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Discussion :

Les résultats de cette étude confirment une réalité incontournable dans le paysage de
l’enseignement supérieur sénégalais : l’intégration progressive mais significative
de ChatGPT, cette intelligence artificielle générative, dans les pratiques
pédagogiques et académiques. La majorité des acteurs, qu’il s’agisse d’enseignants
ou d’étudiants, connaissent cette technologie, ce qui témoigne d’une diffusion rapide
et d’un intérêt marqué pour ces outils innovants.

L’utilisation de ChatGPT par les étudiants apparaît comme une pratique courante,
notamment pour la préparation d’examens, la rédaction de travaux, la traduction ou
encore la génération de comptes rendus. Ces usages illustrent une volonté de gagner
en efficacité, de réduire le temps consacré à certaines tâches, et de bénéficier d’un
soutien dans un contexte académique souvent exigeant. Par exemple, un étudiant en
géosciences peut utiliser ChatGPT pour synthétiser des articles complexes ou pour
obtenir une traduction rapide d’un document en anglais, ce qui facilite grandement
son apprentissage. La diversité des outils disponibles, tels que Gemini ou Google
IA, montre également que cette tendance s’inscrit dans une dynamique plus large
d’intégration des nouvelles technologies dans l’éducation.
Cependant, cette large accessibilité soulève des questions essentielles sur la maîtrise
de ces outils, leur régulation, et leur impact sur la qualité de l’apprentissage. La
facilité d’accès à ces IA peut encourager une utilisation sans discernement, ce qui
pourrait, à terme, nuire à la capacité des étudiants à développer leur autonomie et
leur esprit critique. La question de la dépendance à ces outils devient alors centrale :
jusqu’où peut-on s’appuyer sur une IA pour apprendre, et à quel moment cela
devient-il contre-productif ?

Concernant la fiabilité des réponses, la majorité des enseignants et étudiants


expriment une satisfaction relative, ce qui confirme la crédibilité perçue
de ChatGPT. Plus de 60 % des professeurs interrogés se déclarent satisfaits ou très
satisfaits, tandis que 66,7 % des étudiants trouvent les réponses satisfaisantes. Ces
chiffres illustrent que ChatGPT est considéré comme un outil efficace pour générer
du contenu, accélérer la recherche d’informations, ou soutenir la rédaction. Par
exemple, un étudiant en communication digitale peut utiliser ChatGPT pour rédiger
un brouillon de rapport ou pour générer des idées pour un projet, ce qui lui permet
de gagner du temps et d’être plus créatif.

Néanmoins, cette confiance doit être tempérée par la conscience que l’IA n’est pas
infaillible. Des erreurs, des biais ou des réponses inexactes peuvent survenir, comme
le soulignent certains enseignants, insistant sur la nécessité d’un esprit critique dans
l’utilisation de ces outils. La question de la vérification des sources devient alors
cruciale : il ne faut pas se contenter de prendre pour argent comptant ce que l’IA
fournit, mais plutôt l’utiliser comme un point de départ, une aide à la réflexion plutôt
qu’une vérité absolue.
L’impact de ChatGPT sur l’apprentissage est donc ambivalent. D’un côté, il offre un
gain de temps considérable, facilite la traduction et la génération de contenu, et
constitue un soutien pédagogique non négligeable. D’un autre côté, il pose le défi de
préserver l’autonomie intellectuelle des étudiants. La dépendance à l’outil peut
conduire à une forme de paresse intellectuelle, à une réduction de l’esprit critique,
voire à des risques de plagiat. La majorité des étudiants, tout en reconnaissant ses
bénéfices, insistent sur la nécessité d’un usage encadré et responsable.
Par exemple, certains étudiants proposent d’utiliser ChatGPTcomme un outil
d’orientation ou de vérification, en confrontant ses résultats avec d’autres sources ou
en personnalisant les réponses pour éviter la simple reproduction. La question de
l’éthique devient alors centrale : comment utiliser cette technologie sans en faire une
béquille qui affaiblit la capacité d’analyse et de réflexion autonome ? La réponse
réside dans une pédagogie qui valorise la réflexion critique, la vérification des
sources, et l’autonomie dans la recherche d’informations.

Les enjeux éthiques liés à l’utilisation de ChatGPT sont au cœur des préoccupations.
La majorité des participants soulignent que l’usage non encadré peut favoriser une
passivité dans l’apprentissage, réduire la capacité d’analyse autonome, et encourager
la tricherie ou le plagiat. La crainte d’une perte d’originalité et d’un affaiblissement
de l’esprit critique est partagée par une majorité d’enseignants, qui restent cependant
ouverts à une utilisation encadrée. L’IA doit être un outil d’accompagnement, pas
une béquille qui remplace la réflexion.
Face à ces enjeux, la majorité des acteurs universitaires appellent à une régulation
claire et à une formation spécifique pour sensibiliser à une utilisation éthique. Les
recommandations incluent la vérification systématique des sources, la
personnalisation des contenus, et la confrontation avec d’autres recherches pour
éviter le plagiat. La mise en place de politiques éducatives intégrant ces outils, tout
en préservant l’autonomie critique des étudiants, apparaît comme une étape
essentielle pour tirer parti des bénéfices tout en limitant les risques.

Les perspectives d’intégration de l’IA dans les programmes universitaires sont


globalement positives. Près de la moitié des étudiants et une majorité de professeurs
sont favorables à une inclusion progressive de ces technologies dans les curricula.
Cela témoigne d’une volonté d’adopter ces innovations tout en restant vigilants. La
clé réside dans une pédagogie qui valorise la réflexion critique, la vérification des
sources, et l’autonomie intellectuelle, afin que l’IA devienne un véritable levier
d’apprentissage plutôt qu’un simple substitut.
Il est également essentiel d’envisager la formation des enseignants et des étudiants à
l’utilisation responsable de ces outils. La sensibilisation aux enjeux éthiques, la mise
en place de règles claires, et l’intégration de modules dédiés dans les programmes
sont autant de pistes pour accompagner cette transition.

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