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Biologie - Cellulaire 2023-2024 (V - Finale)

Le document présente un cours de biologie cellulaire axé sur le cytosquelette, les liaisons intercellulaires et la matrice extracellulaire. Il décrit en détail les filaments d'actine, leur structure, polymérisation, stabilisation et fonctions, ainsi que les filaments intermédiaires. Ce cours est destiné aux étudiants de l'Université de Nouakchott pour l'année universitaire 2023-2024.

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Biologie - Cellulaire 2023-2024 (V - Finale)

Le document présente un cours de biologie cellulaire axé sur le cytosquelette, les liaisons intercellulaires et la matrice extracellulaire. Il décrit en détail les filaments d'actine, leur structure, polymérisation, stabilisation et fonctions, ainsi que les filaments intermédiaires. Ce cours est destiné aux étudiants de l'Université de Nouakchott pour l'année universitaire 2023-2024.

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UNIVERSITÉ DE NOUAKCHOTT

DÉPARTEMENT DE BIOLOGIE

COURS DE
BIOLOGIE CELLULAIRE II

BG-F

(Semestre 2)

Année Universitaire 2023-2024


SOMMAIRE

Chapitre I : Le cytosquelette

Chapitre II : Les liaisons intercellualires

Chapitre III : La matrice extracellulaire

2
CHAPITRE I : LE CYTOSQUELETTE
Moi aussi,
J’ai un squelette
!

3
CHAPITRE I : LE CYTOSQUELETTE

Réseau complexe de filaments et tubules protéiques (protéines


allongées résultant de la polymérisation d'éléments monomériques)
présent dans le cytoplasme.

Structure dynamique : réorganisation de manière continuelle pour


jouer un rôle important au cours des différents événements
cellulaires (division cellulaire, migration, etc.).

Le cytosquelette comprend trois types de structures :

• Les filaments (ou micro filaments) d'actine,


• Les filaments intermédiaires,
• Les microtubules.

4
CHAPITRE I : LE CYTOSQUELETTE
I – Les filaments d'actine (environ 7 nm)

Microfilaments
d’actine

Un "réseau"
localisé sous la
surface cellulaire

Noyau

5
CHAPITRE I : LE CYTOSQUELETTE
I – Les filaments d'actine (environ 7 nm)

Structures dynamiques qui jouent un rôle important dans :

☞ Les cellules musculaires (contraction musculaire) ;

☞ Les phénomènes de division cellulaire (au moment de la


cytodiérèse) ;

☞ La migration cellulaire (migration des leucocytes vers les sites


d’infection) ;

☞ La cicatrisation de blessures légères (par traction sur le tissu


conjonctif) ;

☞ La structure des microvillosités.

6
CHAPITRE I : LE CYTOSQUELETTE
I – Les filaments d'actine (environ 7 nm)

1 . – Les types d’actine


❑ L’actine se présente sous deux formes :

✓ Une forme globulaire (G) : forme monomérique soluble en solution


aqueuse ;

✓ Une forme filamenteuse (F) ou microfilament d’actine, polymère de


l'actine G.

Actine G

Actine F

7
CHAPITRE I : LE CYTOSQUELETTE
I – Les filaments d'actine (environ 7 nm)

1 . – Les types d’actine


❑ Il existe trois types d’actine (ou classes d’actine) :

✓ Le type alpha actine (que l’on trouve dans les cellules


musculaires) ;

✓ Les types bêta et gamma actine (que l’on trouve dans les
cellules non musculaires).

NB. Sur environ 4 0 0 résidus d’acides aminés, seuls une trentaine


d’AA constituent la partie variable.

❑ Les filaments d’actine sont le résultat de la polymérisation de


ces molécules d’actine dont il existe un nombre variable de formes
selon le type d’actine : une forme pour le type alpha actine, quatre
formes pour le type bêta actine et une forme pour le type gamma
actine.
8
I.2 – La polymérisation et la stabilisation des filaments d’actine

Assurées par des protéines de liaison (protéines également responsables des


mouvements des filaments).

I.2.1 – La polymérisation des filaments d’actine


Les protéines qui interviennent dans les processus de polymérisation,
stabilisation et dislocation des filaments d'actine sont : le complexe Actin-
Related Protein appartenant à deux sous familles, ARP2 et ARP3, la
profiline, la protéine CapZ , la tropomoduline et la gelsoline.

L'actine et les protéines de


liaison à l'actine.

Source : IJsbrand Kramer et Gérard


Tramu, Professeurs de l'Université
Bordeaux 1.

9
Initiation de la polymérisation : assurée par le complexe protéique ARP2/3
(Actin Related Proteins 2 et 3) ;
Formation d’une amorce (constituée de trois monomères liés entre eux), du
côté négatif de l'actine ;
Amorce = Site de nucléation (point de départ pour la formation de
polymères) : fixation de la profiline à l'actine monomérique liée à l’ATP. La
profiline, ainsi liée, assure la réintégration de l'actine dans le polymère ;
Il y a, au fur et à mesure, hydrolyse de l’ATP ; l’actine est alors sous la forme
d’actine –ADP ; Dans ces conditions, et en l’absence des protéines de
coiffage, la dpolymérisation peut avoir lieu.

Polymérisation,
dépolymérisation et
stabilisation des filaments
d'actine.

Source : IJsbrand Kramer et Gérard


Tramu, Professeurs de l'Université
Bordeaux 1.

Voir une version 3D animée de la polymérisation de l'actine Macromedia Flash - 3,3Mo

10
I.2.2 – La stabilisation des filaments d’actine

Les protéines de coiffage ("capping", en anglais) CapZ et


Tropomoduline assurent la protection des pôles plus et moins des
filaments d’actine ;
❑ CapZ (formé de deux sous-unités alpha et bêta), se fixe au pôle plus, ce
qui bloque la croissance rapide ;
❑ Tropomoduline, se fixe au pôle moins, ce qui empêche la croissance lente.

Dans ces conditions, la dépolymérisation (départ de l’actine dans son


état ADP) et la polymérisation (grâce à l’actine dans son état ATP) sont
empêchées ;

Les protéines CapZ et Tropomoduline engendrent


ainsi des polymères peu dynamiques.
Elles jouent donc un rôle important dans la stabilisation des
polymères d’actine (actine- alpha dans les muscles striés).

11
Dislocation du filament d’actine par la gelsoline
La gelsoline, en présence d'une concentration importante de calcium
cytosolique, se fixe au polymère d'actine et le coupe en deux filaments ;
La gelsoline reste fixée à l'extrémité plus, ce qui empêche la
repolymérisation rapide.

Dislocation du filament
d’actine par la gelsoline.

Source : IJsbrand Kramer et


Gérard Tramu, Professeurs de
l'Université Bordeaux 1.

Voir une version 3 D animée de la dislocation d'un filament d'actine


par la gelsoline Macromedia Flash - 8,2Mo

12
I.3 – Les modes d’arrangement des filaments d’actine

Les modes d’arrangement des filaments d’actine sont de trois types :


les faisceaux contractiles, les faisceaux parallèles et les réseaux formant
des mailles.

Les trois modes


d’arrangements des filaments
d'actine

Source : IJsbrand Kramer et Gérard


Tramu, Professeurs de l'Université
Bordeaux 1.

13
I.3 – Les modes d’arrangement des filaments
d’actine

I.3.1 – Les faisceaux contractiles

Ce type d’arrangement en faisceaux contractiles se retrouve au niveau :

Des sarcomères dans les structures contractiles : unité fonctionnelle


contractile des myofibrilles du muscle strié, composée de myosine et d'actine ;

Des anneaux contractiles mitotiques : anneaux sous-membranaire formés


par des faisceaux contractiles (constitués de micro filaments d’actine et de myosine) ;
la contraction de ces faisceaux entraine la séparation de la cellule mitotique
en deux cellules filles ;

Des ceintures d'adhérence : zones de jonctions localisées dans les


entérocytes situées au pôle apical (près de la surface) ;

Des fibres de tension : faisceaux denses de filaments d’actine alignés


sous la membrane plasmique lorsqu’elle est en contact avec un substrat.

14
I.3 – Les modes d’arrangement des filaments d’actine

I.3.2 – Les faisceaux parallèles

Les faisceaux parallèles sont observés dans les microvillosités.


La liaison des filaments ainsi groupés en faisceaux parallèles est
assurée par une protéine (la fimbrine).

I.3.3 – Les réseaux formant des mailles

Ces réseaux formant des mailles sont observés dans le réseau sous-
membranaire et dans les lamellipodes. Les filaments sont reliés entre
eux grâce à la filamine.

15
I.4 – Les fonctions des filaments
d’actine
I.4.1 – La cytodiérèse

Cliquer pour voir une animation : http://www.sciences-


animations.fr/demoC01.swf
(Voir étape télophase)
❑ Séparation de la cellule mère en deux cellules filles (Chromosomes
séparés) ;
❑ Les filaments d'actine forment un anneau contractile à la périphérie
de la cellule (perpendiculairement aux microtubules du fuseau
16
mitotique).
I.4 – Les fonctions des filaments d’actine

I.4.2 – L’armature des microvillosités

Les microvillosités sont constituées de filaments d'actine orientés en faisceaux


parallèles ;
Les filaments d’actine sont liés entre eux par la fimbrine et sont fixés sur
un réseau de filaments périphériques situés sous la membrane (filaments sous-
membranaires) ;
Dispositif stable (car, présence de protéines de coiffage fixées aux extrémités
des filaments).

L’implication des filaments d'actine


dans la structure des microvillosités.

Source : IJsbrand Kramer et Gérard


Tramu, Professeurs de l'Université
Bordeaux 1.

17
I.4 – Les fonctions des filaments d’actine

I.4.3 – L’implication dans les mouvements des feuillets embryonnaires

La contraction des ceintures d’adhérence formées par les faisceaux


contractiles des filaments d’actine entraine la formation du tube neural :
Affaissement du feuillet neuro-ectodermique , formation de la gouttière neurale , puis du tube neural.

La ceinture Formation du tube neural par contraction


d'adhérence progressive de la ceinture
d'adhérence
Source : IJsbrand Kramer et Gérard Tramu, Professeurs de l'Université Bordeaux 1.

2023-2024 18
I.4 – Les fonctions des filaments d’actine

I.4.4 – La traction sur la matrice extracellulaire

Dans les fibroblastes du tissu conjonctif, les faisceaux contractiles d'actine forment
des fibres appelées "fibres de tension".

Celles-ci permettent la contraction des fibroblastes, ce qui entraîne une traction sur la
matrice extracellulaire qui les entoure permettant ainsi le rapprochement des lèvres d’une
blessure. Ce rapprochement favorise la cicatrisation.

Ces évènements sont favorisés par les complexes moléculaires d'adhérence (au niveau des
contacts focaux) : l’intégrine permet la liaison d’une part, avec les filaments d'actine grâce
à l’ alpha actinine, la taline et la vinculine) et d’autre part, avec la matrice extracellulaire
grâce au collagène, à la fibronectine et à la laminine.

Les fibres de tension

Source : IJsbrand Kramer et Gérard


Tramu, Professeurs de l'Université
Bordeaux 1.

2023-2024 19
I.4 – Les fonctions des filaments d’actine

I.4.5 – La migration cellulaire


Au niveau des sites d'infection, les leucocytes quittent (par diapédèse), la
circulation sanguine, pour s'infiltrer dans les tissus infectés ;

Ce déplacement vers la source d’infection est rendu possible grâce à :

✓ Des substances synthétisées par les bactéries (les peptides N-formylés ou


chémokine) ;

✓ Aux filaments d’actine, en particulier (formation de lamellipodes, suite à


une protrusion membranaire).

Protrusion membranaire :

❑ Résultat de la polymérisation de filaments d’actine : polymérisation


favorisée par le complexe ARP2/3 activé par la fixation des peptides N-
formylés ou chémokine sur les récepteurs membranaires ;

❑ Les filaments d’actine polymérisés poussent ainsi la membrane, ce


qui conduit à la formation progressive du lamellipode (extension
dynamique du leucocyte, qui se forme puis disparait en quelques secondes,
et qui assure son déplacement sur une surface).

20
I.4 – Les fonctions des filaments d’actine

I.4.5 – La migration cellulaire

La migration cellulaire

Source : IJsbrand Kramer et


Gérard Tramu, Professeurs
de l'Université Bordeaux 1.

Voir une version 3D animée de la migration cellulaire (Macromedia Flash - 3,3Mo)

27
2023-2024
II – Les filaments intermédiaires (environ 1 0 nm)

II.1 – Localisation et constitution

Filaments intermédiaires de
Filaments de taille intermédiaire l’espace cytoplasmique
entre les filaments d’actine
(7 nm) et les microtubules (25 nm) ;
Protéines fibreuses, très allongées., intervenant
dans les structures de liaison (desmosomes et
hémi-desmosomes).

Un "réseau" occupant :
❑ l’espace cytoplasmique (de la
périphérie du noyau vers la surface interne de la
MP) ;
❑ la surface interne de la membrane
nucléaire où ils constituent la lamina.
Lamina
filaments intermédiaires

(sous la membrane nucléaire) Noyau

22
II – Les filaments intermédiaires (environ 1 0 nm)

II.1 – Localisation et constitution

Les filaments intermédiaires présentent une composition différente


selon les types cellulaires : cellules épithéliales (kératine), fibroblastes (vimentine),
cellules musculaires (desmine), neurones (neurofilaments, périphérine, etc.).

Filaments intermédiaires
(kératine) dans les cellules
épithéliales.

Source : IJsbrand Kramer et Gérard Tramu,


Professeurs de l'Université Bordeaux 1.

2023-2024 23
II – Les filaments intermédiaires (environ 1 0 nm)

II.2 – Polymérisation :

Un filament intermédiaire : assemblage de 8 protofilaments (chaque protofilament


mesure 3 nm de diamètre) ;

Un protofilament : association de dimères super enroulés (deux dimères


super enroulés s’associent de manière anti parallèle pour former une sous unité
tétramérique).

Filament
intermédiaire

Source : IJsbrand Kramer et


Gérard Tramu, Professeurs
de l'Université Bordeaux 1.

2023-2024 24
II – Les filaments intermédiaires (environ 1 0 nm)

II.3 – Les fonctions des filaments intermédiaires

Les filaments intermédiaires assurent :

L’intégrité cellulaire et tissulaire de l’épithélium,

La formation de la couche cornée de la peau, des cheveux et

des ongles, Le soutien de l’enveloppe nucléaire.

2023-2024 25
II.3 – Les fonctions des filaments intermédiaires

II.3.1 – L’intégrité cellulaire et tissulaire de l’épithélium


Rôle mécanique important de soutien cellulaire et tissulaire, grâce à
leur implication dans les desmosomes (jonctions d’ancrage cellule-
cellule) et les hémi-desmosomes (jonctions d’ancrage cellule-lame
basale) ;

Cas des jonctions d’ancrage (cellule-cellule) : les filaments


intermédiaires sont liés aux cadhérines ;

Cas des jonctions d’ancrage (cellule-lame basale) : les filaments


intermédiaires sont liés aux intégrines.

Certaines maladies de la peau (avec inflammation et ampoules cutanées),


sont la conséquence de mutations de certains gènes codant pour
les kératines. : stress mécanique, ruptures cellulaires puis
inflammation et formation d’ampoules cutanées.

2023-2024 26
II.3 – Les fonctions des filaments intermédiaires

II.3.1 – L’intégrité cellulaire et tissulaire de l’épithélium

Exemple de la maladie de la peau : l’épidermolyse bulleuse (EB) :


fragilité de la peau et des muqueuses, avec apparition de bulles ;
ressemble à des brulures (environ 5 0 0 0 0 0 dans le monde).

2023-2024 27
II.3 – Les fonctions des filaments intermédiaires

II.3.2 – La formation de la couche cornée de la peau, des cheveux et des ongles


Ces structures (couche cornée de la peau, cheveux et ongles) sont dues à
une formation excessive de filaments de kératine par les kératinocytes (cellules
épidermiques) et les cellules du follicule pileux.

Cet excès de filaments de kératine entraîne la mort des cellules qui restent
reliées, tout de même, par les desmosomes.

Follicule pileux

Source : IJsbrand Kramer et Gérard


Tramu, Professeurs de l'Université
Bordeaux 1.

2023-2024 28
II.3 – Les fonctions des filaments intermédiaires
II.3.3 – Le soutien de l’enveloppe nucléaire

Les filaments intermédiaires de la face interne de l’enveloppe nucléaire,


constitués de la lamine, sont une structure de soutien du noyau.

Cette structure est désorganisée au cours de la mitose pour laisser la place


aux microtubules qui serviront à la séparation des chromosomes.

La désorganisation de ce réseau de filaments intermédiaires est réalisée par


phosphorylation des lamines, grâce au complexe Cycline B/Cdk 1.

Filaments intermédiaires
(lamine) de la face interne
de l’enveloppe nucléaire.

Source : IJsbrand Kramer et Gérard


Tramu, Professeurs de l'Université
Bordeaux 1.

2023-2024 29
II.3 – Les fonctions des filaments intermédiaires

La désorganisation de l’enveloppe nucléaire


La phosphorylation des lamines (filaments intermédiaires du
noyau) par la Cycline B / Cdk 1 au début de la mitose provoque leur
dépolymérisation ;
Ces lamines étaient associées à l'enveloppe nucléaire, et
permettaient de la structurer ; leur dépolymérisation a donc pour
effet de désorganiser l’enveloppe nucléaire qui se disperse en petites
vésicules ;

2023-2024 30
II.3 – Les fonctions des filaments intermédiaires

La désorganisation de l’enveloppe nucléaire

Certaines lamines (les lamines B) restent ancrées dans


les vésicules d'enveloppe nucléaire car elles sont
isoprénylées (ancre lipidique) ;

Les lamines ont des séquences de liaison aux chromosomes,


ce qui
facilite la reformation de l'enveloppe nucléaire autour de ceux-ci
en fin de mitose.

Le processus inverse a lieu à la télophase,en


fin de mitose, lorsque les lamines seront
déphosphorylées.

2023-2024 31
III – Les microtubules (environ 2 5 nm)

III.1 – Localisation et constitution

✓ Un "réseau" dont le centre est situé au


niveau du centrosome

✓ Ils s’organisent autour de ce dernier Centrosome avec


pourformer le fuseau mitotique (ou ses deux
centrioles
fuseau achromatique)

Microtubule Noya
s u

2023-2024 32
III – Les microtubules (environ 2 5 nm)

III.1 – Localisation et constitution

Structures polaires (creuses constitué d’un


assemblage de dimères de tubuline
(une protéine globulaire) ;

Plusieurs formes de tubulines : notamment, 6 formes d'


alpha tubuline, 6 formes de bêta tubuline, des gamma et delta
tubulines ;

Chaque tubuline : une association de deux molécules (alpha


et bêta tubuline, liées au GTP).

2023-2024 33
III – Les microtubules (environ 2 5 nm)

III.1 – Localisation et constitution

Les microtubules sont très abondants dans les cellules


nerveuses.

Microtubules dans les fibroblastes et les neurones


en culture
2023-2024 34
III – Les microtubules (environ 2 5 nm)

III.2 – Assemblage et stabilisation

L’extrémité moins des microtubules est reliée au


centrosome alors que l’extrémité plus est l’objet d’une
croissance rapide ;

Le centrosome est une formation construite autour de


deux centrioles constitués de plusieurs types de tubuline
(alpha, bêta, gamma, delta et epsilon) ;

Tout autour du centrosome, le complexe Tubulin Ring


Complex ou TuRC (formé de gamma tubuline) sert de
modèle pour la construction du microtubule ;

Les dimères de tubuline sont ajoutés progressivement, alpha


du côté moins et bêta du côté plus ;

Les protofilaments formés (environ 1 3 protofilaments) vont


s’assembler pour former des feuillets, formant ainsi les
microtubules.
2023-2024 35
III – Les microtubules (environ 2 5 nm)

III.2 – Assemblage et stabilisation


Les microtubules sont en perpétuel remaniement
(polymérisation et dépolymérisation) ;
L’hydrolyse du GTP de la bêta tubuline entraîne la
séparation des protofilaments, puis la libération des
dimères de tubuline situés à leur extrémité.

Microtubule en
polymérisation

Voir une version 3D animée de microtubule stabilisé par MAP2 et en brutale


dépolymérisation Macromedia Flash - 3,3Mo

2023-2024 36
III – Les microtubules (environ 2 5 nm)
III.2 – Assemblage et stabilisation
La stabilité des microtubules est assurée grâce à une
protéine appelée "Microtubule-Associated Protein" dite MAP2,
qui réduit considérablement la probabilité de dissociation des
microtubules ;
La libération des dimères de tubuline peut se faire en masse
et de manière brutale ("Catastrophe").

Microtubule stabilisé par


MAP2 et en brutale
dépolymérisation

2023-2024 37
III – Les microtubules (environ
2 5 nm)
III.3 – Fonctions des microtubules

Mouvement des organites le long de microtubules :

Le transport d’organites le long des


microtubules est assuré par des protéines
de transport : les kinésines et les dynéines.

❑ Les kinésines permettent le déplacement vers l’extrémité


plus (transport antérograde),

❑ Les dynéinesfont le déplacement vers l’extrémité


moins (transport rétrograde).

2023-2024 38
III.3 – Fonctions des microtubules
Mouvement des organites le long de microtubules
:
Ces protéines s’attachent (par leur tête) aux microtubules
et, par leur queue, aux structures cellulaires dont elles
assurent le déplacement (exemple : vésicules de sécrétion).

Protéines motrices
interagissant avec les
microtubules

Animation : cette animation (commentée en anglais) montre le mouvement de la kinésine


à la surface d'un microtubule [réalisation Graham Johnson pour Garland Press]. Apple
Quicktime - 4,32Mo.

2023-2024 39
III.3 – Fonctions des microtubules
Mouvement des organites le long de microtubules
:

Transport axoplasmique des neurotransmetteurs (contenus dans les vésicules),


du soma vers les terminaisons axoniques. Ce transport a pour support une
protéine se déplaçant sur le cytosquelette (microtubules). L’énergie
nécessaire au transport est fournie par l’ATP.
2023-2024 40
III.3 – Fonctions des microtubules
Mouvement des organites le long de microtubules
:

2023-2024 41
III.3 – Fonctions des microtubules
Mouvement des organites le long de microtubules
:

Flux axoplasmiques rapides.


A. : transport antérograde des
vésicules et transport rétrograde des
corps plurivé- siculaires.

B. : transport antérograde des


mitho- chondries et après dégradation
transport rétrograde des corps lamelleires

Source : C. Hammond et D. Tritsch. 1990.

2023-2024 42
III.3 – Fonctions des microtubules
Mouvement des organites le long de microtubules
:

Déplacement des vésicules le long des microtubule, grâce aux molécules de


kinésine.
Source : Kandell, Schwartz, Jessell,1991.

2023-2024 43
III – Les microtubules (environ
2 5 nm)

III.3 – Fonctions des microtubules

Séparation des chromosomes pendant la mitose :

Les microtubules permettent la séparation des chromosomes


au cours de la mitose.

Cliquer pour voir une animation (Voir étape anaphase) :

http://www.sciences-animations.fr/demoC01.swf

http://www.snv.jussieu.fr/bmedia/Mitose/img-anim/mitose-anim.htm

2023-2024 44
III – Les microtubules (environ 2 5
nm)
III.3 – Fonctions des microtubules

Schéma synthétique d'une mitose soulignant quelques événements importants : 1-nucléation et


formation des microtubules ; 2-dynamique des fibres fusoriales ; 3-attachement monopolaire des
chromosomes par les fibres kinétochoriennes ; 4-attachement bipolaire et placement des chromosomes à
l'équateur ; 5-attachement des fibres asteriennes à la membrane et allongement du fuseau à l'anaphase.

2023-2024 45
III – Les microtubules (environ
2 5 nm)
III.3 – Fonctions des microtubules

La dynamique des microtubules peut être


décomposée en plusieurs phénomènes (nucléation,
élongation, catastrophe, sauvetage, fonte rapide).

2023-2024 46
III.3 – Fonctions des microtubules
Battements des cils :
Les cils, comme par exemple ceux de l’épithélium respiratoire, au niveau
de la trachée et des bronches, sont capables de mouvements grâce à la
flexion de sa partie centrale (l’axonème).

Mouvement des cils et


anoxème
2023-2024 47
III.3 – Fonctions des microtubules
Battements des cils :

Le déplacement simultané des dynéines engendre la


flexion du cil
2023-2024 48
CHAPITRE II : LES LIAISONS CELLULAIRES
Les liaisons cellulaires (cellule-cellule, cellule-matrice extracellulaire) sont
dues à des :
❑ Protéines membranaires ("molécules d'adhérence") ;
❑ Macromolécules de la matrice extracellulaire.

Ces liaisons interviennent dans l'intégrité cellulaire et tissulaire.

Une molécule d’adhérence peut être considérée comme un récepteur censée


se lier à un ligand ; ce ligand peut être :
❑ Une autre molécule d’adhérence,
❑ Un ligand de la matrice extracellulaire,
❑ Une molécule soluble.

Contacts multiples d'une


cellule avec son
environnement

2023-2024 49
CHAPITRE II : LES LIA ISONS CELLULAIRES
I – Rôle de molécules d’adhérence :

I.1 – Mise en évidence et rôle des N-CAM ou "Neural Cellular Adhesion Molecule" :

2023-2024 50
I.1 – Mise en évidence et rôle des N-CAM ou "Neural Cellular
Adhesion Molecule" :

Les molécules d’adhérence concernées dans cette expérience sont


des molécules d'adhérence intercellulaire appelées N-CAM ("Neural
Cellular Adhesion Molecule") ;
❑ Appartiennent à la superfamille des immunoglobulines (anticorps) ;

❑ Interviennent dans le développement de la rétine embryonnaire ;

❑ Existence démontrée dans d’autres cellules (lymphocytes et les


cellules musculaires).

Molécules d'adhérenceet association


cellulaire (interactions homophiles).
Cliquez sur l'image pour plus de détail sur
l'isolement des fragments d'IgG

2023-2024 51
I.1 – Mise en évidence et rôle des N-CAM ou "Neural Cellular Adhesion Molecule" :

Trois formes de molécules d’adhérence du type N-CAM :


❑ Deux formes transmembranaires (qui traversent la
membrane) ;

❑ Une forme liée à la membrane grâce à un lipide (protéine


membranaire).

Molécule d'adhérence N-
CAM

2023-2024 52
I.2 – Mise en évidence et rôle des
Cadhérines :

Au cours du développement embryonnaire du poulet, le passage "uva"


au stade "morula" est caractérisé par un changement de structure
(compaction embryonnaire).

Compaction embryonnaire due à la cadhérine


Cliquez sur l'image pour plus de détail sur le processus de
compaction Voir une version animée du processus de compaction
Macromedia Flash - 15Ko
2023-2024 53
I.2 – Mise en évidence et rôle des
Cadhérines :

La molécule d'adhérence impliquée dans cette compaction


embryonnaire est la E-cadhérine (Ca 2+ -dependent) ;
La cadhérine se lie au cytosquelette grâce à la bêta caténine et
l’alpha actinine.

Connexion de la cadhérine, au
cytosquelette
2023-2024 54
II – Rôle des molécules d’adhérence dans le déplacement des
cellules immunitaires :

Le phénomène d’inflammation consécutif à une lésion ou une


infection attire les cellules immunitaires : les leucocytes (monocytes,
lymphocytes et granulocytes) ;
Ces cellules quittent la circulation sanguine et passent dans le tissu
(déplacement transendothélial), objet de l’inflammation ;
Les molécules qui interviennent dans le déplacement
transendothélial sont les molécules d’adhérence (sélectines,
intégrines et les CAM) et les chemokines.

Migration
transendothéliale des
leucocytes

2023-2024 55
II – Rôle des molécules d’adhérence dans le déplacement des cellules
immunitaires :
Le déplacement transendothélial se fait en différentes
étapes :
Première étape : Formation de liaisons faibles entre les leucocytes et
les cellules endothéliales, grâce aux sélectines (formes E et P-Sélectine)
et à des ligands de nature glucidique (Sialyl LewisX) ;
Ces faibles liaisons assurent le roulement des leucocytes à la surface
de l'endothélium.

Lien faible Sialyl


LewisX du leucocyte -
Sélectine de la cellule
endothéliale

Cliquez sur l'image pour plus de détail sur le mouvement de roulement du leucocyte sur l'endothélium
vasculaire
Voir une version animée du mouvement de roulement du leucocyte sur
l'endothélium vasculaire Macromedia Flash - 30Ko

2023-2024 56
II – Rôle des molécules d’adhérence dans le
déplacement des cellules
immunitaires :

Deuxième étape : Immobilisation des leucocytes qui traversent


l’endothélium, grâce aux chémokines sécrétées par les cellules
endothéliales ;
Les chémokines activent les intégrines situées sur la surface des
leucocytes ;
Les intégrines, activées, se fixent sur les CAM, ce qui permet
l’immobilisation des leucocytes et ce, d’autant plus que les
CAM sont toujours fortement exprimés au niveau du site de
l’inflammation ;

Les cellules migrent vers le tissu lésé et/ou infecté en se


déformant et en passant entre les cellules endothéliales.

2023-2024 57
II – Rôle des molécules d’adhérence dans le
déplacement des cellules immunitaires :

Activation de l'intégrine du leucocyte et liaison avec ICAM-1 de la cellule endothéliale


(interactions hétérophiles) Voir une version animée du roulement et de l'arrêt du leucocyte sur
l'endothélium vasculaire lors de l'inflammation (Macromedia Flash - 60Ko)

2023-2024 58
III – Les différents types de jonctions cellulaires et leurs fonctions :

❑ Structures membranaires spécialisées présentes dans tous les


tissus, entre les
cellules (jonctions cellule-cellule) et entre les cellules et la lame

basale qui leur est sous-jacente (cellule-MEC) ;

❑ Plus abondantes au niveau des cellules épithéliales et


endothéliales (cellules

polarisées) ;

❑ Assurent différentes fonctions : l’étanchéité


cellulaire, la résistance des
cellules et des tissus contre les tensions subies , le maintien de

l’intégrité et de la cohérence des cellules et des tissus.

2023-2024 59
III – Les différents types de jonctions cellulaires et leurs fonctions :

Il existe trois grands types de jonctions, selon leur structure et leur fonction
:
1 – Les jonctions imperméables ou étanches que l’on appelle également
"Jonctions serrées " ou " Tight junction " ou encore "Zonula occludens" ;
ce type de jonction est responsable de l’étanchéité des structures épithéliales
et endothéliales ;

2 – Les jonctions d'ancrage ou jonctions adhérentes : "Zonula


adherens" , "Desmosomes" et " hémidesmosomes « ; ce type de jonction joue
un rôle très important dans la résistance mécanique des cellules et des tissus ;

3 – Les jonctions communicantes dites "Jonctions de type gap ou


gap junction " appelées également " nexus ", qui jouent un rôle important
dans la communication cellulaire (transmission, de cellule à cellule, des signaux
chimiques ou électriques).

2023-2024 60
Différentes types de jonctions de l’entérocyte avec son
environnement

2023-2024 61
Jonctions cellulaires : 1. tight junction (zonula occludens) ; 2. desmosome (zonula
adhaerens) ; 3. desmosome (macula adhaerens) ; 4. gap junction (nexus).
Source : M. Adé-Damilano (2005 – 06), Fribourg

2023-2024 62
III – Les différents types de jonctions cellulaires et leurs fonctions :

III1 – Les jonctions étanches ("Jonctions


serrées" ou encore "Zonula occludens") :

Observées au niveau des muqueuses


(contact avec le milieu extérieur ; exemples
: muqueuses digestive, respiratoire) ;

Situées du côté apical (côté milieu


extérieur), et contribuent ainsi à former une
barrière étanche entre le milieu extérieur et le
milieu intérieur ;

Assurent l’étanchéité des structures cellulaires.

Jonctions impérméables : 1.
chaîne de protéines formant une
jonction étanche ;
2. membranes plasmiques adjacentes.
2023-2024 Source : M. Adé-Damilano (2005 – 06), 63
Fribourg
III – Les différents types de jonctions cellulaires et leurs fonctions :

III.1 – Les jonctions étanches ("Jonctions serrées" ou encore "Zonula


occludens") :
Les molécules adhérentes impliquées dans ce type de jonction sont
les occludines, les claudines et les JAM (junctional adhesion molecule).

Détail
d'une jonction
serrée

2023-2024 64
III – Les différents types de jonctions cellulaires et leurs fonctions
:

III.2 – Les jonctionsd'ancrage ou jonctions adhérentes


: "Zonula adherens" , "Desmosomes" et " hémidesmosomes
"

Observées dans tous les tissus et permettent la solidité des


d’assurer (protection mécanique) ; tissus

On distingue trois types de jonctions adhérentes :

❑ la zonula adherens (belt desmosome),

❑ le desmosome (spot desmosome ou encore macula


adherens)

❑ l’hemidesmosome.

2023-2024 65
III – Les différents types de jonctions cellulaires et leurs fonctions :

III.2 – Les jonctions d'ancrage ou jonctions


adhérentes : "Zonula adherens" ,
"Desmosomes" et " hémidesmosomes "

Cas de la "Zonula adherens" (belt


desmosome) :

❑ Ceinture d’adhérence formée tout


autour de la cellule, juste au dessous
de la jonction serrée ;

❑ Elle est située du côté apical et elle lie


les cellules épithéliales entre elles ;

❑ Les filaments d’actine (associés aux


filaments de myosine) contribuent à Zonula adherens : 1. filaments d'actine dans
leur formation, ce qui leur donne une les microvillosités 2. jonction serrée (zonula occludens) ;
aptitude à se contracter.
3. jonction d'ancrage (zonula adhaerens) ; 4. Faisceau
de filaments d’actine.
Source : M. Adé-Damilano (2005 – 06), Fribourg

2023-2024 66
III – Les différents types de jonctions cellulaires et leurs fonctions :

III.2 – Les jonctionsd'ancrage ou jonctions adhérentes


: "Zonula adherens" , "Desmosomes" et " hémidesmosomes
"

Cas de la "Zonula adherens" (belt desmosome) : Les molécules


de cadhérine (liaison intercellulaire) sont liées, de chaque côté, à la
bêta caténine puis à l’alpha actinine et, enfin, au filament d’actine ;

Détail d'une jonction adhérente : la zonula adherens


Cliquez sur l'image pour plus de détail sur l'intégrité tissulaire en présence de la ceinture
d'adhérence
Voir une version animée de l'intégrité tissulaire en présence de la ceinture d'adhérence
Macromedia Flash - 40Ko 73
2023-2024
III – Les différents types de jonctions cellulaires et leurs fonctions :

III.2 – Les jonctions d'ancrage ou jonctions adhérentes


: "Zonula adherens" , "Desmosomes" et "
hémidesmosomes "

Cas du desmosome " spot desmosome " ou


encore " macula adherens " :

❑ Les desmosomes se présentent sous forme de


taches de forme arrondie (macula ou spot),
comme des boutons pression, vers la partie
supérieure des cellules ;

❑ Les filaments intermédiaires contribuent à leur


formation. La liaison entre les deux cellules est
assuré par une protéine, la desmogléine (apport
structural
chacune de deux cellules
associées) de Macula adherens (spot desmosome ou desmosome)
: 1. espace intercellulaire ; 2. Plaque cytoplasmique
faite de desmoplakine ; 3. Desmogléine ; 4. filaments de
kératine ancrés à la plaque cytoplasmique.
Source : M. Adé-Damilano (2005 – 06), Fribourg

2023-2024 68
III – Les différents types de jonctions cellulaires et leurs fonctions
:

III.2 – Les jonctions d'ancrage ou jonctions adhérentes : "Zonula adherens" ,


"Desmosomes" et " hémidesmosomes "

Cas du desmosome " spot desmosome " ou encore " macula adherens " :

Détail d'une jonction


adhérente : le desmosome.

Cliquez s ur l'image pour plus de détail sur l'intégrité tissulaireen présence de filaments intermédiaires
Voir une version animée de l'intégrité cellulaire en présence de filaments intermédiaires Macromedia Flash -
36Ko

2023-2024 69
III – Les différents types de jonctions cellulaires et leurs fonctions :

III.2 – Les jonctions d'ancrage


o
u
jonctions adhérentes : "Zonula
adherens" , "Desmosomes" et "
hémidesmosomes "

Cas de l’hémi-desmosome :

❑ On trouve les hémi- desmosomes au


niveau de la membrane basale
(au niveau des cellules épithéliales) ;

Hémi-desmosome : 1. Filaments du
❑ Assure la liaison cellule- cytosquelette ;
matrice extracellulaire grâce à 2. Desmosome ; 3. Hémidesmosome ; 4.
des protéines de liaison Lame basale.
Source : M. Adé-Damilano (2005 – 06), Fribourg
appelées desmogléine ;

2023-2024 70
III – Les différents types de jonctions cellulaires et leurs
fonctions :

III.3 – Les jonctions de type gap (jonctions communicantes, nexus ou encore


macula communicans) :

Jonctions intercellulaires qui mettent en relation le cytoplasme de


deux cellules voisines

Canal (de 2 nm de diamètre, environ) formé de deux connexons (chacun


de ces deux connexons appartient à l’une de deux cellules) ;

❑ Un connexon (canal protéique transmembranaire) est une structure (un


héxamère) constituée de six protéines transmembranaires appelées
connexines ;

❑ Les connexons peuvent être homomériques (connexines identiques) ou


hétéromériques (connexines différentes) ;

Les jonctions gap peuvent être également homotypiques (connexons


identiques) ou hétérotypiques (connexons idifférentes).
2023-2024 71
III – Les différents types de jonctions cellulaires et leurs fonctions :

III.3 – Les jonctions de type gap (jonctions communicantes, nexus ou encore


macula communicans) :

Jonction communicante (gap junction,


nexus, communicating) : 1. Canal
ouvert entre les cellules adjacentes ; 2.
espace intercellulaire ; Connexons formant une jonction
3. Connexon composé de six sous-unités. gap (communication métabolique entre les
Source : M. Adé-Damilano (2005 – 06), Fribourg cellules)

2023-2024 72
III – Les différents types de jonctions cellulaires et leurs fonctions :

III.3 – Les jonctions de type gap (jonctions communicantes, nexus ou encore


macula communicans) :

Les connexines sont constituées de quatre domaines hydrophiles


; les canaux qu’elles forment se laissent traverser par des molécules
hydrophiles.

Leur phosphorylation entraîne un changement de leur


conformation, ce qui peut modifier la perméabilité des jonctions gap .

Les jonctionsgap exercent plusieursfonctionsqui concourent à


harmoniser l’activité tissulaire :
❑ Le maintien de l'homéostasie tissulaire (équilibre de
fonctionnement),

❑ Le comportement synchronisé des cellules (activité synchrone),

❑ L'amplification de la réponse hormonale (couplage métabolique),

❑ La transmission des signaux électriques (couplage électrique).

2023-2024 73
III – Les différents types de jonctions cellulaires et leurs fonctions :

III.3 – Les jonctions de type gap communicans) :


(jonctions communicantes, nexus ou encore macula
Elles constituent un mode de conduction rapide du signal électrique,
entre deux neurones ou entre les cellules du tissu musculaire lisse ;

Elles peuvent apparaîtreou disparaître, selon les conditions


physiologiques (dynamisme de la jonction), Phénomène observé chez
l’utérus des mammifères :

Au cours de la gestation : les jonctions gap sont absentes dans l’utérus,


jusqu’à environ 2 4 heures avant la naissance

2 4 h avant la naissance : le taux d’ocytocine augmente et les jontions gap


apparaissent

48 heures après l’accouchement, les jonctions gap


disparaissent.

2023-2024 74
III – Les différents types de jonctions cellulaires et leurs fonctions :

L’ocytocine : hormone (à 9 acides aminés) synthétisée par l’hypothalamus et


sécrétée par la neurohypophyse (hypophyse postérieure) et qui accélère
l’accouchement ou la parturition, en provoquant les contractions de l’utérus.

Fixation de l’ocytocinesur les récepteurs des cellules


musculaires de l’utérus (récepteurs couplés à une protéine G)

Activation de phospholipases C

Augmentation de la concentration intracellulaire de Ca 2+

La libération des ions Ca 2+ entraîne


les interactions Actine-Myosine

Contraction
musculaire

2023-2024 75
CHAPITRE III : LA MATR ICE EXTRACELLULEIRE (MEC)
Espace situé entre les cellules : un réseau complexe de macromolécules,
de fibres (fibres de collagènes, fibres élastiques et fibres de réticuline) et de
cellules (cellules fixes et cellules libres).

Différents types de
matrice extracellulaire

2023-2024 76
CHAPITRE III : LA MATR ICE EXTRACELLULEIRE (MEC)
Les macromolécules de la matrice extracellulaire :

✓ Les polysaccharides : glycosaminoglycanes et protéoglycanes,


✓ Les protéines fibreuses qui peuvent être de structure ou d’adhésion.

Les cellules de la matrice extracellulaire :

✓ Les fibroblastes qui constituent l'essentiel des tissus conjonctifs,


✓ Les chondroblastes qui forment le cartilage hyalin,
✓ Les ostéoblastes qui construisent le tissu osseux,
✓ Les synoviocytes, qui produisent le liquide synovial dans les
articulations.

2023-2024 77
CHAPITRE III : LA MATRICE EXTRACELLULEIRE (MEC)

I – Les macromolécules de la matrice extracellulaire :


1 . – Les polysaccharides (glycosaminoglycanes et protéoglycanes) :

1. – Les glycosaminoglycanes (GAG) :

Longues chaînes composées d'unités disaccharidiques répétitives


(monosaccharide A – monosaccharide B).

Monosaccharide Monosaccharide
A B
Glucide aminé Acide uronique

N-acétylglucosamine Acide glucuronique


ou ou
N-acétylgalactosamine Acide iduronique

2023-2024 78
CHAPITRE III : LA M ATR ICE EXTRACELLULEIRE (MEC)
I – Les macromolécules de la matrice extracellulaire
:
1 . – Les polysaccharides (glycosaminoglycanes et
protéoglycanes) :

1. – Les glycosaminoglycanes (GAG) :

Il existe quatre grands types


de glycosaminoglycanes :

✓ L'acide hyaluronique,
✓ La chondroïtine sulfate,
✓ L’'héparane sulfate,
✓ Le kératane sulfate.

Glycosaminoglycanes de la matrice extra-cellulaire. Cliquez sur l'image pour plus de détail.

2023-2024 79
CHAPITRE III : LA MATRICE EXTRACELLULEIRE (MEC)
I – Les macromolécules de la matrice extracellulaire
:

2023-2024 80
CHAPITRE III : LA MATRICE EXTRACELLULEIRE (MEC)

I – Les macromolécules de la matrice extracellulaire :

I.1 – Les polysaccharides (glycosaminoglycanes et protéoglycanes) :

I.1.2 – Les protéoglycanes :

Les GAG, à l'exception de l'acide hyaluronique, se lient à une protéine pour former des
protéoglycanes.

2023-2024 81
CHAPITRE III : LA M ATR ICE EXTRACELLULEIRE (MEC)
I – Les macromolécules de la matrice extracellulaire :
I.1 – Les polysaccharides (glycosaminoglycanes et protéoglycanes) :

I.1.3 – Les fonctions des polysaccharides :


Les GAG (surtout l' acide hyaluronique) : facilitent l’ absorption de grandes
quantités d’ eau , augmentant ainsi la résistance de la Matrice extracellulaire face
aux pressions mécaniques (rôle d’absorption de chocs).
Atitre d’exemple, la turgescence du placenta est due à des quantités importantes
d'acide hyaluronique.

migration
Les GAG facilitent la cellulaire au cours dela
morphogenèse et de la
cicatrisation des tissus lésés. Ils forment un support aux leucocytes et aux
fibroblastes.

La chondroïtine sulfate et le kératane sulfate du cartilage hyalin se


lient à une protéine l’ agrécane , une structure protéique de liaison du cartilage.

La polyarthrite rhumatoïde est un état inflammatoire caractérisé par


une perte de ce cartilage . Il en résulte un rapprochement des os (due à
leur érosion) et un mauvais fonctionnement de l’articulation .
2023-2024 82
CHAPITRE III : LA MATRICE EXTRACELLULEIRE (MEC)
I – Les macromolécules de la matrice extracellulaire :
I.1 – Les polysaccharides (glycosaminoglycanes et protéoglycanes) :

I.1.3 – Les fonctions des polysaccharides :

Composants du cartilage hyalin

2023-2024 83
CHAPITRE III : LA MATRICE EXTRACELLULEIRE (MEC)
I – Les macromolécules de la matrice extracellulaire :
I.1 – Les polysaccharides (glycosaminoglycanes et protéoglycanes) :

I.1.3 – Les fonctions des polysaccharides :

Polyarthrite
rhumatoïde

2023-2024 84
I – Les macromolécules de la matrice extracellulaire :
2 . – Les protéines fibreuses (de structure ou d’adhésion) :
1. – Les protéines fibreuses de structure :
Le collagène

Constituant majeur du tissu


conjonctif, sécrété par les
fibroblastes (organes, tendons, peau ;

Renforcement de certaines structures (os, dents), suite à sa liaison


à certains sels minéraux ( calcium et phosphate ) ;

Plusieurs types de collagène : collagènes fibrillaires (types I, II,


III, V et XI), collagènes en feuillets (types IV, VIII et X) et collagènes de
liaison (types VI, VII, IX, XII et XIV) ;

Les collagènes de liaison assurent les interactions avec d'autres


composants de la matrice extracellulaire (solidité du lien entre la
lame basale et le tissu conjonctif sous-jacent ).
2023-2024 85
CHAPITRE III : LA M ATR ICE EXTRACELLULEIRE (MEC)
I – Les macromolécules de la matrice extracellulaire :
2 . – Les protéines fibreuses (de structure ou d’adhésion) :
1. – Les protéines fibreuses de structure :
L’élastine
L’élastine(tout commela fibrilline)procure à certaines structures (peau, vaisseaux
sanguins, tendons et poumons) leurs propriétés d’élastique et de résistance à la tension.

Elastine, composant de la
lame élastique interne d'une
artériole

2023-2024 86
CHAPITRE III : LA M ATR ICE EXTRACELLULEIRE (MEC)
I – Les macromolécules de la matrice extracellulaire :
2 . – Les protéines fibreuses (de structure ou d’adhésion) :
2. – Les protéines fibreuses de liaison (fibronectine et laminine) :
✓ Moins abondantes que les protéines de structure ;
✓ Interviennent dans les liaisons cellule-matrice.

Rôle de la fibronectine :

Guidage des cellules au cours des migrations des cellules


embryonnaires chez les vertèbrés (gastrulation et migration des cellules
de la crête neurale) ;

Chez l'adulte, la fibronectine joue également un rôle central dans les


processus de cicatrisation.

87
2023-2024
CHAPITRE III : LA MATRICE EXTRACELLULEIRE (MEC)

I – Les macromolécules de la matrice extracellulaire


:
I.2 – Les protéines fibreuses (de structure ou d’adhésion) :

I.2.2 – Les protéines fibreuses de liaison :

Rôle de la laminine :

La laminine est le constituant essentiel de la lame basale (celle-ci tient lieu


de siège de la filtration, au niveau des alvéoles pulmonaires et du
glomérule rénal).

2023-2024 88
CHAPITRE III : LA MATRICE EXTRACELLULEIRE (MEC)
I – Les macromolécules de la matrice extracellulaire :
2 . – Les protéines fibreuses (de structure ou d’adhésion) :
2. – Les protéines fibreuses de liaison :
L’adhésion cellule-matrice :
Rôle des intégrines :

Très impliquées dans l'interaction des cellules avec la matrice extracellulaire


(liaison cellule- matrice) : interactions avec le collagène, la laminine et la
fibronectine ;

Les intégrines assurent les ponts de liaison entre la fibronectine d’une part, et
le cytosquelette d’autre part.

❑ La liaison avec le cytosquelette fait intervenir des diverses protéines : la


taline, la vinculine et l’ alpha-actinine.

❑ La mise en place des ponts de liaison nécessite l’intervention des cations


bivalents Mn 2 + et Ca 2+ .

Protéines dites "cartilage link protein" : Protéines de liaison cellule-


matrice.
2023-2024 89
CHAPITRE III : LA M ATR ICE EXTRACELLULEIRE (MEC)
L’adhésion cellule-
matrice :

Liaison cellule-matrice extracellulaire : Le maintien de ces liaisons est indispensable pour


la survie cellulaire, d’où l’importance du rôle joué par les intégrines. Si les liaisons sont rompues, le
détachement des cellules provoquent leur mort par apoptose.

2023-2024 90
CHAPITRE III : LA MATRICE EXTRACELLULEIRE (MEC)
II – Les cellules de la matrice extracellulaire :

1 . – Les fibroblastes :
Cellules fusiformes ou étoilées avec un noyau ovoïde possédant
deux nucléoles, mesurant 2 0 à 3 0 µm de long et 5 à 1 0 µm de large ;
En cas de pleine activité : développement important des
ribosomes, du REG, de l’appareil de Golgi, des mitochondries et un
réseau important de microfilaments d’actine ;
Plusieurs rôles importants :
❑ Synthése des macromolécules de nature protéique et
polysaccharidique de la MEC (glycosaminoglycanes, protéoglycanes) ;

❑ Fabrication des fibres du derme et leur renouvellement, par synthèse du


collagène et des protéines de constitution de ces fibres ;

❑ En cas de nécessité, destruction des fibres, grâce à des enzymes


(collagénases et protéases) ;

❑ Défensede l’organismecontre les infections,grâce à la sécrétion de facteurs


chimiotactiques.

2023-2024 91
2023-2024 92
CHAPITRE III : LA MATRICE EXTRACELLULEIRE (MEC)

II – Les cellules de la matrice extracellulaire :

II.2 – Les chondroblastes :

Cellules en cours de différenciation (précurseurs des


chondrocytes), logés dans les chondroplastes (petites logettes
dans la MEC) ;
q
Les chondrocytes sont des cellules volumineuses et de forme
arrondie, qui interviennent dans la synthèse, le renouvellement
et le maintien du tissu cartilagineux.

Les ostéoblastes sont les équivalents des chondroblastes


dans le tissu osseux : ils donnent les ostéocytes (pour la
synthèse du tissu osseux) et les ostéoclastes (pour la
résorption du tissu osseux).

2023-2024 93
CHAPITRE III : LA MATRICE EXTRACELLULEIRE (MEC)s
II – Les cellules de la matrice extracellulaire :

Structure du cartilage hyalin : Ch : Chondroblastes , M : matrice extracellulaire, Pc : Périchondre

2023-2024 94
CHAPITRE III : LA MATRICE EXTRACELLULEIRE (MEC)
II – Les cellules de la matrice
extracellulaire :

Ostéoclaste

Ostéocyte

2023-2024 95
COMMUNICATION CELLULAIRE
ET VOIES DE TRANSDUCTION DE
SIGNAUX

2023-2024 96
• Chapitre I : Principes et modes de la communication
intercellulaire

• Chapitre II : Signaux extracellulaires, transduction et

signalisation intracellulaires Chapitre III : Modalités et

2023-2024
récepteurs de la communication intercellulaire 97
Organismes eucaryotes pluricellulaires (métazoaires) : environ 7 0 0 0 0
milliards de cellules chez l’homme adulte, réparties en 2 0 0 types cellulaires
bien distincts et très spécialisés ;

Nécessité d’un échange d’informations pour assurer un développement


harmonieux de l’organisme : besoin d’un langage codé ;

❑ Signal extracellulaire transportant l’information, à partir d’une cellule émettrice ;

❑ Cellule réceptrice disposant d’un récepteur pour recevoir l’information (signalisation


extracellulaire et décodage de l’information) ;

❑ Signalisation intracellulaire : succession de réactions spécifiques en vue de la


réponse appropriée (prolifération cellulaire, différenciation, fonction physiologique, apoptose).

Le principe fondamental des mécanismes de communication des cellules


humaines a été découvert par Anthony Pawson en 1 9 8 6 ;

Ce dernier a observé l’existence de structures protéiques responsables de la


transduction des signaux cellulaires (traduction des signaux extérieurs en
réponses intracellulaires spécifiques). Ses travaux ont eu un impact
important dans les domaines de la recherche biomédicale (immunologie,
neurobiologie, et recherche sur le cancer)
2023-2024 98
I . – Quelques généralités et fondamentaux de la communication
intercellulaire :
1 . – Pourquoi la communication cellulaire ?

Existence de systèmes
fonctionnels différents :
appareils ou systèmes (appareils
reproducteur, digestif, système
nerveux, etc.), composés
d’organes différents ;

Echan d’informatio su l’état


ge desns
lieux de rtissus de
organes,
cellules, pours la mises e
grandes en œuvre
fonctions de t de :
l’organisme
reproduction, respiration, s
circulation, etc. de
s

2023-2024 99
I – Quelques généralités et fondamentaux de la communication
intercellulaire :

I.2 – Comment s’effectue la communication cellulaire ?


Les modalités de la communication sont fonction de la nature,
de l’origine et de la destination du message ;

Les régulations sont de type humoral (rôle du système


hormonal), nerveux (rôle du système nerveux), ou immunitaire
(rôle du système immunitaire).

La cellule peut également recevoir l’information de


son environnement externe ou de son environnement
interne, immédiat.
La cellule peut :
✓ S’envoyer un message (communication autocrine) ;
✓ Adresser le message à ses voisines (communication juxtacrine, paracrine) ;
2023-2024 100
✓ Communiquer le message avec des cellules éloignées (communication
CHAPITRE I : PRINCIPES ET MODES DE LA COMMUNICATION
INTERCELLULAIRE

I – Quelques généralités et fondamentaux de la communication


intercellulaire :

I.3 – Définition de la communication cellulaire :

Ensemble des mécanismes qui permettent à une cellule, un


tissu et un organisme de recevoir, interpréter et répondre aux
signaux émis par d'autres cellules ou par son
environnement. Elle met en jeu des évènements
extracellulaires (communication cellulaire, au sens large) et des
évènements intracellulaires (signalisation cellulaire).

2023-2024 101
CHAPITRE I : PRINCIPES ET MODES DE LA COMMUNICATION
INTERCELLULAIRE
I – Quelques généralités et fondamentaux de la communication
intercellulaire :

I.4 – Importance de la communication cellulaire ?

De nombreuses affections sont la conséquence d’un


défaut de communication intercellulaire, d’une altération
des mécanismes de cette communication ;

Une bonne connaissance de ces mécanismes peut donc


contribuer à mieux comprendre certaines pathologies pour
mieux les traiter ;

Les progrès thérapeutiques actuels ont été réalisés dans les


domaines des maladies psychiques, métaboliques et
cardiovasculaires constituent des exemples.
2023-2024 102
CHAPITRE I : PR INCIPES ET MODES DE LA COMMUNICATION
INTERCELLULAIRE
I – Quelques généralités et fondamentaux de la communication
intercellulaire :
I.5 – Les modalités de la communication
cellulaire ? Trois modalités :
La première est liée à l’existence de jonctions intercellulaires de
type « Gap ». (jonctions de proximité, à rôle métabolique (échanges
de petites molécules) et à rôle de synchronisation (couplage électrique)
;

La seconde est liée à l’existence à la surface des cellules de


plusieurs familles moléculaires que l’on peut distinguer en deux
grands types, permettant un contact direct avec l’extérieur :

❑ Les Molécules d’Adhésion Cellulaire (en anglais, Cell Adhesion Molecule : CAM) ;

❑ Les Molécules d’Adhésion à la Matrice extracellulaire (en anglais, Substrate


Adhesion Molecule : SAM)

La troisième est liée à l’existence de signaux chimiques émis à un


endroit donné, et agissant, à une distance plus ou moins grande, sur
leurs cellules cibles (grâce à des récepteurs situés sur ces mêmes
cellules cibles).
2023-2024 103
CHAPITRE I : PRINCIPES ET MODES DE LA COMMUNICATION
INTERCELLULAIRE
I I . – Les principaux modes de communication des cellules
animales :

Les modes de communication sont fonction de l’éloignement entre


la cellule qui émet le signal (cellule émettrice) et celle qui le reçoit
(cellule cible).

1 . – La communication autocrine

2 . – La communication juxtacrine

3 . – La communication paracrine

4 . – La communication endocrine

5 . – La communication synaptique chimique


2023-2024 104
I I . – Les principaux modes de communication des cellules
animales :
1 . – La communication autocrine :

La cellule émettrice du signal est également, dans le même


temps, la cellule cible : le messager chimique, émis par la
cellule dans ces conditions, agit en retour sur la même cellule
pour modifier l’activité visé par le signal (exemple : sécrétion) :

Exemple 1 : Cellules lactotropes du lobe antérieur de


l’hypophyse. Celles- ci produisent la prolactine (PRL) qui agit en retour
sur ces mêmes cellules pour inhiber sa propre sécrétion (mécanisme
autocrine).

Exemple 2 : Cellules β pancréatiques des îlots de


Langerhans du pancréas endocrine. Celles-ci sécrètent l’insuline
qui agit, en retour (sur ces mêmes cellules), pour stimuler sa propre
sécrétion.

Exemple 5 : Les cellules tumorales, qui ont échappé à tout


2023-2024 105
contrôle, stimulent leur propre prolifération.
II – Les principaux modes de communication des cellules animales
:
II.2 – La communication juxtacrine :

La cellule émettrice et la cellule cible sont en contact : la


molécule signal (qui est située sur la membrane plasmique), tout
en gardant sa localisation, se lie avec une autre molécule,
située sur la membrane plasmique d’une autre cellule. Ce
système de communication est utilisé par le système
immunitaire.

Le fragment d'antigène et le complexe


majeur d'histocompatibilité (CMH II) du
macrophage se lient au récepteur
exprimé par le lymphocyte T.

Dans l’exemple ci-contre, cette liaison


active le lymphocyte CD4+ qui
sécrète alors des interleukines
comme IL2. Celle-ci, par un
mécanisme paracrine et autocrine peut
stimuler la prolifération des CD4+.

2023-2024
Activation du lymphocyte CD4+, par communi- 106
II – Les principaux modes de communication des cellules animales
:
II.3 – La communication paracrine :

Les deux cellules (cellule émettrice et cellule cible) sont


proches : le messager chimique est libéré dans le milieu
extracellulaire et agit sur les cellules voisines.
Exemples : pancréas endocrine, lobe antérieur de
l’hypophyse, nombreux tissus sécrétant les facteurs de croissance et les
cytokines.

Figure I.2 : Communications


paracrine et autocrine. (Source : M.
Gilbert, pour Fac Bio, 2005).

2023-2024 107
II – Les principaux modes de communication des cellules animales
:
II.3 – La communication paracrine :

Cas du pancréas endocrine : le signal émis par la cellule


émettrice modifie l’activité de la cellule réceptrice.
Pancréas endocrine : 4 types cellulaires (β, α, δ et PP)

Somatostati
_ _
ne
Inhibitio Inhibitio
n n
Cellule C_ellule Cellule δ
+ β α
Stimulatio
n Inhibition

Insulin
e
Glucago
n

2023-2024 108
II – Les principaux modes de communication des cellules
animales :
II.4 – La communication endocrine :

Les deux cellules sont éloignées : le signal émis par la cellule


émettrice est sécrété dans la circulation générale qu’il
emprunte jusqu’à la cellule cible (celle-ci dispose de récepteurs
spécifiques) ;

La molécule informative est appelée hormone (glande) mais


lorsque le signal provient d’un neurone et qu’il agit dans les
mêmes conditions, on parlera de neurohormone (exemple :
vasopressine et ocytocine) ;

La communication endocrine est aussi appelée, parfois,


communication neurocrine ;

Les caractéristiques de ce type de message sont la dispersion


du message, d’une part, et le délai, plus long, pour que la
communication soit établie ;
2023-2024 109
II – Les principaux modes de communication des
cellules animales :
II.4 – La communication endocrine :

Les cellules émettrices peuvent être :

Des glandes endocrines classiques (ovaires,


testicules, glandes surrénales, thyroïde, glandes
parathyroïdes, hypophyse, etc.) ;

Des organes ou tissus (placenta, tractus digestif,


tissu adipeux, etc.).

2023-2024 110
II – Les principaux modes de communication des cellules animales
:
II.4 – La communication endocrine :

Figure I.3 : Communication endocrine. (Source : M. Gilbert, pour Fac Bio,


2005).
2023-2024 111
II – Les principaux modes de communication des cellules animales
:
II.5 – La communication synaptique chimique :

Les échanges ont lieu au niveau des synapses :


synapses inter neuronales (neurone – neurone) ou
synapses neuro-musculaires (neurone – muscle) ;

2023-2024 112
CHAPITRE II : SIGNAUX EXTRACELLULAIRES,
TRANSDUCTION ET SIGNALISATION INTRACELLULAIRES

Emission du message (ligand ou premier messager) par


une cellule émettrice : signalisation extracellulaire ;

Réception du message par la cellule réceptrice ;

Intégration du message par le biais de messagers


secondaires (transduction et signalisation
intracellulaires) : cascade de réactions biochimiques
entraînant la réponse cellulaire au signal ;

2023-2024 113
2023-2024 114
CHAPITRE II : SIGNAUX EXTRACELLULAIRES, TRANSDUCTION
ET SIGNALISATION INTRACELLULAIRES
Les voies de transduction et de signalisation intracellulaires
dépendent de la nature du signal extracellulaire ;

Les signaux extracellulaires sont très variée


(protéines, peptides, nucléotides, lipides, gaz, ions, etc.) ;

Malgré cette variété des signaux extracellulaires, on ne


prend en considération que la capacité de ces signaux à
diffuser ou non à travers la membrane plasmique (deux grands
types de signaux) :

✓ Les molécules non diffusibles (hydrophiles) ;

✓ Les molécules diffusibles (hydrophobes) ;

✓ On ajoute à ces types de médiateurs un troisième : les molécules à radicaux


libres gazeux (le monoxyde d’azote ou NO et le monoxyde de carbone ou CO).

2023-2024 115
I – Les signaux extracellulaires non diffusibles (hydrophile) :
Mode d’action des signaux extracellulaires :

Le messager extracellulaire non diffusible ne pénètre pas à


l’intérieur de la cellule. Il se lie à un récepteur
transmembranaire au niveau de sa partie extracellulaire ;

Cette liaison entre le ligand et le récepteur transmembranaire


entraine un changement de conformation de ce récepteur
jusque dans sa partie intracellulaire.

Le changement de conformation se traduit par l’intervention


de protéines de signalisation : protéine kinase, protéines G.

La réponse est fonction du type de cellule cible et de la


nature de la molécule mise en jeu : prolifération,
différenciation, survie ou apoptose cellulaires.

2023-2024 116
CHAPITRE II : SIGNAUX EXTRACELLULAIRES, TRANSDUCTION
ET SIGNALISATION INTRACELLULAIRES

• I – Les signaux extracellulaires non diffusibles (hydrophile) :

• Nature des molécules mises en jeu :

• Les molécules non diffusibles sont des molécules qui restent confinées à
l’extérieur de la cellule (dans l’espace péricellulaire ou à la surface de la
membrane plasmique) ;

• Ces molécules sont généralement des antigènes, des molécules de la


matrice extracellulaire, des molécules spécifiques (Rank-L, Fas-L), etc.

2023-2024 117
I – Les signaux extracellulaires non diffusibles (hydrophile) :
Nature des molécules mises en jeu : Cas de la communication cellule à cellule

Communication Cellules stromales ostéoblastiques – Cellule précurseurs des


ostéoclastes dans le processus de différenciation des ostéoclastes :

2023-2024 118
I – Les signaux extracellulaires non diffusibles (hydrophile) :
Nature des molécules mises en jeu : Cas de la communication cellule à cellule

Communication Cellules immunitaires – Cellules tumorales (ou Cellules infectées) :


Dans le processus de l’apoptose :

2023-2024 119
I – Les signaux extracellulaires non diffusibles (hydrophile) :
Nature des molécules mises en jeu : Cas de la communication cellule à cellule
Communication Cellules présentatrices d’antigènes – Lymphocytes (CD4+) :

2023-2024 120
I – Les signaux extracellulaires non diffusibles (hydrophile) :
Nature des molécules mises en jeu : Cas de la communication
matrice à cellule

Les molécules de la matrice extracellulaire


(glycosaminoglycanes, protéoglycanes, collagènes, fibres
élastiques) assurent les interactions matrice- cellule (hémi-
desmosome), en se liant à des récepteurs de la membrane
plasmique (liaisons assurées par les intégrines) ;

Les intégrines (constituées de deux sous unités α et β) se lient


d’une part, aux molécules de la matrice grâce à leur région extracellulaire et,
d’autre part, au cytosquelette (en général, les micofilaments
d’actine), grâce à leur région intracellulaire ;

La liaison avec les micofilaments d’actine est réalisée grâce à


des protéines (protéines de liaison) ;

La signalisation intracellulaire induite par les intégrines met


en jeu des protéines kinases cytoplasmiques, particulièrement
la protéine FAK (Focal Adhesion Kinase) ; celle-ci
s’autophosphoryle puis phosphoryle d’autres protéines cibles.
2023-2024 121
CHAPITRE II : SIGNAUX EXTRACELLULAIRES, TRANSDUCTION ET
SIGNALISATION INTRACELLULAIRES

• II – Les signaux extracellulaires diffusibles


(hydrophobes) :

• Le messager extracellulaire diffusible pénètre à l’intérieur de la cellule où il se lie à


un récepteur cytoplasmique. Ce dernier se comportera comme un facteur de
transcription et agira au niveau nucléaire ;

• Les molécules diffusibles sont les facteurs de croissance, les hormones (exemples

: hormones thyroïdiennes, hormones stéroïdes), les neurotransmetteurs ,

cytokines, etc.
les2023-2024 122
CHAPITRE II : SIGNAUX EXTRACELLULAIRES, TRANSDUCTION
ET SIGNALISATION INTRACELLULAIRES
Les facteurs de croissance :
Substances de nature peptidique, contrairement aux hormones
qui sont de natures chimiques différentes ;

Substances élaborées par de nombreux tissus et agissant


localement, contrairement aux hormones (glandes, action à
distance) ;

Substances exerçant de nombreux effets sur le métabolisme, la


croissance et la différenciation des cellules , mais aussi sur
la croissance et le développement des organismes ;

Principales familles de facteurs de croissance : Epidermal


Growth Factor (EGF), Fibroblast Growth Factor (FGF), Nerve
Growth Factor (NGF), Platelet- Derived Growth Factor (PDGF),
Transforming Growth Factor (TGF), Vascular Endothelial Growth
Factor (VEGF), Insulin-like Growth Factor (IGF)..
2023-2024 123
CHAPITRE II : SIGNAUX EXTRACELLULAIRES, TRANSDUCTION
ET SIGNALISATION INTRACELLULAIRES
Les hormones :
Substances sécrétées par les
glandes endocrines dont les
principales sont représentées dans la figure ci-dessous ;

Figure : Principales glandes du


système endocrinien chez l’homme.
(Source : M. Gilbert, pour Fac Bio,
2005)

2023-2024 124
Les
hormones

2023-2024 125
Les hormones :
Deux grands groupes d’hormones : les hormones polypeptidiques et
les hormones non polypeptidiques.
Les hormones polypeptidiques : groupées selon le nombre d’acides
aminés qui les composent (hormones peptidiques et hormones protéiques) :

1 – Les hormones peptidiques (3 à 5 0 acides aminés,


environ) :

La Gonadolibérine ou, en anglais, « Gonadotropin Releasing


Hormone »(GnRH) qui stimule la sécrétion de la FSH et de la LH, par
les cellules de l’antéhypophyse (lobe antérieur de l’hypophyse) ;

L’hormone anti diurétique, appelée également vasopressine ou


encore, en anglais, Anti-Diuretic Hormone (ADH) qui freine la diurèse
rénale ;

La Thyrolibérine ou, en anglais, « Thyrotropin Releasing Hormone »


(TRH) qui stimule la sécrétion de TSH par les cellules de
l’antéhypophyse.
2023-2024 126
Les hormones :
Deux grands groupes d’hormones : les hormones
polypeptidiques et les hormones non polypeptidiques.
Les hormones polypeptidiques : groupées selon le nombre d’acides
aminés qui les composent :

2 – Les hormones protéiques (nombre d’acides aminés


supérieur à 50) :
L’hormone de croissance ou « Growth Hormone » (GH) sécrétées par les cellules du lobe
antérieur de l'hypophyse ; stimule la croissance et la reproduction cellulaire ;

Les IGFs ou « Insulin-Like Growth Factor » sécrétés par de nombreuses cellules


(particulièrement par le foie) et de structure semblable à l’insuline (On connaît, actuellement,
6 IGFBPs) ; rôle dans le métabolisme cellulaire (ex : stimulation de la croissance du cartilage
de conjugaison ;
L’insuline, sécrétée par les cellules β du pancréas et qui agit sur les cellules-cibles au niveau
du foie, des tissus musculaire et adipeux ;

L’hormone folliculo-stimulante ou, en anglais, « Follicle-Stimulating Hormone » ou FSH


(gonadotropine hypophysaire de nature glycoprotéique) : stimule le développement folliculaire,
au début du cycle ; chez l’homme, elle stimule la production de spermatozoïdes (en synergie
avec la LH) ;

L’hormone lutéinisante ou, en anglais, « Luteinizing Hormone » ou LH (gonadotropine


hypophysaire de nature glycoprotéique) : responsable de la maturation du follicule et du
déclenchement de l’ovulation. ; chez l’homme, elle favorise la production de testostérone.

2023-2024 127
Les neurotransmetteurs (ou
neuromédiateurs) :

Molécules synthétisées puis stockées à l’intérieur de


vésicules synaptiques localisées dans les terminaisons nerveuses
(à l’extrémité du prolongement de l’axone) ;

Libérés dans l'espace synaptique, au contact de la cellule cible


(domaine post synaptique), au bout d’environ 200µs après l'activation
des canaux calciques voltage dépendant du domaine pré synaptique ;

Après leur libération, ils se lient à leurs récepteurs situés sur


la membrane plasmique de la cellule cible où ils provoquent
des modifications de la perméabilité membranaire post
synaptique et des modifications du potentiel électrique ;

Inactivés ensuite, ce qui permet d’éviter que la réponse


cellulaire post synaptique se prolonge.

2023-2024 128
Les Neurotransmetteurs (Quatre types de neuromédiateurs) :

L’acétylcholine : Synthétisé à partir de la choline (un lipide) et


de l’acétyl- CoA (cofacteur) ;

Les acides aminés : Glutamate, Glycine, Acide


aspartique, Acide γ- aminobutyrique (GABA) ;

Les mono amines : Synthétisés à partir d’acides aminés :


dopamine, noradrénaline, adrénaline (synthétisés à partir de la
tyrosine), sérotonine (synthétisée à partir du tryptophane),
histamine (synthétisée à partir de l'histidine) ;

Les neuropeptides : Neuromédiateurs classiques (sécrétés par


le système neuronal) ou Neuromédiateurs à dualité
fonctionnelle : sécrétés par des cellules aux
caractéristiques à la fois neuronales et endocrines
(neuromédiateurs et hormones).

2023-2024 129
Les Cytokines :

Molécules diffusibles (de nature polypeptidique et


glycoprotéinique), sécrétées par les cellules de l’organisme, plus
particulièrement les cellules du système immunitaire : lymphocytes T et
macrophages ;

NB. Le terme cytokine remplace des termes anciens : monokines (de


monocytes), lymphokine, et interleukine (communication entre deux
leucocytes).

Plusieurs types de cytokines, malgré des similitudes


structurales et fonctionnelles. Elles portent des noms variés.
Leur découverte par des disciplines différentes (biologie cellulaire,
virologie, hématologie, immunologie, oncologie) explique le fait que leur
nomenclature ne soit pas encore unifiée.

Deux, voire trois superfamilles, en fonction de la


structure de leurs récepteurs de surface : superfamilles des
récepteurs de type I, II et III. On les groupe aussi, parfois en
familles. Dans ce cas, on peut distinguer six grandes familles :

2023-2024 130
Les différents types de Cytokines :
Les interleukines (IL) : C’est la plus grande famille, avec plus d’une
vingtaine de cytokines : différentes sur le plan biochimique et fonctionnel ;
interviennent dans la régulation du système immunitaire en stimulant
la prolifération et la différenciation des cellules immunitaires.
NB. A titre d’exemples : Sous l’effet de l’activation par un antigène, IL2
stimule la prolifération des lymphocytes T et B ; IL4, IL5 et IL6 stimulent la
prolifération des lymphocytes B.
Les chimiokines ou Chemokines (Chemoattractant cytokines) : Elles
jouent le rôle de chimiotactisme au cours d'une inflammation. Elles
attirent les leucocytes et les macrophages vers le site inflammatoire.
Les interférons (IFN) : Trois classes d'interférons (alpha, bêta et gamma) :

❑ L'IFNα est sécrété par les cellules infectées par un virus. Il provoque ainsi la
production de protéines pour inhiber la réplication virale ;

❑ L'IFNβ est sécrété par les lymphocytes T (T helpers ou Th et T cytotoxiques


ou Tc) lorsqu'ils décèlent la présence d'un virus, d'une bactérie, d'un
parasite dans d'autres cellules ou de cellules cancéreuses ;

❑ L'IFNγ stimule l'expression du complexe majeur d'histocompatibilité


(CMHII) des cellules présentatrices d'antigènes (CPA) comme les
macrophages ou les cellules dendritiques.

2023-2024 131
Les différents types de Cytokines :

Les facteurs TNF (Tumor Necrosis Factor) : Il existe


deux types de facteurs TNF (alpha et bêta). Ils jouent
un rôle important dans la cytotoxicité tumorale ;

Les CSF (Colony Stimulating Factor) : Les CSF


favorisent l’hématopoïèse en stimulant la
prolifération des cellules souches pluripotentes
représentant les différentes lignées sanguines. Ils activent
les leucocytes arrivés à maturité ;

Les TGF (Transforming Growth Factor) : Il existe deux


formes de TGF (alpha et bêta). Le TGFα intervient (en tant
que facteur de croissance) dans le processus de cicatrisation.
Le TGFβ, selon les cas, stimule ou inhibe la prolifération
cellulaire.
2023-2024 132
Les fonctions des Cytokines
:
Elles interviennent dans le contrôle de l'hématopoïèse et la
production des érythrocytes, des plaquettes, des
basophiles, des éosinophiles, des neutrophiles, des
monocytes, des lymphocytes B et des lymphocytes T ;

Elles interviennent dans le contrôle de la prolifération des


lymphocytes T activés par un antigène ;

Elles interviennent comme signaux d’alarme au cours de


la réponse inflammatoire, suite à une lésion tissulaire ;

Elles interviennent comme facteurs à l’origine du


chimiotactisme des neutrophiles au cours de l'inflammation :
Interleukine 8 (IL8) et Neutrophil Chemotactic Factor (NCF).

2023-2024 133
Les fonctions des Cytokines :
Elles interviennent dans la régulation de l’immunité
cellulaire :

❑ Une cytokine donnée peut


être à l’origine de
plusieurs effets biologiques
différents (pléiotropie) ;

❑ Des cytokines différentes


peuvent être à l’origine des
mêmes effets biologiques sur
une cellule donnée
(redondance).

2023-2024 134
Les fonctions des Cytokines :
Elles interviennent dans la régulation de l’immunité
cellulaire :
❑ Deux ou plusieurs
agissen ensemble cytokines
(action de
t ou de manière opposée
synergie) antagonique) : IL1
(action
(interleukine pro inflammatoire) est
une cytokine antagoniste de l’IL10
(interleukine inflammatoire) ; ;

❑ Une cytokine en agissant


sur une cellule donnée peut
provoquer la production
d'une ou plusieurs
cytokines (effet en cascade).
Figure II.3 : Modalités d’action des cytokines (synergie
et effet en cascade). (Source : M. Gilbert, pour Fac Bio,
2005)

2023-2024 135
MODULE 3 ( d e r n i e r c h a p i t r e )

CYCLE CELLULAIRE ET RÉGULATION

2023-2024 136

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