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Les opérations de consolidation :

Généralités

1 ♦ INTRODUCTION
Les comptes consolidés représentent les comptes d’un groupe de société. La société principale est la
société mère qui détient des participations directement ou indirectement dans une société appelée filiale.
Il peut exister des activités entre la société mère et ses filiales, ou alors la société mère a une simple
activité de gestion et dans ce cas il s’agit d’une holding.
L’élaboration des comptes du groupe est importante pour les tiers. En effet, les comptes consolidés
permettent de procéder à une analyse financière sur le groupe après annulation des opérations intra
groupe. Ceux-ci permettront la prise de décision finale en matière d’analyse financière.

2 ♦ LE CADRE RÉGLEMENTAIRE ET LÉGAL

A – Les traités internationaux


La France a dû tenir compte de la 4e directive concernant les comptes sociaux et de la 7e directive
relative aux comptes consolidés et elle a adopté le règlement européen 1606 sur l’application des
normes internationales IAS/ IFRS pour les sociétés cotées.
La directive européenne comptable unique du 26 juin 2013 abroge et remplace les 4e et 7e directives.
Elle a été transposée en France par une ordonnance, accompagnée par un décret d’application. Elle est
applicable aux exercices ouverts depuis le 1er janvier 2016.
Depuis 2005, les sociétés dont les titres sont admis à la négociation sur le marché réglementé (Euronext
par exemple) sont dans l’obligation de présenter leurs comptes consolidés selon les normes
internationales. Pour les autres sociétés, les États membres sont habilités à obliger ou à autoriser les
sociétés visées à utiliser les normes internationales.
Selon les normes internationales, les états financiers consolidés doivent comprendre toutes les filiales de
la société mère, y compris celle dont le contrôle est destiné à être temporaire du fait que la filiale est
acquise et détenue exclusivement en vue de sa cession dans un délai de douze mois (IFRS 5 « actif non courant
détenu en vue de la vente et activité abandonnée »).
B – La position de la France

L’application des normes IFRS est obligatoire pour les sociétés cotées. Pour les comptes sociaux, le plan comp-
table général est conservé, mais les normes internationales sont progressivement intégrées.
La loi de 1985 adopte la 7e directive européenne, elle oblige les sociétés commerciales et les entreprises
publiques à établir des comptes consolidés. Elle a été modifiée par le règlement 99-02 élaboré par le Comité
de la règlementation comptable (CRC), en constante actualisation.
Le règlement a été actualisé en 2005, cela a permis de prendre en compte l’évolution de la norme IFRS 3, de
préserver la cohérence avec les principes comptables (nouvelle définition des passifs par exemple).
Les sociétés commerciales, quelle que soit leur forme, cotées ou non, établissent chaque année des comptes
consolidés ainsi qu’un rapport de gestion du groupe dès lors qu’elles contrôlent de manière exclusive ou
conjointement une ou plusieurs entreprises. Les sociétés soumises à consolidation doivent désigner au moins
deux commissaires aux comptes (C. com., art. L. 823-2).
Une société commerciale non cotée sur un marché réglementé et n’émettant pas de titres de créances négo-
ciables est exemptée de cette obligation de publication des comptes consolidés lorsque :
– à la clôture de l’exercice concerné, il n’existe aucun contrôle ;
– à la clôture de l’exercice concerné, la société n’exerce qu’une influence notable sur l’ensemble des sociétés ;

Attention ! Si la société présente des comptes consolidés incluant d’autres sociétés, les sociétés sous influence notable sont prises
en compte dans le périmètre de consolidation.

– la société est elle-même sous le contrôle d’une entreprise qui l’inclut dans ses comptes consolidés, dans ce cas
elle ne doit pas émettre de valeurs mobilières admises aux négociations sur un marché réglementé, et il y a
absence d’opposition d’un ou plusieurs associés (ou actionnaires) représentant au moins le dixième du capital
social de la société mère du sous-groupe ;
– la société subit une variation du périmètre de consolidation ;
– pendant deux exercices successifs, le groupe ne dépasse pas deux des trois seuils suivants :
• total du bilan : 24 000 000 €,
• total du chiffre d’affaires : 48 000 000 €,
• nombre de salariés : 250.

Attention ! Pour calculer les seuils, il ne faut prendre que les entreprises sous contrôle. Les entreprises sous influence sont à
exclure.
3 ♦ LES DIFFÉRENTES ÉTAPES DU PROCESSUS DE CONSOLIDATION

A – Les travaux préparatoires


Dans un premier temps, il faut établir l’organigramme du groupe, effectuer un inventaire du portefeuille titres,
déterminer le périmètre de consolidation, les méthodes de consolidation. Pour cela les sociétés du groupe
remontent les informations financières à la société mère (reporting).
La date d’établissement des comptes consolidés est généralement la date de clôture de la société mère. Si la
date de clôture des filiales est différente, alors celles-ci établiront des comptes intermédiaires. Selon les
normes IAS/ IFRS, l’écart entre les dates de clôture ne peut pas excéder trois mois. La date de consolidation
peut être différente de la date de clôture des comptes individuels de la société consolidante à la condition
que la majorité des entreprises du groupe clôture à la même date.

B – Les opérations de retraitement


Le principe d’homogénéité doit être respecté. En vue de la consolidation, les comptes sociaux doivent être
homogènes. Par exemple, si le groupe, pour les travaux à long terme, décide d’utiliser la méthode à
l’avancement alors que la filiale utilise la méthode à l’achèvement, elle devra harmoniser ses comptes.
La société mère impose les méthodes à l’ensemble des sociétés du groupe. Il existe beaucoup moins d’options
en IFRS que dans le PCG. Ce travail de retraitement est décentralisée, chaque société du groupe retraite en
interne et remonte les comptes retraités.
Le passage aux normes IFRS entraîne des différences avec le CRC, il s’agit d’un changement de méthode
comptable. Le commissaire aux comptes doit apprécier sa justification. En cas d’incidence significative sur les
comptes, il vérifie que la traduction comptable soit appropriée et qu’une information est présentée pour
établir la comparabilité des comptes. La mention dans le rapport de gestion n’est plus obligatoire. Le
commissaire aux comptes mentionne une observation dans la première partie de son rapport qui lui servira à
exprimer son opinion.

C – Les opérations de consolidation


Cela revient à :
– regrouper les comptes sociaux des sociétés consolidées excepté pour les sociétés sous influence notable ;
– neutraliser les opérations intragroupes, éliminer les comptes réciproques afin de ne laisser dans les comptes
que les opérations réalisées avec les sociétés hors groupe ;
– constater à la juste valeur les entrées des sociétés dans le périmètre de consolidation avec constatation
d’écarts d’évaluation et d’acquisition ;
– partager les capitaux propres et les résultats entre le groupe et les minoritaires.
D – La présentation des documents de synthèse consolidés
Les documents de synthèse sont le bilan, le compte de résultat, l’annexe, le tableau de variation des capitaux
propres et le tableau de flux de trésorerie.

E – Les méthodes de comptabilisation


Les journaux de pré consolidation et de consolidation ont des particularités
– Il n’y a pas de numéro de compte ;
– les écritures de bilan et les écritures de gestion ne se mélangent pas. Pour chaque opération, il convient de
travailler sur le bilan et sur le compte de résultat. La contrepartie sera le résultat.

Exemple : dotation de 100 €.


Dans les comptes individuels :
681 100
281 Amortissements 100

Dans le journal de pré consolidation :


Compte de gestion
DAP 100
Résultat global 100
Le périmètre de consolidation

1 ♦ DÉFINITION
Selon le Code de commerce, les sociétés commerciales établissent et publient chaque année à la diligence
du conseil d’administration, du directoire, du ou des gérants des comptes consolidés ainsi qu’un rapport sur
la gestion du groupe dès lors qu’elles contrôlent de manière exclusive ou conjointe une ou plusieurs
sociétés.
Définir un périmètre revient à déterminer les sociétés qu’il faut prendre en compte pour l’établissement
des comptes consolidés. Cette décision nécessite le calcul du pourcentage de contrôle. Celui-ci se
détermine à partir des droits de vote.

2 ♦ LES DIFFÉRENTS TYPES DE CONTRÔLE

A – Le contrôle exclusif

La société mère a le pouvoir de diriger les politiques financières et opérationnelles d’une entreprise. Ce
pouvoir résulte :
– soit de la détention de la majorité des droits de vote dans une autre société directement ou
indirectement (contrôle de droit) ;
– soit de la désignation, pendant deux exercices successifs, de la majorité des membres des organes
d’administration, de direction ou de surveillance d’une autre entreprise. L’entreprise consolidante est
présumée avoir effectué cette désignation lorsqu’elle a disposé, au cours de cette période, directement
ou indirectement, d’une fraction supérieure à 40 % des droits de vote et qu’aucun autre associé ou
actionnaire ne détenait, directement ou indirectement, une fraction supérieure à la sienne (contrôle de
fait). Cette présomption n’existe pas en norme IFRS ;
– soit du droit d’exercer une influence dominante sur une entreprise en vertu d’un contrat ou de clauses
statutaires (contrôle contractuel).

La norme IFRS 10 ne fait pas référence au pourcentage de détention des droits de vote pour apprécier le contrôle.
Trois conditions cumulatives sont nécessaires : la détention du pouvoir sur l’entité, l’exposition ou la
détention des droits à des rendements variables en raison de son implication dans l’entité et la capacité
d’influer sur ces rendements en raison de son pouvoir, c’est-à-dire les droits existants qui lui donnent la
capacité de diriger les activités pertinentes.
B – Le contrôle conjoint

La société mère partage le contrôle d’une société exploitée en commun.


Deux éléments sont essentiels à l’existence d’un contrôle conjoint :
– un nombre limité d’associés ou d’actionnaires partageant le contrôle. L’existence d’un contrôle conjoint
n’exclut pas la présence d’associés ou d’actionnaires minoritaires ne participant pas au contrôle conjoint. Il
n’est pas nécessaire que les détentions de titres soient égalitaires entre les associés qui participent au
contrôle conjoint ;
– un accord contractuel qui prévoit l’exercice du contrôle conjoint sur l’activité économique de l’entreprise
exploitée en commun ou qui établit les décisions qui sont essentielles à la réalisation des objectifs de l’entre-
prise exploitée en commun et qui nécessitent le consentement de tous les associés ou actionnaires participant
au contrôle conjoint.
La norme IFRS 11 distingue deux types de partenariats :
– l’activité conjointe : activité résultant d’un accord par lequel les parties qui ont le contrôle conjoint ont des
droits sur les actifs et des obligations sur les passifs ;
– la coentreprise : les parties ont des droits sur l’actif net de l’entité contrôlée conjointement.
Il s’agit d’entité dans lesquelles le financement des activités n’est pas assuré de manière continue par les
partenaires.

C – L’influence notable

La société mère a le pouvoir de participer aux politiques financières et opérationnelles mais sans en avoir le
contrôle. L’influence notable sur une société est présumée lorsque la société consolidante dispose, directement
ou indirectement, d’une fraction au moins égale à 20 % des droits de vote de cette société.
Selon la norme IAS28, une société sous influence notable est appelée « entreprise associée » et la société mère
« Investisseur ».

Attention ! S’il est démontré que la société exerce une influence, mais qu’elle ne détient pas 20 % des droits de vote, cette filiale
sera tout de même consolidée. À l’inverse, la société consolidante détient plus de 20 % des droits de vote mais n’exerce aucune
influence, dans ce cas la filiale sera hors périmètre.
D – Les cas d’exclusion du périmètre

1) Les cas obligatoires


Toutes les sociétés doivent être consolidées sauf si les acquisitions de titres sont faites en vue de leur
cession ultérieure (dès leur acquisition). Selon les normes IFRS, ce type d’acquisition est inscrit en actif non
courant en vue de la vente et est donc exclu du périmètre de consolidation.
Si des restrictions sévères et durables remettent en cause substantiellement le contrôle alors les sociétés
sont exclues du périmètre. En IFRS, les restrictions sévères et durables n’existent pas, la perte de contrôle,
de quelque forme qu’elle soit, entraîne obligatoirement l’exclusion du périmètre de consolidation.
2) Les cas facultatifs
Il s’agit :
- d’ensembles d’entreprises non significatives. Mais attention, une société peut être en dessous des
seuils significatifs et être un investissement stratégique ; dans ce cas la société doit être consolidée ;
- des entreprises pour lesquelles le coût ou les délais sont trop importants pour obtenir les informations
nécessaires à leur consolidation ;
- des sociétés qui présentent tant individuellement que collectivement un intérêt négligeable par rapport
à l’objectif de régularité, sincérité et image fidèle ;
- une société mère est exemptée des comptes consolidés lorsque toutes les entreprises qu’elle contrôle
présentent un intérêt négligeable.

3 ♦ DÉTERMINATION DU CONTRÔLE

A – Le droit de vote ou le pourcentage de contrôle

Le droit de vote représente le pourcentage détenu par la société mère dans les assemblées générales des
sociétés concernées. Son calcul est indispensable pour déterminer le périmètre de consolidation.
Si la société mère détient plus de 50 % des droits de vote, il s’agit d’un contrôle exclusif ; entre 50 % et 40
% des droits de vote, il y a présomption de contrôle exclusif ; entre 40 % et 20 % des droits de vote, c’est
une présomption d’influence notable ; moins de 20 %, exclusion du périmètre de consolidation. Le contrôle
conjoint est une volonté conjointe du groupe, il ne s’agit pas d’une question de pourcentage.
L’autocontrôle : lorsque des actions ou des droits de vote sont possédés par une ou plusieurs sociétés dont
elle détient directement ou indirectement le contrôle, les droits de vote ne peuvent être exercés par
l’assemblée générale de la société. Les actions d’autocontrôle sont privées du droit de vote. Les titres
détenus sous influence notable constituent des actions d’autocontrôle en IFRS mais ce n’est pas le cas pour
le règlement français.
Attention ! Pour le calcul des pourcentages de contrôle, il faut tenir compte des différents types d’actions (action à droit de vote
double, certificat de droit de vote…).

Le portage : « C’est un ensemble d’opérations par lesquelles une entreprise a l’obligation d’acheter des titres à
un porteur au terme d’une période et à un prix déterminé à l’avance, ce porteur ayant l’obligation de les lui
vendre » (CRC § 10051). Ces titres sont considérés comme détenus pour le compte du groupe, il faut inclure les
droits de vote attachés à ces titres pour déterminer le périmètre de consolidation.
Selon la norme IAS 27, il doit être tenu compte des droits de vote potentiels existants ou convertibles.
Le démembrement de propriété : l’usufruitier a le droit de vote en assemblée générale ordinaire, le nu pro-
priétaire vote en assemblée générale extraordinaire. Selon le règlement 99 le nu propriétaire ne consolide pas
alors que l’usufruitier consolide.
• ♦ Application
La société F est formée de 30 000 actions dont 20 000 actions ordinaires, 5 000 actions à vote double et 5 000 actions sans
droit de vote. La société mère M détient 16 000 actions dont 14 000 actions ordinaires et 2 000 actions à vote double. De plus,
la société mère détient 3000 obligations convertibles en actions (parité 1 obligation contre 1 action) sur les 10000 émises par
la société F.
Calculer le pourcentage de contrôle de la société M dans la société F.
Correction
Selon les règles françaises :
Nombre de droit de vote dans F : 20000 + 5 000  2 + 0 = 30 000
Nombre de droit de vote détenus par M : 14000 + 2 000  2 = 18 000

SOCIALES -
Selon les normes IFRS :
Nombre de droit de vote dans F : 20000 + 5 000  2 + 10000 = 40 000
Nombre de droit de vote détenus par M : 14000 + 2 000  2 + 3000 = 21 000

B – Les différentes hypothèses de contrôle


Voici résumées dans le tableau ci-dessous les différentes hypothèses de contrôle :

Participation directe

F1 F2

Participation indirecte
F1 F2
Le contrôle de M sur F1 n’est pas exclusif donc M ne peut pas exercer
un contrôle sur F2. Il y a rupture de chaîne. (1)

F1
Participation directe et
F2
indirecte

F3

F1
Participation directe et
F2
indirecte

F3
Autocontrôle émis par la société consolidante, détenu par F2 : celle-ci

Participation circulaire F2
F1

Il faut rechercher les % de droits de vote dans les AG ordinaires.


% de contrôle de M dans F1 : 70 + 4 = 74 %
% de contrôle de M dans F2 : 60 + 20 = 80 %
F1

% de contrôle de M dans F1 = 70 / 75 = 93,33 %


% de contrôle de M dans F2 = 60 %
% de contrôle de M dans F3 = 55 %
Circularité entre socié- Contrôle exclusif sur F3, donc M détient 25 % indirectement dans F1.
tés du groupe mais pas F1 F3
Il existe un autocontrôle. La société détenant le pourcentage le plus
avec la société mère faible devra aliéner ses actions et ne pourra exercer ses droits de vote.
Le quorum sera de 100 – % des droits de vote aliénés soit ici 100 – 25
F2 (de F3 dans F1) = 75
Il ne reste dans F1 que 75 % de droits de vote et M en détient 70 %
(1) S’il existe un contrôle du fait d’une influence dominante de M sur F1 en vertu d’un contrat ou de clauses statutaires établies de manière formelle,
alors il n’y a pas rupture de chaîne.

C – Les entités ad hoc


Selon le règlement 99-02, une entité ad hoc est une structure juridique distincte, créée spécifiquement
pour gérer une opération ou un ensemble d’opérations similaires pour le compte d’une entreprise, et dont
l’activité est structurée ou organisée de manière telle que son activité n’est en fait exercée que pour le
compte de cette entreprise par mise à disposition d’actifs ou fourniture de biens, de services ou de
capitaux.
Exemple : gestion des placements dans le cadre d’un plan épargne entreprise.
Ce type de société doit être inclus dans le périmètre de consolidation au même titre que les entreprises
sous contrôle exclusif dès lors qu’une ou plusieurs entreprises ont en substance le contrôle de l’entité : en
effet, le pouvoir de décision lui appartient.
Les trois critères suivants permettent d’apprécier le contrôle en substance d’une entité ad hoc :
– détention en réalité des pouvoirs de décision ;
– capacité à bénéficier de la majorité des avantages économiques ;
– exposition à la majorité des risques.

4 ♦ LES DATES D’ENTRÉE ET DE SORTIE DU PÉRIMÈTRE


L’entrée dans le périmètre a lieu à la date d’acquisition des titres ou à la date de prise de contrôle ou d’influence
notable (plusieurs acquisitions successives), ou à la date prévue au contrat si celle-ci est différente de la date de
transfert des titres.
Il en est de même selon les normes IAS/IFRS. La société sort du périmètre dès qu’il y a perte de contrôle ou
d’influence notable (idem en normes IAS/IFRS).
Les méthodes de consolidation

1 ♦ LE POURCENTAGE D’INTÉRÊT
Le pourcentage de contrôle permet de déterminer le périmètre et les méthodes de consolidation. La consolida-
tion tient compte de la part du groupe et la part du hors groupe dans le résultat. Les méthodes de
consolidation utilisent les pourcentages d’intérêt. En effet, le pourcentage de contrôle fait référence aux
droits de vote alors que le pourcentage d’intérêt représente la fraction du patrimoine détenu.
Lorsqu’il existe des liens indirects, le pourcentage d’intérêt s’obtient en multipliant tous les pourcentages sur
la chaîne. En normes IFRS, il faut tenir compte des chaînes de contrôle.

Le tableau ci-dessous résume les principaux cas :

Participation directe d’intérêt de dans F1 : 60

d’intérêt de dans F1 : 10
F1 F2 d’intérêt de dans F2 : 60  10 6
Participation indirecte
Selon les normes IFRS, il y a rupture de chaîne, le d’intérêt de
dans F2 = 0
d’intérêt de dans F1 : 60
F1 d’intérêt de dans F2 : 40 60  25 55
Participations directe et d’intérêt de dans F3 : 55  65 35,75
F2
indirecte

F3
Système d’équation :
% d’intérêt de M dans F1 = 0,7 + 0,06 F2
Participations % d’intérêt de M dans F2 = 0,6 F1
F1
Soit % d’intérêt de M dans F1 = 72,61 %
% d’intérêt de M dans F2 = 43,56 %
F1 = 0,7 + 0,3 F3
F2 = 0,6 F1
M F3 = 0,3 F2
70 % % d’intérêt de M dans F1 = 73,99 %
30 %
% d’intérêt de M dans F2 = 44,39 %
Participations circulaires F1 F3
60 % % d’intérêt de M dans F3 = 13,31 %
30 % En normes IFRS, il ne faut tenir compte que des sociétés sur les-
F2 quelles il existe un contrôle exclusif.
% d’intérêt de M dans F1 = 70 %
% d’intérêt de M dans F2 = 70 x 60 = 42 %

2 ♦ LES DIFFÉRENTES MÉTHODES


Dans cette partie, la prise de participation a eu lieu au moment de la constitution.
Si la prise de participation a lieu postérieurement à la date de création, il faut déterminer les écarts
d’évaluation et d’acquisition puisque la filiale doit être déterminée à sa juste valeur.
Le choix de la méthode de consolidation dépend du type de contrôle.

Intégration globale (consolidation proprement dite en norme IFRS)


Intégration proportionnelle (consolidation partielle en norme IFRS)
Influence notable Mise en équivalence

Selon les normes IFRS, seules les activités conjointes ouvrent droit à la méthode de consolidation partielle. Les
coentreprises utilisent la méthode de la mise en équivalence.

A – L’intégration globale

Le groupe doit cumuler les comptes de toutes les sociétés consolidées. Les comptes des sociétés intégrées glo-
balement sont repris à hauteur de 100 %. De ce fait, la part du hors groupe (intérêt minoritaire) apparaît
dans les comptes du groupe.
Exemple : M détient 80 % de F, le contrôle est exclusif, la méthode de consolidation est l’intégration globale
(% intérêt 80 %).
Bilan de M Bilan de F
Actif 2 000 Capital Actif 1 600 Capital 500
F1 Réserves 200
Dettes Résultat 100
Dettes 800
1 600 1 600
Les capitaux propres de F doivent être partagés : •
Total de F Part du groupe (80 %) Part des minoritaires
Capital
Réserves

Titres participation
Différence de consolidation
Résultat

Écriture :
Capital (F) 500
200
(F) 100
Titres de participation 400
Réserves groupe 160
Résultat groupe 80
minoritaires 160

Bilan consolidé :

Actif (2 000 + 1 600) 3 600 Capital 1 400


Réserves du groupe 160
Résultat du groupe 80
Intérêt minoritaire (140 + 20) 160
Dettes (1 000 + 800) 1 800
3 600 3 600
B – L’intégration proportionnelle

À la différence de l’intégration globale, les comptes de la filiale ne sont pas intégrés à 100 % mais à hauteur
du pourcentage d’intérêt. La part des minoritaires n’apparaît pas dans le bilan consolidé.
Suite de l’exemple : M détient conjointement 35 % de F. La participation de M dans F est de 175. Le bilan de
F est inchangé. Il s’agit d’une intégration proportionnelle.
Les capitaux propres de F doivent être partagés, et de ce fait les titres de participation que M détient sur F sont
annulés.

Total de F Part du groupe (35 %)


Capital 500 175
Réserves 200 70
700 245
Titres participation – 175
Différence de consolidation 70
Résultat 100 35

Capital (F) 175


Réserves (F) 70
Résultat (F) 35
Titres de participation 175
Réserves groupe 70
Résultat groupe 35
C – La mise en équivalence

Les comptes des sociétés mises en équivalence ne sont pas repris. La mise en équivalence apparaît dans les
comptes par l’ajustement du poste titre de participation.
Suite de l’exemple : M détient 30 % de F. La société M a une influence notable sur F, la méthode de consoli-
dation est la mise en équivalence. La participation de M dans F est de 150 €. Le bilan de F est inchangé.

Total de F Part du groupe (30 %)


Capital 500 150
Réserves 200 60
700 210
Titres participation – 150
Différence de consolidation 60
Résultat 100 30

Les titres ont été achetés pour 150, or au moment de la consolidation leur valeur est de 210 + 30 = 240 soit une
réévaluation de 90.

La valeur des intérêts majoritaires des titres de participation est substituée à la valeur d’origine et est inscrite en
titres mis en équivalence.
Les retraitements obligatoires

1♦ GÉNÉRALITÉS

La consolidation est établie à partir des comptes individuels, chaque société consolidée devant transmettre ses
comptes à la société tête de groupe. Un principe doit être respecté : le principe d’homogénéité.
Selon les règles françaises, pour l’établissement des comptes sociaux, le plan comptable général propose un
certain nombre d’options alors qu’en norme IFRS ce n’est pas le cas. Un plan comptable de consolidation
précisant les options choisies est établi. À l’aide de celui-ci, chaque société consolidée va procéder à des retrai-
tements dans un journal de préconsolidation.

Attention ! Lors de la consolidation de N – 1, des retraitements ont été effectués, les traitements antérieurs ne sont pas pris en
compte, il faut donc reconstituer les « à nouveaux ».

2 ♦ LES RETRAITEMENTS OBLIGATOIRES

A – Les retraitements d’homogénéité

Les sociétés du groupe doivent retraiter leurs comptes individuels de façon à ce que toutes utilisent les mêmes
règles comptables.
Travaillons sur un exemple : une société achète une machine début N pour 1 000 € qu’elle décide d’amortir
selon le mode linéaire sur cinq ans. Le plan consolidé prévoit une durée d’amortissement de quatre ans. Dans le
cas présent, il y a une divergence sur la durée d’amortissement.
• Tableau d’amortissement :

Compte individuel Compte consolidé


N 200 250
N+1 200 250
N+2 200 250
N+3 200 250
N+4 200

Pour homogénéiser les comptes, la société doit augmenter ses amortissements de 50 (250 – 200) de N à N + 3.
Mais en N + 4 il faudra les diminuer de 200.
L’année N, les retraitements d’homogénéisation seront les suivants :

Compte de gestion
Résultat DAP 50
Amortissements Résultat global 50

Le résultat est modifié, il existe un décalage temporaire entre les comptes individuels et les comptes consolidés.
Lors de la consolidation, il convient de tenir compte des impôts différés. Dans le cas présent il faut tenir compte
d’un impôt différé actif (économie d’impôt) de 16,67 € (50/3).
Compte de gestion
16,67 Résultat global 16,67
Résultat 16,67 Impôt société (IS) 16,67

En N + 1, les « à nouveaux » sont à reconstituer. Or l’année précédente, le résultat a été mouvementé. Le


résultat de N devient des réserves en N + 1. Les « à nouveaux » ne concernent que les comptes de bilan.
Compte de bilan Compte de gestion
Réserves 50
Amortissements 50
Reconstitution AN
IDA 16,67
Réserves 16,67
Reconstitution AN
Résultat 50 DAP 50
Amortissements 50 Résultat global 50
IDA 16,67 Résultat global 16,67
Résultat 16,67 Impôt société 16,67
♦ Application
Une société F a enregistré, début N – 1, 20 000 € en frais d’établissement. Elle décide de les amortir sur cinq ans. Le groupe
suit les normes IFRS et décide de les constater en charge.
Présenter les écritures d’homogénéisation au 31/12/N.

Correction

en réserve ainsi que l’économie d’impôt. L’amortissement devient sans objet et doit être annulé.
Compte de bilan Compte de gestion
Réserves F 16 000
Amortissements (20 000 / 5) 4 000
Frais établissement 20 000
Reconstitution AN

ET SOCIALES -
IDA 5 333
Réserves 5 333
Reconstitution AN (16 000 / 3)
Amortissements 4 000 Résultat global 4 000
Résultat F 4 000 DAP 4 000
Résultat F 1 333 Impôt société 1 333
Impôt différé passif (4 000 / 3) 1 333 Résultat global 1 333

B – Le retraitement d’impôt différé


En consolidation, il est tenu compte de l’impôt différé et non de l’impôt exigible (impôt dû ou à recevoir). Il se
résorbe au terme du décalage. Il prend naissance du fait de décalages temporaires entre la base fiscale en
compte individuel et la base comptable en compte consolidé. Ces différences temporaires s’expliquent par
des retraitements et des décalages dans les comptes individuels entre la comptabilité et la fiscalité.

Attention ! Sur un décalage définitif il n’y a jamais d’impôt différé. C’est le cas, par exemple, des contraventions qui ne seront
jamais déductibles.
♦ Application
Une société F a enregistré au 31/12/N une participation de 30 000 €.
Présenter les écritures d’homogénéisation au 31/12/N et au 31/12/N + 1.

• Correction

pourquoi elle est réintégrée extracomptablement.


En consolidation, il convient de constater la déductibilité immédiate de la charge. Il existe un décalage entre le résultat fiscal des
comptes individuels et le résultat comptable des comptes consolidés. Celui-ci entraîne la constatation d’une créance d’impôt.

Compte de bilan Compte de gestion


IDA (30 000 / 3) 10 000 Résultat global 10 000
Résultat F 10 000 Impôt 10 000

Compte de bilan Compte de gestion


Résultat F 10 000 Impôt 10 000
Réserve 10 000 Résultat global 10 000
Les impôts différés sont calculés en fonction du taux en vigueur à la clôture de l’exercice. Tout changement a une incidence sur
les impôts différés futurs, il s’agit du report variable.

C – L’élimination des écritures fiscales

Les provisions réglementées doivent être éliminées. Ce poste est lié à la fiscalité, or celles-ci n’existent pas en
norme IFRS. L’objectif de la consolidation est d’éliminer cette provision des comptes individuels et de tenir
compte dans la consolidation des décalages temporaires engendrant des impôts différés.
Les subventions d’investissement, selon les normes IFRS, sont considérées comme un produit à rattacher aux
exercices futurs. Elles majoreront le résultat chaque année, il faut constater des produits constatés d’avance.
Les changements de méthode : dans les comptes annuels, ces changements ont un impact sur les capitaux
propres à l’ouverture de l’exercice par le biais du report à nouveau après effet d’impôt, sauf si, en raison de
l’application de règles fiscales, l’entreprise est amenée à comptabiliser l’impact du changement dans le
compte de résultat. Dans les comptes consolidés, cette dérogation n’existe pas. L’impact du changement de
méthode doit toujours être imputé sur les capitaux propres nets d’impôt.
Les normes IFRS ne reconnaissent pas les provisions pour grands travaux, les comptes sont retraités afin de
faire apparaître les composants.
D – Les frais d’acquisition d’immobilisation
Les frais d’acquisition d’immobilisations corporelles ou incorporelles (droits de mutation, honoraires ou commis-
sions et frais d’actes) doivent être rattachés au coût d’acquisition. Selon les normes IFRS, il en est de même.
Les retraitements préférentiels

1 ♦ LES ENGAGEMENTS DE RETRAITE


Pour établir ses comptes sociaux, l’entreprise a le choix entre enregistrer la provision pour engagement de retraite
(méthode préférentielle) ou tenir les engagements hors bilan.
Les comptes consolidés sont établis dans une optique économique, la provision doit être constatée. La provision
pour retraite, selon les normes IFRS, doit être déterminée de façon rétrospective (ancienneté actuelle).

♦ Application
Une société F utilise la méthode rétrospective pour calculer ses engagements retraite au 31/12/N. Ceux-ci sont mentionnés
dans l’annexe. Pour N – 1, ils s’élèvent à 300 000 € et pour N à 330 000 €.
Présenter les écritures de préconsolidation au 31/12/N.
Correction
Pour établir les comptes consolidés, la société doit enregistrer la provision pour retraite.
Compte de bilan Compte de gestion
Résultat F 30 000 DAP 30 000
RAN ou Réserve F 300 000 Résultat global 30 000
Provisions pour retraite 330 000 Résultat global 10 000
Impôt différé actif (330 000/3) 110 000 Impôt 10 000
RAN ou réserves 100 000
Résultat 10 000

Fiscalement, les provisions pour retraite ne sont déductibles qu’au moment du départ à la retraite. Le résultat fiscal des
comptes individuels est nul alors que dans le résultat consolidé il y a 30 000 €, d’où un décalage qui engendre la constatation
d’impôts différés.
• 2 ♦ LE CRÉDIT‑BAIL
Pour déterminer s’il s’agit d’une location simple ou d’une location financement, la norme IAS 17 (remplacée par
la norme IFRS 16 au 1er janvier 2019) énonce le critère suivant : « Le contrat donne au preneur l’option d’acheter
l’actif à un prix qui devrait être suffisamment inférieur à sa juste valeur à la date à laquelle l’option peut être
levée pour que dès le commencement la certitude raisonnable de lever l’option soit acquise. »
Selon la norme IFRS 13, la juste valeur est le prix qui serait reçu pour la vente d’un actif ou payé pour le transfert
d’un actif lors d’une transaction normale entre des participants de marché à la date d’évaluation.
En France, le prix de la levée d’option est suffisamment incitatif pour que le preneur lève l’option (les loyers sont
surchargés afin d’avoir un prix de levée d’option faible). Le crédit-bail est considéré dans ce cas comme une
location financement. Selon les normes internationales, le bien doit être considéré comme acquis grâce à un
emprunt. Le taux d’intérêt de l’emprunt est déterminé à partir des redevances à payer.

♦ Application
Une entreprise utilise un bien en crédit-bail à compter du 01/01/N – 1 pour une durée de 5 ans. La valeur d’origine est de
45 400 €, le prix de la levée d’option 1 000 €. Les redevances sont payables d’avance 10 000 €. Le taux imposition est de
33 1/3 %.
Présenter les écritures de retraitements au 31/12/N – 1 et 31/12/N.

Correction
Au niveau de la consolidation, l’approche économique induit le fait que le bien doit être acquis grâce à un emprunt. Cet
emprunt est fictif, il faut en premier lieu déterminer le taux d’intérêt.

t
D’où un taux d’intérêt de 6 %.
Dans un second temps, il faut établir le tableau de remboursement de l’emprunt.

Capital restant dû Intérêt

1/1/N – 1

1/1/N + 1
La redevance est scindée entre les intérêts et l’amortissement. Mais l’amortissement financier est différent de l’amortissement
comptable : cette différence engendre des impôts différés.
L’amortissement du bien est de (45 400 1 000) 5 = 8 880 €.
Ici les redevances sont payées d’avance, les intérêts sont à rattacher à chaque période.
Pour N – 1, les écritures se présentent ainsi :
Compte de bilan Compte de gestion
Matériel 45 400 DAP 8 880
Emprunt 45 400 Intérêt 2 124
Résultat 8 880 Résultat global 1 004
Amortissements 8 880 Redevance 10 000
Emprunt 10 000 Résultat global 335
Intérêt couru 2 124 Impôt société 335
Résultat 7 876
Impôt différé actif 335
Résultat (8 880 – 7 876) / 3 335

Pour N les écritures sont les suivantes :


Compte de bilan Compte de gestion
Matériel 45 400 DAP 8 880
Emprunt 45 400 Intérêt 1 651
Résultat 8 880 Résultat global 531
Réserves 8 880 Redevance 10 000
Amortissements 17 760 Résultat global 177
Emprunt 17 876 Impôt société 177
Intérêt couru 1 651
Réserves 7 876
Résultat 8 349
Impôt différé actif 512
Réserves 335
Résultat 177
(8 880 – 8 349) / 3

3 ♦ LES FRAIS D’ÉMISSION D’EMPRUNT ET LES PRIMES DE REMBOURSEMENT

Dans les comptes consolidés français, les frais et les primes sont étalés sur la durée de l’emprunt. Selon les
normes IFRS, ils doivent être étalés sur la durée de l’emprunt par ajustement du taux d’intérêt effectif. La
valeur de l’emprunt est diminuée des frais.
Application
La société Jacques a émis un emprunt obligataire de 12 000 obligations de 50 € de nominal le 1er janvier N-2, remboursable
au pair par annuités constantes (81 521 €) durant dix ans au taux de 6 %. Les obligations sont émises à 46 € l’unité et les
frais d’émission se sont élevés à 5 000 € HT. Le taux d’intérêt effectif de cet emprunt est de 8 %.
Au 31 décembre N, dans les comptes sociaux de la société Jacques, on trouve, après le versement de la troisième annuité, les
comptes suivants :
163 – Emprunt obligataire 600 000 – 45 500 – 48 250 – 51 150 : 455 100 ;
169 – Primes de remboursement des obligations (12 000  4  7 / 10) : 33 600 ;
4816 – Frais d’émission d’emprunt (5 000  7 / 10) : 3 500 ;
661 – Intérêts des emprunts (ceux de N – 2 : 36 000 ; ceux de N – 1 : 33270) : 30 375 ;
6812 – Dotations aux amortissements des charges d’exploitation à répartir (5 000 / 10) : 500 ;
6861 – Dotations aux amortissements des primes de remboursement des obligations : 4 800 (12 000  4 / 10).
Présenter les écritures de consolidation.

Correction
Les passifs financiers doivent être établis au coût amorti. Le coût amorti est de 547 000 (12 000  46 – 5 000). Le tableau de suivi
du coût amorti est le suivant :

Échéances Intérêts à 8 % ECONOMIQUES ET


01/01/N – 2
31/12/N – 2 43 760 (1) 509 260 (2)
31/12/N – 1
31/12/N
(1) 547 000  8 %
(2) 547 000 + 43 760 – 36 000 – 45 500

Compte de bilan Compte de gestion


Emprunt obligataire (PCG) 455 100 Intérêts des emprunts (4) 7 103
IDA (1) 2 145 Résultat Jacques 1 202
Résultat Jacques (2) 1 202 Impôt sur les bénéfices (5) 601
Réserves Jacques (3) 3 087 DAP des charges à répartir 500
Primes de remboursement des
33 600 DAP des PRO 4 800
obligations
Frais d’emprunt 3 500
Emprunt obligataire (IFRS) 424 434
(1) (33 600 + 3 500 + 424 434 – 455 100)  1 / 3
(2) (37 478 – 30 375 – 500 – 4 800)  2 / 3
(3) (43 760 + 40 741 – 36 000 – 33 270 – 500  2 – 4 800  2)  2 / 3
(4) (37 478 – 30 375)
(5) (37 478 – 30 375 – 500 – 4 800)  1 / 3
4 ♦ LES CONTRATS À LONG TERME
Dans les comptes individuels, la société a la possibilité d’adopter la méthode à l’achèvement ou méthode à
l’avancement. Cette méthode permet de donner une meilleure information aux lecteurs des comptes. Les
comptes consolidés la privilégient.
La méthode de l’avancement est obligatoire en norme IFRS.

5 ♦ LES ÉCARTS DE CONVERSION


A – Les écarts de conversion passif
Il faut les annuler au bilan et les constater dans les produits de l’exercice. Il n’y a pas d’imposition différée car il
n’existe aucun décalage entre le résultat fiscal et le résultat consolidé. En effet, lors des comptes annuels, les
écarts de conversion passif sont réintégrés extracomptablement, ils sont donc immédiatement imposables
comme dans la consolidation.

♦ Application
La société a constaté un écart de conversion passif de 20 000 €. En N – 1 cet écart était de 15 000 €.
Passer les écritures de retraitement.

Correction

Compte de bilan Compte de gestion


Écart de conversion passif 20 000 Résultat global 20 000
Résultat 20 000 Gains de change 20 000
Résultat 15 000 Gains de change 15 000
Réserves 15 000 Résultat global 15 000
Au 31/12/N-1, les comptes consolidés ont tenu compte d’un gain de change. Les écarts de N-1 sont devenus déductibles, le
décalage temporaire n’existe plus, il faut annuler ce gain antérieur.

B – Les écarts de conversion actifs


Il s’agit du même processus que pour les écarts passifs. Mais attention, dans les comptes individuels, en vertu du
principe de prudence, une provision pour perte de change a été dotée. Il convient de l’annuler.
♦ LES AUTRES RETRAITEMENTS

Les coûts de développement, les coûts


lisés ayant de sérieuses chances de réussite technique et de rentabilité commerciale.
de création de sites internet actifs
C’est la seule méthode autorisée par les normes IFRS.

Il est possible de les prendre en compte dans le coût d’acquisition ou de production.


Les charges financières
En normes IFRS, c’est une obligation.

Possibilité de comptabiliser une provision ou d’utiliser la méthode par composant. En


IFRS la provision est interdite, méthode par composant obligatoire.

À comptabiliser en charge selon les normes IFRS ou à imputer sur les capitaux propres
lorsque les coûts concernent l’émission d’instruments donnant accès aux capitaux
Les frais d’établissement propres.
Selon le règlement 99, la méthode préférentielle est l'enregistrement en charge mais
possibilité de les inscrire à l’actif.

En norme IFRS, il convient de les imputer sur la prime d’émission.


Les instruments financiers à la juste valeur ou au taux amorti ; la réévaluation des
immobilisations incorporelles.
Les opérations intragroupes

1 ♦ LE CUMUL DES COMPTES


Les comptes des sociétés appartenant au périmètre de consolidation doivent être repris.
Si la société est intégrée globalement, le bilan et le compte de résultat sont repris en totalité ; si la société est
intégrée de manière proportionnelle, ses comptes sont repris à hauteur de son pourcentage d’intérêt. Dans les
sociétés mise en équivalence, leurs comptes ne sont pas repris.
Des opérations peuvent avoir eu lieu entre les sociétés du groupe et, dans ce cas, il convient d’éliminer les opé-
rations intragroupes.

2 ♦ L’AJUSTEMENT DES COMPTES

A – Décalage entre les dates d’enregistrement


La société mère (M) vend ses produits à sa filiale (F) qui les commercialise. Dans les comptes de M, le compte
client est débiteur de 1 000 € (dont 150 € de TVA), les comptes de F font apparaître un compte fournisseur
créditeur de 910 € (dont 138 € de TVA) car une facture de 90 € (dont 12 € de TVA) n’a pas été reçue. La marge
de M réalisée pendant cette vente est de 20 €.
L’écriture est passée dans les comptes de M, la créance est diminuée de 90 €, ce qui engendre une modification
des ventes et du stock.
Compte de bilan Compte de gestion
Stock M 58 Ventes (M) 78
TVA collectée 12 Variation de stock 58
Résultat M 20 Résultat global 20
Clients (M) 90
Cette opération permet d’ajuster les comptes : les mêmes montants seront dans les comptes de F et de M, mon-
tants qui seront éliminés lors des opérations de consolidation.

B – Les effets escomptés non échus


La société M a remis à l’escompte un effet de 10 000 € qu’elle possédait sur la société F.
Les comptes de F font apparaître pour le compte « effets à payer » un solde de 10 000 €, alors que le compte
« Effets à recevoir » de M est soldé. Il s’agit d’une opération réciproque, les deux comptes doivent présenter le
Même solde afin d’être éliminés lors de la consolidation. La société M doit reconstituer son compte « effets à
recevoir ».
La remise d’effets à l’escompte est analysée comme un découvert bancaire. L’écriture d’ajustement sera :

SOCIALES -
Compte de bilan Compte de gestion
Effets à recevoir 10 000
Concours bancaires 10 000
Dettes 10 000
Créances 10 000

1 ♦ LES OPÉRATIONS N’AFFECTANT NI LA SITUATION NETTE NI LE RÉSULTAT

A – Échange de biens et services


La société M (mère) a vendu à la société F des marchandises pour 400 €.
1) La société F est intégrée globalement, ses comptes sont repris à 100 %, l’écriture sera :
Compte de bilan Compte de gestion
Ventes (M) 400
Achats (F) 400

2) La société F est intégrée proportionnellement à hauteur de 30 %. Ses comptes sont repris à hauteur de
30 %, soit un montant des achats de 400 x 30 % = 120 €.
Les comptes de la société M sont repris en totalité, les ventes apparaissent pour 400 €.
Il n’est pas possible d’éliminer 400 € ; lors d’une intégration proportionnelle, il convient d’éliminer le plus petit
des deux montants, soit ici 120 €.
3) La société F est mise en équivalence, ses comptes ne sont pas repris donc il n’y a aucune écriture d’annu-
lation à faire.

B – Les créances et les dettes


La société M doit encore 5 000 € sur la location d’un entrepôt.
1) La société F est intégrée globalement
Ses comptes sont repris à 100 %, l’écriture sera :
Compte de bilan Compte de gestion
Dettes 5 000
Créances 5 000

2) La société F est intégrée proportionnellement à hauteur de 30 %


Ses comptes sont repris à hauteur de 30 %, soit un montant des créances de 5 000  30 % = 1 500 €.
Les comptes de la société M sont repris en totalité, les dettes apparaissent pour 5 000 €.
Il n’est pas possible d’éliminer 5 000 € ; lors d’une intégration proportionnelle, il convient d’éliminer le plus
petit des deux montants, soit ici 1 500 €.
3) La société F est mise en équivalence
Ses comptes ne sont pas repris donc il n’y a aucune écriture d’annulation à faire.

2 ♦ LES OPÉRATIONS AFFECTANT LA SITUATION NETTE ET LE RÉSULTAT


Une opération n’affecte le résultat du groupe définitivement que lorsqu’elle est réalisée avec l’extérieur.

A – Les profits inclus dans les stocks


1) La société F est intégrée globalement, ses comptes sont repris à 100 %
Les ventes de M à F ont donné lieu aux stocks suivants : stock initial 2 000 € ; stock final 3 000 €. La société M
vend avec une marge de 20 %.
Le stock n’a toujours pas été vendu, la marge est neutralisée ainsi que les impôts différés.
Les stocks initiaux sont vendus en cours d’année, le profit est réalisé, l’imposition a lieu d’être.
Compte de bilan Compte de gestion
SCIENCES JURIDIQUES

Résultat (M) 600 Variation stock 600


Stock 3 000  20 % 600 Résultat global 600
Marge sur stock final Marge sur stock final
IDA 200 Résultat global 200
Résultat (M) 200 IS 200
Réserves (M) 2 000  20 % 400 Résultat global 400
Résultat (M) 400 Variation de stock 400
Marge stock initial
Résultat (M) 133 IS 133
Réserves (M) 133 Résultat global 133
Imposition différée
2) La société F est intégrée proportionnellement à hauteur de 30 %

Les ventes de F à M ont donné lieu à un stock final de 3 000 €. La société F vend avec une marge de 20 %.
L’élimination de marge doit être proportionnelle au pourcentage d’intérêt : 3 000  20 %  30 % = 180.

3) La société F est mise en équivalence


Les ventes de M à F ont donné lieu à un stock final de 3 000 €. La société M vend avec une marge de 20 % à F.
Du fait de la mise en équivalence, les stocks de F n’ont pas été repris. L’élimination devra donc être constatée
dans le compte « produits constatés d’avance » pour 3 000  20 %  30 % = 180.
Compte de bilan Compte de gestion

Résultat (M) 180 Ventes 180

SOCIALES -
Produits constatés d’avance 180 Résultat global 180

Marge sur stock final Marge sur stock final

IDA 60 Résultat global 60

Résultat (M) 60 IS 60

B – Les plus‑values de cession d’élément d’actif


Selon la règle de prudence, les moins-values ne sont pas corrigées si la valeur de l’élément d’actif retraité n’est
pas supérieure à la valeur actuelle de celui-ci (prix de cession supérieur à la valeur actuelle). De plus, si la plus-
value est justifiée par la restructuration du groupe, alors son élimination est facultative. Les plus-values sont éli-
minées afin de ramener les immobilisations à leur coût historique. Les amortissements pratiqués par le nouvel
acquéreur sont recalculés sur la base de ce coût historique.

♦ Application
La société F a vendu à la société M pour 10 000 € une machine acquise 12 000 € et amortie pour 4 000 € (amortissement
linéaire sur six ans). M a amorti cette machine sur quatre ans.
Présenter les différents retraitements suivant les trois méthodes de consolidation.

Correction
1. La société F est intégrée globalement, ses comptes sont repris à 100 %.
L’amortissement pratiqué par M est de 10 000 / 4 = 2 500, celui pratiqué par F est de 12 000 / 6 = 2 000. La correction à effectuer
est de 500 €.
Compte de bilan Compte de gestion

Résultat (F) 2 000 Produits de cession 10 000
Immobilisations 2 000 Résultat global 2 000
Élimination de la PV VNC 8 000
IDA 667 Résultat global 667
Résultat (F) 667 IS 667
Amortissements 500 Résultat global 500
Résultat (M) 500 DAP 500
Correction amortissement
Résultat (M) 167 IS 167
IDP 167 Résultat global 167
L’année suivante, la plus-value n’est plus dans les comptes, mais il faut tout de même tenir compte de la cession (modification de
la valeur de l’immobilisation) et de l’ajustement des amortissements.

Compte de bilan Compte de gestion


Réserves (F) 2 000
Immobilisations 2 000
Élimination de la PV
IDA 667
Réserves (F) 667
Amortissements 1 000 Résultat global 500
Résultat (M) 500 DAP 500
Réserves (M) 500
Correction amortissement
Résultat (M) 167 IS 167
Réserves (M) 167 Résultat global 167
IDP 334

1. La société F est intégrée proportionnellement à hauteur de 30 %. Les écritures sont les mêmes, mais à hauteur de 30 %.
2. La société F est mise en équivalence : comme pour les profits sur stock, l’élimination de la plus-value est faite pour évaluer
les capitaux propres et les résultats de la société mise en équivalence.

C – Les dividendes intragroupes


Les dividendes sont pris en compte avec le résultat consolidé de chaque exercice. Lors de leur versement, ils font
double emploi avec les résultats des années antérieurs : il faut les éliminer. Dans le cas présent, il n’y a pas lieu
de tenir compte de la fiscalité différée du fait de l’application du régime de faveur des sociétés mères en fiscalité.
Les dividendes versés par la société mère ne donnent lieu à aucun retraitement.
• ♦ Application
La société M acquiert en N 70 % de la société F pour un montant de 1 000 000 €. La société M perçoit, en septembre N,
des dividendes de 5 000 € versés par F enregistrés en produits financiers.
Présenter les écritures de consolidation.

Correction
Les dividendes distribués en N proviennent des résultats de N – 1. Or, la société M a pris une participation en N, il convient d’éli-
miner les dividendes par imputation sur le coût d’acquisition des titres.

Compte de bilan Compte de gestion


Résultat (M) 5 000 Produits financiers 5 000
Titres de participation 5 000 Résultat global 5 000
Si la participation avait été prise antérieurement, les dividendes auraient été imputés en réserves et non en titres de
participation.

D – Les dépréciations et provisions sur opérations internes


La société M a constaté une dépréciation de 6 000 € sur une créance sur F.
Compte de bilan
ET Compte de gestion
Dépréciation créances 6 000 Résultat global 6 000
Résultat (M) 6 000 DAP 6 000
Résultat (M) 2 000 IS 2 000
IDP 2 000 Résultat global 2 000
Les écarts d’évaluation et d’acquisition

1 ♦ LES PRINCIPES
La prise de contrôle doit se faire à la juste valeur. La date de première consolidation est importante. C’est à
cette date que sont calculés les écarts d’évaluation et d’acquisition. Pour les déterminer, il faut en premier lieu
définir correctement la valeur des titres de participation.
Le coût d’acquisition des titres est le montant de la rémunération remise par l’acquéreur au vendeur. Ces frais
doivent être incorporés au coût d’acquisition pour leur montant net d’impôt.
Pour les normes IFRS, ces coûts constituent des charges et ne doivent pas être ajoutés au coût d’acquisition des
titres.

♦ Application
La société M a fait l’acquisition des titres, début N, de la société F pour un montant de 20 000 €. Elle a engagé 960 € de frais
pour cette opération. Les frais ont été comptabilisés en charges.
Présenter les écritures de consolidation.

Correction
Dans les comptes individuels, ces dépenses ont été comptabilisées en charges pour 960 €.
Pour la présentation des comptes consolidés, ces frais doivent être incorporés pour leur montant net d’impôt au coût d’acquisition
des titres de participation.

Compte de bilan Compte de gestion
Titres de participation 640 Résultat global 640
Résultat M 640 Impôt 320
960  2/3 Charges 960
Le coût d’acquisition des titres est en définitive de 20 640 €.

2 ♦ ÉVALUATION DES ACTIFS ET PASSIFS IDENTIFIABLES


Certains actifs ne sont pas comptabilisés par la société (cf. fiche 8), il s’agit généralement d’actifs incorporels :
ceux-ci doivent être identifiés et quantifiés séparément.
Selon les normes IFRS, les actifs incorporels ne sont reconnus que s’ils sont identifiables, c’est-à-dire séparables
ou s’ils résultent d’un droit légal ou contracté et sont mesurés de façon fiable. Il peut s’agir de la valeur de mar-
ché, la valeur d’utilité…
Certains passifs et actifs ne sont pas identifiables tels que le fonds de commerce, les parts de marché, les écarts
de conversion et les provisions pour perte de change, les subventions d’investissement et les provisions
réglementées.
D’autres sont identifiables, donc évaluables et comptabilisés au bilan consolidé tels que les coûts de dévelop-
pement répondant aux conditions de l’inscription à l’actif, les biens utilisés en crédit-bail, les provisions pour
engagements de retraites et obligations similaires.
Selon les IFRS, les parts de marché ne peuvent être reconnues distinctement à l’actif, elles doivent être intégrées
au coût d’acquisition des titres. Or, selon les normes françaises, les parts de marché ne sont pas séparables de
l’activité. Il convient de les évaluer séparément du goodwill même si elles ne répondent pas à la définition des
actifs incorporels.

3 ♦ LES ÉCARTS D’ÉVALUATION


A – Les généralités
L’écart d’évaluation est la différence entre la valeur d’entrée dans le bilan consolidé et la valeur comptable du
même élément dans l’entreprise contrôlée.
Exemple : dans les comptes de la société, un terrain est comptabilisé pour 1 000 €, sa juste valeur est de
10 000 €. La différence de 9 000 € constitue un écart d’évaluation soumis à imposition différée.
Selon les IFRS, tous les écarts donnent lieu à une imposition différée. Selon le règlement français, les écarts
d’évaluation sur des actifs incorporels non amortis ne donnent pas lieu à imposition. De plus, ceux-ci ne
peuvent pas être cédés séparément de l’entreprise acquise.
Les écarts sont répartis dans les postes appropriés. Si de nouvelles informations sur les justes valeurs sont reçues
avant la fin du premier exercice qui suit l’entrée dans le périmètre, la valeur est modifiée ainsi que l’écart d’acqui-
sition. Par exemple, si le contrôle a lieu début N, la modification des valeurs peut être faite jusqu’au 31/12/N+1.
Selon les normes IFRS, le délai est de douze mois après la date d’acquisition.
B – La comptabilisation
Les écarts sont répartis dans les postes appropriés du bilan consolidé, ils appartiennent aux actionnaires majori-
taires et minoritaires.
Deux options sont possibles :
– inscrire l’écart d’évaluation directement dans un compte « réserves de réestimation », réserves qui seront, au
moment du partage des capitaux propres, ventilées entre le groupe et les minoritaires ;
– sortir du poste « titre de participation » la quote-part du groupe de l’écart d’évaluation.
En cas d’intégration proportionnelle, seule la part du groupe sera retraitée, et s’il s’agit d’une influence notable,
les comptes de la société n’étant pas repris il n’y a pas d’écart d’évaluation (cf. fiche 30).

Attention ! Si l’écart d’évaluation concerne des biens amortissables, pensez à passer la dotation complémentaire.

♦ Application
Au 01/01/N, la société M prend une participation de 70 % dans la société F pour 100 000 €.
À la date de l’opération, les capitaux propres de F s’élevaient à 50 000 € et un terrain était inscrit au bilan pour 30 000 €. La
juste valeur du terrain est de 60 000 €. De plus, la marque est évaluée pour 60 000 € et les engagements retraite pour
15 000 €.
Déterminer la valeur de l’écart d’évaluation et comptabiliser-le.

Correction

plus-value sur le terrain 60 000 – 30 000 30 000


plus-value sur la marque 60 000
engagement retraite 15 000
10 000
5 000
Écart d’évaluation 70 000

Part du hors groupe : 21 000 €

Compte de bilan Compte de gestion


Terrain 30 000
Marque 60 000
Provision retraite 15 000
Impôt différé (solde) 5 000
Titres participation F 49 000
Intérêt minoritaire 21 000
• 4 ♦ L’ÉCART D’ACQUISITION
A – En norme française
L’écart d’acquisition correspond à la différence entre le coût d’acquisition des titres et l’actif net comptable
corrigé de la société. Il ne concerne que le groupe :
– un écart positif (goodwill) est considéré comme une survaleur, il représente les avantages que procure la prise
de participation ;
– un écart négatif correspond à une rentabilité insuffisante ou à une acquisition avantageuse.
Il n’y a pas de fiscalité différée sur l’écart d’acquisition.

B – En norme IFRS
En cas d’écart positif, il est fait référence au goodwill. Si l’écart est négatif, il s’agit d’un profit dû à une acqui-
sition à des conditions avantageuses (badwill).
Le calcul est différent de la norme française :
Goodwill = Prix d’acquisition des titres
+ Intérêts minoritaires directs dans l’entreprise acquise
+ Quote-part de l’actif net réestimé de l’entreprise acquise déjà détenue par l’acquéreur
ET
– Actif net réestimé de l’entreprise acquise

Les intérêts minoritaires sont dénommés « participation ne donnant pas le contrôle ».


1) Le goodwill partiel (Purchase Goodwill)
Le point de vue de l’acquéreur est privilégié. Il s’agit d’un actif incorporel non identifiable représentant les avan-
tages économiques futurs qui résultent de la quote-part acquise des actifs identifiables. C’est la seule méthode
utilisable en cas de coentreprise. Dans ce cas, le goodwill n’est pas comptabilisé en immobilisation incorporelle.
Si l’entreprise est une filiale, elle a le choix entre la méthode du goodwill partiel ou complet.
2) Le goodwill complet (acquéreur) (Full Goodwill)
Cette approche privilégie la valeur globale de l’entité acquise. Il s’agit d’un actif incorporel non identifiable repré-
sentant les avantages économiques futurs qui résultent des actifs identifiables de l’entité acquise. Il revient de
plein droit à l’acquéreur et aux autres associés (minoritaires).
La norme IFRS 3 prévoit la possibilité de prendre en compte une prime de contrôle ou une décote pour absence
de contrôle.
♦ Application (suite)
Calculer l’écart d’acquisition selon les normes françaises et IFRS.

Correction
Capitaux propres
Plus-value sur le terrain 60 000 – 30 000
Plus-value sur la marque
Engagement retraite

Juste valeur de F
Selon les normes IFRS, la marque supporte de l’impôt différé.

ECONOMIQUES ET SOCIALES -
Règlement 99-02 Goodwill partiel Goodwill complet
Coût d’acquisition 100 000 100 000 100 000
Juste valeur de F 120 000 100 000 100 000
Part de l’acquéreur 84 000 70 000 70 000
Écart d’acquisition 16 000
Part minoritaire 36 000
Goodwill partiel 30 000
Participation ne donnant pas le 100 000 / 70 %  30 % =
contrôle à la juste valeur 42 857
100 000 (coût acquisition)
Goodwill complet + 42857 – 100 000 (JV de F)
= 42 857

C – La comptabilisation des écarts positifs


Selon les normes françaises, l’écart d’acquisition est affecté sur les titres de participation, il est amorti sur une
durée qui doit refléter, aussi raisonnablement que possible, les hypothèses retenues et les objectifs fixés et docu-
mentés lors de l’acquisition :
– si la limite d’utilisation n’est pas prévisible l’écart n’est pas amorti mais fait l’objet d’un test de dépréciation
qu’il y ait ou non un indice de perte de valeur (les dépréciations comptabilisées ne sont jamais reprise au
résultat) ;
– si la limite d’utilisation est prévisible, l’écart est amorti sur cette durée si elle peut être déterminée de façon
fiable, sinon sur 10 ans. L’écart peut faire l’objet de dépréciation en cas d’indice de perte de valeur.
En contrepartie, les parts de marché anciennement comptabilisées en immobilisations incorporelles sont reclas-
sées en écart d’acquisition à leur valeur nette comptable et nette de la quote-part des intérêts minoritaires.
• Selon les normes IFRS (IAS 36) lorsqu’un actif ne génère pas de flux de trésorerie indépendamment d’autres actifs
et que sa valeur d’utilité ne peut être estimée à un montant proche de sa juste valeur nette (ou valeur de
marché), cet actif doit être affecté à une unité génératrice de trésorerie (UGT). C’est le cas du goodwill. Il ne
fait pas l’objet d’un amortissement. Une unité génératrice de trésorerie est le plus petit groupe identifiable
qui génère des entrées de trésorerie largement indépendantes des entrées de trésorerie générées par les
autres actifs ou groupes d’actifs. Les unités génératrices de trésorerie subissent des tests de dépréciation.
L’écart d’acquisition sera affecté au groupe et aux minoritaires.

♦ Application 1
Suite de l’application précédente.
Comptabiliser les écarts d’acquisition.

Correction
En normes françaises :

Compte de bilan Compte de gestion


Écart d’acquisition 16 000
Titres F 16 000
Résultat groupe 1 600 DAP 1 600
Écart acquisition 1 600 Résultat global 1 600
Amortissement sur 10 ans

En normes IFRS :

Compte de bilan
Goodwill (partiel) 30 000
Titres F ou réserves 30 000
Goodwill (complet) 42 857
Titres de participation 30 000
Intérêts minoritaires 12 857

Attention ! Le compte titre de participation n’est pas soldé, il le sera lors du partage des capitaux propres (cf. fiche 32 et
suivantes).
♦ Application 2
Soit l’UGT suivante :

Brut Amortissement
Goodwill 150
Matériel
Mobilier

Sachant que la dépréciation constatée est de 300, présenter son affectation au sein de l’UGT.

Correction
La dépréciation est affectée en priorité sur le goodwill pour 150. Le solde, soit 150 (300 – 150), est affecté au prorata des
valeurs comptables des autres éléments de l’actif.

Brut Amortissement Dépréciation Net


Goodwill 150 150 0
Matériel 580 80 125(1) 375
Mobilier 120 20 25 75
850 100 300 450
(1) 150 x (580 80) (500 + 100)
Attention : il ne faut pas que la dépréciation permette de descendre au-dessous du prix de vente net ou de la valeur d’utilité
ou de zéro.

D – La comptabilisation des écarts négatifs


Les actifs incorporels qui ne peuvent pas être évalués par référence à un marché ne doivent pas être inscrits au
bilan consolidé s’ils conduisent à créer ou augmenter un écart d’acquisition négatif. L’écart d’acquisition négatif
est reporté au résultat sur la durée qui doit refléter les hypothèses retenues et les objectifs fixés lors de l’acqui-
sition. Il est inscrit au compte provisions pour risques et charges.
Il existe des divergences avec les normes IFRS. Selon la norme IFRS 3 « regroupements d’entreprises », l’écart
d’acquisition négatif est appelé « profit résultant d’une acquisition à des conditions avantageuses » (bar-
gain purchase). Avant d’enregistrer un profit, l’acquéreur doit réexaminer si les actifs acquis et les passifs repris
ont été correctement identifiés et évalués. Si après cet examen le profit subsiste, il doit être enregistré en résul-
tat. La règle sur les actifs incorporels ne s’applique pas.
♦ Application 1
La société M prend une participation de 70 % dans la société F pour une valeur de 18 000 €. La situation nette de F se pré-
sente ainsi (en €) :
Capital 10 000
Réserves 20 000
Résultat 2 000
32 000
Lors de la prise de contrôle, une plus-value de 5 100 € est identifiée sur un terrain. L’écart d’acquisition, s’il est négatif, est
repris sur cinq ans.
Calculer l’écart d’acquisition et comptabiliser-le.

Correction

JURIDIQUES ECONOMIQUES ET SOCIALES


18 000
Écart d’acquisition < 0 – 6 780 (badwill)
Compte de bilan Compte de gestion
Terrain 5 100
Titres de participations 2 380
5 100  70 %  2/3
Part minoritaires 1 020
IDP 1 700
Titres de participation 6 780
Provision pour risques 6 780
Provision pour risques 1 356 Résultat global 1 356
Résultat 1 356 RAP 1 356
6 780 / 5
En norme IFRS, la perte est passée en résultat. Les années suivantes en réserves.

Titres de participation 6 780 Résultat global 6 780


Profit résultant d’une acquisition à des
Résultat M 6 780
conditions avantageuses 6 780
♦ Application 2
Suite de l’application précédente, mais la plus-value de 5 100 € est réalisée sur des actifs ne faisant pas partie d’un marché
actif (marque par exemple).
Calculer l’écart d’acquisition et comptabiliser-le.

Correction
Calcul de l’écart d’acquisition sans la marque : 18 000 (32 000  70 = 4 400 €
Calcul de l’écart d’acquisition avec la marque : l’ANCC est de 32000 + 5100 = 37 100 €
Part du groupe : 37 100  70 = 25 970, soit un badwill de 18 000 25 970 = 7 970 €
La constatation d’un écart d’évaluation sur un actif incorporel ne faisant pas l’objet d’un marché actif a pour conséquence d’aug-
menter l’écart d’acquisition négatif. Cela n’est pas possible. L’écart d’acquisition est limité :
Titres de participation 4 400

SOCIALES -
Provision pour risque 4 400
Provision pour risque 880 Résultat global 880
Résultat 880 RAP 880
4 400 / 5
Cette solution est interdite en IFRS. L’écriture est la même que précédemment.

♦ Application 3
Calculer l’écart d’acquisition et comptabiliser-le sachant que le prix d’acquisition est de 24 000 €.

Correction
Calcul de l’écart d’acquisition sans la marque : 24 000 (32 000  70 = 1 600 € (écart positif)
Calcul de l’écart d’acquisition avec la marque : l’ANCC est de 32000 + 5100 = 37 100 €

La constatation d’un écart d’évaluation sur un actif sans marché actif ne doit pas avoir pour effet de créer un écart d’acquisition
négatif.
Dans le cas présent, l’écart d’acquisition doit être nul.
(32 000 + t)  70 24000 = 0 d’où t = 2 286 €.
Marque 2 286
Titres de participation 1 600
Part minoritaire 686
Cette solution est interdite en IFRS. Le badwill est de 24 000 – 24 780 = 780
Le partage des capitaux propres

1 ♦ INTRODUCTION
Le partage des capitaux propres est la dernière étape de la consolidation. C’est pourquoi il est primordial de tenir
compte de toutes les opérations ayant affecté les capitaux propres lors des différents retraitements
étudiés précédemment. Après sa réalisation, la consolidation est terminée, il ne reste plus qu’à présenter les
documents financiers.

2 ♦ PRISE DE PARTICIPATION LORS DE LA CONSTITUTION


Lors de l’acquisition d’une participation à la constitution de la société, le prix payé est égal à la juste valeur qui,
dans le cas présent, correspond à la valeur nominale. Il n’existe aucun écart d’évaluation et d’acquisition.

A – Les capitaux propres sont positifs


Le partage des capitaux propres permet de substituer la valeur historique du poste titre dans le bilan de M par
la valeur réelle détenue en fin d’exercice. Le partage des capitaux propres permet de faire apparaître distincte-
ment la part du groupe et celle des minoritaires. Ce point a déjà été abordé dans la fiche 27.

Attention ! Il faut tenir compte des opérations précédentes qui ont eu une incidence sur le résultat et les réserves de la filiale
pour effectuer le partage des capitaux propres. Pour éviter ce travail, il est possible de faire apparaître dans chaque écriture de
retraitements les intérêts hors groupe.

B – Les capitaux propres sont négatifs


L’intégration globale : à la suite de la constatation de pertes, les sociétés peuvent présenter des capitaux
propres négatifs. La part des majoritaires dans la perte va au-delà de leur part en capital. Les minoritaires ne
prendront que leur part en capital. Lorsque la part des minoritaires est supérieure à leur part dans le capital,
l’excédent est pris en compte par les majoritaires, sauf s’il existe une obligation expresse de combler les pertes.
En norme IFRS, le résultat global est attribué aux propriétaires de la société mère et aux participations ne don-
nant pas le contrôle, même si cela se traduit par un solde déficitaire pour les participations ne donnant pas le
contrôle.
Travaillons à l’aide d’un exemple : la société M a acquis pour 14 000 K€ 70 % du capital de F à la création
de la société. Les titres ont été dépréciés de 8 000 K€ fin N – 1, la dépréciation a été portée à 14 000 K€ fin N.
À la clôture de l’exercice N, les capitaux propres de F après retraitements et éliminations internes s’élèvent à
– 3 000 K€ (capital : 20000, report à nouveau : – 18 000 et résultat : – 5 000).
Étape 1 : annulation des dépréciations sur titres. Les dépréciations doivent être éliminées afin d’éviter un
double emploi avec le partage des capitaux propres.
Compte de bilan Compte de gestion
Dépréciations titres 14 000 Résultat global 6 000
Résultat groupe 6 000 Dotations aux dépréciations 6 000
Réserves groupe 8 000

Étape 2 : tableau de partage des capitaux propres de F. Il convient de commencer par les minoritaires, du fait
que leur part dans la situation nette négative est limitée au montant de leurs apports.
Total de F Part du groupe (70 %) Part des minoritaires
Capital
Report à nouveau

Différence de consolidation
Résultat

(1) La part des minoritaires est limitée au montant de leurs apports, soit 6 000 K€. Leur part dans la situation nette est de 5 400 K€, ils ne participent à
la perte qu’à hauteur de 6 000 – 5 400 = 600.
(2) La part du groupe dans le résultat est de 5 000 – 600 = 4 400 K€ au lieu de 5 000  70 % = – 3 500 K€, ils comblent la déficience des minoritaires.
(3) Les titres sont repris pour leur montant brut puisque la dépréciation a été annulée.

Étape 3 : écriture de partage des capitaux propres de F. La part des minoritaires n’apparaît pas. Dans le cas
d’une SNC, les minoritaires seraient présents puisqu’ils sont indéfiniment et solidairement responsables.
Capital (F) 20 000
Réserves du groupe 12 600
Résultat groupe 4 400
Titres de participation 14 000
Report à nouveau (F) 18 000
Résultat (F) 5 000
En norme IFRS :

Capital (F) 20 000
Réserves du groupe 12 600
Résultat groupe (5 000  70 %) 3 500
Intérêts minoritaires 600 – 5 000  30 % 900
Titres de participation 14 000
Report à nouveau (F) 18 000
Résultat (F) 5 000

L’intégration proportionnelle : les règles de l’intégration globale s’appliquent. Néanmoins, la part des mino-
ritaires n’apparaît pas au bilan consolidé.
La mise en équivalence : lorsque la part de l’entreprise détentrice dans la mise en équivalence devient négative,
celle-ci est retenue pour une valeur nulle.
Travaillons sur un exemple : la société M détient 30 % de la société F qu’elle a souscrit lors de la création de
la société F pour un montant de 750 K€. Les titres ont fait l’objet d’une dépréciation de 500 K€ en N – 1 com-
plétés à 750 K€ en N.
Au 31/12/N les capitaux propres négatifs de F s’élèvent à – 500 K€ (capital : 2500 et report à nouveau : – 3 000).
Étape 1 : annulation des dépréciations sur titres. Les dépréciations doivent être éliminées afin d’éviter un
double emploi avec le partage des capitaux propres.
Compte de bilan Compte de gestion
Dépréciations titres 750 Résultat global 250
Résultat groupe 250 Dotations aux dépréciations 250
Réserves groupe 500

Étape 2 : deux hypothèses sont envisageables pour le traitement des capitaux propres.

Hypothèse 1 : la société M a l’intention de se désengager financièrement de sa participation, le poste titres mis


en équivalence n’apparaît pas au bilan consolidé. La quote-part dans les capitaux propres négatifs 150 K€
(500  30 %) excède la valeur comptable des titres (750 – 750 = 0). L’écriture est la suivante :
Réserves groupe 750
Titres de participation 750

Hypothèse 2 : la société M n’a pas l’intention de se désengager financièrement de sa participation. La partie


négative des capitaux propres est portée dans la rubrique provisions pour risques.
Réserves groupe 900
Provisions pour risques 150
Titres de participation 750
• 3 ♦ PRISE DE PARTICIPATION POSTÉRIEUREMENT À LA CRÉATION
A – Intégration globale et intégration proportionnelle
Les mêmes règles de partage s’appliquent, mais il faut tenir compte des écarts d’évaluation et acquisition.

♦ Application
La société M a acquis en N – 1, 70 % de la société F pour une valeur de 8400 K€.
Lors de la prise de participation, un écart d’évaluation net appartenant au groupe de 1 480 K€ a été constaté ainsi qu’un écart
d’acquisition de 440 K€. Ceux-ci ont été imputés sur le compte titres de participation.
Au 31/12/N, les capitaux propres de F s’élèvent à 14 500 K€ (capital : 2000, réserves : 10500 et résultat : 2 000).
Présenter les écritures de partage des capitaux propres.

Correction
Le poste « titres de participation » a été crédité de : 1 480 + 440 = 1 920. Le solde est de : 8 400 1 920 = 6 480 K€.
Tableau de partage des capitaux propres de F :
Total de F Part du groupe (70 %) Part des minoritaires
Capital 2 000 1 400 600
Réserves 10 500 7 350 3 150
12 500 8 750 3 750
Titres participation – 6 480
Différence de consolidation 2 270
Résultat 2 000 1 400 600

Capital (F) 2 000


Réserves (F) 10 500
Résultat (F) 2 000
Titres de participation 6 480
Réserves groupe 2 270
Résultat groupe 1 400
Intérêts minoritaires (3 750 + 600) 4 350

B – La mise en équivalence
Lors de la mise en équivalence des titres, les comptes de la filiale n’ont pas été repris. De ce fait, il ne peut exister
d’écart d’évaluation, mais un écart d’acquisition est tout à fait possible.
Selon les normes IFRS, l’écart d’acquisition (le goodwill) ne sera pas inscrit séparément sur une ligne du bilan, il
sera inclus dans la valeur du poste titres mis en équivalence.

♦ Application
Le 1er juillet N – 2, la société Jacques a pris une participation de 30 % dans la société Joseph pour 255 000 €. L’écart d’acqui-
sition est de 30 000 €, il provient d’une plus-value latente sur un terrain de 90 000 € et sur une construction de 135 000 €
(durée d’utilisation estimée : 30 ans).
Au 31/12/N, les capitaux propres s’élèvent à 864 000 € (capital : 400 000 €, réserves : 336 000 € et résultat : 128 000 €).
Le goodwill constaté lors de la participation ne s’est pas déprécié. Il sera amorti sur dix ans.
Procéder à l’évaluation des titres au 31/12/N sachant que le taux d’imposition est de 33 1/3 %.
Présenter les écritures de partage des capitaux propres.

Correction
Mise en équivalence des titres à la consolidation de N

DES SCIENCES JURIDIQUES ECONOMIQUES ET SOCIALES -


Total Part du groupe
Capital
Réserve
Écart d’évaluation résiduel (1)
Amortissements écarts (2)
Capitaux propres hors résultat
Élimination des titres (3)

Résultat
Amortissement N des écarts (4)

(1) Écart d’évaluation au 1/7/N – 2 = (90 000 + 135 000)  2 / 3


(2) Amortissement écart sur construction N – 2 et N – 1 : 135 000 / 30  (6 / 12 + 1)  2 / 3
(3) Élimination des titres : attention il existe un écart d’acquisition de 30 000 € déjà imputé sur les titres
(4) Amortissement N écart sur construction : 135 000 / 30  2 / 3

Écriture de partage des capitaux propres

Titres mis en équivalence 301 950 Résultat global 37 500


Quote-part résultat mis en
Réserves groupe 39 450 37 500
équivalence
Titres de participation 225 000
Résultat groupe 37 500

Selon les normes IFRS, le goodwill est inclus dans la valeur comptable des titres. Il n’y aura qu’une seule écriture :

Titres mis en équivalence 331 950 Résultat global 37 500


Quote-part résultat mis en
Réserves groupe 39 450 37
équivalence
Titres de participation 255 000
Résultat groupe 37 500
Le partage des capitaux propres :
cas particuliers

1 ♦ PREMIÈRE CONSOLIDATION D’UNE ENTREPRISE CONTRÔLÉE EXCLUSIVEMENT


DEPUIS PLUSIEURS EXERCICES
Selon les normes françaises, une société contrôlée exclusivement peut être exclue du périmètre du fait de son
caractère non significatif. À partir du moment où elle présente un caractère significatif, l’entreprise doit entrer
dans le périmètre de consolidation. Tout doit être fait comme si cette première consolidation intervenait au
moment de la prise de contrôle. Le traitement comptable de la première consolidation ne doit avoir d’impact que
sur les charges et les produits de l’exercice de première consolidation.
Selon les normes IFRS, les titres de participation exclus du périmètre de consolidation sont comptabilisés à leur
juste valeur et non pas au plus faible de leur coût d’acquisition et de leur valeur d’utilité.

♦ Application
La société M a pris le 01/07/N – 2 une participation de 60 % dans la société F pour 1448 K€. Elle procède à la première
consolidation de F le 31/12/N. Au moment de la prise de participation, le montant des capitaux propres est de 1 880 K€. Il
existe une plus-value latente sur un terrain de 300 K€. L’écart d’acquisition éventuel est amorti sur 10 ans.
Présenter les écritures de consolidation de N (taux imposition 33 1/3 %).
• Correction
La juste valeur de la société F au 01/07/N-2 est de 2 080 K€ (1 880 + 300 – 100).

Compte de bilan Compte de gestion


Terrain 300
Titres de participation (1) 120
Parts minoritaires 80
IDP 100
Écart d’acquisition 200
Titres de participation 200
Résultat groupe 50 DAP 50
Écart d’acquisition (2) 50 Résultat global 50
(1) 300  60 %  2/3
(2) 200 / 10  (6/12 + 2)
Les amortissements de l’écart d’acquisition de N-2 à N sont imputés en totalité sur le résultat.

2 ♦ PRISE DE CONTRÔLE PAR VOIE D’ACHATS SUCCESSIFS DE TITRES


Selon les normes françaises, la date de première consolidation est la date d’obtention du contrôle effectif,
c’est-à-dire la date d’acquisition du lot permettant la prise de contrôle.
Selon les normes IFRS, il s’agit d’une acquisition par étape. Il convient de déterminer la juste valeur des actifs
et passifs à la date de chaque participation. Le goodwill est déterminé en ajoutant cette juste valeur au prix payé
pour acquérir les titres ayant permis le contrôle.

♦ Application
La société M achète en deux fois 3 000 actions de F (capital de 5 000 actions).
Le 1er lot de 900 actions a été acheté le 01/10/N-3 pour 1000 K€. Lors de cet achat, les capitaux propres de F s’élevaient à
3 800 K€ et il existait une plus-value latente sur un terrain de 300 K€.
Le 2e lot de 2100 actions a été acheté le 01/01/N pour 2300 K€. Lors de cet achat, les capitaux propres de F s’élevaient à
4 250 K€ et il existait une plus-value latente sur un terrain de 450 K€, et sur une construction de 300 K€ (durée de vie pro-
bable : vingt ans).
La juste valeur du 1er lot s’élève à 1 100 K€ au 01/01/N.
Au 31/12/N, les capitaux propres de F s’élèvent à 4 500 K€ (dont 300 K€ de résultat).
L’écart d’acquisition éventuel sera amorti sur cinq ans.
Présenter les écritures nécessaires selon les deux référentiels.
Correction

Selon les normes françaises :
N – 3 : le pourcentage de contrôle est de 18 %, la société F est hors périmètre de consolidation.
N : le pourcentage de contrôle est de 60 %, contrôle exclusif, la société F est intégrée globalement. La date de référence pour le
calcul de l’écart d’acquisition est la date de prise de contrôle, c’est-à-dire le 01/01/N.
Juste valeur de F au 01/01/N : 4250 + 450 + 300 – (450 + 300) / 3 = 4750 K€
Écart d’acquisition (1 000 + 2 300) – 4 750  60 % = 450 K€

Compte de bilan Compte de gestion

Terrain 450

Construction 300

Titres de participation (1) 300

Part minoritaires 200

IDP 250

Résultat groupe (2) 6 DAP (350 / 20) 15

Intérêts minoritaires 4 Résultat global 10

IDA 5 IS 5

Amortissements construction 15

Écart d’acquisition 450

Titres de participation 450

Résultat groupe (450/5) 90 DAP 90

Écart d’acquisition 90 Résultat global 90


(1) 750  60 %  2 / 3
(2) (15  2 / 3  60 %)
Partage des capitaux propres au 31/12/N :

Total Part du groupe Part HG


Capital et réserves 4 200 2 520 1 680
Élimination des titres (1) – 2 550
– 30
Résultat 300 180 120
(1) 3 300 – 300 – 450

Compte de bilan Compte de gestion
Capital et réserves (F) 4 200 Résultat groupe 180
Résultat (F) 300 Part HG 120
Réserves groupe 30 Résultat (F) 300
Titres de participation 2 550
Résultat groupe 180
Intérêts minoritaires 1 800

Selon les normes IFRS, la valeur de la participation dans F au 01/01/N est de 5 300 K€ (1 100 + 2300 + 4 750  40 d’où un
écart d’acquisition : 5 300 4 750 = 550 K€ (goodwill acquéreur)

Compte de bilan
Goodwill 550
Titres de participation (1) 450
Résultat (1 100 – 1 000) 100
(1) 3 300 – 4 750  60 %
Le partage des capitaux propres
en structure complexe

1 ♦ LA CONSOLIDATION PAR PALIERS


La méthode consiste à établir une consolidation au niveau de chaque sous-groupe et de remonter ensuite les
sous-groupes à la société mère.
Il convient de constater les intérêts minoritaires indirects dans chaque entreprise. La norme IAS 1 préconise d’uti-
liser la méthode directe en cas de sociétés mises en équivalence.
Procédons à partir d’un exemple :
% de contrôle dans POUR : 80 %
}
UBIS
80 %
intégration globale
dans QUOI : 80 %
30 % POUR % d’intérêt dans POUR : 80 %
50 % dans QUOI : 70 %
QUOI de POUR dans QUOI : 50 %

Titre POUR Capital


Titres QUOI 112,50 187,50 Réserves 37,50
Autres immo. 525 287,50 Résultat
Actifs circ. 537,50 462,50 Dettes 287,50
• Étape 1 : consolidation du sous-groupe POUR-QUOI.
Tableau de partage des capitaux propres de QUOI :
Part de POUR (50 %) Part minoritaires sous-groupe
Capital
Réserves 37,50
412,50 206,25 206,25
Participation de POUR 187,5 187,5
Différence de consolidation 18,75
Résultat

Capital (QUOI) 375


Réserves (QUOI) 37,50
Résultat (QUOI) 50
Titres de participation QUOI 187,50
Réserves sous-groupe 18,75
Résultat sous-groupe 25
Intérêts minoritaires du sous-groupe (206,25 + 25) 231,25

Attention ! Dans les intérêts minoritaires du sous-groupe, une partie appartient à UBIS (30 %).

Étape 2 : consolidation du groupe.


Il ne faut pas oublier que la société mère a une participation dans POUR mais aussi dans QUOI. La situation nette
du sous-groupe doit tenir compte de cette part qui est quantifiée dans les intérêts minoritaires du sous-groupe
POUR-QUOI.
Tableau de partage des capitaux propres du sous-groupe POUR-QUOI : •
POUR-QUOI Part de UBIS (80 %) Part minoritaires groupe
Capital (POUR) 625,00
Réserves (POUR) 125,00
Réserves sous-groupe 18,75
768,75 615,00 153,75
Intérêts minoritaires sous-groupe 206,25 123,75 (1) 82,50 (2)
Situation nette 975,00 738,75 236,25
Participation de UBIS dans POUR
Participation de UBIS dans QUOI
Différence de consolidation 126,25
Résultat de POUR

Résultat du sous-groupe

15 (3)
sous-groupe

(1) La société UBIS détient 30 % des 50 % d’intérêts minoritaires soit 206,25  30 % / 50% ou 412,50  30 %.
(2) Les minoritaires détiennent 20 % sur les 50 % soit 206,25  0,2 / 0,5 ou 412,5  20 %.
(3) Même raisonnement pour le résultat 25  0,3 / 0,5 ou 50  30 %.

Capital (POUR) 625


Réserves (POUR) 125
Résultat (POUR) 75
Réserves sous-groupe 18,75
25
231,25
Titres de participation de UBIS dans QUOI 112,50
Titres de participation de UBIS dans POUR 500,00
Réserves groupe 126,25
groupe 95,00
Intérêts minoritaires du groupe (236,25 + 30) 266,25

2 ♦ LA CONSOLIDATION DIRECTE
La consolidation se fait directement chez la société mère sans passer par les sous-groupes. Le partage se fait en
fonction des pourcentages d’intérêt de M dans ses filiales. Il ne faut pas non plus oublier les participations déte-
nues par chacune. En effet, à la fin de la consolidation l’ensemble des comptes titres de participation doit être
soldé. L’élimination des titres de participation est partagée entre le groupe et les minoritaires.
Selon le règlement 99-02, la méthode de consolidation directe doit conduire aux mêmes états financiers que
ceux qui auraient été obtenus si la méthode de consolidation par paliers avait été appliquée.
Reprenons l’exemple précédent : tableau de répartition des capitaux propres :
POUR (80 %)
Capital
Réserves 37,50 162,50
Situation nette 412,50
Titres QUOI appartenant à POUR
562,50 412,50
UBIS 450 (1) 288,75 (3) 738,75
Valeur comptable
Différence de consolidation 176,25 126,25
Part des minoritaires 112,50 (2) 123,75 (4) 236,25
Résultat
UBIS
minoritaires
(1) (562,5  80 %)
(2) (562,5  20 %)
(3) (412,50  70 %)
(4) (412,5  30 %)

Capital 1 000
162,50
Résultat 125
Titres de participation (187,50 + 612,50) 800,00
Réserves groupe 126,25
groupe 95,00
266,25

Attention ! À l’examen, la méthode généralement demandée est la méthode directe. Bien indiquer sur la copie son choix.
La conversion des comptes
des sociétés étrangères

1♦ PRINCIPE
Les comptes du groupe doivent être établis en euros. Pour déterminer le mode de conversion, il convient de
définir la monnaie de fonctionnement.
Selon les normes IFRS, la monnaie de fonctionnement est appelée « monnaie fonctionnelle » et la monnaie
de la société consolidante « monnaie de présentation ».

A – Cas d’une entreprise autonome


Si l’entreprise est économiquement et financièrement autonome, alors la monnaie dans laquelle elle tient ses
comptes est sa monnaie de fonctionnement.

B – Cas d’une entreprise non autonome


Si l’entreprise fait partie intégrante des activités d’une autre entreprise, sa monnaie de fonctionnement est la
monnaie de la société avec laquelle elle a des liens. Celle-ci peut être différente de la monnaie dans laquelle elle
tient ses comptes.

2 ♦ LES MODALITÉS DE LA CONVERSION

A – Généralités
Il existe deux méthodes :
– celle du cours de clôture : les comptes de la filiale sont convertis au cours de clôture ;
– celle du cours historique : la conversion ne se fait pas par rapport à la date d’acquisition.
•G
164

Pour déterminer quelle méthode utiliser, le diagramme suivant peut être utilisé :

Les comptes de la filiale sont établis dans une autre monnaie que celle utilisée
par la société mère pour établir les comptes consolidés.

La monnaie utilisée par la filiale pour arrêter ses comptes est-elle sa monnaie de fonctionnement ?

oui non

Conversion des comptes de la filiale Conversion des comptes de la filiale


dans la monnaie de la société mère dans la monnaie de fonctionnement
suivant la méthode du cours de clôture. suivant la méthode du cours historique.
non

La monnaie de fonctionnement
de la filiale est-elle la monnaie
oui
de la société mère

Exemple : la société F (suisse) est détenue par la société M (française) et la société X (australienne).
Hypothèse 1 : la société F est autonome vis-à-vis des deux sociétés. La monnaie utilisée pour arrêter les
comptes de F est le franc suisse, il s’agit aussi de sa monnaie de fonctionnement. Les comptes de F doivent, pour
la consolidation, être convertis en euros, monnaie de la société mère, selon la méthode du cours de clôture.
Hypothèse 2 : la filiale F est autonome vis-à-vis de la société M, en revanche elle a des liens commer-
ciaux prépondérants avec la société X. La monnaie utilisée par F (le franc suisse) pour arrêter ses comptes
n’est pas sa monnaie de fonctionnement. Celle-ci doit être la monnaie de la société avec qui elle a des liens soit
ici la société X (dollar australien). Ses comptes doivent être convertis selon la méthode du cours historique. De
plus, sa monnaie de fonctionnement (le dollar australien) n’est pas la monnaie de la société M (l’euro), les
comptes de F en dollar australien sont convertis dans la monnaie de M (euro) selon la méthode du cours de
clôture. Cela revient à effectuer une double conversion.

B – Cas exceptionnel
Le passage par la monnaie de fonctionnement n’est pas une obligation dans le cas où la monnaie de fonction-
nement de la filiale ou de la société mère se situant dans la zone euro n’est pas l’euro.
Exemple : la société M consolide la société F. Toutes les deux établissent des comptes en euros, la monnaie de
fonctionnement de F est le franc suisse.
Selon les règles françaises, les comptes des deux sociétés sont en euros, le passage par la monnaie de fonc-
tionnement n’est pas obligatoire.
Selon la norme IAS 21, les comptes de F sont convertis de l’euro en franc suisse selon la méthode du cours
historique, puis ils sont convertis de nouveau en euro selon la méthode du cours de clôture. Il est tenu compte

du fait que F a des liens avec une autre société dont la monnaie n’est pas l’euro.

C – La méthode du cours historique


La conversion se fait ainsi :
– tous les éléments non monétaires, y compris les capitaux propres, sont convertis au cours historique ;
– les éléments monétaires sont convertis au cours de change à la clôture.
Les éléments monétaires et non monétaires ne sont pas définis par le règlement 99-02, c’est pourquoi les normes
américaines servent de référence.
Dans le bilan :
– les éléments non monétaires sont les immobilisations, les stocks, les titres, les valeurs mobilières, les charges
et produits constatés d’avance ;
– les éléments monétaires sont les disponibilités, les créances et dettes de toute nature.
Dans le compte de résultat : évaluer chaque compte au cours historique serait trop fastidieux, c’est pourquoi
les produits et les charges sont évalués au cours moyen de période, exception faite des dotations aux amortis-
sements, dépréciations (DAP) converties au cours historique. Selon les normes IFRS, la dépréciation est calculée
après la conversion des éléments d’actifs concernés.
Le résultat est déterminé par le bilan, ensuite il est reporté dans le compte de résultat. Un déséquilibre appa-
raît entre le bilan et le compte de résultat du fait que le cours de conversion est différent. Cet écart est constaté
dans le compte de résultat sous l’intitulé écart de conversion.

D – La méthode du cours de clôture


Tous les éléments du bilan sont convertis au cours de change à la date de clôture, à l’exception des capitaux
propres convertis au cours historique (pour le capital, il s’agit de la date d’entrée dans le périmètre de conso-
lidation). Le compte de résultat est converti au cours moyen de la période.
Le résultat est déterminé à partir du compte de résultat, l’écart de conversion apparaît dans le bilan,
au niveau des capitaux propres.

♦ Application
La société québécoise Société Québec Paper conserve une grande autonomie de gestion et émet des documents de synthèse
en monnaie locale (CAD).
Elle établit des documents de synthèse selon les normes locales et assure les travaux de préconsolidation du groupe, notam-
ment le passage de la présentation des documents de synthèse des normes canadiennes aux normes françaises.
La société est entrée dans le périmètre de consolidation le 1/10/N – 2. Les immobilisations ont été acquises en totalité le
31 décembre N – 3.
Le service consolidation de la société Quebec Paper vous fournit les documents suivants :
Bilan CAD (dollar canadien) selon les normes de présentation françaises au 31 décembre N
Terrain 450 000 Capital 250 000
Installations techniques 558 000 Réserves (1) 463 000
Stocks 141 900 Résultat de l’exercice 45 600
Clients 97 500 Subvention d’investissement (2) 13 600
Disponibilités 5 660 Provision pour risque 58 000
Dettes diverses 422 860
Total 1 253 060 Total 1 253 060
(1) Les réserves proviennent des résultats formés en N – 2 (125 000) et en N – 1 pour le reste.
(2) La subvention a été obtenue le 1er décembre N – 1.

Pour effectuer les retraitements de conversion, le service comptable vous fournit les différents cours :

31 décembre N 0,71
Cours moyen de l’année N 0,74
0,72
31 décembre N – 3 0,77

Justifier l’utilisation de la méthode du cours de clôture, présenter le bilan converti en euros.

Correction
La filiale établit ses comptes dans une monnaie différente de celle de la société mère. La filiale est une société autonome, sa
monnaie de fonctionnement est la même que celle d’établissement de ses comptes. La méthode de conversion sera la méthode
du cours de clôture.
Terrain 450 000 0,64 288 000 Capital (b) 250 000 0,72 180 000

Installations techniques 558 000 0,64 357 120 Réserves 463 000 (a) 332 480
Normalement, la conversion commence par le compte de résultat afin de déterminer le résultat. Celui-ci est ensuite reporté dans
le bilan. Le compte de résultat est converti au cours moyen, donc le résultat sera lui aussi au cours moyen. – 57 024
Stocks 141 900 0,64 90 816 Écart de conversion
par différence

Clients 97 500 0,64 62 400 Résultat 45 600 0,65 29 640

Disponibilités 5 660 0,64 3 622,40 Subvention 13 600 0,67 9 112

Provision pour risque 58 000 0,64 37 120

Dettes diverses 422 860 0,64 270 630,40

Total 801 958,40 Total 801 958,40

125 000  0,74 + 338 000  0,71


Date d’entrée dans la consolidation.
ULTE
Variation du pourcentage d’intérêt
et du pourcentage de contrôle

1 ♦ AUGMENTATION DU POURCENTAGE D’INTÉRÊT ET DU PÉRIMÈTRE


DE CONSOLIDATION
A – Dans une entreprise déjà intégrée globalement
1) Le règlement 99-02
Les différents lots sont achetés à des personnes extérieures au groupe, c’est-à-dire aux minoritaires. Les acquisi-
tions complémentaires de titres ne remettent pas en cause les évaluations des actifs et passifs identifiés à la date
de prise de contrôle. L’écart dégagé est affecté en totalité en écart d’acquisition.
Écart d’acquisition = Coût d’acquisition des titres – Quote-part correspondante des capitaux propres revenant
de plein droit à l’acquéreur

Avec :
Capitaux propres = Capitaux propres retraités + Valeur résiduelle des écarts d’évaluation déterminés à la date
de prise de contrôle

La difficulté réside au niveau de la détermination des différents écarts. Les écritures sont les mêmes que celles
vues précédemment.
Travaillons sur un exemple : la société M a acquis, en janvier N – 2, 60 % de la société F pour un coût de
1 000 K€. À cette date, les capitaux propres de F s’élevaient à 900 K€. Au moment de la prise de participation,
différentes plus-values latentes sont quantifiées : 240 K€ sur un terrain et 160 K€ sur une construction (durée
de vie résiduelle : huit ans).
Début N, la société M décide de porter sa participation à 70 %. La valeur d’acquisition est de 194 K€. Les capi-
taux propres de F sont de 1 500 K€.
Les capitaux propres de F au 31/12/N s’élèvent à 1 800 K€.
Les écarts d’acquisition sont amortis sur cinq ans. Le taux d’imposition est de 331/3 %.
Présenter les écritures nécessaires.
Étape 1 : détermination des écarts d’évaluation et d’acquisition lors de la prise de contrôle.
Écart d’évaluation = (240 + 160)  2/3 = 266,67 K€. La part du groupe s’élève à 266,67  60 % = 160 K€.
Montant de la situation nette : 900 + 266,67 = 1 166,67 K€, la part du groupe s’élève à
1 166,67  60 % = 700 K€ soit un écart d’acquisition de 1 000 – 700 = 300 K€.
Les évaluations ne sont pas remises en cause lors de l’achat du deuxième lot. L’écart dégagé est affecté en tota-
lité en écart d’acquisition. Lors de l’acquisition des 10 % supplémentaires, la société M a aussi acquis 10 % de
l’écart d’évaluation.
Étape 2 : calcul de l’écart d’acquisition de N.
Il n’est pas nécessaire de procéder à une réestimation des actifs et passifs identifiables.
– valeur des capitaux propres achetés en N 1 500  10 % = 150
– écart d’évaluation net 360  2 / 3  10 % = + 24
(400 – 160 / 8  2 = 360) 174
– valeur des titres de participation : 194
Écart d’acquisition en N 20 K€
e
Si ce 2 écart est négatif, alors il convient de compenser les deux écarts. Si le solde est négatif, il faut constituer
une provision pour risques.
Étape 3 : comptabilisation.
Compte de bilan Compte de gestion
Terrains 240
Constructions 160
Titres de participation 187
(160 + 240)  70 %  2 / 3
Part minoritaires 80
IDP 133
Résultat groupe
9,33
(160 / 8  2 / 3  70 %) Dotations aux amortissements 20,00
Réserves groupe Résultat global 13,33
18,67
(20  2  2 / 3  70 %) IS 6,67
Intérêts minoritaires 12,00
IDA 60/3 20,00
Amortissements constructions 60,00
Écart d’acquisition 320

Titres de participation 320
Résultat groupe 320 / 5 64 Dotations aux amortissements 64
Réserves groupe 300 / 5  2 120 Résultat global 64
Écart d’acquisition 184

Étape 4 : partage des capitaux propres.

Capitaux propres 1 800,00


Titres de participation (1 000 + 194 – 187 – 320) 687,00
Part minoritaires (1 800  30 %) 540,00
Réserves groupe 573,00

2) En normes IFRS
Les changements dans le taux de détention d’une filiale, sans perte de contrôle, n’ont d’effet que sur les capi-
taux propres. Les parts respectives entre le groupe et les intérêts minoritaires dans la valeur de la filiale conso-
lidée sont ajustées afin de respecter les nouveaux taux de détention. Le montant du goodwill est figé à la date
de l’acquisition ayant permis de prendre le contrôle.
a) Le goodwill partiel
Reprenons l’exemple précédent.
Pour l’écart d’évaluation, il n’y a aucun changement avec le référentiel français. Le montant du goodwill est figé
à la date de l’acquisition ayant permis de prendre le contrôle. Aucune opération ultérieure, autre qu’une perte
de contrôle ou une dépréciation, ne peut avoir pour effet de modifier la valeur du goodwill.

Écart d’acquisition 300


Titres de participation 300

b) Le goodwill complet
La différence réside dans le calcul du goodwill.
Liquidités décaissées : 1 000
Intérêts minoritaires à la juste valeur : + 667 (1 000 / 0,6  0,4)
1 667
Juste valeur des actifs et passifs acquis : 1 167
Goodwill complet : 500 K€ (ou 300 + 300 / 0,6  0,4)
Part du groupe : 500  60 % = 300 K€
En N, la part du groupe est de 70 %, une partie des intérêts minoritaires a été transférée au groupe, soit
200 x 10 = 50. La part du groupe s’élève à 300 + 50 = 350.
40
• Goodwill (complet)
Titres de participation 500 350
minoritaires 150

La constatation du goodwill complet majore les capitaux propres du montant des intérêts minoritaires.
B – Dans une entreprise mise en équivalence
Lors d’une acquisition supplémentaire, la mise en équivalence des nouveaux titres suit la même règle que celle
qui s’applique lors de la première consolidation. Il faut procéder à une nouvelle réestimation des actifs et
passifs identifiables.
Écart d’acquisition complémentaire = Coût d’acquisition des titres – Quote-part correspondantes des capitaux propres

-
réestimés revenant de plein droit à l’acquéreur

Avec :
Capitaux propres = Capitaux propres retraités – Écarts d’évaluation déterminés à la date d’acquisition des titres

Les normes IFRS s’alignent sur le règlement français.

♦ Application
La société M a acquis, en janvier N – 2, 30 % de la société F pour un coût de 500 K€. À cette date, un écart d’acquisition de
150 K€ est constaté. Début N, la société M décide de porter sa participation à 40 %. La valeur d’acquisition est de 200 K€.
Les capitaux propres de F sont de 1 500 K€ et il existe une plus-value latente de 450 K€. Les écarts d’acquisition sont amortis
sur cinq ans. Le taux d’imposition est de 331/3 %.
Présenter les écritures nécessaires.

Capitaux propres réestimés début N : 1500 + 450  2 3 = 1800 K€.


Écart d’acquisition complémentaire = 200 – 1 800  10 % = 20 K€
JURIDIQUES

Écart d’acquisition
Titres de participation
Résultat groupe 170 / 5 Dotations aux amortissements
Réserves groupe 150 / 5  2 Résultat global
Écart d’acquisition

C – Changement de méthode de consolidation


Dans tous les cas, il convient de procéder à une nouvelle réestimation des actifs et passifs identifiables. En règle-
ment français, la méthode est la même que celle vue précédemment.
En normes IFRS, lors de la prise de contrôle d’une entité précédemment sous influence notable, les deux opéra-
tions suivantes doivent être comptabilisées :
– la cession des titres précédemment mis en équivalence ;
– l’acquisition de la totalité des titres détenus après la prise de contrôle (y compris les titres précédemment mis
en équivalence considérés comme acquis).

2 ♦ DIMINUTION DU POURCENTAGE D’INTÉRÊT ET DU PÉRIMÈTRE DE CONSOLIDATION


A – La cession des titres
La cession des titres est comptabilisée dans les comptes individuels.

Résultat de cession = Prix de vente – Coût d’achat

Dans les comptes consolidés, le résultat de cession est différent :

Résultat de cession = Prix de vente – Valeur au bilan consolidé des titres cédés

Avec :
Valeur comptable consolidée des titres cédés = Quote-part correspondante des capitaux propres

-
+ Écart d’acquisition net correspondant aux titres cédés + Écart d’évaluation résiduel

Le résultat de cession des comptes individuels doit être retraité, celui-ci n’a pas d’incidence en termes d’imposi-
tion différée.
En normes IFRS, la diminution du pourcentage d’intérêt de la société mère est considérée comme une transaction
entre deux catégories de propriétaires détenteurs des capitaux propres de la même entité. L’écart est comptabi-
lisé en capitaux propres. Si la société mère perd le contrôle de la filiale, elle doit décomptabiliser les actifs et
passifs de la filiale, puis comptabiliser la participation conservée.

♦ Application
Une société M a acquis début N – 2 60 % des titres de F pour un coût d’acquisition de 1186 K€.
Au moment de la prise de participation, les capitaux propres de F s’élevaient à 1200 K€, la plus-value latente sur un terrain
était 100 K€ et celle sur la construction de 200 K€ (durée résiduelle : dix ans).
Début N, la société M cède 20 % du capital de F pour une valeur de 500 K€. La situation nette était de 1 800 K€.
Au 31/12/N, les capitaux propres s’élèvent à 2 000 K€ (dont 100 K€ de résultat).
Les écarts d’acquisition sont amortis sur cinq ans. Le taux d’imposition est de 331/3 %.
Présenter les écritures nécessaires.
• Correction
Juste valeur de la société : 1200 + 300 – 300 / 3 = 1 400 K€
Écart d’acquisition : 1 186 – 1 400  60 % = 346 K€
Analyse de l’écart d’acquisition à la date de cession :
Titres F détenus avant Titres F cédés Titres F restant
la cession (60 %) (20/60 des titres détenus) en portefeuille (40 %)
Écart d’acquisition brut 346 346  20 / 60 = 115,33 346  40 / 60 = 230,67
Amortissement 346 / 5  2 = 138,4 138,4  20 / 60 = 46,13 138,40  40 / 60 = 92,27
Écart d’acquisition net
207,60 69,20 138,40
(début N)

Analyse des écarts d’évaluation à la date de cession :


Quote-part des écarts d’évaluation revenant de plein droit à M : 300  2 / 3  60 % = 120
Amortissements : 200 / 10  2  60 %  2 / 3 = 16
Écart d’évaluation net : 104 K€
Prix de cession 500
Coût d’acquisition des titres : 1 186  20 / 60 – 395,33
Résultat de cession 104,67 K€
Valeur consolidée des titres cédés
Fraction des capitaux propres retraités cédés : 1 800  20 % + 104  20 / 60 = 394,66
Écart d’acquisition résiduel sur titres cédés + 69,20
Valeur consolidée des titres cédés 463,86
Résultat de cession consolidé : 500 – 463,86 = 36,14 K€
La différence entre le résultat consolidé et le résultat individuel est une perte de 68,53 K€.
La société F est sous influence notable.
Écart d’acquisition 230,67
Titres de participation 230,67
Résultat groupe 46,13 Dotations aux amortissements 46,13
Réserves groupe 92,27 Résultat global 46,13

Écart d’acquisition 138,40

Valeur comptable des éléments d’actif


Résultat groupe 68,53 68,53
cédés
Réserves groupe 68,53 Résultat global 68,53

Retraitement résultat cession

Titres F mis en équivalence (1) 864,00 Résultat global 34,67


Réserves groupe 269,33 Quote-part dans les résultat des 34,67
Titres de participation 560,00 entreprises mises en équivalence
1 186 x 40/60 – 230,67
Résultat du groupe (2) 34,67
(1) (KP + écart évaluation net IS – amort écart évaluation) 40 % = (2 000 + 200 – (200  2 / 3) / 10  3) 40 %
(2) (résultat – amort écart évaluation)  40 % = (100 – 200 / 10  2 / 3) 40
B – La déconsolidation

La société sort du périmètre de consolidation à la date de perte de contrôle ou d’influence notable. Le traitement
est identique à celui étudié au point précédent.
Les titres conservés doivent figurer au bilan consolidé pour une valeur égale à :
Valeur comptable des titres conservés + Écart d’acquisition résiduel des titres conservés

Selon les normes IFRS, dans le cas où une participation résiduelle est conservée, le groupe doit :
– constater un résultat de cession sur les titres cédés ;
– constater un résultat sur les titres conservés par la société cédante ;
– enregistrer les titres conservés comme des actif financiers.
Les comptes combinés

1♦ GÉNÉRALITÉS
Des entreprises peuvent être liées par des relations de natures diverses sans que cette situation résulte de liens
de participation organisant des relations de société mère à filiale. Par exemple, une personne physique peut
contrôler plusieurs sociétés qui se trouvent ainsi placées sous sa direction. La cohésion de cet ensemble peut alors
conduire le dirigeant à souhaiter établir les comptes de ce groupe de sociétés comme si celui-ci était formé d’une
seule entité. Ces comptes, qui ne peuvent être appelés « comptes consolidés », sont désignés par l’appellation
de « comptes combinés ».

2 ♦ LES ENTREPRISES INCLUSES DANS LE PÉRIMÈTRE DE COMBINAISON


Les entreprises qui doivent être incluses dans le périmètre de combinaison sont celles pour lesquelles existent des
liens d’unité et de cohésion qui sont à l’origine de l’existence de l’ensemble. Ces liens peuvent notamment
découler des situations suivantes :
– une unité de direction et un intérêt commun : entités dirigées par la même personne ou un même groupe
de personnes ayant des intérêts communs ;
– une unité de propriété : entités dont le propriétaire est la même personne physique ou le même groupe de
personnes physiques ou les membres d’une même famille ;
– une unité de direction et une stratégie commune : entités des secteurs coopératifs ou mutualistes ;
– des entités liées entre elles par un accord de partage de résultat suffisamment contraignant pour que
leurs comptes combinés soient plus représentatifs que les comptes isolés de chaque entité.

3 ♦ LES PRINCIPES D’ÉTABLISSEMENT DES COMPTES COMBINÉS


L’entité combinante est chargée d’établir les comptes combinés. Sa nomination fait l’objet d’une convention
écrite entre les entités dominantes de la combinaison.
Cette convention doit préciser :
– les engagements pris afin de garantir une durée suffisante aux accords ou liens conduisant à l’exigence et aux
méthodes de combinaison d’un exercice à l’autre, dans le respect des règles applicables en la matière ;
– les conditions et modalités des engagements pris par les parties prenantes afin de garantir la transmission dans
les délais fixés de toutes les informations nécessaires à l’établissement des comptes combinés.
Comme les comptes consolidés, les comptes combinés représentent les comptes d’un ensemble d’entités comme
si cet ensemble était formé d’une seule entité.

4 ♦ LES MÉTHODES D’ÉVALUATION RETENUES POUR L’ÉTABLISSEMENT


DES COMPTES COMBINÉS
Les règles d’évaluation applicables aux comptes combinés sont identiques à celles prévues en matière de comptes
consolidés. L’entrée dans le périmètre de combinaison n’est pas liée à une participation mais à une mise en
commun d’intérêts économiques, c’est pourquoi il n’est pas fait référence aux écarts d’acquisition et
d’évaluation.

5 ♦ LES CAPITAUX PROPRES COMBINÉS


En l’absence de liens de participation entre les entités dont les comptes sont combinés, les capitaux propres
combinés représentent le cumul des capitaux propres retraités des entités comprises dans le périmètre de
combinaison.
Lorsqu’il existe des liens de participation entre les entités dont les comptes sont combinés, les titres de participa-
tion figurant au bilan de l’entité détentrice sont éliminés par imputation sur les capitaux propres combinés.
Il ne peut pas être constaté d’intérêts minoritaires.
Le bilan et le compte de résultat
consolidé

1 ♦ GÉNÉRALITÉS
L’IASB reconnaît que tous les besoins des utilisateurs ne peuvent être comblés par les états financiers, mais que
la bonne information est celle donnée aux investisseurs et apporteurs de capitaux. Par conséquent, si les infor-
mations fournies au travers des états financiers répondent à leurs besoins, alors elles répondront aux besoins des
autres utilisateurs. Les caractéristiques des états financiers sont l’intelligibilité, la pertinence, l’importance
relative et la fiabilité.
Quatre contraintes sont à respecter pour que l’information soit pertinente et fiable : la célérité, le rapport coût-
avantage, l’équilibre entre les caractéristiques qualitatives, une image et présentation fidèle.
Selon le règlement 99, l’information financière est composée des documents de synthèse, c’est-à-dire du bilan,
du compte de résultat et de l’annexe (avec le tableau de variation des capitaux propres et le tableau de flux). Les
documents de synthèse consolidés doivent être présentés sous forme comparative avec l’exercice précédent.
Selon la norme IAS 1, un jeu complet d’états financiers comprend un état de situation financière (bilan), un état
de résultat global (compte de résultat), un état de variations des capitaux propres, un tableau de flux de tréso-
rerie, des notes contenant un résumé des principales méthodes comptables et d’autres notes explicatives
(annexe) et un état de la situation financière de début de la première période de comparaison en cas de retrai-
tements rétroactifs.

2 ♦ LE BILAN CONSOLIDÉ OU L’ÉTAT DE SITUATION FINANCIÈRE


Le bilan, selon le règlement 99-02, ressemble au modèle des comptes individuels. Des rubriques spéciales
apparaissent :
– les écarts d’acquisition : goodwill, survaleur, prise de contrôle à la juste valeur ;
– les titres mis en équivalence pour les sociétés sous influence notable ;
– la part des capitaux propres revenant aux minoritaires ;
– une provision pour risques et charges si l’écart d’acquisition est négatif.
• La norme IAS 1 est peu directive. Les capitaux propres font apparaître la participation des propriétaires de la
société mère (part du groupe) et les participations ne donnant pas le contrôle (intérêts minoritaires). Il
n’existe pas de format obligatoire. Les postes sont listés. Une distinction est faite entre :
– les actifs courants : un actif est classé en tant qu’actif courant lorsqu’il satisfait à l’un des critères suivants :
• l’entreprise s’attend à pouvoir réaliser l’actif, le vendre ou le consommer dans le cadre du cycle normal de
son exploitation,
• l’actif est détenu essentiellement aux fins d’être négocié,
• l’entreprise s’attend à ce que l’actif soit réalisé dans les douze mois suivant la date de clôture,
• l’actif se compose de trésorerie ou d’équivalents de trésorerie, sauf s’il ne peut être échangé ou utilisé pour
régler un passif pendant au moins douze mois ;
– les passifs courants : un passif est classé en tant que passif courant lorsqu’il satisfait à l’un des critères
suivants :
• l’entreprise s’attend à régler le passif au cours de son cycle d’exploitation normal,
• le passif est détenu essentiellement aux fins d’être négocié,
• le passif doit être réglé dans les douze mois,
• l’entreprise ne dispose pas d’un droit inconditionnel de différer le règlement du passif pour au moins douze
mois.
La distinction repose sur la notion de long terme et court terme.
Les actifs et passifs d’impôts différés ne doivent pas être classés dans les éléments courants.
Depuis 2016, les parts de marché ont été reclassées en tant qu’actif non identifiable au lieu des immobilisations
incorporelles.
La présentation de certains instruments de capitaux en autres fonds propres est introduite dans le règlement 99
(par exemple : « capitaux reçus en application d’un contrat d’émission ne prévoyant ni de remboursement à
l’initiative du prêteur, ni de rémunération obligatoire en cas d’absence ou d’insuffisance de bénéfice »).
Le bilan consolidé de la société Sodexo se présente ainsi (source : document de référence Sodexo).
État consolidé de la situation financière

Actif
NOTES
ACTIF NON COURANT
Immobilisations corporelles 4,5
Goodwills 4,6
Autres immobilisations incorporelles 4,7
Investissements clients 4,8
Participations dans les entreprises mises en équivalence 4,9
Actifs financiers non courants 4,11
4,16
Autres actifs non courants 4,12
Impôts différés 4,20
TOTAL ACTIF NON COURANT

Actifs financiers courants 4,11


4,16
Stocks
Créances d’impôt 4,12
Clients et autres créances 4,12

4,11
et Récompenses
4,13
TOTAL ACTIF COURANT

Passif et capitaux propres


NOTES

Capital
d’émission
Réserves et résultats non distribués
CAPITAUX PROPRES – PART DU GROUPE
PARTICIPATIONS NE DONNANT PAS LE CONTRÔLE
TOTAL CAPITAUX PROPRES 4,14
PASSIF NON COURANT
Emprunts et dettes financières 4,15
Instruments financiers dérivés passifs 4,16
Avantages au personnel 4,17
Autres passifs non courants 4,19
Provisions 4,18
Impôts différés 4,20
TOTAL PASSIF NON COURANT

Découverts bancaires 4,13


Emprunts et dettes financières 4,15
Instruments financiers dérivés passifs 4,16
Dettes d’impôt
Provisions 4,18
Fournisseurs et autres dettes 4,19
Chèques et Cartes de Services à rembourser
TOTAL PASSIF COURANT
TOTAL DU PASSIF ET DES CAPITAUX PROPRES

3 ♦ LE COMPTE DE RÉSULTAT CONSOLIDÉ OU L’ÉTAT DU RÉSULTAT GLOBAL


Selon le règlement 99-02, il peut être établi par nature ou par fonction. La distinction doit être faite entre la
part du groupe et les intérêts minoritaires.
Selon les normes IFRS, aucune directive, mais le CNC a émis une recommandation pour les sociétés cotées, ce
qui permet que le modèle soit le même pour tous.
Le compte de résultat fait apparaître :
– le résultat opérationnel courant : il comprend les autres produits et charges opérationnels. Ceux-ci sont
différents des éléments exceptionnels (cette notion n’existe pas en IFRS), il s’agit d’éléments anormaux, excep-
tionnels et peu fréquents, par exemple des litiges ;
– le coût de l’endettement financier : il représente le coût de financement de l’entreprise au cours de l’exer-
cice, il est obtenu à partir de l’endettement financier brut (passif financier à long terme, à court terme, passif
d’exploitation, intérêts courus).
Endettement financier net = Endettement financier brut – Trésorerie nette

Cette notion n’existe pas dans le règlement 99-02, mais elle est très utile pour les analystes financiers.
Le compte de résultat est complété avec l’état du résultat global, c’est-à-dire les produits et les charges direc-
tement comptabilisés en capitaux propres (écarts de conversion, réévaluation des instruments dérivés de couver-
ture, actifs disponibles à la vente, réévaluation des immobilisations…).

La recommandation du 7 novembre 2013 préconise la dénomination « état du résultat net et des gains et pertes
comptabilisés directement en capitaux propres ».
Le compte de résultat fait référence au résultat par action :
– le résultat de base par action : la distinction est faite entre la part distribuée ou non, il ne concerne que les
actions ordinaires ;
– le résultat dilué par action : tous les instruments dilutifs sont pris en compte. Par exemple, les OCA (obliga-
tions convertibles en actions) diluent potentiellement le capital futur. Si l’obligation est convertie, l’entreprise
n’aura plus d’intérêt à payer, d’où un impact sur l’impôt dont il faut tenir compte pour le calcul du résultat.
Le compte de résultat du groupe Sodexo se présente ainsi (source : document de référence Sodexo).

Compte de résultat consolidé


(en millions d’euros) NOTES 2016-2017 2015-2016
Chiffre d’affaires 3 20 698 20 245
Coût des ventes 4,1 (17 509) (17 135)
Marge brute 3 189 3 110
Charges administratives et commerciales 4,1 (1 980) (2 001)
Autres produits opérationnels 4,1 40 22
Autres charges opérationnelles 4,1 (65) (42)
Résultat opérationnel avant quote-part dans les résultats
des entreprises mises en équivalence dans le 3 1 184 1 089
prolongement de l’activité du Groupe(1)
Quote-part dans les résultats des entreprises mises
3 et 4,9 5 6
en équivalence dans le prolongement de l’activité du Groupe
Résultat opérationnel 1 189 1 095
Produits financiers 4,2 31 34
Charges financières 4,2 (136) (145)
Quote-part dans les résultats des autres entreprises mises
3 et 4,9 4 7
en équivalence
Résultat avant impôt 1 088 991
Impôt sur les résultats 4,3 (343) (330)
Résultat net 745 661
Dont :
Part revenant aux participations ne donnant pas le contrôle 22 24
PART REVENANT AU GROUPE 723 637
Résultat part du Groupe par action (en euros) 4,4 4,85 4,21
Résultat part du Groupe dilué par action (en euros) 4,4 4,79 4,15
(1)
Dont 137 millions d’euros de coûts enregistrés au cours de l’exercice 2016-2017 dans le cadre du programme d’adaptation et de simplification
(108 millions d’euros au cours de l’exercice 2015-2016).
État du résultat global consolidé
(en millions d’euros) NOTES 2016-2017 2015-2016
RÉSULTAT DE L’ENSEMBLE CONSOLIDÉ 745 661
Éléments du résultat global appelés à un reclassement
ultérieur en résultat
Variation de la juste valeur des actifs financiers disponibles
4,11,2 et 4,14 1
à la vente
Variation de la juste valeur des instruments dérivés
4,16 et 4,14 (2)
de couverture
Variation de la juste valeur des instruments dérivés
4,16 et 4,14 1
de couverture transférée en résultat
Écarts de conversion (260) (7)
Écarts de conversion transférés en résultat (3)
Impôts sur les autres éléments du résultat global appelés
4,14
à un reclassement ultérieur en résultat
Part des autres éléments du résultat global dans les entreprises
4,14 et 4,9 (3) 4
mises en équivalence, nets d’impôts
Élément du résultat global qui ne seront pas reclassés
ultérieurement en résultat
Réévaluation du passif net au titre des régimes à prestations
4,17,1 et 4,14 72 (211)
définies
Impôts sur les autres éléments du résultat global qui ne seront
4,14 (21) 31
pas reclassés ultérieurement en résultat
TOTAL DES AUTRES ÉLÉMENTS DU RÉSULTAT GLOBAL
(215) (183)
APRÈS IMPÔTS
RÉSULTAT GLOBAL 530 478
Dont :
Part revenant au Groupe 511 455
Part revenant aux participations ne donnant pas le contrôle 19 23
L’annexe consolidée

1 ♦ LES RUBRIQUES DE L’ANNEXE


L’annexe doit comporter toute information de caractère significatif permettant aux utilisateurs des comptes
consolidés de porter une appréciation sur le patrimoine, la situation financière et le résultat de l’ensemble consti-
tué par les entreprises comprises dans la consolidation. L’information porte, au minimum, sur l’exercice écoulé
et sur le précédent.
L’annexe permet d’avoir toutes les informations nécessaires à la compréhension des documents de synthèse. Elle
est composée de différentes rubriques :
– le référentiel comptable, les modalités de consolidation, les méthodes et règles d’évaluation ;
– les informations relatives au périmètre de consolidation ;
– la comparabilité des comptes ;
– les explications des postes du bilan et du compte de résultat ainsi que de leurs variations (tableau de varia-
tion des capitaux propres) ;
– toutes autres informations nécessaires à la compréhension : les informations sectorielles, les événements
postérieurs à la clôture, les informations sur les dirigeants (rémunération, etc.) ;
– le tableau de flux de trésorerie.
Depuis 2016, l’annexe doit apporter des précisions sur les critères d’identification des entités consolidées et faire
mention du montant des coûts d’emprunt incorporés aux actifs éligibles.

2 ♦ LE TABLEAU DE VARIATION DES CAPITAUX PROPRES


L’objectif de la consolidation est de substituer au poste titres dans le bilan de la société mère, en valeur histo-
rique, la valeur obtenue par les capitaux propres de la filiale. Si cette filiale a fait des bénéfices depuis la prise de
participation, ses capitaux propres auront augmenté et, par conséquent, la valeur du poste titres augmentera
aussi. Il s’agit d’une simple substitution à la clôture, l’évolution des capitaux propres ne fait l’objet d’aucun suivi,
c’est pourquoi il est nécessaire d’établir un tableau de variation des capitaux propres. Ce document est
obligatoire, il répond aux besoins de pertinence et de fiabilité des informations financières.
• Ce tableau est un document de synthèse à part entière dans les normes IFRS. Il doit comporter la part du groupe
et la part des minoritaires.

3 ♦ LE TABLEAU DE FLUX DE TRÉSORERIE


Ce tableau présente trois niveaux de trésorerie :
– la trésorerie liée à l’exploitation : elle concerne les activités d’exploitation ;
– la trésorerie liée à l’investissement : il s’agit des acquisitions et cessions d’actifs à long terme et de tout
autre investissement qui n’est pas inclus dans les équivalents de liquidité ;
– la trésorerie liée au financement : ce sont des activités qui entraînent des changements dans la composition
des capitaux propres et des capitaux empruntés.
La norme IAS 7 a été modifiée pour les exercices ouverts à compter du 1er janvier 2017. Une information doit
être fournie sur les variations des passifs issus des activités de financement en distinguant les différents types de
variation.

4 ♦ L’INFORMATION SECTORIELLE
Le règlement 99-02 indique les informations à fournir dans l’annexe :
– comptes synthétiques des entreprises consolidées dont les comptes sont structurés de manière très différente
de l’ensemble des entreprises du périmètre ;
– la ventilation du chiffre d’affaires et des immobilisations ou des actifs employés par zones géographiques ou
monétaires et par secteurs d’activités ;
– la ventilation du résultat d’exploitation par zones géographiques et/ou par secteurs d’activités selon le mode
d’organisation choisi par le groupe.
Depuis 2009, les normes IFRS se sont rapprochées des normes américaines (FASB). Selon la norme IFRS 8, l’infor-
mation est calquée sur celle prise par la direction générale dans ses prises de décision relatives à l’allocation des
ressources et l’évaluation des performances. L’approche en termes de gestion est privilégiée.
Les secteurs à reporter sont les segments de taille significative, déterminée en fonction de l’un des trois seuils
suivants :
– le revenu total est supérieur ou égal à 10 % des revenus totaux de tous les segments d’activité ;
– le résultat est supérieur ou égal à 10 % du montant agrégé des pertes ou profits de tous les secteurs ;
– les actifs sont supérieurs à 10 % du montant agrégé de tous les segments.
L’information peut être descriptive (méthode de segmentation, mode de calcul) ou chiffrée (revenus externes,
dotations aux amortissements, impôts…).
La communication financière incite voire oblige la publicité de ces informations à travers :
– le document de référence : description de toutes les activités de l’entreprise (marché, chiffres clés, perspec-
tive…). Il peut prendre la forme d’un rapport annuel ;
– le document d’information annuelle : regroupe toutes les informations publiées ou rendues publiques
pendant les douze derniers mois ;
– les publications périodiques : rapport financier ; elles peuvent être trimestrielles, semestrielles… ;
– le rapport annuel : il regroupe les comptes sociaux, les comptes consolidés, un extrait du rapport de gestion,
les éléments susceptibles d’avoir des incidences sur le patrimoine, les attestations de sincérité fournies par les
dirigeants sur les informations fournies…
Cette multiplication de publication génère un risque pour la communication financière. L’entreprise peut opter
pour la préparation d’un document unique.

5 ♦ LES MODÈLES DES DIFFÉRENTS DOCUMENTS


A – Le tableau de variation des capitaux propres
Variation des capitaux propres
Total des capitaux
propres

Actions propres

ne donnant pas
SOCIALES

Part du groupe

participations
de converion

le contrôle
et résultat
d’émission
(en millions d’euros)

d’actions

Réserves

Part des
Nombre

Capital

Primes

Écarts

Total
Notes 4,14 4,14 4,14
Capitaux propres au 31 août 2015 157 132 025 628 1 109 (434) 2 826 (419) 3 710 34 3 744
Résultat net 637 637 24 661
Autres éléments du résultat global nets
d’impôts ET (176) (6) (182) (1) (183)

Résultat global 461 (6) 455 23 478


Dividendes versés (335) (335) (23) (358)
Réduction de capital par annulation
(3 390 886) (13) (287) 300
d’actions propres
Actions propres (218) (218) (218)
Paiements fondés sur les actions
55 55 55
(nets d’impôts)
Variation de pourcentage d’intérêt sans
(2) (2) (2)
perte ou gain de contrôle
Autres variations(1) 3 3 3
Capitaux propres au 31 août 2016 153 741 139 615 822 (352) 3 008 (425) 3 668 34 3 702
Résultat net 723 723 22 745
Autres éléments du résultat global nets
48 (260) (212) (3) (215)
d’impôts
Résultat global 771 (260) 511 19 530
Dividendes versés (359) (359) (22) (381)
Réduction de capital par annulation
(2 910 690) (12) (288) 300
d’actions propres
Actions propres (319) (319) (319)
Paiements fondés sur les actions
43 43 43
(nets d’impôts)
Variation de pourcentage d’intérêt sans
1 1
perte ou gain de contrôle
(1)
Autres variations (8) (8) 2 (6)
CAPITAUX PROPRES AU 31 AOUT 2017 150 830 449 603 534 (371) 3 455 (685) 3 536 34 3 570
(1)
Y compris les effets de l’hyperinflation et la comptabilisation d’engagements de rachat de participations ne donnant pas le contrôle donnés en dehors
d’un regroupement d’entreprises.

B – Le tableau de variation de flux


Tableau de flux de trésorerie consolidé
(en millions d’euros) NOTES 2016-2017 2015-2016
FLUX DE TRÉSORERIE LIÉS À L’ACTIVITÉ
Résultat opérationnel des sociétés intégrées 1 184 1 089
Élimination des charges et produits sans incidence
sur la trésorerie ou non liés à l’activité
Amortissements et dépréciations des immobilisations
281 308
corporelles et incorporelles
Provisions (31) 23
Résultat net d’impôt des cessions et autres éléments
(3) 9
sans impact trésorerie
Produits des participations 11 11
Intérêts payés (120) (143)
Intérêts encaissés 25 35
Impôts payés (271) (313)
Autofinancement 1 076 1 019
Variation du BFR lié à l’activité (14) (74)
Variation des stocks (13) (1)
Variation des clients et autres créances (196) (97)
Variation des fournisseurs et autres dettes 180 (60)
Variation des Chèques et Cartes de Services à rembourser 149 132
Variation des actifs financiers de l’activité Services Avantages
(134) (48)
et Récompenses
FLUX NETS DE TRÉSORERIE LIÉS À L’ACTIVITÉ 1 062 945
FLUX DE TRÉSORERIE LIÉS AUX ACTIVITÉS

D’INVESTISSEMENT
Acquisitions d’immobilisations (309) (345)
Cessions d’immobilisations 4,8 19 25
Variation des investissements clients (16) (76)
Variation des actifs financiers et participations mises
(38) (47)
en équivalence
Acquisitions des filiales (257) (38)
Cessions de filiales (11) (4)
FLUX NETS DE TRÉSORERIE LIÉS AUX ACTIVITÉS
(612) (485)

-
D’INVESTISSEMENT
FLUX DE TRÉSORERIE LIÉS AUX ACTIVITÉS DE
FINANCEMENT
Dividendes versés aux actionnaires de la société mère 4,14 (359) (335)
Dividendes versés aux participations ne donnant pas
(10) (20)
le contrôle
Achats d’actions propres 4,14 (339) (280)
Cessions d’actions propres 20 62
Augmentation de capital 1
Variation des participations ne donnant pas le contrôle 5 (2)
Émissions d’emprunts et dettes financières 4,15 1 118 1
Remboursements d’emprunts et dettes financières 4,15 (114) (527)
FLUX NETS DE TRÉSORERIE LIÉS AUX ACTIVITÉS
322 (1 101)
DE FINANCEMENT
VARIATION DE TRÉSORERIE 772 (641)
Incidences des différences de change et autres (139) 19
Trésorerie à l’ouverture 1 347 1 969
TRÉSORERIE À LA CLÔTRE DE L’EXERCICE 4,13 1 980 1 347
Source : document de référence Sodexo

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