CONCLUSION
L’étude menée à l’HPN où il était question pour nous d’évaluer les connaissances, attitudes et
pratiques (CAP) des personnels soignants et des usagers dans le service de néonatalogie met
en lumière des points essentiels qui conditionnent la qualité des soins et la prévention des
infections nosocomiales, en vue de contribuer à l’amélioration de la sécurité et la qualité des
soins pratiquer chez les nouveau-nés. Après l’analyse des résultats obtenus, il apparait
clairement que : concernant le personnel soignant, la moitié (50%) est composée d’aides-
soignants, et 64,28% n’ont pas bénéficié de formations spécifiques en prévention et contrôle
des infections. La totalité (100%) connaît la définition des infections associées aux soins.
Concernant la prévention, 85,7% ont une connaissance du lavage simple des mains comme
mesure efficace, toutefois seulement 29% pratiquent une friction avec solution hydro
alcoolique pendant au moins 10 secondes. Par ailleurs, 7,1% d’entre eux portent rarement des
gants lors des soins. Du côté des usagers, 45,2% des mères sont ménagères ; 37,09% ignorent
l’importance du lavage des mains avant de toucher leur nouveau-né ; 37,1% ne connaissent
pas les méthodes simples de prévention des infections et 9,7% lavent ou désinfectent rarement
leurs mains avant d’entrer dans la salle néonatale. Ces résultats confirment nos hypothèses
selon lesquelles, d’une part, bien que le personnel soignant ait une bonne connaissance
théorique des protocoles de prévention et de contrôle des infections, un écart significatif
existe entre ces connaissances et leur mise en pratique quotidienne, et d’autre part, que les
usagers disposent d’une connaissance limitée des mesures de prévention des infections, leur
implication dans la mise en œuvre de ces mesures étant souvent insuffisante. Cette situation
souligne la nécessité urgente de renforcer la formation continue des personnels soignants,
d’améliorer la sensibilisation des usagers, et de garantir une dotation adéquate en matériel de
prévention.
SUGGESTION
A la lumière de notre étude nous avons formulé les suggestions suivantes :
I-AUX PERSONNELS SOIGNANTS
Se laver les mains avant et après chaque contact avec un nouveau-né.
Utiliser systématiquement du savon ou une solution hydro-alcoolique. Suivre les
protocoles d’asepsie pendant les soins invasifs (pose de cathéter, aspiration,
injections, etc.).
Utiliser du matériel stérile ou à usage unique selon les procédures.
Porter toujours des gants, masques, blouses et charlottes pendant les soins sur tout en
cas de risque ou d’isolement infectieux.
Éviter l’encombrement et maintenir une bonne ventilation.
II-AUX USAGERS
Se laver soigneusement les mains à l’eau et au savon ou utiliser une solution hydro-
alcoolique avant d’entrer et en sortant du service.
Ne pas entrer dans certaines zones interdites par les professionnels.
Maintenir une hygiène corporelle propre pour minimiser la transmission.
Éviter d’apporter des objets ou vêtements sales dans le service.
Signaler au personnel tout symptôme suspect ou mal ’aise du bébé.
III-LA DELEGATION REGIONALE DE LA SANTE PUBLIQUE
Organiser des visites régulières de supervision dans les services de néonatalogie et
évaluer mensuellement l’application des protocoles d’hygiène et de prévention.
Collecter, analyser et diffuser les données sur les infections néonatales.
Mettre en place un système d’alerte précoce et de réponse rapide.
Mettre en place des stratégies spécifiques de réduction des infections néonatales.
IV- AU MINISTERE DE LA SANTE PUBLIQUE
Développer une stratégie nationale de prévention des infections néonatales.
Intégrer cette problématique dans les plans nationaux de santé maternelle et infantile.
Allouer un budget spécifique pour la prévention des infections dans les services de
néonatalogie.
Investir dans l’infrastructure, le matériel médical, les consommables d’hygiène et les
équipements de protection.
SERMENT DE FLORENCE NIGHTINGAL
Je m’engage solennellement devant Dieu et en présence de
cette assemblée, à mener une vie intègre et à remplir
fidèlement les devoirs de ma profession.
Je m’abstiendrai de toutes pratiques délictueuses ou
malfaisantes.
Je ne prendrai ou n’administrerai volontairement aucun remède
dangereux.
Je ferai tout pour élever le niveau de ma profession et je
garderai une totale discrétion des choses privées qui ne feront
confier, et tous les secrets de famille que la pratique de mon
métier me ferait connaitre.
Je collaborerai de mon mieux et loyalement avec les autres
membres de l’équipe de santé, et me dévouerai au bien-être
de ceux qui seront laissé à ma garde.