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Amour Impossible

Livre d'amour

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Chapitre 1 – L’Aube d’un Destin (Partie 1)

Le jour se levait à peine sur la ville de Valdoriane, un endroit aux rues étroites et aux
façades anciennes, où chaque pierre semblait raconter une histoire oubliée. Dans le
calme matinal, avant que le tumulte de la vie ne prenne le dessus, Yves se levait
dans son modeste appartement, situé au dernier étage d’un immeuble de pierre. La
lumière douce de l’aube filtrait à travers les rideaux, dessinant des ombres dansantes
sur le parquet ciré.

Yves, la quarantaine discrète mais aux yeux brûlant d’une passion inassouvie, se
tenait devant le miroir, observant son reflet avec une intensité mêlée de mélancolie et
d’espoir. Ses traits, marqués par les épreuves du temps, témoignaient d’un passé de
rêves contrariés et de combats intérieurs. Chaque matin, il se retrouvait face à lui-
même, se posant mille questions sur la nature de ses désirs et sur les chemins qu’il
avait laissés derrière lui.

Il s’habilla avec soin, choisissant un costume sobre dont la coupe élégante


contrastait avec la rudesse de ses pensées. Dans ce moment d’intime préparation,
les bruits lointains de la ville – le chant discret des oiseaux, le murmure du vent dans
les branches des vieux platanes – semblaient accompagner ses réflexions. Yves
savait que, ce jour-là, le destin allait, d’une manière ou d’une autre, lui réserver une
surprise qui bouleverserait son existence.

En descendant les escaliers en colimaçon, il salua d’un hochement de tête quelques


voisins déjà éveillés, chacun perdu dans ses propres histoires. Dans la cuisine, une
tasse de café noir, amer et réconfortant, l’attendait sur la table en bois massif. Tandis
qu’il portait la tasse à ses lèvres, le goût du café se mêlait à la douce nostalgie d’un
souvenir lointain, celui d’un amour qu’il avait autrefois cru éternel.

L’atmosphère de ce petit matin était à la fois paisible et chargée d’une énergie


subtile. La ville, encore endormie, semblait vibrer d’une promesse, comme si chaque
rue, chaque pierre, attendait le début d’une nouvelle page d’histoire. Yves, lui, sentait
en lui cette excitation naissante, mêlée d’une appréhension inexpliquée. Il se
remémora, presque inconsciemment, les mots d’un vieil ami qui lui avait un jour
confié : « Parfois, le destin se cache derrière les apparences les plus ordinaires. »
Ces mots résonnaient en lui, tel un écho lointain qui appelait à la fois à la prudence
et à l’espoir.

Au détour d’une rue encore déserte, il s’arrêta un instant pour admirer le lever du
soleil qui embrasait l’horizon. Les rayons dorés se répandaient sur les toits de la ville,
transformant l’ordinaire en un spectacle féérique. Dans ce moment suspendu, Yves
sentit son cœur s’ouvrir à une possibilité inattendue, à un rêve qui se dessinait
timidement dans la lumière du matin.

Alors qu’il continuait sa promenade vers le centre-ville, il passait devant de petites


échoppes et des cafés encore fermés, où l’odeur du pain chaud et du chocolat se
mêlait aux effluves des fleurs du marché. Chaque détail, chaque senteur éveillait en
lui des émotions qu’il avait longtemps réprimées. Ce quotidien, si habituel en
apparence, se transformait peu à peu en une scène de théâtre où le destin jouait son
premier acte.

Pendant ce trajet, Yves se perdit dans ses pensées. Il se rappelait des instants d’une
vie passée, des rires, des larmes et surtout d’un amour qui, jadis, avait tout illuminé
en lui. Cet amour, bien que voué à l’impossible, restait gravé dans sa mémoire
comme un secret précieux. Il ne savait pas encore que ce jour serait celui où cette
flamme, longtemps éteinte, allait renaître pour illuminer de nouveau son existence.

Au coin d’une rue, devant une façade de pierre ornée de lierre, Yves s’arrêta devant
une librairie dont la devanture vieillie semblait inviter les âmes rêveuses à plonger
dans l’univers des possibles. L’enseigne, légèrement effacée par le temps, affichait
en lettres dorées le mot « Éternité ». Il se sentit irrésistiblement attiré par cet endroit,
comme si chaque livre, chaque mot écrit pouvait receler la clé d’un destin oublié.

En poussant la porte, il fut accueilli par un parfum de papier ancien et d’encre


fraîche, mélange subtil qui éveillait en lui des émotions d’antan. L’intérieur de la
librairie était un labyrinthe de rayonnages, où se côtoyaient des œuvres classiques et
des récits modernes. Yves déambula lentement, effleurant du bout des doigts les
tranches des livres, comme pour s’imprégner de leur histoire. Chaque ouvrage
semblait murmurer des secrets sur l’amour, la passion et le sacrifice, thèmes qui
résonnaient profondément avec son âme tourmentée.

C’est dans cet univers feutré qu’il aperçut, à l’arrière de la boutique, une jeune
femme absorbée par la lecture d’un roman à couverture usée. Elle semblait être à la
fois partie intégrante de ce décor intemporel et étrangère à lui, une énigme au cœur
même de ce lieu. Son visage, à la fois doux et mélancolique, laissait transparaître
une histoire complexe, faite de silences et de non-dits. Yves sentit son cœur
s’emballer, comme s’il avait reconnu en elle l’écho d’un amour perdu ou peut-être
jamais vécu.

La jeune femme, que le destin allait appeler Angelina, était plongée dans sa lecture,
inconsciente de l’effet qu’elle exerçait sur le monde extérieur. Pour Yves, ce fut un
instant suspendu, un moment de révélation où le temps sembla s’arrêter. Chaque
détail, du léger frémissement de ses paupières à la manière dont ses doigts
caressaient la couverture du livre, avait la force de bouleverser l’ordinaire et
d’annoncer l’arrivée d’une passion nouvelle.

La librairie, avec ses murs chargés d’histoires et de secrets, devint pour Yves le
théâtre d’une rencontre qui changerait à jamais le cours de sa vie. Tandis qu’il
s’approchait timidement, le cœur battant à tout rompre, il se sentait tiraillé entre le
désir de percer le mystère qui émanait d’Angelina et la crainte de réveiller en lui des
sentiments qu’il avait longtemps enfouis.

Leurs regards se croisèrent alors que, par un hasard bienvenu, Angelina fermait son
livre pour observer l’intrus qui venait perturber la quiétude de son refuge littéraire.
Dans ce simple échange, sans un mot, se jouait la promesse d’un destin inattendu.
Yves, incapable de détacher ses yeux de ceux d’Angelina, ressentit une vibration
profonde, comme si une force invisible les unissait déjà malgré les obstacles qui
s’annonçaient.

L’atmosphère était chargée d’émotions contradictoires : l’espoir, la peur, l’envie et le


doute se mêlaient dans un ballet silencieux. Yves voulait parler, briser le silence qui
enveloppait cet instant magique, mais les mots semblaient se dérober, engloutis par
l’intensité du moment. Angelina, quant à elle, offrait un sourire discret, comme pour
inviter Yves à franchir le seuil d’un nouvel univers.

Ce premier contact, aussi bref soit-il, fut le prélude d’une histoire qui allait défier le
temps et les convenances. Dans ce décor de vieilles pierres et de lumière naissante,
l’amour impossible, encore caché derrière les non-dits et les regrets, commençait à
prendre forme. Le cœur d’Yves, longtemps endormi, s’éveillait à la possibilité d’un
bonheur réinventé, même si la route à parcourir s’annonçait semée d’embûches.

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