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Exposé MAZADOU

Le document traite du postcolonialisme comme une idéologie et un courant critique né après la décolonisation, visant à revaloriser l'Afrique et à analyser les effets de la colonisation sur l'identité culturelle. Il présente les théoriciens clés comme Edward Said, Frantz Fanon et Achille Mbembe, tout en discutant des fondements et des apories du postcolonialisme, notamment ses avantages et inconvénients pour le développement africain. Le postcolonialisme est vu comme une lutte pour une pensée africaine authentique, mais il est critiqué pour son manque d'unité et son approche individualiste qui peut freiner le développement collectif du continent.

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Le document traite du postcolonialisme comme une idéologie et un courant critique né après la décolonisation, visant à revaloriser l'Afrique et à analyser les effets de la colonisation sur l'identité culturelle. Il présente les théoriciens clés comme Edward Said, Frantz Fanon et Achille Mbembe, tout en discutant des fondements et des apories du postcolonialisme, notamment ses avantages et inconvénients pour le développement africain. Le postcolonialisme est vu comme une lutte pour une pensée africaine authentique, mais il est critiqué pour son manque d'unité et son approche individualiste qui peut freiner le développement collectif du continent.

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Plan détaillé

INTRODUCTION

I- HISTORICITE DE LA NOTION DE POSTCOLONIALISME


II- LES THEORICIENS DU POSTCOLONIALISME
III- LES FONDEMENTS DU POSTCOLONIALISME
IV- LES APORIES DU POSTCOLONIALISME ET SES
INCONVENIENTS

INTRODUCTION

Du point de vue conceptuel, la lutte actuelle en Afrique est une problématique du


Postcolonialisme et du Panafricanisme qui sont tous les deux des doctrines où des courants de
penser propre aux africains permettant de revaloriser, ainsi que de redéfinir le nouveau statut
de l’Afrique dans la sphère Mondiale. Nous voyons donc, avec la plus grande considération
possible que la libération à la fois humaine et psychologique de l’Afrique est impulsé par ses
deux notions ; d’une manière générale, le Postcolonialisme est défini comme étant une vision
du monde qui tient à rompre avec la pensée de l’Un ou de la totalité de l’être pour celle des
interstices et des marges de l’être. Il est attesté comme une nouvelle vision négro-africaine du
monde au début des années 80 du vingtième-siècle1. En effet, le postcolonialisme est
l’idéologie d’intellectuels africains cupides liés au capitalisme international : « la
postcolonialité est la condition de ce que nous pouvons généreusement appeler une
intelligentsia compradore : il s’agit d’un groupe relativement modeste d’intellectuels et
d’écrivains formés à l’occidentale, et au style occidental, qui négocient à la périphérie le
commerce des biens culturels du monde capitaliste2 ». De même, le postcolonialisme désigne
un courant intellectuel critique apparu à la fin du 20e siècle dans plusieur disciplines ; il
s’attache à décrire les effets persistants de la colonisation que connaissent les anciens pays
colonisés, principalement autour des questions d’identité et de production de connaissance.

1
Jean-François Bayart, L’Etat en Afrique. La politique du ventre, Paris, Fayard, coll.
« L’espace du politique » pp. 323-324.
2
Kwame Anthony Appiah, In my Father’s House. Africa in the philosophy of
Culture, op. cit.,p.149; Cf. aussi Kwame Anthony Appiah, “Is the Post-in
Postmodernism the Post-in Postcolonial?”, Critical Inquiry 17; 336-351, 1991.
I- HISTORICITE DE LA NOTION DE
POSTCOLONIALISME

Le terme de post-colonialisme est créé au moment de la décolonisation. Au départ, il


désigne une période historique, le moment qui suit la décolonisation d’un pays auparavant
colonisé. Par la suite, il est utilisé pour désigner le courant critique qui traite des effets
matériels, mais surtout symboliques et discursifs de la colonisation, au sein d’un nombre
important de disciplines. Ce courant dérive du post-modernisme, d’où l’accent mis sur les
discours et les relations de pouvoir dont ils sont porteurs. Le postcolonialisme questionne en
particulier les effets de la colonisation sur l’identité culturelle des peuples décoloniosées, ainsi
que le thème du néocolonialisme, à savoir le prolongement d’une domination des anciens
pays colons sur les colonisés, à travers leur influence culturelle, sociale ou économique. Parmi
les auteurs les plus connus ayant contribué à développer le études post-coloniales, se trouvent
Edward Said, Frantz Fanon, Gayatri Chkavosty Spivak…

II- LES THEORICIENS DU POSTCOLONIALISME

A) Edward Said ( 1935-2003)

Il est généralement considéré, comme le père fondateur du postcolonialisme. Dans


son ouvrage intitulé l’Orientalisme. L’Orient créé par l’Occident, publié en 1978, l’auteur
ène une analyse de l’histoire du discours colonial sur les populations orientales placées sous
domination européennent en développant quatre thèses, à savoir la domination politique et
culturellle de l’Orient par l’Occident, la dépréciation de la langue arabe, la diabolisation de
l’islam, et de l’islam, et la cause palestinienne.

B- Frantz Fanon (1925-1925)

Il a inspiré les études sur le postcoloniales, il cherche à analyser les conséquences


psychologiques de la colonisation à la fois sur le colon et sur le colonisé. Dans son livre les
Damnés de la Terre, il analyse le processus de décolonisation sous les angles sociologique,
philosophique, et psychiatrique.

C- Achille Mbembe(1957)

C’est le défenseur de la pensée critique de l’histoire africaine qui a passe sont


temps à déconstruire le savoir africain, pour mieux développer l’Afrique et rivaliser avec
Occident. La postcolonie désigne l’espacce-temps qui succède à la fin de la colonisationet
révèle la rémanence d’un imaginaire colonial. En s’appuyant sur les conceptions de
Castoriadis (p.271), l’auteur met en évidence la manière dont les significations imaginaires
issues de la colonisation sont encore en vigueur dans le régime de la postcolonie (p.184). La
première caractéristique de la postcolonie est le commendement et le dressage des corps. En
effet, les dictatures postcoloniales mettent en scène un rituel dithyrambique du pouvoir,
semblable à celui des anciens régimes communistes. Le régime postcolonial se caractérise par
l’arbitraire du pouvoir et de l’Etat, qui monopolise une violence illégitime pendant que les
institutions internationales mettent en place des « plans d’ajustement structurel ». C’est en
véritable sémiologue qu’Achille Mbembe analyse la postcolonie comme régime spécifique de
dressage des corps et de violence systémique. La postcolonie pouruit inlassablement l’œuvre
brutale de la colonisation. Achille Mbembe prend pour exemple la narration de faits divers de
certains quotidiens camerounais pour mettre en évidence le jeu de simulacres propre à l’esprit
de la postcolonie. L’ivresse, le viol, les excès de violence font partie de l’économie de cette
postcolonie. In fine, l’objectif de l’ouvrage Achille Mbembe est de réhabiliter le sujet africain
qui résiste à tout imaginaire dominant, mais qui est en même temps victime du régime de la
postcolonie à la dérive. Les discours Achille Mbembe montre comment les discours
d’infériorisation du colonisé ont remplacé la perception de la complexité des modes de vie
africains. Ainsi, tout discours sur l’Afrique ne peut échapper à cet impensé (post)colonial,
d‘où la nécessité de ne s’intéresser qu’au sujet colonisé en déconstruisant les catégorie
coloniales perdurent dans l’ère de la postcolonie3.

3
Achille Mbembe, critique de la raison nègre, Paris, La Découverte, 2013 ; Politiques
de l’infinité, Paris, la Découverte, 2016 ; Brutalisme, paris, la Découverte, 2020. Pour
ce dernier ouvrage, notre compte rendu pour lectures :
https:/doi.org/10.4000/lectures.42506
III- LES FONDEMENTS DU POSTCOLONIALISME

Les points essentiels traités par les post-colonialistes sont les suivantes selon
McEwan(2008,p.124-125) : l’accent est mis sur la remise en question des discours dominants
occidentaux dans diverses disciplines académiques. Ces discours inconsciemment
ethnocentriques qui ont pour référence la culture européenne, sont tenus au détriment des
visions et valeurs d’autres cultures. Selon Edward Said, le savoir est une forme de pouvoir qui
donne de l’autorité à celui qui la possède. Or,le savoir est largement contrôlé et produit par
l’Occident, qui détient donc le pouvoir de nommer, de représenter, de théoriser. C’est ce que
le postcolonialisme entend combattre. Enfin, les postcolonialistes s’efforcent de
« reconstruire » l’Histoire et la production du savoir, en y incluant la voix des opprimés, des
marginalisés et des dominés4.

Aujourd’hui, le postcolonialisme s’affirme comme une offensive philosophique,


idéologique et politique selon laquelle l’individualisme et les traditions ancestrales négro-
africaines sont mises en avant pour revaloriser la condition et identité humaine qui résoud les
problèmes des africains dans sa totalité et la singularité, car il s’agit de s’intérroger sur
l’homme qui est sujet à toute sorte maux 5. Enfin, le postcolonialisme désigne le concientisme,
car permettant au négro-africain d’assoir sa liberté propre et de s’éléver vers les sommets et
d’oublier son passé coloniale. C’est dans cette perspective que Robert Yong a pu affirmer « la
dissémination pourrait aider à inaugurer le meilleur des mondes, où la libération culturelle
serait achevée ».

4
McEwan, C. (2006). Post-colonialism. In R. B. Potter & V. Desai (dir.), The
Companion to Development Studies (2nd éd.,pp.124-128). London: Hodder Education.
5
Jean-Godefroy Bidima, la philosophie négro-africaine, Paris, PUF, Coll. « Que sais-
je ? », 1995, p.38. Cf. aussi Jean-Godefroy Bidima, Théorie critique et modernité
africaine, Paris, Publications de la Sorbonne, 1993, p. 249sq.
IV-
LES APORIES DU POSTCOLONIALISME ET SES
INCONVENIENTS
A- LES APORIES DU POSTCOLONIALISME

Le postcolonialisme a l’avantage de permettre une dialectique de libération des


africains longtemps colonisés et qui décident de se développer et reconstruire leurs Histoires
et prôné une égalité consciente basée sur des valeurs et cultures ancestrales uniquent aux
africains dans la quête de l’accroissement et du développement du sous-continent qui se doit
de satisfaire l’homme Noir qui a subit tous les injustices et a l’intention de créer une
« authentique pensée africaine dans l’optique de mieux se développer 6 ». En effet, les
avantages du postcolonialime permettent de mieux structurer la pensée africaine qui devient
une idéologie libre et propre aux individus qui se développent personnellement participent
aux développement de l’Afrique, en incarnant l’idée d’une universalité culturelle et
coutumière.

B- LES INCONVENIENTS DU POSTCOLONIALISME

Le véritablement problème du postcolonialisme est le développement à court


terme du continent africains, car se focalise uniquement sur le conscientisme et évolution
individuelle de l’homme qui n’est pas ouvert à la mondialisation et communautaire, dans la
mesure ou ne bénéfiscient pas à tout le continent africain. Dans sa totalité, le postcolonialisme
ne permet pas unification de l’Afrique, dans l’optique qu’il est fondé sur des normes
idéologiques et spéculatives assayant de traduire la capacité alarmante avec laquelle les
africains de façon consciente passe à côté de leurs développement, du fait que l’irrésolution de
l’antinomie n’est pas maîtrisé par les africains 7. En effet, le postcolonialisme incarne l’échec
du communisme et du regroupement des africains qui ne font que se dispersé et prendre sa
route ceci, rendant rabou le développement dans le sous-continent.

6
Lazarus, N. (2006). Penser le Postcolonial : Une introduction critique. Paris :
Editions Amsterdam.
7
Achille Mbembe, « Politique de la vie et épreuve du fratricide », in : Avant-propos à
la séconde édition de la postcolonie. Essai sur l’imagination politique dans l’Afrique
contemporaine (2006), Paris, Karthala, Coll. « Les Afriques », 2005, p. XXXII.

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