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Question CSE

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Question CSE

1)Quel est le rôle d’une ATSEM ?

L’ATSEM ou Agent Territorial Spécialisé des Ecoles Maternelles est placé sous la double
responsabilité du maire de la commune et du/de la directeur/trice de l'école.

Il assiste le personnel enseignant pour l'accueil, la surveillance et l'hygiène des enfants. Il a en


charge la préparation et la mise en état de propreté des locaux et du matériel servant
directement à ces enfants. Il peut également participer à la mise en œuvre des activités
pédagogiques prévues par les enseignants et sous la responsabilité de ces derniers.

Par ailleurs, l'ATSEM peut être chargé de la surveillance de la restauration scolaire et de


l’animation des temps périscolaires.

Il est un membre à part entière de la communauté éducative.

2) Quelles sont les préconisations en matière de "collation" à l'école maternelle ?

« Dispositif des petits déjeuners » de l’éducation nationale. Celui-ci donne un cadre aux
apports alimentaires diverses sur le temps d’école. (Source Eduscol). Ce dispositif est
généralisé dans les écoles de REP et REP+ depuis la rentrée 2019.

1 - Des petits déjeuner à l’arrivée des élèves pour ceux qui n’auraient pas la possibilité d’en
prendre un chez eux (garantir au quotidien les droits fondamentaux des enfants et lutter contre
la pauvreté).

Dans ce cas le petit déjeuner doit être complet et équilibré et en lien avec l’éducation à
l’alimentation avec en maternelle des activités ritualisées autour du petit déjeuner, des
devinettes, et mise en scène de petit déjeuner et activités autour notamment de l’hygiène
bucco-dentaire.

2 – La collation matinale de 10h : il est rappelé qu’elle n’est ni obligatoire, ni systématique


car non justifié par un argument nutritionnel. La prise d’un petit déjeuner quotidien doit être
encouragée.

3 – les autres prises alimentaires, sil elles restent occasionnelles offrent un moment de
convivialité qui est à maintenir avec en maternelle un travail autour de la préparation des
aliments, de la sensibilisation aux apports nutritionnels des différents types d'aliments
(notamment en termes de sucres et graisses en maternelle) en prévoyant la participation des
familles le cas échéant.

Dans tous les cas, cet apport alimentaire doit se faire dans le strict respect des PAIs éventuels.
3) Les activités pédagogiques complémentaires (APC) : quels sont les élèves concernés
par ce dispositif ? Sur quoi porte-t-il ? Et comment est-il organisé au niveau des
enseignants ?

Les APC (Activités Pédagogiques Complémentaires) concernent les élèves dès la maternelle,
et plus spécialement les élèves les plus fragiles, dans la maitrise des apprentissages
fondamentaux. Depuis 2018, les APC sont proposées exclusivement dans le domaine de
la maîtrise du langage et de la lecture. Les clubs et ateliers de lecture sont notamment
encouragés.

Mais en 2020/2021, on a un ajustement des APC en fonction du contexte particulier


(confinement de mars/avril) : la circulaire de rentrée précise qu’« À l'école primaire, les
heures d'activités pédagogiques complémentaires (APC) sont destinées en priorité aux
élèves qui maîtrisent le moins les compétences de l'année précédente. »

Les APC se déroulent en dehors des heures scolaires, l’accord des représentants légaux est
donc obligatoire. Pour les enseignants, il s’agit d’une obligation de service, à hauteur de 36
heures par an.

En conseil des maitres, les enseignants définissent des modalités d’organisation en lien
notamment avec le projet d’école, mais aussi en tenant compte des contraintes éventuelles -
transport scolaire, cantine, garderie, périscolaire… C’est l’IEN qui valide ensuite
l’organisation proposée.

4) Le RASED, Dans quel cas et comment y faire appel ?

Si un élève a des difficultés scolaires persistantes dans son apprentissage ou son


comportement et qu’il est jugé que la mise en place de dispositifs pédagogiques de
différenciation, la participation aux APC ou à un SRAN ne suffisent pas, il est possible de
faire appel au réseau d’aides spécialisées aux élèves en difficultés. « Les personnels des
RASED apportent l’appui de leurs compétences aux équipes pédagogiques des écoles ».

L’enseignant, avec accord des représentants légaux, adresse sa demande, concernant l’élève
en difficulté, au Pôle Ressource de la Circonscription piloté par l’inspecteur de l’Education
Nationale.

Le Rased est l’une des composantes du Pôle Ressource. Cette sollicitation n’est pas
incompatible avec la mise en place de dispositifs pédagogiques spécifiques : différenciation,
APC, SRAN, PPRE, PPA, PPS.

5) Qu’est-ce qu’un enseignant spécialisé ?

On appelle « enseignant spécialisé » un enseignant qui travaille auprès d’enfants présentant de


grandes difficultés d’apprentissage, ou d’enfants en situation de handicap.

Les enseignants spécialisés sont titulaires d’un certificat d’aptitude professionnelle aux
pratiques de l’éducation inclusive (CAPPEI), commun aux enseignants du premier degré et du
second degré.

Le référentiel de 2017 précise qu’ils peuvent :


1/ exercer dans le contexte professionnel spécifique d’un dispositif d’éducation inclusive.
Les enseignants spécialisés peuvent être nommés sur différents postes : dans un RASED, mais
aussi dans une classe « autisme » ou dans une classe accueillant des élèves avec un autre
handicap au sein d'une école, dans une ULIS, dans une classe en IME (Institut médico-
éducatif), en SEGPA, en milieu carcéral, ou encore sur un poste d’enseignant référent.

2/ exercer une fonction d’expert de l’analyse des besoins éducatifs particuliers et des
réponses à construire - par exemple auprès de la MDPH ou pour définir les besoins en
formation des enseignants et des AESH.

3/ exercer une fonction de personne ressource pour l’éducation inclusive dans des
situations diverses. Ils ont une fonction de conseil auprès des enseignants, et aussi auprès des
parents, notamment lors des réunions institutionnelles. Ils sont membres de l’équipe
éducative.

6) Quel est le temps de travail d’un PE ?

Le temps de travail d’un professeur des écoles se décompose en 2 temps :

1) les obligations de service, qui sont fixées par le décret de 2008, modifié en 2017 :- 24h
d’enseignement hebdomadaire + 108 heures annuelles, soit 3h en moyenne par semaine

2) le temps consacré à la préparation de la classe, à la correction des productions des


élèves, mais aussi à l’évaluation et au suivi personnalisé des élèves.

Selon une étude publiée par la DEPP en 2013, les enseignants du 1er degré déclarent travailler
en moyenne 44h/semaine.

7) L’école obligatoire des 3 ans, Où en est-on ? Qu'en pensez-vous ?

« La loi « Pour une école de la confiance » (loi du 26 juillet 2019) a abaissé l’instruction
obligatoire dès l’âge de 3 ans dès la rentrée 2019, considérant que la maternelle, école du
langage, est une étape fondamentale dans les apprentissages. Le développement du langage
permet par ailleurs de réduire les inégalités sociales.

A ce jour ce n’est pas l’école qui est obligatoire, mais l’instruction. Ceci pourrait changer à la
rentrée 2021, suite à l’allocution du président de la République de début octobre 2020. »

8) Vous êtes contre les notes : comment argumenteriez-vous auprès de vos collègues,
auprès des familles pour défendre leur suppression dans l’évaluation ?

L’évaluation positive, qui reste préconisée par le ministère de l’Éducation nationale, va dans
le sens de la suppression de la note à l’école primaire.

A quoi et à qui servent les notes ? Elles permettent une comparaison entre les élèves et un
classement qui peut intéresser les familles, mais elles ne font pas partie du processus
d’apprentissage, dans le sens où elles ne permettent pas à l’élève de progresser.

La note ne constitue pas une mesure fiable, car l’enseignant ne dispose pas d’un étalon et se
contente donc le plus souvent de comparer les productions des élèves entre elles.
Or cette comparaison est parasitée par différents effets mis en évidence par les
docimologues : effet d’ordre (les premières copies sont évaluées plus sévèrement), effet
d’ancrage (une même copie est évaluée différemment selon qu’elle arrive après une copie
jugée bonne ou mauvaise), effet de source (la notation est influencée par ce que l’enseignant
sait de son élève), effet de la place des erreurs dans la copie (des erreurs en début de copie
donnent une impression défavorable a priori).

9) Quelles sont les grandes lignes du texte de 2016, actualisé en 2019, qui définit les
modalités d’évaluation des élèves ?

- Le texte réaffirme un enjeu de l’évaluation : permettre à l’élève d’identifier ses acquis et


ses difficultés afin de pouvoir progresser.

- On évalue des connaissances et des compétences, avec des attendus de fin de cycle qui se
veulent lisibles pour les enseignants, les élèves et leurs familles.

-modalités d’évaluation sont laissées à l’appréciation des enseignants.


Elles sont cependant orientées vers certaines pistes : L’observation régulière des élèves, la
pratique de l’évaluation après un temps d’apprentissage suffisamment long, la mise en valeur
des productions et des réussites des élèves, sont valorisées par le texte. Il s’agit là des grandes
lignes d’une évaluation positive, permettant à l’élève de progresser, et non d’une évaluation
sanction.

-Le niveau de maîtrise des compétences est évalué selon une échelle de référence à quatre
niveaux : maîtrise insuffisante, maîtrise fragile, maîtrise satisfaisante et très bonne maîtrise

-Un livret scolaire unique (LSU), du CP à la troisième, est créé pour chaque élève. Il s’agit
d’un outil numérique qui doit être consulté facilement par les familles, et qui permet de faire
du lien entre les différents cycles.

- Une évaluation des acquis des élèves en français et en mathématiques, est organisée au
début des classes de CP et de CE1.

Elle répond à un triple objectif :

*« fournir aux enseignants des repères des acquis de leurs élèves, compléter leurs constats et
leur permettre d’enrichir leurs pratiques pédagogiques »

*« doter les "pilotes de proximité" - recteurs, DASEN, IA-IPR, IEN, chefs d’établissement -
d’indicateurs leur permettant de mieux connaître les résultats et d’adapter leur action
éducative ».

*disposer d’indicateurs permettant de mesurer, au niveau national, les performances du


système éducatif (évolutions temporelles et comparaisons internationales).

10) Comment définiriez-vous la motivation scolaire ?

Selon R. VIAU « c’est l’ensemble des déterminants qui poussent l’élève à s’engager
activement dans le processus d’apprentissage, à adopter les comportements qui le conduiront
vers la réalisation de ses objectifs et à persévérer devant les difficultés. »
11) Quels peuvent être les signes d’une absence de motivation ?

• L’élève remet son travail à plus tard

• Il choisit la voie la plus facile et la plus rapide

• Il refuse d’essayer de faire une activité, ou abandonne rapidement et ne réessaie pas

• Il explique son échec par son incapacité

• Il rejette le blâme sur les autres

• Démobilisé, il se désintéresse de ce qui se fait en classe et masque son incapacité à faire par
de l’agitation, des transgressions à la règle.

12) Quels sont les choix pédagogiques qui peuvent influer sur la motivation des élèves ?

•Les tâches scolaires gagneront à être présentées comme des défis, mais comme des défis
réalistes. Elles ne devront donc être ni trop faciles, ni trop difficiles, car l’élève se désintéresse
de ce qui ne lui a coûté aucun effort comme de ce qu’il a été dans l’incapacité totale
d’accomplir.

•Les apprentissages doivent avoir du sens pour motiver les élèves : il faut que l’élève
comprenne à quoi sert ce qu’on lui enseigne.

• La diversification des tâches au sein d’une même activité permet de conserver l’attention et
la motivation des élèves.

• Une activité motivante s’inscrit dans une séquence logique, c’est-à-dire qu’elle a un lien
avec ce qui a été fait précédemment.

• Modalités d’évaluations claires, objectives et explicites, reconnaissance commune de la


place centrale du rôle de l’erreur dans les apprentissages, pratique de l’évaluation formative.

• L’enseignant peut également préconiser quelques stratégies qui pourront aider l’élève à
conduire une tâche à son terme : diviser son travail en plusieurs parties, entrecouper les
activités difficiles par des activités plus faciles. Se montrer explicite dans ses objectifs et ses
attentes permet d’éviter les non-dits et les interprétations, sources d’échec chez l’élève.

• La possibilité de faire des choix (Ex : choisir la poésie à apprendre parmi les trois qui sont
proposées par l’enseignant, travailler à son rythme, avec un plan de travail individualisé)

13) Pourquoi le modèle transmissif ne permet-il pas de mettre tous les élèves en situation
de réussir ?

Gérard Barnier, formateur à l’ESPÉ d’Aix-Marseille, parle de « schéma de remplissage » :


l’enseignant déverse les connaissances, l’élève est un contenant qui mémorise les savoirs
transmis. Pour ce faire, il doit être attentif et faire preuve de suffisamment de réflexion pour
assimiler les contenus. Il doit également être suffisamment proche de la « culture scolaire »
pour capter le message véhiculé par l’enseignant. Tous les apprenants reçoivent les contenus
au même moment, leurs rythmes d’apprentissage ne sont pas pris en compte. Ce modèle
induit une forme de passivité et de dépendance de l’élève vis-à-vis du professeur : il écoute
sans s’approprier lui-même les savoirs.

14) Quels sont les arguments des détracteurs de la scolarisation des tout-petits ?

Le linguiste Alain Bentolila  la scolarisation des enfants à deux ans ne serait pas bonne car
les conditions d’accueil ne permettraient pas des interactions de qualité, favorisant la
construction du langage de l’enfant.

Les conditions d’accueil des jeunes enfants ne seraient pas d’une qualité suffisante : peu
d’adultes encadrant un groupe d’enfants trop important, manque de formation de ces
professionnels, espaces, matériel et rythmes non adaptés aux tout-petits.

Dans les années 60, Françoise Dolto affirmait déjà que le fossé entre deux et trois ans est le
même qu’entre 12 et 25 ans.

Plus récemment, en 2014, Myriam Szejer, pédopsychiatre à la maternité de l’hôpital Foch à


Suresnes, allait plus loin : « Pour la majorité des enfants, l’école à 2 ans, c’est trop violent. Ils
ne sont pas ou presque pas propres, ils ne parlent pas ou mal. Ils ont besoin de bouger. Or, on
va leur demander de s’asseoir. Ils ont besoin de communiquer et on va leur demander le
silence. Bref, l’école n’est pas faite pour les moins de 3 ans. Il leur faut des structures
adaptées. ». À quoi elle ajoutait : « L’apprentissage précoce, c’est du conditionnement. Deux
ans, ce n’est pas la période des apprentissages, mais celle de la construction interne. »

S’ajoute à ces analyses la crainte que certaines familles envoient leur enfant si tôt à l’école
pour une mauvaise raison : l’obtention d’un mode de garde gratuit.

15) Corriger avec des smileys ?

Les smileys introduisent une dimension affective dans l’évaluation, qui n’a pas lieu d’être en
classe. La motivation à apprendre n’est plus générée par la curiosité, le défi personnel, la
satisfaction personnelle ou encore l’échange avec les pairs et l’adulte mais seulement par le
regard et la satisfaction de l’autre.

En outre, malgré sa simplicité, ce système n’est pas lisible. Il ne permet pas à l’élève
d'identifier ses acquis et ses difficultés afin de pouvoir progresser. Ainsi, il ne permet pas de
valoriser les progrès.

16) Qu'est-ce qu'une ULIS ? Comment fonctionne-t-elle ?

Une ULIS est une unité spécialisée pour l'inclusion scolaire. Elles sont implantées dans des
écoles, des collèges ou des lycées ordinaires.
Elles permettent la scolarisation d'élèves en situations de handicap.
C’est la CDAPH (Commission des droits de l'autonomie des personnes handicapés) qui
prononce l’orientation en ULIS, dans le cadre du projet personnalisé de scolarisation. Les
familles sont associées à la prise de décision. Le PPS peut prévoir l'attribution d'un
accompagnant des élèves en situation de handicap (AESH).
L’enseignant affecté sur le dispositif est nommé coordonnateur de l’Ulis. Il assure les
regroupements des élèves, mais il veille aussi à favoriser les temps d’inclusions individuelles
dans les autres classes de l’école ou du collège. Les enseignants coordonnateurs en sont en
principe titulaires du CAPPEI.

17) L'évaluation fait partie de la liberté pédagogique. Mais comment faire pour se
mettre d'accord au sein de l'équipe enseignante sur les modalités ?

« La liberté pédagogique de l'enseignant s'exerce dans le respect des programmes et des


instructions du ministre chargé de l'éducation nationale et dans le cadre du projet d'école ou
d'établissement avec le conseil et sous le contrôle des membres des corps d'inspection »

Il en découle directement un certain nombre d’obligations pour les pratiques de l’évaluation


en classe :

- Les évaluations nationales de CP et de CE1 sont obligatoires

- Le principe d’une évaluation positive dans les évaluations au quotidien, dont les
modalités sont laissées à l’appréciation de chaque enseignant

- L’utilisation des documents nationaux pour les bilans - LSU, notamment.

C’est en tenant compte de ces éléments, que les enseignants sont amenés à échanger, pour se
mettre d’accord sur les pratiques, lors des différents conseils prévus à l’école. L’objectif est
de garantir un parcours cohérent et lisible pour les élèves et leurs familles.

18) Citez des éléments caractéristiques du climat scolaire.

• les relations entre les personnes : respect et valorisation de la diversité, participation des
élèves à la prise de décisions, collaboration et entraide, investissement de la communauté
scolaire dans son ensemble, prise en compte des problématiques familiales, soutien et
disponibilité de l’administration ;
• l’enseignement et l’apprentissage : qualité et exigence de l’enseignement, place accordée à
la notion de besoin et à la pédagogie différenciée, à l’apprentissage social, valorisation de la
participation, de la créativité, sens donné aux apprentissages, notamment par la mise en œuvre
de l’interdisciplinarité, formation continue des enseignants ;
• la sécurité : sécurité physique (avec des règles et des réponses claires à leur violation) et
affective (apprentissage de la tolérance, résolution des conflits).
• l’environnement physique : architecture, esthétisme et propreté des locaux, diversité et
adaptation des équipements.
• le sentiment d’appartenance : le fait de se sentir lié à un groupe, par un système de normes
et de valeurs partagées.
• la réaction face aux comportements à risques : Ex-« jeux dangereux » (jeu du foulard par
exemple)
• l’attention portée par l’école à la vie familiale : respect de l’environnement et de la culture
familiale des élèves

19) La copie : Exercice ou punition ?

La copie fait partie des apprentissages à mettre en place dès le cycle 1. Les programmes
détaillent les compétences à développer progressivement auprès des élèves, tout au long des 3
cycles. Copier un texte d’une dizaine de lignes est un attendu de fin de cycle 2, en lien avec
l’écriture et la lecture.

Il n’est donc pas adapté de faire d’un apprentissage une punition, même si cette pratique
existe encore dans les classes.

20) Quelles sont les valeurs de la République ? Doit-on enseigner la


Marseillaise ? Expliquez pourquoi le drapeau français est bleu-blanc-rouge.

Les quatre valeurs et principes majeurs de la République française sont la liberté, l'égalité, la
fraternité et la laïcité. S’en déduisent la solidarité, l’égalité entre les hommes et les femmes, ainsi
que le refus de toutes les formes de discriminations.

Au CE2, « les élèves savent chanter par cœur le premier couplet de la Marseillaise ». Au CM1, « Les
élèves découvrent le contexte historique de la création du drapeau tricolore et de la Marseillaise. Ils
savent chanter par cœur un ou plusieurs couplets de la Marseillaise en public. »

Le drapeau tricolore est né sous la Révolution française, de la réunion des couleurs du roi (blanc) et
de la ville de Paris (bleu et rouge)

22) "L'éducation à la sexualité à l'école primaire, que pouvez-vous nous en dire ?"

En classe, au cycle 2 et au cycle 3 (Le cycle 1, l’école maternelle, n’est pas concerné), le PE doit
aborder deux champs distincts :

- En Sciences et technologie, les aspects biologiques

- En EMC, les aspects émotionnels et sociaux - estime de soi et émotions, égalité filles - garçons,
discriminations, prévention des violences sexuelles, du harcèlement… Certains de ces aspects seront
aussi traités au fil des situations rencontrées en EPS, en histoire, etc.

La circulaire de 2018 précise que les modalités retenues pour la mise en œuvre seront présentées
lors du conseil d'école et portées à la connaissance des parents d'élèves lors de la réunion de
rentrée. Il est important d’informer les parents, parce que quand on traite de ces sujets en classe,
cela suscite beaucoup de questions de la part des enfants. C’est donc aussi le moment d’en parler à
la maison ! En outre, selon le contexte de l’école, certains parents peuvent se montrer hostiles à ce
type d’enseignement. Il conviendra de les rassurer en leur expliquant précisément ce qui va être
abordé en classe. Le programme de cycle 3 de sciences : « Décrire et identifier les changements du
corps au moment de la puberté.

- Modifications morphologiques, comportementales et physiologiques lors de la puberté.

- Rôle respectif des deux sexes dans la reproduction. »

23) La réserve citoyenne ?

Selon, le site du ministère de l'éducation nationale," la réserve citoyenne l'Éducation nationale vise à
permettre à l'École de trouver parmi les forces vives de la société civile des personnes qui s'engagent
aux côtés des enseignants et des équipes éducatives pour la transmission des valeurs de la
République."
La Réserve citoyenne de l’Éducation nationale est ouverte à toutes les personnes majeures :
bénévoles d'associations, jeunes, notamment étudiants, volontaires et anciens volontaires du service
civique, élus, retraités, salariés d'entreprises ou personnels de la fonction publique, professions
libérales, réservistes de l'armée, délégués départementaux de l'Éducation nationale, etc.
Elle permet aux enseignants illustrer leur enseignement ou leurs activités éducatives, notamment en
matière : d'éducation à la citoyenneté et à la laïcité; d’éducation à l'égalité entre filles et garçons; de
lutte contre toutes les formes de discriminations; de lutte contre le racisme et l'antisémitisme; de
rapprochement de l'école et du monde professionnel; d’éducation aux médias et à l'information.

24) Quels sont les quatre piliers de l’apprentissage, tels que les définissent les chercheurs en
neurosciences – Dehaene ou Houdé par exemple ?

1. L’attention : On ne peut se concentrer que sur une seule tâche à la fois. L’élève doit être
concentré.

2. L’engagement : Expliquer aux élèves ce qu’on attend d’eux, quel est l’objectif de telle ou telle
activité, le critère de réussite, ou encore travailler à partir de situation-problème, organiser des
défis… C’est au PE que revient la tâche de réfléchir et de créer des situations propices à
l’engagement de ses élèves.

3. Le retour d’information : Connaitre ses erreurs pour mieux les dépasser.

4. La consolidation : Automatisation par la répétition et l’entrainement.

25) Un parent d'élève vient vous voir, mécontent, en disant que son enfant passe déjà beaucoup
de temps sur les écrans et qu'il n'a pas besoin que l'école lui permette d'augmenter sa
consommation d'écran.

Comment réagissez-vous ? Pourquoi ?

Le numérique fait partie des programmes - à la fois comme outil et support (vecteur) - pour
produire des écrits, pour s’entrainer, pour découvrir, explorer… , mais aussi comme objet d’étude
avec notamment des actions de prévention des risques liés à l’utilisation d’internet -
cyberharcèlement, pornographie en ligne, etc. ou encore dans un autre registre, l’initiation à la
programmation. Tout cela fait l’objet d’un enseignement précis, qui s’inscrit dans un cadre - les
programmes, mais aussi le CRCN, avec des compétences à évaluer tout au long de la scolarité, et plus
particulièrement au CM2.

26) Tommy est violent avec ses camarades. Il les tape, il les mord, il les insulte…
Que faire dans ce cas, vous demande le jury?

1/Le premier axe pour gérer les comportements déviants est d’essayer de les éviter : pour cela la
prévention est primordiale. L’équipe pédagogique tout en étant bienveillante et rassurante, doit
rendre visible un cadre éducatif cohérent et sécurisant. Tous les adultes doivent avoir le même
discours, la même rigueur. La place des parents est essentielle, les rencontres doivent être régulières.
Dans la classe le PE mettra tout en œuvre pour permettre aux enfants, et plus particulièrement aux
plus fragiles/agités/violents, d’être rassurés, de se sentir en sécurité, d’être bien à l’école,
d’apprendre...

Quelques pistes : Mettre en place de rituels entre les activités, proposer des emplois du temps et des
activités différents/personnalisés, enseigner l’expression et la gestion des émotions, utiliser des
codes/des règlements pour réguler le bruit dans la classe, prévoir des espaces de repos/d’isolement,
proposer des temps de relaxation, mettre en place des contrats d’engagement, adapter son langage,
différencier…

2/Le deuxième axe à envisager est la gestion d’un élève en situation de crise lorsqu’elle survient.

Palier 1 - Rappels explicites des règles de vie collectives et des sanctions applicables si transgression
à destination des élèves, des familles et des équipes.

Palier 2 - Tentatives de décompression dans un espace dédié au sein de la classe avec un outil
d'auto-évaluation de l'intensité de la crise (l'échelle du comportement, le baromètre...) et avec un
dispositif de gestion symbolique de l'acte (pâte à modeler, papier froissé...).

Palier 3 - Mise à l'écart temporaire de la classe par affectation dans un autre lieu de l'école

> au maximum jusqu'à la pause ou la sortie des classes

> accompagnement par un adulte de l’école (ne JAMAIS laisser un enfant seul)

> dans un lieu identifié : dans une salle prévue à cet effet, dans une autre classe ; dans le bureau du
directeur.

> modalités de réintégration contractualisées avec l’élève

Palier 4 - Elaboration d’un contrat de conduite de l’élève

Réunion rapide avec l'enfant, la famille, l'équipe enseignante pour établir le contrat de conduite de
l'élève.

Peut-on exclure un élève de l'école ?

Le texte de référence pour l’école primaire est la circulaire du 9 juillet 2014 - le Règlement type
départemental des écoles maternelles et élémentaires publiques, qui apporte une réponse claire :

« 2.5 Les règles de vie à l'école

(…) À l'école élémentaire, s'il apparaît que le comportement d'un élève ne s'améliore pas malgré la
conciliation et la mise en œuvre des mesures décidées dans le cadre de l'équipe éducative, il peut
être envisagé à titre exceptionnel que le directeur académique des services de l'éducation nationale
demande au maire de procéder à la radiation de l'élève de l'école et à sa réinscription dans une
autre école de la même commune.

Il s'agit là d'une mesure de protection de l'élève qui s'inscrit dans un processus éducatif favorable à
son parcours de scolarisation, visant à permettre à l'élève de se réadapter rapidement au milieu
scolaire et de reconstruire une relation éducative positive.

Les personnes responsables de l'enfant doivent être consultées sur le choix de la nouvelle école. La
scolarisation dans une école d'une autre commune ne peut être effectuée sans l'accord des
représentants légaux et des communes de résidence et d'accueil, dans les conditions prévues par les
dispositions de l'article L. 212-8 du code de l'éducation. »

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