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Benitha 1

Le document traite de la présomption d'innocence en droit congolais, soulignant que toute personne accusée d'une infraction est présumée innocente jusqu'à preuve du contraire. Il met en lumière les violations de ce principe par les médias, qui présentent souvent des individus comme coupables avant un jugement, compromettant ainsi leurs droits. L'auteur appelle à une réflexion sur l'équilibre entre le droit à l'information et la protection de la présomption d'innocence.

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Benitha 1

Le document traite de la présomption d'innocence en droit congolais, soulignant que toute personne accusée d'une infraction est présumée innocente jusqu'à preuve du contraire. Il met en lumière les violations de ce principe par les médias, qui présentent souvent des individus comme coupables avant un jugement, compromettant ainsi leurs droits. L'auteur appelle à une réflexion sur l'équilibre entre le droit à l'information et la protection de la présomption d'innocence.

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Page |I

EPIGRAPHE

« Informer, ce n’est pas accuser. Publier, ce n’est


pas juger. »

Jean CARBONNIER
P a g e | II

DEDICACE

A la population congolaise en générale et celle de Likasi en particulier.

À toutes les personnes injustement jugées sans procès.

Que ce travail rappelle qu’en droit congolais, nul n’est coupable avant d’avoir été
entendu.

MUDJIDJIMA MUREMU Benitha


P a g e | III

REMERCIEMENTS
Quel que soit la longueur de la nuit, le soleil finit toujours par apparaitre. Nous voila à
la fin de ce travail fruit de nos effort et sacrifice mais aussi de certaines personnes que nous ne
pourront pas rester sous silence

Avant tout à Dieu tout puissant lui qui nous a donné le souffle de vie et qui à chaque
fois la renouvelle et nous donne force qu’il reçoit la gloire et les honneurs.

Nous tenons tout particulièrement à cœur de remercier Chef de Travaux Paul


TSHIBANGU MULOBE pour son soutien, sa présence et ses conseils qui nous ont été précieux
tout au long de l’élaboration de ce travail de fin de cycle

A nos parents MUREMU Jean-Luc et ZELY Faida, au regard des sacrifices qu’ils ont
consentis pour notre formation, et surtout pour leur amour qu’ils n’ont cessé de témoigner à notre
égard que Dieu leurs apportent le bonheur, les aident à réaliser tous leurs vœux et leurs offrent
plein de succès.

Nous ne serons pas ingrats pour ne pas citer sur cette page nos compagnons de lutte avec
qui nous avions passé les dures épreuves ensembles et dont les noms seront toujours en mémoire
notamment : Marc LUBOYA

Nos remerciements s’adressent ensuite à nos frères et sœurs Rostand KIKUMBI,


Joslyne MUREMU, Ruth SAFI pour leur soutien de quelque manière que ce soit, sans lequel la
réalisation de ce travail n’aurait pas eu lieu.

S’il est vrai que l’aboutissement de cette recherche a requis de nous d’efforts et de
longues heures de travail, nous n’aurions peut-être pu le faire sans le soutien direct ou indirect de
plusieurs personnes autour de nous. Que donc, tout celui qui d’une manière ou d’une autre, nous
a été utile mais dont le nom n’est pas repris en marge de remerciement trouve ici l’expression de
notre sincère gratitude.

MUDJIDJIMA MUREMU Benitha


Page |1

INTRODUCTION GENERALE
1. Présentation du phénomène observe
La présomption d’innocence signifie, même suspecté de la commission d’une
infraction, ne peut être considéré comme coupable avant d’en avoir été jugé comme tel par un
tribunal1.
Il arrive très souvent que, lorsque l'on regarde la télévision ou que l'on écoute la
radio, on tombe sur des informations mettant en scène un individu ou un groupe d'individus,
présentés dans les médias comme ayant commis une infraction. Souvent, ces individus sont
montrés à visage découvert. Cette situation s’est encore accentuée avec l’évolution des nouvelles
technologies et l’apparition des médias en ligne. Par exemple, dans la province du Haut-Katanga,
en parcourant la page Facebook du gouverneur de province, on peut souvent constater plusieurs
images de personnes arrêtées, accusées de vol et de banditisme2. Ces informations sont
fréquemment relayées par les médias traditionnels et en ligne3.
Face à cette situation, on peut s'interroger sur la conformité de cette pratique avec
les droits subjectifs des personnes présentées, en particulier le principe de la présomption
d'innocence consacré par des instruments juridiques internationaux dûment ratifiés par la
République démocratique du Congo notamment : la Déclaration Universelle des droits de
l’homme du 10 décembre 1948 à son art. 11 dispose : Toute personne accusée d’un acte
délictueux est présumée innocente jusqu’à ce que sa culpabilité ait été légalement établie au
cours d’un procès public où toutes les garanties nécessaires à sa défense lui auront été
assurées;
➢ Le Pacte International Relatif aux droits Civils et Politiques (PICP) du 23 mars 1976
à son art. 14 au point 2 : Toute personne accusée d’une infraction pénale est présumée
innocente jusqu’à ce que sa culpabilité ait été légalement établie;
➢ Le Statut de Rome du 17 juillet 1998 à son art. 66 :
▪ Toute personne est présumée innocente jusqu’à ce que sa culpabilité ait été
devant la Cour conformément au droit applicable.

1
Patrick FEROT, La Présomption d’innocence : essai d’interprétation historique, sciences de l’homme et société,
Thèse en Droit, Université du droit et de la Santé, Lille II, 2007.
2
Il s’agit du compte Facebook du Gouverneur de la Province du Haut-Katanga, Jacques Kyabula Katwe. Voici un
exemple de publication :
[https://www.facebook.com/share/p/JMCLqXVNfym7hkH4/?] (consulté le 19/05/2025)
3
Exemple d’un article publié par le média en ligne Haut-Katanga News, concernant la présentation de plusieurs
groupes de bandits au Gouverneur de la Province. Dans cet article, on peut constater que les identités des présumés
bandits y sont dévoilées. Voici le lien de l’article : [https://haut-katanga.news/presentation-de-plusieurs-groupes-de-
bandits-au-gouverneur-de-province-jacques-kyabula-katwe/] (consulté le 19/05/2025)
Page |2

Il incombe au Procureur de prouver la culpabilité de l’accusé.


▪ Pour condamner l’accusé, la Cour doit être convaincue de sa culpabilité au-
delà de tout doute raisonnable;
La Charte Africaine des droits de l’homme et des peuples du 01 juin 1981 à
son art. 7 littéral b dispose : le droit à la présomption d’innocence, jusqu’à ce que sa
culpabilité soit établie par une juridiction compétente.
Cette norme est aussi reprise dans la constitution de la RDC. L’art. 17 al. 9 de la
constitution consacre le droit de tout accusé à être présumé innocent jusqu’à ce que sa culpabilité
ait été légalement établie. Il dispose : « Toute personne accusée d’une infraction est présumée
innocente jusqu’à ce que sa culpabilité ait été établie par un jugement définitif ».
La présomption d’innocence peut être envisagée sous deux aspects : comme une
garantie procédurale dans le cadre du procès pénal lui-même, où elle impose des conditions
concernant notamment la charge de la preuve, les présomptions de fait et de droit, le droit de ne
pas contribuer à sa propre incrimination, la publicité pouvant être donnée à l’affaire avant la tenue
du procès et la formulation par le juge du fond ou toute autre autorité publique de déclarations
prématurées quant à la culpabilité d’un prévenu ; et comme une garantie destinée à empêcher que
des individus qui ont bénéficié d’un acquittement ou d’un abandon des poursuites soient traités
par des agents ou autorités publics comme s’ils étaient en fait coupables de l’infraction qui leur
avait été imputée.
Il ressort de l’art. 17 al. 9 de la constitution, un certain nombre des principes. En
effet, l’art. 17 al.9 exige notamment :1) Qu’en remplissant leurs fonctions, les membres du tribunal
ne partent pas de l’idée préconçue que le prévenu a commis l’acte incriminé ; 2) que le fardeau de
la preuve pèse sur l’accusation ; 3) que le doute profite à l’accusé. Toutefois, l’art. 17 al. 9 cesse
de s’appliquer lors de la fixation de la peine, une fois la culpabilité est légalement établie par un
jugement définitif. S’agissant notamment du droit de ne pas contribuer à sa propre incrimination,
l’Art. 14, paragraphe 3 g, du Pacte International relatif aux droits civils et politiques consacre le
droit de ne pas être forcé de témoigner contre soi-même ou de s’avouer coupable. Même s’agissant
des crimes internationaux, le droit à la présomption d’innocence et de garder le silence est reconnu
dans le cadre du Statut de Rome.
Ainsi, le principe selon lequel : toute personne sera présumée innocente jusqu’à ce
que sa culpabilité soit établie devant un tribunal (art. 66 du Statut de Rome) et le droit de garder
le silence, (art.67 (g) du Statut de la Cour) sont expressément prévus par le Statut dans le contexte
du procès.
Page |3

Durant la phase préliminaire, bien que le Statut ne contienne pas de disposition


relative à la présomption d’innocence, il est généralement considéré que ce droit n’est accordé à
toute personne en contact avec la Cour. Implicitement, ce principe résulte de la disposition se
rapportant aux droits de l’accusé de ne pas se voir imposer le renversement de la preuve ni la
charge de la réfutation’’ (Art. 67(i) du Statut de la Cour4. En outre, sur cette question du droit de
se taire, la France a été condamnée par la Cour Européenne des droits de l’Homme le 14 Octobre
2010 dans les termes suivants : Ce droit de ne pas contribuer à sa propre incrimination et le droit
de garder le silence, sont des normes internationales généralement reconnues qui sont au cœur de
la notion de procès équitable… La personne gardée à vue a le droit d’être assistée d’un avocat dès
le début de cette mesure ainsi que pendant les interrogatoires, et ce a fortiori lorsqu’elle n’a pas
été informé par les autorités de son droit de se taire5 .
En effet, la commission d’un acte antisocial crée la rupture de l’équilibre social et
une réparation est à rechercher le plus vite possible pour que la paix sociale soit rétablie. La
communauté recherche toujours à connaitre l’agent causal ou auteur de l’acte désavoué et à savoir
comment y accéder pour résoudre l’équation présentée. Les actes désapprouvés dans la société
sont prévus et sanctionnés selon chaque domaine (ecclésiastique, politique, justice, etc.).
Le Droit criminel ou pénal, nous intéresse, car, ayant défini certains actes
antisociaux, prévus et punis (infraction) en poursuivant l’auteur de l’acte commis. Lorsqu’un
membre de la société apparait être asocial au regard des lois constituant la volonté populaire, la
société se manifeste par une réaction sociale pour que la dette contractée par le membre soit payée.
La personne accusée n’est pas coupable des faits lui reprochés tant que l’organe
poursuivant n’apporte pas encore des preuves irrécusables et irréfutables pour qu’elle soit
condamnée définitivement. D’où le principe de la présomption d’innocence constitue pour
l’accusé un droit d’en bénéficier. Fort malheureusement, cela que la société, les organes
compétents (la Police, le Parquet, le Tribunal) ou un autre organe extra-judiciaire (médias : audio,
visuels, écrits voire en ligne) violent le principe sacrosaint pénal qui est la présomption
d’innocence dont jouit la personne accusée au nom du droit de l’information (droit à l’information
et liberté d’expression). Le tribunal médiatique se distingue par un sensationnalisme sans
précédent ; interrogatoire imposé, prises en image à découvert, reportage assorti des réquisitoires
menant à des condamnations sans art et professionnalisme, taxant les faits des préventions à tort
et des peines non prévues.

4
GOLLER C K, La procédure et la jurisprudence de la CPI, Gazette du palais, Paris, 2021, pp.81-82.
5
LAZERGER C, « Le droit à la présomption d’innocence », in CABRILLAC R, Libertés et droits fondamentaux,
Dalloz, Paris, 213 ; p. 605.
Page |4

Ce constat fait en RDC nous pousse à s’intéresser aux violations orchestrées par des
maisons des médias se transformant en des tribunaux médiatiques sapant l’honneur, la réputation
de la personne présumée innocente. Et pourtant, toute personne même ayant des indices de la
culpabilité mérite d’être traitée avec dignité et comme humain bénéficiant du doute de sa
libération. Certaines personnes faisant objet d’interpellation à la police ou au parquet font les gros
titres de la presse nationale et locale (audiovisuelle), des postes des commentaires assortis des
photos des personnes poursuivies, menottées, interrogatoire non structuré et non professionnel,
dans les réseaux sociaux (Facebook, tweeter : les contenus proposés sur les plateformes sont donc
adaptés à la manière de consommer les nouvelles. Ce qui importe aujourd’hui n’est plus le contenu
que revêt l’information mais plutôt l’importance que cette dernière provoque dans l’opinion
publique, ainsi que l’impact et l’engouement qu’elle génère sur la plateforme en question), des
reportages successifs, des émissions élaborées relatives au dossier pendant en justice, des sondages
portant sur la culpabilité de la personne poursuivie. L’interférence des médias dans les affaires
judiciaires et faite à la hâte, sans maitrise de la procédure judiciaire et de fois exigeant des
procédures en flagrance. Ces pratiques béatifiées par les autorités politico-administratives,
judiciaires, policières, etc.
La présomption d’innocence et la liberté des médias sont en collision et devient
difficile sinon impossible d’établir les limites nettes et claires, entre l’obligation de protéger une
personne accusée ou suspectée et le besoin d’informer le public.
Ainsi, de tout ce qui précède, nous avons intitulé notre réflexion de recherche : « principe de la
présomption d'innocence face au droit de l'information en droit positif congolais. »

2. Etat de la question

D’emblée, ce qui nous démarque des recherches précédentes, c’est le sujet lui-
même que nous avons formulé ; en l’occurrence « principe de la présomption d'innocence face
au droit de l'information en droit positif congolais. »
Cela étant, nous nous sommes référé aux publications et différentes productions
scientifiques de nos prédécesseurs, on y dégageant des idées principales comme soubassement de
la présente étude.
En rapport avec « la présomption d’innocence et le droit de l’information », les
études antérieures suivantes ont été identifiées et ont attiré l’attention pour que nous les
présentions subséquemment dans cette partie de notre étude.
Page |5

Luzolo Bambi L.6, exprime une forte conviction en faveur de la présomption de la


liberté individuelle dans le cadre du procès pénal. Il insiste sur l’importance de ces principes dans
le respect des droits de l’homme et dans la garantie d’un procès équitable. Selon lui, la présomption
d’innocence est un droit essentiel qui devrait être respecté tout au long du procès pénal. Il insiste
également sur le fait que la charge de la preuve de la culpabilité incombe à la partie poursuivante
et le doute devrait bénéficier à l’accusé en cas d’insuffisance des preuves. La liberté individuelle
doit être la règle, et toute détention devrait être considérée comme une exception intervenant
seulement en cas de juste nécessité. Il souligne aussi sur les garanties nécessaires à la défense de
l’accusé, y compris le droit d’être jugé dans un délai raisonnable.
La protection des droits de l’homme, la prééminence et la nécessité de respecter la
liberté individuelle dans le processus judiciaire.
La théorie sur le principe de la présomption d’innocence par Luzolo Bambi est
exacte, pertinente et nous a permis d’affronter toutes ces théories, l’applicabilité de cette théorie
en pratique et face au Droit de l’information en RDC.
Nous nous démarquons du professeur Luzolo Bambi, en abordant la question de la
violation de la présomption d’innocence par les médias congolais. La théorie présentée par le
professeur Lozolo porte sur la généralité du principe de la présomption d’innocence, nous étant
dans un cas concret de la violation de ce principe.
Laurent Mutata Luaba 7 relève que sans nul doute, la présomption d’innocence
demeure un droit fondamental et un principe sacro-saint, généré automatiquement par la
surveillance d’un contrat judiciaire et s’identifiant comme un élément indissociable de la
règle de Droit. A l’instar d’une silhouette accompagnant l’être humain dans tous ses mouvements
sous la lumière , ce droit se trouve attaché à une personne dès le moment où elle est
soupçonnée d’avoir commis ou tenté de commettre une infraction jusqu’à une décision
irrévocable rendue par une juridiction légalement établie , impartiale et indépendante.
Concrètement, le droit à la présomption d’innocence prends ses racismes dès le début de
l’enquête préliminaire ou policière jusqu’au jugement ou arrêt coulé en force de la chose jugée.
A cet égard, la présomption d’innocence s’impose devant la police judiciaire, le parquet, la
juridiction de première instance, d’appel, de cassation et de révision.
Cet auteur nous inspire dans la mesure où non seulement il définit avec détail
la notion de la présomption d’innocence mais aussi et surtout parce qu’il précise à partir de
quel moment le droit de la présomption d’innocence doit être reconnu à une personne

6
LUZOLO BAMBI LESSA. Manuel de procédure pénale, Kinshasa, Presse Universitaire du Congo, 2011, p. 245
7
MUTATA Luaba, Précis de procédure pénale congolaise, Kinshasa, éd du SDE01JGS, 2022.
Page |6

soupçonnée d’avoir commis ou tentée de commettre une infraction. Cependant, notre étude
va tenter de redéfinir le droit de la présomption d’innocence face au droit de l’information en
Droit congolais.
René Menga Yasuwa et Imani Gaya 8 posent la problématique du fait que la
société étant l’apanage de la nature humaine ; les hommes sont invités à une vie sociable
pour atteindre l’idéal de la communication.
En ce sens, pour une vie harmonieuse au sein des membres de la société, ces
derniers doivent avoir des égards aux normes et règles régissant la communauté pour la
préservation de l’ordre public. Dans la conclusion ces auteurs pensent que la présomption
d’innocence s’efface certes, au fur et à mesure que les indices de culpabilité pèsent sur la
personne. La détention serait une mesure pouvant empêcher l’auteur présumé de l’infraction
de se soustraire de la poursuite aussi longtemps qu’il existe contre lui des indices sérieux
de culpabilité. Faisant allusion aux médias, ils précisent que la poursuite pénale d’un journaliste
peut se justifier aux prescrits de la constitution affirmant que la personne humaine est
sacrée, l’Etat a l’obligation de la respecter et de la protéger.
Ainsi, le journaliste auteur présumé de l’infraction perd le bénéfice de la
présomption d’innocence lorsque les faits mis à sa charge portent atteinte à l’honneur ou à
la considération de la personne. Par ricochet, lorsque l’honneur et la considération d’une personne
sont dénaturées par voix médiatique, l’Etat est appelé à intervenir en vertu de la prérogative
constitutionnelle qui lui est reconnue par le biais de l’action publique, nonobstant, le principe
de la présomption d’innocence.
Cette étude, nous intéresse dans la mesure où elle met en exergue, les
dispositions constitutionnelles qui prévoient la sanction d’un journaliste en cas de non-respect
de règles de déontologie en matière de communication et d’information tenant compte de la
personne humaine. Notre étude met l’accent particulier sur la ligne de démarcation portant sur
le principe de la présomption d’innocence face au Droit de l’information en RDC ;
Kabeya Lobo et Ambela Elowa9 précisent que le contexte semble posé pour une
coexistence pacifique entre les deux concepts principaux de leur recherche, en l’occurrence la
présomption d’innocence et la liberté de presse, compte tenu des limites de son champ de pratique
par les normes juridiques. Cette affirmation semble plus pure que la réalité, que l’on peut sentir

8
MENGA Yaosuwa et IMANI Gaya « Etude pratique sur le principe de la présomption d’innocence face aux
délits de la presse en Droit positif Congolais » in Scholars Bulletin, Dubaï, 2020.
9
KABEYA Lobo et AMBELA Elowa, « La présomption d’innocence face aux medias » in Revue des Arts,
Linguistique, littérature et civilisations, Ed. Ziglobitha, Cote d’ivoire, 2023, pp 447-458.
Page |7

avec nos doigts avec certitude, d’autant qu’il existe d’importants points de discorde entre la liberté
de la presse et la présomption d’innocence, l’un des principes fondamentaux qui régissent la
procédure pénale.
Il n’est pas question de conflit normatif entre les règles qui régissent la protection
des droits des accusés et celles qui établissent et garantissent la liberté de la presse. C’est plutôt la
dissonance entre le principe de présomption d’innocence, principe clé du droit procédural, et
certains manquements des professionnels des médias et de l’industrie de l’information qui se
cachent derrière le principe sublime de la liberté de la presse.
Nous nous inspirons de cette étude , dans la mesure où ,celle-ci met l’accent sur la
limite qui doit être respectée entre la présomption d’innocence et la liberté de la presse comme
principe clé du droit procédural, et le fait d’épingler certains manquements des professionnels des
médias qui se cachent derrière le principe sublime de la liberté de la presse.
Audrey Crasson10 pense que dans une société caractérisée par l’omniprésence
des médias, où l’on cultive le culte de l’information et de la communication, la sphère
journalistique et la sphère judiciaire sont nécessairement amenées à se rencontrer. Cette
relation est par nature difficile dès lors que presse et justice évoluent suivant des logiques
différentes. La première agit dans une constance recherche de rapidité et vise à diffuser des
idées et des informations, alors que la seconde opère dans le cadre d’un processus plus lent
qui découle de la recherche d’une vérité en vue de rendre un jugement. cette interaction se
fait souvent au détriment des droits individuels garantis aux particuliers faisant l’objet de
poursuites. Parmi ceux-ci, se trouve la présomption d’innocence.
Nous sommes intéressé par cette étude dans la mesure où elle met l’accent
sur l’existence des sphères journalistique et judiciaire dans une société caractérisée par
l’omniprésence des médias. L’auteur pense que l’interaction entre ces deux sphères se fait
souvent au détriment des droits individuels garantis aux particuliers entre autres la présomption
d’innocence. Néanmoins, notre étude n’a pas l’intention de se limiter là. Elle se veut une
réflexion approfondie sur la présomption d’innocence et le droit de l’information en Droit
positif congolais, en tenant compte des défis et de perspectives d’avenir.
Roger Sankara11 jette un regard critique sur les pratiques journalistiques. La presse
burkinabé est-elle soucieuse de la présomption d’innocence des personnes poursuivies par la

10
CRASSON, A., La présomption d’innocence, Mémoire de Master en Droit, UCL, Louvain, 2013-2014.
11
ROGER Sankara, Présomption d’innocence au Burkina Faso Regard critique sur les pratiques journalistiques,
Editions Universitaires Européennes, London, 2008.
Page |8

justice, dont les histoires sont contées dans ses colonnes ? Le droit à l’information du public, qui
oblige le journaliste à tout dire tout de suite, autorise-t-il la violation de l’innocence présumée ?
Le questionnement relevé par l’auteur de cet article est très pertinent et même notre
réflexion est semblable à celle-ci, à la différence que nous sommes dans le contexte congolais que
burkinabé.
Babacar Ba12, dans un article publié, confirme la mise à mort de la présomption
d’innocence au Sénégal ; attestant qu’un véritable massacre injustifié de ce principe par les médias
tant nationaux qu’internationaux au Sénégal et appelant l’opinion nationale à agir dans le respect
des droits de l’homme en évitant de prendre autant que possible des mesures visant à porter atteinte
à l’honneur et à la dignité de la personne accusée. Abondant dans le même sens que l’auteur de cet
article et la différence avec nous est purement géographique, étant analysé la même question et
mêmes observations qu’au Sénégal qu’en RDC. Quant à nous estimons que l’insertion des
dispositions légales à notation pénale pour renforcer ce principe fondamental.
Cette réflexion, nous la partageons par rapport au constat relevé au Sénégal tout en
estimant utile à proposer une loi pour renforcer la présomption d’innocence dans le contexte
congolais.
Edouard Cruymans13 estime que médias et justice ne font pas bon ménage. Ce
constat n’est évidemment pas nouveau. L’auteur poursuit que depuis plusieurs années et de
façon quasiment récurrente la justice se plaint de l’attitude des médias, notamment dans le
cadre d’affaires judiciaires.
A la recherche du scoop et de sensationnalisme une partie de la presse semble
parfois prête à tout pour diffuser une information. Et lorsqu’un potentiel scandale concerne
un homme politique ou une personnalité publique, l’appétit des médias semble encore plus
important, pouvant aboutir à un réel lynchage médiatique condamnant sans nuance un individu.
Pourtant il devrait exister un garde-fou important : la présomption d’innocence.
Cette étude menée par Edouard, nous inspire sur l’attitude des médias dans le cadre d’affaires
judiciaires pourtant il devrait exister un garde-fou important comme la présomption d’innocence.
Notre étude va dans le même sens que l’auteur. Cependant, nous voulons faire une analyse
concernant une limite préalable entre la présomption d’innocence face au droit de l’information en
Droit congolais.

12
BABACAR BA, La mise à mort de la présomption d’innocence au Sénégal, Article publié sur Google, le 10 Juin
2019, juriste conseil, président du Forum du Justiciable. (Consulté le 19.04.2023)
13
Edouard CRUYSMANS, Médias et respect du principe de présomption d’innocence ; Un mariage impossible ?
Article de périodique (Journal article) ; In Justice en ligne : comprendre et communiquer, 19 janvier 2015,
http !!hdl.handle.net !2078.1 !158447(consulté le 15.05.2024)
Page |9

Pierre Trudel14 pense que le droit à l’information est surtout standard en ce qu’il
prescrit à l’interprète de soupeser les intérêts en présence, de départager les valeurs et enjeux et de
tracer la limite concrète des différents droits fondamentaux qui viennent en contradiction. Alors,
le droit à l’information prend l’allure non plus d’un droit susceptible de produire en lui-même des
prérogatives et des obligations mais comme un outil augmentatif permettant d’aider à résoudre une
contradiction entre les droits tendant à empêcher la circulation de l’information et ceux qui tendent
à la favoriser.
Ayant évoqué la notion de droit de l’information, l’étude faite par Pierre Trudel
nous inspire dans le sens qu’il a rappelé la limite concrète des différents droits fondamentaux, en
même temps que nous voulons dans notre étude, établir la lisière entre la présomption d’innocence
et le droit de l’information, deux notions de droit reconnues à tout citoyen.
Luc Odunlami15 dans son ouvrage, cet auteur explore en profondeur le délicat
équilibre entre le droit du public à m’information et le droit fondamental de la présomption
d’innocence dans le contexte de la médiatisation croissante des affaires pénales par les médias, en
particulier, en ligne.
Il met en lumière le rôle prépondérant que joue désormais le journalisme
d’investigation dans la sphère médiatique, souvent parallèle aux procédures judiciaires
traditionnelles. Quant à nous, examinons la présomption d’innocence face au Droit de
l’information, ceci nous amène à examiner le champ élargi de l’information et de la
communication en Droit congolais.
Nicole Pothier 16 précise que de l’ensemble des droits et libertés énumérés dans son
étude, certains sont plus directement évoqués quand nous pensons aux médias. En fait, deux piliers
s’imposent : la liberté d’expression et le droit à l’information. Selon le contenu de l’information
d’autres droits seront également mis en cause tels que le droit à la sauvegarde de sa dignité, de son
honneur et de sa réputation, le droit à la vie privée, ainsi que certains droits judiciaires, par exemple
la présomption d’innocence, le droit traitement équitable et impartial, etc. Dans la plupart des
situations que nous aurons à analyser plusieurs droits et libertés seront mis en cause et devront être
regardés simultanément, mais la liberté d’expression et le droit à l’information demeurent les deux
références incontournables. Nous nous rallions aux cas observés et relevés, mais n’étant pas dans

14
TRUDEL P., Le droit de l’information ; une introduction, Centre de Recherche en droit public, Université de
Montréal, sd, p 7.
15
ODUNLAMI L., La présomption d’innocence à l’épreuve des médias, Editions Universitaires Européennes,
(consulté sur Africa Vivre 2018, le 16 Mai 2025).
16
POTHIER, N., Droit et médias, quelques éléments de référence, CREM, 2023, p 7. Cfr www.reseau-crem.qc.ca.
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deux contextes géographiques différents et surtout en RDC, le principe de la présomption


d’innocence est dépourvu des textes légaux le renforçant.
Munguankonkwa Chimanuka Christophe17, il dresse l’analyse sur la façon dont le
principe de la présomption d’innocence est appliqué par les personnes judicaires Congolais. Etant
en profondeur, il se servi de deux chapitre dans lesquels il a insisté sur le fait que la présomption
d’innocence implique l’interdiction de l’affirmation de la culpabilité avant tout jugement et fait
que la charge de la preuve incombe l’accusateur.

Koyagialo Konyelo Vinny18, il fait remarquer que sur le plan pratique, la liberté de
la presse ne s'exerce pas toujours dans le strict respect de la loi. Dans le même ordre d'idées, il a
tenté de rassembler quelques dispositions légales qui existent de manière éparse , lesquelles
dispositions pourraient, en l'absence d'une précision des limites à la liberté de la presse, permettre
à une personne qui voit ses droits être violés du fait de l'exercice abusive de la liberté de la presse,
de les défendre.

Makolo Makopo Célestin Et Kabanda Mashini Justin19, Ils nous rappellent que la
liberté de la presse, qui marche toujours de pair avec la liberté d’expression, est une liberté
constitutionnellement garantie. En tant que telle, elle est opposée à d’autres droits et libertés qui,
comme elles, sont constitutionnellement protégés. Les droits et libertés qui constituent la barrière
de la liberté de la presse sont très nombreux qu’il nous sera impossible de les énumérer tous.
Cependant, nous avons constaté que trois de ces droits et libertés sont principaux, il s’agit, du droit
à la présomption d’innocence, les droits de la personnalité, l’ordre public et les bonnes mœurs.
Ces constituent la limite principale du droit de l’exercice de la liberté de presse.

Kabeya Lobo Richard & Ambela Elowa Rachel20, Il est du devoir de tout citoyen
de se faire du souci sur la qualité du travail qu’abattent certains médias, tendant vers l’illégalité et
la délinquance médiatique. Avec la seule violation de la présomption d’innocence une brèche
inédite de la délinquance s’ouvre. Elle occasionne notamment des innombrables atteintes aux
droits fondamentaux des présumés auteurs des infractions et, par ricochet à l’intérêt supérieur de
l’enfant, ouvrant ainsi, fort malheureusement de boulevards à la justice populaire. Au terme de

17
MUNGUANKONKWA CHIMANUKA Christophe, « De la présomption d’innocence et son mode d’application
en Droit procédural pénal Congolais », TFC, UBC, 2019 – 2020.
18
KOYAGIALO KONYELO Vinny, la liberté de la presse et ses limites en droit congolais, TFC, UPC, 2018
19
MAKOLO MAKOPO Célestin et KABANDA MASHINI Justin, la liberté de la presse et ses limites en droit
congolais, article, i https://ijssass.com/journal/la-liberte-de-la-presse-et-ses-limites-en-droit-congolais/#post-2171-
footnote-18 consulté le 07/04/2025
20
KABEYA LOBO Richard & AMBELA ELOWA Rachel, La présomption d’innocence face aux médias, Revue des
arts, linguistique, littérature & civilisations, RA2LC n°07, Université de Bandundu, Octobre 2023, p.458
P a g e | 11

recherches méticuleusement et surement menées, il en ressort que plusieurs facteurs entrent en


compte dans cet antagonisme, en occurrence la formation en dessus de standard dont sont
récipiendaires certains journalistes. La désuétude dans laquelle sont tombées les textes en la
matière, le désordre législatif perceptible dans ce domaine.

Quant à nous, nous avons proposé de faire une analyse sur la responsabilité des médias
en cas d’atteinte porté au Droit de la présomption d’innocence dans leur façon de transmission
d’information en mettant en pratique une méthodologie appropriée et des technique qui facilite
nos attente dans la résolution de la problématique.

3. Objectif poursuivis
L’objectif poursuivis est évidement le premier acte que nous proposons dans le
processus de toute recherche scientifique.

Notre sujet n’a pas été choisi au hasard, d’où la raison de ce choix est d’approfondir
nos connaissances sur la présomption d’innocence et de la responsabilité des médias en cas de
violation des droits de la défense que prône la constitution.

La motivation du choix de notre sujet ne va pas se concrétiser sans pour autant


soulever l’intérêt que nous y attachons.

Quel que soit le nombre, les motivations dans une recherche scientifique se
résument en trois groupes à savoir : l’intérêt social, intérêt personnel et l’intérêt scientifique.

a) Niveau personnel

Sur ce plan, ce sujet est indispensable, car entant que juriste, c’est un grand privilège
de traiter sur un domaine qui cadre avec notre filière. Car ceci nous aidera à faire assoir nos
connaissances sur la nation de droit à l’information face à l’atteinte porté à la présomption
d’innocence.

Notre intérêt se justifie également à l’obtention d’un diplôme de licence à l’issu de


ce travail.

b) Au niveau social

Notre travail a comme intérêt social d’apporter un plus à notre connaissance, d’aider
la population ainsi que les institutions des médias à adopté un comportement responsable dans
l’usage et la qualification des personnes suspectes.
P a g e | 12

c) Au niveau scientifique

Ce travail sera un plus apporter dans le monde scientifique, car les résultats
auxquels nous aboutirons servirons de banque des données à ceux-là qui nous liront et tenterons
d’émettre leurs idées dans le domaine que nous traitons.

4. Problématique et hypothèses
4.1 problématique
La problématique est la partie de l’introduction générale qui pose le problème traité
dans le travail sous forme d’un questionnement. Sans se réduire à cette interrogation, elle est toute
une organisation littéraire autour de celle-ci.21

Selon QUIVY et VAN COMPRENHOUH, la problématique est une approche ou


une perspective théorique qu’on décide d’adopter pour traiter les problèmes posés par la question
de départ.22

Il est constaté que la présomption de culpabilité est considérée comme principe, qui
pèse sur une personne gardée à vue, interpelée au parquet et en détention préventive ou condamnée
en première instance, selon les médias au nom de la liberté d’expression (droit à l’information,
liberté de la presse) ainsi qu’elle soit dans l’esprit des lecteurs, auditeurs ou téléspectateurs. Alors
que la présomption de culpabilité est à titre simplement et purement une exception au principe de
la présomption d’innocence en Droit positif congolais. On assisterait au Congo à une réalité
consacrant la formule vive la présomption d’innocence morte et vive la présomption de culpabilité
!

La présomption d’innocence ne renverse pas les droits violés et reconnus à la


victime des faits décriés, peut être renversée par des preuves chargeant l’accusé. C’est pourquoi
devant toutes les instances procédurales, l’officier de la police judiciaire, l’officier du ministère
public, le juge, l’accusé pour une infraction doit être traité avec toutes les garanties légales et sans
être condamné selon les racontars ou rumeurs populistes. Dans notre étude de recherche, nous
examinerons le rôle ou l’impact du Droit de l’information et son corolaire ; le droit de la
présomption d’innocence pour voir lorsqu’un accusé est interpellé, quelle est la pertinence des
commentaires des journalistes ou des émissions spécialisées sur un dossier pendant l’instruction

21
BINDUNGWA IBANDA M, Comment élaborer un travail de fin de cycle ? Contenu et étapes, Médiaspaul,
Lubumbashi, RDC, 2009, p34.
22
QUIVY et VAN COMPRENHOUH, Manuel de recherche en sciences sociales, Paris, éd Dunod, 1988, p88
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en justice. L’art. 11 du Code de Déontologie et Ethique du Journaliste Congolais, prévoit de :


Respecter la dignité humaine, la vie privée et la sphère d’intimité des individus, ainsi que les
institutions et autorités publiques et les bonnes mœurs.

Voici les questions qui orienteront notre étude :

➢ Comment garantir la protection du droit à la présomption d’innocence d’une


personne faisant l’objet de poursuite face à la divulgation d’information incitant
l’opinion publique à croire le suspect coupable ?
➢ Comment concilier le principe de la présomption d’innocence avec le droit de
l’information à l’ère du numérique ?
4.2 hypothèses
L’hypothèse est l’idée ou la pensée que l’on veut défendre ou démontrer comme
thèse tout au long du travail. Par rapport à la problématique, elle est la réponse directe à
l’interrogation principale qui traduit cette première partie de l’introduction générale.23

Voici nos réponses provisoires : Pour ce qui est de la présente étude, nous pensons
de prime abord que ; pour concilier le Droit de l’information au principe de la présomption
d’innocence dans le système congolais, la présomption d’innocence est la règle cardinale dans la
phase de la procédure pénale tablée sur la protection des droits des personnes à tous les niveaux.
Aussi, faudra-t-il préciser que la conciliation réside dans l’observation des règles légales
interdisant toute immixtion dans un dossier pendant.

Et ; les commentaires médiatiques doivent être prohibés lorsqu’ils sont formulés


dans le but de s’attaquer à la justice ayant rendu la décision et qu’ils critiquent la personne
acquittée, au risque de commettre une faute passible d’être poursuivi.

Nous estimons que le législateur ayant intégré dans l’arsenal pénal congolais
(Ordonnance-loi n° 23/ 010 du 13 mars 2023) incriminant quelques faits infractionnels
informatiques facilités par les nouvelles technologies de l’information et de la communication ;
cela constitue une avancée significative. La conciliation entre ces deux droits fondamentaux à l’ère
du numérique, renforcer par des dispositions légales assorties de sanctions en cas de violation du
principe de la présomption d’innocence.

23
BINDUNGWA IBANDA, op cit, p 41
P a g e | 14

5. Méthodes et techniques
5.1 Méthodes
Tout travail scientifique doit suivre une certaine démarche, une certaine voie. Cette
dernière est désignée sous le terme de « méthode ». Une méthode, au sens philosophique, au sens
le plus élevé et le plus général du terme, la méthode est constituée de l’ensemble des opérations
intellectuelles par lesquelles une discipline cherche à atteindre les vérités qu’elle poursuit, la
démontre ; les vérifie.
La méthode est un chemin intellectuel qui nous permet de relier l’objet d’étude aux
objectifs tout en démontrant les fondements de cette liaison. Elle est une démarche à la fois
étrangère et appliquée au moyen de laquelle l’esprit se déploie par le biais des outils de collecte et
de solution pour atteindre de manière approchée un ou des objectifs qu’on s’assigne au départ de
la recherche.24
En effet, de la conception de cette étude a son élaboration, nous avons fait recours
à une démarche multiforme que nous avons estime susceptible de nous mener jusqu’à la fin de nos
investigations. La réunion du faisceau de faits analyses et expliques en vue de leur meilleure
compréhension n’a été possible qu’en ayant recours à des diverses démarches que nous appelons
ici « méthode »
Bien « qu’il n’existe pas, même à l’égard d’un objet spécifique comme la ville, une
méthode universelle applicable en tout temps et en tous lieux (......), il est néanmoins vrai que
l’usage de la méthode est conditionné, pour le chercheur, par le sujet et le domaine d’investigation.
Pour ce qui concerne notre recherche, nous allons faire la combinaison d’une
méthode qui est la méthode herméneutique-juridique et la méthode expérimentale
La méthode herméneutique-juridique. De manière classique, l’herméneutique se
définit comme « l’art d’interpréter correctement les textes.25 Il est courant de définir
l’interprétation juridique comme une opération intellectuelle qui vise à « élaborer le contenu de
sens des textes écrits et autres énoncés langagiers dans lesquels sont fixées les normes juridiques
»26. À première vue, l’objet du Droit, en tant que science herméneutique, paraît donc se rapporter
à ses sources dites « formelles ».
En effet, au départ, la tâche du juriste consiste essentiellement à interpréter, puis à
appliquer les textes ou les éléments analogues à des textes qui constituent les sources premières

24
NDAY WA MANDE M, :2006, Mémento des méthodes en sciences sociales et humaines, 2ème partie, CRESA,
Lubumbashi, 2006, p33
25
J. GRONDIN, L’herméneutique, 3e éd., Paris, PUF, 2011, p. 5.
26
, S. BEAULAC et M. DEVINAT, Interprétation des lois, Thémis, Montréal, 2009, p. 285
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du Droit. L’interprétation de ces sources ne peut toutefois « être appréhendée que dans le cadre
plus vaste du processus de connaissance de la réalité sociale »27. Autrement dit, il est nécessaire
pour le juriste « de comprendre le sens non seulement des textes écrits (ou autres énoncés
langagiers en lien avec le Droit), mais aussi des actes, des gestes et des symboles sociaux qui leur
sont associés. Donc, la compréhension des seconds est essentielle à la compréhension des
premiers. Les contextes d’élaboration et d’application des sources du Droit ne sont « pas seulement
un cadre de l’interprétation juridique » ; ils sont eux -mêmes objet d’interprétation28.
La méthode herméneutique permet l’interprétation et la compréhension des textes
juridiques. Elle sert de modèle non seulement pour l’interprétation, l’explication et la
compréhension de l’esprit et de la lettre de la loi mais également pour l’étude de la fonction du
Droit en tant qu’institution de régulation sociale. Cette approche herméneutique ou «
interprétative » tend à représenter le Droit, non plus comme un simple fait social, mais comme un
discours normatif sur le juste et le bien
L’herméneutique permet, dans une certaine mesure, l’adaptation de la loi à la réalité
sociale ; « le Droit explicable en termes des faits sociaux ».
Dans le cadre de notre étude, cette méthode nous a permis d’interpréter des
dispositions de loi ayant trait au Droit de l’information et au principe de la présomption
d’innocence en Droit congolais pour afin de les adapter aux réalités sociales.
29
Enfin, la méthode expérimentale telle qu’exposée par Claude Bernard précise
qu’un savant complet est celui qui embrasse à la fois la théorie et la pratique expérimentale : Il
constate un fait ; A propos de ce fait, une idée nait dans son esprit. En vue de cette idée, il raisonne,
institue une expérience, en imagine et en réalise les conditions matérielles. Les différentes étapes
de l’enchainement d’opérations qui constituent le cycle expérimental comprennent : l’observation
initiale des faits ; des hypothèses ; la vérification ; et l’explication par des lois ou des théories.
Ainsi donc le cycle expérimental part de l’observation des faits d’où naissent des
propositions d’explications qui constituent des hypothèses ; ces hypothèses sont ensuite
confrontées avec la réalité au cours d’un processus de vérification permet de formuler une ou des
explications de la réalité qui comporte notamment le recours à l’expérimentation ; ce processus de
vérification permet de formuler une ou des explications de la réalité qui pourront donner naissance
à des lois ou à des théories.

27
V. PETEV, « Herméneutique juridique et herméneutique philosophique », in Aux confins du Droit : essais en
l'honneur du Professeur Charles -Albert Morand, A. Auer (dir.), Bâle, Helbing et Lichtenhahn, 2001, p.407.
28
Idem, 405
29
C. BERNARD cité par MULOWAYI DIBAYA, Manuel et lexique de sociologie générale, Kananga, PUK, 2015,
p 54.
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Il faut préciser que la violation de la présomption d'innocente peut résulter de


différents faits ; par exemple, le fait de diffuser des images d'une personne menottée alors
qu'il n'a pas encore fait l'objet de condamnation est en principe interdit et peut être
caractéristique de la violation de la présomption d'innocence. En effet, dans le cadre de notre
travail, la méthode expérimentale nous serait intéressante dans la mesure où les pratiques
observées dans la société congolaise en général et dans la ville de Likasi violent le principe de
présomption d’innocence et sans qu’il n’y ait des sanctions pouvant protéger ce principe faute des
dispositions coercitives
5.2 Techniques
La technique est l’ensemble des procédés ou des moyens pratiques pouvant aider à
concrétiser les principes fixés par la méthode.30 Elle est aussi entendue comme moyen d’atteindre
un but ou moyen mis à la disposition d’une méthode pour la rendre opérationnelle.31

Voilà pourquoi nous avons recouru à trois 3 techniques à savoir : documentaire et


du questionnaire.

Pour rendre opérationnelle ces méthodes, nous allons recourir à trois techniques,
en l’occurrence la technique d’observation directe, la technique documentaire et l’interview
structurée.

a. La technique d’observation directe permettra de faire l’état des lieux de la structure de


la présomption d’innocence face au Droit de l’information en RDC ;
b. La technique indirecte ou technique documentaire : elle nous aidera à consulter des
ouvrages, des revues, des articles et autres travaux scientifiques relatifs au domaine du
sujet et d’où livrer les éléments susceptibles d’enrichir cette étude ;
c. L’interview structurée, quant à elle va consister au recours à un questionnaire bien
élaboré de sorte que nous puissions arriver à saisir les contours du lien logique entre le
droit de la présomption d’innocence et le Droit de l’information en Droit Congolais.
Les personnes ciblées pour être interviewées seraient les journalistes, les avocats, les magistrats,
les défenseurs des droits de l’homme et les victimes de la violation de leur droit de la présomption
d’innocence par les médias.

30
BIDUNGWA IBANDA, Comment élaborer un travail de fin de cycle ? Contenu et étapes, Médiaspaul,
Lubumbashi, RDC, 2009, p47
31
NDAY WA MANDE, op cit, p34.
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6. Délimitation de l’étude

Tout chercheur dans n’importe quelle étude entreprise doit être capable de
circonscrire le champ de sa recherche afin d’éviter à ce que son étude ne perde tout intérêt. C’est
dans ce sens que s’inscrit l’esprit du temps, de l’espace et du type de la recherche.

Du point de vue spatial, notre étude porte sur le principe de la présomption


d’innocence face au Droit de l’information en RDC étant notre champ d’investigation.

Du point de vue temporel, notre étude s’étale sur la période allant de 2006 jusqu’à
2025, cette délimitation se justifie dans le sens ou 2006 est l’année de la promulgation de la
constitution qui prône la liberté de la presse et le principe de présomption d’innocence comme
borner inferieur et 2025 comme borne supérieur qui est l’année de la rédaction de ce mémoire.

Du point de vue typologique, notre étude s’inscrit dans le domaine du Droit


Constitutionnel, Droit procédural pénal congolais et Droit des droits de l’homme inspiré de la
Déclaration Universelle des droits de l’homme du 10 Décembre 1948.

7. Structure du Mémoire
Hormis l’introduction, et la conclusion notre travail de recherche comportera trois
chapitres comprenant des sections et des paragraphes.
Dont le premier chapitre traitera sur le cade conceptuel et théorique de l’étude,
deuxième chapitre portera sur le cadre empirique et le dernier chapitre traitera du principe de la
présomption d’annonce et le droit de l’information dans la ville de Likasi.
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CHAPITRE I : CADRE CONCEPTUEL ET THEORIQUE DE


L’ETUDE
Dans ce chapitre, il sera question de mettre l'accent sur l'analyse conceptuelle
(section I), notion sur la présomption d'innocence en droit congolais (section II) et enfin, l'on
parlera des limites des libertés individuelles et les droits de la défense en matière pénale (section
III).

Section 1. cadre conceptuel


§1 La présomption

La présomption est définie comme étant une supposition, ou un jugement fondé sur
des simples indices de supposition.32
§2. L'innocence

L'innocence est la qualité de quelqu'un qui n'est pas coupable d'une faute déterminée,
qui n'a pas commis d'infraction condamnable dont on le soupçonne.

L’innocence veut dire absence de culpabilité, ou la pureté d’une personne qui ignore le
mal.33

§3 Droit à l’information
Bien qu’il n’existe aucune consécration explicite en matière juridique, sinon dans
les textes et théories doctrinales34, le droit à l’information est conçu comme « un droit universel,
inviolable et inaltérable de l’homme moderne. Il s’agit d’un droit à la fois actif et passif : d’une
part, la recherche de l’information, et, d’autre part, la possibilité pour tous de la recevoir . En
d’autres termes, Le droit à l’information est le droit fondamental de l’individu et de la collectivité
de savoir et de faire savoir ce qui se passe et ce que l’on a intérêt à connaître35.

32
MENGA YAOSUWA René et IMANI Gaya, étude pratique sur le principe de la présomption d’innocence face
aux délits de presse en droit positif congolais, UNIBU 2020 p.4
33
Idem
34
Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 (article 11), Déclaration Universelle des Droits de
l’Homme (article 19), Pacte international relatif aux droits civils et politiques (article 19) ; pour un résumé des textes
et normes qui y font mention : Fondation hirondelle, le droit à l’information : http://www.hirondelle.org/le-droit-a-
linformation/ consulté le 29/04/2025 à 02h15
35
Claude Jean Devirieux, Manifeste pour le droit à l’Information, de la manipulation à la législation, Presse de
l’Université du Québec, 2009
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§4 Droit

Etymologiquement le mot « Droit » vient du mot latin « Directum » qui signifie


« conforme à la règle » ce mot a plusieurs sens. Le premier qui vient à l’esprit se rattache à
l’existence des règles canalisant l’activité des hommes ou société.

Le droit est l'ensemble de règles de conduite qui, dans une société données et plus
ou moins organisée, gouvernent ou régissent les rapports/relations des hommes entre eux et
s’imposent à eux, au besoin, par le moyen de la contrainte étatique.

Ainsi en droit congolais ensemble de règles juridique en vigueur en République


Démocratique Congo. A cet ensemble on applique l’expression « Droit objectif » Droit s’écrit
toujours alors avec la lettre D majuscule et au singulier. C’est la règle de Droit.36

Les droits : ce sont les prérogatives que le « Droit » reconnait à un individu ou à un


groupe d’individus et dont ceux-ci peuvent se prévaloir dans leurs relations avec les autres en
invoquant la protection ou l’aide des pouvoirs publics ou de la société.

Hans Kelsen définit le droit positif en ces termes: « le droit positif est un ordre
coercitifs, dont les normes sont créées par les actes de volonté d'être humain, c'est-à-dire créées
par voie législative, judicaire, administrative, ou par des coutumes constituées par des actes d'êtres
humains37».

Edouard Mpongo écrit : « le droit positif ou le droit tout court, c'est le droit
effectivement appliqué dans une société donnée, à un moment donné, celui qui est contenu dans
les codes, les constitutions, les lois, les règlements, les coutumes, la jurisprudence, les conventions
conclues entre les particuliers, etc38 ».

Section 2. Généralité sur le principe de la présomption d'innocence en droit


congolais.
§1 La légalité du principe de la présomption d'innocence
A. Les instruments juridiques internationaux

Ceux-ci sont consacrés dans la déclaration universelle de droits de l'homme adoptée


solennellement par l'Assemblée Générale des Nations-Unies, le 10/12/1948. Elle dispose à son

36
Gilbert MUSANGAMWENYA WALYANGA, Introductions générale à l’étude du droit, Unilu/2020-2021. Inédit
37
Kelsen, H., « Positivisme juridique et Doctrine du droit naturel », in Mélanges en l'honneur de Jean Dabin, 1.
Théorie générale du droit, Bruxelles, Paris, Bruylant, Sirey, 1963, p.141
38
Mpongo, E., Institutions politiques et droit constitutionnel, Kinshasa, E.U.A, T.I., 2001, p.170
P a g e | 20

article 11 que : Toute personne accusée d'un acte délictueux est présumée innocente jusqu'à ce que
sa culpabilité ait été légalement établie au cours d'un procès public où toutes les garanties
nécessaires à sa défense lui auront été assurées.

La réalité juridique du principe sur le plan national et international s'interprète


comme une mesure de protéger l'homme de toute atteinte physique ou morale dans sa vie, étant
donné qu'il a été créé libre et par conséquent doit le demeurer dans certaines conditions.

B. La constitution du 18 février 2006

Dans notre pays également, certaines dispositions constitutionnelles régissent cette


présomption d'innocence ; il s'agit notamment de :

L'article 17 alinéa 9 de la constitution promulguée le 18 février 2006 par le président


de la République qui dispose que : « Toute personne accusée est présumée innocente jusqu'à ce
que sa culpabilité ait été légalement établie par un jugement définitif ».

L'acte constitutionnel de la transition (ACT) du 9/04/1994 tel que ; modifié par le décret-
loi constitutionnel N°003 du 27/05/1997 qui énonce un principe général de la présomption
d'innocence des prévenus.

§2. Le fondement juridique du principe de la présomption d'innocence.


Une importance capitale doit être dégagée de cette règle de droit judiciaire, en ce sens
qu'elle favorise une bonne administration de la justice dans un Etat qui se veut démocratique, où
les droits de l'homme sont observés et respectés.

Il peut arriver que l'on se pose la question de savoir pourquoi doit-on chercher à protéger
quelqu'un qui est supposé par toute la communauté, d'avoir perpétré des actes répréhensifs par la
loi et qui ont offensé ladite société ?

Quelle serait la raison de l'Etat, d'avoir créé des organes chargés de punir les crimes, si
en même temps, il émet des réserves sur la façon dont doit se dérouler l'instruction des dossiers de
ce suspect, ne serait-il pas juste de le condamner directement sans autres formes de procès ?

Dans le cadre de ce travail, nous nous sommes assigné l'objectif d'analyser ce


raisonnement estimé être une préoccupation légitime de la part de beaucoup d'analystes.

Pour essayer de faire comprendre, notre regard a été tourné vers la philosophie du
législateur, qui a estimé nécessaire de considérer tout homme comme innocent d'un fait
infractionnel qu'on lui reproche, car il peut arriver qu'il n'en soit pour rien, que c'est un autre qui
P a g e | 21

l'aurait commis. Mais pour éviter une perte de trace, la justice pourra prendre le dossier de la
personne et chercher à établir la vérité par un jugement définitif. C'est un devoir que doit remplir
la justice de constater, rechercher et punir les infractions à la loi sans causer du tort à la personne
accusée, avant qu'elle soit reconnue coupable.

§3. Les bénéficiaires du principe de la présomption d’innocence


La constitution de notre pays du 18 février2006 telle que révisée à ces jours à son article
17 in fine dispose que « toute personne accusée d'une infraction est présumée innocente jusqu'à ce
que sa culpabilité ait été établie par un jugement définitif » De même le pacte international relatif
aux droits civils et politique a son article 14.2 du 09 décembre 1966 à New York, ainsi que la
convention de sauvegarde des droits de l'homme et libertés fondamentales ne sont pas restés
indifférent à cette question pour renforcer ce principe de la présomption d'innocence. Le souhait
toute ces lettres est de donner les privilèges à la personne accusée, recherchée d'une infraction, qui
sont des bénéficiaires de ce principe de la présomption d'innocence.

Ainsi nous disons que toute personnes, en commençant par celles qui font encore preuve
d'une simple suspicion et celles qui sont jugées et dont le jugement ne sont pas encore rendu
définitif sont les bénéficiaires du principe de la présomption d'innocence au regard des textes
nationaux et internationaux. Sujettes de traitement digne des présumés innocents.

A. les personnes accusées d’une infraction

Toute personne accusée d'une infraction peut faire objet d'une détention selon
l'économie de l'article 27 du code procédure pénale congolais, « s'il existe contre lui des indices
sérieux de culpabilité et qu'en autre les faits paraissent constituent une infraction que la loi réprime
d'une peine de six mois de servitude pénale au moins, l'alinéa du même article dit que, l'inculpé
contre qu'il existe des indices sérieux de culpabilité peut être mis en état de détention préventive
lorsque le fait parait constituer une infraction que la loi punie d'une peine inférieure à six mois de
servitude pénale; Mais supérieure à sept jours s'il y a lieu de craindre la fuite de l'inculpé ;si en
égard à des circonstances graves et exceptionnelle, elle est impérieusement réclamée par l'intérêt
de la sécurité publique ». Ainsi la détention provisoire comme son nom l'indique va entrainer
l'incarcération de l'inculpé pendant l'infraction. Il s'agit là d'une mesure très grave pour la liberté
individuelle et qui parait contraire à la présomption d'innocence, l'intéressée subissant l'équivalent
de sa peine sérieuse, alors qu'il n'a pas encore été condamné ou jugé.

La souveraineté de l'appréciation de la détention est restée à la seule volonté du juge qui


décide de la liberté de ces semblables. « La liberté est le principe ; la détention est l'exception dit-
P a g e | 22

on. Le juge dans l'exercice des fonctions lui attribuées par la loi, doit prendre en compte les réalités
sociologiques et juridiques de son pays d'œuvre »

B. les personnes recherchées par la justice

Nos lois reconnaissent que les organes de poursuite d’enquête, et d'instruction, de mise
en accusation et jugement pénal ont, non seulement les devoirs, mais aussi des très larges pouvoir
de recourir à tous les moyens utiles pour découvrir, convaincre et permettre de juger justement les
auteurs des crimes dans l'intérêt de la protection commune.

En principe les devoirs et pouvoir de recherche, de constatation des preuves par la police
judiciaire sont formellement consacrés.il font d'ailleurs partie de son rôle naturel. C'est dans ce
souci que l'article 2al.1 du code de procédure pénale congolais dispose ce qui suit : « les officiers
de police judiciaire constatent les infractions qu'ils ont pour de rechercher, ils reçoivent les
dénonciations, plaintes, rapports relatifs à ces infractions. »

Cette mission est aussi plus large conformément à l'art 6 du code de procédure pénale
congolais qui stipule que «en cas d'infraction flagrante ou réputée flagrante est possible d'une peine
de servitude pénale de trois ans ou moins toute personne peut en l'absence de l'autorité judiciaire
chargée de poursuivre toute personne peut saisir auteur présumé et le conduire immédiatement
devant l'une des autorités qu'est la plus proche ».Toujours sur le même idée avec la montée de la
criminalité due en partie, à la situation socioéconomique que traverse notre pays la république
démocratique du Congo ,depuis le début d'une longue transition ,nos maisons de détention en vue
de nombre de leurs locataires augmentés entre temps, la machine judiciaire fait son travail . A
chaque étape de la procédure depuis la police judiciaire a toujours son rôle de chercher les
infractions et leurs auteurs en ressemblaient les preuves et leurs conduire devant le ministère
public. Qui chargera d'engager poursuites judiciaire, jusqu’ à un jugement définitif.

Cependant ce principe de la présomption d'innocence a aussi d'autres, bénéficiaires


comme, criminels primaires, le criminel professionnels, d'occasion, d'habitude et de récidiviste.
D'ailleurs la constitution elle-même ne fait pas la distinction quant aux bénéficiaires, c'est ainsi
qu'elle proclame que « toute personne accusée est ... ».

Il convient de faire dès à présent allusion aux limites de la liberté individuelle et aux
droits de la défense en matière pénale.
P a g e | 23

SECTION 3. Les principes directeurs du procès découlant du respect de la


présomption d’innocence
§1. Notion sur le droit a un procès équitable

Pour que la répression soit acceptée si non par tous, du moins par la majorité et soit
légitimement appliquée, il est nécessaire qu’intervienne dans le respect du droit aussi bien de fond
que de forme.

Une personne risque de voir ses droits bafoués dès que les représentants de la loi
nourrissent des soupçons à son égard, puis lors de son arrestation, pendant sa détention provisoire,
lors de son procès, tout au long de la procédure d’appel jusqu’au prononcé de la peine définitive.
Aussi la communauté internationale at‐elle élaboré des normes d’équité afin de définir et de
protéger les droits de la personne à toutes ces étapes.

Le droit à un procès équitable constitue un critère fondamental ou principal d’un


Etat de droit.

Le droit à un procès équitable est l’un des principes fondamentaux consacrés par la
Déclaration universelle des droits de l’Homme de 1948, qui a été approuvée par les gouvernements
du monde entier. Il constitue, aujourd’hui encore, la pierre angulaire du système international de
protection des droits de humains.39 Depuis 1948, le droit à un procès équitable a été réaffirmé et
proclamé dans les traités légalement contraignants comme le pacte des droits international relatif
aux droits civils et politiques ainsi que de nombreux autres traités et textes internationaux ou
régionaux adoptés par les Nations Unies ou d’autres instances intergouvernementales à l’échelle
régionale.

Il est du droit de chaque Etat de traduire en justice les responsables présumés


d’infractions pénales. Mais il ne saurait y avoir de justice si ces personnes sont privées d’un procès
équitable.
Il est certain que, pour satisfaire des différentes exigences du procès équitable, l’Etat
doit agir et légiférai. Il en va ainsi notamment des qualités que doit présenter le tribunal sur ce
point. L’expression « tribunal indépendant et impartial établi par la loi, évoque l’idée
d’organisation plutôt que de procédure ». Ainsi, lorsque des personnes sont torturées ou soumises
à d’autres formes de mauvais traitement par des responsables de l’application des lois, lorsque des

39
Droit de la procédure pénale, La charte, 2005, 1540p.
P a g e | 24

innocents sont reconnus coupables, lorsque des procès sont manifestement iniques, c’est la
crédibilité du système judiciaire elle‐même qui est en cause. Si les droits humains sont bafoués
dans les postes de police, les centres de détention, les tribunaux et cellules, l’Etat n’honore pas les
obligations qui sont les siennes et se dérobe de ses responsabilités.40

Le droit à un procès équitable englobe :

▪ Le droit d’accès en justice ;


▪ Le droit à une bonne administration de la justice ;
▪ Le droit à l’exécution effective des décisions de justice (devenu troisième
grande garantie du procès équitable).

Concrètement, la bonne administration de la justice suppose l’égalité des armes et


des chances, c’est‐à‐dire le respect des droits de l’homme, droits humains, droits de l’accusé et des
droits de la défense dans le déroulement de la procédure pénale. A cela, on ajoute le délai
raisonnable et l’exécution effective des décisions de justice comme composantes du droit à un
procès équitable.

Les normes internationales relatives aux droits humains ont été conçues pour
s’appliquer au système juridique de tous les pays du monde prenant en compte la grande diversité
des procédures légales, elles énoncent les garanties minimum que tous les systèmes doivent offrir.
La Déclaration universelle des droits de l’Homme, les conventions de Genève, le pacte
international relatif aux droits civils et politiques, la convention européenne des droits de
l’Homme, la convention africaine des droits de l’Homme, la convention américaine des droits de
l’Homme, etc. contiennent des garanties relatives au procès équitable.
Ces normes internationales sont l’expression d’un consensus au sein de la
communauté des Nations quant à la manière dont chaque Etat doit traiter les personnes accusées
d’une infraction.

b. Composantes

Le droit processuel a changé. Depuis l’époque où l’enseignement de cette discipline


se limitait à la comparaison des procédures administratives, civiles et pénales, un double
mouvement de mondialisation et d’attraction du droit du procès à la garantie des droits

40
LIKULIA BOLONGO, « Le rôle et la contribution du droit pénal dans l’émergence d’un Etat de droit », in
Participation et responsabilité des acteurs dans un contexte d’émergence démocratique du Congo, Actes des journées
scientifiques de la Faculté de droit de l’UNIKIN, 18‐19 juin 2007
P a g e | 25

fondamentaux a fait apparaitre un nouveau droit processuel. Ce nouveau droit commun s’est
construit au tour d’un modèle : celui du procès équitable. Issu des sources nationales, européennes
et constitutionnelles, ce modèle universel s’exporte vers les juridictions internationales.

Mais le droit processuel, c’est aussi, traditionnellement, le droit des trois grandes
théories de l’action, de la juridiction et de l’instance. Il est au cœur de l’effectivité des droits des
citoyens.

A ce jour, il y a lieu d’affirmer que la procédure pénale des Etats subit une forte
influence de la justice pénale internationale.

La procédure pénale internationale est le produit de la « décantation progressive des


règles et concepts pénaux internes dans le réceptacle international » ; elle résulte non pas d’un
corpus de droit uniforme, mais de la combinaison et de la « fusion » entre deux systèmes juridiques
différents : celui des pays relevant de la Common Law et celui des pays de droit romain.

Dans cette perspective, le droit à un procès équitable implique les composantes


suivantes :

▪ L’égalité des armes et des chances ;


▪ Le délai raisonnable et ;
▪ L’exécution effective des décisions judiciaires.

L’égalité des armes et des chances implique :

▪ Le respect des droits de l’homme et des humains dans le déroulement du


procès pénal. Afin d’élever le niveau de la qualité de l’administration de la justice et d’améliorer
le service public de la justice, une attention particulière a été attachée à l’élément humain, facteur
principal autour duquel se déploie toute activité judiciaire ;
▪ Le respect des droits de la défense. Les droits de la défense sont entendus
comme les prérogatives procédurales comportant des pouvoirs d’action par lesquels toutes les
parties au procès pénal assurent la défense de leurs intérêts. L’équilibre de la justice pénale repose
aussi sur le « contre‐regard » de la défense, qui sert à mieux juger. Un Etat de droit doit assurer à
tous les citoyens une défense digne de ce nom, par une réforme de l’aide juridictionnelle. Cette
réforme passe nécessairement par l’abaissement significatif du seuil de l’admission au bénéfice de
cette aide et par l’accroissement de la rémunération par l’Etat des avocats dont les clients
bénéficient de l’aide judiciaire ;
P a g e | 26

▪ Le respect des droits de l’accusé dans le déroulement du procès. Toute


personne a le droit d’être jugée par un juge indépendant et impartial, dans le cadre d’un procès
équitable. Le juge prendra sa décision en application du droit, après avoir entendu chacune des
personnes concernées, dans le respect des règles de la justice équitable.
A ce principe fondamental sont attachés les principes du contradictoire et du respect
des droits de la défense comme principe d’égalité et de loyauté entre les adversaires dans le cadre
d’un procès.41

Le délai raisonnable constitue une composante très importante dans l’intégrité


d’un procès équitable. Il permet de réaliser le rôle pédagogique d’un procès pénal.

L’action de la justice n’est donc pas uniquement intellectuelle (produire un arrêt


valide) ; elle offre aussi une catharsis, c’est‐à‐dire une purification de passions par le respect d’une
action tragique.

Il n’est pas possible de mentionner le rôle du procès comme rupture avec le passé
sans envisager réciproquement une fonction en apparence inverse : faire le lien entre le passé, le
présent et l’avenir, et aussi retrouver la promesse politique qu’animent de telles ruptures.

L’intervention des différents acteurs (accusés, victimes, procureurs, avocats,


témoins, jurés et juges) dans le cadre d’un procès pénal met en lumière les nombreux paradoxes
du jugement des crimes du droit international humanitaire. Le procès, au terme du processus, est
révélateur non d’une vérité unique mais des différentes réalités vécues par les personnes
concernées, à quelque titre que ce soit, par ces crimes.

41
LUZOLO Bambi Lessa Emmanuel J., Procédure pénale, P.U.C., éd. 2011
P a g e | 27

§2. La présomption d’innocence : règle de preuve et règle de fond


La présomption d’innocence est d’abord une règle de preuve, puisqu’il appartient
aux autorités poursuivantes de prouver la culpabilité de la personne poursuivie, ce qui n’interdit
pas dans des cas exceptionnels, des présomptions de responsabilité pénale et à la personne
poursuivie, d’apporter ses propres preuves (elle y a même un intérêt certain, même si elle a par
ailleurs le droit de se taire).42

Mais la présomption d’innocence est aussi une règle de fond, l’expression d’un
véritable droit subjectif pour toute personne qui s’impose à tous, législateur(A), toute autorité
publique(B), y compris la presse(C).

A. Respect de la présomption d’innocence par le législateur

Le respect de la présomption d’innocence s’impose d’abord au législateur. Le


législateur ne pourrait « en aucun cas mettre obstacle ni à la réhabilitation ni à l’action en révision
devant toute juridiction compétente tendant à faire établir l’innocence du condamné.

La constitution de la R.D.C. du 18 février 2006 modifiée par la loi n°11/2011 à son


article 17 alinéa 1dispose : « La liberté individuelle est garantie. Elle est la règle, la détention
l’exception. »

B. Respect de la présomption d’innocence par tout membre d’une autorité publique


: Le droit à un juge

La jurisprudence a progressivement étendu le respect de la présomption


d’innocence à tout membre d’une autorité publique, au‐delà des juges même lorsque cette autorité
n’est pas un juge ou un tribunal. Concrètement, cela signifie que le juge pénal a l’exclusivité de
juger de l’innocence de quelqu’un et, éventuellement d’anéantir la présomption d’innocence.43
Seul un tribunal peut renverser la présomption d’innocence en condamnant une personne après un
procès conforme aux principes directeurs que nous étudions dans ce titre. La conséquence en est

42
LINGANGA MONGWENDE NZENGO, Organisation et compétences des juridictions d’ordre judiciaire, G1,
Syllabus, 2012‐2013, p .180
43
MONTESQUIEU, L’esprit des Lois, Livre XII, Chap.2
P a g e | 28

qu’aucune personne membre d’une autorité publique, ne doit porter atteinte, par des propos tenus
publiquement par exemple, à la présomption de quelqu’un même en dehors de tout procès.44

C. Respect de la présomption d’innocence par les autorités judiciaires : Le droit à un


juge

Toute personne a le droit de ne pas être présentée comme coupable avant toute
condamnation. Le juge doit lui‐même respecter la présomption d’innocence en ne portant pas de
préjugé non plus sur elle. Dans le cas du préjugé, on confine au droit à un tribunal indépendant et
impartial. Le juge ne doit pas montrer au prévenu, à l’accusé avant ou pendant l’audience ses
sentiments sur sa culpabilisé ou son innocence.

De ce fait, le pré jugement résultera notamment de la confusion des différentes


fonctions judiciaires : Poursuite, instruction, et jugement ; le préjugé quant à lui résultera de propos
tenus avant ou pendant l’audience.

§3. Les conséquences du principe de la présomption d’innocence sur la charge de la preuve


Le demandeur (Accusation, partie civile) doit faire la preuve de l’existence
matérielle de l’infraction de la personne poursuivie (imputabilité, culpabilité). 45
S’appliquent à la charge de la preuve les mêmes principes qu’en droit civil : Actori
incumbit probatio : la preuve incombe au demandeur ;
Reus in excipiendo fit actor : la personne poursuivie doit faire prévue de ses
moyens de défense; mais ici la juridiction doit d’après nous l’aider dans cette tâche.
En cas d’insuffisance de preuve, le doute profite à l’accusé ou au prévenu (in dubio
pro reo) La présomption d’innocence, toute fois, en dehors de la preuve stricto sensu, n’empêche
pas, dès avant jugement, certaines mesures comme la détention provisoire, certaines fermetures
d’établissements : Mais la loi entoure ces mesures de précautions et de garanties ;
Malgré la présomption d’innocence, le port de menottes est prévu. Mais ne peut y
être soumis que celui qui est dangereux pour autrui ou pour lui-même, ou susceptible de prendre
la fuite ; et il faut prendre des mesures pour éviter la photo ou l’enregistrement audiovisuel de la
personne.46

44
Un procès est un litige soumis à une juridiction, laquelle peut être par exemple une cour ou un tribunal. A l’issue
du procès, une décision est rendue.
45
BELIVEAU, Pierre et Martin VAULAIRE, Principes de preuve et de procédure pénale, Cowan ville, Yvon Blais,
e
5 éd., 1998
46
PRADEL, Jean, Procédure pénale, 5e éd., Paris, Cujas, 1989
P a g e | 29

CHAPITRE II : PRESENTATION DU CHAMP EMPIRIQUE


Section 1. De la ville de Likasi
Comme nous l’avions souligné dans l’introduction, cette étude sera limitée sur le
plan spatial ou géographique dans la ville de Likasi, il sera question dans ce deuxième chapitre de
notre cadre de recherche qui est « Ville de Likasi » historiquement, géographiquement et sur le
plan Hydrographique47.

0.1. Aperçu historique


Avant de devenir une ville, Likasi était une grande cité appelée Jadoville par
l’administration coloniale belge en 1931. Le 21/12/1943 la cité de Likasi fut érigée au statut
administratif de ville par l’ordonnance N° 442/AIMO du gouverneur du Congo belge et fut
baptisée Jadoville , prenant le nom du nom de l’ingénieur architecte belge jean jadot par
reconnaissance des services rendus pendant 25ans à la compagnie de chemin de fer BCK, à l’ex
Union Minière du Haut -Katanga. JADOT fut la troisième ville du Congo belge après Léopoldville
« Kinshasa » et Elisabethville « Lubumbashi».

Voici le texte de création de Jadoville. Erigée en ville par l’ordonnance N°


442/AIMO du 21 Décembre 1943. Le gouverneur général, vu la loi N 442 du 21 Décembre 1943
sur l’organisation générale de ville, ordonne, article premier : il est créé une ville de nomination
, le chef-lieu et les limites sont détermines dans l’ordonnance fixant le nombre et le district de
Lualaba.

La ville de LIKASI doit sa naissance aux gisements du cuivre de panda et de Shituru


et son extension à l’implantation et développement de l’industrie minière. Quant à l’origine de
son nom, il vient de la rivière qui la traverse «Dikashi » qui signifie selon une langue locale
(SANGA) une bonne odeur. Pour la petite histoire, les blancs se baignent (une bonne odeur, un
parfum provenant des savons de toilette) dans cette rivière et quand les autochtones s’approchaient
de cette rivière, celle-ci dégageant une bonne odeur, d’où le nom de Dikashi déformé plus tard en
LIKASI.
De source écrite, lorsque le premier européen répondant au nom de ROBERT
WILLIAMS, foula ses pieds sur cette région pour la première fois, il fut accueilli par les chefs
Katanga, Kwande et Kachipo, cette exploration voulant s’enquérir du nom de la région, trouvant

47
Secrétariat de la mairie de Likasi
P a g e | 30

le nom difficile à prononcer ou avait-il mal compris, il baptisa l’endroit « LIKASI Panda » du nom
de ses deux principales rivières.48

0.1.2 Origine de Likasi


L’exploitation industrielle est à la base de la naissance et de l’extension des
agglomérations urbaines modernes dans tous les pays. Likasi doit sa naissance au gisement du
cuivre de panda et de Shituru, et son extension à l’implantation et au développement de l’industrie.

La première usine d’exploitation minière à Likasi date de 1926 mais avant 1989 Les
sites qui devraient devenir Likasi existaient déjà. Il est certain que le géologue CORNET.

Qui a parcouru à fond la ville de Likasi en 1992 avait déjà parlé de Likasi et panda
lorsqu’il présenta en AVRIL 1989 la carte du Katanga à Lisbonne de son arrivée pour indiquer là
il y avait du cobalt, de l’étain et le cuivre.

L’un des premiers européens dans la ville de Likasi serait un certain Anglais
répondant au nom de ROBERT Williams, la date de son arrivée est approximative et reste encore
inconnue. Cependant l’on pense que son arrivée aurait précédé ou coïncidé à celle du roi M’siri,
mais au moment de son arrivée il trouva la rivière panda et autre cours d’eau du nom de
Kalumbashi qui draine plus loin que Panda.

Le chef de la ville s’appelait Katanga qui fut assisté par d’autres chefs dont PANDE
et KASHIPO, et ce dernier habitait avec ses hommes au centre de l’actuelle commune LIKASI.

Le chef PANDE avait sa demeure aux environs de la rivière BULUO, ou plus


exactement à l’emplacement de l’actuel chef KATUZEMBE, ce serait donc avec Katanga et
KASHIPO que ROBERT Williams avait fait la première rencontre.
Avant l’institution de l’agglomération urbaine de Likasi en ville, les villes de
Kinshasa et Lubumbashi étaient déjà instituées depuis le 11JUIN 1941, Likasi était donc devenue
la troisième agglomération de la république démocratique du Congo à avoir accédé au rang de
villes.

L’évaluation administrative continue avec l’apparition en 1957 des communes


urbaines de Likasi et Kikula auxquelles s’ajoutent en 1968 les communes de panda et Shituru.49

48
www.wikipédia.com, consulté le 27/05/2025 à 21h39’
49
www.Wikipédia.com, Consulté le 28/08/2025 22H14
P a g e | 31

0.1.3 Cadre géographique

0.1.3.1 Superficie

La ville de Likasi a une superficie de deux cent quarante-cinq kilomètres carré


(245 km²), dont la commune de Likasi a une superficie de 41 km², celle de panda 75km²,
shituru88km² et Kikula 41km².

0.1.3.2 Localisation

Likasi est situé à 10° 57 47" de latitude sud et 26 46 40 de longitude Est, à 120
km de la ville de Lubumbashi, 180 km de Kolwezi, de KASAJI ( chef-lieu du district de Lualaba),
150 km de Kipushi (chef-lieu du haut Katanga) ,468 de Kamina (chef-lieu du district du haut
Lomami), et de 78 km BUNKEYA (capitale du roi M’Siri).

Enclavée dans le territoire de Kambove, elle est limitée au Nord par l’ancien
chemin de fer Likasi- Lubumbashi, au sud par la rivière panda qui coule d’ouest en Est, à l’est par
la rivière Buluo vers le nord et la rivière panda vers le sud et à l’ouest par la rivière Buluo du Nord
au sud qui rencontre la rivière panda.

Elle est également sur le réseau ferroviaire interconnectant l’Angola, la Zambie,


la Tanzanie, le Zimbabwe et la République sud – Africaine. Enfin, Likasi dispose d’une piste
d’atterrissage pour les petits porteurs.

0.1.3.3 Climat
P a g e | 32

Situé sur le plateau du haut- Katanga en pleine zone intertropicale, Likasi


appartient au climat tropical humide à saisons contrastées où la saison sèche commence
généralement au mois d’Avril et où la période la plus froide s’observe autour, du mois de juin.
Cette saison où l’on observe des pluies qui enregistre le plus de précipitation en Décembre.

0.1.3.4 Relief du sous-sol et du sol

Dans son ensemble, la ville se trouve dans la partie centrale de l’arc cuprifère
congolo-zambien. Elle est recouverte par un relief très accidenté aux chaines plissées de terrains
précambriens arasés à plusieurs reprises. Au-delà des plateaux assez élevés où la régularité de
formes appalachiennes est compliquée par la présence des failles et des chevauchements, la ville
est entourée de nombreuses vallées où couplent les rivières Panda, Buluo, Likasi, Kaponona et
Nguya. Le sous-sol est très riche en substances minérales comprenant des minerais de :

• Cobalt ;

• Hétérogéniste

• Carrelette

• Malachite

• Chrysocole

• Chalcopyrite, or des pierres semi-précieuses autres etc.


❖ Végétation

La végétation originelle de la ville de Likasi était surtout dominée par une forêt
claire qui revêt une formation végétale propre à la minéralisation du Katanga. Plus dense le long
des cours d’eau, l’action anthropique ayant marqué sa présence surtout par la pollution industrielle
engendrée par les usines de l’Union Minière du Haut-Katanga (UMHK), devenue Gécamines, cette
forêt fait place à une savane caractérisée par quelques arbres ainsi que des plantes d’ornementation
le long des avenues.50
Dans son ensemble, la ville se trouve essentiellement dans la partie centrale de l’arc
cuprifère congolo-zambien. Elle est couverte par un relief très accidenté aux chaînes plissées des
terrains précambriens arasés à plusieurs reprises. Au-delà des plateaux assez élevés où la régularité

50
U.M.H.K., Union Minière du Haut Katanga ~ 1906-1956, Bruxelles, Editions L.Cuypers, 15 avril 1956, 283 p., p.
123, 175,132 archive de la mairie de Likasi
P a g e | 33

des formes appalachiennes est compliquée par la présence des failles et des chevauchements, la
ville est entourée par de nombreuses vallées où coulent les rivières Panda, Buluo, Likasi, Kikula,
Kaponona et Nguya.
❖ Hydrographie
La ville de Likasi est entourée par des nombreuses et splendides vallées où coulent
de rivières déjà connues de premiers explorateurs.

➢ La Rivière Likasi

Elle donne son nom à la ville et la première commune. C’est une petite rivière en
bordure du champ des travailleurs de la SNCC dans le versant Nord de la colline.
Elle traverse ensuite les cotes de la commune Urbano – rurale de Shituru, elle forme
une large nappe d’eau, résiduaire retenue par un barrage, puis cheminée sur une distance de 6km
environ vingt de se jeter dans la rivière Buluo.
➢ La Rivière Buluo
Celle-ci coule de l’ouest, au Nord de la ville de cent hauteurs, au sud
KAMPEMBA et reçoit en influent, les eaux de rivières KAPONONA et KIKULA, baigne
KAMATANDA et fonce résolument vers le sud de la ville où elle se jette dans la rivière Panda.

➢ La rivière Panda

Elle coule de l’ouest –Est de la ville, elle tire sa source vers Gadidé, reçoit de
nombreux affluents dont les plus importants est la poissonneuse Mura aux rapides, elle reçoit
également les eaux venant de Krakow, la rivière Konji et le plus loin la rivière Kapp. Cette rivière
Konji est le plus loin, suit son cours pour finir à Kapolowe gare dans la rivière Lufira, important
affluent de fleuve Congo. Elle donne son nom à la commune de Panda.
➢ La rivière Kikula

Elle prend sa source au fond de la vallée à côté du marché de kikula. La même


rivière arrose en grande partie de la commune qui porte son nom, traverse la route Kolwezi et passe
près des sociétés SIMETAL et BRASSERIE SIMBA continue à l’est pour se jeter dans la rivière
Boluo.

➢ La rivière KAPONONA
P a g e | 34

Située au nord de la rivière Kikula, elle tire son origine de la vallée de NGUYA,
elle coule de l’ouest vers le Nord, arrose les NKOLOMONI et TSHATSHI, avant de finir dans la
rivière Buluo.

➢ La rivière NGUYA

Celle-ci localisée au sud entre la ville de Likasi et le territoire de KAMBOVE,


coule au nord et se jette dans la rivière PANDA, dans la LUFIRA.
❖ Aspect social et culturel
La ville de Likasi comprend dans sa dynamique des activités économiques
entrainant directement des effets positifs sur le social de sa population. Elle est un centre industriel
et d’affaires. Elle est parmi les villes industrielles du pays. Avec l’usine de Shituru, l’atelier centre
de panda (AFRIDEX), la minoterie de KAKONTWE et les divers chantiers de menuiserie
implantés dans la ville font l’activité de la ville.

Elle est un centre commercial qui renferme certaines marches dans le marché
central est celui de Kikula, les autres à travers la ville sont :

- Le marché du centre-ville ;

- Les deux marchés de panda ;

- Le marché Bazano de Toyota ;

- Le petit marché de Shituru ;

- Le marché de Toyota ;

- Les deux petits de kakontwe ;

- Les deux petits marchés de la SNCC ;

- Le petit marché du quartier SIMBA ;

Cette ville n’est pas uniquement industrielle ou d’affaires, mais aussi agricole. Elle
reçoit beaucoup de visiteurs lors de la campagne agricoles. On y cultive principalement les
légumes, les haricots, les patates douces, etc.
P a g e | 35

La ville de LIKASI est aussi un centre culturel, elle organise la formation et


l’encadrement de la jeunesse dans les écoles maternelles, primaires, secondaires, techniques,
professionnelles et universitaires. Ces écoles et universités sont autant officielles que privées.
Cet aspect est caractérisé par des grands complexes scolaires : institut USTAWI,
TUTAZAMIE, MUSOFI, ST FRANCOIS, MAPUNDUZI …..
• Institut supérieur : ISPT, ISP, ISAM, ISC ….

• Université: UNILI, CEPROMAD, CIDEP…..

Sur le plan récréatif, LIKASI à des :

• Troupes théâtrales ; SAFARI- MUKUNKO ; NYONGOLO, KATUTULA ….

• Groupes folkloriques : TWIBUNGE, BALUBAKAT, LWANZO,…

• Associations culturelles : TWIBUNGE, LWANZO, DAVAR, BANA MBIDI

• Complexe sportifs : stade de kikula, stade de Shituru, SNCC, CLP, Camp génie …..

• Maison de loisirs et parc de verdure : LASKALA, LA BELOTTE, LA RIVIERA,….

• Le parc central situé à l’angle du boulevard KAMANYOLA et l’avenue du parc,

• Le parc de la verdure situé à l’entrée de la ville Est, à Toyota.

La ville de Likasi a des caractéristiques d’une ville moderne mais moins équipée
en engendrant des problèmes sociaux tels que : la délinquance juvénile, le banditisme, les
violences, les épidémies ; les problèmes de l’urbanisation, le problème d’habitat, les conflits
parcellaires, la carence d’eau et d’énergie électrique.
0.2 Organisation et fonctionnement de l’administration
0.2.1 Organisation de la mairie
Au terme de la loi organique N° 08/016 du 07 octobre 2008 portant composition,
organisation et fonctionnement des entités territoriale et leurs rapport avec l’état et les provinces
administration Congo, et conformément à l’article 7, la ville comprend deux organes en son sein.

Il s’agit du conseil urbain et le collège exécutif urbain


P a g e | 36

1. Le conseil urbain : Le Conseil urbain est l’organe délibérant de la ville et est composé de
Conseillers urbains, élus conformément aux dispositions de la loi électorale en vigueur.51

a. Attributions du Conseil urbain


Le Conseil urbain délibère sur les questions d’intérêt municipal ou urbain notamment :

- L’élaboration et l’adoption du règlement intérieur ;


- L’entretien des routes, parkings et infrastructures publiques ;
- La gestion des marchés municipaux et des espaces commerciaux ;
- La planification et l’aménagement du territoire urbain ;
- L’éclairage public et la sécurité des axes routiers ;
- L’organisation et la gestion des déchets et des égouts ;
- La construction et l’entretien des parcs publics, salles de spectacles et équipements sportifs
;
- La mise en place des crèches, écoles maternelles, primaires et secondaires ;
- La gestion des bibliothèques et centres culturels ;
- La supervision des services communaux et de la fonction publique locale ;
- L’approbation du budget municipal et le contrôle de la gestion financière ;
- L’établissement de partenariats avec les entreprises privées et les ONG ;
- La fixation et l’application des impôts et taxes municipaux ;
- L’autorisation de la participation de la ville dans des projets de développement
économique.

Le Conseil urbain peut adopter des règlements municipaux, qui doivent respecter
les lois et règlements nationaux.

2. Le Collège exécutif urbain


Le Collège exécutif urbain est chargé de l’administration et de l’exécution des
décisions du Conseil urbain. Il est composé de :

- Le Maire de la ville ;
- Le Maire adjoint ;

51
Article 8,11 des lois organique n°08/016 du 7 octobre 2008 portant composition, organisation et fonctionnement des
entêtées territoriales décentralisées et leur rapport avec l’état et les provinces.
P a g e | 37

- Trois Échevins urbains

Le Maire et le Maire adjoint sont élus au sein ou en dehors du conseil urbain dans
les conditions fixées par la loi électoral.

Ils sont investis par le ministre de la république ayant les affaires intérieures dans
ses attributions dans les 15 jours de la proclamation des résultats. Passé ce délai, l’investiture est
acquise de droit.52

a. Attributions du Collège exécutif urbain


Le Collège exécutif urbain est responsable de :

- L’application des lois, règlements et décisions de l’État et de la province ;

- La préparation et l’exécution du budget municipal ;

- L’élaboration et l’exécution du programme de développement de la ville ;

- La gestion des finances et du patrimoine municipal ;

- La supervision des travaux publics et de l’entretien des infrastructures ;

- L’administration des services municipaux et des établissements publics ;

- Le maintien de l’ordre public en collaboration avec les services de sécurité.

b. Attributions spécifiques du Maire

Le Maire est l’autorité de la ville. Il est le chef du collège exécutif urbain. Il exerce
plusieurs fonctions essentielles :

- Il est le chef de l’administration municipale ;

- Il est Officier de police judiciaire et Officier de l’état civil ;

- Il est l’ordonnateur principal du budget municipal ;


- Il représente la ville en justice et auprès des partenaires extérieurs ;

- Il veille au maintien de l’ordre public, en collaboration avec les forces de sécurité.

52
Article 29, 30,39 des lois organique n°08/016 du 7 octobre 2008 portant composition, organisation et
Fonctionnement des entêtées territoriales décentralisées et leur rapport avec l’état et les provinces.
P a g e | 38

En cas d’urgence, le Maire peut prendre des décisions exécutoires sous réserve de
validation ultérieure par le Conseil urbain.
Si à ce jour la ville de Likasi vit avant tout de l’industrie minière grâce au cuivre,
cobalt, etc., il faut signaler que certaines mines sont aujourd’hui fermées ou cédées aux privées
qui recouvrent les roches minérales, lesquels revendent leur cuivre clandestinement.

Cependant, toute l’ex-province du Katanga en général, et la ville de Likasi en


particulier, a connu une croissance économique remarquable depuis la cession de certaines mines
par l’Etat aux privées vers les années 2001-2002.

L’Etat congolais avait d’abord vers 1997 favorisé l’exploitation artisanale pour
éradiquer la famine et le chômage, bien que cela fût décrié par la communauté internationale pour
des raisons humanitaires. C’est pourquoi l’Etat congolais, depuis un certain temps, s’est engagé
dans la lutte contre cette exploitation artisanale en faisant appel aux opérateurs économiques et
investisseurs.

C’est grâce à cette mondialisation que la ville de Likasi héberge plusieurs


entreprises et industries minières pour contribuer à la lutte contre certaines antivaleurs et pour
répondre aux besoins primaires de la population.

d) Chronologie des dirigeants de la ville de Likasi


La mairie de Likasi existait depuis l’époque coloniale et s’appelait alors « hôtel de
ville». Son premier dirigeant fut un européen du Congo-belge. Voici la liste des dirigeants qui
sont succédé à la mairie de Likasi :

1. 1956 – 1960 ANGEL HUBER


2. 1960-1966 AMISI ITANGALA JEAN CHRYSOSRTOME
3. Janvier à Aout 1966 KAHUSENI SHILUMBA BERNARD
4. D’AOUT 1966 à mars 1967 KALENGA MATTHIEU
5. Mars à juin 1967 KALENGA ALPHONSE
6. 1967-1969 MAKOLO JIBIKILA JEAN BOSCO
7. 1969-1970 PANGA MUKAYA
8. 1970-1971 MVUMA NGETE MFUSUKILA
9. 1971-1975 KOKWA LOKWA YIETELA
10. 1975-1978 LUWUEKA NAWETI
P a g e | 39

11. 1978-1979 MASENGO LENZI


12. 1979-1980 MBOTO LUNGOMBA ;
13. 1980-1982 KOYAGYALO NGBASE, TE GERENGBO
14. 1982-1984 LUTUMBA MUSESE,
15. 1984 à novembre 1984 NDALA WA NDALA
16. 1984- 1986 KIBATI NGOMEZA
17. 1986-1987 KABAMBA NGOMBE
18. 1987-1989 NABANGABA KWEZA
19. 1989-1990 SAMUTALA NDONGA LOUIS
20. 1990-1992 NYANGE KAGANZA
21. Janvier à Juin 1992 KITANIKA MWANDA
22. 1992-1993 KIPAWA MWENDA
23. 1993-1994 KIBAWA MWILAMBWE
24. 1994-1997 MONY AKAPUSU PIERRE
25. 1997-2002 MAJENDE BINKANFWA FREDDY,
26. 2002-2005 PETWE KAPANDE IDESBALD
27. 2005-2007 YAV NGUZ HELENE ;
28. 2007-2008 CHIWENGO MWANAPATI MARTHE ;
29. 2008-2010 KALONJI NGOY WA KUMIKINO DENIS
30. 2010-2015 NTALASHA MUNGUTANA CHARLES
31. 2016-2023 PETWE KAPANDE IDESBALD
32. 2023 à nos jours HENRY MUNGOMBA TAMBA

0.3 Subdivision administrative


La mairie est subdivisée en communes. Les communes sont subdivisées
en quartiers, les quartiers sont subdivisés en blocs et les blocs en avenues ou rues. Le rapport
périodique des activités des communes sont transmis à la mairie qui les centralise et les transmets
à la province. Les rapports de tous les services qui sont envoyés à la mairie sont vérifiés au
secrétariat.53

53
www.wikipédia.com, consulté le 31/03/2025 à 23h49’
P a g e | 40

De pièces périodiques et après la vérification on fait les remarques dans


chaque servie. Le maire de la ville est retenue de faire un rapport périodique sur les statistiques de
la population ou gouverneur de la province et au département du ministère de l'intérieur.

Ces statistiques de recensent, le maire de la ville reçoit les bourgmestres


des communes qui lui transmettent régulièrement leurs rapports périodique relatifs aux statistiques,
démographiques pour identifier les étrangers et les autochtones. Quant aux étrangers prédominant
nous citons : les zambiens, les anglais, les chinois, les indiens, les coréens, etc.

La juridiction de la ville de Likasi comprend quatre (4) communes à savoir :


• La commune de Likasi

• La commune de Kikula
• La commune de Panda

• La commune de Shituru.

0.4.1 Les Principaux quartiers o Mission o Centre-ville o Kampumpi o Kitabataba o


Simba o Kamatanda o SNCC

o La Niche

O.3.2 Services techniques


o Agriculture et développement rural
o Environnement
o Urbanisme et aménagement du territoire
o Affaires sociales
o Sports et loisirs
o Jeunesse
o Transport et voies de communication
o Industrie
o Économie et commerce
o Genre, famille et enfant
o Hygiène publique et assainissement
o Budget et finances
o Décentralisation
P a g e | 41

o Énergie

La ville de Likasi, c'est elle qui attire plusieurs entreprises privées et quelques
entreprises publiques : SNCC, SWANEPOEL, ACEC ONGO, BRASERIE SIMAB, SNEL,
REGIDESO, MINOTERIE KIFITA etc.

Le nombre de ces entreprises à connu après l'indépendance de changements


profonds sur le plan structurel qui ont amenés des fusions et des dispositions de certaines entre
elles. La ville a connu la réalisation des infrastructures collectives

Suivantes :
- Le marché de panda ;
- Le marché central de Kikula appelé autrement dit le marché de la paix ou on trouve les prix
n'est pas exorbitant par rapport aux autres marchés ;
- Le marché de Kanona
- Le marché de la ville de Likasi.

Likasi est une ville à plusieurs activités pour les transactions coloniales, utilise dans
notre pays (dollars américains).
P a g e | 42

CHAPITRE III :LA PRESOMPTION D’INNOCENCE ET LE


DROIT A L’INFORMATION DANS LA VILLE DE LIKASI
Il importe de signaler que la constitution de la République Démocratique du Congo
du 18 février 2006 à son article 24 al.1 dispose que « toute personne a droit à l'information » ainsi
le même article à son dernier alinéa parle « des médias audiovisuels et écrits d'Etat sont des
services publics dont l'accès est garanti de manière équitable à tous les courants politiques et
sociaux. Le statut des médias d'Etat est établi par la loi qui garantit l'objectivité, l'impartialité et le
pluralisme d'opinion dans le traitement et la diffusion de l'information ».54

D'où nous allons parler de chacune de ses missions en détaille pour donner une
lumière claire à nos chers lecteurs comment cela se fait dans notre pays.

Section 1. Le droit d’information

Le besoin accru d'information dans la société conduira l'homme à mettre sur la place
publique son expérience. D'où nous allons parler de la mission des médias (journaliste) de chercher
les informations les traitées et les diffusées pour son bon fonctionnement.

§1. Récolte Des Informations

Le journaliste a comme métier d'informer le public d'où il va les cherchés les


informations, c'est - à - dire il doit descendre sur le terrain pour collecter des informations qui est
comme sa première mission dans sa vie professionnelle. Cela peut se faire personnellement ou par
le canal de correspondant et doit faire le dépistage sous forme d'un laboratoire, où on parlera du
traitement des informations. Pour permettre l'opinion publique à être active comme journalisme
pour le bon fonctionnement de son métier pour venir les diffusées à la population (public).

Comme l'a parlée FRANCIS BALLE que « le média est comme une institution sociale
(moyen de communication de masse) qui répond aux besoins précis »,55 c'est - à - dire dans chaque
territoire du monde, il y a des journalistes (médias) qui font leurs missions de chercher (collecter)
les informations pour permettre à l'opinion publique de savoir que ce qui se passe dans tel ou tel
lieu comme nouvelle information quelle que soit sa nature (politique, scientifique, culturelle,

54
Art 24 de la constitution du 18 février 2006 .
55
FRANCIS BALLE Médias et société presse, audiovisuel télécommunication, multimédia télématique mont
chrétien paris 7e col 1994. P.765
P a g e | 43

promotionnelle et même humour etc. comme le fait certains journalistes (présentateurs) de journal
télévisé.

Dans la même idée de récolter les informations, nous pouvons dire que les médias
favorisent l'insertion des individus dans la société. Cette mission de collecter comprend la fonction
du média d'informer qui se renforce par le besoin de rester en contact avec la société
d'appartenance.

Ils sont obligés de faire une préparation intellectuelle, physique de l'homme


(journaliste), avec une nécessité de la descente sur le terrain et pour une connaissance indiscutable
du lieu d'enquête de l'information. C'est la raison pour laquelle est qualifiée de chercheur actif de
l'information, elle a donné lieu au journalisme des investigations qui s'accommodent aux sujets
délicats. Donc le journaliste doit utiliser l'interview et l'observation directe. Ainsi, voyons son
traitement avant d'être diffusée.

§2. Traitement des informations

Toute information après avoir reçue, elle doit être traitée pour permettre aux
téléspectateurs à bien suivre les nouvelles de son entité. Et cela peut être de plusieurs modèles (le
desk, le reportage, la correspondance), sur plateau, mais ce qui nous concerne est celui du reportage
(qui est une séquence filmée, montrée et signée par une équipe et il fait relater un événement.

En effet, cette deuxième mission est importante dans le chef du journaliste, elle est
souvent déterminée par la nature des médias, qu'est l'objectif du papier, la compétence du
journaliste.

Le traitement d'une bonne information donne le gout aux téléspectateurs à bien


suivre l'information télévisée, car pour le journaliste, il ne peut jamais accepter une nouvelle issue
d'une source comme sûre et certaine, d'où il faut toujours confronter les éléments issus d'une source
avec ceux d'autres sources.

Sur la même idée, comme l'a dit le prof Aimé KAYEMBE MALU, « le reporter
doit savoir qu'aucune autre observation ne peut être plus précise que la science ; c'est-à-dire la
meilleure source pour un reporter, c'est lui-même »56. Ici nous comprenons que tout journaliste
après avoir collecté les informations doit les traiter en étant sûr de lui-même que ce je vais diffuser,
je le tire d'une source meilleure et traitée d'une manière prévue par leur profession.

56
Aimé KAYEMBE T. MALU, Méthodologie de l'information 5e éd., Kinshasa, kratos, 2009, p24
P a g e | 44

Les médias (journalistes) dans leur mission de traiter les informations doivent avant
la diffusion passer à se poser certaines questions qui leur permettront à bien fixer l'attention des
téléspectateurs que le prof FULGENCE MUNGENGA parle de six questions de référence.57 Pour
lui la meilleure compréhension d'une information veut qu'on réponde aux six questions clés : Qui ?
Quoi ? Où ? Quand ? Comment ? Pourquoi ? Partant de ces questions, les journalistes (médias)
choisissent l'information qu'ils jugent la plus actuelle, la plus importante, la plus intéressante, la
plus significative. Une fois choisie, il faut aussi choisir une façon de la traiter qui conduira le
téléspectateur à bien suivre le journal.

§3. D’effusion des informations

Cette étape est étroitement fonction du média et de l'objectif de l'informateur la


nature de média qui joue un rôle important au-delà du fait que l'information demeure une denrée
périssable. Malgré la mission de traitement des informations est tributaire du média, c'est - à -dire
la plus importante pour tous les journalistes (média), car toute information n'est pas bon à dire.

Tout journaliste (média) doit diffuser une information qui ne parte pas atteinte aux
bonnes mœurs. Ici il y a ce qu'on appelle le quadrillage qui est le contrôle de l'information pour
qu'elle soit bien diffusée. Ou celle que l'on peut appeler la désinformation qui est une information
diffusée dans le but de jeter le trouble dans l'opinion publique.

Sur la même idée, nous disons qu'au cas où certaines normes ne sont pas respectées,
nous faisons constat sur le fait de faire passer l'image d'une personne à la télévision par médias
atteinte à la présomption d' par rapport à la personne qu'en profite oui bénéfice ce principe. En
sachant que le fait lui qualifié ne sont pas encore fait un juge définitifs à sa charge.

NYABIRUNGU dit que « quel que soit l'importance reconnu à la présomption


d'incidence, d'une part et au droit d'informer (journaliste et d'être informé (public) d'autre part, il
s'agit des droits qui à leur rencontre s'imposent mutuellement des limites ». c'est - à-dire les médias
doivent avoir ses limites face à la présomption d'innocence par exemple dans le cas du HEROS
TV dans les affaires d’enlèvement d’enfants ou les médias vont faire passer et ces personnes
suspectées ont été traitées comme un vrai auteur de l'acte alors que c'était une information non
confirmée c'est-à-dire celle qui n'a pas respectée toute ces trois missions (fonctions du médias entre
autre, la collecte, traitement et diffusion) et surtout celles de traitement et diffusion.

57
Fulgence MUNGENGA, Méthodologie de l'information. Notes polycopiées, G2sci-unikin/2009-2010
P a g e | 45

Dans un tel cas nous constatons encore que les médias congolais souffrent d'une
série et handicap qui sont similaires à ceux que connait les médias dans les autres du monde et
surtout aggravés la situation de guerre ainsi que dans des compagnes politique. Car lorsque ces
fonctions ne sont pas respectées la population le considérer à un instrument de haine, ou semer de
trouble et division.

Par exemple en 1991 les médias congolais particulièrement celui du Katanga dans
le cas du massacre des étudiants sur le campus de Lubumbashi en mai 1991 et celui de l'expulsion
violente et matérielle des populations Kasaiennes du Katanga. Ici l'antenne katangaise de la télé
nationale et des journaux acquis à la cause du pouvoir ont véhiculé des appels à la révolte, division
et haine des discours xénophobes poussant les populations de la province à se débarrasser des
citoyens originaires de la province voisine. Ainsi ces journaux ont eu comme titres : « Les kasaiens
doivent partir » ; « les chiens sans colliers ».58

En effet, les médias congolais ont toujours été considérés comme un organe des
conflits, dit qu'il diffuse des informations mal traitées qui pousse le peuple à la révolte et devisions
par exemple dans le cas du début de la guerre dans la province du sud et Nord Kivu en 1996 où
les médias congolais ont d'abord perçu le conflits armés comme étant un problème « ethniques
« puis comme étant une manipulation extérieure émanant du Rwanda ou Ouganda et pourtant
c'était une guerre des congolais eux même (LDK et MOBUTU) c'est - à - dire AFDL et MPR nous,
toujours avec idée de faire voir l'importance de la présomption d'innocence et celle du média, de
sa mission de la diffusion des informations non confirmées, nous disons que les médias congolais
ont eu déjà à porter atteinte à la République Rwandaise dans le fait de diffuser une information
non précisée contre l'Etat Rwandais en débordant ses limites ou ses droits reconnus par les textes
congolais qui feront même l'objet de la deuxième section du deuxième chapitre de notre travail.

Section 2. Les droits et devoirs des médias

Dans toute les sociétés du monde les hommes sont soumis à certains droit et devoir
pour bien être de son proche et lui-même où ils sont obligé de les respectés.

§1. Droits des médias : texte de base

Il est difficile, sinon impossible de circonscrire de manière exhaustive les droits de


l'homme, l'inflation en la matière est une conséquence de l'évolution du savoir et de la société.

58
UJAMBU journal écrit de Lubumbashi
P a g e | 46

Le journaliste avant d'être un professionnel de la communication médiatique est


d'abord une personne humaine, même s’il s'agit de limiter notre attention aux droits du journaliste
(média) dans le cadre précis de l'exercice de sa profession. D'une manière générale, nous
aborderons certaines sources telle que contenues dans notre pays la République Démocratique du
Congo.

a) Les droits reconnus par la constitution du 18 fév. 2006 ;

La loi des lois (constitution) consacre certains droits humains concernant d’une
manière particulière le chevalier de la plume, (droit à liberté de pensée, droit à la liberté
d'expression, droit à l'information, droit de la presse, liberté d'information et d'émission par la radio
et la télévision, droit à la protection.

Si nous lisons l'article 22 de la constitution du 18 février nous constatons que la


liberté de pensée et la liberté de conscience, sont des droits fondamentaux de l'homme ou nous
considérons comme des pierres angulaires de l'information et de la communication libres.

La liberté d'expression d'extérioration de la pensée implique, aux termes de l'art 23


de la constitution « la liberté d'exprimer ses opinions ou ses convictions notamment par la parole,
l'écrit et l'image »59

Et l'art 24 concernant le droit à l'information précise que ce droit se matérialise à


travers « la liberté de presse, la liberté d'information et d'émission par la radio et par la télévision,
la presse écrite ou tout autre moyen de communication »60Ici nous venons de voir les droits
reconnus par la loi fondamentale de notre pays il nous reste à parler des autres lois.

b) Les droits reconnus par la loi de 1996 fixant les modalités de l'exerce de la liberté de
la presse.

Les dispositions de la loi n° 96-002 du 29 juin 1996 abordent quelques droits


fondamentaux reconnus aux journalistes et énumèrent d'autres attachés à la qualité de
professionnel de l'information médiatique où nous n ne pouvons pas analysés tous à la fois, dans
un seul point du paragraphe. Mais ce qui va plus nous intéressé et ceux de l'art 8-10, section 3 du
1er chapitre entre autres droit à la liberté d'opinion et d'expression, droit à la liberté, à
l'indépendance d'esprit, la liberté de choix du titre d'un écrit ou d'une émission.

59
Article 23 de la constitution du 18 févier 2006
60
Article 24de la constitution du 18 févier2006
P a g e | 47

Avant toute chose retenons que selon KALINDYE : « en matière de


communication audiovisuels, la liberté est le principe, l'interdiction l'exception sous réserve de
... »61 qui est aussi une règle essentielle de l'art 9 de ladite loi, relative à la liberté de penser
d'informer ou de diffuser une nouvelle et le choix de choisir un titre d'écrit périodique ou d'une
émission, c'est-à-dire faire une émission avec un tire qui n'est pas encore été représenté par les
médias ou Congo et cela se peut se faire par toute personne physique ou morale étrangère, ce droit
est reconnu à tout congolais, il ne concerne pas seulement les journalistes car ces derniers sont
sans doute les plus concerné, en leur qualité de professionnels des médias .

c) La loi du 30 juillet 2004 portant organisation, attribution et fonctionnement de


l'HAM.

Dans cette loi organique de l'HAM réaffirme certains droits des professionnels de
la communication médiatique a énumérée certains droit par lesquels nous comme chercheur
scientifique nous allons tirer notre attention sur deux par droit sur deux ou trois droits (libre l'accès
aux sources d'information, droit de saisir la HAM, droit de défense etc.)

Dans l'article 5 de la loi n° 04/017 du 30 juillet 2004 donne aux journalistes


professionnels du média la possibilité de défendre sur tous les territoires congolais pour chercher
les informations et cela sans l'interdiction et selon cet art il est « aucun journaliste ne peut se voir
interdire l'accès aux sources d'information, ni être inquiété de quelque manière que ce soit dans
l'exercice de sa profession... »62

Par le droit de la saisine de l'HAM en cas de problème il ne peut que saisir cet
organe, selon la lumière de l'art 16 qui dit ceci « le journaliste, en tant que personne physique peut
à l'instar de quiconque saisir la HAM et ce en cas de violation des règles d'éthique par des
professionnels des médias dans l'exercice de leur métier » par là nous faisons signé pour les restes
des droits voir l'art 23,45 suivant de la dite loi.

Ainsi nous voyons ceux prévus au code de l'éthique et de la déontologie des média
journaliste en République Démocratique du Congo du 4 mars 2004. Ce code nous le considérons
comme étant un acte consensuel, adopte par le congrès national de la presse. Car tous il va parler
d’autres chartes du genre ont régi la profession avant lui, tout véhiculant globalement le même
esprit.

61
KALINDYE B. Traité d'éducation aux droits de l'homme 3e éd., Kinshasa, S.M., 2005, p30
62
République Démocratique du Congo l'officier 45e n° spécial 1e droit p.14.
P a g e | 48

Ce code n'est pas une loi de la république mais force morale est évidente d'autant
plus évidente à son caractère officiel est reconnu par les institutions de la République
(gouvernement et HAM qui par ailleurs ont parsemé ce forum national de la profession. Nous
avons constatés que ce document de référence établit que le journaliste doit revendiquer certains
droits sans lesquels l'exercice de sa profession est aléatoire, difficile, sinon impossible ou nous ne
pouvant pas expliquer en détail. Sinon ça sera les mêmes phrase des autres points déjà parlé, car
pour nous, nous allons énumérer tout simplement (protéger ses sources : accéder à toutes les
sources, enquêter librement sur les faits qui conditionnent la vie publique, refuser la subordination
être informer sur la vie de l'entreprise etc...)

Par ces dernières idées que nous mettons un terme sur la 1ère section de la deuxième
section du deuxième chapitre.

§2. Les devoirs des médias : textes de base

Comme il est dit que dans toutes les sociétés du monde, nous avons de droit et
devoirs pour les individus. Maintenant, parlons des devoirs des journalistes (médias) par rapport à
nos sociétés congolaises :

a) Les devoirs reconnus par la constitution de la RDC du 18 février 2006 tel que
modifiée à ces jours.

La constitution de la RDC contient plusieurs dispositions qui rappellent les devoirs


du journaliste que nous ne pouvons tous analyser dans ce présent paragraphe, mais nous étant
chercheur nous allons donner une idée presque sur toutes ces dispositions. conformément à la
constitution, certains articles nous donnent la lumière sur les devoirs des journalistes (médias) tels
que l'art 22 traitant in média de la liberté de manifester ses convictions, l'art 23 siège de la liberté
d'expression ainsi que l'art 24 régissant la liberté de presse, la liberté d'information et d'émission...
pour plus de précision, citons le devoir ou respect de la loi, de l'ordre public (tranquillité publique,
la salubrité publique et la sécurité publique) et le respect des droits d'autrui.

Voir l'art 31 de ladite constitution « le droit de toute personne ou respect de sa vie


privée et au secret de la correspondance, de la télécommunication et de toute autre forme de
communication » et cela est établie.63

63
Art 31 de la constitution de la République Démocratique du Congo l'officier 45 e n° spécial 1e droit p.14.
P a g e | 49

Une obligation de journaliste (média) en rapport avec le droit de l'information et de


la communication, plus précisément en matière des droits d'autrui. Et nous comme chercheur, une
question nous revienne à l'esprit à savoir : Où situer objectivement la limite entre la vie privée et
la vie « Non privée » par exemple des Stars, des politiques ou autres personnalités publique ?

b) Les devoirs reconnus par la loi du 22 juin 1996

Il importe de noter que dans cette loi, plusieurs dispositions sur les devoirs du média
(journalisme) ont été traitées par la loi mère qu'est la constitution dans certains articles déjà signalés.

En effet, selon elle, (la loi N) 96 à ces articles 8, 9 et 10 reviennent sur le respect de la loi,
de l'ordre public, des droits d'autrui et des bonnes mœurs. Partant de cette observation, nous pouvons dire
que cette loi N° 96-002 se situe tout particulièrement sur le devoir ou l'obligation et responsabilité vis-à-vis
de la société, de l'ordre public et des indépendances et liberté dans toutes leurs communications et dans
toutes leurs manifestations.

c) Les devoirs reconnus par la loi du 30 juin 2004 portant l'organisation, attribution
et fonctionnement de la haute autorité des médias.

Dans cette loi organique de la H.A.M, n'institue guère de nouvelles obligations


(devoirs) à l'égard du journaliste. Elle revient avec une terminologie un peu moins abstraite sur ses
devoirs. Le législateur de 2004 avait le souci de rentrer dans loin du temps. D'où après avoir rappelé
les obligations constitutionnelles et celles contenues dans la loi de 96, va formaliser certaines
obligations conséquentes que nous pouvons citer par exemple : Respect du pluralisme des courants
dépensée et d'opinions, préservation de la santé publique et de l'environnement, sauvegarde de
l'identité culturelle etc., par cela nous disons que la loi organique de la HAM a débordé le secteur
de la déontologie et élargit son champ sur le terrain du droit pénal lorsqu'elle oblige le journaliste
dans une loi principalement destinée au régulateur, a connu « l'incitation à la haine tribale, ethnique
ou raciale, à la engobiez ainsi que toute autre forme de discrimination à travers les médias » et non
le contraire que nous trouvons sur le plan pratique avec certains médias des télévisions sont
transformés à des personnes d'une famille politique ou réservé à...Or le média doit servir l'organe
de l'information avec intégrité et dignité.64

d) Les devoirs reconnus dans le code d'éthique et déontologie des (médias)


journalistes en RDC.

64
Art 7 de la loi N° 04/017 du 30 juillet 2004
P a g e | 50

Ce code présente la liberté de l'information comme un droit et un devoir. Ici, le


devoir ou l'indépendance qui incombe aux (médias) journalistes est explicite à travers ces trois
termes : Vérité responsabilité et promotion. Comme la dite prof Dr. MUSEY NINA.

Dans le devoir de vérité, il y a exactitude de l'information, à la réalité, à


l'impartialité, à l'honnêteté, à l'équité, à l'intégrité et à la critique, la responsabilité du journaliste
est celle par les obligations relatives à la vérification, à la preuve, à la transparence, à la bonne foi,
à la confidentialité, à la confraternité et à la citoyenneté.

Quant aux obligations liées à la promotion des valeurs et de la société, elles


concernent : la paix, la démocratie, la tolérance, le pluralisme et les progrès social, la dignité et les
droits humains.

Retenons que tout le journaliste va faire le droit de reposer sur le respect de la loi,
ordre public, bonne mœurs et le droit d'autrui.65

Après avoir analysé les droits et devoirs des médias tels que prévus dans nos textes
des closes, voyons aussi les abus des médias violant ce principe de la présomption d'innocence.

Section 3. Problématique de la présomption d’innocence face aux médias dans


la ville de Likasi.

Il est important de signaler que dans cette troisième section, nous allons essayer de
parler des certains abus prévus dans la loi de la RDC (§.1.), les abus constatés lors de notre
recherche sur le plan pratique (§.2.) et les conséquences des violations du principe par les
médias (§.3.)

§.1. Les abus prévus dans les lois de la RDC

Au regard de ce paragraphe, nous allons faire une étude comparative de certaines


dispositions légales réjouissant les médias. C'est-à-dire les droits et devoirs prévus par la loi du
pays par rapport à la réalité sociale.

En effet, la présomption d'innocence face aux médias comme nous avons signalé
plus haut. C'est un principe qui a toujours été mal traité par les médias congolais tant national
qu'international ou nous disons que les médias abusent ses droits et ses devoirs au cas où il faut
passer l'image de quelqu'un à la télévision sans pourtant attendre le jugement définitif et à n'est pas

65
MUSEY NINA, Ethique et déontologie. Cours Polycopié, G3com., 2009-2010
P a g e | 51

même traité cette information et en violant les droit d'autrui prévu dans les lois lui donna l'efficacité
au pays.

Bref, les médias se dépendent ou non de la liberté d'expression et du droit de


l'information, les devoirs qu'ont les journalistes d'informer et le droit qu'ont les citoyens d'être
informé.

Selon le Professeur NYABIRUNGU dit que malgré ces droits qu'ont les journalistes
d'informer et aux citoyens d'être informés « il s'agit concrètement d'un conflit entre deux valeurs
consacrées aussi bien par les instruments internationaux que par la constitution nationale et dont
le défaut de proclamation de la priorité de l'une sur l'autre n'empêche pas qu'à l'occasion des cas
d'espace, l'une de ces valeurs prévale ».

Cela veut dire que quel que soit l'importance reconnue à la présomption d'innocence
d'une part et au droit d'informer (journaliste) et d'être informer (public), d'autre part, il s'agit des
droits qu'à leur rencontre s'imposent mutuellement des limites, c'est-à-dire les médias doivent avoir
ses limites face à la présomption d'innocence, à n'est pas abusé les droits garantis à l'auteur présumé
innocent par les textes nationaux qu'internationaux de ce pays.66

Par exemple dans le cas prévu à l'article 66 de la loi de 1996 qui donne le droit des
diffusions des programmes locaux avec opérateurs privés de 50% (cinquante pour cent) pour
l'exploitation à un service de radiodiffusion sonore du télévision qui ne peut être au minimum au
pourcentage prévu (50%).

§2. Les abus constatent lors de notre recherche sur le plan pratique

Comme exigé que toutes recherches scientifiques doivent avoir un dialogue entre
le chercheur et la société d'où, nous avons fait un petit constat à notre sujet et nous avons vu que
les médias (journaliste) ne respectent pas ses droits par rapport à ce qui est prévue au principe de
la présomption d'innocence face au public.67

Car les médias a toute nécessité de vérifier l'information avant toute publication, ad
avoir une bonne source d'information. Par cela nous retenons l'adage « nul n'est censé avoir le
monopole de la vérité » ; mais ici, nous voyons les journalistes qui monopolisent la parole. parce
que le commandant, ou les autres personnes(voisin, ou un passant) lui ait que cette personne est
un criminel(KULUNA),il retint ca sans pourtant donner la parole au concerné a bien s'expliquer

66
NYABIRUNGU, op.cit., P 446.
67
Article 66 de la loi du 1996
P a g e | 52

et lui imposent même ce que eux veut(journaliste).Or la constitution et d'autres du pays donnent
le droit à tout individu à s'exprimer « tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression »68
ce qu'implique le droit de ne pas être inquiet par ses opinions et celui de chercher, de recevoir ou
de répondra ces obligations sans considération de frontières, les informations, et les idées par
quelque moyen d'expression que ce soit. Mais sur le plan pratique cela. N’est pas respect. Le
présumé innocent est toujours pénalité de ses droits par les médias du monde et surtout de la
République Démocratique du Congo qui se prêtant être démocratique.

Comme la parle Francis Bell, « la liberté de la presse n'est d'autre que le droit
reconnu à chaque individu d'utiliser à toutes libertés l'utile de la communication de son choix pour
exprimer son opinion, pour apporter des faits liés à la vie, en société, pour informer les autres sans
autres restrictions que celles prévues par la loi ».69

Les médias commettent d'autre abus comme ceux de ne pas couvrir la figure de la
personne présumée innocente et aussi en entrant directement dans sa vie privée de l'auteur présumé
d'un fait.

Ainsi voyons autre que les conséquences violent ce principe de la présomption


d'innocence face aux médias tant pour auteur présumé de l'infraction quant à la société.

§3. Les conséquences de violations du principe par les médias

Il importe cependant de relever que cette présomption d'innocence, parait


facilement incompatible de l'article 27 de procédure pénale Congolais et l'article 17 de la
constitution du 18 février 2006 telle que révisée et complétée à ce jour qui parle de l'inculpé de
mettre en détention préventive lors qu'il existe des indices sérieux de la culpabilité « toute personne
accusée d'une infraction est présumé innocente jusqu'à ce que sa culpabilité ait et établi par un
jugement définitif »70 et les médias qui se fondent sur certaines disposition de nos lois entre autre
la constitution dans ses articles 23, 24, « toutes personnes ont droits à l'information »71 ou le
professeur NYABIRUNGU dit que malgré ces droits accordés aux journalistes d'informer et aux
citoyens d'être informer, il s'agit concrètement d'un conflit entre deux valeurs consacrées aussi
bien par les instruments internationaux que nationaux et dont le défaut de proclamation de la
primauté de l'une sur autre n'empêche pas qu'à l'occasion de cas d'espèce, l'une de ces valeurs

68
Article 19de la déclaration universelle des droits de l'homme du 10 déc. 1948
69
Francis Belle op.cit.
70
Art 17 de la constitution op.cit.
71
Art 24, idem
P a g e | 53

prévales.72 Et les conséquences que nous tirons par rapport à ce principe de ces violations de la
part des médias résument en deux phases :

a. Pour l'auteur présumé de l'infraction

Certes, il est vrai que la présomption d'innocence se face au fur et à, mesure que les
indice de la culpabilité pèse sur l'inculpé déclinquant et par là, la détention serait une mesure
pouvant limiter l'auteur présumé de l'infraction de s'évader aussi longtemps qu'il existe des indices
sérieux de culpabilité.

Par la conformité de la loi et de la réalité « la personne humaine est sacrée, l'Etat a


l'obligation de la respecter et la protéger ».73

Ainsi, l'auteur présumé de l'infraction perd sa valeur, comme étant l'objet faisant
une présomption d'innocence mais les médias portent atteinte à l'honneur ou à la considération de
la personne qui est l'auteur présumé de l'infraction et qui a comme conséquence à sa dignité, sa
personnalité. Ici, la critique restera libre et nécessaire dans toutes sociétés se prétendent
démocratique comme l'a dit Emanuel DREYER « le seulement élément à prendre en compte est
comme conséquence à l'auteur présumé est que les faits portent atteinte à l'honneur ou à la
considération »74 « affecte ».

De la même idée, nous disons que l'auteur présumé de l'infraction a des


conséquences psychologiques, professionnelles ou familiales. Sa considération est devenue moins
par rapport à son entourage (voisins, familles etc.) dans le cas où les médias avaient diffusés une
mauvaise information en son égard comme la diffamation qui est l'infraction la plus commise par
les médias ou nous les analyserons dans la section suivantes.

Enfin, la dernière conséquence que nous pouvons tire de la présomption


d'innocence face aux médias est que toute au long de la procédure et même avant le jugement
définitif sanctionnant la personne poursuivie est considérée condamnée aux yeux du public, cette
dernière n'est pas traitée avec humanité possible et tous les actes tendant à porter atteinte à sa vie,
à son honneur et à sa dignité ne sont pas restes, Les médias sont entré diffuser son image, donc la
conséquence en elle est la perte de sa valeur par rapport à toutes ses tâches de la vie.

72
NYABIRUNGU, op.cit., p 446
73
Art 16 de la constitution op.cit.
74
Emmanuel Dreyer, le droit de l'information responsabilité pénale des médias, Paris, Lites, Coll. « lexis nexis »
2002.
P a g e | 54

b. Pour la société

Parler de la société c'est parler d'une personne morale c'est-à-dire une conséquence
subit pour une personne physique amène la société à un échec ou à un sous-développement.

Par exemple dans une société ou le mal informer de sa manière de vivre en disant
dans le cas d'espèce les habitants de la cité sont ... est une commune de ....

Tous cela amènera ladite société à un sous-développement ou réduira la condition


de loyer (valeur locative) à un tel endroit. Nous toujours avec souci en cœur pour les atteintes
portées par les médias au principe de la présomption d'innocence mais par rapport à notre pays ou
les médias nationales qu'internationales parle de niveau de capacité intellectuelle en Afrique ou en
RDC, ils disent souvent les congolais ne sont plus intelligents. Ça c'est le media et sur le plan de
la réalité, les congolais sont encore forts et sur les informations diffusées, le principe de la
présomption d'innocence n'a pas eu sa place d'où la conséquence qui connait ce principe pour la
société. Et cela lui amènera en des responsabilités tant pénales que civile.

Section 4. La responsabilité des médias en cas de délit de presse

Dans cette section, nous allons parler de deux paragraphes dont le premier sera sur
la responsabilité pénale et le second sur la responsabilité civile.

Ainsi, avant de parler de sa responsabilité « médias », nous allons comprendre ce


qui veut dire le délit de presse.

Le mot délit vient du latin « délite » qui signifie ou péché. Lorsque on prend le
préfixe de et on l'associe au participe passé déclinquerai qui signifie laissé, délaissé ou renoncé,
on a le verbe déclinquerai qui vent dire « manqué à son devoir, péché ou faute ». C'est de ce mot
latin déclinquerai qui est issu le mot délinquance ou délinquant.

Le délit est civil mais dans le langage courant, le délit est souvent synonyme
d'infraction en droit français par exemple est considéré comme délit, toute infraction que les lois
punissent de peine correctionnelle ». Mais en droit congolais, les juristes relèvent que le concept
délit ne relève qu'en matière civile voir l'art 258 Code Civil Congolais Livre III « tout fait
quelconque de l'homme qui cause à autrui un dommage, oblige celui par la faute duquel il est
arrivé à les réparer »75

75
Art 258 CCCL III.
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Ici, la loi congolaise ne prévoit ni une liste, ni un contenu précis, il est tel du seul
moment qu'il cause préjudice à autrui. Mais En République Démocratique du Congo lors qu'on
parle de « délit de presse on doit vite recourir à l'art 74 de la loi 96-002 du 22 juin 1996 fixant les
modalités de l'exercice de la liberté de presse, pour en tirer la définition, l'art cité de ladite loi
définit le délit de presse « toute infraction écrite audiovisuel ».

Partant de cette définition, plusieurs doctrinaires ont parlé d'elle tant Congolais
qu'étranger par exemple par le professeur AKELE ADAU PIERRE, décèle dans le chef du
législateur Congolais, une vision très large du délit de presse. « Celui-ci incrimine en quelque sorte
l'abus de liberté de la presse c'est-à-dire l'usage de média à de fins de commettre quelques
infractions que ce soit »76.

Il faut noter que la notion de délit de presse ne pas l'apanage du seul congolais Jean-
Marie CHARRON le définit comme « un délit d'opinion par les moyen de la presse ». Pour lui,
chaque fois que la presse sert de moyen d'expression à une infraction, cette infraction devient un
délit de presse pourtant que la matière sur délit d'opinion.

Ainsi, voyons la responsabilité en cas de ce délit de presse par l'organe ayant en


charge l'entité.

§1. Responsabilité pénale

Au regard de ce paragraphe nous allons parler de la responsabilité pénale du media


en cas de délit de presse qui sera basée sur certaines infractions commises par les médias lors de
l'exercice de leurs professions (métier) et comme signalé à l'art 74 de la loi du N° 96-002 du 22
juin 1996 fixant l'exercice de la liberté de presse, cela est tirée la définition. Voyons encore les arts
77, 79 de la même loi et les autres code du pays (code pénal ordinaire, code pénal militaire) à
certains articles par exemple code pénal congolais ordinaire pour la diffamation comme une
infraction commise par la presse (media). Les articles 143, 145, 146... Parlent de l'atteinte à la
sureté de l'Etat (secret défense, secret d'Etat). Et l'art 77 de la loi 002 du 22 juin 1996 et voir aussi
les articles 136 et 137 du code pénal ordinaire sur les outrages aux autorités et propagation de faux
bruits.

Mais ce qui nous intéresse plus est celle de l'infraction de la diffamation qui est
composante (publicité, l'allégation ou l'imputation, un fait précis et déterminé) à l'économie de l'art
74 du code pénal ordinaire, il y a diffamation lorsque des parole ou des écrits, on cause du tort à

76
Art 74 de la loi fixant la modification l'exercice de délit de la liberté de presse.
P a g e | 56

la bonne réputation d'une personne »77 pour qu'il y ait infraction, il faut : « qu'il ait des paroles
publiques ou des écrits méchants contre une personne, écrit et parole tançât à faire connaitre des
faits précis qui sont de nature à faire du tort à la réputation de cette personne et à l'exposé au
mépris »78

Cela est aussi prévu à l'art 77 de la loi du 22 juin 1996 comme l'offense au chef de
l'Etat qui l'une de l'infraction qui sont généralement imputée aux journalistes congolais.

Quant aux faux bruits, cette infraction est mentionnée à l'art 199 du code pénal
Congolais est souvent associée à celle d'imputation dommageable, offense au chef de l'Etat ou
outrage à l'autorité. Elle est aussi souvent évoquée lorsque le journaliste est poursuivi pour
l'atteinte de sureté de l'Etat ou divulgation des secrets de défense nationale.

Si nous parlons plus de diffamation, c'est parce qu'elle est comme une infraction
(délit) commise par voie de presse voir mathilde.79 « Le délit de diffamation par voie de presse.

Voyons un peu la publicité comme la constituante de diffamation sans pour autant


passé par de détail, les propos doivent avoir été publiés c'est-à-dire porté à la connaissance d'autrui
pour être poursuivit comme diffamation par exemple la magasine Massa, avis au public ou affiche
aux public est également touché dès lors qu'en un lieu fixe (télévision, radio, journal écrit) et public
de téléspectateur et permettent aux personnes d'être informée de ce qui est affiche ou publier
l'image ou la représentation portant l'atteinte de manière signifiante un intérêt individuel et collectif
et pourra ainsi être poursuivit entant que diffamation publique.

Parlons encore sur l'allégation ou l'imputation, ici, elles sont appréciées de manière
souple par le juge. Selon la définition que donne lettre du terme « allégation »,80 il s'agit d'une
assertion, d'une proportion avancée, proposition et mal fondée voire mensongère. L'imputation
quant à elle est le fait d'attribuer à quelqu'un une action, un fait, un comportement que l'on juge
généralement, Blâme. Ces deux définitions sont donc très proches, quoique l'allégation soit
souvent perçue comme nécessairement du bibitive et l'imputation comme nécessairement
péjorative.

On peut ici, de précision, relever comme certains auteurs qui le confirment « il y


allégation lorsqu'il y a évocation d'un fait exposé par un tiers ou même par la rumeur public et

77
Art 74 du code pénal Congolais, op.cit.
78
Art 77, op.cit.
79
Mathilde Hall, Séminaire carrière Judiciaire
80
Trésor de la langue française informatisée, Paris, NRS, éd. 2004 .
P a g e | 57

imputation lorsqu'il y a expression directe d'une affirmation strictement personnel et assumé entant
que telle ».81

Quant à ce qui concerne un fait précis et déterminé, selon la cour de cassation


française « est celui qui peut faire aisément l'objet d'une preuve ou d'un débat contradictoire »82.
Le fait doit donc pouvoir être daté et circonstancié. C'est le versant objectif de l'appréciation de
propos présumés diffamatoire. Le fait doit être certain déterminé, mais pas pour autant détailler.

Concernant la diffamation (imputation dommageable généralement classée dans la


catégorie des infractions commises par la parole ou l'écrit. Plus secteur médiatique) l'art 74 du
Code pénal Congolais Livre II « celui qui a méchamment et publiquement imputé à une personne
un fait précis qui est de nature à porter atteinte à l'honneur ou la considération de cette personne,
ou exposer au mépris public sera puni de .... Et /ou ». Si nous regardons aussi à l'art 77 de la loi du
22 juin 1996 parle presque la même chose.

En définitive, nous disons que les médias (journalistes) aggravent leur


responsabilité pénale en cas de violation d'une disposition pénale. Ainsi voyons sa responsabilité
civile.

§2. Responsabilité civile

Il sied de noter que la liberté de presse n'est pas une valeur absolue. Si le droit
garanti a tous citoyens la libre circulation des moyens de communication, il en fixe aussi les
limites. Ainsi pour des raisons de précision, selon Francis Ball « l'existence de certaines limites ne
pas contraire entant que telle, à l'affirmation juridique de la liberté d'expression, la liberté ne pas
une licence. Il n'est guère de système juridique qui ne permettent, expressément, de limiter
l'exercice des libertés affirmées. Mais ces limitations autres leurs caractères explicites est
déterminé, ne peuvent à leurs tour dépassé certaines limites, faute de quoi l'espace de la liberté se
réduit comme une peau de chagrin. Ces limites ou ces bornes méritent d'être considéré sous un
double aspect d'accord celui de leur motif ou de leur justification. Ensuite, celui de modalité ces
limites ou des procédures pour en garantir le respect ».83

Dans le même fil d'idée, selon Luc ADOLPHE TIAO, il se pose la question sur la
responsabilité des médias « faut-il pour autant dédouaner les journalistes et leurs médias lorsqu'ils
commettent des erreurs ou des fautes plus ou moins graves? Assurément non. Quand bien même

81
Emmanuel Derieux, le droit de la communication, Paris, LGDJ, 2003
82
Cours de cassation du 15 juillet 1984, tribunal de grande instance, Paris 17ème chambre du 6 décembre 2000.
83
FRANCIS BALL, op.cit.
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on est un défenseur intrépide de la liberté de la presse. Dans le monde on doit reconnaitre la part
de la responsabilité des journalistes dans les sanctions qui sont prises à leur encontre »84 où nous
faisons référence à la loi congolaise détermine le mot délit en droit congolais les juristes relèvent
que le concept délit ne relève qu'en matière civile d'où la référence est à l'article 258 CCC L III du
décret du 30 Juillet 1888 portant code des contrats, des obligations conventionnelles. Ainsi en
s'appuyant sur les codes civiles congolais les médias sont responsables civilement pour les faits
qu'ils auraient commis étant médias comme entreprise médiatique ou médias comme personne
physique (journaliste il doit répondre à l'article 258, 259 CCC L III « de tout fait quelconque ... »
« chacun est responsable de dommage qu'il a causé non seulement par ce fait mais encore par sa
négligences ou son imprudence » Article 259 CCC L III.

Ainsi prend fin la quatrième section concentrée à la responsabilité des médias en


cas de délit de presse.

Section 5. Mise au point et recommandation

Tout au long de ce travail, nous avons parlé d'étude pratique du principe de la


présomption d'innocence face aux médias qui nous a pousser à confronter la lettre à la pratique et
nous avons vu que la République Démocratique du Congo étant un Etat Démocratique et souverain
à ses propres lois régissant les principes. A donner chacun domaine ses frontières (limites) les uns
les autres pour présomption d'innocence et pour les médias dans l'exercice de ses droits. Et dont
les caractéristiques de ces limites doivent être aussi déterminées et explicitées, faute de quoi la
liberté se trouve placée sous la menace des autorités, de législation, d'exécution ou des justices. A
condition d'être réel et non imaginaire à seule condition d'être un motif constatée par des
imaginaires et non un alibi invoqué par des politiques, des nécessités de la technique introduisant
et ne peuvent pas introduire des dérogations aux droits communs par la constitution des certaines
entreprises dites de communication.

A notre appréciation nous ne pouvons que jeter des fleurs à notre pays qui est la
RDC pour son respect, sa prudence et privilège accordés à tout citoyen congolais à savoir respecter
ses droits et droits des autres. La présomption d'innocence à son fondement dans la constitution et
les médias ont aussi leur fondement à la constitution. Et nous encourageons les médians pour
l'exercice e sa mission d'informer le public congolais de toute actualité du pays et du monde.

84
Luc ADOLPHE TIAO, La liberté de presse dans le contexte africaine : étude critique des textes juridiques sur la
presse au Rwanda, Août 2004, p. 8
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Quant aux critiques nous pouvons dire que la confrontation du texte à la réalité pratique
ne sont formulables, nous voyons que les médias portent atteinte à la personne présumée innocente
du fait de faire passer son image à la télévision et en affirmant que celui-ci est criminel, voleur,
escroc, violeur... et à lui posant des questions comme s'il était un corps judiciaire, et en demandant
à certaines personnes à témoigner en proposant des sacrions pour la personne qui bénéficie encore
de la présomption d'innocence. Or en droit congolais il est prévu aux juges de prononcer une peine
ou la loi a prévu à une ou telle infraction. Voyons aussi d'autres choses qui se font de la part des
autorités judiciaires par rapport à la présomption d'innocence qui est celle la détention préventive,
comme son l'indique va entrainer l'incarcération de l'inculpé pendant l'information. Il s'agit là d'une
mesure très grave qui porte atteinte à la liberté individuelle et qui parait contraire à la présomption
d'innocence, l'auteur présumé d'infraction subissant l'équivalent de la peine sérieuse alors qu'il n'a
pas encore été condamné par un jugement définitif.

Une autre chose que nous voyons est que le media (les journalistes) donne une
affirmation à disant celui-ci est un voleur ou criminel au lieu de parler d'une supposition et s'il perd
le droit de la défense.

Quant à la suggestion, notre étude approfondis sur le présent travail (étude pratique de
la présomption d'innocence face aux médias en droit positif congolais). A cette aire ou les droits
de l'homme sont atteint l'apanage a été plus utile tout au long de ce travail.

D'une démonstration à une exposition fragrante, il a été constaté que les médias sont
assignés de violer volontairement le principe de la présomption d'innocence en ce qu'il a été
constaté plus d'un cas pareil.

Ainsi, il convient de suggérer ce qui suit :

• Que les organes de médias reviennent au respect des droits de l'homme, de la


déontologie y relative,
• Que les organes de médias prennent conscience des enjeux en force desquels ils ne
cessent de se trouvez.
• Que le respect ainsi de la constitution, ses dispositions et des lois de la RDC qui
sont en rapport aux droits, libertés et dignités de la personne ;
• Que les organes chargés de mise en place des lois et règlement appliquent toute
répression en rapport à ces violations volontaires respectées
P a g e | 60

• Que les victimes de ces violations s'efforcent à faire respecter leur droit et qu'ils
intentent en permanence des actions en justice contre tous ceux qui abusant, leur
droit et que les autorités judiciaires puissent pour recevoir.
• Que le législateur chargé de lois édictées prennent suivre la responsabilité en nous,
pour ainsi éduqué ce fléau.
• Que les médias filme l'information du début jusqu'à la fin c'est-à-dire dès le jour de
l'arrestation du présumé de l'infraction jusqu'aux jours de la condamnation à
l’acquittement de celui-ci.
• Ces quelques suggestions, œuvre d'une justice équilibrée et d'une réaction digne de
foi.
P a g e | 61

CONCLUSION
Nous voici arriver à terme de notre mémoire qui portais sur : « principe de la
présomption d'innocence face au droit de l'information en droit positif congolais; » cette étude a
gravité autour d’une problématique qui avait soulevé deux questions dont comment garantir la
protection du droit à la présomption d’innocence d’une personne faisant l’objet de poursuite face
à la divulgation d’information incitant l’opinion publique à croire le suspect coupable ? Comment
concilier le principe de la présomption d’innocence avec le droit de l’information à l’ère du
numérique ? ces questions, nous ont permis d’avoir une structure de trois chapitre, hormis
l’introduction et la conclusion à savoir le premier chapitre a traité sur le cade conceptuel et
théorique de l’étude, deuxième chapitre a porté sur le cadre empirique et le dernier chapitre s’est
articuler autour du principe de la présomption d’annonce et le droit de l’information dans la ville
de Likasi.
Pour l’interprétation de l’esprit du législateur dans les textes constitutionnels et la
Loi N° 96-002 du 22 juin 1996 fixant les Modalités de la Liberté de Presse nous ont uses de la
méthode herméneutique juridique et la méthode expérimentale afin ^pour l’analyse et le traitement
des données nous nous sommes suivis des techniques documentaire, d’interview et d’observation
indirecte.
Pour concilier le Droit de l’information au principe de la présomption d’innocence
dans le système congolais, la présomption d’innocence est la règle cardinale dans la phase de la
procédure pénale tablée sur la protection des droits des personnes à tous les niveaux. Aussi, faudra-
t-il préciser que la conciliation réside dans l’observation des règles légales interdisant toute
immixtion dans un dossier pendant.

Et ; les commentaires médiatiques doivent être prohibés lorsqu’ils sont formulés


dans le but de s’attaquer à la justice ayant rendu la décision et qu’ils critiquent la personne
acquittée, au risque de commettre une faute passible d’être poursuivi.

Nous estimons que le législateur ayant intégré dans l’arsenal pénal congolais
(Ordonnance-loi n° 23/ 010 du 13 mars 2023) incriminant quelques faits infractionnels
informatiques facilités par les nouvelles technologies de l’information et de la communication ;
cela constitue une avancée significative. La conciliation entre ces deux droits fondamentaux à l’ère
du numérique, renforcer par des dispositions légales assorties de sanctions en cas de violation du
principe de la présomption d’innocence.
P a g e | 62

Pour la vérification des hypothèses, il fallait faire recours à La méthode


herméneutique-juridique et la méthode expérimentale, méthode rendue opérationnelle; par les
techniques : documentaire, interview structurée et d’observation direct.
Pour bien abordé étude sous examen, nous avons subdivisé en trois chapitres : dont
le premier chapitre a traité sur le cade conceptuel et théorique de l’étude, deuxième chapitre a porté
sur le cadre empirique et le dernier chapitre a traité du principe de la présomption d’annonce et le
droit de l’information dans la ville de Likasi.
Il sied de signaler que la présomption d’innocence est un droit fondamental garanti
dans tout État de droit, au même titre que la liberté d’expression et le droit à l’information. En
droit positif congolais, ces deux principes coexistent, mais leur interaction soulève des tensions
juridiques et éthiques. En effet, la liberté d’informer, bien qu’essentielle dans une société
démocratique, ne saurait s’exercer au détriment du respect de la dignité humaine et des droits de
la défense. La présomption d’innocence, protégée par la Constitution et les instruments
internationaux ratifiés par la RDC, implique que toute personne poursuivie est considérée
innocente jusqu’à preuve du contraire. De l’autre côté, le droit des médias à informer le public est
aussi reconnu, notamment comme outil de transparence et de redevabilité. Cependant, il convient
d’encadrer ce droit afin d’éviter tout abus qui pourrait porter atteinte à la réputation ou aux droits
fondamentaux d’un individu. Ainsi, dans un contexte où les médias congolais prennent une place
grandissante dans la vie publique, il est crucial de trouver un équilibre juste entre le respect de la
présomption d’innocence et la liberté d’informer, afin de préserver à la fois la justice équitable et
la liberté d’expression.

Il est important de rappeler que la détention préventive, souvent utilisée dans le


traitement médiatique des affaires judiciaires, est un élément sensible qui touche directement à la
présomption d’innocence.

En effet, la personne présumée innocente peut se retrouver placée en détention


avant même tout jugement définitif. Or, en droit congolais, cette mesure est exceptionnelle et ne
peut être admise que si elle respecte rigoureusement les formes et conditions prévues par la loi. À
défaut, elle verse dans l’arbitraire, remettant en cause non seulement les droits fondamentaux de
l’individu mais aussi l’équilibre entre justice et liberté.

Lorsqu’elle est perçue comme une peine anticipée ou si elle est relayée par les
médias comme un signe de culpabilité, la détention porte atteinte à la présomption d’innocence,
surtout si la personne est ultérieurement acquittée ou libérée. Dès lors, il est essentiel que le
P a g e | 63

traitement de telles affaires par les médias reste prudent et neutre, afin de ne pas influer sur
l’opinion publique ou compromettre le droit à un procès équitable.

Il est crucial de s’interroger sur la compatibilité entre la médiatisation des


procédures pénales et le respect des droits fondamentaux des personnes mises en cause.

En effet, l’idée selon laquelle il serait possible d’encadrer la mondialisation de l’information,


notamment par la captation audiovisuelle des audiences à diffuser uniquement après le prononcé
du jugement, ouvre une voie vers un équilibre entre liberté de la presse et respect du principe de
la présomption d’innocence. Cela suppose toutefois une réforme profonde de la procédure pénale
congolaise, qui doit distinguer clairement entre la phase d’instruction (investigation confidentielle)
et la phase juridictionnelle (publique par nature).

Le silence des autorités judiciaires face aux excès médiatiques contribue à fragiliser
l’appareil judiciaire et à nourrir la défiance du public. Il est donc impératif que les journalistes
soient formés aux principes juridiques fondamentaux, afin de concilier leur droit d’informer avec
le droit des justiciables à ne pas être exposés comme coupables avant toute condamnation.

La confidentialité de l’enquête est nécessaire pour préserver l’intégrité de la


recherche de la vérité et éviter une stigmatisation prématurée des suspects. Cependant, une fois
l’affaire portée devant une juridiction, la publicité de l’audience répond à un impératif
démocratique. Or, c’est souvent la confusion entre ces deux étapes l’enquête et le procès qui
alimente la dérive médiatique.

Ainsi, la présomption d’innocence se résume à la protection symbolique et juridique


de l’individu contre la mort sociale que peut entraîner une exposition médiatique injustifiée, avant
toute décision judiciaire définitive.
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REFERENCE BIBLIOGRAPHIQUE
I. TEXTES DE LOIS ET REGLEMENTAIRES
1. La déclaration universelle des droits de l'homme du 10 décembre 1948 ;
2. La constitution du 18 février 2006 telle que révisée en 2011 ;
3. Décret du 30 janvier 1940 portant le code Pénal Congolais ;
4. Décret du 6 Aout portant code de Procédure Pénal ;
5. Loi N° 04/017 du 30 juillet 2004 portant organisation et fonctionnement de la haute
autorité des médias ;
6. Code de déontologie et éthique du journaliste attribution et fonctionnement de la
haute autorité des médias ;
7. Code de déontologie et éthique du journaliste congolais du 4 mars 2004 ;
8. Décret du 30 juillet 1888 portant des contrats et des obligations conventionnelles ;
9. Loi N° 96-002 du 22 juin 1996 fixant les Modalités de la Liberté de Presse ;
10. Loi N°024/2002 du 18 novembre 2002 portant Pénal Militaire ;
II. OUVRAGES
1. ADOLPHE TIAO Luc. Le droit de la presse dans le contexte : étude critique des
textes juridiques sur la presse Rwanda, 2004 ;
2. BELIVEAU, Pierre et Martin VAULAIRE, Principes de preuve et de procédure
pénale, Cowan ville, Yvon Blais, 5e éd., 1998
3. BILLE FRANCIS, médias et société presse Audiovisuel télécommunication,
multimédia à télématique, Mont Chrétien, Paris 7ème éd, 1994 ;
4. CHARON J. Marie : Un secret si bien violé : loi, le juge et le journaliste, Paris seuil,
2000 ;
5. COHENDET : Méthode du travail du droit public, Paris, Mont Chrétien, 1988 ;
6. CORNO Daniel : Journalisme et vérité pour une éthique de l'information, Genève,
Labor et fides, 1994 ;
7. DETIEUX Emmanuel: le droit de la communication, Paris 2003 ;
8. DREYER Emmanuel: Droit de l'information responsabilité pénale des médias, Paris
2002.
9. KALINDYE : Traité d'éducation aux Droits de l'homme, Kinshasa, 2005 ;
10. LIBITSH : Détention préventive, 1971 ;
11. MONTESQUIEU, L’esprit des Lois, Livre XII, Chap.2
P a g e | 65

12. NYABIRUNGU mwene SONGA : Traité de Droit Pénal Général, 2ème éd.
Kinshasa ;
13. PRADEL, Jean, Procédure pénale, 5e éd., Paris, Cujas, 1989
14. PRADEL. J. Procédure Pénal, 7ème éd. Paris 1991 ;
15. STEPHANE Gaston. Procédure Pénale, Paris 2004 ;
III. THESES, MEMOIRES, TFC
1. MENGA YAOSUWA René et IMANI Gaya, étude pratique sur le principe de la
présomption d’innocence face aux délits de presse en droit positif congolais,
Mémoire de licence, UNIBU 2020.
IV. COURS
1. BASWE BABU KAZADI, Introduction à l'étude du droit G1 Unikin, 2006 ;
2. FULGENCE MUNGENG sciences de la communication, G2, Unikin, 2009 ;
3. Gilbert MUSANGAMWENYA WALYANGA, Introductions générale à l’étude du
droit, Unilu/2020-2021. Inédit ;
4. LINGANGA MONGWENDE NZENGO, Organisation et compétences des
juridictions d’ordre judiciaire, G1, Syllabus, 2012‐2013,
5. LUZOLO BAMBI LESSA E.J., cours de procédure pénale G2 Unikin. 2007 ;
6. MUSEY-NINA, Ethique et méthodologie de la communication, G3, Sciences de
l'information de la communication, Unikin ;
7. PIERRE FELIX KANDOLO ON’UFUKU WA KANDOLO, note de cours
d’initiation à la recherche scientifique G2 UNILI, Likasi, 2020-2021.

V. AUTRES DOCUMENTS
1. Larousse, lexique des termes juridiques, 16ème éd ;
2. Micro Robert, Dictionnaire d'apprentissage de la langue Française, nouvelle éd
entièrement revue et argumenté, 1995 ;
3. Trésor de la langue française informatisé, Paris, éd. 2004 ;
4. Journal écrit de Lubumbashi, titre Ujambu, 1991 ;
5. Principes généraux de droit, PIERRE D'EQUIRINU, 1981.
VI. SITE INTERNET
1. http//ww.google.com .
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TABLE DES MATIÈRES


EPIGRAPHE ............................................................................................................................................... I
DEDICACE................................................................................................................................................. II
REMERCIEMENTS ................................................................................................................................. III
INTRODUCTION GENERALE ............................................................................................................... 1
1. Présentation du phénomène observe ............................................................................................ 1
2. Etat de la question .......................................................................................................................... 4
3. Objectif poursuivis ....................................................................................................................... 11
4. Problématique et hypothèses ....................................................................................................... 12
4.1 problématique ............................................................................................................................. 12
4.2 hypothèses ................................................................................................................................... 13
5. Méthodes et techniques ................................................................................................................ 14
5.1 Méthodes ..................................................................................................................................... 14
5.2 Techniques .................................................................................................................................. 16
6. Délimitation de l’étude ................................................................................................................. 17
7. Structure du Mémoire.................................................................................................................. 17
CHAPITRE I : CADRE CONCEPTUEL ET THEORIQUE DE L’ETUDE ..................................... 18
Section 1. cadre conceptuel .................................................................................................................. 18
§1 La présomption ............................................................................................................................ 18
§2. L'innocence ................................................................................................................................. 18
§3 Droit à l’information ................................................................................................................... 18
§4 Droit .............................................................................................................................................. 19
Section 2. Généralité sur le principe de la présomption d'innocence en droit congolais. .............. 19
§1 La légalité du principe de la présomption d'innocence ............................................................ 19
§2. Le fondement juridique du principe de la présomption d'innocence. ................................... 20
§3. Les bénéficiaires du principe de la présomption d’innocence ................................................ 21
SECTION 3. Les principes directeurs du procès découlant du respect de la présomption
d’innocence ........................................................................................................................................... 23
§1. Notion sur le droit a un procès équitable ................................................................................. 23
§2. La présomption d’innocence : règle de preuve et règle de fond ............................................. 27
§3. Les conséquences du principe de la présomption d’innocence sur la charge de la preuve .. 28
CHAPITRE II : PRESENTATION DU CHAMP EMPIRIQUE ......................................................... 29
Section 1. De la ville de Likasi ............................................................................................................. 29
0.1. Aperçu historique ...................................................................................................................... 29
0.2 Organisation et fonctionnement de l’administration .............................................................. 35
0.3 Subdivision administrative ........................................................................................................ 39
CHAPITRE III :LA PRESOMPTION D’INNOCENCE ET LE DROIT A L’INFORMATION
DANS LA VILLE DE LIKASI................................................................................................................ 42
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Section 1. Le droit d’information ........................................................................................................ 42


§1. Récolte Des Informations ........................................................................................................... 42
§2. Traitement des informations ..................................................................................................... 43
§3. D’effusion des informations ....................................................................................................... 44
Section 2. Les droits et devoirs des médias......................................................................................... 45
§1. Droits des médias : texte de base ............................................................................................... 45
§2. Les devoirs des médias : textes de base .................................................................................... 48
Section 3. Problématique de la présomption d’innocence face aux médias dans la ville de Likasi.
................................................................................................................................................................ 50
§.1. Les abus prévus dans les lois de la RDC.................................................................................. 50
§2. Les abus constatent lors de notre recherche sur le plan pratique .......................................... 51
§3. Les conséquences de violations du principe par les médias .................................................... 52
Section 4. La responsabilité des médias en cas de délit de presse .................................................... 54
§1. Responsabilité pénale ................................................................................................................. 55
§2. Responsabilité civile ................................................................................................................... 57
Section 5. Mise au point et recommandation ..................................................................................... 58
CONCLUSION ......................................................................................................................................... 61
REFERENCE BIBLIOGRAPHIQUE.................................................................................................... 64

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