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Cours 4ème année médecine Dr.

NADJI Karima
Service de [Link] SBA

Effets sur l’appareil respiratoire de la


pollution atmosphérique

Plan :
I. Introduction-généralités
II. Epidémiologie
III. Définition de la pollution atmosphérique
IV. Principaux polluants en cause
V. Quelles sont les personnes les plus sensibles à la pollution
atmosphérique ?
VI. Effets à court terme des pics de pollution atmosphérique
VII. Effets à long terme des pics de pollution atmosphérique
VIII. Effets spécifiques des principaux polluants atmosphériques
IX. Pollution atmosphérique et pathologies pulmonaires
spécifiques
X. Protection contre la pollution atmosphérique
XI. Conclusion
I. Introduction-généralités :
La pollution atmosphérique est composée d’un mélange complexe d’éléments gazeux, liquides et
solides,on distingue :
• les polluants primaires : - oxyde d’azote,
- le dioxyde de soufre
- et des particules émises par le trafic routier et les
industries
• les polluants secondaires : - l’ozone
- particules résultant de la transformation
physicochimique des polluants primaires
Plusieurs polluants, particulièrement l’ozone et les particules, sont directement responsables d’effets
délétères sur la santé respiratoire à la fois lors des pics de pollution et en cas d’exposition chronique
II. EPIDEMIOLOGIE :
- problème de santé publique.
- la pollution atmosphérique exerçait des effets délétères sur la santé humaine et plus
particulièrement sur le système respiratoire au cours de la première partie du siècle dernier, suite à
des épisodes de pollution atmosphérique inhabituellement sévères ayant entraîné une forte mortalité
- L’exposition chronique aux particules notamment est associée à :
- augmentation de la mortalité totale
- de la mortalité par maladie cardiorespiratoire
- l’incidence des cancers bronchiques
- une réduction de la croissance pulmonaire chez l’enfant.
III. Définition de la pollution atmosphérique :
Une définition a été proposée par le Conseil de l’Europe en 1967 :
« Il y a pollution atmosphérique lorsque la présence d’une substance étrangère ou une
variation importante dans la proportion de ses constituants est susceptible de provoquer
un effet nuisible compte tenu des connaissances scientifiques du moment ou de créer
une nuisance ou une gêne ».
III. Principaux polluants en cause :
Les polluants primaires :
directement issus des sources de pollution principalement industrielle et automobile :
-les oxydes de carbone
-des oxydes de soufre
- des oxydes d’azote
-des hydrocarbures
-des composés organiques volatils
-des particules.
Ces polluants primaires peuvent se transformer en polluants dits secondaires
Polluants secondaires :
- l’ozone
- autres photochimiques (nitrates de peroxyacétyle, aldéhydes,
cétones,etc.),
- les aérosols acides (H2SO4, HNO3, etc.).
- particules secondaires formées à partir de la transformation
physicochimique de gaz,(nitrates et de sulfates)
V- Quelles sont les personnes les plus sensibles à la pollution atmosphérique ?
- les personnes âgées
- les personnes vivant dans des conditions socioéconomiques difficiles
- maladie respiratoire chronique préexistante (asthme, BPCO, insuffisance respiratoire
chronique...),
- maladie coronarienne, insuffisance cardiaque
- les enfants, qui en général passent plus de temps à l’extérieur que les
adultes.
- les fumeurs sont à risque accru d’événements cardiovasculaires liés à la
pollution atmosphérique
- susceptibilité individuelle, possiblement au moins en partie génétique, en particulier sur
l’ozone.
VI. Effets à court terme des pics de pollution atmosphérique :
• Les effets du changement d’un jour à l’autre de la qualité de l’air sur l’état
de santé de la population, appréciés selon divers indicateurs :
• mortalité, consultations en urgence, hospitalisations, absentéisme,
symptômes.
• Les principales études ont apporté des résultats consistants, ce qui renforce
considérablement l’argument causal entre pollution et effets sanitaires.
Exemples :
Le projet APHEA :
• a porté au total sur une population de plus de 43 millions de personnes vivant dans 29
villes européennes (et à Tel-Aviv).
Résultats :
- Augmentation journalière de mortalité à 0,6 % pour une augmentation de 10μg/m3 des
PM10
• Chez l’enfant de moins de 14 ans, les admissions hospitalières pour asthme augmentent
de 1,2 % par augmentation de 10 μg/m3 des PM10.
• Chez les personnes de plus de 65 ans, les admissions hospitalières augmentent de 1,0 %
pour asthme ou (BPCO) et de 0,5 % pour maladies cardiovasculaires par augmentation
de 10 μg/m3 des PM10
- augmentation de la mortalité de 2,9 % par augmentation de 50 μg/m3 d’ozone.
Le projet NMMAPS :
50 millions de personnes vivant dans les 20 plus grandes villes des États-Unis.
Résultats :
- chaque augmentation de 10 μg/m3 de la concentration dans l’air de
PM10 entraîne une augmentation de mortalité totale de 0,21 % et de 0,31 % pour la mortalité
cardiopulmonaire.
- augmentation des admissions hospitalières de: 1,5 % pour BPCO ,1,1 % pour cause cardiovasculaire
pour une augmentation de 10 μg/m3 des PM10.

VII . Effets à long terme de la pollution atmosphérique


Il est difficile dans les études à long terme de distinguer les effets aigus des effets chroniques.
Exemples :
• Le projet « American Cancer Society Study » (ACS) :
Suivi jusqu’à 500 000 adultes résidant dans les 50 États américains.
Résultat :
chaque augmentation de 10 μg/m3 de la concentration moyenne en PM2,5 s’accompagne
d’une augmentation de 4 % de la mortalité totale, de 6 % de la mortalité cardiopulmonaire, de 8 % de la
mortalité par cancer bronchique.
La mortalité est associée le plus fortement aux PM2,5, aux particules de sulfate, et au SO2. Il y a également
une association entre mortalité et niveaux estivaux de concentration d’ozone.

[Link] spécifiques des principaux polluants atmosphériques


- les effets biologiques de nombreux agents polluants ont souvent des mécanismes
communs : stress oxydatif, inflammation, induction d’un état procoagulant, dysfonction
du système nerveux autonome...
- L’ozone, les oxydes d’azote et les particules possèdent en particulier des propriétés
oxydantes puissantes contribuant au développement d’une réaction inflammatoire
pulmonaire et systémique pouvant expliquer un certain nombre d’effets non respiratoires
de certains agents polluants avec une possibilité d’effet toxique direct par passage
sanguin.

IX. Pollution atmosphérique et pathologies pulmonaires spécifiques :

1- Toux chronique
• L’exposition à la pollution atmosphérique pourrait être responsable de toux chronique
indépendamment d’un effet passant par un asthme ou une BPCO.
• Il existe des données convaincantes impliquant les oxydes d’azote et le SO2.
2- Asthme
• les pics de pollution atmosphérique, notamment à l’ozone, aux oxydes d’azote, aux
particules et au SO2, augmentent les recours en urgence pour crise d’asthme.
• existence d’une augmentation modeste de la prévalence de l’asthme induite par
l’exposition chronique à la pollution atmosphérique chez l’enfant et chez l’adulte .
• Les polluants impliqués dans cet effet sont les particules, dont les particules Diesel
• la pollution atmosphérique aggrave l’asthme, augmente le nombre de crises et diminue
le degré de contrôle des asthmes sous traitement. Elle exerce un effet adjuvant sur les
différents facteurs qui conditionnent la gravité de la maladie.
• la pollution atmosphérique locale, liée à la proximité d’une voie de circulation à haut
trafic, augmente l’incidence de l’asthme
3- Bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO):
• Comme dans l’asthme, il existe des données robustes associant pics de pollution
atmosphérique et exacerbations de BPCO (appréciées sur l’augmentation des
symptômes, l’augmentation des admissions hospitalières pour exacerbation et la
mortalité associée à la BPCO).
• Sont impliqués dans ces effets à court terme le SO2, le NO2, l’O3 et les PM10
6 à 9 % des admissions hospitalières pour exacerbation de BPCO pourraient trouver leur origine dans
la pollution atmosphérique.
4- Cancer bronchique :

Le lien entre la pollution de l'air et le cancer du poumon est bien établi : 6 à 11 % des décès
par cancer du poumon seraient attribuables à l'exposition chronique aux particules fines, 5 % à 10 %
seraient dus au radon issu des irradiations naturelles des sols granitiques d'habitations

X. Protection contre la pollution atmosphérique :


• Aux États-Unis et en Europe occidentale, des programmes de réduction des émissions primaires
(notamment SO2, oxydes d’azote, particules, CO) ont été mis en place par les autorités.
• Par ailleurs, les progrès technologiques ont considérablement amélioré les performances des
moteurs à combustion des véhicules automobiles ; les plus modernes émettent moins d’agents
polluants.
• Cependant, il persiste de hauts niveaux de pollution atmosphériques dans les grands centres
urbains du fait de l’accroissement considérable du trafic routier.
• Il importe donc de poursuivre la surveillance de la qualité de l’air et la mise en place de
mesures de réduction des émissions polluantes.

XI. Conclusion:

• La principale source des agents polluants dans nos villes est la combustion des énergies fossiles,
notamment liée au trafic automobile.
• Les données les plus récentes démontrent que le fait de vivre à proximité d’un grand axe routier
expose à des effets nocifs sur la santé cardiorespiratoire.
• plusieurs polluants, dont l’ozone et les particules, sont directement responsables d’effets
délétères sur la santé respiratoire.
• l’exposition chronique aux particules est associée à une augmentation de la mortalité totale, de
la mortalité par maladie respiratoire, notamment le cancer bronchique, mais aussi à une
réduction de la croissance pulmonaire chez l’enfant.
• Les effets néfastes des polluants sur la santé existent pour les niveaux couramment observés de
pollution atmosphérique dans nos villes, malgré les progrès ces dernières années dans le
domaine de la qualité de l’air.

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