chiffre
d’affaire de 491.000.000 de dirham (2007), avec une capacité de production de 70.000 pièces
par jour, réalisées par un personnel qui atteint plus de 2400 personnes.
Maroc Modis opère dans le secteur textile-habillement. Ce secteur constitue une composante
importante pour le tissu industriel marocain.
I. Le secteur d’activité (Textile habillement)
1) Le secteur des industries textile-habillement : Une
composante clé dans le tissu industriel au Maroc51
51
Voir [Link] « Impact de la dévaluation sur les capacités d’exportation : Cas pilote du secteur textile
habillement et cuir » étude réalisée pour le compte du Ministère du Commerce et de l’Industrie avec le soutien
de l’ONUDI ; 2010.
52
Chiffre d’affaire par le ministère de l’industrie, du commerce et de mise à niveau de l’économie ; 2010.
-L’existence d’entreprises à participation étrangère, participant à hauteur de 33% dans la
production ;La production des industries textile-habillement est fortement orientée sur le
marché extérieur. Cette tendance s’est constamment renforcée depuis le milieu des années 80.
Le taux d’exportation du secteur textile-habillement qui n’était que de 36% en 1985 s’est
établit à 54% en 1990 puis à 65% au titre de l’exercice 2000. Le taux d’exportation dépasse
80% si on se limite à l’industrie Habillement. Le taux d’exportation se situe à moins de 26%
pour l’ensemble des industries de transformation au Maroc.
Ceci place le Maroc au 6ème rang des fournisseurs de l’Union Européenne avec une part de
4.2% avec 38% environ de ses exports, le marché français est le premier débouché du secteur
et occupe le 1er rang dans la hiérarchie de ses fournisseurs.
Le marché anglais vient en seconde position des pays clients du Maroc suivi de l’Espagne et
de l’Allemagne. Le Maroc importe annuellement près de 20,2 milliards de dirhams dont près
de 60% est constitué de tissus (coton et FSTA) ,15% de produits finis d’habillement et le
reliquat étant formé de matières premières et de demi-produits. Les exportations marocaines
réalisées à partir de tissus étrangers représentent aujourd’hui 90% de nos exportations
d’Habillement. Ceci fait apparaitre d’importantes niches pour les investisseurs nationaux et
étrangers.
Le secteur fait appel aussi à l’étranger pour son équipement, savoir-faire et assistance
technique. Sa proximité avec l’Europe en fait un débouché idéal pour les produits de la
communauté européenne.
L’industrie marocaine du textile et de l’habillement recouvre des activités très diversifiés, que
ce soit par branches ou par types d’entreprises. Elle est composée d’une branche textile
primaire, exportatrice en partie mais travaillant surtout pour les besoins du marché local, et
d’une branche habillement performante et tournée presque exclusivement vers l’extérieur.
Le marché est mondial dont l’expansion et la régression sont conditionnées indirectement par
le volume de production demandé à l’entreprise Maroc-Modis.
En effet, le volume des commandes à produire par Maroc-Modis est calculé au niveau du
groupe, en se basant sur les prévisions de vente. Les articles sont ensuite exportés en Europe
pour être vendus au niveau mondial.
Effectifs 2405
Superficie 14000 m2
Productio Techniqu Logistique Qualit RH Finance Business
n e é and process
Contrôle
Atelier Méthod Achat 1 Data
couture
e qté De gestion
Transpor Planning
t
Saisie Shipmen
t export
La société assure un aménagement spacieux conçu pour le bien être de chacun des 2400
employés aujourd’hui et prévoit d’autres créations d’emploi pour les années à venir.
Désormais solidement implantée à Fès et Séfrou (absorption de Séfrou Modis par Maroc
Modis suite à la fusion en date 15/12/2005), Maroc Modis revendique aujourd’hui son rôle
d’ambassadeur du savoir-faire marocain.
Un savoir-faire inégalé dont bénéficient déjà des marques de hautes gammes telles que
TRIUMPH et HOM, et qui s’exportent avec bonheur dans le monde entier.
Maroc Modis s’attache en effet à mener de multiples actions sociales afin de motiver une
équipe dont le dynamisme, le professionnalisme et les compétences sont les clés d’une
réussite exemplaire.
Maroc Modis est le 1er employeur à Fès et dans la région de Meknès et de Taza. Il fait partie
des 5 plus grands exportateurs dans le domaine du textile et de l’habillement.
Chaque année les 500 meilleures entreprises sont primées pour leur excellence en matière de
performance. Maroc Modis est parmi ces entreprises primées tous les ans et se situe dans les
100 premières entreprises performantes.
La société Maroc Modis est spécialisée dans la fabrication et l’exportation (pour le compte de
la société mère <Triumph international>) de la lingerie et des sous-vêtements en général.
La lingerie Triumph, c’est une lingerie raffinée, qui offre aussi bien un maintien irréprochable
qu’une ligne très féminine. On trouve aussi bien des dessous invisibles que la dentelle, en
passant par le soutien-gorge d’allaitement.
SLOGGI est une marque de lingerie crée en 1979 et qui appartient désormais au groupe
Triumph International, à l’ origine la marque Sloggi commercialisait uniquement des slips
pour femmes.
Depuis 1986, elle propose également des slips pour hommes. Sa gamme comprend aussi
désormais quelques soutiens -gorge. La marque réalise toutefois l’essentiel de son chiffre
d’affaires grâce à ses gammes de slips.
I. Départements et services de MM
1) Les Départements de MM
Département production :
La coupe
Avant de passer par les lignes de couture, les commandes doivent passer par le service pré
production qui est tenu d’exécuter les plans journaliers de production et qui regroupe
plusieurs sections :
Au niveau du service Coupe, il y a la section matelassage, Il s’agit ici d’étaler les rouleaux de
tissus sur les tables pour coupe. Ensuite vient la coupe par presse ou la coupe par scie, ou la
coupe par cutter (il s’agit d’un robot coupe qui opère automatiquement).
Quelques catégories d’articles passent par la section moulage où les bonnets sont produits,
cette section utilise 25 machines de moulage, 3 presses et une machine de filmage. D’autres
catégories passent par la section dentelle qui emploie 56 opératrices et utilisent 8 scies pour
dentelle et 36 tables.
CFA :
Centre de Formation par Apprentissage, qui est géré par la délégation de formation
professionnel et l’ESITH, est une unité implantée au sein de l’entreprise pour réaliser la
formation professionnelle afin d’améliorer l’employabilité des jeunes et travailleurs,
améliorer la compétitivité de l’entreprise.
Département technique :
Ce departement regroupe:
Le service méthodes
Ce service s’occupe de la mise à jour des données de base techniques relatives aux nouveautés
/ nouveaux coloris :
Sécurité :
Ce service veille à assurer la sécurité du bâtiment et du personnel à travers la mise en place
des mesures et d’équipements, par exemple le sprinklage comme prévention des incendies. Le
responsable fait aussi le suivi des accidents de travail et met en place les plans d’actions
nécessaires (actions correctives et préventives).
Transport :
Saisie :
Une équipe de saisie est mise en place pour assurer la mise à jour du système de stock (saisie
sur AS400) et fiabiliser la situation des stocks et des besoins de matières
Département logistique
Achat 1 :
Achat 2 :
Ce service d’achat est spécialisé à tous les achats autres que les matières premières, par
exemple accessoire et fournitures.
Stock :
La société possède deux magasins pour les matières premières : un pour les tissus et l’autre
pour les accessoires. La préparation des commandes pour la pré-production se fait sur la base
d’un plan journalier communiqué par le service planning.
Planning :
Le suivi des commandes sur les phases de production se fait à travers un tableau KANBAN
BOARD qui permet la visualisation en temps réel de l’état d’avancement des commandes en
cours de production et les retards de lancements, les commandes pour lesquelles les matières
ne sont pas encore disponibles.
Shipement export :
Après sortie de la couture, les commandes sont transférées à la zone « réception PF » pour
être conditionnées – Emballage individuel pour certaines catégories
Les opératrices travaillent avec un système de coupons minutes (comme pour la couture) qui
permet de gérer les sorties et calculer les rendements.
Après le conditionnement, les commandes sont emballées et mises sur palettes pour être
exportées en groupe.
Département Qualité :
Département RH :
Département Finance :
Contrôle de gestion :
La plupart des indicateurs de la société sont présentés sur le PCS (PCS : Production Centre
Scorecard) qui est un tableau de bord établi mensuellement contenant un certain nombre des
indicateurs (KPI) liés aux objectifs stratégiques de l’entreprise Maroc-Modis et à travers
lesquels le contrôle de gestion vise à maîtriser la conduite de l’organisation (processus de
production).
C’est un tableau dont la forme et le contenu ont été élaborés par le groupe pour permettre
une standardisation d’indicateurs au niveau des différents centres de production de
Triumph. Il focalise généralement sur les données de la production tout en suivant un
enchaînement logique (SQDCCM Safety, Quality, Délivre, Cost, Effectiveness, People) qui
est : Sécurité Qualité Livraison Coût Capital humain.
Les résultats du PCS sont revus mensuellement par le management avec le groupe et transmis
lors d’une réunion mensuelle aux employés pour permettre une transparence des résultats et
une analyse de la situation de l’entreprise.
Comptabilité :
Import/Export :
Ce service se charge de tout ce qui a en relation avec la douane ; par exemple la déclaration
des admissions temporaire.
IT :
L’équipe informatique assure la conversion des fichiers AS400 nécessaires pour tous les
départements, la mise à jour et maintenance des applications Access et autres.
Ils sont impliqués sur les projets de mise à niveau du système d’informations à travers
l’introduction des applications IT comme logiciel de la qualité, de production ou de gestion
commerciale.
2) Organisation De l’entreprise MM
La cartographie ci-dessous trace le cheminement des articles produits depuis la réception des
matières premières en passant par les différentes phases de production jusqu’à l’exportation
des produits finis.
Conformité RM Stock
Y
MP
Moulage
des articles
Preparation
N dentelle
Coupe
1 Processus interne articles
1
To Supplier Claim Process
couture
Emballage des
commandes
Exportation de PF
À cet égard, j’ai eu l’opportunité de voir de plus près le travail des couturières, le processus de
recrutement et d’intégration de ces personnes dans les lignes de couture.
L’agent comptable :
Le trésorier :
Il s’occupe de contrôler les entrées et sorties de fonds, il a pour tâches d’optimiser la gestion
de trésorerie dans un sens de sécurité et de rentabilité, de s’assurer de la bonne application des
conditions bancaires : jours de valeur, frais appliqués sur les flux de trésorerie.
Le chef comptable :
Le chef comptable a pour missions de diriger toute l’équipe comptable et de superviser les
tâches propres à la gestion financière. D’un point de vue hiérarchique, Il a également pour
rôle de rassembler les chiffres de l’entreprise, de les synthétiser et de les analyser. Il
conseille ensuite le DAF général sur les décisions à prendre.
Il a pour tâches de :
Le responsable immobilisations :
Le Responsable immobilisations quant à lui, a pour mission de saisir tous les évènements
comptables qui affectent le patrimoine de la société et d’assurer leur traçabilité notamment :
Tous ces membres effectuent un travail colossal, en dépit de la lourdeur de leurs taches.
Cela dit, avoir recours au recrutement serait une idée qui devrait être envisagée voire adoptée
pour optimiser le travail et veiller à ce qu’il n’y ai pas de retard dans la réalisation des
opérations comptables au sein dudit département.
Chapitre 2 :
Procédure de remboursement de la TVA et traitement des rejets de la
société « Maroc Modis »
Dans ce chapitre, nous allons présenter dans la première section la procédure de déclaration et
les étapes suivis par Maroc Modis pour demander le remboursement de la TVA, dans la
deuxième section nous allons traiter les rejets de la TVA de la société et nous allons terminer
par une étude de cas qui traite les rejets de la TVA du troisième et quatrième trimestre de
l’année 2014.
I. Déclaration de la TVA
Maroc Modis exerce une activité à caractère industriel et commercial. Cette activité entre
dans le champ d’application de la TVA54. La partie du chiffre d’affaires écoulée sur le marché
local est soumise à la TVA, tandis que le chiffre d’affaires réalisé à l’export bénéficie de
l’exonération. Les exportations sont exonérées de la TVA pour éviter une double imposition
susceptible de rendre les produits nationaux en lices moins compétitifs sur les marchés
internationaux où ils seront surtaxés à la TVA du pays d’accueil.
Il est à signaler que l’activité de l’entreprise ouvre droit à déduction de la TVA payée en
amont à 100 %(les exportations malgré leur exonération ouvrent droit à déduction)
L’entreprise (Maroc Modis) comme personne assujettie à la taxe sur la valeur ajoutée doit
tenir une comptabilité régulière permettant de déterminer son chiffre d'affaires et de dégager
le montant de la taxe dont elle opère la déduction ou revendique le remboursement. Et
puisqu’elle effectue des opérations soumises à la taxe sur la valeur ajoutée elle est tenue a
délivré à ses acheteurs ou clients passibles de ladite taxe des factures.
Son chiffre d’affaires dépasse un million (1.000.000) de dirhams, donc elle est imposée au
régime de la déclaration mensuelle55.
54
Voir chapitre 1, partie 1, de ce document
55
Article 108 du CGI (Année 2018)
En effet la société fait une déclaration chaque mois de l'ensemble des opérations réalisées du
chiffre d’affaires et des charges.
Les entreprises exportatrices de produits ou services peuvent, sur leur demande et dans la
limite du montant du chiffre d'affaires réalisé au cours de l'année écoulée au titre de leurs
opérations d'exportation, être autorisées à recevoir en suspension de la taxe sur la valeur
ajoutée à l'intérieur, les marchandises, les matières premières, les emballages irrécupérables
et les services nécessaires auxdites opérations et susceptibles d'ouvrir droit à déduction et au
remboursement prévus aux articles 101 à 104 du CGI56.
En effet Maroc Modis est soumise au régime suspensif, et c’est sur sa demande, et au titre
de ses opérations d’exportation, l’entreprise reçoit en suspension de la TVA, les biens et
services nécessaires à son activité dans la limite du chiffre d’affaires réalisé au cours de
l’année écoulée à l’export.
Pour bénéficier du régime suspensif, l’entreprise présente au service local des impôts dont il
dépend, une demande formulée sur un imprimé57 fourni par le service concerné, avec laquelle
elle présente des pièces à joindre à la demande d’achat en suspension :
56
Article 94 du CGI (Année 2018)
57
Voir Annexe (Demande d’achat en suspension de la TVA)
du règlement en devise dûment visées par l’organisme compètent
(Office des changes ou établissement bancaire)
La déclaration du CA et des charges, se réalise par trois personnes dans la société, le chef
comptable qui prépare la déclaration, la validation se fait par le responsable du secteur
financier (directeur financier), et le paiement de la taxe par le trésorier.
La déclaration se réalise d’une manière électronique, par la société (Toutefois, pour les
contribuables qui effectuent leur déclaration par procédé électronique prévue à l’article 155
du CGI, celle-ci doit être souscrite avant l’expiration de chaque mois 58), c’est ce qu’on
appelle la TELEDECLARATION (qu’on a déjà parlé dans la partie théorique de ce
mémoire).
58
Article 110 du CGI 2018
Le passage du mode physique au mode électronique de télé déclaration et de télépaiement
est une étape majeure dans l’évolution des pratiques de gestion au sein de l’entreprise.
Le SIMPL_TVA est une plateforme dédiée aux télés déclarations et télépaiements qui
relèvent de la taxe sur la valeur ajoutée.
Les étapes de télé déclaration, effectué par Maroc Modis, de la TVA (Le
SIMPL_TVA)
Une fois l’étape de connexion est réussie, le système affiche un écran d’accueil du Simpl-
TVA. Il comporte :
• Un menu à gauche présente les actions dont on a le droit
• Un rappel de la date et heure, ainsi que Notre nom (Maroc Modis) s’affiche en haut de la
page
• Un titre ou libellé de l’écran en cours est affiché pour rappel.
• Au centre de l’écran se trouve l’espace de travail qui contient les informations à consulter et
les actions à effectuer relativement à la rubrique courante de l’application Les rubriques
affichées dans le menu dépendent :
Normalement nous possédons le profil « Rédacteur », donc nous avons droit de créer des
déclarations :
La création de déclaration pour une période antérieure obéit aux mêmes règles de gestion que
la création d’une déclaration pour la période encours :
• on ne doit pas avoir une déclaration en suspens pour la période sélectionnée. Cependant, il
est évident que la section « Déclaration » comporte en plus du régime, le moyen de
sélectionner la période et l’année de la déclaration à créer.
Les règles suivantes doivent être respectées :
Comme pour le cas d’une déclaration pour la période en cours, le système affiche un
avertissement si l’utilisateur possède une déclaration déposée pour la même période.
• Lorsqu’on survole un champ saisissable avec la souris, un texte de précision est affiché pour
donner plus de détails sur la valeur attendue.
Une fois que nous générons le fichier XML contenant les éléments du relevé de déduction
relatif à une déclaration TVA, on doit le compresser (sous format .zip) et puis on se connecte
à l’application SIMPL-TVA, et on choisit dans le menu l’option « Envoi EDI ». Une interface
web s’affiche nous permettant de choisir un ou plusieurs fichiers XML à partir de notre
ordinateur et de l’envoyer à l’application SIMPL-TVA.
Dans ce sens, le fichier XML subira des contrôles métier, en mode asynchrone, et le résultat y
afférent est indiqué au niveau du tableau de bord (Suivi Envoi EDI). Il est signalé à cet égard,
que ce tableau est l’outil du SIMPL-TVA qui nous permet de suivre, étape par étape, le
traitement et le sort des fichiers XML soumis.
Lorsque le rédacteur termine de vérifier tous les champs nécessaires de la télé déclaration
ainsi que le contenu du relevé des déductions, il doit l’enregistrer et la soumettre à validation
au responsable de déclaration, en cliquant sur « soumettre pour validation ».
Le responsable de déclaration (le directeur financier) se connecte au Service Simpl-TVA et
trouve la déclaration au niveau des états en suspens. Il l’édite. La déclaration est alors chargée
au niveau du système. Il vérifie les données saisies par le rédacteur. Si elles sont correctes, il
clique sur le bouton « validé », sinon il l’a « restaure à l’état brouillon » pour que le rédacteur
puisse y apporter les corrections nécessaires.
Suite au dépôt de la déclaration, le système affiche l’écran de confirmation à partir duquel
l’utilisateur peut télécharger le reçu de télépaiement au format PDF.
Pour obtenir le remboursement de la TVA la société suit certaines étapes qui concernent le
chiffre d’affaires et les déductions, d’une manière résumées, la première chose à faire c’est
ce que nous collectons l’ensemble des factures de vente réalisées durant le trimestre
concerné , plus leurs avis d’exportation et les avis de crédit bancaire ,et puis nous passons
aux déductions pour lesquelles nous collectons les factures de l’ensemble des charges
payées durant le même trimestre, et que nous trouvons déjà dans le tableau de déclaration ,
nous les classons selon les catégories des charges , et nous leur donnent un cachet qui est la
référence de paiement qui se fait selon le relevé bancaire , il comporte la banque par laquelle
nous avons payé la facture ,la date d’opération ainsi que la date de valeur , et le montant de
l’ensemble des factures payés par la même référence de paiement.
Les charges de l’entreprise se reparties selon des catégories, qui se subdivisent selon la nature
des charges effectuées et selon les taux de la TVA appliqués, on distingue :
Chaque catégorie se classe sur un tableau qui doit comporter obligatoirement les éléments
suivants :
Numéro de la facture
La date de la facture
Nom du fournisseur
Numéro d’identifiant fiscale
L’Identifiant Commun de L'Entreprise (ICE)
La nature de la marchandise
Montant hors taxe de la facture
Taux de la TVA
Montant de la TVA
Montant TTC
Mode de règlement
La date d’opération
La Banque
Exemple du tableau dans lequel se classe les catégories des charges
La demande de remboursement59 se fait par l’entreprise , et elle doit être formulée sur ou
d’après un imprimé établi par l’Administration 60, et déposée auprès du service local des
impôts dont dépend la société , accompagnée de la déclaration du chiffre d’affaires visée à
l’article 111 du C.G.I et des pièces justificatives constituant le dossier de remboursement
prévues par l’article 25 I 1° et 2° du décret n°2.06.574 du 10 hija 1427 (31 décembre 2006)
pris pour l’application de la TVA .
Cette demande doit être effectuée dans un délai n’excédant pas l’année suivant le trimestre
pour lequel le remboursement est demandé, par exemple la demande de remboursement du
premier trimestre de l’année 2017 doit être déposée au service local de l’impôt avant le
31/03/2018.
59
La demande de remboursement visée à l’article 103 du C.G.I qui concerne les opérations réalisées sous le
bénéfice des exonérations et/ou du régime suspensif prévus aux articles 92 et 94 du C.G.I
60
Voir annexe : Demande de remboursement de la TVA
o Exemplaires des factures de vente libellées au nom des clients étrangers (une facture
par client) comportant le visa de la douane
o Relevé des avis d’exportation
o Attestation du commissionnaire en cas d’exportation de produits par l’intermédiaire
d’un commissionnaire (cette attestation comporte l’engagement du commissionnaire à
verser la taxe et les pénalités exigibles, dans le cas où la marchandise ne serait pas
exportée)
Les justifications d’exportation de services
o Copies des contrats passés avec les clients étrangers
o Exemplaires des factures de ventes libellées au nom des clients
o Relevés et avis de crédit bancaire justifiant les règlements en devises dûment visés
par l’office des changes ou tout autre organisme habilité à cet effet
o Relevé récapitulatif regroupant ces pièces
Les motifs entrainant le rejet partiel ou total des taxes demandées en remboursement, sont
principalement les suivants :
1) La forclusion :
C’est le cas du dépôt hors délai de la demande (les personnes remplissant les
conditions requises pour bénéficier du remboursement doivent en faire la
demande sous peine de forclusion, dans un délai n’excédant pas l’année suivant
l’expiration du trimestre pour lequel le remboursement est demandé).
C’est le cas aussi des taxes forcloses : certaines factures sont atteintes de la
forclusion en matière de remboursement de la taxe sur la valeur ajoutée dès
lors que le droit à déduction a pris naissance à une date antérieure à l’année
suivant le trimestre pour lequel le remboursement est demandé. Les taxes y
afférentes n’ouvrent pas droit au remboursement. Le montant de ces taxes ne
doit pas, en conséquence, être défalqué du montant de la taxe collectée, au
niveau de la fiche de liquidation. Ces factures font l’objet d’un état adressé,
pour information, aux contribuables par lettre recommandée au même titre que
les états de rejets.
2) Autres motifs de rejet
Achats à l’intérieur :
Achats à l’importation :
Le troisième et le quatrième trimestre de l’année 2014 ont été marqués par un nombre
important des rejets de la TVA au niveau de la société (Maroc Modis ) , ce qui nous pousse à
traiter l’ensemble des rejets des deux périodes , analyser les motifs , et proposer les
solutions pour les évités.
Apres avoir déposé la demande de remboursement par la société, et après le traitement fait par
l’administration des impôts, l’entreprise a reçu le montant remboursé, plus l’état des taxes
rejetées.
Les remboursements de la taxe sur la valeur ajoutée prévus au 1°, 2°, 3° et 4° de l’article 103
du Code Général des Impôts sont liquidés dans un délai maximum de trois (3) mois à partir
de la date de dépôt de la demande recevable et complète.
(Sur la base de la déclaration mensuelle déjà faite par la société, elle fait une déclaration
trimestrielle des charges pour déterminer le montant à demander pour le remboursement).
(Nous allons traiter les deux trimestres à la fois ,troisième et quatrième trimestre de l’année
2014)62.
62
Tous les montants sont en Dirham marocain (DH)
La déclaration des deux trimestres se résume dans les deux tableaux suivants :
Les tableaux comportent l’ensemble des catégories des charges avec leurs taux de la TVA,
ce qui permet de résumer l’ensemble des charges de l’entreprise durant les deux trimestres
pour déterminer la TVA déductible de chaque période.
Pour savoir l’importance des montants rejetés durant le troisième et le quatrième trimestre de
l’année 2014, nous allons faire une comparaison de l’ensemble des montants rejetés durant
toute l’année, c’est-à-dire une comparaison entre les quatre trimestres de l’année 2014, nous
avons :
premier Trimestre
2014
Montant demandé 2.428.172,86
Montant remboursé 2.273.840,00
Montant rejeté 154.332,86
MT remboursé en % 93,65%
MT rejeté en % 6,35%
deuxieme Trimestre
2014
Montant demandé 1.577.969,33
Montant remboursé 1.487.769,00
Montant rejeté 90.200,33
MT remboursé en % 94,28%
MT rejeté en % 5,72%
Troisieme Trimestre
2014
Montant demandé 2.884.442,22
Montant remboursé 2.134.945,45
Montant rejeté 749.496,77
MT remboursé en % 74,02%
MT rejeté en % 25,98%
Quatrieme
Trimestre 2014
Montant demandé 1.634.499,46
Montant remboursé 1.164.811,3
Montant rejeté 469.688,16
MT remboursé en % 71,26%
MT rejeté en % 28,74%
600000
500000
469688.16
400000
300000
200000
154332.86
100000 90200.33
0
T1 T2 T3 T4
MT rejet
Augmentation des rejets de TVA durant les quatre trimestres de l’année 2014
La comparaison entre les deux premiers trimestres de l’année 2014 (premier et deuxième
trimestre), et les deux derniers trimestres (troisième et quatrième trimestre) montre bien la
grande différence des montants rejetés :
Au niveau du premier, et deuxième trimestre le pourcentage des montants rejetés ne dépasse
pas 7 % du montant demandé pour le remboursement.
En effet dans le premier trimestre nous n’avons que 154.332,86 comme montant rejeté, ce
qui ne constitue que 6,35% du montant demandé pour le remboursement (2.428.172,86).
La même chose au niveau du deuxième trimestre 90.200,33 a été rejetée ce qui constitue 5,72
% du montant demandé par la société (1.577.969,33).
Alors Qu’au niveau du troisième et quatrième trimestre les montants rejetés sont beaucoup
plus élevés :
Au troisième trimestre le montant rejeté constitue 25,98% du montant demandé par la
société, et au quatrième trimestre le montant rejeté arrive jusqu’à 28,74% du montant
demandé pour le remboursement.
Donc Au niveau des deux premiers trimestres les rejets de TVA n’ont couté à l’entreprise
qu’un montant qui est égale à 244.533,19 DH, alors qu’au niveau des deux derniers
trimestres ce montant est beaucoup plus élevé, il s’est arrivé jusqu’à 1.219.184,93 DH
(749.496,77 en troisième trimestre et 469.688,16 en quatrième trimestre).
Les montants très élevés des rejets de la TVA nous pousse a effectué une analyse
approfondie de l’ensemble des motifs des rejets de la TVA présenté par l’administration
fiscale des impôts durant les deux trimestres ,pour les expliquer et les comprendre , afin
d’expliquer cette augmentation constatée au niveau des deux trimestres , comprendre les
erreurs effectuées par la société au niveau de la préparation de la demande de remboursement
de la TVA , et finalement essayé de présenter les solutions possibles pour améliorer les
procédures de remboursement de TVA au sein de la société « Maroc Modis » .
Troisieme Trimestre
2014
Montant demandé 2.884.442,22
Montant remboursé 2.134.945,45
Montant rejeté 749.496,77
MT remboursé en % 74,02%
MT rejeté en % 25,98%
Les montants rejetés sont justifiés par l’administration fiscale par les différents motifs
présentés dans les tableaux présidents .
Essayons d’analyser chaque motif de rejet afin de comprendre les erreurs effectuées au
niveau de la demande de remboursement.
L’absence des cartes grises des véhicules : Nous trouvons ce motif dans la
première facture du premier tableau, l’entreprise a acheté du gasoil, et elle a
fait un lavage aux véhicules, donc elle doit obligatoirement justifier leurs
utilisation, c’est-à-dire pour quels véhicules ces éléments ont été utilisés, c’est
pourquoi la présence des cartes grise des véhicules est demandé. Nous avons
le même motif de rejet dans le deuxième tableau (du troisième trimestre
2014), l’entreprise a acheté huile de frein, filtre gasoil. donc elle faut présenter
les cartes grises des véhicules comme pièces justificatives avec les factures.
Montant demandé en trop : cela signifie que le montant demandé pour le
remboursement est supérieur au montant déclaré.
Reference de paiement non apparent sur facture : sur chaque facture la
référence de paiement doit être présentée, c’est un simple cachet qui comporte
la banque par laquelle on a payé la facture, la date d’opération ainsi que la date
de valeur, et le montant de l’ensemble des factures payés par la même
référence de paiement.
Charge non déductible selon l’article 106 du CGI : A l’achat d’une charge
non liée à l’activité de l’entreprise, la taxe sera rejetée, par exemple dans le
premier tableau des rejets, l’entreprise a acheté « LIPTON THE », des
« Cuillères », donc ce sont des charges non déductibles. dans le deuxième
tableau des rejets, la quatrième facture a été rejetée pour la même raison, car
l’entreprise a acheté « sucre pour cantine personnel ». aussi dans la sixième
facture sur laquelle on trouve que l’entreprise a acheté des boites pour cadeaux
qui sont des charges non déductibles.
Facture scannée non admise : ce motif se présente dans la cinquième facture
du premier tableau, la facture a été rejetée car la facture originale n’est pas
présentée.
Facture non réglée intégralement : ce motif de rejet se présente dans la
sixième facture du premier tableau, il est mentionné que la facture a été réglée
intégralement, alors que ce n’est pas le cas, c’est pourquoi elle a été rejetée.
Raison sociale du fournisseur erronée (personne physique) : Nous trouvons
ce motif dans la première facture du deuxième tableau, Ici la Raison sociale du
fournisseur n’est pas correcte, le fournisseur est personne physique, alors
qu’il est mentionné sur la facture que c’est une personne morale, c’est une
erreur effectuée par le fournisseur.
Facture d’importation manquante : c’est un motif de rejet qui se présente au
niveau des « achats à l’importation », pour les produits importés il faut
présenter la facture d’importation comme pièce justificative.
Avis de Transfert de devises non présentés : Règlement des factures non
justifié : Nous trouvons ce motif aussi dans les « achats à l’importation »,
l’entreprise a importé des produits, donc il faut présenter l’avis de transfert de
devises pour justifier le règlement des factures.
Absence des timbres de quittance: Nous trouvons ce motif sur le deuxième
tableau, quatrième facture, l’entreprise a acheté des produits payés par caisse,
elle doit présenter les timbres de quittance.
Facture du fournisseur non présenté : c’est une erreur au niveau de la
préparation des pièces justificatives, la facture du fournisseur doit
obligatoirement être présentée.
Destination imprécise : nous trouvons ce motif de rejet dans la cinquième
facture du deuxième tableau des rejets , si nous faisons une révision de la
facture nous trouvons que l’entreprise a acheté des cartes, et il n’est pas
précisé pourquoi ces cartes ont été achetées ou bien pour qui, le problème est
dans la facture effectuée par le fournisseur qui doit mentionner la destination
du bien acheté. On trouve le même motif de rejet aussi dans la dernière
facture du même tableau, ici l’entreprise a acheté des huiles sans préciser la
destination, normalement ces huiles sont utilisés par la société pour la machine
à coudre, donc il faut la mentionner sur la facture.
Pour ce trimestre nous trouvons en plus des mêmes motifs du troisième trimestre d’autres
motifs de rejet.
les taxes sont rejetées car la désignation est imprécise, comme dans la deuxième facture du
premier tableau, ici l’entreprise a fait un contrat de maintenance, sans préciser sur la facture la
désignation du contrat , normalement c’est un contrat de maintenance pour une machine de
production, donc il faut la mentionner sur la facture d’achat, nous trouvons le même motif
dans la sixième facture du deuxième tableau , il est mentionné sur la facture que l’entreprise a
acheté des éléments pour le jardin sans précisé qu’ils vont être utilisés pour le jardin de la
société .
Pour la première facture du deuxième tableau la taxe a été rejetée car la charge est non
déductible selon l’article 106 du CGI, ici la société a fait « Ftour Ramadan» pour le personnel
de l’entreprise.
Conclusion
L’analyse des différents motifs des rejets nous permet de constater que les rejets sont justifiés
par des motifs qui concernent des problèmes de fond et de formes au niveau des factures
rejetées, aussi ils se répartissent selon les catégories des charges. Donc cela nous pousse à
faire une analyse en détail des montants rejetés selon les catégories des charges.
L’observation des différents rejets, nous permet de constater que l’entreprise n’a été rejetée
que sur des catégories bien précises, en effet il y a des rejets au niveau :
Afin de trouver les réponses à ces questions, nous allons faire une analyse des
différents rejets selon les catégories des charges, donc nous allons faire des calculs
Qui vont permettre de savoir :
Le pourcentage que représente le montant rejeté (dans chaque catégorie) du total des
rejets dans chaque trimestre
La moyenne des rejets des deux trimestres.
L’ensemble des calculs se présentent dans le tableau suivant :
1 -ACHATS NON
IMMOBILISES
Prestation de service
285.602,27 308.409,27 112.683,8 24%
(20%) 112.683,8 13,11%
Transport (14%) 51.050,79 56.253,79
Operation de banque
50.961,63 51.078,27 36.035,21 7,67%
(10%) 36.035,21 4,19%
Prestation de service
53.300,00 53.300,00
(10%)
Achat a l'importation 35,62
1.138.646 266.943,00 142.412,00
(20%) % 266.943,00 31,05%
57,33 61,64
Achat a l'interieur (20%) 5.489.14,60 429.721,87 343.112,99 289.529,15
% % 359.625,51 41,83%
2—
IMMOBILISATIONS
Achat a l'importation
306.137,00 245.858,00
(20%)
Tableau N°7 : Analyse des rejets de la TVA selon les catégories des charges
Ce tableau présente :
Troisieme Trimestre
2014
Montant demandé 2.884.442,22
Montant remboursé 2.134.945,45
Montant rejeté 749.496,77
MT remboursé en % 74,02%
MT rejeté en % 25,98%
Suivis par Les achats à l’importation à 20% (achats non immobilises), avec un montant
rejeté égale à 266.943,00 qui représente 35,62% du montant total rejeté.
Les autres catégories qui restent et qui contiennent des rejets ne comportent pas un montant
élevé:
Les achats à l’interieur (14%) : représentent 4,03% du montant total rejeté.
Les achats à l’interieur (à 10% et a 7%) : ne représentent que moins de 2%
chacune du montant total rejeté.
Pour le quatrième trimestre nous avons :
Quatrieme
Trimestre 2014
Montant demandé 1.634.499,46
Montant remboursé 1.164.811,3
Montant rejeté 469.688,16
MT remboursé en % 71,26%
MT rejeté en % 28,74%
469.688,16 a été rejeté, ce qui constitue 28,74% du montant total demandé. Ce montant se
répartit sur les catégories des charges.
Les rejets au niveau des achats à l’interieur (20%), (les achats non immobilisés),
constituent le montant le plus élevé avec Un montant rejeté égale à : 289.529,15.
Ce qui constitue 61,64% du montant total rejeté (MT total rejeté=469.688,16).
Ensuite nous trouvons prestations de services (20%), avec un montant des rejets
égale : 112.683,8
Ce montant représente 24% du montant total rejeté.
Et puis nous avons Achat à l’interieur (20%) au niveau des achats immobilisés, le
montant rejeté au niveau de cette catégorie égale : 31.440,00.
Ce montant constitue 6,69% du montant total des rejets.
Ce qui présente une moyenne de 13,11 % du montant total rejeté des deux trimestres.
Pour les autres catégories, elles ne représentent pas des grandes moyennes des
montants rejetés :
Operations de banque (10%) : cette catégorie des charges représente 36.035,21
comme moyenne des rejets des deux trimestres.
Ce qui ne constitue que 4,19 % du montant total rejeté
Achat à l'interieur (20%) : (les achats immobilisés) cette catégorie représente
31.440,00
Comme moyenne des montants rejetés des deux trimestres.
Achat a l'interieur (14%) : la moyenne du montant rejeté des deux trimestres égale
à 30.173,41.
Achat à l'interieur (10%) : cette catégorie présente une moyenne de 12.289,49 des
montants rejetée des deux trimestres
Ce qui constitue 1,44 % du montant total rejeté des deux trimestres
Achat à l’interieur (7%) : cette catégorie présente une moyenne des montants rejetés
qui est égale à 10.368,97.
Ce qui constitue moins de 1,21 % du montant total rejeté.
Si nous résumons ces informations sous forme de graphe nous trouvons :
Moyenne des montants rejetés selon les catégories des charges des deux trimestres
(Troisième et quatrième trimestre 2014)
Conclusion :
L’analyse de l’ensemble des moyennes rejetées dans chaque catégorie des deux trimestres,
nous permet de conclure que les montants des rejets sont :
Apres avoir analysé l’ensemble des rejets selon les catégories des charges, et savoir les
catégories qui comportent plus des rejets, la question qui se pose :
Par quoi pouvons-nous expliquer les montants élevés des rejets au niveau des Achats à
l’importation au taux de 20%( achats non immobilisés), et au niveau des achats à l’interieur
au taux de 20% (achats non immobilisés) ?
Les montants élevés des rejets aux niveaux des achats à l’importation au taux de 20 %( achats
non immobilisés), et des achats à l’interieur 20 % (achats non immobilisés) peuvent être
expliqués par la consommation élevée des charges au niveau de ces deux catégories.
10%
50%
40%
Consommation des charges selon les catégories au niveau des troisièmes et quatrièmes
trimestres de l’année 2014
(La matière première importée (le tissu) par la société est soumise au régime de l’admission
temporaire, ce régime Permet d'importer en suspension des droits et taxes, des marchandises
destinées à recevoir une transformation ou une amélioration au Maroc.
La durée initiale de séjour des marchandises sous le régime de l'admission temporaire, est de
6 mois.
La consommation élevée des charges au niveau des deux catégories conduit à un montant
élevé de la taxe sur la valeur ajoutée ce qui explique le montant élevé des rejetés.
Maintenant il nous reste à savoir le motif des rejets qui représente le montant le
plus élevé :
A L’analyse des tableaux des rejets des deux trimestres nous avons:
Nous pouvons bien constater que les motifs « Facture d’importation manquante », et « Non
déductible selon l’article 106 du CGI », présentent les montants rejetés les plus élevés, le
premier motif présente 22% du montants totale rejeté des deux trimestres, ce qui a couté à
l’entreprise un montant de 266.943,00 DH, et le deuxième motif présente 18,75% du
montant rejeté, ce qui a couté à l’entreprise un montant égale à 228.635,45 .
Conclusion :
Ces résultats nous conduit à la même conclusion qu’on a trouvée pour savoir les catégories
des charges qui présentent les montants les plus élevés des rejets, parce que Comme déjà vu
le motif « Facture d’importation manquante » se présente au niveau de la catégorie des
charges « achats à l’importation », cette catégorie qui présente à son rôle le montant le plus
élevé des rejets donc nous pouvons donner la même explication pour justifier l’augmentation
du montant rejeté à cause de ce motif, qui se traduit par les dépenses élevées de l’entreprise
au niveau des importations vue que son activité principale est basé sur la matière première
importer .
La même chose pour le deuxième motif « Non déductible selon l’article 106 du CGI », cela
signifie que l’entreprise consomme des charges qui sont pour l’administration des impôts non
liées à son activité, selon les tableaux des rejets présentés par cette dernière, ce motif se
présente plus au niveau de la catégorie des charges « achat à l’intérieure à 20% », et nous
avons trouvé que c’est la catégorie qui présente le montant le plus élevé des rejets , donc c’est
ce qui explique le montant élevé des rejets à cause de ce motif.
Apres avoir analysé l’ensemble des rejets de la TVA du troisième et quatrième trimestre de
l’année 2014, et déterminer les catégories des charges ainsi que les motifs qui présentent les
montants les plus élevés des rejets, il est bien clair que la société souffre des problèmes au
niveau de la préparation de la demande de remboursement de la TVA, ce qui engendre des
couts très importants au niveau des rejets de la TVA, donc qu’elles sont les éventuelles
solutions possibles à présenter à la société afin d’éviter le risque des rejets de la TVA …
3) Axes d’amélioration
Par ailleurs, la société doit suivre une procédure et mettre en place des contrôles qui
garantissent l’exactitude et l’exhaustivité de ses demandes de remboursement. Elle doit
également instaurer un suivi rigoureux pour pouvoir éviter les rejets et optimiser ainsi sa
situation fiscale.
Pour cela, elle doit surveiller tous ses possibilités pour améliorer ses procédures de
remboursement de la TVA.
Pour que l’entreprise évite les rejets de TVA, elle doit tout simplement éviter les motifs
entrainant ces rejets. Donc les recommandations que nous pouvons proposer à la société afin
d’éviter le risque des rejets de la TVA peuvent se résumé comme suit :
Donc le responsable achat doit vérifier sur les factures les points ci-après :
Afin d’éviter des motifs de rejets comme : « Montant demandé en trop », qui signifie que le
montant demandé pour le remboursement est supérieur au montant déclaré, Au niveau de la
préparation de la demande il faut contrôler par un tableau récapitulatif que l’ensemble des
charges mentionnées pour la demande de remboursement correspondent à l’ensemble des
charges déclarées.
C’est-à-dire après avoir traité l’ensemble des catégories des charges , il faut les classés dans
un seul tableau récapitulatif qui englobe le montant total de la TVA dans chaque catégorie, et
par lequel il faut faire un petit contrôle qui est une comparaison entre la TVA du trimestre
demander pour le remboursement, et la TVA déclarées de chaque mois de ce trimestre, et il
faut avoir un écart qui est égale à zéro, comme ça la société peut éviter des problèmes
concernant les écarts entre les montants déclarés et les montant demandés.
Exemple du Tableau récapitulatif pour comparer la TVA demandé pour le remboursement et
la TVA déclaré :
Tableau N°9 : Tableau récapitulatif pour comparer la TVA demandé pour le remboursement
et la TVA déclaré
Ce sont les motifs des rejets présentés par l’administration des impôts et qui montrent qu’il y
a un manque des pièces justificatives, effectivement L’entreprise doit joindre à la demande
les pièces justificatives63 nécessaires pour justifier son chiffre d’affaire et ses déductions.
Le manque de ces pièces au niveau de la demande de remboursement montre bien qu’il faut
revoir la procédure de vérification des pièces, ce contrôle doit se faire pour la première fois
par le responsable de la demande de remboursement et une deuxième fois par un assistant, vu
le nombre importants des pièces et des factures au niveau de la société, afin d’éviter les
erreurs.
Évitez les actes anormaux de gestion
Fiscalement, un acte anormal de gestion est un acte qui met une dépense à la charge de
l'entreprise ou qui prive celle-ci d'une recette sans être justifié par les besoins de
l'exploitation.
Afin d’éviter le motif « Non déductible selon l'article 106 du CGI», il faut porter preuve que
ces déductions sont utiles pour le bon fonctionnement de la société, par exemple les charges
de « Ftour ramadan » qui ont été rejetés, il faut expliquer que le personnel de l’entreprise
travail selon un système de temps continu donc c’était obligatoire de faire ce « ftour » sur la
charge de la société.
63
Voir Partie 2, chapitre 2, Section 1, de ce document.
Finalement après la préparation de la demande de remboursement, il faut faire un contrôle
générale pour s’assurer de la présence de toutes les pièces justificatives, ainsi il faut
vérifier que les factures sont avec la bonne forme et le bon fond, c’est-à-dire qu’il faut
vérifier :
- la présence des références de paiement sur toutes les factures.
- Que Toutes les factures sont originales. Pour éviter de présenter les copies des
factures, les factures pro-forma, et les factures scannées qui ne sont pas admise.
- Que la désignation des biens achetés ou services rendues est claire et correcte et
présente une charge liée à l’exploitation
Aussi il faut vérifier pour une dernière fois
- le nom et prénom, ou raison sociale du fournisseur
- l’entête de la facture et le cachet du fournisseur
- l’identifiant fiscal (IF)
- l’identifiant commun de l’entreprise (ICE)
- Taux de la TVA
- Montant de la TVA
- Montant TTC
L’évaluation des procédures de la société a été faite à travers le traitement des rejets de la
TVA du troisième et quatrième Trimestre de l’année 2014, pour comprendre et analyser les
motifs des rejets, et essayer de présenter les solutions possibles afin d’éviter ces rejets au
future.
Les résultats de cette étude de cas vont permettre de donner aux responsables de processus
de préparation de la demande de remboursement, une vision claire des erreurs à éviter, et la
mise en œuvre des outils d’amélioration de ce processus.
Conclusion générale
Le stage de fin d’études constitue le premier pas vers le monde professionnel permettant de
tester l’applicabilité de certains concepts ou certaines théories acquises tout au long du
processus de notre formation de base à L’ ENCGF.
Au terme de ce travail, j’ai beaucoup appris, cette étude était pour moi une occasion de mieux
comprendre et appliquer les règles de la Taxe sur la Valeur Ajoutée.
Ce projet se scinde en deux grandes parties, la première est réservée à la définition du cadre
générale de la taxe sur la valeur ajoutée au Maroc. Tandis que dans la deuxième partie nous
avons présenté la société Maroc Modis, et nous avons réalisé une évaluation des procédures
de remboursement de la TVA.
La première partie est composée de deux chapitres, le premier est consacré au champ
d’application et règles d’assiette de la TVA, et dans le deuxième nous avons parlé de la
Déduction et le remboursement de la Taxe sur la valeur ajoutée.
D’une manière générale la TVA est un impôt indirect inclus dans les prix de vente de biens
ou de prestations de services et payé par les consommateurs. La TVA peut faire l'objet
d'exonérations légales.
La TVA est dans un premier temps payée par le client au professionnel (commerçant,
entreprise, artisan...). Elle est ainsi comprise dans le prix de vente du produit ou du service. Le
professionnel reverse ensuite le montant de la TVA à l'Etat.
Lors de la fourniture d'un bien ou d'une prestation de service, on distingue ainsi le prix HT
(hors taxe) et le prix TTC (toute taxe comprise), qui inclut la TVA.
Une entreprise a un crédit de TVA lorsque le montant de la TVA qu'elle doit déduire est
supérieur au montant de la TVA perçue sur ses ventes et ses prestations de services. Dans ce
cas, l'entreprise peut faire une demande aux impôts afin d'obtenir un remboursement. Celui-ci
peut être demandé quel que soit le régime d'imposition auquel l'entreprise se trouve soumise.
Même une entreprise qui débute son activité peut faire une demande, dont le contenu
concernera alors la TVA déductible pour les frais déjà engagés afin de lancer l'activité.
En pratique, la demande de remboursement est le plus souvent justifiée par des besoins de
trésorerie, le versement des sommes remboursables permettant ainsi au chef d'entreprise de
disposer de fonds supplémentaire dans le cadre du fonctionnement de l'entreprise. Toutefois,
l'entreprise peut toujours choisir ne de pas demander un remboursement et d'imputer le crédit
de TVA dont elle dispose sur un versement de TVA ultérieur.
Le groupe Triumph International occupe une place intéressante dans la lingerie mondiale,
avec sa finesse et son respect des normes internationales de la qualité, il a pu maintenir sa
position comme leader au moins dans le marché européen, et c’est grâce à la présence de dix
puissantes filiales. Maroc-Modis occupe la troisième position en termes de respect des délais
par rapport aux autres filiales, mais il reste encore beaucoup de travail et d’effort à fournir
pour améliorer la compétitivité globale de cette entreprise.
Dans la phase pratique de cette étude, nous avons réalisé une mission d’évaluation des
procédures de remboursement de la TVA, dont nous avons acquis la certitude qu’une bonne
gestion de la méthode de remboursement de la TVA aide l’entreprise à s’améliorer.
L’activité principale de Maroc-Modis est la production, ce qui nécessite un niveau élevé des
achats, ce qui se traduit par un paiement élevé de la TVA sur ces achats, et face à ce contexte
bouleversé, Maroc Modis, comme toute entreprise cherche, à maitriser les facteurs qui
peuvent améliorer ses méthodes de gestion. Parmi les préoccupations les plus importantes
pour l’entreprise c’est la bonne gestion des procédures de remboursement de la TVA, afin de
réduire le risque des rejets.
Le crédit de la TVA donne à l’entreprise dans certains cas précis le droit à un
remboursement auprès des services de l’administration fiscale. Pour cela, elle doit respecter
certaines conditions, et constituer un dossier selon des règles de fond et de forme exigées par
le Code Général des Impôts.
Par ailleurs, la société doit suivre une procédure et mettre en place des contrôles qui
garantissent l’exactitude et l’exhaustivité de ses demandes de remboursement. Elle doit
également instaurer un suivi rigoureux pour pouvoir éviter des rejets et optimiser ainsi sa
situation fiscale.
L’évaluation des procédures de la société a été faite à travers le traitement des rejets de la
TVA du troisième et quatrième Trimestre de l’année 2014, pour comprendre et analyser les
motifs des rejets, et essayer de présenter les solutions possibles afin d’éviter ces rejets au
future.
L’analyse des différents motifs des rejets nous a permis de constater que les rejets sont
justifiés par des motifs qui concernent des problèmes de fond et de formes au niveau des
factures rejetées, aussi ils se répartissent selon les catégories des charges. Donc cela nous a
poussés à faire une analyse en détail des montants rejetés selon les catégories des charges.
En effet cette analyse nous a conduits à comprendre que les montants rejetés se présentent
plus aux niveaux des deux catégories : « achats à l’importation », et « achats à l’interieur », au
taux normal de 20%.
Aussi nous avons fait une analyse des motifs des rejets pour savoir le motif qui présente le
montant le plus élevé des rejets, et nous avons constaté que les deux motifs : « Facture
d’importation manquante », et « Non déductible selon l’article 106 du CGI » présentent les
montants les plus élevés des rejets.
Ces résultats nous a conduit à la même conclusion qu’on a trouvée pour savoir les
catégories des charges qui présentent les montants les plus élevés des rejets, parce que
« Facture d’importation manquante » se présente au niveau de la catégorie des charges
« achats à l’importation », cette catégorie qui présente à son rôle le montant le plus élevé des
rejets donc nous pouvons donner la même explication pour justifier l’augmentation du
montant rejeté à cause de ce motif, qui se traduit par les dépenses élevées de l’entreprise au
niveau des importations vue que son activité principale est basé sur la matière première
importer .
La même chose pour le deuxième motif « Non déductible selon l’article 106 du CGI », cela
signifie que l’entreprise consomme des charges qui sont pour l’administration des impôts non
liées à son activité, selon les tableaux des rejets présentés par cette dernière, ce motif se
présente plus au niveau de la catégorie des charges « achat à l’intérieure à 20% », et nous
avons trouvé que c’est la catégorie qui présente le montant le plus élevé des rejets , donc c’est
ce qui explique le montant élevé des rejets à cause de ce motif.
Donc après avoir analysé l’ensemble des rejets de la TVA du troisième et quatrième trimestre
de l’année 2014, et déterminer les catégories des charges ainsi que les motifs qui présentent
les montants les plus élevés des rejets, nous avons proposé à la société les solutions possibles
afin d’éviter le risque des rejets de la TVA
Les résultats de cette mission permettent de donner aux responsables de processus de la
préparation de la demande de remboursement, une vision claire des erreurs à éviter, et la mise
en œuvre des outils d’amélioration de ce processus.
BIBLIOGRAPHIE
Webographie
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ANNEXES
TABLE DE MATIERES
Introduction générale…………………………………………………………………………….......................1
Intérêts du sujet…………………………………………………………………………………........................5
La problématique……………………………………………………………………………………………….6
Méthodologie de recherche…………………………………………………………………………………….7
Le plan de travail……………………………………………………………………………….………………10
PARTIE 1 : Régime de la taxe sur la valeur ajouté au Maroc……………..………………………..………..11
Introduction de la première partie.………………………………………………………………....................11
Chapitre 1 : champ d’application et règles d’assiette de la TVA….……………………..........…………...12
Introduction du premier chapitre……………………….………………………………...............................12
Section 1 : champ d’application de la TVA….……………………………………………………………..12
I. La territorialité de la TVA…………...………………………………………………………………..13
1) Principes gouvernants la notion de territorialité…………...…………………....................13
2) Livraison des biens et prestation des services…………...………………………………….13
3) Dérogations au principe de territorialité…………………...……………………………….14
II. Les opérations imposables……………………………………………………………………………..14
1) Opérations obligatoirement imposables…………...……………………………..................14
2) Opérations imposables par option……………......…………………………………………16
III. Les opérations
exonérées………………………………………………………………………………..17
1) Exonération avec droit à déduction……...……………………………………………….….17
2) Exonération sans droit à déduction………………………………………………………….22
3) Régime suspensif………………………..………………………………………….................25
Section 2 : règle d’assiette de la TVA………………………………………………………………………26
I. Le fait générateur de la TVA……………….…………………………………………………………26
1) Régime de droit commun……………………………………………………………………26
2) Option pour le régime des débits……………………………………………………………27
3) Cas des importations...…………………………………………………………....................28
II. Les taux de la TVA………………….………………………………………………………..............29
1) Taux normal…………..……………………………………………………………………...29
2) Taux réduits……….…………………………………………………………………………29
3) Taux spécifique……………….……………………………………………………………...33
III. Règles générales de la base imposable………...…………………………………………………...33
1) Détermination de la base imposable…………………………………………......................33
2) Cas des frais accessoires……………………...……………………………………………..35
3) Cas des emballages…………………..……………… ……………………………………...36
Conclusion du premier chapitre…………………………..………………………………………………38
Chapitre 2 : Déduction et remboursement de la TVA…………………………………………………..39
Introduction du deuxième chapitre………………………...…………………………………………….39
Section 1 : règles générales de la déduction……………………………………………………………...39
I. Le principe et étendue du droit à déduction………………………………………………………..39
1) Le principe du droit à déduction…………….…………………………………………….39
2) L’étendue du droit à déduction……………….…………………………………………...40
II. L’exercice du droit à déduction……………………..…………………………………………….41
1) Conditions de forme…………….…………………………………………………………..41
2) Modalités de déduction……..……………...……………………………………………….41
3) Cas particuliers…………………..………………………………………………………….42
III. Les limitations du droit à déduction……………………….
……………………………………….42
1) Exclusions générales……………………………………………………………………….42
2) Exclusions expresses……………………………………………………………………….43
3) Les entreprises partiellement assujetties à la TVA…………….………………………...44
Section 2 : Déclaration et Remboursement de la TVA…………………….……………………………..45
I. Déclaration de LA TVA…………………………….
……………………………………………..45
1) Régime de déclaration de la TVA……………………………………………………….45
2) Contenu de la déclaration…………………………………………………………………46
3) Forme de la déclaration de TVA………………………………………………………….47
II. Remboursement de la TVA……………………………..………………………………………50
1) Définition du remboursement de la TVA………………………………………………..50
2) Bénéficiaires du droit au remboursement………………………………………………..51
3) Condition d’exercice du droit au remboursement……………………………………….53
Conclusion du deuxième chapitre………………………………………………………………………...54
Partie 2 : la Procédure de remboursement de la TVA, Cas de la Société « Maroc Modis » …….……55
Introduction de la deuxième partie……………………….…………………..………………………….55
Chapitre 1 : présentation de la société « Maroc Modis ».……………………...……………………….56
Introduction du premier chapitre………………………………..……………………………………...56
Section 1 :l’entreprise et son secteur d’activité………………….…………………………………….56
I. Le secteur d’activité (Textile habillement)……………………………………………….…….57
1) Le secteur des industries textile-
habillement…………………………………………..57Présentation de la société Maroc-
Modis………………….………………………………….59
1) Fiche technique, historique et organigramme de Maroc Modis………….…………..59
2) Politique sociale et productive de la société Maroc Modis……………..……………..63
Section 2 : les différents départements et produits du MM……………………..…………………..64
I. Départements ET services de MM………….……..…………………………………………...64
1) Les Départements de MM……………………………………………………………...64
2) Organisation De la société MM………………………………………………………...70
II. Présentation du service comptabilité…………….…...
………………………………………..71
1) Organisation du service comptabilité………………………………………………….71
2) Membres du service comptable et leurs tâches……………………...………………..72
Conclusion du premier chapitre………………………………………………………………………..74
Chapitre 2 : procédure de remboursement de la TVA et traitement des rejets par MM……...…..75
Introduction du deuxième chapitre……………………………………...………………………….75
Section 1 : Déclaration et Demande de remboursement de la TVA………………..…………….75
I. Déclaration de la TVA……………….…….….……………………………………………75
1) Régime de déclaration appliqué………….……..……………………………………..76
2) La Déclaration du chiffre d’affaire et des charges (la Télé déclaration)….….…….77
II. Etapes suivis par MM pour obtenir le remboursement de la TVA……….……………..87
1) Catégories des charges et taux de la taxe……………………..………………………88
2) Le dépôt de la demande de remboursement………………………………………....89
3) Présenter Les pièces justificatives ………....………………………………… … …...89
Section 2 : Traitement des rejets de la TVA……………………..…..……………………………..91
I. Les motifs entrainant le rejet partiel ou total des taxes…..…………….……………………91
1) La forclusion…………..……………………………………………………………….91
2) Autres motifs de rejet………………….……………………………………………...92
II. Etude de cas : traitement des rejets de remboursement de TVA de Maroc Modis (troisième et
quatrième trimestre 2014)……..……………………………………………..………94
1) Présentation et analyse des rejets de TVA…………...…….……………………….94
2) Analyse des rejets de TVA selon les catégories des charges…………..………….106
3) Axes d’amélioration………….…….………………………………………………..116
Conclusion du deuxième chapitre…………….…..………………………………………………….120
Conclusion générale…………………………….……………………………………………………..121
Bibliographie………………………………….……………………………………………………….125
Webographie…………………………………….…………………………………………………….125
Annexe……………………..………….……………………………………………………………….126