RD CONGO : Situation humanitaire dans la
province du Nord-Kivu
Rapport de situation
2 mai 2024
Ce rapport est produit par OCHA RDC en collaboration avec les partenaires humanitaires. Il couvre la période du
1 au 15 avril 2024.
FAITS MAJEURS
• Des explosions dans les sites de déplacés font cinq personnes tuées et 11 autres blessées autour de Goma.
• Environ 20 personnes tuées par des présumés ADF au nord de Beni.
• 401 000 personnes déplacées et communautés d'accueil ciblées par une distribution des vivres au Nord-Kivu.
CHIFFRES CLÉS
2,67M 1.34M 2,6M
personnes déplacées internes personnes retournées personnes en insécurité alimentaire, IPC3+
au Nord-Kivu au 31 mars 2024 au Nord-Kivu au 31 mars 2024 au Nord Kivu (Source : Analyse IPC de
(Source : CMP Nord-Kivu du 4 avril 2024) (Source : CMP Nord-Kivu du 4 avril 2024) l’insécurité alimentaire aigue juillet 2023-juin
2024)
APERÇU DE LA SITUATION
Territoire de Masisi
La situation humanitaire dans les zones de santé de
Kirotshe et de Mweso, territoire de Masisi, demeure
préoccupante. D’intenses combats entre groupes armés
se sont poursuivis au cours des deux premières
semaines d'avril. Ces affrontements ont principalement
eu lieu sur les axes Sake-Bweremana, Sake-Mushaki et
Sake-Kirolirwe. Ces violences ont provoqué de nouveaux
déplacements de populations dont l’ampleur n’est pas
encore connue, faute d’évaluation. La majorité des
personnes ayant fui se seraient dirigées vers Karuba,
Ngungu, Rubaya. D’autres ont fui vers la zone de santé
de Kirotshe.
La tension reste vive et laisse présager de possibles
nouvelles violences entre les groupes armés sur l'axe
Goma-Sake. La cité de Sake et ses périphéries
continuent d'être visées par des obus, causant des
victimes parmi les civils. L'explosion d'une bombe, le 4
avril 2024, a fait un mort et plusieurs blessés dans la
localité de Mubambiro, à 20 km de kilomètres de Goma
dans la périphérie de Sake. Quatre autres explosions ont
été signalées le 6 avril dans la zone, entre les sites de
déplacés de Nzulo et Elohim, sans toutefois faire de
victimes. En revanche, ces explosions ont occasionné de
nouveaux déplacements massifs de population.
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Le Bureau de la coordina�on des affaires humanitaires des Na�ons Unies a pour mission de mobiliser et de coordonner une ac�on humanitaire efficace et
fondée sur des principes, en partenariat avec les acteurs na�onaux et interna�onaux.
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Actuellement, plus de 11 000 déplacés, soit environ de 55 000 personnes, vivent dans des conditions précaires à Bweremana,
territoire de Masisi, dont environ 5 000 ménages se trouvent dans les sites de Bweremana et Kashenda et plus de 6 000 autres
dans des familles d'accueil. La grande majorité avait fui Masisi vers Minova dans le Sud-Kivu. Mais, les conditions de vie à Minova
les ont contraintes à retourner à Bweremana, en dépit du contexte sécuritaire encore volatile. Les combats se poursuivent dans la
zone de Masisi, rendant impossible le retour de ces déplacés.
Avant leur déplacement, plusieurs partenaires avaient assisté ces déplacés, notamment en vivres, soins de santé, eau, hygiène,
assainissement et protection. En raison de l'insécurité, ces organisations ont suspendu leurs activités dans la zone. Par
conséquent, ces personnes déplacés font face à une situation difficile.
Dans la zone de santé de Mweso, l'ONG Alima a rapporté une flambée de choléra. Entre début janvier et fin mars, environ 670 cas
ont été enregistrés. Cela correspond à une augmentation de plus de 260% par rapport à 185 cas enregistrés à la même période
de l'année précédente. Le non-respect des règles d'hygiène et l'accès difficile à l'eau potable figureraient parmi les principaux
facteurs de cette flambée de choléra. Beaucoup de personnes ont recours à l'eau non traitée des rivières pour la consommation
des ménages, faute d’accès suffisant à l’eau potable. Les acteurs humanitaires estiment que la pression des déplacées sur les
ressources locales réduit la disponibilité des ressources en eau. Actuellement, la zone de santé de Mweso abrite plus de 200 000
personnes déplacées, soit près de la moitié de la population déplacée de tout le territoire de Masisi (environ 500 000) au 31 mars
2024. L'ONG Alima, avec un financement de l'UNICEF, assure la prise en charge médicale des malades de choléra. Cependant,
les besoins de prise médicale du choléra restent largement en deçà des capacités disponibles, en raison du nombre élevé de cas
signalés.
La ville de Goma et territoire de Nyiragongo
La ville de Goma connaît une recrudescence de la criminalité, suscitant une psychose d’insécurité croissante dans la population.
Plusieurs membres de groupes armés seraient aperçus circulant librement dans la ville. Plusieurs actes de criminalité et
d’enlèvements de civils, y compris d'enfants, leur sont attribuables, notamment dans les quartiers populaires de Keshero, Ndosho,
Mugunga et Majengo, au nord-est de la ville de Goma. Au moins huit civils ont été tués par des acteurs armés au cours de la
première quinzaine d’avril. De plus, sept corps de civils, apparemment tués pendant la nuit, ont été découverts dans les quartiers
de Keshero et Ndosho, ainsi que dans le village de Buhama, territoire de Nyiragongo.
Parallèlement, les affrontements en cours à Saké, territoire de Masisi, continuent d’impacter la ville de Goma. Au moins cinq
roquettes tirées depuis la ligne de front, près de la cité de Sake, sont tombées dans les quartiers de Mugunga et Lac Vert le 6 avril.
L’un de ces obus a touché le site de Kashaka/Shabindu, tuant deux personnes et faisant deux blessés graves, selon les autorités
locales. En outre, au moins trois personnes déplacées ont été tuées et 11 autres blessées le même jour par des explosions de
grenades dans le site de déplacés de Lushagala.
La proximité de la ligne de front entre les belligérants à Sake et les sites de déplacés dans la ville de Goma, ainsi que la circulation
des armes dans ces sites, compliquent la situation sécuritaire. Le 3 avril, les autorités provinciales ont promis de s'impliquer pour
obtenir des différents groupes armés présents à Goma une régulation de la circulation de leurs membres dans la ville dans le but
de réduire ces incidents.
Territoire de Rutshuru
Des affrontements sporadiques se sont poursuivis entre l'armée congolaise et un groupe armé dans les villages de Kitolu, Kitibito,
Lupe et Kyrere, dans la zone de santé de Kibirizi. Bien que les violences aient diminué en intensité dans ce territoire, la situation
reste tendue et de nouveaux combats pourraient éclater à tout moment.
Par ailleurs, une mission conjointe de plusieurs ONG 1 locales s'est rendue le 8 avril dans les localités de Bambo, Kishishe, Kibirizi
et Kirima dans la zone de santé de Kibirizi. L'objectif de cette mission était d'évaluer la situation multisectorielle dans ces zones où
un mouvement de retour de plus de 10 700 ménages (53 700 personnes) a été observé entre décembre 2023 et mars 2024. Selon
les autorités locales, plus de la moitié de la population déplacée serait retournée.
1
BEHCOGEN, BIFERD, Villages Espoir, CEDERU, FEMISA, CPRJ et GOVODI
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Territoire de Beni
Les attaques contre les civils continuent dans le territoire et la ville de Beni. Pendant les deux premières semaines du mois d’avril,
plusieurs attaques perpétrées entre le 2 et le 13 avril ont fait au moins 40 personnes tuées à Mangina et dans la commune de Mulekera
au Nord de la ville de Beni. Ces attaques semblent cibler les agriculteurs et les populations vulnérables dans leurs champs et dans
leurs maisons. Une structure de santé a été pillée et incendiée, compromettant potentiellement l'accès aux soins pour des milliers de
personnes dans la zone. Cette persistance de la violence compromet l’accès humanitaire dans le territoire, notamment dans la zone
de santé de Mabalako et aussi dans la périphérie de Beni ville. OCHA plaide auprès des autorités territoriales et provinciales pour le
renforcement de la protection des civils.
Territoire de Walikale
Bien qu'une accalmie ait été observée dans le territoire de Walikale au cours des deux premières semaines d’avril, l'environnement
de protection reste marqué par une intense activité des groupes armés, entraînant des violations des droits humains dans ce territoire.
Dans le Groupement de Waloa-Luanda, des éléments d’un groupe armé ont tué six civils entre le 1er et le 10 avril. Des éléments d’un
autre groupe armé ont installé leur base dans l'enceinte d’une école dans le village de Nsengu, occupant des salles de classe. Cette
situation rend l’école non opérationnelle et prive plusieurs centaines d’enfants du droit à l’éducation.
En plus de ces incidents de protection, des pluies torrentielles survenues le 6 avril 2024 ont fait quatre morts et deux blessé dans le
village d'Ishunga, Groupement de Luberike.
REPONSES HUMANITAIRES
Sécurité alimentaire
Le PAM 2 et ses partenaires 3 ont distribué une ration alimentaire d’un mois pour 401 000 personnes déplacées et communautés
d'accueil dans la ville de Goma, dans les sites Lushagala et ACOGENOKI, territoire de Nyiragongo, les sites de Kanyaruchinya,
Rusayo, et Munigi, dans le territoire de Beni (Oicha) ainsi qu’à Minova ( personnes déplacées en provenance de Sake, Shasha et
Bweremana). L’amenuisement des ressources disponibles a contraint le PAM à recentrer ses programmes en cours sur les plus
vulnérables et selon l’accessibilité, de sorte à pouvoir maintenir une assistance alimentaire vitale sur au moins six mois en continue.
En conséquence, les populations déplacées et autres personnes vulnérables des zones de santé de Rutshuru et de Mweso sont
coupées de l’assistance du PAM.
Du 3 au 15 avril, l'ONG World Relief RD Congo a distribué des vivres à 33 205 personnes dans les sites de Don Bosco et de Mudja.
L'ONG CEDERU 4 a, quant à elle, distribué entre le 29 mars et le 10 avril, des semences maraîchères, vivrières et des outils aratoires
à plus de 11 000 personnes dans plusieurs localités de la zone de santé de Kibirizi
La FICR 5 a distribué des rations complètes à plus de 59 000 personnes, dont environ 30 000 hommes et plus de 29 000 femmes sur
les sites de Lwashi et Kashaka. Cette assistance est le premier des trois cycles d'assistance prévus dans ces sites.
Nutrition
L'ONG MEDAIR assure la prise en charge des cas de malnutrition aiguë sévère dans six unités nutritionnelles : Kilonge, Taliha, Kabati,
Birundule, Kamandi, Kikuvo et Kamandi Lac. Ces unités se situent dans les zones de santé d'Alimbongo, Kayna et Kibirizi.
Entre le 1er et le 7 avril, 35 enfants de 6 à 59 mois dont 14 filles et 21 garçons souffrant de malnutrition aiguë sévère (MAS) ont été
admis dans les unités de récupération nutritionnelle.
Dans le cadre de la prévention de la malnutrition, MEDAIR a organisé dix séances de démonstration culinaire sur l'alimentation dans
les localités de Kilonge, Taliha et Kamandi Gite. Ces séances avaient pour but d'orienter la population bénéficiaire du projet sur la
prévention efficace de la malnutrition.
2 Programme Alimentaire Mondial
3 World Vision, Caritas, APETAMACO
4 Centre de Développement Rural de Kibututu
5
Fédération Internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge
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Santé
Plusieurs partenaires humanitaires ont fourni une assistance médicale aux populations affectées par les violences au Nord-Kivu :
• L'ONG IRC 6 a assuré des consultations curatives gratuites pour plus de 2 350 personnes, dont environ 1 500 personnes
déplacées dans six structures de santé dans la zone de santé de Goma (centre de santé de Buhimba) et dans les zones
de santé de Mabalako (centre de santé Buhumbani, Mabalako et Visiki) et Kalunguta (centre de santé de Kabasha,
Mabuku). IRC a également fait don de 10 kits de démonstration culinaire dans les cinq aires de santé des zones de
santé de Mabalako et Kalunguta.
• A travers des cliniques mobiles, l'ONG ACF 7, a assuré le traitement des maladies infantiles pour 5 050 enfants dans les
sites de Lushagala 1 et 2. L'ONG a également distribué 211 kits d'accouchement aux femmes enceintes dans le cadre
de la préparation à l'accouchement. En outre, elle a traité 260 cas d'infections sexuellement transmissibles.
• L'OMS 8 a installé une clinique mobile dans le site de Lushagala 2 qui a permis la prise en charge des soins de santé
primaires de plus de 3 600 personnes. Dans le cadre de la riposte au choléra, l'OMS a approvisionné 700 litres de
lactate de Ringer dans les UTC de Rusayo (zone de santé de Nyiragongo), de Mugunga (zone de santé de Karisimbi) et
de Buhimba (zone de santé de Goma). Elle effectué la décontamination de 14 000 ménages sur le site de Bulengo
(zone de santé de Goma).
• Avec l'appui de l'OMS, l'ONG COSAMED 9 a assuré les soins de santé primaire à près de 5 000 personnes, dont 3 587
personnes déplacées dans les zones de santé de Nyiragongo, Karisimbi et Rutshuru. COSAMED a aussi appuyé le
suivi de 318 accouchements par un personnel qualifié.
• L'ONG HEAL Africa a pris en charge les soins médicaux de 62 survivantes de violences sexuelles, la réparation de 23
cas de fistules obstétricales et le suivi le suivi des 17 grossesses issues du viol dans les zones de santé de Goma et de
Nyiragongo.
• Grace à une clinique mobile installée dans le site ACOGENOKI par l'ONG GRAM 10, zone de santé de Goma, 195
personnes ont bénéficié de consultations et des soins médicaux de base.
• L'ONG AOF 11, avec l'appui financier de l'UNICEF 12, a fourni des soins de santé primaires à plus de 2 900 personnes
déplacées, y compris462 filles et 495 garçons de moins de 5 ans, dans les sites de déplacés de Bushagara (zone de
santé de Nyiragongo) et Lushagala (zone de santé de Karisimbi).
Protection
Protection de l'enfance
• L'ONG IRC a offert un soutien psychosocial à 72 enfants et sensibilisé plus de 4 000 membres de la communauté sur la
protection de l'enfance dans les zones de santé de Goma, Nyiragongo, Mabalako et Kalunguta.
• L’ONG CERAO 13 a offert un soutien psychosocial à 171 enfants au sein de l'espace ami des enfants dans le site de
Rusayo, territoire de Nyiragongo.
Prise en charge des survivantes de VBG
• Six survivantes dans les villes de Beni et Butembo ont bénéficié d'une prise en charge psychosociale de l'ONG
ACOPE 14 et ont été référées aux ONG SOFEPADI 15 et FEPSI 16 pour une prise en charge médicale. L'ONG ACOPE a
également sensibilisé plus de 1 000 personnes sur les VBG, le circuit de référencement et les mécanismes
communautaires de dénonciation.
• Près d’une centaine de survivantes de VBG ont un accompagnement pour une prise en charge médicale offerte par les
ONG SOFEPADI, IRC et Johanniter dans les zones de santé de Nyiragongo, Kayna, Alimbongo, Beni, Kamango,
OICHA, Mutwanga Kalunguta, Vuhovi et Kirotshe et dans les sites de déplacés de Bulengo et Rusayo 2.
6 International Rescue Committee
7 Action Contre la Faim
8 Organisation Mondiale de la Santé
9 Conseil sur la Santé et Académie de Médecine
10 Groupe d’accompagnement des malades
11 Action of the Future
12
Fonds des Nations unies pour l'enfance
13 Centre d’encadrement d’enfants rescapés non accompagnés et orphelins.
14 Action concrète pour la protection de l'enfance
15 Solidarité Féminine pour la Paix et le Developpement Integral
16 Femmes Engagées pour la Promotion de la Santé Intégrale
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• 235 survivantes de VBG et personnes affectées par les traumatismes liés aux conflits et aux déplacements forcés ont
également reçu un accompagnement psychosocial offert par les ONG IRC et SOFEPADI et AIDPROFEN 17 dans les
zones de santé de Nyiragongo, Mabalako, Kalunguta, Goma, Karisimbi et Kirotshe et dans les sites de déplacés de
Lushagala, Buhimba et Rusayo 1. Plusieurs de ces ONG ont reçu le soutien du HCR à travers le Cluster Protection.
• Dans le but de renforcer la protection des personnes déplacées contre les risques de protection, 886 femmes et filles en
âge de procréer ont reçu des lampes et des kits de dignité dans le site de Lushagala extension. Cette assistance a été
fournie par l'ONG AVSI 18 avec l'appui du HCR.
Activités de formation et de sensibilisation
• Formation de 224 femmes et filles sur la gestion préliminaire de cas et les principes directeurs en matière de VBG dans
le site de Lushagala par l'ONG LFO.
• Formation de 12 femmes et filles sur la prévention de l'exploitation et des abus sexuels et les risques de VBG dans les
sites de Bulengo, Bushagara et Rusayo 1 par l'ONG Village d'espoir.
• Formation de 10 enseignants sur les VBG dans la zone de santé de Katoyi réalisée par l'ONG CEIDEI 19.
• Plus de 40 femmes sensibilisées par l'ONG VIFEDE 20 sur les VBG , le planning familial ainsi que l'hygiène corporelle,
alimentaire et menstruelle à l'espace sûr Alléluia à Buhimba dans la Ville de Goma.
Prévention/protection contre les exploitations et les abus sexuels (PSEA)
• Le réseau PSEA a sensibilisé plus de 3 000 personnes, dont 1 441 filles et femmes sur les mécanismes de plaintes
communautaires et le circuit de référencement des cas d'exploitations et d'abus sexuels (EAS) dans les zones de santé
de Goma, Karisimbi, Beni, Butembo, Nyiragongo et Rutshuru.
Monitoring de protection
• Les ONG INTERSOS et CIAUD 21-Canada continuent d'assurer le monitoring de protection dans plusieurs localités de la
province du Nord-Kivu.
Articles Ménagers essentiels
Plus de 1 400 ménages dans le site de Bulengo ont reçu des articles ménagers essentiels distribués par L'OIM 22. Cette assistance,
qui cible 6 000 ménages déplacés affectés par les dernières pluies à Goma, se poursuit.
Education
L'ONG CHAD a assuré la prise en charge scolaire de 153 enfants filles et garçons âgés de 5 à 17 ans affectés par les
crises humanitaires dans les zones de santé de Nyiragongo, Karisimbi et Goma. Parmi ces enfants, 88 étaient des
déplacés (52 filles et 36 garçons) et 65 autochtones (47 filles et 18 garçons). Cinq enfants handicapés (1 fille et 4
garçons) ont également bénéficié de cette prise en charge.
L'ONG GRACE a construit deux espaces d'apprentissage temporaires dans une école du territoire de Nyiragongo. Ces
espaces ont permis d'améliorer la capacité d'accueil et les conditions d'hygiène au sein de l'école. L'ONG a également
sensibilisé plus de 700 écoliers sur la protection contre l'exploitation et les abus sexuels (PSEA), les VBG et la
prévention des maladies contagieuses.
. Transferts monétaires
Le 5 avril, l'ONG CONCERN a clôturé une intervention en cash inconditionnel à usage multiple dans la localité de Cantine, dans
la zone de santé de Mabalako, territoire de Beni. Au total, 5 349 ménages déplacés, familles d'accueil et autochtones
vulnérables, soit plus de 26 000 personnes, ont bénéficié de cette assistance.
17 Actions et initiatives de développement pour la protection de la femme et de l’enfant
18 Association des Volontaires pour le Service International
19 Centre d'Etudes et d'Initiatives pour un. Développement Intégral
20 Vision des Femmes pour le Développement Endogène
21
Comité International pour l'Aide d'Urgence et le Developpement
22
Organisation internationale pour les migrations
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Gestion des sites et des camps (CCCM)
Défis
Les partenaires humanitaires en charge de la coordination de la gestion des sites ont identifié plusieurs défis dans les sites des
déplacées autour de la ville de Goma.
Dans plusieurs sites, l'assistance en vivres fournie n'arrive pas à couvrir tous les ménages, ce qui est susceptible de créer des
tensions dans les sites.
Dans le site de Rusayo 2, il est rapporté un gap de 470 latrines dans l'extension et l'approvisionnement en eau.
Dans le site de Lushagala, plus de 484 latrines sont bouchées. Dans les sites de Kashaka, Lwashi et Nzulo, il a été constaté
l'insuffisance des latrines ne respectant pas le standard local de 50 personnes par porte latrine.
Gestion des nouveaux sites
De nouveaux sites informels ont été pris en charge, selon la règle de proximité géographique. Les sites de CEPAC Lac vert et
CBCA REGO ont été confiés à la gestion de AIDES 23 et OIM 24, tandis que les extensions de Lushagala et sites avoisinants ont
été confiés sous de gestion de AIDES et HCR 25, tout comme le nouveau site de Buhimba.
COORDINATION
La réunion du comité de liaison avec les autorités provinciales s'est tenue le mercredi 3 avril à Goma. Les échanges ont porté sur
la situation humanitaire dans le sud du territoire de Lubero où plus de 165 000 personnes nouvellement déplacées sont arrivées
en l’espace d’une semaine, à la suite d'affrontements dans le territoire de Rutshuru. Des problèmes de protection et d'accès
humanitaire ont également été discutés. La sécurité dans les sites de déplacés dans la périphérie de Goma, était également au
menu des discussions.
Pour plus d’informations, veuillez contacter
Carla Martinez, Cheffe de Bureau, OCHA-RDC,
[email protected], +243817061223
23
Actions
Jean et Interventions
Jonas pour le Développement
Tossa, Chargé et l'Encadrement
de l’Information Social
Publique,
[email protected], +243817061220
24
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