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Claudia

Les journées scientifiques en hommage à Maryse Condé, tenues les 05 et 06 novembre 2024 à l'Institut Français du Cameroun, ont rassemblé des écrivains et chercheurs pour explorer son œuvre littéraire et son impact sur la francophonie. Divers ateliers ont abordé des thèmes tels que l'identité, le féminisme et l'expérience diasporique, tout en soulignant la complexité de l'identité guadeloupéenne. La table ronde finale a discuté des moyens de sortir de la mélancolie post-coloniale, mettant en avant la pertinence continue de l'œuvre de Condé dans le contexte actuel.

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Les journées scientifiques en hommage à Maryse Condé, tenues les 05 et 06 novembre 2024 à l'Institut Français du Cameroun, ont rassemblé des écrivains et chercheurs pour explorer son œuvre littéraire et son impact sur la francophonie. Divers ateliers ont abordé des thèmes tels que l'identité, le féminisme et l'expérience diasporique, tout en soulignant la complexité de l'identité guadeloupéenne. La table ronde finale a discuté des moyens de sortir de la mélancolie post-coloniale, mettant en avant la pertinence continue de l'œuvre de Condé dans le contexte actuel.

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REPUBLIQUE DU CAMEROUN REPUBLIC OF CAMEROON

Paix-Travail-Patrie Peace-Work-Fatherland
********** **********
MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT MINISTRY OF HIGHER
SUPERIEUR EDUCATION
********** **********
UNIVERSITE DE YAOUNDE I THE UNIVERSITY OF YAOUNDE 1
********** ***********
FACULTE DES ARTS LETRES ET FACULTY OF ARTS LETERS AND
SCIENCES HUMMAINES SOCIAL SCIENCES
***********
***********
FRENCH DEPARTMENT
DEPARTEMENT DE FRANÇAIS

***********

L.M.F 4 Control Continu

UE 411 Méthodologie et Bibliographie

Présenter par : MBO NDONGO Garance Claudia


Matricule : 21D477

Sous la supervision académique de :


Professeur ATANGANA KOUNA Désiré

ANNEE ACADEMIQUE 2024-2025


Consigne : Faire une synthèse succincte des exposés des journées scientifiques en hommage à Maryse
CONDE

« Ecouter et habiter le monde avec Maryse CONDE » est le thème des journées scientifiques qui
se sont déroulées du 05 au 06 Novembre 2024 à l’Institut Français du Cameroun (I.F.C) de Yaoundé en
hommage à la célèbre femme de lettre, écrivaine Guadeloupéenne dont l’immensité de l’œuvre
littéraire a marqué et continue de marquer le monde littéraire Francophone. Ces journées qui ont
rassemblé des écrivains et chercheurs venus d’Afrique, d’Europe et des Antilles ont permis de revisiter
et de relire quelques œuvres de l’illustre disparu le 02 Avril dernier. Ces journées sciatiques en hommage
à Maryse CONDE ont gravité autour d’un programme aussi riche que diversifié qui s’est axé sur la leçon
inaugurale prononcée par la professeure Yvette ABOUGA, les interjettes culturelles, le mot de Sylvie
CONDE, les travaux en atelier le témoignage de Roland SELBONNE, la projection d’un documentaire
« Moi Maryse CONDE, écrivaine noire et rebelle » une table ronde et une performance artistique.

Atelier 1 : Imaginaire de la relation et figure de la mondialité préside par la professeure Kathleen


GYSSELS, Jean Paul DJOUM. Dans ces différentes études, étaient mise en avant la relation à l’autre dans
le point de vue social que structurale ainsi que les moyens de s’affirmer dans un espace pluriversel. A
cet effet, la conférence de Kathleen GYSSELS intitulé : « Fiction et onde transaltique des rendez-vous
masqués dans l’œuvre de Maryse CONDE ». Léon DAMAS a permis à l’intervenante de faire une lecture
intertextuelle et de relever des convergences thématiques dans l’œuvre de CONDE. Elle a d’ailleurs
souligné que même si Maryse CONDE ne le reconnaissait pas physiquement, il y avait tout de même des
liens de parenté pour ne pas dire des influences entre ces textes comme histoire de la femme cannibale
et pluie des vents et la maladresse de la solitude d’André ESIMONE, elle a aussi relevé des liens de
parentés thématiques entre CONDE et DAMAS bien que cette dernière ne s’est pas souvent sentit proche
de l’un de ces chancres de la négritude. C’est dans la poétique de l’imaginaire qui prévalait dans le regard
philosophique que DJOUM a posé sur l’œuvre de l’écrivain guadeloupéenne : il a démontré que cette
imaginaire correspondait à la poétique de l’espoir et de la liberté des noirs. Il a fait passer pour cible une
lecture semioimathologique d’une nouvelle CONDE.
Les communicants KOUMA HAO, Christelle BERY, Sylvain ELOUNDOU MVONDO, Amin ADAKOUI
ont constitué l’atelier numéro 2 sur l’intranquilité identitaire et nouvelle humanitaire mémorielle. Dans
ces articles ont été mis en avant la reconstruction de l’identité collective noire, la réécriture chez CONDE,
la destruction du noyau familiale et le rapport de CONDE à la mangrove dans son œuvre. C’est pourquoi
KOUMA YAHO a porté sur la mémoire de l’esclavage en lien avec l’impact que ce phénomène a eu lieu
et ont été témoin a l’instar de la Guadeloupe dont est originaire Maryse CONDE tout en s’intéressant au
rôle des poétiques contraires sur l’esclavage dans le processus de la reconstruction de l’identité
collective noire, KOUMA YAHO a suggéré dans une vision panafricaniste de renforcer l’identité des noirs.
Atelier 3 : Itinéraire et expérience diasporique regroupant les communications de Xavier Russ,
Clément MBOUGOU, Christian MBARGA et Éric NDONGO. Il s’agissait de voir en quoi la vie de CONDE
ses rencontres avec les autres espaces ont pu transparaitre dans son œuvre. Clément MOUBOUNGOU
c’est intéressé aux marques de l’autofiction de la vie sans phare de Mary CONDE. Ces marques
s’articulaient autours de trois idées dont il était question de ressortir le parcours initiatique de trois
personnages féminin face au périls auxquels ils ont confronté dans un monde littéraire où règne la
mysogie de racisme, … Un ensemble de difficulté aurait pu éprouver Maryse CONDE dans sa carrière
d’écrivaine.
Atelier N° 4 : A cet effet, Marie Julie, Falimatou PEMGBOU, revisitent les figurations du
féminisme et de la femme dans quelques textes de l’écrivaine Guadeloupéenne. Marie Julie pour cela
questionne les imaginaires de la relation et la parole des femmes dans ces trois textes "Traversés de la
Mangrove, Histoire de la femme Cannibale, L’Evangile du nouveau Monde". Elles se délocalisent sur la
notion d’altérités, d’identité des hommes, de la frontière et de la mondialité. L’objectif étant de
percevoir l’itinéraire de la pensée nomade qui caractérise son écriture. C’est la voie féministe de Maryse
CONDE qui raisonne dans la communication de Gérard COUBA par le biais de la lecture intersectionnel
de « Moi, tituba » qui relève ainsi le féminisme noir qui soutint ce roman et montre comment CONDE
dénonce les violences faites aux femmes dans le contexte de la société esclavagiste du XVIIe siècle.
Atelier N°5 : Héritage de Maryse CONDE
Les études d’Estelle SARAH BULLE, Roland SELBONNE, Jean-Claude ABADA, Jean-Jacques TSOUNGUI se
sont intéressé à la complexité identitaire Guadeloupéenne et ont ressortis également l’actualité de
l’œuvre de l’auteur tant en proposant une vision futuriste. Pour Estelle SARAH BULLE, il y a similarité
entre ces origines et celle de CONDE et ces similarités transparait également dans l’écriture. Elle a
d’ailleurs avoué que CONDE est celle qui a quelque peu baliser le terrain de l’écriture en Guadeloupe.
Sans les identités meurtrières de Lamine MANOU, cet auteur désigne comme être frontalier les individus
qui soient par leur naissance, soit par les conditions historiques se retrouvent à mi-chemin entre
plusieurs cultures.
Roland SELBONNE à travers cet état de chose a relevé la pluralité et la complexité identitaire
Guadeloupéenne. Cependant, il souligne que chez CONDE il y a une difficulté à définir l’identité qui un
mythe insaisissable et qi reste à chaque individu. Il a révélé que l’écrivain rejetait la notion d’identité
collectif.
Table Ronde qui était le dernier point d’articulation de ces échanges scientifiques
Les journées scientifiques en hommage à Maryse CONDE se sont achevé par une table ronde
dont le thème était « Sortir de la mélancolie post-coloniale ». Cette table ronde réunissait plusieurs
panélistes à savoir :
- Ambroise KOM, professeur de département de L.C.A à l’Université de Yaoundé I ;
- Armand LEKA ESSOMBA, professeur titulaire enseignant au département de sociologie de
l’Université de Yaoundé I ;
- Jean-Claude ABADA, professeur titulaire à l’Université de Yaoundé I ;
- Dr. Roland SELBONNE, représentant de l’association de la CASA CONDE ;
- ATANGANA KOUNA Désiré, professeur à l’Université de Yaoundé I qui en était le modérateur.
La table ronde a débuté avec la prise de parole du modérateur qui, après avoir présenté les
différents panélistes, a introduit le thème de la table ronde « Sortir de la Mélancolie Post-coloniale ». Il
a relevé que l’imaginaire de Maryse CONDE, dénie la fixité pour transcendé les frontières dans un
romanisme permanent, La mélancolie entraîne un psycho espace dépressif. Cette table ronde visait
comme objectif de présenter des voies pour sortir du marasme post-colonial. Le premier intervenant, le
Professeur KOM a articulé sa communication sure « Moi et l’autre » dialectique au cœur de la
personnalité de l’œuvre de Maryse CONDE : Dans son rapport en Afrique, le Professeur relève une des
illusions de CONDE quant à la post-colonie à l’instar de MONGO BETI. Son « Moi » inclut une altérité en
France comme en Afrique où elle demeure étrangère. Le professeur Armand ESSOMBA permet de
revisiter la mémoire, le temps dont il établit un lien avec la thématique « La mélancolie post-colonial ».
Le spectre de la pureté raciale qui s’appuie à la base de l’opinion représente le grand mal à la mélancolie
post-colonial. A sa suite, il y a le spectre de la pureté de la construction mémorielle des dominés qui
obéies au mythe de la caverne avec comme dénominateur commun la peur.
Le Docteur Roland SELBONNE s’est présenté comme un militant indépendantiste et entant que
Guadeloupéen, pour lui la colonie encore d’actualité efface toute les traces et présente le summum de
la colonie car il estime qu’il faut penser au centre de la gravité, de la mélancolie et pour revenir à Maryse
CONDE, elle aurait épousé ce point de vue où elle-même était une militante indépendantiste.

Les journées scientifiques dédiées à l'œuvre de Maryse Condé ont été l'occasion de célébrer une
écrivaine majeure, dont l'œuvre continue d'inspirer et de questionner. En se penchant sur la notion
d'écoute et d'habitation du monde, les intervenants ont mis en lumière la richesse et la complexité de
l'écriture de Condé.

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