Benitha 1
Benitha 1
EPIGRAPHE
Jean CARBONNIER
P a g e | II
DEDICACE
Que ce travail rappelle qu’en droit congolais, nul n’est coupable avant d’avoir été
entendu.
REMERCIEMENTS
Quel que soit la longueur de la nuit, le soleil finit toujours par apparaitre. Nous voila à
la fin de ce travail fruit de nos effort et sacrifice mais aussi de certaines personnes que nous ne
pourront pas rester sous silence
Avant tout à Dieu tout puissant lui qui nous a donné le souffle de vie et qui à chaque
fois la renouvelle et nous donne force qu’il reçoit la gloire et les honneurs.
A nos parents MUREMU Jean-Luc et ZELY Faida, au regard des sacrifices qu’ils ont
consentis pour notre formation, et surtout pour leur amour qu’ils n’ont cessé de témoigner à notre
égard que Dieu leurs apportent le bonheur, les aident à réaliser tous leurs vœux et leurs offrent
plein de succès.
Nous ne serons pas ingrats pour ne pas citer sur cette page nos compagnons de lutte avec
qui nous avions passé les dures épreuves ensembles et dont les noms seront toujours en mémoire
notamment : Marc LUBOYA
S’il est vrai que l’aboutissement de cette recherche a requis de nous d’efforts et de
longues heures de travail, nous n’aurions peut-être pu le faire sans le soutien direct ou indirect de
plusieurs personnes autour de nous. Que donc, tout celui qui d’une manière ou d’une autre, nous
a été utile mais dont le nom n’est pas repris en marge de remerciement trouve ici l’expression de
notre sincère gratitude.
INTRODUCTION GENERALE
1. Présentation du phénomène observe
La présomption d’innocence signifie, même suspecté de la commission d’une
infraction, ne peut être considéré comme coupable avant d’en avoir été jugé comme tel par un
tribunal1.
Il arrive très souvent que, lorsque l'on regarde la télévision ou que l'on écoute la
radio, on tombe sur des informations mettant en scène un individu ou un groupe d'individus,
présentés dans les médias comme ayant commis une infraction. Souvent, ces individus sont
montrés à visage découvert. Cette situation s’est encore accentuée avec l’évolution des nouvelles
technologies et l’apparition des médias en ligne. Par exemple, dans la province du Haut-Katanga,
en parcourant la page Facebook du gouverneur de province, on peut souvent constater plusieurs
images de personnes arrêtées, accusées de vol et de banditisme2. Ces informations sont
fréquemment relayées par les médias traditionnels et en ligne3.
Face à cette situation, on peut s'interroger sur la conformité de cette pratique avec
les droits subjectifs des personnes présentées, en particulier le principe de la présomption
d'innocence consacré par des instruments juridiques internationaux dûment ratifiés par la
République démocratique du Congo notamment : la Déclaration Universelle des droits de
l’homme du 10 décembre 1948 à son art. 11 dispose : Toute personne accusée d’un acte
délictueux est présumée innocente jusqu’à ce que sa culpabilité ait été légalement établie au
cours d’un procès public où toutes les garanties nécessaires à sa défense lui auront été
assurées;
➢ Le Pacte International Relatif aux droits Civils et Politiques (PICP) du 23 mars 1976
à son art. 14 au point 2 : Toute personne accusée d’une infraction pénale est présumée
innocente jusqu’à ce que sa culpabilité ait été légalement établie;
➢ Le Statut de Rome du 17 juillet 1998 à son art. 66 :
▪ Toute personne est présumée innocente jusqu’à ce que sa culpabilité ait été
devant la Cour conformément au droit applicable.
1
Patrick FEROT, La Présomption d’innocence : essai d’interprétation historique, sciences de l’homme et société,
Thèse en Droit, Université du droit et de la Santé, Lille II, 2007.
2
Il s’agit du compte Facebook du Gouverneur de la Province du Haut-Katanga, Jacques Kyabula Katwe. Voici un
exemple de publication :
[https://www.facebook.com/share/p/JMCLqXVNfym7hkH4/?] (consulté le 19/05/2025)
3
Exemple d’un article publié par le média en ligne Haut-Katanga News, concernant la présentation de plusieurs
groupes de bandits au Gouverneur de la Province. Dans cet article, on peut constater que les identités des présumés
bandits y sont dévoilées. Voici le lien de l’article : [https://haut-katanga.news/presentation-de-plusieurs-groupes-de-
bandits-au-gouverneur-de-province-jacques-kyabula-katwe/] (consulté le 19/05/2025)
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4
GOLLER C K, La procédure et la jurisprudence de la CPI, Gazette du palais, Paris, 2021, pp.81-82.
5
LAZERGER C, « Le droit à la présomption d’innocence », in CABRILLAC R, Libertés et droits fondamentaux,
Dalloz, Paris, 213 ; p. 605.
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Ce constat fait en RDC nous pousse à s’intéresser aux violations orchestrées par des
maisons des médias se transformant en des tribunaux médiatiques sapant l’honneur, la réputation
de la personne présumée innocente. Et pourtant, toute personne même ayant des indices de la
culpabilité mérite d’être traitée avec dignité et comme humain bénéficiant du doute de sa
libération. Certaines personnes faisant objet d’interpellation à la police ou au parquet font les gros
titres de la presse nationale et locale (audiovisuelle), des postes des commentaires assortis des
photos des personnes poursuivies, menottées, interrogatoire non structuré et non professionnel,
dans les réseaux sociaux (Facebook, tweeter : les contenus proposés sur les plateformes sont donc
adaptés à la manière de consommer les nouvelles. Ce qui importe aujourd’hui n’est plus le contenu
que revêt l’information mais plutôt l’importance que cette dernière provoque dans l’opinion
publique, ainsi que l’impact et l’engouement qu’elle génère sur la plateforme en question), des
reportages successifs, des émissions élaborées relatives au dossier pendant en justice, des sondages
portant sur la culpabilité de la personne poursuivie. L’interférence des médias dans les affaires
judiciaires et faite à la hâte, sans maitrise de la procédure judiciaire et de fois exigeant des
procédures en flagrance. Ces pratiques béatifiées par les autorités politico-administratives,
judiciaires, policières, etc.
La présomption d’innocence et la liberté des médias sont en collision et devient
difficile sinon impossible d’établir les limites nettes et claires, entre l’obligation de protéger une
personne accusée ou suspectée et le besoin d’informer le public.
Ainsi, de tout ce qui précède, nous avons intitulé notre réflexion de recherche : « principe de la
présomption d'innocence face au droit de l'information en droit positif congolais. »
2. Etat de la question
D’emblée, ce qui nous démarque des recherches précédentes, c’est le sujet lui-
même que nous avons formulé ; en l’occurrence « principe de la présomption d'innocence face
au droit de l'information en droit positif congolais. »
Cela étant, nous nous sommes référé aux publications et différentes productions
scientifiques de nos prédécesseurs, on y dégageant des idées principales comme soubassement de
la présente étude.
En rapport avec « la présomption d’innocence et le droit de l’information », les
études antérieures suivantes ont été identifiées et ont attiré l’attention pour que nous les
présentions subséquemment dans cette partie de notre étude.
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6
LUZOLO BAMBI LESSA. Manuel de procédure pénale, Kinshasa, Presse Universitaire du Congo, 2011, p. 245
7
MUTATA Luaba, Précis de procédure pénale congolaise, Kinshasa, éd du SDE01JGS, 2022.
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soupçonnée d’avoir commis ou tentée de commettre une infraction. Cependant, notre étude
va tenter de redéfinir le droit de la présomption d’innocence face au droit de l’information en
Droit congolais.
René Menga Yasuwa et Imani Gaya 8 posent la problématique du fait que la
société étant l’apanage de la nature humaine ; les hommes sont invités à une vie sociable
pour atteindre l’idéal de la communication.
En ce sens, pour une vie harmonieuse au sein des membres de la société, ces
derniers doivent avoir des égards aux normes et règles régissant la communauté pour la
préservation de l’ordre public. Dans la conclusion ces auteurs pensent que la présomption
d’innocence s’efface certes, au fur et à mesure que les indices de culpabilité pèsent sur la
personne. La détention serait une mesure pouvant empêcher l’auteur présumé de l’infraction
de se soustraire de la poursuite aussi longtemps qu’il existe contre lui des indices sérieux
de culpabilité. Faisant allusion aux médias, ils précisent que la poursuite pénale d’un journaliste
peut se justifier aux prescrits de la constitution affirmant que la personne humaine est
sacrée, l’Etat a l’obligation de la respecter et de la protéger.
Ainsi, le journaliste auteur présumé de l’infraction perd le bénéfice de la
présomption d’innocence lorsque les faits mis à sa charge portent atteinte à l’honneur ou à
la considération de la personne. Par ricochet, lorsque l’honneur et la considération d’une personne
sont dénaturées par voix médiatique, l’Etat est appelé à intervenir en vertu de la prérogative
constitutionnelle qui lui est reconnue par le biais de l’action publique, nonobstant, le principe
de la présomption d’innocence.
Cette étude, nous intéresse dans la mesure où elle met en exergue, les
dispositions constitutionnelles qui prévoient la sanction d’un journaliste en cas de non-respect
de règles de déontologie en matière de communication et d’information tenant compte de la
personne humaine. Notre étude met l’accent particulier sur la ligne de démarcation portant sur
le principe de la présomption d’innocence face au Droit de l’information en RDC ;
Kabeya Lobo et Ambela Elowa9 précisent que le contexte semble posé pour une
coexistence pacifique entre les deux concepts principaux de leur recherche, en l’occurrence la
présomption d’innocence et la liberté de presse, compte tenu des limites de son champ de pratique
par les normes juridiques. Cette affirmation semble plus pure que la réalité, que l’on peut sentir
8
MENGA Yaosuwa et IMANI Gaya « Etude pratique sur le principe de la présomption d’innocence face aux
délits de la presse en Droit positif Congolais » in Scholars Bulletin, Dubaï, 2020.
9
KABEYA Lobo et AMBELA Elowa, « La présomption d’innocence face aux medias » in Revue des Arts,
Linguistique, littérature et civilisations, Ed. Ziglobitha, Cote d’ivoire, 2023, pp 447-458.
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avec nos doigts avec certitude, d’autant qu’il existe d’importants points de discorde entre la liberté
de la presse et la présomption d’innocence, l’un des principes fondamentaux qui régissent la
procédure pénale.
Il n’est pas question de conflit normatif entre les règles qui régissent la protection
des droits des accusés et celles qui établissent et garantissent la liberté de la presse. C’est plutôt la
dissonance entre le principe de présomption d’innocence, principe clé du droit procédural, et
certains manquements des professionnels des médias et de l’industrie de l’information qui se
cachent derrière le principe sublime de la liberté de la presse.
Nous nous inspirons de cette étude , dans la mesure où ,celle-ci met l’accent sur la
limite qui doit être respectée entre la présomption d’innocence et la liberté de la presse comme
principe clé du droit procédural, et le fait d’épingler certains manquements des professionnels des
médias qui se cachent derrière le principe sublime de la liberté de la presse.
Audrey Crasson10 pense que dans une société caractérisée par l’omniprésence
des médias, où l’on cultive le culte de l’information et de la communication, la sphère
journalistique et la sphère judiciaire sont nécessairement amenées à se rencontrer. Cette
relation est par nature difficile dès lors que presse et justice évoluent suivant des logiques
différentes. La première agit dans une constance recherche de rapidité et vise à diffuser des
idées et des informations, alors que la seconde opère dans le cadre d’un processus plus lent
qui découle de la recherche d’une vérité en vue de rendre un jugement. cette interaction se
fait souvent au détriment des droits individuels garantis aux particuliers faisant l’objet de
poursuites. Parmi ceux-ci, se trouve la présomption d’innocence.
Nous sommes intéressé par cette étude dans la mesure où elle met l’accent
sur l’existence des sphères journalistique et judiciaire dans une société caractérisée par
l’omniprésence des médias. L’auteur pense que l’interaction entre ces deux sphères se fait
souvent au détriment des droits individuels garantis aux particuliers entre autres la présomption
d’innocence. Néanmoins, notre étude n’a pas l’intention de se limiter là. Elle se veut une
réflexion approfondie sur la présomption d’innocence et le droit de l’information en Droit
positif congolais, en tenant compte des défis et de perspectives d’avenir.
Roger Sankara11 jette un regard critique sur les pratiques journalistiques. La presse
burkinabé est-elle soucieuse de la présomption d’innocence des personnes poursuivies par la
10
CRASSON, A., La présomption d’innocence, Mémoire de Master en Droit, UCL, Louvain, 2013-2014.
11
ROGER Sankara, Présomption d’innocence au Burkina Faso Regard critique sur les pratiques journalistiques,
Editions Universitaires Européennes, London, 2008.
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justice, dont les histoires sont contées dans ses colonnes ? Le droit à l’information du public, qui
oblige le journaliste à tout dire tout de suite, autorise-t-il la violation de l’innocence présumée ?
Le questionnement relevé par l’auteur de cet article est très pertinent et même notre
réflexion est semblable à celle-ci, à la différence que nous sommes dans le contexte congolais que
burkinabé.
Babacar Ba12, dans un article publié, confirme la mise à mort de la présomption
d’innocence au Sénégal ; attestant qu’un véritable massacre injustifié de ce principe par les médias
tant nationaux qu’internationaux au Sénégal et appelant l’opinion nationale à agir dans le respect
des droits de l’homme en évitant de prendre autant que possible des mesures visant à porter atteinte
à l’honneur et à la dignité de la personne accusée. Abondant dans le même sens que l’auteur de cet
article et la différence avec nous est purement géographique, étant analysé la même question et
mêmes observations qu’au Sénégal qu’en RDC. Quant à nous estimons que l’insertion des
dispositions légales à notation pénale pour renforcer ce principe fondamental.
Cette réflexion, nous la partageons par rapport au constat relevé au Sénégal tout en
estimant utile à proposer une loi pour renforcer la présomption d’innocence dans le contexte
congolais.
Edouard Cruymans13 estime que médias et justice ne font pas bon ménage. Ce
constat n’est évidemment pas nouveau. L’auteur poursuit que depuis plusieurs années et de
façon quasiment récurrente la justice se plaint de l’attitude des médias, notamment dans le
cadre d’affaires judiciaires.
A la recherche du scoop et de sensationnalisme une partie de la presse semble
parfois prête à tout pour diffuser une information. Et lorsqu’un potentiel scandale concerne
un homme politique ou une personnalité publique, l’appétit des médias semble encore plus
important, pouvant aboutir à un réel lynchage médiatique condamnant sans nuance un individu.
Pourtant il devrait exister un garde-fou important : la présomption d’innocence.
Cette étude menée par Edouard, nous inspire sur l’attitude des médias dans le cadre d’affaires
judiciaires pourtant il devrait exister un garde-fou important comme la présomption d’innocence.
Notre étude va dans le même sens que l’auteur. Cependant, nous voulons faire une analyse
concernant une limite préalable entre la présomption d’innocence face au droit de l’information en
Droit congolais.
12
BABACAR BA, La mise à mort de la présomption d’innocence au Sénégal, Article publié sur Google, le 10 Juin
2019, juriste conseil, président du Forum du Justiciable. (Consulté le 19.04.2023)
13
Edouard CRUYSMANS, Médias et respect du principe de présomption d’innocence ; Un mariage impossible ?
Article de périodique (Journal article) ; In Justice en ligne : comprendre et communiquer, 19 janvier 2015,
http !!hdl.handle.net !2078.1 !158447(consulté le 15.05.2024)
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Pierre Trudel14 pense que le droit à l’information est surtout standard en ce qu’il
prescrit à l’interprète de soupeser les intérêts en présence, de départager les valeurs et enjeux et de
tracer la limite concrète des différents droits fondamentaux qui viennent en contradiction. Alors,
le droit à l’information prend l’allure non plus d’un droit susceptible de produire en lui-même des
prérogatives et des obligations mais comme un outil augmentatif permettant d’aider à résoudre une
contradiction entre les droits tendant à empêcher la circulation de l’information et ceux qui tendent
à la favoriser.
Ayant évoqué la notion de droit de l’information, l’étude faite par Pierre Trudel
nous inspire dans le sens qu’il a rappelé la limite concrète des différents droits fondamentaux, en
même temps que nous voulons dans notre étude, établir la lisière entre la présomption d’innocence
et le droit de l’information, deux notions de droit reconnues à tout citoyen.
Luc Odunlami15 dans son ouvrage, cet auteur explore en profondeur le délicat
équilibre entre le droit du public à m’information et le droit fondamental de la présomption
d’innocence dans le contexte de la médiatisation croissante des affaires pénales par les médias, en
particulier, en ligne.
Il met en lumière le rôle prépondérant que joue désormais le journalisme
d’investigation dans la sphère médiatique, souvent parallèle aux procédures judiciaires
traditionnelles. Quant à nous, examinons la présomption d’innocence face au Droit de
l’information, ceci nous amène à examiner le champ élargi de l’information et de la
communication en Droit congolais.
Nicole Pothier 16 précise que de l’ensemble des droits et libertés énumérés dans son
étude, certains sont plus directement évoqués quand nous pensons aux médias. En fait, deux piliers
s’imposent : la liberté d’expression et le droit à l’information. Selon le contenu de l’information
d’autres droits seront également mis en cause tels que le droit à la sauvegarde de sa dignité, de son
honneur et de sa réputation, le droit à la vie privée, ainsi que certains droits judiciaires, par exemple
la présomption d’innocence, le droit traitement équitable et impartial, etc. Dans la plupart des
situations que nous aurons à analyser plusieurs droits et libertés seront mis en cause et devront être
regardés simultanément, mais la liberté d’expression et le droit à l’information demeurent les deux
références incontournables. Nous nous rallions aux cas observés et relevés, mais n’étant pas dans
14
TRUDEL P., Le droit de l’information ; une introduction, Centre de Recherche en droit public, Université de
Montréal, sd, p 7.
15
ODUNLAMI L., La présomption d’innocence à l’épreuve des médias, Editions Universitaires Européennes,
(consulté sur Africa Vivre 2018, le 16 Mai 2025).
16
POTHIER, N., Droit et médias, quelques éléments de référence, CREM, 2023, p 7. Cfr www.reseau-crem.qc.ca.
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Koyagialo Konyelo Vinny18, il fait remarquer que sur le plan pratique, la liberté de
la presse ne s'exerce pas toujours dans le strict respect de la loi. Dans le même ordre d'idées, il a
tenté de rassembler quelques dispositions légales qui existent de manière éparse , lesquelles
dispositions pourraient, en l'absence d'une précision des limites à la liberté de la presse, permettre
à une personne qui voit ses droits être violés du fait de l'exercice abusive de la liberté de la presse,
de les défendre.
Makolo Makopo Célestin Et Kabanda Mashini Justin19, Ils nous rappellent que la
liberté de la presse, qui marche toujours de pair avec la liberté d’expression, est une liberté
constitutionnellement garantie. En tant que telle, elle est opposée à d’autres droits et libertés qui,
comme elles, sont constitutionnellement protégés. Les droits et libertés qui constituent la barrière
de la liberté de la presse sont très nombreux qu’il nous sera impossible de les énumérer tous.
Cependant, nous avons constaté que trois de ces droits et libertés sont principaux, il s’agit, du droit
à la présomption d’innocence, les droits de la personnalité, l’ordre public et les bonnes mœurs.
Ces constituent la limite principale du droit de l’exercice de la liberté de presse.
Kabeya Lobo Richard & Ambela Elowa Rachel20, Il est du devoir de tout citoyen
de se faire du souci sur la qualité du travail qu’abattent certains médias, tendant vers l’illégalité et
la délinquance médiatique. Avec la seule violation de la présomption d’innocence une brèche
inédite de la délinquance s’ouvre. Elle occasionne notamment des innombrables atteintes aux
droits fondamentaux des présumés auteurs des infractions et, par ricochet à l’intérêt supérieur de
l’enfant, ouvrant ainsi, fort malheureusement de boulevards à la justice populaire. Au terme de
17
MUNGUANKONKWA CHIMANUKA Christophe, « De la présomption d’innocence et son mode d’application
en Droit procédural pénal Congolais », TFC, UBC, 2019 – 2020.
18
KOYAGIALO KONYELO Vinny, la liberté de la presse et ses limites en droit congolais, TFC, UPC, 2018
19
MAKOLO MAKOPO Célestin et KABANDA MASHINI Justin, la liberté de la presse et ses limites en droit
congolais, article, i https://ijssass.com/journal/la-liberte-de-la-presse-et-ses-limites-en-droit-congolais/#post-2171-
footnote-18 consulté le 07/04/2025
20
KABEYA LOBO Richard & AMBELA ELOWA Rachel, La présomption d’innocence face aux médias, Revue des
arts, linguistique, littérature & civilisations, RA2LC n°07, Université de Bandundu, Octobre 2023, p.458
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Quant à nous, nous avons proposé de faire une analyse sur la responsabilité des médias
en cas d’atteinte porté au Droit de la présomption d’innocence dans leur façon de transmission
d’information en mettant en pratique une méthodologie appropriée et des technique qui facilite
nos attente dans la résolution de la problématique.
3. Objectif poursuivis
L’objectif poursuivis est évidement le premier acte que nous proposons dans le
processus de toute recherche scientifique.
Notre sujet n’a pas été choisi au hasard, d’où la raison de ce choix est d’approfondir
nos connaissances sur la présomption d’innocence et de la responsabilité des médias en cas de
violation des droits de la défense que prône la constitution.
Quel que soit le nombre, les motivations dans une recherche scientifique se
résument en trois groupes à savoir : l’intérêt social, intérêt personnel et l’intérêt scientifique.
a) Niveau personnel
Sur ce plan, ce sujet est indispensable, car entant que juriste, c’est un grand privilège
de traiter sur un domaine qui cadre avec notre filière. Car ceci nous aidera à faire assoir nos
connaissances sur la nation de droit à l’information face à l’atteinte porté à la présomption
d’innocence.
b) Au niveau social
Notre travail a comme intérêt social d’apporter un plus à notre connaissance, d’aider
la population ainsi que les institutions des médias à adopté un comportement responsable dans
l’usage et la qualification des personnes suspectes.
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c) Au niveau scientifique
Ce travail sera un plus apporter dans le monde scientifique, car les résultats
auxquels nous aboutirons servirons de banque des données à ceux-là qui nous liront et tenterons
d’émettre leurs idées dans le domaine que nous traitons.
4. Problématique et hypothèses
4.1 problématique
La problématique est la partie de l’introduction générale qui pose le problème traité
dans le travail sous forme d’un questionnement. Sans se réduire à cette interrogation, elle est toute
une organisation littéraire autour de celle-ci.21
Il est constaté que la présomption de culpabilité est considérée comme principe, qui
pèse sur une personne gardée à vue, interpelée au parquet et en détention préventive ou condamnée
en première instance, selon les médias au nom de la liberté d’expression (droit à l’information,
liberté de la presse) ainsi qu’elle soit dans l’esprit des lecteurs, auditeurs ou téléspectateurs. Alors
que la présomption de culpabilité est à titre simplement et purement une exception au principe de
la présomption d’innocence en Droit positif congolais. On assisterait au Congo à une réalité
consacrant la formule vive la présomption d’innocence morte et vive la présomption de culpabilité
!
21
BINDUNGWA IBANDA M, Comment élaborer un travail de fin de cycle ? Contenu et étapes, Médiaspaul,
Lubumbashi, RDC, 2009, p34.
22
QUIVY et VAN COMPRENHOUH, Manuel de recherche en sciences sociales, Paris, éd Dunod, 1988, p88
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Voici nos réponses provisoires : Pour ce qui est de la présente étude, nous pensons
de prime abord que ; pour concilier le Droit de l’information au principe de la présomption
d’innocence dans le système congolais, la présomption d’innocence est la règle cardinale dans la
phase de la procédure pénale tablée sur la protection des droits des personnes à tous les niveaux.
Aussi, faudra-t-il préciser que la conciliation réside dans l’observation des règles légales
interdisant toute immixtion dans un dossier pendant.
Nous estimons que le législateur ayant intégré dans l’arsenal pénal congolais
(Ordonnance-loi n° 23/ 010 du 13 mars 2023) incriminant quelques faits infractionnels
informatiques facilités par les nouvelles technologies de l’information et de la communication ;
cela constitue une avancée significative. La conciliation entre ces deux droits fondamentaux à l’ère
du numérique, renforcer par des dispositions légales assorties de sanctions en cas de violation du
principe de la présomption d’innocence.
23
BINDUNGWA IBANDA, op cit, p 41
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5. Méthodes et techniques
5.1 Méthodes
Tout travail scientifique doit suivre une certaine démarche, une certaine voie. Cette
dernière est désignée sous le terme de « méthode ». Une méthode, au sens philosophique, au sens
le plus élevé et le plus général du terme, la méthode est constituée de l’ensemble des opérations
intellectuelles par lesquelles une discipline cherche à atteindre les vérités qu’elle poursuit, la
démontre ; les vérifie.
La méthode est un chemin intellectuel qui nous permet de relier l’objet d’étude aux
objectifs tout en démontrant les fondements de cette liaison. Elle est une démarche à la fois
étrangère et appliquée au moyen de laquelle l’esprit se déploie par le biais des outils de collecte et
de solution pour atteindre de manière approchée un ou des objectifs qu’on s’assigne au départ de
la recherche.24
En effet, de la conception de cette étude a son élaboration, nous avons fait recours
à une démarche multiforme que nous avons estime susceptible de nous mener jusqu’à la fin de nos
investigations. La réunion du faisceau de faits analyses et expliques en vue de leur meilleure
compréhension n’a été possible qu’en ayant recours à des diverses démarches que nous appelons
ici « méthode »
Bien « qu’il n’existe pas, même à l’égard d’un objet spécifique comme la ville, une
méthode universelle applicable en tout temps et en tous lieux (......), il est néanmoins vrai que
l’usage de la méthode est conditionné, pour le chercheur, par le sujet et le domaine d’investigation.
Pour ce qui concerne notre recherche, nous allons faire la combinaison d’une
méthode qui est la méthode herméneutique-juridique et la méthode expérimentale
La méthode herméneutique-juridique. De manière classique, l’herméneutique se
définit comme « l’art d’interpréter correctement les textes.25 Il est courant de définir
l’interprétation juridique comme une opération intellectuelle qui vise à « élaborer le contenu de
sens des textes écrits et autres énoncés langagiers dans lesquels sont fixées les normes juridiques
»26. À première vue, l’objet du Droit, en tant que science herméneutique, paraît donc se rapporter
à ses sources dites « formelles ».
En effet, au départ, la tâche du juriste consiste essentiellement à interpréter, puis à
appliquer les textes ou les éléments analogues à des textes qui constituent les sources premières
24
NDAY WA MANDE M, :2006, Mémento des méthodes en sciences sociales et humaines, 2ème partie, CRESA,
Lubumbashi, 2006, p33
25
J. GRONDIN, L’herméneutique, 3e éd., Paris, PUF, 2011, p. 5.
26
, S. BEAULAC et M. DEVINAT, Interprétation des lois, Thémis, Montréal, 2009, p. 285
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du Droit. L’interprétation de ces sources ne peut toutefois « être appréhendée que dans le cadre
plus vaste du processus de connaissance de la réalité sociale »27. Autrement dit, il est nécessaire
pour le juriste « de comprendre le sens non seulement des textes écrits (ou autres énoncés
langagiers en lien avec le Droit), mais aussi des actes, des gestes et des symboles sociaux qui leur
sont associés. Donc, la compréhension des seconds est essentielle à la compréhension des
premiers. Les contextes d’élaboration et d’application des sources du Droit ne sont « pas seulement
un cadre de l’interprétation juridique » ; ils sont eux -mêmes objet d’interprétation28.
La méthode herméneutique permet l’interprétation et la compréhension des textes
juridiques. Elle sert de modèle non seulement pour l’interprétation, l’explication et la
compréhension de l’esprit et de la lettre de la loi mais également pour l’étude de la fonction du
Droit en tant qu’institution de régulation sociale. Cette approche herméneutique ou «
interprétative » tend à représenter le Droit, non plus comme un simple fait social, mais comme un
discours normatif sur le juste et le bien
L’herméneutique permet, dans une certaine mesure, l’adaptation de la loi à la réalité
sociale ; « le Droit explicable en termes des faits sociaux ».
Dans le cadre de notre étude, cette méthode nous a permis d’interpréter des
dispositions de loi ayant trait au Droit de l’information et au principe de la présomption
d’innocence en Droit congolais pour afin de les adapter aux réalités sociales.
29
Enfin, la méthode expérimentale telle qu’exposée par Claude Bernard précise
qu’un savant complet est celui qui embrasse à la fois la théorie et la pratique expérimentale : Il
constate un fait ; A propos de ce fait, une idée nait dans son esprit. En vue de cette idée, il raisonne,
institue une expérience, en imagine et en réalise les conditions matérielles. Les différentes étapes
de l’enchainement d’opérations qui constituent le cycle expérimental comprennent : l’observation
initiale des faits ; des hypothèses ; la vérification ; et l’explication par des lois ou des théories.
Ainsi donc le cycle expérimental part de l’observation des faits d’où naissent des
propositions d’explications qui constituent des hypothèses ; ces hypothèses sont ensuite
confrontées avec la réalité au cours d’un processus de vérification permet de formuler une ou des
explications de la réalité qui comporte notamment le recours à l’expérimentation ; ce processus de
vérification permet de formuler une ou des explications de la réalité qui pourront donner naissance
à des lois ou à des théories.
27
V. PETEV, « Herméneutique juridique et herméneutique philosophique », in Aux confins du Droit : essais en
l'honneur du Professeur Charles -Albert Morand, A. Auer (dir.), Bâle, Helbing et Lichtenhahn, 2001, p.407.
28
Idem, 405
29
C. BERNARD cité par MULOWAYI DIBAYA, Manuel et lexique de sociologie générale, Kananga, PUK, 2015,
p 54.
P a g e | 16
Pour rendre opérationnelle ces méthodes, nous allons recourir à trois techniques,
en l’occurrence la technique d’observation directe, la technique documentaire et l’interview
structurée.
30
BIDUNGWA IBANDA, Comment élaborer un travail de fin de cycle ? Contenu et étapes, Médiaspaul,
Lubumbashi, RDC, 2009, p47
31
NDAY WA MANDE, op cit, p34.
P a g e | 17
6. Délimitation de l’étude
Tout chercheur dans n’importe quelle étude entreprise doit être capable de
circonscrire le champ de sa recherche afin d’éviter à ce que son étude ne perde tout intérêt. C’est
dans ce sens que s’inscrit l’esprit du temps, de l’espace et du type de la recherche.
Du point de vue temporel, notre étude s’étale sur la période allant de 2006 jusqu’à
2025, cette délimitation se justifie dans le sens ou 2006 est l’année de la promulgation de la
constitution qui prône la liberté de la presse et le principe de présomption d’innocence comme
borner inferieur et 2025 comme borne supérieur qui est l’année de la rédaction de ce mémoire.
7. Structure du Mémoire
Hormis l’introduction, et la conclusion notre travail de recherche comportera trois
chapitres comprenant des sections et des paragraphes.
Dont le premier chapitre traitera sur le cade conceptuel et théorique de l’étude,
deuxième chapitre portera sur le cadre empirique et le dernier chapitre traitera du principe de la
présomption d’annonce et le droit de l’information dans la ville de Likasi.
P a g e | 18
La présomption est définie comme étant une supposition, ou un jugement fondé sur
des simples indices de supposition.32
§2. L'innocence
L'innocence est la qualité de quelqu'un qui n'est pas coupable d'une faute déterminée,
qui n'a pas commis d'infraction condamnable dont on le soupçonne.
L’innocence veut dire absence de culpabilité, ou la pureté d’une personne qui ignore le
mal.33
§3 Droit à l’information
Bien qu’il n’existe aucune consécration explicite en matière juridique, sinon dans
les textes et théories doctrinales34, le droit à l’information est conçu comme « un droit universel,
inviolable et inaltérable de l’homme moderne. Il s’agit d’un droit à la fois actif et passif : d’une
part, la recherche de l’information, et, d’autre part, la possibilité pour tous de la recevoir . En
d’autres termes, Le droit à l’information est le droit fondamental de l’individu et de la collectivité
de savoir et de faire savoir ce qui se passe et ce que l’on a intérêt à connaître35.
32
MENGA YAOSUWA René et IMANI Gaya, étude pratique sur le principe de la présomption d’innocence face
aux délits de presse en droit positif congolais, UNIBU 2020 p.4
33
Idem
34
Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 (article 11), Déclaration Universelle des Droits de
l’Homme (article 19), Pacte international relatif aux droits civils et politiques (article 19) ; pour un résumé des textes
et normes qui y font mention : Fondation hirondelle, le droit à l’information : http://www.hirondelle.org/le-droit-a-
linformation/ consulté le 29/04/2025 à 02h15
35
Claude Jean Devirieux, Manifeste pour le droit à l’Information, de la manipulation à la législation, Presse de
l’Université du Québec, 2009
P a g e | 19
§4 Droit
Le droit est l'ensemble de règles de conduite qui, dans une société données et plus
ou moins organisée, gouvernent ou régissent les rapports/relations des hommes entre eux et
s’imposent à eux, au besoin, par le moyen de la contrainte étatique.
Hans Kelsen définit le droit positif en ces termes: « le droit positif est un ordre
coercitifs, dont les normes sont créées par les actes de volonté d'être humain, c'est-à-dire créées
par voie législative, judicaire, administrative, ou par des coutumes constituées par des actes d'êtres
humains37».
Edouard Mpongo écrit : « le droit positif ou le droit tout court, c'est le droit
effectivement appliqué dans une société donnée, à un moment donné, celui qui est contenu dans
les codes, les constitutions, les lois, les règlements, les coutumes, la jurisprudence, les conventions
conclues entre les particuliers, etc38 ».
36
Gilbert MUSANGAMWENYA WALYANGA, Introductions générale à l’étude du droit, Unilu/2020-2021. Inédit
37
Kelsen, H., « Positivisme juridique et Doctrine du droit naturel », in Mélanges en l'honneur de Jean Dabin, 1.
Théorie générale du droit, Bruxelles, Paris, Bruylant, Sirey, 1963, p.141
38
Mpongo, E., Institutions politiques et droit constitutionnel, Kinshasa, E.U.A, T.I., 2001, p.170
P a g e | 20
article 11 que : Toute personne accusée d'un acte délictueux est présumée innocente jusqu'à ce que
sa culpabilité ait été légalement établie au cours d'un procès public où toutes les garanties
nécessaires à sa défense lui auront été assurées.
L'acte constitutionnel de la transition (ACT) du 9/04/1994 tel que ; modifié par le décret-
loi constitutionnel N°003 du 27/05/1997 qui énonce un principe général de la présomption
d'innocence des prévenus.
Il peut arriver que l'on se pose la question de savoir pourquoi doit-on chercher à protéger
quelqu'un qui est supposé par toute la communauté, d'avoir perpétré des actes répréhensifs par la
loi et qui ont offensé ladite société ?
Quelle serait la raison de l'Etat, d'avoir créé des organes chargés de punir les crimes, si
en même temps, il émet des réserves sur la façon dont doit se dérouler l'instruction des dossiers de
ce suspect, ne serait-il pas juste de le condamner directement sans autres formes de procès ?
Pour essayer de faire comprendre, notre regard a été tourné vers la philosophie du
législateur, qui a estimé nécessaire de considérer tout homme comme innocent d'un fait
infractionnel qu'on lui reproche, car il peut arriver qu'il n'en soit pour rien, que c'est un autre qui
P a g e | 21
l'aurait commis. Mais pour éviter une perte de trace, la justice pourra prendre le dossier de la
personne et chercher à établir la vérité par un jugement définitif. C'est un devoir que doit remplir
la justice de constater, rechercher et punir les infractions à la loi sans causer du tort à la personne
accusée, avant qu'elle soit reconnue coupable.
Ainsi nous disons que toute personnes, en commençant par celles qui font encore preuve
d'une simple suspicion et celles qui sont jugées et dont le jugement ne sont pas encore rendu
définitif sont les bénéficiaires du principe de la présomption d'innocence au regard des textes
nationaux et internationaux. Sujettes de traitement digne des présumés innocents.
Toute personne accusée d'une infraction peut faire objet d'une détention selon
l'économie de l'article 27 du code procédure pénale congolais, « s'il existe contre lui des indices
sérieux de culpabilité et qu'en autre les faits paraissent constituent une infraction que la loi réprime
d'une peine de six mois de servitude pénale au moins, l'alinéa du même article dit que, l'inculpé
contre qu'il existe des indices sérieux de culpabilité peut être mis en état de détention préventive
lorsque le fait parait constituer une infraction que la loi punie d'une peine inférieure à six mois de
servitude pénale; Mais supérieure à sept jours s'il y a lieu de craindre la fuite de l'inculpé ;si en
égard à des circonstances graves et exceptionnelle, elle est impérieusement réclamée par l'intérêt
de la sécurité publique ». Ainsi la détention provisoire comme son nom l'indique va entrainer
l'incarcération de l'inculpé pendant l'infraction. Il s'agit là d'une mesure très grave pour la liberté
individuelle et qui parait contraire à la présomption d'innocence, l'intéressée subissant l'équivalent
de sa peine sérieuse, alors qu'il n'a pas encore été condamné ou jugé.
on. Le juge dans l'exercice des fonctions lui attribuées par la loi, doit prendre en compte les réalités
sociologiques et juridiques de son pays d'œuvre »
Nos lois reconnaissent que les organes de poursuite d’enquête, et d'instruction, de mise
en accusation et jugement pénal ont, non seulement les devoirs, mais aussi des très larges pouvoir
de recourir à tous les moyens utiles pour découvrir, convaincre et permettre de juger justement les
auteurs des crimes dans l'intérêt de la protection commune.
En principe les devoirs et pouvoir de recherche, de constatation des preuves par la police
judiciaire sont formellement consacrés.il font d'ailleurs partie de son rôle naturel. C'est dans ce
souci que l'article 2al.1 du code de procédure pénale congolais dispose ce qui suit : « les officiers
de police judiciaire constatent les infractions qu'ils ont pour de rechercher, ils reçoivent les
dénonciations, plaintes, rapports relatifs à ces infractions. »
Cette mission est aussi plus large conformément à l'art 6 du code de procédure pénale
congolais qui stipule que «en cas d'infraction flagrante ou réputée flagrante est possible d'une peine
de servitude pénale de trois ans ou moins toute personne peut en l'absence de l'autorité judiciaire
chargée de poursuivre toute personne peut saisir auteur présumé et le conduire immédiatement
devant l'une des autorités qu'est la plus proche ».Toujours sur le même idée avec la montée de la
criminalité due en partie, à la situation socioéconomique que traverse notre pays la république
démocratique du Congo ,depuis le début d'une longue transition ,nos maisons de détention en vue
de nombre de leurs locataires augmentés entre temps, la machine judiciaire fait son travail . A
chaque étape de la procédure depuis la police judiciaire a toujours son rôle de chercher les
infractions et leurs auteurs en ressemblaient les preuves et leurs conduire devant le ministère
public. Qui chargera d'engager poursuites judiciaire, jusqu’ à un jugement définitif.
Il convient de faire dès à présent allusion aux limites de la liberté individuelle et aux
droits de la défense en matière pénale.
P a g e | 23
Pour que la répression soit acceptée si non par tous, du moins par la majorité et soit
légitimement appliquée, il est nécessaire qu’intervienne dans le respect du droit aussi bien de fond
que de forme.
Une personne risque de voir ses droits bafoués dès que les représentants de la loi
nourrissent des soupçons à son égard, puis lors de son arrestation, pendant sa détention provisoire,
lors de son procès, tout au long de la procédure d’appel jusqu’au prononcé de la peine définitive.
Aussi la communauté internationale at‐elle élaboré des normes d’équité afin de définir et de
protéger les droits de la personne à toutes ces étapes.
Le droit à un procès équitable est l’un des principes fondamentaux consacrés par la
Déclaration universelle des droits de l’Homme de 1948, qui a été approuvée par les gouvernements
du monde entier. Il constitue, aujourd’hui encore, la pierre angulaire du système international de
protection des droits de humains.39 Depuis 1948, le droit à un procès équitable a été réaffirmé et
proclamé dans les traités légalement contraignants comme le pacte des droits international relatif
aux droits civils et politiques ainsi que de nombreux autres traités et textes internationaux ou
régionaux adoptés par les Nations Unies ou d’autres instances intergouvernementales à l’échelle
régionale.
39
Droit de la procédure pénale, La charte, 2005, 1540p.
P a g e | 24
innocents sont reconnus coupables, lorsque des procès sont manifestement iniques, c’est la
crédibilité du système judiciaire elle‐même qui est en cause. Si les droits humains sont bafoués
dans les postes de police, les centres de détention, les tribunaux et cellules, l’Etat n’honore pas les
obligations qui sont les siennes et se dérobe de ses responsabilités.40
Les normes internationales relatives aux droits humains ont été conçues pour
s’appliquer au système juridique de tous les pays du monde prenant en compte la grande diversité
des procédures légales, elles énoncent les garanties minimum que tous les systèmes doivent offrir.
La Déclaration universelle des droits de l’Homme, les conventions de Genève, le pacte
international relatif aux droits civils et politiques, la convention européenne des droits de
l’Homme, la convention africaine des droits de l’Homme, la convention américaine des droits de
l’Homme, etc. contiennent des garanties relatives au procès équitable.
Ces normes internationales sont l’expression d’un consensus au sein de la
communauté des Nations quant à la manière dont chaque Etat doit traiter les personnes accusées
d’une infraction.
b. Composantes
40
LIKULIA BOLONGO, « Le rôle et la contribution du droit pénal dans l’émergence d’un Etat de droit », in
Participation et responsabilité des acteurs dans un contexte d’émergence démocratique du Congo, Actes des journées
scientifiques de la Faculté de droit de l’UNIKIN, 18‐19 juin 2007
P a g e | 25
fondamentaux a fait apparaitre un nouveau droit processuel. Ce nouveau droit commun s’est
construit au tour d’un modèle : celui du procès équitable. Issu des sources nationales, européennes
et constitutionnelles, ce modèle universel s’exporte vers les juridictions internationales.
Mais le droit processuel, c’est aussi, traditionnellement, le droit des trois grandes
théories de l’action, de la juridiction et de l’instance. Il est au cœur de l’effectivité des droits des
citoyens.
A ce jour, il y a lieu d’affirmer que la procédure pénale des Etats subit une forte
influence de la justice pénale internationale.
Il n’est pas possible de mentionner le rôle du procès comme rupture avec le passé
sans envisager réciproquement une fonction en apparence inverse : faire le lien entre le passé, le
présent et l’avenir, et aussi retrouver la promesse politique qu’animent de telles ruptures.
41
LUZOLO Bambi Lessa Emmanuel J., Procédure pénale, P.U.C., éd. 2011
P a g e | 27
Mais la présomption d’innocence est aussi une règle de fond, l’expression d’un
véritable droit subjectif pour toute personne qui s’impose à tous, législateur(A), toute autorité
publique(B), y compris la presse(C).
42
LINGANGA MONGWENDE NZENGO, Organisation et compétences des juridictions d’ordre judiciaire, G1,
Syllabus, 2012‐2013, p .180
43
MONTESQUIEU, L’esprit des Lois, Livre XII, Chap.2
P a g e | 28
qu’aucune personne membre d’une autorité publique, ne doit porter atteinte, par des propos tenus
publiquement par exemple, à la présomption de quelqu’un même en dehors de tout procès.44
Toute personne a le droit de ne pas être présentée comme coupable avant toute
condamnation. Le juge doit lui‐même respecter la présomption d’innocence en ne portant pas de
préjugé non plus sur elle. Dans le cas du préjugé, on confine au droit à un tribunal indépendant et
impartial. Le juge ne doit pas montrer au prévenu, à l’accusé avant ou pendant l’audience ses
sentiments sur sa culpabilisé ou son innocence.
44
Un procès est un litige soumis à une juridiction, laquelle peut être par exemple une cour ou un tribunal. A l’issue
du procès, une décision est rendue.
45
BELIVEAU, Pierre et Martin VAULAIRE, Principes de preuve et de procédure pénale, Cowan ville, Yvon Blais,
e
5 éd., 1998
46
PRADEL, Jean, Procédure pénale, 5e éd., Paris, Cujas, 1989
P a g e | 29
47
Secrétariat de la mairie de Likasi
P a g e | 30
le nom difficile à prononcer ou avait-il mal compris, il baptisa l’endroit « LIKASI Panda » du nom
de ses deux principales rivières.48
La première usine d’exploitation minière à Likasi date de 1926 mais avant 1989 Les
sites qui devraient devenir Likasi existaient déjà. Il est certain que le géologue CORNET.
Qui a parcouru à fond la ville de Likasi en 1992 avait déjà parlé de Likasi et panda
lorsqu’il présenta en AVRIL 1989 la carte du Katanga à Lisbonne de son arrivée pour indiquer là
il y avait du cobalt, de l’étain et le cuivre.
L’un des premiers européens dans la ville de Likasi serait un certain Anglais
répondant au nom de ROBERT Williams, la date de son arrivée est approximative et reste encore
inconnue. Cependant l’on pense que son arrivée aurait précédé ou coïncidé à celle du roi M’siri,
mais au moment de son arrivée il trouva la rivière panda et autre cours d’eau du nom de
Kalumbashi qui draine plus loin que Panda.
Le chef de la ville s’appelait Katanga qui fut assisté par d’autres chefs dont PANDE
et KASHIPO, et ce dernier habitait avec ses hommes au centre de l’actuelle commune LIKASI.
48
www.wikipédia.com, consulté le 27/05/2025 à 21h39’
49
www.Wikipédia.com, Consulté le 28/08/2025 22H14
P a g e | 31
0.1.3.1 Superficie
0.1.3.2 Localisation
Likasi est situé à 10° 57 47" de latitude sud et 26 46 40 de longitude Est, à 120
km de la ville de Lubumbashi, 180 km de Kolwezi, de KASAJI ( chef-lieu du district de Lualaba),
150 km de Kipushi (chef-lieu du haut Katanga) ,468 de Kamina (chef-lieu du district du haut
Lomami), et de 78 km BUNKEYA (capitale du roi M’Siri).
Enclavée dans le territoire de Kambove, elle est limitée au Nord par l’ancien
chemin de fer Likasi- Lubumbashi, au sud par la rivière panda qui coule d’ouest en Est, à l’est par
la rivière Buluo vers le nord et la rivière panda vers le sud et à l’ouest par la rivière Buluo du Nord
au sud qui rencontre la rivière panda.
0.1.3.3 Climat
P a g e | 32
Dans son ensemble, la ville se trouve dans la partie centrale de l’arc cuprifère
congolo-zambien. Elle est recouverte par un relief très accidenté aux chaines plissées de terrains
précambriens arasés à plusieurs reprises. Au-delà des plateaux assez élevés où la régularité de
formes appalachiennes est compliquée par la présence des failles et des chevauchements, la ville
est entourée de nombreuses vallées où couplent les rivières Panda, Buluo, Likasi, Kaponona et
Nguya. Le sous-sol est très riche en substances minérales comprenant des minerais de :
• Cobalt ;
• Hétérogéniste
• Carrelette
• Malachite
• Chrysocole
La végétation originelle de la ville de Likasi était surtout dominée par une forêt
claire qui revêt une formation végétale propre à la minéralisation du Katanga. Plus dense le long
des cours d’eau, l’action anthropique ayant marqué sa présence surtout par la pollution industrielle
engendrée par les usines de l’Union Minière du Haut-Katanga (UMHK), devenue Gécamines, cette
forêt fait place à une savane caractérisée par quelques arbres ainsi que des plantes d’ornementation
le long des avenues.50
Dans son ensemble, la ville se trouve essentiellement dans la partie centrale de l’arc
cuprifère congolo-zambien. Elle est couverte par un relief très accidenté aux chaînes plissées des
terrains précambriens arasés à plusieurs reprises. Au-delà des plateaux assez élevés où la régularité
50
U.M.H.K., Union Minière du Haut Katanga ~ 1906-1956, Bruxelles, Editions L.Cuypers, 15 avril 1956, 283 p., p.
123, 175,132 archive de la mairie de Likasi
P a g e | 33
des formes appalachiennes est compliquée par la présence des failles et des chevauchements, la
ville est entourée par de nombreuses vallées où coulent les rivières Panda, Buluo, Likasi, Kikula,
Kaponona et Nguya.
❖ Hydrographie
La ville de Likasi est entourée par des nombreuses et splendides vallées où coulent
de rivières déjà connues de premiers explorateurs.
➢ La Rivière Likasi
Elle donne son nom à la ville et la première commune. C’est une petite rivière en
bordure du champ des travailleurs de la SNCC dans le versant Nord de la colline.
Elle traverse ensuite les cotes de la commune Urbano – rurale de Shituru, elle forme
une large nappe d’eau, résiduaire retenue par un barrage, puis cheminée sur une distance de 6km
environ vingt de se jeter dans la rivière Buluo.
➢ La Rivière Buluo
Celle-ci coule de l’ouest, au Nord de la ville de cent hauteurs, au sud
KAMPEMBA et reçoit en influent, les eaux de rivières KAPONONA et KIKULA, baigne
KAMATANDA et fonce résolument vers le sud de la ville où elle se jette dans la rivière Panda.
➢ La rivière Panda
Elle coule de l’ouest –Est de la ville, elle tire sa source vers Gadidé, reçoit de
nombreux affluents dont les plus importants est la poissonneuse Mura aux rapides, elle reçoit
également les eaux venant de Krakow, la rivière Konji et le plus loin la rivière Kapp. Cette rivière
Konji est le plus loin, suit son cours pour finir à Kapolowe gare dans la rivière Lufira, important
affluent de fleuve Congo. Elle donne son nom à la commune de Panda.
➢ La rivière Kikula
➢ La rivière KAPONONA
P a g e | 34
Située au nord de la rivière Kikula, elle tire son origine de la vallée de NGUYA,
elle coule de l’ouest vers le Nord, arrose les NKOLOMONI et TSHATSHI, avant de finir dans la
rivière Buluo.
➢ La rivière NGUYA
Elle est un centre commercial qui renferme certaines marches dans le marché
central est celui de Kikula, les autres à travers la ville sont :
- Le marché du centre-ville ;
- Le marché de Toyota ;
Cette ville n’est pas uniquement industrielle ou d’affaires, mais aussi agricole. Elle
reçoit beaucoup de visiteurs lors de la campagne agricoles. On y cultive principalement les
légumes, les haricots, les patates douces, etc.
P a g e | 35
• Complexe sportifs : stade de kikula, stade de Shituru, SNCC, CLP, Camp génie …..
La ville de Likasi a des caractéristiques d’une ville moderne mais moins équipée
en engendrant des problèmes sociaux tels que : la délinquance juvénile, le banditisme, les
violences, les épidémies ; les problèmes de l’urbanisation, le problème d’habitat, les conflits
parcellaires, la carence d’eau et d’énergie électrique.
0.2 Organisation et fonctionnement de l’administration
0.2.1 Organisation de la mairie
Au terme de la loi organique N° 08/016 du 07 octobre 2008 portant composition,
organisation et fonctionnement des entités territoriale et leurs rapport avec l’état et les provinces
administration Congo, et conformément à l’article 7, la ville comprend deux organes en son sein.
1. Le conseil urbain : Le Conseil urbain est l’organe délibérant de la ville et est composé de
Conseillers urbains, élus conformément aux dispositions de la loi électorale en vigueur.51
Le Conseil urbain peut adopter des règlements municipaux, qui doivent respecter
les lois et règlements nationaux.
- Le Maire de la ville ;
- Le Maire adjoint ;
51
Article 8,11 des lois organique n°08/016 du 7 octobre 2008 portant composition, organisation et fonctionnement des
entêtées territoriales décentralisées et leur rapport avec l’état et les provinces.
P a g e | 37
Le Maire et le Maire adjoint sont élus au sein ou en dehors du conseil urbain dans
les conditions fixées par la loi électoral.
Ils sont investis par le ministre de la république ayant les affaires intérieures dans
ses attributions dans les 15 jours de la proclamation des résultats. Passé ce délai, l’investiture est
acquise de droit.52
Le Maire est l’autorité de la ville. Il est le chef du collège exécutif urbain. Il exerce
plusieurs fonctions essentielles :
52
Article 29, 30,39 des lois organique n°08/016 du 7 octobre 2008 portant composition, organisation et
Fonctionnement des entêtées territoriales décentralisées et leur rapport avec l’état et les provinces.
P a g e | 38
En cas d’urgence, le Maire peut prendre des décisions exécutoires sous réserve de
validation ultérieure par le Conseil urbain.
Si à ce jour la ville de Likasi vit avant tout de l’industrie minière grâce au cuivre,
cobalt, etc., il faut signaler que certaines mines sont aujourd’hui fermées ou cédées aux privées
qui recouvrent les roches minérales, lesquels revendent leur cuivre clandestinement.
L’Etat congolais avait d’abord vers 1997 favorisé l’exploitation artisanale pour
éradiquer la famine et le chômage, bien que cela fût décrié par la communauté internationale pour
des raisons humanitaires. C’est pourquoi l’Etat congolais, depuis un certain temps, s’est engagé
dans la lutte contre cette exploitation artisanale en faisant appel aux opérateurs économiques et
investisseurs.
53
www.wikipédia.com, consulté le 31/03/2025 à 23h49’
P a g e | 40
• La commune de Kikula
• La commune de Panda
• La commune de Shituru.
o La Niche
o Énergie
La ville de Likasi, c'est elle qui attire plusieurs entreprises privées et quelques
entreprises publiques : SNCC, SWANEPOEL, ACEC ONGO, BRASERIE SIMAB, SNEL,
REGIDESO, MINOTERIE KIFITA etc.
Suivantes :
- Le marché de panda ;
- Le marché central de Kikula appelé autrement dit le marché de la paix ou on trouve les prix
n'est pas exorbitant par rapport aux autres marchés ;
- Le marché de Kanona
- Le marché de la ville de Likasi.
Likasi est une ville à plusieurs activités pour les transactions coloniales, utilise dans
notre pays (dollars américains).
P a g e | 42
D'où nous allons parler de chacune de ses missions en détaille pour donner une
lumière claire à nos chers lecteurs comment cela se fait dans notre pays.
Le besoin accru d'information dans la société conduira l'homme à mettre sur la place
publique son expérience. D'où nous allons parler de la mission des médias (journaliste) de chercher
les informations les traitées et les diffusées pour son bon fonctionnement.
Comme l'a parlée FRANCIS BALLE que « le média est comme une institution sociale
(moyen de communication de masse) qui répond aux besoins précis »,55 c'est - à - dire dans chaque
territoire du monde, il y a des journalistes (médias) qui font leurs missions de chercher (collecter)
les informations pour permettre à l'opinion publique de savoir que ce qui se passe dans tel ou tel
lieu comme nouvelle information quelle que soit sa nature (politique, scientifique, culturelle,
54
Art 24 de la constitution du 18 février 2006 .
55
FRANCIS BALLE Médias et société presse, audiovisuel télécommunication, multimédia télématique mont
chrétien paris 7e col 1994. P.765
P a g e | 43
promotionnelle et même humour etc. comme le fait certains journalistes (présentateurs) de journal
télévisé.
Dans la même idée de récolter les informations, nous pouvons dire que les médias
favorisent l'insertion des individus dans la société. Cette mission de collecter comprend la fonction
du média d'informer qui se renforce par le besoin de rester en contact avec la société
d'appartenance.
Toute information après avoir reçue, elle doit être traitée pour permettre aux
téléspectateurs à bien suivre les nouvelles de son entité. Et cela peut être de plusieurs modèles (le
desk, le reportage, la correspondance), sur plateau, mais ce qui nous concerne est celui du reportage
(qui est une séquence filmée, montrée et signée par une équipe et il fait relater un événement.
En effet, cette deuxième mission est importante dans le chef du journaliste, elle est
souvent déterminée par la nature des médias, qu'est l'objectif du papier, la compétence du
journaliste.
Sur la même idée, comme l'a dit le prof Aimé KAYEMBE MALU, « le reporter
doit savoir qu'aucune autre observation ne peut être plus précise que la science ; c'est-à-dire la
meilleure source pour un reporter, c'est lui-même »56. Ici nous comprenons que tout journaliste
après avoir collecté les informations doit les traiter en étant sûr de lui-même que ce je vais diffuser,
je le tire d'une source meilleure et traitée d'une manière prévue par leur profession.
56
Aimé KAYEMBE T. MALU, Méthodologie de l'information 5e éd., Kinshasa, kratos, 2009, p24
P a g e | 44
Les médias (journalistes) dans leur mission de traiter les informations doivent avant
la diffusion passer à se poser certaines questions qui leur permettront à bien fixer l'attention des
téléspectateurs que le prof FULGENCE MUNGENGA parle de six questions de référence.57 Pour
lui la meilleure compréhension d'une information veut qu'on réponde aux six questions clés : Qui ?
Quoi ? Où ? Quand ? Comment ? Pourquoi ? Partant de ces questions, les journalistes (médias)
choisissent l'information qu'ils jugent la plus actuelle, la plus importante, la plus intéressante, la
plus significative. Une fois choisie, il faut aussi choisir une façon de la traiter qui conduira le
téléspectateur à bien suivre le journal.
Tout journaliste (média) doit diffuser une information qui ne parte pas atteinte aux
bonnes mœurs. Ici il y a ce qu'on appelle le quadrillage qui est le contrôle de l'information pour
qu'elle soit bien diffusée. Ou celle que l'on peut appeler la désinformation qui est une information
diffusée dans le but de jeter le trouble dans l'opinion publique.
Sur la même idée, nous disons qu'au cas où certaines normes ne sont pas respectées,
nous faisons constat sur le fait de faire passer l'image d'une personne à la télévision par médias
atteinte à la présomption d' par rapport à la personne qu'en profite oui bénéfice ce principe. En
sachant que le fait lui qualifié ne sont pas encore fait un juge définitifs à sa charge.
57
Fulgence MUNGENGA, Méthodologie de l'information. Notes polycopiées, G2sci-unikin/2009-2010
P a g e | 45
Dans un tel cas nous constatons encore que les médias congolais souffrent d'une
série et handicap qui sont similaires à ceux que connait les médias dans les autres du monde et
surtout aggravés la situation de guerre ainsi que dans des compagnes politique. Car lorsque ces
fonctions ne sont pas respectées la population le considérer à un instrument de haine, ou semer de
trouble et division.
Par exemple en 1991 les médias congolais particulièrement celui du Katanga dans
le cas du massacre des étudiants sur le campus de Lubumbashi en mai 1991 et celui de l'expulsion
violente et matérielle des populations Kasaiennes du Katanga. Ici l'antenne katangaise de la télé
nationale et des journaux acquis à la cause du pouvoir ont véhiculé des appels à la révolte, division
et haine des discours xénophobes poussant les populations de la province à se débarrasser des
citoyens originaires de la province voisine. Ainsi ces journaux ont eu comme titres : « Les kasaiens
doivent partir » ; « les chiens sans colliers ».58
En effet, les médias congolais ont toujours été considérés comme un organe des
conflits, dit qu'il diffuse des informations mal traitées qui pousse le peuple à la révolte et devisions
par exemple dans le cas du début de la guerre dans la province du sud et Nord Kivu en 1996 où
les médias congolais ont d'abord perçu le conflits armés comme étant un problème « ethniques
« puis comme étant une manipulation extérieure émanant du Rwanda ou Ouganda et pourtant
c'était une guerre des congolais eux même (LDK et MOBUTU) c'est - à - dire AFDL et MPR nous,
toujours avec idée de faire voir l'importance de la présomption d'innocence et celle du média, de
sa mission de la diffusion des informations non confirmées, nous disons que les médias congolais
ont eu déjà à porter atteinte à la République Rwandaise dans le fait de diffuser une information
non précisée contre l'Etat Rwandais en débordant ses limites ou ses droits reconnus par les textes
congolais qui feront même l'objet de la deuxième section du deuxième chapitre de notre travail.
Dans toute les sociétés du monde les hommes sont soumis à certains droit et devoir
pour bien être de son proche et lui-même où ils sont obligé de les respectés.
58
UJAMBU journal écrit de Lubumbashi
P a g e | 46
La loi des lois (constitution) consacre certains droits humains concernant d’une
manière particulière le chevalier de la plume, (droit à liberté de pensée, droit à la liberté
d'expression, droit à l'information, droit de la presse, liberté d'information et d'émission par la radio
et la télévision, droit à la protection.
b) Les droits reconnus par la loi de 1996 fixant les modalités de l'exerce de la liberté de
la presse.
59
Article 23 de la constitution du 18 févier 2006
60
Article 24de la constitution du 18 févier2006
P a g e | 47
Dans cette loi organique de l'HAM réaffirme certains droits des professionnels de
la communication médiatique a énumérée certains droit par lesquels nous comme chercheur
scientifique nous allons tirer notre attention sur deux par droit sur deux ou trois droits (libre l'accès
aux sources d'information, droit de saisir la HAM, droit de défense etc.)
Par le droit de la saisine de l'HAM en cas de problème il ne peut que saisir cet
organe, selon la lumière de l'art 16 qui dit ceci « le journaliste, en tant que personne physique peut
à l'instar de quiconque saisir la HAM et ce en cas de violation des règles d'éthique par des
professionnels des médias dans l'exercice de leur métier » par là nous faisons signé pour les restes
des droits voir l'art 23,45 suivant de la dite loi.
Ainsi nous voyons ceux prévus au code de l'éthique et de la déontologie des média
journaliste en République Démocratique du Congo du 4 mars 2004. Ce code nous le considérons
comme étant un acte consensuel, adopte par le congrès national de la presse. Car tous il va parler
d’autres chartes du genre ont régi la profession avant lui, tout véhiculant globalement le même
esprit.
61
KALINDYE B. Traité d'éducation aux droits de l'homme 3e éd., Kinshasa, S.M., 2005, p30
62
République Démocratique du Congo l'officier 45e n° spécial 1e droit p.14.
P a g e | 48
Ce code n'est pas une loi de la république mais force morale est évidente d'autant
plus évidente à son caractère officiel est reconnu par les institutions de la République
(gouvernement et HAM qui par ailleurs ont parsemé ce forum national de la profession. Nous
avons constatés que ce document de référence établit que le journaliste doit revendiquer certains
droits sans lesquels l'exercice de sa profession est aléatoire, difficile, sinon impossible ou nous ne
pouvant pas expliquer en détail. Sinon ça sera les mêmes phrase des autres points déjà parlé, car
pour nous, nous allons énumérer tout simplement (protéger ses sources : accéder à toutes les
sources, enquêter librement sur les faits qui conditionnent la vie publique, refuser la subordination
être informer sur la vie de l'entreprise etc...)
Par ces dernières idées que nous mettons un terme sur la 1ère section de la deuxième
section du deuxième chapitre.
Comme il est dit que dans toutes les sociétés du monde, nous avons de droit et
devoirs pour les individus. Maintenant, parlons des devoirs des journalistes (médias) par rapport à
nos sociétés congolaises :
a) Les devoirs reconnus par la constitution de la RDC du 18 février 2006 tel que
modifiée à ces jours.
63
Art 31 de la constitution de la République Démocratique du Congo l'officier 45 e n° spécial 1e droit p.14.
P a g e | 49
Il importe de noter que dans cette loi, plusieurs dispositions sur les devoirs du média
(journalisme) ont été traitées par la loi mère qu'est la constitution dans certains articles déjà signalés.
En effet, selon elle, (la loi N) 96 à ces articles 8, 9 et 10 reviennent sur le respect de la loi,
de l'ordre public, des droits d'autrui et des bonnes mœurs. Partant de cette observation, nous pouvons dire
que cette loi N° 96-002 se situe tout particulièrement sur le devoir ou l'obligation et responsabilité vis-à-vis
de la société, de l'ordre public et des indépendances et liberté dans toutes leurs communications et dans
toutes leurs manifestations.
c) Les devoirs reconnus par la loi du 30 juin 2004 portant l'organisation, attribution
et fonctionnement de la haute autorité des médias.
64
Art 7 de la loi N° 04/017 du 30 juillet 2004
P a g e | 50
Retenons que tout le journaliste va faire le droit de reposer sur le respect de la loi,
ordre public, bonne mœurs et le droit d'autrui.65
Après avoir analysé les droits et devoirs des médias tels que prévus dans nos textes
des closes, voyons aussi les abus des médias violant ce principe de la présomption d'innocence.
Il est important de signaler que dans cette troisième section, nous allons essayer de
parler des certains abus prévus dans la loi de la RDC (§.1.), les abus constatés lors de notre
recherche sur le plan pratique (§.2.) et les conséquences des violations du principe par les
médias (§.3.)
En effet, la présomption d'innocence face aux médias comme nous avons signalé
plus haut. C'est un principe qui a toujours été mal traité par les médias congolais tant national
qu'international ou nous disons que les médias abusent ses droits et ses devoirs au cas où il faut
passer l'image de quelqu'un à la télévision sans pourtant attendre le jugement définitif et à n'est pas
65
MUSEY NINA, Ethique et déontologie. Cours Polycopié, G3com., 2009-2010
P a g e | 51
même traité cette information et en violant les droit d'autrui prévu dans les lois lui donna l'efficacité
au pays.
Selon le Professeur NYABIRUNGU dit que malgré ces droits qu'ont les journalistes
d'informer et aux citoyens d'être informés « il s'agit concrètement d'un conflit entre deux valeurs
consacrées aussi bien par les instruments internationaux que par la constitution nationale et dont
le défaut de proclamation de la priorité de l'une sur l'autre n'empêche pas qu'à l'occasion des cas
d'espace, l'une de ces valeurs prévale ».
Cela veut dire que quel que soit l'importance reconnue à la présomption d'innocence
d'une part et au droit d'informer (journaliste) et d'être informer (public), d'autre part, il s'agit des
droits qu'à leur rencontre s'imposent mutuellement des limites, c'est-à-dire les médias doivent avoir
ses limites face à la présomption d'innocence, à n'est pas abusé les droits garantis à l'auteur présumé
innocent par les textes nationaux qu'internationaux de ce pays.66
Par exemple dans le cas prévu à l'article 66 de la loi de 1996 qui donne le droit des
diffusions des programmes locaux avec opérateurs privés de 50% (cinquante pour cent) pour
l'exploitation à un service de radiodiffusion sonore du télévision qui ne peut être au minimum au
pourcentage prévu (50%).
§2. Les abus constatent lors de notre recherche sur le plan pratique
Comme exigé que toutes recherches scientifiques doivent avoir un dialogue entre
le chercheur et la société d'où, nous avons fait un petit constat à notre sujet et nous avons vu que
les médias (journaliste) ne respectent pas ses droits par rapport à ce qui est prévue au principe de
la présomption d'innocence face au public.67
Car les médias a toute nécessité de vérifier l'information avant toute publication, ad
avoir une bonne source d'information. Par cela nous retenons l'adage « nul n'est censé avoir le
monopole de la vérité » ; mais ici, nous voyons les journalistes qui monopolisent la parole. parce
que le commandant, ou les autres personnes(voisin, ou un passant) lui ait que cette personne est
un criminel(KULUNA),il retint ca sans pourtant donner la parole au concerné a bien s'expliquer
66
NYABIRUNGU, op.cit., P 446.
67
Article 66 de la loi du 1996
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et lui imposent même ce que eux veut(journaliste).Or la constitution et d'autres du pays donnent
le droit à tout individu à s'exprimer « tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression »68
ce qu'implique le droit de ne pas être inquiet par ses opinions et celui de chercher, de recevoir ou
de répondra ces obligations sans considération de frontières, les informations, et les idées par
quelque moyen d'expression que ce soit. Mais sur le plan pratique cela. N’est pas respect. Le
présumé innocent est toujours pénalité de ses droits par les médias du monde et surtout de la
République Démocratique du Congo qui se prêtant être démocratique.
Comme la parle Francis Bell, « la liberté de la presse n'est d'autre que le droit
reconnu à chaque individu d'utiliser à toutes libertés l'utile de la communication de son choix pour
exprimer son opinion, pour apporter des faits liés à la vie, en société, pour informer les autres sans
autres restrictions que celles prévues par la loi ».69
Les médias commettent d'autre abus comme ceux de ne pas couvrir la figure de la
personne présumée innocente et aussi en entrant directement dans sa vie privée de l'auteur présumé
d'un fait.
68
Article 19de la déclaration universelle des droits de l'homme du 10 déc. 1948
69
Francis Belle op.cit.
70
Art 17 de la constitution op.cit.
71
Art 24, idem
P a g e | 53
prévales.72 Et les conséquences que nous tirons par rapport à ce principe de ces violations de la
part des médias résument en deux phases :
Certes, il est vrai que la présomption d'innocence se face au fur et à, mesure que les
indice de la culpabilité pèse sur l'inculpé déclinquant et par là, la détention serait une mesure
pouvant limiter l'auteur présumé de l'infraction de s'évader aussi longtemps qu'il existe des indices
sérieux de culpabilité.
Ainsi, l'auteur présumé de l'infraction perd sa valeur, comme étant l'objet faisant
une présomption d'innocence mais les médias portent atteinte à l'honneur ou à la considération de
la personne qui est l'auteur présumé de l'infraction et qui a comme conséquence à sa dignité, sa
personnalité. Ici, la critique restera libre et nécessaire dans toutes sociétés se prétendent
démocratique comme l'a dit Emanuel DREYER « le seulement élément à prendre en compte est
comme conséquence à l'auteur présumé est que les faits portent atteinte à l'honneur ou à la
considération »74 « affecte ».
72
NYABIRUNGU, op.cit., p 446
73
Art 16 de la constitution op.cit.
74
Emmanuel Dreyer, le droit de l'information responsabilité pénale des médias, Paris, Lites, Coll. « lexis nexis »
2002.
P a g e | 54
b. Pour la société
Parler de la société c'est parler d'une personne morale c'est-à-dire une conséquence
subit pour une personne physique amène la société à un échec ou à un sous-développement.
Par exemple dans une société ou le mal informer de sa manière de vivre en disant
dans le cas d'espèce les habitants de la cité sont ... est une commune de ....
Dans cette section, nous allons parler de deux paragraphes dont le premier sera sur
la responsabilité pénale et le second sur la responsabilité civile.
Le mot délit vient du latin « délite » qui signifie ou péché. Lorsque on prend le
préfixe de et on l'associe au participe passé déclinquerai qui signifie laissé, délaissé ou renoncé,
on a le verbe déclinquerai qui vent dire « manqué à son devoir, péché ou faute ». C'est de ce mot
latin déclinquerai qui est issu le mot délinquance ou délinquant.
Le délit est civil mais dans le langage courant, le délit est souvent synonyme
d'infraction en droit français par exemple est considéré comme délit, toute infraction que les lois
punissent de peine correctionnelle ». Mais en droit congolais, les juristes relèvent que le concept
délit ne relève qu'en matière civile voir l'art 258 Code Civil Congolais Livre III « tout fait
quelconque de l'homme qui cause à autrui un dommage, oblige celui par la faute duquel il est
arrivé à les réparer »75
75
Art 258 CCCL III.
P a g e | 55
Ici, la loi congolaise ne prévoit ni une liste, ni un contenu précis, il est tel du seul
moment qu'il cause préjudice à autrui. Mais En République Démocratique du Congo lors qu'on
parle de « délit de presse on doit vite recourir à l'art 74 de la loi 96-002 du 22 juin 1996 fixant les
modalités de l'exercice de la liberté de presse, pour en tirer la définition, l'art cité de ladite loi
définit le délit de presse « toute infraction écrite audiovisuel ».
Partant de cette définition, plusieurs doctrinaires ont parlé d'elle tant Congolais
qu'étranger par exemple par le professeur AKELE ADAU PIERRE, décèle dans le chef du
législateur Congolais, une vision très large du délit de presse. « Celui-ci incrimine en quelque sorte
l'abus de liberté de la presse c'est-à-dire l'usage de média à de fins de commettre quelques
infractions que ce soit »76.
Il faut noter que la notion de délit de presse ne pas l'apanage du seul congolais Jean-
Marie CHARRON le définit comme « un délit d'opinion par les moyen de la presse ». Pour lui,
chaque fois que la presse sert de moyen d'expression à une infraction, cette infraction devient un
délit de presse pourtant que la matière sur délit d'opinion.
Mais ce qui nous intéresse plus est celle de l'infraction de la diffamation qui est
composante (publicité, l'allégation ou l'imputation, un fait précis et déterminé) à l'économie de l'art
74 du code pénal ordinaire, il y a diffamation lorsque des parole ou des écrits, on cause du tort à
76
Art 74 de la loi fixant la modification l'exercice de délit de la liberté de presse.
P a g e | 56
la bonne réputation d'une personne »77 pour qu'il y ait infraction, il faut : « qu'il ait des paroles
publiques ou des écrits méchants contre une personne, écrit et parole tançât à faire connaitre des
faits précis qui sont de nature à faire du tort à la réputation de cette personne et à l'exposé au
mépris »78
Cela est aussi prévu à l'art 77 de la loi du 22 juin 1996 comme l'offense au chef de
l'Etat qui l'une de l'infraction qui sont généralement imputée aux journalistes congolais.
Quant aux faux bruits, cette infraction est mentionnée à l'art 199 du code pénal
Congolais est souvent associée à celle d'imputation dommageable, offense au chef de l'Etat ou
outrage à l'autorité. Elle est aussi souvent évoquée lorsque le journaliste est poursuivi pour
l'atteinte de sureté de l'Etat ou divulgation des secrets de défense nationale.
Si nous parlons plus de diffamation, c'est parce qu'elle est comme une infraction
(délit) commise par voie de presse voir mathilde.79 « Le délit de diffamation par voie de presse.
Parlons encore sur l'allégation ou l'imputation, ici, elles sont appréciées de manière
souple par le juge. Selon la définition que donne lettre du terme « allégation »,80 il s'agit d'une
assertion, d'une proportion avancée, proposition et mal fondée voire mensongère. L'imputation
quant à elle est le fait d'attribuer à quelqu'un une action, un fait, un comportement que l'on juge
généralement, Blâme. Ces deux définitions sont donc très proches, quoique l'allégation soit
souvent perçue comme nécessairement du bibitive et l'imputation comme nécessairement
péjorative.
77
Art 74 du code pénal Congolais, op.cit.
78
Art 77, op.cit.
79
Mathilde Hall, Séminaire carrière Judiciaire
80
Trésor de la langue française informatisée, Paris, NRS, éd. 2004 .
P a g e | 57
imputation lorsqu'il y a expression directe d'une affirmation strictement personnel et assumé entant
que telle ».81
Il sied de noter que la liberté de presse n'est pas une valeur absolue. Si le droit
garanti a tous citoyens la libre circulation des moyens de communication, il en fixe aussi les
limites. Ainsi pour des raisons de précision, selon Francis Ball « l'existence de certaines limites ne
pas contraire entant que telle, à l'affirmation juridique de la liberté d'expression, la liberté ne pas
une licence. Il n'est guère de système juridique qui ne permettent, expressément, de limiter
l'exercice des libertés affirmées. Mais ces limitations autres leurs caractères explicites est
déterminé, ne peuvent à leurs tour dépassé certaines limites, faute de quoi l'espace de la liberté se
réduit comme une peau de chagrin. Ces limites ou ces bornes méritent d'être considéré sous un
double aspect d'accord celui de leur motif ou de leur justification. Ensuite, celui de modalité ces
limites ou des procédures pour en garantir le respect ».83
Dans le même fil d'idée, selon Luc ADOLPHE TIAO, il se pose la question sur la
responsabilité des médias « faut-il pour autant dédouaner les journalistes et leurs médias lorsqu'ils
commettent des erreurs ou des fautes plus ou moins graves? Assurément non. Quand bien même
81
Emmanuel Derieux, le droit de la communication, Paris, LGDJ, 2003
82
Cours de cassation du 15 juillet 1984, tribunal de grande instance, Paris 17ème chambre du 6 décembre 2000.
83
FRANCIS BALL, op.cit.
P a g e | 58
on est un défenseur intrépide de la liberté de la presse. Dans le monde on doit reconnaitre la part
de la responsabilité des journalistes dans les sanctions qui sont prises à leur encontre »84 où nous
faisons référence à la loi congolaise détermine le mot délit en droit congolais les juristes relèvent
que le concept délit ne relève qu'en matière civile d'où la référence est à l'article 258 CCC L III du
décret du 30 Juillet 1888 portant code des contrats, des obligations conventionnelles. Ainsi en
s'appuyant sur les codes civiles congolais les médias sont responsables civilement pour les faits
qu'ils auraient commis étant médias comme entreprise médiatique ou médias comme personne
physique (journaliste il doit répondre à l'article 258, 259 CCC L III « de tout fait quelconque ... »
« chacun est responsable de dommage qu'il a causé non seulement par ce fait mais encore par sa
négligences ou son imprudence » Article 259 CCC L III.
A notre appréciation nous ne pouvons que jeter des fleurs à notre pays qui est la
RDC pour son respect, sa prudence et privilège accordés à tout citoyen congolais à savoir respecter
ses droits et droits des autres. La présomption d'innocence à son fondement dans la constitution et
les médias ont aussi leur fondement à la constitution. Et nous encourageons les médians pour
l'exercice e sa mission d'informer le public congolais de toute actualité du pays et du monde.
84
Luc ADOLPHE TIAO, La liberté de presse dans le contexte africaine : étude critique des textes juridiques sur la
presse au Rwanda, Août 2004, p. 8
P a g e | 59
Quant aux critiques nous pouvons dire que la confrontation du texte à la réalité pratique
ne sont formulables, nous voyons que les médias portent atteinte à la personne présumée innocente
du fait de faire passer son image à la télévision et en affirmant que celui-ci est criminel, voleur,
escroc, violeur... et à lui posant des questions comme s'il était un corps judiciaire, et en demandant
à certaines personnes à témoigner en proposant des sacrions pour la personne qui bénéficie encore
de la présomption d'innocence. Or en droit congolais il est prévu aux juges de prononcer une peine
ou la loi a prévu à une ou telle infraction. Voyons aussi d'autres choses qui se font de la part des
autorités judiciaires par rapport à la présomption d'innocence qui est celle la détention préventive,
comme son l'indique va entrainer l'incarcération de l'inculpé pendant l'information. Il s'agit là d'une
mesure très grave qui porte atteinte à la liberté individuelle et qui parait contraire à la présomption
d'innocence, l'auteur présumé d'infraction subissant l'équivalent de la peine sérieuse alors qu'il n'a
pas encore été condamné par un jugement définitif.
Une autre chose que nous voyons est que le media (les journalistes) donne une
affirmation à disant celui-ci est un voleur ou criminel au lieu de parler d'une supposition et s'il perd
le droit de la défense.
Quant à la suggestion, notre étude approfondis sur le présent travail (étude pratique de
la présomption d'innocence face aux médias en droit positif congolais). A cette aire ou les droits
de l'homme sont atteint l'apanage a été plus utile tout au long de ce travail.
D'une démonstration à une exposition fragrante, il a été constaté que les médias sont
assignés de violer volontairement le principe de la présomption d'innocence en ce qu'il a été
constaté plus d'un cas pareil.
• Que les victimes de ces violations s'efforcent à faire respecter leur droit et qu'ils
intentent en permanence des actions en justice contre tous ceux qui abusant, leur
droit et que les autorités judiciaires puissent pour recevoir.
• Que le législateur chargé de lois édictées prennent suivre la responsabilité en nous,
pour ainsi éduqué ce fléau.
• Que les médias filme l'information du début jusqu'à la fin c'est-à-dire dès le jour de
l'arrestation du présumé de l'infraction jusqu'aux jours de la condamnation à
l’acquittement de celui-ci.
• Ces quelques suggestions, œuvre d'une justice équilibrée et d'une réaction digne de
foi.
P a g e | 61
CONCLUSION
Nous voici arriver à terme de notre mémoire qui portais sur : « principe de la
présomption d'innocence face au droit de l'information en droit positif congolais; » cette étude a
gravité autour d’une problématique qui avait soulevé deux questions dont comment garantir la
protection du droit à la présomption d’innocence d’une personne faisant l’objet de poursuite face
à la divulgation d’information incitant l’opinion publique à croire le suspect coupable ? Comment
concilier le principe de la présomption d’innocence avec le droit de l’information à l’ère du
numérique ? ces questions, nous ont permis d’avoir une structure de trois chapitre, hormis
l’introduction et la conclusion à savoir le premier chapitre a traité sur le cade conceptuel et
théorique de l’étude, deuxième chapitre a porté sur le cadre empirique et le dernier chapitre s’est
articuler autour du principe de la présomption d’annonce et le droit de l’information dans la ville
de Likasi.
Pour l’interprétation de l’esprit du législateur dans les textes constitutionnels et la
Loi N° 96-002 du 22 juin 1996 fixant les Modalités de la Liberté de Presse nous ont uses de la
méthode herméneutique juridique et la méthode expérimentale afin ^pour l’analyse et le traitement
des données nous nous sommes suivis des techniques documentaire, d’interview et d’observation
indirecte.
Pour concilier le Droit de l’information au principe de la présomption d’innocence
dans le système congolais, la présomption d’innocence est la règle cardinale dans la phase de la
procédure pénale tablée sur la protection des droits des personnes à tous les niveaux. Aussi, faudra-
t-il préciser que la conciliation réside dans l’observation des règles légales interdisant toute
immixtion dans un dossier pendant.
Nous estimons que le législateur ayant intégré dans l’arsenal pénal congolais
(Ordonnance-loi n° 23/ 010 du 13 mars 2023) incriminant quelques faits infractionnels
informatiques facilités par les nouvelles technologies de l’information et de la communication ;
cela constitue une avancée significative. La conciliation entre ces deux droits fondamentaux à l’ère
du numérique, renforcer par des dispositions légales assorties de sanctions en cas de violation du
principe de la présomption d’innocence.
P a g e | 62
Lorsqu’elle est perçue comme une peine anticipée ou si elle est relayée par les
médias comme un signe de culpabilité, la détention porte atteinte à la présomption d’innocence,
surtout si la personne est ultérieurement acquittée ou libérée. Dès lors, il est essentiel que le
P a g e | 63
traitement de telles affaires par les médias reste prudent et neutre, afin de ne pas influer sur
l’opinion publique ou compromettre le droit à un procès équitable.
Le silence des autorités judiciaires face aux excès médiatiques contribue à fragiliser
l’appareil judiciaire et à nourrir la défiance du public. Il est donc impératif que les journalistes
soient formés aux principes juridiques fondamentaux, afin de concilier leur droit d’informer avec
le droit des justiciables à ne pas être exposés comme coupables avant toute condamnation.
REFERENCE BIBLIOGRAPHIQUE
I. TEXTES DE LOIS ET REGLEMENTAIRES
1. La déclaration universelle des droits de l'homme du 10 décembre 1948 ;
2. La constitution du 18 février 2006 telle que révisée en 2011 ;
3. Décret du 30 janvier 1940 portant le code Pénal Congolais ;
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5. Loi N° 04/017 du 30 juillet 2004 portant organisation et fonctionnement de la haute
autorité des médias ;
6. Code de déontologie et éthique du journaliste attribution et fonctionnement de la
haute autorité des médias ;
7. Code de déontologie et éthique du journaliste congolais du 4 mars 2004 ;
8. Décret du 30 juillet 1888 portant des contrats et des obligations conventionnelles ;
9. Loi N° 96-002 du 22 juin 1996 fixant les Modalités de la Liberté de Presse ;
10. Loi N°024/2002 du 18 novembre 2002 portant Pénal Militaire ;
II. OUVRAGES
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3. BILLE FRANCIS, médias et société presse Audiovisuel télécommunication,
multimédia à télématique, Mont Chrétien, Paris 7ème éd, 1994 ;
4. CHARON J. Marie : Un secret si bien violé : loi, le juge et le journaliste, Paris seuil,
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5. COHENDET : Méthode du travail du droit public, Paris, Mont Chrétien, 1988 ;
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12. NYABIRUNGU mwene SONGA : Traité de Droit Pénal Général, 2ème éd.
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14. PRADEL. J. Procédure Pénal, 7ème éd. Paris 1991 ;
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III. THESES, MEMOIRES, TFC
1. MENGA YAOSUWA René et IMANI Gaya, étude pratique sur le principe de la
présomption d’innocence face aux délits de presse en droit positif congolais,
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IV. COURS
1. BASWE BABU KAZADI, Introduction à l'étude du droit G1 Unikin, 2006 ;
2. FULGENCE MUNGENG sciences de la communication, G2, Unikin, 2009 ;
3. Gilbert MUSANGAMWENYA WALYANGA, Introductions générale à l’étude du
droit, Unilu/2020-2021. Inédit ;
4. LINGANGA MONGWENDE NZENGO, Organisation et compétences des
juridictions d’ordre judiciaire, G1, Syllabus, 2012‐2013,
5. LUZOLO BAMBI LESSA E.J., cours de procédure pénale G2 Unikin. 2007 ;
6. MUSEY-NINA, Ethique et méthodologie de la communication, G3, Sciences de
l'information de la communication, Unikin ;
7. PIERRE FELIX KANDOLO ON’UFUKU WA KANDOLO, note de cours
d’initiation à la recherche scientifique G2 UNILI, Likasi, 2020-2021.
V. AUTRES DOCUMENTS
1. Larousse, lexique des termes juridiques, 16ème éd ;
2. Micro Robert, Dictionnaire d'apprentissage de la langue Française, nouvelle éd
entièrement revue et argumenté, 1995 ;
3. Trésor de la langue française informatisé, Paris, éd. 2004 ;
4. Journal écrit de Lubumbashi, titre Ujambu, 1991 ;
5. Principes généraux de droit, PIERRE D'EQUIRINU, 1981.
VI. SITE INTERNET
1. http//ww.google.com .
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