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Généralités
1 ♦ INTRODUCTION
Les comptes consolidés représentent les comptes d’un groupe de société. La société principale est la
société mère qui détient des participations directement ou indirectement dans une société appelée filiale.
Il peut exister des activités entre la société mère et ses filiales, ou alors la société mère a une simple
activité de gestion et dans ce cas il s’agit d’une holding.
L’élaboration des comptes du groupe est importante pour les tiers. En effet, les comptes consolidés
permettent de procéder à une analyse financière sur le groupe après annulation des opérations intra
groupe. Ceux-ci permettront la prise de décision finale en matière d’analyse financière.
L’application des normes IFRS est obligatoire pour les sociétés cotées. Pour les comptes sociaux, le plan comp-
table général est conservé, mais les normes internationales sont progressivement intégrées.
La loi de 1985 adopte la 7e directive européenne, elle oblige les sociétés commerciales et les entreprises
publiques à établir des comptes consolidés. Elle a été modifiée par le règlement 99-02 élaboré par le Comité
de la règlementation comptable (CRC), en constante actualisation.
Le règlement a été actualisé en 2005, cela a permis de prendre en compte l’évolution de la norme IFRS 3, de
préserver la cohérence avec les principes comptables (nouvelle définition des passifs par exemple).
Les sociétés commerciales, quelle que soit leur forme, cotées ou non, établissent chaque année des comptes
consolidés ainsi qu’un rapport de gestion du groupe dès lors qu’elles contrôlent de manière exclusive ou
conjointement une ou plusieurs entreprises. Les sociétés soumises à consolidation doivent désigner au moins
deux commissaires aux comptes (C. com., art. L. 823-2).
Une société commerciale non cotée sur un marché réglementé et n’émettant pas de titres de créances négo-
ciables est exemptée de cette obligation de publication des comptes consolidés lorsque :
– à la clôture de l’exercice concerné, il n’existe aucun contrôle ;
– à la clôture de l’exercice concerné, la société n’exerce qu’une influence notable sur l’ensemble des sociétés ;
Attention ! Si la société présente des comptes consolidés incluant d’autres sociétés, les sociétés sous influence notable sont prises
en compte dans le périmètre de consolidation.
– la société est elle-même sous le contrôle d’une entreprise qui l’inclut dans ses comptes consolidés, dans ce cas
elle ne doit pas émettre de valeurs mobilières admises aux négociations sur un marché réglementé, et il y a
absence d’opposition d’un ou plusieurs associés (ou actionnaires) représentant au moins le dixième du capital
social de la société mère du sous-groupe ;
– la société subit une variation du périmètre de consolidation ;
– pendant deux exercices successifs, le groupe ne dépasse pas deux des trois seuils suivants :
• total du bilan : 24 000 000 €,
• total du chiffre d’affaires : 48 000 000 €,
• nombre de salariés : 250.
Attention ! Pour calculer les seuils, il ne faut prendre que les entreprises sous contrôle. Les entreprises sous influence sont à
exclure.
3 ♦ LES DIFFÉRENTES ÉTAPES DU PROCESSUS DE CONSOLIDATION
1 ♦ DÉFINITION
Selon le Code de commerce, les sociétés commerciales établissent et publient chaque année à la diligence
du conseil d’administration, du directoire, du ou des gérants des comptes consolidés ainsi qu’un rapport sur
la gestion du groupe dès lors qu’elles contrôlent de manière exclusive ou conjointe une ou plusieurs
sociétés.
Définir un périmètre revient à déterminer les sociétés qu’il faut prendre en compte pour l’établissement
des comptes consolidés. Cette décision nécessite le calcul du pourcentage de contrôle. Celui-ci se
détermine à partir des droits de vote.
A – Le contrôle exclusif
La société mère a le pouvoir de diriger les politiques financières et opérationnelles d’une entreprise. Ce
pouvoir résulte :
– soit de la détention de la majorité des droits de vote dans une autre société directement ou
indirectement (contrôle de droit) ;
– soit de la désignation, pendant deux exercices successifs, de la majorité des membres des organes
d’administration, de direction ou de surveillance d’une autre entreprise. L’entreprise consolidante est
présumée avoir effectué cette désignation lorsqu’elle a disposé, au cours de cette période, directement
ou indirectement, d’une fraction supérieure à 40 % des droits de vote et qu’aucun autre associé ou
actionnaire ne détenait, directement ou indirectement, une fraction supérieure à la sienne (contrôle de
fait). Cette présomption n’existe pas en norme IFRS ;
– soit du droit d’exercer une influence dominante sur une entreprise en vertu d’un contrat ou de clauses
statutaires (contrôle contractuel).
La norme IFRS 10 ne fait pas référence au pourcentage de détention des droits de vote pour apprécier le contrôle.
Trois conditions cumulatives sont nécessaires : la détention du pouvoir sur l’entité, l’exposition ou la
détention des droits à des rendements variables en raison de son implication dans l’entité et la capacité
d’influer sur ces rendements en raison de son pouvoir, c’est-à-dire les droits existants qui lui donnent la
capacité de diriger les activités pertinentes.
B – Le contrôle conjoint
C – L’influence notable
La société mère a le pouvoir de participer aux politiques financières et opérationnelles mais sans en avoir le
contrôle. L’influence notable sur une société est présumée lorsque la société consolidante dispose, directement
ou indirectement, d’une fraction au moins égale à 20 % des droits de vote de cette société.
Selon la norme IAS28, une société sous influence notable est appelée « entreprise associée » et la société mère
« Investisseur ».
Attention ! S’il est démontré que la société exerce une influence, mais qu’elle ne détient pas 20 % des droits de vote, cette filiale
sera tout de même consolidée. À l’inverse, la société consolidante détient plus de 20 % des droits de vote mais n’exerce aucune
influence, dans ce cas la filiale sera hors périmètre.
D – Les cas d’exclusion du périmètre
3 ♦ DÉTERMINATION DU CONTRÔLE
Le droit de vote représente le pourcentage détenu par la société mère dans les assemblées générales des
sociétés concernées. Son calcul est indispensable pour déterminer le périmètre de consolidation.
Si la société mère détient plus de 50 % des droits de vote, il s’agit d’un contrôle exclusif ; entre 50 % et 40
% des droits de vote, il y a présomption de contrôle exclusif ; entre 40 % et 20 % des droits de vote, c’est
une présomption d’influence notable ; moins de 20 %, exclusion du périmètre de consolidation. Le contrôle
conjoint est une volonté conjointe du groupe, il ne s’agit pas d’une question de pourcentage.
L’autocontrôle : lorsque des actions ou des droits de vote sont possédés par une ou plusieurs sociétés dont
elle détient directement ou indirectement le contrôle, les droits de vote ne peuvent être exercés par
l’assemblée générale de la société. Les actions d’autocontrôle sont privées du droit de vote. Les titres
détenus sous influence notable constituent des actions d’autocontrôle en IFRS mais ce n’est pas le cas pour
le règlement français.
Attention ! Pour le calcul des pourcentages de contrôle, il faut tenir compte des différents types d’actions (action à droit de vote
double, certificat de droit de vote…).
Le portage : « C’est un ensemble d’opérations par lesquelles une entreprise a l’obligation d’acheter des titres à
un porteur au terme d’une période et à un prix déterminé à l’avance, ce porteur ayant l’obligation de les lui
vendre » (CRC § 10051). Ces titres sont considérés comme détenus pour le compte du groupe, il faut inclure les
droits de vote attachés à ces titres pour déterminer le périmètre de consolidation.
Selon la norme IAS 27, il doit être tenu compte des droits de vote potentiels existants ou convertibles.
Le démembrement de propriété : l’usufruitier a le droit de vote en assemblée générale ordinaire, le nu pro-
priétaire vote en assemblée générale extraordinaire. Selon le règlement 99 le nu propriétaire ne consolide pas
alors que l’usufruitier consolide.
• ♦ Application
La société F est formée de 30 000 actions dont 20 000 actions ordinaires, 5 000 actions à vote double et 5 000 actions sans
droit de vote. La société mère M détient 16 000 actions dont 14 000 actions ordinaires et 2 000 actions à vote double. De plus,
la société mère détient 3000 obligations convertibles en actions (parité 1 obligation contre 1 action) sur les 10000 émises par
la société F.
Calculer le pourcentage de contrôle de la société M dans la société F.
Correction
Selon les règles françaises :
Nombre de droit de vote dans F : 20000 + 5 000 2 + 0 = 30 000
Nombre de droit de vote détenus par M : 14000 + 2 000 2 = 18 000
SOCIALES -
Selon les normes IFRS :
Nombre de droit de vote dans F : 20000 + 5 000 2 + 10000 = 40 000
Nombre de droit de vote détenus par M : 14000 + 2 000 2 + 3000 = 21 000
Participation directe
F1 F2
Participation indirecte
F1 F2
Le contrôle de M sur F1 n’est pas exclusif donc M ne peut pas exercer
un contrôle sur F2. Il y a rupture de chaîne. (1)
F1
Participation directe et
F2
indirecte
F3
F1
Participation directe et
F2
indirecte
F3
Autocontrôle émis par la société consolidante, détenu par F2 : celle-ci
Participation circulaire F2
F1
1 ♦ LE POURCENTAGE D’INTÉRÊT
Le pourcentage de contrôle permet de déterminer le périmètre et les méthodes de consolidation. La consolida-
tion tient compte de la part du groupe et la part du hors groupe dans le résultat. Les méthodes de
consolidation utilisent les pourcentages d’intérêt. En effet, le pourcentage de contrôle fait référence aux
droits de vote alors que le pourcentage d’intérêt représente la fraction du patrimoine détenu.
Lorsqu’il existe des liens indirects, le pourcentage d’intérêt s’obtient en multipliant tous les pourcentages sur
la chaîne. En normes IFRS, il faut tenir compte des chaînes de contrôle.
d’intérêt de dans F1 : 10
F1 F2 d’intérêt de dans F2 : 60 10 6
Participation indirecte
Selon les normes IFRS, il y a rupture de chaîne, le d’intérêt de
dans F2 = 0
d’intérêt de dans F1 : 60
F1 d’intérêt de dans F2 : 40 60 25 55
Participations directe et d’intérêt de dans F3 : 55 65 35,75
F2
indirecte
F3
Système d’équation :
% d’intérêt de M dans F1 = 0,7 + 0,06 F2
Participations % d’intérêt de M dans F2 = 0,6 F1
F1
Soit % d’intérêt de M dans F1 = 72,61 %
% d’intérêt de M dans F2 = 43,56 %
F1 = 0,7 + 0,3 F3
F2 = 0,6 F1
M F3 = 0,3 F2
70 % % d’intérêt de M dans F1 = 73,99 %
30 %
% d’intérêt de M dans F2 = 44,39 %
Participations circulaires F1 F3
60 % % d’intérêt de M dans F3 = 13,31 %
30 % En normes IFRS, il ne faut tenir compte que des sociétés sur les-
F2 quelles il existe un contrôle exclusif.
% d’intérêt de M dans F1 = 70 %
% d’intérêt de M dans F2 = 70 x 60 = 42 %
Selon les normes IFRS, seules les activités conjointes ouvrent droit à la méthode de consolidation partielle. Les
coentreprises utilisent la méthode de la mise en équivalence.
A – L’intégration globale
Le groupe doit cumuler les comptes de toutes les sociétés consolidées. Les comptes des sociétés intégrées glo-
balement sont repris à hauteur de 100 %. De ce fait, la part du hors groupe (intérêt minoritaire) apparaît
dans les comptes du groupe.
Exemple : M détient 80 % de F, le contrôle est exclusif, la méthode de consolidation est l’intégration globale
(% intérêt 80 %).
Bilan de M Bilan de F
Actif 2 000 Capital Actif 1 600 Capital 500
F1 Réserves 200
Dettes Résultat 100
Dettes 800
1 600 1 600
Les capitaux propres de F doivent être partagés : •
Total de F Part du groupe (80 %) Part des minoritaires
Capital
Réserves
Titres participation
Différence de consolidation
Résultat
Écriture :
Capital (F) 500
200
(F) 100
Titres de participation 400
Réserves groupe 160
Résultat groupe 80
minoritaires 160
Bilan consolidé :
À la différence de l’intégration globale, les comptes de la filiale ne sont pas intégrés à 100 % mais à hauteur
du pourcentage d’intérêt. La part des minoritaires n’apparaît pas dans le bilan consolidé.
Suite de l’exemple : M détient conjointement 35 % de F. La participation de M dans F est de 175. Le bilan de
F est inchangé. Il s’agit d’une intégration proportionnelle.
Les capitaux propres de F doivent être partagés, et de ce fait les titres de participation que M détient sur F sont
annulés.
Les comptes des sociétés mises en équivalence ne sont pas repris. La mise en équivalence apparaît dans les
comptes par l’ajustement du poste titre de participation.
Suite de l’exemple : M détient 30 % de F. La société M a une influence notable sur F, la méthode de consoli-
dation est la mise en équivalence. La participation de M dans F est de 150 €. Le bilan de F est inchangé.
Les titres ont été achetés pour 150, or au moment de la consolidation leur valeur est de 210 + 30 = 240 soit une
réévaluation de 90.
La valeur des intérêts majoritaires des titres de participation est substituée à la valeur d’origine et est inscrite en
titres mis en équivalence.
Les retraitements obligatoires
1♦ GÉNÉRALITÉS
La consolidation est établie à partir des comptes individuels, chaque société consolidée devant transmettre ses
comptes à la société tête de groupe. Un principe doit être respecté : le principe d’homogénéité.
Selon les règles françaises, pour l’établissement des comptes sociaux, le plan comptable général propose un
certain nombre d’options alors qu’en norme IFRS ce n’est pas le cas. Un plan comptable de consolidation
précisant les options choisies est établi. À l’aide de celui-ci, chaque société consolidée va procéder à des retrai-
tements dans un journal de préconsolidation.
Attention ! Lors de la consolidation de N – 1, des retraitements ont été effectués, les traitements antérieurs ne sont pas pris en
compte, il faut donc reconstituer les « à nouveaux ».
Les sociétés du groupe doivent retraiter leurs comptes individuels de façon à ce que toutes utilisent les mêmes
règles comptables.
Travaillons sur un exemple : une société achète une machine début N pour 1 000 € qu’elle décide d’amortir
selon le mode linéaire sur cinq ans. Le plan consolidé prévoit une durée d’amortissement de quatre ans. Dans le
cas présent, il y a une divergence sur la durée d’amortissement.
• Tableau d’amortissement :
Pour homogénéiser les comptes, la société doit augmenter ses amortissements de 50 (250 – 200) de N à N + 3.
Mais en N + 4 il faudra les diminuer de 200.
L’année N, les retraitements d’homogénéisation seront les suivants :
Compte de gestion
Résultat DAP 50
Amortissements Résultat global 50
Le résultat est modifié, il existe un décalage temporaire entre les comptes individuels et les comptes consolidés.
Lors de la consolidation, il convient de tenir compte des impôts différés. Dans le cas présent il faut tenir compte
d’un impôt différé actif (économie d’impôt) de 16,67 € (50/3).
Compte de gestion
16,67 Résultat global 16,67
Résultat 16,67 Impôt société (IS) 16,67
Correction
en réserve ainsi que l’économie d’impôt. L’amortissement devient sans objet et doit être annulé.
Compte de bilan Compte de gestion
Réserves F 16 000
Amortissements (20 000 / 5) 4 000
Frais établissement 20 000
Reconstitution AN
ET SOCIALES -
IDA 5 333
Réserves 5 333
Reconstitution AN (16 000 / 3)
Amortissements 4 000 Résultat global 4 000
Résultat F 4 000 DAP 4 000
Résultat F 1 333 Impôt société 1 333
Impôt différé passif (4 000 / 3) 1 333 Résultat global 1 333
Attention ! Sur un décalage définitif il n’y a jamais d’impôt différé. C’est le cas, par exemple, des contraventions qui ne seront
jamais déductibles.
♦ Application
Une société F a enregistré au 31/12/N une participation de 30 000 €.
Présenter les écritures d’homogénéisation au 31/12/N et au 31/12/N + 1.
• Correction
Les provisions réglementées doivent être éliminées. Ce poste est lié à la fiscalité, or celles-ci n’existent pas en
norme IFRS. L’objectif de la consolidation est d’éliminer cette provision des comptes individuels et de tenir
compte dans la consolidation des décalages temporaires engendrant des impôts différés.
Les subventions d’investissement, selon les normes IFRS, sont considérées comme un produit à rattacher aux
exercices futurs. Elles majoreront le résultat chaque année, il faut constater des produits constatés d’avance.
Les changements de méthode : dans les comptes annuels, ces changements ont un impact sur les capitaux
propres à l’ouverture de l’exercice par le biais du report à nouveau après effet d’impôt, sauf si, en raison de
l’application de règles fiscales, l’entreprise est amenée à comptabiliser l’impact du changement dans le
compte de résultat. Dans les comptes consolidés, cette dérogation n’existe pas. L’impact du changement de
méthode doit toujours être imputé sur les capitaux propres nets d’impôt.
Les normes IFRS ne reconnaissent pas les provisions pour grands travaux, les comptes sont retraités afin de
faire apparaître les composants.
D – Les frais d’acquisition d’immobilisation
Les frais d’acquisition d’immobilisations corporelles ou incorporelles (droits de mutation, honoraires ou commis-
sions et frais d’actes) doivent être rattachés au coût d’acquisition. Selon les normes IFRS, il en est de même.
Les retraitements préférentiels
♦ Application
Une société F utilise la méthode rétrospective pour calculer ses engagements retraite au 31/12/N. Ceux-ci sont mentionnés
dans l’annexe. Pour N – 1, ils s’élèvent à 300 000 € et pour N à 330 000 €.
Présenter les écritures de préconsolidation au 31/12/N.
Correction
Pour établir les comptes consolidés, la société doit enregistrer la provision pour retraite.
Compte de bilan Compte de gestion
Résultat F 30 000 DAP 30 000
RAN ou Réserve F 300 000 Résultat global 30 000
Provisions pour retraite 330 000 Résultat global 10 000
Impôt différé actif (330 000/3) 110 000 Impôt 10 000
RAN ou réserves 100 000
Résultat 10 000
Fiscalement, les provisions pour retraite ne sont déductibles qu’au moment du départ à la retraite. Le résultat fiscal des
comptes individuels est nul alors que dans le résultat consolidé il y a 30 000 €, d’où un décalage qui engendre la constatation
d’impôts différés.
• 2 ♦ LE CRÉDIT‑BAIL
Pour déterminer s’il s’agit d’une location simple ou d’une location financement, la norme IAS 17 (remplacée par
la norme IFRS 16 au 1er janvier 2019) énonce le critère suivant : « Le contrat donne au preneur l’option d’acheter
l’actif à un prix qui devrait être suffisamment inférieur à sa juste valeur à la date à laquelle l’option peut être
levée pour que dès le commencement la certitude raisonnable de lever l’option soit acquise. »
Selon la norme IFRS 13, la juste valeur est le prix qui serait reçu pour la vente d’un actif ou payé pour le transfert
d’un actif lors d’une transaction normale entre des participants de marché à la date d’évaluation.
En France, le prix de la levée d’option est suffisamment incitatif pour que le preneur lève l’option (les loyers sont
surchargés afin d’avoir un prix de levée d’option faible). Le crédit-bail est considéré dans ce cas comme une
location financement. Selon les normes internationales, le bien doit être considéré comme acquis grâce à un
emprunt. Le taux d’intérêt de l’emprunt est déterminé à partir des redevances à payer.
♦ Application
Une entreprise utilise un bien en crédit-bail à compter du 01/01/N – 1 pour une durée de 5 ans. La valeur d’origine est de
45 400 €, le prix de la levée d’option 1 000 €. Les redevances sont payables d’avance 10 000 €. Le taux imposition est de
33 1/3 %.
Présenter les écritures de retraitements au 31/12/N – 1 et 31/12/N.
Correction
Au niveau de la consolidation, l’approche économique induit le fait que le bien doit être acquis grâce à un emprunt. Cet
emprunt est fictif, il faut en premier lieu déterminer le taux d’intérêt.
t
D’où un taux d’intérêt de 6 %.
Dans un second temps, il faut établir le tableau de remboursement de l’emprunt.
1/1/N – 1
1/1/N + 1
La redevance est scindée entre les intérêts et l’amortissement. Mais l’amortissement financier est différent de l’amortissement
comptable : cette différence engendre des impôts différés.
L’amortissement du bien est de (45 400 1 000) 5 = 8 880 €.
Ici les redevances sont payées d’avance, les intérêts sont à rattacher à chaque période.
Pour N – 1, les écritures se présentent ainsi :
Compte de bilan Compte de gestion
Matériel 45 400 DAP 8 880
Emprunt 45 400 Intérêt 2 124
Résultat 8 880 Résultat global 1 004
Amortissements 8 880 Redevance 10 000
Emprunt 10 000 Résultat global 335
Intérêt couru 2 124 Impôt société 335
Résultat 7 876
Impôt différé actif 335
Résultat (8 880 – 7 876) / 3 335
Dans les comptes consolidés français, les frais et les primes sont étalés sur la durée de l’emprunt. Selon les
normes IFRS, ils doivent être étalés sur la durée de l’emprunt par ajustement du taux d’intérêt effectif. La
valeur de l’emprunt est diminuée des frais.
Application
La société Jacques a émis un emprunt obligataire de 12 000 obligations de 50 € de nominal le 1er janvier N-2, remboursable
au pair par annuités constantes (81 521 €) durant dix ans au taux de 6 %. Les obligations sont émises à 46 € l’unité et les
frais d’émission se sont élevés à 5 000 € HT. Le taux d’intérêt effectif de cet emprunt est de 8 %.
Au 31 décembre N, dans les comptes sociaux de la société Jacques, on trouve, après le versement de la troisième annuité, les
comptes suivants :
163 – Emprunt obligataire 600 000 – 45 500 – 48 250 – 51 150 : 455 100 ;
169 – Primes de remboursement des obligations (12 000 4 7 / 10) : 33 600 ;
4816 – Frais d’émission d’emprunt (5 000 7 / 10) : 3 500 ;
661 – Intérêts des emprunts (ceux de N – 2 : 36 000 ; ceux de N – 1 : 33270) : 30 375 ;
6812 – Dotations aux amortissements des charges d’exploitation à répartir (5 000 / 10) : 500 ;
6861 – Dotations aux amortissements des primes de remboursement des obligations : 4 800 (12 000 4 / 10).
Présenter les écritures de consolidation.
Correction
Les passifs financiers doivent être établis au coût amorti. Le coût amorti est de 547 000 (12 000 46 – 5 000). Le tableau de suivi
du coût amorti est le suivant :
♦ Application
La société a constaté un écart de conversion passif de 20 000 €. En N – 1 cet écart était de 15 000 €.
Passer les écritures de retraitement.
Correction
À comptabiliser en charge selon les normes IFRS ou à imputer sur les capitaux propres
lorsque les coûts concernent l’émission d’instruments donnant accès aux capitaux
Les frais d’établissement propres.
Selon le règlement 99, la méthode préférentielle est l'enregistrement en charge mais
possibilité de les inscrire à l’actif.
SOCIALES -
Compte de bilan Compte de gestion
Effets à recevoir 10 000
Concours bancaires 10 000
Dettes 10 000
Créances 10 000
2) La société F est intégrée proportionnellement à hauteur de 30 %. Ses comptes sont repris à hauteur de
30 %, soit un montant des achats de 400 x 30 % = 120 €.
Les comptes de la société M sont repris en totalité, les ventes apparaissent pour 400 €.
Il n’est pas possible d’éliminer 400 € ; lors d’une intégration proportionnelle, il convient d’éliminer le plus petit
des deux montants, soit ici 120 €.
3) La société F est mise en équivalence, ses comptes ne sont pas repris donc il n’y a aucune écriture d’annu-
lation à faire.
Les ventes de F à M ont donné lieu à un stock final de 3 000 €. La société F vend avec une marge de 20 %.
L’élimination de marge doit être proportionnelle au pourcentage d’intérêt : 3 000 20 % 30 % = 180.
SOCIALES -
Produits constatés d’avance 180 Résultat global 180
Résultat (M) 60 IS 60
♦ Application
La société F a vendu à la société M pour 10 000 € une machine acquise 12 000 € et amortie pour 4 000 € (amortissement
linéaire sur six ans). M a amorti cette machine sur quatre ans.
Présenter les différents retraitements suivant les trois méthodes de consolidation.
Correction
1. La société F est intégrée globalement, ses comptes sont repris à 100 %.
L’amortissement pratiqué par M est de 10 000 / 4 = 2 500, celui pratiqué par F est de 12 000 / 6 = 2 000. La correction à effectuer
est de 500 €.
Compte de bilan Compte de gestion
•
Résultat (F) 2 000 Produits de cession 10 000
Immobilisations 2 000 Résultat global 2 000
Élimination de la PV VNC 8 000
IDA 667 Résultat global 667
Résultat (F) 667 IS 667
Amortissements 500 Résultat global 500
Résultat (M) 500 DAP 500
Correction amortissement
Résultat (M) 167 IS 167
IDP 167 Résultat global 167
L’année suivante, la plus-value n’est plus dans les comptes, mais il faut tout de même tenir compte de la cession (modification de
la valeur de l’immobilisation) et de l’ajustement des amortissements.
1. La société F est intégrée proportionnellement à hauteur de 30 %. Les écritures sont les mêmes, mais à hauteur de 30 %.
2. La société F est mise en équivalence : comme pour les profits sur stock, l’élimination de la plus-value est faite pour évaluer
les capitaux propres et les résultats de la société mise en équivalence.
Correction
Les dividendes distribués en N proviennent des résultats de N – 1. Or, la société M a pris une participation en N, il convient d’éli-
miner les dividendes par imputation sur le coût d’acquisition des titres.
1 ♦ LES PRINCIPES
La prise de contrôle doit se faire à la juste valeur. La date de première consolidation est importante. C’est à
cette date que sont calculés les écarts d’évaluation et d’acquisition. Pour les déterminer, il faut en premier lieu
définir correctement la valeur des titres de participation.
Le coût d’acquisition des titres est le montant de la rémunération remise par l’acquéreur au vendeur. Ces frais
doivent être incorporés au coût d’acquisition pour leur montant net d’impôt.
Pour les normes IFRS, ces coûts constituent des charges et ne doivent pas être ajoutés au coût d’acquisition des
titres.
♦ Application
La société M a fait l’acquisition des titres, début N, de la société F pour un montant de 20 000 €. Elle a engagé 960 € de frais
pour cette opération. Les frais ont été comptabilisés en charges.
Présenter les écritures de consolidation.
Correction
Dans les comptes individuels, ces dépenses ont été comptabilisées en charges pour 960 €.
Pour la présentation des comptes consolidés, ces frais doivent être incorporés pour leur montant net d’impôt au coût d’acquisition
des titres de participation.
•
Compte de bilan Compte de gestion
Titres de participation 640 Résultat global 640
Résultat M 640 Impôt 320
960 2/3 Charges 960
Le coût d’acquisition des titres est en définitive de 20 640 €.
Attention ! Si l’écart d’évaluation concerne des biens amortissables, pensez à passer la dotation complémentaire.
♦ Application
Au 01/01/N, la société M prend une participation de 70 % dans la société F pour 100 000 €.
À la date de l’opération, les capitaux propres de F s’élevaient à 50 000 € et un terrain était inscrit au bilan pour 30 000 €. La
juste valeur du terrain est de 60 000 €. De plus, la marque est évaluée pour 60 000 € et les engagements retraite pour
15 000 €.
Déterminer la valeur de l’écart d’évaluation et comptabiliser-le.
Correction
B – En norme IFRS
En cas d’écart positif, il est fait référence au goodwill. Si l’écart est négatif, il s’agit d’un profit dû à une acqui-
sition à des conditions avantageuses (badwill).
Le calcul est différent de la norme française :
Goodwill = Prix d’acquisition des titres
+ Intérêts minoritaires directs dans l’entreprise acquise
+ Quote-part de l’actif net réestimé de l’entreprise acquise déjà détenue par l’acquéreur
ET
– Actif net réestimé de l’entreprise acquise
Correction
Capitaux propres
Plus-value sur le terrain 60 000 – 30 000
Plus-value sur la marque
Engagement retraite
Juste valeur de F
Selon les normes IFRS, la marque supporte de l’impôt différé.
ECONOMIQUES ET SOCIALES -
Règlement 99-02 Goodwill partiel Goodwill complet
Coût d’acquisition 100 000 100 000 100 000
Juste valeur de F 120 000 100 000 100 000
Part de l’acquéreur 84 000 70 000 70 000
Écart d’acquisition 16 000
Part minoritaire 36 000
Goodwill partiel 30 000
Participation ne donnant pas le 100 000 / 70 % 30 % =
contrôle à la juste valeur 42 857
100 000 (coût acquisition)
Goodwill complet + 42857 – 100 000 (JV de F)
= 42 857
♦ Application 1
Suite de l’application précédente.
Comptabiliser les écarts d’acquisition.
Correction
En normes françaises :
En normes IFRS :
Compte de bilan
Goodwill (partiel) 30 000
Titres F ou réserves 30 000
Goodwill (complet) 42 857
Titres de participation 30 000
Intérêts minoritaires 12 857
Attention ! Le compte titre de participation n’est pas soldé, il le sera lors du partage des capitaux propres (cf. fiche 32 et
suivantes).
♦ Application 2
Soit l’UGT suivante :
Brut Amortissement
Goodwill 150
Matériel
Mobilier
Sachant que la dépréciation constatée est de 300, présenter son affectation au sein de l’UGT.
Correction
La dépréciation est affectée en priorité sur le goodwill pour 150. Le solde, soit 150 (300 – 150), est affecté au prorata des
valeurs comptables des autres éléments de l’actif.
Correction
Correction
Calcul de l’écart d’acquisition sans la marque : 18 000 (32 000 70 = 4 400 €
Calcul de l’écart d’acquisition avec la marque : l’ANCC est de 32000 + 5100 = 37 100 €
Part du groupe : 37 100 70 = 25 970, soit un badwill de 18 000 25 970 = 7 970 €
La constatation d’un écart d’évaluation sur un actif incorporel ne faisant pas l’objet d’un marché actif a pour conséquence d’aug-
menter l’écart d’acquisition négatif. Cela n’est pas possible. L’écart d’acquisition est limité :
Titres de participation 4 400
SOCIALES -
Provision pour risque 4 400
Provision pour risque 880 Résultat global 880
Résultat 880 RAP 880
4 400 / 5
Cette solution est interdite en IFRS. L’écriture est la même que précédemment.
♦ Application 3
Calculer l’écart d’acquisition et comptabiliser-le sachant que le prix d’acquisition est de 24 000 €.
Correction
Calcul de l’écart d’acquisition sans la marque : 24 000 (32 000 70 = 1 600 € (écart positif)
Calcul de l’écart d’acquisition avec la marque : l’ANCC est de 32000 + 5100 = 37 100 €
La constatation d’un écart d’évaluation sur un actif sans marché actif ne doit pas avoir pour effet de créer un écart d’acquisition
négatif.
Dans le cas présent, l’écart d’acquisition doit être nul.
(32 000 + t) 70 24000 = 0 d’où t = 2 286 €.
Marque 2 286
Titres de participation 1 600
Part minoritaire 686
Cette solution est interdite en IFRS. Le badwill est de 24 000 – 24 780 = 780
Le partage des capitaux propres
1 ♦ INTRODUCTION
Le partage des capitaux propres est la dernière étape de la consolidation. C’est pourquoi il est primordial de tenir
compte de toutes les opérations ayant affecté les capitaux propres lors des différents retraitements
étudiés précédemment. Après sa réalisation, la consolidation est terminée, il ne reste plus qu’à présenter les
documents financiers.
Attention ! Il faut tenir compte des opérations précédentes qui ont eu une incidence sur le résultat et les réserves de la filiale
pour effectuer le partage des capitaux propres. Pour éviter ce travail, il est possible de faire apparaître dans chaque écriture de
retraitements les intérêts hors groupe.
Étape 2 : tableau de partage des capitaux propres de F. Il convient de commencer par les minoritaires, du fait
que leur part dans la situation nette négative est limitée au montant de leurs apports.
Total de F Part du groupe (70 %) Part des minoritaires
Capital
Report à nouveau
Différence de consolidation
Résultat
(1) La part des minoritaires est limitée au montant de leurs apports, soit 6 000 K€. Leur part dans la situation nette est de 5 400 K€, ils ne participent à
la perte qu’à hauteur de 6 000 – 5 400 = 600.
(2) La part du groupe dans le résultat est de 5 000 – 600 = 4 400 K€ au lieu de 5 000 70 % = – 3 500 K€, ils comblent la déficience des minoritaires.
(3) Les titres sont repris pour leur montant brut puisque la dépréciation a été annulée.
Étape 3 : écriture de partage des capitaux propres de F. La part des minoritaires n’apparaît pas. Dans le cas
d’une SNC, les minoritaires seraient présents puisqu’ils sont indéfiniment et solidairement responsables.
Capital (F) 20 000
Réserves du groupe 12 600
Résultat groupe 4 400
Titres de participation 14 000
Report à nouveau (F) 18 000
Résultat (F) 5 000
En norme IFRS :
•
Capital (F) 20 000
Réserves du groupe 12 600
Résultat groupe (5 000 70 %) 3 500
Intérêts minoritaires 600 – 5 000 30 % 900
Titres de participation 14 000
Report à nouveau (F) 18 000
Résultat (F) 5 000
L’intégration proportionnelle : les règles de l’intégration globale s’appliquent. Néanmoins, la part des mino-
ritaires n’apparaît pas au bilan consolidé.
La mise en équivalence : lorsque la part de l’entreprise détentrice dans la mise en équivalence devient négative,
celle-ci est retenue pour une valeur nulle.
Travaillons sur un exemple : la société M détient 30 % de la société F qu’elle a souscrit lors de la création de
la société F pour un montant de 750 K€. Les titres ont fait l’objet d’une dépréciation de 500 K€ en N – 1 com-
plétés à 750 K€ en N.
Au 31/12/N les capitaux propres négatifs de F s’élèvent à – 500 K€ (capital : 2500 et report à nouveau : – 3 000).
Étape 1 : annulation des dépréciations sur titres. Les dépréciations doivent être éliminées afin d’éviter un
double emploi avec le partage des capitaux propres.
Compte de bilan Compte de gestion
Dépréciations titres 750 Résultat global 250
Résultat groupe 250 Dotations aux dépréciations 250
Réserves groupe 500
Étape 2 : deux hypothèses sont envisageables pour le traitement des capitaux propres.
♦ Application
La société M a acquis en N – 1, 70 % de la société F pour une valeur de 8400 K€.
Lors de la prise de participation, un écart d’évaluation net appartenant au groupe de 1 480 K€ a été constaté ainsi qu’un écart
d’acquisition de 440 K€. Ceux-ci ont été imputés sur le compte titres de participation.
Au 31/12/N, les capitaux propres de F s’élèvent à 14 500 K€ (capital : 2000, réserves : 10500 et résultat : 2 000).
Présenter les écritures de partage des capitaux propres.
Correction
Le poste « titres de participation » a été crédité de : 1 480 + 440 = 1 920. Le solde est de : 8 400 1 920 = 6 480 K€.
Tableau de partage des capitaux propres de F :
Total de F Part du groupe (70 %) Part des minoritaires
Capital 2 000 1 400 600
Réserves 10 500 7 350 3 150
12 500 8 750 3 750
Titres participation – 6 480
Différence de consolidation 2 270
Résultat 2 000 1 400 600
B – La mise en équivalence
Lors de la mise en équivalence des titres, les comptes de la filiale n’ont pas été repris. De ce fait, il ne peut exister
d’écart d’évaluation, mais un écart d’acquisition est tout à fait possible.
Selon les normes IFRS, l’écart d’acquisition (le goodwill) ne sera pas inscrit séparément sur une ligne du bilan, il
sera inclus dans la valeur du poste titres mis en équivalence.
♦
♦ Application
Le 1er juillet N – 2, la société Jacques a pris une participation de 30 % dans la société Joseph pour 255 000 €. L’écart d’acqui-
sition est de 30 000 €, il provient d’une plus-value latente sur un terrain de 90 000 € et sur une construction de 135 000 €
(durée d’utilisation estimée : 30 ans).
Au 31/12/N, les capitaux propres s’élèvent à 864 000 € (capital : 400 000 €, réserves : 336 000 € et résultat : 128 000 €).
Le goodwill constaté lors de la participation ne s’est pas déprécié. Il sera amorti sur dix ans.
Procéder à l’évaluation des titres au 31/12/N sachant que le taux d’imposition est de 33 1/3 %.
Présenter les écritures de partage des capitaux propres.
Correction
Mise en équivalence des titres à la consolidation de N
Résultat
Amortissement N des écarts (4)
Selon les normes IFRS, le goodwill est inclus dans la valeur comptable des titres. Il n’y aura qu’une seule écriture :
♦ Application
La société M a pris le 01/07/N – 2 une participation de 60 % dans la société F pour 1448 K€. Elle procède à la première
consolidation de F le 31/12/N. Au moment de la prise de participation, le montant des capitaux propres est de 1 880 K€. Il
existe une plus-value latente sur un terrain de 300 K€. L’écart d’acquisition éventuel est amorti sur 10 ans.
Présenter les écritures de consolidation de N (taux imposition 33 1/3 %).
• Correction
La juste valeur de la société F au 01/07/N-2 est de 2 080 K€ (1 880 + 300 – 100).
♦ Application
La société M achète en deux fois 3 000 actions de F (capital de 5 000 actions).
Le 1er lot de 900 actions a été acheté le 01/10/N-3 pour 1000 K€. Lors de cet achat, les capitaux propres de F s’élevaient à
3 800 K€ et il existait une plus-value latente sur un terrain de 300 K€.
Le 2e lot de 2100 actions a été acheté le 01/01/N pour 2300 K€. Lors de cet achat, les capitaux propres de F s’élevaient à
4 250 K€ et il existait une plus-value latente sur un terrain de 450 K€, et sur une construction de 300 K€ (durée de vie pro-
bable : vingt ans).
La juste valeur du 1er lot s’élève à 1 100 K€ au 01/01/N.
Au 31/12/N, les capitaux propres de F s’élèvent à 4 500 K€ (dont 300 K€ de résultat).
L’écart d’acquisition éventuel sera amorti sur cinq ans.
Présenter les écritures nécessaires selon les deux référentiels.
Correction
•
Selon les normes françaises :
N – 3 : le pourcentage de contrôle est de 18 %, la société F est hors périmètre de consolidation.
N : le pourcentage de contrôle est de 60 %, contrôle exclusif, la société F est intégrée globalement. La date de référence pour le
calcul de l’écart d’acquisition est la date de prise de contrôle, c’est-à-dire le 01/01/N.
Juste valeur de F au 01/01/N : 4250 + 450 + 300 – (450 + 300) / 3 = 4750 K€
Écart d’acquisition (1 000 + 2 300) – 4 750 60 % = 450 K€
Terrain 450
Construction 300
IDP 250
IDA 5 IS 5
Amortissements construction 15
Selon les normes IFRS, la valeur de la participation dans F au 01/01/N est de 5 300 K€ (1 100 + 2300 + 4 750 40 d’où un
écart d’acquisition : 5 300 4 750 = 550 K€ (goodwill acquéreur)
Compte de bilan
Goodwill 550
Titres de participation (1) 450
Résultat (1 100 – 1 000) 100
(1) 3 300 – 4 750 60 %
Le partage des capitaux propres
en structure complexe
Attention ! Dans les intérêts minoritaires du sous-groupe, une partie appartient à UBIS (30 %).
Résultat du sous-groupe
15 (3)
sous-groupe
(1) La société UBIS détient 30 % des 50 % d’intérêts minoritaires soit 206,25 30 % / 50% ou 412,50 30 %.
(2) Les minoritaires détiennent 20 % sur les 50 % soit 206,25 0,2 / 0,5 ou 412,5 20 %.
(3) Même raisonnement pour le résultat 25 0,3 / 0,5 ou 50 30 %.
2 ♦ LA CONSOLIDATION DIRECTE
La consolidation se fait directement chez la société mère sans passer par les sous-groupes. Le partage se fait en
fonction des pourcentages d’intérêt de M dans ses filiales. Il ne faut pas non plus oublier les participations déte-
nues par chacune. En effet, à la fin de la consolidation l’ensemble des comptes titres de participation doit être
soldé. L’élimination des titres de participation est partagée entre le groupe et les minoritaires.
Selon le règlement 99-02, la méthode de consolidation directe doit conduire aux mêmes états financiers que
ceux qui auraient été obtenus si la méthode de consolidation par paliers avait été appliquée.
Reprenons l’exemple précédent : tableau de répartition des capitaux propres :
POUR (80 %)
Capital
Réserves 37,50 162,50
Situation nette 412,50
Titres QUOI appartenant à POUR
562,50 412,50
UBIS 450 (1) 288,75 (3) 738,75
Valeur comptable
Différence de consolidation 176,25 126,25
Part des minoritaires 112,50 (2) 123,75 (4) 236,25
Résultat
UBIS
minoritaires
(1) (562,5 80 %)
(2) (562,5 20 %)
(3) (412,50 70 %)
(4) (412,5 30 %)
Capital 1 000
162,50
Résultat 125
Titres de participation (187,50 + 612,50) 800,00
Réserves groupe 126,25
groupe 95,00
266,25
Attention ! À l’examen, la méthode généralement demandée est la méthode directe. Bien indiquer sur la copie son choix.
La conversion des comptes
des sociétés étrangères
1♦ PRINCIPE
Les comptes du groupe doivent être établis en euros. Pour déterminer le mode de conversion, il convient de
définir la monnaie de fonctionnement.
Selon les normes IFRS, la monnaie de fonctionnement est appelée « monnaie fonctionnelle » et la monnaie
de la société consolidante « monnaie de présentation ».
A – Généralités
Il existe deux méthodes :
– celle du cours de clôture : les comptes de la filiale sont convertis au cours de clôture ;
– celle du cours historique : la conversion ne se fait pas par rapport à la date d’acquisition.
•G
164
Pour déterminer quelle méthode utiliser, le diagramme suivant peut être utilisé :
Les comptes de la filiale sont établis dans une autre monnaie que celle utilisée
par la société mère pour établir les comptes consolidés.
La monnaie utilisée par la filiale pour arrêter ses comptes est-elle sa monnaie de fonctionnement ?
oui non
La monnaie de fonctionnement
de la filiale est-elle la monnaie
oui
de la société mère
Exemple : la société F (suisse) est détenue par la société M (française) et la société X (australienne).
Hypothèse 1 : la société F est autonome vis-à-vis des deux sociétés. La monnaie utilisée pour arrêter les
comptes de F est le franc suisse, il s’agit aussi de sa monnaie de fonctionnement. Les comptes de F doivent, pour
la consolidation, être convertis en euros, monnaie de la société mère, selon la méthode du cours de clôture.
Hypothèse 2 : la filiale F est autonome vis-à-vis de la société M, en revanche elle a des liens commer-
ciaux prépondérants avec la société X. La monnaie utilisée par F (le franc suisse) pour arrêter ses comptes
n’est pas sa monnaie de fonctionnement. Celle-ci doit être la monnaie de la société avec qui elle a des liens soit
ici la société X (dollar australien). Ses comptes doivent être convertis selon la méthode du cours historique. De
plus, sa monnaie de fonctionnement (le dollar australien) n’est pas la monnaie de la société M (l’euro), les
comptes de F en dollar australien sont convertis dans la monnaie de M (euro) selon la méthode du cours de
clôture. Cela revient à effectuer une double conversion.
B – Cas exceptionnel
Le passage par la monnaie de fonctionnement n’est pas une obligation dans le cas où la monnaie de fonction-
nement de la filiale ou de la société mère se situant dans la zone euro n’est pas l’euro.
Exemple : la société M consolide la société F. Toutes les deux établissent des comptes en euros, la monnaie de
fonctionnement de F est le franc suisse.
Selon les règles françaises, les comptes des deux sociétés sont en euros, le passage par la monnaie de fonc-
tionnement n’est pas obligatoire.
Selon la norme IAS 21, les comptes de F sont convertis de l’euro en franc suisse selon la méthode du cours
historique, puis ils sont convertis de nouveau en euro selon la méthode du cours de clôture. Il est tenu compte
•
du fait que F a des liens avec une autre société dont la monnaie n’est pas l’euro.
♦ Application
La société québécoise Société Québec Paper conserve une grande autonomie de gestion et émet des documents de synthèse
en monnaie locale (CAD).
Elle établit des documents de synthèse selon les normes locales et assure les travaux de préconsolidation du groupe, notam-
ment le passage de la présentation des documents de synthèse des normes canadiennes aux normes françaises.
La société est entrée dans le périmètre de consolidation le 1/10/N – 2. Les immobilisations ont été acquises en totalité le
31 décembre N – 3.
Le service consolidation de la société Quebec Paper vous fournit les documents suivants :
Bilan CAD (dollar canadien) selon les normes de présentation françaises au 31 décembre N
Terrain 450 000 Capital 250 000
Installations techniques 558 000 Réserves (1) 463 000
Stocks 141 900 Résultat de l’exercice 45 600
Clients 97 500 Subvention d’investissement (2) 13 600
Disponibilités 5 660 Provision pour risque 58 000
Dettes diverses 422 860
Total 1 253 060 Total 1 253 060
(1) Les réserves proviennent des résultats formés en N – 2 (125 000) et en N – 1 pour le reste.
(2) La subvention a été obtenue le 1er décembre N – 1.
Pour effectuer les retraitements de conversion, le service comptable vous fournit les différents cours :
31 décembre N 0,71
Cours moyen de l’année N 0,74
0,72
31 décembre N – 3 0,77
Correction
La filiale établit ses comptes dans une monnaie différente de celle de la société mère. La filiale est une société autonome, sa
monnaie de fonctionnement est la même que celle d’établissement de ses comptes. La méthode de conversion sera la méthode
du cours de clôture.
Terrain 450 000 0,64 288 000 Capital (b) 250 000 0,72 180 000
Installations techniques 558 000 0,64 357 120 Réserves 463 000 (a) 332 480
Normalement, la conversion commence par le compte de résultat afin de déterminer le résultat. Celui-ci est ensuite reporté dans
le bilan. Le compte de résultat est converti au cours moyen, donc le résultat sera lui aussi au cours moyen. – 57 024
Stocks 141 900 0,64 90 816 Écart de conversion
par différence
Avec :
Capitaux propres = Capitaux propres retraités + Valeur résiduelle des écarts d’évaluation déterminés à la date
de prise de contrôle
La difficulté réside au niveau de la détermination des différents écarts. Les écritures sont les mêmes que celles
vues précédemment.
Travaillons sur un exemple : la société M a acquis, en janvier N – 2, 60 % de la société F pour un coût de
1 000 K€. À cette date, les capitaux propres de F s’élevaient à 900 K€. Au moment de la prise de participation,
différentes plus-values latentes sont quantifiées : 240 K€ sur un terrain et 160 K€ sur une construction (durée
de vie résiduelle : huit ans).
Début N, la société M décide de porter sa participation à 70 %. La valeur d’acquisition est de 194 K€. Les capi-
taux propres de F sont de 1 500 K€.
Les capitaux propres de F au 31/12/N s’élèvent à 1 800 K€.
Les écarts d’acquisition sont amortis sur cinq ans. Le taux d’imposition est de 331/3 %.
Présenter les écritures nécessaires.
Étape 1 : détermination des écarts d’évaluation et d’acquisition lors de la prise de contrôle.
Écart d’évaluation = (240 + 160) 2/3 = 266,67 K€. La part du groupe s’élève à 266,67 60 % = 160 K€.
Montant de la situation nette : 900 + 266,67 = 1 166,67 K€, la part du groupe s’élève à
1 166,67 60 % = 700 K€ soit un écart d’acquisition de 1 000 – 700 = 300 K€.
Les évaluations ne sont pas remises en cause lors de l’achat du deuxième lot. L’écart dégagé est affecté en tota-
lité en écart d’acquisition. Lors de l’acquisition des 10 % supplémentaires, la société M a aussi acquis 10 % de
l’écart d’évaluation.
Étape 2 : calcul de l’écart d’acquisition de N.
Il n’est pas nécessaire de procéder à une réestimation des actifs et passifs identifiables.
– valeur des capitaux propres achetés en N 1 500 10 % = 150
– écart d’évaluation net 360 2 / 3 10 % = + 24
(400 – 160 / 8 2 = 360) 174
– valeur des titres de participation : 194
Écart d’acquisition en N 20 K€
e
Si ce 2 écart est négatif, alors il convient de compenser les deux écarts. Si le solde est négatif, il faut constituer
une provision pour risques.
Étape 3 : comptabilisation.
Compte de bilan Compte de gestion
Terrains 240
Constructions 160
Titres de participation 187
(160 + 240) 70 % 2 / 3
Part minoritaires 80
IDP 133
Résultat groupe
9,33
(160 / 8 2 / 3 70 %) Dotations aux amortissements 20,00
Réserves groupe Résultat global 13,33
18,67
(20 2 2 / 3 70 %) IS 6,67
Intérêts minoritaires 12,00
IDA 60/3 20,00
Amortissements constructions 60,00
Écart d’acquisition 320
•
Titres de participation 320
Résultat groupe 320 / 5 64 Dotations aux amortissements 64
Réserves groupe 300 / 5 2 120 Résultat global 64
Écart d’acquisition 184
2) En normes IFRS
Les changements dans le taux de détention d’une filiale, sans perte de contrôle, n’ont d’effet que sur les capi-
taux propres. Les parts respectives entre le groupe et les intérêts minoritaires dans la valeur de la filiale conso-
lidée sont ajustées afin de respecter les nouveaux taux de détention. Le montant du goodwill est figé à la date
de l’acquisition ayant permis de prendre le contrôle.
a) Le goodwill partiel
Reprenons l’exemple précédent.
Pour l’écart d’évaluation, il n’y a aucun changement avec le référentiel français. Le montant du goodwill est figé
à la date de l’acquisition ayant permis de prendre le contrôle. Aucune opération ultérieure, autre qu’une perte
de contrôle ou une dépréciation, ne peut avoir pour effet de modifier la valeur du goodwill.
b) Le goodwill complet
La différence réside dans le calcul du goodwill.
Liquidités décaissées : 1 000
Intérêts minoritaires à la juste valeur : + 667 (1 000 / 0,6 0,4)
1 667
Juste valeur des actifs et passifs acquis : 1 167
Goodwill complet : 500 K€ (ou 300 + 300 / 0,6 0,4)
Part du groupe : 500 60 % = 300 K€
En N, la part du groupe est de 70 %, une partie des intérêts minoritaires a été transférée au groupe, soit
200 x 10 = 50. La part du groupe s’élève à 300 + 50 = 350.
40
• Goodwill (complet)
Titres de participation 500 350
minoritaires 150
La constatation du goodwill complet majore les capitaux propres du montant des intérêts minoritaires.
B – Dans une entreprise mise en équivalence
Lors d’une acquisition supplémentaire, la mise en équivalence des nouveaux titres suit la même règle que celle
qui s’applique lors de la première consolidation. Il faut procéder à une nouvelle réestimation des actifs et
passifs identifiables.
Écart d’acquisition complémentaire = Coût d’acquisition des titres – Quote-part correspondantes des capitaux propres
-
réestimés revenant de plein droit à l’acquéreur
Avec :
Capitaux propres = Capitaux propres retraités – Écarts d’évaluation déterminés à la date d’acquisition des titres
♦ Application
La société M a acquis, en janvier N – 2, 30 % de la société F pour un coût de 500 K€. À cette date, un écart d’acquisition de
150 K€ est constaté. Début N, la société M décide de porter sa participation à 40 %. La valeur d’acquisition est de 200 K€.
Les capitaux propres de F sont de 1 500 K€ et il existe une plus-value latente de 450 K€. Les écarts d’acquisition sont amortis
sur cinq ans. Le taux d’imposition est de 331/3 %.
Présenter les écritures nécessaires.
Écart d’acquisition
Titres de participation
Résultat groupe 170 / 5 Dotations aux amortissements
Réserves groupe 150 / 5 2 Résultat global
Écart d’acquisition
Résultat de cession = Prix de vente – Valeur au bilan consolidé des titres cédés
Avec :
Valeur comptable consolidée des titres cédés = Quote-part correspondante des capitaux propres
-
+ Écart d’acquisition net correspondant aux titres cédés + Écart d’évaluation résiduel
Le résultat de cession des comptes individuels doit être retraité, celui-ci n’a pas d’incidence en termes d’imposi-
tion différée.
En normes IFRS, la diminution du pourcentage d’intérêt de la société mère est considérée comme une transaction
entre deux catégories de propriétaires détenteurs des capitaux propres de la même entité. L’écart est comptabi-
lisé en capitaux propres. Si la société mère perd le contrôle de la filiale, elle doit décomptabiliser les actifs et
passifs de la filiale, puis comptabiliser la participation conservée.
♦ Application
Une société M a acquis début N – 2 60 % des titres de F pour un coût d’acquisition de 1186 K€.
Au moment de la prise de participation, les capitaux propres de F s’élevaient à 1200 K€, la plus-value latente sur un terrain
était 100 K€ et celle sur la construction de 200 K€ (durée résiduelle : dix ans).
Début N, la société M cède 20 % du capital de F pour une valeur de 500 K€. La situation nette était de 1 800 K€.
Au 31/12/N, les capitaux propres s’élèvent à 2 000 K€ (dont 100 K€ de résultat).
Les écarts d’acquisition sont amortis sur cinq ans. Le taux d’imposition est de 331/3 %.
Présenter les écritures nécessaires.
• Correction
Juste valeur de la société : 1200 + 300 – 300 / 3 = 1 400 K€
Écart d’acquisition : 1 186 – 1 400 60 % = 346 K€
Analyse de l’écart d’acquisition à la date de cession :
Titres F détenus avant Titres F cédés Titres F restant
la cession (60 %) (20/60 des titres détenus) en portefeuille (40 %)
Écart d’acquisition brut 346 346 20 / 60 = 115,33 346 40 / 60 = 230,67
Amortissement 346 / 5 2 = 138,4 138,4 20 / 60 = 46,13 138,40 40 / 60 = 92,27
Écart d’acquisition net
207,60 69,20 138,40
(début N)
Selon les normes IFRS, dans le cas où une participation résiduelle est conservée, le groupe doit :
– constater un résultat de cession sur les titres cédés ;
– constater un résultat sur les titres conservés par la société cédante ;
– enregistrer les titres conservés comme des actif financiers.
Les comptes combinés
1♦ GÉNÉRALITÉS
Des entreprises peuvent être liées par des relations de natures diverses sans que cette situation résulte de liens
de participation organisant des relations de société mère à filiale. Par exemple, une personne physique peut
contrôler plusieurs sociétés qui se trouvent ainsi placées sous sa direction. La cohésion de cet ensemble peut alors
conduire le dirigeant à souhaiter établir les comptes de ce groupe de sociétés comme si celui-ci était formé d’une
seule entité. Ces comptes, qui ne peuvent être appelés « comptes consolidés », sont désignés par l’appellation
de « comptes combinés ».
1 ♦ GÉNÉRALITÉS
L’IASB reconnaît que tous les besoins des utilisateurs ne peuvent être comblés par les états financiers, mais que
la bonne information est celle donnée aux investisseurs et apporteurs de capitaux. Par conséquent, si les infor-
mations fournies au travers des états financiers répondent à leurs besoins, alors elles répondront aux besoins des
autres utilisateurs. Les caractéristiques des états financiers sont l’intelligibilité, la pertinence, l’importance
relative et la fiabilité.
Quatre contraintes sont à respecter pour que l’information soit pertinente et fiable : la célérité, le rapport coût-
avantage, l’équilibre entre les caractéristiques qualitatives, une image et présentation fidèle.
Selon le règlement 99, l’information financière est composée des documents de synthèse, c’est-à-dire du bilan,
du compte de résultat et de l’annexe (avec le tableau de variation des capitaux propres et le tableau de flux). Les
documents de synthèse consolidés doivent être présentés sous forme comparative avec l’exercice précédent.
Selon la norme IAS 1, un jeu complet d’états financiers comprend un état de situation financière (bilan), un état
de résultat global (compte de résultat), un état de variations des capitaux propres, un tableau de flux de tréso-
rerie, des notes contenant un résumé des principales méthodes comptables et d’autres notes explicatives
(annexe) et un état de la situation financière de début de la première période de comparaison en cas de retrai-
tements rétroactifs.
4,11
et Récompenses
4,13
TOTAL ACTIF COURANT
Capital
d’émission
Réserves et résultats non distribués
CAPITAUX PROPRES – PART DU GROUPE
PARTICIPATIONS NE DONNANT PAS LE CONTRÔLE
TOTAL CAPITAUX PROPRES 4,14
PASSIF NON COURANT
Emprunts et dettes financières 4,15
Instruments financiers dérivés passifs 4,16
Avantages au personnel 4,17
Autres passifs non courants 4,19
Provisions 4,18
Impôts différés 4,20
TOTAL PASSIF NON COURANT
Cette notion n’existe pas dans le règlement 99-02, mais elle est très utile pour les analystes financiers.
Le compte de résultat est complété avec l’état du résultat global, c’est-à-dire les produits et les charges direc-
tement comptabilisés en capitaux propres (écarts de conversion, réévaluation des instruments dérivés de couver-
ture, actifs disponibles à la vente, réévaluation des immobilisations…).
La recommandation du 7 novembre 2013 préconise la dénomination « état du résultat net et des gains et pertes
comptabilisés directement en capitaux propres ».
Le compte de résultat fait référence au résultat par action :
– le résultat de base par action : la distinction est faite entre la part distribuée ou non, il ne concerne que les
actions ordinaires ;
– le résultat dilué par action : tous les instruments dilutifs sont pris en compte. Par exemple, les OCA (obliga-
tions convertibles en actions) diluent potentiellement le capital futur. Si l’obligation est convertie, l’entreprise
n’aura plus d’intérêt à payer, d’où un impact sur l’impôt dont il faut tenir compte pour le calcul du résultat.
Le compte de résultat du groupe Sodexo se présente ainsi (source : document de référence Sodexo).
4 ♦ L’INFORMATION SECTORIELLE
Le règlement 99-02 indique les informations à fournir dans l’annexe :
– comptes synthétiques des entreprises consolidées dont les comptes sont structurés de manière très différente
de l’ensemble des entreprises du périmètre ;
– la ventilation du chiffre d’affaires et des immobilisations ou des actifs employés par zones géographiques ou
monétaires et par secteurs d’activités ;
– la ventilation du résultat d’exploitation par zones géographiques et/ou par secteurs d’activités selon le mode
d’organisation choisi par le groupe.
Depuis 2009, les normes IFRS se sont rapprochées des normes américaines (FASB). Selon la norme IFRS 8, l’infor-
mation est calquée sur celle prise par la direction générale dans ses prises de décision relatives à l’allocation des
ressources et l’évaluation des performances. L’approche en termes de gestion est privilégiée.
Les secteurs à reporter sont les segments de taille significative, déterminée en fonction de l’un des trois seuils
suivants :
– le revenu total est supérieur ou égal à 10 % des revenus totaux de tous les segments d’activité ;
– le résultat est supérieur ou égal à 10 % du montant agrégé des pertes ou profits de tous les secteurs ;
– les actifs sont supérieurs à 10 % du montant agrégé de tous les segments.
L’information peut être descriptive (méthode de segmentation, mode de calcul) ou chiffrée (revenus externes,
dotations aux amortissements, impôts…).
La communication financière incite voire oblige la publicité de ces informations à travers :
– le document de référence : description de toutes les activités de l’entreprise (marché, chiffres clés, perspec-
tive…). Il peut prendre la forme d’un rapport annuel ;
– le document d’information annuelle : regroupe toutes les informations publiées ou rendues publiques
pendant les douze derniers mois ;
– les publications périodiques : rapport financier ; elles peuvent être trimestrielles, semestrielles… ;
– le rapport annuel : il regroupe les comptes sociaux, les comptes consolidés, un extrait du rapport de gestion,
les éléments susceptibles d’avoir des incidences sur le patrimoine, les attestations de sincérité fournies par les
dirigeants sur les informations fournies…
Cette multiplication de publication génère un risque pour la communication financière. L’entreprise peut opter
pour la préparation d’un document unique.
Actions propres
ne donnant pas
SOCIALES
Part du groupe
participations
de converion
le contrôle
et résultat
d’émission
(en millions d’euros)
d’actions
Réserves
Part des
Nombre
Capital
Primes
Écarts
Total
Notes 4,14 4,14 4,14
Capitaux propres au 31 août 2015 157 132 025 628 1 109 (434) 2 826 (419) 3 710 34 3 744
Résultat net 637 637 24 661
Autres éléments du résultat global nets
d’impôts ET (176) (6) (182) (1) (183)
-
D’INVESTISSEMENT
FLUX DE TRÉSORERIE LIÉS AUX ACTIVITÉS DE
FINANCEMENT
Dividendes versés aux actionnaires de la société mère 4,14 (359) (335)
Dividendes versés aux participations ne donnant pas
(10) (20)
le contrôle
Achats d’actions propres 4,14 (339) (280)
Cessions d’actions propres 20 62
Augmentation de capital 1
Variation des participations ne donnant pas le contrôle 5 (2)
Émissions d’emprunts et dettes financières 4,15 1 118 1
Remboursements d’emprunts et dettes financières 4,15 (114) (527)
FLUX NETS DE TRÉSORERIE LIÉS AUX ACTIVITÉS
322 (1 101)
DE FINANCEMENT
VARIATION DE TRÉSORERIE 772 (641)
Incidences des différences de change et autres (139) 19
Trésorerie à l’ouverture 1 347 1 969
TRÉSORERIE À LA CLÔTRE DE L’EXERCICE 4,13 1 980 1 347
Source : document de référence Sodexo